Focus : Saguenay Lac St-Jean, 1 janvier 1980, Juillet - Août
F-/95 NOS: 36-37 JUILLET-AOUT 1980 $2.00 LAC-SAINT-JEAN-SAGUENAY mm, mm ¦s' V, Vidons Huxley .eminence grise ainiau 1,( our etc conge Jean Genet Les nègres b%&B RP$t Rd, ALM^ ^ LE COLLECTIF DE FOCUS: Sylvie Chenard, Jean Gauvreau, Claude Ménard, Martin Munger, Claire Pagé et Andrée Savard.COLLABORATEURS À LA RÉDACTION: Luce Bouchard, Pierre Demers, Gilles Gagnon, Louise Landry, Camil Lavoie, Micheline Lévesque.Denis Martin.Étienne Martin, Marcel Roy, Jean-Paul Simard, Normand Tremblay et Denis Trottier.COLLABORATEURS À LA PHOTOGRAPHIE: Marcel Cloutier, Michel Gauthier, Michel Légaré et Serge Pagé.REMERCIEMENTS À: Jocelyn Racine, Denis Trottier et Jean-Guy Girard pour la distribution de mai-juin.Michel Fradette pour les quelques jours consacrés à la vente de publicité.Normand Lavoie des Archives nationales pour nous passer si gentiment des photos, la Société historique d'Alma, le Conseil régional des loisirs et le Département de géographie de l'UQAC pour les cartes, Jean-Paul Simard pour nous avoir consacré quelques jours de ses vacances, et aux nombreuses personnes qui nous ont aidé encore ce mois-ci de mille façons.COLLABORATEURS À LA DISTRIBUTION: À La Malbaie, la tabagie l'Éventail; à Québec, la librairie Pantoute; à Rimouski, Bruno Santerre et à Sherbrooke, les presses universitaires.ÉDITEUR: Les productions Carouges Inc.234, rue Saint-Dominique, Jonquière.TéL: 547-3245 - 542-7807.BUTS ET OBJECTIFS: Les productions Carouges sont une corporation à but non lucratif qui vise prioritairement l'implantation et l'utilisation d'outils d'intervention (revue, journal, maison d'édition, colloques, etc.) dans le milieu afin de permettre une conscientisation de la population et lui donner des moyens d'action sur les problèmes d'ordre social, culturel, politique et économique (antisyndicalisme, sexisme, détérioration de l'environnement, etc.), en vue d'un changement social dans le sens d'éliminer toutes formes d'oppression et de discrimination, particulièrement celle que subit la majorité par la minorité au pouvoir.La corporation vise également l'autofinancement.Les articles du magazine peuvent être reproduits sans autorisation écrite dans toute publication non vendue et à but non lucratif.Dans ce but précis, la rédaction du magazine apprécierait recevoir un exemplaire de la publication où est reproduit un ou des articles de la revue Focus.Un peu d’histoire sur les bases de plein air de la région________________________________________ 19 Les zones écologiques et récréatives__________________________22 Les organismes de services de plein air_______________________24 L’ornithologie à la portée de tous_______________________________27 Un peu d’histoire géologique_____________________________________30 Lexique élémentaire des réalités régionales______________________33 Porte-folio de Michel Gauthier, les enfants____________________ 37 Gens de Saint-Honoré_____________________________________________46 Poésie de mon village____________________________________________49 Mon village .dans l’imaginaire_______________________________ 52 Nicodème, Jonquière 1912________________________________________ 55 Avant que les blancs arrivent.et après________________________59 Mariage et stabilité sociale ou les rôles indéfinis__________________________________________________63 À propos! Chers vous autres 4 Lettre du lecteur 5 Qui fait quoi R Où étiez-vous le 14 juin?U 12 “Qu’est qu’on peut faire pour vous?” 1 £m 1C Arts 10 Cinéma 67 Environnement 69 Média 70 Livres, bouquins 72 74 Calendrier I H 76 Dans tous les autres cas, une autorisation écrite est requise.L'autorisation expliquée plus haut exclue la reproduction des photos.Tout genre de publication doit demander l'autorisation au photographe concerné.ABONNEMENT: La revue Focus, C.P.10, Jonquière, G7X 6K8 Régulier: $15.00 De soutien: $25.00 DÉPÔT LÉGAL: Bibliothèque nationale, 1700, rue Saint-Denis, Montréal.Bibliothèque nationale, Ottawa.COURRIER DE DEUXIÈME CLASSE: Courrier de deuxième classe Enregistrement N° 4204 Port de retour garanti: La revue Focus C.P.10.Jonquière.G7X 6K8 La revue Focus est membre de l'Association des éditeurs de périodiques culturels québécois.JUILLET/ AOÛT 1980 3 gprigh/if CHERS VOUS AUTRES Mercredi, le 9 juillet 1980 Bonjour tout le monde.Ça nous fait toujours plaisir de prendre de notre temps Vous allez avoir de nos nouvelles une fois par mois à pour vous écrire comme vous le faites vous aussi quelque- partir de septembre comme avant et ce au moins jusqu 'en fois.Ici.tout va bien (formule consacrée!) ou presque.décembre.On vous réserve cependant une surprise pour Vous n'êtes pas tous venus au spectacle-bénéfice le 14 septembre, qu'on n'est pas capable de garder pour nous juin dernier.Alma, ce n'est pas à l'autre bout du monde autres plus longtemps, un calendrier 1981 (cf.le pourtant.On était déçu mais probablement que calendrier 1979) avec dates historiques, textes sur l'infor- l'invitation est arrivée un peu tard.On vous envoie tout mation, Venvironnement, la condition des femmes, les organisations populaires.et photos de chez-nous.de même des photos pour vous donner une petite idée de ce que vous avez manqué.Claire aussi vous en glisse un mot (p.12).Aussi, le 24 septembre, on organise l'assemblée générale annuelle.Cette fois-ci, on aimerait bien vous avoir en visite.Après tout, il y en a que ça fait longtemps qu 'on n 'a pas vu.Du nouveau! vous pouvez tous devenir membre actif de Focus en versant une cotisation annuelle de $20 (cf le coupon au bas) qui vous donnera le droit de vote à l'assemblée générale et nous aidera financièrement, disons-le.L 'année passée nous a montré qu 'il faudrait de On aimerait bien avoir des nouvelles au sujet du dernier numéro, mai-juin.A l'époque des sondages, il faut bien que nous aussi, on fasse le nôtre (p.15).En tout cas, on sait déjà qu'une certaine organisation ne l'a pas trop apprécié.Après avoir accepté de nous distribuer pendant tout l'été, la Corporation de la Vieille Pulperie a reviré son capot de bord: “On ne vous vendra pas, vous moins en moins compter sur les subventions gouverne- avec produit un article défavorable à notre sujet ' '.La mentales mais sur ceux et celles qui veulent vraiment que seule fois où on a parlé de la Vieille Pulperie, c 'est pour vive Focus.dire qu'on trouvait injustifié le fait de payer $1.50 pour Qn attend donc de vos nouvelles et votre visite, entrer sur le site.Mais nous, on pense que c'est plutôt mercredi le 24 septembre, à Jonquière.A bientôt, parce que le symposium leur a encore une fois volé la vedette.C'est pas drôle d'être susceptible.Vos chums de Focus Je désire devenir membre de la revue Foçus, ce qui m ne le droit de vote à rassemblée générale.Je vous fais parvenir $5.00 Je désire faire partie des BITliS do FOCUS.J’envoie $20.00.de soutien.Nom_______ Adresse___ Tel.:_____ Occupation Age________ 4 FOCUS Jot S uc of 999, Carougoi JonquMro, Qué.G7S0Z0 LETTRE DU LECTEUR a/s Revue FOCUS 234, Saint-Dominique Jonquière, Qué G7X7V8 Lettre du lecteur Chicoutimi, jeudi 15 mai 1980 Chers amis, En même temps que la mise au point ci-jointe concernant mon réabonnement, j’aimerais apporter, malgré quelques mois de retard, certains commentaires sur votre intéressant dossier “Travailleuses et travailleurs de la région” (numéro 29-30, décembre 1979-janvier 1980).Avant d’aborder le sujet, je me permets toutefois de déplorer les nombreuses fautes de français contenues dans ce numéro.Plutôt que de les relever toutes, je me contente en guise d’échantillon, d’attirer votre attention sur les deux pages photocopiées ci-jointes.Ce n’est pas la première fois que je m’adresse aux médias pour réclamer une meilleure qualité de la langue écrite; mais je pense que, pour une revue de la qualité de “Focus”, cet aspect est particulièrement important.D’ailleurs, heureusement, d’ordinaire vous faites beaucoup mieux.À la page 61, vous qualifiez d’antisyndicale l’attitude de M.Rivard du “Quotidien”, qui se moquait d’une faute de grammaire sur une pancarte d’une piqueteuse de la Banque Royale.De fait c’est souvent sur les affiches (celles des patrons aussi bien que celles des syndiqués) qu’on voit les pires fautes de français, visibles au grand public.M.Rivard avait raison de dénoncer cette situation, et son intervention n’avait certainement pas pour but de ridiculiser les grévistes, comme vous le prétendez.Mais votre article sur le “Quotidien”, et le précédent: “Dans les coulisses de l’information” (pages 59-61), mettent justement le doigt sur l’un des aspects les plus agaçants de l’attitude des médias : le public est sursaturé d’informations, le plus souvent inu- tiles, incomplètes ou répétitives, sur les grèves et les syndicats.Des entrefilets comme “Du côté de la CITS, c’est le calme plat” on le don de me crisper ! Déjà l’an dernier André Rufiange, dans sa chronique du “Journal de Québec” signalait qu’un nombre croissant de francophones écoutaient les nouvelles aux réseaux anglophones de télévision: les informations y sont beaucoup plus intéressantes, variées, avec prédominance des nouvelles internationales.Tandis qu’au Téléjournal, on dirait qu’il n’y a que deux domaines dans l’actualité: la politique et les syndicats.Ceci est encore plus vrai des “informations régionales” à la radio.Toujours pareil: on récapitule la situation sur chacune des grèves en cours.et le temps d’antenne est écoulé.Rien sur les activités socio-culturelles, les événements ou personnalités de l’heure, les décès ou accidents.alors que même des “chiens écrasés” seraient plus intéressants que bien des “informations” (anti)syn-dicales qui n’apportent rien de nouveau, parfois suivies d’un enregistrement où l’interviewé ne fait que dire (en mauvais français) exactement ce que le commentateur vient de lire.Donc, comme vous le dites si bien, cet envahissement du temps d’antenne, ou des colonnes de journaux, par les “informations” sur les conflits syndicaux, a pour effet, par contre-coup, d’exaspérer le public et de provoquer chez lui une rancoeur anti-syndicale.Le “hic”: Les svndiaués eux-mêmes s’imaginent que, plus on parle d’eux, plus ça fait connaître et aider leur cause! On devrait repenser tout ceci, couper de moitié la quantité et améliorer la qualité, en présentant de temps à autre par exemple des dossiers ou débats où les deux parties pourraient présenter leur avis sur l’origine et l’état actuel du conflit.Ainsi la population serait vraiment informée.Alors que dans les journaux, je saute toujours les pages sur les conflits de travail, par contre, c’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu votre dossier.Félicitations ! Jacques Sormany Fibres naturelles Une, coton, toison, laine, cardée, filée Boutique d'artisanat 339 est, rue Racine, Chicoutimi.(549-5882) LE POT DE TERRE situé au: 44a H£l|: 54 3-091Jt ouvert du lundi là vendredi: 9Üe«ires à midi Je 13h30 à 17h3)ivendredi de î& àj JJ} Jaurès sSmedi de 13 à I6weures.1 -François-Xa V JUILLET/AOÛT 1980 5 w£v‘ beaucoup plus contemporaines comme les compétitions de tir au pigeon d'argile, les ateliers de théâtre, les spectacles et les bingos.Le tout se déroulera sur le site des FÊTES AMÉRINDIENNES, c'est-à-dire sur la fameuse promenade d'où la vision du lac est l'une des meilleures au lac Saint-Jean.Le comité organisateur des FÊTES AMERINDIENNES, édition 1980, est très confiant de la réussite de ces activités puisque, cette année, l'invitation est lancée à toute la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour venir voir et enfin découvrir en l'amérindien, un côté beaucoup plus riche qu'on ose le croire.Les autres réserves amérindiennes du Québec sont également invitées de sorte que nous aurons des représentants de différents peuples.LES FÊTES AMÉRINDIENNES de Pointe-Bleue sont un excellent moyen de fraterniser avec des gens qui en ont à dire et à montrer.Elles préparent les fêtes du 125e anniversaire de fondation de la réserve amérindienne de Pointe-Bleue qui se dérouleront en 1981.Pierre Gill DEUX FILMS SUR LE SYMPOSIUM Deux équipes de production sont présentement en tournage dans la région.Une de Montréal, "les Films Tournesol" et l'autre de Jonquière, "les productions coopératives Jean Allard de l'Arche".Toutes les deux tournent un documentaire sur les lieux du Symposium.Le premier produit par "Tournesol" a comme objectif de filmer l'événement dans tous ses aspects pour en arriver à conserver les moments privilégiés du Symposium de sculpture environnementale de Chicoutimi d'été 80.Ce sera en quelque sorte, le film officiel du Symposium qui servira d'album de famille et de carte de visite.Le film est financé en grande partie par l'Institut québécois du cinéma.Le second film est assumé par une équipe de techniciens de la région qui voulaient à tout prix profiter de l'événement pour inaugurer ici une entreprise de production cinématographique.Leur projet avait beaucoup de retard sur celui de l'équipe montréalaise "Tournesol".Tellement de retard qu'il a fallu multiplier les voyages à Montréal pour embarquer dans le coup d'autres producteurs que l'Institut québécois du cinéma.Celui-ci finance aussi le "film régional" mais pour un montant beaucoup plus modeste que celui du "film montréalais".En plus de l'I.Q.C., Radio-Québec (et son bureau régional) a accepté, après de nombreuses discussions, de financer en partie le film.Le projet régional consiste à jeter un regard critique sur le Symposium en suivant, au jour le jour, un sculpteur, Serge Beaumont, qui accompagné d'un personnage- LES FÊTES AMÉRINDIENNES DE POINTE-BLEUE ILNU TENU PlEKOUAGAMI Ce sont du 16 au 20 juillet prochains que se dérouleront les activités entourant LES FÊTES AMÉRINDIENNES de Pointe-Bleue pour l'année 1980.L'importance d'une telle activité est attribuable à l'ampleur qu'elle prend et le rôle historique qu'elle joue au niveau des ^tivi-tés estivales de notre belle région.Effectivement, ce n'est pas la première fois que se dérouleront à la réserve amérindienne de Pointe-Bleue, de telles activités puisqu'il est maintenant prouvé que, bien avant l'arrivée des blancs dans notre région, les familles montagnaises se regroupaient autour des grandes étendues d'eau comme le lac Piékouaga-mi (lac Saint-Jean) pour effectuer des échanges qui contribuaient à leur survie.Ces rencontres leur permettaient également de festoyer, de danser, d'échanger et de compéti-tionner tout en s'amusant.Parmi les activités qui se dérouleront cette année, notons les courses de canots, les compétitions de portage, les concours de bannick, etc.Ces activités sont typiquement amérindiennes et nous avons voulu, aussi, toucher au montagnais d'aujourd'hui présentant des activités 6 FOCUS enquêteur (le sculpteur aux lunettes protectrices du poster) rend compte de la situation de la sculpture québécoise et des conditions de vie de ces travailleurs culturels.Donc deux équipes de tournage à l'oeuvre pour I suivre le Symposium et pour confirmer encore une fois les contradictions du I cinéma régional québé- cois.On en reparlera à la sortie des deux films.P.D.VOUS SOUVENEZ-VOUS DE LA GRANDE DÉPRESSION?Avez-vous des films ou des photographies datant des années 1927 à 1940?Connaissez-vous des chansons qui racontent la crise?Avez-vous des informations sur les événements de cette décennie?Si oui, vous êtes priés de communiquer avec les Productions Vent d'Est, une corporation sans but lucratif qui entreprend une vaste recherche sur la crise 1929-1939 qui servira à la production de documents audio-visuels et en particulier à la réalisation d'un film, "Turlute des années dures".La grande dépression des années trente a durement frappé la population mais, aujourd'hui les moins de cinquante ans ignorent à peu près tout de la vie difficile qu'ont connu leurs aînés durant ces dix années de chômage et de misère.Ceux et celles parmi vous qui ont vécu la crise et qui se souviennent du Secours direct, des Soupes populaires, de la Marche des chômeurs en 1935, des évictions de locataires, des camps de travail à "20 cennes" par jour comme à Val Cartier, dr la Loi du cadenas de Duplessis, du retour à la terre, de l'exil vers les Etats-Unis et des "hobos", les vagabonds du rail qui cherchaient de l'ouvrage à travers le pays en "jumpant" les trains, vous êtes tout spécialement invités à téléphoner aux numéros suivants: (514) 521-4075 ou à (514) 849-2477 ou à écrire à 4738 rue Brébeuf, Montréal, H2J 3L3.Vos témoignages, vos photos, vos films et vos chansons permettront que cette période importante de notre histoire soit mieux connue du large public et des jeunes générations.Toutes les photographies et les films qui seront utilisés seront retournés intacts a urs propriétaires.L.V.pour les Productions Vent d'Est "UNE AUTRE DEVINETTE ÉCOLOGIQUE POUR L'ALCAN" Alcan achète des millions de balles de ping-pong.pour un vaste programme de protection de l’environnement à ses installations régionales O.K., on le sait.Ça prend beaucoup de balles de ping-pong pour donner l'illusion aux gens de la région (et aux médias qui empochent les pages et les minutes de publicité bien payées.au juste l'Alcan a oublié d'acheter des pages publicitaires dans "Focus", encore une fois) que "leur" grosse multinationale de l'aluminium lutte pour la protection de l'environnement de ses usines d'Arvi-da et d'ailleurs.C'est pas mal fort comme marketing de son image de marque.Mais nous on est plus curieux que les autres.On voudrait savoir comment ça prendrait de balles de ping-pong à l'Alcan pour dépolluer la rivière Saguenay?Combien ça prendrait de balles de ping-pong pour permettre aux pêcheurs de la région de pêcher et de manger les crevettes de la rivière Saguenay sans risquer de s'empoisonner par le mercure?On aura peut-être la réponse dans la prochaine campagne publicitaire écologique de l'Alcan.en attendant on peut toujours manger de la salade aux balles de ping-pong?N.B.: Focus ne prend pas de publicité de multinationales.Ça fait jaunir le papier trop vite.N.B.Cette contre-publicité n'a pas été payée par l'Alcan, ni par l'Office de protection des lecteurs de journaux de la région.recherche de qualité de vie, forment la trame de la pièce que nous produisons cet été au café Chez l'Bedeau .il kIA RUBRIQUE msttfiï 02 NE RÉPOND PLUS n."02 ne répond plus" se veut un déclencheur de réflexion, La Rubrique n'a-t-elle pas opté pour un théâtre d'intervention?Mais qui dit "réflexion" n'exclut pas bien sûr rires et plaisir.Comme chacun le sait, l'été, trop court sous nos latitudes, se prête beaucoup plus à la joie, à la comédie, qu'aux larmes et au drame! Aussi, avec une ouananiche et un goujon, c'est au pays de la légende que Ton a choisi d'entraîner notre public au théâtre au cours de cet été 80.P.D."02 NE RÉPOND PLUS" Au-delà des politiques à la petite semaine, bien au-dessus des "planification-nettes" à court, moyen et long terme, se dresse, spectre multi-tentaculaire et expansionniste, le problème de la détérioration de l'environnement terrestre.Très actuelles en cette fin de XXème siècle, les différentes formes de pollution et leur corollaire, la Les représentations de "02 ne répond plus" commenceront jeudi le 3 juillet '80 et se poursuivront jusqu'au samedi 6 septembre.À partir du 3 juillet, nous jouerons les jeudi, vendredi et samedi soirs à 21 hres au Café chez l'Bedeau au 110 rue de la Fabrique à Jonquière.Il est préférable de téléphoner pour réserver au numéro 542-8721.L'entrée est à prix populaire ($4.00).La Rubrique JUILLET/AOUT1980 7 * COLLOQUE NATIONAL SUR LA FÊTE POPULAIRE Considérant le peu de participation à ce colloque, on peut se demander si le goût de fêter n'est pas émoussé par tous ces festivals, carnavals, sans oublier le festival de la Grenouille Molson à St-Clin-Clin.Qu'est-ce que l'on ne ferait pas pour attirer le tourisme et activer l'économie estivale: 25 villes, 35 festivals, voilà les fêtes devenues "populaires".À Baie St-Paul, lors de l'ex-défunt-festival, les citoyens prenaient leurs vacances pendant cette occasion pour fuir l'invasion touristique.En effet, les fêtes populaires organisées comme un cirque de A à Z ne laissent plus de place à la "spontanéité", à la participation des citoyens.C'est ce qui ressort de la conférence de M.Michel Maffesoli, sociologue, écrivain, ., de l'Université de Strasbourg.Ce dernier ajoute, qu'une fête brimée ou trop super-organisée amène les gens à s'expri- mer dans l'alcoolisme, le vandalisme (ex.dans les pays de l'Est ou au carnaval de Rio) et parfois dans l'émeute (mai 68 en France).Autrement dit, la fête doit se manifester dans la liberté et la participation des citoyens et des organismes populaires.Il est à noter que la fête fait peur à bien du monde, entre autre à M.Drapeau avec ses lois "bâtons", alors que l'on sait que M.Drapeau avec ses projets grandioses (Stade olympique) nous réserve une "Belle Fête Economique" qui coûte très cher à toute la population du Québec.Cela dit, entre la vraie fête populaire et les festivals de bières, il y a toute une marge pour les gens qui y participent.Une fête populaire, c'est laisser le monde faire et agir à travers leurs organisations, et arrêtons de penser aux fêtes commerciales qui rapportent, mais pour combien de temps.Laissons la place aux conteurs, aux amuseurs publics, aux musiciens, aux clowns, aux chanteurs, aux danseurs, et que la Fête commence.M.D.Saviez-vous que: L’aménagement d’un kilomètre de bande cyclable à Alma coûte $3,650 et qu’un kilomètre moyen de l’autoroute Alma-La Baie coûte $1,674,000 à construire?/DRING.DRING, DRING.Ici la maison de sondage Flop; que pensez-vous de la crise économique?Connaît pas.Comme une balle de ping-pong les solutions à la crise économique se promènent entre les gouvernements et les multinationales avec la devise "Plus t'es gros, moins tu payes".C'est le développement tout azimut: nucléaire, chimique, béton, gaspillage des ressources, pollution de l'air, des rivières, catastrophes pétrolières (à tous les deux mois), pluies acides, .Parfois, ces problèmes soulèvent des questions dans le genre: est-ce réparable?Un exemple bien québécois: l'Hydro-Qué-bec et la centrale Gentilly II avec ces 4 (quatre) génératrices "scraps"; tout va bien, ., on répare, ., et ça va fonctionner, .,?On garde le sourire, même si ça va mal, (ex.Jimmy Carter).Et les sondages dans tout cela.Un oui, un non, tout le monde se prononce sur tout; nucléaire, la guerre, combien de minets possède Mme Tremblay, % d'indécis, % de pour, % de contre, et hop! 3 maisons de sondages, 3 résultats différents, ., au bout d'un mois ou deux, on obtient des résultats semblables pour les trois sondeurs d'opinions.Bravo! au moins tout le monde s'entend sur le nombre de pour, de contre et après cela, qu'est-ce que ça change?Sinon de faire tomber les indécis dans le camp du plus gros.Cela dit, il faut ajouter que les meilleurs clients des maisons de sondage avec le Gouvernement s'appellent: Alcan, GM, Bell Canada, Banque Royale, etc.Et n'allez pas croire que se sont les grosses compagnies qui ont besoin de sondeurs, non! Ce sont les sondeurs qui courent après les compagnies.Afin d'avoir des contrats, on leur en propose de toutes sortes pour rehausser leur image dans cette époque de pollution et de crise économique.C'est à se demander, si les maisons de sondage, comme la publicité, ont le tour de dire n'importe quoi, pourvu que ça paye, (ex.l'Alcan et ses balles de ping-pong, bravo).Dring, dring, dring, ici la maison de sondage Flop, que pensez-vous de la.Pierre Tremblay Lac St-Jean est Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, au cours des deux dernières années, prés de 55% des budgets du programme Canada au travail a été alloué à la construction ou à l’aménagement de quais ou de marinas?Dans nos forêts, Il était possible de rencontrer plus de 25 espèces de mammifères?À ceci s’ajoutent quelques mammifères marins nageant en certaines périodes de l’année, dans la rivière Saguenay.Malgré le fait que la densité de population d^a région ne soit seulement que de 2,5 km2 et qu’elle soit concentrée surtout autour du lac Saint-Jean et du Saguenay, Il est difficile de trouver des secteurs non attaqués par l’homme?Il est possible d’effectuer du camping sauvage dans les 17 fermes d’hébergement de la région au coût minime de $1 par personne et par jour?La région possède le plus haut taux de résidences secondaires du Québec?On y retrouvait en 1976, 33,9 chalets par 1,000 habitants.Eh oui, nos rives de lacs sont privées.8 FOCUS y N y y Vf é-W W \ .• v .s v (f * Photo: Marcel Cloutier % evelyn dumas paul paré un les fables l u .r événement de ,1 lu bri\urt de mes l’entonnoir ctcrnitr octobres roman fictions Z.e viol de l'espace individuel par l'espace politique $7.00 Contes de magie noire.ou blanche $9.00 $4.95 ABONNEMENT RÉGULIER, $15.00 ABONNEMENT DE SOUTIEN, $25.00 NOM: ADRESSE: VILLE: CODE POSTAL I I ! I I I ! I Payable par chèque ou mandat-poste à la REVUE FOCUS, C P 10, JONQUIÈRE Un livre gratuit, profite de cette offre spéciale! madeleine Suzanne francine ouellette- jacob péotti michalska la survie la phallaise le plat nouveU*! de lentilles du gros mélo è talons hauts $8.00 Une conversation au fil du temps $12.00 Une femme-objet racontée de l’intérieur $9.00 JUILLET/AOÛT 1980 9 T^yieille pulperie accueille le Syfjlppsium Z W3^ £ Z^Z, 4MtZOL*Jjr rkS'*¥ &4& >u 26 juin ai lundis h 00 à h lotos, t-SejC, '< j .I^, WX ^enfin,kSrrE: j r et musicale, dîners usas* 1^, ville de < EMISSION À POPULAIRE 7xü^f*L tu- I, t w'4fei ijih*/, ÜÜBH jmm Iv V 9 F .— mw' r s n -=.jri ;iK; ‘/W V;&ri (SgmfA ¦Zsamjkaém Du 26 juin au 1er septembre.LE THEATRE DE 4’SOUS au Théâtre de la Vieille Pulperie Tous les mercredis, jeudis, vendredis, samedis et dimanches 16 h 00 (enfants) LE THÉÂTRE DE PICOLLO: ‘ ‘Le Cirque Pantalon’ ’ “Le Crocodile s’est échappé”.mise en scène de Paul Buissonneau.21 hOO (pour tous) “Le Théâtre de chambre” de Jean Tardieu, mise en scène de Paul Buissonneau.2 3 h 0 0 (adultes) Du 16 juillet au 3 août RENÉE CLAUDE: ‘ ‘Moi c’est Clémence que.feaime le i Du 9 au 24 août CLAUDE GAI: “La'**Wi 4s itfNN 1980 6livre ses portes La vieille pulperie accueille Symposium s H.Vieille pulperie i Fête de la chanson.août SYMPOSIUM i in^SÉIr1 vironnemei ae ia ocuipture envir et ses multiples activités artg[|ftues; entre autre%^JT FESTIVAL DES PERFORM Animation des ENFANTS E nîmation des ENFANTS DE QU, ous les samedis du 21 mm _ SsÉpÊfe CLOWNS, JONGLEURS, MAGICIl * une pièce: “L’Historique de la ' , 'A ü— ~ ^ ?+ 3EK ^àMÊÊÈffîÊÈÉËBÈm, * *W « ZA A -*des variétés: animat,on théâtral itronomique de la Vieille £ ' tent de musique E > > n> AjL \gæm&P'Z^> , K K ‘VC lui-même et sa beauté * 4 * détente et de nature Vw 1955-1980 Spectacle-déficit 1980 Photo: Serge Pagé Où étiez-vous le 14 juin?En effet, où étiez-vous donc?On vous attendait.On vous avait préparé un spectacle magnifique (enfin, presque, mais où étiez-vous?).Il est vrai que tout n’a pas été pour le mieux à ce spectacle-bénéfice de la revue Focus le 14 juin dernier.Ce ne fut pas le succès attendu, du moins pas celui du spectacle de l’année 1979.D’abord, la pluie s’est chargée d’annuler la fête en plein air à l’île Sainte-Anne, puis il n’y eut qu’une centaine d’entrées à la soirée.Donc, un déficit d’environ $1,500.00.Plusieurs raisons peuvent expliquer l’échec de la soirée.On ne pourrait les mettre par ordre donc on les énumère simplement: la pluie, le manque de coordination, une équipe réduite par rapport à l’an passé, moins de permanents, campagne de promotion inadéquate (trop courte), Festival aéronautique à Alma (peut-être y étiez-vous?), moins de gros noms d’artistes qu’à ce dernier, et le gros déficit s’explique par le fait que nous avons payé la salle à gros prix, que nous n’avons pu prendre d’arrangement d’échange de publicité pour le son et que finalement nous devions payer la taxe d’amusement.Il est à noter, cependant, que le spectacle fut très très bon, et que tous, artistes, musiciens, techniciens et auditeurs en furent très réjouis.Bref, un déficit.Pour un spectacle, c’en fut un beau mais sans bénéfice.On se reprendra.FOCUS Photo: Serge Pagé lerge Pagé JUILLET/AOÛT 1980 Merci aux artistes et musiciens invités : André Duchesne et René Lussier de CONVENTUM.SYLVIE TREMBLAY , Marc Pérusse, Bernard Tremblay, Denis Perron et André Dupuis.Pierre Duchesnes, Luc Hamel et Claude Roberge de JAZZERIE.CLAUDE FRADETTE.CLAUDE MÉNARD, Catastrophe.Merci aux techniciens : Pierre Dufour Richard Martel Benoit Tremblay Merci aux clowns (malgré la pluie) Le Grand Barda Merci aux bénévoles : Denis Trottier Jocelyn Racine Steeve Bourget Carmen Desgagné Serge Pagé Florent Robichaud Denise Boileau et Claire Pagé.Photo: Serge Pagé Photo: Serge Pagé BILAN REVENUS: Entrées: 518.00 Bière: 148.25 20.00 686.25 DÉPENSES: Salle 643.00 Taxe d’amusement 39.67 Billets 50.54 Posters 195.00 Téléphone _________________________ 317-35 Permis de boissons Bière 20.00 50.85 Transports 11.25 Hébergement 27.50 Transports artistes 126.00 Bouffe 112.51 Décoration 22.55 Photos 11.88 2,151.10 DÉFICIT: $1,464.85 Photo: Serge Pagi 14 FOCUS Qu'est-ce qu'on peut taire pour vous?Vous l’aviez sans doute constaté, le N° mai-juin de Focus s’est transformé en format tabloïd (journal) tout en étant plus accessible, au coût de $0.75, sans oublier la qualité du papier et le graphisme différent.Qui plus est, son contenu meilleur ou semblable (selon le point de vue) demeure pour continuer à vous servir bon an mal an cet outil, cette alternative à l’information écrite dans la région, si ce n’est essentielle à tout le moins nécessaire.Certes pour le N ° juillet-août, nous revenons à notre formule habituelle mais envisageons la possibilité d’adopter le format tabloïd cet automne.Il va sans dire que nous avons des intentions d’amélioration à tous les niveaux et que nous ne saurions effectuer des modifications importantes sans vous consulter d’abord.C’est pourquoi nous apprécierions grandement, recevoir vos commentaires sur ce nouveau format.Et ne vous gênez surtout pas tant qu’à y être pour y ajouter vos suggestions, les sujets qui vous intéressent ou vous intéresseraient, ce qui vous plaît ou vous déplaît, vos besoins individuels ou en tant qu’organisme.Votre collaboration nous sera d’une grande utilité.Merci bien! Le collectif J’aimerais que Focus conserve son format REVUE habituel parce que ______________________________________________ J’aimerais que Focus modifie son format habituel pour un TABLOID (JOURNAL) parce que __________________________________________________________________ COMMENTAIRES, CRITIQUES, SUGGESTIONS (traitement de l’information, chroniques, dossiers, articles, porte-folio, sujets, graphisme, périodicité, etc.) JUILLET/AOÛT 1980 15 Maintenant, vous pouvez fournir à votre famille de l’eau potable, pure et salubre.“SpringTime” L’appareil automatique pour distiller de l’eau pure La distillation d'eau pure est le moyen à votre portée pour assurer votre propre protection ainsi que celle de votre famille contre les dangers qu'il y a à boire de l'eau polluée.Maintenant, il vous est possible de produire dans votre propre maison de l'eau aussi pure et aussi fraîche que la nature avait voulu la faire.La distillation d’eau pure est sans Inconvénient Le procédé est complètement automatique.Il vous fournit en eau potable selon vos besoins.Il n'y a pas de bouteilles à emmagasiner, pas de membranes ni de filtres à remplacer La distillation d’eau pure dans votre foyer est économique L’eau distillée en bouteilles coûte, en moyenne, $1 le gallon.Ce nouveau distillateur domestique produit de l'eau pure pour quelques sous seulement le gallon.L’eau pure est délicieuse Vous aimerez le goût de l'eau fraîche et pure qui rehausse la saveur des aliments et des boissons.Plusieurs personnes même insistent pour avoir de l’eau pure pour des raisons de santé.Les plantes, les petits animaux domestiques et les poissons s'en trouvent aussi beaucoup mieux.C'est merveilleux pour les soins de l’épiderme, pour nettoyer les lentilles de contact, pour les humidificateurs ainsi que pour les fers à vapeur.Un produit de demain • aujourd’hui Selon le^ Services de Santé Publique des Etats-Unis, la seule méthode éprouvée pour purifier l’eau de consommation et de cuisson, c'est l’usage d’un appareil à distiller domestique.Le distillateur "Spring-Time" est précisément un système domestique pour purifier l'eau.Il est hautement efficace et comparable en qualité, quoique plus petit en dimensions, aux appareils commerciaux qui sont employés par les hôpitaux et les pharmacies.Ces appareils coûtent environ $5,000.L’eau produite par ce nouvel appareil est même de qualité supérieure aux normes pharmaceutiques.COMMENT FONCTIONNE-T-IL?Ce remarquable appareil à distiller produit de l’eau pure selon la méthode utilisée par la nature, c'est-à-dire au moyen de la distillation.Dans la nature, lorsque les petites molécules d’eau sont chauffées par l'énergie solaire, elles deviennent actives, se transforment en vapeur et s'échappent des produits chimiques, des métaux ou des substances toxiques qui les retiennent.La vapeur monte, se condense dans les couches supérieures de l’atmosphère et retombe sous forme de pluie ou de neige.L'appareil “SpringTime” opère de la même façon.L'eau du robinet arrive dans une chambre de préchauffage où toutes les substances chimiques qui ont un faible point d’ébullition sont éliminées.Puis, l’eau descend à la chambre de chauffage, au niveau inférieur, où elle est évaporée.La vapeur monte, se séparant ainsi de toutes les impuretés, et se condense dans une chambre de condensation.L’eau pure est alors emmagasinée pour usage futur.En effet, l’appareil à distiller “Spring-Time" produit de la pluie dans une chambre spéciale.Dans un sens, l'appareil produit de l’eau d'une qualité supérieure à celle produite par la nature.La pluie ou la neige qui tombe dans l'atmosphère se charge d'impuretés, ce qui n'est pas le cas avec l’appareil à distiller "SpringTime”.L'eau produite par l’appareil “SpringTime” est toujours pure.Ce nouveau procédé de distillation élimine les substances nuisibles telles que les bactéries, la rouille, les germes, les insecticides, les sédiments, les pesticides, les algues, les petits vers et autres agents polluants, ainsî que les substances qui peuvent altérer de façon appréciable le goût, la couleur et la pureté, tels que les métaux, les produits chimiques et les chlorures.Caractéristiques de l’appareil “Spring Time — Complètement automatique: se remplit, s’opère et se vidange automatiquement.— Elimine les impuretés, le substances polluantes et les produits chimiques dangereux.— Fabrication fonctionnelle en acier inoxydable.— Installation et entretien faciles — Capacité journalière de 10 à 12 gallons américains — Complètement garanti.Distribué au Québec par: ENTREPRISES A # Mieux-Être.^ C.P.73, 262, Ross, (secteur Arvida) Jonquière, P.Q.G7S 4K6 Tél.: 418-548-1748 "Représentant demandé dans les principales villes du Québec".,, ¦ ; ¦ Si II’ P** comprend * Avion aitar/retour Logement en hôtels de classe supérieure sur la hase de l’occupation double Les excursions et droits d’entrée • Deux repas par four.S1847.cs Thomas Cook VOYAGES MICMEf IVilwilCLi Détenteur d’un permis provincial Montréal • Québec • Sillery • Ste-Foy • St-Romuald • Trots-Rivières • Shawinigan • Vlctoriavilte • Thetford Mines • St-Georges de Beauce • Loretteville • Chicoutimi # Hauterive • Rimouski e Gaspé • Montmagny roya^alr maroc f Voyage enchanteur de deux semaines danâk un pays inoubliable avec guides d’expression ^ française qui vous feront connaître les grandes merveilles de l’Égypte.- Le Caire, 5 nuits - Louqsor, 2 nuits - Assouan, 3 nuits * Alexandrie, 3 nuits Départs de Montréal; 20 septembre 4 novembre* 2 décembre * Groupe spécial Voyages Michel ÆKÈÊÊËÊ I JB .' " i 1 É HI Dr.Paul Ruel, O.D.Dr.Damien Laberge, Ô.D.OPTOMETRISTES Examen de la vue Verres de contact Rééducation visuelle CLINIQUE OPTOMETRIQUE SAGUENAY 73, King-George, C.P.415, Tél.: 542-6226 Jonquière (secteur Kénogami) 542-7235 Toute U r\lusi(jue Centre Musical G.D.Inc.241 Nelson Jonquière 547-5761 954 RTE 170 JONQUIERE 548-8265 RESTAURANT ANDRE TRCJCHON AVOCAT CONSEILLER JURIDIQUE 247 EST.RUE RACINE,SUITE 107 CHICOUTIMI, P.Q G7H 1S4 TEL.! 543-0261 b tourell Collège d'Alma 675.bout.Auger o Alma Québec csa it> l.l I41tl 68* 2381 Vacances# mot magique, denrée encore rare dans la société nord-américaine.Nous sommes encore loin du régime généralisé des congés sans solde prolongés auxquels seuls quelques groupes de “travailleurs" privilégiés, professionnels, universitaires., ont droit ici."Ah! Si tu veux prendre un congé de quelques mois, c'est ta job que tu perds!" ou dans le meilleur des cas les avantages déjà acquis.Nous sommes encore plus loin des deux mois de vacances payés pour tous les travailleurs et travailleuses, y compris ceux et celles qui restent à la maison.Pourtant, si on suit jusqu'au bout la logique rationnelle du système, institutionnaliser des périodes raisonnables de vacances, particulièrement pour ceux et celles qui font des jobs abrutissantes, réduirait le nombre de chômeurs tout en améliorant les conditions de travail.Mais la logique se détraque à quelque part.Loisirs# mot moins séduisant mais plus présent dans notre vécu quotidien.Même si quelques-uns sont dans une situation où le travail occupe tout leur temps, avec la diminution du nombre d'heures de travail, nous avons de plus en plus de temps à occuper.Après tout, la télévision, c'est fait pour servir à quelque chose! Mis à part ce moyen de communication unilatéral, qui cultive la passivité, loisir peut aussi égaler plein air, redécouverte de notre environnement.Ce numéro-ci vous offre quelques suggestions qui ne coûtent pas trop cher, d'autres qui ne coûtent presque rien, qui respectent l'environnement, vous permettront de prendre du soleil et découvrir de beaux espaces encore intacts (ou presque!) au Saguenay-Lac-Saint-Jean.A.S.pour le collectif Un peu d'histoire sur les bases de plein air de la région: Saint-Gédéon et C.E.P.A.L.Saint-Gédéon: Histoire courte; ii va sans dire; onze ans à peine.Pourtant, quand on constate toute l'énergie, toutes les aspirations qu'a ralliées cette courte histoire; on est porté à croire qu'ii n'y a pas que les chats qui ont sept vies! Corporation des Jeunes Aubergistes Sa-guenay-Lac-St-Jean (l’incorporation officielle date d’avril 1970).Le projet initial avait deux volets: d’abord, mettre en place un réseau d’auberges de jeunesse ou d’hébergement à bon compte dans la région et, ensuite, organiser des voyages touristiques dans la région pour ces jeunes.Les Pères acceptèrent de vendre la plus grande partie de leur terrain dans le rang des Iles â la Corporation.Le terrain comprenait alors douze petits chalets et un grand, un emplacement pour camper et, bien sûr, la plage sur le lac Saint-Jean.Le site apparaissait idéal puisqu’il permettait d’héberger passants et touristes mais également d’offrir un certain potentiel pour le camping et les activités en plein air, orientation que partageaient â l’époque les Auberges du Québec.L’opération des deux premières années confirme la pertinence de cette orientation.Le renom de l’Auberge s’établit et la fréquentation devient de plus en plus importante; Tourbec y organise des séjours.Pour les jeunes de la région, le site représente, entre autres, un point d’accès au lac; pour plusieurs gens de Saint-Gédéon, c’est un grand chalet où se ramassent des “gangs” de jeunes de Jonquière et d’ailleurs.Le nettoyage du terrain, l’entretien, la rénovation des chalets, les aménagements, bref, les tâches sont nombreuses; les bénévoles ne manquent pas, la cuisine L Auberge de jeunesse de Saint-Gédéon dans les débuts, un village de petits chalets.Le site actuel de la base appartenait autrefois aux Pères Oblats du Collège de Jonquière.Vers la fin des années 60, leur camp de repos, à-la plage des Iles comme on l’appelait alors, n’était â peu près plus fréquenté et il circulait, à son propos, des rumeurs non publiables (m’a-t-on dit).En 1968-69, le Collège de Jonquière vit une contestation étudiante intense et déchirante.Deux groupes d’étudiants se forment: ceux qui contestent et ne veulent pas réintégrer l’école et ceux qui, supportés par l’administration, veulent rentrer.Entre l'auberge et la base.Le conflit est ardu mais finit par se régler, sans toutefois réparer toutes les discordances.Est-ce une stratégie éducative et formatrice des Pères qui fit qu’un projet commun et parallèle rallia les leaders étudiants des deux positions?Quoiqu’il en soit, un groupe d’étudiants du Collège de Jonquière, au printemps 1969, forme la JUILLET/AOÛT 1980 19 Source: Base de plein air de Saint-Gédéon MM f| est communautaire et ceux qui séjournent à l’Auberge se prêtent volontiers aux corvées.Bien qu’â l’été 1971 des employés travaillent à plein temps à l’accueil, aux services et à l’animation, une forte proportion de bénévoles gravitent encore autour de l’Auberge.avec comme pitance ses repas et un paquet de tabac par semaine! Les étés 1971 et 1972 sont animés ; en plus des passants et des habitués, qui proviennent tant de Jonquière que d’Alma et de la région, deux chantiers internationaux s’y réalisent.De nombreux travaux se font avec l’aide des bras disponibles: entre autres, la construction de la cafétéria, le nettoyage et “l’aménagement” de la baie en face de l’Auberge, la construction d’une fosse septique.Cette forte fréquentation du site ne va pas sans inconvénients écologiques et.humains.Malgré tout, tous ceux qui ont vécu cette époque s’entendent pour dire qu’il régnait sur le terrain une atmosphère de vacances très particulière.L’hiver 1972-73 permet de faire un pas vers le statut d’auberge de séjour, ouverte à l’année.La tendance du conseil d’administration semble être alors, de développer le site en fonction de sa vocation pour le plein air, particulièrement son potentiel nautique.Les normes de subvention du gouvernement renforcent cette position: la base de plein air est plus rentable et l’auberge d’accueil ne peut fonctionner à plein rendement que pendant le mois et demi d’été touristique.Une clientèle régionale dont les enfants représentent une partie importante.0} ¦O OQ-O *t-Jean Vianney Tremblay Roberval Val-Jalbert St-Bruno St-Bn Larouche St-Jérome/ Hébertville Lar-à-la/ S,*tlor Croix * Kénoga Arvtda Chambor Ste-Hedwidge Ste-Rose-du-Nord Saguenay iviere-du-Moulin S t-Louis-de-Chambord n j N D d'Hébertville Jonqu Jonquière La Baie Chicoutimi Chicoutimi Bagotvilley.^P : St-André / q rP V < U % la bt-François-de-Sales Grande-Baie Otis Otis StFéllx Rivière Vjr Hébertville Port-Alfred N.-D.-de-Laterrière Lar-Bouchette L'Anse-St-Jean St-Jean Rivière-Éternité St-Thomas-d Aquin Dumas Petit-Saguenay ^ Ferland Lac des Commissaires 15 milles 10 15 20 kilometres o* liloa i FOCUS JUILLET/AOUT1980 ORGANISMES DE SERVICES N.-D.-de-la-Lorette St-Stanislas Girardville St-Eugène\ J5?Ste-Elizabeth-de-Proulx Albanel St-Thomas-Didvme St-Ludget-de Milot Mistassini Albano! asPok* Ste-Jeanne-d'Arc Ste-Jeanne-d'Aic [beau 2: nombre d'établissement semblable Base de plein air ?Centre de plein air Camp de vacances A Auberge de jeunesse Normandin Normandin St-Augustin N -D -du-Rosaire Reservoir Lamothe Jy'/s St-Michel-de- \ Péribonka vY// Mistassini St-Méthode N.-D.-de-la-Dore L Ascension St-Leon St-Henri-de- Taillon St-David-de-Falardeau ea^2 Sébastien ?A WcZ, Delisle St-Félicien St-Coeur-de Mane St-Félicien Taché bt-Pnme St-Ambroise St-Ambroise Lac St-Jean St-Nazaire St-Prime Pointe-Bleue St-Honoré I ourget St-Honoré St-Joseph-d Alma Shipshaw St-Fulgence St-Fulgence bt-Charles St-Iean-Vianney St-Gédéon St-Bruno St-Bruno Tremblay Chicoutimi Roberval Val-Jalbert Larouche Kénogami Arvida St-Jérome Hébertville-Station Rivière Ste-Hedwidge Lac-à-la Croix Moulin St-Louis-de- Chambord Ste-Roee-du-Nord Saguenay N D.-d'Hébertville Chicoutimi Chicoutimi Desbiens / Ste-Croix |^J lonquière, Jonquière 1 énogami La Baie St-André St-François-de-Sales / \ / Métabetchouan Bagotville Port-Alfred Lac Otis St-Félix Hébertville N.-D.-de-Laterrière Rivière-Eternité L'Anse-St-Jean St-Jean Lac-Bouchette Fer land St-Thomas-d'Aquin Lac des Commissaires 15 milles 10 15 20 kilometres Boileau FOCUS JUILLET/AOUT1980 ressources financières et matérielles, d’un site exceptionnel, une bonne partie du personnel est fervente du canoë-kayak et, surtout, la Fédération Québécoise de Canoë-kayak prête une vingtaine d’embarcations et réalise ses stages de formation d’initiateurs à C.E.P.A.L.La base fonctionne exclusivement à l’aide de projets.Le premier été se vit sous la tente, au bord de la rivière.Il est difficile de préciser vraiment quelle idée est à l’origine de l’autre.Est-ce la motivation de faire vivre une école de canoë-kayak qui a justifié l’ouverture de C.E.P.A.L.vers une orientation de base de plein air plus crédible et plus facile à faire subventionner ou est-ce que le canoë-kayak n’a servi que de prétexte pour donner un nom et des actifs à un organisme qui caressait le projet de devenir un centre d’expédition et de plein air?La réponse n’est pas évidente et je parierais que ceux qui y ont travaillé ne s’entendraient pas là-dessus.Même encore, C.E.P.A.L.porte des marques de cette dualité: bien qu’elle ait une réputation entendue de base spécialisée en canoë-kayak dans le concret, ses objectifs, activités et aspirations sont tout autres.Au cours de ses premières années d’opération, C.E.P.A.L.reçoit surtout des enfants, par le biais des services de loisir de Kénogami et d’Arvida, qui viennent s’initier au canoë-kayak sur le site même.La grande majorité de la clientèle provient de la région, mis à part ceux qui participent aux stages de la Fédération.C.E.P.A.L.ouvre à la journée pendant son premier hiver: le ski de fond et la raquette se pratiquent sur le site.En janvier 1975, elle est reconnue comme centre de plein air spécialisé et reçoit sa première subvention.À chaque été se déroule au moins une compétition de canoë-kayak d’envergure sur le site.Elles apparaissent comme un moyen de faire connaître C.E.P.A.L.et de faire valoir le site.Mais, ces compétitions s’organisent avec peu de moyens, comme les séjours offerts, et engendrent parfois du mécontentement.Les problèmes d’équipements et d’installations génèrent des conflits et ne facilitent en rien l’orga-lisation.En 1976, C.E.P.A.L.va chercher les Championnats du Monde avec les mêmes motivations : se faire connaître, faire connaître le canoë-kayak récréatif et se donner des équipements.Dès lors, un comité organisateur se forme, qui, peu à peu, devient distinct de C.E.P.A.L.et prend le contrôle.Des conflits d’intérêt et des querelles idéologiques compliquent l’organisation des Championnats: C.E.P.A.L.est allé jusqu’à se retirer des Championnats.C’est peut-être ce qui justifie, paradoxalement, que les retombées des Championnats quant à la promotion du kayak tardent à se faire sentir.Il est encore tôt pour dire que les Championnats ont été un enterrement de première classe du canoë-kayak, mais.§pi|§p8 «swiwifer '¦/SSsSsfcr; T.* ^ L~— -¦ La contribution de Cepal à faire valoir le potentiel récréatif important de nos grands espaces pour autre chose que la chasse et la pêche est indiscutable.Quoiqu’il en soit, C.E.P.A.L.y a gagné sur un point: des équipements et des constructions nouvelles.Mais l’expérience déconcertante des Championnats incite C.E.P.A.L.à affirmer définitivement et à consolider sa vocation de base de plein air.En 1977, C.E.P.A.L.procède à un éclatement de ses activités.En même temps, ses subventions diminuent.On cherche alors à assurer un plus grand autofinancement: se tourner vers une clientèle adulte, plus payante (c’est-à-dire qu’on peut faire payer davantage) et donc moins contraignante.En effet, les normes gouvernementales, particulièrement de tarif, sont rigoureuses selon les programmes et l’acquisition de subventions est conditionnelle au respect de ces normes, sans quoi les subventions diminuent.Et la boucle est bouclée.Chose certaine, C.E.P.A.L.y gagne son indépendance face au gouvernement.Cette volonté d’une autonomie de fonctionnement se manifeste par différentes entreprises: recourir à des agences de voyages pour promouvoir les activités, répondre aux besoins de services que suscite la proximité d’une ville comme Jon-quière, diversifier les types de séjours et d’expéditions.L’utilisation régionale de la base se concentre surtout l’hiver.Elle consiste essentiellement en une location de services (hébergement, restauration) et une participation quotidienne aux activités de plein air.La réalisation de classes de plein air avec les écoles y prend peu à peu son importance.Le service des loisirs de la ville de Jonquière n’utilise que la Rivière- aux-Sables l’été parce qu’il juge le type de programmation de séjours trop spécialisé.Pour les séjours qui se déroulent surtout à l’extérieur de C.E.P.A.L., sur des lacs et rivières de la région, la clientèle régionale est aussi importante que la clientèle internationale et de beaucoup inférieure à la fréquentation par des Québécois extérieurs à la région.Encore une fois, la rentabilité touristique marque un point ! Mais, l’ouverture de C.E.P.A.L.au territoire régional, aux rivières et aux lacs sauvages de la région, est remarquable.Sa contribution à faire valoir le potentiel récréatif important de nos grands espaces pour autre chose que la chasse et la pêche est indiscutable.Et là encore, “l’accessibilité” n’est pas un obstacle pour C.E.P.A.L.La conception d’une base de plein air de C.E.P.A.L.se distingue de ce qui se fait couramment au Québec : un site de “base” qui sert de tremplin, une programmation d’expéditions en pleine nature et une immersion totale de non-initiés à des expériences de plein air qui défient les approches pédagogiques traditionnelles.Louise Landry P.S.: Je voudrais remercier particulièrement Luc Amarnier, Jean-Paul Binette, Richard Désy, Robert Dumouchel, Camil Laforge, Gaby Mongeau et Raymond Rouleau pour leur collaboration.26 FOCUS Source: CEPAL L'ornithologie à la portée de tous .^«sr: v3PK '#V Bruit, pollution et ciel gris voilà notre environnement coutumier.À ceux qui savent encore s'émerveiller et s'intéresser à ce qui les entoure; l'ornithologie est faite sur mesure pour vous.En cette décade naissante vouée au retour à la nature, U importe de trouver une activité alliant équilibre mental et physique.Plus spécifiquement l'ornithologie se définit comme l'étude des oiseaux; selon nos intérêts, cette étude peut être un passe-temps, un sport ou une science très élaborée.JUILLET/AOÛT 1980 27 Photo: Michel Gauthier Jgg| Le geai bleu FOCUS L’environnement naturel est une organisation complexe entretenue par un équilibre précaire.Les oiseaux y participent activement, certains contrôlent les insectes, d’autres les rongeurs, les poissons, les graines de mauvaises herbes et même les charognes.Ainsi les insectivores comme les pics soulagent nos arbres de parasites souvent mortels, les moucherolles et les engoulevents eux, nous débarrassent d’une multitude de moustiques.Les buses et les hiboux consomment les rats et d’autres rongeurs nuisibles au grand bonheur économique et rentable des agriculteurs.Enfin, nous avons tous déjà vu des corneilles dépecer un animal mort sur la bordure du chemin et, sans elles, des odeurs sans nom nous parviendraient avec un flot de microbes dus à la décomposition.Donc les oiseaux nous sont nécessaires, sans ceux-ci combien nous en coûterait-il pour éliminer ces petites pestes?Nous connaissons maintenant le métier des oiseaux, il nous reste à les connaître personnellement.La région du Saguenay-Lac-St-Jean proverbialement connue pour sa faune, ne fait pas exception pour nos amis ailés.Plusieurs coins de la région sont favorables à votre activité nouvelle, citons entre autres les principales qui sont les battures de Saint-Fulgence, le Petit Marais de Saint-Gédéon (derrière l’église) et le Grand Marais du même endroit à l’embouchure de la Belle-Rivière, ainsi que n’importe quel ruisseau sillonnant votre voisinage.Les champs de culture sont aussi aptes à recevoir des rapaces.Donc portez l’oeil autour de vous, un oiseau s’y trouve.grand héron bleu vous offre un bleu peu commun, de même que le geai bleu dit l’un de nos plus beaux oiseaux.Même le jaune est de la partie avec le gros bec errant, le carouge à épaulette fait paraître sur ses ailes noires deux traits jaunes et rouges.Qui n’a pas entendu chanter le pinson à gorge blanche lors d’une randonnée en forêt?De même la région nous cache des moqueurs, ceux-ci peuvent interpréter tout le répertoire des oiseaux et sont même des compositeurs très réputés.Lorsque son expérience croîtra, l’ornithologue aura une liste qui dépassera la centaine, puis les deux cents et ce dans la région seulement.S’ajoutent à cette collection la photographie, les enregistrements et l’échange de multiples aventures entre oiseauphiles.À sa première année, un observateur peut facilement identifier une cinquante d’espèces dont plusieurs aux couleurs flamboyantes, d’autres â la taille imposante et finalement ceux aux chants envoûtants.Le 28 Grand Héron, adulte m plumage nuptial I Source: L’encyclopédie des oiseaux du Québec Pour partir à la rencontre des oiseaux, il nous faut donc se munir d’éléments indispensables tels que chaussures et vêtements de randonnée pédestre, une paire de jumelles (je recommande le format 7 par 35 mm.à grand angle ou 8 par 40 mm.de marque reconnue (Buschnell, Tasco)) et d’un guide d’identification (1).Comme vous le voyez cette nouvelle activité ne requiert pas de forts investissements.Par la suite lorsque l’identification sera maîtrisée, vous pourrez procéder à l’écoute des divers chants d’oiseaux et pour ce, des disques sont à votre disposition (2), de même que la conservation par la photographie de vos observations permettra de vous monter une collection que vous pourrez fièrement montrer à tous vos amis.Certains voudront aller plus loin, pour eux s’ouvrent les possibilités d’études de comportement, de nidification, de nutrition, de vol, de chant, d’impact sur l’agriculture et la nature en général, enfin tout ce qui sera relié aux oiseaux permettra de faire avancer la science dans le domaine et aidera par conséquent à la protection de ceux-ci.Dans la région, il y a déjà plusieurs personnes qui se sont intéressées à ce passe-temps et d’autres même le font à temps plein.Cela a donc créé le besoin d’un club d’ornithologues, ainsi le club des ornithologues amateurs du Saguenay est à notre portée.Faisant partie des plus compétents et progressifs au Québec, il est en relation conjointe avec le club de l’Estrie et l’Université de Sherbrooke dont des chercheurs tels que Cyr en font partie.Pour les débutants il vous permet de connaître des gens qui pourront vous faire évoluer plus rapidement.Lorsque l’on commence l’observation et l’identification, une personne ressource peut être d’une grande utilité.De plus le club vous permet de connaître les sites pittoresques dans la région car il organise des sorties mensuelles.Des projections sont visionnées pour le développement du sens de l’identification.Pour ceux qui sont un peu plus avancés, il propose des plans de recherche individuelle ou collective et permet les échanges (3).Donc dès aujourd’hui, vous pouvez vous y mettre et même regarder sur votre terrain tout l’univers que forment ensemble les oiseaux et la nature.Et l’observation se portera sur tout ce qui bouge, va et vient, et ce qui vole.Cela implique donc un nouvel exercice.Je vous convie donc par cet article à un voyage d’exploration régionale de la faune a vienne.Luce Bouchard, biologiste ¦ ; Le hibou d'Amérique (1) LISTE DE GUIDES W.Earl Godfrey, ENCYCLOPÉDIE DES OISEAUX DU QUÉBEC, ENCYCLOPÉDIE DE L'HOMME, OTTAWA, 1972, p.663.Petterson, A.FIELD GUIDE TO THE BIRDS, Koughton miff/in co.U.S.A.1947, p.230.S.Robbins et ass., A GUIDE TO FIELD IDENTIFICATION BIRDS OF NORTH AMERICA, Golden, N.Y., 1956, p.340.à conseiller et est maintenant dans nos librairies en français.(2) DISQUE DE CHANTS D'OISEA UX Jean Bédard, GUIDE SONORE DES OISEAUX DU QUÉBEC, société zoologique de Québec, inc.et Chouette, Canada, 1967.(3) CLUB DES ORNITHOLOGUES AMATEURS DU SAGUENA Y-LAC-ST-JEAN, 161, bout.Mellon, Arvida.Cotisation de $5.00, incluant le journal bimensuel l'Arfan.Pour plus de renseignements: Noël Breton (548-3022), Arvida.Michel Savard (662-3158), Alma.________ JUILLET/AOÛT 1980 Source: Les oiseaux, Robert Lafont Un peu d'histoire géologique chez nous.La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est géologiquement rattachée à une vaste et ancienne structure: le bouclier canadien, secteur de la province de Grenville.Historiquement et géomorphologiquement cette région est différente de celle des Basses Terres du Saint-Laurent ou de celle des Appa/aches du Nord-Est.Son importance économique, dans le domaine minier, est liée à son potentiel en matière première.Des roches précambiennes âgées de 1200 millions d'années._ .Stl 'f i ik *rm s —LJ a.¦/Ïf/Àr !k:^: taires des l’ordovicien = calcaires et shales, un événement majeur a donné à la région son caractère morphologique: l’effondrement de la voûte de Saguenay-Lac-Saint-Jean.Ce grabben, provoqué probablement par une phase de distension de l’écorce terrestre, a probablement favorisé des montées magmatiques, et la mise en place d’essaims de filons â minéralisations économiquement intéressantes.De moins de 400 millions d’années, à environ moins un million d’années par rapport à une année origine repère 1950 (pour les datations absolues), la région n’a pas subi, ou mis en mémoire des événements majeurs.Les bouleversements de l’écorce, après la mise en place des Appalaches au Sud du Saint-Laurent, se sont surtout réalisés beaucoup plus à l’Ouest dans les Rocheuses, et pour le Québec, entre 100 et 25 millions d’années avec la montée des Montérégiennes.Le dernier million d’années semble beaucoup plus animé.En premier lieu, la présence d’un immense glacier descendant jusqu’aux abords des Appalaches, recouvrant donc la région sous une masse de glace de 2000 mètres d’épaisseur.De fait, il ne faut pas voir comme figée cette longue période glaciaire, car des observations, faites à l’échelle de la planète, nous portent à penser que la calotte arctique de l’époque a sans doute évoluée rythmiquement, avec notamment des périodes de retraits ou “interglaciaires” plus chaudes.En second lieu, le dernier événement géologique d’importance fut la brève transgression marine qui envahit la région entre moins 8000 et moins 6000 ans.Cette Les origines de la dépression, qui s’étend du Haut du lac à la Baie des Ha ! Ha !, sont très lointaines.En effet, les roches qui composent son substratum ont un âge qui oscille autour de 1400 millions d’années, et comprennent essentiellement des anorthosites sombres du lac et des séries plus claires au Saguenay, avec des mangerites, des syénites et des gneiss.C’est le domaine des roches d’origine profonde, ignées et intensément métamorphisées où des pressions de l’ordre de 8 kilobars (à peu près 8000 atmosphères), et des températures de 800 degrés Celsius devaient régner lors de leur mise en place.Au-dessus de ce complexe, et en discordance, se sont déposées des séries sédi-mentaires beaucoup plus jeunes, 400 à 500 millions d’années.Ce sont les calcaires et shales de Val-Jalbert, ou de Saint-Honoré.L’amateur de fossiles pourra y découvrir des restes de gastéropodes, de céphalopodes, de Brachiopodes et des débris de coraux dans les calcaires, et avec un peu de chance de beaux restes de trilobites et de graptolites dans les shales rattachés à l’étage Utica ( = 440 millions d’années).Entre la mise en place des séries anciennes d’âge précambrien, c’est-à-dire du bouclier canadien, et les niveaux sédimen- gpp* •sac» mm Des roches précambiennes âgées de 1200 millions d'années.JUILLET/AOÜT 1980 31 Des roches précombiennes âgées de 1200 millions d'années.IMlt rnSm 'ÿÿîéktù îfA>É?'#fS wym ÿ y'üùAWêdÈ?Æki3J* fmt -* (*•% 1®.» , s •Jonquière (ou le grand JAK): ville regroupant les anciennes villes de Jonquière, Arvida et Kônogami.La fusion des coeurs n'a jamais eu lieu, dit-on.Signes distinctifs: à Kénogami ça pue les usines de 34 FOCUS Price, à Jonquière ça pue les égouts et les pitounes (sous l'eau) de la Riviôre-aux-Sab/es quand ce n'est pas la sueur des pee-wees ou des corps des tambours et trompettes et à Arvida ça pue les usines de l'Alcan.Ville ouvrière, dit-on.*La Baie: échangeur pour prendre le vieux parc vers Baie-St-Paul, le chemin de St-Urbain.Le port appartient à l’Alcan et à la Consolidated Bathurst.La ville au maire en poste qui se prend pour le maire Drapeau.Site du futur centre de pollution ultra-sophistiqué de l'Alcan appelé "Les usines de Grande-Baie".*Lac-Bouchette: depuis que les Pères de l’Ermitage du Lac-Bouchette ont avoué avoir voté OUI au référendum, Claude Ryan a rayé ce centre de pèlerinage de son circuit estival.Y restera plus longtemps au Cap-de-la-Madeleine, c'est tout.D’ailleurs c'est là qu’allait Maurice Duplessis l'été, entre deux brosses ou pendant.*Lac-Saint-Jean: région indépendante d'esprit et du Saguenay.Les gens du Lac vont plus souvent à Montréal que ceux du Saguenay.Voir "Saguenay".*Le Lingot: journal industriel de la compagnie Alcan.Paraît plus souvent en temps de grèves.Ne pas confondre avec "Le Quotidien", quotidien chicoutimien appartenant au groupe Unimôdia ("Le Soleil, “Dimanche-Matin’’) chauvin d'extrême droite dirigé par des rédacteurs d'un certain âge qui rêvent de diriger "Le Lingot", un jour.* Louise Portai: ia Geneviève Bujold régionale.On espère toujours un jour ia voir défrayer les manchettes des journaux à potins hollywoodiens.En attendant, elle vient signer le livre d'or de ia ville de Chicoutimi, deux fois par année.C'est mieux que rien.•Maria-Chapdelaine: depuis que le parolier Luc Plamondon veut adapter en opéra-rock le roman paysan de Louis Hômon, on se demande ici à quoi ressemblera l’humble paysanne mélancolique en chanteuse stone.Des indiens habillés en punk on a déjà vu ça.Mais des vieilles filles stones.pas souvent.•Nuit: ici tous les travailleurs qui n'ont pas le choix font des "shifts" de nuit.Quand ils finissent à minuit ou à six heures, ils vont voir les gogo-girls avant d'aller se coucher.Quand ils ont congé le samedi soir, ils vont jouer aux quilles toute la nuit, pour ne pas trop se dérégler le système.•Ouananiche: on en trouve plus dans les revues de pêche spécialisées que dans le lac Saint-Jean.Et puis à part ça le saumon en cannes du Pacifique est aussi bon quand on a une grosse faim, en camping.•Le parc des Laurentides: forêt de 130 milles de conifères rongés par ia tordeuse d’épinettes et les canettes de bière.C'est à cause du parc, dit-on, que les gens d'ici ont voté en majorité "oui" au référendum.Expression populaire: "Traverser le parc l'hiver, c'est pas un cadeau.l'été aussi".Attention aux orignaux qui font pas leur stop.$35 millions îimee •Places du Royaume et du Saguenay: les deux premiers centres commerciaux régionaux construits en banlieue de Chicoutimi, au début des années '65.Depuis, ia banlieue est devenue le centre-ville.Ça saute aux yeux quand on arrive en voiture ou en autobus du parc des Laurentides.On se penserait sur le boulevard Laurier, à Sainte-Foy.ia civilisation commerciale nord-américaine quoi.Même un McDonald grandeur nature.MUSEE INDIEN KANAUELITAMAKANTSHIUAP SOCIETE D’HISTOIRE ET D’ARCHEOLOGIE 406 Amisk, Pointe-Bleue GOW 2H0 * Pointe-Bleue: réserve de Montagnais située à la sortie de Roberval.Les fêtes populaires des indiens sont inscrites dans le calendrier officiel des festivités folkloriques régionales estivales.La récupération touristique amérindienne est complétée par ici depuis longtemps.• Policiers: à Chicoutimi, un policier distributeur de contraventions a récupéré à lui tout seul l’augmentation de salaire de ses confrères, l’an dernier.Je vous donnerai pas son nom car U a été promu cadre.•Price: compagnie de fabrication de papier journal dont le siège social est à Québec ou à Toronto.Saute rarement un lock-out à l'approche des négociations.CFR: les plaques des voitures.•Progrès-Dimanche: gros hebdomadaire chicoutimien épais qui paraît tous les dimanches, remplis de publicités et de dépêches d'agences de presse.Entretient le chauvinisme local, le culte du sport professionnel, les potins bizarres et la fréquentation des sacrements.Chroniqueur-vedette: Isabelle, une cartomancienne qui tient un courrier du coeur pornographique comme Jeannette Bertrand, dans le temps de "La Patrie", version 1960.• Radio: dans ia région, les postes de radio privés (MA et MF) n’ont rien inventé.•Richesses naturelles: les forêts, l'énergie hydro-électrique, les mines de cuivre de Chibougamau, les bleuets de Mistassini, les truites de nos rivières et lacs, les orignaux de nos réserves ont surtout profité aux visiteurs, comme on dit ici.Y semblerait que ça se passe comme ça aussi dans les autres régions-ressources du Québec.• Rivière Ste-Marguerite: elle suit ia route vers Tadoussac et traverse des villages comme Sacré-Coeur cette autre belle rivière à saumons qui appartient à ia compagnie Alcan.Pourquoi ne pas laisser les rivières à têteux et à poissons blancs aux grosses compagnies?•Route 170: piste de course automobile (toutes catégories) fréquentée par les chauffards de la région située entre le rond-point de Chicoutimi et Jonquière.Si vous respectez ia limite de vitesse, vous risquez qu’on vous colle un ticket ou de provoquer une collision.• Saguenay: ne pas confondre avec ia région du Lac-Saint-Jean, "plus rurale" dit-on à Chicoutimi.Les gens du Saguenay vont plus souvent à Montréal que ceux du Lac-Saint-Jean.Voir "Lac-Saint-Jean".*Saguenay-Dry: soda au gingembre réservé exclusivement aux buveurs de ia région ( et il se vend aussi dans les provinces maritimes).C'est moins fort que le Canada dry dans du gin.• Saint-Gédéon (base de plein air): sur les bords du lac Saint-Jean.C'est difficile de trouver une place plus tranquille (à part /’Ile du repos à Ste-Monique, c'est vrai) pour vivre à sa vitesse.C'est ouvert l’hiver comme l'été.• Saint-Jean-Vianney: le soir du glissement, "Canadiens"perdait ou gagnait2-0?JUILLET/AOÛT 1980 35 * Le Séminaire de Chicoutimi; le vieux collège classique de Chicoutimi recyclé en musée et en centre culturel.Si les vieilles pierres pouvaient parier, bien des anciens du séminaire en perdraient leur latin.* Shipshaw: barrage touristique de l'Alcan construit par des salariés è rabais durant la seconde guerre mondiale.Dans le temps, la 9• merveille du monde.Aujourd'hui, les barrages de la Manie le laissent dans l'ombre.Propriété privée de l'Alcan qu'on a négligé de nationaliser en ’62.Mais depuis les Championnats, tout le monde fait du canod-kayak.* Sports: les sports préférés des gens de la région sont le magasinage, la télévision, les visites de famille, la pêche, la pelle fou le chasse-neige), les cartes et les parties de bière (juste des grosses) et les promenades en voitures.Certains moins nombreux font du ski l’hiver et du vélo /'ôté.Les jeunes roulent sur patins ou planches, comme ailleurs.* Station (la): vieille gare du CNR recyclée en bar sympathique d’Arvida.Tard le soir, ça boit fort, ça fume fort, ia musique est forte et tout le monde se connaît.L'été on peut boire dehors.Beau Heu de rencontre.* Le Symposium de sculpture: ça coûte $1.50 d’entrée pour aller voir les sculpteurs travailler sur le site de ia Vieille pulperie.On paye bien pour visiter Disneyland, alors?Le bag touristique de TU.Q.A.C.* Tadoussac: ça fait pas partie de ia région.Dommage.* Talbot (Antonio): ia route qui traverse le parc porte son nom.Ministre de ia voirie sous Duplessis.Retraité à Québec et en Floride.A vec une personne comme ça, un politicien passe è l'histoire régionale.* Télévision: les téléspectateurs régionaux prennent les réseaux américains depuis trois ans.Tout le monde est câblé.Mais ia programmation intrôgrale de Radio-Canada et de Radio-Québec ne se rend pas ici sans les services des càbiodistributeurs privés.La piraterie des satellites américains se portent mai.36 * Tourtière; si vous ne travaillez pas dans le bois ou sur ia construction, 10 heures par jour, dehors, l'hiver, ne mangez pas de ça.Et puis, c’est pas vrai que la tourtière reste le symbole de la gastronomie régionale.C'est le hot-dog au chou.Paraît-il que les nageurs traversent le milieu du lac pas à la nage mais en bateau quand plus personne ne les voit.* La Traversée du lac Saint-Jean: H y en a qui disent que dans le milieu du lac les nageurs font 10-15 milles accrochés aux chaloupes à moteur sans le dire è personne.C'est pour ça qui partent et qui arrivent en vie.Il y aura toujours des jaloux.On oublie pas ia brosse de ia traversée.La ville du party, c'est Roberval, pas Péribonka.* Tremblay (Jean-Noël): ancien ministre des Affaires culturelles du Québec sous le régime libéral de Jean Lesage.Très cultivé.À déjà songé à la prêtrise.N'est pas venu à Chicoutimi depuis 1972.Reste à Québec comme tous les politiciens de ia région, retraités.* Tremblay (Luc): n'est pas connu.Reste dans une roulotte sur le chemin Tremblay près du rang St-Paul.* Tremblay (Mario); joueur de hockey des “Canadiens" de Montréal qui n'a pas peur de se faire casser la gueule par des joueurs américains plus gros que lui.L'été H vient voir ses chums dans les brasseries d'Alma.Un joueur sympathique, pas vrai Jean-Maurice?* Tremblay (Réjean)-.journaliste-vedette de la section sportive du quotidien montréalais "La Presse".À fait ses premiers papiers au "Réveil" de Jonquière dirigé dans le temps, par le doc Vaillancourt.Arrive è parier de ia région du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans presque chacune de ses chroniques.Les lecteurs montréalais trouvent ça "pittoresque".Tous les journalistes sportifs de Chicoutimi rêvent de finir comme lui.À mon avis, Fogiia est plus fort que lui dans le style "j'écris tout ce qui me passe par ia tête même si ça n'a rien è voir avec mon sujet".* U.P.A.: le bureau régional de l'Union des producteurs agricoles est situé à Chicoutimi, au Saguenay.La majorité des agriculteurs exploitent leur ferme au Lac Saint-Jean.* UQAC (Université du Québec à Chicoutimi): le recteur a dit de i'UQAC qu'elle est "la troisième grosse entreprise régionale après TAIcan et Price”.Vous voyez le genre.Son pavillon principal situé dans un ancien orphelinat où on aurait oublié des orphelins.en quête de profs.Ça peut arriver à tout le monde de se tromper! * Val Jalbert: l'été les touristes s’y pilent sur les pieds.Mêmes les fantômes des anciens citoyens n'ont plus de place pour se cacher de ce drôle de monde.Notre industrie touristique fait ses profits à même nos vieilles faillites industrielles.Voir “la Vieille pulperie".* La Vieille pulperie: les vestiges impressionnants des usines de Chicoutimi du début du siècle dirigés par J.E.A.Du bue, un industriel québécois d'envergure.Le dernier bag touristique de Chicoutimi pour damer le pion à Val-Jalbert.Dommage qu 'on n 'y fasse pas un petit centre d'interprétation des pulperies de Chicoutimi fruinées par ia crise de '29 et l'opportunisme des frères Price) de 1900.(La bière Cervoise s'intéresse aux vieilles pierres).* Western (festival de Dolbeau); comme à St-Tite, les cowboys poussent comme des bouteilles de bière dans ia ville de Dolbeau, durant ia saison estivale.Comme culture populaire, ça galope à fleur de terre.* Zoo de St-Félicien: le gros Disneyland régional.Comptez les sacs de pop-corn en papier que digèrent les bêtes de ce jardin durant ia saison touristique et ça vous donnera des maux d'estomac.Pierre Demers FOCUS fKicke£ Gaulkwt I— wmmggm n / ' mm j: ïPê111 WÈÊSÊÊÊà . ^ I amte ¦ ¦ t f?f|i * fi v* * * WMÆ fc>lg*w ,0&$^ : »+“1 ' j** b*XÆ\ ¦ * - «Sü r^r """ Mgg» A : Jfgssfs^., f yVTwWW^JMgPjBBfca, aiaBjasBBBBHf THEATM LUNCH EMPIRE4.>-k ¦ *3>jf ' Hart' » C’ if Nos paysages à même l'histoire JUILLET/AOUT 1980 Nous avions le même but: une vie de capture.Saisir dans l’enfance les îlots odorants et couler dans les cruches la vitalité qui nous anime.Ce sont nos villes et nos villages recrées au-dessus.C’est Jonquière en 1912 sous les pieds de Nicodème; une fiction chevauchant la réalité historique.Nicodème, “un être étrange, au regard trop bleu, trop fixe, trop vitreux.Des cheveux raides, poisseux, d’où émergeaient des oreilles en porte de grande.’’ C’est aussi du petit village de Saint-Honoré dont il est question.“Je pense à Réal la Fesse, son frère Jean-Eudes, la belle Jacqueline qui nous tatouait sadiquement, Maurice à Laura, Raymond la Taupe maintenant aviateur, à Clément spécialiste de nos jeux sexuels.’’ Mon village.dans l’imaginaire.La paroisse de Saint-Jean-Vianney.une histoire divisée en deux: l’avant sinistre du 5 mai 1971 et l’après.“La rivière Shipshaw, cet écoulement violent, mystérieux, au goût suicidaire.’’ Il y a comme une odeur de montagnes, de lacs et de rivières.Un individu embrassant l’immensité.Je parle ici de Boileau.M.L.Source: Fonds de la Société historique du Saguenay, Archives nationales du Québec. Gens de Saint-Honoré Je suis intéressé, chers lecteurs, à vous mettre au fait dune réalité historique ordinaire.Celle-ci s'actualise par des impressions que je ressens de î'univers spatial et humain qu'était mon hameau, situé dans le grand rang 9 de la paroisse de Saint- Honoré.Ces sensations de bonheur passé et procurant toujours à la réminiscence beaucoup de joie et de frayeur, s'imbriquent intimement aux relations que j'ai vécues avec quelques femmes et quelques hommes.46 FOCUS "Je jouissais souvent du doux spectacle d'une voiture rustique roulant au trot un peu lourd de ces chevaux de trait que chaque cultivateur possédait alors." Je suis né à quatre heures de l'après-midi, le 15 janvier 1948, par un temps glacial.Celui du nord.Comme tous les nouveaux nés de l'époque je fus cérémonialement baigné dans les eaux baptismales.Mon nom, Joseph-Lorenzo - Mauril - Norman, symbolise bien l'institution religieuse qu'on m'imposa et celle de la famille que j'acceptai comme l'école plus tard.Mais laissons ces navires à la dérive et rattrapons le souvenir qui procure de la joie.Ma mère me donna aussitôt un beau sein, couleur blanc de lune, ferme et généreux d'un lait nourrissant et énergique.Très vite je me retrouvai parmi d'autres enfants, dans l'air pur de notre vaste monde.Au début des années '50 la circulation automobile n'obscurcissait pas le paysage.Je jouissais souvent du doux spectacle d'une voiture rustique roulant au trot un peu lourd de ces chevals de trait que chaque cultivateur possédait alors.Inlassablement, d'un regard cosmique, je scrutais cette vastitude.Je cumulais les merveilles.Avec les enfants du hameau, les années passèrent en jeux, en explorations, en découvertes, en surprises.Je pense à Réal la Fesse, son frère Jean-Eudes, la belle Jacqueline qui nous tatouait sadiquement, Maurice à Laura, Raymond la Taupe maintenant aviateur, à Clément spécialiste de nos jeux sexuels.Oh! la! la! qu'on a exploré la jouissance de tous ces plaisirs véniels et mortels.Nous nous épanouissions dans les structures de notre mini-société.Avec vent et marée j'y puisai une vigueur qui me colla aux os.Je quittais mes camarades pour la chaleur du foyer.On y recevait tant: de l'amour, de l'affection, une nourriture saine et équilibrée pour entretenir notre dynamisme fou.Ma mère, une femme admirable, qui composait avec ses activités de nourrice, cuisinière, administrateur, éducatrice et maîtresse.Je partageai quelquefois sa fatigue physique tout en admirant sa force morale inépui- sable.Dans l'amour se trouvait toute cette énergie vitale.Cette enfance se vécut aussi sur la ferme des grands-parents maternels.C'était une belle ferme où l'on respectait le rythme de la terre.Une terre de labeurs au Saint-Honoré est situé à 16 kilomètres de Chicoutimi, entre cette dernière et Saint-David-de-Falardeau.JUILLET/AOÛT1980 47 Photo: Serge Pagé "Le souvenir donne profondeur et résonnance à cet ensemble." ¦ (D : ri! vî wSÊm rendement insuffisant.Le père ou le fils devait remplir le manque en travaillant l'hiver à d'ingrates compagnies d'exploitation forestière de la région.Ça nous réfléchit le système agro-forestier de l'époque.J'aimais le travail bio-rythmique de la terre.L'observation des comportements instinctifs des animaux et des plantes me transmettait des connaissances sensibles et surtout un sens à la vie.Je revois leur maison avec cet intérieur plein de douceur.Nous y avions des rencontres familiales mémorables.Durant la période des Fêtes les gens chantaient, dansaient, mangeaient et buvaient joyeusement.Nous les jeunes, nous récitions de petits poèmes champêtres avec Pierrette au piano.Et ce petit verre de vin doux que mon grand-père offrait rituellement à notre jeune soif.Devant la réticence de quelques adultes, il répondait avec coeur que pendant la fête, les interdits tombaient.C'était un homme singulier qui considérait que les buts ordinaires de la vie, tel que richesse, puissance, sécurité, vacillent dès que les circonstances changent.Mais la volonté vous reste acquise aussi longtemps que vous vivez.Le souvenir donne profondeur et résonance à cet ensemble.Un homme marqua vivement ces années.C'est mon père, un ami.Cet homme qui comprit rapidement l'ingratitude de notre société pour les plus nombreux et la mascarade qui suit.Mais il fallait vivre, c'est-à-dire gagner son toit, son pain, son vin.Souvent quinzes heures par jour, le corps en laisse, il s'y attela.Jusqu'au bout refusant obstinément de ramper.Il cultiva avec un effort infini cette volonté de se rendre à la vie, celle-ci édulcorée de ses^ banalités, et ainsi approfondir d'autres réalités.48 Je le voyais souvent arriver du nord épanoui et détendu.Je sus avec le temps que c'était dans la nature: le long du Bras-du-Nord, rivière de chutes, de cascades, de rapides et de passsions; au-delà des montagnes du Dos-de-Cheval et du Calvaire qu'il puisait sa force vitale.Je pense aux histoires merveilleuses qu'il racontait à l'arrivée de ses quêtes remarquables.Je pourrais conter celle du vieux loup blanc solitaire qui erra sur le même territoire pendant plusieurs hivers.Paisiblement, il me fit pénétrer dans ce monde naturel et plein de ressources.Il m'apprit à m'asseoir près d'un arbre à même le sol et à contempler avec une plus grande clarté les mystères de la vie.Il me communiqua ce sentiment de fraternité avec le monde des oiseaux et des animaux qui gardaient sa confiance.Il n'imposait rien.Je me rappelle qu'il acceptait mes digressions vers le tapage, le rock-and-roll etc., c'était con- temporain.Aussi, un jour après une marche énergique près de la source du Bras-du-Nord, nous nous étions assis au pied d'un arbre accueillant.Il parlait rarement mais cette fois il me dit: "Tu entends".Il écoutait un petit bruit dans les bouleaux, très curieux et qu'il trouvait doux: c'était une feuille sèche qui tremblait au milieu du vent.Un peu plus tard nous continuâmes notre route vers un campement improvisé.Je pense que le fait de vivre près de la nature, permet d'acquérir des pouvoirs remarquables de concentration et d'abstraction et d'être certainement plus sensible aux impressions peu communément ressenties.Il Y avait Jean-Baptiste Boudreault, un homme un peu primitif qui comprenait tout le monde.Plusieurs personnes, de différentes couches sociales allaient se conter chez Baptiste.On y buvait du bon thé noir ainsi que de la bonne bière.Les gens appréciaient "clandestinement la chaleur de son chalet rustique.Bien des femmes n'aimaient pas savoir leur mari ou leurs fils se réfugier dans cet antre.Il disait souvent en fumant sa pipe qu'il n'avait jamais demandé à une femme ou à un homme des comptes sur leur passé.Que chacun avait le sien.Alors?La plupart du temps nous parlions des premiers habitants arrivés dans ce coin de pays, de leur origine, de leur travail, ou encore des lacs et des rivières.Norman Tremblay FOCUS La vie ne fait pas de cadeau.Ces gens ont passé à un moment ou à un autre de mes années "honoriennes".Je conserve leur chaleur et aussi cette beauté mystérieuse du nord.On ne répète pas l'histoire, on la vit, on la subit.Pour moi, aujourd'hui, Saint-Honoré a perdu son sens.Je pense à l'ironie et au courage que j'ai eus quand j'ai voulu provoquer le sort; de tout cela il me reste aussi l'impression d'être une sorte d'idiot, très touchant peut-être, en tout cas risible.L'avenir est au hasard.Photo: Serge Pagé et du dehors".(Livre J>0É5il Dr NON X P D E LA E CosrnJlrW -rnjoUJJ ier£esj>réiCiUement _ ./Les Indiens COuest -e pour en retirer Ces dont lû fiùmentiient nmtk if»! mm peaux de castor.On comprend, dans les circonstances, que les pêcheurs et chasseurs de baleines de Tadoussac aient voulu exploiter le réservoir de fourrures que leur offraient les Indiens chasseurs des côtes du Saint-Laurent.Du coup, plusieurs troquent leur ancien métier pour un autre plus facile et lucratif.Tadoussac devient alors un centre important du commerce des fourrures avec Gaspé et Miramichi.Vous vous posez assurément la question: comment s'organisa à Tadoussac pareil commerce?Ce qui est sûr, c'est que les commerçants de fourrures qui ancraient leurs navires dans la rade, s'engageaient à échanger avec les Kakouchac, ou Porcs-épics, les améridiens des lieux, les merveilles de l'industrie européenne: haches de fer, couteaux de fer, marmites de fer, couvertures de laine, etc.En retour, les Montagnais de Tadoussac, comme les appelaient les Européens, devaient fournir à ces commerçants toutes les fourrures dont ils avaient besoin, le castor surtout.Autre condition exigée par les Kakouchac, ils seraient les seuls habilités, à l'exclusion de tous les autres améridiens, à fournir aux Français les fourrures et les seuls intermédiaires entre les navires de Tadoussac et les Indiens de l'intérieur des terres.Dès lors, ils ferment Tadoussac à toute visite d'indiens étrangers et créent une chasse gardée, un monopole régional comprenant tout le bassin hydrographique du Saguenay et du lac Saint-Jean, avec tout autour une série de nations soumises avec lesquelles ils seront les seuls à commercer.Comme vous le voyez, la région est très tôt dotée d'une vocation économique spéciale: le commerce des fourrures.Cette vocation perdure jusqu en 1842, fin du dernier bail de location détenu par la compagnie de la Baie d'Hudson.De 1550 à 1652, le Saguenay connaîtra le statut de chasse gardée des Kakouchac; en 1652, apparaîtra la traite de Tadoussac, encore un monopole régional administré cette fois par les Français, au bénéfice de la Nouvelle-France et de la France.Enfant indien dans son berceau Pour moi, vous le comprendrez facilement, le Saguenay et le lac Saint-Jean constituent un laboratoire idéal facilitant l'étude du commerce des fourrures lors des premiers contacts et des périodes suivantes.In vitro, je peux observer les transformations culturelles occasionnées par l'intrusion brusque et subite d'une civilisation étrangère au coeur d'une civilisation dite primitive et en calculer les principales conséquences.FOCUS: Pouvez-vous nous décrire quelques-unes de ces transformations culturelles?Jean-Paul Simard: Vous me permettez d'abord de remarquer que l'économie primitive des Kakouchac était fondée sur l'échange, l'autosuf-fisance et l'entraide.L'établissement du commerce des fourrures bouleverse ce monde et y introduit l'intérêt personnel.Dorénavant le chasseur ne chassera plus pour satisfaire ses besoins personnels mais ceux des étrangers européens.Le bon chasseur ne sera plus celui qui sait satisfaire ces besoins et ceux de sa famille mais celui qui capturera le plus de bêtes possible.Dans ce nouveau contexte social, le chasseur voisin n'est plus celui qui aide aux jours maigres de famine, mais un compétiteur pour qui l'entraide ne dit plus rien.Plus encore, Tadoussac autrefois lieu de foire intertribale et lieu de commerce et d'échange important, ouvert à tous les visiteurs indiens étrangers, devient un lieu fermé, inaccessible aux nations voisines.Tout le commerce qui s'y exerçait autrefois est perturbé.Les Kakouchac n'y présentent plus les produits de leur pays: l'écorce de bouleau avec laquelle on fabriquait les tentes, les plats, les canots, les titinagan (ou berceaux pour bébé), les tombes, ni non plus les fameux silex de Témiscamie que les Amérindiens trouvaient tout près du lac Albanel, ce matériau à tout faire d'où on tirait des haches, des couteaux et des grattoirs, ni le tabac des Hurons, les filets de pêche des Micmac, plus même la poterie iroquoise.Au comptoir de Tadoussac s'étalent dorénavant les produits importés d'Europe.Du coup, la puissance d'une nation indienne s'évalue maintenant au nombre de haches de fer et de couteaux de fer qu'elle possède et la puissance d'un chef à la grandeur de ses marmites.ÉPI IL DE I li RJZ | mSAUVAGE RÉCOLTE -, ‘ , Lt nz sauuaot fftaïc un aliment important dt Indiens de Ca réqion des Grands VANNAGE IÉCORTICAGE SÉCHAGE Tout le paysage politique de ces rivages est vite transformé.Mieux armés, les Kakouchac et leurs alliés sortent hors de la vallée du Saint-Laurent, l'iroquois sédentaire, l'ennemi héréditaire.La route du fleuve est ouverte et Tadoussac donne la main à la nation huronne à Lachine près de 60 FOCUS Montréal.Dans ce nouveau contexte politique, les Porcs-épics n'hésitent pas en 1603 d'inviter les Français représentés à Tadoussac par du Pont-Grave et Champlain à s'établir sur leur terre, non leur terre nationale de la chasse gardée du Saguenay mais bien plutôt celle qu'ils ont conquise récemment sur les Iroquois.Champlain fondera le comptoir de Québec en 1608.Jamais jusqu'à sa mort survenue en 1635, il ne recevra un visa pour visiter la chasse gardée du Saguenay.Les Kakouchac sont parvenus, grâce au commerce avec les Européens, au sommet de leur puissance, ils sont fiers du port de Tadoussac, leur Calcutta sur le monde extérieur.Mais en 1649, il seront presque disparus de la région et en 1670, ils ne fréquentent plus Tadoussac, ils se sont retirés dans les parties lointaines de leur ancien empire, sur la rivière Saint-Maurice où l'on retrouve encore aujourd'hui les descendants de la fière nation des Kakouchac.FOCUS: Donc, après 1652, les Français envahissent le Saguenay?Jean-Paul Simard: Disons qu'en 1652, rien ne va plus pour le commerce des fourrures dans la vallée du Saint-Laurent.Les anciens maîtres du pays, les Iroquois entrevoient alors la possibilité d'une revanche.Encouragés par les Hollandais de New York qui désirent prendre en main le monopole améridien des fourrures, les Iroquois se procurent des armes à feu.Un plan d'attaque est vite conçu: détruire les nations alliées des Français, s'emparer eux-mêmes du commerce et expulser les ambitieux Français de la vallée du Saint-Laurent, leur ancienne patrie.À partir de 1643, ils exécutent leur plan d'attaque; ils écrasent les nations alliées des Français.C'est le tour ensuite des Hurons qu'ils subjuguent entièrement en 1649.Montréal qui voyait autrefois des centaines de canots chargés de fourrures chaque année aborder ses rives, n'en compte plus aucun en 1651.A Québec, les autorités s'inquiètent; sans castor, la Nouvelle-France ne peut survivre; elle ne peut se procurer ni étoffe, ni farine, ni armes, ni outils.Il faut dénicher près de Québec un pays difficile d'accès aux Iro- EMPAQUETAGE et TRANSPORT DES BAGAGES Et.AQUETAGE BALLOT ! COURROIE W i FRONTALE % fÿ OU ^ /COURROIE DE TRANSPORT AGNIER LE TRANSPORT mm quois, regorgeant par surcroît des fourrures nécessaires.En 1652, M.de Lauzon, le gouverneur, confisque aux Indiens de Tadoussac leur fameuse chasse gardée dont les limites avaient été respectées jusque là.Il crée alors la traite de Tadoussac, un monopole territorial qui succède au premier, dont les revenus épongeront les déficits de l'administration coloniale.Des dépouilles des Kakouchac, la Nouvelle-France pourra survivre.Les Saguenéens ont des dettes envers les Indiens et la Nouvelle-France aussi.FOCUS: Depuis quatre ans, vous travaillez sur un site historique situé.le long de la rivière Ashuapmouchouan.Vous projetez y retourner cet été.Quelle importance a le poste de traite de TAshuapmouchouan?Jean-Paul Simard: La situation géographique comme relais, à mi-chemin sur la route qui conduit du lac Saint-Jean au lac Mistassini.Les missionnaires Jésuites y ont établi une mission en 1685 en même temps, sem-ble-t-il, que la compagnie de traite y établissait un poste.À cette date, on était en lutte pour savoir qui de l'Angleterre ou de la France, posséderait la Baie d'Hudson.La route du Saguenay sera alors utilisée; elle partait de Tadoussac, gagnait le lac Saint-Jean, remontait la rivière Chamouchouane puis traversait le lac Mistassini et, par la rivière Rupert, donnait la main a la baie James.Le poste de TAshuapmouchouan constituait alors un lieu où Non pouvait se reposer quelques temps.En fait, plusieurs excursions militaires suivirent cette route et bivouaquèrent dans la clairière en face du poste.En 1701, les Jésuites y avaient un presbytère, une chapelle, une cave, un cimetière pour les adultes et un autre pour les enfants.La compagnie de traite y possédait également une maison pour le commis et des magasins pour les marchandises.Après le traité d'Utrecht en 1713 et la perte de la baie Certains canots étaient creusés à même un tronc d'arbre, à t'aide du feu et de pierres aiguisées.¦j, E5T«Ï Wm\ WsÈ&iÊ mm d'Hudson à l'Angleterre, l'activité diminuera.Ashuapmouchouan connaîtra des époques où le poste sera fermé.Mais de façon générale, il subsistera jusqu'en 1851.C'est à cette date que le commis Miles le fermera définitivement.Des traiteurs particuliers y séjourneront jusqu'en 1925.Une occupation aussi longue démontre l'importance de ce poste de traite dans la vie économique du pays.Son sol constitue le journal de cette occupation et c'est l'archéologie qui nous permet d'en lire les pages froissées.Un détail entre cent autres, la fouille archéologique permet de dresser la diète quotidienne des occupants, l'hiver comme Tété.FOCUS: Est-ce qu'il y a d'autres sites dans la région qui permettent de remonter plus loin dans le temps?Vous dites vous intéresser à l'époque où les blancs sont arrivés.Pouvez-vous dire quand les premiers habitants sont arrivés?Jean-Paul Simard: Il y a 20,000 ans, le glacier continental couvrait toute la région.Avec la fin du quaternaire et la venue de périodes de chaleur, le glacier a fondu laissant la place à la mer Champlain.Il y a 6,000 ans, toute la région était sous l'eau et les esturgeons et les brochets nageaient sur la rue Racine à Chicoutimi.Seuls émergeaient ça et là les pics les plus élevés.Au lac Saint-Jean, les rives de la mer Champlain étaient constituées par la petite chaîne de montagnes qu'on aperçoit très bien en débouchant sur le lac, à Saint-Gédéon.Au rythme du retrait de l'eau, des îles se formaient ici et là.Il semblerait que ces îles et les sommets des montagnes aient été les premiers lieux d'habitation des plus anciens habitants.Sur la montagne de Sainte-Catherine, près de Tadoussac, on a trouvé des objets lithiques à 1,500 pieds au-dessus du niveau du fleuve.Il semblerait que les gens qui y habitaient venaient du centre des Etats-Unis, ils seraient montés vers le nord à mesure que les glaciers disparaissaient et que l'eau se retirait.Nous n'avons pas encore pu explorer les montagnes entourant le lac Saint-Jean.Il y aurait là sûrement des vestiges d'occupation très ancienne.AfôMEJ' INDIENNES Massues a tète de pierre et a mancfe de bois Bouctier ~ de peau LarQuois de bison —*¦ —^L 3 x\ j * Pointes de ftècbt et de tance FoCUS:Comparativement aux autres régions où des fouilles ont été réalisées, quelles sont les caractéristiques des sites archéologiques du Saguenay et du lac Saint-Jean?JUILLET/AOÛT 1980 61 Jean-Paul Simard: Il faut souligner leur jeunesse.Les plus anciens vestiges remontent à peine à 2,000 ans, donc à l'époque du retrait complet de la mer Champlain.Quelques-uns de ces sites sont imposants, par exemple ceux que l'on trouve à Tadoussac, à la Grande et Petite Décharge au lac Saint-Jean et à Nicabau, à 40 milles au nord sur la Chamouchouane.Tous les printemps, on s'y réunissait et on y faisait un commerce important.Au lac Nicabau, par exemple, on y a retrouvé 35 sites d'occupation: du côté sud du lac, beaucoup de vieilles poteries améridiennes, iroquoises et huronnes; tandis que dans les sites situés au nord, on rencontre surtout du quartz de Témiscamie.Cela veut dire probablement que les Indiens qui arrivaient du sud s'installaient immédiatement au sud et échangeaient leurs produits, surtout de la poterie et ceux du nord, sur les rives au nord du lac, et échangeaient le beau silex de Témiscamie.Quand le père Albanel arrive au lac Saint-Jean en 1670, il écrit: "J'y ai vu autrefois plus de vingt nations différentes, assemblées pour leur commerce au printemps".Il ne faut pas prendre le terme de nation au sens strict d'aujourd'hui; ce sont alors de petites nations mais il reste tout de même qu'il y avait du monde et qu'on venait de partout.Les autres sites sont moins importants.Ceci est dû au fait de la présence de peuples de chasseurs et de cueilleurs qui s'assemblaient à un endroit pour passer une partie de l'été et y vaquer au troc et à l'échange .Mais l'automne arrivé, chacun se pressait à rejoindre le territoire de chasse qu'on lui avait désigné.Ceci explique la quantité énorme de petits sites d'occupation sur les lacs et rivières de moyenne importance.Dans les régions de Québec et de Montréal, alors occupées par les Iroquois, un peuple sédentaire et agriculteur, les sites sont beaucoup plus importants.Les habitants y demeuraient de longues périodes, quelquefois plus de vingt ans, transportant ensuite leurs pénates lorsque la terre s'appauvrissait, n'ayant pas les techniques d'engraissement des terres.Ce n'est évidemment pas le cas des peuples migrateurs du Saguenay et du lac Saint-Jean.Les hurons et les Iroquois étaient des producteurs, ceux d'ici étaient des prédateurs, subsistant du piégeage des bêtes et de la cueillette des petits fruits.Il est malheureux que le rehaussement des eaux du lac Saint-Jean au printemps, lave depuis des années le site de la Grande et de la Petite Décharge à Alma.On recueille aujourd'hui des centaines d'objets mais l'eau les a exhumés de leur environnement naturel, ce qui empêche d'en faire une lecture scientifique convenable.Canots de bois _ utilisés en Colombie-'Britannique Sur Ces rivières.C.W.vieFFFfO'.S wmm- aii fabrication d'un canot d'écorce de bouCeau POUR EN SAVOIR DAVANTAGE: Simard, Jean-Paul.Le meeting de M8CHAU 8RAGANICH, in Recherches améridiennes dû Québec, vol.6 no 2, été 1976, pp.2-17.Simard, Jean-Paul.Le poste d'Ashuapmouchouan, in Saguenayensia.vol.21 no 1, janvier-février 1979, pp.7-11.Propos recueillis et transcrits par Andrée Savard Saviez-vous que: Dans une étude du C.L.I.S.(Comité loisir intermunicipal du secteur sud) sur la pratique d’activités de loisir (été ou hiver), effectuée cet hiver, aucune personne résidant à Saint-Gédéon n’a mentionné la baignade comme activité pratiquée régulièrement?Il s’est fait plus d’une cinquantaine de classes plein air dans les écoles élémentaires de la région l’an dernier et ces séjours avaient une durée moyenne de 2 à 3 jours?La Commission scolaire de Dolbeau est la seule Commission scolaire de la région à posséder son propre centre de plein air?Ce centre a été aménagé dans l’ancienne école primaire de Saint-Stanislas et a un taux d’utilisation pour cette année de 95%.L’article de la loi sur la protection des arbres mentionne que: “toute personne ou toute corporation constituée dans la province, qui détruit ou endommage, totalement ou partiellement, un arbre, arbuste ou arbrisseau, en quelque endroit qu’il croisse, est tenu de payer au propriétaire des dommages exemplaires d’un montant n’excédant pas $25.pour chaque arbre détruit ou endommagé”?Les municipalités (3,000 habitants et plus) de la région dépensent en moyenne 10,6% de leur budget pour le loisir et la culture?Il existe un centre de plein air pour les personnes du troisième âge?Il est situé près de l’ancienne barrière du parc des Laurentides sur les bords du lac Simon-couche.On peut y pratiquer plusieurs activités telles la randonnée pédestre, la baignade, le ski de randonnée, la raquette.En avril 1980, 259 personnes ont fait une visite à ce centre.C’est le seul du genre dans la région.“SI le système actuel de subventions semble répondre à certains critères de justice, ce résultat est atteint par accident, à cause du hasard que produit le manque de coordination des politiques” (Comité de recherche sur les loisirs de plein air au Canada)?“Nous n’avons même pas une idée du niveau approximatif des dépenses et il est peu probable que nous puissions corriger rapidement les inégalités au niveau de la répartition” (Comité de recherche sur les loisirs de plein air au Canada)?87% de la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean en 1978, pratiquait au moins une activité de plein air sans que la majorité des municipalités de la région n’ait de service pour ce secteur d’activités?62 FOCUS Mariage et stabilité sociale ou les rôles indéfinis Avec le soleil\ la chaleur, l'été apporte ses cortèges de klaxons, les oncles saouls, souriants, béats, ruminants de souvenirs trop épars.Avec la lumière qui s'allonge, s'étirent aussi les traînes blanches, trop blanches.Les filles fardées jusqu'aux ongles de pieds, les gars serrés, trop serrés dans l'accoutrement neuf.Les circonstances, les politesses, les invitations à cinq piastres du couvert, le curé qui sourit et qui ne sait plus ce qu'il fait, et surtout pourquoi H le fait, encore et encore depuis qu'est venu le printemps.La panique , les pleurs nerveux, les pleurs heureux, /'instant qui se grave, seconde par seconde sur la pellicule du photographe loué à la pièce.Mon amour, nous nous aimons! Et si on se mariait?H faut réserver, signer, préparer le rituel, perpétuer la coutume.Les listes s'allongentI Au même rythme qu'on divorce, à peu près au même prix, on s'épouse, on He ses destinées, devant l'état ou te curé.Jonquière, 6 mai 1928.La femme liée à son trésor, le trésor à son boss, le boss à son fric.Le fric qui manque, l’amour qui s’essoufle et hop! Le mariage d’amour devient le mariage, insensé, routinier et tout de même durable.Insensé et réel.Fait culturel, l’union rituelle de l’homme et de la femme est une coutume très répandue.Sous différentes formes, on la retrouve un peu partout et depuis bien longtemps.A travers les âges, on a régi cette union à divers degrés.Souvent teinté de li- béralisme dans sa version masculine, il s’est traduit le plus souvent pour la femme par une oppression instituée.Qu’on pense seulement aux sociétés qu’on dit polygam-mes, où l’infidélité de l’homme est glorifiée alors que punie de mort chez la gent JUILLET/AOÛT 1980 63 Source: Fonds Lernay, Archives nationales du Québec. mmm féminine.Qu’on pense aussi à nous, membres de sociétés qu’on se plaît à qualifier de sociales-démocrates ! Groupes d’individus qui regardent avec compréhension le “pauv’ gars qui doit bien se distraire” alors que sa charmante compagne, infidèle par dépit ‘‘l’aura bien cherché” lors de l’éclatement douloureux du tandem homme-femme.En fait, la discussion sur le mariage remet du même coup en question les notions de couple, de fidélité et d’amour.Depuis les explosions culturelles de la révolution tranquille, diverses alternatives au mariage, de plus en plus acceptées, se profilent dans notre trame sociale.Union libre, polygamie féminine autant que masculine, a-bandon total ou partiel des notions de fidélité et d’appartenance sont autant de remises en question de l’union traditionnelle et de ses bases théoriques.On peut affirmer que l’éclatement progressif du concept “couple marié” coïncide avec l’émergence des mouvements féministes et l’adoption par une grande partie de femmes de leurs revendications fondamentales.De façon, souvent très consciente, les discussions sur les rôles au sein du couple se sont menées avec tant d’intensité parmi les masses populaires qu’une rupture s’est créée, dans l’esprit de plusieurs, entre les vieux concepts sexistes et la situation urbaine du couple actuel.Evidemment, les changements importants tardent à venir.La dynamique sociale capitaliste, à masse d’inertie élevée, freine les réformes et s’oppose naturellement à toute forme de révolution partielle ou totale.A grands Chicoutimi, 1954.renforts de clichés, les médias électroniques et écrits renforcent constamment l’idéologie dominante et, loin de susciter une quelconque discussion enferment dans C 3 o-o ü) CD O C 3 C/j C Chicoutimi, 1951.le statu-quo les grands consommateurs d’images que nous sommes.L’enjeu est de taille : tout l’arsenal publicitaire déployé pour débloquer et élargir les marchés en crise d’abondance, est fondé sur le double rapport d’exploitation capital-main-d’oeuvre-femme.Base des structures sociales établies, le couple-unité de consommation doit subsister et sa mort risquerait d’entraîner aux enfers le capital, ses détenteurs et l’organisation sociale qui les maintient au pouvoir.Comme on peut le constater tous les jours, nous vivons dans un cadre où le changement est vu d’un très mauvais oeil à la mesure de la menace qu’il constitue pour une certaine portion (infime disons-le) de la population.La guerre, car c’en est une, que nous avons à mener pour la redéfinition d’un couple traditionnel qui ne correspond plus à notre milieu de vie et à nos expériences journalières en est une de témérité.Oser aller jusqu’au bout de nos aspirations amoureuses et érotiques.Avoir le courage de soumettre l'idée du mâle viril à une critique féminine bouillonnante et longtemps bâillonnée.Enfin, mener par l’acte, une lutte quotidienne au préjugé et au faux orgueil du chauvinisme mâle qu’on nous sert à toutes les sauces.Luttes de femmes, luttes d’hommes contre des idées reçues et durcies par le temps.Amours de femmes et d’hommes libérés du joug quotidien qu’ils s’imposent mutuellement, bénis allègrement par la main caméléonne des bourgeoisies religieuses et économiques.64 FOCUS Source: Fonds de la Société historique du Saguenay, Archives nationales du Québec. Luttes intestines Par delà le contexte social de l’union matrimoniale actuellement acceptée, par delà l’explication sociologique qu’on peut amener pour tenter de résoudre la contradiction couple nucléaire-milieu urbain, subsistent les problèmes millénaires de la vie à deux.Au sein même du couple où tous les rapports de domination sont conscients et où, de part et d’autre, on déploie beaucoup d’énergie afin de découvrir une forme de cohabitation ou de vie à deux pertinente à un épanouissement mutuel, certaines contraintes psychologiques ou tout simplement sentimentales viennent encore compliquer la relation.En fait, je crois qu’on peut aller jusqu’à supposer que le rapport de domination (habituellement homme/femme) présent à l’intérieur du couple traditionnel, et souvent manifesté par un cloisonnement étroit des rôles et des champs de manoeuvre individuels, permet une durabilité inégalée du couple nucléaire.Cette affirmation, surtout vérifiable au moment où toute l’idéologie véhiculée consolidait la dite oppression féminine et la rendait “normale” a aujourd’hui perdu beaucoup de son sens.Les réactions à la double exploitation dont sont victimes une partie importante des femmes d’ici et d’ailleurs a suscité au sein du couple une remise en question forcée, de part et d’autre, du concept matrimonial.Souvent, et de plus en plus sensiblement, les déchirements qui s’ensuivent aboutissent à l’éclatement du couple (divorce, séparation, etc.).On peut aisément comprendre, à la lumière du taux croissant des mariages interrompus, qu’une redéfinition interne soit extrêmement difficile à mener à bien.Le principal problème se situe habituellement au niveau de la définition des valeurs fondamentales du couple.Autour de celles-ci gravitent normalement tous les comportements humains subséquents.Le mode de vie général des partenaires dépend alors de tout un tissu d’ententes tacites et/ou explicites, de principes plus ou moins consciemment reconnus que les individus ont, dans leur cheminement, à cerner et à discuter.Or, considérant le fait que les propositions actuelles de vie à deux, promues et reconnues, font souvent l’objet d’un rejet radical, histoire de construire à neuf une “entente” appropriée aux aspirations réelles des membres du couple, les personnes en recherche de bases solides à leur relation doivent faire face à la remise en question de concepts touchant à la fidélité, à l’exclusivité sexuelle, à la maternité, à la contraception, etc.S’ensuivent tallonnements et expériences, souvent très difficiles à assumer.Parfois même, nous pouvons aller jusqu’à nier, pendant une certaine période, des principes qui se révèlent tellement bien ancrés dans nos comportements que leur abandon total nous place en des situations émotivement ou idéologiquement contradictoires.Evidemment, l’échec est le lot de l’expérimentation.Le fait est cependant qu’en plus d’être souvent extrêmement douloureux, celui-ci, s’il se répète à plusieurs reprises, peut sérieusement mettre en danger l’équilibre émotif et intellectuel des partenaires.Peuvent s’ensuivre des manifestations répétées de mauvaise foi, d’énervement ou encore un retour prudent au statu quo.En somme, plongés que nous sommes dans une trame sociale où toutes les valeurs humaines sont basées sur une structure économique de marché en crise aigüe, nous avons à créer, à notre image, une formule de vie à deux qui réponde à un réel besoin d’affectivité et d’intimité que nous ne pouvons nier.Evidemment, la première action à mener dans ce cadre est l’instauration, au sein de notre propre couple, s’il en est, d’une discussion franche et à coeur ouvert sur notre situation spécifique.Survient alors la difficulté d’une structure sociale inappropriée à l’émancipation de l’un et l’autre des partenaires: absence de garderies populaires, répression sexuelle, violence instituée, contraintes idéologiques relatives à une population conditionnée à s’autocensurer.Nous avons à créer la dynamique de changement qu’on s’acharne, par tous les moyens à contrer et à détruire parce qu’elle constitue pour les détenteurs du pouvoir une menace à la conservation de leurs privilèges.Denis Martin Chicoutimi, 1957.JUILLET/AOÛT 1980 65 Source: Fonds de la Société historique du Saguenay, Archives nationales du Québec. b ' intervention 58 OU un A er monument dédié à l'écologie tn 1967, à I inauguration de la fontaine.En se promenant en bordure de la rivière Petite-Décharge\ le sculpteur Jocelyn Maltais découvrit: .une accumulation de matériaux aux formes alphabétiques, provenant d'une quantité de briques industrielles jetées à ia rivière comme déchets, des années auparavant.A /'insu de pollueurs et avec ie concours du temps et des effets naturels, cette somme de résidus s'était métamorphosée en autant d'objets sculpturaux.véhiculant ainsi ur> authentique symbole de purification.Ces considérations combinées à l'incertain devenir de ia fontaine ont précipité.ia vocation nouvelle de ce monument.Celui-ci devient alors ia véritable cible d'une action artistique, ayant comme objectif ia concrétisation d'une prise de conscience à i'égard de notre environnement." INTERVENTION 58 parce que le geste posé s’étendra sur une période de cinquante-huit heures.“Rites purificatoires” dans la tradition “judéo-chrétienne” puisque, par deux fois l’artiste brûlera en “sacrifice” d’abord une représentation du pollueur: “geste de rachat à l’égard de l’environnement”, et ensuite ses propres vêtements.Pendant ces cinquante-huit heures, l’auteur posera 58 câbles partant du centre de la fontaine-autel pour s’appuyer sur la bassin la ceinturant.A 1,600 pieds du prolongement de chaque câble, seront plantées 58 arbres fruitiers.Lorsque tous les câbles auront été fixés un hélicop-tère(?) déposera deux fosses septiques, “réceptacles” des cendres du pollueur précédemment “racheté”, et des vêtements de l’Officiant, acte terminal d’INTERVENTION 58 et représentant la fin d’une “performance”.JUILLET/AOÛT 1980 67 Signalons que le départ de Maltais se fera à l’intérieur du camion en charge des ordures de la cité d’Alma.A prime abord, l’on s’étonne de ce qu’un projet aussi “farfelu”, le mot est d’un conseiller municipal, ait été agréé aussi rapidement et unanimement par la cité qui y déboursera plus de dix mille dollars.Mais, la petite histoire de la fontaine “lumineuse” explique en partie l’accueil empressé réservé au projet.Nous sommes en 1967, année du centenaire de la confédération canadienne et, hasardeusement(?), celle du centenaire de la cité d’Alma.Comme au Carnaval-souvenir de Chicoutimi, la “bonne” société d’Alma recule( ! ) de cent ans, revêt de nouveaux-vieux habits et commande même un livre (au demeurant très intéressant) “Alma au Lac-Saint-Jean” à Mgr Victor Tremblay.Mais, ce n’était pas suffisant, on réservait le clou du centenaire pour le premier juillet.Ce jour-là, jour confédératif ou “dominional”, M.Marcel Lessard (lequel avait perdu son siège de député créditiste en se présentant indépendant aux élections de ’65; il se reprendra d’ailleurs avec beaucoup de libéralité en ’68 pour hanter le comté jusqu’à l’an passé) inaugure avec faste, comme président du Comité du centenaire, une fontaine “lumineuse” devant des autorités civiles et religieuses complaisamment ravies.Preuve que le ridicule ne tue pas puisque la rivière, “.berceau de la création de notre ville” était déjà considérée, mais pas si unanimement semble-t-il, comme un égout à ciel ouvert.Pour cette raison on a dû investir des sommes énormes, et à chaque année au début, pour ne réussir à la faire “luminer” que quelques jours par année.Les analystes prévoyaient des réparations de l’ordre de 125,000 dollars pour la remettre en état de marche et ainsi “illuminer” le principal égout de Price et de la cité.Le conseil d’Alma espère donc avoir trouvé une vocation moins “luminante” et surtout moins coûteuse pour une fontaine qu’il est fatigué d’avoir sur les bras et le comité INTERVENTION 58 quant à lui, aimerait une “.prise de conscience de notre état environnemental, afin que la population soit sensibilisée au fait qu’il faut, à moyen terme, tenter de sauver notre rivière”.Mais la permanence du geste n’est pas assurée et l’existence de ce “premier monument à l’écologie” est loin d’être faite car pour le conseil municipal : “il nous faut préciser qu’aucune donnée spécifique n’est prévue pour la conservation du site qui sera créé, et seul le temps et/ou la volonté populaire nous dictera les mesures à prendre pour l’avenir.” La volonté populaire.ouais?Il y a deux semaines, les marchands du centre-ville font irruption à une assemblée régulière du conseil municipal, reprochant hargneusement la perte de 72 stationnements au profit d’une bande cyclable sur le boulevard des Cascades, comprise entre les avenues Saint-Joseph et Labrecque.Pourtant, ils n’avaient manifesté aucune objection lors des séances publiques tenues à cet effet l’hiver passé; pire, ils avaient été personnellement invités et informés.Quelques jours plus tard, les employés de la voirie municipale s’affairaient à effacer la partie de la bande cyclable entre les avenues Saint-Joseph et Labrecque et, vous l’aurez deviné, située sur le boulevard des Cascades.Cette sculpture ne sera évidemment pas le monument du siècle à Alma, ville justement reconnue dangereuse par les sculpteurs (sic!), mais elle pourrait être un Objet-témoin judicieusement située, au coeur même de notre rivière-égout ! Martin Munger Remettre la fontaine en marche donc l'illuminer, coûterait environ 125,000 dollars.Heureusement que l'idée a été abandonnée.Saviez-vous que: C’est la bicyclette, parmi les principales activités de plein air, selon une étude du Haut-commissariat en 1978, qui détient le plus de jours moyens de pratique durant une année, ainsi que d’adeptes.À quand la réalisation d’un réseau de bandes et pistes cyclables?En 1978, il y avait plus de skieurs de fond que de motoneigistes?La pèche est une activité estivale très pratiquée dans la région et cela sans la présence de la femme?Ce sont les personnes qui ont le plus de temps libre, les retraités, qui ne pratiquent presque pas d’activités de plein air?Est-ce dû au fait que peu de structures leur permettent de participer?En 1978, beaucoup de personnes auraient aimé faire de l’équitation?C’est cette même activité qui fut le plus en demande parmi les activités estivales de plein air! 87% de la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean a déclaré avoir pratiqué au moins une activité de plein air durant l’année 1978?C’est le temps qui, en dernière instance, constitue la limite è l’accroissement de la participation à des activités de plein-air?La majorité des gens de la région préfèrent pratiquer des activités simples, ne demandant que peu d’équipement et d’aptitudes?68 FOCUS De bons films à Alma?C’est connu.Tous ceux qui ont besoin d’aller au cinéma pour vivre un peu mieux le savent.C’est à Chicoutimi, au Cinéma III de Place du Royaume qu’on courre le risque, le plus souvent, de voir des films inédits (qui malheureusement restent rarement plus qu’une semaine à l’affiche).Les salles parallèles et les ciné-clubs (à part celui de la galerie de l’Arche) misent trop sur une programmation de reprises connues comme les ciné-parcs.Mais au moins, dans la petite salle de Place du Royaume, on voit assez régulièrement quelques bons films inédits (ex.: “Les soeurs Brontee”, “Mesdames, messieurs bonsoir”, “La chanson de Roland”, etc.) qui ne circulent jamais ailleurs dans les salles de Jonquière ou d’Alma, par exemple.Mais cette situation pourrait bien changer d’ici quelques mois.C’est pas mauvais, de temps en temps, que la situation de l’exploitation des films dans la région connaisse quelques petits mouvements d’évolution.Nos salles commerciales de cinéma sont tellement sclérosées qu’on se demande comment elles finissent par survivre avec une pareille programmation anachronique.Et au lieu d’enquêter sur un tel cancer, nos chroniqueurs culturels se contentent de signer des papiers doux, semaine après semaine, sur des films vieux de trois ans pour les cinéphiles de Montréal et de Québec.Ou bien de tomber dans le même panneau que les autres et de louanger des récents navets mélodramatiques comme “Kramer vs Kramer”.Décidément, la région est le coin le plus reculé du globe pour suivre l’actualité cinématographique internationale.Seuls les cinéphiles masochistes peuvent y survivre.Mais il reste la chance d’Alma.Il se pourrait bien donc que, d’ici quelques temps, les fans du bon cinéma du Saguenay se retrouvent plus souvent qu’à leur tour à Alma.En effet, dans le Complexe (à l’architecture sans complexes qui, faut bien le dire, défigure le centre-ville d’Alma comme l’a fait Place centre-ville à Jonquière) des Caisses d’entraide économique d’Alma, on va bientôt mettre en opération deux salles de cinéma équipées à la dernière mode.Le projet promet.Les locataires de ces cinémas sont des jeunes administrateurs d’Alma.Ils semblent pleins de bonnes intentions.Ils veulent faire de leurs salles le rendez-vous des cinéphiles de la région.En attendant de demander à la compagnie France-film - qui monopolise le commerce cinématographique régional -son avis là-dessus, il est peut-être bon de proposer à ces gens bien intentionnés un petit programme original.Pour que ces salles deviennent le lieu de rencontres des mordus du bon cinéma, il faudrait y programmer des films en exclusivité qu’on voit trop rarement par ici.Saviez-vous que: La piste des salles SNC (“Outremont” à Montréal, “Cartier” à Québec) est intéressante à suivre, pour le moment.On sait que ce circuit a fait sa réputation à même quelques bons films américains à petit budget (ex.: “Harold et Maude” de A.Hasby) qu’il a présentés régulièrement en reprise, avec revue publicitaire à l’appui, À travers ces reprises de bonne qualité, on glisse, de temps en temps, un film inédit qui ne vient pas nécessairement des USA.Ce qui nous manque le plus ici, à nous mordus du cinéma actuel, ce sont les films étrangers qui ne sont ni américains, ni français, ni italiens.Je pense à ces deux films allemands que j’ai vu à Québec récemment, “Le tambour” et “Le mariage d’Eva Braun” et à tous ces longs métrages polonais, suisses, japonais, brésiliens, thcèques, cubains, et de d’autres pays visibles uniquement lors de rétrospectives (les salles SNC en ont organisées quelques-unes) de cinémathèques ou de salles d’art et d’essai.On peut y aller à petite dose.Le rattrapage sera long à faire ici.D’abord programmer des bons films connus et quelques inédits à travers.Des films québécois aussi toujours interdits dans notre région (ex.: en juin ’80, aucune salle commerciale n’a encore montré “Les bons débarras” de F.Mankiewich).Mais s’il vous plaît, pas de films de cul.Nos salles en sont saturées depuis 10 ans.J’ai hâte d’aller aux vues à Alma.Pierre Demers Il n’y a aucun camp de vacances pour lamilles au Saguenay-Lac-Salnt-Jean?Les villes de Chicoutimi et Jonquière aménage nt de plus en plus de parcs urbains et péri-urbains pour le loisir de pleln-air?Il existe trois sanctuaires d’oiseaux migrateurs dans la région, un è Sainte-Monique, un à Albanel et un à Pérlbonka?Il y a un projet de centre écologique au lac Brochet (Saint-David de Falardeau) et l’Association forestière pour ce projet a obtenu $75,000 du ministère de l’Énergie et Ressources?Le gouvernement du Québec, dans le cadre du programme Ose, a prévu un budget de 20.8 millions afin de favoriser l'implantation et l’aménagement des équipements de plein air au Québec?Dans un sondage effectué par le ministère du Tourisme, Chasse et Pèche en 1978, 20,5% des raisons données pour ne pas pratiquer une activité fait référence è un manque d’équipement personnel?Est-Il permis de croire que certaines pratiques d’activités pourraient croître avec le développement des services de location?JUILLET/AOÛT 1980 69 on sait que l'es-deux derniers :sar’ ylS'i TM i.• C'é-tu assez beau le Saguenay-Lac-Saint-Jean! P/t/s cfe ta moitié des animaux dont pèce est disparue au cours des deux millénaires, ont quitté la scène depuis 1900 seulement.D'ici l'an 2000, plus de 50,000 espèces de plantes seront probablement disparues, entraînées par la course folle de la croissance économique.Tel est le constat de l'Union internationale pour la consevation de la nature —et des richesses naturelles.Qu’en est-il de notre belle région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qu’un pamphlet du ministère de l’Environnement décrit comme possédant: une rivière grande comme un fleuve, un lac plus beau qu’un parc et un environnement impressionnant.Est-ce bien vrai?S’il ne fait pas de doute qu’encore il n’y a guère longtemps, notre région pouvait porter le qualificatif d’enchanteresse; il deviendra de plus en plus difficile de ne pas se rendre compte qu’elle est atteinte au même titre que le reste du monde, d’un processus de dégradation.Chez-nous aussi il s’en est passé des changements, ainsi avons-nous vu disparaître la presque totalité du pin blanc qui recouvrait notre région; ce fut aussi le cas des érables qui se trouvaient dans le secteur de Saint-Augustin.Puis, avec le relèvement du lac, ce fut le tour de la seule forêt d’ormes existant autour du lac.C’est aussi à cette occasion que nous avons assisté, selon le frère Marie Victorin, à la disparition d’un fait phytogéographique (qui a trait à la géographie botanique) de la plus haute importance.Il existait sur les rivages du lac Saint-Jean, avant son relèvement, une flore halophytique (qui croît dans les terrains imprégnés de sel marin).70 FOCUS Photo: Michel Gauthier Cette flore était un vestige d’une ancienne flore maritime établie ici à l’époque de la transgression marine (période où le lac Saint-Jean faisait partie d’un vaste ensemble d’eau salée, soit la mer Champlain).Ces vestiges avaient réussi à s’adapter graduellement à l’eau douce pour parvenir jusqu’à nous.Eil 1926, au moins trois de ces plantes devaient disparaître à tout jamais soit: la juncus balticus variété littoralis, la lathy rus japonicus et la triglochinmaritima.(1) Au point où nous en sommes il ne s’agit plus-seulement de nostalgie, c’est de notre survie qu’il faudra s’occuper.Bien sûr, on ne peut pas refaire le passé, surtout qu’on a déjà passablement de peine à le retracer.Mais c’est sérieux, chaque plante qui disparaît peut entraîner avec elle entre dix et trente espèces (insectes, animaux supérieurs) et même d’autres plantes qui en dépendent.On ne le dira jamais assez, la vie c’est très fragile.Que nous réserve demain?Qu'en sera-t-il de notre région "parc"?S’il est difficile d’évaluer les pertes causées à notre flore et à notre faune faute de statistiques, il est cependant un élément que chacun peut percevoir et qui est à mon avis, un bon indice pour l’évaluation de notre cadre de vie: il s’agit de la dégrada- tion du paysage.Observez attentivement votre entourage et vous pourrez vous rendre compte que les paysages sans bavure (fumée d’usine, pylônes, fils électriques, tours de tout acabit, pitounes sur le lac, etc.) sont très rares.Par exemple, si.vous faites le tour du lac, un trajet d’environ 125 milles, vous ne trouverez pas plus de 5 milles sans voir la route de La Friche entre Dolbeau et Saint-Méthode, un demi-mille entre Alma et Saint-Gédéon et quelques centaines de pieds juste avant d’arriver à l’embranchement d’Hébertville/Saint-Jérôme.Si l’on ajoute à cela les nombreuses tours du Bell dont presque toutes les villes de la région ont hérité récemment, avec en plus nos bonnes vieilles usines qui puent et salissent allègrement notre environnement, on peut dire que c’est dans le très beau.Même nos forêts, nos villages, nos rangs, et nos parcs en sont affectés.Qui n’a pas vu dans le parc de Kénogami, dans celui des Laurentides, dans nombre de nos champs, au-dessus de chacune de nos rivières importantes et dans nos villes et villages ces totems électriques faisant le joint entre d’immenses barrages propres, propres, propres et nos coquettes usines.Nos paysages sont et seront de plus en plus électrocutés.Les prochaines années seront pour notre région comme pour le reste du monde, des années décisives; l’addition de nouvelles infrastructures toutes reliées à l’énergie: l’autoroute, le gazoduc, les nouvelles lignes de la Baie James et toutes les autres lignes futures, l’harnachement de l’Ashuapmouchouan, seront autant de profondes écorchures de plus dans notre paysage.Que ferons-nous?Laisserons-nous la ouananiche disparaître?Laisserons-nous notre élite financière offrir à l’Alcan, sur un plateau d’argent, le seul secteur de la région où elle n’avait pas emprise, celui du haut du lac, par le biais d’un projet d’aluminerie utilisant l’énergie de l’Ashuapmouchouan?Laisserons-nous notre région devenir un vaste parc industriel pouvant porter le nom de ALCANIE?Allons-nous encore longtemps laisser le développement de notre région, s’effectuer pour et par l’extérieur?Si ces questions vous intéressent, un groupe de personnes sont à former un comité de protection de l’Ashuapmou-chouan qui visera à regrouper tous les groupes et individus désirant s’impliquer au niveau du développement harmonieux de notre région.Nous visons par le biais de cette organisation à fournir une tribune populaire qui pourrait proposer une voie alternative douce face au développement brutal que nous connaissons.Êtes-vous intéressés?Vous en entendrez parler sous peu.Denis Trottier Tél.: 547-3288 Salon Jacqueline Létourneau Fleuriste 533 St-Hubert Jonquière TEL 542 4931 W G7X 6N8 781 SAINT DOMINIQUE, JONQUIERE aC endroit où uoui goûtez (a di^ét Tél.: 547-7438 Mercerie Tony Enr.Tony Potvin, prop.285, rue St-Dominique, Jonquière, P.Q.Tél.: 547-6143 üeA OtéaUm Ttantfay 9mc.Manufacturier de jupes en denim et de jeans Florent Tremblay 548, St-Hubert propriétaire Jonquière, Qué.JUILLET/AOÛT 1980 71 Les médias écrits communautaires • Un regroupement s'amorce • Pomec: Fout-il viser la tête?Les 14 et 15 juin derniers avait lieu, à Québec; une première réunion générale des médias écrits communautaires québécois pour la mise sur pied d'un regroupement permanent.Ce regroupement servirait à la fois de service commun (ex.: vente de publicité sur une base régionale et nationale), d'organisme d'aide technique et d'instrument de concertation et de pression, principalement auprès du ministère des Communications du Québec (MCQ) dont le programme d'aide aux médias communautaires (PAMEC) est jugé très insatisfaisant.C'est d'ailleurs,, en grande partie; l'insatisfaction face au PAMEC qui a été le déclencheur de la démarche des médias écrits communautaires vers le regroupement.Au début mars, lors d’une réunion de plusieurs médias écrits bénéficiant d’une subvention du Secrétariat d’État leur garantissant un (1) salaire (minimum!), les médias Droit de parole de Québec, La Gazette de Malartic, Liaison St-Louis de Montréal et Focus du Saguenay-Lac-Saint-Jean, tous quatre ayant essuyé un refus de subvention du PAMEC, convenaient de la formation d’un front commun.Celui-ci, dans un premier temps, entendait exercer des pressions auprès du MCQ pour un accueil favorable des demandes de révision des dossiers des quatre médias jusqu’alors concernés.Dans un deuxième temps, on voulait favoriser les contacts et les échanges entre les médias écrits communautaires et étudier les possibilités d’un regroupement permanent.Depuis lors, trois réunions du front commun, dont deux coïncidant avec des rencontres avec la Direction des politiques et du développement du MCQ ou avec le Jury du PAMEC 79-80, ont servi à dégager les points suivants face au PAMEC : - Le MCQ connaît mal les médias écrits communautaires ; il applique à leur égard les mêmes critères qu’il a développés pour les radios et les télévisions communautaires.- Ces critères, tout en se voulant objectifs, n’en sont pas moins flous et sujet à l’interprétation du Jury; les raisons invoquées par ce dernier pour le refus des subventions apparaissent imprécises au front commun, et, plus souvent qu’autrement, injustifiées.- Il ne semble pas y avoir de “volonté politique” de venir en aide à l’écrit communautaire; le MCQ paraît vouloir surtout favoriser les radios communautaires et délaisser les télévisions communautaires depuis sa déconfiture contre le Fédéral dans le domaine de la télédiffusion par câble; pour l’écrit le ministère préfère accorder des subventions à la grande presse pour sa distribution dans les régions éloignées.- Les objectifs du PAMEC, d’accorder 80% de son enveloppe budgétaire aux médias déjà en opération et 20% aux médias en voie d’implantation, ont été complètement inversés dans le cas de la presse écrite communautaire ( 15%-85% ).72 FOCUS La rencontre avec la Direction des politiques et du développement a permis au front commun d’obtenir la présence d’un représentant au sein du Jury comme il était accordé aux radios et télévisions communautaires.Le MCQ a aussi signifié, son accord de principe pour le financement d’une partie des frais occasionnés aux médias pour la mise sur pied du regroupement.Un protocole d’entente à cet effet devrait être signé sous peu.Par ailleurs, le front commun a été informé qu’il n’y aura aucun changement au PAMEC 80-81 pouvant être favorable aux médias écrits.De plus, l’augmentation, prévue pour l’année qui vient, de l’enveloppe budgétaire pour les médias en opération n ’est due qu’au passage de certains médias, subventionnés l’an dernier, de la phase d’implantation à la phase d’opération; ce qui signifie que les médias écrits en opération (la presque totalité) sont ignorés par le MCQ.Résultat, dans l’éventualité de l’entêtement du ministère, si la presse écrite communautaire veut sa part elle devra la contester aux autres types de médias, tous les médias communautaires devant se partager la même assiette.La réunion des 14 et 15 juin devait faire ressortir le manque de concertation et la piètre situation financière des médias écrits communautaires.Sur la trentaine de médias invités, cinq (5) seulement devaient se présenter.Les causes?Une réunion, ignorée du front commun, des médias écrits de l’Est du Québec tenue aux mêmes dates à la Baie des Chaleurs et l’incertitude du remboursement partiel des frais de séjour et de déplacement.Un absent de marque, La Gazette de Malartic, complètement à bout de ressources.Ces' constatations n’ont fait que renouveler l’ardeur des médias présents.Deux comités ont donc vu le jour.Le premier se consacrera à la diffusion de l’information sur les politiques du PAMEC auprès de la presse écrite communautaire et au suivi des décisions du Jury.Le second verra à la relance des médias encore absents du front commun, aux second verra et à la relance des médias ment ainsi qu’à l’organisation d’une rencontre générale en octobre ou novembre ’80.Cette rencontre générale devrait voir accoucher l’aboutissement du regroupement.Des contacts avec les télévisions et radios communautaires seront aussi établis pour éviter le piège de la division et de l’affrontement entre médias dans lequel risquent de nous entraîner les politiques du ministère.Jusqu’ici, le front commun a orienté sa démarche pour parvenir à ses fins, face au PAMEC, par les voies du fonctionnarisme.A quelques reprises, cependant, la possibilité de pression sur la “volonté politique” a été évoquée.Écartée jusqu’à ce jour, elle risque de poindre à nouveau si des résultats probants ne sont pas obtenus à court terme ou si la patience et l’aménité de la presse écrite communautaire venaient à s’amoindrir.Après les coups au corps, il faudrait frapper la tête! Marcel Roy Les caisses d entraide economique du Québec »JE SÜ1S MEMBRE DE L’ENTRAIDE ÉCONOMIQUE, ÇA ÉTÉ FACILE D’OBTENIR ÜN PRÊT.» À l'Entraide économique, nous avons les capitaux voulus pour répondre aux besoins des membres.Avec un actif de 1 400 000 000$ , chacun des membres peut emprunter à sa caisse le montant qu'il peut garantir et rembourser.Ce qui fait la force de l'Entraide économique, c'est qu'on a réussi à canaliser l'épargne régionale, à démystifier l'argent, à développer des administrateurs compétents à l'intérieur même des régions et à susciter de nombreuses initiatives.Partout où elle se trouve, l'Entraide économique constitue un réservoir régional de capitaux dans lequel puisent tous les membres qui en ont besoin.L'Entraide est née des besoins du milieu.Grâce à elle, la coopération prend vraiment sa place.C'est ce qui nous fait dire que l'Entraide économique est une véritable coopérative d'argent, d'idées et de développement.JUILLET/AOÜT1980 73 Sous Luliiution tic Annie Méar Recherches québécoises sur la television " /¦.(/liions coopératives Albert Saint-Martin “RECHERCHES QUÉBÉCOISES SUR LA TÉLÉVISION” sous la direction de Annie Méar.Les éditions coopératives Albert Saint-Martin, collection Communication, 1980.210 pages.Voici rassemblés un certain nombre de textes préparés pour un colloque sur la recherche québécoise sur la télévision tenu à Dorion, les 5 et 6 novembre 1979.Les textes sont distribués en quatre catégories pour en faciliter la lecture: les études d'émissions, l’analyse des messages publicitaires, l’évaluation des auditoires et l’économie générale du phénomène télévisuel au Québec.Les auteurs de ces “communications” viennent du milieu universitaire (ceux qui appliquent leur grille sémiologique au contenu des émissions), du milieu publicitaire (des sociologues et de publicistes fort en psycho des foules), du milieu gouvernemental (fonctionnaires du provincial ou du fédéral) et des organismes de télé (Radio-Canada, Radio-Québec, Télé-Métropole).Certains textes sont vraiment illisibles car trop chargés d’un vocabulaire universitaire délibérément confus et “spécialisé”.D’autres ont le souci plus poussé de la simplification.Les études des messages publicitaires nous apprennent des choses sur les techniques d’approche des compagnies publicitaires québécoises rendues assez loin dans la manipulation des téléspectateurs.Certaines analyses de contenu d’émissions-t.v.(ex.“Jamais deux sans toi”) confirment dans un langage beaucoup trop chargé ce que l’on savait déjà.Règle générale, les femmes se font charrier dans nos télé-romans.Quelques recherches sur les premières années de Radio-Québec nous signalent que la télévision éducative idéale ne diffusera pas demain soir.On n’apprend rien de ce qu’on voudrait savoir sur les techniques de manipulation de Radio-Canada et de Télé-Métropole.Même si le texte de conclusion d’Annie Méar offre des pistes d’étude intéressantes de notre télé en signalant, entre autres, que la télé à péage, la multiplication des entreprises de câblodistribution et les gadgets modernes vont chambarder toute l’idée qu’on se fait actuellement de la télé, personne dans ce satané bouquin ne propose de tourner le touton de la télé, une fois pour toutes.Pour me consoler j’ai relu avec intérêt le texte de Jean-Pierre Desaulnier “Elvis et la ménagère: quotidienneté et spectaculaire des Tannants” que j’ai déjà lu dans un vieux numéro du “Temps fou”.P.D.PIERRS •ARON LA VRAIE VIE DE TINA LOUISE, roman de Pierre Caron, publié par Libre expression, 1980, 216 pages.$9.95.On dit et on entend souvent dire qu’il se publie trop de livres au Québec.De tous ces livres, la plupart ont le triste destin de passer inaperçus.Si La vraie vie de Tina Louise a ce destin, ce ne sera sûrement pas moi la principale responsable puisque je me suis décidée à vous parler de Denise alias Tina Louise.Petite fille élevée dans la plus stricte éducation religieuse, fille-mère à la fin des années’ 50, Denise est pognée avec tous les préjugés que de garder sa petite fille au lieu de la remettre en adoption, peut entraîner et entraîne dans son cas.Denise devient Tina Louise, danseuse de cabaret pour gagner sa vie et s’occuper de Diane à la fois, se marie avec le prince charmant, fait le constat d’échec des relations avec sa fille, devenue adolescente et infirme, et la pousse au suicide pour s’en libérer.Pierre Caron en est à son premier roman; l’écriture est simple, banale quelquefois, paternaliste et moraliste souvent via plusieurs des personnages qui entourent Denise; via aussi le dénouement: Denise qui pousse sa fille à se suicider, n’a donc pas eu raison de la garder et reconnaît elle-même son erreur.Dans le contexte de la fin des années’ 50, Denise allait à contre-courant en refusant de la mettre en adoption et tout le livre aurait donc servi à démontrer que la pauvre petite Denise avait bel et bien tort.Pour moi, le narrateur-auteur n’est donc pas “anonyme, agissant comme le ferait une caméra impassible” (dixit le communiqué).Pierre Caron est peut-être plein de bonne volonté pour nous conter la vie de Tina uise, ce qui m'a probablement poussé à lire son histoire jusqu’à la fin, mais il me semble donc que certaines femmes auraient pu mieux la raconter! Mais j'oublie que ce n’était qu’un roman, pas la vraie vie! A.S.Jacques* Renaud f du couchant CLANDESTINE(S) OU LA TRADITION DU COUCHANT, roman de Jacques Renaud.Aux éditions du Biocreux, 1980.504 pages.$19.80.Parce que j’ai beaucoup entendu parler du Cassé de Renaud en des termes imposants mais que je n’ai malheureusement pas encore lu, et que Clandestine^) était le seul livre à me mettre sous la dent la fameuse fin de semaine où .je me suis offerte les cent premières pages et je n’ai pas pu m’empêcher de lire les 400 autres.74 FOCUS ooo Clandestine(s) conte la vie quotidienne des membres d’une cellule terroriste parmi d’autres, les contradictions, les prouesses, les problèmes métaphysiques, sexuels, psychologiques.du narrateur-membre de la cellule et la grande aventure de l’action politique "illégale” déclenchée par inadvertance.J'ai lu certaines parties avec intérêt et le reste dans l’espoir de me mettre sous la dent certaines autres parties que j’aurais lu avec intérêt.Clandestine(s) m’a agacée globalement, fascinée quelques rares fois.Je voudrais vous expliquer plus précisément cet agacement qui est revenu assez souvent pendant que je lisais Clandestine(s) que je ne comprends pas encore très bien, donc ne sais trop s’il est justifié.J’ai eu cependant l’impression que Jacques Renaud se servait d’un mouvement et d’événements politiques terroristes inspiré ou s’en doute du F.L.Q., de son fonctionnement (ou du moins de ce que l’auteur en sait), ses activités, la crise d’octobre.comme prétexte pour parler de et sur quelques individus.Je me pose alors la question: pourquoi se servir d’un prétexte quand un auteur manie si bien l’écriture, parce que Jacques Renaud, à mon humble avis, écrit bien.C’est loin de la monotonie, une écriture pleine de surprises.“Arbre silencieux, Julien se tenait partout dans ses racines, prêt à l'irruption qui décante et qui ouvre si seulement l’on choisit le saut de la naissance” (p.271) Pourquoi le Saviez-vous que: L’Auberge de jeunesse de Sainte-Monique, “l’Ile du repos, n'a eu aucune subvention du Haut commissariat en 79-80?Le camping aménagé au parc Kénoga-ml coûte trois fois plus cher è entretenir que le camping du parc de Val-Jalbert, malgré que ce dernier ait plus d’emplacements?JUSTIN MALTAIS inc.Canon Les spécialistes en photographie 28 est, rue Racine, Chicoutimi 549-7991 prétexte?Parler de politique pour se rendre intéressant?Ce n’était pas nécessaire.Je serais curieuse de savoir ce que les principaux acteurs des vrais événements du F.L.Q.des années’60 pensent des événements fictifs de Clandestine(s).A.S.“COMPTINES POPULAIRES DU QUÉBEC”, cahier de pédagogie, progressite, no.2, mars 1980 (publié par les publications La Maîtresse d'école inc.et la C.E.Q.et disponible au centre de documentation de la CEQ, 2336, chemin Ste-Foy, Ste-Foy, $2.50 l'exemplaire).Un recueil de comptines composées ici à même la réalité sociale et historique du Québec.Des comptines qui font réfléchir les enfants et leur apprennent au- tre chose que la couleur de la ro- PAPA TRAVAILLE À L'ALCAN, C'EST VRAIMENT TRÈS FATIGANT.C'EST CHAUFFANT ET ÉTOUFFANT, COMME LE FOURNEAU DE MAMAN.UN ACCIDENT SUR LE PLAN, ÇA ARRIVE ASSEZ SOUVENT.ET MOI, QUAND JE SERAI GRAND, EST-CE QUE CE SERA DIFFÉRENT?be de Blanche-Neige et du cheval du prince charmant.En guise d’exemple, voici une comptine sur les travailleurs de l’Alcan.P.D.Communication- Québec D'ABORD AU SERVICE CITOYENS Pour appels locaux Composez: 547-6601 * Pour vos demandes de renseignements sur les services du Gouvernement du Québec.Faites le "0" et demandez aux téléphonistes ZENITH COMMUNICATION QUÉBEC 75 jI||LLET/AOUT 1980 Chibougamau-Chapais LOISIRS DE CHIBOUGAMAU: 4 cours pour les adolescents débutant en juillet (les dates précises à déterminer et se poursuivant jusqua la mi-août.- Apprentissage de la technique du tissage sur cadre; - création collective en tissage; - cours de batik; -dessins d'observation.Chicoutimi Croisières sur la Marjolaine, jusqu'au 30 septembre.Tous les jours: départ à 9h00 jusqu'au Cap Trinité.Arrêt de 2h00 à Sainte-Rose-du-Nord.Retour à 16h30.Croisière du soir: départ de Chicoutimi à 19h30 jusqua la Baie des Ha! Ha! Retour à Chicoutimi à 23hOO.Symposium de scluptures jusqu'au premier août.Sur le site de la Vieille Pulperie.De 9h00 à 23h00.MUSÉE DU SAGUENAY: coup d'oeil sur la sclupture ancienne au Ouébec se poursuivant jusqu'au 17 août.Le musée est ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 17h00, le samedi et le dimanche de 13h00 à 17h00.Enfin, les mardis et jeudis soir de 19h00 à 21 hOO.Desbiens LE TROU DE LA FÉE ouvert jusqu'en septembre tous les jours.Dolbeau LE FESTIVAL WESTERN de Dolbeau jusqu'au 20 juillet.Jonquière CENTRE NATIONAL D'EXPOSITION se poursuivant jusqu'au 15 juillet: exposition de peintures de Jean Dallaire de la collection du Musée d'art contemporain.Ouvert tous les jours de 14h00 à 17h00 et de 19h00 à 22h00.Se poursuivant jusqu'au 27 juillet: exposition de 30 sculpteurs régionaux.LOISIRS DE LA VILLE DE JON-OUIÈRE: jusqu'au 9 août, du lundi au vendredi de 13h30 à 16h00 et de 19h30 à 22h00, des activités pour adolescents au Centre Price de Kénogami.Ces activités sont artistiques, socio-culturelles, sportives et de plein air.La carte de membre est de $6.00 et il y aura des activités spéciales les fins de semaine.En outre, les loisirs organisent des activités multiples pour les enfants de 3 à 5 ans sous la responsabilité de moniteurs.C'est au Pavillon Saint-Mathias (secteur d'Arvida) et au Centre socio-récréatif Notre-Dame-de-Fatima que se dérouleront ces activités.C'est du lundi au vendredi jusqu'au 9 août et le coût est de $6.00 par enfant.Pour les explorateurs.Une série d'activités en musique, en arts plastiques, des excursions, des camps.Spectacle de clowns Spectacle de marionnettes Théâtre et animation pour enfants, adultes, personnes âgées Ateliers de marionnettes Ateliers de contes en liberté Ateliers de clowns Ateliers de maquillage Ateliers d'initiation au théâtre L'Atelier de théâtre le Frou-Frou de Chicoutimi Inc.418-549-8253 Ce, du lundi au vendredi à l'école Sainte-Marie de 8h45 à 11 hOO et à la polyvalente de Kénogami de 13h 15 à 15h45.Le coût est de $6.00 par individu pour les 6 à 13 ans.THÉÂTRE D'ÉTÉ DU MONT-JACOB, jusqu'en septembre: Allô! Allô! de Pierre Goulet.Représentation du mardi au samedi inclusivement.La pièce débute à 8h30 au Centre culturel de Jonquière.La Baie LE MUSÉE MGR DUFOUR: ouvert tous les jours de 9h00 à 17h00 et ce jusqu'au 30 octobre.Lac-à-la-Croix MUSÉE JULES-LAMY: de juin à début septembre, ouvert tous les jours de 9h00 à 12h00 et de 13h00 à 17h00 avec guide si désiré.Métabetchouan CAMP MUSICAL DU LAC-SAINT-JEAN jusqu'au début août, le camp est ouvert tous les jours.Visite du site et vue magnifique sur le lac.Notre-Dame-de-la-Dorée Jusqu'en septembre, visitez le Moulin des pionniers.C'est ouvert tous les jours.Péribonka Jusqu'en septembre, visitez le Musée Maria-Chapdelaine.Ouvert tous les jours.Sainte-Jeanne-d'Arc Jusqu'en septembre, le Moulin hydraulique est ouvert tous les jours.Val-Jalbert Animation socio-culturelle et artisans travaillant sur place.Il y aura une exposition de peintures au Vieux • moulin et une exposition de photos à l'ancienne boucherie.Ces activités se poursuivront jusqu a la mi-août.Dimanche 20 juillet Petit-Saguenay Festival du Petit-Saguenay se poursuivant jusqu'au 29 juillet.Lundi 21 juillet Chicoutimi LE BAR LABRECQUE présente le film "Rocky" avec Sylvester Stallone.A 20h30, les 22 et 23 juillet également.Roberval Huitaine de gaieté.C'est un festival se terminant le 27 juillet.Dimanche 27 juillet Roberval La Traversée internationale du lac Saint-Jean.Lundi 28 juillet Chicoutimi LE BAR LABRECOUE présente le film "Yellow Submarine" avec les Beatles.A 8h30.Les 29 et 30 juillet également.Roberval A 13h30, au Centre de loisirs de Roberval: "Les Casteliers", troupe de marionnettistes présentant "Wigwam".Les semaines du 7, 14 et 28 juillet et la semaine du 4 août, les loisirs organisent des ateliers de création en céramique et en papier.Dimanche 3 août Chicoutimi Les trois gentils petits loups et le grand méchant cochon.Représentation à la Vieille Pulperie à 13h00.Jonquière CENTRE NATIONAL D'EXPOSITION: se terminant le 31 août, une exposition regroupant une à deux oeuvres des membres de l'Association des créateurs en arts visuels.Révolution automatiste, collection de peintures du Musée d'art contemporain.Sérigraphies hyperréalistes d'Adrienne Bouchard.Mistassini Festival du bleuet se terminant le 10 août.Lundi 4 août Chicoutimi LE BAR LABRECOUE présente un film de J.Lee Thomtson intitulé "La réincarnation de Peter Proud" avec Michel Sarrazin.Les 5 et 6 août également.A compter de 8h30.Lundi 11 août Chicoutimi LE BAR LABRECOUE présente un film de Woody Allen intitulé "Le prêtre-nom".A 8h30.Aussi mardi et mercredi les 12 et 13 août.Jeudi 14 août Albanel Festival de la gourgane se terminant le 17 août.Vendredi 15 août Jonquière Se poursuivant jusqu'au 24 août, le FOCUS Festival sons et couleurs nord-américain.Du 15 au 20 août, il y aura des manifestations socio-culturelles à la Place Nikitoutagan.Lundi 18 août Chicoutimi LE BAR LABRECQUE présente "Soeurs de sang" de Brian de Palma.A 8h30.Les 19 et 20 août également.Jeudi 21 août Jonquière Championnat de tambours et clairons du Québec.Jusqu'au 23 août.Vendredi 22 août Jonquière Championnat de tambours et clairons du Canada.Jusqu'au 24 août.Samedi 23 août Chicoutimi Dimanche 31 août Notre-Dame-de-la-Dorée Les Six heures d'Alexis le Trotteur.ANNUEL Chibougamau CENTRE D'ACCUEIL AMÉRINDIEN.Ouvert tous les jours.Chicoutimi MAISON ARTHUR VILLENEUVE.Visite de la maison du peintre sur rendez-vous.Dolbeau CENTRE ASTRO-DOLBEAU: Pavillon des sciences naturelles.Julac Inc., visite de l'usine de fabrication des vins et apéritifs du bleuet et de la Cuvée Val-Jalbert.Ouvert du lundi au vendredi.Hébertville-Station MUSÉE DE LA FAUNE QUÉBÉ- LA CORPORATION DES MÉTIERS D'ART AURA DES KIOSQUES DE VENTE DANS LES FESTIVALS SUIVANTS: Festival western de Dolbeau, Huitaine de gaieté de Roberval, Festival du bleuet de Mistassini, Festival de la gourgane d'Albanel, Festival de la patate de Saint-Ambroise.La Corporation aura une boutique à l'entrée du Village de Val-Jalbert.A cet endroit, les artisans travailleront sur place et il y aura de l'animation.Le Musée du Québec SALLE A, REZ-DE-CHAUSSÉE, pièces de céramique de la collection Davis et Thomas.Jusqu'au 1er septembre CORRIDOR, pièces d'orfèvrerie de la collection permanente du Musée du Québec.et 4: exposition permanente d'art contemporain, peintures et sculptures.Jusqu'au 2 novembre.LA GALERIE L'ANSE-AUX-BARQUES, à la Place Royale: LES TAPISSERIES DE PIERRE MONDOU, à Sherbrooke.Jusqu'au 10 août.LES PHOTOGRAPHIES DE STÉPHAN KOVACS, de Montréal.Du 13 août au 14 septembre.Le Musée d’art contemporain EXPOSITION PERMANENTE DU MUSÉE.Jusqu'au 3 août.L'ENFANT ET LA VIE URBAINE.Concours de photographies organisé par le Musée et la Fondation pour l'enfance exceptionnelle.Jusqu'au 3 août.LES OEUVRES DE LUCIE LAPORTE.Jusqu'au 3 août.VÉCU/I HAVE LIVED.Une exposi- Le Musée du Saguenay-Lac-Saint-Jean présente l'exposition "Le Saguenay".Jusqu'au 28 octobre.Lundi 25 août Chicoutimi LE BAR LABRECQUE présente le film "Hair".A 8h30.Les 26 et 27 août également.COISE.Ouvert tous les jours de 9h00 à 20h00.Pointe-Bleue LE MUSÉE AMÉRINDIEN.Ouvert tous les jours.Sainte-Rose-du-Nord MUSÉE DE LA NATURE.Ouvert tous les jours.Jusqu'au 1er mars 1981 SALLE 1 : exposition permanente d'art ancien, sculpture.Jusqu'au 2 novembre.SALLE 2: analyse scientifique des oeuvres d'art.Exposition organisée en collaboration avec le Laboratoire de recherche des musées de France.Jusqu'au 10 août.SALLES 3 tion itinérante de l'Office national du film.Du 31 juillet au 7 septembre.LA SCULPTURE AU QUÉBEC, 1970-1980.Du 7 août au 7 septembre.LES OEUVRES DE LOUISETTE GAUTHIER-MITCHELL.Du 7 août au 14 septembre.Mercredi 27 août Saint-Ambroise Le Festival de la patate.Jusqu'au 31 août.Vendredi 29 août Normandin Le Festival du blé-d'inde.Jusqu'au 31 août.Notez que nous avons omis volontairement (et non par manque de temps comme vous auriez eu raison de le penser) de donner la programmation de la maison de l’Arche et de la Place Nikitoutagan à Jonquière, du Bar Culbute à Alma, du Centre socio- culturel de Chicoutimi, de la Fête de la chanson, du Symposium et de la Vieille pulperie.Ce parce que vous pouvez les retrouver intégralement dans la revue d’information publiée par l’Arche, Sagamie.xx Boutique d’artisanat £e& Mxdm Agifaô Articles entièrement fabriqués à la main Possibilité de commandes spéciales 272, St-Dominique, Jonquière, Qué.Tél.: 547-3500 BOUTIQUE noiweMe Aou/ujue 'vêfomvnù
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