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Titre :
Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse
Éditeur :
  • Montréal :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
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Références

Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1958-06, Collections de BAnQ.

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' .- "^9fÊÊÊSÊÊÊ H »ig ^ 1ol)nw6 baptr (F 10bcmënplui5 ÆçptrïmwnTtiij lo Ironie rôt T>ig iP pffnnpoutiÿî iq pflub.cf [r Ifi 9 chands, missionnaires, ambassadeurs sont en général gens curieux, ne serait-ce, pour certains, que par devoir d'état ! Lors des recherches sur l'influence de l'esthétique orientale aux XII-XIIIe siècles, notre attention fut mise en éveil, il y a quelques années, par deux voyageurs extraordinaires qui n'étaient peut-être pas étrangers à l'introduction de techniques nouvelles en Europe.Il s'agissait de deux franciscains : Jean du Plan Carpin et Guillaume de Rubrück, tous deux ambassadeurs, l'un du Pape, l'autre du roi saint Louis.Le premier prit la route le 22 juillet 1245 alors que l'Europe avait failli périr, quelques années plus tôt, sous les coups des Tartares ; il parvint à Karakhoroum le 22 juillet 1246, assista au couronnement du nouveau Grand Khan Guyk le 12 août 1246, revint en Occident au cours de 1247, chargé de « moult secrets » et regagna son couvent aux environs de Lyon, après quelques jours passés à Rome.Lyon, soulignons-le, est à moins de 30 milles des portes de la Bourgogne .L'autre voyageur, Guillaume de Rubrück, fut délégué par saint Louis, alors que celui-ci guerroyait en Terre Sainte ; il s'agissait de transmettre à un certain Sar-tach, prince Tartare, présumé converti au catholicisme, les félicitations du roi.Deux cordeliers furent adjoints au missionnaire ; ils quittèrent la Palestine en mai 1252.Sartach reçut courtoisement les envoyés, les assura qu'il n'était pas catholique et ne voulait pas le devenir ; que de temps à autre des religieux traversaient ses terres ; que seul le Grand Khan pouvait les autoriser à prêcher ; que celui-ci se trouvait « aux environs du soixantième degré de latitude ».Les trois moines entrèrent dans la capitale mongole le 5 avril 1254, virent le grand Khan Mongka qui les renvoya chargés de quelques présents pour leur maître.Ils étaient de retour en Europe fin 1254.Si ces dates sont exactes, elles prouvent que les relations n'étaient pas aussi longues à l'époque, et les voyageurs aussi rares, qu'on se l'imagine généralement.Jusqu'à preuve du contraire et en l'absence de documents probants, l'ensemble des faits exposés plus haut renforce notre con- viction : l'imprimerie, au sens large du mot, est une technique Extrême-Orientale.L'idée de composition elle-même a sans doute été transmise par les mêmes voies que l'impression tabellaire.Il resterait à l'Europe la géniale adaptation à cette technique de la presse du vigneron rhénan.S'il existe des « archives franciscaines », et si celles-ci sont ac- 1) cf.Revue Technique, Avril 1958.2) Membre de l’Institut de France, ex-conservateur du cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale de Paris, H.Bouchot a écrit de nombreux et excellents ouvrages sur le livre et la gravure.Ses travaux, malheureusement, sont souvent entachés d’un étroit nationalisme.Il est mort en 1906.3) Le bois gravé en France jusqu’à la fin du XIXe siècle.Editions "Tel” ; Paris 1944.4) D’après certains bibliographes allemands, ce bois ne serait qu’une réplique d’une oeuvre plus ancienne de quelques années.5) A titre indicatif, voici une partie du texte de Cennini se rapportant à l’« impression à la planche » : « Prends une table de noyer ou de poirier, pourvu que ce soit du bois bien fort et qui ait à peu près la dimension d’une pierre cuite ou brique.Cette tablette une fois dessinée sera creusée de l’épaisseur d’une bonne corde.Tu pourras sur elle dessiner des feuilles et des animaux.Fais que ce soit dessiné et coupé de telle façon que les quatre faces viennent se rencontrer et forment une oeuvre complète et liée.Cette forme devra avoir un manche de manière à pouvoir la soulever et la mettre sur l’autre face qui n’est pas encore entaillée.Quand tu auras travaillé, mets un gant sur ta main gauche et auparavant broie du noir de sarment de vigne très fin avec de l’eau, sèche-le parfaitement au soleil ou au feu, puis de nouveau broie-le à sec et mélange-le avec du vernis liquide autant qu’il en faut.Avec une spatule prends cessibles, il serait curieux de rechercher systématiquement quels sont les religieux qui firent le voyage, quelles étaient leurs aptitudes, et surtout, déceler le couvent où, au retour, ils se retirèrent.Est-il plus magnifique sujet de thèse pour l'Histoire de l'imprimerie que retrouver son berceau véritable ?ce noir, étends-le sur la paume de la main, c’est-à-dire sur le gant.Ainsi tu vas l’étendant sur la planche taillée d’une belle façon pour que l’entaille ne se remplisse pas.Commence et mets-la bien placée sous l’étoffe tendue, prends de la main droite une écuelle en bois et frotte fortement avec le fond, sur la forme, tout l’espace qu’occupe la planche taillée .» etc .6) Rappelons simplement qu’en Egypte, à une date encore incertaine, entre 900 et 1350, on imprimait par xylographie des versets du Coran et des figures magiques, celles-ci ornant parfois ceux-là, qui servaient de talisman.7) cf.La description du Monde.Chap.XCVII ; CXXXI ; etc.L’auteur de ce célèbre ouvrage naquit en 1254 ou 1255, à Venise, où il mourut en 1324.Il appartenait à une famille de riches marchands.Son père, et le frère de celui-ci, étaient partis de Constantinople, en 1260, pour aller vendre des bijoux au « Souverain de la Horde d’Or ».Deux ans plus tard on les trouve à Pékin, à la Cour de Khoubilai.Ils quittent la Chine en 1266, chargés par l’empereur de demander au Pape l’envoi de « 100 docteurs, savants dans les sept arts ».Ils touchent Saint-Jean d’Acre en avril 1269 et arrivent à Rome deux mois plus tard.Nicolo repart pour la Chine fin 1271, cette fois avec son fils, Marco, l’auteur de l’ouvrage sus-mentionné.Ils s’arrêtent à Tuen-Huang, — là où l’on a trouvé il y a une cinquantaine d’années quantité d’ouvrages xylographies (cf.Revue Technique avril 1958),— et séjournent 25 ans à la cour de l’empereur qui leur confie NOTES ET BIBLIOGRAPHIE 10 de multiples missions.Lors de leurs déplacements ils rencontrèrent de nombreux marchands italiens, syriens, persans ; des savants, des lettrés, des hauts-fonctionnaires et même des prêtres catholiques.C’est toutes ces aventures que Marco Polo raconte dans son ouvrage, inépuisable source de renseignements les plus divers.C’est aussi la preuve que les relations commerciales et cul-v* turelles, sans être étroites évi- demment, n’en étaient pas moins suivies.8) cf.Jacques Le Goff in « Marchands et Banquiers du Moyen Age ».Presses Universitaires.Paris 1956.9) Le premier sujet profa?ie « Les neuf Preux », en 3 feuillets, est postérieur à 1450.10) Emile Dacier signale notamment une « image de confrérie », qui, entre 1450 et 1550, fut tirée à un demi million d’exemplaires dont il ne reste que 3 spécimens connus.11) Le peintre-graveur.Leipzig 1860-1864.™ 12) Etymologiquement, en grec, le phylactère est un antidote ; une amulette.Dans la pratique du culte judaïque c’est une petite bande en parchemin sur laquelle est inscrite 'té.un passage du Talmud et que les juifs s’attachent au front et sur le bras.A partir du moyen âge on donne le nom de phylactères aux banderoles à inscriptions qui ornent certains monuments et plus spécialement des dessins.L’usage s’en est perpétué dans nos modernes « comics ».13) Nous avons justifié cette orthographe, sans toutefois prétendre avoir raison, dans la Revue Technique de février 1958.14) A.J.Delem in « Histoire de la gravure dans les anciens jl Pays-Bas», Bruxelles 1924; C.Dodgson in « Woodcuts and Metalcuts in the fifteenth Century », Londres 1914; J.D.Passavant, opus.cit.; F.Thi-baudeau, P.A.Lemoisne sont de cet avis et même H.Bouchot, le plus farouche adversaire de Laurent Coster.15) Cité par Thibaudeau in «La lettre d’imprimerie », Paris 1922.16) Histoire du Livre, Presses Universitaires.Paris 1954.Ci-contre : une des illustrations (très réduite) extraite de 1’ « Ars Moriendi ».Ce type d’illustration fut repris dans les éditions en français mais les figures furent inversées.Ci-dessous : spécimen d’une page de texte de V « Ars Moriendi » en cursive gothique gravée sur bois.Imitation parfaite de l’écriture manuscrite de l’époque avec sa lettrine et ses abréviations conventionnelles, cette page donne la mesure de la maîtrise des graveurs de ce temps.mnnmmmm \ .in%raw,/în£H« rDtm&frrnias ,, ^ ofotno qtum fcfàcms UcfctnM làiqmaityta ctfonridàüijpctm ftcsquctfiït - * ^ — * -« ^ ^-'f .- * L SX .U1'*.- ^ .*/* /* füiffoMicccnrt i mTafr tvftixfrtxajh autntHj aiviôs h î anl ace &epifyiélatt Ornai# fnl ni te rotVrTfcmimfc^ut coaiffi* tiutyiaMxtabitiiWjput in crt ai igii ftrti^pUt^pccm ^ .vi teitwiîmitimetwbiQt tfmctts quojtm aî> cdiu ttuq?c Tclm q caa q.q uft-P ecintfl il 4 cJ-~L ^nJustri 886,000 actionnaires LE SAVANT ANGLAIS, SIR HENRY BESSEMER, INVENTA LE PROCEDE MODERNE DE LA FABRICATION DE L’ACIER, PRESQUE EN MEME TEMPS QUE LE SAVANT AMERICAIN WILLIAM KELLY.LE SAVANT WILLIAM KELLY, DES ETATS-UNIS, FUT LE PREMIER A OBTENIR SES DROITS DE PRODUIRE DE L’ACIER, EN RAISON DE LA “PRIORITE DE SON INVENTION".L’ACIER EST A LA BASE D’UN SIECLE DE PROGRES ES Etats-Unis ont grandi avec l’acier ; il est à la base d’un siècle de progrès national.L’acier traverse tout le pays avec les rails ; il se dresse vers l’espace dans les gratte-ciel, s’étend le long des grands boulevards et franchit les airs.Il permet aux gens de se rendre là où ils le désirent, décourage les agresseurs les plus violents, sauve des vies humaines entre les mains expertes du chirurgien.Tout produit que l’homme utilise est fait d’acier ou par des machines d’acier.C’est le métal le moins les plus grandes facilités de lancer leur produit sur le marché.Vastes développements Cette innovation technique devait déclencher les plus vastes développements dans l’histoire de l’homme.Jusqu’à ce temps-là, les Américains qui vivaient librement au point de vue politique, se trouvaient encore dans le même âge de fer que l’on retrouvait en Egypte dès l’an 800 avant Jésus-Christ.Vers 1857, la plupart des Américains étaient établis coûteux et le plus pratique que l’homme puisse employer.Il est même devenu impossible aujourd’hui de concevoir un monde sans acier.Pourtant, l’âge moderne de l’acier n’a débuté sur des fermes.L’exploitation des mines et la fabrication du fer étaient fort laborieuses.On ne parvenait à fabriquer de l’acier qu’en de petites quantités, au prix de grandes difficultés et d’un coût très qu’il y a 100 ans.De fait, entre le mois d avril élevé.1856 et la fin de 1857, il se produisit un événement Le charbon constituait alors un nouveau luxe.qui devait transformer la face du monde.Des brevets d’invention étaient alors accordés à deux savants : Henry Bessemer, en Angleterre, et William Kelly, en Amérique.Travaillant indépendamment à des milliers de milles de distance, ces deux hommes annoncèrent la découverte, presque simultanée, d’un procédé pneumatique servant à fabriquer de l’acier en grandes quantités, rapidement et à peu de frais.Bien que Kelly fût déclaré premier détenteur des droits de fabrication aux Etats-Unis, en vertu de la priorité de son invention, les brevets de son rival furent finalement fusionnés aux siens.Mais le procédé révolutionnaire continua de porter le nom de Bessemer parce que lui et ses associés possédaient 12 Les usines étaient encore rudimentaires et actionnées par l’eau.En hiver, la chaleur était rare ; la lumière était faible et prendre son bain était fort difficile.Les chemins de fer étaient primitifs et les communications lentes.Toutefois, en les comparant à d’autres peuples, les Américains connaissaient une prospérité croissante, sans impôt sur le revenu.La fabrication abondante, rapide et peu dispendieuse de l’acier allait subitement accélérer le rythme de la vie en Améi'ique.Les rails d’acier étendirent bientôt leur vaste réseau à travers tout le pays, ouvrant des voies vitales au commerce et au progrès, tandis que la jeune industrie américaine allait bientôt connaître une immense expansion. ' ?> ,^555.; nvan VOICI UN LAMINOIR MODERNE SERVANT A LA FABRICATION DES MINCES FEUILLES D'ACIER PREPARE EN ROULEAUX.dépassait de beaucoup celle du procédé Bessemer.Les fours électriques, introduits en 1906, servirent à fabriquer de l’acier de qualité spéciale, requis pour les machines de précision et les outils de l’industrie moderne.Aujourd’hui, 89% de l’acier est fabriqué dans des fours ouverts, 8% dans des fours électriques et 3% dans des appareils Bessemer.A l’heure actuelle, quelque 85 compagnies fabriquent des lingots d’acier dans des usines réparties dans 119 municipalités de 28 Etats américains.De plus, quelque 255 compagnies produisent de l’acier fini pour les besoins de la nation.Depuis la dernière guerre mondiale, ces compagnies ont augmenté leur capacité de 45% pour atteindre une production totale annuelle de 133 millions de tonnes d’acier.Elles sont présentement lancées dans le plus vaste programme d’expansion depuis les 100 ans de l’histoire de l’acier.Aujourd’hui, il faut plus de 650,000 ouvriers pour assurer le fonctionnement de cette vaste industrie.Leur salaire annuel se chiffre à 4 milliards de 13 dollars et le travail de l’acier est deux fois plus sûr que tout autre dans l’industrie en général.Gigantesque capital De nos jours, l’industrie de l’acier est la propriété de 886,000 actionnaires, ce qui représente une mise de fonds de plus de 10 milliards de dol-lards.Mais ce gigantesque capital s’accroîtra encore davantage, car l’augmentation de la population exigera aussi une quantité encore plus considérable des produits de l’acier et des machines faites d’acier.Partout, aux Etats-Unis, on a besoin d’écoles, de collèges, d’hôpitaux, d’églises.Il faut démolir les taudis, ériger des maisons modernes, des entrepôts, des centres d’achats et des usines.De nouvelles qualités spéciales d’acier sont également requises pour les recherches atomiques, les fusées téléguidées et autres besoins de la technique moderne en constante évolution.Après avoir connu 100 ans de progrès, l’industrie américaine de l’acier est maintenant prête à entreprendre un second siècle de réalisations encore plus vastes.CETTE SCENE EST CELLE DE LA COULEE DE L’ACIER EN FUSION, DANS UN FOUR OUVERT D'UNE GRANDE USINE MODERNE. ^&rr.2!S Nombre de découvertes et d’autres inventions n’attendaient que l’arrivée de l’acier pour se transformer en applications pratiques.C’est ainsi que les premiers rails d’acier sortis des usines de Chicago, en 1865, devaient servir de prototypes aux gigantesques structures d’acier qui allaient faciliter la construction des usines modernes, des écoles, des gratte-ciel et des ponts.De plus, les laminoirs mis au point en 1869 rendirent possible la fabrication des longs fils d’acier pour le télégraphe et le téléphone, les clôtures des fermes et les ponts suspendus.Les élégantes portèrent même alors des jupes arrondies par une fine structure d’acier.Les tuyaux d’acier sans soudure, fabriqués pour la première fois en 1895, à Elwood City, Penn., répondirent aussitôt à la demande des manufacturiers de bicyclettes, favorisèrent les nouvelles industries de l’huile et du gaz, et permirent de multiples applications dans l’industrie en général.CETTE PEINTURE EXTRAITE DE LA REVUE A PRODUCTION CONTINUE QUI FUT EN Premières usines Les premiers laminoirs pour la fabrication continue des plaques d’acier furent mis en opération en 1924, à Ashland, Kentucky.Bien peu de gens songèrent alors à l’emploi de ces plaques d’acier pour la fabrication des automobiles et des accessoires modernes.Mais les turbines d’acier allaient donner un nouvel élan à l’industrie lourde.Un nombre considérable de machines en acier commençaient à accroître la production et à améliorer les standards de vie dans les villes et dans les campagnes.En 1870, la production de l’acier aux Etats-Unis équivalait à moins du tiers de celle de l’Angleterre et à environ la moitié de celle de l’Allemagne.Mais, 20 ans plus tard, l’Amérique était devenue le plus grand pays producteur d’acier dans le monde, rang qu’elle détient encore aujourd’hui.En cette même année, les fours ouverts servant à fabriquer l’acier avaient apporté une plus grande flexibilité à l’industrie et, en 1908, leur production “STEELWAYS” FAIT VOIR LE PREMIER LAMINOIR OPERATION EN 1923, A ASHLAND, KENTUCKY. The Earth’s two permanently cold areas, the Arctic and the Antarctic, and its steamy hot tropical zone, plus three chains of Pole-to-Pole stations, will come in for particularly concentrated studies during the International Geophysical Year.The IGY is an 18-month check-up on the World’s land, air and seas.THE FRIGID ENDS OF EARTH By ANN EWING THE EARTH’S two permanently cold areas, the Arctic and the Antarctic, and its steamy hot tropical zone, plus three chains of pole-to-pole stations, will come in for particularly concentrated studies during the International Geophysical Year.The IGY is the world’s most ex-pensive experiment, an 18-month probe of the earth’s land, air and seas by thousands of scientists from 70 nations.The effort is not only concentrated within 18 months and in certain days or series of days during that time, it is also 4 concentrated in these six selected locations.The studies being made at almost all IGY stations include most of these 12 fields : world weather, the earth’s magnetism, the aurora, the ionosphere, the sun, cosmic rays, glaciers, the oceans, earthquakes, gravity, latitude and longitude determinations, and rockets and satellites.In these fields, there are certain observations that can be made only in the polar regions.Although the Arctic was the focal point of the % two previous international looks at the earth, more will be known about the Antarctic by the end of IGY than is now known about the Arctic.The white continent covering an area larger than the United States and Canada combined, will not ever again be without permanent inhabitants, penguins excepted.Parts of it yet unseen will be flown over and mapped.Some idea of its untapped resources will be gained.One British Commonwealth team will walk across its icy wastes.One kind of observation that can be made continuously only near polar regions is of auroras.The so-called northern lights also occur in a zone around the South Pole, where they are known as the southern lights.Both auroras will be seen from regions much closer to the equator during times when solar activity is high.The IGY period was chosen because the sun is now about at a peak in its 11-year cycle of sunspot activity.One fact scientists would like to determine is whether auroras occur at exactly the same time in both the Northern and Southern Hemispheres.By using the earth’s magnetic field as a giant lens, the simultaneous appearance of auroras near both poles will either be shown or disproved during the next several months.Because the lines of force of the earth’s magnetic field are perpendicular to the earth’s surface at the magnetic poles, more cosmic rays reach ground there than anywhere else.Thus observations from the 64 stations set up by 12 nations in the Antarctic and sub-Antarctic will show a greater variety of cosmic ray bombardments than can be recorded elsewhere.The Arctic is known to be, and the Antarctic is believed to be, a breeding place for the world’s weather.The U.S.is responsible for handling weather information from the South Pole area for all nations.Indicative of international cooperation in IGY is the presence at the Little America weather central station of a Russian meteorologist as well as one from the Argentine.A U.S.meteorologist is working with the Russians at the Mirny base, one of three being established by the U.S.S.R.Both the U.S.and Russia are establishing geophysical stations deep within the continent’s interior over an extended period for the first time.At Little America, daily weather forecasts are made based on information received from all permanent installations and many field parties, than -relayed back by radio.These daily weather maps, when consolidated with the world-wide ones, will for the first time allow scientists to study the effects of Antarctica’s perpetually cold admass on atmospheric circulation both north and south of the equator.The Arctic will also be mapped in all of these 12 fields.Unique studies will be made from two floating ice islands manned by U.S.personnel and others manned by the Russians.These islands drift slowly with the quixotic Arctic circulation.Studies made from all of them will help to determine whether the Arctic water is an ocean, like the Atlantic, or a sea, like the Mediterranean.The IGY observations will also show the trends of long-term weather, indicating whether the Arctic is actually warming up or 15 not.There have been indications that in about 50 years, the Arctic may become navigable, at least in the summer time.Helpful in these studies of a world wide warming up will be the observations taken from some 18 stations involved in the U.S.equatorial Pacific program.These are centered principally in the Hawaiian Islands, in the Line Islands near both the geographic and geomagnetic equator, and in the Marianas and the Carolines.At these often lonely Pacific islands, all of the observations to be made will come from the outlined fields of 12.Altogether in the Pacific, in cooperation with other countries, the U.S.is involved in 40 stations.Although the IGY is concentrated within 18 months, there is a further concentration of time : certain special days or series of days are set aside for increased observa- tions.Many of these are already designed, others are to he called under specific conditions.The four varieties are : 1) Regular world days, of which the first occured on July 4.These consist of two consecutive days at new moon and others when the moon is near the quarter phase, and at times of expected prominent meteor showers.2) Alerts, issued by the National Bureau of Standards radio forecasting center at Fort Belvoir, Va., after consultation with specialists in other countries.These are issued when there is an unusually active region on the solar dick indicating a high probability of ensuing solar flares and geomagnetic disturbances.3) The alert will also serve as notice to scientists that a special world interval may be called in a few days.These are called when there is a strong possibility that a significant geomagnetic disturbance will begin within 24 hours after the interval’s start.4) World meteorological intervals.These are series of ten consecutive days each three months including the solstice and equinox days and three regular world days.Increased attention will be given to upper air soundings at these times, and almost all the scheduled rocket launchings fall within these intervals.Programs in ionospheric physics, geomagnetism, solar activity, cosmic rays and aurora will be intensified during all of these four kinds of clays or intervals.Some special cosmic ray balloon flights and rocket launchings, ready on a standby basis, will be made when the warning agency broadcasts that the special conditions are occurring.CREVASSE DETECTOR.FOR SPOTTING THE HIDDEN CHASMS THAT MAKE TRAVEL IN ANTARCTICA OR ANY GLACIAL REGION ALWAYS PERILOUS, SOMETIMES FATAL, SCIENTISTS HAVE DEVELOPED THIS ELECTRONIC CREVASSE DETECTOR. par PHILIPPE LA FERRIERE, directeur technique de la Bibliothèque St-Sulpice, secrétaire de la Société historique de Montréal 'KŒMîe'des S LA CLOCHE RUSSE OFFERTE A LA FRANCE PAR S.M.LE CZAR NICOLAS II D'APRES UN DESSIN PARU SUR UN PROGRAMME DE L'EPOQUE.CORNEVILLE se trouve en Normandie, sur la route de Paris au Havre, en passant par Evreux et Pont-Audemer; la localité voisine se nomme La Fer-rière-sur-Risle.Cette dernière possède le beau château de Thevray (1489) et une église gothique renfermant un rétable de la Renaissance, tandis qu’à Corneville-sur-Risle, souvent appelé Corneville-les-Cloches depuis la célèbre opérette de Planquette, on peut admirer les restes du château d’Origny, d’anciennes enceintes et les ruines d’une abbaye augustine fondée en 1145 et détruite par les Anglais en 1449 (1).Cette abbaye fut fondée en 1143, à deux lieues au-dessus de Pont-Audemer, sur la Risèle, par Gelbron de Corneville, avec sa femme Mathilde.Le pieux fon-^ dateur la soumit d’abord comme prieuré à l’abbaye de Saint-Vincent-au-Bois; sa basilique fut consacrée en l’an 1147 par Hugues III, archevêque de Rouen, puis érigée en abbaye peu de temps après.En 1159, elle fut occupée par des chanoines réguliers de la congrégation de France (2).Dans le numéro d’avril de Technique pour tous, nous avons rappelé brièvement le sac de cette abbaye par les Anglais, lors de la libération de la Normandie en 1449, et la légende des cloches de Corneville.Mais il existe une autre version de cette légende, celle-ci détaillée et d’autant plus intéressante et savoureuse que le style rappelle une époque depuis longtemps révolue.En guise de préambule à cette légende, soulignons que deux Parisiens, Charles Gabet et Louis-François Nicolaie, dit Clairville, venus en villégiature à Hon-fleur, remontèrent la Risle, un été, ayant pour guide le curieux livre d’Amélie Bousquet, la Normandie Légendaire.Les deux librettistes y trouvèrent la jolie légende que voici: LA LEGENDE C’était le temps de la Guerre de Cent ans.Le pays normand envahi, pillé, de Pont-Audemer les Anglais menaçaient le village de Corneville, du Grand fief de la Maison de Grenthe et d’Harcourt.A l’Abbaye de Corneville, un moine, en secret, réunit les patriotes: l’Anglais, leur dit-il, va prendre les belles cloches de notre carillon, que l’on peut écouter de tout le pays normand.Il les emportera dans son île, pour en faire de ces diaboliques bombardes, plus fortes que la bravoure de nos chevaliers de France.Laisserons-nous faire l’Anglais ?Non ! s’écrièrent les patriotes Cornevillois.Et, par une nuit noire, les cloches, secrètement décrochées, furent chargées sur une barque et chavirées dans la Risle.Puis, l’invasion anglaise repassa la mer.Mais les cloches ?Personne n’en savait plus rien.Le moine et ses confidents, depuis près d’un siècle, dormaient avec leur secret, au cimetière, ou sous la terre des champs de bataille.Et les Cornevillois de se lamenter: Qui nous rendra le beau carillon de nos pères ?Hélas ! Nos cloches sont prisonnières par-delà la mer, fondues en bombardes pour nous combattre ! Or, un soir, le jour de la fête de Sainte-Germaine, patronne de Corneville, voici qu’une musique merveilleuse, tout à coup, attire les gens du village vers la rivière.Oh ! miracle, c’étaient les cloches du carillon perdu, qui sonnaient à toute volée l’heureuse signature du traité de Brétigny (3), consacrant la Recouvrance du pais de Normandie.Tirées de la Risle, en triomphe raccrochées au clocher, les cloches, à travers les siècles, sonnèrent les heures de la vie heureuse, pour les fortunés habitants de la riante vallée .De la légende moyenâgeuse, les cloches de Corneville rentrées dans l’histoire furent, une dernière fois, descendues de leur clocher à l’heure de la Patrie en danger.Leur bronze séculaire, fondu en canons, alla faire, dit un chroniqueur du temps, le devoir des bonnes cloches de France, à la frontière du Rhin.Ce fut pendant la guerre de 1870.L’OPERETTE Telle est la touchante légende de patriotisme normand et français, dont le livret des Cloches de Corneville allait consacrer le souvenir lointain.Autour d’elles, une fable amusante dramatisa, dans le cadre agreste du petit village de la Risle, tout le pittoresque des moeurs traditionnelles.La musique de Planquette, avec un bonheur d’inspiration, en rendit tout le charme, exprimant à la fois le murmure des flots de la mer normande et les échos lointains des prouesses maritimes accomplies par les ancêtres.17 Ainsi l’opérette de Planquette fut à l’origine du Relèvement des Cloches de Corneville.Dès la première au théâtre des Folies-Dramatiques, à Paris (1877), l’opérette obtenait un succès retentissant.De Paris, l’enthousiasme gagna en même temps les cadets de Gascogne et les gars normands.De Bordeaux et de Rouen, les Cloches partirent à la conquête de l’Europe et de l’Amérique.De leur tour du monde, elles rapportèrent des millions aux auteurs, servant de tremplin aux artistes pour en faire des étoiles aux ciels des opérettes.Tandis qu’à Paris on jouait les Cloches pour la 2,000e fois, dans toutes les langues du monde et sous toutes les latitudes triomphaient les vaillantes petites cloches, voyageuses comme les ancêtres normands, faisant aimer partout Serpolette et Germaine, les grâces françaises et normandes.Les Cloches de Corneville reçurent partout un accueil sympathique.Jusqu’en Allemagne où le Kaiser préféra aux musiques de la Valkyrie, un jour de réception à la Cour, le jeune et vivant flonflon de la musique française.Et voici qu’un beau jour, dans le plus fort de l’engouement universel pour l’opéra de la légende normande, un Normand de haute lignée s’avisa .de quoi donc ?de ceci : Corneville, le Corneville des Cloches, le village de la fantaisie et de la légende, le pays riant de Germaine, de Serpolette, de Greni-cheux et d’Henri de Corneville, la patrie du carillon fameux, par lequel les Normands des deux mondes ont la joie de voir chanter la terre de la vieille Neus-trie (4), Corneville-sur-Risle n’a pour tout carillon qu une pauvre petite cloche, à son clocher séculaire ! L’auteur de cette étonnante découverte n’était autre que le marquis de la Rochethulon (5), descendant par sa mère des Grenthe et des d’Harcourt, les premiers seigneurs féodaux fondateurs de Corneville.Passionné de la tradition normande, fervent des souvenirs de la province maternelle, le marquis lança de par le monde la nouvelle de cette étrange ironie.Bravement, il releva le nom d’Henri de CorneviUe, partit en croisade, de la chanson normande, quêtant pour le carillon normand à rétablir au clocher du petit village.Aux quatre coins des deux mondes, de Rutsie, de Grèce, d’Algérie et aussi dans les vieilles provinces soeurs, en Savoie, en Auvergne — partout, ce fut un cri en toutes les langues : Corneville sans cloches ! Quel paradoxe ! A cette époque, le marquis de la Rochethulon cherchait à se rendre utile, à créer une oeuvre qui lui survivrait.C’est ainsi qu’entre beaucoup d’oeuvres de sentiment, il s’était mis à faire revivre les légendes du pays de sa mère qu’il avait perdue à l’âge de six mois.Dans son entourage, le marquis passait pour un esprit curieux, épris d’idéal et rempli de projets.C’était avant tout un poète que séduisaient les vieilles légendes, et il rêvait de reconstituer à Corneville le carillon des aïeux, y attirer les touristes comme à Ju-mièges ou à Tancarville.De plus, il songeait à venger la mort de son cousin, le marquis de Morès, ce héros d’El-Ouatia traîtreusement assassiné pour son excès de dévouement à la cause française en Algérie.Il projetait également d’élever un monument aux morts de Madagascar, d’écrire l’épopée des Crétois victimes des Turcs.Tel était le rêve de ce normand que caractérisait un esprit chevaleresque.Entre autres projets, le marquis de la Rochethulon allait se consacrer à l’un de ceux qu’avait le plus caressés son grand-père: restaurer le clocher et le carillon de la légende cornevilloise, au moyen de fêtes du souvenir avec, pour attraction, l’opéra-comique que lui-même devait interpréter.Il savait que la légende n’est parfois que de l’histoire poétisée; il estimait que le charme des contes populaires provient non seulement de la fiction qu’ils renferment, mais du profond et pur sentiment d’humanité qui s’en exhale.Si Ga-hert, Clairville et Planquette avaient su tirer de la lé- LE JOUR DU BAPTEME DES CLOCHES A CORNEVILLE-SUR-RISLE.j/it'j // 1•(- ’ V-/W» 6* 7% 'ifaHiir Jr ,é i : /i-s.Cô K jLéÙ*-f JL- ^5^— 18 gende cornevilloise un divertissement pour le peuple, le peuple voulait connaître l’origine, fantastique ou réelle, de cette légende, et dans cette origine, poétisée, surnaturalisée par l’imagination de nos aïeux, puiser un enseignement et une émotion.Et pour réaliser son rêve, ses moyens d’agir seul lui ayant été momentanément ravis, pour arriver à la somme nécessaire, le marquis fit appel à tous ceux et à toutes celles qui avaient au coeur l’amour de l’Epopée normande, de ses légendes et des beautés de la verte Normandie, ainsi que celles de l’harmonie des flots et des voix de la mer.Lors d'une représentation des Cloches de Corne-ville à Pont-Audemer, le marquis de la Rochethulon fit l’exposé de son oeuvre et rappela que si les anciennes cloches sonnaient aux malheurs de la Patrie, les nouvelles inaugureraient peut-être une ère de paix .(C’était, soit dit en passant, avant 1914).La légende de Corneville allait enfin prendre corps.Il existe dans la vallée, au milieu des lacets formés par la capricieuse Risle, une prairie dans laquelle on remarque des vallonnements circulaires qui semblent indiquer l’emplacement des douves d’un vieux manoir.Il est admis dans la contrée que le vieux château se dressait là, protégeant le pays contre les incursions ennemies par la rivière, et exerçant ses prérogatives féodales sur ce coin de terre.L’un des premiers, le Journal de Pont-Audemer salua la pieuse tentative du marquis de la Rochethulon: rendre à Corneville son clocher disparu dans les tempêtes qui bouleversèrent la France, et dans ce clocher, créer en souvenir de l’ancien carillon, endormi peut-être à jamais sous les flots de la Risle, un carillon nouveau, joyeux, sonnant l’espérance, et lançant dans les airs et l’espace le sursum corda de la régénération.L’idée du marquis fait son chemin et déjà on parle de nombreuses fêtes destinées à orner le modeste clocher de Corneville d’un joyeux carillon qui tintera les divers motifs de l’adorable opérette normande.La grande presse parisienne apporte le concours de sa publicité, et un comité du Réveil des Cloches est institué à Corneville-sur-Risle.D'autres comités sont formés, dont celui du Canada français.Le Courrier du Havre, tout en soulignant que le Canada témoigne les plus vives sympathies pour l’oeuvre des cloches normandes, publie un extrait de La Patrie de Montréal.Le petit village normand, dont Vopéra-comique de Planquette a si universellement popularisé le nom, est en train d’ajouter un nouveau fleuron à sa couronne.Grâce à quelques amis de l’art, épris de jolies légendes, les cloches de Corneville ne seront plus désormais une simple création de poète et d’artiste; elles vont devenir une belle et bonne réalité, ajoutant une intéressante page de plus à l’histoire pittoresque de notre chère Normandie.Elle est bien originale comme idée cette réalisation visible d’un rêve de l’imagination: mais elle porte bien le cachet de notre époque, qui semble manifester une tendance spéciale à extérioriser tout ce qu’il peut y avoir de tangible et de matériel au fond des choses les plus idéales.Cela exigeait des fonds naturellement.On a fait appel aux Normands et surtout aux Normandes, sans excepter leurs cousines du Canada.Or, les dames de Montréal se sont empressées, du moins un bon nombre d’entre elles, de s’associer à cette oeuvre toute de patriotisme et de poésie.Répondant à l’appel de La Vérité française, un comité canadien venait, en effet, d’être constitué en vue de recueillir des souscriptions pour l’achat d’une cloche qui serait ajoutée au carillon et porterait le nom La Canadienne.Lady Jetté, épouse du lieutenant-gouverneur d’alors, accepta la présidence d’honneur et Madame Raymond Préfontaine, dont le mari était maire de Montréal, fut nommée présidente.La mère de l’auteur de cet article occupa la vice-présidence de ce comité, dont la trésorière était Lady Forget et la secrétaire, Madame Wilfrid Mercier.Des représentations au profit de l'oeuvre ont lieu à Corneville même, ainsi qu’à Pont-Audemer.Puis, ce sera Honfleur, le Havre, Rouen, Evreux, la France entière qui souscrira, et l’Angleterre elle-même se rappellera, grâce à la caressante musique de Planquette, qu’elle est une branche détachée du robuste tronc normand.On jouera Les Cloches de Corneville à Londres et dans les principales villes des îles britanniques.Au théâtre de Honfleur, le 26 août 1899, sous le haut patronnage d’honneur de Charles Gabet, Robert Planquette, auteur des Cloches de Corneville, eut lieu une fête pour réveiller les merveilleux carillons de Corneville qui répondront aux sons de la cloche russe de Châtellerault (6) : Ils sonneront la paix, et la fraternité entre les peuples, affirme un journal du temps.Une causerie préface intitulée Ce qu’être Normand fut prononcée par Hugues Le Roux (7).Le programme de la fête portait cette dédicace: Hommage fraternel à la grande famille Scandinave (Norvège, Suède, Danemark, Russie (provinces B ait i que s), Angleterre, Amérique du Nord et Canada.D'autres fêtes semblables eurent lieu au cours de l’année 1899, dans le but de prélever des fonds, dont une à Rouen, au Grand Théâtre des Arts, cette fois pour remercier, écrivait le journal Le Gaulois, les dames normandes de Québec et de Montréal, qui ont si gracieusement répondu à l’appel du Gaulois en faveur de cette apothéose d’art français.Parmi l’assistance, on remarquait José-Maria de Hérédia, Henri Lavedan et Albert Sorel, de l’Académie française, Hugues Le Roux ainsi que le poète Jehan Soudan de Pierrefitte, qui fut un ami et condisciple de Guy de Maupassant.On cita également le nom du père de 1 auteur de cet article qui représentait, à cette occasion, le Canada français.N’était-il pas, grâce aux liens d'amitié qui le liaient au marquis de la Rochethulon, à l’origine même de la création du Comité canadien des cloches normandes ?Dès à présent, écrivait le Journal de Rouen, à l’automne 1899, le carillon de Corneville, qui comprendra dix cloches, est en voie d’exécution.Il sortira des fonderies célèbres des frères Paccard, à Annecy, les fondeurs de la Savoyarde (8).Chacune de ces cloches portera au-dessous de la devise: Gloire à la Normandie, les armoiries des anciens seigneurs de Corneville, comme celles des Familles d’Harcourt, de Gren-the, de la Rochethulon, et celles de Charles Gabert, l’auteur de l’opérette qui, paraît-il, descend des comtes de Vermandois.Ces cloches seront exposées à l’Exposition, au palais de la Métallurgie, en même temps que le grand carillon de trente-six cloches destinées à l’église Saint-Maurice de New-York.CONTRIBUTION CANADIENNE Comme nous l’avons déjà dit, le Canada français avait entendu l'appel de nos cousins de France et voici la réponse que recevait de Montréal le marquis de la Rochethulon : 0Z { i £&VÀ^/£- fifUA.£ _ %_ 6&c^*-r tf :
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