Le courrier du livre, 1 juillet 1899, Juillet
Vol.IV.July —1899 — Juillet IV o 30 LE COURRIER DU LIVRE CANADIANA : PUBLISHED MONTHLY j PUBLIE MENSUELLEMENT in > EN FRENCH AND ENGLISH ANGLAIS ET EN FRANÇAIS CANADIAN HISTORY, ARCHÆO- HISTOIRE, ARCHEOLOGIE, LOGY, BIBLIOGRAPHY, BIBLIOGRAPHIE, NUMISMATI-NUMISMATIC, PHILATELY j QUE, PHILATELIE ET GENE-AND GENEALOGY J ALOGIE CANADIENNES SUBSCRIPTION : ABONNEMENT : Canada & United States, Canada et JEtats - Unis, $2.00 per year \ $2.00 par année Postal Union.10 shillings s Union Postale.12 francs > Invariably payable in advance ) Invariablement payable d'avance QUÉBEC RAOUL RENAULT Directeur-propriétaire 1899 CMIOiTTIEîXjir) Per Year I $1.50.December Number! 25c.66 To save time is to lengthen life.” -V — - Contains in One Alphabet, Author, Title and Subject Indexes to Books of the Year The December number describes about 5,000 books, (15,000 entries), and is indispensable to any person interested in books.For complete information and sample pages send your name.Published by Morris & Wilson, Minneapolis, Minn.A VENDRE MIGUET, 22, QUAI D’ORLEANS, PARIS Relation de ce qui s’est passé en la Nouvelle-France, en l’année 1634, envoyée au R.P.provincial de la Cie de Jésus, en la province de France, par le P.Paul Le Jeune, de la même Compagnie Supérieur de la résidence de Kebec, P.S.Cra-moisy, 1635.Couv.vélin, exempl.complet, un peu fatigué.50 YEARS EXPERIENCE Trade Marks Designs Copyrights &c.Anyone sending a sketch and description may quickly ascertain our opinion free whether an invention is probably patentable.Communications strictly confidential.Handbook on Patents sent free.Oldest agency for securing patents.Patents taken through Munn & Co.receive special notice, without charge, in the Scientific American.A handsomely illustrated weekly.Largest cir.culation of any scientific Journal.Terms, $3 a year ; four months, $1.Sold by all newsdealers.MUNN & Co.36,B'“d“>' New York Branch Office.625 F St., Washington, D.C. mm GEORGE T.LANIGAR CANADIAN EXILE’S SONG awl From Canada afar And banished from his home Weeping thro’, stranger lands Did‘a lone exile roam.Pensive and sad one day, Down sitting by the sea, Unto the hurrying tide Beside him thus spake he : Oh ! if you see my land, Unhappy in its lot.Go, tell my friends, from me That I forget them not.Oh ! days so full of joy You are clouded o’er Alas for my own land That I shall see Nay, even when I die, Oh, my dear Canada, To you my faithful eye Shall its last homage pay, Un Canadien errant, Banni de ses foyers : Parcourait en pleurant Des pays étrangers.Un jour, triste et pensif, Assis au bord des flots, Au courant fugitif Il adressait ces mots Si tu vois mon pays, Mon pays malheureux, Va dire à mes amis Que je me souviens d’eux O jours si pleins d’appas Vous êtes disparus Et ma patrie, hélas Je ne la verrai plus.no more Non ! mais en expirant, 0 mon cher Canada, Mon regard languissant Vers toi se portera.Le Courrier du Livre, Vol.IV, No 39 90 LE COURRIER DU LIVRE The number of French-Canadians residing in the United States may be put at one million souls, if not more.There i& not probably an adult among them unaware of the existence-of a certain song called Le Canadien Errant.The wonderful popularity of the few lines merits a notice in Courrier du Livre.Here are the facts : Antoine Gérin-Lajoie had the singular good fortune of acquiring great celebrity in the Province of Quebec before leaving college.A tragedy and a song made him famous during the year 1842, and although he afterwards produced three or four works of much greater merit, his name is principally known as the author of Le Canadien Errant.It is merely an expression of home-sickness placed in the mouth of Canadians exiled to Australia after the insurrection of 1837-88.The tune adopted was already familiar to the whole population.In a short time the words were familiarly known to every individual.The years rolled on, and another class of “ exiles” formed itself amongst those emigrating to the United States, and the song followed them there.Sing that poetry in any place you wish on the face of the continent, and if a French-Canadian happens to stand within hearing distance (which is likely to be the case), he will come to you.The fascinating power of these common enough verses is-illustrated by a long series of anecdotes that have become popular in their turn, the song thus becoming for two millions and a half of French-Canadians now living: an outburst expressive of their longing for home.The best translation of it was made, in 1864, by George-T.Lanigan, a clever writer and a good scholar. LE COURRIER DU LIVRE 91 The French-Canadians possess such a large stock of songs —partly of their own creation and partly borrowed from France—that it is hardly possible for any group or nation of the same number to show such a.long list belonging to that class of literary productions.Of all of them, Le Canadien Errant is without a rival in its claim to popularity.Our portrait was taken by Notman January 29th, 1867, when Lanigan was hardly over twenty-one years old.Born 10th December, 1846, he died 5th February, 1886.His physical appearance, his face especially, are very true in the Notman photograph of 1867.I was acquainted with his family and saw the boy from the cradle to the tomb.The first strokes of his pen brought the attention of many people upon him.He was then eighteen years old.From this moment he surveyed the horizon and calculated that Canada, literary speaking, was a too small country for the exercise of his ability.He wrote for the New York papers—Wilke's Spirit, Porter's Spirit of the Time, The Western Journal, The Albion with marked success, and derived a fine income from his lines.His wouderful adaptability to all subjects caused a number of readers to believe that he was a man of long experience who had kept the fire of his younger days and wished to express his views with regard to current literature, for he had a way to combine old as well as recent material of thoughts so that nobody could tell where he found the whole of his observation.and he is now forgotten.BENJAMIN SULTE. 92 LE COURRIER DU LIVRE NOTES HISTORIQUES SUR SAINT-THOMAS DE MONTMAGNY A TRAVERS LES REGISTRES (1) “ Les dits Anglois, dit Champlain, s’estant ainsi saisi du païs, la veuve Hébert & son gendre ne pensant pas moins qu’à s’en retourner, se saisissant de leurs maisons & de leurs terres qui étoient ensemencées, ayant apparence d’une très belle récolte comme aussi les terres desdits Pères, ce qu’ils ne tirent, au contraire luy offrant toute assistance, que s’il vouloit demeurer en sa maison qu’il le pou voit faire aussi librement comme il avoit fait avec les François, luy permettant de faire cueillette de tous ses grains, en disposant comme il adviseroit bon estre, que pour le surplus de ce qui luy resteroit de ses.grains, qu’il le pourroit traiter avec les sauvages, & l’année suivante au temps que les vaisseaux retour-neroient s’il ne se trouvoit bien, il seroit en son option de demeurer ou s’en retourner, luy faisant valloir chaque castor marchand, quatre livres, qui luy seroient livrés à Londre.Tout cecy luy etoit grand advantage & plus qu’il ne pouvoit esperer : mais comme Louis étoit courtois, tenant tousjours du naturel François, & d’aymer la nation, bien que fils d’un Ecossois qui s’étoit marié, à Dieppe, il désiroit obliger en tant Reproduction interdite.Enregistré conformément à l’acte du Parlement en l’année mil huit cent quatre-vingt-dix-huit, par Raoul Renault, au bureau de l’Agriculture.(1) Pour ce qui a paru précédemment, voyez Le Courrier du Livre, vol.III, p.226, 251, 423 ; vol.IV, p.38. LE COURRIER DU LIVRE 93 qu’il pouvoit, ces familles & autres François à demeurer, aymant mieux leur conversation et entretien que celle des Anglois, à laquelle son humeur monstroit répugner — (Œuvres de Champlain, édition canadienne, p.1232-1233).Encouragés par les promesses de protection que leur faisait le général Kertk, et désireux de ne pas perdre en laissant leurs maisons et leurs terres, le fruit de plusieurs années de labeur, la veuve Louis Hébert et Guillaume Couillard, ainsi que plusieurs autres, consentirent à demeurer à Québec.“ Ces pauvres familles, dit Champlain, voyant la condition qu’on leur offroit de s’en retourner en France, après avoir employé quinze à seize ans de leur travail, pour tascher à s’oster de l’incommodité & nécessité qu’ils souffriroient sans doute en France, & estans chargez de femmes & enfans, ils se verraient contrains de mendier leur pain, chose à la vérité bien dure & considérable à ceux qui se mettront eu leur place”.—(Œuvres cle Champlain, édition canadienne, p.1233-1234).“ Des vingt habitants dont la présence est constatée de 1608 à 1628, cinq repassaient eu France, mais devaient revenir : Samuel de Champlain, Olivier le Tardif, Thierry Des-dames, Jean-Paul Godefroy et Robert Giffard.Hébert et Jonquest étaient décédés.Les treize qui restaient au Canada sont les suivants : Hicolas Marsolet, interprète, non encore marié ; Etienne Brulé, interprète, célibataire ; Guillaume Couillard, artisan et cultivateur ; Guillemette Hébert, sa femme; enfants: Louise, Marguerite, Louis ; Abraham Martin, pilote ; Marguerite Langlois, sa femme ; enfants : Anne, Eustaclie, Marguerite, Hélène ; Hicolas Pivert ; Marguerite Lesage, sa femme ; une nièce et un jeune homme ; Pierre Desportes ; Françoise Langlois, sa femme, et leur fille Hélène ; Jacques Hertel, interprète, resté chez les sauvages, non 94 LE COURRIER DU LIVRE encore marié ; Jean Hicolet, interprète, resté chez les Algonquins de l’Ottawa, non encore marié ; Adrien Duchesne, chirurgien; sa femme, de nom inconnu ; Jean Godefroy, interprète, resté chez les sauvages, non encore marié ; Thomas Godefroy, interprète, célibataire ; Guillaume Hubou, cultivateur, marié à Marie Rollet, veuve de Louis Hébert ; enfant : Guillaume Hébert ; François Marguerie, interprète, resté chez les sauvages, non encore marié, en tout trente et une personnes.“ Ceux qui restaient dans le pays constituaient précisément la partie stable de la population : les habitants.Il est donc faux de dire que le Canada fut alors abandonné ?Ce premier germe des familles canadiennes ne mérite ni l’indifférence ni l’oubli des historiens, puisqu’il n’a point désespéré de la patrie nouvelle et s’y est développé contre toute attente.Cent trente et un ans plus tard (1760), les Canadiens se virent dans la même situation ; cette fois encore ils eurent le courage de rester Canadiens.Telle est notre histoire : nous nous sommes ancrés dans le sol en dépit du va-et-vient des influences européennes.En 1629, sur moins de cent personnes qui se trouvaient dans la colonie, un tiers et davantage se composait d’habitants—et ceux-là demeurèrent fidèles au poste, sans craindre la mauvaise fortune.“ D’autres Français, qui ne firent point souche dans le pays, continuèrent d’y résider sous les Kertk.Ce sont : Gros-Jean, de Dieppe, interprète des Algonquins, ami des Anglais ; Le Baillif, natif d’Amiens, arrivé en 1622, en qualité de sous-commis, et chassé par de Caen “ pour être grandement vicieux ” ; il se donna aux Kertk (1629), qui en firent leur commis et lui confièrent les clefs du magasin des Français, qu’il avait eu la précaution de se faire remettre afin de se venger de de Caen.On l’accuse d’avoir enlevé à Corneille, sous-commis, cent livres en or et en argent, outre certains effets ; LE COURRIER DU LIVRE 95 «’est lui, dit-on, qui s’empara des vases sacrés de l’église de Québec.Les Anglais finirent par s’indigner de sa conduite scandaleuse.Par surcroît, Le Baillif maltraita tant qu’il le put les familles qui n’avaient point voulu repasser en France.Pierre Reye ou Raye, charron, natif de Paris, qualifié par Champlain de “ renégat, perfide, traître et méchant ”, passa également au service des Kertk.Un nommé Jacques Couil-lard, sieur de l’Epinay, capturé par Thomas Kertk, comme il arrivait en France, fut conduit à Québec ; il devait être parent de Guillaume Couillard, dont la descendance a porté le surnom de l’Epinay.Deux Français, l’un appelé Le Cocq, charpentier, et l’autre Froidemouche, envoyés de la Malbaie à Québec par Emeric de Caen, se firent prendre par les Anglais de Québec, qui les gardèrent pour les faire travailler.”—(Suite.Histoire des Canadiens-Français, vol.Il, pp.37-38.) L’abbé Faillon, dans son Histoire de la Colonie Française en Canada fait erreur lorsqu’il dit qu’il ne resta d’autres Français à Québec, que la famille de la veuve Hébert & Qelle de Couillard, son gendre, ainsi que deux individus que les Anglais ramenèrent en Europe l’année suivante.— (Vol.I, p.249).“ Il resta donc, avec les Anglais, dit l’abbé Laverdière dans une note, au moins le quart de la population française, >et encore faut-il remarquer que c’était la partie stable, et comme le germe fécond des meilleures familles qui se soient •développées en Canada.”—(Œuvres de Champlain, p.1234).En 1628 Champlain veut confier une mission difficile à Couillard et le charger d’équiper et de commander une barbue, qui devait partir pour Tadoussac.“ Or comme toutes choses furent prestes il ne falloit plus trouver qu’un homme qui fut entendu à calfeultrer la barque, 96 LE COURRIER DU LIVRE & l’accommoder de ce qui luy étoit nécessaire, nous nous; adressasmes à un homme du pays, qui se nourrit de ce qu’il a défriché au pays, appellé Couillart bon matelot, charpentier,, calfeultreur, qui ne pouvoit estre sujet qu’à la nécessité, auquel nous mettions toute nostre asseurance qu’il nous secouroit de son travail & industrie, d’autant que depuis quinze ans qu’il avoit été au service de la compagnie, il s’étoif toujours montré courageux en toutes choses qu’il faisoit, qu’il avoit gaigué l’amitié d’un chacun, faisant ce que l’on pouvoit pour luy-, & de moy je ne m’y suis pas espargné en tout ce qu’il avoit à faire.”—( Œuvres de Champlain, p.1152-1153).Guillaume Couillard eut dix enfants qui formèrent les différentes souches de la nombreuse famille des Couillard.1° Louise, née à Québec le 30 janvier 1625, décédée le 23 novembre 1641.Elle avait épousé à Québec, le 3 novembre 1637, Olivier LeTartif, commis de la compagnie.Elle laissât quatre enfants.2° Marguerite, née à Québec le 10 août 1626; elle eut Samuel Champlain pour parrain.Elle épousait en premières noces, à Québec, le 7 octobre 1637, Jean Hicolet, qualifié de noble homme dans les actes officiels.Nicolet était commis et interprète, fils de Thomas Hicolet, messager ordinaire de Cherbourg, à Paris, et de Marguerite de la Mer.Il était venu au pays en 1628.Il se noyait à Sillery, le 29 octobre 1642, avec Jean Féré et Noël Girardeau.Homme d’un caractère heureux, disent les Relations des Jésuites, d’une mémoire excellente, il donnait les plus belles espérances.A son contrat de mariage assistaient : François Derré.de G and \ Olivier Le Tardif, qui devait devenir son beau-frère un mois après, Hoël Juchereau, Pierre de la Porte, Guillaume Hubout, Guillaume Hébert, Marie Eollet, aïeule de la future, Claude- (1) Commissaire général au magasin de Québec. LE COURRIER DU LIVRE 97 Racine et Etienne Racine.Au contrat de mariage de Nicolas Bonhomme, il est appelé Jean Nicolet de Belleborne.“ Il a laissé son nom de Belleborne au ruisseau qui traversait sa terre, sur la route Ste-Foye, où se trouve aujourd’hui le monument des braves de 1760.—(Tanguay.Dictionnaire Généalogique, vol.I, p.451).En secondes noces Marguerite Couillard épousait, à Québec, le 12 novembre 1646, Nicolas Macard dit Champagne, arrivé au pays en 1640.Au contrat de mariage, passé le 12 octobre 1646, étaient présents : Charles Huault de Montmagny, deuxième gouverneur de la Nouvelle-France ; Réné et Louis Maheu, cousins de la future épouse ; Louis Couillard, son frère; Marie Renouard, femme de Robert Giffard ; Pierre de Launay, commis ; Jean Gagnon, prêtre; Gilles Nicolet, prêtre; Réné Robineau, écuyer, officier du régiment du Turenne, chevalier de Saint-Michel, seigneur de Bécancourt, baron de Portneuf et grand-voyer de la Nouvelle-France ; Nicolas Fromage, sieur des Trois-Monts, commis au greffe de la prévôté ; et Jacques Fournier de la Ville.Comme on le voit, ce fut un mariage fashionable, auquel assistèrent plusieurs notabilités du temps.Nicolas Macart est décédé à Québec le 5 octobre 1659 ; sa femme s’éteignait une cinquantaine d’années plus tard à l’âge de quatre-vingt-neuf ans.Elle fût inhumée à Québec le 20 avril 1705.3° Louis, né le 18 mai 1629, avec qui nous lierons plus amplement connaissance par la suite.4° Elizabeth, baptisée le 9 février 1631.“ Elle fut baptisée non par un prêtre français, mais par un Anglais, qui était probablement le ministre ; car pendant que les Kertk demeurèrent les maîtres de Québec, il n’y eût point de prêtres à Québec, et lorsque le P.Lejeune dit la messe en 1632, dans la maison de Guillaume Couillard, les Français ne l’avaient pas entendue depuis trois ans.”—(Relations des Jésuites). 98 LE COURRIER DU LIVRE Le 27 novembre 1645, Elizabeth Couillard épousait à Québec Jean Guyon, fils de Jean Guyon et de Mathurine Robin.Jean Guyon reçut, de Robert Giftard, seigneur de Beauport, le fief Du Buisson, dont il prit le nom par la suite.Elizabeth Couillard mourut au Château-Richer, le 5 avril 1704.Elle avait eu douze enfants.5U Marie, née à Québec, le 28 février 1633.Elle épouse à Québec, le 25 octobre 1648, en premières noces, François Bissot, sieur de la Rivière, bourgeois, de qui elle eut douze enfants, parmi lesquels on remarque les femmes de Louis Jolliet ; de Séraphin Margane, sieur Delà Yaltrie, lieutenant d’une compagnie du régiment de Lignières ; de Jean-Baptiste Bissot, sieur de Vincennes, officier distingué des troupes de la marine, et fondateur de l’Iudiana.En secondes noces, elle convole, le 7 septembre 1675, avec Jacque De Lalande, juge de la côte de Lauzon.Elle n’eut qu’un enfant de son second mariage.6° Guillaume, né à Québec, le 16 janvier 1635, qui prit par la suite le nom de Couillard dits Des Chênes.Il fut tué par les Iroquois, vers Tadoussac, au commencement d’octobre 1662.Le Journal des Jésuites consigne ainsi cet événement : “ Le 5.(octobre) on receut la nouvelle du massacre que les Yroquois avoient fait d’un autre fils de Mons.Couillar, nommé Deschesnes, vers Tadoussac, avec un autre françois.— '(Journal des Jésuites, p.313.) 7° Nicolas, né le 6 avril 1641, à Québec ; tué par les Iroquois à lTle d’Orléans le 22 juin 1661, avec Jean de Lauzon et quatre autres Français.Les registres de Notre-Dame de Québec consignent comme suit ce triste événement : “ Ont esté enterrez ensemble dans l’Eglise les corps de Messieurs Jean de Lauzon, sénéchal du pays, de Nicolas Couillart dit Belleroche, aagé de 20 ans, fils de monsieur LE COURRIER DU LIVRE 99 Q-uillaume Couillart, ancien habitant de ce pays, Ignace Sevestre dit Desrochers, aagé de 24 ans, lesquels avaient esté tuez le 22.du même mois par les Iroquois.Le mesme jour et la mesme année, et au même temps ont esté enterrez dans le cimetière aussi ensemble quatre hommes qui estoient les susdits scavoir : Elie Jacquet dit Champagne, serviteur de MadIle de Repentigny, Jacques Perroche, Toussaint, François, serviteurs de M.Couillard.—(Registres de Notre-Dame de Québec, 24 juin 1661).De son côté, le Journal des Jésuites raconte ainsi cet événement : “ Le 18.à 8.h.du matin, se commença le massacre ou capture de plusieurs personnes à Beaupré et à l'Tle d’Orléans parles Yroquois descendus de Tadoussac après le coup qu’ils y avoient fait, marqué ci-dessus; on parloit ce jour-là, de 8.à Beaupré et 7.à l’Isle d’Orléans, ce qui s’est trouvé vray.“ Et le 22.Mr le Sénéchal estant parti un ou deux jours auparavant avec 7.ou-8.autres pour aller donner advis à Mr de l’Espin son beaufrer qui estoit allé à la chasse quelques jours auparavant, du danger des Yroquois, le*nordest l’ayant empesché de pousser outre, s’en alla s’engager dans la petite rivière de Réné Maheu, où il fut tué avec tout son esquipage, par les Yroquois; les corps en furent ramenés le 24.—(ar le Courrier du Canada, Y Evènement, le Soleil et la Patrie.M.Charles Déguisé a aussi donné, dans la Semaine Commerciale, une excellente chronique sur ce sujet.Nous publierons plus tard une étude historique sur Anticosti.TJn bibliophile canadien.— U American Book-Lore a publié une excellente étude sur la magnifique bibliothèque canadienne de M.Philéas Gagnon, de cette ville.Lq Buffalo Express, dans un de ses suppléments littéraires, et le Bookman en ont aussi parlé il y a quelque temps.Gutenberg.— Le cinquième centenaire du Gutenberg sera célébré le 23 juin de l’année prochaine à Mayence.On organisera à cette occasion une colossale exposition du livre et des industries qui s’y rattachent.Examens difficiles.—Les examens pour l’admission des aspirants-stagiaires à la Bibliothèque royale de Belgique ont eu lieu le 29 avril dernier.Cet examen comprend, entre autres choses, pour l’épreuve écrite : la rédaction de la notice de deux manuscrits, la description d’une gravure ancienne et le déchiffrement d’une monnaie ou d’un manuscrit.Pour l’épreuve orale : 1° La bibliographie, la bibliothéconomie et la bibliothécographie ; 2° La paléographie et la diplomatique ; 31’ L’histoire sommaire de l’art, de la gravure et de la lithographie ; 4" L’histoire sommaire de la monnaie et des médailleurs ; 5" L’histoire de l’imprimerie; 6° La classification générale des connaissances humaines.Ce programme a été fortement critiqué, même en Belgique. 118 LE COURRIER DU LIVRE PROFESSOR WILLIAM CLARK Professor William Clark, the new president of the Royal Society of Canada, brings to the office a dignity and honour equal to its own.Whether at the University of Aberdeen or at Oxford, whether in some of the leading pulpits of England or in the chair of Mental and Moral Philosophy in Trinity University, Toronto, whether a contributor to literary papers or special lecturer at a sister university—wherever he has been and in whatever he has done, he has won honour and praise as a dignified and thorough scholar.Although he has just turned seventy years of age, his glance is as keen, his movements as alert and his brain as active as those of most men a score of years younger ; moreover, he is broader in his views, and in his range of thought than more clergymen or priests, and thus quite capable of bearing the highest literary honour in Canada with full credit to himself and the Society of which he is to be the chief administrator._\A.AA.ao aa.gjp aa.aa \r.Ap Sir John Bourinot, who was the first secretary of the Royal Society upon its formation by the Marquis of Lome, in 1882, has been re-elected to that office.In 1891, he was vice-president, and in 1892 president.He has been secretary continuously since 1898, and has long been recognized as the central figure in the Society’s group of active workers.To his perseverance and energy much of the success of the-Society must be attributed.—Canadian Magazine.BIBLIOGRAPHIE CAN ADIAN A-AMERIC AN A ONTARIO FAMILIES.Genealogies of United-Empire Loyalist and other Pioneer Families ot Upper Canada, by Edward Marion Chadwick, Toronto : Ralph, Smith & Co., 1895-1898.2 vol.sm.4to., boards; vol.I, XII-203 p., 19 plates; vol.II, XII I— 1 93 p., 13 plates.This splendid work, illustrated with several colored coats-of-arms, is very somptuously gotten up and very attractively edited by the publishers. LE COURRIER DU LIVRE 119 “ No people, says Mr.Chadwick, can look back to a more honorable commencement from which to date their family histories than those whose ancestors were United Empire Loyalists, or the later immigrants who came to Upper Canada as pioneers to take their part in constructing a prosperous country out of a wilderness.” The author has no pretention of having given a complete record of the principal Ontarian families, but only a contribution,— and a valuable one too—to the family histories of the sister Province.Mr.Chadwick, desirous of continuing his studies on the genealogy of the most noteworthy families of Ontario, is publishing a quaterly magazine entitled : The Ontario G-enea logist and Family Historian.Four numbers have so far been published, aggregating 66 pages, with plates, etc.LA BATAILLE DE CHATEAUGUAY, par Benjamin Suite.Québec, Raoul Renault, 1899.In-8.M.Benjamin Suite vient de publier une étude intéressante et détaillée de la bataille de Châteauguay, en 1813.Cette bataille, qui a jeté tant d’éclat sur le vaillant colonel de Sala-berry et sur les volontaires canadiens, n’a jamais été racontée minutieusement.Garneau, qui a la meilleure narration, est sobre en détails, et les historiens anglais, voyant notre apathie, se sont donnés le mot pour accaparer en faveur de leurs compatriotes tout le mérite et toute la gloire qui doit rejaillir sur les nôtres.M.Suite, dans son étude, a fait ressortir, avec preuves à l’appui, tous les faits qui illustrent ce haut fait d’armes, et nous devons lui savoir gré d’avoir démontré toute l’impor-» tance qu’a eu cette bataille dans les destinées du pays.La brochure est ornée de deux portraits, deux gravures et un grand plan.La Bataille de Châteauguay a été tirée à 500 exemplaires numérotés: '20 exemplaires sont sur papier de luxe, la balance sur papier ordinaire.Les exemplaires de luxe se vendent $2.00, et les autres 50 centins.LETTRES ET OPUSCULES, par Edmond Paré.Québec, Dussault de Rroulx, 1899.In-8, 253 p., portrait.Nous avons relu avec un vif intérêt les spirituelles boutades auxquelles Edmond Paré nous avait habitué.Publiées ici et la, mais surtout dans Y Abeille et Y Union Libérale, elles étaient inaccessibles à la grande majorité des lecteurs.M.Ludovic Brunet, qui fut l’ami intime de ce pauvre Paré, que la mort a moissonné trop tôt, a eu l’excellente idée de 120 LE COURRIER DU LIVRE réunir en volumes les principaux écrits de cet homme d’esprit.Une courte notice biographique précède les pièces reproduites.L’apparence typographique de ce volume fait grand honneur aux éditeurs et an compilateur.FLORIDA, its history and its romance, by George R.Fairbanks.Jacksonville.Florida.H.and W.B.Drew Company, 1898.12mo., cloth, XVI-240 p., 14 illustrations.Florida is the oldest settlement of the United Sates.It* has been associated with the most romantic events of American history, under the Spanish, French, English and American flags.EARLY TIMES IN TEXAS, by J.C.Duval.Austin-, Texas, H.P.N.Gammel & Co., n.d.12mo., cloth, 253 p.;'t STORIES OF OMAHA.Historical sketches of the Midland City.Com-joiled by Wm.E.Broadfield.Omaha, Neb.: Nichols Je Broadfield, 1898, 8vo., 110 p., ill.VARIA TRAVELS IN TARTARY, THIBET AND CHINA, during the years 1844-5-6, by M.Hue.Translated from the French by W.Hazlitt.Chicago, The Open Court Publishing Company, 1898.2 vols.8vo., cloth, XVJI-326 p.; X—342 p.50 engravings.This reprint of l’abbé Hue’s travels in Tartary, Thibet and China will no doubt be welcome b}- the reading public.It is well edited and adorned with several interesting engravings.LA VACCINATION PREVENTIVE DE LA TUBERCULOSE par la famille ou parla méthode des congénères, par le Dr Maurice Bloch.Paris, Société d'Editions Scientijiques, 1899.In-16, toile, 188 p.THE REACTION FROM AGNOSTIC SCIENCE, by Rev.W.J.Madden.St.Louis, Mo.B.Herder.1899.12mo, cloth, VIII-206 p.THE BIBLIOMANIAC AND l'IIK BIBLIOPHILE Styll am I besy bokes assemblynge, For to have plenty it is a pleasant thynge, In my coneeyt, and to have them ay in honde ; But what they mene I do not understonde.Pyson’s Ship of Fools.Edition 1509.Imprimé par L.-J.DEMERS k FRERE, Québec. A CHOICE LIST OF BOOKS RELATING TO AMERICA ! ADAM (G.Mercer).Canada’s Patriot Statesman.Life and Career of Sir John A.Macdonald.Toronto, 1891.8vo.cl.630 p., por.$3.00 ANGLING.Montpetit (A.-N.).Les poissons d’eau douce du Canada.Montréal, 1897.8vo.col.plates.$5.00 ARCHIVES (Canadian).1882-1897.16 vols 8vo., maps, plans and plates.Verry important ; first volumes scarce and unobtainable.$20.00 BARTHE (J.G.).Le Canada reconquis par la France.Paris, 1856.8vo.hf.morocco, new.Very scarce, it having been withdrawn.$4.00 BARTLET.Canadian Scenery.London, 1840.4to, 6 vols original binding, Num.plates.Scarce.$12.00 BEDARD (T.P.).Histoire de cinquante ans.Québec, 1869.8vo., uncut.Exceedingly rare in that condition, part of the edition having bee n burned and balance water stained.$8.00 BIBLIOGRAPHY.Brunet (J.C.).Manuel du libraire et de l’amateur de livres.4th edition.5 vols.8vo.hf.extra moracco, gilt top, uncut, new, binding alone cost $12.00.$20.00 BOUCHETTE.A topographical description of Lower Canada.London, 1815.8vo.hf.morocco.Scarce.$7.00 CAMPBELL (Dr.J.).Lives of British Admirals, &c.London, 1795.4 vol.8vo.hf.calf., Maps and plates.$10.00 CHAMPLAIN."Ses œuvres, publiés par l’abbé Laverdière, avec nombreuses notes.Québec, 1870.6 vols.4to, num.plates, engr.and maps.A somptuous edition $20.00 CHARLEVOIX.History of Paraguay.London, 1779.2 vol.8vo.full calf.I; $5.00 DENT.Upper Canadian Rebellion, 1837-38.2vols4to., fully ill., cl.$6.00 FAILLON (l’abbé).Histoire de la Colonie française en Amérique.1865.3 vol.4to.Rare.$15.00 FARIBAULT (G.-B.).Catalogue d’ouvrages sur l’histoire de l’Amérique.Québec, 1837.8vo.First bibliographical work published in Canada.$6.00 i 'ENEALOGY.Dictionnaire généalogique des Familles Canadiennes.Montréal, 1871-1890.7 vol.8vo., cl.Published at $31.50.$20.00 ! GOODMAN.American Natural History.Philadelphia, 1826.3 vol.8vo, hf calf.num.plates, a sound copy.$6.00 GOSNELL.The Year Book of British Columbia for 1897.8vo.cl., 510 p.I _ $1.50 HALIBURTON.An historical and statistical account of Nova Scotia.Halifax, 1829.2 vol.8vo.maps.Very Rare.$12.00 HAMILTON (J.P.).Travels through the interior provinces of Columbia.London, 1828.2 vol.12mo., plates.$3.0n HAWKINS’S PICTURE OF QUEBEC.Quebec, 1834.Sm.8vo., original binding, with all the plates.Very scarce.$20.00 HERIOT (G.).Travels through the Canadas.London, 1807.4 o.Map missing.Catalogued at $18.00 for $8.00 HISTORICAL DOCUMENTS.Collection de Manuscrits contenant lettres, mémoires, etc., relatifs à la Nouvelle-France.Québec, 1884.4 vol.4to.Important.$ ] 6.00 — Correspondance échangée entre les autorités françaises et les gouverneurs et intendants.Québec, 1893.4to.$2.50 RAOUL RENAULT, Québec. BÊT" You will find it to your interest to make inquiries about the .^ uebec l lake It lohn ly.THE NEW ROUTE TO THE FAR-FAMED SAGUENAY Ü And the only rail line to the delightful summer resorts and lisliiug grounds north of Quebec, and to Lake St.John and Chicoutimi THROUGH THE -«CANADIAN ADIRONDACKS Trains connect at Chicoutimi with Saguenay Steamers for % QUEBEC &, LAKE ST JOHN RAILWAY./ The New Route tv the FAR-FAMED SAGUENAY.Kÿ MURRAY Magnificent Scenery- Apply to the Ticket Agents of all Principal Cities.A beautifully illustrated Guide Book free on application.ALEX.HARDY, Gen.Pass.Agt., Quebec.J.G.SCOTT, Secy.& Manager.Tadousac, Cacouna, Murray Bay, and Quebec.A round trip unequalled in America, through matchless Forest, Mountain, Eiver and Lake Scenery, down the majestic Saguenay by day-light and back to the Fortress City.Touching at all the Beautiful Sea-side Resorts On the Lower St.Lawrence, with their chain of Commodious Hotels.Hotel Roberval,Lake St.John,has first-class accommodation for 300 Guests, and is run in connection with the Island House, at Grand Discharge, of Lake St.John, the Centre of the Ouananiche Fishing Grounds.SLEEPING €MMS :i —Beautiful Climate.Imprimé par L.-J.DEMERS & FRÈRE, Québec.S
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.