Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Constitutionnel
Éditeur :
  • Trois-Rivières,1868-1884
Contenu spécifique :
mercredi 23 juillet 1879
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
trois fois par semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Constitutionnel, 1879-07-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
i U « mm® tMiiaiHm Volume XII.TROIS-RIVIERES.MERCREDI 23 JtTILt-ET 1379 No.80 FEUILLE TO N LE Drame de Mar ci II y VA R LOUIS BAI LLEUL.( Suite ) ' XXVI UNE IDÉE FIXE.HUc s'aissit à côte du lit, prit la m;iin amaigrie d'Emma, la tint en .silence, tantôt la pressant tendrement, tantôt l’embrassant et attendit avec anxiété l’arrivée de Georges de Lave roi les.^ v Deux heures s’écoulèrent ainsi, et Georges n’apparaissait pas.Les minutes, alors, semblèrent à Annette d’une longueur infinie, et elle eut peine à dissimuler son impatience.—Je n’y tiens, plus, et je sens que, s’il ne vient pas, je vais ctouffer, se dit elle.Enfin, en entendit un bruit de pas dans le corridor,—la porte s’ouvrit, et Georges de Lave roi es fut introduit parle geôlier qui, comme d habitude, se retira.Annette bondit au-devant de lui, et fixa sur lui ses yeux dilatés et brii-lant-d’anxiété.Elle lut sur son visage l’arrêt de mort d’Emma de Marcilly.—11 a échoué 1 se dit-elle, en tombant sur un siège où durant tout le reste du temps que dura l’entrevue.clic demeura immobile, le coude po é sur Li petite table, et le menton appuyé dans la pautnc de la main, la /igure aussi pâle que la mort, les lèvres serrées, les pupilles contractées, étayant l’air de contempler au loin une scène effrayante dans laquelle elle occupait l’une des premières places.De Eavcrolles passa piès d’elle, s’agenouilla à côté du lit, prit la main d’Emma, et demanda d’une voix pleine de tendresse : —Comment est ma chère Emma ?—Presque résignée, Georges ; si je pouvais souffrir seule !—pensant moins à mon sort qu’à votre chagrin quand tout sera fini pour moi, répliqua Emma en ouvrant les yeux et en les fixant sur lui avec une expression de compassion.Georges ne put supporter son regard si doux.Il inclina la tête sur ses mains, et il lui fallut toute son énergie et tout son courage pour ne pa éclater en sanglots.— Mon Dieu ! s’écria-t-il, quelle angoisse de me sentir impuissant à vous sauver, ni même à vous secourir, même en sacrifiant ma vie, que je serais si heureux de donner pour vous! Elle tira sa main de dessus son visage, et la passa doucement sur sa tête en disant : — Iout ce qu’il était humainement possible de faire pour me sauver, vous l’avez fait.Que cette pensée vous console.Mais penser que je ne puis rien de plus ! Si, mon ami, vous pouvez encore faire beaucoup pour moi.—Ah ! comment ?quoi ?—En venant, durant les derniers Jours qu’il me reste à vivre, aussi souvent qu’on vous le permettra, et en restant avec moi le plus longtemps possible.—Je ferai cela, mon amie, n'en ^ doutez pas.Mais qu'est-cc que cela * auprès de ce que je voudrais ?p —Cela me fera tout le bien que je suis capable d’apprécier maintenant.Oh ! Georges, vous ne savez pas combien je regrette ces jours précieux que vous avez perdus à Paris quand vous auriez pu les passer près de moi.—Et moi aussi, mon amie, je les regrette ; mais j'aurais encore été plus malheureux que je ne le suis si t-cs jours n'avaient pas été employés c mime ils l’ont été, à tâcher d’obtenir un sursis.Je le sais ; par conséquent, il se-, rail inutile de les regretter.Et maintenant, mon amie, qu’el-ie autre chose pourrais-je faire pour vous ?— Promettez moi.cher Georges, que, quand viendra le dernier jour de ma vie, vous serez avec moi à l’heure de ma mort.Elle ne me semblera pas si horrible si je puis vous avoir près de moi, et si je puis lire un dernier adieu dans vos regards.—Je vous le promets, Emma, répondit Georges, sentant qu’il deviendrait fou s’il lui fallait assistera son exécution, et résolu, cependant, à ne pas la quitter à ses derniers moments, si cela pouvait lui être permis.Il resta avec elle aussi longtemps que cela était possible, et puis, en se levant pour partir, il promit de revenir ;le bonne heure le lendemain.— Georges, lui dit-elle, en tenant toujours sa main, vous allez regarder cette demande comme bien frivole dans la position oii je suis, mais je la ferai tout de même.—Qu’est-ce, mon amie ?Soyez sûre qu’aucun de vos désirs ne sera regardé comme frivole par personne-dit Georges.— Ce serait tout simplement d’aller à l’abbaye tic Marcilly, et d’en ramener mon petit chien Fidèle, que vous m’apporterez demain.—Certainement, chère Emma ; je vais y aller tout de suite.—J’aimerais à voir encore une fois cette pauvre petite créature avant de mourir.J'aurais bien voulu l’avoir avec moi, mais je n’aurais pas voulu lui faire partager eett sombre prison ; d’ailleurs, ils ne m’auraient pas permis de le garder.— Ils vous permettront tout ce que vous désirez à présent, mon amie.—Excepté la vie et la liberté, e* ce qui pourrait m’aider à recouvrer l’une ou l’autre ;—oui, je sais cela/ ne me croyez pas légère, si même dans ma position, j’ai envie de r/evoir mon petit cliicn.— Non, mon amie, non ; je ne vois dans votre désir que la bonté de votre cœur oui, comme celle de la Pro-videncc, embrasse toutes les ciéutu-res, de la plus clevcc à la plus humble, répliqua Georges, en portant sa main à ses lèvres, et en st justement parce qu’elle i J o lègue 100,000 francs au capital- j nnme parce qu’elle est mère, que ! n,c ^ Bizot, tous trois me.*» plu.*» an-1 .1 ch etvz-le - JCssapcz-lc LE a U ¦ AijAi cicns amis.Je désire que ma mère constitue une pension viagère de 100,000 francs au prince L.L.Bonapartc.Une pension viagère de 5,000 francs à M.Baclion, mon ancien é-cuycr.Une pension viagère de 2,500 francs chacune «à Mme Thierry et à Uhlmann.Je désire que tous mes autres scr- scandale.Ce ne serait pas la suppres- vitcurs ne soient jamais pnves de sion de la peine de mort : ce serait l’établissement de la peine de mort.à l’égard des enfants.Emile Villmot.Pourquoi la Franco n’a pas d'épopée nationale ?DE PERRY DAVIS Lo Grand Komède des Familles de notre Siècle PUIS 1N TE It IE U IîE.ME NT IL GUERIT DVrfKNTKRIK, CllOLKflA, DlARKB, Ciuurn ft I)Qin.ECR iuns 1/Estomac,| MaI.AIIIRS n’ISTF.RTINH, Coi.lQCK DKK l'üINTUKB, Mai.aiukh n* Foie, -bl-HrrtvOE KT r.VDlOESTÏOV, Mai.de Goror, Jtui’MK Soudain, Toc.x, tic , «r«J rnis KXTEItl K U REM ENT IL GUERIT 1 :urs appointements.Je désire laisser au prince N.Ch.Bonaparte, au duc de Bassano et à M.Rouhcr.trois des plus beaux sou-1 Enflure, Panans, Coupures, Meurtri-vcr.irs que mes exécuteurs testa men- j sures, Prulures, Echauciurcs, (IL-poime.) C’est une question qui a été posée il y a quelque temps, à l’écrivain qui, aujourd’hui, essaiera d’y donner une réponse satisfaisante, du moins le croit-il.t» ta ires pourront désigner.Je lègue aussi au général Sim mons, à M.Strode et à Mgr Goddard troins souvenirs que mes exécuteurs testamentaires désigneront parmi les objets de valeur qui m'appartiennent.Je lègue à M.F.Pictri mon épingle surmontée d’une pierre (œil de chat,)' à M.Corvisart, mon épingle ('perle rose.) A Mlle de Larminat, un médaillon l trois aiguilles et tiois morceaux de Assurément si la langue française ne possède pas encore de poème épi- contenant les portraits de mon père que—digne de ce nom.—si la France et de ma mère.n’a aucune épopée nationale compa- A Mlle Lcpronon, nia montre érable aux Lusiadas de Camoëns, à la maillée, ornée de mon chiffre en dia-Divine Comédie du Dante, la faute niants.Vétilles Coupures, Entorses, Enflures des Joints, Maladie de la Figure* Réeuralgie Rhumatisme, lieds Geles, e/e., etc.I.o public est Averti cotitre le* i ni i Talion* du l’iiin-Killcr.< t K4iii‘pt aqc dc* ‘Gai.: i.• .ü I , I' .4.^,1 • Éi .I .fl ' .I 1 ¦ • li&I % .171 f ' ' I ( l 1 1 A • 1 W \ I / “v S* a K A ^ ^ - " précaire et non pas de dépouiller le des excursionniste, qui ‘ mivMait'aE l'Ü.T r ‘TOU/.‘ *Tlor
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.