Cinéma Québec, 1 janvier 1977, No 50
s FESTIVAL CANADIEN DES FILMS DU MONDE LE FESTIVAL LE PLUS PRESTIGIEUX EN AMERIQUE DU NORD 19-28 août 1977 MONTREAL (QUEBEC) Voici les grandes lignes de ce festival qui se tiendra sur le merveilleux site de l’Expo 1967.1 ) Un événement unique — 20 nouveaux films de tous les coins du monde 2) Canada 1977 — 10 des meilleurs films canadiens (tournés dans les douze derniers mois) 3) Rétrospectives et hommages particuliers 4) Un aperçu des plus récents films du cinéma japonais 5) Une rétrospective de films tournés par des acteurs canadiens et/ou directeurs à Hollywood 6) Une série consacrée aux directeurs de films indépendants ("Underground”) 7) Un Marché International du Film — une démonstration de films sur vidéo-cassettes à l’intention des producteurs et distributeurs d'après le modèle du célèbre Marché du Festival de Cannes Pour de plus amples renseignements: Dr.Serge Losique Président et directeur général Le Festival canadien des Films du Monde Conservatoire d’Art cinématographique 1455 boul.de Maisonneuve ouest Tél.: (514) 879-4057 / 879-7285 Montréal.Québec Télex: 05-25472/WOFILMFEST H3G 1 M8 cinéma québec No 50 (volume 5, no 10) Direction: Jean-Pierre Tadros.Comité de rédaction: Michel Euvrard, Richard Gay, Francine Laurendeau, Yves Lever, Jean-Pierre Tadros.Secrétariat de la rédaction: France Sauvageau.Conception graphique: Louis Charpentier.Administration: Connie Tadros.Publicité: Suzanne Asselin.Abonnements: France Sauvageau.Index: Cinéma/Québec est indexé dans Périodex.Radar, l’Index International des Revues de Cinéma, et Film Literature Index.La revue s'engage à considérer avec la plus grande attention tous les manuscrits qui lui seront adressés.Les manuscrits ne sont pas rendus; on invite donc les auteurs à en conserver une photocopie.La revue n’est pas responsable des manuscrits qui lui sont envoyés.Les opinions exprimées à l’intérieur de la revue n’engagent que leurs auteurs.Tous droits réservés.Toute reproduction d’un extrait quelconque de la revue par quelque procédé que ce soit et notamment par photocopie et microfilm, est interdite sans autorisation spéciale de la direction.ISSN 0317-2333 Claude Chabrol à Montréal Claude Chabrol tourne, depuis le mois de juin, son 31e film à Montréal.Il s’agit de “Blood Relatives.” L’ironie a voulu qu’il vienne tourner ce film dans la seconde ville française au monde.en anglais.Il s’en explique dans une entrevue qu’il a accordé à Jean-Pierre Tadros.“Les chasseurs” 13 de Théo Angelopoulos Le festival international de la critique québécoise révélera un cinéaste d’importance: Théo Angelopoulos.On pourra donc voir à Montréal son dernier film, “Les Chasseurs”, oeuvre difficile mais capitale dont Michel Euvrard parle ici.“Underground”, 16 de Emil de Antonio Egalement au programme du festival de la critique, le récent film du cinéaste américain, underground par la force des choses, Emil de Antonio.Son film s’intitule précisément “Underground”, et fait le portrait d’un groupement révolutionnaire américain, les Weathermen.Michel Euvrard a rencontré le réalisateur, Luce Guilbeault 18 au festival de Berlin Comédienne, réalisatrice, femme, Luce Guilbeault se trouve actuellement en Europe.Ayant assisté au festival de Berlin, elle nous a fait parvenir deux entretiens qu’elle a eu avec deux réalistrices allemandes, Ula Stockl et Helga Reidmeister.L’aventure de cinéastes-artisans Pierre Falardeau et Julien Poulin sont cinéastes, ce sont des cinéastes-artisans, donc travaillant en marge des systèmes conventionnels.Et cela se paye.Alain Bissonnette nous décrit ici cette curieuse aventure, que vivent malheureusement bien des cinéastes du Québec.25 Les techniques basées sur l’image Dans la troisième et dernière partie de son étude sur “le cinéma d’animation et l’ordinateur”, André Martin se penche cette fois-ci sur les techniques basées sur l’image et la technique à contrôle analogue.32 L’enseignement du cinéma au niveau collégial Où en est l’enseignement du cinéma au Québec?Un récent colloque réunissait dernièrement les professeurs de cinéma.Yves Lever fait le point sur cette réunion, et Rolland Haché nous parle des objectifs généraux de cet enseignement.35 Tanner & Duras “Jonas” et “India Song”.Deux films, un même propos, qui se complète, se précise, se clarifie, s’éclairci.Patrick Straram le bison ravi nous en parle.Ciné-livre Critique Notules 8 Photo couverture: Claude Chabrol et David Hemmings (en arrière-plan) pendant le tournage de “Blood Relatives” à Montréal.22 Adresser chèques et mandats postaux à l’ordre de; Cinéma/Québec Toute correspondance sera adressée à: Cinéma/Québec C.P.309, Station Outremont Montréal, Québec H2V 4N1 Téléphone: (514) 272-1058 Courrier de la deuxième classe.Enregistrement no 2583.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.cinéma/québec Abonnements (10 numéros); Québec/Canada; $8.00 Etudiants: $7.00 Compagnies, institutions: $10.00 Etranger: $10.00 Tarifs spéciaux pour les abonnements groupés ou les achats en bloc de numéros de la revue.Anciens numéros disponibles sur demande.Volumes reliés: volume 1 : $15.volumes 2; 3 et 4: $12 chacun Rédaction: Jean-Pierre Tadros (514) 272-1058 Publicité: Suzanne Asselin (514) 272-8462 Abonnements: France Sauvageau (514) 272-1058 Distribution: Kiosques, tabagies (514) 931-4221 Librairies: (514) 272-1058 La parution du cinquantième numéro d’une revue, cela se célèbre habituellement.Ne serait-ce que pour souligner la ténacité de tous ceux qui, mois après mois, inlassablement, ont participé à la passionnante, mais aussi éprouvante, aventure.Et cela fait beaucoup de monde.N’ayons donc pas peur de les saluer au passage.Mais à Cinéma/Québec on ne célébrera pas la parution de ce cinquantième numéro.Comment pourrait-on en effet paraître se réjouir alors que le cinéma québécois se porte si mal?Comment fêter, alors que les temps sont on ne peut plus à la consternation.Car, il ne faut pas se le cacher, rien ne va plus dans le monde du cinéma québécois.Dès le départ, Cinéma/Québec s’est voulue le défenseur d’un cinéma québécois authentique.Quoi de plus naturel, allez-vous penser.Pourtant, la tâche n’a pas été aisée.Il y a cinq ans, on n’arrivait pas trop à identifier la nature du mal qui rongeait déjà si profondément notre cinéma.Aujourd’hui, la réalité de ce mal n’est malheureusement que trop évident; mais on semble maintenant dépassé par les événements.Dans un récent article nous avions évoqué la “fin des années folles”.Le grand drame du cinéma québécois, actuellement, tient à ce que ce sont les circonstances mêmes qui ont mis un terme à cette folie des grandeurs qui, un temps, avait guidé notre cinéma à vocation commerciale.A la traîne des événements, tributaire des commerçants et des financiers, le cinéma québécois se cherche donc une fois de plus.Et si l’on en juge par les récents développements, on semble toujours accroché à cet esprit des grandeurs.A cette différence près, cependant, c’est qu’il se veut maintenant résolument anglais et international.Et les deux ne nous méprenons pas, vont de pair.On tourne donc beaucoup à Montréal.Il faut s’en réjouir pour certains techniciens et certains producteurs qui échappent ainsi au chômage.Mais on tourne majoritairement, maintenant, des productions qui n’ont plus rien de québécoises.Et alors, diront certains.Oui, qu’importe pourvu que la machine tourne, que l’industrie cinématographique survive! Or, c’est dans cette attitude, liée au désespoir, que se manifeste tout entier l’impasse dans lequel se retrouve notre cinématographie.Parce que la preuve est faite, une fois de plus, que ce qui importe c’est la survie d’une industrie et non pas l’épanouissement d’un cinéma national.Or le Québec a besoin d’un cinéma profondément, authentiquement national.Et pas seulement de fiction, mais d’un cinéma qui puisse accepter tous les genres.Un cinéma, donc, qui nous permettrait de nous découvrir en même temps qu’il essayerait de dire au reste du monde ce que nous sommes, ou ce que nous essayons d’être.Attitude puérile, diront encore certains; attitude pourtant fondamentale.En d’autres circonstances, on aurait pu saluer avec joie la présence d’un Claude Chabrol à Montréal, et même celle d’une Sophia Loren.Aujourd’hui, malheureusement, leur présence reflète plutôt l’impossibilité qu’a à se faire un cinéma québécois.Ils tournent donc ici, certains travaillent, mais le cinéma québécois cherche désespérément sa place au soleil.cinéma/québec Heureusement que, pour nous sortir de notre désespoir, certains aient décidé de nous faire vivre résolument à l’heure internationale.En plus des coproductions, donc, voilà que Montréal est attaqué par le virus des festivals “internationaux” de films.Curieuse coincidence, mais qui démontre malgré tout que l’on peut avoir de la suite dans les idées.Donc, en ces mois d’août et de septembre, on aura droit à pas moins de trois (oui, 3) festivals internationaux.Aucune ville au monde ne pourrait prétendre à une telle débauche.Et d’ailleurs, pourquoi pas?Au moins, pourra-t-on voir autre chose que la piètre salade de films américains que nos salles de cinéma savent seulement nous proposer.Au fait, nos salles de cinéma se portent bien mal, paraît-il; les propriétaires se plaignent amèrement.Mais à qui la faute?Avec le manque d’imagination chronique dont ils ont fait preuve au cours des années, on ne peut même pas dire qu’ils récoltent aujourd’hui ce qu’ils ont semé.Car, précisément, ils n’ont rien semé, préférant se laisser guider servilement par leurs grands amis américains.Et si le public québécois a décidé de ne plus se laisser séduire à leur promesse de “frissons garantis” (titre d’un film qui, comme beaucoup d’autres, constitue le menu annuel de bon nombre de nos salles de cinéma), à qui est donc la faute?Il faut donc espérer qu’avec tous ces festivals de films on découvrira qu’il se fait ailleurs dans le monde des films qui méritent d’être vus.Le malheur, encore une fois, c’est que ces différents festivals viennent plutôt se détruire les uns les autres au lieu de s’entraider.Car il y a de la place pour un festival de la critique, à condition cependant que celui-ci se présente vraiment et sans ambiguité “comme une manifestation culturelle vouée à la diffusion de films se distinguant par leur caractère novateur tant au plan de la forme qu’à celui des contenus cinématographiques”.Et il y a place pour un festival des films du monde, à condition cependant que celui-ci arrive à mieux s’intégrer dans la réalité québécoise.Car, pourquoi, puisqu’on y est, n’aurions-nous pas une grande manifestation avec vedettes et pléthore de films de tous genres?Mais encore faudrait-il que cette manifestation arrive à mieux s’enraciner dans son contexte québécois; sinon, on pourrait à juste titre se demander aussi: pourquoi donc une telle manifestation?Donc, le cinéma québécois se meurt, et nous voilà parti dans les grosses aventures internationales.Jusqu’où cela nous mènera-t-il?On peut maintenant poser la question à l’Institut québécois du cinéma.Car c’est à cet organisme, géré par le milieu du cinéma, qu’il revient maintenant de guider notre cinématographie chancelante.L’Institut vient de rendre public ses premiers programmes d’aide.Ce ne sont que des programmes.Ce qu’on en fera ne manquera pas, cependant, de déterminer la réalité de notre cinéma.Comme, en son temps, la SDICC.Avec les résultats que l’on sait.Jean-Pierre Tadros cinéma/québec J %•# C'est beaucoup dire mais pour les gens dans l'industrie du film, cela signifie Bellevue Pathé .automatiquement.Ce qui prouve que les bonnes nouvelles se répandent vite dans un domaine où il faut produire — ou mourir.C'est aussi une indication de la qualité.Nous nous imposons un degré d'excellence plus haut que celui du client le plus exigeant.Nos gens ont la compétence technique et notre équipement a les plus récentes innovations techniques.Ensemble, ils font des amis de nos clients.Et c'est une autre indication de qualité, comme: Productions Mutuelles - Cinévidéo - International Cinémedia Centre Vidéofilms - O.N.F.- Cinepix - Paramount -20th Century Fox - Columbia - CBC - Warner Bros.- United Artists - MCA - Universal.Notre cercle d'amis et de clients ne cesse de grandir.N'oubliez pas de vous renseigner au sujet de nos 'Services complets de doublage'.Parmi nos récentes productions et réalisations originales: • Je suis loin de toi Mignonne • Parlez-Nous d'Amour • Tony Saitta • The Little Girl who Lives down the Lane L£ PLUS GRANO LABORATOIRE DE FILMS ET ORGANISATION DE FILMS SONORES AU CANADA • Breaking Point • Lies My Father Told Me • Duddy Kravitz • Partners BELLEVUE *UNS DIVISION D£ ASTRAL BELLEVUE PATHE LTD /LTEE athé MONTREAL TORONTO Pathé Sound Studios 2000, av.Northcliffe 720 ouest, rue King 121, rue St-Patrick Montréal, Québec Toronto, Ontario Toronto, Ontario H4A 3K5 M5V 2T3 M5T IV3 (514) 484 1186 (416) 364 3894 (416) 598 2521 6 cinéma/québec boil m, lôA^tr THEATRE MAISONNEUVE PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 Guichets: du lundi au samedi inclusivement, de midi à 21 heures Pas de réservations téléphoniques Renseignements: 842-2112 cinéma/québec Bibliothèque et Archives nationales Québec Cinéma Québec Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Claude Chabrol iliil nm M ÉNlfllIiÉllip 151 l mÊÊm m * *«« 51M: mMMM mm mm iiiil «se 5»#fii|55lK - ; 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