Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 23 avril 1938, samedi 23 avril 1938
1ère ANNEE No 32 Aussi longtemps que les choses iront syslématiquenwn t mal, je continuerai syslémati quemen t à dire qu ’elles ne vont iHt s bien — Henri ROCHEFORT Indépendant politique, littéraire et artistique Directeur: Jean-Charles Harvey Administration s CENTS 23 avril 1938 I rédaction, 263, rue Sle-Cathcriuc csU Montréal Tel.PL.8171 Notre culture SUR L'ECHIQUIER EUROPEEN UNE PARTIE et l’autre D’ECHECS N’ewmarkct, le 16 avril 1938 D’une étroite chambre d’étudiant du Pickering College de Newmarket, à trente Mille* au nord de Toronto, j'écris ces lignes en réfléchissant aux différences de culture qui séparent deux provinces et deux nationalités.Non» venons de terminer la première journée du congrès du Kayauereii Club et du Youth Unit de la Ligue de la Société des Nation*, de Toronto.Une soixantaine de jeunes Canadiens de langue anglaise se sont réunis pour étudier le* problèmes des différentes province*, en cherchant la réponse à cette question troublante: “Pouvons-nous réaliser l’unité canadienne?— Can wc achieve Canadian unity?” Ce qui me frappe, clics ces jeunes, homme» et femme*, ce n’est pas précisément l’étendue et la profondeur d'une culture, mai* le souci de l’objectivité, la largeur de rue* et la connaissance des faits.Avec impartialité, sans aucun fanatisme, sans faux enthousiasme, on a pu entendre là des exposés précis et clairs des difficultés encourues duns les provinces maritimes, dans l’Ouest rt dans l’Ontario.Pour ma part, j'avais l’Iionnçur de représenter un des points rie vue de la province de Québec.Pas une fois on n’a entendu les déclamations sonores et vides qui remplissent les discours de nos associations soi-disant patriotiques de chez nous.Dans nos divers congrès de la pro-lesvince de Québec, jeunes et vieux se croient généralement obligés de faire sonner le mot “national” à chaque période, de parler de •‘sang de no» pères”, de “fierté de la race”, de “sacrifices des ancêtres”, de “l’appel de la race", de la “génération des vivants”, de la “génération des morts”, de la “tradition sacrée”, de la “foi ancestrale”.Toutes nos associations en “istes” et eu “lames”* et tous no9 creux jeanbaptistards, semeurs de rhétorique soufflée et de vent tiède, nourrissent leurs auditoires de sentiments flasque*, d’abstractions traditionalistes et déprimantes «I d’à peu près.Ici, rien de celte crème fouettée.Rare-lient, sinon jamais, vous entendrez, dans des réunions d’études, des appels à la fierté ontarienne, au sang anglais, au sang écossais, au sang irlandais.On vient là pour apprendre quelque chose et non pas pour sc fouetter les flancs à coupe d’éventails patriotique*.Un m'avait prié de développer cc sujet: "Conflict of cultures in Quebec”.Le conflit, il était là, devant mes yeux.Je n'avais qu’à comparer deux mentalités pour m’en rendre compte.La différence, entre la jeunesse de chez nous et celle que je vois ici, c’est que la nôtre, une.fois le baccalauréat passé, sc croit issue de la cuisse de Jupiter et munie de la science infuse, disposée par là à abandonner toute étude profonde des réalités de la vie économique et sociale, tandis que l’autre, parfois moins instruite, au début, 3uc la nôtre, moins farcie de classiques et c langues mortes, continue ardemment, une fois le “curriculum” terminé, à apprendre quelque chose, à sc spécialiser, à tendre vers un perfectionnement.Ceux des nôtres qui ont de telles dispositions sont une exception.Ce sont ceux dont les études québécoises n’ont pas détruit tout à fait la personnalité.?Nous sommes dans un collège typique: le Pickering.Cette institution de choix, fondée et dirigée par des laïques, bien entendu, cherche, depuis une douzaine d’années qu’elle existe, à former des hommes avec Un minimum de discipline et un maximum d’initiative individuelle.C’est l’application de la formule déalc du libéralisme anglais.Un y accorde à l’étudiant assez de confiance Eour qu’il ait le sentiment de sa responsa-ilité ei qu’il agisse comme un homme lovai et propre.C’est par là qu’on fait des individus forts et entreprenants.Je ne serais pas surpris de savoir un jour, qu’un collège de ce genre a fourni au pays les chefs dont il • tant besoin., Quelle différence avec nos collèges élastique*, tous soumis à une discipline de fer et produisant, à la fin de chaque année, des fournées de ‘mollusques ,sam idées et sans I.’aocord anglo-italien, qui fit pendant des semaines le sujet de hicty des commentaires, est maintenant uccompli.Signé à Rome samedi, il peut »e résumer en dix-aepl pointa.Sur ce nombre, huit constituent des concession» italiennes à la Grande-Bretagne, et trois, des concessions anglaises à l’Italie.Iai six autres point» définissent de engagements réciproque», dont deux sont la réédiliou d’ententes ultérieures.Voici les concessions italiennes: 1.—Promesse de retirer tou* les combattant* italiens et le matériel de guerre d’Espagne à la fin do la guerre civile, si l’évacuation no s’est pas terminée plus tôt, d’après un plan qui sera décidé uu Comité de nonintervention de Londres.2.— L’Italie assure à la Grande-Bretagne quo non sedlcmcnt elle ne poursuit en Espagne aucun but territorial ou politique, maie quelle n'ambitionne pas do “position économique privilégiée” en Espagne ni dans le# possessions espagnoles.3.— 1,’Italie adhère au Traité Naval ligné à Londres en 1936 iiar la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la r’rance.4.— L’Italie consent à retirer des troupe* de Libya, à raison d’au moins mille hommes par semaines, jusqu’à ce qu’il n’en reste que trento mille environ, ce que compte ordinairement la garnison eu temps de paii.5.— L’Italie donne do nouvelles garanties pour ce qui a trait au lac Tsana, source éthiopienne du Nil.L’Egypte participe à cette cluuso de l'accord.6.— L’Italie renonce à toute influence dans les territoires arabe* qui bordent la mer ronge, entre l'Erythrée et la Somalie Italienne.7.— L'Italie réaffirme sou assurance de juin 1936 à lu Société des Nations, à l’effet que les indigènes de l’Est africain ne seront nos affectés uu service militaire sauf pour la police locale et la défense.Autrement dit, l'Italie ne lèvera pas d’armée noire en Ethiopie.8.— L'Italie garantit à l’Angleterre une entière liberté commerciale en Ethiopie, une liberté religieuse absolue pour les sujets hrilunuiquc* dans l'Est africain, et consent à laisser le* missionnaires anglais y poursuivre 4*610-1 T A U ¦ r VV, •{.—i.‘ “'•r} >.,! v.: M ZT < Le cadeau de Pâque* de K Chamberlain mstmm leur oeuvre Et les concessions anglaises, à présent: 1.— Promesse de tenter de faire reconnaître par la Société de* Nations la conquête de l’Ethiopie.2.— Promesse d’empêcher de* raids en Avec le Sourire BILLET PL UIË Etliiopie venant des territoires voisins.3.—L’Italie reçoit certains droits de commerce dan* le protectorat britannique d’Aden.Enfin, les entente* mutuelles: Le français en Ontario Au cours d’un entretien que le colonel Kirkpatrick, de Toronto, a bien voulu accorder à notre directeur cc vieil ami du regrette sénateur Belcourt déclarait: “Vous faites bien de combattre pour le bilinguisme dans la province de Québec.Outre qu’il vaut mieux avoir deux instruments de culture qu’un seul, je puis vous dire que renseignement perfectionné des deux langues chez les Canadiens français aurait pour effet d’engager les Ontariens eux-mêmes à se parfaire leurs programmes de français.Cc serait, pour nos gens, une nécessité économique”.Comme notre directeur exprimait son étonnement d’entendre ces mots: "Nécessité économique", M.Kirkpatrick s'expliqua; "Vous comprenez qu’un peuple qui, commç les Canadiens français, deviendrait parfaitement bilingue, aurait, sur les unilingues, une grande supériorité.Vos compatriotes auraient deux antennes de réceptivité, tandis que les nôtres n'en auraient qu'une seule.C’est à tort qu’on a prétendu que l’étude de deux langues nuisait à la culture des jeunes: il y a partout, en Europe, des peuples très avancés qui étudient à fond plusieurs langues.Même si, à certains points de vue.quelques matières scolaires semblaient en souffrir, il restera toujours que l’homme capable de lire, d'écrire, de parler et de comprendre deux langues pourra, dans sa vie sociale et dans sa carrière économique, communiquer avec plus de monde, communier à plusieurs opinions et mentalités, ramasser un bagage de connaissances pratiques qui canqueront aux autres.C’est pour cette raison que des Canadiens français bilingues seraient, pour nous, redoutables.Alors, les Ontariens seraient forcés d'apprendre aussi deux langues, Où se niche l’ignorance Dans le dernier numéro du jour, nous avons publié une caricature montrant le Chrjst abattant la croix gammée, qu'on oppose à la vraie croix.Un nicodèmc quelconque, mais anonyme, nous renvoie la coupure de cette caricature avec ces mots : "Photo envoyée de Moscou pour le Jour".Ce pauvre lui! S’il avait été moins ignorant de la vie artistique, il aurait lu.au bas du dessin en question: "J.-C.d'après Orozco".Ce qui veut dire que John Collins, caricaturiste de notre journal, s’est inspiré d’une fresque du peintre mexicain Orozco, pour flétrir le nazisme, persécuteur du christianisme.C est tout.La fresque en question est actuellement sur les murs de la bibliothèque de Dartmouth, Etats-Unis.Comme cc n'est pas trè3 loin de notre frontière, le trop bouillant et ignorant moscouphobique peut aller voir.Il y apprendra quelque chose et en deviendra moins sectaire, moins haineux et plus humain.Nous profitons de l’occasion pour dire à tous ceux des nôtres qui se croient le nombril du monde et qui n’ont jamais rien vu.qu'il serait bon pour eux d’aller passe/ quelque temps dans certains musées et certaines bibliothèques des Etats-Unis.Ils en rapporteraient un peu de civilisation et de sens commun.J'aimr.la dome intimité des soirs de pluie, Quand l'herbe du printemps boit le ciel |goutte à goutte Quand les églantiers nus se saoulent de [l'averse El nue.j'entends le bruit de l'eau sur noire 1, — Le* deux-pay* ne *e serviront pas de .ï.*___.ï*-.— contre l'autre.propagande l’i n ’V.2.— Tou* deux réaffirment le “gentle-mtpi's agreement" de janvier 1937 et le atatu quo méditerranéen que cct accord implique.3, — Tous deux échangeront des informations sur le* grands mouvement* de force» armée» dan* la Méditerranée, la Mer Rouget In Golfe d’Aden, le Soudan et autre* région*, ils *e notifieront à l'avance de l'installation de toute base navale ou aérienne dans la Méditerranée orientale, dans la Mer Rouge et aux abord* de la Mer Rouge.4.— Le* problème» relatif* aux frontière* de l'Est africain seront négocié».5, — Le* deux pay* réaffirment leur convention du Canal de Suez datant do 1888, laquelle garantit le libre pa**age du canal en tout temp* pour tout pay*.*6._ [#« deux pays s'engagent à respecter l’intégrité, de* deux Etat» arabe* indépendant* du Saudi et du Yémen.Comme nou* somme* à même de le constater à la simple énumération de ce» clause», le traité est favorable à l'Angleterre bien plu* qu a l’Italie.Il ne s’agit plus pour Londres que de le faire respecter par Romej car il n’est plus permis d’ignorer qu’un traité n'a de valeur qu’en autant qu’on a la force de le faire respecter.Et dans le» circonstances, Londres a cette force.«ce*, Londres a cette force: Mussolini a un pressant besoin de la finance anglaise.?ir -k La Grande-Bretagne n’a pas fait un secret de ce qu’elle aimerait assez affaiblir l'axo Komcr-Bcrlin, et le Foreign Office n’a pas été sans espérer que l’offre anglaise d amitié contribuerait à cct affaiblissement, A la veille de la signature du traité, Un porte-parole de Mussolini a déelar# que I axe Rome-Berlin continuerait d’inspirer la politique étrangère de l'Italie, cl que le* nouveaux lien* qui rapprocheraient Rome de Coudre* n'affaibliraient pa* ceux qui la liaient déjà à Berlin.Mais l’impression internationale n en reste pas moins que le Duce .i été froiwé de la conduite du Führer en Autriche.Pour le prochain mouvement sur l’échiquier européen, le* observateurs attendent la visite officielle d’Hitler en Italie, dans le moi* de mai.La reconnaissance par l'Italie de l’établis-M inent d’un protectorat anglais- sur le* rive* arabe* du sud, en dehors du protectorat déjà existant d’Aden, c-t assez significatif pour Londres.Cela tend a augmenter la force britanni-fôiùle h la page 2) ¦—- Jacques OADBülS Tendres soirs où l'on sent que la terre [s'abreuve, Où s'éveille au gazon Finsecte léthargique, Où ressuscite en nous le souvenir qui dort, Soirs où nous restons seuls à nous /parler [dans l'ombre.Un parjum du passé s'exhale de nos coeurs Comme l'odeur du sol qui sépond sous [l’ondée Et nous nous racontons le roman de nos vies Dont un autre chapitre s’écrit à l'heure [même.Elle chante, la pluie, et les pages émues Du livre grand ouvert de.nos âmes qui | s'aiment, Se déploient une à une ainsi qu'un fbourgeon mauve Oui t a s’ouvrir, ce soir, aux caresses de [l'eau.Je.bois les mots que tu me dis, mon cher [trésor, Comme’le rosier vert boit la pluie que | j’entends, Jr bois les mots qui me font mal ou qui [m'enivrent El qui nu- font un peu plus maître de.Ion [être ; français.Je n’ai jamais entendu dire qu’une hation était morte pour avoir cru, à un moment donné, que des hommes sans uniformes étaient parfois aptes à connaître quelque chose et à enseigner.Je voudrai» bien qu’on m’apporte de» fait» là-contre: je m’inclinerai» tout de suite.On a dit que nos collèges classique», déjà généreusement dotés d’octroi» annuels par le gouvernement, avaient demandé une augmentation de ce# largesses officielles, dan-le but avoué, dit-on, d’engager un certain nombre de professeur# laïque».1-es intentions sont peut-être bonne#.Mais on se souviendra que le» 510,000 que reçoit chaque collège, annuellement, devaient servir à former de# professeurs.Or.ils ont servi à tout autre clio#e, on le sait, et le gouvernement a fermé les yeux.Et même si no* bellc.-institutions engageaient un certain nombre de laïque*, il resterait que ces pauvre-diables seraient des cavalier# servant», de* pfon» sans influence et, surtout, que l’esprit collégial de nos maître# n en serait nullement changé.Et je pense, en examinant le programme du Pickering College, que deux ou trois bous lycées feraient bien l’affaire de la province de Québec.Nou» aurions moins de boutefeux et plus de réalistes.Jean-Cliarle- II All\ K à aU * ™tre localité sera heureux de °rtC roJu*' 11 répondra avec plaisir A Sn&enH Offrant de ta propre expérience.U prochain articL dccft fç se ne paraîtra dans ce journal.Attendex-le.i i Montréal, samedi 23 avril 1938 REVUE Je 1° PRESSE LE JOUR Page 5 L'EXPANSION ALLEMANDE REPREND VERS BAGDAD ET.M.von Papen est ambassadeur d'Allemagne à Ankara.C’est que le Reich recommence à tourner ses regards vers l'Orient.Le pand rêve de Guillaume II ivait été de ce Drang naeh Often, la poussée vers l'Est, symbolisée par le projet du chemin de fer "Berlin-Bagdad''.qui fut un des slogans de l’Empire.Turquie, première station «ur cet itinéraire géant.Guillaume II y avait fait, en 1912, un voyage à grand spectacle.La même manoeuvre recommence, moins "voyante”.La Turquie, c’est la porte ouverte vers les Indes, et un excellent poste d’observation — et de garde — sur la Méditerranée orientale.L’Angleterre et l'Italie savent tout cela aussi bien que nous.Le choix de M.von Papen prouve bien qu’il s'agit d’une affaire sérieuse.Quand on “sort” M.von Papen, c’est que quelque chose se prépare.(Paris-Soir) à è à Une conference de la duchesse D'Atholl ?CE QU’EST LA GUERRE ^’ESPAGNE DANS LA POLITIQUE GENERALE EUROPEENNE” Hier après-midi, au théâtre des Ambassadeurs, la duchesse d’Athol 1, député conservateur à la Chambre des Communes et ancien ministre, a parlé sur l’Espagne.La duchesse' d'Atholl connaît bien les malheurs de l’Espagne : Misère des populations rurales, analphabétisme, sévérité de la répression des mouvements progressistes, conservatisme trop rigide de l'Eglise, sont quelques-unes des racines du mal.Quant à la situation politique du pays, la duchesse d’Atholl l'a exposée avec netteté et impartialité.Quelques phrases lapidaires prises au cours de ce remarquable exposé situent le problème lans équivoque : Le Front populaire obtint la victoire aux élections avec un programme qui.à un conservateur, ne semble nullement extrémiste.La victoire électorale fut obtenue Correctement et légalement.Cette légende du complot des communistes espagnols, par laquelle Franco cherche à justifier son soulèvement, me legible aussi vraisemblable que cette autre histoire selon laquelle le chancelier Scjiuschnigg serait communiste.Franco se mit en révolte parce que.il y avait en Europe deux grandes puis-lances prêtes à donner aide et soutien aux rebelles pour s’assurer le contrôle des richesses minérales de l'Espagne et de sa position stratégique décisive.Et avec un luxe de citations, de faits précis, l’oratrice démolit tout l'echafau-dige trop bien monté de la propagande franquiste et des mensonges grossiers colportés par ses alliés.Quant à la politique dite de non-intervention, la duchesse d’Atholl en fait une âpre critique : Empêcher le gouvernement légal de I Espagne d’acheter des ^rmes est une violation du Droit international que les Etats membres de la S.D.N.s'étaient engagés à défendre.L'intervention russe, anodine, contraste avec celle, massive et agressive, de l’Allemagne et de l’Italie.Ce qui a surtout fait pencher la balance du côté des rebelles, est le fait qu'il n'y a eu aucun contrôle de l’air.Avec la même vigueur elle dénonce les méthodes inhumaines, barbares que n'ont cessé d’employer les rebelles.Parlons un peu maintenant de la question du retrait des volontaires étrangers.II faut cesser de voir le problème sur le plan théorique et l’aborder de front.Jusqu’ici les rebelles se sont systématiquement refusés à un contrôle effectif, et c'est ainsi que la France peut se trouver en face d’un "régime espagnol dirigé par un dictateur qui aurait contracté de terribles engagements vis-à-vis de ses alliés”.La France ne peut vivre, au delà des Pyrénées, avec cette menace.Ceux qui comptent que, vainqueur, le général Franco sera obligé de solliciter l'aide des pays démocratiques, et qu'ainsi les influences dictatoriales seront neutralisées, semblent oublier que le général Franco étant entièrement redevable de sa victoire à l’intervention étrangère aurait, de ce fait, des obligations qui feraient qu’il lui serait absolument impossible de refuser à ceux qui l'ont aidé l'usage de ports et de bases aériennes espagnoles, en cas de guerre.Et ce qui rend cette situation plus tragique encore, c’est que la paix ne règne pas dans le camp de Franco; après la victoire (!) c’est encore à ses amis allemands et italiens qu’il devrait faire appel pour rétablir ’Tordre”.Pour assurer la victoire des républicains, que faut-il?Une aide matérielle, oui, mais beaucoup moins considérable qu’on ne pourrait le supposer.Les gouvernementaux ont prouvé qu’ils étaient capables de redresser des situations tragiques.Il est plus facile à la France et à la Grande-Bretagne, qui tiennent les lignes intérieures, d'empêcher une victoire des rebelles, qu’à l’Allemagne et à l'Italie de leur en faire remporter une.La duchesse d’Atholl montre alors que, pour une politique d’aide à l’Espagne, il y a en Angleterre beaucoup de conservateurs "à qui la tragédie de l'Autriche a fait comprendre les dangers d’une victoire des rebelles”, sans compter le parti libéral et le parti travailliste qui sont, avec force, en faveur de la République espagnole.De toute façon, depuis l’accord intervenu entre nos deux pays en mars 1935, les intérêts de nos deux nations sont étroitement solidaires.Je crois que nous n’avons pas le droit La Blague , Nouveau Format, Iwt • Bonnes nouvelles pour les fumeurs de Picobac.U fameuse blague Picobac “Hermétique” se présenté maintenant en un format nouveau et commode, pour seulement L^méme excellente blagué que celle que vousobtenez dans un format plus grand, les mêmes avantages d hermeticte, de facilité d’ouverturè et de fermeture.(Vous a avez qua passer l’ongle de votre pouce sur la patte).Une blagueq conservera jusqu’à la dernière p.pee la saveur douce et fraîche du Picobac.Une bonne blague.un bon ubac.et un bon pru 10c.Lettre de Paris LE BESOIN DE LA FRANCE L'cnigme des Grèves — Communiste et Communard Les groupes antagonistes Nul ne saurait reprocher aux Français, ainsi qu'à leurs hommes politiques dont le jugement est sensé conduire les destinés de la France, un sens critique dont ils savent se faire la cible.Pas un Français qui n'admette que le désordre et le manque d’unité qui régent en France A l'heure actuelle enlèvent au pays de précieux moyens d'action — pas un politicien qui ne réclame l’union nationale et en avoue l'absence.Ils reconnaissent que les nations mêmes qui demandent l’aide de la France entretiennent des doutes, non sur scs intentions mais sur l'efficacité pratique des traités qui les lient à elle, c’est-à-dire sur son pouvoir d'action.Si c'est là l'attitude de nations qui ont tout intérêt à faire confiance à la France, il est facile d’estimer les réactions de gouvernements moins partiaux ui la jugent sur sa politique d'acceptation, que ce soit l’occupation rhénane ou l'Anschluss, politique qui ne manque pas d’être en contradiction avec les sentiments exprimés par les représentants du pays au Parlement.de vous empêcher de prendre les mesures, quelles quelles soient, que vos experts militaires estimeraient nécessaires à votre propre sécurité.Et cela, présentement et pour les quelques années qui vont suivre.Et, qui plus est, notre propre intérêt nous interdit de mettre des obstacles sur votre chemin.Je me refuse à croire que si vous prenez les mesures que vous pourrez juger nécessaires, la Grande-Bretagne puisse vous laisser isolés.Aujourd'hui, alors que la paix et la liberté sont si gravement menacées en Europe, les intérêts de la France et de la Grande-Bretagne, en tant que garants principaux de ces trésors inappréciables, doivent être, en toutes circonstances, inséparables.(L’Ordre, de Paris) * * * QUAND L'ALLEMAGNE AURA CONQUIS L’EST EUROPEEN.Si demain, l’Allemagne hitlérienne s’annexait une partie de la Tchécoslovaquie, et asservissait l'autre partie — ce serait, à n'en pas douter, la "coulée de l’Allemagne vers l'Europe balkanique, l’hégémonie allemande sur toute l’Europe centrale et balkanique.Maîtresse du blé hongrois et des pétroles roumains, l’Allemagne serait alors en état de soutenir la "guerre longue”, à laquelle tous les techniciens reconnaissent qu’elle ne pourrait aujourd’hui faire face.Capable de "guerre longue", maîtresse du plus grand empire européen, l'Allemagne aurait, dès lors la tentation de compléter son hégémonie, et, en asservissant à son tour la France, de faire régner sur toute l'Europe continentale cette "paix germanique”, cousine "germaine" (qu'on m'excuse) de la paix à laquelle réva Napoléon, après Iéna et Austerlitz.Gaston BERGE R Y, (La Flèche) A A A M.TARDIEU REVIENT LUI-MEME AU BON SENS ! Pour n’avoir pas bougé à Sadowa en 1866, nous avons connu l’invasion en 1870.Pour avoir toléré que l'Allemagne s'affranchît tour à tour des clauses de responsabilité ( 1920) ; des délais d'occupation (1928); des charges de réparations (1932); des obligations de désarmement (1933 et 1935); de la neutralité rhénane et des clauses économiques ( 1936), nous en sommes venus à ce point qu’elle n'eût plus que des territoires à prendre.Elle a commencé à les prendre en 1938.Ce n'est pas fini.fin objecte que si la France avait, dans toutes ces occasions, dit non, c'eût été la guerre.Ce n’est pas vrai.La France, depuis l'armistice, a dit non six fois: Millerand, à Francfort; Briand, à Dousseldorf; Poincaré dans la Ruhr; moi, à La Haye, pour le plan Young, et à I>ondrcs pour le désarmement naval; la Chambre, pour les dettes américaines.En sommes-nous morts t Ceux qui prétendent que, si l'on résiste, on est forcé de se battre, sont mal informés.On se bat d'autant moins et l’on négoce d'autant mieux qu'on résiste plus.Vovez l'Angleterre dr Pift ! A.TARDIEU, ( (Jrtngotre ) * A A ' L’INTERVENTION GERMANO-ITALIENNE EN ESPAGNE Aucune troupe ne peut résister indéfiniment sous le déluge de bombes de centaines d'avions, qui tombe sur elle tout le jour, sans répit, tandis que les canons y ajoutent des avalanches d'obu*.L'héroïsme des Républicains ne peut pas faire qu’ils ne soient écrasés par la mitraille germano-italienne.Dans le ciel, il y a huit avions nationalistes contre un avion gouvernemental.II y a quelques jours, douze avions de chasse loyalistes mitraillaient la cavalerie maure quand ils furent attaqués par cent-dix avions franquistes; six purent encore regagner leurs bases.Si Barcelone pouvait acheter seulement deux cents avions et quelques centaines de canon', la guerre ne durerait pas longtemps.L.FISCHER.{La Nation, de New-York) Comment, d’ailleurs, attendre de la France une décision grave sur le plan international alors que les industries touchant de près sa Défense Nationale ont été pendant des semaines en proie à des grèves que le gouvernement s'avoue non seulement incapable de résoudre mais encore d en déterminer les causes exactes.Les grèves mysérieuses" de l’industrie métallurgique et aéronautique française qui ralentissent non seulement la production nationale m^s le programme de réarmement de l'Angleterre auront été 1 un des facturs certains de la mauvaise cote militaire des états "démocrates” en contraste avec celle des états ‘‘totalitaires’’ — l'Allemagne, l’Italie et le Japon — qui vivent depuis deux ans constamment sur un pied de guerre.Selon certains renseignements les occupations d'usines en France, affectant une trentaine de mille ouvriers, auraient eu une base politique, Elément communiste cherchant A forcer une intervention décisive en Espagne, intervention que l'armée française semblerait se refuser à sanctionner; élément socialiste utilisant cette lame à double tranchant pour étayer la politique de M.Blum particulièrement en ce qui concerne l'opposition du Sénat: élément “trotskiste” des partisans de M.Pivert, dits les Amicales Socialistes, cherchant à rallier la classe ouvrière par des agitations extrémistes.Ouvertement en cause sont les raisons économiques — expiration des contrats collectifs, hausse des salaires en relation avec l'augmentation du coût de la vie, semaine de quarante heures.Mais quelles qu'en soient les causes les industriels se refusent au "surarbitrage'' gouvernemental et se contentent de prêcher l’union des classes sans abandonner leurs positions.11 est a remarquer que le conflit aurait eu une solution rapide dans les usines nationalisées, le contribuable faisant en ce cas office de bailleur de fonds, mais les patrons des industries libres, telles Gnôme et Rhone, n’ont pas les mêmes motifs de conciliation.La non-intervention en Espagne et les grèves métallurgiques ne sont que deux aspects des multiples dissensions politiques qui ont entravé la formation du Front Unique sur lequel tant d'espoirs étaient fondés.jL'un des griefs portés sur le compte des communistes (et que l'extrême gauche renvoyait, non sans raisons, à l’extrcme droite) a été le fait de recevoir des subsides étrangers.Il semble bien que le jour approche ou cette accusation, si tant qu’elle était jusqu'alors bien fondée, n'aura plus de valeur.Les "troupes" communistes françaises ont réagi fort hostilement aux procès de Moscou et de plus la situation financière du parti en France est particulièrement favorable.Scs 350,000 adhérents inscrits payent une cotisation annuelle variant de Frs.24 (chômeurs) à 75.Ajoutez l’apport du journal l’Humanité.organe officiel du Parti, dont la circulation est grande et les frais généraux très bas, les dons et contributions spontanés, les quelques millions que la Confédération Générale du Travail prélève sur ses propres cotisations, et vous aurez un parti qui est parfaitement capable de poursuivre une carrière indépendante, "jacobiniste", selon un mot qui fait fortune en ce moment, dont la formule est d’ailleurs infiniment mieux adaptée au caractère à la fois chauvin et indépendant des Français.Parlant de formules, l’une d’ejles trouve l'appui enthousiaste et quasi officiel d’un nombre grandissant de parlementaires et de la presse: celle d’un Comité de Salut Public, motif évocateurs des fantômes de la Révolution et,de la Commune, qui sont prononcés pour la première fois en France depuis près d’un siècle et qui démontrent le besoin d une centralisation effective des pouvoirs.L immense majorité des Français est hostile à l'idée d'une dictature (et encore faudrait-il trouver un dictateur!) et l'expérience a démontré l'impossibilité d une union de tous les partis en un pays ou les divisions politiques sont aussi nombreuses et aussi tenaces qu’en France.Reste donc la solution d un gouvernement dirigé par un petit groupe d hommes solidaires d'une même politique, ayant pleins pouvoirs pour atteindre des objectifs limités et déterminés.Cependant, malgré les leçons sévères que les événements se sont chargés de donner depuis quelques mois, le Français n'est-il pas incorrigible?On le croirait peut-être d'après ce petit incident caractéristique: Une douzaine d écrivains éminents mais à tendances politiques très diverses ayant publié un manifeste proclamant leur union devant un péril commun, un autre groupe, également éminent, y répondit promptement flétrissant l'abdication par leurs collègue' de leurs convictions et leur idéologie et affirmant leur propre indépendance et celle des choses de l'esprit au delà du domaine politique.Il ne reste qu à dire, pourvu que ' union se fasse.en deçà! Pans, 4 avril.193* Mireille GAUL1N Chez W00DH0USE PREMIERE MENSUALITE ASSURE U LIVRAISON r 1 HOIS POUR PAYER PAS D'INTERET PAS DE SURCHARGE Pir l« politique rigide du Maisons Woodhouse do vendre à des prix minent economiquu on plus des accommodantu facilités de paiement dont bénéficient des milliers de personnes, les Magasins Woodhouse sont reconnus pour le grand choix de meubles que vous êtes certains d'y trouver.Nos connections avec les plus importants maaufactu-riers-ébénistei de la province nous permot de vous offrir tout ce qu’il y a de plus beau et de plus nouveau pour lo foyer moderne.En outre, on achetant votre garde-robe chei Woodhouse, les Dames et Messieurs de la Maison s’enorgueilliront de porter toutes les plus nouvelles, les plus chic créatious en vogue.La confection est soignée, les tissus employés sont de haute qualité et les patrons sont toujours le dernier cri de centres renommés des modes.Ouvres un compte do famille et faites’ porter tous vos achats à un atul compte.Vous n’avei pu de dépôt à faire — Votre première mensualité assure la livraison.PAS D’INTERET — PAS DE FRAIS SUPPLEMENTAIRES.Passages en chemin de fer ou autobus payés sur achats de $100.ou plus dans un rayon de 150 milles de Montréal .M ¦ OU Transport des marchandises sur chemin de fer payé sur achat de $ 100.ou plus dans un rayon de 200 milles de Montréal ou Québec.MARCHANDISES ENTREPOSEES ET ASSUREES GRATUITEMENT JUSQU’A DEMANDE MEUBLES 24 MOIS POUR PAYER VÊTEMENTS POUR HOMMES et GARÇONS 40 Paiements Hebdomadaires ou 10 MENSUALITÉS • CONFECTION POUR DAMES 10 MOIS POUR PAYER » FOURRURES 18 MOIS POUR PAYER SANS DÉPÔT La Première Mensualité Assure la Livraison WOODHOUSE & co.limited 105 rue Ste-Catherine Ouesi, Montréal Londm Birmingham lAvvrponl Monchttltr Holilng/ietm Huit 8ou!hsi*nptoH Cordiff Ediz',Gloigo**' Btlfntt Dublin • y'ork T- onto Qutb^C! 65, t*jf uft lô Couronili Page 6 LE JOUR Montréal, samedi 23 avril 193g L’État est-il un vampire ?|-La situation générale Un chitri qui court apfès u queue n'attrape pa» de lièvre».Il n’attrape p*i même sa queue.Il fait et refait le tou;, flt il finit par tomber rpursé.Il est de même dan» certains abu» économiques.- l>e» mauvaises Habitude» qui deviennent de» manies, détruisent les homme» et le» femme».Elle» détruiient aussi le» Etau.Pendant U guerre, de 1914 à 1918, les gouvernanU du monde empruntaient et Usaient pour de» tomme» immenses *, ils créaient des montagnes de dettes ; ils stimulaient l'augmentation des prix à des degrés inconcevables •— le tout pour financer la destruction.Après U guerre, la forcé d'impulsion engendrée par l'activité artificielle s'est continuée, avec quelque» léger» reculs, juiqu'au point culminant et jusqu’à la chute de 1929.Lee gouvernements ont tenté de sur-monter la dernière crise à force de dépotées.ajoutant dette» et impôu à ceux du temps de la guerre, pour payer des mesura prétendue» ''humanitaires” qui ioat, peut-être, moins théâtrales et moins hruyanta que la laide besogne de la guerre, mais qui n’en sont pas moins fatales aux humain» et à la société dan» laquelle ce» humain» ont à vivre.Ce sont des individus et non pas des organisatiom fui font naître et qui réalisent le progrès humain.L'organisation peut fournir les moyen» pratique» d'échanger les idées et de canaliser le travail ; mais elle ne peut rien créer par «Ile-même, et si elle perd l'aiguillon de l'initiative de l'homme supérieur, elle sèche rapidement, devient inerte et finit par tomber en poussière.Si l'organisation cherche à dominer le» indÆdus qui la composent, au lieu de servir comme véhicule efficace pour la réalisation de leurs capacités et la transformation de ces rapacités en action, elle devra nécessairement se détruire avec les hommes et les femmes qui en font partie.Si nous ne revenons pas de la crise aussi rapidement que nous le devrions, si nous voyons dans chaque partie du Canada des troubles, des craintes et des soupçons, n'est-ce pas que nous nous sommes efforcés, non pas à guérir les maux de dette», des taxe» et de» dépenses publiques engendrés par la guerre, par l'encouragement a l’initiative individuelle et par la pensée constructive, mais à vivre de l’expédient de» emprunts, dea taxes et autres extravagances qui «’ajoutent rien à notre richesse nationale?Les Etats-Unis, pendant les premières années du régime Roosevelt, ont bien es-sayé de refaire la prospérité en empruntant et en dépensant ; mai», il y a quelques mois, voici que cette prospérité les a brusquement quittés.Le remède que prescrit présentement le Président n’est autre chose que ries emprunts et ries dépenses additionnels.Réussira-t-il ?On peut en douter.Même s'il le fait, le procédé doit échouer quelque part.L'erreur de la théorie de la prospérité économique stimulée et contrôlée par l'Etat se trouve, il me semble, dans le fait que les impôt» qu'on perçoit pour payer les activités gouvémementales viennent du gousset de l’individu.On indique par U le courant essentiel de l'activité économique ordinaire, et on finit par détruire la fonction de l’Etat i est de protéger et d’aider, non pas l'étouffer.Nous avons adopté au Canada, de-quelques années, la politique que à municipalité n'est plus la première unité de gouvernement, que l'industrie et le commerce individuel» ne sont plus à la base de l’édifice économique.Nous vouions que les associations, les corporations, le gouvernement fédéral et les provinces fassent pour nous ce qui dans l'histoire humaine ne s'est jamais fait pour l’humanité excepté par des unités flexibles qui pouvaient donner un coup r, de barre rapide et s'sdapter aisément * de» condition» variable».Nou» oublwm que ri l’unité plu» grande — qui agît toujours avec H"1 de perle que la moindre — dort tout faire, elle doit trouver chez les plu petite» l’argent, le» intelligence» et l'énergie qu'il lui faut pour fonctionner.L*s service» public* ne peuvent pas se multiplier tan* augmenter leur personnel et leur coût d'administ, .mon, sans prendre darn le» organisation* particulières de l'argent et de* homme», ni sans ralentir l’activité de ce» organismes.On continue à tourner dan» le cercle vicieux, et on K demande pourquoi les affaire* n’abiorbent pas plus de main-d'œuvre, ne paient pas plu» de salaire», ne défrichent pa* de nouvelles activités, quand Je» gouvernants leur enlèvent constamment non seulement leurs profils mai», bien souvent, l’argent nécessaire pour vivre même sans espérer faire de profit ! En France on a tenté l’expérience "d'amorcer la pompe".Le gouvernement français, avec une franchise peut-être plus rare que celle de certains autres, concède que le seul résultat a été une augmentation de 30 pour cent dan» le* prix et dans le coût de la vie, la baisse des actions industrielle» dans la proportion d’environ 30 pour cent, et un effet insignifiant sur le commerce.Le problème de la taxation et de la législation dans la Province de Québec est à la veille de devenir aigu.Quand nou» voyons le» gouvernant» forcer ( les compagnies à faire de* contributions ‘ volontaires" au delà de leurs impôts, par un procédé très courtois de chantage, alors la base de la taxation s'est écroulée et il ne reste rien pour empêcher le gouvernement de dire à n’importe qui qu’il devra payer sans tenir compte de la justice.Nous nous trouvons en presence de la même concussion aveugle et rapace qui, dans le Moyen-Age, caractérisait les relations entre les barons-voleurs et leurs hommes liges.Quand ce procédé s'aggrave par une législation sans fin.qui réglemente tous les actes, corporatifs ou personnels, des gens d'affaires, la chose est encore pire.L’intiative devient impossible.La société >e tue rapidement en permettant que ses mauvaises habitudes deviennent des manies.Nou» ne pourrons pas longtemps emprunter à coups de $25,000,000 ti $50,000.000 tans augmenter les impôts pour rembourser ces emprunt».Jusqu'à quel point l'édifice commercial de Québec peut supporter sans s’écrouler des taxes additionnelles ?C est une question qu’on devra bientôt étudier.Edouard LeDÔRET Récital de musique de chambre au Windsor —+— Un récital de musique de chambre, soua tea auspices de la Société canadienne des droit* de t’homme, aura lieu k la satle Windsor, h l'hétel Windaor, le mardi 26 avril.Un trio composé de musiciens bien connus Interprétera des oeuvres de Bach, Moaart, Haydn, Mendelssohn, Gtiere, Beethoven et d’autres compositeurs Le* artistes au programme sont Mlle Ethel Boguslosky.qui a donné des récitals k Ottawa sous le patronage distingué de lord et de lady WIIHngdon; M.Jean Belland, premier violoncelle de l’orchestre de Montréal; M.Edmond Trudel.chef d’orchestre bien connu qui a étudié en France et qui s été directeur Invité des Concerts symphoniques; et M.Charles Jourdan, baryton, artiste de la radio renommé.mentionnez Les magasins-chaînes furent créés pour répondre à un besoin ! Les magasins • chaînes et leurs méthodes modernes ont subsisté et progressé parce qu’ils facilitent à la ménagère l'achat de produits alimentaires de qualité — qu'ils les lui offrent en plus grande variété, dans un milieu plus attrayant et à des prix beaucoup plus avantageux que jamais.Les magasins-chaînes aident à développer les districts commerciaux et contribuent à accroître la valeur de la propriété.Ils attirent les clients de tous les autres centres avoisinants non desservis par ce genre d'établissements de commerce.Ils servent d'intermédiaire entre le producteur et le consommateur, assurant un marché constant et toujours profitable aux manufacturiers, établissements de mise en conserve, artisans et cultivateurs.Et en aidant à créer de l’emploi et à maintenir le paiement de salaires, ils se trouvent à favoriser toutes les entreprises de la province de Québec.ASSOCIATION DES MACASINS-CHAiNES DU CANADA 730, Immeuble University Tower » '• Montréal (Une fédération de marchands modernes) ¦ 1 La stabilité qui avait commencé à te gisnifester d»n» l'industrie canadienne ver» la fin de février, s’est généralisée en mars.Ainsi, les deux lier» de» établissement» dont nous analysons les opérations ont pu maintenir leur production au niveau du mois précédent, tandis que ceux qui tont en avance sont un peu plus nombreux que ceux qui accusent un recul.Celle stabilité peut passer pour satisfaisante si on la compare au recul quan général qui a marqué la fin de 1937 et le début de cette année ; toute-foi».elle contraste fortement avec la vigoureuse ascension de presque toutes le» branches de l'industrie l'année précédente.En effet, cette année, les gains saisonnier» sont si faible» et leur champ est si restreint que, dan» l’ensemble, l'activité économique est en baisse de 15% sur le début du printemps 1937.On constaterait sans doute un recul moindre sans les craintes et les incertitudes que la situation politique de l'Europe fait naître dans notre pays, comme d’ailleurs dans le reste du monde.Cette situation internationale défavorable, bien que certains esprit* l'exagèrent, diminue inévitablement la confiance des capitalistes et fait remettre ou même abandonner divers projets dont l’exécution eût été assurée dans une atmosphère plus paisible.D’où fléchissement marqué dan» les commandes d'installations industrielles, qui n'est pas pleinement compensé par les récent» contrats de fourniture de matériel ferroviaire.En outre, la demande d’automobiles a été jusqu’ici inférieure à l’attente, si bien que la construction des autos est beaucoup moins active qu’il y a un an.D'autre part, 011 doit prévoir peu d'amélioration, ou pas du tout, dans les pâtes et papiers, jusqu'à ce qu'il se produise une plus grande diminution des stocks excessifs accumulés au cours des derniers mois de 1937.A ccs facteurs défavorables on peut en opposer de favorables qui les empêchent d’exercer une influence trop déprimante.L'extraction des métaux s'est continuée sur une haute échelle, excepté dans les régions sub-marginales ou il n’est possible d'exploiter les petites mines qu’en période de prix élevés ou moyens des métaux.La situation favorable des nouvelles récoltes de la Prairie, en ce qui concerne l'humidité du sol.a déjà suscité une demande plus considérable de certains produits industriels, en particulier d’outillage de ferme.Les nouveaux contrats de construction adjugés en mars, bien qu'en recul de plus d’un tiers sur le même mois l’an dernier, dépassent d’environ 50% ceux de février.La production de bois a augmenté grâce à la réouverture des chantiers forestiers de la Colombie britannique, qui avaient été fçrcés de suspendre leurs travaux à cause des rigueurs de l'hiver.Il apparaît clairement que les chances’ de maintenir l’activité des affaires à son niveau actuel dépendent de la situation agricole intérieure, surtout dan» la zone des céréales de l'Ouest, car il est peu probable que rien d’autre vienne stimuler les affaires avant la fin de l'été ou le commencement de l'automne.Heureusement, la situation agricole est meilleure.Dans l'Est et le Centre du Canada, la s luation favorable du marché des produits laitiers et de celui des porcs s’est rccompagnée d’une allure meilleure sur le marché du bétail, bien que les pertes résultant de trop grands achats d'animaux mi-gras, à prix forts n’aient pas encore été compensées.Dans la Prairie, le temps a continué, en général, d'être favorable et la neige exceptionnellement abondante de février a fondu dans des circonstances qui ont empêché une trop grande évaporation, laissant ainsi la surface du sol dans le meilleur état possible pour les semailles.(Extrait de la lettre commerciale mensuelle de la Banque Canadienne de Commerce).La Rem du Marché —•— Depuis quelque temps déjà, le marché dans son ensemble, fait foi de dispositions assez soutenues, notamment dans le compartiment des mine* d'rr, celui des huile* de l’Alberta, les équipements ferroviaire*, le» brasseries et Is* titre* de la construction.Les huiles en particulier, sont dans une situation technique très favorable qui présage une reprise plus accentuée.N’oublions pas que l’industrie pétrolifère de l’ouest canadien, fonctionne maintenant sur base de $6,000,000, avec un rendement potentiel de 18,000,000 de baril», par année.Une trentaine de puits sont actuellement forés et des développements importants peuvent surgir dans je Turner Valley, au cours de cet été.Nous réitérons nos recommandations de la semaine dernière, soit; Eldorado, Sullivan, Beaufor, East MalarÜc, Sladen Malartic, Falconbridge, Powell Rouyn, Moneta, Kerr Addison, Preston East Dome, Francoeur, O'Brien, Home Oil, Davis Pet., Calgary & Edmonton, Okalta, Mercury Oil, Pacaha, Brown Oil.Un rapport détaillé sur chacune de ces valeurs est gracieusement mis à la disposition de nos lecteurs.Vous êtes cordialement invites à vous en prévaloir.(Emprunté au Service de la Statistique de Racine ôt Cie) Note: Les renseignement» ci-dessus quoique provenant de bonne source ne sont pas garantis.Ill AVI* U'AFI'UCATIOX roi R DIVORCE AVIS est donne par le* prdaentn ou» ALDEOE N AU.T.de la clt* et diMrirt de Montreal, dan» le ojetté St-Ja.^ue» dans 1* province de Québec.décorateur, s'adresser» au Parlement du Canada, à ea préeent» ou prochaine session, afin d obtenir un Bill de Divorce d'sveo ton épouse K OSE EVa brosse a l\ de o .ite trlct de Montréal, pour cause d adultère et désertion.ï>»té S Montréal.Province d» Québec, ce 30ième Jour de mai» 1*ÎV JOS A.BV'DYK fuveureue U* Aldégf .Vault ORGANISME CENTRAL Pour coordonner les lois sociales et ouvrières D'après nos lois actuelles, les provinces prennent à leur charge la plus grande partie des secours et des frais d'administration relatifs aux services sociaux toujours de plus en plus nombreux du Canada.Attendu que leurs sources de revenus sont limitées, cet état de choses a beaucoup contribué à rendre nécessaire l’enquête sur les relations financières entre le Dominion et les provinces a laquelle se livre en ce moment la Commission Rowell.En vue de l’intérêt général soulevé par cette enquête, il parait utile d’étudier quelques aspects de 1a législation sociale au Canada.La situation est compliquée d’un côté par le conflit d’autorité entre le Dominion et les provinces, et de l’autre, par la nécessité de faire face aux criants problèmes de la dépression.En vertu de la Loi de l’Amérique Britannique du Nord, "les droits commerciaux et civils dans la province”, y compris les relations entre patron et employé, sont sujets aux lois provinciales.Dans les premiers stages de la dépression, les secours de chômage ne concernaient eux aussi que les provinces et les municipalités, mais le problème prit des proportions nationales et non seulement l’intervention de l’Etat fut acceptée, mais une aide sur une grande échelle devint essentielle.Le sort de la lé^slation ouvrière du Dominion en 1935 démontre bien les difficultés d’une législation sociale dans un pays gouverné par des autorités contradictoires.Cette année-là, le Parlement, en qui repose le droit de faire les traités, avait passé trois lois destinées à mettre en vigueur les accords préliminaires signés par le Canada à la Conférence Internationale du Travail.Ces lois portaient sur les minimums de salaires, la limitation des heures de travail et le repos hebdomadaire.Une loi sur les assurances ouvrières et sociales votée au cours de la même session contenait un plan d'assurance obligatoire contre le chômage.En étudiant 'la validité de ces lois, la Cour Suprême du Canada fut partagée et la question fut soumise au Comité Judiciaire du Conseil Privé quirendit son jugement le 28 janvier 1937.En ce qui concerne les lois sur le repos hebdomadaire dans l'industrie, les minimums de salaires et la limitation des heures de travail, basées sur les accords internationaux, le Comité Judiciaire fut d'avis que rien n'empêche l’Etat de passer un traité entraînant des modifications aux lois, mais que ces modifications ne peuvent être effectuées que par un corps législatif autorisé par la Loi de l’Amérique- Britannique du Nord à statuer sur le sujet.Attendu que salaires, heures, et repos hebdomadaire font partie dès sujets exclqsivement assignés aux provinces, les autorités législatives compétentes étaient les législatures provinciales et les trois lois en question du Parlement National étaient ultra vires.Le Comité Judiciaire fut également d’avis que la loi sur les assurances ouvrières et sociales était invalide puisqu'elle portait atteinte aux droits civils des patrons et des employés dans chaque province et qu'elle était, par conséquent, du ressort provincial.Le Dominion et les provinces se sont occupés des problèmes du chômage et de la misère causée par la dépression au fur et à mesure des événements.La première loi du Dominion sur les secours aux cultivateurs et aux sans travail date de la session spéciale de 1930, et le Parlement a voté des lois avec des titres semblables à chaque session suivante.Ces lois ont graduellement étendu la portée de la participation du Dominion dans les secours de chômage.Les lois même et leur sanction par le Gouvemeur-en-Conseil pendant l’absence du Parlement.sont basées jusqu’à un certain point sur le droit du Parlement “de prendre les mesures nécessaires pour maintenir la paix, l’ordre et I?bonne administration au Canada,” qui est son pouvoir principal en vertu de la Loi de I Amérique Britannique du Nord.Pour coordonner les mesures de secours et déterminer l’importance du problème, une Commission Nationale du Travail fut nommée le 13 mai 1936 et elle vient de terminer son enquête.Le» services rendus pir cette Commission en distinguant clairement entre les effets du ralentissement économique et la situation agricole résultant de 1a sécheresse, ont été discutés dans notre Bulletin de février.Au cours de l’année dernière, •’ le Dominion et les neuf provinces ont collaboré à l'éducation manuelle et technique de» jeunes gens qui sont sans travail sans recevoir nécessairement des secours, Le Dominion contribue 50% du montant affecté aux programmes qui varient selon les besoins et les conditions de chaque endroit.Dans toutes les provinces, les universités et le ministère provincial de l’Agriculture collaborent à l’enseignement agricole.Pendant l'été et l’automne, des cours forestiers ont été donné* sur les terres de la Couronne dans le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et la Colombie Britannique sous la direction du Service Forestier.Des programmes d’hiver «ont en voie d’exécution dans l'Ue du Prince Edouard, le Québec, le Manitoba et l’Alberta.L'industrie minière, dans sa technique et sa pratique, est enseignée en Nouvelle-Ecosse, Québec, Ontario et Colombie Britannique.Malgré les décisions du Conseil Privé que la législation sociale est principalement du ressort des provinces plutôt que du Dominion, ce qui précède montre clairement ce que pourrait accomplir la collaboration de tous les gouvernements.Tout ce qui existe jusqu’ici a été.fait sous l’empire de la nécessité et n'est que temporaire, mais dans quelques cas la collaboration a réussi à produire des résultats plus permanents.La loi des pensions de vieillesse de 1927 a institué un système fédéral-pro-vincial de pensions destinées à entrer en vigueur dans toutes les provinces disposées à voter et appliquer les lois nécessaires.Ces lois ont été promulguées dans toutes les provinces entre 1927 et 1936 et le plan est devenu national.Un arrêt-en-consei! a rendu la loi applicable aux Territoires du Nord-Ouest à partir du 25 janvier 1929.Tout sujet britannique a droit à une pension à partir de l’âge de 70 ans pourvu que ses revenus ne dépassent pas $365.par an et qu'il ait résidé vingt ans au Canada et cinq années consécutives, précédent l’octroi de sa pension, dans la province où il fait m demande.Le maximum annuel est de $240 et si les revenus annuels du retraité dépassent $125 la, pension est diminuée de l'excédent.Le ministère des Finances, qui est chargé d'administrer la loi, déclare que le nombre des retraités était 171, 301 au 30 septembre 1937.La loi originale attribuait au Dominion le paiement de la moitié des pensions, et un amendement de 1931 a fixer sa portion à 75%.Les pouvoirs provinciaux concernant les minimums de salaires, les heures de travail, l’emploi des femmes et des enfants, et autres, ont donné lieu à un nombre considérable de lois diverses.Cette diversité de règlements, quand elle a de profonds effets sur le commerce et l’industrie, semble à première vue tendre à rendre illégales les chances de succès dans les différentes provinces et à encourager les industries à se déplacer.Mais ce n’est pas tout à fait le cas.Par exemple, l’Ontario et le Québec ont passé tous les deux au cours de la session de 1937 une loi appliquant les minimums de salaires aux hommes comme aux femmes.Quand la loi de l’Ontario était à l’étude, le ministre du Travail annonça qu'une loi semblable allait être présentée à la Législature de Québec et que la situation dans les deux provinces resterait sur les mêmes bases.En Co- lombie Britannique, il existe une lo, ™ le» minimums de salaires pour homme», mais dans les autres' pr0vinct| cette loi s’applique aux femmei, et m hommes "qui remplacent des femme» ou des jeunes personnes” dans des employ généralement occupés par celles-ci.G, lois, cependant, ne représentent p4s ^ cessairement toute la législation »Ur 1* salaire» dans chaque province.Au Mani.tobà, les salaires et heures de travail po,Jf le» employés de personnes exploitant de» véhicules affectés au service public tôt*, bent sous la loi du trafic sur les voies publiques, et les minimums de salaires dans l’industrie forestière du Nouveau.Brunswick sont réglés par la loi de |4 Commission de* exploitations forestières Les lois sociales du Canada ont été promulguées au fur et à mesure de leui nécessité.Dans une province les loi» m.lative* à l’emploi des enfants font par1j, des loi» sur l’éducation, et dans un* autre elle» sont classées avec la légbl».lion ouvrière.Le» règlements sur l’hy.giène, le* accidents, le* compensations et condition» ouvrière* sont beaucoup trop variés pour être réuni* *ous forme d* système organisé ou unifié.Ce n’e*t pas simplement une affair* de classification attendu que l’admini*.tration de ces lois est confiée à des au.torité» différentes selon les province», d* sorte qu’une comparaison directe de* frais d'administration devient impossible.Le* projeu d'enseignement technique pour les jeunes gens sont sous la direction du ministère du Travail dans quatr* provinces, sous celle du ministère WARD Si».«1.1: ÉDIFICE DE LA BAXQLE ROYALE.MONTRÉAL^"* M.mbr.i d.U bm d.M.sirt.1, du Cmk d.Mt.utd ** d» Cuidiu C*«».diir Eitkuf., Int.Montréal.P Q.Halifax, N.E.NtenulM £d£V\°r' Lrad.s, Oit.Q»a«, p qT*’"’ ’ ‘““-J**».jt.fc *%%%%%%%%%%% I 1 \ L Montréal, samedi 23 avril 1938 LE JOUR «< 1 CLAUDINE À L’ÉCOLE DU JOUR Page 7 »»> » k Le mot féminin NOS ACTIVITÉS Vous n'ètcs pas sans connaître, madame.quelqu'un de ces hommes convaincus de leur supériorité, qui ne peuvent — ou ne veulent — voir chez la femme une intelligence égale i la leur.Ceux là ne trouvent la femme à sa place qu'au foyer, ne lui accordent d'autre activité sociale que la maternité et l'éducation des enfants.Très beau rôle, évidemment, mais un peu ingrat, et qui ne saurait remplir toute la vie d'une femme vraiment intelligente.Nos grand'mères t'en contentaient; mais leur formation.très particulière pour ne pas dire élémentaire.ne les avaient préparées qu'à cela: et sauf de rares exceptions.le domaine intellectuel leur demeurait fermé.En ce temps aussi, peu de femmes étaient soumises à la dure loi du travail; Tunique but pour elle était le mariage et celles qui.moins privi'é-giées, demeuraient célibataires et privées de fortune se voyaient condamnées à servir soeurs ou belles-soeurs.Aujourd'hui, la femme est heureusement libérée de tous ces préjugés: elle reçoit la même instruction que l'homme et.dans des pays plus libéraux que le nôtre, tous les domaines de l'activité sociale, économique, culturelle et politique lui sont ouverts— ce qui assure une vie libre et indépendante.Il sc trouve nombre d'avocates.de femmes médecins, architectes.voire: agronomes.pas dans le Québec, évidemment, où Ton nous refuse jusqu au droit de vote! Ce ne serait pourtant que justice, puisque nous sommes appelées à partager la vie active de nos compagnons, que les mêmes droits nous soient accordés.Je lisais dernièrement, dans une "petite feuille", des choses qu'on foulait méchantes et qui n’étaient que sottes.On s'attaquait au physique de celles des nôtres qui nous repré- sentaient pour réclamer le vote féminin.et que leur reprochait-on?De n être plus jeunes et jolies! Et Ton insinuait que la Jeunesse Féminine aurait peut-être plus de chance en se présentant.comme si c'était un concours de beauté! puis on ajoutait: Si les jeunes ne féelament pas le droit de vote, c’est qu elles s’en foutent Evidemment, bon nombre de jeunes filles s'en moquent.mais il en est beaucoup qui savent penser et raisonner, qui ont à coeur l'intérêt de leur pays et qui supportent difficilement d’être traitées comme des êtres inférieurs et irresponsables.La femme a prouvé quelle était maintenant apte à collaborer, sur un pied de parfaite éfpalité avec l'homme, au progrès et à l activité de la société moderne.Nous trouvons dans toutes les sphères de brillants exemples de compétence féminine.Marie Curie dans le monde scientifique: et dans le domaine professionnel, Mme.Grinberg.avocate et Tune des plus marquantes personnalités féminines et féministe de France.Dans les arts, la femme a su encore se faire une place de choix et infirmer la légende ridicule qui voulait que nous soyions incapables d'autre chose que de joliesses assez puériles.On peut aujourd'hui opposer à la mièvrerie de Cécile Chami-nade le talent vigoureux de Nadia Boulanger, compositeur et chef d'ot> chestre estimé.A la très romanti-tique et passablement exaltée George Syid ont succédé Colette Yver et nombre de romancières qui font preuve d'une psychologie aussi juste que n'importe quel bon écrivain.Enfin, ici même, à Montréal, au dernier Salon du Printemps, il y avait peu de toiles pour égaler La Femme au divan bleu d'Agnès Lefort.Ce dont nous nous réjouissons assez.Alice GUAY.Voici la toute dernière nouveauté ; une Home ntunie de jambes circulaires qui Vempichent de remonter.Ingénieux t L'alimentation Le fi got de mouton est pour plusleun un pUt de réaUtance' On admet que pour être bon le mouton doit être de couleur rouge foncé, que sa graine doit être fine et blanche.Le mouton trop frais est, paralt-H, dur et son goût D'est pas aussi bon.Pour accomoder un gigot de mouton, plat de résistance de bien des gourmets, battez votre gigot pendant deux ou trois minutes car ceci l’attendrit beaucoup.Choisissez trois ou quatre gousses d'ail pas trop grosses et piquez votre gigot avec un couteau, à trois ou quatre places différentes; introduisez une gousse d'ail dans chaque entaille.Placezle sur un feu vif, dans une casserole contenant un peu d'eau, de se! et gros comme une noix de beurre.Il faut un quart d’heure de cuisson par livre de viande.Par conséquent, pour un gigot de quatre livres une heure suffit.Après ce temps, servez ^e gigot sur un plat long avec la sauce dégraissée dans Une saucière.Le gigot comme le rosbif doit être rose à l'intérieur et le jus" qui en découle pendant qu'on le découpe est la meilleure sauce des rôtis de mouton.SOUMISSIONS POUR LA CONSTRUCTION D'UN DORTOIR POUR LES OFFICIERS NON-MARIES AU DEPOT DU CORPS DES SIONALEURS ROÏAUX CANADIENS, A BARK1EFIELD, _ ONTARIO TtES soumissions cachetée», portant en ¦L' suscriptlon "Soumissions pour dortoir des oficiers non-mariés du Corps des Slgna-leurs Royaux Canadien», à Barrlefleld.On.tarlo", ci adressées au Directeur des Contrats, ministère de la Défense nationale.Ottawa.Ontario, seront reçue» Jusqu a midi (heure avancée), le 5 mal 11*38.Les soumission ne seront prisés en considération que si elles sont faites sur les formules fournies par le ministère et conformément aux conditions qui y sont stipulée*.Ces formules, ainsi que les plans et devis peuvent être obtenues, sur demande.du Directeur des Contrat», ministère de la Défense nationale, & Ottawa, ou du Commandant du district militaire No J, â Kingston, Ontario.Chaque soumission doit êtro accompagnée d'un chèque visé d’une banque canadienne a.charte, fait A l’ordre de l'honorable ministre de la Défense national" t représentant dix pour cent (10(c) du montant de la soumission._ ' Le chèque de l’adjudicataire’sera confisqué s’il refuse, ou se trouve dans l'Impossibilité, au cas oü le contrat lui serait adjugé et après qu‘11 l'aura accepté, de le remplir, conformément aux plans et devis.Le ministère r.e s'engage fi accepter r.l 1* plus basse ni aucune des soumission».L.R.La FLECHE.Hou:-ministre.Ministère de ]a Défense nationale, Ottawa, le T a-ril 1336.(Q.G.44-35-397.’ J’ÉCRIS.—•— J'écris une lettre que tu ne liras pas.Je me demande pourquoi, car je n’ai rien de gai à penser, rien qttil ferait bon de dire.Au contraire, j'ai plcurf tantôt.Mon coeur est lourd de peines, de chagrins qui n'ont pas de noms.Pourquoi j'ai pleuré ?Je ne saurais le dire.Ou plutôt, c'est de tout à la fois.De ces agacemens qui me viennent d'une susceptibilité trop vive, d'un mot qu'on m’a dit, d'un sourire qu'on ne m'a pas donné.Je ne sais plus.Et ce soleil trop brillant qui me nargue.et cette éclosion de joie, qui me frôle, m'énerve.Non, vraiment, ce soir je ne devrais pas écrire.Mais.si.Cela fait bon quand même ! Je m’en rends compte à mesure que les mots s'alignent, que je noircis des pages et.puisque tu ne liras pas.Car, tu prendrais ta part de ma tristesse, tu deviendrais morose comme je le suis.je ne veux pas ! Je me souviens d'un soir où je me fis le serment de n'étre pour toi que celle qui sait sourire.Ce soir-là.j'avais posé sur ta joue, mon amour, un baiser bien tendre, presque un baiser de petite soeur.Tu m'avais regardée longuement avec infiniment de tendresse — ton front était radieux et tu semblais tenir tant de joie dans tes yeux qu'à ce moment-la j'ai juré de ne jamais rien faire ou dire qui troublerait cette limpidité de ton regard.J'ai juré, je tiens mon serment, et ce soir tu ne sauras rien de mes folles divagations.Quand tu viendras tantôt, de ce soleil qui me nargue, j'aurais laissé un rayon s'accrocher au bord de mes cils.Tu ne saitras jamais que c'est une larme qu i! a séchée., Brin de mil.— Petes de nouveaux store» pour le printemps.1st couleur ki plus nouvelle est «n doux vert pomme qui communique à vos pièces un charme printanier.Cette teinte est fraîche et brillante m tratrtformer d„ l'argent votre ro*»»0**’ , 1 Usine*.rêp«#uo’ .wl «rfcto “ 'vertu duPI»'* docum*»1'*' LA BANQUE ROYALE DU CANADA PLUS DE V/J SUCCURSALES DAMS TOUTES LES PARTIES DU CANADA f c Page 8 • r~n"" 1 ' ' ",T~ LE JOUR ' .«»»».™» UNE ALLIANCE MILITAIRE AVEC LES ETATS-UNIS Montréal, samedi 23 avril 193a Opinion du premier ministre de la Colombie-Anglaise Nous avons appuyé la politique des crédits de la défense du Canada à deux conditions : I — quf le Canada ne s'engage pas a donner une contribution en homines à d(>i guerres extra-territoriales; 2.—que notre système de défense nationale soit coordonné avec celui des Etats-Unis plutôt qu'avec celui de la Grande-Bretagne.L'idée fait son chemin, non seulement au Canada, mais même aux Etats-Unis.Il y a quelque temps, M.Pattullo, premier ministre de la Colombie-Anglaise, de passage à Toronto, disait à quelqu'un : "Si les Etats-Unis entraient en guerre avec le Japon, la Colombie-Anglaise serait aussi en guerre." La véracité de cette opinion est indéniable.Les Japonais ont, dans la province du Pacifique, des intérêts considérables, et, surtout, ils auraient, sur ce territoire non défendu, des bases toutes désignées.Ce fait est assez clair pour se passer d'explication.Voici maintenant que nous lisons dans le Daily News, de New-York, un article éditorial significatif, dont nous extrayons les passages suivants: "Le Canada n’a qu’une toute petite marine.Dans la plupart des conflits à prévoir, la marine anglaise ferait de son mieux pour défendre le Canada.Mais1 si cette marine était engagée à la défenae des routes maritimes de la Méditerranée ou du Sud-Africain, le seul espoir du Canada, dans les conditions actuelles, serait que les Etats-Unis fussent assez intéressés au sort du Dominion pour le défendre par mer.C'est probablement tout ce que nous ferions.Après tout, notre pays ne peut rester en spectateur indifférent d'une invasion du Canada par une nation étrangère.Mais nous devrions conclure avec ce pays un traité par lequel nous nous engagerions à le défendre, et ii faudrait que tout le monde le sache."Par ailleurs, le Saint-Lau-sent n a pas de base navale d'où une flotte pourrait opérer.Le traité en question devrait stipuler que le Canada s’engage à organiser et fortifier des bases navales dans le Saint-Laurent." "De notre côté, nous prendrions l'engagement d'améliorer et d'agrandir nos bases navales et nos aéroports des îles Aloutiennes, dans les mers alaskaines.Ensuite, il suffirait de publier les articles du traité dans le monde entier pour décourager toute tentative d’invasion du Canada par • la côte du Pacifique." 11 n'y a pas de doute que le |our viendra où le Canada devra passer un traité de ce genre.Alors, nous prévoyons une levée de boucliers des ultraloyalistes et des petits politiciens.On dira, comme on l’a dit du temps de Laurier, au sujet de traité de réciprocité, que c’est un pas vers l’annexion.L'histoire se répète toujours; mais les nécessités de la vie finissent par triompher.Paul RIVERIN A un journaliste Fable-Ex press —«— / n jour un pauvr' bonhomme Confia à lun de sn omit (Oh! pas grand'ehôte, en somme!.) Deux de ses plus mauvais rents! MORALE : Aire les journalistes, c’est ça la vie; Hint mal avisé qui ty fie : Qu'il tndur' si on le publie.! Jean PELLETIER NOUS LE SAVIONS! Son Eminence le cardinal Baudrillurl ipppptè un démenti formel ù cerlains détracteurs du Lycée Du ndurand Nous avons été les premier» à affirmer, dans cç journal, que les propos qu'un journaliste canadien de Pari» a prêté* à Son Eminence le cardinal Baudrillart n'étaient'probablement pas véridique».Dan» un article récent, nou» di-•ion» que nou» «’ajouterions pas foi à la prétendue interview du cardinal aussi longtemps que celui-ci, «oui sa signature, n'aurait pas fait une déclaration.On aavait qu'il s'agissait, en l'espèce, d’une campagne de quelque» individu» contre la personne même du sénateur Dandurand.Toute» le» petite» feuille» fascistes, qui détestent le moindre soupçon de libéralisme et qui s'adressent uniquemeut à l'élément crétin de notre province, avaient battu des mains, quand avait été lancé le fameux canard.Voici maintenant le texte de la déclaration du cardinal Baudrillart: 1s Paris 21 m D'Assas VI» U Rsctsar, 1— Oa m tsaaiaifi» asakawat aa-jetrd’Ui 22 mars aa attack de M.ds Martin?(dais aa jaaraal français de aatia de Moatrfcl da 21 février) était-ta at la prétcada récit d’aas iaterview tvac aei.2— Tel qa'il eet, ce récit aet le fiait d’aae kaagiaatki féeside, cale de Taa-tear qai aset ta aa beech* da prapat qei lai appartieaaeat aidativeaeat, aiaei qae la aies ta tcèae dagalèreaeat raauacé*.1—Jaaais sa ac a'a parlé ai de lycée fraaçale à Meatvéal, ai de fttàle da Cel-lég* Staaiaiae.4— Oa a’a parié de la faraale da Cal-lèga Staaielaa, deat j’ai dfc, taat à l’bees-raMe eéaataar Daadaraad qa’è M.de Mar-tira?, qa’ale a'eiietait plat de paie 19M.Elle caaiietait deat l’aaiea d’asc direc-Hea eccléeiaetiqa* et d’aa carpe eatei-gaaat prété par l’Uaivaraité de l’Etat.J’ai aiaaté qa’appÜqeée par certaiae aiaUrei •H» peavait avoir certaine daagert.5— J'ai dit, taat è M.Daadaraad qa’à M.de Martigejr, qae praUqaeaeat aa ae pearrait faire tear b Caaada qae ce qs’oa Lisait pear l’Uaivenâté de Fribeerg, pear le lycée da Ceirv, etc., prêter dee prefer-écart ea lear lebaeat Icare draite 4aet rUaivereité fraaçaite.i—Je a’ai jaauie iacriaiaé 1er tervicet de prepagaade da Qaai d'Oraay, avec lee-qaelt je ccUabare saitikaeet depait le ¦aie de février 1915, c’eet4-dke depaie viagt-treie eae.Jamais je a’ai praaaacé de paralee Me»-seatM à l'égard dee Syrien ea astre», ea let caaparaat aai Caaadieas qae j’aiaM da taat bh ceear.7—Je «m iadigaé qa’ea eee M servir caatre le véaéraUe M.Daadaraad de partiel éaaaéet soit de lai, seit de aei, qa’oa aeae prêt» parlant et skapleaNat.Je a’épreavt è l’égard de M.Daadaraad qae vieeretiee et autiés.S—Je ae peraets seeleaeat de regretter de a’avtir été iaferaé q«c par accideat d’aa projet ear leqeel aa utoatiaa de rectear, d'aaciea pvtfteeew da CcMègt Steaislae, de viaiteBr et d’aau de graads étaMieteaeate caaadieas, a’aarait parais de parler avec ceapéteace et clarté, aa lice de ae treaver exposé à des caavaru-tioae de reaceatre ta i des atenritws de faattieie.U aaleattada prétest têt été f arileaett évité.Paieee-t-il a’avtir aectae eaüa fâche tes! t Alfred card.BaadriUart.Cette déclaration se poste de commentaires.Il y a uuelque temps, un écrivain étranger de pansage à Montréal nous disait: “Le fascisme nous a démontré une chose: le mensonge est une arme, une arme redoutable aven laquelle il faut compter.C'est une invention des tyran* modernes, qui, avec cette arme honteuse, ont empoisonné une partie du monde et avili l’âme d’une foule de jeunes.“Mai» il n’e»t qu’une seule arme que le temps ne saurait ébrécher: b *• i.» »t vente.Je parle ici de l’usage qu'on a fait de la prétendue interview.Je regrette pourtant que mon vieil ami Paul de Martigny soit impliqué dan» cette affaire.Je auis porté n croire que ce n'est pat lui qui devrait en porter la responsabilité.Je le connais pour un i.omme droit et loyal et je reste sou ami en dépit de tout.On doit comprendre qu’un reporter'à des devoirs à remplir envers celui qui l’emploie.J.-Cb.H." Depart da MS.Lafujruftte —•— Plyasath La 2# avril, mrcrvdi, et le Havre —•— Le paquebot “LAFAYETTE” de la Cl« Ois Transatlantique ayant terminé aes quatre croisières aux Antilles et en Amérique du Sud, a repris son service régulier transatlantique mercredi, le 20 avril, quittant New-York à midi pour Plymouth et le Havre.Deux fols dans le cours de i'été le "LAFAYETTE” fera escale à Cobh, en Irlande, avant de se rendre k Plymouth, et au Havre, le 27 mal et le 12 juillet.Parmi les passagers canadiens qui »e sont embarqués le 20 courant, nous remarquions le docteur et Madame Arthur Vallée de Québec.Le Dr Vallée, professeur à l'Université Laval, est aussi président du Comité France-Amérique de Québec et membre de l'Association dea Médecins de langue française, et c'est à ces titres qu'il profitera de son séjour en Europe pour Inviter les membres du corps médical français à venir à Québec l’an prochain pour les fêtes du Tricentenaire de l'Hôtel-Dieu de cette ville.,C'nr l’As/Aiat ft rtur u Menai, Vr J MOSOt Y SAüNfRAU 5ile sfihmemf étaitprohibé dm les ruesi encombrées dorant tes heures d'affluence DK fl j BULLETIN D'ABONNEMENT Tarif iT Abonnement au JOUR 1 6 an mois Canada Royaume-Uni $2.50 $1.50 Montréal.3.00 2.00 Autres pays.3.00 2.Ô0 N.B.— Les paiements doivent être faits par mandat-poste ou cheque affranchi jsayablc au pair à Montréal.L’abonne ne recevra de reçu que sur demande eapreese.Veuillez faire le service de votre journal à M.(écrire bien lisiblement) pour une période de l an — 6 mois (biffer l'Indication inutile» à partir de Ci-joint le montant dr.dollars ($.) (Payez par chique ou mandat-poste) SUK LE FRONT QUÉBÉCOIS JS ACRE TOUT ÇA LA ! (Sigpe) Monique, U parlement et le longrrs; moi, ) sacre tout fa là ! Monique, pat ce quelle at trop "chaude"; i,a causé un "froid' entre nous deux.Le parlement, parce qu'il m'est r, fusé par mon députe qui ne trouve pas que la situation promue est un palliatif f our rn empêcher de propager les idées du "JOUR" que tout partout, sans succès, je cherche ù faire démentir.Le congrès, parce que c est trop vaste pour moi; je suis ne dans une petite paroisse pour des petites choses.J'ai dit que Monique était "chaude", il faut s'entendre sur ce sujet.Je veux tout simplement dire quelle m'a raconté des choses que les oreilles d'un jeune homme chaste ne doivent Pas entendre.Figurez-vous quelle m'a mis au courant que l'épouse d'un fonctionnaire congédié a réussi, avec son charme, à faire réinstaller son mari au Parlement.Cat un haut personage qui aurait usé de son influence.Le mari l'a su quand, de sa femme, il attrapa un gros rhume qu'avait le "personnage" aujourd'hui forcé de verser de l'argent à celte famille éprouvée.Est-ce une histoire ù dire, surtout à Philorum-Abondius et surtout à écrire dans un journal.Ma compagne aurait du me raconter ce que j'ai vu de mes yeux, vu comme •dit Monsieur La Fontaine (pas le parlementaire).Il s'agit de l'industrie qui grugeait une paroisse : le bingo.Une •épouse naive et dévouée confiait au bingo paroissial les argents que son mari lui recommandait de déposer à la banque.Un jour le mari demande l'argent pour acheter le nécessaire familial.La femme avoue et l'époux se fend chez le dépositaire du magot.Le détenteur ne veut pas remettre l'argent.Le mari menace de poursuite judiciaire; mais sans argent, la chose en serait resté là si je n'avais pas été à Qutbec.Un mien ami, avocat dans la basse vlile prend la cause en main : Le bingo se ferme automatiquement, mais la plainte est toujours là pour faire remettre non pas stulement l'argent que l'épouse a dépensé follement pour une cause, qu'elle croyait bonne, mais le fruit des labeurs de l’époux.J'apporte avec moi 'à Sair.t-Exespéré, tous les documents relatifs à cette cause afin de rédiger un pamphlet (on me traitera de petit Valdombrt si l’on veut) qui tera vendu au cours drs assemblées publiques qu'un groupe de Québécois sc propose de tenir ici et là dans 1rs principales villes pour dénoncer le “Bingo Paroissial, initiateur de la Jeu nrsse aux Jeux de Hasard’’.Voilà le thème de la série de causeries sur ce sujet.Je me demande et qu’Armand Laver gne, de sainte mémoire, aurait dit de ce petit scénario paroissial digne d'un sketch de revue à thèse.C'est ça que Monique aurait dû me raconter et non pas l'histoire de transplantation de microbes.Tout de mente, cette bonne vieille cité de Champlain, jt me demande si on a raison de dire quelle fut construite sur un promontoire et qu aujourd’hui clic est devenue un trou.Le parlement, ou salon de la "farce", n'est pas fait pour moi, je me comprendrai mieux avec le conseil municipal de Saint-Exaspiré dont les discussions sor.i plus à ma portée et les règlements plus faciles à comprendre et à appliquer.Ce parlement où parlent ceux qui ne devraient pas parler et où ne parlent pus aux qui ont quelque chose à dire est comme une maison du mystère que les cirques transportent avec eux : c'est à n'y rien comprendre.Je me demande si ceux qui y sont se comprennent eux-mêmes.Le congrès m’intéresse moins qu'au début depuis que je ne suis plus mêlé à son activité.On ne veut pas de moi.Je voudrais pourtant me dévouer, mais je ne veux pas me mettre ù genoux pour les prier de me confier un kiosque.Je voudrais tout vous dire, mais moi, comme je ne sais pas m’exprimer, je ne camoufle pas les mots et je dis la vérité toute nue ce qui n'est pas bien dans une colonie de gens trop habillés.Je suis oblige de m'arrêter là car je serais inscrit dans le bouquin de M.l'Abbé Bethléem (rien ne commun avec la Bethléem Steel, pas aussi solide).J'ai appris durant ce très court voyage qu'il fallait être à la main pour ne pas être montré de l'index dans la sacro-sainte ville de Québec.Vous comprenez pourquoi je n’en dis pas plus long.Ca segarderait mal à Saint-Exaspérê si Québec rn'étiquetait comme "putrific".Je ne sais comment vous tenir au courant de tout cela.Il faudrait que je vous parle, vous saurez habiller mon idée.Mais comment vous voir.Je n'ai pas assez d'argent pour me rendre de la Capitale à la Métropole.Voici, j'ai trouvé : si vous demandiez à M.Harvey de venir faire une confe- SI notre journal voue Intéresse vraiment, vous ne manquerez de remplir le bulletin ci-dessous et de nous (‘adresser avec votre chèque.LE JOUR est édité par la compagnie du Jour Limitée.263 est, rue Ste-Catherinc.Montréal, téL : PLateau 8471-2.Jean- Charles Harvey, directeur.Imprimé par la Cie de Publication La Patrie, Limitée, Montréal.renie duns ma paroisse.Il va dans la grande ville de Toronto, il doit être capable de venir ù Saint-Exaspéré, puis, tomme nous n'avons pas souvent desr visiteurs de marque, on ferait du spécial et peut-être que le conseil de ville, le recevrait officiellement.Je .vais m occuper de cela à mon retour.Parlez-lui-en en attendant ma prochaine lettre.J'ai affirmé tout à l'heure que les gens disent que Québec est un tryt.Je ne le crois pas.Car il y réside trois sortes de gens : les premiers qui sont assez ilairvoyants pour penser librement, ce sont, en plus des 3874 lecteurs du "JOUR" dans cette ville, les cinq huitièmes de la population ; les deuxiemes sont toutes les bonnes âmes qui continuent, sans le savoir, à se faire "fourrer" et.finalement, les troisièmes qui sont les "fourreurs" (il ne s’agit pas ici de politique internationale, je ne voudrais pas empiéter sur le domaine de votre chroniqueur Jacques Gadbois) qui abusent* des deuxièmes et se battent contrr tes premiers.Il y a aussi une quatrième sorte de gens, la moisson future : c'est la génération que l'on sème.Ce mot vous surprend f Pas moi.Figurez-vous que l'on se "noyotie" à Québec.C'est un terme qui, pour Pliilorum-Abondius, semble un peu corsé.J'ai lu ça dans un éditorial figurez-vous et plus que ça : dans Q-U-E-L éditorial : dans celui de l'A-C-T-f-O-N C-A-T-n-O-L-l (lettre indécente) -U-E.du samedi 2 mars.Le titre : "Des Futures Noyauteuses".N'ayant pas trouve ce mot dans le Larousse épuré que je possède.J'ai pris la responsabilité sur ma conscience de lire l'article jusqu’au bout.Dès le début je me suis arrêté car je croyais y recon- naître des choses contre lesquelles met parents m'ont mis en garde quand ih me placèrent au collège.J’y üj /u fCr exemple cecs ; "Noyauter, c’est faire de la propagande d'homme à hommi (chose !) ou dans les tout petits crou.pes" (re-chose !).Ça m’a donné du mauvaises pensées.pour la première fois dans ma vie.Et le plus dn‘,le tout, c’est qu’il y a six mois, je que de telles aventures ne me seraient jamais arrivé ou, du moins, ne me raient pas parvenues par le journal en question, mais par "LE JOUR" que Ton m’a vainement appris à mépriser.Eh! oui, je quitte la ville sur cette mauvaise pensée et, pas encore devenu partisan de "l’aquoi-bonisme" je m’en retourne chez moi (je vous invite) tra, tailler dans ma modeste paroisse où ia moisson serait grande s’il y avait asm d'employés pour ensemencer.Ce qui me peine le plus c'est de nt plus revoir Monique, de ne pas l embrasser avant mon départ, moi qui, durant mon séjour, n'a pas eu une seuls fois la grande consolation de me fain donner un baiser chaste et pur.l.a pauvre enfant, elle ne connaissait que Ici autres.Moi je n'ose pas trop in appro-cher.Bon SAINT EXASPERE, aye: pi,U de son àmc.et de la mienne.Philoruin-Abondius Lctendrt Vous pouvez toujours vous procurer notre journal chez W.H.IRVINE Coin: Rideau et Sussex, Ottawa, Seul dépoiitaire du “Jour” RENSEIGNEMENT TRÈS UTILE.m ¦Mvys-mtm Pharmacies ouvertes nuit et jour Pharmacie J.A.Gauthier 520 rue Beaubien Est CR.1155 Pharmacie Montréal 916 rue S.-Catlierine Est HA.7251 Plurinacie Sarrazin & Choquette 921 rue S.-Cathcrine Est PL 9622 Pharmacie J.E.Tremble * 1354 rue S.-Cathcrine Ouest MA.2261 Livraison dans toute ta ville 1 1 Les Mots Croisés du Jour par TITTLIT 10 h « 13 14 1$ 1 1 1 1 1 ¦ 1 :m ! 1 ¦ 1 1 ¦ 11 ¦ 11 1 1 LMJX rr T1T 1 LJU 1 UJUL .J U u 1 ¦ Il JL um JÜL n n 1 ' 1 TTE m .UE 1 u 1 j JO L i L.JJLLL mXJÜJBJLULLOi JL ?mn 1 ümjjz I — HOHl/.OXT.S I.EJICST Plus de leurre que de pain.— Carte à Jouer.ï.—Ville de Clialdée.— Fondateur de 1s compagnie de* pritres de (Saint-Sulplcc).— Ville d'Espaçne (prov.(Julptezcoa).î.—Feu de Joie pour héritiers.— Du verbe rire.S.—Fleuve c6tier de> Lander.¦— poète français, né h Uézleri.5.—Ile de l'Atlantique.— Peintre hollandais, né à Haarlern.— Uol de Hongrie.6.—Ornement en forme d'oeuf.— Pron.personnel (1ère personne).— Légumineuse — Symtwle chimique do l'argent.7.—Pièce de bçl., pour soutenir le» tonneaux dan» une cave.— Emplette*.— Se transporta d'un lieu dan» un autre.8.—Mur derrière lequel II n'y a rien.— Enlève.— Rivière de 8ul*»e.9.—Conjonction négative.— Amande rissolée dan» du sucre.10.—Cérémonie qui lul»»e froid son prin.clpal Intéressé.— Ville du Pérou.IX.—Particule du dialecte provençal, — 8ucce*teur d'Abou Bekr).— Lieu deatlné au supplice des damnés.12.—-Sobriquet donné au peuple anglais.— Non.13.—Signal Indiquant sur célibataires SOLUTION DU PROBLEME NO 31 paru dans Le Jour du 16 avril B|A|U|M|¥|g|B U A | C [ C | U | S | EJ! À | B|A|T|T|Q|I|R nmsw B | E | C AIR RI £ MIL] AID S | L E BIS mil B OINID M111N |I | S MR] A| T I 0 N B E A LIT U G 0 que “la vole est libre” — CompcsiUur «• chanteur Italien, né à Naples Mfil.çlaS.1, 14.—"Paresseux".— Symbole clilml"»# de l'étaln.— Diminution de l'éllmlnatios urinaire.* , 15.—Pron.personnel (3e pers.) — .-e •*-mais mourir do faim.— Aride.Bbuticalement 1.—La dernière coupe.— Cheval dont I» robe est rougefttre.2.—Variété de frêne.— Ville d
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