Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 17 juin 1939, samedi 17 juin 1939
2ème ANNEE No 40 5 CENTS INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE LE JOUR 17 juin 1939 Aussi longtemps que les choses iront systématiquement mal, je continuerai systématiquement a tlire qu 'elles no vont pas bien — Henri K OUI K FO R T Directeur: Jean-Clmrles HARVEY Administration et rédaction, 180 eît, rue Ste-Catherine (suite 44), Montréal Case postale 20, Station “N” — Tel.*PLateau 8471 Administrateur: REAL ROUSSEAU Rédacteur en chef : E.-Charles HAMEL LA VIE COMMENCE DEMAIN /Hir Jean-Charles HARVEY Qu’on me permette de répéter ici le litre d’un roman qui eut une certaine vogue: "La vie commence demain".Je ne .«aurais en trouver un autre à l'adresse des s blancs ' C'est l'art, de la nature, où l'homme sans iép\t Fieuf chercher /// leçon qvi nourrit sa final' *, L'art cruel (pie repait l'aponie, nécessaire D'innombrables vivants qui paient son orgueil t J.-Ch.H.Les Etats-Unis, pays britannique par Emile-Charles HAMEL Notre correspondant à bord du train roval, Réal Rousseau, a particulièrement insisté, dan» les dépêche» qu'il lions adressait de Washington, de même que de New-York, sur l'enthousiasme délirant dan» lequel la visite de no» souverain» a plonge les Vmcricauis.I ne tonie de details loinalas spamlciii sur In jiossihilitâ i/ur la laiion irlliàra /»ro• rliaitiaiiimii à l’alliama iiiilitairu ilnlo.nllaiiinirla.I.rs journaux r«/i-Ilorlrnt i/ua drs inilliars da /wr sonnas (nni ntnnifustû a I nl.vo an favaitr il iiua (illiillira mililaira livra l'axa rl ils snliliitliaiil lr lilorns da la aoncv.S’ sion liriliinni la qu'il faut, en rentrant, laisser toute sa fatigue au fond d'une tasse de thé fumant! Quand il fait beau.la table à thé es' disposée dans le jardin.II n'est pas de cottage si pauvre qu’il n'ait, sous la treille, un petit coin embaumé, rempli du bourdonnement des abeilles, et qui semble tout indiqué pour y glisser une table et.quelque* pliants ! n est pa« d” forêt si sauvage de lande si dénudée que vous ne trouviez quelque part au Page 7 “Jo ur” “Je ne suis plus une enfant!” fOWlHH* M 'd t 01,.! I* Ht» !, ’ >1 fi't - '•ir r foi* je m 'f.i/ii’Jr ottentivemeut, s pliou : Ot quelle iii j’.Yu’*» .son men tau hxmble et ses 1er rs «r i .'i>s» »r /Yftfr , trop sensée pour Delly mer mes 1 .reuses 0 l'auteur et hop jeune pour l'har-donne.Il me reste une issue 1rs rcti/s de voyages.- Je ne lis que ça depuis hois ans! - Hennis tantôt vru.v-tii f il Mon entêtement te chagrine petite f Tu nr com prends pas que je me dérobe.Tu avais con/nuit r en moi et maintenu nf.r’rsf fini hein f Ah ! >i je n'é-coutais pas mon orgueil, je fouillerais ma mémoire rrbc/U et là je te damn mis tirs titres et des autrui s J rm/mi.une page de ton calepin Mais er n'est pas ton admiration que j'ambitionne, ton M u s ,.1'ü .HI OH refus, r * S I.» f M» .il OH' I pa S ft (».s bleu >’i u'm» es id.",' qm le mofiirnf 1 ¦".( .' (s m '.- r- r .s nvi tu', tuf ’ li s,us dit te meter le bien du m 1.l' es eno‘me ‘ Tu es certaine r i ¦ jms 1 ' curer jm»' les passages »?.» v 1 i» m d iut li.r Qu'eu .sm iv-f u f b.' ii ’ ’u< • s>,p t me tu u"1 s plus tir r f*i'fv’ Oui, oui e s 5', nui.10', non cl |ll', imléris; Iranians, H', oui, 70', non el h', indécis.O.Seriez-vous en fai car de l'expédition oiilre-mer d une armée rima-'tienne nu ras où l'Angleterre sérail en guerre?II.Anglais, 70', nui, 22’, non • l IJ!', imléris; I remplis, nui, h h11 mm m I', imléris.A une aulr# ipii-eliou, demandant quel était le fait ou l'ineideiit qui avait frappé particulièrement l’interviewé, les réponses sont les plll-diverses.la- Anglais s'allaeli.ml davantage aux déploiement.- militaires, aux vétérans et à certaines altitudes caractéristiques des souverains.I.e-I ram;.iis ont remarqué l'aspeel extérieur, comme le eliarme, le sourire, la “Clllillc.se de la lleille.ou la simplicité de manières du llui.I.a différence des tempérament »\ affirme.I 11 fait nous a surpris: trois Cana-dicus de langue française seulement oui élé frappés par le fait que la lieim- ail parlé en français à Ottawa.Maintenant, si vous analyse/, liicn les réponses ei-di-ssiis indiquées, vous eonslalere/, que les l'Yançais sont plus Iraneliés et affirmatifs que les An-“lais.I.es néitres répondent plus par un oui et par un mm.la- immlire des indécis est plus milice, (lin-/, les Anglais, c’est le eoulraire; ils mil moins de vivacité, mais sans doute plus de réflexion et de prudence.Itcmurquc/.que les Canadiens de langue française ne se soucient pas de voir les Souverains avoir line résidence au Canada, mais, par contre, ils veulent presque tous leur élever un monument.K11 fait de belles statues, ils sont un peu là.et ils battent les \uglais sur ce terrain.\litre particularité: la question au sujet de la loyauté à l’Empire britannique: il nous frappe que II', des nôtres aient répondu dans l'affirmative.alors que 7.1' i seulement des \nglais aient dit nui.Mais voici le plus surprenant de tmiI : I I'; des Canadien» de langue française ne s'opposeraient pas à l'envoi d’une armée canadienne outre-mer en cas d’une guerre où l'Angleterre serait engagée, licite proportion donnera à réfléchir.Il est à souhaiter que d'autres enquêtes de ce genre aient lieu.Il est des moments où il est extrêmement utile île savoir où se dirige l’opinion publique.Un referendum général pourrait nous éclairer: mais combien coûteux et lent est ce procédé.en comparaison de l'cnquètr psychologique, qui prélève ses échantillon.- dans tous les milieux et Imites les classes et qui nous livre, avec une précision presque mathématique la pensée, les idées et les préférences populaires.J.-Ch.II.AVEC LE SOURIRE Aux dînes bien nées.A vingt ans.avec sa barbe un découvre le monde, et de tontes ses forces, on veut j'allais écrite "on voudrait", mais à cet âge, on ignore le conditionnel le transformer à la conception puérile (|u'un s'en fait ; à moins que ce ne soit il celle non moins douteuse que souvent on nous sert toute chaude, toute préparée comme mie potion.Cette période du jeune homme (période heureusement transitoire) a.de tout temps il ce qu'il semble, fait le souci des sages en mémo temps que le profit des médiocres occultes et rongés d'ambitions.Et, on peut le dire, pas un siècle ne s'est passé sans qu'un moraliste n'abordât le sujet, déplorant que cette faiblesse dos jeunes fasse la force de ces vieux mécontents, mais avant tout, pantouflards.Montaigne que je lis toujours malgré que ça déplaise il mon ami Valdotubrc en a parlé lui aussi en ces termes : “.et si j'eusse eu il dresser des enfants, je leur eusse tant mis en la bouche cette façon de respondre.enquestante, non re-solutifve : Qu’est ce à dire f Je ne l’en-li iis pus.Il poanoil rs-lrc.Est il cnn/ ! qu'ils eussent plnstost garde la forme d'apprentifs â soixante ans, que de représenter les docteurs il dix ans.comme ils font.Qui veult guarir de l'ignorance, il fault la confesser".Ne serait-ce que pour acquis de conscience : que pourrait-on faire de mieux que de livrer il la méditation des nourrices spirituelles île tous ces jeunes ré -formistes à peine émolus de nos liiirlié-lent s, cette réflexion si vieille et si pleine de sens ?En tout cas, il n'est pas im-* possible que les paroles du sage Montaigne leur fussent admettre en leur foi-intérieur qu’il est aussi mauvais que ridicule de monter la tête d’une poignée d’imberbes, irresponsables ou inconséquents comme l'ont déjà dit fort â propos MM.Taschereau et Bottrassa.Oh ! je sais très bien que les anonymes promoteurs de mouvements nationnlcux sont durs de comprcnnui'c, sinon de gueule: je sais 1res bien qu'ils persisteront quand même avec prudence et entêtement.e'est-à-dire à l'italienne, a exploiter la naïveté ou la fatuité de la eiTtne de not te pays le fromage de demain comme dirait l'autre.Mais tout ça s'évente.s'évente progressivement depuis que certains jeunes poulains de naguère devenus aujourd'hui un peu moins .leunes-Canada, et par conséquent un peu plus raisonnables, se rend Mit pat fuitement compte qu'avant de redresser le système politique ou économique d'un pays, il est beaucoup plus urgent et beaucoup plus sensé de se trouver une "job" purement et simplement.Ce qui revient â dire, pour employer le mot de Montaigne, que le temps qui guérit bien des choses, "giiarlt" aussi l'ignorance naturellement turbulente que pompent avec art quelques bonzes qu'on dit respectables.— M.S.LOI DE L’AMOUR ou LOI DE LA JUNGLE éiintt tic lu 111 c imyc !- le Kl i.- •{ Il ou lie Killl’.lit uiiaildoil-ner il un rotiji la pratique humiliante, honte //r huis 1 os /troldrmcs personnels voyez un psychologue consultant.L’INSTITUT PSYCHOLOGIQUE offre un .«ervire île cmisiiltalioii eonfié à île» |irofe-.-iomiels il'ime eom|>étenee reconnue par le» université» !)2li, University Tower lilitl, Ste-C'atherlne imesl Î.Aneiister .ïliûli Montréal 1 / TA WiN&SOa H 0 TE L /’holographie de ,\os Souverains prise alors ipi'ils apparaissaient sur'la luilcnn du II indsor pour saluer la joule, lors du llampiel offert par la I ilia de Montréal à Leurs Majestés llrilannitpies le lioi George I I el la Keina Hlizabetli, à cet hôtel, le IJi mai lù.'iù.Les Mots Croisés du Jour par TITTLIT lü 11 I» lü 11 15 u: :j[ t: xiünrr jp in n —i^aci—ir J*L- JD — T r i i EQ m zm Jl o JHl JL n.JD mr _UL JJ UuLMl _JL UiUL mur 1 JL®._L im HT ni IJL _C*L JULE JU 1 i IDC JEU ?DS m _L 9 JÊTL i :a ?la ?bd: ¦Bi JÊT rnrwT II iU ?![ _L ?¦?I TL _UI B J BDEJiL1 ?D n~ U TU JL il :niL[ XL nrri JU 1- iioitr/.o.M Vin pour s.imu < nibuu.’rto du l’iMMin (assemblait’ do I/* rollitM* d»‘ misère fils tir clianvi’f).L’—l -ai*s 1 Vui Jouet ion a trrnat iv«» Dr la rafrerie — l’rophylaxio anlieom’op-tionnoile (liquide Iransparent ).,*{—4 ^ n i coiirfM ur les rhomiii.s — l'Matté '.'esprit.I I' ère de bois pour soutenir Ira tonneaux chemin de balaie - Km un air ua i Miment composé de bouillon et d< tranches de pain.*»- Prompt emelil.vite - « Ira i• • I - pè : iil.snir de l'ampotilr électriqur (liimpe à ilouhlr mirant d'ait ) — Interjeetion.sert à appeler.f»- Solip» de Kit usage — I.» trou du culte electoral Pronom personnel d»e pefs.I.7 priite monnaie «I«^ enivre Venue au monde l’bibisoplie.historien et critique fr.'inçais ( I SüR-1 Sî*'! ).S- Keiume pourvue d'une carte de visites 1 femme de mauvaises moeurs) Pronom personnel die pers.i - OmbeJli-fère "arlte d'en u".!• Ancien nom de l'Irlande - Fille de 4'ndtnus Préfixe privatif Rouelle-Iron (pieu aiguisé par un bout).10- Préfixe, exprime une idée d'opp »* sillon Numérote, les paces d’un livre _ I,i s menottes du martaire.II .Symbole ehimiqtl* du titane — Tamis de crin Paradis qui n mal tourné — Tesson, crâne.FJ—Commune de Helgique (Liège) —-Corruption de “gai” prétixe.signifift huit Pris une expression d* gaieté.1 Fhef-licu de canton ' I M'ôniP) -Parcouru des /eux Symbole chimique du ealelum.lt, I I Nom scientifique de 1 occiput — gui ouvre l'appétit, Ir»—v: 1 lo d'Allemagne (Prusse) — Borderas d’un liséré.\ i: Il TM A I.IHI K N T I l'ne misérable qu’on acquitte toujours; les "quatre-temps” que I'- b*«’a-t.ires -ont contraints d'observer quelle 11ue soit leur religion Pu malheureux 11 • i c l'on bat après l’avoir foulé aux pieds.j—.Action d.- brûler Taffetas rayé ou â carreaux l.ae du Soudan.:: l.a carrière qui mène les aliments fl tout à condition d’en sortir (viscère abdominale) Honneur insatiable qui a toujours la dent (lame de fer longue et étroite).Affirmation négative — f • tix qui ¦.|.•i Ville d'Kspagne n nrragone) — Bourg d" l’ancienne Pb • \ u i * .7- Ville du Pérou Ville de la t.rèee (Kpîrr) Politique de hou ¦' s 1 0)1 t mèi • noté du nord-est d in chaise t louange ¦ La .SOU TION DU PROBLEME NO III par» dans LE JOUR «lu 10 join.c A L E 0 E K I E R| ¦ 1 P | A 11 m 0 S HI L E i E L L E A |_V_ R |ÊT M I s 0 G | Y N I E H 11 T j I E |H| P L A Q |U E S a |C| A| N OIN SI |X| 11 1 E |R|E/ 11 lü H ! £ lui 0 11 s 1 £ IH A rsiM fË~fs) |M|0|I|N|s|B G 0|U T|H Ml A mm T | E | T | A IW| N | U | R | S | E IBil L | 0 | S ) | N | E | R | E 11 | D j E j S Ml A | R | R j 11M | A | I T I E IHÜMIWIA I R | S Wl R I 0 11 IPil m l ül IPIHI L | A 11 | T1BBI E IP111 S IHI D I E | V | |b|a|I|L|L|E|R Ml R I E IB5l_Cj RI E |_A I | A | R | GI 0 IPBHI 0 | U | EIN IPI 11 0 MlJyJ | B 10 IU111 L | LI 0 IN IPI N | E I R 111 Tj_Ej |"A | U | E IM| A 11 j N | E |ÜI E | K | A | T | E | S | l’Iîensse - ::.i « itî.du ni''*m!e Statues re- des divinité., de l'Atlantique An-• de l’baldée - Mmi ne-suite d'emploi (charge demanda ni aucun Im- partie présentant in Ile ••ienne ville tivité par ?a la idée ne vu II I.11 \ d jee| * f démonstratif Ba- gugo encombrant (aptitude â î*e-,.*.\«dr les Imon’swjoim) — Symbole chimique de l'iridium U pièce de charpente fixée ver-t iralemenI « n t • < » A» t ion.I.!- Lu de nouveau Nettoyage par le vid- (contribution exigée de s citoyens) lui bruit domestiqué (suite de note- composant un chant ).Il Titre nominatif exonéré de la taxe de t rnnsmis.-ion (souverain du Dauphiné) ltd d< lampe à manchon ineand* seent Interjection polir encourager.15 l’o»sédé Di.a fies vents — Mouillons de culture des hommes d'affaires (contestations en justice).(SAUNANTE DU PRIX DE .
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