Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 2 septembre 1944, samedi 2 septembre 1944
LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur - Fondateur : Jeûll*CllftrIeS Hürvev Adminutrationet rlactio», 180 est, rue Sainte-Catherine (mite 44), Montréal J Case postale 20, Station “N” — Tel.‘PLateau 8471 2 septembre 1944 S CENTS Ceux qui pieusement sont t [mort* pour U Patrie, Ont droit qu’à leur cercueil [U foule vienne et prie.7ième ANNÉE No 52 Aussi longtemps que les choses iront ays té mu ti quvm ont nuit, jo continuerai sy s ténia ti quem ont à dira qu 'elles no vont fuis bien — Henri ROCHEFORT Un million d’innocents On lira, dans une autre page, le texte d’une intéressante lettre que nous écrit M.McGuire, secrétaire-trésorier de la Fraternité canadienne des Employés de Chemins de fer, en réponse à nos articles sur la récente grève du Tramway de Montréal.On se souvient sans doute de nos protestations contre la mise à la torture de plus d’un million de citoyens par une poignée d’individus qui ne semblent voir que leur interet de classe et oublient les souffrances du peuple.Nous exprimions l'opinion que le motif de la grève, nommément l’embauchage forcé de tous les employés en cause dans la dite Fraternité, ne pouvait justifier la désorganisation, en pleine guerre, du principal moyen de transport des citoyens de la ville la plus importante du Canada.M.McGuire cherche à justifier le principe de l'atelier “fermé” au nom de certaines caléories de travailleurs.Nous examinerons plus loin ses arguments.Observons tout de suite qu’il évite de répondre à la raison fondamentale de notre critique, à savoir, les^ droits du public montréalais.Les onze jour» rie marche forcée, de chômage ou d’ennuis de toute sorte, que nos fiers syndiqués ont imposés aux quelque cinq à six rent mille citoyens qui paient le Iramway pour vaquer à leurs occupations, disions-nous, ne révèlent, chez les organisateurs de la grève, aucun souci réel de la justice et de l’humanité.C’est ce qu’il faudrait appeler le massacre des innocents, car le public, directement intéressé au bon fonctionnement de ses moyens de transport, ne portait nullement la responsabilité de ces chicanes de famille qui divisent les ouvriers et les poussent ù régler leurs comptes sur le dos des voyageurs.Ceux qui ont payé la grève, ce sont ceux qui, onze jours durant, ont perdu dii temps, du salaire et de la patience.Ils ont payé sans rien recevoir en retour.Voilà ce qu’il ne faut pas oublier quand on discute l’arrêt subit, volontaire, prémédité, d'un service public essentiel.ii* F.C.E.C.F., rie 1 aveu de M.McGuire, à la fin du troisième Jaragraphe de sa lettre, avoue que 98.8 pour cent des employés u Tramway appartiennent déjà à la Fraternité.Qu’en conclure?Ça valait bien la peine de tourmenter un dixième de la population du Canada sous prétexte que quelques douzaines de travailleurs n’appartenaient pas encore à la sacrosainle fraternité.La futilité du motif de la grève nous apparaît plus clairement encore, et nous nous étonnons que l’on ait pris le risque d'un acte aussi déplorable pour si peu.Sauver un principe?Allons donc! 11 faut une forte dose de sectarisme, ou bien une certitude absolue en 1 infaillibilité d’un tel principe, pour recourir, en des circonstances si graves, à des moyens pareils pour la faire triompher.Quant à nous, nous ne croyons pas, malgré les subtils raisonnements du secrétaire-trésorier de la Fraternité, que l’atelier fermé soit un dogme.Nous disions que, d’après le système exigé par les syndiqués, “le patron ne peut prendre à son service les hommes qu’il croit-aptes i remplir la tâche assignée”.M.McGuire répond que c’est inexact; “L’employeur peut engager qui il lui plaît: la seule exigence est, qu’une fois engagé, l’employé doit devenir et rester, pendant la durée du contrat, membre de l’union.“Mais cela revient au même, cher monsieur! Vous n’avez qu’à changer un mot, un seul de notre phrase: remplacez “prendre” par “garder”, et bonnet blanc devient blanc bonnet, il ne faut tout de même pas tomber dans un bysantisme puéril.Nous écrivions encore qu’avec l’atelier d’union, “l’employé ne peut adhérer à une association de son choix”.M.McGuire nous explique: “Rien n’empêche qui que ce soit, dans un atelier d’union, d’appartenir à une union seconde.” En théorie, oui, en pratique, très difficilement.Outre que nul ne peut servir deux maîtres, pensons à la double cotisation imposée dans ces cas gênants et à une foule d’embêtements auxquels le pauvre homme veut se soustraire.Un peu de franchise, voyons! On sait fort bien que le but de la Fraternité, en imposant l’atelier fermé, est de supprimer toute concurrence et île disposer d’une force incontestée.Nous avons qualifié l’atelier syndical de “dictatorial” et “d’antidémocratique”.En réponse, M.McGuire nous cite ce passage d’un factum de la Fraternité: “La Fraternité ne conteste pas, que l’atelier (l’Union signifiera une certaine limitation à la liberté d’une minorité de travailleurs.démocratie elle-même est essentiellement un système social sous lequel il y a limitation des droits personnels ou de la liberté afin qu’il y ait une plus grande liberté collective.Les lois de la circulation, les taxes et autres impôts.écourtent certainement nos libertés, mais les avantages que nous en retirons sont plus grands que le* pertes.” Nous n’admettons pas ce raisonnement subtil, qui contient un sophisme évident.Il n’y a aucune comparaison entre la société organisée sur le plan national ou sPmplemcnt municipal et la société organisée sur des groupes d'unions rivales.elles-mêmes sujettes aux lois du pays et à l’intérêt général du peuple.L’union ne peut tout de même pas a\oir la prétention de se comparer à l’Etat.Hélas, elle s’v compare volontiers, et quand elle s’organise aussi fortement, aussi totalitairement, c’est qu’elle désire, au fond, se mettre en mesure de résister, le cas échéant, aux lois, voire à la sécurité de l’Etat.Nous n’hésitons fias à affirmer, que, dans notre époque troublée, certaine» organisations de ce genre sont devenues des Etats dans l’Etat et menacent la structure entière de la démocratie que nous connaissons.Je dois réitérer ici mon respect et mon attachement au travail organisé.II ne nous viendra jamais à l’idée de combattre le* unions ouvrières qui, tout en protégeant leurs membres dans le sens de la justice et de l’honneur, collaborent au progrès et à la prospérité de la communauté humaine.En quoi je sui- pleine-ment d’accord avec M.McGuire.Mais, de par mon métier, je suis placé, comme des milliers d'autres, en cet endroit de la société où je ne puis appartenir à aucune union de ce genre et ou j’observe la direction des divers courants ou.si vous voulez, des diverses forces, fies observations m’ont convaincu d’une' chose, à savoir que le monde actuel e-t plus que jamais exposé à 1 intransigeance et à l’absolutisme des groupes organisé*.Ce-j ahsolutismes ne sont plus là où l'on croit: il# ont changé de pôle.Autrefois, on ne parlait que de l’absolutisme de» patrons ou du grand capital.C’est déjà chose du passé: l’absolutisme s’e-t posé 9,1 r les masses organisées, qui sont à la veille de souffrir d’un excès de force.Est-ce un bien?E‘t-ce un mal?Cela dépend.La force est un instilment dangereux, quand clip e-t conduite ; par 1 aveuglement, la passion, l’ambition.la soif du pouvoir.i Les sophismes île la fraternité des Chemins rie Fer ne me soulageront pas d’une appréhension justifiée — avec un peu : d imagination, on voit fia» mal de rhosc* prêche* Jan» l'avenir—, et la voici: la paralvsie générale de tou- le- transports du pa>> ; sous un prétexte futile.Je ne pose pa* au prophète: j /'•; \,,u" '* " * *".câui de la tyrannie la tyrannie organisée, "f » f>r»< U,,ue qn entre le* avion» de la dernière gu rr t systématique, impitoyable, odieuse.I'1" 'Hb-ci?Qui mm» assure que, dan* vingt an», une Alb-magn .De tels crimes pouvoir l'appliquer ter la victoire total truction complète, militairement, politiquement philosophiquement.Non certes pour le plaisir de j., m .: .m;,.détruire, mais pour faire disparaître un danger; bvr,'r a îitoyable odieuse I de r,db-ci?Qui mm» .-me que, dan* vingt an*, une Allemagne appellent un châtiment.Pour1'!"'1 ''[.argnerioii* aujourd'hui m- -• rail pa* alors c„ mesure •r.i! est nécessaire de rempor- i'*" lan,''r j»"!» a roboml.e* de vingt tonne» qui vien de sur l'ennemi.Il faut sa de.s-i ,Jrai“nl '*» Hdil-rcr de» quartier» entier» de Ion rea , .— .îiiairpm^ni ! remcrs.int comme de» (bateaux de cartes la '-atliedralr et ’édifiée Hun Life ?f.e grand Llat-Major allemand tend aujour mean d’olivier: mais «e d’inutile* ma**ac(e#.Ce sont b-* robombes, bolide# aveu- .i , i t r 'i r.r.eri t m hasard, détruisant l’hôpital ou I croie aussi C'«t pourquoi c est plus qu un crime, c est T" ,r,rI"'11 1 ' 11 .ii , r .J , J .¦ .: I,:,.r,,.j„e de guerre, tuant b* uwl* comme le.soldat», une faute que de nous parler des Dons.Aile-i1’1"1 T" ' " ., ., „ • .j .v,i j.t t V-t Je r ijd meurtrier sur I an* libéré.Quand, f * -s r le fin , mands, de brandir certains adjectifs vides de 1 " T,,] ' i i ; im i i , ivori.-rioos vu un vaincu 'lin demande la paix •> livrer en ni'me îr sauver le criminel a 1 heure du chàti-; a q*e du one.onjn-tôler A la *er lion la plu» pioche d# la Croix-Rouge Chaque beu» donnée a ia Clolvitouge i» sa :*¦-percuanlon dan* un lieu de ,oif-fiance et peut tendie supportable a un petit Canadien, a un solia*, une vlr qui, sans la Croix-Rouge I serait Intolérable.Le temps o r'lu I f,r »r ictioilVe plu», le temps donné ia la Croix-Itouge #e transforme en I r Parité et en mérite.Merci.VAU- or I- Moycn Age „ , m( C'était un peu l’équivalent de boche en terme hAhjjel(r.jKun,^ fin## du Corps moderne.Historiquement, la Gottenlinie coin-'d# ia Crolx-Roug* #» rendent p*r-cide avec la ligne de dernière résistance des) tout utiles.Incidemment trois des Çoth, av.mt leur de.lmUo» par le» troupe, de j l 1 Empire.Et dans les circonstances actuelles le j ^ Montréal .Ce sont Mlles Dorothée nom porte en lui des souvenirs pénibles pour les ; Mundy, Jean Lamb et Dorothé barbares germains modernes.; Knrg D ici quelques jours ont peut s'attendre à! Thomae ll/iuml, dons son >o-l'tmnn fSllonorablt p" 11* il* camp't'jne, publié t.he~ j QUITTI:, //ett ]*urepui* plusieurs w, * déjà, de» il n v a au une liane de retraite: le Brenner.; jeune» fille# 4* -* Crolx-Roug* Il n V a q-iun."H"5 'vinrent d/ins le« hôpif.» IX 4 R» I' C'est donc sur tous les fronts, la grande j ^ ^ Nor(J ^ ¦ Afrique' Kll«« s'ot- retraite.une de ces retraites dont on ne se relève j C(Jp»nt du confort de r.o# «oldut* pas.p,S —Deux errata malheureux, la semaine der niere: le premier Radom, comme siège du gou LONDRES — f.-s nMivssiix livrets d» r*Uonnem»nt ri» seront pu» trè# différent* de ceux «cruellement et, cour*, mais les livret# de rationnement R H < seront éml» pour le» enfants Jusqu'à l’àf* de IX an» au lld de IC comme cent le cas actuellement, fe' tc.it de ce changement eet.de faciliter leur puant* dan* l'approvisionnement du lait.Le Japon, cet inconnu Une magistrale étude vernement du Comité polonais de libération, il fallait lire Lublin.Le second: Bretagne au lieu de Provence, en parlant de l’avance du général Patch.Si tu veux la paix, prépare-toi i agissements des Japonais, ce sont no.s enseigne l'adage ! surtout les atrocité# dont ils re rendus coupable# sur la à la guerre latin,- Pour le conflit actuel, qui s'étend aux quatre coins du globe et qui embrasse des races si différentes on pourrait ajouter avec beaucoup de sagesse : "Si tu'es en guerre, connais ton ennemi '.Combien cette maxime reste lettre morte en ce qv: concerne .* Japon, nous n'en voulons po ' preuve que les lnnombrab;C5 o/;< qui sont posées de tous côt .p la lecteur moyen coan&H de*1 ume-i-ti a fanatisme nombre d* si faible ?sont rendus coeupaoiee sur la per- -sonne de missionnaires, d» prison- • nlers de guerre Ces’ peut-être aussi, grâce au film, quelques ima-1 ge# éparses de *o!dat* qui se suppriment pour ne pas être faits pri-«onnlers.Mais tou: cela est fragmentaire, constitue une suite de notions sans / nts.Cor.rrait-ll les rai- -ndes.qui guident le d» ce.:- armée?Es- ms ns ipp: > 1 comportera» ralitê de Pourquoi : capturé es le motif de ces massa-de soldats qui se for plutôt que de >«• rendre’ de question* qui.la p-temps, restent sans rep,: pç de source de documen.Des trois pays ennemi* quel* noua somme* er.gu a été pratiquement rnis com**’.Une abondante a dépeint sou# tous *»* deuxième de nos ennemi at aux national?; Japor.a:* j 1 Quel es' | es massif* hara-Uari .e?Autant nous dans Il y IjH restons une ignora r,' , bien des r ai m* La de du pou p-nef :unes: 1 e,o , race en es: aussi.A pent seurs :si le !j totale lur mots-.e n t en Moderne viennent en effet de p ; o.ier u'¦ r magistrale étude sous e j , titre "!#•» rnrsrtn-e rnlliulr-» du Japon”, L'auteur.M.Uny.gré » »! une longue expérience, connaît in-' tintement de la ça# en fs busîre ih.juJte va-eur ia gêne-1 mand.àlaus, q Japonais, I cona-< idée.Lez Editions de ia Revue j L*.s l'histoire et les rouages j r militaire ;aponal*e qui.j it, gouverne le Japon.Il il-J se# dire* au moyen de comp-j end’in de convéraaiioni ; >* ch*fi militaire* du Jap'yn j événement! dramatique* < i.fut i* témoin ocuUir*.» ceux qui ont !» *o ,-l d'être: i icri^n, doivent d* lire, maitre.s militaire» d j Japon i (mzo/iqa WHITE WL Votre marchand peut: parfois en manquer/| mais, bon tel qu • /j régal quan d il en «fi Page 4 LE JOUR- Quelques extraits du Journal de Néron — Ai fait la connaissance de Julius Eronicus.un petit grec que ma présenté Aurélius.Cest un charmant jeune homme juste assez beau pour me plaire sans me rendre jaloux.11 ma paru cultivé.Nous avons longuement parlé.Au milieu de la conversation, le Chef des Cardes est venu me parler d'un Chrétien surpris en train de prêcher des esclaves.Je 1 ai renvoyé immédiatement.Comme s'il fallait que je m occupe oe toutes ces questions anodines! Il n avait qu à l'emprisonner tout de suite et 1 histoire eût été close.Le petit a fort ri de I air déconvenu du Capitaine; il l’a ensuite dépeint avec beaucoup d esprit et une exhubérance.Il a apprécié mes charmants poèmes: tra- vaillez beaucoup, m'a-t-il dit après des critiques fort judicieuses, travaillez et vous réussirez de grandes choses." Que j'aime cette franchise! Voila qui me change de cet imbécile de Tyronius qui admire tous mes vers sans rien y comprendre tant il a va lui arriver./>or Claude Jacques extraordinaire .avec des yeux lointains, per-f dus dans un rêve inaccessible.Au moment où( le lion a pénétré dans 1 arène, il a eu un geste j de la main comme s’il voulait se protéger.Mais il s est tout de suite repris.J’en avais le souffle! coupé tant c'était magnifique: cet homme eut: fait un acteur étonnant.Que j'aimerais être martyr et périr ainsi, en plein jour; dans un cirque, au milieu des hurlements d'une foule hystérique, pour un Dieu auquel je croirais.— L'Art.Le problème de l'Art, je donnerais ma vie pour écrire, un jour, un beau poème, car ils ont beau dire, je sais bien que ce que je fais n'est pas encore de tout premier ordre.Quand j'écris, je me sens tout autre.Il y a plusieurs hommes en moi.c'est pour cela que je souffre.Que ne suis-je un esclave caché dans l’ombre?—Ce qui m'a toujours manqué, c'est une les femmes que je veux mais ce n'est pas la même chose.oeur d être exilé.Ce qui va lui arriver.rnère.Il est dur de grandir ainsi seul au milieu F .des hommes envieux et méchants.J’ai toutes __Ma mère est encore venue me sermonner, ce matin.Je venais à peine de me lever apres avoir passé la nuit avec la Turque envoyée par le Gouverneur du Pont.Epatante la gosse, mais avec ces professionnelles, je n ose pas me montrer sous mon vrai jour: être tendre, aimant, compréhensif.Aggrippine m'a tenu la jambe, un long moment, a propos de cette histoire d affranchis que j'ai fait disparaître.Il parait qu elle y tenait et que je lui ai manqué de respect.Après tout ce que j ai fait pour toi .respecter ses parents est tout de même le minimum .etc.etc .Que les parents sont donc embêtants! —Britannicus exagère.Oh Julius, comme je t’aime, mon ami.— Sénèque m'a dit: "Le monde entier a les yeux fixés sur vous, ne lui proposez que des spectacles dignes de vous; vous êtes grand, placé à une grande place, A la première (là.il — Pauvre X! Il est maintenant orphelin: ce matin, ses parents ont reçu l’ordre de disparaître, Quand il est venu à la Cour, cet après-midi je l’ai trouvé très sympathique.Je sais si bien ce que c'est que d'être privé de ses parents.Je l’ai appelé, il est venu et nous avons parlé: malheureusement, il n'était pas très à son aise.— Les parents ont toujours contrarié la vocation de leurs enfants.Aggrippine ne veut pas que je conduise les chars, que je sois poète et /est arrêté pour reprendre sa respiration).Eh que je joue la comédie.C'est tout de même inouï, bien! surpassez-vous encore, si cela est possi- ces préjugés.Patience, bientôt je pourrai faire ble." Il est tout de même cocasse, ce vieux pion tout ce que je veux.Je ne sais pas encore corn et pas aussi philosophe qu’il voudrait le faire ment.Soyons francs: je n’ose pas.En attendant, (f0jrf la petite Acté fait mes délices.Ma mère est Il m a ensuite corrigé une ode dont j’étais jalouse: par Jupiter que d’histoires assez content.Corrigé comme un pédagogue.Mais comment ces coeurs désséchés pourraient-ils comprendre un artiste, ils sont incapables de sentir vraiment.— Devant la cour, j'ai fait exprès d'être brutal et illogique.Et ces idiots m'ont donné raison avec ensemble.Ah! quand donc rencontrerai-je un être digne de moi, capable de me donner la —Certains jours, je rêve de mener une vie studieuse, éloignée à la fois des plaisirs et de la gloire.Avoir une petite maison, quelques amis, des livres et une trentaine d’esclaves, voilà le bonheur.Cultiver mon esprit et mon âme, serait ma seule occupation.Ici, je ne fais que me perdre chaque jour davantage.Je passe mon temps à coucher par ci par là, à ruminer des réplique, de comprendre mon jeu.Peut-être le vengeances contre mes ennemis et à me laisser attendrir par cette vieille barbe de général qu’est Burrhus.Ils me font rire ces militaires: ils ne comprennent rien à la vie.Et la vie, c’est la poé- petit grec Sllvanius est mort: J’avais ordonné de le conduire sous bonne escorte à sa villa et ils 1 ont tué.Ça va encore faire des histoires avec Maman.—Julius est doux et gentil.Il m’aime beaucoup: il me trouve une personnalité très intéressante."Quelle chose magnifique qu un vrai poète soit le maître du monde!" a-t-il dit en partant avec un sourire enthousiaste et une belle lueur dans ses yeux bleus.I» • .—J’ai le cafard, ce matin.Je ne sais trop quoi faire.Envie de rien.Vague dégoût.Que je suis las par Jupiter! J'ai fait la noce toute la nuit avec Othon et Sénecion qui sont tordants.Mais au fond, cela ne m’amuse guère.Une fois encore, le petit grec a vu juste quand il m'a dit: "Votre grande âme souffre au milieu de toutes ces réalités sordides.Alors vous faites la noce par désespoir.” II m'a ensuite supplié de ne pas me détruire, de ne pas priver injustement le monde.— Suis-je empereur, oui ou zut?Aggrippine ne cesse de m embêter, ça va mal finir, c est sûr.Mon petit oiseau des îles est mort.J'ai pleuré.•• •• • * .** * * * * — Je ferai la noce si ça m'amuse(l).Toutes ces histoires de philosophes sont de la blague.J'aime jouir parce qu alors je me sens transporté dans un monde différent.Comme si je me dressais debout, face au ciel, en le défiant.— Burrhus sort de chez moi: nous avons longuement parlé et avec un tel abandon que j en suis encore tout remué.Comme je suis sensible! "Cher Néron" m'a-t-il dit, "si vous saviez quels espoirs j'ai mis en vous, en la générosité de votre nature .— Cher Burrhus, moi aussi, je vous aime bien mais vous me connaissez, n'est-ce pas?Vous savez à quel point je suis porté vers les actions un peu folles.—Oui.vous avez un terrible tempérament.De plus vos gouts artistes vous poussent vers tous les dérèglements.Vous lisez trop, mon cher enfant, vous devriez prendre davantage d'exercice.Un moment, vous faisiez beaucoup de char, c'était très bon pour vous: Ah si vous le vouliez, comme vous feriez un empereur étonnant! Là-dessus nous nous sommes embrassés et j’ai vu qu’il pleurait.Alors j’ai pleuré aus'i.— Julius me devient de plus en plus cher.11 est d’une telle délicatesse! .J’aime le voir assis près de moi.son visage expressif épiant mes paroles.Quand il rit, on dirait un petit oiseau.Il a horreur de la brutalité et pour un rien sa peau blanche se colore.Ce qui compte surtout, c’est l'émotion.Voilà ce que je recherche dans ma vie et dans mon art.Quand je joue, quand je déclame, je suis si sensible que j’entre tout à fait dans la peau de mes personnages.C'est merveilleux.Les problèmes de la mise en scène me passionnent: je rêve d'un spectacle qu'il n’aurait qu'une fois, par une nuit d été.à la lueur des torches.Les acteurs seraient des hommes ordinaires.ramassés dans la rue: cela nous changerait agréablement des baladins.11 faudrait un grand spectacle, quelque chose comme l'incendie d'une ville.J'en parlerai à Atticus, c'est un fourbe mais il a toujours de bonnes idées en matière de théâtre.— Suis allé aux jeux, cette après-midi.Y ai vu J.plus désirable que jamais.Il faudra que j'envoie ccn mari en mission.,1 ai vu aussi de.; chrétiens suppliciés.L un deux avait un visage sie.Burrhus s'endort dès que je parle sérieusement.Il a passé son existence à cheval, dans les camps, il ne rêve que rapports, défilés, batailles.Quant à Sénèque, c'est un type intelligent mais il le sait un peu trop.Il le fait au savant universel, au grand lettré, c'est énervant à la fin.— En ville, j’ai cru apercevoir Julius avec un homme que la police m’a signalé.Rentré au palais, j’ai fait appeler le petit et lui ai posé des questions précises.Il m’a répondu que je devais me tromper car il n'avait pas quitté la maison.Il m'a répondu avec un tel air .de franchise, que je l’ai cru.Tout de même, c’est bizarre.—Julius a le droit de fréquenter qui il lui plaît mais il n'a pas à me mentir.Je ne suis pas un centurion, moi, ni un pédagogue.C’est énervant tous ces jeunes se croient toujours ou au collège ou à la caserne.— La vie s'en va; j'ai l'impression qu elle me file entre les doigts comme de l’eau.Est-ce la condition humaine de ne rien pouvoir saisir?m LE COUP D’ALGER Dun* cette guerre *1 fertile en événement* dramatique* de toux genre*, ce qu'on a appelé le "Coup d'Alger" - l'occupation américaine, presque sans coup férir, d'une grande partie de l'Afrique du Nord, — est bien le plu* sensationnel et le plu* lourd de conséquence* politique* et militaire*.Mme Renée Go*»et, journaliste française qui a été mêlée de trèa pré* à tou* le* Incident*, à toute* le* péripétie* qui ont précédé, accompagné et suivi ce coup d'Etat, a ramassé, dan* un reportage magistral, toute* le* notes qu'elle avait recueillie» au jour le jour du mol* d'avril 1D41 au début de 1043.Publié par les Edition* de la Revue Moderne, *oua le titre "Le Coup d'Alger", ce livre, nous en aommea persuadés, sera accueilli avec enthousiasme par le* lecteurs canadiens-français.Il a tout en effet, pour plaire au public averti de chez nous.Sujet palpitant, puisque, de bout en bout, c’est de la France qu’il «'agit: de son histoire, de son avenir.Cadre grandiose où se déroulent ces événement* historiques.l'Afrique du Nord, avec son tempérament, son “climat” moral spécial, se dessine sou* nos yeux.Les acteurs, grand* ou petits, de ce drame, sont dépeint* pour le lecteur, non pas superficiellement, mais en profon- deur, avec leur caractère, leur passé, leur mentalité.On y trouve une peinture saisissante de feu l'amiral Darlan, deux ex machina de la politique du State Department américain; une peinture non moins vivante, colorée par les faits, des tenants de la politique de Vichy, fonctlonaires collaboration-nistes et timorés, gangrenés par une insidieuse propagande nazie de 2 ans, gens en place pour qui l’ultime fin est de |a garder, indicateurs arabes ou blancs.Les figures des diplomates américains qui ont rendu possible le Coup d'Alger par le lent travail souterrain de plusieurs années, sont évoquées tout le long de l'ouvrage.On les suit pas à pas dans leur besogne r_ „ ._ , de taupe.On assiste, comme sur _ ., .j ,, , un écran, au débarquement du gé- f!”™ ' un.e r.6edition d* 1 **ccl-néral Clark, venu pour régler les Ch?rdonne aspects militaires de l'expédition.«J» '«J**™* Incidents burlesques ou dramati- — Montréal, samedi 2 septembre 1944 Les ancêtres de Villiers de L’Isle Adam par Jean L.PRIM On sait que Villiers de l’Isle Adam prétendait descendre, et descen-da;t peut-être en effet, d’une des plu» Illustres familles de l'ancienne France.On sait moins qu'il eut l'occasion, en 1877, de soutenir devant le* tribunaux ses prétention* et qu'il se vit débouté de sa demanda sans d ailleurs que le jugement qui lui donnait tort ait entendu préjuger du fond du débat.Voici en quelle* circonstances se déroula le procès .La Porte-Saint-Martin avait monté un drame historique qui obtenait quelque succès.Le drame s'appelait "Périnet Le Cler né à Paris en 1418".Le» auteurs en était: Lockroy (le père du futur ministre), *• Amcet Bourgeois.Ce drame mettait en scène, sous un jour assez fâcheux, "Jean de Vllllets, seigneur de l’Isle-Adarn et de Villlers-le-Bel, conseiller et chambellan du roi.maître des eaux et foréta de la Normandie, maréchal de France, chevalier de la Toison d'Or, lieutenant général du duc de Bourgogne".(Alr.s! s’exprima Villiers de l’Isle-Adam dan* ton assignation).Indigné de voir son ancêtre malmené et criant au mensonge historique, l'auteur d’Axel et de la Révolte cite Lockroy et Bourgeois devant le tribunal civil de la Seine, Dè* lors, 11 ne vit plu* que pour son procès, et Alexandre Zévaè«, qui nous conte cette savoureuse anecdote judiciaire, nous le montre courant les bibliothèques, se plongeant dans toutes les Histoires de France qui lui tombent sous la main, découvrant le XVe siècle, ne parlant plus que d’Armagnacs et de Bourguignons, s’efforçant à se documenter sur son glorieux aïeul et à établir avec éclat sa généalogie.Les défenseurs répondaient que Villiers ne faisait pas la preuve de sa descendance en ligne directe du maréchal qui figurait dan* la pièce; que, d'autre part, ils prétendaient être fidèles à la vérité historique en le représentant comme ils l’avaient fait.L'affaire vint devant la première chambre, le 1er août 1877.Celle-ci, sans stAtuer sur la recevabilité du demandeur, ni rechercher il sa descendance était ou non établie, décida que le maréchal appartenait à l’histoire; que son rôle politique, et militaire pourvait être librement examiné et discuté; que, d’ailleurs, certains écrivains contemporains, les plus dignes de foi, tels que le Religieux de Saint-Denis, l’avalent formellement accusé d'avoir trahi la cause de Charles VI; que, par conséquent, en aucune manière, les auteurs du mélodrame n’avalent excédé leur droit.Villiers de l’Isle Adam sortit de l’audience débouté, maugréant, pestant, exécutant avec sa canne des moulinets furieux.Un livre sur l’amour ques, anecdotes personnelles, petits à-côtés de l'histoire, rien ne manque pour faire de ce livre une oeuvre aussi attachante que le meilleur des romans.Ecrit dans un style d'une limpidité, d'une clarté essentiellement françaises, le livre de Mme Renée Gosset, s'il est de nature à soulever de vifs commentaire*, n'en sera pas moins un document historique de première importance, à garder précieusement dans sa bibliothèque.Le portrait de Dorian Gray — Je reprends ce journal après un long silence.Il s’est passé tellement de choses, ina vie a été tellement pleine que j’éprouve aujourd'hui besoin de m'épancher.Ah! rien ne vaut une vie dramatique, riche, violente, désespérée.Et pour cela, une seule méthode: faire le mal.Je n'aurais jamais assez de reconnaissance pour mes maîtres qui m’ont montré le bien et le mal, bref, qui m’ont donné une conscience.Car comme cela, quand j’agis mal, je le sais et mon plaisir en est augmenté.Je ne l'ai jamais tellement éprouvé qu’avec cette petite circassienne que l’on m'a amenée toute pure, encore vierge et que j'ai pervertie avec une habileté incroyable.Si ça avait marché avec Junîe, peut-être ne serais-je pas aujourd'hui ce que je suis.Burrhus avait raison quand il m'a dit, il y a déjà un moment: "les femmes vous perdront ”, Elles m’ont perdu les garces, mais j'adore ça.Junie.Comme elle était belle dans sa pureté.C'est fini maintenant.Inutile de s’attendrir.Du reste ces femmes-là.genre filles de proconsuls, ne savent pas faire l'amour.Tout de même, elle était fichtrement émouvante quand elle se traînait à mes pieds en disant que je ne ferai jamais ça, que c'était indigne de moi.qu’un grand empereur comme moi; .etc.Ils me font rire, tous ces gens avec leurs raisonnements.Je sais bien que s'il y a une part divine en moi — c’est celle de la poésie — il y en a une autre que les plaisirs grossiers de la chair, comme dit Sénèque.ne me laissent pas indifférent.Oh non! Ensuite, il y a eu l’histoire de Britannicus.que Pluton emporte! Ma mère était furieuse.Quant à la cour, elle en est restée stupéfaite.Ils ne me croyaient pas capable de ça.les idiots.Il parait que c’est une gaffe.On verra bien.Sénèque m a fait un long discours à ce sujet.I! pense que moralement j'aurais eu tort si politiquement je n’avais pas eu raison.C’est craché.Maintenant, le sort en est jeté.J'ai choisi ma voie.Je ne reviendrai jamais en arrière, j'irai toujours plus loin.Ma vie sera un beau drame.A ce propos.Atticus m’a donné une bonne idée de mise en scène.Ça reviendra peut-être un peu cher, mais ça donnera du travail aux ouvriers du batiment.Julius est mort.1! devenait trop exclusif.J’ai écrit une ode à son sujet: Ad Julium Eronicum dont je suis assez content.—Vu Aggrippine.Tout est bien combiné: elle ne peut réchapper.Quand elle m'a quitté; j a» Parizeau vient de rééditer une oeuvre célèbre d’Oscar Wilde, Iss Portrait d* Dorian Gray, Le sujet de ce grand roman, dont on a dit qu'il était le premier roman français de 'la littérature anglaise, est une invention fantastique comme celle de Balzac dans Iss Peau de Chagrin où un morcea-j d'onagre se rétrécit à chaque souhait de son possesseur.Le poitrait de Dorian Gray, peint par un ami, vieillit graduellement et 8c marque des lignes de cruauté, de luxure, d'hypocrisie qui devraient normalement enlaidir les traits du héros; celui-ci garde, au contraire, une figure toujours jeune, Il demeure aussi beau à quarante ans qu’il était à vingt-et-un ans, lorsqu'il inspira un chef-d’oeuvre à son ami.Il marche dans 1» vole des hommes, salissant son âme, sans que son corps reflète les rides de l'âge et du péché.Puis, après une vie infâme, Dorian Gray, affolé de voir le portrait devenir de plu* en plu* horrible sou* les yeux, le lacère à coups de couteau’ et, par ce seul geste, provoque le dénouement du miracle et de sa vie.Hollywood prépare actuellement film sur ce grand Bujet.Lea producers ont fait venir les fameux frères Albright pour peindre le portrait du héros à toutes les phrases de son vieillissement prodigieux.Le biographe le plus connu d'Osear Wilde, Arthur Ransoms, a écrit de ce roman : "U est des livres étranges qui empruntent le charme magique de certains noms: Cornelius, Agrippa, Raymon Lulle, Paracelle; ces noms, d'ailleurs, n'ont peut-être plus de signification pour nous avant que nous ayons pris connaissance des livre* et des personnalités qui se cachent derrière eux.Ces II convient de se documenter sur les nouvelles doctrines qui se partagent aujourd'hui l'opinion publique, qu’elles nous soient au prime abord sympathiques ou non, quittes d juger ensuite.C'est ainsi qu'en lisant le livre de Mil.David Lewis et Frank Scott: "Un Canada nouveauu, publié chez VALI-QUETTE, on connaîtra dans ses détails le programme que se propose la C.C.F.pour l’après-guerre.L'un de ses projets consiste d perfectionner le logement au Canada: reconstruction des villes, projets régionaux, disparition des taudis, utilisation pour ce faire des talents canadiens.livres ont un caractère mystérieux.Ce ne sont pas des ouvrages pour tous les jours, ni même pour tous les soirs.Nous les gardons pour les moments rares, comme nous gardons, dan* un cabinet de laque, quelque flacon de cristal qui contient une goutte de subtil parfum ou quelque gemme précieuse, pour être le soulagement d'un état d'âme peu fréquent, ou bien encore pour aider à le provoquer.Dorian Gray.est un de ces livres".La traduction nouvelle d'Edmond Jaloux et Félix Frnpereau est assurément la meilleure qui ait été faite du roman d'Osear Wilde.L1’ style est limpide, la phrase toujours harmonieuse et facile, et l’impression qui s'en dégage eut celle qu'on trouve à la lecture d’une oeuvre originale.C’est un livre et à conserver dans sa bibliothèque.l’amour".Ce livre réunit un grand nombre de jiensées aussi franchis que subtiles sur la passion amoureuse.Le style de Chardonne est dan* la tradition la plus pure des moralistes français de la belle époque.Le classicisme de Jacques Chardonne, son atticisme, est proche parent de celui d’André Gide et ces deux esprits merveilleusement limpides atteignent par le dépouillement à une beauté saisissante.On peut dire que ce livre de Jacques Chardonne est la réussite la plu* remarquable en ce genre depuis Vnuvenargues.Tous les as- pects de l’amour y sont étudiés avec Infiniment de finesse et ce livre procure à l’esprit et au co.tur un plaisir d'une qualité rare.Jacques Chardonne est ur.écrivain d'une pénétration singulière.Tous ceux qui ont eu quelque expérience de l'ainour ne pourront, en lisant ce livre, que reconnaître la profondeur d'une pensée qui s'allie au style le plus charmant.“L'amour, c’est beaucoup plus que l'amour", au début duquel on trouvera une excellente photographie de l'auteur, se vend $1.25 l’exemplaire dans toutes les bonnes librairies.On peut aussi se le procurer par la poste chez l'éditeur, La Société des Edition* Pascal, 60 ouest, rue St-Jacques, Montréal.Seul au rendez~vous Je suis seul, ce soir, au lieu de rendez-vous sombre J'y reviens, tristement à la faveur des l’ombre, Me griser des vestiges de ce que tu aimais, Car ta douce présence y séjourne A jamais.Ce Heu devient pour moi un secret sanctuaire Où je reviens sans cesse, tel un preux solitaire, Ces bonheurs ae jadis, nos amours d’autrefois, Je les revis, ce soir, pour la centième fols.Ici, je sens mon coeur battre dans ma poitrine Au rappel d’une étreinte que ma chair devine, Toute notre idylle soudain s'éveille en moi, R ouvrant la vieille blessure par ce nouvel émoi.O.ma bien-aimde, tu me pardonneras, j’espère, D’ainsi te reprocher l’abandon éphémère, Quoique seul aujourd'hui, au rendez-vous d’hier, Je te retrouverai .au royaume de Cythère.f Sergent ADELARD JOLIW, C.O.O., Montréal.AVIS AUX PATRONS KT À LEURS EMPLOYES MASCULINS En vertu d’un arrêté en Conseil du 15 août 1944 rendu par le soussigné ministre du Travail sous l'autorité des règlements du Service sélectif national (mobilisation) i 1.à compter du 22 août 1944 tout patron est requis de contrôler les documents détenus par chacun de ses nouveaux employés masculins dans les 7 jours de l’engagement, afin de constater s’il sont en règle avec le Service sélectif national (mobilisation), (c’est-à-dire au point de vue du service militaire); 2.le patron doit, en se servant de l'Annexe 9, signaler au Reglstraire de sa division de mobilisation, tout employé qui ne serait pas muni des documents mentionnés; 3.de même le patron doit contrôler les documents en la possession de tout nouvel employé masculin engagé entre le 1er mai 1944 et le 22 août 1944, et faire rapport, au Registraire de sa division de Mobilisation au plus tard le 29 août 1944, sur tout employé de cette catégorie qui ne serait par muni desdits documents.4.Tout employé masculin susmen* donné est requis par les Règlement» de soumettre ses documents à l’inspecüon de son employeur.5.Des peines sont prévues pour tout patron ou tout employé masculin qui tu se conforme pas à ces Règlements.Lorsqu’on peinture au moment] de l’année où les insectes sont les ; plu* nombreux, et adhèrent à la1 peinture fraîche, le meilleur moyen 1 d'éviter cet ennui est d'ajouter de 1 deux à quatre onces d’huile de cl-tronelle à chaque gallon de peinture.Essayez cela, l'odeur de lhui-le éloigne les insectes.eu un serrement de coeur; après tout c’est ma mère Je l'ai embrassée tendrement, elle n'a pas compris, elle ne m’a jamais compris du reste.Voilà, je suis bien triste.Je suis orphelin maintenant.(1)—Cette phrase était soulignée deux fois dans le texte.(Note du trad.).En vertu d’une ordonnance antérieure, les patrons furent requis de contrôler le» document* en la possession de leur» employés masculins, et de faire rapport, au plus tard le 1er mal 1944, det cas douteux aussi bien que des cas où l’employé n’a pas de documents.La marche à suivre, pour la continuation actuelle de ce contrôle, bien que signalée aux employeurs dans lH‘Avia aux patrons et à leur» employés masculins” que l'on envoie en ce moment par la poste, est le même que celle indiquée dans le “Guide du Patron”, qui avait trait à la vérification antérieure au 15 mai 1944.Von rappelle aux patrons qu'ils n'ont pat à faire rapport sur les individus munis des documents nécessaires—mais sur ceux qui n'exhibent pas ces documents, ou lorsqu'il y a lieu de douter que les papiers exhibés prouvent que les individus sont en règle.Les patrons canadiens ont coopéré d'une façon très satisfaisante lors de la première vérification, allant jusqu'au 1er mai dernier.L'on est très reconnaissant de cette coopération qui a été fort précieuse et à laquelle on fait de nouveau appel.L'on peut obtenir aux bureaux de Placement et du Service sélectif l'Annexe 9 et les détails sur les documents attestant que les détenteurs sont en règle.SERVICE SÉLECTIF NATIONAL \ HUMPHREY MITCHELL Miniitrr du Trarail A.M.cNAMARA Directeur du Service sélectif national Montréal, samedi 2 septembre 1944 1 ROSE HAMPTON, soprano du Metropolitan qui ehanteru dan» le “Don Juan” de Mozart, au théâtre St-Denis au cours dp lu saison d'opéra présentée par France-Film du 12 au 17 septembre prochain.Les Cahiers de Fra Gélatino Le pays de Québec est fertile en surprises de toutes sortes.Certaines sont amusantes, d’autres macabres.Une troisième catégorie comprend les surprises tristes et décevantes.A ces dernières, rattachons celles que nous fit à deux reprises M.André Mathieu, le jeune pianiste et compositeur.9 “A l’assaut de nos libertés!.” gueulait le Bloc.F.t M.Mathieu de composer une marche, prétendue martiale et héroïque, afin de mieux entraîner dans un combat tout spirituel de jeunes éphèbes nationalistes auxquels l'éducation classique a appris qu’il ne fallait pas se commettre jusqu’à se livrer à ce passe-temps de barbares et d’incivilisés qui s’appelle la guerre.Le seul sang dont on ose parler en ces milieux est le sang versé par les Acadiens déportés il y a (jéjà, à ce qu’ont dit, plusieurs années.La ville de Montréal ,tout dernièrement, recevait “son” maire.Après avoir, comme Napoléon, présenté son petit-fils à “son” peuple — fils ou petit-fils, le geste est le même — Lamil-lien l’irréductible se relirait sous sa tente et se faisait bercer l’âme par une complainte que venait de composer et que jouait pour lui M.André Mathieu.Les journaux ont rapporté la chose, je n’invente rien.J’ai beoucoup d’amitié pour André Mathieu.C’est pourquoi je me permets de lui dire qu’il fait fausse route.Si c’est la publicité qu’il cherche, ce genre-là est de bien mauvais aloi.Mais je ne crois pas que ce soit le cas; que M.Mathieu ait des sympathies politiques, rien n’est plus normal.Je me permettrai cependant de lui rappeler qu’il est d’ahord musicien, c'est-à-dire qu’il se doit d’abord à son art, au public.Les Iioiib sentiments ou les convictions politiques n’ont inspiré jusqu’à présent aucune grande oeuvre et il est à parier qu’ils n’en inspireront pas davantage dans les temps à venir.Or, à examiner au point de vue musical, la marche du Bloc, on est énormément déçu: si un grand talent, un grand nom, une longue et patiente étude, arrivent à ça, c’est à désespérer.Les Gros Chars et les Abeilles, qui sont de gentilles fantaisies, nous apparaissent comme des oeuvres monumentales à la comparaison.Nous sommes en droit d’attendre d’André Mathieu des oeuvres d’envergure qui nous feront honneur à l’étranger, non des petits morceaux à la mesure du Bloc ou de Camillien.¦Surtout, qu’il se défie des influences.fussent-elles paternelles.» ?« Mon ami Sainte-Croix nous a déjà longuement entretenus ,-dé M.l’abbé Manifeste Montretout.Toutefois, dans l’énumération des innombrables qualités et occupations du dit Manifeste, il a oublié un item extrêmement important: en plus dé tout le reste, l’abbé Manifeste est encyclopédiste! On ne s’en serait pas douté, mais c’est authentique.M.l’abbé s’occupe de la rédaction de certains articles littéraires et autres (philosophiques, théologiques, etc.) pour le compte d’une grande compagnie qui met sur le marché de vastes et doctes volumes.Dire que nous irons boire, modestes mortels, à la fontaine inépuisable, apparemment, qu’est le savoir et l’érudition de ce petit gars de chez nous.On est universel ou on ne l’est pas! Et quel nom fut jamais mieux choisi!.* » * Tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes au Devoir.M.Eloi de Grandinont et un nommé Alceste—oh! que ça s’applique bien — se tapent dessus à tours de bras à propos de la peinture moderne.Dirons-nous que nous approuvons M.de Grandmont dans le principe, mais «pie nous regrettons qu’il s’y prenne si mal.Le nommé Alceste est ce qu il y a sur la terre de plus Alceste: la colère qu’il montre lui est inspirée beaucoup {dus par sa petite dignité personnelle offensée que par la foroe de ses convictions.11 reproche à M.de Grand-mont ses injures et ne se gêne pas lui-même pour les dispenser.Ce n’est guère beau tout ça, dans un journal où la bonne éducation et les belles manières sont tellement prônées.N’est-ce pas — ironie du «ort — le toujours sobre M.Emile Benoist qui réclame à {dus grands cris la prohibition?Le Devoir est un journal où on ne manque pas d’humour.Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de citer quelques lign es de M.Alceste, qui inciteront peut-être M.de Grandmont à réfléchir sur les dangers auxquels expose un amour trop ostentatoire de la publicité: Les beaux-art» «ont frères et se tiennent par la main comme les Danseuse* de Carpeaux, ronde radieuse de beauté et d’allégresse.L’amateur de peinture doit aimer aussi Ut srulpture, l’architecture, ta musique et la poésie Ils me font rire, les barbouilleurs dont I enthousiasme se confine aux natures-mortes, nature par excellence de l'Art vivant.J’ignore quelle excentricité baroque vous séduit en architecture et en sculpture, Monsieur de Grandmont, mais < os préférences avouées en poésie et en musique me désolent.L’autre soir, je vous ai entendu Imiter Charles Trenet a un programme de radio.Charles Trenet, ce pitre hébraique, aux chansonnettes ùliotes, paroles et musique.Je comprends qu’un admirateur de Charles T enet, ce colosse de Ut vraie culture française.ironise spirituellement a propos du génie français.Après mon oreille, c'est mon oeil que vous avez blessé.Vous êtes terrible, jeune homme.En effet, dimanche, je suis tombé sur une poésie de vous publiée en décembre de nier ¦par Amérique française et intitulée: La Route, /toute constellée de perles: "Le soleil épuise les oranges” (pourquoi pas les citronst); ' et la poussière met les ruisseaux debout”; "les pas durs m’ont marché dans les hanches”; "les étoiles ont mis leurs mains i ertes aux mille fatigues de nos fronts”, etc.Après les chansons de Charles Trenet le.culte de la poésie dadaïste et décadente! U v a une expression qui sert admirablement de conclusion à tout ceci: quel panier de crabes!.1 Pierre GF LINAS Faites abonner un ami! Faites en sorte que ceux qui vous sont chers deviennent les abonnés du JOUR.Le lecteur est la vie de tout journal.# C’est lui qui recueille les vérités fécondes et qui les répand autour de lui.¦" LE JOUR LIBÉRATION Apprenant récemment l< sort affreux «Funités du Mack l( atch.décimées par les Hoches, je ressentais, en même temps que rémotion qui a dit saisir tous les Canadiens à ti tle noun Ile, une angoisse particulière, personnelle, Cesl que, dans ce régiment, combat mon ami le [dus cher, l'un des êtres les plus noble* et les /dus généreux qu'il m'ait été donné de connaître.Intellectuel et artiste, farouchement démocrate, épi is de liberté, il s'engageait volontairement en PMU et le seule regret qu'il ait exprimé en quatre ans, c’est que l'occasion de combattre se faisait trop attendre «i ion gré.Enfin, il \ a quatre semaines, un mot très bref m'apprenait qu'il était en France.Et c'est aussitôt après que les journaux nous annonçaient les pertes infligées ù son régiment.Mais voici qu'une lettre nouvelle rient me rassurer.Une lettre très belle que je veux faire connaître aux lecteurs du JOUI.Je tairai le nom de rct ami.Quelques-uns, qui le connaissent, devineront de qui il s'agit.Mais en ne le nommant [Mis, fobéirai au voeu qu'il a toujours manifesté de demeurer un membre anonyme de relie grande fraternité d'hommes courageux s l'armée active canadienne.Il a tenu «i faire la guerre en simple siddat, refusant les occasions qui lui furent offertes de devenir officier; c'est une altitude que l'on peut discuter, mais qui est conforme «i son esprit et à son coeur.I oici cette lettre de soldat: » » ?Cher Hamel, Ma confiance en notre amitié me pousse à venir te faire lire une longue lettre, maintenant •pie les Boches m’ont procuré tout le loisir possible.Tu as peut-être déjà rencontré des blessés revenus du front de Normandie, anxieux de te raconter leurs aventures.La mienne est probablement toute semblable.Je n'y attache pas d'importance spéciale.Tout est collectif sur le champ de bataille.Les exploits personnels occasionnent la Croix Victoria, mais les occasions d’héroïsme sont très rares, vu que l’isolement n’est pas de règle et «pie l’ennemi n’est «pic ce dont l’imagination peut s'en faire une idée, à quelques milliers d’arpents vers notre axe d’avance.Je veux seulement te peindre une image ussez vivante de la “Libération’.Je crois qur la censure me le permet maintenant que tous les journaux vous en font voir des photos.Mais il faut véritablement traverser le Calvados pour sentir sa torture.La traversée de la Manche, plusieurs jours après le débarquement, a eu un caractère plutôt touristique.La vue du sol français ne m’a pas causé l’émoi attendu; le spectacle fantastique des milliers de navires de toutes désignations affluant dans la haie était plus prenant.Comme la côte se dessinait, le trafic augmentait jusqu’au point du grandiose.Les larges bacs d’atterrissage nous déposent presque sur lo sable.Notre entraînement destiné à nous habituer à nous mouiller les pieds ne se pratique plus.Puis on avance à la file sur des routes pour siéreuses, sou» une chaleur nouvelle, à travers les villages côtiers dont, par ci, par là, les habitations séculaires munies de meurtrières, les hauts murs de pierre grise des jardins, sont ornés de trous d'obus.Tout est gris «lans les villages, excepté ces trous noirs.Les Normands tenaces, cachés dan» les caves pour la durée «le la bataille, maintenant se postent sur le rebord de la route pour nous souhaiter la bienvenue.Notre fière alure, nos sourires, nos quelques mots de français leur plaisent.Le» troupe» fraîches, ignorantes de ce qui les attend au front, sont pleines «le cran et agréables à voir défiler.Nous traversions ce pan de terrain pris par surprise et par une poussée formidable qui avait laissé l’ennemi incapable de résister.Mais à mesure que nous avançons vers Caen, le panorama rliangc.Là, le sang a coulé et la “libération” offre une horrible réalité.De loin, ce rpii d’abord frappe l’oeil est la chute des clochers.Les villages pour la plupart sont anéantis.I.a pierre «les maisons et «les murs, «lu même genre «pie celle «les maisons et de» murs précédents, est ici affaissée, perforée ou émiet-tée.De vieux tombeaux sont éventrés.Des lapins, des [(«inlets «;à et là pourrissent.De sous les débris la puanteur s’évapore.Ça sent la mort, le sang vieilli, le sac et l’enfer.Les fils télégraphiques nous pendent sur la tête, s'enchevêtrent «lans nos jambes, s'accrochent à nos armes.On contourne «les trous d’obus dans le pavé des rues.Des meubles éveil très descendus par les fenêtres élargies hérissent leurs entrailles vers le ciid.Des pan» de murs écroulés laissent voir des chambres encore toutes coquettement garnies comme «lans les annonces de grands magasins.Un «bat avance avec précaution à travers des tas «le bouteilles «le vin vides.Des tonneaux liants comme un homme sont év entrés et des soldats cherchent à y puiser ce qui reste de cidre.Les civils ne «ont pas encore revenus.Une vielle femme seulement traîne ses sabots tristement parmi les débris.Dans le» champs environnants où l’on se retranche, la récolte trop mûre a été ravagée par les chars d’assaut, Jes trous d’obus et de mortiers, f.e» plantes potagères sont refoulée* dans le s«d.Le» bestiaux atteint» d’éclats d’obus, le cuir poinçonné, sont étendus le* jambes raidies.!«¦ pie gonfle.Dan- le» retranchements vidé» d’AlIcmaml*.nos courons ici et |j comme «les badaud» pour ; tout voir, le- débris de leurs armes, de leur* rations, de leurs avions, «le leurs véhicules, de leurs munition» abandonné».Dans les chars d'assaut ,il v a des chair- carbonisées ayant «les formes humaines, F«i «-t là.dan» le» ruines d'une abbaye toute démolie, des enfants po* , lonais.rti‘»es ou mongol*, vêtus du vert aile-Irnand.sont étendus dans des postures tri*tes et ! touchantes, la peau brunissante, la bouche ! ouverte.l es bestiaux.Ls chairs rarbf>ni«ée« dan» 'es tank-, les enfant- polonais.rti*»e* ou mongols, | tout cela pue.L’est une sorte d’acelimatisation que cette position.Les canons ennemi- à longue portée 'nous donnent no- premier* fri-*on* de haine.! Nos premier* eatnarade* tombent, criblé* «i e-1 clat* d'obus.Très peu de répit non- et donné ; pour 1« sépulture.L' (obus ou les bombes de mortier» arrivent par série* de »iv ou huit.Leur sifflement pénètre j la chair, et tous le* dédies instinctifs contrac- j lent le* niuide* et crispent la peau.Quand il» explosent comme le totitierrre, sait* écho, avec un bruit m-o, chacun sent sa tranchée, creuse d’environ quatre pied*, tre» peu profonde.Même le» {du* brave» désirent »e voir à mi-distance de* antipode*.Ensuite, il y a notre propre barragr d’artillerie.La détonation, le sifflement aU-dotaus «le nos têtes, pui» l'explosion à environ ileux mille* de dittunre, où est l’ennemi.Mais on »’y fait.On *ai»it bientôt la différence entre le» «dut* qui s’en viennent et ceux ps-'.it EUt, situé pré* de* fr oii«;«re» d« Na pal.* u.-.c «uperfic :» d'env ron Vf> mill*-* rufthk £t U1 ce popul»?on d'à P: J vti,s fjh un dernl-mtli-on d’habt- ?arfji Orâ*> à d **» méthode* éc’.at- rtc*, i'&%r.r ; ;• jr*.a «donné des ré- roltfifl b«r®Lî';< j’jp plu» encouragean- ‘>8 le* CO\Ùl -.?1 britannique qui, à fi*.r* cor* zcilier, command* le» fore** d* J E ,r.it.a tenté «une expé- rmr.ee en coo pérttlve agricole, «tans ntentton «î -'v,!;r de* soldats du Mi m pour • it la gu 'rte.Avec de nouveau villa yrs et d** écoles ms- '1ô>s.i! cl iût*ra HO000 pour éU- * :r 72 h ont rjç».KO Où0 s-re» »t- t d'êtr f&con..Dudley.Cehanuvsk), D’Anrel".Baker.PRIX $2.99.3.98.4.M.S.30, 5-97 Itax»-* Indu*-»* A p.«,r Kl ST «matinée) SÎ.S4, 3.37.3.9S.«Si, 4 3* ««.rendue um C.!,*• sera un» «’B far s rlck r.' R \0f,'f, JOBI.V, ténor ennaili'Ui-frnnçnls que l'on entendra «l.iri* "Faust" et ‘'Manon’’ an théâtre Ki-ltenl» du 12 au 17 •*< ptern*rre prochain, nu cour» de la te snl-s«rn d'opéra présentée par France-Film.La rn«,d !-.Soulèveront I- l'eau agitée.' E | V| I ! N I C | 0 ! N I S !W I I T 10 |U ”51! S I ¦M|E|T IA !L !*T E|T|A|L|IlE*R|ElSl llU|SlEHiE|S|S|E|U|L| E ÜI E| T | El 15__L>otitt*r son assen- timent.— Qu: noue, qui ?•-•t '‘harcAf d* nouer.GAGNANT DK LA SEMAINE DERNIER K : B.Cameron.3161, rue Hutehl*on.Montréal 18, P.Q.
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