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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 28 juillet 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1945-07-28, Collections de BAnQ.

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8iëm« ANNÉE No 47 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE 2B juillet 1945 Aussi longtemps que les choses iront systématiquement mal, je continuerai systématiquement à dire qu ’elles na vont pas bien — fleuri ROCHEFORT Directeur-Fondateur: Jean-CImrIcs Harvey Administration et rédaction, 180 est, rue Sainte-Catherine (suite 41), Montreal Case postale 20, Statiou “N” — Tel.M'Uteau 8171 Rédacteur en chef: Emile-Charles Hamel PRENEZ GARDE! DÉMISSION SOCIALISTE MORT D’UN POÈTE Il ne faut à aucun prix (pic les dix erses sectes religieuses détruisent l'oeuvre d’unité humaine et de fraternité qu'ont créée trois siècles de vie nord-américaine.Sur ce pauvre glohe terrestre, où, depuis des milliers d’années, les races et les clans et les familles et les religions s’entredéchirent parce qu'ils veulent à tout prix rester étrangers l’un à l’autre, il existe un coin de terre où les citoyens, par millions, se coudoient, se parlent, s'entendent et s’aiment sans sc demander quelle est leur origine ou leur foi religieuse.Or, il existe des sociétés d’hommes qui travaillent fanatiquement à reconstruire la tour de Babel.Ces réflexions me sont venues à la lecture d’un article d Evelyn Seeley, FAI., 12 juillet, au sujet des octrois du gouvernement de W ashington aux écoles américaines.En voici une traduction partielle: “Le plus puissant ennemi de l’aide fédérale à l'éducation dans le passé et maintenant, à la veille d’un déliât sur le sujet devant le Congrès, c’est la hiérarchie catholique.Jusqu'à ces derniers temps, celle-ci s’opposait à l’aide fédérale de façon détournée; présentement, elle se livre à une attaque de front en présentant un hill de son cru.“Le hill Mead-Ai^en-Lesinski (S.717, H.R.30021 que l’on s soumis à l’étude du comité de l'Education et du Travail en même temps que le hill 1 homas-llill-Ramspeck, ressemble beaucoup au bill Thomas.Mais il y a entre eux une grande différence, et la voici: le bill Mead-Aiken demande une l'aide federate soil étendue à toutes les écoles privées ou non-publiques, écoles paroissiales fondées tfabord et avant tout pour propager la foi et le dogme dune église chez les quelque deux millions d'enfants qui les fréquentent .“Personne ne veut attaquer ici l’Eglise catholique ou toute «utre religion; mais la politique cléricale, c’est différent, et elle est sujette à l’examen au même titre que n'importe quelle autre politique.Aos pères ont combattu longtemps pour obtenir la séparation de l'Eglise et de l’Etat (autrefois l'Eglise anglicane).Péniblement, état par état, on a combattu pour séparer l'église de l’école.11 en est résulté que la plupart des états de notre pays ont inscrit cette séparation dans leur constitution.Le parti C.C.P.n'a pas de veine clans la province de Québec.11 y a perdu des secrétaires, des organisateurs, des orateurs, des candidats.Voici maintenant qu’il y perd son unique député.M.David Côté, élu comme socialiste dans le comté de Rouyn Noranda, vient de donner sa démission pour s'affilier à un autre parti, probablement le parti libéral.Il parait que le Conseil provincial du CC.F.n’était pas très content de l'attitude de M.Côté et qu'il avait résolu de l'expulser de la famille.Quoi qu'il en soit, nous croyons que le résultat des dernières élections fédérales dans province ainsi que le socialisme peu orthodoxe du député ont motivé le mouvement de retraite de ce dernier.Au reste.Rouyn-Noranda n’a jamais exprimé le désir de se donner un représentant C.C.F.Quand il fut élu.M.Côté n’avait obtenu que 2,100 voix sur un vote de 9.986.11 a compris la la fausseté de sa position.En toute logique, une nouvelle élection semble s'imposer dans la division en question.Au cours de la dernière session, j'ai été frappé par une déclaration de M.Côté.Il s'agissait du bill de Radio-Québec.Le député de Rouvn s’y opposa.Il déclara à peu près ceci, que je cite de mémoire: "Bien que je sois en faveur la nationalisation dans une large mesure, je ne l'approuve plus quand il s'agit de la radio.Il est dangereux de donner à 1 Etat une arme comme celle-là.” Par ces paroles.M.Côte se mettait en opposition directe avec ses chefs du C.C.F.qui rêvent du jour où ils mettront la main sur le plus puissant organe de propagande politique du monde moderne.Ils ne sc cachent pas pour annoncer leur ferme volonté de supprimer la radio privée.C»llc-ci doit périr, afin qu elle ne puisse les empêcher d’endoctriner le peuple.Mardi dernier, en lisant une dépêche de Paris, je inc suis souvenu tout à coup de la déclaration du député Côté.11 s'agissait de l’opinion d’un ministre communiste du cabinet de Gaulle au sujet de la nationalisation de l'avionncrie française.M.Charles Tillon, ministre de l'aviation, communiste connu, déclarait tpic si lavionncric nationalisée ne pouvait faire un aussi bon travail que l’entreprise privée, il n hésiterait pas à fermer les ateliers nationaux."Franchement, dit-il, je ne crois pas en la nationalisation totale.Rien ne ressemble plus au monopole qu'une telle nationalisation: une industrie qui jouit d un monopole est vouée finalement à la faillite car elle n'a plus à lutter contre une concurrence." Complétant sa pensée, il fit part à ses auditeurs de son intention de laisser l'industrie privée fonctionner à côté de l'industrie nationale, et si cette dernière, dit-il, ne peut sc supporter (/'elle-même et faire autant de profit que sa ion-currcnte, j'en arrêterai le fonctionnement.Le malheur des monopoles de ce genre, ajoute-t-il en substance, c'est qu'on n'y trouve pas l'impulsion vers les inventions nouvelles et l'amélioration des moyens de production.On est porté à se dire: Qu'cst-cc que yu fait si ya ne rapporte pas.puisque le contribuable soldera le déficit." Nous retrouvons ici le gros bon sens français, qui prévaut toujours contre les théories creuses et les utopies.Il sc peut que M.Côté ait hérité de ce gros bon sens.EXAGERATION OU RÉALITÉ?J.-Ch.H.Valéry est mort.Aire lui disparait l’un îles derniers représentants d'une génération d'écrivain» qui ont énormément contribué » maintenir dans le monde le prestige des lettres et de la pensée françaises: Ils étaient trois; il ne reste plus que Gide et Claudel.A notre époque inquiète et troublée, époque de transition où artistes et écrivains cherchent leur voie en des expériences souvent déconcertantes, époque de confusion dans les esprits et d'anarchie dans le* valeurs, Valéry apportait In présence rassurante d’une pensée précise et exigeante, d’un art nourri do traditions aussi bien que de recherches.Un n’aura jamais assez de reconnaissance à Valéry d'avoir, à une époque où le style »c relâche et se perd, continué d'érriro une langue qui sache retenir le lecteur et qui parfois l'urrêto pour l’inviter ù lu réflexion.S’il no se trouve encore de tels écrivains, on ne saura plu», dans quelques générution», lire les classiques — dont lu langue sera morte, définitivement.La lecture de Valéry était une merveilleuse initiation à Montaigne, à Fuirai, à La Rochefoucauld, car c’est leur style, qu’on retrouvait, vivant, moderne — contemporain — sous la pluma du grand écrivuin qui vient de s’éteindre.On n’évoque pas sans un serrement de coeur les souffrances du vieillard qu'était Valéry, sous l’occupation allemande, A son ami Julian Green, venu uux Etats-Unis après lu trugédio française, il écrivait: "Je.na travaille plus .Il fait trop froid, ici, et trop faim!" Pourtant, malgré cela, Valéry trouva encore moyen de fuira oeuvre, eut nous savons qu'il a terminé, pendant la guerre, un Faust que nous avons la plus grande hâte de lire.Comment co penseur u-t-il conçu le drame ancien du docteur allemand —-drame éternel d'une ardeur qui ne veut s'éteindre, d’une pensée qui ne consent à s'obscurcir — et comment l’u-t-il renouvelé —• car il l’a renouvelé, nous n'en saurions douter?., Esprit universel, aucun domaine de l’activité humaine n’était suns intérêt pour Valéry, et de tout, il u su écrire hvcc une lucidité, une précision qui suscitent autant d'étonnement C’est ainsi que la constitution de New-York,- article IX, section 4, dit: “Ai dans son ensemble ni dans aucune de ses parties, l’Etat il cm ploiera la propriété, le crédit ou l'argent du public — et il ne saurait le permettre à dautres soit directement soit indirectement — pour aider ou maintenir, sauf aux fins de» examens et de l’inspection, des écoles ou maisons d'enseignement contrôlées ou dirigées, en tout ou en partie, par une dénomination religieuse ou dans lesquelles on enseigne les dogmes d'une religion en particulier.” “En langage onctueux, le projet de loi Mead-Aikcn comprend dans l’aide fédérale “tous les enfants” çlc “toutes les écoles”, sans distinction de race, de croyance ou de statut national”.Ces passages prêtent à confusion.Le bill 1 humas s’applique aussi à “tous les enfants”, mais on sait que les écoles publiques sont ouvertes à tous sans exception, alors que personne n’est obligé de fréquenter les écoles privées.” L’article sc termine ainsi: “Je ne crois pas que la majorité des trade-unionistes et des autres parents se laissent prendre par le projet Mad-Aikcn quand ils sauront ce qu'il signifie.Je ne crois pas que le gouvernement, par le bill en question, heurte la volonté des étals qui ont opté pour la separation de I Eglise et de l’ccole.Je doute fort que l'on fasse machine-arrière a 1 Histoire , .” La politique cléricale cherche depuis longtemps, je crois, à troubler l’atmosphère des écoles américaines.De ce côté-ci de la frontière, nous observons et comparons.Nous savons ce qui s est passé chez nous; nous savons aussi ce que la puissance occulte veut faire chez nos voisins.L'est pourquoi nous leur disons: Prenez garde! Le jour où vous reconnaîtriez officiel* lenient, par l'aide du gouvernement, les écoles purement confessionnelles, c’en sera fait, chez vous, de l’union cl de la ^concorde entre citoyens.Comme le dit P.M., les Etats américains ont combattu longtemps pour séparer l'école de toute secte.Leur généreuse constitution, monument d’humanité et de tolerance, a favorisé des institutions où toutes les croyances et toutes les races pouvaient sc rencontrer sans se nuire ou se persécuter.Il y a longtemps que nous envions un tel statut scolaire.Je sais par expérience personnelle qu'un très grand nombre de Canadiens, de l’Atlantique au Pacifique, y compris dans la province de Québec, déplorent l'erreur des Pères de la Lonfédération, qui, dans le partage des droits et privilège-provinciaux, ont fondé l’école sur les préjugés de race et de religion et non pas sur l’union nationale et les intérêts supérieurs de 1 humanité.Un ne pouvait mieux s'y prendre pour consommer 1 isolationnisme laurentien.l'une des plaies profondes re notre pays.Qu on ne se méprenne pas sur ma pensée.Il ne - agit pa*.chez moi.d'un désir de nivellement national ou d assimilation d'm groupe par un autre.Je prétends simplement que le* Lanadiens d’origine française auraient pu tout aussi bien garder leur langue et pratiquer leur religion sons un regime 'I ecoles nationales que sous ec régime de sectarisme racial, où une partie du Canada apprend à ignorer ou détester l'autre.Le* Américains, en séparant l’Eglise et l'Etat.I Egli-e et I Eeolç, ont.ju«qu’ici.évité ce fléau.11 ne faut à aucun prix qu il» retombent dans le trou noir d'où nous songeons a -orlir.Jeau-Üiarles HARALY Des nombreux Américains d origine lauren-tienne que j'ai rencontrés dans ma vie.pas un n’a exprimé le regret d être devenu citoyen d'un autre pays.Plusieurs d'entre eux avaient progressé ou prospéré.Ils se montraient satisfaits de vivre dans un pays très libre.D'autres s étaient tellement perdus dans la grande masse qu’on ne reconnaissait plus même leur nom.Aussi n’est-cc pas sans surprise que je lisais récemment, dans le Star de Montréal, colonne de la correspondance reçue, une lettre de M.George Brcnt au sujet des "Canadiens-Français” de la Nouvelle-Angleterre: "En ma qualité d'Américain de passage dans la province de Québec, écrit M.Brent, je m’intéresse aux conflits d'intérêts qui divisent entre eux certains groupes de Canadiens."Depuis deux ans que j'habite Woonsocket, R.I.j'y ai observe un conflit analogue entre les Canadiens français immigiés du Canada aux E.-U., et les Américains d’origine anglaise, irlandaise ou autre .Je trouve que les Canadiens français sont, aux Etats-Unis, le seul groupe d’immigrés qui poursuivent une politique definie d isolement dans le courant général de l'éducation et de la politique américaines.Il en résulta qu'ils y occupent, en général et proportionnellement à leur nombre, une situation inférieure."Les églises canadiennes-françaises fomentent un nationalisme exagéré.Par exemple, le curé ! d une des principales paroisses de Woonsocket faisait distribuer récemment une circulaire pour appel de fonds, et Ion y lisait cette phrase: *Vous devriez supporter votre église parce qu elle est le seul rempart entre vous et le milieu anglais hostile.” "On sait fort bien qu'il n'y a pas de milieu anglais aux Etats-Unis, et le milieu américain n est nullement hostile à aucun groupe d immigrants de bonne volonté.La population de Woonsocket, au nombre de 50,000, étant cana-dienne-française dans la proportion de 95 pour cent, ce sont les Américains d origine qui auraient le plus à sc plaindre des immigrants."Des mouvements comme ceux de la Survivance et de 1 Ordre de Jacques Cartier sont actifs chez les Canadiens français des villes de la Nouvelle-Angleterre.Ces organisations pré- tendent avoir pour but d obtenir de meilleures conditions industrielles et d’affaires pour les Canadiens français, ceux-ci, disent-ils.occupant une position inférieuse par suite de l'hostilité cl des préjugés entretenus contre eux par leurs voisins."Les Canadiens français de la Nouvelle-Angleterre, au lieu d’envoyer leurs enfants' au collège, à l’université et aux écoles de métiers, les retirent de la classe aussitôt qu'ils ont atteint leur seizième année.Ils les envoient travailler dans les usines et emploient leurs salaires à payer les hypothèques sur les propriétés qu'ils veulent acquérir.Les parents des groupes d une autre origine font des sacrifices pour envoyer leurs enfant» à l’université et aux écoles de métiers, assurant par là a leur vieil âge, non pas des propriétés dépréciées, mais l aide précieuse d une famille bien éduquée ."Ces lignes ne sont pas écrites dans un esprit d hostilité : elles veulent simplement démontrer que les conflits d'intérêts, entre les Canadiens français et leurs voisins, sont les mêmes partout où ils sc groupent en grand noinbic.” Je ne crois pas que M.Brent ait voulu englober.dans son jugement sévere, les deux million» et demi d'Américains d origine française qui vivent dahs les Etats de la Nouvelle-Angleterre.Au contraire, j'ai l’impression que la plupart de nos anciens compatriotes, pour leur plus grand: bien, ont oublié tout préjugé de race et de secte et sont devenus Américains cent pour cent.L’Ordre de Jacques Cartier ne peut avoir aucun succès chez ces personnes saines.Seulement, on a constaté, en ces dernieres années, que nos supernationalistes englobaient toujours dans leurs calculs d’hégémonie catholique et "française” deux à trois millions de citoyens américains.On prépare, pour 1 avenir, ’ un nouveau problème des Sudètes.Au fond de toutes ces difficultés, on trouvera ceci: l’esprit paroissial, le profit des petites què-1 tes hebdomadaires, l emporte sur la loyauté, le : patriotisme, la raison et l’intérêt bien compris, i Nos superpatriotes devraient laisser les Amé-j ricains tranquilles.Occupons-nous de nos affai-l res et ce sera bien assez.Ce n est sûrement pa» le petit fanal de la Laurentie qui servira de soleil a la république voisine.Paul RJVER1N Ombre sur la France par l e*u l Fheips MORAND New-York, le 25 juillet 1945.Que devient la France?Beaucoup s'attendaient a ce qu'aussitôt libérée du joug nazi elle donnât des signes indéniables de ia grandeur et de sa beauté.Pourquoi ceh?Parce que les gens de la Résistance étaient moralement indiscutables.On sentait en eux quelque chose qui dépassait de si loin les criaille-ries parlementaires, la mesquinerie de I ancienne bourgeoisie, l'incapacité d’action de beaucoup.Voilà enfin des hommes sur lesquels on pouvait compter.Lt non seulement quelques sujets d elite, 0',aiKe P'imotdiale.quoique sa la décision attendue.Mais pour point de commande de toute l’Eu-! r '¦ i portée semb.e échapper à beaucoup, cela, il faut que le front allié soit rope centrale Les Russes sont' U Sm" d°nC pPrpP,uer la die-{ La question constitutionnelle en rétabli et.par conséquent, atten- allés chercher Karl Renner un res- UtUrf ?"T" ,eT ,qu’unp de,î '"5“ n'a quW ,mP°rlance ** dre patiemment le résultat de la pectable vieillard presque'octoge- Tj “ P'U’ pr° ondf‘ du ter-! condaire a presque tous les points conférence de Potsdam.Il ne sert naire et premier chancelier après la fl "P*?!’ far, lf f°nd! * VUf’ Hp '* à rien de s’élever contre la cen Guerre Mondiale No I comme ^ * rcut contester.Aux termes de la constitution française, existe un crime politique iifjpelé "conspiration contre la sûreté.intérieure ou extérieure de l’Etat" qui n’est pas justiciable de i la procédure ordinaire.Les arguments juridiques habituels n’ont donc pas de valeur.Il -’agit, en se référant à l’opinion de bien etre témoin d un coup d Etat î gens rc!S,)0n»able, — et un ancien ou dune revolution.Des milliers premier mimslre (0mme ReynaU(| d emigres argentins, réfugiés en en un _ je (ié|ermin(.r „ Uruguay,.préparent visiblement I pêtajn est ou non responsable de la quelque cnosc contre le pouvoir de,défaite humiliante de son pays.Buenos-Ayres.Là encore, plus lût Le, déclarations de Rcynaud, celle* du général Gamelin.les révélations sur le» activités passées du j maréchal, sur ses convictions poli- i tiques, sont écrasantes.Elles ne peu- j vent cire écartée» en ré[>ondant simplement que l’on a tout fait dan» l'intérêt de la E rance.Et encore moins, en refusant de répondre aux ! question», comme le maréchal se dispose à le faire, selon ses propres déclarations.EJIes ne peuvent être écartées, ces accusations, en atta- 1 quant les témoins.Il y a une ques- : tion de fait, de fan seulement.Et le jugement ne peut être autre chose ! qu un jugement de circonstance, viendra le changement, par un re tour à la normale, plus vite le monde retrouvera son équilibre ébranlé.Les manifestations anti-aniéri-caines récentes montrent que le gouvernement argentin continue sa politique à la Mussolini, maintenant qu'il est confortablement installé dans les conseils de Nations Unies.Histoire de nos jours La digression sur l’Argentine et le Mexique ne doit pas faire oublier que l’Espagne reste encore en Europe et qu’elle est fort près de la E rance et de la Belgique.Bien comine aux temps de la Révolution, qu'on dise plaisamment que l’Afri- I * * * Quelques faits peu connus On fera certainement ressortir que commence aux Pyrénées.Le sort de toutes les nations de l’Europe occidentale est intimement lié aux décisions qui sont prises actuel- lement par les chancelleries et au au cours du procès — et l’on peut cours des grandes conférences inter- ’ compter qu’un juriMe de la force nationales.Depuis l’écroulement de ; d'André Morne! représentant le mi- gué (!) une sorte de charte du j l'Allemagne, les pays occidentaux nistère public n’y manquera pas N'EST-CE PAS IA VÉRITÉ ?7c-c/os No BONJOUR, PATRON ! U MAUVAIS GARÇON EST REVENU, VOUS VOYEZ MERCI, MONSIEUR! COMMENT VONT LES CHOSES AU BUREAU ?BEAUCOUP DE CHANGEMENTS.VOUS RECONNAÎTREZ À PEINE LAPLACE PAUL! QUEL PLAISIR DE VOUS REVOIR! X t'A 1É % % t JE SUPPOSE! JE ME DEMANDE CE QUI SERAIT ARRIVÉ, SI J'ÉTAIS RESTÉ ICI TRAVAIL OUE VOUS FAISIEZ DEVAIT ETRE FAIT À 7; / QUATRE ANNEES.C EST BEAUCOUP DANS LA VIE D'UN HOMME VJ ELLES N ONT PAS ÉTÉ .GASPILLEES,' PAUL ET.M a ^ NOUS VERRONS A CE QU= VOUS N'AYEZ PAS PcROU CE TEMPS.VENEZ ME VOIR DEMAIN U il ACCUEILLEZ-LES BIEN Ces démobilisés ne demandent aucune considération spéciale.;.seulement d’étre traités avec justice; Us reprendront alors leurs tâches de civils avec confiance et assurance.Rappelons-nous qu’ils ont appris à supporter une responsabilité pendant leurs années de service! JOHN LABATT LIMITED London Canmdo AVIS * toute /Uuohkc u fno/kôAuut etc eUmcHAQCi k VICTORIA VANCOUVER NEW WESTMINSTER WINNIPEG HAMILTON TORONTO OTTAWA HULL Aucun# porsonno no pout diminagor, louor ou occupor un logomont, dana Tuna da caa régions aurpoupléoa, sans un parmia da F Administrateur des logements d’urgence.Soyez donc certain d'avoir un autre logement et aussi un permis d’occupation, avant de quitter définitivement votre demeure actuelle.Les demandes de permis doivent être adressées À l'Administrateur des logements d'urgence de la région où vous vous proposez de déménager, Tente pet senne «ni Une en eccnpe nn lepemenl Anns l'nne 4e eee rtffiens, • endettement k l'eeëenneaee, eemmel nn 44UI et 4ev?e, en pins 4e« endes eaneSena, éveenet tes lieu et le sépten k ees pteptes fiels.(Cetts ordonnance #,t inuse sn conJormit* svsc U» règlements «Ifertsnt le» logements d’urgence, enèti ministériel C.P.0439 du 19 dtoembre 1944.) LA COMMISSION DE S PRIT U DU COMMERCE EN TEMPS Df GUERRE se-eNr Avii aux, Vete/iani DE TOUS LES SERVICES ARMES DU CANADA IL A ETE SIGNALE au ministère des Affaires des anciens combattants que des individus sans scrupules cherchent à frustrer les ex-militaires, hommes et femmes, de leurs gratifications pour service de guerre et de leurs crédits de réadaptation.Le ministère des Affaires des anciens combattants délice obtenir des renseignements sur ces cas afin de pouvoir prendre les mesures nécessaires pour recouvrer ces fonds et, s’il est possible, pour poursuivre en justice les personnes qui ont ainsi lésé les anciens combattants du Canada.Si un vétéran a été frustré de cette façon, il pourra écrire au ministère immédiatement, en donnant tous les détails nécessaires afin qu’une enquête soit faite par les fonctionnaires chargés d'appliquer la loi dans la région où Ja fraude s’est produite.Dans l’intervalle, pour votre propre protection, ne signez aucun document concernant l’emploi de votre gratification pour service de guerre ou de votre crédit de réadaptation, avant d’avoir consulté les fonctionnaires de notre ministère.Publié fry f rouior'iol1** 4% TAon./o* A.t.MiO/ffr* A fl ai ft P10 a.ment.lires ' f'*’ 6 -.anthrople huroair.t ., | , , 'ion.coton, produits alimentaires :s,!nP‘e.ue t'hilanthrople hum» - ss Al.ies, le Japon pas faite pour atténuer les craintes .1 nour un» m».a 1 numa.,e ! .etc.Pour commencer, l'Etat B,nce ou '>« , .dans leur» mesures visant a restau ’oins.Enfin, comme la communau- i m&ue: une oeuvre slmpiemert on particuiie ie n.de dan» r ]'or(jre et je progrè* dans les lé de l’endroit jouls*att d’une al-! I,umanDalre.,.i rapldit avec laque.e ,es Britan ; territoires libérés de la Biimanle à »»nc» plu» grande, le gouverne- ”|e,11Pcthons pa* ,e clergé nique» ont libère !a Birmanie (où ,, , ., m.r,» i,,i ri.a .J en fonder une autre, confessioii- niettre fin a 1 impasse politique qui ment lui fit donner de» services so- ni.ii- .si 1.1 , „ .l’armee Japonaise a subi sa nremlè-1 .”llp 811 lui Plail- La liberté américain» et allemands.l»i O ran de-Bretagne a pil* de l’avance sur un bombardier Handley Pake Hall-i ie reste du monde parce que, vu : fax III qui, malgré la superstition.! l'extrémité a laquelle elle était ré- 1 a été baptisé 'Vendredi Tnize’’ j résolu» dar.s un petit preabylète dull*, Il lui fallut produire, très C'est l’un dea appareil* d’où étalent rapidement, un appareil de tadlo-1 lancée» des bombe» de dix tonne» ! icqussitlonné du Huriey.en tordu ie du parc de Richmond, lui lt de Richmond.¦«! i location pour contrebattre les bom- j le» "Ten Ton Tes»'’ ainsi surnom-1 genéiai Pie.lorimmnd.i r.t en 1 b» f | bardern#.nts ennemis.Ha science ! mée d’après une populaire corné-' de.forces de défense antlaéi lenm remporta un de ses plu, grands suc-! tienne de muslc-hal anglais qui; •1» en frustiant les rus .- -• •“» h»“«v- v-o uuerie du c,aux tels qu un hôjltnl de première ' Bien est un privilège accordé a classe et des agglomérations ou- tou», et la Charité n'a pas de nom vrlères spacieuse* attachées à cha-1 n! d'étiquette, !a Charité n’est pa* que fabrique , excluaive.scion la parole de saint n , ., Pau! lui-même ''Carita* no oemuia- Ce fut grace a ce développement tUr, non agit perperam»'1 concerté que Rampour fut a même i L’oeuvre telle que nou* la pré-dc pourvoir aux besoins de se* trou- sentons au public, répond a : in-pes opérant dans le Proche Orient i teü1,lon de se8 fondateur*.rassembla 120 savant» du Groupe d* Recherche» fc* Opérations de 1 Aime» Ce» homme» qui compte l,alert d< » diplômé» de l'univi ;*lti-et des professeurs d'Oxford, lia Vklllèrent Jour "t nuit dan» la »o)l-tude de bailments aux façade» couverte» de vigne •.leige Depuis cinq ans.les habitants de dis pllo- plaisante sur ses formes opulentes le» nazis, « leur retour de leur» Ces bombes étaient celle» a.irquel-l raids.Elle brouilla les ondes ordl- le* le» savants britanniques *ougè-nalies dont ils se servaient pout tent des 1940 mais qui ne purent | retrouver^ leur "hernln.de sorte que être transportées que lorsque les' beaucoup d'entre eux allèrent se ' gros bombardiers Halifax et Lan-jetei contre des montagnes au lieu caster eurent été construits.En j de regagner leurs terrains d'atta- j mars dernier, elles commencèrent | : he.En une occasion, Ils perdirent i s'abattre »ur , - .Allemagne.La prê- ts localité savaient que le parc te di,isl une escadrille toute entière.1 mière fols, ce fut sur le viaduc de Richmond, don*.I icccs était près Bien entendu, le» procédés em- -'hernln de fer de Bielefeld.L*s que entièrement Interdit au publie, j ployé» finissaient par être surpris effet» furent foudroyants.Ce ri’étalt contenait sur ses 90 hectare» de terrain enclos par pie» de 16.000; valent eux-mêmes pour égarer les mettes de murs, l’une des plus gran- ; pilotes britannique» rentrant d’une de» concentration Je pièce» antl-1 sttnque.Le* experts anglais l’armée Japonaise a subi sa premiè-1.1 se prolongeait aux Indes.SI viru re défaite d’envergure devant les .„ .lente que soit la propagande japo-arrnee, anglo-saxonnes, et celle : ^ nc pcul conteJt tnt pronostiqué, le Japon com-|darfM |eg aI,hertg d’influence anglo ! et de contribuer aussi financière- forcé, ni exclu.La plus large tôle- mence ma ntenant à pa>er cher son américaines telles que les Philippi-1 ment au fonda de guerre du Corn rance est le caractère de ce! e attaque contre la Grande-Bretagne | nîa Le japon avait d'abord essayé ' monweaJth.C'est également sur ce oeuvre et son but est uniquement en 1941 et les porte-paroles japonais j d-inclUr u pt.üple hindou a se ,é- développement que sont basés le* d* falre ,Ju blen à de P^vres mal- 1 ' I vo.ter contre le* Britannique* en P,ins de progrès ultérieurs.Par qu'1!8 ppn»entt mais seulement *'tls u abord ce fut ie Premier Mini*- appuyant les appels du traitre fugl- exemple, le colonel britannique, ont besoin de no^ service*, tre Japonais, Suzuki, qui avertit ses tlf hindou Subhas Chandra Bhose, j commandant le* forces de cet état, Que ceux-là seulement nous con-c one 1 toy erra que "l’Invasion eat im- et en prétendant que le peuple hin- 'naugure II y a plus d’un an une llam,^nt ùui °nl le monopole du dou s'opposait a la guerre.j expérience Intéressante de fermage i ^ La réponse lui fut donnée dans, c°-°péi'atlf comprenant de nouveaux * minente”, puis ce furent les appels d'urgence lancés aux habitants del par les Allemand* qui s'en set- qu'un commencement.aerienne» du pays.Ce qu il* ne ^ avalent, en fait, de sérieux concur-, soupçonnaient pas, c’est que les ai j lents dan» leut* collègues die- ' vaut» qui avalent, su seuil de leur msnd*.Ils réussirent néanmoins à i retraite, toute* les facilités voulues conserver leur avance.' Histoire de la Province de Québec Tome XIV (Lotner Goulu) Tous les secret* des appareil; in- | Les Editions Bernard Vallquet- ventés en Grande-Bretagne ne se- 'e viennent de publier le tome ront divulgués qu'après la fin de la I Histoire d* la Provin- i ¦’ “* ” .“'guerre contre le Japon.En alien- | PSr R°ber,t|(Ru"?1,,y fn mines de terre, du rhar- .4 .i 1 auteur donne en sous-titre a ce des avion, en homme, et l 1M,0C'al,0n “nglo-arné.Ical- tome le nom de sir Lomer Goulu.: résistance opposée j de* deux pays ont été sur le Con- ,*1 fermer Gouln, premier rni- de mise en pratique de leur» théorie* s'acharnaient continuellement a trouver In clé de problème», tels que ceux de la radiolocation .I HUeatlonj» actuelles sont en germe! sérieuse* difficultés.L'action contre le» bomb.iidiei» ennemis volant à plusieurs mllllei» de mètres d’nl- , , , i don* la période couverte par le Le monde peut se rendre compte j toni(! XIV „e pHiatoire de la Pro-1 par là.de In part qu’eurent les sa- ' vlnce de Québec./¦¦‘'r'6 ( Même une tirelire requiert parjoii l’attention d’un expert.Sous nous occupons de t ous donner un service d’experts.ÜN SERVICE APPROPRIE À VOS BESOINS .• Nous sommes heureux d’accorder une attention particulière aux exigences de chacun de nos clients, de quelque sorte de prêt, de compte de dépôt ou de remise d’argent qu’il s’agisse.Notre longue expérience dans ces opérations nous permet d’accomplir vos désirs à votre satisfaction.Consultez n’importe laquelle de nos succursales.«MF LA BANQUE CANADIENNE DE COMMERCE 9 succursales à Montréal et les environs 7 % H Il récupère journoux et chiffons pour aider à l’effort de guerre Il existe toujours une gronde pénurie de papier de rebut pour fabriquer les récipients nécessaires à nos combattants ainsi que des boites et cartonnages pour le transport des denrées aux peuples de pays libérés de l'Europe.A nous de mettre de côté tous les cartonnages, papiers d’emballage, boites en papier, vieux journaux, magazines et chiffons qui nous tombent sous la main.Les maisons de commerce peuvent aussi aider en se débarrassant de tonnes de vieux dossiers et correspondance de bureau.Quand vous aurez mis de côté au moins 50 livres de papier de rebut et de chiffons, emballez-les séparément, ficelez soigneusement et téléphonez BEIair 2545.Un camion viendra en prendre livraison.le besoin est pressant—Mettez-vous à l'oeuvre dès aujourd'hui! Contribuée por la BRASSERIE MONTREAL 04)-V( MWfmammim Hawthorne Montréal, samedi 28 juillet 1945 Billot Biographique Nathaniel .Niitluuicl Havuliorne 11804*11164‘, romancier américain.f.l une de* plu* belle» «-t •le» plu» pure» figure» de no» lettre».*,,u oeuvre peut être mise en balance avec celle de» grand» romancier» île 1 Europe île »on temp»."Hawthorne a une préférence pour les sujets tragiques et les analyses psycholagnie* douloureuses” (Larousse i.Les deux meilleurs romans de Nathaniel Hawthorne sont la lettre roupe (1850) et la Maison aux sept Pignons (1851), où l'auteur traite l’aspect tragique de la vie humaine.Mais ce qui nous intéresse dans l’oeuvre du romancier américain, c’est le conte du Jeune Goodman Broun, qui fait partie des Mousses d'une vieille Maison fl816), où 1 auteur célébra la ferme solitaire a Corcord en Nouvelle»Angleterre, où il s’était installé en 1843.i Ce conte diabolique du Jeune Goodman Broun a pour cadre la ville natale de l’auteur, Salem du Massachusetts, ville fondée dé» 1626 par des émigrés puritains, qui avaient emporté du uettx monde leur croyance à la sorcellerie.Cette petite ville est connue pour sa persecution et pénalisation de centaines île sorcières en 1692.L auteur y décrit un Sabbat de Salem, dont le liéro est un témoin involontaire et où Satan en personne préside à l’assemblée annuelle de ses fidèles, qu’il adresse en ces mots: ”Le mal est la nature de 1 humanité.Le mal doit former votre seul bonheur.Soyez les bienvenu», mes enfants, à cette communion de votre race”.Maximilien Kll)\VIN LE JOUR 'ênfcuminareà fjuand on tombe en enfunct Regard sur l’oeuvre de Valéry to.r LE VIEUX par Guy de Maupassant Alors 11* furent atterrés.Ils res- dorés, appétissants, tuaient les taient debout, au chevet du père, j yeux, dispoeés dans deux grands le considérant avec méfiance, com- plats.Chacun avançait le braa me s'il avait voulu leur Jouer un pour prendre lee sien, craignant vilain tour, les tromper, les con- qu’il n’y en eut pas assez.Mais 11 tiariei par plaisir, et Ils lui en voulaient surtout du temps qu'il leur faisait perdre.Le gendre demanda: — Qué que j'allons faire?Elle n'en savait rien; elle répondit: 5 _ C’est-i contrariant, tout d’ rnè-lj me! On ne pouvait maintenant prévenir tous les invités qui allaient arriver sur l’heure.On résolut de les attendre, pour leur expliquer la chose.Vers sept heures moins dix, lets premiers apparurent.Les femmes en noir, la tête couverte d'un grand voile, s'en venaient d'un atr triste.Les hommes, gênés dans leurs vestes de drap, s'avançaient plus délibérément, deux par deux, en devisant doutent «ie 1 homme diront que l’intelligence huma.ne mi dépassera jamais certaines frontières.Q i en savent-ils." Et sont-ds qualifiés pour fixer il achètc tout, Est-cc al vra|?des écoliers sont demeurés dans les autorités locales estimeront les On le verra bien et des artistes l'école élémentaire jusqu'à 14 ans besoins immédiats et futurs de j tels que Pierre-Richard Willm O R PH EUM "Voyage” Le film principal préneniû A ïor* pliCuin.k compter dr vriuiredl |>r«x chain, «era V- il»» répctont-lls depuis plus d'un mol.i ; 1,1 1 - h'- 1 truv-i » loin, I-» Liais* , , , ; , ,, .111 1 » it 1 ftiu-i, d- pu» moins d* et demi dans les Jatdins mêmes ; %iriv, ^ l-uli-, de l'Ertnltage.| ri , - , ,|c • r-u»-» il -M-nli une ne-«- On donnera trois représenta tlons, dont l'une gratuite pour les soldats, et deux autres pour 1-public, les 10 et 14 août.Voici la distribution: Thésée, François Bertrand; Egée, Noël Gnuvln; Lysandre, Philippe Robert; Démétrlus, Jean Igijeunes- miiii il- fuit- il u -iriftron -nopée — Ancienne ci • «le Guidée — Symbole
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