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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1962-08-04, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE NOTRE REPORTAGE EN PAGE 24 ¦ mm&m MONTREAL.SAMEDI IC 4 AOUT 1962 monique t i \u2019 \\\t¦ i 14 /m EN PAGE 4 NOTRE REPORTAGE EXCLUSIF ¦ ,v ; -v NOS TAVERNES NORDIQUES EA PRESSE 1.0 magazine tie LA PRKSSL osl publié au 7 ouest, rue St.lacques, par la Compagnie tic publication de LA PRESSE Limitée.11 est im primé au même endroit à ses ateliers de rotogravure.Si LES TAVERNES du Québec ont intéressé le journaliste Jacques Coulon au point ou celui-ci a décidé d\u2019aller véritablement au fond des choses c\u2019est que les raisons ne manquaient pas.GILLES MARCOTTE l)iri»ctru r Monique Leyrac épousa en 1952 Jean Dalmam avec qui on la voit ici dans \"Oscar\", pièce qu'ils jouèrent ensemble au printemps de 1960 au Théâtre de Poche, rue Saint-Urbain à Montreal Ils ont une fille: Sophie.Celle-ci, comme tous les enfants, ne manque pas de faire frémir ses parents à toutes occasions.Ainsi, lorsque notre reporter dîna un soir avec les époux Dalmain et leur fille Sophie, Mme Leyrac, qui Nos tavernes ont en effet des caractéristiques particulières Tout d\u2019abord, nous savons que seuls les hommes peuvent fréquenter ces lieux: ensuite, elles ont cette distinction de n\u2019ètre justement pas toujours d\u2019apparence distinguée Et puis, elles baignent dans un climat de clandestinité tel que les autorités provinciales ne veulent même pas révélei leur nombre précis.Inutile d\u2019ajouter que ces mêmes autorités n\u2019ont aucunement la tentation de livrer a qui que ce soit les réformes qu elles préparent ou pourraient préparer en ce domaine.Le journaliste a raison de se demander si les tavernes JEAN PIERRE BONHOMME l'.lir/ ilr lu lli'il url iltn BERNARD MORRIER PIERRE BOURGAULT Ilr/Hnlrr* GILLES ROBERT Dirrch'U r Iirti/il it/ u r NOELLA DESJARDINS l'nprx fï'inininrs d\u2019établissements à fermer leurs portes au coucher du soleil Cela ne veut évidemment pas dire que la consommation de l\u2019alcool est inférieure à celle du Québec.Les buveurs de bière, du Danemark feraient rougir les meilleurs clients de nos tavernes.Pourtant, nous n\u2019avons pas vu d\u2019endroits où les hommes boivent uniquement entre eux.Les femmes sont admises partout.Et les établissements sont aménagés et décorés avec dignité pour les recevoir.Dans les pays du nord, on boit avec discrétion, mais jamais en cachette comme chez nous de LA PRESSE La semaine prochaine le magazine présentera un grand reportage et de belles images pour les lecteurs qui veulent mieux connaître la Bretagne.Une grande comédienne foute simple Une entrevue de notre reporter avec la comédienne Monique Leyrac L'ABC du film publicitaire Notre reporter explique comment on fabrique les annonces 6 la TV Les tavernes du Québec Le journaliste Jacques Coulon est allé au fond du problème msss .1 août i-x le magazine de \t\t\tJ.-P.B.\t\t\t \t\t\t TiT î *1 ?4^, DES BONNES SALADES! LA CLE MOI! - r-*- - I -2r, à l'huile de blê d'Inde VINAIGRETTE DE BASE mV* SS: 888* Si 2®$| -X'ï:'»¦ lÆÊmm \u2022'.' j :\\v; ¦ HH T>SS«tx« é.év,'.-1.sa§2$!iiw&j& te ,*¦*«\" \u2022js^lgægjEggj $RS07 55» S£giî ÜKÈ S8&&S \u2022CAM Des plans de travail dessinés servent de guides dans la réalisation des films publicitaires.«s* Le réalisateur, le décorateur, le caméraman, l'agent de publicité et le commanditaire se réunissent pour causer des problèmes de la production et sur ce qu'il en coûtera pour porter à l'écran ce que les plans dessinés suggèrent.PLATEAU FACILITANT LE SERVICE \u2022\tsolide base en acier\u201411M\" de diam.\u2022\tfini émail cuit, à l'épreuve des fâches UNE AUBAINE A $1.75 FORMULES DE COMMANDE À VOTRE DISPOSITION CHEZ VOTRE ÉPICIEiC LE PLATEAU OSCILLE, S'INCLINE SANS QUE RIEN NE TOMBE! IL FAUT LE VOIR POUR LE CROIRE! Connaissez-vous les Klik-ct-Kamwichs?Ce sont des sandwichs conçus pour vous éviter de cuisiner pendant les chaleurs tout en assurant à votre famille la satisfaction de savoureux repas Les viandes pures Klik et Kant sont toujours prêtes a servir! Preparations rapides à étendre sur les sandwichs : I A l'aide d'une fourchette, désagréger le contenu d'une boite de Kam, y mélanger '/: tasse de fromage râpé.Z c.à soupe de \"relish\", V4 c.à soupe d'oignon haché, lier avec de la mayonnaise 2.Désagréger le contenu d'une boite de Klik.> mélanger 1 \u2022 tasse de carottes crues râpées, 2 nf6biti'h b?l ïTPwTîN\t \tLeLLL METROPOLITAN LIFE INSURANCE COMPANY (COMPAGNIE À FORME MUTUELLE) Direction Générale au Canada, Ottawa 4.Ontario IA PKfSSl 4 AOUT 196: 21 LE COSTUME A mm Le costume du célèbre acteur anglais Alec Guinness pour le rôle-titre de \"Richard III\", à l'inauguration du Festival Shakespearien de Stratford (Ontario), il y a dix ans.TtiJi o^Zï) Jjj Aa/ A^ PAR JEAN BERAUD CRITIQUE DRAMATIQUE DE LA PRESSE Des l'instant, en ce soir mémorable du 13 juillet 1953, où l éminent acteur anglais Alec Guinness eût prononcé la première phrase de Glocester (futur Richard III) : Voici donc l'hiver de notre déplaisir changé en radieux été par le soleil d'York ( ,n sentit dans la salle et le sentiment fut unanime - qu'avec le Festival de Stratford (Ontario) naissait une grande chose.Cette création d\u2019un Festival Shakespeare au Canada était, dès ce premier essai, un coup de maitre, et Ion parlerait bientôt dans le monde entier du théâtre canadien de Stratford.C'est qu'avec la présence de Shakespeare, avec le talent de i mt d'artistes venus de toutes les parties du Canada, sauf quelque quatre ou cinq exceptions recrutées en Angleterre, se .vêlait une équipe d'artisans et de techniciens de la scène qui illait assurer aux représentations de Richard 111 et de Tout 22 IA PRESSE 4 AOUI 1962 est Bien qui Finit Bien\" non seulement le prestige du Verb, shakespearien et celui d'acteurs hautement spécialises, man aussi une qualité visuelle de premier ordre En tète des costumiers, notamment, brillait le nom de Mme Tanya Moise> witsch, qui allait réunir autour d'elle, dans les années subse , luentes, des costumiers du plus grand talent, où Ion es-heureux de citer l'apport important d'un artiste canadien irançais du nom de Robert Prévost Dès ce début du Festival, Mme Tanya Moiseiwiîsch créait dans la petite ville ontarienne un atelier de costumes, de meubles, 0\taccessoires qui allait doter le théâtre d'un extraordinaire assortiment d'éléments sceniques que I on peut revoir chaque eie en exposition, et dont la facture est dune ingéniosité inégalable Les theories mises en pratique pour la costumation à Stratford .ont très sages.On ne fait pas un costume pour Richard III nour Ophelie, pour Puck ou pour Portia Le costume est conçu po I artiste qui va s'en vêtir; c'est lui qu'il s'agit de reporter ,1 époque ou se passe l'action dramatique.Il faut que ce costa\u201d e, il le porte, avec son comportement, sa tenue, son allure d'homme d'aujourd'hui, comme s'il avait le comporte-mem la tenue, Failure d'un homme ou d une femme du 15e ou du 16e siècle.D'où le naturel, l'aisance avec lesquels les artistes de Stratford portent le costume ancien et en tirent les etiets plastiques qu'il doit créer sous les éclairages, dans le ,iecor et selon la distance ou se trouve le spectateur ;n ne se rend pas très bien compte du tact qu'exige l'essayage, \u2022 uvait Mme Moiseiwitsch, aussi bien de la part des acteurs que de celle des dessinateurs et techniciens Inévitablement.1\tacteur a trop conscience de ce qu'il considéré comme ses déficiences physiques.De plus, il y a toujours une différence marquée entre l'image qu'il s'est faite de son personnage i image que lui renvoie le miroir dans son costume nouveac Sa surprise, à se voir ainsi transformé, est parfois plaisante parfois, elle ne l'est pas.Mais c\u2019est !ou|ours pout lu: uni surprise.Ce n'est pas la vanité qui rend Facteur aussi capricieu> a I essayage Le costume devient partie intégrante de soi personnage.Il ne suffit pas qu'il ait Fair bien, il faut qu'F fasse bien.Par ailleurs le costumier a à coeur que h Douglas Campbell dans le personnage de Sir John Falstaff, portant un costume de Tanya Moiseiwitsch pour \"Les Joyeuses Commères de Windsor\".bOjtftsJ JAI Pat Galloway dans le rôle d'Hippolyta du \"Songe d'une Nuit d'Ctê\" : le costume est de Brian Jackson.costume plaise à celui qui doit le porter, mais aussi qu\u2019il \"donne bien\" à la scène.Il est donc essentiel que ce costume soit porte-dans le style qui convient C'est, précisément, ce qu'a réussi Mme Moiseiwitsch, c'est o qu'ont réussi à son exemple les autres costumiers : atteindu au style de l'époque, tout en faisant en sorte que l'interpren se trouve chez lui dans son costume et qu'il s'v retrouve freit du personnage.C'est dire qu'il ne suffit pas ici de bâtir un costume il fai ¦ voir à ce qu'il soit porté convenablement.Tel chapeau dessine pour l'arrière de la tête ne doit pas s'incliner sur le bout et.nez.On ne permet pas à Facteur d'ajouter â sa fantaisie telle ou telle fanfreluche qui \"embellisse\" le costumr Quand elle parle de tact, Mme Moiseiwitsch pense au temp, rament des artistes Elle sait comment détourner les suscet Costume de Robert Prévost, le seul artiste canadien-français du décor et du costume qui ait été invité jusqu'ici a collaborer au Festival de Stratford.Il est porte par William Sylvester pour le Cassio de \"Othello\".t ibi 11 tes.\"On ne peut pas toujours rfire a un acteur dont le cou es-court et épais, fait-elle, pourquoi on a donné a son collet w certain tour, ou pourquoi le rayé du costume est dans le sen vertical plutôt que horizontal.S'il a quelque bon sens il ne: sen étonnera pas Mais il se trouve si peu de gens qu on-du bon sens .Est-il besoin d'a|outer que, selon les constations de la célèbre costumière, ce sont les artistes les mieux équilibrés physiqu.ment qui se croient particulièrement affectés par la naturt tandis que les gens les moins bien conformés ont tendancr-â se croire parfaits 7 .Le secret, paraît-il, est de faire croire â tout le monde, depun la couturière la plus modeste qui coud le bas des |uporv jusqu'à Facteur en grande vedette, que son rôle est essentu-au succès du spectacle.C'est ainsi, et ainsi seulement, que l oi obtient un travail d'équipe aussi remarquable que celui don-on peut parler à propos d une troupe comme celle de Stratfoic En conclusion, on peut affirmer selon les propos de Mm.Moiseiwitsch, que le plus beau des costumes ne vaut rien : l'on n'obtient pas le concours entier, sans réserve, de celui ou va le porter Posture et rythme donnent vie au costume, c e: \u2022 l'âme de l'artiste oui lui donne son caractère «E* IA PPfSSI A AOUT\t23 \"Ce n'esf pris un endroit pour les femmes\" disent les clients des tavernes.Mais les femmes risquent quand meme un coup d'oeil.PAR JACQUES COULON DES \"MAISONS CLOSES\" QU'IL FAUDRAIT AERER ! rlç/Æ mm k^OMMK toutes les institutions humaines et les manières le vivre, il existe une sorte de hiérarchie des endroits ni l\u2019on boit Le célèbre Café de la Paix \u2014 pas celui de a rue Ste-Catherine \u2014 n\u2019accueille pas la même clientèle lue tel bistro louche d\u2019un coin de Pigalle.Les bars des grands hotels et des bons restaurants montréalais ne se partagent pas non plus les habitués des tavernes de la rue 'raig ou du bas de la rue St-Laurent.Tout cela est affaire le goût, d\u2019affinités donc d'éducation, lustement.ces tavernes du Quebec.personne encore ne s\u2019est avise de les examiner à la loupe.De temps à autre, un curé ou un groupe de citoyens \u201cbien-pensants\u201d se lève et va protester auprès île la Régie contre l\u2019ouverture pro-jetee d'une taverne dans le quartier.Et puis c'est tout.Convaincu que la taverne est un peu \u201cun mal nécessaire\u201d et qu'on ne pourra jamais la supprimer, le curé hausse les épaulés en pensant que ce qui est surtout important, c'est d'en délivrer ses paroissiens .Des efforts de rénovation, de transformation du cadre traditionnel, personne encore n'a ose en entreprendre.Bien sûr, il y a le projet timide et vague de la Régie des Alcools - nous y reviendrons \u2014 et si depuis environ un an une demi-douzaine de tavernes propres, presque chics en comparaison d'autres, ont vu le jour à Montréal, dans des quartiers populaires, ce fut surtout grâce à l\u2019initiative des taverniers eux-mêmes qui jugèrent le moment venu de faire quelque chose dans ce sens.C\u2019est Paul Toupin qui écrivait, dans une chronique récente, une phrase comme celle-ci : \u201cNos tavernes répandent l\u2019abrutissement.\u201d Qu\u2019elles répandent l\u2019abrutissement n\u2019est peut-être pas très exact, car après tout n\u2019y entre que celui qui le veut bien.Mais qu\u2019elles contribuent leur part de ce climat de naufrage moral dans lequel vivent bien des gens, voilà qui est plus vrai.Car l\u2019atmosphère de la taverne, psychologiquement parlant, n'est pas particulièrement tonifiante, même si l\u2019on y rit bruyamment.C\u2019est un peu l\u2019ambiance déprimante des \u201ckallarna\u201d de Suède, où l'on boit entre hommes, sous l\u2019oeil de l\u2019agent de police en faction à la porte .Un peu celle aussi des tavernes allemandes avant que celles-ci ne fassent toilette neuve et n\u2019admettent les femmes.D\u2019ailleurs, la psychologie du buveur québécois est étrangement semblable à celle du Scandinave, et je me souviens des petites villes de Laponie d\u2019il y a une douzaine d\u2019années, des \u201cveillées\u201d de fin de semaine alors que jeunes et vieux se cuitaient copieusement et méthodiquement à la bière et à \u201cl'akvavit-sockerdricka\u201d (whisky-seven-up).La véritable victime de la taverne, ce n\u2019est pas celui qui s\u2019y aventure par accident, mais l\u2019homme qui l'a acceptée, qui l\u2019a inscrite sur la liste de ses petites habitudes sans même se rendre compte de ce tragique délabrement.\u201cLa taverne québécoise telle qu\u2019elle existe, me disait un médecin montréalais, répond à de mauvaises habitudes solidement enracinées et, surtout, elle dénote chez une large couche de la population une absence complète de cet \"art de vivre\u201d qui, chez nous, ne pousse pas encore spontanément.\u201d Il est assez curieux, d\u2019ailleurs, de constater chez les peuples nordiques et soi-disant puritains la même atmosphère pénible et triviale dans les endroits populaires où l\u2019on boit.La taverne, au Québec, est certes une institution locale au sens large du mot, strictement réservée à l'usage des hommes d\u2019ici.Même proprement tenue, elle n\u2019a rien de bien attirant.Quant aux autres .Il est très rare qu\u2019un étranger de passage, un touriste s\u2019y hasarde.Les portes plus ou moins propres, les murs hermétiquement clos, les relents de fond de tonneau qu\u2019un ventilateur, souvent, chasse dans la rue sous le nez du promeneur font que l\u2019étranger de passage s\u2019en écarte instinctivement.Les tavernes de la province \u2014 du moins dans la majorité des cas \u2014 ont leur petit air honteux, mais l\u2019homme de la rue semble s\u2019en accommoder sans trop se poser de questions.Pour la foule des \u201cbonnes âmes\u201d, il est entendu une fois pour toutes que la taverne est un lieu infâme, mais si une morale à courte vue, confortable et bête, n\u2019avait pas laissé entendre depuis si longtemps que l\u2019ivrognerie est un péché nioindre que l\u2019impiété et \u201cles femmes\u201d, beaucoup de jeunes ipii passent leurs heures de loisirs devant des bouteilles de bière ne l\u2019auraient peut-être pas cru .Les ventes de bière dans la province \u2014 et en particulier dans les tavernes \u2014 augmentent régulièrement chaque année mais, contrairement à ce que l\u2019on pourrait croire, le Québec ne détient pas le record de consommation par habitant.L\u2019Ontario .Jacques t\u2019oulon, qui est d'origine française, habite le Canada depuis près rie 10 ans.Plusieurs magazines canadiens, américains et européens ont publié ses articles.24 IA PRISSE -I AOUT 1962 nous dépasse légèrement et le Yukon, avec une population à peine supérieure à 13,000 âmes, semble venir en tête : en 1958.on y vendit pour $883,000 de bière, soit une moyenne de $73.OC par habitant contre $21.10 dans la province de Québec ! Faut-il en conclure que l\u2019on boit d'autant plus que l'on habite un pays plus froid, plus désolé ?Peut-être bien.Jadis, dans les villages et les petites villes, l'auberge était lu 11 uu de rendez-vous des voyageurs, des marchands, des hommes de l\u2019endroit qui occupaient quelque fonction publique.On n y allait pas uniquement pour boire un verre, mais aussi pour sacrifier à une habitude et surtout, on y venait aux nouvelles car c'est à l'auberge qu\u2019on colportait les rumeurs, les événements locaux ou venant du monde extérieur.Dans nos quartiers populaires, nos petites villes, la taverne, aujourd\u2019hui, joue aussi son petit role social, si 1 on peut dire.Elle réunit des hommes de même condition qui vont y boire ou discuter avec de vieilles connaissances ou des compagnons de rencontre.On y fait même des affaires.On peut y acheter des billets de loterie, gagner une dinde à Noël ou tomber sur une âme charitable qui vous donne un tuyau pour trouver du travail .Mais il faut bien admettre que la majorité des habitués, jeunes ou vieux, ne perdrait rien à transporter ses pénates dans d\u2019autres clubs ou cercles sociaux plus reluisants.A Montréal comme à Québec, Hull ou Trois-Rivières, les tavernes sont groupées dans les quartiers populaires.On peut expliquer leur forte concentration dans l'est et la partie centrale de la ville du fait que plusieurs municipalités de l'ile de Montréal maintiennent une semi-prohibition au sujet des ventes de bière.Ceux qui protestent régulièrement contre le trop grand nombre de tavernes, peuvent toujours se consoler en songeant qu\u2019il y en eut plus de 500 en 1919.A cette époque-là, l\u2019appellation de \u201ctaverne\u201d n\u2019était d'ailleurs pas en usage.On parlait plus généralement de \u201csaloons\u201d, et bien des établissements annonçaient simplement \u201cà la barre X ou Y\u201d.Ce n\u2019est qu\u2019en 1921, lors de la création de la Commission des liqueurs, qu\u2019on imposa le mot taverne, peu élégant il est vrai.\u201cUne machination pour nous faire disparaître, me confiait un vieux tavernier.Taverne rimant avec caverne, mot qu'utilisaient d\u2019ailleurs bien des gens pour désigner nos commerces .\u201d La petite histoire de Montréal a même conservé le souvenir de quelques tavernes célèbres, telles la taverne French Mary, a l'angle des rues Sir-Laurent et des Communes, et celle de Joe Reef, aujourd\u2019hui la Star Tavern.Joe Beef, de son vrai nom Charles McKiernan, était un tavernier philantrope et bon enfant.Si l\u2019on en croit un auteur anglais, Rnis les marins du continent connaissaient sa cantine où l\u2019on servait à boire mais aussi à manger.Lorsque Joe Beef mourut, en 1889, tout le quartier du port se rendit en foule aux funérailles.Toujours est-il que si l'on tient compte de l'augmentation considérable de la population durant les 40 dernières années \u2014 en 1923, il y avait 795,000 âmes dans l'ile de Montréal \u2014 il faut reconnaître que la multiplication des tavernes n'a rien de considérable.Actuellement, il y en a 346 à Montréal, avec les 27 nouveaux permis, contre 305 en 1923.Quant à l\u2019ensemble de la province, on peut estimer qu\u2019elles sont environ 625.Environ parce que personne au juste ne semble le savoir.La Régie des alcools, c\u2019est le monde du silence, le désert de Gobi.On y est muet ¦msssiz.comme carpe.La question la plus anodine éveille la méfiance.fait se froncer les sourcils.M.Lagacé, qui s\u2019occupe des permis, n'est pas autorisé à révéler des chiffres aux journalistes ! Mais comme il est compatissant, il me suggère d\u2019aller m\u2019informer du côté du Ministère du revenu provincial.Pas plus de renseignements précis, d\u2019ailleurs, en ce qui concerne la suggestion faite aux propriétaires de tavernes de troquer leurs murs de granit pour des façades vitrées transparentes.\u201cIl s'agit d'un projet, mais rien n\u2019est encore décidé.C\u2019est tout ce que je peux vous dire.Point.\" me dira après une bonne dizaine de coups de téléphone, M.Lucien Dugas, le gérant de la Régie.Cette question des devantures qui, dans l'esprit des dirigeants de la Régie serait un pas, timide, vers une \u201caération\u201d, une transformation progressive du cadre apparemment immuable de la taverne québécoise bien cachée, bien protégée, un ou deux journaux en ont très vaguement parlé au cours des six derniers mois.Est-il donc souhaitable, mais surtout possible, d\u2019améliorer l'atmosphère actuelle de la taverne, de transformer son cadre de \u201cmaison close\u201d ?Diverses personnes interrogées le pensent mais ne voient pas très bien de solution pratique, immédiate .Par contre, les représentants d\u2019associations de tempérance n\u2019envisagent pas de compromis tA PRESSE, 4 AOUT 1962\t25 > Sr a prisse.i août we* irtCT SS^vS - ' - UNE CARRIÈRE DYNAMIQUE ET CAPTIVANTE COMME OFFICIER DE L\u2019ARMÉE CANADIENNE Veuilli;/ m'adiuwr.sans obligation de ma IMii.tous n,nseigrienients sur les carrières dans I-Armée canadienne.NOM ADR! Si COM U PROV\tAGI TELEPHONE iu s Oeiméie aimée scolaire complétée avec succès RENSEIGNEZ-VOUS DES MAINTENANT SUR LES CARRIÈRES DISPONIBLES DANS L\u2019ARMÉE CANADIENNE À: DIRECTION DE L'EFFECTIF (D MAN) QUARTIER GÉNÉRAL DE L'ARMÉE, OTTAWA ble.Los psychiatres collaborant avec les sociétés de tempérance, les cliniques spécialisées, avouent sans hésitation que \u201cl\u2019atmosphère malsaine de la taverne est terriblement communicative et constitue le meilleur ferment de l\u2019ivrognerie\u201d.M.Marcel Bougie, directeur de la maison Donrémy-Montréal, ne nie pas cette allégation bien qu\u2019il s\u2019abstienne de toute position précise .Quant au R.P.Paul-Emile Vadeboncoeur, travailleur social et aumônier des Cercles Lacordaire, il ne croit pas que la transformation du cadre et de l'atmosphère de la taverne, qui serait déjà un pas, puisse suffire à freiner sensiblement les habitudes des buveurs invétérés et à assainir un peu les moeurs, dans nombre de tavernes.\u201cIl faut, dit-il, une action beaucoup plus profonde.\u201d A ce propos, il est possible que le Centre de recherches et de documentations sur l'alcoolisme .organisme nouvellement créé, inscrive au programme de ses études le cas de la taverne et de son influence.A toute fin pratique, je crois qu\u2019on peut se permettre une comparaison pour mieux comprendre l\u2019influence du cadre et de l'atmosphère d\u2019un débit de boisson.En Belgique, en France, le bistro de quartier, l\u2019établissement très ordinaire existe lui aussi et a généralement sa clientèle fidèle de pochards et d\u2019épaves qui vont y faire le plein quotidienne- possible.Aux grands maux les grands remèdes : tous les débits de boisson quels qu'ils soient devraient disparaître, du moins en théorie naturellement, et c\u2019est d'ailleurs là une solution très discutable.M.Conrad Cardinal, président diocésain Montréal \u2014 des Cercles Lacordaire et Ste-Jeanne d'Arc, est franchement d\u2019avis que l\u2019atmosphère de taverne porte à l'ivrognerie, \u201centre autres choses,\u201d dit-il.Mais pour lui.la société peut fort bien se passer des endroits où l'on boit.Les tempérants ne croient pas à la vertu du juste milieu.Le problème de \u201cl\u2019aération\u201d des tavernes, de leur amélioration si l'on peut dire, ne se pose donc pas.M.Cardinal avoue toutefois que le client, en >articulier le buveur incorrigible, est le premier responsa- CANADA AMAIGRISSANTS \u2022vs maigrir (tout en aidant à satisfaire votre appétit) .?miibk V- tic.- heures d\u2019ouverture.C\u2019est un fait maintes fois constaté que la plupart des gens qui s'attablent aux terrasses le font beaucoup moins pour boire que pour se reposer, se distraire un moment en regardant vivre la rue.Il y a sans doute quelque enseignement à tirer de ces constatations.Ici, sur le plan concret, les suggestions sont timides.L\u2019ennemi le plus redouté : l'habitude plutôt que la mauvaise volonté des uns et des autres.Toute transformation ne pourra se faire que très lentement.\u201cOn pourrait, me disait un psychologue, travailleur social, soigner l'ameublement.le service et la tenue des garçons, exiger une tenue vestimentaire correcte et un certain calme de la clientèle.Ce \u201ccadre\u201d influe terriblement sur le comportement des individus, même en groupe.Pourquoi pas, non plus, restreindre la consommation, afin de ne pas tolérer l\u2019ivrogne qui y entre le matin, bien décidé à n\u2019en sortir qu\u2019à la fermeture.Il faudrait aussi respecter plus scrupuleusement ce règlement qui interdit de verser à boire à un \u2022tomme déjà pas mal éméché ou à un jeune de moins de '\u2022ingt ans.Il faut dire ici, en toute justice, que plusieurs ta verniers s\u2019occupent eux-mêmes de faire la police dans l'-urs établissements.\u2019 en plus des inspecteurs de la Régie et de ceux de l\u2019Association des taverniers \u2014 pour l\u2019ile de Montréal \u2014 qui veillent à éviter les délits.D\u2019autre part, ment.Mais l'atmosphère d\u2019une bonne partie des cafés parisiens \u2014 ou belges ou romains \u2014 indisposé dès l\u2019abord l'ivrogne d\u2019occasion ou d\u2019habitude qui serait tenté d\u2019aller v prendre une cuite : salles brillamment éclairées, terrasses sur la rue, musique, clientèle mixte, etc.C'est précisément l'inverse du climat propice à l\u2019ivrognerie, climat que l'on maintient en serre chaude, sans doute involontairement.dans la plupart des tavernes québécoises.La \u201cterrasse\u201d des cafés de plusieurs pays d'Europe, est une initiative qui certes correspond à des manières de vivre différentes de celles d'ici mais, à elle seule, elle a fait beaucoup plus pour freiner les abus de boisson que toutes les luis imaginables de claustration et de réglementation BISCUITS LE RÉGIME AMAIGRISSANT À CALORIES LIMITEES IIÎCUIÎS SIICCUUNH Il MOVMI'.UNf! MAIGRISSEZ SANS SOUFFRIR DE LA FAIM! LE RÉGIME LIMMITS AIDE À SATISFAIRE VOTRE APPÉTIT .ET CE JUSQU'À L'HEURE DU REPAS SUIVANT.Si vous voulez redevenir svelte mais detestez avoir faim, voici une solution nouvelle et merveilleuse à votre problème de diète.C'est le régime Limmits, qui satisfait l'appétit.Deux biscuits Limmits et un verre de lait constituent un repas diététique agréable et nourrissant, tout en procurant la masse requise pour satisfaire votre appétit.RÉGIME À CALORIES LIMITÉES .POUR MAIGRIR SANS DANGER.Grâce au régime amaigrissant Limmits.votre ration decaloriesest suffisamment faible pour que vous perdiez du poids rapidement (jusqu'à 3 lb par semaine), tout en étant suffisamment élevée pour vous fournir l'énergie que requiert une vie active.Chaque biscuit contient 175 calories.Certains jours de la semaine, remplacez vos repas habituels par deux biscuits Limmits et un verre de lait.Vous obtiendrez des vitamines, des minéraux et autres éléments nutritifs importants qui vous aideront à demeurer en bonne santé\u2014mais si peu de calories que vous maigrirez.RfGlMf AMAIGRISSANT a c.AiORics iiwitns PRODUCTS LEE-CLIFF DIVISION DE PFIZER ROV AIMOUNT.WON I RE \u2018\".L LA PRESSE, 4 AOUT 1962\t27 UN RÉGIME COMMODE ET ÉCONOMIQUE-MOINS DE 33e PAR REPAS.Vous n'avez pas a compter les calories ou à préparer des repas spéciaux.Vous pouvez emporter vos Limmits avec vous très facilement.Vous pouvez les déguster n'importe ou \u2014tels quels.Une provision d'une journée entière \u2014 6 délicieux biscuits à la crème dans un emballage commode\u2014coûte moins d'un dollar.CHOIX DE DÉLICIEUSES SAVEURS.Pour plus d'agrément, et obvier à la monotonie du régime, vous bénéficiez d'un choix de succulentes saveurs qui vous permet de varier votre menu d'un repas a l'autre Les Limmits se présentent maintenant en biscuits au chocolat, à l'orange et a la vanille.Procurez-vous les Limmits à votre pharmacie N\u2019OUBLIEZ PAS que votre médecin est celui qui s> connaît le mien» en matière de régime amaigrissant II est important de le consulte! au sujet des régimes à suivie durant la grossesse ou l'allaitement Chaque biscuit 1 imrmts contient les vitamines et minéiau» suivants 894 ui de vitamine A 31 rng de vitamine B, 5/ mg de riboflavine (vitamine B ) 10 74 mg de vitamine C.3 1 mg de niacinamide I lb 4 rng de calcium 88 6 mg de phosphore.?b rng de 1er Renferme des huiles végétales - DETTOL vous protège à la campagne au point de vue rénovation du cadre, de l\u2019apparence, une demi-douzaine de taverniers au moins sont allés au-devant des innovations, depuis un an environ.Dans la partie nord du boulevard St-Michel.par exemple, il y a deux tavernes propres, modernes, \u201cprésentant bien\u201d L'une d\u2019elles est même très chic, comparativement à beaucoup d autres.C\u2019est un exemple de ce que l'on pourrait commencer de faire un peu partout, si l'on admet qu'entre deux maux il faut choisir le moindre.Le projet hésitant de la Régie des alcools touchant les devantures vitrées et transparentes, voulait lui aussi apporter un début d\u2019amélioration.D\u2019ailleurs l'idée ne vaudra absolument rien si.parallèlement, on ne s\u2019attache pas à transformer radicalement le cadre et l\u2019atmosphère des salles de tavernes.Les autorités de la Régie avaient amorcé secrètement ce projet dans le but de \u201cdémocratiser\" la taverne, de lui faire faire toilette neuve.Mais les inspecteurs s\u2019aperçurent rapidement que les taverniers et leurs clients n\u2019appréciaient guère l\u2019idée de transformation du cadre traditionnel.Voilà pourquoi l\u2019affaire est au point mort.D\u2019autre part, ceux qui se piquent de sauvegarder la morale, de veiller aux bonnes moeurs, etc., se joignirent fort curieusement aux taverniers.Certains membres des sociétés bien-pensantes, paroissiales ou non, font savoir très discrètement qu\u2019il ne serait pas bon \u201cque les femmes, les étrangers et notre jeunesse puissent voir ce qui se passe dans les tavernes .\u201d Comme si ils ne pouvaient l\u2019apprendre autrement ! La meilleure opinion sur ce problème de rénovation, \u201cd\u2019humanisation\u201d si l\u2019on peut dire, des tavernes, c\u2019est peut-être encore M.Emile Larose.secrétaire de l\u2019Association des taverniers depuis plus de quarante ans, qui nous la donne.On comprend en l'écoutant (pie les suggestions sont ouvertes mais que le cas n\u2019est pas prêt d\u2019avancer sérieusement.M.Larose connaît bien les gens qu\u2019il représente et plus encore, semble-t-il, leur clientèle.Ses propos reflètent sans doute l'opinion des propriétaires de tavernes mais aussi des habitués ou des clients occasionnels qui tiennent avant ( ominc désinfectant dans votre eau de n«*t to\\ age, I hit toi garde les murs t les planchers hygiéniquement ! rais et propres, I hdtol en solution lêsinlcotaiite est doux pour les mains et ne pique pas .m ujm : a rus t niants / tisuyc ett»»l « element de la bouteille ¦ à moins e v»>lte épidémie lie mit très e 11 -, 1 d e I \u201eii'M'/, sécher, p u N Desinfectant antiseptique tout-usage RECKITT A COLMAN (CANADA) LIMITED 28\t1 À'TRESSE J AOÛT ç tout a leur anonymat, à être dissimulés.\u2022 y en a qui sont allés en Europe et qui voudraient implanter h i ce qui se fait là-bas.Nous buvons en Américains (?>.Le client des tavernes n'aime pas qu\u2019on le voie boire, et les yens qui passent dans la rue n'ont guère envie de voir à l'intérieur des tavernes.11 y a à Montréal deux taver-nieis qui ont fait poser de grandes baies vitrées, transparentes une semblable, aussi, à Trois-Rivières.Ça ne marche pas du tout.Les clients ont menacé d\u2019aller ailleurs et ils ont été forcés de placer des stores vénitiens 1 Quant aux fameuses terrasses, nous n\u2019avons pas le climat pour ça et l'éducation du public n\u2019est pas faite du tout \" M I.arose a sans doute raison.Il tient en partie la clef du problème, à savoir que la clientèle des tavernes ne désire pas tellement qu\u2019on les transforme en bars chics du jour au lendemain.D'autres ont candidement imaginé que le fait de recevoir des femmes dans les tavernes serait une sorte d'antidote au désordre et au laisser-aller qui y régnent trop souvent.C\u2019est là une opinion irraisonnée absolument inadmissible, du moins dans l\u2019état actuel des choses, et d\u2019ailleurs la majorité des taverniers sont opposés à l'admission des femmes.Ce n'est pas pour rien qu\u2019on leur interdit l\u2019accès des tavernes, en 1928.à la suite de l'aggravation du désordre que leur présence provoquait, sans doute, bien involontairement.A ce propos, il est significatif que sur douze hommes interrogés sur ce sujet douze clients d\u2019une taverne \u2014 un seul ait exprimé l'avis qu\u2019on devrait y admettre les femmes.Les autres reconnurent spontanément que \u201cça n\u2019était pas leur place\" C'est en effet le moins qu\u2019on puisse en dire .On tourne en rond à moins que le gouvernement provincial ne prenne, ce qui est très improbable, des mesures qui actuellement seraient certainement impopulaires et mettraient en danger le commerce des tavernes où de gros intérêts sont engagés .Sous l'angle de \u201cl\u2019aération\u201d des tavernes, de leur transformation souhaitable, le problème en est un d\u2019éducation du public avant tout, et de chaque individu en particulier.Mais voilà qui nous entraînerait fort loin !\t^3»a, Malgré que certains taverniers aient pris l\u2019initiative de rendre leurs établissements plus agréables et même parfois presque chics, nombre de tavernes ont encore un aspect extérieur assez triste.CIGARETTES EXPORT BOUT UNI OU FILTRE Quand vous mangez dehors ayez soin de choisir un restaurant, café, hôtel ou salle à manger servant la sauce HP si bien connue C\u2019est pour vous une assurance que l'on y sert ce
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