La presse, 14 décembre 1963, Supplément 1
[" MONTREAL, SAMEDI 14 DECEMBRE 19&3 AVANT LA GUERRE: 25 POUR CENT DE FILMS FRANCOPHONES AU QUÉBEC AUJOURD\u2019HUI: 75 POUR CENT ENQUETER sur l'amélioration des films dans les salles, c\u2019est d\u2019abord rechercher qui alimente ces salles, qui sélectionne nos loisirs et nos spectacles.Croire au rôle culturel du cinéma, c'est fixer la responsabilité morale des industriels du spectacle cinématographique.Co serait la définition idéale du distributeur de film : homme d'affaires qui a la singularité de joindre au souci légitima de la rentabilité de ses entreprises la formation du goût et le respect des particularités linguistique et culturelle de son public.N\u2019en demandons pas trop.Cependant, parmi des questions fort diverses, des lecteurs, qui manifestent, semble-t-il.de plus en plus d'exigence à l\u2019égard de la qualité des films, et donc du choix des distributeurs, nous demandent souvent pourquoi, par exemple, le film français, ou parlant français, semble voué ici.selon une expression souvent reprise, à une sorto de ghetto cinématographique.Et déjà, une précision s\u2019impose.Si, toute qualité exceptée.il ne s\u2019agit que du film parlant français, on peut affirmer que la part du film francophone est aujourd'hui de 75% dans le Québec, alors qu'elle n\u2019était avant-guerre que de 25%.Quant au film français, citons ces chiffres que nous tenons d\u2019Unifrance Film, et que mentionnent également les relevés de l\u2019Office national des techniques de diffusion.Sur un total de 417 films présentés en 1962, on relevait \u2014 mais, il est vrai, télévision comprise \u2014 151 films en provenance des Etats- Unis.103 films français.Cl films anglais.44 films italiens, etc .La production française occupait donc l\u2019an dernier la deuxième place dans la distribution générale.Elle s\u2019assurait 18 - de cette distribution en 1958.15.2% en 59.21% en 00, 20.5% en 61 et 24% en 62.Courte ascendante.Mais \u201cle film français\", numériquement, ça ne veut rien dire.Un corporatif parisien situait ainsi, en 1953.le rôle joué au Canada par M.J.-A.de Sève et sa compagnie France-Film, et ce à l\u2019avènement du cinéma parlant 'France-Film fut fondée à Montréal en 1933' : \u201cPrès de 2.000 films français ont jusqu\u2019à ce jour été exploités au Canada Alors qu\u2019en 1926.une dizaine de salles seulement y projetaient nos productions, on en compte aujourd'hui 230.De quelques milliers, le nombre hebdomadaire de spectateurs attirés par ces films est passé à 400.000 environ.\" Cette promotion du film français, nous amenant parfois des oeuvres importantes, n\u2019était cependant pas suffisante en elle-même Le spectateur, aujourd\u2019hui, veut, en tous cas, être convié à d\u2019autres fêtes.A préciser ses desiderata, on constate que ce qu'il déplore, c'est l'absence de films non-américains de qualité à l\u2019affiche des cinémas de II ville qu'il habite.Français, ita- PAR ALAIN PONTAUT lien.Japonais, suédois, peu Importe.Tout ce qui se fait de séduisant dans le monde, et que d\u2019ailleurs, il y a quatre ans, le Festival de Montréal commença de lui apporter, des journaux étrangers ou locaux l\u2019en informent.Il connaît les scénarios, les commentaires, les réputations, les anecdotes, les légendes.Il connaît peu les oeuvres.Ou dira qu'aujour-d'hui sans doute elles ont commencé d\u2019arriver.Mais ce début de connaissance ne fait qu\u2019attiser sa curiosité et son exigence, ses questions.A ce spectateur, une topographie do la distribution cinématographique dans le Québec fournira en partie la réponse.Une entreprise Importante, contrôlée par la compagnie américaine Paramount, détient la plus grande part de l'exploitation cinématographique au Canada et au Québec.Le groupe Famous Players - United Amusement-Consolidated Theatres contrôle effectivement 35 des 57 cinémas de Montréal et 15 des plus importantes salles de la province, (li Les films présentés sur ce circuit proviennent presque exclusivement de3 Etats-Unis, films américains ou films distribués aux Etats-Unis par des compagnies américaines.Le rôle de ce groupe est donc essentiellement d'assurer au film américain la meilleure présentation publique et la plus grosse vente.Et lorsqu\u2019il achemine jusqu\u2019à nous du film français, par exemple, selon les mêmes normes.exactement, qui sont appliquées au ravitaillement d\u2019une ville des Etats-Unis, c'est alors \"Vie privée\u201d, dans une version Intitulée \u201cVery Private Affair\".\"Monkey in Winter\" pour \"Un singe en hiver\", \u201cSundays and Cybele\u201d pour \"Les dimanches de Ville-d\u2019Avray\".\u201cMy Life To Live\u201d pour \"Vivre sa vie\", etc.Cette politique, qui d'ailleurs s\u2019améliore, la critiquer ou l\u2019exposer en termes de morale serait absurde.Elle est le résultat d\u2019un fait économique.Et aussi d'une situation nationale: selon les rappel ts et statistiques officiels.le Canada réalise 7% dés recettes produites par le film américain en Amérique du Nord II occupe la quatrième place parmi les marchés cinématographiques les plus importants des Etats-Unis, la première place dans la dépense nationale per capita affectée au film américain.On connaît les mesures restrictives opposées par do très nombreux pays à la diffusion de la pro- duction américaine.Les seuls marchés d'importance où la protection est nulle sont la Grande-Bretagne.l\u2019Australie, l'Union Sud-Africaine et le Canada.Le temps occupé par le film américain dans lo temps total d'écran dans le monde est de 80% pour le Canada (90% aux Etats-Unis1, alors qu'il n'est que de 55% pour l'ensemble du marché mondial.Ex-possession Arthur Rank et généralement voué à l\u2019exploitation des versions doublées des films américains et anglais exploités précédemment en version originale par United, le circuit Odéon contrôle lo Rex à St-Jérôme, le Capitol à St-Jean, le Palace à Verdun.7 cinémas à Montréal, où il recueille environ le dixième des recettes des salles.Le quasi-monopole du film français au Québec appartenait, avons-nous dit.à la compagnio France-Film, jusqu'au jour où de nouveaux distributeurs, dont AtlasFilm.firent leur apparition.France-Film est propriétaire du Capitol à Chicoutimi, do cinq cinémas \"Paris\", à Hull, Trois-Rivières, St-Hyacin-the.Sherbrooke et Québec, du Pigalle.également à Québec, et des Bijou et Saint-Denis à Montréal.La société Ciné-Art-Film le3 Canadien - Laval - Plaza do Montréal' a exploité principalement des mélodrames européens en version doublée.Le Laval a été récemment repris par United, mais Ciné-Art-Film projette d\u2019ouvrir d'autres salles dans lo Québec et a eu SUITE EN PAGE 1 BflBB ISSk Qabsks va L'année Champagne IfflJWtjM .-A -.-: \taîné, Claude (\tIl a m pagne sera hohj\t>ro a plusieurs\treprises au cours \tprochains moi*\t I\t.\u2019Office Nation a\t1 du Film a entre- : .\tun 'document!\tlire sur la vie et Vo: i\tivre de notre i\t'onipo.siteur le plus pr< h\t?iisieux D< ¦\t.eues ont déjà été lotir\tnées dans sa\tretraite de Mont- KoIJ\tand où, tel un\tSibelius canadien.M ensée qui procède par aflii mations brèves, avec des reprises, îles répétitions, de soudains élargissements, revenant «ans cesse a -on principe mais pour le forcer, en épuiser toute la fécondité.Cette pensée se nourrit moins de faits, que de sa propre démarche.Sur la condition spirituelle du Canada français, le syndicalisme, la guerre et la paix.Pit n e Vadoboncoeur ne s'inquiète pas d'apporter des faits nouveaux; c'est l'interprétation, c\u2019est l'analyse, qui tiennent toute la place.Cela fait que sa pensée est rarement discutable dans le détail On pourra, par exemple, contester la place prépondérante qu'il accorde à Borduas dans l'évolution du Canada français, mais il sera difficile de le faire à partir des seuls éléments qu'apporte Vadèboncoetir, 11 faudra accepter ou refuser ses analyses, au niveau d'une interprétation générale qui ne donne pas tous ses fondements, non plus que tonies ses rais, i;s ,\\ous entrons dans \"La Ligne du risque\" non pas au début, mais dans le mouvement d'une pensée qui suppose connus, et déjà ves dans une certaine lumière, un grand nombre de faits.Pierre Vadeboncoeur propose, bien plus qu'il ne discute.C'est là un privilège d'essayiste.et qu'il ne se prive pas de justifier par la conjoncture présenta : \"Nous avons, écrit-il, plus besoin de produire que de distinguer, plus besoin d\u2019inventer que d'évaluer, plus besoin d\u2019attaquer que de défendre.\" Une certaine idée de l'homme .I.e livre débute par une belle et grave méditation sur la joie et le bonjïeur; la joie, active et altruiste, opposée au bonheur passif et égoïste.Ainsi se trouve posée, au départ, une certaine idée de l\u2019homme, de l'action humaine, qui sera définie plus précisément dans le second texte, \u201cPour une dynamique de notre culture\".\"La culture ¦ au Canada français', écrit Vade-boncoeur.a cessé de savoir où se trouve l\u2019homme réel, quelles sont ses puissances et quoi lui révéler de désirs et de forces sous l\u2019espèce de l'idéal; notre culture a totalement négligé de fouetter les puissances de l'homme.\u201d On reconnaît là une protestation que les meilleurs de nos essayistes \u2014 croyants aussi bien qu'incroyants \u2014 n'ont pas cessé d'élever depuis une quinzaine d'années.Mais, plus que d'autres, Yadeboncoeur se fonde sur une pure idée de l\u2019homme (un \"mythe de l'homme\", dira-t-il plus loin), et cela paraîtra avec évidence dans ses considérations sur la foi.Il parle de la foi à peu près comme en parlent Jacques Rivière et Francis Jeanson; comme d'une réalité psychologique, et non pas.ainsi qu'on le fait plus couramment, comme d'une participation à un ordre surnaturel.Je m'empresse de préciser que cette façon de concevoir la foi n'est ni anti-chrétienne ni prochrétienne.Elle se situe tout simplement à un autre niveau.Mais elle permet de signaler une constante de la pensée de Pierre Yadeboncoeur.Il s'intéresse moins au but qu'au chemin qui y conduit; moins à la fin elle-même, qu'aux qualités humaines qu'elle met en oeuvre.On pourrait voir là un subjectivisme, un idéalisme extrêmes e de société pudibonde et hypocrite dont le seul nerf vital est T\"ex cathedra\u201d définitif, promulgué au nom d'une intolérance déguisée en pureté, cette société pèse, écrase et tue Elle tue parce qua Firmin Bouehette lisait \u201cLa petit Chose\u201d d\u2019Alphonse Daudet.parce que Firmin Bouchet-te était \u201cune sorte de rêveur, un poète .un grand liseur\", elle tue aussi parce qu'il était \u201cun de ceux qui ont tort d'avoir raison\".Pellerin a dit cela, vaguement peut-être, sans la force et la vigueur qu'on aurait pu souhaiter, il faut le remercier da l\u2019avoir dit.Malgré cela.\u201cUn Soir d\u2019hiver\u201d n'est pas un roman II y manque une ligne de force, ou plutôt il y en a trop et .on ne sait plus laquelle choisir Un peu comme Jean Pellerin peut-être, dont le grand défaut a été de n\u2019avoir pas su choisir.Gil Courtemanche U Cercle du Livre de France.Un romcm de JEAN PELLERIN V ?s- - .: :\u2022 .- ¦J.-''.y -:r' 'mm ¦i-y r.;' mm de Ditu POUR VOS CADEAUX.OFFREZ UN LIVRE TOUS LES ALBUMS POUR ENFANTS.LES LIVRES D'ART.TOUTES LES COLLECTIONS DE LIVRES DE POCHE.LES NOUVEAUTES trie IL AMM A RIO V Paris-Montréal Ltée 1243, rue University \u2014 UN.6-6381 s: ïsk isa: iss ia ta ïsa jsa.ssa ta.ta ta £»£ ta ss ta ta LEO-PAUL DESROSIERS lasse, ces derniers consentent à son voeu de virginité, qui n'a encore rien de permanent puisqu'il s\u2019agit d\u2019un essai de cinq années.On peut se demander comment ce désir d une exs-teace érémitique a germé dans l\u2019esprit d\u2019une toute jeune fille de Nouvelle-France, en ce rier-ni-r quart du XVIIe s;0- le.L'auteur suppose une lecture relative à sa.me Çalherine de Sienne qui avait établi son ré-dusoir au sous-sol rie la maison de son père.En c e domaine secret, rien ne s\u2019explique vraiment en dehors de l'aciion delà Providence.Les Sùlpiciens et plus particulièrement son directeur, M.S-.guc-not, témoignent de pe i d'enthousiasme devant cette décision.Plus exactement, ils agissent avec prndt ace et sagesse, en lui imposant une espèce de noviciat de cinq ans, soit de 1G80 a lttt.T, pendant lesquels elle se fera recluse dans la maison familiale, (\"est pendant ce temps que sT tei- gnent sa mère d\u2019abord, puis son amie d\u2019enfance, Mare Charly, morte en odeur de sainteté.Fin 1035 prend place ce qu'on peut appeler la profession de la novice.Fille aspire à en rcdusage toujours plus parfait : dix ans plus tard, elle t'-ii -t des Dames de la Congrégation la construction d'un appentis oui jouxte leur nou-v: au tu Mit et d\u2019où par on paie Le t il lui sera possible lié-'.e constamment devant le Tabei ;vnclt\\ V e de contemplative et cadet al rieo, qui n\u2019interdit pas i.,e activité inee-'santé.S-s drus de fileii.se, de brodeuse, do couturière, de den-tellién, eile Ic-s consacre à ia confection des linges d\u2019autel et des -.été: u-ms sacrés.\"Made-tiu-iscUe Le Be:, écrit 1 un de st- [ 1s pam-gy ri st es.a-,ait no.grand soin d'éviter Yisive\u2019c ci d'oo uper tout le temps qui ïuy restait par l ou-\\iagi de -i- mail\u2019.', apres ses nricics ' F.xercioes de dé- votion.\u201d Cela dura plus d\u2019un tiers de siècle.Notre esprit profane demeure confondu devant \u2019Tune des réclusions les plus sévères que l\u2019histoire ait enregistrées\u201d.C\u2019est l\u2019honneur de Desrcsicrs d\u2019avoir mis autant d\u2019intuitica et de délicatesse à nous faire pénétrer dans les replis d\u2019une âme exceptionnelle.© Je signale, non pas à l\u2019attention des professeurs ni même des étudiants, mais à celle du grand public, la réédition, en deux volumes cette fois, dé l\u201d\u2019llistoire du Canada par les textes\" (2).Il y a une dizaine a anncés, trois historiens chevronnés, Guy Frégault.Marcel Trudcl et Michel Brunet, avaient réuni un bon nombre de documents et les avaient rendus accessibles aux lecteurs désireux de se renseigner, même s'ils n'ont ni le loisir ni ie goût de se plonger dans les recherches d'archives.Los compilateurs ont repris leur oeuvre et l ent enrichie de nouvel.- - pmccs, toujours briévesv.t éclairées par des commentaires pertinents qui les situent dans la trame de nome h: re.On n\u2019absorbera pas dat .-Ve ces cinq cents pages, nuns on aura bénéfice à s'y reporter.surtout, à l'aide d'un index amplement détaillé.Voilà une mine de renseignements nus a noire portée.(1)\tLéo-Paul D e s r o s i e r s, \"Dans le nid d\u2019aiglons, la Colombe\".Fides, Montreal 1963.(2)\t\"Histoire du Canada par les textes\u201d.Tome I 0 534-1854), par Guy Frégault et Marcel Trudel.Tome II (1855-1960).par Michel Brunet.Fides, Montreal 1963.Connaissez vous Jeanne Le Eer?C \\» r -et.! pure supercherie de dissimuler ce que ce titre a de délibérément raccrochcur.l'uis.-e-l-il attirer vers la pe-titut- recluse de Ville-Marie une j-artic seulement de ia vaste clientèle de l'un des importants penseurs du Montréal contemporain Ah! qu\u2019il soit d\u2019avance bien entendu que l'une et l'autre ne constituent pas ce qipil est ( oiivenu d'appeler des interlocuteurs valables.Léo-Paul Desrosiers poursuit patiemment une oeuvre qui commande l'estime et le respect.Férü d\u2019histoire, il s\u2019est d\u2019abord aventuré dans les voies Me là création romanesque, mais lors même qu\u2019il inventait des personnages, il les faisait vivre plus volontiers dans le décor du passé, il leur prêtait des états d'âme, des gestes, des pensées d'autrefois.Il post-éric le don d'animer les hommes et les femmes de nos commencements et de les peindre selon leurs véritables dimensions, il éprouve plus d'incer-titude et d\u2019hésitation des qu'il t»; rapproche de notre époque.1: n'est ptmi s'en convaincre que de comparer à cet égard \"Les Opiniâtres\" et \"Sources\".En ces dernières années, Des-rosiers se, sent attiré vers l'histoire religieuse.C\u2019est une veine que nous pouvions deviner à ia lecture de \"L'Ampoule d\u2019or\", qui renferme quelques- unes des pages les plus poétiques de notre littérature, d\u2019une inspiration sincère et haute.Dans \"Les dialogues de Marthe et de Marie\", c\u2019est Pâme et l'oeuvre de Marguerite Bour-geoys qui nous étaient contées.C'est maintenant le tour de son émule en vertus.Jeanne Le Ber.Je crains toutefois que le titre, assez maladroit et un peu puéril à mon gré, n'égare certains lecteurs.Cette minime réserve rie doit pas nous priver de lire cette biographie attachante, \"Dans le nid d'aiglons, la colombe\" 1 21 .Ce n'était pas une mince entreprise; le battage publicitaire entoure rarement la sainteté.Cette femme morte à 52 ans, après 34 ans de réclusion, n'a laissé aucun écrit de sa main L'historien doit s'appuyer sur des textes de Vachon de Belmont, de Dolliér de Casson, de F'ailion, mais il reste de nombreuses lacunes à combler.C'est le mérite de Desrosiers de ne jamais imposer des interprétations hasardeuses, mais de suggérer à notre jugement des explications plausibles, dans la mesure où les pauvres catégories de notre entendement peuvent atteindre au mystère de la vocation mystique.Pour la compréhension du concept même de la inclusion volontaire et définitive, il s'aide des expériences plus récentes de Tho- mas Merton, de Dam Leclercq, de Monica Baldwin.Jeanne Le Ber appartient à une famille de notables, qui a laissé une trace durable en Nouvelle-France.Jacques Le Ber épouse en 1658 Jeanne Le Moyne, l'une des soeurs de Charles.Quatre ans plus tard, c'est la naissance de Jeanne, qui porte le nom de sa marraine Jeanne Mance, et dont le parrain sera le gouverneur de Maisonneuve.Les familles Le Ber et Le Moyne vivent dans une étroite association d'esprit et de coeur.Leur pratique du catholicisme a quelque chose de tendu et d'héroïque.Si l'on commettait l'erreur d\u2019oublier les moeurs de ce temps, nous aurions quelque mal à ne pas blâmer Jacques Le Ber.dénonçant et faisant emprisonner l\u2019un de ses domestiques qui s'obstinait à blasphémer.Nous serions aujourd\u2019hui loin de compte .La fillette n\u2019est pas une petite sainte de vitrail, aux poses alanguies: elle est \u201cpétulante, primesautière, intense\u201d.Elle joue volontiers avec ses nombreux cousins et cousines et elle a une tendance malaisément réprimée au bavardage, favorisé par une grande facilité d'élocution.Fille fait chez les Crsulines de Québec un séjour de trois ans, soit de 12 à 15 ans.afin de pousser davantage son éducation et de devenir une jeune fille accomplie, comme l'exige le rang de sa famille.C'est que le père obtient beaucoup de succès dans son commerce d'importation et de détail: il est au surplus un riche propriétaire terrien.Déjà Jeanne prend la mondanité en horreur et elle refuse les toilettes trop recherchées.Une demande en mariage fort honorable déterminera son orientation définitive.Un conflit éclate à ce sujet entre elle et ses parents.De guerre Une passionnante histoire de l'Alfemagne La HISTOIIt F d'Allemagne «st celle d'un peuple malheureux.une histoire sans équilibre ni ce.: i tu i u-, tout en contrastes «t eu exii.'mes.L\u2019Allemagne est lu\tdes asn usions I\u2019t'o'-h- g s r; ,n ¦ ,,i .strophe\u2014 apo* ;\t\u2022\t.\t.\t! t- | ¦.! ¦ .-.f*.t !\t*1**.* trnu -, \u2022\u2022\u2022\u2022 trtuti\u2019-p u anc-e a 1 .u.i ¦ .d- h/d.M mutton au ci,un :Ci* maint .r.*- -u hissons en ( quai'n voile de- ' let mains, elle de i emps ri- carolingien, celle du Saint-Empire, celle rie ?-V magne cl ii v it volontiers dans !\u2022 \u2019 itut .\u201d Voici bien défini, et '!¦ - le premier chapitre, le plan ri un long ouvrage qui.en deux toil»-s i i quelque 1200 page's \\ oui ut:a.or pour nous \"L\u2019histoire de l'Allemagne\" ¦ 1 De 1 auteur.Pierre Gaxotte.membre de L Académie française depuis 1958.ou aura pro-babiement tou! dit.Fit cette \"Histoire de 1 Allemagne\", qu'il aura mis quelque dix ans à rédiger.' t- fait que confirmer une réputation déjà bien (labile par une dizaine de livres, sans compter de nombreux ar-ia ii-s dans journaux et revues.\"1.'histoire est un roman qui a été ., disaient ;o frétés ncVnirt.-et* ajout cric\tns-nous * .se ut «orr.mr* un\troman.¦iU* par nu Gaxotte\tSous ta me de ce-irio et à la réalisation assez nventionnels et banaux.Une jeune fille esseulée qui laisse prendre au piège d'une oie de danse et de son jeun?ofesseur ambitieux et torn* nr de dames en âge .Ce ¦rnier qui s'ouvre enfin a l'a-our .On a déjà vu .Pi cables lionnes femmes qu'un mpliment bien tourné désar-e.minables scènes de sédue-m, jeune fille qui enthousiaste par la danse et le dan* ur, valse en lavant la vais-11e.cha cha cha en se bros-nt les dents, et tango en se isant les ongles .L'illustra* >n reste facile, quand elle est pas superflue.Heureusement, le réalisateur îobert McCarty ; se [ternie'.à tecasinn.mteloues recherches plastiques.H- m.i sèment, et < i si presque !c fiim; il y ii Dolores McDougall; d'une iraichcur.d'une i \u2022 s i e étonnantes Une petite lionne femme qu'on outille pas facilement.R.G.bad u ciet.u t .i; toi i ' \u2019a formule par excellence du cinéma \"en famille\u201d Qu*.- 1* s petits tomme les grands y ko ; croî t du plaisir à l'envie Qu\u2019Il >' en -lit [\u2022o.;!\t.* !\u2022 S goûts, je v eux bien.Le réalisateur Byron Hpskîn a voukï miser en toute sûreté.Aussi n-i il pigé dans tous les genres, ou a peu près, de films : film d horreur, film d'avent.lires, film d'amour, film exotique, super-superproduction, supertéclïfijco-lor i si vous aimez le doré .Le résultat ; un charabia thon* té.D'un infantilisme .Vraiment, on n\u2019a pas idée.R.G.LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 14 DECEMBRE 1963 T 7 99 ,Yr.W'tVtVWtWi«W A la demande générale 2 FILMS O' ACTIOS ! ¦ *% TOTALSCOPE fcg EASTMAN COLOR.une brutalité inouie animcir Tes versa ires jusqu'à l'élimination complete Rossana PoDESTfl * Guy Maison m xm\u2019mM/w sur let m/TFM BMMMES çue toutes tes Jems f/Zfor .j* dei/raiext i/rirf VOUS RIREZ COMME VOUS N\u2019AVEZ PAS RI SEMAINE | \"LE RAT ÎP DU 1 DESERT\" Richard 3URTON DEPUIS LONGTEMPS DANY SAVAL JEAN PQIRET LES CHAUSSETTES NOIRES \u2022v#c EDDY MlTCMELL VtQmieHICHllBOMMd I LE GRAND SUCCES INTERNATIONAL PALPITANT, ANGOISSANT! James nç|son rvji SAUF CIIMATISEf AUJOURD\u2019HUI AUX CINES UNITED LUCERNE »£s CHEVBUf* X WBem 2 GRANDS SUCCES I 2e FILM THE HUSTLER entente dans la via PAUL NEWMAN 3.PIPER LAURIE PAS De LAISSEZ-PASSER L'AFFICHE THE MIND BENDERS .NURSE ON WHEELS VAN HO (jUiémX D«rni*f* f «pr «*»nf *l»or (Ompl»t« c« «oir * B 30 SPARROWS CAN T SING THE PAST LADY *- YORK STRAND St*».anni»m*nl pour !\u2022» tiurnft du G«tjg* Maniioni ftux d« t«rvi< 4 Ydfk W 2-32S4 ENFANTS A MOITIE PSIX SOIREES I IS DIMANCHE 7 45 VIVRE SA VIE\u2019 Robert Hosssin ANNA KARINA UStanii-ti ¦Zjk Angle Amherst *t Sic-Catherine UN.6-48S1 C fiWlK 2ANUCH'S COMEDIE AMOUR RIRES: TWIST COUPLE SS^DAYS -, ,-T ly r v->»r\t\" OF- , stir * ÆÉ r: » ¦mm 271-2210 LA.1-6853 352êQ200 RANADA »\t\u2014.\u2014 A W* m m A353 es», STi-CATMlWIMll PAPINrAU-MOWT-ROYAL ST-OXNIS etBILAKCCC SHEBBBOOKE et r-LEONARl Jacques Demy, poète de l'écran ¦Jacques Demy est né en 1931.Après avoir poursuivi ses études secondaires claniques, i! entra à l\u2019Ecole Technique du Cinéma.Il se lança très vite dans la réalisation de courts métrages Ce furent LE SABOTINEK DL VAL DE LOIRE, LE BEL INDIFFERENT.d\u2019après Jean Cocteau, et AILS, Mais il souhaitait comme beaucoup de ses ami?qui venaient d'entre- prem\tire le\tur premier film.\t>er un\tlong métrage.Il \tIL LO\tLA qu\u2019il dédia a JNÎax\tOphiil\ts et qui est, inten- Lionel\t[le men\tt, plein de réferen- ces l\ti Lotît\ti\u2019.re de ceux qu\u2019il 1res\tdére\tcomme ses mai- \tOph\tliils, précisément.B res;\tvon.H spectateurs, Jean-Luc Godard écrit a propos du film : \"C\u2019est comine l\u2019Italie, quand on l\u2019a vue une fois, on a envie d\u2019y revenir\u201d, tandis qu\u2019Eric Rohmer déclarait de son côté : \"Pour moi.il s'agit du film le plus original de la \"nouvelle vague\" et que Jean-Pierre Melville affirmait : \"Comme Resnais, Malle.Truffaut, Godard, Demy appartient a cette très vieille race de ceux qui font LE cinéma.Et ui HIROSHIMA, L E S AMANTS.LES 400 COUPS forment une rivière de diamants.LOLA est indiscutablement une perle\".Poésie, tendresse, élégance, désinvolture, fantaisie, rêve: ce sont quelques uns des mots avec lesquels on s'efforce de définir le talent de Jacques Demy.11 a le don de rendre magique la plus banale réalité et de transformer en funambules des personnages apparemment semblables à beaucoup d'autres.LOLA nous a fait découvrir en Jacques Demy le plus \"giralducien\u201d des promoteurs du nouveau cinéma.Il y avait trop de qualités dans LOLA pour que LA BAIE DES ANGES n ait pas été attendue Uns comédie turbulente I LES LIONS SONT LÂCHES in trwy\tt£$ moues JH&-£USt[HM\tmilEUE BAEIIEIX liSS MMO\tHiCIHE MÎSBAl BAoHY «SI\tCLAM ÇUHUU rsr- Susah Hatwrrd \u2022 Don Martin \"Le 3e homme était une femme\" \u201d avec impatience par tous ceux qui avaient aimé son premier film et auxquels Jacques Demy n'avait, depuis.offert qu\u2019un des sketches La Luxure\u201d des SEPT PECHES CAPITAUX.Peu après la sortie de LA BAIE DES ANGES.Jacques Demy se mettait de nouveau au travail et préparait, avec Michel Legrand.LES PARAPLUIES DE CHERBOURG, le premier film \"en chanté\" du cinéma français.A Paris Exposition de peinture canadienne QUEBEC 1DNC) - Le 17 décembre aura lieu au Musée Galbera, à Paris, l\u2019inauguration d\u2019une exposition de peinture canadienne organisée conjointement par le service culturel de la Délégation général du Québec à Paris et par l\u2019ambassade du Canada.Le sous-ministre des Affaires culturelles, M.Guy Frégault.représentera officiellement le Québec à cette occasion.On y exposera les oeuvres de cinq peintres très différents les uns des autres : les recherches plutôt agressives d'un Alfred P e 11 a n , le lyrisme contemplatif de Jean - Paul Lemieux, les matières vibrantes et lumineuses de Jean McEwen.Outre les tableaux de ces trois artistes du Québec, l'exposition comprendra également des toiles de Jack Nichols et de York Wilson.Les oeuvres, au nombre de 110, resteront exposées jusqu'au 3 janvier 1964.VH mHlVV KAUtMt [CtUAWermfl, \u2019 QtH mts WMA tit', v .Ÿ yeux me rone aw- I ¦ oe.vre pssmteue j \u2022 ; rut (f rtAF/c ou r/re.ï» .M f CIUTÉàü-fUNMIS vIrsâilLÉS > EMEUT*1 - 271-4400 ;:« 59 esl.SH-UIHFJ![K£-'28»-SS13 SAMUEL BRONSTON Charlton HESTON \u2022 Ava GARDNER \u2022 David NIVEN Qi -*- M, SEVILLE m*'\u2018ï MATINEES ; »4nv «t dirr 7 h.15 PLACES RESERVEES antmcmdti poi\u2019oiat occpptâot SNOWDON 5225, boui DECARIE Tél : 482-7160 EN SOIREE A 8 30 H PRECISES ******#.**.* ACTION ! DRAME ! PASSION ! VIOLENCE! HORREUR ! DEFINITIVEMENT LE MEILLEUR FILM D'ACTION DE L'ANNEE üŒSrlï.Lï 11 18 LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 14 DECEMBRE 1963 Antonioni ou \"linconnu moral\" Le caractère tout personnel et l'essor innovateur que Michelangelo Antonioni a imprimés au cinéma italien constituent sans doute un cas typique et unique \u2014 par les résultats et sur le plan que nous leurrions appeler historique \u2014 dans la culture cinématographique italienne.Antonioni a été un des rares auteurs cinématographiques qui renonçant à tout compromis, soient parvenus à tenir, en vingt ans, un discours cohérent et passioné, en procédant à une analyse impitoyable de la société contemporaine, dans ses éléments historiques et sociaux \u2014 surtout dans ses trois dernières oeuvres, de l\"'incon-nu moral\" dans lequel se débat l'homme actuel.Et cela, à travers un mûrissement incessant, lent, méticuleux, progressif de son style, qui l'a conduit, dans ''L'eclisse\u201d à une rare perfection de langage et d'ex pression.Antonioni n'a jamais possédé une inspiration idéaliste, populiste et décadente, mais toujours une conscience fière et sûre de scrutateur implacable de la condition humaine, comprise, non pas au sens purement existentiel \u2014 comme on l'a toujours soutenu \u2014 mais au sens plus déterminé et déterminant du \"produit\u201d social.Formé plus intérieurement que sur le modèle extérieur de Marcel Carné, en France \u2014 comme assistant metteur en scène des \"Visiteurs du soir\" \u2014 Antonioni signalait déjà, dans son premier documentaire \u2014 \u201cGente del I\u2019o\u201d, de 1943 \u2014 la rivalité qu'il faut envisager et plaçait l'homme en son centre.Les documentaires suivants (\"N.U\" sur les balayeurs des rues romaines, \"L'amorasa menzo-gna\", sur le monde des ciné-romans, \"Superstizione\u201d.sur la magie et la superstition, sous leurs formes encore en vogue, pour ne citer que les plus éloquents) en sont le témoignage.C'est l'orientation qu\u2019Antonio-ni donne, dès le début, à ses recherches et qui le conduira à réaliser, en 1950, son premier long-métrage: \"Cronaca di un amore\".C'est à partir de cet instant qu\u2019Anlonioni, après les signes nvant-coureurs contenus dans ses courts-métrages, entame son discours, en analysant et en examinant, non pas les seuls rapports entre personnages et milieu, mais \u201cle personnage\u201d.Il fallait, comme il l'a dit: \"s'attarder au personnage, pénétrer le personnage, pour voir tout ce qui était resté en lui de tout ce qui s'était passé \u2014 la guerre, l'après-guerre, tous les événements qui continuaient à survenir et qui étaient trop importants pour ne pas marquer les personnes, les individus \u2014 voir ce qu'étaient, je ne dirai pas les transformations de leur psychologie ou de leurs sentiments, mais les symptômes de cette évolution et la direction dans laquelle s'ébauchaient les changements et les évolutions qui allaient avoir lieu ensuite dans la psychologie et dans les sentiments, voire dans la morale de ces personnes\".Un rythme intérieur Et \u2018ces personnes\" viendront, au fur et à mesure, les héros de \"La signora senza camelie\u201d '1952-53), les suicidés de \u201cTen-tato suicidio\u201d (sketch du film-enquéte \u201cAmore in città\u201d, de 1953, qui prélude au cinéma-vérité d'aujourd'hui), les personnages tirés de Pavesi pour \"Le amiche\" 11955).SM\u2019DIM'l4\u2018l5w.DONALD LAUTREC 3spectscMcâ SAM Ô.P.M.DIM.2f/6 PM.Jacv.Srt^.V i mm Æi ï*îÿj.< HENRI VIDAI DAWN ADDAMS mût De New York, Simone Auger Une Mary McCarthy moins féroce .ARY McCarthy est née Seattle le 21 juin 1912.Après la mort de ses parents emportés par la grippe espagnole, elle fut élevée par des grands-pa-des oncles et des tantes.de huit ans, elle rem-le Prix d\u2019Etat pour un article Intitulé \"Les Irlandais dans l'Histoire américaine\".Elle poursuivit ses études à Forest Ridge Convent à Seattle, Annie Wright Seminary à Tacoma et Vassar College, où elle obtint son baccalauréat en Après avoir quitté le collège, se mit à écrire des comp-de livres pour \"The et \"The New Republie\u201d (deux mensuels à tendance politique).En 1936 et 1937, elle fut rédacteur en chef de \"Covi-ci Friede\u201d et, de 1937 à 1943, rédacteur et critique dramatique de \"The Partisan Review\u201d (autre mensuel à tendance politique).Durant cette époque, elle écrivit des articles, des nouvelles et finalement des romans.\"Elle a un fils, Reuel Wilson, né en 1938.Après son divorce d'avec Edmund Wilson, elle enseigna quelque temps à Bard College et Sarah Lawrence.Elle obtint une bourse Guggenheim en 1949, 1950, 1959 et 1960.En 1949, elle reçut le Prix Horizon et décrocha en 1957 une bourse du National Institute.\"Ses livres comprennent \"The Company She Keeps\u201d (1942', \"The Oasis\u201d (1949), \u201cCast a Cold Eye\u201d (1950), \"The Groves of Academe\u201d (1952', \"A Charmed Life\u201d (1955), \"Sights and Spectacles\" (1956', \"Venice Observed\u201d (1956), \"Memories of a Catholic Girlhood\u201d (1957), \"The Stones of Florence\u201d '1959), \"On the Contrary\u201d (1962).Et tout récemment, \"The Group\".\u201d Telles sont les notes biographiques que la revue américaine \"Paris Review\u201d donnait dans son introduction à une entrevue avec Mary McCarthy, l'un des écrivains et critiques les plus célèbres des Etats-Unis.Si l'on ajoute à cela, les confidences que l'auteur faisait à \"L'Express\u201d vers 1961, on aura une idée de la variété de 60S intérêts.Mon premier mari, disait-elle en substance, fut un acteur ; mon second, un critique littéraire, en fait le meilleur critique littéraire des Etats-Unis; mon troisième, un psychiatre ; et mon quatrième, avec qui je vis actuellement à Paris, est un diplomate.Dans son dernier roman \"The Group\", qui apparaissait dans les vitrines dés librairies il y a un ou deux mois, l\u2019une des héroïnes a sur ses étagères un Peut-être est-il difficile d'oublier qu\u2019on vous scellait les lèvres avec du galon adhésif, au coucher, pour vous apprendre à votre assiette l\u2019objet qui vous fera passer pour une voleuse et forcera par la suite le même oncle à une correction en règle.Mary McCarthy, telle qu'elle apparaît sur la couverture de \"Cast A Cold Eye\" (New American Library) recueil de critiques du second mari : \u201cAxel's Castel\u201d d'Ed-mund Wilson.Choquant, direz-vous ?Le but de Mary McCarthy sera alors atteint Au cours d'une carrière littéraire d'une trentaine d'années, elle n'a cessé de choquer, de provoquer et d'attaquer.J.D.Salinger, dit-elle, est détestable avec sa sentimentalité cosmopolite et l'égoïsme mégalomane de son Holden Caulfield, Tennessee Williams n'est rien de mieux qu'un vulgaire auteur de trucs.Simone de Beauvoir est aussi pathétique qu\u2019odieuse avec \"son esprit totalement bourgeois tourné à l'envers\u201d.Les freudiens se plaisent à dire là-dessus que la jolie Miss McCarthy ne s'est jamais remise des cinq années que, à partir de l'âge de 4 ans, elle passa avec ses trois jeunes frères, sous sa férule d'une grand-tante sans enfants et nouvellement mariée.Et de fait, peut-être est-il difficile d'oublier qu\u2019on a été violemment battue le soir de son premier grand succès scolaire (celui où elle remportait le Prix d'Etat', pour la seule raison qu'on ne voulait pas que \u201cça vous montât à la tête\u201d.respirer par le nez.Peut-être Si la riche petite Irlandaise est-on marquée pour de bon qu\u2019était Mary McCarthy portait quand l'oncle qui représente la déjà en elle le fiel qu'elle allait figure paternelle, glisse sous déverser avec esprit et brio dans ses oeuvres à venir, cette éducation qu\u2019elle raconte dans l'émouvant \"Memories of a Catholic Girlhood\u201d n'a pas arrangé les choses.Sa langue claire, sa prose élégante, son jugement solide font heureusement pardonner bien des duretés à celle qui, à 25 ans, s\u2019imposait dans \"The Nation\u201d et \"The New Republic\u201d comme un auteur spirituel et féroce.Le danger qu'encourt pareil écrivain, lorsqu'elle se fait romancière, est peut-être toutefois de rester critique acerbe et détaché quand il faudrait devenir analyste sympathique du coeur humain.\u201cA Charmed Life\u201d qui se déroule dans une colonie artistique de la Nouvelle Angleterre, \"The Groves of Academe\u201d qui a trait à la vie universitaire aux Etats-Unis souffrent assurément de la froideur amusée de la narratrice.\"Impitoyable, \u2014 et finalement ennuyeuse\u201d, répètent ses adversaires.Est-ce l'âge 7 Ou est-ce l'effet de la critique ou de l'autocritique?Mary McCarthy s'est en tout cas adoucie dans ''The Group\u201d, où elle prend à partie sept bachelières de Vassar, promotion 1933, dont elle retrace l'évolution jusqu'au milieu de la guerre.Le premier et le dernier chapitre nous les montrent réunies, les autres présentent le groupe à travers les yeux d'une héroïne qui, grâce au style indirect de l\u2019auteur, décrit de sa voix propre les événements qui lui arrivent.\u201cJ'ai voulu montrer, disait Mary McCarthy lors d'une récente entrevue à New York, co que cela signifiait d'être jeûna en 1933, co que cela signifiait d'être Américain, ce que cela signifiait d'être progressiste quand la publicité fait de vous un \"consommateur\u201d.Ce quelle a réussi.Tout comme elle réussit souvent à nous émouvoir, la tragédie ou le mélodrame frôlant constamment la comédie dans ce roman satirique.Là où l\u2019auteur est moins heureuse, c'est dans la construction qui semble pourtant l\u2019avoir préoccupée au premier chef.Elle n'arrive pas vraiment à nous donner le sens de la continuité qui devrait ressortir des dix ans de vie de ses personnages.Pas plus qu'elle ne réussit à satisfaire notre curiosité sur chacun d'eux.On ferme le roman déçu, même si chaque chapitre est de main de maitre.On a l'impression d'avoir lu une série de nouvelles qui auraient gagné à rester isolées.Sauf, peut-être, pour les intimes qui prennent plaisir à mettre des noms sur les personnages.Depuis \"The Company She Keeps\u201d, Mary McCarthy, en effet, n'a pas écrit une seule oeuvre romanesque qu\u2019on ne puisse qualifier de \"roman à clé\".ccBIJO Ut LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 14 DECEMBRE 1963 /21 « f J5- '&: '-: \"n S-G -¦SSVfc' ;££tSÉ L'ART MODERNE & î>v Jav\u2019zSyz.'TH* v MATERIEL D'ARTISTE \u2022t grand D\u2019ENCADREMENTS i| Atelier Roussi!Æi OUVERT TOUS IfS SOIRS JUSQU A 9 HRES IE SAMEDI JUSOU A 6 HRES 2356 «II.BELANGER - 721-7852 2 6 i iWjlwn Sût» ms sa ïœ y»! iæ ïsü sas se sat t» ïsk ïsï ï» tas ta sa' CLARENCE A GAGNON, R.C.A.\"LA PAYSANNE\" SCULPTURES REPRODUCTIONS ACCESSOIRES^ CADEÀÜxS# DE NOEL 3® &&££! MEUBLES\u2019 3369 BOUE.ST- GALERIE .sas S\u2019SiSÿÆS^a i vmêwmm WALTER FÜHRER CLAUDE JASMIN ART NÈGRE ET MODERNE Br K hôtlime peindre, de ! ni t sionisrm mettre à l'nbi dé banque, à l'enviable de la civilisation.\" Et cet situation, pris du démon de s'exila à Tahiti.C'est Pissarro, ce missionnaire zélé de peindre >il avait converti Cézanne aussi à l'impres-qui décida Gauguin.agent de change dans la quarantaine, à se trouver complètement par la peinture.Gauguin fuit la civilisation, il n'aimait que ces vieux calvaires bretons et ces anciens vitraux dont il lirait des leçons de simplicité rares Devant l'art de l'Afrique, il s'exclamera: \"j'aime le barbarisme qui me rajeunit 1\" Depuis l'admiration vive des Fauves, celle, non moins vive, d'*s cubistes, l\u2019intérêt pour l'art des noirs ne cessa plus jamais.Quand on commence a se pencher sur les mystères et sur les réalités de ce continent étonnant, il n'y a plus de fin.Cela devient une dévorante passion.Des dizaines de livres ont paru sur le sujet, l'n livre de poche vient de paraître : \"Afrique amie :ne\" dans la collection \"Le monde en 10-18\".On ne regrettera pas de voyager avec Georges Balandier.C'est une expédition fascinante qui permettra de faire d'étonnantes décou-x ertes \"Afrique ambiguë\", avec sa trentaine d\u2019illustrations dessi-nées, se lit ventablement comme un roman d'aventures.Baiandier ne se contente pas de présenter, d'expliquer les us h i out unies, l\u2019art des noirs, il narre le troublant récit des Ioit;1>-c er.xomenls qui secouent justement les anciennes traditions, les 11 manies millénaires de ces peuples.On ne le sait pas assez, l'art negre.avec ses statuettes funéraires, ses masques aux sise- innombrables, ses fétiches sculptés, est un art pratique, cY't a dire un art fonctionnel, aux usages précis.Le souci esthétique s'y greffe comme par accident.Aujourd'hui que l'Afrique se libère presque entièrement du Muiii.il, il cmt important de se renseigner sur ces irréver- sibles mouvements qui l'étouffent, qui la révoltent, qui 1 inquiètent Balandier est un africaniste chaleureux, non pas un ethnologue -avant et froid A chaque chapitre on sent que les impas-, - de ces jeunes peuples libérés le préoccuppent.11 cherche avec eux vers où se tourner et comment regénérer ces traditions cet art ancien, cette vie culturelle.Car les nouvelles générations souhaitent le progrès et ne boudent pas le modernisme mais, parallèlement, voudraient conserver cet héritage fabuleux que l'histoire de l'art vante avec tant de bonnes raisons, l'n art qui a influencé toute la sculpture d'aujourd'hui.Modigliani.Picasso.Gonzalès, Brancusi, la liste serait trop longue, de ces maîtres de l'art moderne qui furent bouleversés par la découverte de la sculpture des noirs.0*0 Essayer d'expliquer l'art moderne est un fameux piège Tous les jours, nous rencontrons des lecteurs qui \"voudraient bien comprendre\" l'art actuel.Eh : bien, voici un petit livre formidable Je craignais, en me procurant \"I/art moderne\" de Joseph-Emile Muller, de devoir lire un autre essai pitoyable et pathétique pour expliquer les métamorphoses de l'art depuis Monet jusqu'aux abstraits.Je me trompais.Ce livre de poche 'encore un ! est bien fait.11 est extrêmement honnête.Et je suis certain, ce qui est rare, qu'il plaira même aux peintres abstraits.En tous les cas.j'en recommande chaudement la lecture.Le spécialiste de Seurat et de Klee vient de livrer un petit ouvrage utile, intelligent.C\u2019est un instrument pour faire comprendre, pour tâcher de faire aimer la peinture et la sculpture qui se fait.Mais il y a plus, dans \"L'Art moderne\" de Muller.En cours de réflexions (et i! y en a de fort judicieuses1, il en profitera pour dégonfler certains snobismes.Millier est suffisamment cultivé, renseigné, pour faire, avec justesse, des rapprochements significatifs entre tous les âges de l'art.Ces voyages vertigineux, concis, permettent de lumineuses explications sur les grands solistes de l'art dit moderne.Je voudrais citer des paragraphes entiers.C'est impossible.Mais, vraiment, a tous les interlocuteurs honnêtes qui cherchent sérieusement a mieux s'y reconnaître dans le fatras des mouvements, des tendances et des nouveautés, ce livre rendra de précieux services.X'est-ce pas merveilleux que l\u2019édition à bon marché, populaire, permette ain-i de combler facilement le fossé des malentendus ?Et l\u2019art moderne avec ses commentateurs bavards, aux vocabulaires ésotériques, a semé tant de confusion .Ce livre modeste devient une précieuse acquisition pour tous ceux qui aiment sincèrement l'art actuel.11 est né en Suisse, il.étudia à Zurich.A 19 ans, il quitte son pays, visite l'Europe puis s'en vient s'établir au Canada, en 1955.Son exposition chez \u201cArs Classica\u201d se divise en deux sections, d'un côté 'aux murs plutôt ' ses ouvrages graphiques (sérigraphies surtout*, de l'autre, de la sculpture.En fait, on y verra deux sortes d'ouvrages graphiques.Toute une série est sobre, avec des éléments d'une grande franchise.Führer expose aussi des ouvrages aux élément nombreux, avec du craché, du tachisme, de la vaporisation.Ces dernières imag-ges me laissent songeur.Je préfère la précision de \"La arandole\" au simplisme de \"Sons de trompette\" ou au fouillis de \"Quartet\".\"Le matin\u201d est excellent.Mais c'est assez ordinaire, ce style ornemental.\"Don quichotte\u201d et \"Découpage\" paraissent mieux oiganisés qu\u201d'Archange\".Füh- rer en met trop, ça n'est guère valable sur le plan plastique.\"Vacances\" c'est de l'accident, c'est loin, loin de l'art senti, vrai.Führer expose un grand nombre de sculptures de métal.C\u2019est froid, découpé avec raideur.L\u2019enduit est luisant et désagréable an possible.Mais on y voit quelques expériences mieux réussies.Ses deux \"Métamorphoses\", sculpture d'assemblage, dégagent une plus grande sympathie.\"L'Alchimiste\" est una pièce intéressante, avec des sortes de serres de menuisier.Côté fer.c\u2019est a \"L\u2019Aube\u201d que vont mes préférences.On y voit du mouvement, de l'élan enfin.Et, je veux le souligner, il y a à cette galerie de belle pièces d'art nègre.V êtes-vous déjà allés, amateurs d'art primitif ?C'est l'occasion.s- Galei ie Soixante Assortiment Matériel complet de d'arfisle chez C.R.CROWLEY LTD.Ouvert jeu.et ven.soirs jusqu'à 8 h.30 p.m.1387 Ste-Catherine O.VI.2-4412 GALERIE MARTIN (face au Mut** de Montré*!} Pour NOEL OFFREZ un certificat-cadeau 1380 ouest, ruo Sherbrooke \u2014\t845-2062 9 heurt»» I 5 30 \u2014 Mercredi juiqu a 9.00 p.m.280 ouest, SHERBROOKE - AV.« HUILES 8-5029\t| ENCRES g GOUACHES \u2022 AQUARELLES \u2022 CRAYONS \u2022 MONOTYPES de nos meilleurs artistes canadiens EXPOSITION DE NOEL Une oeuvre d'art: le cadeau parfait! Ouvert tous les jours de 2 i 10 p.m.Samedi et dimanche '%* les jours de de 2 j 10 p.m.2 à 5 p m.^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ jæ îæ\tsæ £3 £» J PROFILS DU CANADA SCENES ET PORTRAITS CANADIENS illustrant les moeurs des années i860 à 1910.Ces photographies font partie des Archives photographiques Not-nian du Musée McCord.MSUSEE REDPATH SUR LE CAMPUS DE McGILL Du lundi au samedi de 10 a.m.à 5 p.m.SI -PEItltES \u2022 REPRODUCTIONS o PEINTURES e CADRES MATERIEL D'ARTISTE KOIVRAD\u2019S 6430, AV.VICTORIA (prêt du centra d'achats Van Horne) 731-1452 a l occasion des fetes æsæsœ&c&æsæss Cette année, offrez une oeuvre d'art GALEREE DU SIECLE 1494 ouett, Sherbrocta \u2014\t932-0072 r/ni rmu propose BARBEAU \u2022 BEUEFLEUR \u2022 BLAIR \u2022 COMTOIS \u2022 EWEN GERMAIN \u2022 GERVAIS \u2022 GOGUEN \u2022 HURTU6ISE \u2022 JUNEAU MAJOR \u2022 MEAD \u2022 RENAUD \u2022 RIOU \u2022 SULLIVAN TAYLOR \u2022 TOUSSIGNANT HEURES D\u2019AFFAIRES 1 Ouvert tou» le» jour» du 10 a m i 6 p m.Mercredi loir : 3 p m.i 10 p.m.\u2014 Dimanche p.m.EXPOSITION î J de GRAVURES SUR BOIS par J î\tDAN KLEIN\tî $ du 10 DECEMBRE au 10 JANVIER * î MANSFIELD BOOK MARI ; ?\t2065, rue MANSFIELD J £\t(coin\tSherbrooke\t£ î\tVI.\t5-1872\tJ * * Pour vos CA DEA UX de Noël Offrez une peinture de qualité par des peintres reconnus et en permanence à 370 OUEST, RUS LAURIER 277-2179 »*»»»«»*?*****»?**»*»«*»*' 22 ' LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 14 DECEMBRE 1963 Tableaux de qualité d'artistes renommés Pour un Présent Original Pour votre Résidence ou votre Bureau Peinture! par; Krieghoff, Morrice, Gagnon, Suzor-Cô'é.Coburn, Cullen, Carr, Bordùes Riopelte et pk » de 100 autres artistes canadiens.Plus de 100 tableau* e* sculptures par des arr ête» européens de renom: Arp, Dufy, Eozard.Foujifa, Gris, Laurencin, Marini, Mathieu, Moore, Rodin, Wois, Zadkine et autres.Vieux maîtres de 200 h 1800 a.d.PRIVILEGE D ECHANGE, 1 an\tOuvert tous l»s jours de PAIEMENTS MENSUELS, aucun frais de finance\t3 * 5.30 **vf dimanche DOMINIQNéGMtüERY La plus importante sélection du Canada de tableaux et sculptures de renom 1438 ouest, Sherbrooke\tVI.5-7471 vous vous AVEC CHARLOTTE B01SJ0LI KIM YAROCHEÏSKAYA DENISE MORELLE MAURICE DALUIRE ANDRÉ MULLER JACQUES GODIN Mise en seine de Jean-Pierre Ftcnfard Décor el costumes de François Barbeau Musique de\tGilles Bastlen Direction artistique de Françoise Berd ENJOUES et CAPTIVANTS.?SERGE & SACHA Directement de FRANCE Représentations i 9, 11 et 1 h.tel.866-9344 ANDRES 3 supplémentaires 13-14-15 déc.\"On est toujours le premier i mourir\", comme il est dit dans l'étrange, sombre et extraordinaire pièce d'Ionesco que joue l'Egrégore.(André Laurendeau, Le Devoir) Tous les soirs 1 9 h, soirée dim.7 h.30 Tarif spécial pour étudiants (sauf le samedi) Orchestre de danse espagnol Ainsi que la VOIX D'OR de PACO DINER et DANSE tous les jours y compris le dimanche Membre du Diner's Club et de l'American Express 2025, rue DRUMMOND R.g.Pedro - VI.3-4464 A compter de lundi prochain 16 dêcombro eu 22 pour 9 spectacle.MAURICE GAUVIN présente LES PRODUCTIONS DESCHAMP5-IEIARGE présentent LE 1er MUSIC-HALL CANADIEN à la Place des Arts SAMEDI 11 |anvier 1964 \u2014 2 30 p.m.DIMANCHE 12 janvier 1964 - 2 30 p.m.en personne Scr|« Lsprtda Crus Filistisuit HiithH* tctur4 Donald laut'sc Ms'ict lr*rt*rs Jaceves t«i;eners Jenny Foc*\tPefctft De.Tcnt*f«*y Spectacle pour toute la famille BILLETS t S3 00 - $2 50 - S2 00 - SI 10 LOGES i $4 00 - S3.60 - S3 00 EN VENTE MAINTENANT i à la Plaça dtt Arti \u2022t 1958 ouost Dorchester suite J \u2014 931-1779 Teny CHARLES TRENET AU NOUVEAU CINEMA ROSEMONT Masson *t 11» avenue \u2014 Tél.721-4953-54-55 Admission gén.$1.50 \u2014 Réservé $2.00 842-2112 TttÉAVVZ MiWaL.'~llZû\t5U-H151 Wmm A la demande /T i'.^generale ¦ '¦\t£:*\u2022\t¦¦ '\t4: \u2022\t\u2022 .'\u2022 t ¦\t.\t\"-1 DEUX SOIRS D'ADIEU 4 f .u Samedi .14 et \u2018\t-V-\t.;\t;X-, dim/15 déc.\u2019 4i- Unspectacle ; 'Æ.^ ^ au^tonnerr& VeiZZTKi.* w .-a.t r.t\t.\tK d'EUGÈNE IONESCO COMPAGNONS \u2022jtôfcr.'Ysrv.^-.'-r-' a»4hi« .i DEpA CHANSON V « V> .'\u2022»' -V 16- >»\u2022 Blvl.Otrclislir CXSAtY :>\u2022 sa IICHARD LACROIX: \u2022LC RIDEAU.VERT CE SOIR 8 h.30 LE FiLS D\u2019ACHîll Dès le 15 DECEMBRE LES QUEUX' pii PARADIS -VWJen; ¦>C ûgey Au STELLA-VI.4-1793 un graveur coloriste Tout de suite, il me faut parler de son \"bestiaire\".16 planches.Ses \u201cpoissons\u201d et r'hyppocampe\u201d sont deux pièces extraordinaires.Vous pouvez voir ce beau cahier de gravures chez Agnes Lefort.Lacroix, de tous nos jeunes et brûlants graveurs, est bien celui qui se préoccupe le'plus de la couleur, partant de la lumière.C\u2019est frappant, c\u2019est rare.D\u2019ordinaire, la jeune gravure du Québec montre un visage plus sombre, plus dramatique.Chez Lacroix, ce qui capte la vue, dès l\u2019entrée, c\u2019est bien toutes ces teintes qui égaient et rajeunissent la gravure actuelle.Par contre (on a souvent le défaut de ses qualités), on chercherait en vain chez Lacroix de la structuration, des formes nettes, précises, une texture évidente, enfin, du dessin volontaire, incisif.Non, on a affaire à des \u201cmoods\".Cela fait songer à l'art oriental, si on excepte la précision du dessin calligraphique.Ce \u201cmood\u201d parfois est suffisamment dégagé pour qu\u2019on parle de \"choc\u201d.Ainsi \u201cPhalène\u201d au jaune vivifiant et \u201cTéo-tihuacan\u201d à l\u2019orangé chantant haut.Les curieux tons et le graphisme étonnant de \u201cLa feuil-lée\u201d en font une pièce magni- fie THEATRE eSu BS@UVEAÜ-M@2âSE CE SOIR à 9 h.DEMAIN APRES-MIDI à 2 h.30 DEMAIN SOIR à 7 h.30 10 DERNIERES THEATRE GRPHEUM VI.5-7149 525 ouest, rue Ste-Catherine À L\u2019ETABLE, oeuvres graphiques fique qu'on ne se lasse pas d\u2019examiner.Un Lacroix bien rare, c\u2019est celui d'\u201cHelianthée\u201d avec, pour une fois, des formes solides.Et il est beau.J'aima moins ses grandes images, surfaces d'une coioration égaie et striée comme \"La Mousson\u201d ou \u201cNalijai\".Cette manière, pres-q u e monochrome, amènera pourtant \"Brise marine\" (qui gagne à être examinée) et \"Al-fatière\u201d ou \u201cCascades\u201d, deux gravures aux matières un peu précieuses, sûrement subtiles.Comme \u201cLa fouillée\u201d, \u201cQuassia\u201d est étonnant aussi, sa tex- ture très apparente fait songer à certains effets de paravents japonais ou à des papiers décorés de l'Asie centrale.Enfin, l'expo vaut la peine d'être visitée.Lacroix, c\u2019est tout doux, nuancé l\u2019Tzaru\").Vous aimerez, sans doute, les verts soyeux de \u201cNunatak\" et ce soleil d\u2019un citron vif : \u201cPo-lykipe\u201d.Que dire encore ?Un monde visuel gracieux, sans recherche ostensible, un imagier paisible, serein.En continuant de la sorte, L'Etable du Musée pourrait bien devenir l'endroit par excellence dont il faut se méfier.Ça n'est pas la première fois qu\u2019on nous invite à des expos aux titres ronflants ou prometteurs.Un Musée aussi important que celui de la rue Sherbrooke n\u2019a pas le droit de monter une expo aussi modeste, de si pauvre tenue.L'ambition est chose louable.Encore faut-il savoir tenir les promesses.Parler d'une expo \u201cd\u2019oeuvres graphiques de maîtres européens\u201d et présenter si peu et de si pauvres échantillons des maîtres européens, c\u2019est du dillettantisme.Ça n'est pas en cognant aux portes de certains collectionneurs (quatre ou cinq) que l'on réussira à organiser des expositions solides.Enfin, si vous n\u2019avez rien à faire, si vous ne savez ou flâner, allez tout de même à L'Etable.\"Mossieu le directeur\u201d ou \u201cLe Bourgeois au Salon\u201d de grand bonhomme Daumier va- * lent le déplacement, ce sont deux lithographies savoureuses, d\u2019une observation ironique.I! y a une (pas deux, que non) affiche slyle 1900 : \u201cLa Trappisti-ne\u201d.il y a surtout de la gravure \u201cpompier\".Vous y verrez aussi le Durer, récente acquisition du Musée.Le métier touffu, aux détails fignolés de Stroganoff : \u201cLe ino- * dèle honnête\".Du Delacroix : ses pauvres fauses ; Du Krug et du Schongauer : deux Allemands d'une habileté à toute épreuve.Parfois c'est laid comme la mort, il est amusant do voir les \"Pèlerins de Canter-berry\u201d de William Blake, le style populaire et joyeux de H.Humphrey (son \"Plum-pudding in danger\u201d) et surtout le dessin surréalisant de James Ensor i \u201cLe combat des démons\u201d.jsgB\t\t EsBB&fiEtSl\t\ti 3 dernières Demain dimanche deux dernières \u201cWhopee ! le theatre et ensuite le Rib'N Reef .*\u2022 el ce n'est même pas mon anniversaire de naissance I Gueuletons alléchants après le théâtre et à prix modiques.rih\u2019n reeû La porte rouge du\tJ rendez-vous des gourmets.Steaks sur charbon de bon.Aliments de mer.Permis complet.Vaste stationnement 6105 DECARIE Téléphone 735-1601 Faites vos réservations pour les Fêtes dès maintenant IfilMr .fernawd C»nse LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 14 DECEMBRE 1963 /23 lyjeny Ch ft LA DEMANDE iiistmas' OECCS .'Z'i NOËL CHEZ ISIDORE MERRY CHRISTMAS LA FAMULI SOUCY Red» et val*e» \u2014 Reel de» tou»*tur» \u2014 Gigue de» bûcheron» \u2014 Pour boire Il faut vendre.DOMINION \u2014 MONO t $ 4 59 LP-1268\t* BING CROSBY Silent Night fo town.STEREO î DL-78128 $/ai8 White Ch ri itma Santa Cfau» DECCA MONO Dl-8128 s a» 35 mm .>*\u2014 :am3r> W&m assz: iM^vriVnirÀTi' WmMmmmm «rr\u20acB muam tuf eus; saxssiffEUTKcsaciEED: A-xà&ï k «su Rfcis a œ*sTC1 tcwtft^mî *$***.>«; Sag»*®#» ft *£\u2022 &\tti:;i WlVksS&xb y ms.iv.xtt mmmâ *t* * *\to«^*us A y;»'J» JHUjftt «** U»-a: { HSF fcS'l'Y.ÿfclH-tfSSftr V.¦ -\u2022\u2022\u2022\u2022:; ' \u2022 ;< :r» ss « « in *r ; fctfJ#UtrrTS«3*Uni! S*?â 3 8§3a\tft «ÎT r :int «arws « 5 LE TEMPS DES FETES : U Jo*jf de l'An Ma tin - (Oscar Thift'ault) « Da'-J e Temp» de» fête» \u2014 Eugène Dvgneau\u2019\u2019 Dan» Le Temp» du Jour de l'An \u2014 Ovila Legaré.CARNAVAL\t$1 59 MONO C-418\t* BILLY VAUGHN AND HIS ORCHESTRA Cr-r v*1 a» Caro!».Wh-t* Christmas 0 Holy Night.5 !ent Night.DOT MONO : DIP 3143 STEREO OLP 25148 NOELS ET CARILLONS »cqu**» Labrecque ef la Meilleur Orgue et C« Divin Me»»e S'Ience de la Nui\u2019.$£59 it Jésu-»- PATHE NOEL EN CHANSONS Armand Me*tral et I orchestre Marcel Cariven »ur \"Le» Me»anges\".Troi» Ang*» venu» ce voir, Mon Beau Sapin ww< MONO PAM-67,080 NOEL POUR US Pt TITS NOEL AVEC PAOLO NOEL Noël, C'e*r (Amour.Noël en Douce Nu \u2019.Sa n\u2019a Nuit.RCA VICTOR\t$*3 MONO LCP 105S\tJ RBS 1033 CHRISTMAS CAROLS MANTOVANI H e f- r»t Noel O Ho\u2019r Night.Skater» vVahe LONOON\t$135 MONO LL 911\t^ $198 STEREO PS 142\t** MONO .LF-2002 STEREO ! LCPS-10SS NOEL A QUEBEC Chorale de William McCauley Tout le C.-i Reluit Le* Ange» d no» Campagne* Ça 3ergef» A»» bionj-nou».COLUMBIA MONO Fl 207 MEILLEURS VOEUX DE LUCIEN HETU » l\u2019orgue du Théâtre Rialto de Gulbranten Promçr.ade en traîneau.Va\u2019»e de» Patineur* Noël Blan: GALA\t$159 MONO CGP-132\tA SUENT NIGHT AND 13 OTHER BEST LOVED CHRISTMAS SONGS »wrenc» Walk White Chnstma».Joy To Ti e World Rudolph Ih« Red Nosed THE GLORIOUS SOUND OF CHRISTMAS The Philadelphia Orchestra \u2014 Eugene Ormendy.conductor O Little To.vn Or Berhlehem O H3:, N.ghv O Come A-: V* FaitMulI.COLUMBIA\t$£75 STEREO : MS-4369 MONO ML 5769\t$J98 MONO DIP 3397 STEREO CGPS132 STEREO DIP 35397 A CHRISTMAS SOUNO SPECTACULAR John Klem At The Carillon Americana with Orchestra and Chorul White Chriitma* Let If Snow I le* if Snow I Let It Snow l Ge$u Bam- RCA VICTOR\t$135 MONO LPM-2023\t^ $39S TINO ROSSI NOEL Bianc.SEASON'S GREETINGS NOEL POUR LES PETITS PATHE FROM PERRY COMO Home for the holiday* \u2014 The Chnst-ma» song \u2014 Silent Night.RCA VICTOR\tSTEREO.MONO: IPM-2066\tISP-2066 $335\t5398 LUCIEN JEUNESSE ET TOHAMA >il Alt 1 .en \u2014 5jWi! Nichol.iJ f .d.M ¦¦ : :,-r * J'ai vu mam ibrattar it* Para NOËL.LONDON - MONO $4 59 MB fi WONDERLAND OP CHRISTMAS Andre Kottelanett and Hi» Orchetrra Rudolph.The Ped-No»«\"J Remdeer.J-ngle Bell» \u2014 Sle»gh R-de COLUMBIA\t$135 MONO Cl 2063 $398 Noël SELECT STEREO lSP-2023 MONO ¦ M 293.062 CHRISTMAS SINO ALONO WITH MITCH Mitch Miller and The Gang Joy To Tha World.S»l«nt N.ght, Come A.! Ye Fai\u2019Mul.COLUMBIA\t$^3 MONO Cl 124J\t^ STEREO S 398.061 THE SOUND OF CHRISTMAS CS 8363 STEREO Th» Radio C.ty Mu*.cal Organ.Dick Leiberl The Hall* Silent N\u2019ght, Ade»te HANDEL MESSIAH Mori*on.Thoma*.M.\u2019igan, S*r CO'!r- Sarje»>t Hudderit e\u2019d Chora! Society Complet \u2022 3 duquev.ANGEL\t$1198 MONO 3593 C\t4L \u2014 STEREO t 3S»3 C/S 51425 STEREO ! CS B027 RCA VICTOR MONO ; LPM 25S3 CHRISTMAS WONDERLAND BERT KAEMPFERT The l'.rri» Drummer Boy.Santa !* Comin To Town Sle^yh Rid DECCA\t$ MONO Dl 4441 STEREO ISP 2 »S3 LA FAMILLE LARIN Noel i la Campagne Chentont k répondre) -* s Père Noc-I Noe' 5 U m.; Sa'uon» ta Nouvel'-e Année.THE ORGAN PLAYS AT CHRISTMAS Ken Gr.ff.Silver Bell S-V Chnstma» Rudolph.Remdeer.COLUMBIA MONO Cl 592 STEREO 01 74441 Nosed GALA MONO CG-* 110 FERNANO GIGNAC CHANTE NOEL Noel Blanc Saint* Non \u2014 C'e»t l'Hiver \u2022 Pet.r Pap a Noel.TRANS-CANADA\t$135 MONO TF 1302 $J98 UN JOYEUX NOEL AVEC ZEZETTE RICHARD VERREAU - CONCERI Adam \u2014 Minu't.Chrétien» Gout'-: Noel.A.i F de>'e* RCA VICTOR\t$*^1 MONO .LM-2645 10/0'} ALOUETTE MONO ALP-66 STEREO TSF 1302 ANDRE DASSARY - NOEL ft* , N .\u2022\t- » i'Te Nu't, Veoite Ado- \u2022.«gende d« 5» t-N a* ALOUETTE\t$159 MONO AlP-49\t* LES PETITS CHANTEURS DE GRANBY la Pu\u2019 r Rar.M* au Ner Rouge.Mon B-t ^.ap : i« *i>mme.! d* l\u2019Enfant IE NOEL DES ARTISTES Chant* de Noel \u2014 Estelle Ceron Met» Te» Petit* Soulier* i Roland» Desormeau».Cloche» da Noel - Muriel M Hard VENUS\t$038 MONO VL 3W\t*- CHRISTMAS ALBUM ANDY WILLIAMS STEREO : ISC-2543 THE THREE SONS THE SELLS OF CHRISTMAS CHIME AGAIN Eddie Dun*tedrer Organ »» Chime* and Ball* Skater» Winter Ding Dong Dandy Christmas Waltz \u2014\u2022 Jingle Bell Wonderland \u2014 Sleigh RCA VICTOR MONO.LPM 2054 Wonderland.CAPITOL MONO T 1963 STEREO r 8887 $398 COLUMBIA MONO CL-2037 LES DJSNNS - NOEL Nuit de* Nui\u2019» Mon Baau Sapm.Noel Blanc.SELECT\t$038 MONO M 298.001 $398 STEREO RCA VICIO* MONO LCP 1043 LSP-2054 STEREO: ST 1963 STEREO LCPS 1063 NOEL NOUVELET - JULES BRUYERE, COLETTE 80KY Choeurs : Elixab-rh Braiieur Nouvelle Aqr Le »omrT>f ! < RCA VICTOR MONO LA BONNE CHANSON PRESENTE : STEREO S-398 001 Chenron* Noel a-ee Richard Verreau A*tra que ('Adore, Noél (Holmès!.Tu .Va» pomt d\u2019anU RCA VICTOR\t$198 MONO tM-2390 MA^TOVAJVI CLAUDE LE VEILLEE PRESENTE Noël avec Go Cio.Bonhomme Hiver, Le» Résolutions du Jour de l'An.Gé-Teau de» RO *.HARMONY Columbia\t$159 MONO HFl 8903\t* RAY CONNIFF IN 2733 STEREO 15C 2733 STEREO lSC 23>3 MM h ÎSE psr la p wmi Le Roi des Bas Prix Numéro(s) désirô's) i RAY CONNIFF CHANTEUR*.\"VVS WISH YOU A MERRY CHRISTMAS\" Jolly old Sr.Nichola» \u2014 The I drüjfprncT boy \u2014 O Holy Niglti De.*, the hall.»ic.COLUMBIA MONO CL-1882 CHRISTMAS GREETINGS FROM MANTOVANI AND HIS ORCHESTRA \u2014 VOL.2 igle Bell» \u2014 7/ary'» boy child Nou* acceptom I\u2019* eommindet P > l ayab'et sur l< \u2022'fait on ««ulementj LIEE ELECTRIQUE 25 î est, rue BEAUBIEN - CR.4-4373 SI IA LIGNE EST OCCUPEE, COMPOSEZ 274-4510 ADRESSE STEREO: PS-333 s393 STEREO < CS^49T 5098 MONHEAL.SAMEDI 14 DECEMBRE 1963 2-3 LA PRESSE, mm - r*2-'5*»VK«As«.V 4 LIVING.SttRfO mm* mim \u2022 '\u201cMl \tMONO\tPAM 67 024 \tNOËL\tYOlAND GUERARD "]
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