La presse, 20 novembre 1965, Supplément 2
[" LA PRESSE a deux hommes en moi: celui qui veut partir et Vautre qui veut rester.Parce qu\u2019il lui importe d\u2019être là quand ça se produira.\u201d - VOIR EN PAGE 3 L'ARTICLE DE MARTIAL DASSYLVA .:.l % mk mM il \u2022 V &\u2018\\ ÉMP '.> ¦ Igfif .\u2022\u2022 .- ¦ J & ¦ gœK agit# B* * ,, \" ' g SM M$MÊËÊmmË$m ?» .y-SSerai.~.jfc&S-A : iX'i É&ÉlMIlËïJfé s æsSK-Mj -1?;,- \u2022> i ¦ - : # ¦ \u2022\u2022-\u2022 'LL .< mm mus arts lettres spectacles radio-télé SOMMAIRE LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 20 PAGE 4 Les \"Nouveaux Mémoires Intérieurs\" de François Mauriac PAGE 8 Surréalisme, classicisme et musique contemporaine NOVEMBRE 196S PAGE 9 Les disques des choses PAGE 17 Régine Crespln, soprano dramatique PAGE 25 Pasolini t des oiseaux et des hommes PAGE 10 Lorenzaccio t la rédemption par le meurtre PAGE 26 Les expos : Hurtubise et Séguin soprano aromatique PAGE 21 L'Industrie spatiale et les progrès de la cinématographie PAGE 23 Les propos du Timide PAGE 27 Jean Miro ou le mythe lait chair PAGE 12 Françoise Loranger s'étonne de bien BERTRAND VAC Prix du Cercle du Livre de France pour la troisième fois, Bertrand Vac (le Dr Aimé Pelletier) a bien des projets .Voir en page 5.GILLES VIGNEAU LT Vigneault retournera-t-il à Paris où il vient de connaître un succès d'un soir ?Voir en page 7.'LE REVOLUTIONNAIRE' Premier long métrage de Jean-Pierre Lefebvre, \"Le Révolutionnaire\" a enfin trouvé le chemin de l'écran.Voir en page 19.photo Michel Gravel, LA FRESSB m.fi LA PAGE ne semblait qu\u2019un projet assez vague et lointain, nous est déjà promise pour la fin janvier.Et elle ne saurait être terne si elle participe moindrement de l\u2019enthousiasme de M.Haeffely.Disons d\u2019abord que ce sera une revue d\u2019information sur les principales manifestations culturelles du Québec.En 3 concerts : les 13 Concertos pour clavecin de J.-S.Bach Le claveciniste Kenneth Gilbert prépare avec quelques musiciens montréalais une intégrale des Concertos pour clavecin de Jean-Sébastien Bach, qui seront donnés au Redpath Hall de l\u2019université McGill en trois auditions du vendredi soir : les 26 novembre (donc vendredi prochain), 10 décembre et 17 décembre.M.Gilbert, dont on connaît la compétence non seulement comme exécutant mais comme chercheur infatigable, évalue à treize le nombre des Concertos que le Cantor de Leipzig a destinés au clavecin : sept Concertes pour un clavecin, trois peur deux clavecins, deux pour trois clavecins, et un pour quatre clavecins.\"Comme < ela se produit fréquemment chez Bach, d\u2019expliquer M.Gilbert, certains de ces Concertos existent déjà dans d\u2019autres versions.Ainsi, l\u2019un des Concertos pour deux clavecins est une transcription du Concerto en ré mineur pour deux violons.Un autre est à l\u2019origine le quatrième \"Brandebourgeois\u201d, et le Concerto pour quatre clavecins est une transcription d\u2019un Concerto peur quatre violons de Vivaldi.Mais c\u2019est la seule de ces oeuvres qui ne toit pas de Bach : toutes les autres sont «le sa main.\u2019\u2019 Et l\u2019accompagnement ?An lieu de l\u2019orchestre, même très réduit, «pie l\u2019on entend généralement, M.Gilbert a préféré, pour c.tte intégrale, un effectif instrumental qui sera, dit-il, le même que celui utilisé par Bach, lequel avait écrit ces concertos pour lui et ses fils, c'est-à-dire un instrument seulement pour chacune des parties : un premier-violon, un second-violon, un alto, un violoncelle et une contrebasse.Donc, un \"orchestre\" qui ne comprendra jamais plus de cinq musiciens.Les quatre premiers inslrumm-tistes seront les membres du Quatuor Gahora; quant à la partie de contrebasse, elle sera tenue par Roland Desjardins.\"J'espère ainsi, nous dit M.Gilbert, redonner à ces Concertos h ur véritable caractère de musique de chambre.11 n'y aura pas de chef d\u2019orchestre : je dirigerai moi-même du clavecin.\u201d M.Gilbert et d\u2019autres clavecinistes montréalais, dont Mireille Bégin-La-gacé, ainsi que llcrmel Bruni an, «le Québec, se partageront les parties solistes.Et les instruments utilisés ?Des clavecins Schulz, que vient «l\u2019acquérir M.Gilbert, et qui sent «les copies très exactes «lis instruments utilisés par Bach cl ses fils.Haeffely aux Affaires culturelles Entré au ministère des Affaires culturelles le 7 octobre, M.Claude Haeffely n'a pas l'air de setre endormi sur son pupitre.La revue culturelle du ministère, qui Au physique: format de 8'à par 11, couverture en quatre couleurs portant un destin original d\u2019un artiste québécois.Elle aura de 40 à 60 pages et sera abondamment illustrée.Un tiers de l\u2019espace en photos, nous dit M.Haeffely.Au début, les efforts de diffusion te porteront vers les écoles secondaires et techniques, vers les universités, vers les minorités françaises du Canada et des Etats-Ünis.Plus tard, on se propose de rejoindre les universités américaines et tous les pays francophones.Le prix de la revue a été fixé dans l\u2019objectif d\u2019une très grande diffusion : $0.50 le numéro, $0.25 pour les étudiants.La revue paraîtra quatre fois l\u2019an.On a construit le premier numéro autour du thème \"Le renouveau culturel québécois\u201d et la liste des collaborateurs est imposante.Victor Barbeau, Gilles Cons-tantineau, Guy Messier, Maurice Beau-lieu, André Jasmin, Jean Laforest, Jacques Brault, Gaston Miron, le groupe Diffusion des Arts, Alain Pontaut, Jean-Pierre Lefebvre, Pierre Hébert, Gilles Carie, Paul-Marie Lapointe et autres.Pour les numéros subséquents, M.Heaffely mentionne encore les noms de Michel Van Echendel, Galien Lapointe, Olivier Marchand.Du côté photographie, on s'est assuré la collaboration de Jean-Pierre Beaudin, Louis Forest, François Lafortune, Lucien Morin et, là aussi, il y en aura d\u2019autres.Chaque numéro aura son thème, pour éviter l'échantillonnage.Parmi les thèmes qu\u2019on se propose d\u2019explorer : la Jeunesse, le Nouveau-Québec (un numéro pour saluer la fondation du Musée de l'Homme', le Théâtre et les spectacles.Poésie, Dante et Musique.Revue d\u2019information, ce sera aussi une revue de prestige et M.Haeffely nous dit que le ministère la veut le plus moderne possible.Son titre, au fait: \u201cCulture Vivante\u201d.Guy Visu, la critique ef les artisles québécois Suite à notre feuilleton de la semaine dernière sur Guy Vian et la place des Arts dans la vie de tous les jours.\"Le commentaire et la critique sont des formes para-artistiques, donc parasitaires de l'art et ceux qui les pratiquent ne s\u2019imaginent pas \u2014 malgré la prétention ou la naïveté qu'on leur prête si volontiers \u2014 que leur fonction est primordiale.Ils sont les premiers à reconnaître l\u2019odieux de jouer la mouche du coche et ce «pie peut avoir d'odieux la propension aux examens de conscience quand il s'agit, bien sûr de la conscience des autres.\u201d (.) \"La plupart des artistes s\u2019imaginent que le critique s\u2019adresse à eux.Théoriquement, idéalement, ils voudraient le considérer comme un directeur de conscience, un guide, voire un prophète.Le public tombe dans le mémo préjugé qui considère le critique comme un censeur, un juge de l'artiste, un préfet de discipline qui distribue bonnes et mauvaises notes, avec sourire condescendant aux bons élèves et grimaces aux mauvais garnements.\u201d (.) \"Tel n'est pourtant pas son rôle.Le critique s'adresse au public auquel d\u2019ailleurs il appartient.S\u2019il ose exprimer tout haut ce que chacun gardo par devers soi, c\u2019est qu'il accepte do se placer à la ligne de front et de donner le branle à la réaction, à la réponse que l\u2019artiste attend du public.(.) En principe donc, le critique est l\u2019égal de tous les amateurs anonymes parmi lesquels, va sans dire, certains possèdent un jugement plus sûr, plus lucide que celui du critique.Et l'autorité que le critique lui-même peut acquérir est celle exactement que l\u2019artiste ou le public veut bien \u2014 à tort eu à raison \u2014 reconnaître\u2019\u2019.Fin de la citation qui n'est reproduite que pour éviter à certains d\u2019inutiles coups de téléphones au lendemain de leurs premières.Et de Guy Viau passons au Musée du Québec où s\u2019ouvrira mercredi prochain la première exposition d'artistes québécois.L'exposition groupera «les oeuvres de Jean Soucy, peintre, Suzanne Martel, peintre et graveur, et René Taillcfer, sculpteur.Il s'agit d'un précédent, \u201cla première, dit Guy Viau, d'une série «le manifestations consacrées aux artistes de la ville de Québec.\u201d Pourquoi le Musée ouvre-t-il ses portes aux artistes rie la Vieille Capitale 7 Pour deux raisons, \u201cparce qu\u2019ils sont géographiquement plus près de nous et parce «pie le fond est do qualité.Ils ont été longtemps négligés mais nous n'allons pas négliger qui que ce soit d\u2019autre pour autant.\u201d Sur un programme «le plus de vingt expositions annuellement, le Musée entend en consacrer cinq aux artistes de Québec.Autre innovation, les oeuvres de ces artistes seront en vente.Dixit encore Guy Viau, il faut marier l\u2019aspect commercial de l'art avec son aspect esthétique.Un musée serait hypocrite do ne pas le faire.\"Je voudrais dire aussi que J'ai beaucoup d'estime pour les artistes qui inaugurent ces expositions mais quo nous aurions aimé consacrer la première à Jean-Paul Lemieux, que je considère comme le grand maître do l'Ecole rie Québec, école au sens géographique, s\u2019entend.\" Los ! Jean-Paul Lemieux est retenu des mois et des mois à l'avance.Mais le Musée sait déjà qu\u2019il l'exposera dans deux ans.2/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1965 Clémence : m Tprend, m Tprend pas.Cette semaine avait lieu à Ottawa la première 'la première MONDIALE, quoi ! ) d« la nouvelle revue de Clémence Desrochers, intitulée \u201dOn }'prend pas\".Nous n\u2019v «lions malheureusement pas.Mais nous avons téléphoné à Clémente, «jni ncus a donné quelques précisions.Enfin, \"précisions\u201d avec Clémence, on sait ce que cela veut dire! \u2014 On i'prend pas.On prend pas quoi 7.\u2014 Tout ce qu\u2019on ne prend pns dans la vie .C'est assez difficile à expliquer.Enfin, c\u2019est une phrase qui revient souvent dans la revue.Clémence débute par la capitale fédérale, mais elle reviendra vite rie ce côté-ci.Sa revue sera jouée dans différentes villes autour de Montréal (\"parce que je suis tannée de voyager\u2019\u2019) et elle sera enfin montée dans la métropole en février.Dans un local du Vieux Montréal sur lequel Clémence n\u2019a cependant pas encore arrêté ton choix.\u2014 Et \"On i'prend pas\", c\u2019est quoi, au juste 7 \u2014 C\u2019est une revue avec de la musique, des chansons, des sketches, des chorégraphies.On n'y parle pas tille-ment de l\u2019actualité.C\u2019est plutôt, comment vous dire, une revue sur l'nfc-surde.Les textes sont de Clémence elle-même, la musique est de Pierre F.Brault (qui avait écrit, avec elle, \u201cLe Vol rose du flamant\") et trois interprètes, Clémense encore, Gilbert Chénier et Yvon Deschamps, se partagent tous les rôles.La revue est composée d'un grand nombre de numéros \"sans lien logique\u201d.Quelques titres : \"Les F.F F.F.F.F.\" (\"Foux furieux du faux folklore folklorique français\"), \"Madame Saint-Onge et la nouvelle liturgie\u201d .Ajoutons une conférence sur le Vieux Montréal, une \"parade «les drapeaux\" avec des majorettes 'encore les 1 r ci s mêmes interprètes', des \"scènes d'amour érotique\u201d «c'est toujours Clémence qui parle), une satire (nr le yéyé, des \"giiTs\" 'oui, oui, les trois mêmes, toujours !) et même, on prime, une \"preview\u201d du prochain spectacle.Les trois interprètes sont assistés d'autant de musiciens, «pii se partagent accordéon, batterie et guitare sous la direction, bien sur, de Pierre F.Brault.\"On I\u2019prend pas\", continue Clémence, ne s'adresse pas à un public select cl ce n\u2019est pas non plus \"populaire\u201d an sens.populaire du mot.Clément e précise : \"C'est destiné à ceux qui aiment rire\".Et à part ça 7 Clémence prépare un deuxième long-jeu, cette fois pour la nouvelle étiquette Gamma, et un recueil de nouvelles aux éditions Tarli-Pris : des nouvelles humoristiques mais aussi une grande nouvelle sérieuse sous forme «le lettre d'amour .La peinture en casse-tête Pourquoi n'y a-t-on pas renté- plus tôt ?La Joconde en casse-tête, c\u2019cst facile, trop facile.On n'a qu'à trouver le bout de nez ou le morceau de touche qu'il faut, et le tour est joué.Mais une peinture abstraite, là, ça devient du sport ! C\u2019est ce que nous olfre une compagnie torontoi.se, sous le beau titre suivant : \"The Harold Town Jigsaw Puzzle.\u201d La peinture reproduite \u2014 et découpée savamment \u2014 s'intitule \"Festival\u201d, et date de )!'65.Voilà un beau défi lancé aux amateurs de casse-tête, et.comme on dit, un pas dans la bonne direction, celle (te la démocratisation de l\u2019art.On devrait faire un pas de plus.Faire le découpage «le telle façon qu\u2019il soit possible de reconstituer la peinture de plusieurs façons.Ainsi, le \"consommateur\" deviendrait créateur an même titre que le peintre.Et l\u2019on aurait plusieurs oeuvres, au lieu d\u2019une seule.La publicité nous «lit, d'autre part, que Harold Town esi le peintre Je plus célèbre du Canada.Bien entendu, à Toronto, on n'a entendu parler ni de Pelian, ni de Riopelle. Baas»; \u2022 - v ::v v: 3?W, JEAN GASCON : 25 ANS DE THÉÂTRE \u201cA côté du théâtre de répertoire, il faut en même temps bâtir une dramaturgie canadienne.De toutes façons, c\u2019est elle qui aura le dernier mot.** \u201cL\u2019obéissance d\u2019un homme à' son propre génie est la foi par excellence\".Cette pensée d\u2019Emerson, citée, par Camus dans son discours d\u2019acceptation du prix Nobel de Littérature, me semble résumer parfaitement la carrière de celui que l\u2019on considère à juste titre comme l\u2019un des plus grands hommes de théâtre au Canada : Jean Gascon.Aujourd'hui, à 43 ans, il est devenu un symbole, il fait presque figure de patriarche.11 a derrière lui une longue série .de réalisations et de réussites, un doctorat honoris causa de McGill et, dans sa poche, un beau chèque de $15,000, le prix Molson 1965, que le Conseil des Arts lui remettra officiellement mmàmummmsmmmmm par Martial Dassylva gs*aaa \"pro forma\" tear le chèque est déjà encaissé' au cours d\u2019un diner de gala à Ottawa le 22 novembre prochain.Le talent de Jean Gascon no fait plus de doute.Celui, qui célèbre cette année le vingt-cinquième anniversaire de son entrée dans la carrière théâtral*?, a maintenant l\u2019impression de faire partie de \u201cl'Establishment\u201d.Molière, pensionnaire ù l\u2019Hôtel de Bourgogne et au Palais-Royal devait sans doute éprouver la môme sensation.Mais parce qu\u2019il jouit de la faveur publique, Jean Gascon n\u2019en continue pas moins d\u2019être fidèle à lui-même, à son génie particulier.Il a perdu, bien sûr, ses illusions de jeunesse.Il a appris, souvent à ses dépens, ce qu\u2019il en coûte parfois de trop ruer dans les brancards et de trop vouloir bousculer les routines.Pourtant, aujourd\u2019hui,, il se sent en possession de tous ses moyens.Il est moins impatient, plus calme et, d\u2019une certaine façon, plus optimiste, car il n\u2019a plus à se prouver à lui-même et à autrui ce qu\u2019il vaut.A l'époque de ses débuts, ce qui nous ramène une quinzaine d'années en arrière, il se fatiguait dix fois plus vite qu\u2019aujourd\u2019hui.A présent, il provoque, il inspire, et il travaille dans la détente la plus complète.C'est ce qu'il me dit, alors que je le rencontre dans l\u2019atelier du Théâtre du,Nouveau Monde, rue Sanguinet.Nou3 sommes dans la salle de répé- tition : devant nous, la garde-robe, le magasin d'accessoires; sur des tablettes, à gauche, les maquettes d\u2019une dizaine de décors de spectacles antérieurs : au passage je reconnais un Molière, le dispositif scénique do l\u2019\u201cOmbre d\u2019un Franc-Tireur\"; derrière nous, un tableau vert où quelqu'un \u2014 le régisseur sans doute \u2014 demande aux comédiens de s\u2019abstenir d'aller chez le barbier; derrière nous uno esquisse du dispositif scénique que Robert Prévost a imaginé pour \u201cLorenzaccio\".\u201cParler : mon passe-temps favori\" Jean Gascon, en chandail rouge, a une heure et demie à m\u2019accorder, car 11 faut qu\u2019il règle les éclairages de la pièce de Musset dont la première aura lieu dans quatre jours.Après deux heures et quart je serai encore avec lui, en train do bavarder.\u201cJ\u2019adore parler, me dira-t-il^ avant que je prenne congé.C\u2019est d\u2019ailleurs devenu mon passe-temps favori.Je parle des soirées et des nuits de temps.Je trouve généralement en parlant avec quelqu\u2019un\u201d.Nous venions de jaser pendant deux heures de théâtre et je lui avais demandé à quoi il consacrait ses loisirs.Petite curiosité personnelle que Gascon a satisfaite sur lé champ : jusqu'à ces dernières années, il pratiquait plusieurs sports, mais aujourd\u2019hui il écoute de la musique, il fait do la cuisine et de la natation et il \"véhicule les commodités do la conversation\".Un rêve encore à réaliser J\u2019avais peur en allant voir Jean Gascon de tomber sur un hmme aigri, amer, pessimiste.Car si, d'une part il a acquis au cours des années une notoriété impressionnante, il n'a, par contre, pas pu réaliser tout ce qu\u2019il voulait.Il rêve encore de posséder sa maison de théâtre où il pourrait, en toute tranquillité, bâtir une compagnie permanente et s'attaquer au grand répertoire, tout en créant des oeuvres canadiennes.Ce projet,^le jeune homme, qui revenait à Montréal en 1951, après un séjour de 5 ans en France, le nourrissait déjà.A l\u2019origine, le Théâtre du Nouveau Monde, ce devait êtro cela et rien d'autre.Jean-Louis Roux, Guy Hoffman, Georges Groulx et lui-même s'étaient accordé trois ans pour y parvenir.Quinze ans ont passé et Jean Gascon doit bien reconnaître que ce grand dessein qui lui trotte toujours dans la tête appartient encore au pays des Merveilles.Il fait la navette entre Stratford, l\u2019atelier de la rue Sanguinet et les coulisses de l\u2019Or-, phéurn; chaque année, il doit remplir en dix exemplaires les longues formules de demandes de subventions auprès des différents Conseils des Arts afin d\u2019ambner de l'argent dans la cassette; à chaque spectacle, il lui faut recommencer à répéter avec des comédiens qui le quitteront dès que le rideau sera tombé sur la dernière re- : I * IVIalgré tout, Jean Gascon fait preuve d\u2019optimisme.Mais il n\u2019est pas pour autant à l\u2019abri du découragement.Il est des jours par exemple, où il a envie de tout envoyer paître et de partir là où on le réclame, là où on lui permettrait de travailler en paix.Justement, la veille, il a signé un contrat avec un agent américain qui le poursuit depuis des années.Le jour n\u2019est pas loin où il fera une mise en scène à New York, Paris, Londres ou à l\u2019autre bout du monde.\u201cIl y a deux hommes, en moi, me dit-il : celui qui veut partir et l\u2019autre qui veut rester.Parce qu\u2019il considère qu\u2019il est important qu\u2019il soit là quand ça se produira\".Qu'est-ce' que Gascon attend 7 L\u2019heuro \"J\" pour le théâtre.Le moment où il ne faudra plus quémander des subventions auprès des Conseils; le que dans un sens je suis optimiste.On a fait quelque chose.Et le processus ne s\u2019arrêtera pas.Il ne peut s'arrêter.Il va y avoir encore des années pénibles.Mais ça va débloquer .un jour.Et ça me ferait de la peine si ça se faisait sans moi, si je n'étais pas là quand ça arrivera\".Deux minutes auparavant, alors que nous évoquions la situation actuelle du théâtre au Québec et le fameux déblocage, il avait lancé ; \u201cJe me demande si je ne serai pas écoeuré avant que ça arrive\".Ce \u201cça\u201d, il était lourd ' de tous les espoirs entretenus depuis 20 ans.Et il faut dire aussi que je l\u2019avais entraîné sur une pente glissante, en imaginant qu'un jour \u2014 pas trop éloigné \u2014 un responsable do la culture îw-Québec lui donne carte blanche, et les capitaux nécessaires, pour fonder un vé- Photos Michel Gravel, LA PRESSE Petite interruption: Jacques Langulrand, le secrétaire général du TNM, demande un renseignement à Jean Gascon.présentation, qui pour une continuité à la télévision, qui pour un commerciaTdans une agence de publicité.Fichu métier que celui d'homme de théâtre! Et surtout au Canada français, où un soir vous êtes Clitandre et Clytem-nestre et, le lendemain, Monsieur Net ou Mme Blancheville.\u201cLe chant dythirambique\" de Vilar, on en reparlera dans la semaine des quatre jeudis.En attendant, il faut se contenter de frrire des variations sur des thèmes connus et survivre tant bien que mal.moment où on consacrera assez d\u2019argent au théâtre pour que les compagnies puissent vivre autrement que dans l\u2019incertitude et sans toujours craindre de voir poindre à l'horizon le spectre du déficit ou de la faillite; le moment où les gouvernements cesseront de promettre et passeront véritablement à l\u2019action.Car le directeur du TNM n\u2019a pas jeté par dessus bord son rêve de 1951.\u2014 Je veux faire mon boulot, précise-t-il, je veux pouvoir travailler ici.Remarquez ritable théâtre national.Un instant, j'ai vu dans ses yeux une petite lueur* sans doute le rêve de 1951 qui baguenaudait dans son esprit.\"Mais, a continué Gascon, comme s\u2019il voulait une fois de plus se garder de la tentation, on n'a pas assez d'argent.La politique culturelle, on n\u2019a pas d'argent pour la faire\".Jean Gascon a sur le théâtre des idées bien arrêtées.Pour lui.et même si cela no plait pas à certaines personnes qui confondent le populaire et .facile, il faut essayer de trouver et de donner du théâtre qui corresponde aux inquiétudes de son temps.C'est la raison pour laquelle il a décidé de monter \u201cLorenzaccio\" de Musset qui, selon lui, rejoint les préoccupations des Québécois de 1965, en particulier au sujet de la liberté et do la tyrannie.\u2014 \u201cLorenzaccio\", affirme-t-il, ça n\u2019a pas été écrit pour être joué.C'est généreux, c\u2019est beau, c\u2019est bizarre.\"On croirait lire un découpage cinématographique avant le temps.Tenez, la scène du dîner chez les Strozzi.Il y a quarante personnages là-do- \u2019 dans.Comment voulez-vous que nous rendions ça sur uns scène.Gascon ne raconte comment il a contourné la difficulté et revient à son propos initial.\u2014 Je suis pour un répertoire engagé, qui veuille dire quelque chose.Un répertoire qui crée une ambiance, un jeu qui stimule les auteurs et les incite à travailler pour nous et avec nous.\u2014 Parce que vous ne concevez pas votre rôle sans création.\u2014Oui c\u2019est cela.A côté du théâtre de répertoire, il faut en même temps bâtir une dramaturgie canadienne.De toutes façons, c\u2019est elle qui aura lo dernier mot.L'influence de -Bertholt Brecht \u201cVoilà pourquoi je ne croîs pas aux concours, comme celui que lo TNM avait organisé, il y a quelques années.Do la foutaise.Une connerie.Il faut commanditer les auteurs, les amener à travailler avec uno compagnie, afin qu\u2019ils puissent presquo toucher du doigt le3 problèmes du théâtre.Tenez, comme Brecht travaillait au Berliner.\"Brecht m\u2019a énormément Influencé, comme il a beaucoup influencé tout le théâtre contemporain.\u2014Sur le plan technique 7 \u2014Oui.\u2014Et sur le plan théorique 7 \u2014Oh ! vous savez, Brecht comme théoricien ! Son histoire de \"distanciation\u201d, c\u2019est une notion un peu confuse.Une pièce est \u201cdistanciée\" vis-à-vis du spectateur au moment où l'auteur l'écrit.Quant au jeu SUITE EN PAGE 11 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1965/3 tfJ\u2019ai peur de monter Racine.Racine, ça me paraît être de la musique de chambre.( .) Racine, je verrais ça dans une petite salle, où Von pourrait murmurer,, sans grands déploiements.La mise en scène de Racine, ça n\u2019existe pas.** mai \u2022 «S: vv* ¦1111 VM ***** ¦ : ; Itfl SHüî S i^V.«IB S^l\u2019M ir^-'^v .\u2022:-\u2022> v.o-.vo : ;¦ i.'^îl S''.' - ¦'¦¦¦ \\ ¦ .', VM WmÊ^ÊMM ||||||||{;|: .v. grind» auteurs et compositeurs interprt-tes\", Philips (mono), dlst.London Records.Vol 1 (B 77.8*0 L) i \"Le haine\".\"Grand Jacquas\", \"Il plaut\", \"La dlabla\", \"Il nous faut ragar-der\", \"C'ast comma ça\", \"Il paut pleuyolr\", \"La fou du roi\", \"Sur la plaça\", \"S'il ta faut\", \"La Bastille\", \"Prière païenne\".Vol.2 (B 77.8*1 L) : \"L\u2019air de la bltlse\", \"Qu'avons-nous fait, bonnes gens\", \"Pardons\", \"Salnt-Plorro\", \"Las pieds dam le ruisseau\", \"Quand on n'a quo l'amour\", \"Joan appall*\", \"L* bourrée du célibataire\", \"Heureux\", \"Las blés\", \"Demain l'on s# mari*\".Vol.1 (B 77.861 L) I \"Au printemps\", \"Je no sali pas\", \"Dors ma mis\", \"Dites, si c'était vrai\", \"Le colonel\", \"L'homme dans I* cité\", \"La lumière iailllra\", \"Voici\", \"Litanies pour un retour\", \"Seul\", \"L* dame patronesse\", \"La mort\".Vol.4 (B 77.8*3 L) i \"La valsa t mill* tamps\", \"Ja t'aima\", \"No m* quitta pas\", \"Issballo\", \"La tandrassa\", \"La colombe\", \"Los Flamandes\", \"L'Ivrogne\", \"Marlaka\", \"La moribond\", \"Le prochain amour\", \"Vivre debout\".Vol.S (B 77.8(4 L) i \"Las prénoms do Paris\", \"Clara\", \"On n'oubllt rien\", \"Los singes\", \"Voir\", \"L'aventura\", \"Madeleine\", \"Les biches\", \"Las paumés du petit matin\", \"Zangra\", \"La statua\", \"Les bourgeois\".JACQUES BREL : OLYMPIA '64, Barclay, mono i CBLP 20)8.10 chansons : \"Amsterdam\", \"Las vieux\", \"Tango funèbre\", \"Quand maman reviendra\", \"La plat pays\", \"Los bergères\", \"Les timides\", \"Les 1er-dlns du casino\", \"L* damier repas\", \"Las toros\".Chacun de ceux qui ont assisté à son récital, à la Comédie-Canadienne, voudra perpétuer, chez lui, le miracle Brel.Pour ce faire, il pourra notamment compter sur six microsillons nouvellement parus.Les cinq premiers ne sont pas à dire vrai, tout à fait nouveaux.Il s\u2019agit, en effet, d\u2019un repiquage.La maison Philips, que Brel a maintenant quittée, a décidé de rééditer, dans Tordre chronologique (de 1954 à 1962), tous les titres qu\u2019elle avait en mains.Du plus grand intérêt, ai-je dit, puisque ces cinq albums nous permettent de reprendre l\u2019itinéraire, de suivre l\u2019évolution de ce grand bonhomme de la chanson.Ce, avec l\u2019aide du guide très sûr que se révèle Jean Clouzet, auteur des notes qui paraissent à l\u2019endos des pochettes.Signalons qu\u2019il s\u2019agit du même Clouzet qui a signé le \"Brel\u201d paru chez les \"Poètes d\u2019aujourd\u2019hui\" de Scghers.Le sixième et dernier nous vient de chez Barclay, la nouvelle maison de Brel.Il s\u2019agit d\u2019un enregistrement, sur le vif, d\u2019un récital que celui-ci donnait en 1964, à l\u2019Olympia.J\u2019aime assez cette formule (à laquelle on recourt d\u2019ailleurs sur l\u2019un des microsillons cités plus haut) qui nous permet de retrouver un peu de l\u2019ambiance du spectacle.Et ces dix chansons qu\u2019on y trouve font de ce microsillon un complément naturel des cinq premiers.Renault Garlépy aPpréciés Lorsque vous donnez des Certificats-Cadeaux, de Steinberg, vous donnez tout un monde à choisir .car votre cadeau est échangeable à tous les supermarchés Steinberg ou aux magasins à rayons Miracle Mart contre de la marchandise de qualité toujours sûre de plaire ! 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Dans le \"Lorenzaccio\" de Ecoutons-le plutôt expliquer à Philippe Strozzi la signification profonde de son acte : \u201cSonges-tu que ce meurtre, c\u2019est tout ce qui me reste de ma vertu ?Songes-tu que je glisse depuis deux ans sur un rocher taillé à pic, et que ce meurtre est le seul brin d\u2019herbe où j\u2019aie pu cramponner mes ongles ?Crois-tu donc que je n\u2019aie plus d\u2019orgueil, parce que je n\u2019ai plus de honte 7 et veux-tu que je laisse mourir en silence l\u2019énigme de ma vie 7 Oui, cela est certain, si je pouvais revenir à la vertu, si mon apprentissage du vice pouvait s\u2019évanouir, j\u2019épargnerais peut-être ce conducteur de boeufs.Si tu honores en mol quelque chose, toi qui me parles, c\u2019est mon meurtre que tu honores, peut-être justement parce que tu ne le ferais pas.\" (Acte III, scène III).L\u2019assassinat de son cousin n\u2019apaisera pas Lorenzo, qui promène à travers les rues de Venise un ennui persistant.C\u2019est en sortant de chez son ami Philippe Strozzi qu\u2019il est frappé par l\u2019épée d'un inconnu désireux de recevoir la récompense des Huit qui ont mis sa tête à prix.Le Lorenzo de Musset est non seulement un héros romantique mais aussi un héros tout court, un personnage \"aussi riche de signification qu'un Faust ou qu\u2019un Hamlet\u201d, comme l'écrivait Jules Lcmaitre.Martial Dassylva ,\tphoto René Picard.LA PRESSE Jean Coutu et Albert Miliaire incarnent respectivement le duc Alexandre de Médicis et son cousin Lorenzo dans le \"Lorenzaccio\" de Musset, qui a pris l'affiche hier à l'Orpheum.C'est Jean Gascon qui a réglé la mise en scène de ce spectacle du Théâtre du Nouveau Monde.Musset, la conspiration des républicains passe au second plan.Toute la pièce est centrée sur le caractère de Lorenzo de Médicis, qui assassine son cousin Alexandre, duc et tyran de Florence.On a dit et répété que Musset avait mis beaucoup de lui-même dans ce Lorenzo cynique et idéaliste, épris de justice et de liberté, audacieux et désabusé, orgueilleux et pitoyable, abject et sublime.Lorenzo est convaincu que son geste ne changera rien et que les républicains, encore trop divisés entre eux, ne pro- fiteront pas de l\u2019occasion qui leur est offerte de se débarrasser d\u2019un régime détestable.Mais ce meurtre, il l\u2019accomplit, bien sûr par orgueil, pour se signaler à l\u2019attention de ses concitoyens, mais également pour se racheter vis-à-vis de lui-même.CE SOIR .AVANT-PREMIERE DIMANCHE ,.PREMIERE mise en scène: JEAN GASCON dispositif scénique et costumes: ROBERT PREVOST musique de scène: GABRIEL CHARPENTIER ALBERT MILLAIRE dans le rôle de Lorenzo « Médicis et la participation de: Catherine Bégin, Francine Dionne, Tania Fédor, Isabelle Jan, Dyne Mousso, Janine Thibert, Marie Varesquier.Dominique Briand, André Bernier, Jean-Pierre Compain, Marc Cottel, Jean Dalmain, Jean Daigle, Jean Doyon, Thomas Donahue, Edgar Fruitier, Jean-Yves Gaudreault, Jacques Galipeau, Flavio de Giovanni, Claude Grisé, Edmond Grignon, Léo lliaf, Guy L\u2019Ecuyer, Jean-Louis Paris, Pascal Rollin, Jean Richard, Jean-Guy Roy, Raymond Royer, Paul Renaud, Jérôme Tiberghien.JEAN COUTU dans le rôle d\u2019Alexande de Médicis MAINTENANT SERVICE DIRECT RIMOUSI La marque de radios à transistors qui vous assure une réception parfaite en toute circonstance, où que vous soyez: En aulo-En voyage-Au loyer TRANSITA-ROYAL avec AFC La faute nouvelle acquisition de la famille Transita.Un cabinet mince, compact, contenant un châssis puissant à transistors et 7 diodes vous assurant une réception impeccable sur AM/FM et ondes courtes.Réglage automatique de fréquence (AFC).Rendement de 2 watts avec boutons-poussoirs.Support pour fixation dans l'auto et convertisseur CA/CC facultatifs.Caisse en bois recouverte de cuiretto rouge, brune ou noire $149.95* \u2022Prix de détail suggéré / SUPPORT POUR L'AUTO Aussi disponible.Complet avec alimentation batterie et prise haut-parleur supplémentaire.CONVERTISSEUR CA/CC Evite l'achat d'une batterie et convertit votro Transita-Royal au 110 v.(alternatif) pou' utilisation à la maison.Facultatif.Garantie de service à l'usine de Montréal durant un an Pour documentation gratuite et spécifications complètes, signalez 937-9496 ou écrivez à NordMende (Qué.) 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Au fond, on fait du théâtre comme on esf.___ \u2014Et les préoccupations marxistes de Brecht ?\u2014Bah ! Qu\u2019est-ce qu\u2019il y a de nouveau dans la distinction entre le théâtre épique et le _ théâtre didactique.Au théâtre on a toujours voulu pfaire en instruisant.Actuellement, on s\u2019en va vers un théâtre plus social et ça me semblo tout\u2019à fait normal.Puis nous passons à Molière, l\u2019auteur chéri du Nouveau Monde et de Gascon.Une allusion seulement puisque Gascon a déjà eu à plusieurs reprises l\u2019occasion de s'expliquer là-dessus.Et -j\u2019amène sur le tapis une question qui me chicotte depuis longtemps : pourquoi, en 25 ans, Jean Gascon ne s'est-il jamais attaqué à Racine.\u2014Tiens, c\u2019est vrai.Je n'ai jamais monté un Racine.Pourquoi ?A dire vrai, j'ai peur de monter Racine.Racine, ça me parait être de la musique de chambre.Vous comprenez qu\u2019étant donnée l'habitude de le donner dans de grands équipages, avec des gonflements de voix, et des grandes tirades .Racine, je verrais ça dans une petite salle, où l'on pourrait murmurer, sans grands déploiements.Et il ajoute : \"La mise en scène de Racine, ça n'existe pas !\" Et immédiatement il revient sur le lieu idéal pour jouer Racine : \"Tenez, Racine, je le \"Je n'ai jamais aimé les cours\" Je lui demande ensuite quels sont les grands rôles du réner-toire qu\u2019il préfère.grands rôles.Et ce sont jours les derniers que j\u2019ai joués qui me reviennent à l\u2019esprit.Pour répondre sérieusement à votre question, disons : Don Juan, Arnolphe, le capitaine Edgar de la \"Danse de mort\".\u2014Et vous n\u2019avez jamais été tenté par Ruy Bias, Cyrano, etc.\u2014Naturellement.J\u2019aimerais beaucoup présenter Cyrano .Mais c\u2019est une énorme machine qui exigerait beaucoup d\u2019argent.Les débuts de Jean Gascon sont fort connus.Us font presque partie de la légende.On sait qu\u2019il a étudié chez les Jésuites à Saint-Marie, qu\u2019il est allé en médecine mais qu\u2019il a.quitté la profession au milieu de l\u2019internat, qu\u2019il est entré chez les Compagnons'-en 19-10, et qu\u2019en 1910 il est parti pour la France.\u2014Je n\u2019ai jamais aimé les cours, ajoute-t-il avec un petit sourire de malice sur les lèvres, lorsque je l\u2019interroge sur ses professeurs.Ce qui ne l\u2019a pas empêché de suivre ceux de Balachova et Henri Rollan au Vieux Colombier et de bouder ceux de Mme Dussane au Conservatoire.\u2014Entendre M m e Dussane parler de mode et de chiffons, ça me .(ici Gascon emploie Assemblez-ies vous-même Amplificateur stéréo à lampes AA-100L 50 watts de haut# fidélité (25 watts par canal).Circuit imprimé, facile à monter.5 entrées stéréophoniques.Sorties S canaux mélangés pour haut-parleur du centre.Manuel d\u2019assemblage entière-ment rédigé en français, j/j Syntonisaleur stéréo AM/FM à lampes AJ-41 Réponse de fréquence : rfc 2 db.20 à 20,000 cps.Distorsion harmonique : moins de 1 % ( 1100 uv 400 cps modulation 10Q?à).Ronflement et bruit : 40 db sous 30\u2019i de modulation.Fonctionne- ment par transformateur.*169 50 Ces deux appareils entièrement à lampes offrent une performance versdtila.Venez à nos bureaux constater la qualité exceptionnelle des quelques 250 appareils électroniques que nous pouvons vous offrir.\u2022 - 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le seul pour tous ! 7 ¦' .\t\u2022 '.« OLIVIER MARCHAND «Mi M ¦ ¦¦¦ Sx* ÿ S.Françoise Loranger s'étonne de bien des choses \"Un cri qui lient de lein\u201d.C'est le titre de l'oeuvre de Françoise Luranger (jni sera présentée au \"Téléthéûlrc\u201d du 28 novembre nu réseau français de télévision de Radio-Canada.Ce titre ressemble fin à Françoise Lornnpci qui a donné à la scène une pièce au nom très doux : \"Une maison, un jour.\u201d, nom apparemment mieux en accord avec la personnalité de Françoise Loranger.femme toute tournée vers son métier d'écrire et qui ne cherche pas à (aire plus de bruit que ses patientes phrases le demandent.Que pense Françoise Loran-ger de son téléthéâlre, seule création canadienne jusqu\u2019à maintenant de la saison JSC-5-]%8 du '\"Téléthéâtre de Radio-Canada\" ?C'est une coïncidence, me dit-elle.Cette pièce aurait dû être jouée, la saison dernière, s'il n\u2019y avait eu lies retards.\u201cUn cri qui vient de loin\u201d a été réalisé par Louis-Georges Carrier, et Françoise Loranger, qui en a vu l'enregistrement sur bande magnétoscopique, est tout à fait heureuse du traitement qu\u2019on a donné à son Un-vail.Elle attend la presentation sans fébrilité, sans hâte, avec-une confiance qui ressemble à de la .confiance.J'allais converser avec Françoise Loranger dans l'espoir qu\u2019elle me vendrait sa pièce, d'une façon plus ou moins voilée.Mais non : Ce télé-théâtre, elle y a mis tout son coeur et c-ile ne veut plus en rajouter.A mes questions dont le but est d'avoir des précisions sur \"Un cri qui lient de loin\" sur son contenu .\u2014 C'est line sorte de psychodrame, une étude sur le temps, le lien entre le passé, le présent et l'avenir.Et c'est tout.Le personnage central, interprété par Albert Millaiie, s'interroge.envisage ce qu'il a fait, ce qu'il fait, ce qu i) compte faire.Voilà \"l'n cri qui vient de loin\".\u2014 C'est une interrogation comme on a le goiït de s'en poser parfois.Est-ce que Françoise Loranger considère la télévision avec un intérêt tout particulier ?Elle ne sait pas trop bien.Elle a donné \"Sous le signe du lion\", une série qui passe maintenant à la radio, une autre série, \"A moitié sage\", un téléthéâtre, \u201cMadame la Présidente\", et une autre'oeuvre dramatique.\"Jour après jour\".Je lui fais remarquer que l'accueil lui a toujours été bon.Oui et non, réagit-elle.Cet accueil, laisse-t-elle entendre, n'a pas toujours été à la mesure.du travail qu'elle a mis.Et, maintenant qu'elle a goûté à la grande aventure de \"Une maison, un jour.\u201d, Françoise Loranger trouve probablement lu télévision un peu fade.\u2014Le théâtre est une expérience plus excitante.Nous sommes pins près des gens.Mais telle sécheresse apparente de la télévision, c'est une difficulté qui mérite d\u2019être alfrontee.Françoise Loranger le reconnaît volontiers.Pour tJie, la télévision, c'est l'image.\u2014L'image me fascine.Alors, dans son esprit, écrire pour in télévision, c'est donner des indications pour que l'image parle.Elle rêverait de faire des pièces pour la télé~ ' ision avec des dialogues réduits au minimum.\"Je parle encore trop, me dit-elle, dans \"Un cri qui vient de loin\".\u201d \u2014A la télévision, l\u2019image ile-\\ rait remplacer les mots, le plus possible.Mais, pour l\u2019instant, Françoise Loranger travaille pour le théâtre et attend la présentation de \"Un cri qui vient de loin\" sans trop s'interroger sur la part -qu'elle compte prendre dans la dramaturgie de télévision.S'ous les rélicences, parmi Ils silences, un peu de désen- j ehantemqnt, des déconvenues,\" j le sentiment (pie la télévision ne facilite pas le travail des ci call in s.< \u2014On a refusé des télélhéa-n(s préparés par Anne Hébert et Gilles Hcnault.Et cela a donné \"Mathieu\u201d, son seul roman, un roman qui n'a pas laissé indifférent, puis ce qui a suivi.Et c'est ainsi que nous arrivons à \"Un cri qui vient de loin\u201d.Françoise Loranger n'altend peut-être pas noire verdict à ce sujet pour continuer à (dire.Ses raisons d'écrire sont ailleurs.Mais cette sorte do détachement est une force suffisante pour aiguiser noire curiosité; .dans son esprit, écrire pour la télévision, c'est donner des indications pour que l'image parle.Elle rêverait de faire des pièces pour la télévision avec des dialogues réduits au minimum .Cela, Françoise Loranger se l\u2019explique bien mal.\u2014Il, est important pour les Canadiens français de voir leur sensibilité s\u2019exprimer.\u2014il faut donner une chance à ceux qui ont déjà (ait leurs preuves en littérature, dans un domaine ou l'autre.Françoise Loranger insiste sur cette sévérité, ces exigences (pii rendent très ardu le travail de ceux qui voudraient écrire des oeuvres dramatiques pour la télévision.Françoise Loranger ne demande qu'à être encouragée.\u2014Je suis stimulée par une commande.Et son expérience lui prouve qu'elle n'est pas différente en cela de tous les autres qui peuvent écrire pour la télévision.Le champ lui parait vaste- dice qui pourrait s'accomplir, par le moyen de la télévision, pour faire germer des expressions dramatiques.Nous nous mettons à songir à la saison actuelle du \"Télé-thcâtre\u201d, tellement maigre pour les auteurs canadiens.La télé- vision existe depuis nombre d\u2019années (t il faut en arriver là.Françoise Loranger ne comprend pas très bien.\u2014 Il y aura autre chose, c'est certain.C'est un souhait, une invitation lancée à ceux
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