Le devoir, 9 juin 1990, Cahier C
., ¦¦¦¦ Xv PHOTO JACQUES GRENIER DENTITES ID Pin r?8BS@ it umiti au I § armai dr Joey Morgan MUSÉE D ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Montréal, samedi 9 juin 1990 GILLES VIGNEAULT Trente ans plus tard .m mm dim sw&ij&iih; confompomïno*.la pleine lune Le racisme et l’intolérance sont les themes principaux abordés par la journaliste Ghila Benesty-Sroka dans les vingt-trois interviews de ce recueil.Sijiri Bakaba, Pierre Bourgault.Gérard Chaliand, Maryse Condé, David Daure, Harlem Désir, Jean Léopold Dominique, Gabriella Fiori, Janine Gdalia, Gérald Godin, Edmond Jabès, Nairn Kattan, Abdellatif Laâbi, Yannick Lahens.Alexey Lipovetsky, Youval Néeman, Émile Ollivier, Marcel Ophiils, Leon Ouaknine, Emilio Pacull, Jean Daniel Simon, Armande St-Jean, Michel Wieviorka.Nathalie Petrowski DJ ENTRÉE de jeu, j’ai mis les cartes sur table : pas question mon cher Vigneault de parler en paraboles.Dites-moi ce que vous voulez mais de grâce, dites-le simplement, sans prendre de détours, sans aller à la pêche au marsouin, sans épiloguer jusqu’à demain matin sur les splendeurs de Natasquan, sans même me citer Charles Beaudelaire.Vigneault m’a regardée par dessus son dessert qui fondait d’anticipation et d’un oeil torve il m’a répondu : ok, marché conclu.Pas de paraboles, juste du concret.Trente secondes plus tard, avant même que j’aie commencé à parler de subversion, le seul sujet qui m’intéressait ce jour-là, voilà qu’il part en peur et me cite Verlaine, voilà qu’il file, se défile, emprunte toutes sortes de couloirs contradictoires pour me perdre et me clouer le bec.J’ai jamais rien vu de pareil et le pire c’est qu’avec lui c’est toujours pareil.Pas moyen de le ramener sur terre, pas moyen de le faire sortir de ses gonds.L’interviewer, aujourd’hui comme hier, c’est s’enfoncer dans un marécage d’images, de métaphores et de symboles pour en sortir à l’ordre avec chaque nouveau mot attrapé au vol par le plus grand maniaque de la langue et du vocabulaire.À chaque mot, non seulement il en questionne sa définition mais dans le même souffle se lance dans sa propre interprétation dudit mot.Hé ! Ilo ! Vigneault ! que je lui ai lancé de l’autre côté de l’océan séparant nos deux chaises, arrêtes ton char Ben Ilur et parle-moi pour de vrai.Pas de la pluie et du beau temps, ni des faiseurs de chansons et de chaudrons, parles-moi de Vigneault en 1990,30 ans et 400 chansons plus tard.Parles-moi de Vigneault et de ce qu’il pense de la subversion, la sienne ou celle des autres.Je sais que je suis fatiguante avec cette histoire de subversion.Reste qu’un poète, à moins d’être un poète officiel ou le petit frère de Mario Pelchat, un poète, donc, se doit d’être un peu subversif sur les bords, de ruer dans les brancards, d’envoyer valser les idées reçues et de n’épouser aucune cause, aucune idéologie, surtout politique.Ben llur n’a pas arrêté son char.À la place, il est monté sur ses grands chevaux.« Écoutes ma petite, a-t-il répondu, je ne me suis pas lié à aucune idéologie.C’est une idéologie qui s’est parfois collée à moi.Et puis, idéologie, c’est trop petit, ça fait pas habité comme logis.Disons que je suis pour les idéaux .logiques mais pas pour une seule idéologie.Quant au pays, c’est pas de ma faute s’il est pas encore fait, j’ai fait de mon mieux pour que les gens s’en emparent el je dis bien s’en emparent, pas s’en séparent.Compris ?» J’avais pour une fois compris mais je n’ai pas eu le temps de le dire.Vigneault était déjà reparti en peur sur son sujet de prédilection : ce faux pays, dit le Canada, pays inhabité et à peine habitable, pays divisé entre l’être et l’avoir, l’être étant le monopole des Québécois, l’avoir celui des Canadiens anglais qui ne comprennent aucun discours sinon celui des chiffres.Vigneault leur en veut, dit-il, depuis qu’il a 16 ou 17 ans, du temps qu’il revenait de la pêche avec son père et que ce dernier vendait son poisson un sou et quart pour le retrouver au marché en ville à 36 fois le prix.C’est une vieille histoire et une vieille chanson aussi, mais Vigneault la raconte comme si c’était hier sans utiliser des mots vulgaires comme finance ou économie, sans non plus cracher sur ces messieurs de la Chambre de commerce qui ont enfin décidé de prendre la parole et de clouer le bec aux Anglais.Au fait comment se fait-il que dix ans plus tard, ce soit les hommes d’affaires et non les Vigneault qui aient monopolisé le discours et prêché les vertus de l’indépendance ?Les poètes seraient-ils fatigués ?« Entre nous, a répondu Vigneault avec son air de fin renard, il était temps que les hommes d’affaires s’expriment, temps qu’on leur laisse le vacuum pour le faire et ils ont eu raison.De toute façon que Meech passe ou pas, c’est foutu, le problème reste entier.Les gens vont peut-être s’accommoder d’un accord parce que ça leur permettra de payer moins d’impôts ou de taxes fédérales, mais ils s’accommoderont de peu dans le fond.» Je veux bien mais n’empêche que les chiffres continuent à parler et à alimenter la peur.Et si les Québécois n’ont pas voulu aller jusqu’au bout une première fois, c’est précisément à cause des chiffres, non?« Pas du tout, a répondu Vigneault sur un ton hautement professoral.Ce ne sont pas les chiffres ni le discours de l’avoir qui a fait peur au monde, c’est le discours de l'être ma chère.Être, ça prend trop de temps, c’est un projet à long terme.Être, ça part de l’intérieur et c’est pas évident.» J’avoue qu’à ce point-ci du débat, je ne comprenais plus rien.Être ou avoir, telle était la question.Vigneault pour sa part était définitivement du côté de l'être encore qu’en 30 ans de carrière, Vigneault devait certainement avoir .sinon ur comptable, au moins un bon compte en banque.Mais on ne parle pas d'argent avec Vigneault, ni de banque.On ne parle surtout pas des marchands, la seule race que Vigneault gratifie de son plus beau mépris.Et quand la marchande en chef Patsy Gallant a eu la bonne idée de traduire Mon pays par From New York to LA.et de le sortir en version disco, Vigneault s’est retenu pour ne pas faire une crise.Il va sans dire qu'il ne porte pas Patsy dans son coeur et parle ouvertement de la « proverbiale insignifiance » de celle qui a crié sur les toits qu'il n’en serait que plus riche.« Riche mon oeil, lance Vigneault, j’ai pas touché l’ombre d’un sou ».Pourquoi alors n’avoir rien fait, rien dit ?« Parce que mes avocats m’ont dit que j’allais perdre une année complète en cour et probablement beaucoup d'argent.J’ai préféré écrire des chansons à la place.» Écrire des chansons, voilà l’activité principale du poète dans sa maison sur le bord du lac des Deux Montagnes.Écrire des chansons sur le pays bien entendu mais sur d’autres thèmes, aussi.Reste que si Vigneault était né à Avignon ou même au Nebraska, qu’aurait-il écrit et chanté exactement ?Vigneault sursaute à la question.D’abord avec lui il ne faut jamais mélanger les torchons et les serviettes, ni l’Europe et le États-Unis.« Si j’étais né au Nebraska madame, sachez que ça changerait tout.Je chanterais en anglais et je serais connu universellement.Quant à ma naissance hypothétique à Avignon, elle aurait produit un poète a la Jean Ferrât ou à la Léo Ferré qui sait ?» Jean Ferrât peut-être, mais certainement pas Léo Ferré.Il n’y a aucune colère chez Vigneault, aucune rage, aucune anarchie.Il n’y a que la lente et patiente précision des mots et parfois, souvent meme, leur grinçante ironie.Vigneault sourit de toutes ses dents.Il reconnaît qu’il aime écrire au deuxième et parfois au troisième degré et que l’ironie, effectivement est une belle arme.Pourquoi ?Il ne le sait pas.« La colère n’est pas mon mode d’expression.Je passe tellement de temps sur les chansons que peu à peu la Voir page C-2 : Vigneault Un film en alexandrins pour Jean-Paul Rappeneau Pari tenu, pari gagné PHOTO JACQUES GRENIER Gilles Vigneault : « Que Meech passe ou pas, c’est foutu, le problème reste entier.Les gens vont peut-être s'accomoder d'un accord, mais ils s’accomoderont de peu dans le fond.» 328 pages 24,95$ 1 France Lafuste LJ AVENTURE n’avait pas bien commencé.En 1984, lorsque les droits de Cyrano de Bergerac « tombent » dans le domaine public, des producteurs proposent à Jean-Paul Rappeneau d’en faire un film.Mais très vite, ils abandonnent l’idée.Toujours pour la même raison : « Ils craignaient qu’un film en alexandrins décourage le public, bref, qu’il ne soit pas rentable.» Projet enterré donc.Trois ans plus tard, un troisième producteur revient à la charge, lui demande s’il est toujours d’accord.« Contrairement aux autres, René Cleitman pensait lui que les dialogues en vers feraient justement l’originalité du film et qu’ils contribueraient même à sa réussite.» La suite de l’histoire lui donnera raison.Il y a un léger frémissement dans la voix de Jean-Paul Rappeneau.Et beaucoup d’humilité dans cette distinction que l’on aime chez les lieutenants de marine.Jean-Paul Rappeneau est ému tout comme le jour où il a découvert au montage la parfaite adéquation du texte et des images.Rassuré aujourd’hui, il avoue avoir craint la réaction du jeune public.« J’avais peur que le film leur rappelle des souvenirs scolaires.Je me souvenais aussi des autres versions cinématographiques de Cyrano.Elles étaient extrêmement statiques.C’étaient des oeuvres récitatives.J’avais tellement peur que mon film leur ressemble que je me suis forcé par tous les moyens à mettre de la vie dans tout ça, pour que ça bouge, qu’il y ait du mouvement.Cette peur-là a été très constructive.Ce que je voulais, c’était ouvrir une fenêtre pour que le vent s’engouffre dans cette chose un peu pétrifiée qu’était la pièce.» Le grand défi donc était de moderniser Rostand sans le trahir.Pas une mince affaire.Comment toucher à ce chef d’oeuvre romantique sans le dénaturer ?Jean-Paul Rappeneau raconte.« Lorsque qu’on m’a proposé de faire le film la première fois, je suis allé avec Jean-Claude Carrière, mon co-scénariste, voir la pièce au théâtre Mogador à Paris dans une mise en scène de Jérôme Sa vary.Un immense succès.Quand nous sommes sortis, Carrière m’a dit : il va y avoir du boulot.J’ai alors fait une première adaptation en restant toutefois prisonnier de la structure théâtrale.Quand Cleitman m’a offert de faire le film, je suis reparti voir Carrière.C’est là qu’a commencé le vrai travail d’élagage.Il y avait certaines choses qui m’ennuyaient mais je n’osais pas loucher à l’oeuvre.Par excès de respect.Carrière, lui, rien ne l’arrête.Il m’a donne le courage de m’attaquer à la pièce, de la démonter.En fait, il m’a appris l'irrespect.» Et cet irrespect est devenu hommage dit Jean-Paul Rappeneau.« Nous avons écrit cinq versions différentes.Nous voulions impérativement dégager le coeur de l’oeuvre, respecter la beauté et l’acrobatie des vers.Il y a dans le texte de Rostand de vraies beautés, des trouvailles verbales magnifiques.Par contre, nous avons retiré les allusions mythologiques incompréhensibles de nos jours, les plaisanteries douteuses, les calembours vieillis et pas amusants du tout.Notre idée était de ne garder que ce que nous aimions beaucoup.» Faussaire génial, Jean-Claude Carrière aurait même ajouté quelques vers de son cru.Des vers que Rostand reconnaîtrait comme siens.Jean-Paul Rappeneau voulait aussi donner du mouvement à son film.« Pour moi, un film c’est un train qui avance, un ruban qui se déroule.Un film doit emporter le spectateur.Dans Cyrano, le mou vement est double.Il est celui des mots et de l’action.Tout cela se combine magnifiquement.Mieux que je l’imaginais.Peut-être à cause de la rylh mique des vers.L’alexandrin a été un peu inventé pour faire swinger la langue française.La rythmique souterraine fait avancer les mots de même que le mouvement des acteurs fait avancer l’action.Je voulais donner au film un côté haletant.C’est aussi pourquoi les tirades célèbres passent bien.» En somme, ce qu’il fallait éviter, c’est le côté théâtre filmé.Jean-Paul Rappeneau voulait faire un vrai film de cinéma.« Je le vois ce film aujourd’hui comme un véritable hommage du cinéma à Rostand.Si Rostand était encore en vie, il comprendrait les contraintes du cinéma.» Jean-Paul Rappeneau voulait enfin donner vie aux personnages qui gravitent autour de Cyrano, surtout Christian et Roxane.« Ils méritaient mieux.Je soupçonne Rostand d’être un peu misogyne.Pour lui, un des drames de Cyrano, c’était d’être tombé amoureux d’une coquette, d’une jeune femme un peu snob.Son malheur était d’autant plus grand.Cela ne me plaisait pas trop.J’ai voulu faire de Roxane une jeune fille rêveuse qui s’est fait une idée de l’amour à travers les livres.Elle ne se rend pas compte que celui qu’elle aime est à côté d’elle.Ce n’est qu'à la fin qu’elle comprend.Voilà une chose qui me bouleverse à chaque fois.Quant à Christian, Rostand en fait un sot.Pourtant, cet homme souffre d’une vraie blessure, il ne sait pas parler, les mots lui restent dans la gorge.Il accepte ce pacte infernal avec Cyrano mais il se révoltera à la fin.» Il termine : c R le cahier du i • ameai Meech 301 Nathalie PETROWSKI ?Humeurs J E SAIS, je sais, vous ne voulez plus entendre parler de Meech.Vous êtes dans un état voisin du Wisconsin et de Y overdose avancée.Vous préféreriez probablement vous noyer dans le fameux lac ou encore y prendre quelques faméliques poissons.Vous seriez même prêt a mourir d’ennui plutôt que de vous taper le énième débat sur la question, distillé par le énième « logue » de la nation.Tout a été dit sur Meech, pensez-vous.Inutile d’en rajouter.Permettez-moi de ne pas être d’accord.Tout a été dit, c’est vrai et c’est justement cela l’intérêt.Car dans ce plat pays que l’on nomme le Canada où personne ne parle parce que personne n’a rien à dire, où les débats sont évacués dans une absence délirante d’émotion, où le moindre écart devient de la démesure, Meech fait figure d’excellent théâtre sinon de grande tragédie.Meech enfin apporte ce qui nous manque cruellement depuis des siècles : à savoir un peu d’action.Je sais, je sais, vous n’aviez pas besoin de sensations fortes pour vivre votre vinaigrette et vous auriez très bien pu vous passer de cette tempête dans un verre d'eau pour continuer à ne pas vous poser de questions.C’est votre opinion et je ne la partage pas.Meech, pour moi, a été une sacrée leçon de choses digne du cours 301 en politique que j’ai malheureusement trop souvent séché.Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, j’ai pu grâce à Meech faire un sérieux rattrapage et suivre un cours accéléré sur la palpitante vie politique du pays.J'ai pu mettre des noms et des visages sur des premiers ministres que je connaissais ni d’Eve ni d’Adam et prendre conscience que si le train ne traverse plus le pays, celui de la télévision coast to coast a repris le flambeau.Qu’ai-je encore appris que je ne savais déjà ?La question est aisée dans la mesure où comme les trois quarts du monde ordinaire, je ne savais rien, moins que rien.A partir de cela, tout me restait à découvrir.C’est précisément ce qui s’est passé à grands renfort d’émissions spéciales et de dynamiques de groupes où les adversaires s’arrachaient les cheveux pour à la fin se mettre tout nu et se pleurer dans les bras.Pendant Meech, j’ai découvert entre autres que j’aimerais mieux avoir un camionneur comme premier ministre que Jean Chrétien.Pour ce qui est de Jean Chrétien, j’ai découvert qu’il avait énormément d'admiration pour Pierre Bourgault.En soi, cela peut paraître banal.Et pourtant, les deux fois que j’ai entendu Chrétien déblatérer sur le Québec tout en reconnaissant que Pierre Bourgault était un homme fort intelligent, j’ai commencé à me poser des questions non pas sur Chrétien — son cas à lui était réglé depuis longtemps — mais sur cet énigmatique Bourgault, toujours prêt à récupérer une bonne cause, sans pour autant jamais casser les ponts avec qui que ce soit.Que Meech réunisse des pôles aussi contradictoires tenait soit du miracle, soit de l’opportunisme.Et Huit musiciens hors des sentiers battus Pierre-Henri Xuereb et Jean-Luls Haguenauer (alto et piano) : Bloch, Grande suite (1919), Suite Hébraïque (1950), Méditation et processional (1951 ), Suite pour alto seul, Concertino pour tlûte, alto et piano, avec Andras Adorjan (flûte).Adda 581107.Alexis Galperin et Frédéric Aguessy (violon et piano) : Bloch, les deux Sonates pour violon et piano.Adda 581044.Donald Weilersteln et Vivian Hornlk Weilersteln (violon et piano) : Bloch, l’intégrale pour violon et pinao et les deux Sonates pour violon seul.Arabesque Z6605 et Z6606, deux CD.Istvan Kassai (piano) : Bloch, l'intégrale pour piano seul.Marco Polo 8.223288 et 8.223289, : deux CD.Cécilla Tsan et Jean-Louis Haguenauer (violoncelle et piano) : Onze pièces pour violoncelle et piano, Mendelssohn, Fauré, Nadia Boulanger, Elgar, Liszt, Saint-Saëns, Tsan-Kuolin, Offenbach, Dvorak.Cybella CY 8007.- ¦¦ ¦¦¦ .il, Carol Bergeron SI L’ON A PARFOIS le sentiment que d’une génération à l’autre les interprètes jouent à peu de choses près le même répertoire, en voici huit qui, le temps de sept disques laser, se sont donnés le mal de sortir des sentiers battus.Et qu’à l’exception de la violoncelliste Cécilia Tsan les autres se soient intéressés à Ernest Bloch, cela tend à prouver qu’une heureuse découverte peut engendrer un plaisir contagieux.Pour des raisons difficiles à préciser, plusieurs musiciens ont éprouve au même moment le désir de « redécouvrir» un compositeur dont une seule partition, la Rhapsodie hébraïque Schelomo pour violoncelle et orchestre, avait évité le trou noir de l’oubli.En conséquence, les mélomanes avaient pour ainsi dire perdu la trace de ce « juif errant » qui, né à Genève en 1880, a successivement vécu en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie et aux États-Unis ou il est mort en 1959.Jusqu’aux ouvrages musicologi-ques qui ne lui ont accordé que fort peu d’intérêt.Il suffit de les consulter : y fait-on mention d’Ernest Bloch, qu’on ne lui accorde d’ordinaire que quelques lignes.Comme si on ne sait trop que dire de ce Genevois naturalise Américain qui fut d’abord et avant tout un chantre émouvant de l’âme juive.Une exception peut-être : le musicologue belge Harry Halbreich est persuadé que « Bloch a réussi à exprimer le singulier génie du peuple d’Israël ».Cela l’amène à affirmer que son judaïsme en a fait « le véritable créateur du nationalisme juif en musique».Au-delà des influences apparentes de Ravel, Debussy ou Bartok, au-delà des artifices d’écriture, au-delà même de ce qui le rattache à la tradition ancestrale juive, Bloch a donc’ trouvé matière à nourrir son inspiration dans ses racines profondes.« La vraie musique, écrivait-il, dépasse les intentions de son auteur en ce qu'elle se nourrit elle-même d’une origine beaucoup plus profonde et mystérieuse que le simple intellect.» De toute évidence, Bloch ne concevait pas la musique comme un art innocent.Il avait en horreur « la virtuosité gratuite qui ne conduit nul part ».Du même souffle, il se défendait de faire de la « pure musique dans le sens d’un jeu de sonorités, de rythmes et de couleurs ».Il va sans dire que la musique de chambre n’est pas le seul domaine où se soit signalé le talent de ce musicien.Le catalogue de ses oeuvres comprend quelques 70 numéros parmi lesquels on remarque un opéra Macbeth, des Symphonies, des Concertos et bien entendu de la musique religieuse.Puisqu’il fallait commencer quelque part, c’est le disque de l’altiste Pierre-Henri Xuereb et du pianiste Jean-Louis Haguenauer qui a d’abord attiré mon attention.Gagné par la ferveur qui se dégage du récital que proposent ces deux artistes, je n’ai pu résister à l’envie d’en entendre d’avantage.De l’alto au violon et du violon au piano, mon intérêt pour cette musique animée d’un souffle rhapsodique n’a pas été déçu.Xuereb et Haguenauer interprètent Bloch avec une sensibiüté exemplaire.On sent également chez eux une sobriété toute imprégnée de respect.C’est ainsi qu’avec une certaine gravité, la Suite hébraïque semble s’animer de l’intérieur.La supériorité de cette exécution se confirme lorsqu’on la compare avec celle du duo Weilerstein.Dans cette intégrale de la musique de chambre qui paraît chez l’éditeur discographique Adda, Alexis Galpe-rine et Frédéric Aguessy abordent les oeuvres pour violon et piano avec une chaleur communicative.Ils s’abandonnent ici à la sauvagerie de la Première sonate et aux élans rhap-sodiques de la Seconde.Il reste encore à venir un autre disque pour que cet autre duo français ait complété son travail.Moins intéressant et surtout moins captivant, le duo Weilerstein n’a que le mérite d’avoir, lui, achevé l’intégrale.Plus faible, le jeu des deux Américains affadit la musique qu’ils cherchent à nous faire connaître.Les deux disques Marco Polo présentent l’oeuvre pour piano visitée par un merveilleux interprète.Si cette musique ne présente pas une difficulté redoutable, elle ne sonnera jamais mieux que sous les doigts d’un excellent instrumentiste.Istvan Kassai est non seulement un remarquable pianiste mais un musicien capable de faire apprécier ce qu’il joue.Ce qui rattache le dernier CD aux précédents, c’est bien sûr la présence de l’excellent chambriste Jean-Louis Haguenauer.On le retrouve ici en compagnie d’une violoncelliste française d’origine chinoise avec qui il a l’habitude de travailler.Le tandem a rassemblé un joli bouquet de 11 courtes pièces.Les plus connues, Y Elégie de Fauré et Le Cygne de Saint-Saëns, servent astucieusement à faire découvrir la Pièce en mi bémol mineur de la grande Nadia Boulanger ou encore la seule oeuvre de Liszt pour violoncelle et piano, la transcription de l’étrange Gondole funèbre composée en 1883 vers la fin de sa vie.comme les miracles n’existent pas en politique, ü ne restait que l’opportunisme pratiqué avec brio par deux de ses plus fervents disciples, pas si différents que cela dans le fond.Qu’ai-je découvert, encore ?Lucien Bouchard, évidemment.Lucien Bouchard qui ne me disait pas grand’chose avant et pour lequel mon coeur ne ressentait pas le moindre tremblement.Il a suffi d’une conférence de presse à 3 h de l’après-midi pour que je veuille remuer ciel et terre et traverser la mer Rouge avec lui.En Lucien Bouchard, j’ai découvert un grand interprète de la scène ou plus modestement un gars capable de dire les choses au lieu de faire de la rétention stratégique.Et laissez-moi vous dire qu’en politique, le moindre mot qui échappe au contrôle de la raison d'État ou de la raison tout court vaut son pesant d’or même si ledit mot fait tellement avancer les choses qu’il se retourne contre celui qui l’a proféré.Si Meech passe, je promets de ne pas en vouloir à Lucien ni à son fils.De toute façon, ce n’est pas entièrement de sa faute et cela, c’est Meech, une fois de plus qui me l'a fait comprendre.Car avec Meech, j’ai compris qu’une seule phrase pouvait faire toute la différence et cela en moins d'une semaine.Celle de Robert Bourassa à l’effet qu'il fallait que le Canada comprenne que son opposition à lui s’appelait Jacques Parizeau a fait image avant de faire l’unanimité.Ladite phrase a tellement fait de chemin que je l’ai retrouvée les jours plus tard sur les lèvres plutôt desséchées de Clyde Wells.Je n’en revenais pas.Voilà un homme qui depuis un an parle une langue que je ne comprends pas et je ne parle pas de l'anglais, évidemment.Dès que Clyde Wells apparaît à l’écran, mon écran fige et je me sens comme dans la salle d’attente d'un embaumeur.De tous les dissidents canadiens, il est le seul qui n’ait jamais réussi à me convaincre de quoi que ce soit sinon que je ne voudrais pas passer mes vacances à Terre-Neuve.Or les vacances approchant, la célèbre momie, proche parente d’une non moins célèbre morue, s’est mise à bouger à la mention du nom de Jacques Parizeau.Même que la momie a concédé que son opposition était un peu moins dangereuse et qu’il était peut-être temps de faire un fleur à ce grand canadien du nom de Bourassa.Voilà la boucle était bouclée et le bluff que l'on a tant attribué aux Québécois, est apparu dans sa toute sa splendide vérité : un bluff pur érable canadien, pratiqué par une bande de professionnels préparant le terrain pour les prochaines élections.S’il n'y avait qu'une leçon à retenir de Meech, ce serait celle-là.Le bluff en politique c’est comme le bluff au poker.Tôt ou tard, on est obligé de montrer ses cartes et de baisser son pantalon.Quant à la morale de cette histoire, il n’y en a pas.Nous savons tous maintenant que le Canada existe.Cela ne veut pas dire qu’on est obligé d’y vivre ni même d’y passer ses vacances.i « .1____ ife-: tl I II De l’opéra à 1’arena.De l’opéra mais aussi de magistrales oeuvres orchestrales.Tout ça, cet été, à l’aréna Maurice-Richard.Treize concerts populaires où vous entendrez des oeuvres de Bach, Mozart, Tchaikovsky et autres compositeurs de renom.De grands chefs, de grandes voix, de grands musiciens.Le bonheur de vos soirées d’été.Achetez vos billets sans tarder.COMCERXS ¦» O I* U L /\ I K E S Saison 1990 • ARÉNA MAIJKK.K-RICIIARI) • 20h Mercredi 25 juillet MUSIQUE ESPACNOUE Orchestre symphonique «le Montréal Solistes: Lucie Robert, violon «*t Richard Raymond, piano Oeuvres de Arriaga, Granados, 'Purina, Kalla.Mercredi I août MUSICIENS lit MONDE Orchestre mondial «les Jeunesses musicales Soliste: Marc-André llamclin, piano Oeuvres de Prokofiev, Klgar, Anne Lauher.Mardi 7 août!Mercredi U août OPÉRA ITALIEN Orchestr** Métropolitain Solistes: Nicole Lorange, soprano «*t Robert Robitaillc.ténor Oeuvres «le Verdi.Mascagni, Puccini, Ponchiclli.Giordano.Mercredi 15 août MUSIQUE ALLEMANDE Orchestre symphoniipic de Sherbrooke Solistes: Martucci -Lapegna, pianistes-duettistes Oeuvres de Mozart, Barri, Haydn, Beethoven.Mardi 21 août/Mercredi 22 août MUSIQUE VIENNOISE Orchestre Métropolitain Soliste: Angèle Duheuu, violon Oeuvres «le Strauss, Kreisler, Lehar, Weber-Berlioz.Prix «les billets de 5,50$ à 8$.Disponibles au guichet de l’aréna Maurice-Richard ou en composant le 255-4222, du lundi au vendredi, de 1 Oh à 16h.Pour plus «le renseignements, composez le 872-62 1 1 ou, à toute heure, le 872-2281.Mercredi 27 juin/Jeudi 2R juin OPERA FRANÇAIS Orchestre symphonique de Montréal Solistes: Marie-Danielle Parent, Gahrielle Lavigne, Benoît BonU-t, Michel Ducharme Oeuvres de Bizet, Gounoil, Saint-Saëns, Delibes.Mercredi 4 juillet MUSIQUE DE L’EUROPE DE 17EST Orchestre symphonhpic de Montréal Soliste: Cho-Liang Lin, violon Oeuvres «le Prok«*fiev, Dvorak, Enesco, Smetana, Liszt.Mardi 11) juillet!Mercredi 11 juillet MUSIQUE RUSSE Orchestre Métropolitain Soliste Alain Lefèvre, piano Oeuvres «le Rachmaninov, Tchaikovsky, Rimsky-Korsakov, Moussorgsky.Jeudi 19 juillet MUSIQUE SCANDINAVE Orchestre synq " e de Montréal S«*liste: Jamie Parker, piano Oeuvres de Grieg, Sibelius, Alfven, Nielsen.VIVRE MONTREAL C'EST S'Y DIVERTIR 1098 C-4 ¦ Le Devoir, samedi 9 juin 1990 le cahier du i • ameai r Carlo Cotti, l’homme derrière Virgile France Lafuste PHOTO JACQUES GRENIER Carlo Cotti LA RENCONTRE du romancier Alexandre Jardin et du réalisateur italien Carlo Cotti est un heureux concours de circonstances.« J’étais venu à Paris pour parler avec un producteur d’un film que je voulais faire à Venise, raconte Carlo Cotti.Un film sur les intrigues, les ambitions cachées et l’amour dans le milieu de l’opéra que je connais bien.Je n’ai pas obtenu gain de cause mais je suis reparti avec un roman sous le bras, Bille en tête.» « Quelques mois plus tard, j’ai rencontré l’auteur, Alexandre Jardin.On a commencé à écrire ensemble le scénario.Alexandre n’était pas toujours d’accord.Parce que je voulais donner plus d’épaisseur aux personnages, modifier un peu la trame pour les besoins de la mise en scene.Alexandre est aussi têtu que Virgile, son héros.Têtu mais de façon intelligente.Finalement, il m’a confié le travail, préférant se plonger dans Le zèbre, son deuxième roman.» soiree Louis Lavigueur, Chef Élaine Mardi, Violon Jeudi 21 juin 1990 2()h00 Entrée libre FÉLIX MENDELSSOHN Ouverture, Songe d’une nuit d’été, op.61 Concerto pour violon, op.64 Symphonie Italienne, op.90 LE DEVOIR d^éphonie inc.Les Concerts Lachine inc.Église des Saints-Anges de Lachine, 1400 boul.St-Joseph Écoutez Ciel et parcourt le monde Écoutez Ciel MF et identifiez 4 mots passeport.vous pourriez vous retrouver sous le ciel de HONG KONG ! HONG KONG Remplissez et retournez à: Ciel.C.P.98.Longueuil J4H 3Z3 phonet ?ale de diffusion Mots passeport Et c’est bien ce personnage de Virgile qui a séduit Carlo Cotti dès la première lecture.Plus encore que l’histoire d’amour impossible et rebattue entre une femme d’âge mûr et un adolescent qui fonce dans la vie comme un tank dans le brouillard.« Ce que j'ai aimé tout de suite dans Virgile, c’est son insolence, sa joyeuse indiscipline, son envie de mordre dans la vie à pleine dent.Au fond, ajoute-t-il, Virgile c’est un peu moi à l’âge de 16 ans.Carlo Cotti, le Milanais dont le sourire enjôleur et la chaude familiarité laissent soupçonner une personnalité madrée, se définit fièrement comme un autodidacte.Rien ne le prédisposait à faire de la mise en scène.« Mes parents me réservaient une carrière dans le commerce.Moi, j’avais envie d’être comédien.Très vite, j’ai compris que je n’avais aucun talent.» Rire amusé.Mais dans le souvenir de son enfance milanaise, il y a la Scala toute proche et des loges d’artistes qu’il courtisait du regard.Il en concevra un amour démesuré pour la musique d’opéra.« Je ne connaissais rien à la musique.Tout ce qu’il me restait à faire, c’était proposer mes services comme assistant à la mise en scène dans des films d’opéra.» Quand Franco Zeffirelli tournera La Traviata, il sera son assistant-réalisateur avant de faire, à son tour, ses propres films.Mais Cotti croisera aussi sur son chemin Visconti, Alberto Lattuada, John Huston, Nanni Loi et Joseph Losey.« Joseph Losey m’a appris l’art d’utiliser la caméra avec discrétion; Zeffirelli, celui de diriger les comédiens.Avec subtilité, sans brusquer.» Autant d’années d’apprentissage qui prépareront Carlo Cotti à réaliser un premier film pour la télévision italienne avec nulle autre que Margot Hemingway et un premier film pour le cinéma, Sposero Simon Le Bon avec de jeunes comédiens.« C’est curieux le destin ».Ce n’est pas un vain mot.Son astrologue, celle que consulte également Fellini avant d’entreprendre un film, lui aurait prédit une réussite sur le tard, à l’étranger peut-être.F’aris serait alors une première étape.« Je vis en France depuis le tournage de Bille en tête, près du Panthéon.Mais pourquoi ne pas m’établir à Montréal, dans cette ville où existe encore une si belle humanité .» Et la vie en Italie ?Le cinéma italien ?Leur tournerez-vous le dos, M.Cotti ?« J’aime revenir à Milan de temps en temps mais je ne peux plus souffrir la classe politique italienne, les compromissions, cette bande de voleurs qui est à la tête du gouvernement.Il faudrait pouvoir le dire au cinéma.» Il maintient qu’il soufflera un vent de contestation sur ce film qu’il veut faire sur les coulisses de l’opéra et pour lequel il cherche désespérément un producteur.« Le cinéma italien est provincial.Plus rien de nouveau ne se fait là-bas.» Et d’un geste méprisant, le bouillant homme balaiera le journal italien acheté le matin même.BILLE EN TÊTE Beaucoup de charme II PHOTO MAX FILMS Danielle Darrleux et Thomas Langmann dans Bille en tête.Bille en tête.Un film de Carlo Cotti, avec Thomas Langmann, Danielle Darrieux, Kristin Scott Thomas, Patrick Raynal, Michel Albertini, Thibault Rossigneux.Scénario : Carlo Cotti et Alexandre Jardin d'après le roman homonyme d'Alexandre Jardin.Images : Jean-Claude Larrieu.Musique : Jean-Claude Petit (et une chanson de Charles Basilique Notre-Dame Été 90 Commanditaire du festival ï| POWER CORPORATION Dû CANADA 19 et 20 JUIN 3 JUILLET 17 JUILLET STANISLAW SKROWACZEWSKI, chef EUGENE ISTOMIN, piano MOZART: Concerto pour piano no 21.K 467 BEETHOVEN: Symphonie no 3.••Eroica¦¦ 26 JUIN CHARLES DUTOIT, chet MALCOLM FRAGER, piano MOZART : Symphonie no 27.K 199 MOZART : Concerto pour piano no 5.K 175 WEBER Konzerstuch en fa mineur, op 79 CHOSTAKOVITCH Symphonie no 6 STANISLAW SKROWACZEWSKI, chef MIRIAM FRIED, violon MOZART, Concerto pour violon no 5.K 219 BRUCKNER Symphonie no 9 10 JUILLET CHARLES DUTOIT, chel CHOEURS DE L'OSM twan Edwards MOZART : Symphonie no 36.K 425 Linz-RAVEL: Daphnis et Chloe Iballet complet) Ipour souligner le 10' aniversaire du 1" enregistrement de I OSM) CHARLES DUTOIT, chel STEPHEN HOUGH, piano MOZART Symphonie no 39.K 543 BRAHMS: Concerto pour piano no t 24 et 26 JUILLET CHARLES DUTOIT, chel VINSON COLE, ténor CHOEURS DE L'OSM - twan Edwards MOZART 'Per Pieta.non ricercate", air de concert K 420 BERLIOZ Requiem (Grande messe des morts) Abonnements —6 concerts : 138$, 96$ et 48$ 842-9951 Portez à votre compte.Lundi au vendredi 9h à 18h.ORCHESTRE SYMPHONIQUE Co commanditaire : Œm 4/AV nrnr a i - Sénateur E.Léo Kolber et Sandra Kolber MONTREAL c harlhs dutoit ne26juillet) Trenet chantée par Danielle Darrieux).France-Italie, 1989, 92 minutes.Complexe Desjardins.Francine Laurendeau VIRGILE (Thomas Langman) lycéen de 16 ans, tombe amou reux de Clara (Kristin Scott Tho mas), jolie femme dans la tren taine, désoeuvrée et sans enfant, qui s’ennuie auprès d’un mari trop absorbé par ses affaires.Au début, elle ne prend pas au sérieux les avances du garçon.Et puis, devant tant d’insistance, elle craque.Le père de Virgile embastille alors son fils dans des internats de plus en plus éloignés de Paris.Mais Clara n’hésitera pas à se rendre jusqu’à Rome pour retrouver son jeune amant.Soudain exigeant, Virgile demande à Clara de quitter son mari.Quand elle s’y résoudra, il sera trop tard: le garçon estime être désormais un homme.Cette histoire d’amour n’était-elle donc qu’un rite de passage ?On a compris en tout cas que ce jeune fonceur irait loin dans la vie.Mais j’avoue n’avoir pas été un brin séduite par un petit mec aussi égocentrique, aussi culotté, sûr du lui jusqu’à la prétention.Mais je dois admettre que, vérification faite, Virgile est beaucoup plus insupportable dans le roman d’Alexandre Jardin que dans le film de Carlo Cotti qui exerce, lui, une indéniable séduction.Grâce surtout au jardin secret de Virgile : l’amour de sa grand-mère (Danielle Darrieux) surnommée l’Arquebuse, personnage sympathique et chaleureux qu’il va souvent rejoindre dans sa campagne.La séquence ita-liennne est jolie et donne furieusement envie de prendre le premier avion pour Rome.À noter la scène devant la Bouche de Vérité, hommage au film de Wjlliam Wyler Roman Holiday.À noter aussi le clin d’oeil à Charles Trenet dont Danielle Darrieux fredonne, en générique de fin, une chanson oubliée.Un des coups de coeur du dernier Festival des films du monde, Bille en tête a beaucoup de charme.f.s 4 et 5 octobre à la Salle Will’ricl-PelletM a 20 heures «OUT90 Association Touristique de Hong Kong Tirage le 29 juin 1990 fi Salle Wilfrid-Pelletier U U Place des Arts Reservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 10 S.ADMISSION 522-1245 LE DEVOIR CKAC73AM I Le Devoir, samedi 9 juin 1990 ¦ C-5 ahier du Cyrano enchante Cyrano de Bergerac.Un film de Jean-Paul Rappeneau, d’après la pièce d'Edmond Rostand.Adaptation : Jean-Claude Carrière et Jean-Paul Rappeneau.Avec Gérard Depardieu, Anne Brochet, Vincent Pérez, Jacques Weber, Roland Berlin, Philippe Morier-Genoud, Philippe Volter, Jean-Marie Winling, Anatole Delalande.Images : Pierre Lhomme.Musique : Jean-Claude Petit.Décors : Ezio Frigerio.Costumes : Franca Squarciapino.France, 1990,135 minutes.Au Parisien.Francine Laurendeau J E L’AVAIS AIMÉ à Cannes; je l’ai retrouvé avec plus de bonheur encore à Montréal tant le film de Jean-Paul Rappeneau est riche, généreux, inépuisable.De cette seconde projection, je suis sortie euphoriquement partagée entre l’émotion et la jubilation.Une jubilation qui nous envahit dès la musique du générique où un concerto de trompette, dramatique et rutilant, nous arrache à nos pensées moroses pour nous nous plonger dans le monde baroque et fantasmagorique du début du 17e siècle, celui d’avant Louis XIV, ses lumières et sa raison.Et nous ne saurons bientôt plus où commence le cinéma.Jubilation aussi devant la renaissance d’un texte dans toute sa splendeur, devant ces alexandrins qui, déjà allègrement disloqués par Victor Hugo et Alexandre Dumas, sont devenus sous la plume d’Edmond Rostand carrément acrobatiques et fous, se jouant de la césure et lançant leurs rimes aux quatre vents.Parce que même si on a unanimement salué l'intelligence de Dangerous Liaisons et la fraîcheur de Valmont, il n’empêche que je me suis ennuyée comme une bete, moi, pendant ces films-là, de la prose élégante et rigoureuse de Choderlos de Laclos qui avait su inventer avec un tel raffinement un style épistolaire propre à chacun de ses personnages.Je crois que je n’aurais pas survécu à un Cyrano de traduction, à un Cyrano de coproduction.Or, celui de Rappeneau n’est pas seulement français, il ose se présenter en vers.On mesure et on savoure rétrospectivement l’audace de l’entreprise : l’audace du réalisateur qui essaie d’intéresser des producteurs à un projet de film entièrement parlé en vers de douze pieds; l’audace, voire la témérité des producteurs qui acceptent de se lancer dans l’aventure.Jubilation donc et émotion.Derrière l’éblouissement du verbe, la faconde et le panache de ces héros de romans de cape et d’épée, voici qu’en catimini, l’émotion nous guette et, à quelques reprises, nous étreint.À cause bien sur du personnage de Cyrano dont les bravades cachent une blessure secrète.À cause de certaines répliques de Rostand qui vont droit au coeur.Et à cause de la direction de comédiens.Entre Depardieu et Cyrano, cadet de Gascogne, on l’a dit, une rencontre s’est produite qui se produit rarement dans une vie d’acteur.Et cela dès la première réplique.Mais d’autres personnages prennent une dimension que l’on ne leur connaissait pas à la scène.Ainsi, Roxane.On la croyait frivole, cruelle et prétentieuse, bref, précieuse.Elle est ici fine, curieuse et brave sous les traits d’Anne Brochet dont la grâci «tensité nous la rendent, d’embiee, attachante.Et on comprend enfin l’envoûtement qu’elle exerce sur Cyrano, Christian et de Guiche.Et pour animer tout cela, il y a ce grand magicien de Jean-Paul Rappeneau qui a réussi à faire d’une pièce brillante, certes, mais également datée et figée dans l’espace (la convention théâtrale), un film impétueux et frémissant.La magie n’a pas seulement joué pendant la mise en scène.Elle a présidé à l’étape décisive de l’adaptation effectuée en, collaboration avec Jean-Claude Car- ' rière.PHOTO ARCHIVES Anne Brochet dans le film de Jean-Paul Rappeneau.Jésus de Montréal est bien accueilli aux É.-U.: NEW YORK (PC) - De toute l’industrie cinématographique canadienne, c’est le cinéma québécois qui a manifesté, ces dernières années, le plus de vitalité, reconnaît-on généra-, lement.Même au Canada anglais.Et la métropole américaine de Part et de la culture, New York, rend .un hommage indirect à cette effervescence créatrice des cinéastes du Québec en affichant simultanément ; sur ses écrans deux productions qué-’ , bécoises.Depuis hier, Angelica Films, de Soho, présente le film de Jacques Benoît, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, qui suit à trois semaines près la sortie du der-, nier film de Denys Arcand, Jésus de Montréal, présenté au cinéma Paris, de biais à l'hôtel Plaza.La semaine dernière, Jésus a pris l’affiche à Los Angeles, au cinéma Royal.La réception a été enthousiaste.Pour sa première semaine de : sortie, le film a rapporté 36 000 $ US.; Ce sera un grand succès et nous pré-; voyons toujours sa sortie dans une ! cinquantaine de cinémas à travers le ; pays en juillet.Torn Bernard, de la ; maison de distribution Orion Classics ne lésine pas sur les louanges.Il est presque dithyrambique.Vice-président de la compagnie de distribution américaine chargée de vendre aux Américains la dernière production de M.Arcand, M.Bernard rappelle que Jésus joue « en exclusivité à Manhattan » au même cinéma où des films à succès comme Jean de Florelle, Cinéma Paradiso et Cyrano de Bergerac ont tenu l’affiche.D’ici quelques semaines, il sera présenté dans une autre salle de Greenwich Village.La critique newyorkaise n’a pas été aussi tendre dans ses commentaires sur Comment faire l’amour., adaptation cinématographique « édulcorée », a-t-on écrit partout, du récit autobiographique de M.Dany J’ai eu la curiosité de comparer le texte du film et celui de la pièce et toute la complexité, l’intelligence, l'ingéniosité de l’opération me sont, peu à peu, apparues.On a dépoussiéré ici un passage, résumé là quatre vers en un.On a éliminé des personnages, on en a fondu d’autres, on en a même inventé.Toujours en alexandrins, toujours avec fidélité.Mais une fidélité au service du cinéma.C’est ainsi que les scénaristes n’ont pas hésité, par exemple, à imaginer des lieux qui leur paraissaient mieux convenir à l’action.Le plus étonnant, c’est que si vous n’avez pas relu la pièce récemment, à moins de la connaître absolument par coeur, vous n'y verrez que du feu.Ce qui est bien la meilleure preuve que l’adaptation de Carrière et de Rappeneau est en soi un véritable chef-d’oeuvre.À voir et revoir.Et à lire aussi.Anne Brochet (Roxane) et Gérard Depardieu (Cyrano) dans Cyrano de Bergerac.PHOTO ARCHIVEE Laferrière.Plusieurs y ont vu une sorte de douce satire, qui tombe facilement dans le sexisme et la banalité.Tous les quotidiens ont dénoncé le traitement réservé aux femmes noires.« Les hommes blancs sont traités comme des criminels, des racistes ou des insignifiants.Quoiqu’il en soit, c’est tout de même mieux que l’image véhiculée de la femme noire, qui n’a tout simplement pas sa place dans le monde de Vieux, personnage central du film joué par Isaach de Bankolé, écrit le critique Mike McCrady dans Newsday.Comme d’autres de ses collègues, le journaliste de ce sérieux tabloid de New York n’a pu résister à la tentation du jeu de mots facile en trouvant la projection du film fatigante.Plus féroce dans ses commentaires, M.Hank Gallo, du Daily News, n’y va pas par quatre chemins.« Dans une scène de cette ridicule co production France-Canada qui, en dépit de son titre provocateur, n’a rien à voir avec un manuel d’instruction, un des personnages féminins s'interroge sur le suicide.» Pourquoi, lui demande-t-on?Parce que je m’ennnuie, répond-elle.« Curieusement, cette scène vous réconforte quelque temps.C’est comme si la porte s'entrouvait et que quelqu’un vous rappelait que vous n’êtes pas seul dans cette galère, » dit M.Gallo en parlant des « personnages idiots » du film et de sa mentalité « des années 50.» Le Daily News s’en prend à la prestance du comédien de Bankolé.« Le pire, c’est qu’il ne sait pas écrire à la machine à écrire.D’accord, c’est peut-être un détail.Mais il ne faut pas oublier que Dustin Hoffman et Robert Redford ont appris à écrire à la machine pour jouer dans Les hommes du président.Ca paraît quand on est bon acteur.Tout pl en plein d’ De grands airs et tout pour vous distraire dans les pares de Montréal du 4 juin au 2 septembre.Au total, plus de 225 activités gratuites.Des concerts, du Molière, des jongleurs, des danseurs, du cinéma, de la salsa.Venez, il y en a pour tous les goûts, et c’est tout près de chez vous.CONCERTS I)E VARIÉTÉS CAMPBELL En vedette: Danny Fisher, Mario Trndel, Mitson, Anik St-Pierre, Danielle Oddera et Roherto Medile.Les concerts sont offerts au I heâtre de Verdure du pare Lafontaine ainsi qu'aux pares Ahuntsic et Maisonneuve.CONCERTSRRADOR L’OSM et Charles Dutoit au pare Ahuntsic et au pare du mont Royal.CONCERTS D’ÉTÉ L’Orchestre Métropolitain et I Musiei de Montréal au Théâtre de Verdure du pare Lafontaine.Une présentation de Radio-Canada.LES FANFARES CAMPBELL 35 représentations au Théâtre de Verdure du parc Lafontaine, au Square Dominion et au pare Georges-Etienne-Cartier.LA BOÎTE À MUSIQUE Jazz, musique des Andes, inusimie brésilienne, percussions africaines, le soir dans vos pares.Concerts de musique classique, les dimanches midi de juillet, à l’île-de-lu-Visitation.Présentés par la Fondation Charles S.Campbell.POUR PETITS ET GRANDS La Roulotte présente la pièce «Bonne fête Willy».une production du Théâtre de l’Oeil.Circofolics met en scène jongleurs et acrobates.UN CLASSIQUE SUR LA PLACE PUBLIQUE «Monsieur de Poureeaugnac» de Molière présenté à I Ile-de-la-Visitation et au Théâtre de Verdure par la troupe La Grosse Valise.DANSE ET CADENCE Margie Gillis, l’Ensemble national de folklore Les Sortilèges au Théâtre de Verdure du pare Lafontaine.Danse en plein air au Lac-aux-Castors, chaque semaine.CINÉMA SOUS LES ÉTOILES «Jésus de Montréal », «Né le 4 juillet», «La petite sirène» et neuf autres succès, au mois d août, au I heâtre de Verdure du pare Lafontaine.Pour plus de renseignements, composez le 872-621 1 ou, à toute heure, le 872-2281.VIVRE MONTREAL C'EST S'Y DIVERTIR C-6 ¦ Le Devoir, samedi 9 juin 1990 kg Be le cahier du i • ameai £ Jean Bouise dans une scène du Dernier combat.PHOTO LES FILMS DU LOUP Pour les critiques de films : Alex, le branché des branchés.Et pour vous abonner : 350-ALEX.Bell LE PREMIER LONG METRAGE DE LUC BESSON! “Un film fantastique réussi d’un cinéaste prometteur’’ - Richard Gai G ° *lt« CIN4BM PRIX DE LA CRITIQUE \V PRIX SPÉCIAL DU JURY a AVORIAZ éë Le Bemliei Cimiat "LE DERNIER COMBAT" l \ HEM DE El ( BESSON am PIERRE JOUVET FRITZ tt'EPPER JEAN BOUSE JEAN REM) C HRISTI ANE KRH.ER Scénario de El C BESSON et PIERRE JOUA ET Directeur de la photographie ( A K 1.0 \ A Kl NI Montage SOPHIE SC II MIT Musique de ER l( SI K K N /Vv MAtOf ILM DISIPI6UI1OO ( iNfMAS C INI 11 I X OtM()N LE DAUPHIN m BEAUBIEN PRES 0 IBERVILLE Sam.et Dim.: 1:00 - 3:15 - 5:20 - 7:30 - 9:40 Sem : 7:15 - 9:15 Besson, du temps des vaches maigres Le dernier combat.Un film de Luc Besson.Scénario de Luc Besson et Pierre Jolivet.Images de Carlo Varini.Musique de Éric Serra.Avec Pierre Jolivet, Jean Bouise, Fritz Wepper et Jean Reno.France, 1983, 92 minutes.Au Dauphin.Robert Lévesque BESSON, LUC, 31 ans aujourd’hui, en avait 22 lorsque jeune et fou il s’est lancé dans le cinéma, comme on saute une clôture pour aller au cirque.Avec un copain de 30 ans, Pierre Jolivet, auteur, acteur, et avec très peu de moyens, évidemment, le stagiaire Besson (il avait travaillé sur un plateau de Claude Faraldo) n’avait pas froid aux yeux en 1982 : il écrit et filme une science-fiction post-apocalypse, en noir et blanc s'il-vous-plait, et en cinéma scope merci ! Premier film, il l’appelle Le dernier combat.Dernier combat en solitaires, sans doute, puisque Besson et Jolivet squattent en quelque sorte une place à eux dans le cinéma français, sans producteur, sans argent, sans vedettes, sans .tout ce qui viendra après.Tout de suite après .d’ailleurs, puisque Besson, Luc, c’est l’histoire du passage le plus rapide qui soit de la marge au centre.Dès après le joli succès du Dernier combat, qui fait des adeptes, on lui proposera (c’est la Gaumont qui ose) gros moyens et grosses stars, ce qui donnera, en 1985, Subway.Adjani, Christophe Lambert et des francs par millions; un César pour Lambert, un box-office impressionnant : tout cela ne fera pas pour autant un bon film de Subway, cependant, et le deuxième pas de Besson Luc sur la piste de danse du cinéma décevra les amateurs.Voilà qu’on nous permet, aujourd’hui que Besson, Luc, est un « gros nom » ( Le grand bleu, Nikita), de revoir ce premier pas de danse de Besson en 1982, au temps de l’apoca-lypse-rock, ce film à petit budget qui avait de grandes ambitions, film-gageure en scope noir et blanc et sans aucun dialogue.Il fallait le faire ! À cette époque lointaine, un cinéaste branché se devait d’évoquer la grande peur sociétale, celle de la guerre nucléaire, du big bang final, du jour d’après où quelques-uns, malchanceux, auraient été épargnés et seraient livrés, seuls, à la survie dans la cendre.La vieille Duras avait déjà vu ça, avec Yes peut-être, dans les années 60.Cette période de peur du grand soufflage allait se terminer avec le grand téléfilm par excellence sur la question The Day After.En 82, Luc Besson et Pierre Jolivet s’imaginent, eux, un Paris dévasté, envahi par les sables où seuls quelques immeubles, ici une tour à bureaux, là une clinique, un restant de ruelle, installent le décor de la survie de quelques êtres esclava-gisés par quelques autres qui tuent pour un filet d’eau, quelques boites de conserve, ou une femme emprisonnée.Le pari de faire ce film en noir et blanc, sans dialogues (les gaz de la catastrophe ont atrophié les cordes vocales), est assez réussi.Il y a sans doute au deuxième tiers du film un sur-place, une certaine longueur que l’on ne réussit pas à éviter, un manque d’imagination pour soutenir le scénario, mais dans l’ensemble (le UNE EXPOSITION INTERACTIVE UNIQUE ET LE DERNIER GRAND SUCCÈS IMAX : «VIVRE AU SOMMET» POTEC Ci IMAX eo SM#*?#0 |\N»' aésS B*?o^- 0\e^e àenéH°' pehe re6e , roe0< V.V''0, 00^ ,a°! ,es prao' de Margaret et Raspédu 30 mai au 17 juin, du mer.au dim.de 12h.à 17h GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES: 1516ouest Sherbrooke, Montréal (934-0468)— Nouvelles acquisitions de Claire Dionne Valois, Albric Soly, Lise Paradis, Liane Paskaryk, Monique Bédard, Zéro Zoo, Jeannine EveRell, Nicole Gélinas, Ron Bélanger, Marcel Delorme, Rachel Cloutier, Huguette Martin (émaux sur cuivre), Liliane Fournier, Georges De-doyard, Lise Lajoie.Gilbert Thibaullet.GALERIE SUZANNE REMILLARD: 1227 Amherst, Montréal (526-8451)— Illustrateurs dont Toulouse Lautrec, mer.au sam.GALERIE RENÉE HAMEL: 56A Blainville 0, Ste-Thérèse (430-6722)— Exposition des peintres et des sculpteurs delà galerie, mar.au sam.12h.à 18h.GALERIE RICHARD HEVEY: 80 Morin, Ste-Adèle (229-4341)— Oeuvres de H Champagne, P Tougas, A.Leimanis, M.Fecteau, A.Arts, F.lacurto, R.Cantin, Basque, M.Gagnon et autres, ouvert les sam et dim.GALERIE ROLLAND: 2350 Guy.Montréal (932-9739)— Estampes originales de maîtres européens et québécois: Dussau.Ting, Pellan, Riopelle et autres.lun.au ven.10h.à 17h.30, sam.10h.à 17h.GALERIE SEKAI: 4281-A Notre Dame ouest.Montréal (939-0561)— • Fuk Lux », gouaches sur papier de Jim/Jimm, du 11 juin au 24 oct.GALERIE SOHO MERCER: 250A Lyon.Ottawa (238-2451)— Oeuvres d'artistes contemporains, mar au sam.12h, à 17h.GALERIE SKOL: 4060 St-Laurent.espace 107, Montréal (842-4021)— Oeuvres de Chantal Bélanger, du 26 mai au 17 juin GALERIE SUK-KWAN: 5141 St-Laurent, Montréal (270-4442)— Bijoux contemporains de Patrice M.Stanley, du 29 mai au 16 juin— S.K.D.Stella Chan, du 19 juin au 7 juillet GALERIE TOILE ÉTOILE: 5011 Queen Mary, Montréal (342-7649)— Oeuvres récentes des artistes de la galerie, du mar.au sam.11h.à 17h.GALERIE TROIS POINTS: 307 Ste-Catherine O , ste 555, Montréal (845-5555)— Oeuvres de Bruno Santerre, du 30 mai au 23 juin GALERIE UQAM: Pavillon Judith-Jasmin.1400 rue Berri, Montréal— ¦ Été Libre de l'Art Contemporain » oeuvres proposées par 14 galeries du 25 mai au 22 juillet, mar.au dim.de 12h.à I8h GALERIE ELENA LEE VERRE D'ART: 1518 ouest Sherbrooke, Montréal (932-3896)— Oeuvres de Laura Doneter, Mark Kobasz et Andrew Kunlz, du 29 mai au 19 juin, mar.au sam.GALERIE DU VIEUX-MONTRÉAL: 19 Cour Le Royer, ste 301, Montréal (842-9208)— Exposition permanente, oeuvres de Chagall et Riopelle, tous les jours de 11h.à 13h GALERIE BRENDA WALLACE: 372 Ste-Cathe-rine ouest, suite 508, Montréal (393-4066)— Exposition de Wyn Geleynse, du 2 juin au 30 juin, du mar au sam, de 11h.à 17h.GALERIE WESTMOUNT: 4912 ouest Sherbrooke, Montréal (484-1488)— Peintures d'artistes canadiens et bronzes de Liardi, jusqu'au 1er juillet, tous les jours GALERIE ZANETTIN: 28 Côte de la Montagne.Québec (418-692-1055)— Oeuvres récentes de Suzanne Laurendeau, du 3 au 17 juin, mar.au dim.GOETHE INSTITUT MONTRÉAL: 418 esl Sherbrooke, Montréal (499-0159)— • Un bruit lointain, faible encore » de Loly Darcel: • Au doigt et à l'oeil » de Joanna Kotkowska, du 30 mai au 16 juin, du mer.au dim.de 12h.à 17h.— Dessins de Peter Flinsch, du 6 avril au 28 juin.lun.au ven.de 10h.à 18h GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART QUÉBEC: 2025 rue Peel, Montréal (849-6091)— Dieux et Mortels, sculptures en céramique de Rose Szasz, du 19 mai au 16 juin— Rétrospective des dessins de Pudlo Pudlat, du 23 juin au 4 août LA GUILDE GRAPHIQUE: 9 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (844-3438)— Oeuvres récentes de Richard Lacroix et Kittie Bruneau.du 1er au 30 juin, lun.au sam.de 10h.à 18h., dim.de 13h.à 18h.HOTEL REINE ELIZABETH: Montréal- Exposition de photographies appelée .Le Montréal des Montréalais » ouvert tous les jours.IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port de Montréal (849 1612)— Exposition internationale sur les applications des nouvelles technologies dans le domaine des arts visuels et des communications, tous les jours de 10h.à 23h jusqu'au 23 sept INTÉRIEURS RÉGIS FORTIN: 1564 Van Horne, Montréal (270-1680)— Artistes canadiens et d'Amérique latine (Argentine) art africain, objets de collection.du mar.au sam JEAN RENOIR.LA GALERIE: 2179 de la Montagne, Montréal (844-4308)— Nouvelles D.S.de Jac Lapointe, du 6 au 24 juin, du mardi au dim de 12h.à 18h.LANGAGE PLUS: 750 ouest rue Scott, Alma (418-669 6635)— Peintures de Michel Boulanger, du 1er juin au 1er juillet LIBRAIRIE GALERIE LE CENTRE: 1316 est Ste-Catherine, Montréal (526-0453)— Oeuvres de Henriette Dinh, exposition permanente de tableaux symboliques, à compter du 19 mai LIEU HISTORIQUE NATIONAL DU FORT-LENNOX: St-Paul de l'ile-aux-Noix— Visites du 19 mai au 22 juin: mer 10h.à 15h 30.jours de semaine de 9h.30 à 17h.sam.et dim.de 10h.à 18h.MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136 de la Gare.Piedmonl (227-4322)— Exposition des oeuvres de René Richard, P.V.Beaulieu, Riopelle, Henri Masson, et autres.MAISON D'ART SAINT-LAURENT: 742 Décarie, St-Laurent (744-6683)— Oeuvres Inuit de Non Peter, du 3 au 10 juin MAISON DU BRASSEUR: 2901 boul St-Joseph.Lachine (634-3471 )— Photographies de Yves Pilon, du 9 mai au 16 juin— Sculptures de Yevkiné de Gréel, du 19 juin au 28 juillet, tous les jours MAISON NATIONALE DES PATRIOTES: St Denis-sur-Richelieu (787-3623)— Centre d’interprétation relatant l'histoire des Patriotes de 1837-1838, de juin à nov mar au dim de lOh à 17h MAISON TRESTLER: Chemin de la Commune.Dorion (4596290)— Visites guidées et historique de la Maison Trestler ainsi que de la ville de Vaudreuil.du mer au dim.de 11 h.à 17h.OBORO: 3981 St-Laurent ste 499, Montréal (844 3250)— Installation de Diana Burgoyne, du 2 au 30 juin OCCURENCE: 911 est Jean-Talon, ste 39.Montréal (4993353)— Exposition de groupe multidisciplinaire en hommage à Tintin, du 16 mai au 17 juin, mar au dim de 12h à 17h.OPTICA: 3981 St-Laurent ste 501.Montréal (287-1574)— Installation sonore de Paul Landon, du 12 mai au 10 juin PARC HISTORIQUE NATIONAL LE COM MERCE DE LA FOURRURE: 1255 boul St-Jo-seph, Lachine (637-7433)— Sources de nos plus belles légendes et des plus grands écrits d'aventures, histoire des activités économiques du début du 19e siècle, la traite des fourrures, ouvert tous les jours.PARC HISTORIQUE POINTE-DU-MOULIN: Ile Perrot (453-5936)— Moulin à vent, maison du meunier, centre d'interprétation, visites guidées tous les jours.PROMENADES DE LA CATHÉDRALE: 625 ouest Ste-Catherine, Montréal— • Le Montréal des montréalais » collection Oerlikon Aérospatiale d'images de Montréal, du 10 mai au 10 juin RESTAURANT LES JARDINS DU BOISÉ: 6101 ave du Boisé, Montréal (737-6611)—Oeuvres de Denyse Beaudry Leduc, tous les jours de 11h.30 à 22h SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal-Hall d'entrée: Exposition Architecture et Société, du 21 mai au 1 er juillet— Photographies de Guy Lafontaine et Robert Fournier, du 28 mai au 1er juillet STEWART BEAUX-ARTS: 1622 ouest Sherbrooke, Montréal (933-9675)— Oeuvres de Milly Rist-vedt, du 12 mai au 9 juin RIVERIN-ARLOGOS: 197 chemin du lac d'Argent, Eastman (297-4646)— Oeuvres de Teisse, du 19 mai au 12 juin VIEUX MOULIN DU VIEUX-BELOEIL: 991 chemin Richelieu, Beloeil— Bijoux contemporains.Michel-Alain Forgues, sculpteur de bijoux, mar au dim.VIEUX-PORT DE MONTRÉAL: Hangar no 8, Montréal (847-0008)— L'Observatoire, installation de Mireille Baril, du 6 au 24 juin, tous les jours ensoleillés, de 9h.à 13h.WADDINGTON & GORCE INC.: 1504 Sherbrooke ouest.Montréal (933-3653)— Exposition d'été, incluant des travaux de Avery, Chadwick, Colville, Comtois, Cutnoe, Falard, Forrestall, Hockney.Knowles, Laliberté (Normand), Lelkovitz, Letendre, Lindzon, McCall.McEwen, Mead, Michener Moore, Paladino.Perehudotf, Riopelle, Scherman, Stewart, Tapies, Warhol, Winterer et autres, jusqu'à sept Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE DE BEACONSFIELD: 303 boul.Beaconstield.Beaconslield (697-9040)— Huiles et aquarelles de Georgina Wrobel, tout juin BIBLIOTHÈQUE DE KIRKLAND: Kirkland— Aquarelles de Roger Ghyselincks.du 16 mai au 29 juin BIBLIOTHÈQUE FRASER-HICKSON: 4855 Kensington, Montréal (489-5301)— Exposition photographique • Notre-Dame-de-Grâce : Hier et Aujourd'hui ».du 25 mai au 29 juin.BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE LONGUEUIL: Succursale Claude-Henri-Grignon.1660 Bourassa, Longueuil (6498626)— Oeuvres (huiles el aquarelles) de Gisèle McDonald, du 5 au 23 juin.BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE WESTMOUNT: 4574 Sherbrooke ouest.Westmount (931-2014)— Exposition d'aquarelles par Ghita Roll, du 28 mai au 10 juin, du lun.au jeu.de 10h.à 21 h 30, ven de 10h.à 18h .sam.de9h à 17h.et dim.de 13h.à 17h Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE AHUNTSIC: 12137 Bois-de-Boulogne, Montréal— Montréal des années 40, photographies de Conrad Poirier, du 17 juin au 1er sept — L'Artiste visionnaire, exposition thématique et didactique sur les grands courants de l'art moderne, du 20 juin au 25 août MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— L'artisanat suisse entre hier et demain, du 26 mai au 10 juin— Oeuvres récentes de Francine Simonin, du 26 mai au 10 juin MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal— « Le monde au 1 /1000e de seconde » 22 étudiants du cours de photographie du Cegep du Vieux-Montréal, du 1er au 10 juin— Dans 10 ans, l'an 2000, oeuvres dont les thèmes sont: l'artiste visionnaire, l'artiste comme penseur et idéateur et la pratique du métier d'artiste, du 20 juin au 25 août MAISON DE LA CULTURE MAISONNEUVE: 4120 est Ontario, Montréal— Gravures de Hélène Audet, du 12 mai au 10 juin MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 boul Monk, Montréal (872-2044)— • Le sud-ouest en images • photographies de Robert Hébert, du 3 mai au 10 juin— Au coeur de Poinle St-Charlee, photos, gravures de cette époque 1850/1930, du 10 mai au 10 juin— Vieillir au Québec en l'an 2000, vidéos.textes et photos, du 20 juin au 25 août— Quand les rides du corps nous parlent du coeur, photographies de Robert Laliberté, du 20 juin au 25 août— Dans dix ans.l'an 2000, art contemporain, du 20 juin au 25 août— L'amitié n'a pas d'âge.|eux Interactifs.du 20 juin au 25 août MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga.Montréal— Oeuvres de Jacky Latargue, du 4 mai au 10 |uin— Paola Agosti, 10 ans de féminisme Malien, photo-reportage, du 4 mai au 10 juin— Dans 10 ans Tan 2000, art contemporain, jeunes artistes québécois, du 21 juin au 25 août— Humanisme et Société, installation verbo-iconique, du 21 juin au 25 août MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel.Montréal- Chan Ky-Yut.peintre, du 17 mai au 10 juin— Aflichons-nous.affiches d éniants, du 17 mai au 10 |uin— Le satellite S F en mission vers Tan 2000, du 20 au 30 juin MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6706 De Lorimier.Montréal— Dans dix ans.Tan 2000, sculptures, peintures, estampes et arts textiles.du 20 juin au 25 août— L'artiste visionnaire, exposition didactique et humoristique servant d’introduction à l'art contemporain, du 20 juin au 25 août— Propos d'art contemporain, ligures d'accumulation, exposition itinérante organisée par le Musée d'art contemporain, du 6 juin au 10 août Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN: Cité du Havre, Montréal (873-2878)— L'art d'installation mise en scène de la collection permanente, du 29 avril au 22 juillet— ouvert du mar au dim de 10h à 18h.MUSÉE D'ART DE JOLIETTE: 145 Willrid-Cor-beil, Joliette (756-0311)— Oeuvres de Gabriel Rou-thier et de Ginette Déziel, du 6 mai au 10 juin, mer au dim de 12h à 17h MUSÉE D'ART ST-LAURENT: 615 boul Sle-Croix, St-Laurent (747-7367)— » Arts anciens et traditions artisanales du Québec • exposition permanente— • Harmonie ¦ regards sur l'art décoratil amérindien à travers les pièces choisies de la collection du Musée, du 4 avril au 17 juin MUSÉE BAS SAINT-LAURENT: 300 St-Pierre Rivière-du-Loup (419862-7547)— • Contenant Corn tenu • à partir de nos collections, un regard sur l'évolution des contenants, exposition permanente— Photographies de Marie-Alice Dumont, jusqu'au 16 sept — du mar au dim MUSÉE BEAULNE: 96 Union.Coalicook (819-849 6560)— ¦ Tintin est toujours vivant.Figurines des principaux personnages de Tintin, bandes dessinées, vidéos du 19 mars au 8 oct.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: 380 promenade Sussex, Ottawa (613-990-1985)— Salles des Estampes.Dessins et Photographies: De Fontainebleau au Louvre, dessins français du 17e siècle, du 4 mai au 17 juin, tous les jours MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Collection permanente du musée— Salvador Dali, rétrospective de ses oeuvres entre 1924 et 1983, provenant de collections publiques et privées européennes, du 27 avril au 29 juin— Tableaux de Gerhard Richter, du 11 mai au 24 juin— Souvenirs d'Italie: peintres hollandais de l'Age d'Or, du 8 juin au 22 juillet, mar au dim.de 10h à 17h.(MUSÉE)CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 rue Baile, Montréal (9397000)— Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins el estampes de Maîtres, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi que des tonds d'archives importants.mer et ven de 1 ih à 18h , jeu.11 h.à 20h.sam et dim de 11 h.à 17h — Portes ouvertes du 3 au 9 juin, dans le cadre de la semaine nationale de l'architecture, rens 939 7026 (MUSÊE)CENTRE COMMÉMORATIF DE L'HOLOCAUSTE: 5151 chemin Côte-Ste-Cathe-rme, Montréal (735-2386)— • Enfants de l'holocauste • et salle commémorative, du dim.au jeu.de lOh.à 16h .visites guidées les dim.à 10h,30.Réserv.requises pour visites à d'autres heures Entrée libre—  compter du 1er juillet lun.au ven de 10h.à 16h .visites commentées les lun.et jeu.à 10h.30et 13h 30.juillet et août MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie.Québec (418-643-2158)— < Objets de civilisation » exposition permanente — • La barque à voile » exposition permanente — • Mémoires » exposition permanente MUSÉE DU COMTÉ DE BROME: 130 Lakeside, Knowlton— Oeuvres de Mary S Martin, du 23 juin au 1er juillet, de lOh à 17h MUSÉE MARC-AURÊLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (845-6108)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence— Hommage à René Richard.peintre québécois, 70 oeuvres en montre, du 11 mai au 9 sept, mar au dim de 11h.à 17h.MUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PRÊFONTAINE: 520, ch de la Côte-Sté-Catherme.Outremont (277-9864)— Exposition • La béte et le froid », jusqu'au 29 juin, du mer.au ven.de 9h à 16h„ dim.de 10h.à 17h.MUSÉE DE LACHINE: IfOchemin LaSalle.Lachine (634-3471 poste 346)— Maison Le Ber Le-Moyne Les Collections du Musée, Mises en situation, jusqu'au 6 janv.91— Pavillon Benoît-Verdickt: Le Musée de Charles et Vincent, du 21 avril au 19 août— Sculptures et dessins de Pierre Desrosiers, du 12 mai au 24 juin— Oeuvres récentes de Marie-Hélène Robert, du 12 mai au 24 juin— Dépendance: Installation et sculptures récentes de Jean Brillant, du 26 mai au 8 juillet MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale.Suite à la page C-10 f \ C-10 ¦ Le Devoir, samedi 9 juin 1990 EXPOSITIONS Suite de la page C-9 Les Eboulements, Qué.(418-635-2243)— Plus de 250 livres et 100 pholos sont exposés et interprétés MUSÉE MAISON SAINT-GABRIEL: 2146 Place Dublin, Montréal (935-8136)— Exposition permanente— également exposition « Du mouton au métier .de mai à nov., visites guidées du mar au sam.13h.30 et 15h, dim.13h 30, 14h 30 et 15h 30 MUSÉE DU QUÉBEC: 1, av Wolfe-Montcalm.Parc des Champs-de-Bataille, Québec (418-643-2150)— Galerie 1— « Lumière sur l'agrandissement du Musée », du 7 déc au 31 août— Acquisitions 1990 de la Collection Prêt d'oeuvres d'art, du 26 avril au 25 juin— mar.au dim — « Orienter le regard > de Linda Covit, du 26 mai au 24 juin, du mar.au dim.de tOh à t7h.45, mer.de tOh a 21 h 45 (à compter du 15 juin, tous les jours de t Oh à 20h 45) —Galerie du Musée 24 boul.Champlain.Québec: Oeuvres de Rose-Marie Goulet, du 31 mai au 15 juillet, mer.au dim MUSÉE DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC:9rue de l'Université, Québec (692-2843)— Nouvelle présentation des oeuvres européennes de la collection permanente— Les arpenteurs du ciel, exposition sur l'astronomie, du 15 mai au 30 juin— .Huit Musées en Un > objets au service du savoir, du 25 mai au 3 sept — « Coup double • (peinture, gravure, orfèvrerie.sculpture et numismatique) du 16 mars au 8 oct — Charles Huot, Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté, Ozias Leduc et Henry Ivan Neilson.oeuvres du début du siècle, du 7 lév.au 28 oct.— Peinture des écoles du Nord Hollande et Flandres, du 1er juin au 2 déc — Don Quichotte, du 15 juin au 16 déc.MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde et chemin Remembrance, Montréal (843-6942)— « Histoire d'os • présentation de l'Ostéothèque de Montréal— Également collection de mammifères, d'oiseaux.d'insectes, d'armes, d'appelants etc.THEATRE ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente trois essais insolites: La Voix d’Orphée, chemins de Rome et Nous courons tous le loup garou, de et par Vincent Gra-ton, Luc Proulx et Geneviève Rioux.du 18 au 21 juin PLAYER’S THEATRE: 3480 McTavish.Montréal (398-6813)— .Funhouse » de Eric Bogosian, du 12 au 23 juin à 20h RESTAURANT-THÉÂTRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— Le Théâtre La Rallonge présente « PenthéZilée, reine des Amazones » de Pierre Voyer, m en s.Daniel Simard, du 7 juin au 21 juillet SOUPER-THÉÂTRE LES JUMEAUX: 141 St- Charles, Ste-Thérèse (437-8860)— Le Théâtre Les Jumeaux présente > Ciel de lit > de Jan de Hartog, m.en s.André Gosselin, du 6 avril au 23 juin, les ven et sam.à 21 h STUDIO-THÉÂTRE DA SILVA: Ste-Sophie (Mtl 279-7494) (Ste-Sophie 431-2373>- Le Moulin à Musique présente • Les boites ne sont pas toutes carrées > conception Marie-Hélène Da Silva, théâtre d'été pour toute la famille, du 19 juillet au 5 août, jeu ven.sam.19h., dim.14h.CABARET THÉÂTRE LES FEMMES COLLIN INC.: 248 Rang des Continuations, St-Esprit de Montcalm (514-839-6105) ou (514-589-4552)— • Comme ça.tu te sépares! » de Bertrand B.Leblanc, m en s.Yvon Leroux, du 16 juin au 1er sept, du mer au sam à 20h 30.THÉÂTRE DES CASCADES: 2 chemin du Canal.Pointe des Cascades (514-455-9341)— .Cache-Cash t comédie de Donald Churchill et Peter Yel-dham, traduction et adaptation Olivier Reichenbach, m en s Sophie Clément, du 1er juin au 2 sept., mar au ven 20h 30, sam 19h.et 22h.THÉÂTRE LE CHANTECLER: Autoroute des Laurentides, sortie 67, Ste-Adèle (514-229-3591)— • Quelle famille • de Francis Jotfo, m en s.Louis Lalande.du 19 juin au 26août elles 1-2sept.mar.au dim à 20h 30, matinées les sam à 17h„ juillet, août et sept THÉÂTRE DE LA CHÊVRERIE: St-Fortunat.Cté Richmond (819-344-2402)— < Tequila ¦ de Nick Hall Iraduite et adaptée par Claude Maher, m.en s Serge Caron, du 26 juin au 25 août.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR: autoroute 20.sortie 147, Upton (514-549-5828)- « Dragon sur table > texte et m.en s.Richard Blackburn, du 22 juin au 25 août.mar.au dim.21 h.(août à 20h 30) THÉÂTRE MANOIR DU LAC DELAGE: Québec.direction nord, route 73, (418-848-1818)(514-285-8725)— * Des moutons noirs pure laine • de Neil Simon, traduction de Olivier Reichenbach, m.en s Sophie Clément, du 19 juin au 2 sept., mar.au ven.20h.30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE MOLSON: 10 chemin des Patriotes, St-Charles-sur-Richelieu, autoroute 20 est, sortie 113 (584-2293)— « Avion en folie » de Larry-Michel De-mers, du 29 mai au ter sept., du mar.au sam.à 21h.THÉÂTRE PALACE DE GRANBY: 135 Principale, Granby (514-375-2262)— .Tel père tel fils », m en s.de Gaétan Labrèche, dès le 20 juin, du mer au sam.â 206.30.THÉÂTRE DE POINTE-AU-CHÊNE: Route 148, entre Lachute et Montebello (819-242-5923)— « Mais n'te promène donc pas toute nue » de Georges Feydeau, m.en s.Philippe Grenier, les productions de La Belle Époque, du 8 juin au 1er sept., mer., jeu., ven 21h , sam.196.30 et 22h.30 et dim.20h THÉÂTRE LA RELÈVE A MICHAUD: St-Ma-thieu-de-Beloeil, transcanadienne, sortie 105 (514-464-0089)— « Gars » de Jean Barbeau, m.en s de Claude Maher, du 5 juin au 1er sept., du mar.au ven.à 21h„ sam à 19h et 22h.30.THÉÂTRE DE LA SUCRERIE: Casselman, Ont , transcanadienne direction Ottawa, sortie 66 (613-764-5580)— « Chapeau » de Bernard Slade, traduction de Luis de Cespédes, m.en s.de Jean-Bernard Hébert, du 3 juil au 1er sept., du mar.au sam.à 206.30 THÉÂTRE DU VIEUX ROCHER: Grand-Mère (819-538-1113)— « Un mensonge attend pas l'autre » du réalisateur Robert Lavoie, du 20 juin au 25 août THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE: 867 Chemin St-Pierre, Terrebonne, route 25, Sortie 17E (514-347-3845) (514-492-4777 après le 15 juin)- .A vos souhaits ».comédie de Pierre Chesnot, m.en s.de France Arbour, du 20 juin au 18 août, du mer au sam â 20h 30 VARIETES ESPACE FRANÇAIS: 429 est ave Viger, Montréal (845-0000)— L'accordéoniste Jacques Dumont et son orchestre, tous les samedis â 21 h.FORT LENNOX: St-Paul-ile-Aux-Noix (291-5700)— Le Régiment loyaliste Les King's Rangers, vous fera revivre une page de l'histoire locale par le biais d'un campement militaire, les 9-10 juin— Le Fort est ouvert tous les jours jusqu'au 3 sept.les lins de semaine jusqu'au 16 sept.HÔTEL LE QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, du lun.au ven.17h.à Oth.IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port de Montréal-Exposition internationale sur les applications des nouvelles technologies dans le domaine des arts visuels et des communications, tous les jours de 10h.à 23h , jusqu'au 23 sept.LA CAGE AUX SPORTS: 1800 chemin Côte Vertu, Sl-Laurent (745-4322)— Atelier d'art pour les enfants, jeu ven de 18h.à 21 h , sam.de 17h.30 à 20h.30.dim de 17h à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans-Canada.Pointe-Claire (694-4915) et 5830 Boul.Taschereau, Brassard (676-4404)— Ateliers d'art, gratuit pour les enfants jeu.ven.sam.dim.17h.à 20h.LA CAGE AUX SPORTS: 5380 boul Taschereau, Brossard (676-4404)— Ateliers d'art gratuits pour les enfants, jeu ven.sam dim.17h 30 à 20h.30 LA CAGE AUX SPORTS: Carrefour Angrignon, 7077 Newman, LaSalle (363-1403)— Atelier d'art gratuit pour les enfants, du jeu.au dim.de 17h.30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: Hôtel Relax.2900 boul.Le Carrefour, Laval (688-8244)— Atelier d'art gratuit pour les enfants, jeu.au dim.de 17h.30 à 206.30 MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal— Théâtre-Enfants: Soupe de lettres, production du théâtre Els Aquili-nos, le 9 juin à 15h.et 19h., le 10 juin à 15h.— Un autre monde, le 9 juin à 13h., le 10 juin à 11h.MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 bout.Monk, Montréal— Cinéma: Festival international du film d'architecture et d’urbanisme de Montréal, les 9-10 juin â 14h.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-Théâtre: Ixok, Teatro Vivo/Guatémala, le 9 juin à 15h et 19h , le 10 juin à 13h.et 16h MAISON-THÉÂTRE: 255 est Ontario.Montréal (288-7211)— Rouge Tandem, le 9 juin à 19h., le 10 juin à 13h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke.Montréal (285-1600)— Journée des Amis, Souvenirs d'Italie, le 9 juin de 10h, à 17h — Ateliers-démonstrations: l'aquarelle, salle Ar-thur-Lismer, le 9 juin 10h,30 et 13h.30— Visites commentées Souvenirs d'Italie, le 10 juin à 13h.30— Dimanche-Esso au Musée: salle Arthur-Lismer, le 10 juin de 13h.à 16h — Vidéos présentés dans le cadre de l'exposition Salvador Dali: à 13h 30.Mille et une visions de Salvador Dali— à 14h 30: Chien andalou— à 15h : Salvador Dali: Soft Self-portrait with Bacon, auditorium Maxwell-Cummings— Rencontre avec le conservateur, Linda L.Grail, salles d'exposition temporaires à 14h.30 PLANÉTARIUM DOW: 1000 St-Jacques ouest, Montréal (872-4530)— • Danger: planète en péril • du 5 mai au 2 sept., français: lun.206.30, mar.mer.13h.30, 20h 30, jeu ven.13h.30 et 20h 30, sam.14h 15.16h 30 et 20h 30.dim.13h„ 15h 30.16h.30, 20h.30.anglais: lun.196.30, mar au ven.126.30.19h.30.sam.13h , 15h 30.196.30, dim.146.15, 196 30 STADE OLYMPIQUE: Montréal (252-8687)-L'observatoire de la tour du Stade, accessible par funiculaire, tous les jours de la semaine, lun.12h.à 16h , mar au dim.de 10h.à 18h THÉÂTRE LA LICORNE: 4559 Papineau.Montréal— « Chevale » spectacle de D.Kimm, les 10-11 juin à 206.30 VIEUX-PORT DE MONTRÉAL: rue de la Commune (522-1245)— Le Cirque du Soleil en prolongation jusqu'au 17 juin, mar.au jeu.20h., ven 18h et 21h 30.sam 16h 30 et 206.30, dim 13h et 16H 30 — Hangar No 9 Théâtre Anima présente » Pourquoi les rues sont-elles si sombres?• m.en s.Jordan Déficher.du 5 juin au 1er juillet à 21 h.MUSIGLUE Classique BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale.Montréal (866-1661)— Tous les dimanches â 11h, le choeur polyphonique de Montréal BASILIQUE NOTRE-DAME: 110 Notre-Dame O , Montréal (849-1070)— Tous les dimanches à 11h., grand-messe (grégorien et polyphonie) à l'orgue Pierre Grand'Maison CHAPELLE HISTORIQUE OU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— Concert Voix de paix, le 9 juin à 20h — Radio-Concert, Gail DesMarais.soprano.Barry Crago, guitariste, oeuvres de Britten.Castelnuovo-Tedesco.Giuliani, Handel, Moreno Torroba, Matyas Seiber et Phyllis Tate, le 10 juin à 14h ÉGLISE ERSKINE AND AMERICAN: rue Sherbrooke, coin Crescent (287-9380)— Les Idées Heureuses présente • L’Ordinaire ¦ sam.9 juin à 20h.ÉGLISE ST-FRANÇOIS-SOLANO: 3730 Dan-durand, Montréal— Concert du Choeur d'enfants de Montréal, dir.Florian Bernard, répertoire varié, le 9 juin à 20h.ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: Angle Henri-Julien et Rachel, Montréal— L'organiste Jacques Boucher jouera des oeuvres de Daveluy, Buxtehude et Bach sam le 9 juin â la messe de 17h., dim.10 juin, aux messes de tOh et 11 h.— Le 10 juin â 10h., participation du Choeur Grégorien de St-Jean-Baptiste, dir Dom André Saint-Cyr ÉGLISE ST-JOSEPH: 166 rue Dante, Montréal (270-1324)— Tous les dimanches, messe catholique traditionnelle à 8h.30, messe catholique traditionnelle chantée (grégorien, polyphonie et orgue) à 10h.ÉGLISE ST-JUDE: angle St-Denis et Duluth (527-4630)— Concert conjoint, sam.9 juin â 20h.ÉGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques.Montréal (937-3812)— Tous les dimanches â 86 45, grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien).ÉGLISE ST-RAPHAEL DE L'iLE BIZARD: 495 Cherrier, Ile Bizard— Concert du Choeur Bizaillon, le 10 juin à 19h.30 ÉGLISE ST-VINCENT-DE-PAUL: 5443 est boul Lévesque, Laval (663-6377)— Concert par les Petits Chanteurs de Laval, dir.Grégory Chartes, oeuvres sacrées.Négro Spirituals et chants profanes, le 9 juin à 20h.ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Reine-Marie.Montréal (733-8211 )— Le dim Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir.Gilbert Patenaude, à la messe de 11h.— Le dim.10 juin, la messe Cantabo Domino de Thomas Ludovico Da Viadana et le motet Christe Dei Soboles de Roland de Lassus— A 15h.30, Raymond Daveluy à l'orgue SALLE POLLACK: Université McGill, 555 Sherbrooke ouest, Montréal (398-4547)— Guylaine Flamand, piano, récital de graduation, oeuvres de Beethoven, Ravel, Hétu et Moussorgski, sam.9 juin à 20h Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 St-Paul O.Vieux-Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim de 22h.15 â 02h 30— Dean Brown et Primo, jazz fusion, du 7 au 10 juin — BAR 2080: 2080 rue Clark, Montréal (285-0007)— Michael Gauthier et ses invités, le 9 juin à 22h.— Yannick Rieu.sax, le 10 juin à 22h BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Soul What, les 9-10 juin à 22h BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer, Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h , mar.20h à 01 h., mer au ven.18h à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer au ven.â compter de 22h„ le sam.â compter de 21 h.30, invité les 8-9 juin, Nelson Symons, guitare— Billy Georgette en solo, lun.de 17h.à 19h , mar.de 17h 30 â t9h.30— Trio Billy Georgette, sam.de 186.à 216 30— Le trio de Bernard Primeau, le dim.de 19b â 24h .invité le 10 juin, Glenn Bradley, sax ténor LE BIJOU: Hotel Relax.2900 boul Le Carrefour, Laval (688-8244)— Michelle Sweeney, chanteuse de rhythm'n blues, du 29 mai au 30 juin, mar, mer de 20h .à 01 h .jeu.ven.de 21 h.à02h., sam.de22h.â 03h.LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 310 rue Le- moyne.Vieux-Montréal (288-5508)— Le groupe El Kady, du mer.au sam.BISTRO DU MILE END: 5322 St-Laurent.Montréal (278-1642)— Tempus Furgit Quartet, le 9 juin — Art Roberts Quintet, te 10 juin CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)— Tous les dimanches, En Français Seulement, rock québécois et français, à 20h.3&, CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario.Montréal- New Jazz et Variations avec le groupe Quatuor Anonyme, le 9 juin â 21 h 30 LE CLUB DATE: 1218 est Ste-Catherme, Montréal (526-5844)— La chanteuse Claudia Katry, du mer.au sam.à22h.dim à 16h.30— La chanteuse Caroline Harvey, les dim.â 22h LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine, Montréal (845-5484)— Les groupes Dead Milkmen et The Wammee, le 9 juin à 21 h.— Lé groupe Pure, le 10 juin à 21h LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis.Montréal (849-6955)— Bob Harrisson Blues Band, le 9 juin HOTEL LA CITADELLE: 410 Sherbrooke O , Montréal— John Gilbert en spectacle, mar au sam.à compter de 20h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins.Montréal (285-1450)— Bar Le Foyer: Tibor Ceasar.pianiste, lun 17h.à 20h., mar.au ven.de 17h.â 01 h., sam.de 20h.à 01h.LA CROISETTE: 1201 Dorchester, Montréal (878-2000)— Mike Mirizio au piano, du dim.au ven.de 17h.à 20h L'ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent, Montréal (866-7454)— Restaurant français dancing romantique, musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans, du mar.au dim.de 19h à 02h.LE BOULEVARD: 1201 Dorchester, Montréal (878-2000)— Tous le samedis soirs de 19h.à 24h„ danse au son du groupe Ruflino Tino.LE K.BARRÉ: 812 est Rachel.Montréal (526-9054)— Jazz du mer au sam.à 226.30 LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester O .Montréal (878-2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun.au sam.de 19h.à 23h, Christiane Gendron, harpiste, les ven.et sam L’IMPROMPTU: 1201 Dorchester O., Montréal (878-2000)— Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey, contrebassiste, du mar.au jeu.de 20h à 01 h , les ven.et sam.de 21h.à 02h MONTREAL AEROPORT HILTON: 12,505 Côte de Liesse, Montréal (631-2411)— La Barrique: Pie-reth Vermeil, chanteuse, danse et spectacle du mar.au sam de 20h.30 à 2h — Le Carrefour piano-bar: Manon Robert au piano, tous les jours de 11h.3Q â minuit TELEVISION SAMEDI 0 CBFT 12.00 La semaine parlementaire à Ottawa 12.30 La semaine à l'Assemblée nationale 13.00 Ciné-Famille • Une ieune fille et le Grand • 15.00 Autosport Molson 15.30 Prélude au Grand Prix Mol son du Canada 17.00 Expédition 17.30 La mer à voir 18.00 Le téléioumal • Q C B M T 12.00 Star Trek 13.00 Canadian Gardener 13.30 Fish'N Canada 14.00 Driver's Seat 14.30 Checkered Flag 15.00 CBC Sportsweekend 18.00 CBC News Saturday Re port CE C FT M 12.00 Ciné week-end « Les Robinson dans les Rocheuses • amér.75 avec Robed F Logan, Su san Damante Shaw et Hol lye Holmes 14.00 Ciné wee-end • Deux garçons et une fille • amér 84 avec Ste phen Collins, Deborah Ral fin et Joel Higgins 16.00 16.30 17.00 17.30 18.00 L’Aventure Double défi Vidéo-star Batman Ici Montréal CB C F C F 12.00 Maple Leaf Wrestling 13.00 Saturday Cinema • Crossraods .avec Ralph Macchio.Joe Seneca et Jamie Gertz 15.00 Canada in view 15.30 T 4 T 16.00 Wide World of Spods 18.00 Pulse CD T V 5 13.00 Cade Vede: fragments d'un bout du monde 13.30 Hotel 14.00 Inédits 15.00 Mon oeil 16.00 Télétourisme 16.30 Les animaux du monde 17.00 Continents francophones 17.35 Papier glacé 18.00 Paroles ontariennes CD RADIO-QUÉBEC 13.30 Pause musicale 14.00 Communication dans les organisations 15.00 Formation continue en sciences de la santé 16.00 Economie au travail 17.00 La planète vivante 18.00 Passe-Padout S3 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les Pierraleu en culottes coudes 12.30 Le petit journal 13.00 Baseball 90 13.30 Cinéma Quatre Saisons .Le ciel peut attendre • amér.78 avec Warren Beatty, Julie Christie et Ja mes Mason 15.30 Exploits 16.00 Le déli Guinness 16.30 Action Réaction 17.00 Coup de soleil 17.30 Le grand journal 18.00 La roue chanceuse DIMANCHE O C B F T 12.00 La semaine verte 12.30 Grand Prix Molson du Ca nada 15.00 Nous près, nous loin 16.00 Les jardins d'aujourd'hui 16.30 Propos et confidences 17.00 Second regard 18.00 Le Téléjournal O C B M T 11.30 Meeting Place 12.30 CBC Sportsweekend 15.00 Family Pictures 15.30 Hymn Sing 16.00 The Fads of Life 17.00 Ratfi in Concert with the Rise & Shine Band 18.00 The Magical World of Dis ney CE C FT M 12.00 Bon dimanche 14.00 Pour l'amour du risque 15.00 Les |oyeux naulragés 15.30 L'esprit d'aventure 16.30 Double défi 17.00 Vidéo Star 17.30 Batman 18.00 Ici Montréal CB CFC F 11.00 Teledominica 13.00 Question Period 13.30 Expos Baseball St-Louis Cardinals vs Mon treal Expos 16.30 Atco Enterprises Cup Dou ble Slaton and the Shell Cup 18.00 Puise CB T V 5 13.00 Les héros du samedi 14.00 Faut pas réver 15.00 Apostrophes 16.30 Aventures voyages 17.00 Trente millions d'amis 17.30 L'école des fans CB RADIO-QUÉBEC 13.30 Pause musicale 14.00 La civilisation grecque 15.00 De famille en familles 16.00 Origines de l'Occident 17.00 Droit de parole 18.00 Passe-Padout ES QUATRE SAISONS ( câble 5) 12.00 Les Pierrafeu 12.30 Le petit journal 13.00 Cinéma Quatre Saisons • Timide et sans corn plexe » amér.80 avec Ben Vereen, Jeff Goldblum et Robyn Douglass 16.00 Chasse et pèche 16.30 Action réaction 17.00 La fourchette des vedettes 17.30 Le grand journal 18.00 Les carnets de Louise ?18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO | Q CBFT(R.C.) Montréal Téléjoumal P Courts métrages Samedi P.M.P Baseball / Cardinals vs Expos Nouvelles p météo/sport 22h45/Cinéma : Autant en emporte le vent —Am.39 P Avec Vivien Leigh et Clark Gable (~3) WCAX (CBS) Burlington News News P Star Search Paradise P Beauty and the Beast p Tour of Duty Q News Lifestyles of the Rich and Famous HD WPTZ (NBC) Plattsburgh News Family Ties Cheers My Two P Dads Amen p The Golden Girls p Singer &p Sons Empty P Nest FM P News Saturday Night Live O C BMT (CBC) Montréal News The Tommy Hunter Show Kate & p Allie Newhart P The Golden Girls p Singer & P Sons Kids in P the Hall Just for P Laughs The National Newswatch 23h45/Night Music CE) CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Avis de recherche : Inv.: Claire Lamarche Les lauréats Cinéma : 1001 : Odyssée de l’espace —G.-B.68 Avec Keir Dullea et Gary Lockwood Nouvelles P météo/sport Challenge WWF 1 CB CFCF (CTV) Montréal News Expos Summer '90 Star Trek : The Next P Generation Katts p and Dog The P Campbells Academy Performance : Perry Mason : The Case P of the Musical Murders News p News Cinéma 12 : ', Chase IË) TV5 (Télévisions Francophones) Paroles ontariennes .Sentiers Journal télévisé de A2 Parcours Sacrée soirée Cinéma : Le Sud —Fr.81 Avec Henri Serre et Catherine Leprince Musique classique 23h55/Journal télévisé de A2 (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-Partout 1 National Geographic Cinéma : L 'effrontée —Fr.85 Avec Charlotte Gainsburg et B.Lafont le Clap (21hl0) Cinéma : I.’amour à la page — Aust.85 Avec John Waters et Wendy Hughes (20) Musique Plus Musique vidéo " - Vox Pop Film musical : Fame ConcertPIus / Elvis Costello r (22) WVNY (ABC) Burlington ; News Q Runaway with the Rich.Star Trek : The Next P Generation Mission : impossible p Columbo P News P 23hl5 / Star Trek (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door Nordic Fauna Profiles of Nature The Science Edition Movie : The Blue Dahlia —É.-U.1945 Avec Alan Ladd et Veronica Lake Conversations (2lh45) The Grand Tour Ontario Lottery.Movie : Lucky Jordan —É.-U.42 Avec Alan Ladd et Helen Walker (25) Much Music I8IOO / The Big.Vidéoclips (19h40) Soul in the City Vidéoclips Spotlight / Guns n’ Roses The Big Ticket.(33) VERMONT ETV (PBS) The Iaiwrence Wclk Show Austin City Limits Wish Me Luck Movie : War of the Worlds -É.-U.52 Avec Gene Barry et Ann Robinson The Fantasy Film World of George Pal (35) QUATRE SAISONS Montréal lai roue chanceuse Gens de chez, nous 7e Ciel Cinéma : (iauguin le sauvage —É.-U.80 Avec David Carradine et Barrie Houghton Grand journal Sports plus week-end Bleu nuit : Équateur (57) WCFE(PBS) Austin City Limits Adirondack Outdoor Wild P America Faerie Tale Theatre / Sleeping Beauty National Geographic Doctor Who Lonesome Pine Special 1 1 1 i Le Devoir, samedi 9 juin 1990 ¦ C-1T SOUVENIRS D’ITALI Peintres hollandais de l’Âge d’or wM fk PHOTO THE MUSEUM OF MODERN ART ww , K-», ] BBrar le cahier du 1 • ameai Francis Bacon à ne pas manquer au MOMA ( lacs IIERC HEM.Maure offrant un perroquet à une tlame (detail), Wadsworth Atlicncuin, Hartford (Connecticut) Musée des beaux-arts de Montréal 8 JUIN - 22 JUILLET 1990 Dr MARDI AI DIMANCHE DE 10 II À 17 II VISITES COMMENTÉES les dimanches à 13 h 30 et les mercredis à I I li 30 Plusieurs activités éducatives et culturelles reliées à l'exposition Renseignez-vous! (514) 285-2000 1379, rue Sherbrooke ouest (métro Guy-Coneordia) O CKACTAM Maurice Tourigny Study for Portrait (Michel Lelrls), de Francis Bacon (1978).cube : son Man in a Blue Box (1948) a fait dire à certains que Bacon avait prophétisé le procès de Adolf Eich-mann, le nazi dans la cage de verre.Bacon place souvent ses figures sur des espèces de pistes circulaires comme au cirque ou rectangulaires comme à la boxe, et plusieurs laissent leur peau dans ces arènes.Bacon peint ses amis.À partir de photographies de ses proches, il crée des visages décomposés, comme le beau portrait de Michel Leiris (1978), perplexe, interrogateur, mais aussi abîmé.Bacon a eu 80 ans en octobre dernier.Sa santé est fragile mais on dit qu’il peint encore.On espérait qu’il vienne à New York pour l’ouverture de la rétrospective, la première ici depuis celle de 1963 au Guggenheim, mais le peintre a préféré rester à la maison, à Londres.Dommage.Il aurait sans doute apprécié l’installation exemplaire du MOMA qui permet au spectateur de voir les oeuvres par groupes et de regarder les triptyques à distance.L’éclairage des galeries est impeccable, réussite considérable puisque tous les tableaux sont placés sous verre par l’artiste, question d’unifier la touche et la couleur.Les murs blancs font valoir les toiles sans déranger l’attention du visiteur.Il y aurait tant à dire sur cet Irlan- NEW YORK — Les tableaux de Francis Bacon éveillent de terribles résonnances à New York en 1990.Les thèmes du peintre britannique rejoignent le spectacle de la métropole en décrépitude, évoquent le sort des malheureux dans un empire qui s’écroule.Bacon contredirait peut-être cette vision de son oeuvre, n’empêche que la souffrance dont il investit ses toiles est comparable au triste paysage du quotidien new-yorkais.Douleur, affliction, maladie et mort.Après le llirshhorn Museum de Washington et le Los Angeles County Museum of Art, le Musée d’art moderne de New York (MOMA) accueille une rétrospective comprenant 59 peintures de Bacon et illustrant sa production de 1945 à 1988.L’exposition organisée par le directeur du llirshhorn, James T.De-metrion, garde l’affiche du MOMA jusqu’au 28 août.Il s’agit sans contredit de la plus puissante exposition de l’été qui devrait figurer en tête de liste de tout amateur d’art.Par où commencer ?Par l’affirmation de bien des critiques et historiens de l’art que Bacon est génial, que son individualité dans la seconde moitié de notre siècle défie écoles et mouvements ?Ça, c’est la quasi évidence.Alors, plutôt commencer par la première toile de la rétrospective : Second Version of Triptych 1944 (1988).En 1944, l’artiste peint trois tableaux reliés qu’il intitule Three Studies for Figures at the Base of Crucifixion.Presque 50 ans plus tard, il reprend les mêmes formes et signe un chef-d’oeuvre qu’il garde dans sa propre collection.Trois formes partiellement humaines, tordues, la gueule ouverte sur un fond rouge sang.Assourdi par le silence de ces cris, étranglé par les contorsions de ces hommes anima-lisés, j’ai vu les alités du sida, les anéantis du trottoir, ceux qui meurent incapables de se faire entendre, ceux à qui on refuse l’élémentaire dignité.Bacon projette sur la toile cette chair écorchée, à la veille d’abandonner la partie, presque vidée de son sang qui inonde l’espace.La douleur que Bacon transmet élimine le temps, les lieux, les circonstances; j’allais dire qu’elle est pure tant le peintre parvient à en rendre l’intensité.Après ce tableau récent, la rétrospective procède de façon chronologi- PHOTO THE MUSEUM OF MODERN ART Portrait of Isabel Rawsthorne Standing in a Street In Soho, de Francis Bacon (1967).dais do Dublin, Londonien par ailo|>r tion après avoir vécu en AllemugnéS à Paris et à Monte Carlo; sur sa vision de l’art en général et do la peinture, do la photo, du cinéma, etc., qui l’ont influencé.Bacon se déclare réaliste.Il est venu à la pointure par l'abstraction puis est passé à la figuration par lai suite.Il a détruit l’essentiel do sa première production et voue que, s’il pouvait retracer certaines huiles chez des collectionneurs, il les détruirait aujourd’hui.Trop tard, l’art de Bacon avec nous, et heureusement, ci d’autre a su donner une voi massacrés de l’existence.rnu I U I ne iviuocunn ur rnuu/cnn r»n i Double Portrait of Lucian Freud and Frank Auerbach, de Francis Bacon (1964).2159, rue Mackay, Montréal 844-4434 que et laisse voir le trajet de l’artiste, l’affinement de son expression dans le dépouillement formel.Avec les années, Bacon étend la peinture en couches de plus en plus minces; s’il continue d’utiliser le chiffon et le pinceau, il joue moins des textures.Les surfaces paraissent plus lisses, les compositions se simplifient.Mais, toujours les mêmes sensations.Bacon peint des animaux : des chiens sur le trottoir, des singes dans la savane.Leur isolement se compare à celui des hommes et des femmes solitaires.D’ailleurs, deux oeuvres côte à côte disent bien les similitudes : Study of Figure in a Landscape (1952) et Study of a Baboon (1953) présentent deux figures assises dans les hautes herbes.Seules leurs cages diffèrent : l’une de broche; l’autre de poteaux et de fils télégraphiques.Les triptyques de Bacon dominent l’exposition qui en contient huit de grand format et quelques-uns de petite taille.La justesse de l’émotion y est unique et plusieurs d’entre eux ont pour couleur première le rouge.Toujours le sang; la chair, ce qui l’anime ou la tue; le besoin, l’urgence du besoin et du désir.Les étreintes de Bacon ressemblent à des combats, les corps s’emmêlent, fondus de bras, de jambes, de culs et de têtes.Mais, au détour de la lutte amoureuse, la mort.Bacon peint les immolés d’avoir voulu trop vivre.Et la couleur ! Bacon marche sur la corde raide.Dans Double Portrait of Lucian Freud and Frank Auerbach (1964), il risque trois tons de vert cru, un jaune malade et un vermillon légèrement cendré.Il remporte le parti.Les unions de couleurs les plus indigestes servent son propos.Des procédés techniques récurrents deviennent un temps une signature de Bacon.Il enferme ses personnages dans la structure d’un CLAIRE MEUNIER peintures récentes jusqu’au 21 juin 1990 GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke ouest 845-7833 — 845-7471 lundi, au vendredi lOh.à 17h30, fermé samedi, et dimanche._ cip,oî\ CENTRE D'EXPOSITION ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN «POUR L’AMOUR DE GAIA» Quarante artistes.la déesse Terre Masanobu Atsuchi, Paul Béliveau, Pierre Bellemare, Denise Bouchard Pierre Bourgeault-Legros, Graham Cantieni, Lucienne Cornet Dorothy Deschamps, Violette Dionne, David Dorrance, Bernard Gamoy Monique Giard, Jacques Garnier, Jocelyn Gasse, Peter Krausz' Marie-Christine Landry, Francine Larivée, Renée Lavail-lante Réal Lauzon, Yves Louis-Seize, Yvan Messac, Louise Mercure' Jacques Lavigne, Serge Lemoyne, Janet Logan, Louise Paillé Mireille Perron, Gilbert Poissant, Francine Potvin, Claude Prairie Ginette Prince, Daniel Pontoreau, Eva Stubbs, Alain-Marie Tremblay, Michèle Tremblay-Gillon, Suzanne Tremblay, Manon-Brigitte Thibault, Dominique Valade, Sarla Voyer, Dyana Werden.Jusqu'au 4 août 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444 Tél.: (514) 393-8248 Vernissage aujourd’hui IMAGES BOREALES 1434, rue Sherbrooke Ouest 844-4080 IA GALERIE DM LAVALIN 00- MAISON prolongation™ JUSQU'AU™ 1?JUINÜ 5290, che Entrée libre du mardi au jeudi de 13 h a 21 h et di Galerie d'art Lavalm Du 27 avril au 2 juin 1990 LA RELÈVE (18-35) SÜZEL BACK, JABER LUTFI, NORMAND PARADIS jusqu’au 26 juin GALERIE FRÉDÉRIC PALARDY 307 rue Ste-Catherine Ouest Suite 515 Montréal (514) 844-4464 Mar.au ven.de 11h à 18h sam.de 11h à 17h OUVERTURE INTERNATIONALE DES GRAVURES 1000 RE BAKER LAKE GALERIE DANIEL SCULPTURE’90 27 sculpteurs du Québec jusqu’au 23 juin / i Le Devoir, samedi 9 juin 1990 Lh)?lümvAa ' le cahier du t • ameai y Un mouvement délaissé ressuscité par le MBA Les peintres hollandais italianisants du siècle d’or Souvenirs d’Italie, peintres hollandais de l’âge d’or.Au Musée des beaux-arts de Montréal, jusqu'au 22 juillet.Claire Gravel COMMENT rendre compte de cette somme qu’est Souvenirs d'Italie, peintres hollandais de l’âge d’orqui couvre avec ses 8(T peintures de plus de 30 artistes un siècle entier, le 17e ?Depuis 25 ans il n’y avait pas eu en Amérique d’exposition sur ce sujet, relégué dans l'ombre lors de la montée de l’impressionnisme.Les conservateurs, Linda L.Graif et Fre-derik J.Duparc, ont choisi, de préférence aux artistes plus connus comme les Ruysdaels, de Koninck et Hobbema, les peintres de paysages italianisants aujourd’hui oubliés qui ont, à leur époque, jouit d’une faveur .considérable chez les collection- neurs.Il y a quatre siècles, il n’existait * pas aux Pays-Bas de véritable classe aristocratique, mais de riches bourgeois qüi commandaient force paysages, scènes religieuses, mythologiques et natures mortes.Tout ce qui se rapportait à Rome était grandement apprécié, ce qui explique le succès extraordinaire des premiers peintres attiré?; par l’Italie et les trois générations de peintres italianisants qui se sont succédé.Les peintres hollandais avaient déjà une solide tradition dans l’art du paysage.Descendant dans le sud, au risque de leur vie, les routes n’étant pas sûres, nos italianisants semblent y tourner le dos, puisqu’ils vont s’inspirer des paysages, des monuments et des architectures romains, qui servent de fond aux sujets peints dans un premier temps dans la plus exacte tradition hollandaise, très réaliste (Poelenburgh, Lingelbach, .Breenberg, Bril).L’accrochage rend bien compte de l’évolution des italianismes.Les paysages deviennent des constructions imaginaires, peuplés d’horizons de montagnes bleutées, de ruines, d’arbres aux feuillages qui s’éclaircis-synt, de cours d’eau argentés qui s’apparentent aux oeuvres de Claude Lorrain que certains Hollandais précèdent et d’autres, suivent.Les personnages perdent leur singularité réaliste pour adopter une stylisation qui emprunte aux manié-ristes.Les sols se réchauffent, la lumière froide du nord fait place aux ¦ça*?! | ! PHOTO MUSÉE DES BEAUX-ARTS Paysage avec Mercure et Battus, de Jacob Pynas (1618).tonalités dorées.Surgit une Italie fantasmatique que seuls nos Hollandais pouvaient peindre.Sur les paysages d’Arcadie planent des cieux gigantesques.Il y a quelque chose de la sensibilité romantique en germe chez ces peintres qui constituèrent un véritable mouvement, une nostalgie particulière, perceptible dans les oeuvres d’Asselijn, de Berchem et de Pijnacker.Les bergers qui rentrent leurs troupeaux au soleil couchant, les ruines envahies par la végétation, le thème pastoral même parle du paradis perdu dans les oeuvres de Last-man, entre autres.L’exposition ouvre sur des représentations des Bentvueghels ; les peintres hollandais, voulant vivre à Rome de leur art ont dû constituer en Académie le Bent pour faire valoir leurs droits, et les gravures font état de l’atmosphère « joyeuse » qui y régnait ; les frasques incessantes des membres firent interdire le Bent par décret papal en 1720, mais alors, l’italianisme déclinait.L’inspiration italienne a nourri d’autres approches que celles du style et de la composition ; les bam-bochades par exemple, illustrent des scènes de rue typiquement italiennes : musiciens, paysans et mendiants dans une facture hollandaise aux tonalités adoucies (Van Laer).Ils représentent parfois Rome sous la neige avec des traîneaux, transformant le sud en nord dans une nostalgie que connaît tout exilé et il faut voir comment Schellinks s’inspire d’Asselijn le long de ses douves gelées.Les toiles sont toutes intéressantes et il y a quelques très belles pièces ; on connaît Le retour du fils pro- £"— 66Î FRANÇOIS VAILLANT GOURD VOUS INVITE à une Exposition de groupe .et un événement de peinture en direct DIMANCHE LE 10 JUIN 1990 13:30 hrs: débat 16:00 hrs: vernissage 17:00 hrs: peinture en direct 18:30 hrs: encan 20:00 hrs: souper et soirée dansante au Building Danse Café 77 ouest, rue Mont-Royal Débat: La Peinture en Direct et le Marché de l’Art Conférenciers : JEAN DUMONT, critique d’Art PAULETTE GAGNON, conservatrice au Musée d’Art Contemporain ANDRÉ GIROUARD, collectionneur SAMUEL LALOUZE, directeur de galerie YVES ROBILLARD, critique d’Art, professeur d’histoire de l’Art à l’U.Q.A.M.Modératrice : ISABELLE LELARGE, artiste, critique d’Art, directrice de l’Association des Galeries d’Art contemporain de Montréal Débat organisé par ROBERT DESCHENES ARTISTES PARTICIPANTS Yves Auclair Irénée Belley Louis Pierre Bougie Frank Chatel Reynald Connelly Marlène Couet Robert Daigneault Thibaud de Corta Bob Desautels Robert Deschênes Jean-Pierre Gagnon Laurent Gaston Pierrot Gaudreau Claude-Paul Gauthier Paule Lagacé Christine Lajeunesse Claude Lamarche Eric Narboni Diane O’Bomsawin Michel Pedneau Manon Pelletier Gigi Perron Alain Pilon Yolande Taillon Josette Trépanier Armand Vaillancourt Patricia Walton Au piano: Le 10: Pierre Murray MERCI À: L’école Arc-en-Ciel — Le Devoir — La Belle Gueule — Sud-Sud est Bar L’Inspecteur Épingle — Copie Ressource — Les Bobards PHOTO MUSÉE DES BEAUX-ARTS Vue de la côte méditerranéenne avec une tour, de Jan Asseiljn (vers 1650).dige de Weenix qui appartient au Musée des beaux-arts du Canada.Dix-huit tableaux proviennent du Canada dont 12 de collections privées.Paysage avec bandits conduisant des prisonniers, de Jan Both, qui accueille les visiteurs en haut du grand escalier est louable, Le repos pendant la fuite en Égypte et Loth et ses filles de Poelenburgh sont même troublants.Nymphes se baignant parmi les mes du ruines du même artiste appartenait à l’impératrice Joséphine qui le gardait à Malmaison nous apprend le catalogue extrêmement bien fait.Swanesvelt peint des eaux sombres du plus bel effet; Pynas avec son Paysage avec Mercure et Battus, avec son rocher escarpé au bas duquel prend place le marché entre le dieu et le paysan, ce mélange d’archaïsme, de réalisme et d’antique fascine.Claes Berchem, une des figures les plus fortes des italianisants, séduit par le mouvement enlevant de ses cavaliers inachevés au bas de sa Vue panoramique, la nuit d’encre de son Paysage avec pêcheurs de crabe au clair de lune et sa fantaisie orientale du Maure offrant un perroquet à une dame.Le paysage fluvial avec un bac de Weenix, scène de genre hollandaise aux accents méditerranéens est tout à fait charmante ; outre la réverbération de la lumière qui enflamme les visages, regardez dans le fond du tableau, la paysanne chasse avec son balai un homme qui se baigne nu dans la rivière : les petits événements cocasses ont survécu au grand goût antique.Taxés d’anti-nationalistes par les autres peintres hollandais comme Vermeer et Rembrandt, les italianis-tes avaient préféré à « l’authentique » la « hotte antique » comme di sait Sollers.Constable, le peintre britannique, dira un siècle plus tard qu’il faudrait les brûler tous.Car les italianisants ont été des académi- ciens : leurs meiUeures oeuvres, selon moi, n’arrivent pas à la cheville de celles de leurs contemporains, Vermeer et Rembrandt, qui eurent le courage d’innover.Quel défi pour le Musée des beaux-arts de ressusciter ce mouvement délaissé et d’avoir entrepris cette considérable étude si bien documentée dans le catalogue ! Ici le Musée accomplit sa tâche fondamentale de rassembler et faire connaître les oeuvres d’une période importante de l’histoire de l’art.Tout le mérite de ce travail inestimable revient à Mme Graif et à Frederik Duparc.Celui-ci vient d’être nommé directeur du Mauritshuis de La Haye : c’est une grande perte pour le Musée des beaux-arts de Montréal où il s’est distingué par de remarquables expositions dont ceUe du Paysage en perspective, dessins de Rembrandt et de ses contempo rains en 1988.' LE DEVOIR PRÉSENTE LE Concours do photo S£ rTOil mt Belle Gueule r f CONCOURS DE PORTFOLIO CIEL VARIABLE préMnt* son promis concours do portfolio avoc I participation do la blàro Bollo Guouls Définition Un portfolio est un ensemble de photographies (acx:ompagnées d’un texte ou non) qui présentent un caractère d’unité et d’homogénéité au niveau de la vision et de la présentation du thème abordé.1- PRIX 2* PRIX 3* PRIX S750JI0 $500.110 $250.00 DE PLUS.LES 3 PORTFOLIOS GAG HANTS SERONT PUBLIÉS EN TOUT OU EN PARTIE DANS LE NO.14 (SPÉCIAL PORTFOUO) DE CV, DONT LA PARUTION AURA UEU AU DÉBUT DE DÉCEMBRE 1990.Règlements de participation(extraits) • Le concours de photo Belle Gueule est ouvert à tous les photographes amateurs ou professionnels, sauf au personnel de Ciel Variable et des brasseurs GMT.• Tous les thèmes sont permis.• Nombre de photo#: entre 6 et 15 photographies noir et blanc, si possible 8“ x 10".Les photos couleurs ne seront pas considérées.•Les photographies doivent être inédites, c’est à-dire jamais publiées.• Un portfolio peut être réalisé par plus d’une personne pourvu qu’il y ait unité dans le travail reçu.• Date limite: 15 octobre 1990 à 17 heures.POUR RECEVOIR LES RÈGLEMENTS DE PARTICIPATION COMPLETS, TÉLÉPHONEZ À PRODUCTIONS CIEL VARIABLE AU 271-3431, OU ÉCRIVEZ À: CV CONCOURS DE PHOTO BELLE GUEULE 5611, rue Clark, 2e étage Montréal, Qc H2T 2v5 BELLE GUEULE GALERIE TROIS POINTS BRUNO SANTERRE François-Xavier Marange Dessins jusqu'au 22 juin 307.STE-CATHERINE OUEST SUITE 555.MONTRÉAL (QUÉBEC) CANADA H2X 2A3 (514) 845-5555 Avec la participation du ministère des Affaires culturelles du Québec association culturelle T.X.RENAUD CONFÉRENCES Auditorium St-Albert \jc (îrand I as Dominicains 2715, Chemin de la Côte Ste-Catherine Montréal, Qc ¦ Le dimanche à 13h00 10 juin: «Les tableaux d’une exposition» des dessins de Hartmann à la musique de Moussorgski puis de Ravel par: NICOLE TRUDEAU (musique et diapositives) ¦ Les mercredis à 20h00 13 juin: «Les merveilleuses collections du l .ouvre» par: MICHEL BRUNETTE (diapositives) Prix d’entrée: 6,00 S ABONNÊ(E) ET ÉTUDIANT(E): 3,00 % JA C LAPOINTE JUSQU’AU 24 JUIN, 1990 CHEZ Jean RENOIR.La Galerie 2179 rue de la Montagne, Montréal, Qc, H3G 1Z8 Télécopieur: (514) 844.7263 Tél: (514) 844.4308 DU MARDI AU DIMANCHE DE 12:00 à 18:00 /
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