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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1990-07-07, Collections de BAnQ.

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A-8 ¦ Le Devoir, samedi 7 juillet 1990 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Mer les toilettes bondées de grosses Américaines en bermudas ou siroter un Coke dans un Howard Johnson qui sentait le javellisant.Plus nous roulions, plus je me faisais du mauvais sang.Je ne comprenais pas pourquoi la mer était si loin ni pourquoi il fallait passer par l’enfer avant d’y parvenir.Lorsque l’air marin saturé d’iode et d’embruns s’est frayé un chemin jusqu’à la Citroën, je n’étais plus que l’ombre ramollie de moi-même.À travers mes paupières lourdes, je voyais le profil de mes parents découpé contre l’horizon de la banquette avant, ma mère à moitié endormie avec la bouche ouverte et la mains sur son ventre, mon père, les sourcils froncés le regard obstiné, le bras gauche pendant à l’extérieur de l’auto et brûlé par le soleil au point d’afficher une couleur cramoisie.Je regardais mes parents en pensant que bientôt il y aurait une petite personne entre eux et moi, une petite personne qui sillonnait présentement le cosmos ou l’univers et qui nous avait peut-être repérés sur l’autoroute en se disant : chic alors, une bande de ploucs chez qui je vais pouvoir m’installer sans invitation.Les premières dunes de sable sont apparues à l’horizon contre la boule de feu du soleil.Il devait être six heures.La tête par la fenêtre, je suivais la silhouette des dunes qui s’élevaient comme des châteaux de sable piqués de brindilles d’herbes et séparés par un mince cordon de béton sur lequel nous avançions avec ravissement.Cette fois, c’était vrai, nous arrivions.Toute la lourdeur de la journée s’est évanouie lorsque nous avons franchi les portes du terrain de camping tapi sous les pins et les cèdres rafraîchissants.Nous avons suivi la route de sable et aperçu les premiers habitants du campement.Ils nous ont envoyé la main sans même nous connaître et bien que je trouve cela étrange, je leur ai rendu leur geste comme si je faisais campagne pour gagner mes prochaines élections.Je n’ai pas vu la mer ce soir-là.Mes parents étaient trop épuisés et puis il fallait monter la tente et bâtir maison sur cette nouvelle terre d’accueil qui ressemblait à un gros carré de sable peuplé d’enfants qui jouaient à la dînette en carbonisant leurs steaks et en polluant les environs.Je me suis endormie en comptant les moustiques et les lucioles qui se bousculaient aux portes de la tente.La mer m’a visitée pendant mon sommeil.Elle avait envahi le campement et s’infiltrait dans toutes les tentes, d’abord timidement par le I fil d’un ruisseau puis avec de plus en plus d’insistance.Je me suis réveillée lorsqu’une grosse vague s’est écrasée sur moi comme un pan de mur.Sur le coup, j’ai cru que j’allais me noyer.Il était 5 heures du matin.Mes parents dormaient comme des ours obstinés.Pas moyen d’en tirer quoi que ce soit.Et dire que la mer m’attendait au loin, la mer dont j’entendais distinctement le terrible grondement.Vers 9 h les ours ont commencé à bouger, à ouvrir les yeux, à bâiller, à s’étirer.Mon père semblait de bonne humeur, ma mère, un peu plus pâle qu’à la normale.Elle s’est pourtant levée pour nous presser des oranges fraîches.Elle traînait des pieds en se plaignant de la lourdeur de son ballon.Je connaissais la chanson.Un jour sur deux, ma mère se révoltait contre son état.Elle blâmait le monde et l’univers de l’avoir trans- 7 juillet par la PC et l'AP 1987: à Washington, le lieutenant-colonel Oliver North dépose devant la commission parlementaire d’enquête sur l’« Irangate ».1986: le cargo anglais Olaf sombre au large de l’ile hollandaise de Te-xel avec 35 tonnes de poussières contaminées.1983: Chafik Wazzan, chef du gouvernement libanais, échappe de peu à la mort, lors de l’explosion d’une voiture piégée à proximité de ses bureaux.1975: Ed Broadbent est élu chef national du N PD ; les Israéliens attaquent des camps palestiniens au Liban, en représailles d’un attentat à la bombe dans un quartier commercial de Jérusalem.1973: vingt-trois personnes, accusées d’avoir voulu renverser le gouvernement, sont exécutées en Irak.1972: fin d’une grève de sept semaines des débardeurs des ports du Saint-Laurent ; des pluies torrentielles provoquent au Japon des inondations et des glissements de terrain qui font plus de 400 morts.1969: à Ottawa, les Communes adoptent le projet de loi C-120 sur les langues officielles.1962: un avion italien s’écrase dans un orage près de Bombay: 94 morts.1930: mort de l’écrivain britannique Sir Arthur Conan Doyle, né en 1859.1905: décès de Maxime Decelles, évêque de Saint-Hyacinthe.1898: les États-Unis annexent Hawaï.1801: le général Toussaint Louver-ture proclame l'indépendance de Haïti, possession française.1718: Alexis, héritier de Pierre Le Grand, est assassiné à l’instigation de son père.Ils sont nés un 7 juillet: Le compositeur autrichien Gustav Mahler (1860-1911) ; l’écrivain allemand Lion Feuchtwanger (1884-1958) ; le metteur en scène italien Vittorio de Sica (1902-1970) ; le couturier français Pierre Cardin (1922) ; l’ex-Beatle Ringo Starr (1940) ; le chanteur néo-brunswickois Charlie Chamberlain (1911).formée au moment où on s’y attendait le moins, dans une voiture ou dans un champ.Le lendemain ou même quelques heures plus tard, elle ne se souvenait plus de ses paroles ni de son anxiété et s’émerveillait des moindres coups de pieds que lui lançait le locataire de son ventre.Ce matin pourtant, la chanson était différente.Ma mère n’en finissait plus de chanter son épuisement sur un an-funéraire.Elle n’aurait jamais dû faire le voyage maugréait-elle en tranchant les oranges.Du côté de la cafetière qui gargouillait, mon père tentait en vain de la rassurer.Ma mère ne voulait rien entendre.Elle était persuadée que son ballon allait se dégonfler.J’ai vu la mer ce matin-là pour la première fois de ma vie.Elle était beaucoup plus grosse que la piscine turquoise de mes rêves.Beaucoup plus froide aussi.Mes parents m’ont poussée gentiment jusqu’au pied de ces vagues écumantes.La marée était basse et le sable mouillé.Je me suis avancée timidement en refoulant un terrible sentiment d’impuissance devant son immensité.J’avais six ans et pourtant ce matin-là je ne me sentais pas plus grosse que le poing qui bougeait dans le ventre de ma mère.Le ressac des vagues venait me chatouiller les chevilles.Des petits cailloux roulaient contre mes pieds et puis tout à coup j’ai aperçu une grosse assiette grise qui culbutait dans les vagues.L’assiette a été projetée contre mes pieds et je l’ai laissée m’effleurer à plusieurs reprises.C’était une drôle d’assiette, plate, rigide et oblongue, qui semblait imperméable à l’eau.Elle est partie en culbutant et en me laissant un drôle de picotement aux jambes.En moins de cinq minutes, le picotement est devenue brûlure et mon pied gauche s’est mis à enfler.Sur le coup, j’ai cru que c’était l’effet de l’eau salée sur ma peau.J’ai couru jusqu’à mes parents pour leur raconter mon histoire et leur montrer fièrement mon enflure.Mais devant leur étonnement et leurs questions persistantes sur l’identité de l’assiette, j’ai compris que quelque chose ne tournait pas rond.Une heure plus tard, le pharmacien déroulait un immense ruban de gaze en m’expliquant que les assiettes qui rasaient la plage et frôlaient ainsi les baigneurs étaient mieux connues sous le nom de raies.J’ai passé le reste de la journée sur ma serviette de plage en me disant que si c’était ça la mer, je pourrais très bien m’en passer.Ma mère était du même avis.Elle n’en finissait plus de tenir son ventre et d’exhorter mon père à quitter ce lieu piégé.Cette nuit-là, ma mère s’est réveillée en se tordant de douleur.Elle a secoué mon père pour lui annoncer que ça y était.Mon père s’est gratté la tête en disant que ça ne se pouvait pas, le bébé ne devait arriver que dans un mois.Ma mère a insisté en se tenant le ventre et en grimaçant à chaque nouvelle crampe.Alors ce que je redoutais le plus depuis notre départ, s’est produit.Mes parents se sont levés en pleine nuit et m’ont plantée là sous la tente sans même me demander mon avis.Ils sont partis en catastrophe sans savoir où ils allaient et en faisant un tel ramdam que tous les chiens des alentours se sont mis à aboyer.À travers le moustiquaire de la tente, j’ai vu distinctement la lune me narguer en prenant la forme ovale d’une raie.La brûlure de mon pied s’est mise à m’élancer et pour l’oublier, je me suis mise à pleurer de peur, de rage et de désespoir.Au loin, la mer continuait son terrible grondement.Mes parents sont revenus à 6 heures du matin en affichant un drôle d’air.J’ai cherché du regard le paquet ficelé du bébé pour me buter une fois de plus au ventre mur de ma mère.C’était une fausse alerte, m’a-t-elle annoncé en souriant faiblement.Comment va ton pied ?Mon pied allait mieux, même qu’il refoulait une envie folle de le lui montrer.Quant à ma bouche, elle n’a pas pu s’empêcher de dire qu’elle en avait assez et qu’elle voulait rentrer à la maison immédiatement.Je ne me suis pas rebaignée dans la mer de la semaine.Devant ma mine renfrognée, mes parents ont décidé d’écourter les vacances.J’ai regardé la mer une dernière fois avant de partir.Je savais que j’y reviendrais mais que ça ne serait plus jamais pareil.Une petite personne serait désormais entre elle et moi.Une petite personne avec qui je devrais désormais tout partager.4 Poursuite gestes qui ont leur effet bien évidemment sur les délais et sur les coûts.Incidemment, à ce propos la Saint John a toujours refusé de rembourser, en tout ou en partie, une partie des frais inhérents à ces modifications.Malgré les difficultés rencontrées depuis le premier jour des travaux, « le contrat initial n’a jamais été amendé ».L’absence de célérité en la matière fait que « le contrat ne reflète pas les réalités nouvelles ».Cet état des choses fait que « les relations sont anormales depuis le début », a remarqué M.Tessier.Sur la base de ce constat qui ne date pas d’hier, les parties québécoises en présence, soit, outre la MIL, la Société générale de financement (SC.F) qui est l’actionnaire majoritaire, ont indiqué que la nature des problèmes est telle, qu’il était urgent de les régler.« On a proposé des solutions.On a cherché à établir un mécanisme qui permettrait à tous les acteurs concernés de trouver des réponses à ces problèmes ».Malheureusement, « la Saint John n’a pas voulu collaborer ».Dans ce contexte, la MIL a remis, avec la caution du ministre de l’Industrie et du commerce, M.Gérald Tremblay, et selon une requête émanant des autorités fédérales, un document de 300 pages faisant état des problèmes et des solutions qui pourraient être apportées.Ce document, selon les informations fournies par M.Tessier, établit clairement que la base des contrats est irréaliste.Pour étayer cette affir- Jean-Luc DUGUAY ?Hors-jeu Queue de poisson .ÇA SE bagarre 120 minutes durant, une éternité.Ça reçoit des coups de pied dans les cannes, ça se tord le genou, ça s’étire les muscles abdominaux, ça se fend l’arcade, ça se fait sonner l’entrecuisse, ça rattrape le torticolis, ça se fracture le nez, ça éternue à cause du pollen, ça se fait casser le dents, ça se mouche dans le gazon, ça reçoit des coups de coude dans la gueule, ça perd le souffle, ça crie pardon mono-nque et ça recommence.Ça fait tout ça et, 120 minutes plus tard, ça se termine 0 à 0 ou 1 à 1, en tout cas à égalité.Et c'est alors qu’intervient le rituel le plus bête, le plus dérisoire, le plus injuste de tous les sports connus de l’être humain : le tir de barrage.Pendant deux heures, tu souffres l'enfer, tu te fends en quatre pour faire pénétrer l’objet rond dans le but, tu invoques la madone, tu promets de ne plus jamis tromper ta femme si Dieu est assez bon pour te laisser tromper le gardien, tu te roules de douleur et de désespoir et, à la fin, cet abominable martyre te donne droit à l’ineffable séance de tirs au but.Voici donc les plus grands buteurs de ce monde face à face avec le gardien, comiquement lilliputien devant un but soudainement aussi large que le Grand Canyon, lui qui, pourtant, depuis le début de la bataille, s’était fait si minuscule qu’on aurait pratiquement pu s’en passer.Mais maintenant, on ne voit plus que lui, gigantesque et invitante ouverture, et, si l’on y regarde de plus près, avec Hubble par exemple, un humain qu'effraie le silence des espaces infinis et, devant lui, un microscopique comprimé noir et blanc qui, dans la seconde, sera botté par un pied capable de propulser Clyde Wells de St-John’s à Victoria aller-retour.Et la guerre se terminera ainsi par une série de pas de deux où les belligérants pourraient tout aussi bien troquer leur short souillé dans les tranchées contre un tutu d’un rose immaculé.Pourquoi cette risible séance qui décidera qui, de l’Argentine ou de l’Italie, de la RFA ou de l’Angleterre, accédera à la finale de l’événement sportif le plus mythique (et le plus suivi) au monde ?Pour une raison toute bête : parce qu’il faut que ça finisse un jour et, idéalement, le jour même.Les fans de hockey que nous sommes ont la comparaison facile.Pourquoi ne pas faire en Coupe du monde ce que l’on fait ici en Coupe Stanley ?Livrez le combat, messieurs, jusqu’à ce que le meilleur gagne ou que le plus faible s’effondre.À la guerre comme à la guerre .Je ne crois pas que cette formule puisse s’appliquer au soccer.Imaginez qu’il n'y ait pas de vainqueur après 120 minutes et que la victoire ira à l’équipe qui marquera le prochain but.Le soccer étant ce qu’il est, il pourrait bien ne pas y avoir de prochain but.Je vols d’ici le équi pes qui, épuisées, n’osent attaquer, attendent l’ouverture qui ne se manifeste pas.Au hockey, les joueurs se relaient sur la glace et l’action est si rapide qu’un but peut être marqué dans le temps de crier G uy, Guy, Guy.La géométrie du soccer est différente et interdit que l’on prenne la chance de prolonger un match jusqu’à ce que soit déterminé un gagnant à part entière.Vous voyez le topo : le Mondiale 90 commencera le 8 juin à Milan et se terminera en Italie à une date et à une année inconnues.Pensez aux problèmes de billetterie et de télédiffusion .À ces centaines de milliers de fans obligés d’acheter des billets d’avion ouverts sans savoir quand ils reviendront et qui se demandent si madame sera là à leur retour.Ne courons donc pas le risque de la prolongation avec verdict instantané.Deux heures, c’est assez.À défaut d’avoir pu vous départager, voici un billet de loterie et que la baraka soit avec vous.Je comprends tout ça.Mais je n’ose imaginer que demain la Coupe du monde se terminera sur un tir de barrage.Qu’auriez-vous dit si, en mai dernier, la Coupe Stanley s’était décidée par tirs du centre de la patinoire vers un but protégé par une jambière ?Bons, encore ces maudites comparaisons mais je n’y peux rien.Et puis je ne suis pas seul.Dick Howard, un ancien pro, disait de même mercredi à TSN après la victoire de la RFA.Bien sûr, Howard est anglais et gardait jadis le but mais quand même, il faut savoir reconnaître l’objectivité quand elle se manifeste.Un espace ouvert, un ballon (de papier journal si vous ne pouvez vous en offrir un en caoutchouc) et vous pouvez jouer au soccer.Il me frappe que ce sport, aujourd’hui si industrialisé, si prompt à danser la valse des millions, ait gardé de ses rustres origines un certain côté à la bonne franquette.Par exemple quant au chronométrage qui est du ressort de l’arbitre et qui reste plus ou moins secret.Si le descripteur du match vous annonce qu’il reste deux minutes à jouer, il ajoute toujours « environ ».Car c’est deux minutes à son chrono à lui, et ce peut-être trois au vôtre et trois trente à celui de votre voisin en Sardaigne.L’autre jour, les quinze dernières minutes de prolongation du match Argentine-Italie ont duré un bon cinq minutes de plus au chrono de l’arbitre qu’à celui du commentateur belge.Ce qui a fait dire à ce dernier mais sans animosité, sans en faire un plat : « Mais, allez, monsieur Vautroux, regadez votre chrono, l’heure est passée.Imagine-t-on un match de hockey mesuré de façon aussi imprécise ?Et imagine-t-on les commentateurs et les joueurs donnant du monsieur aux zèbres ?Avez-vous remarqué ?Au soccer, les arbitres n’ont pas de prénom.Comme les restaurateurs et les hôteliers dans le guide Gault Millau.J’aime bien cette espèce de respect institutionnalisé.Cela veut dire qu’il n’y a qu’un monsieur Vautroux au monde et qu’il est pour l’heure, occupé à arbitrer un match où il est maître avant Dieu puisqu’il y est maître du temps.C* «Q mation, M.Tessier, s’appuyant toujours sur le document, a indiqué que des experts étrangers avaient demandé à un important constructeur britannique combien d’heures seraient nécessaires à la contruction d’une frégate d’un prototype identique à celle commandée par le Fé-déraL Et alors ?« L’inventaire d’heures nécessaires qu’a calculé le constructeur britannique est, par rapport au nôtre, substantiellement élevé.À dire vrai, il n’y a pas de commune mesure entre eux et nous.» À ce propos, le président de MIL a précisé que le document remis il y a moins de deux mois, avait été fort bien reçu par les autorités fédérales, et notamment par M.Gilles Loiselle, ministre d’État aux Finances.M.Tessier s’est dit « très confiant » de gagner la lutte qui désormais oppose les deux parties parce que « nous avons une juste et bonne cause.Nous finirons par triompher.» 4 OTAN Congrès du PC soviétique, notent les observateurs.Le voyage que va faire le secrétaire général de l’OTAN, Manfred Woerner, à Moscou en fin de semaine prochaine, est un autre geste symbolique.La mention d’un plafonnement des effectifs de l’armée allemande dans la déclaration a pour but d’apaiser les craintes de l’U RSS pour sa sécurité, de même que le renforcement et l’institutionnalisation de la CSCE sur laquelle insiste tant Moscou.Autres gages de bonne volonté, l’OTAN insiste sur le dialogue entre chefs militaires des deux affiances et annonce une révision fondamentale de sa stratégie, qui doit conduire à l'abandon des vieux dogmes de la guerre froide : la défense de l’avant et la riposte graduée.M.Gorbatchev a réagi prudemment hier à l’invitation qui lui a été lancée par l'OTAN.Le porte-parole du ministère soviétique des Affaires étrangères Guennadi Guerassimov, lui, a estimé que le sommet de Londres constituait « un pas de la confrontation vers la coopération».Pour les participants, le succès du sommet est incontestable.Selon le président George Bush, l’OTAN, en retenant la plupart de ses propositions, a pris a Londres un « tournant historique ».« Si l’OTAN a été une menace, elle ne l’est plus.Tentez d’en convaincre vos militaires et d’autres en URSS », a-t-il lancé à l’adresse de M.Gorbatchev.Même satisfaction pour l’hôte du sommet, le premier ministre britannique Margaret Thatcher, bien que la tonalité soit différente.Elle insiste sur le fait que « les piliers fondamentaux de l’OTAN sont maintenus».Quant au président François Mitterrand, il s’est félicité de voir reconnus une « identité européenne dans le domaine de la sécurité » et un « rôle plus marqué de la CSCE ».Pour le chancelier Helmut Kohl, la concession faite aux Soviétiques sur la question du statut militaire de l’Allemagne unifiée en s’engageant à en limiter les troupes, est « une étape indispensable sur la voie de l’unité allemande ».Si pour le court terme, les Occidentaux ont réussi leur opération, à plus long terme, bien des interrogations subsistent sur la place de l’OTAN dans le nouvel ordre européen et sur sa stratégie militaire.Selon le président Bush, l’Alliance a engagé une « tranformation majeure » de sa stratégie.Mais pour Mme Thatcher « la stratégie fondamentale de l’OTAN qui repose sur les armes nucléaires et la possibilité de les utiliser n’a pas changée».L’insistance de la RFA à se débarrasser de tout armement nucléaire laisse présager de nouveaux heurts au sein de l’OTAN, estiment les observateurs.Enfin, du point de vue politique, la 8 juillet par la PC et l’AP 1988: le policier Allan Gosset, de la Communauté urbaine de Montréal, est congédié à la suite de l’affaire Griffin ; Terre-Neuve devient la huitième province à ratifier l’accord constitutionnel du Lac Meech.1987: mort de l'agronome et commentateur à Radio-Canada, Paul Boutet, à l’âge de 76 ans.1986: Kurt Waldheim est installé à la présidence de la République autrichienne.1985: déraillement du train Le Havre-Paris : neuf morts ; décès de la grande-duchesse Charlotte, qui régna sur le Luxembourg de 1919 à 1965.1976: plus de 9000 personnes ont péri dans un tremblement de terre en Nouvelle-Guinée.1974: sous Pierre Trudeau, les libéraux remportent 141 sièges lors des élections fédérales.1965: cinquante-deux personnes périssent dans l’écrasement d’un avion du Canadien Pacifique en Colombie-Britannique.1950: le général Douglas MacAr-thur est nommé commandant en chef des forces des Nations unies en Corée.1943: mort du résistant français Jean Moulin, 44 ans, au cours de son transfert en Allemagne.1940: le gouvernement norvégien se transporte à Londres après 62 jours de combat contre l’envahisseur allemand.1920: première édition du journal Le Moniteur acadien publié à Shé-diac.1822: le poète anglais Percy Bysshe Shelley se noie dans le Golfe de la Spezia, en Italie.1792: la France déclare la guerre à la Russie.Ils sont nés un 8 juillet: Le poète français Jean de la Fontaine (1621-1695) ; le comte Ferdinand Zeppelin, inventeur allemand du dirigeable (1838-1917) ; le financier américain John Rockefeller (1839-1937) ; le chanteur américain Steve Laurence (1935).démarche de la France et de la Belgique, qui ont plaidé ardemment pour la reconnaissance de l’identité européenne, est peut-être aussi l’annonce de difficiles débats entre alliés.La France parie sur une réforme de l’OTAN.En proposant de renforcer la CSCE et en saluant la marche de la CEE vers son union politique, l'OTAN, notent les observateurs, a préféré insister sur les complémentarités plutôt que sur des rivalités éventuelles.4 Tirana nation de Tirana.Paris et Bonn ont multiplié les démarches auprès des dirigeants albanais pour obtenir cet accord, qui constitue, a souligné un porte-parole du ministère ouest-allemand des Affaires étrangères, « le strict minimum qu’on peut exiger d’un gouvernement qui indique son intention de faire partie de la CSCE », la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, qui a défini des règles très contraignantes en matière de respect des droits de l’homme.Une réunion hier entre le ministre albanais des Affaires étrangères, M.Reis Maille, et les chefs des missions des quatre pays de la CÉE représentés a Tirana s’est soldée par un échec, selon un diplomate européen de haut rang joint par téléphone dans la capitale albanaise.« Le ministre a parlé la langue de bois, la situation reste bloquée », a-t-il déclaré.Les autorités albanaises ont confirmé publiquement, par le biais de l’agence officielle albanaise ATA, qu’elles étaient prêtes à donner des passeports et des visas aux réfugiés des ambassades ainsi qu’à tous les Albanais désirant quitter le pays.Mais cette décision prise au début de la semaine n’avait toujours pas été notifiée officiellement vendredi aux ambassades étrangères, et n’a pas suffi à rassurer les réfugiés.Selon des sources diplomatiques ouest-allemandes et françaises, ces réfugiés ne souhaiteraient pas tous émigrer mais « réclament le droit de circuler et de sortir du pays librement ».Selon plusieurs analystes, cette confusion pourrait s’expliquer par une lutte qui se déroulerait actuellement au sein du Parti communiste au pouvoir entre les tenants d’une ligne dure et ceux partisans, pour des raisons encore peu claires, de laisser le mouvement s’amplifier.Certains de ces analystes n’excluaient pas hier que des changements puissent intervenir au sommet de l’appareil d’État et du parti.Parallèlement à la situation chaotique qui s’est installée à Tirana, certains témoignages de voyageurs venant d’Albanie et cités par l’agence yougoslave Tanjug font état de troubles qui auraient eu lieu ces derniers jours dans plusieurs villes albanaises, dont celle de Shkoder, au nord-ouest du pays, et Kavaja (au sud-ouest).Des sources diplomatiques ayant requis l’anonymat ont confirmé hier que des rumeurs sur ces troubles étaient également parvenues à Tirana.Par ailleurs, Javier Perez de Cuellar, secrétaire général de l’ONU, a adressé un message au ministre albanais des affaires étrangères, M.Reis Malile, et a reçu hier de sa part une réponse qu’il a jugée « positive », a indiqué Mme Nadia Younes, porte-parole de M.Perez de Cuellar.La teneur de ces messages n’a pas été rendue publique.M.Perez de Cuellar a aussi rencontré à deux reprises hier à Genève l’ambassadeur ouest-allemand auprès des Nations unies à New York, Otto Braeutigam, au sujet des réfugiés albanais dans les ambassades occidentales à Tirana.Enfin un contact téléphonique a eu lieu vendredi entre M.Gianni de Mi-chelis, chef de la diplomatie italienne et président du Conseil des ministres de la Communauté européenne, et M.Perez de Cuellar, au sujet de la situation en Albanie.4 Be-bop prouesse et la passion comme sujets.Sur un rythme typiquement be-bop, Hutcherson a fait preuve d’un jeu très physique.Au contraire, par exemple, d’un Gary Burton, Hutcherson favorise un jeu où le combat avec l’instrument occupe une place non négligeable.Dans les improvisations d’hier, il se battait avec son vibraphone pour obtenir LA note.Parfois, il se plaçait à une extrémité pour mieux battre toutes les plaques de métal avant de trouver, à l’autre extrémité, la note qu’il souhaitait.Le tout était fait dans un permanent souci de musicalité.Que ce soit dans les tempos lents ou dans les tempos rapides, ce musicien né en 1941 à Los Angeles a toujours donné le maximum.Ou, plus précisément, a toujours donné le meilleur de lui-même.Comme s’il voulait rappeler qu’il est l’égal de Milt Jackson et de Gary Burton.Qu’il ne s’en fasse pas, si l’on se fie à son show d’hier il est plus intéressant, parce que passionné, qu’un Gary Burton.Dans la série dite des Grands Concerts, Jean-Luc Ponty présentait hier à la salle Wilfrid-Pelletier une reconstruction des pièces qui ont marqué sa carrière de violoniste et de militant du jazz-rock.Du légèrement cosmique à l’électrique rythmé, le violoniste, entouré de son groupe, a effectué, du moins dans la première partie du spectacle, quelques solos qui n’étaient pas dénués d’imagination.Son violon, qui a gagné le premier prix du Conservatoire National supérieur de Paris en 1960, avait une indépendance sonore, grave et personnelle.Il a notamment interprété le Voyage imaginaire, écrit en 1976, et Infinite pursuit, qui date de 1985.Au même endroit, mais avant-hier soir, le public a partagé son coeur et son cerveau entre une performance généreuse du guitariste Al Di Meola et de son World Sinphonia, et celle, froide, plastique et hermétique, du claviériste Chick Corea et de son Electrik Band.En première partie, Meola, ouvrant tout grand son coeur latin, a tenté avec plus ou moins de bonheur au début de son spectacle de mettre en évidence sa vitesse d’exécution plutôt que la chaleur intrinsèque de son instrument.Le tout s’est finalement transformé en musicalité langoureuse avec la pièce No Mystery, morceau-titre de l’album du même nom, et une pièce d’Astor Piazzola, que Meola a exécuté amoureusement en compagnie du guitariste classique invité pour l’occasion, Christian Carrington.Apport non négligeable au charme chaud de la performance, la voix douce et étonnamment versatile du percussionniste du groupe, accompagnait à l’occasion les solistes.Dans un tout autre ordre d’idées, Chick Corea, qui a d’ailleurs longuement travaillé avec Meola, a par la suite envahi la scène avec son Elek-trik Band : succession de solos sans doute brillants, mais à peu près dépourvus d’émotion.Un peu plus tôt, au Spectrum de Montréal, les Mahlathini and the Ma-hotella Queens, d’Afrique du Sud, ravissait modestement le public avec une performance colorée et disciplinée de danses et de chansons du pays.Roland Hanna au piano et I rank Wess au saxophone ténor et à la flûte ont offert, aux personnes rassemblées dans l’enceinte du Port-Royal, des notes parfois douces, parfois joyeuses, et jamais ennuyeuses.Avant-hier soir, leur spectacle en effet s’est déroulé à l’aune de la délec- tation, du bien-être.Entre le son plein d’un Wess qui nous a rappelé combien les qualités du style Kansas-City demeurent d’actualité, et la science d’un Roland Hanna qui a l’Histoire du piano-jazz aux bouts du doigt, on a vécu des moments de bonheur tout simple.C’est tout dire.4 Bélanger Montréal, puis la BN qui, sous sa gouverne, a fusionné avec la Banque Provinciale.Il est possible, assure-t-on chez M.Bourassa, que ce soit M.Bélanger qui préside la commission, mais il n’y a pas de choix définitif entre les deux chefs.On veut faire le meilleur choix, le plus éclairé, encore faut-il que le « papable » soit disponible et intéressé.Le choix du président est névralgique.Des députés libéraux auraient d’ailleurs préféré que ce soit l’un des leurs.Le président de la commission itinéante aura à définir le mandat et diriger les travaux, coordonnant les tâches de deux vice-présidents (probablement deux parlementaires, un libéral et un péquiste) et des deux autres membres d’un comité directeur.Ces cinq membres seraient permanents, tandis que les 20 à 25 autres seraient à temps partiel.Les audiences dureraient d’octobre à février.Tout cela est en chantier.Il y a encore de nombreuses étapes à franchir.Le plus important est le choix d’un président, qui n’est pas encore assuré.Expos 3, Astros 2 (PC) — Depuis que le toit est ouvert, les Expos font voir des étoiles aux Astros de Houston.Ils ont effectué une poussée typique de deux points à la huitième pour finalement l’emporter 3-2 devant 15 806 personnes, hier.Apres avoir gagné 11-0 la veille, ils se sont assuré la victoire en tirant le maximum d’un but sur balles à Junior Noboa, le premier frappeur à affronter Juan Agosto (4-3), à la huitième.Comme frappeur suppléant, Jerry Goff n’a pas gaffé.Il a obtenu un simple d’un point contre Larry Andersen, puis un simple de Galarraga, son troisième coup sûr du match, a ensuite porté le compte 3-1.
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