Le devoir, 8 septembre 1990, Cahier A
DEVOIR MCNEIL MANTHA ( ,Jvf (.oniuivx'/ uni' linn 1rs avantage» d'un KKf R auli^vrO mTsonnaW’ lu(i>mK'j \iHiv »upnS de m«s courtiers en pliKxwents Montreal: (514) S’MS 10 .W.VTW Quebec (4181 tvT4026 n :^?m*œœmœssm?3mwmmwmmœ&ÊKBm Vol.LXXXI — No 209 ?Généralement ensoleillé Max 20 Détail page B-8.Montreal, samedi 8 septembre 1990 3 CAHIERS — 1,25 $ Éditorial L'élection du NPD en Ontario est un accident électoral qui rappelle à bien des égards celui qui menait le Parti québécois au pouvoir en 1976.Il porte le même potentiel de changement, et est intéressant pour le Québec L'éditorial de Lise Bissonnette Page A-6 Idées À l’heure de la rentrée scolaire, un nouveau défi attend le monde de l'éducation : donner un coup de barre vers une plus grande responsabilisation des commissions scolaires.Page A-7 Françoise Faucher Vingt saisons théâtrales en une Françoise Faucher (notre photo), Michel Tremblay, Guy Nadon, Sylvie Drapeau, Alice Rontard, René Richard Cyr, Jacques Godin et de nombreux autres sont sur un pied d'attaque pour une nouvelle saison théâtrale.Robert Lévesque rend compte de cette effervescence.Page C-1 Barbara Cleary La Courte Échelle voit haut et loin Cette dynamique maison d'édition répand ses romans pour la jeunesse aux quatre coins du globe, de Grèce en Chine en passant les États-Unis, l'Allemagne et l’Islande.Dominique Demers a interviewé la directrice des droits internationaux de La Courte Échelle, Barbara Creary Page C-1.Le chômage frôle 10 % au Québec Le taux de chômage a connu une importante hausse au pays et plus particulièrement au Québec, où il s’est accru de 1 % pour atteindre 9,9 %, rapporte Statistique Canada Page B-1 La victoire de Rae fait fléchir le dollar Le dollar a fléchi d'un demi-cent, hier, avec le repli du marché des changes au lendemain de la victoire indiscutable du NPD aux élections ontariennes.Page B-1 Un peu fluo, un peu plus loin.De retour après quelques semaines de vacances, notre chroniqueur Jean-Luc Duguay écorche un jeune tennisman américain tout de fluo vêtu.Page A-8 Bourassa exhorte les Warriors d’Oka à déposer les armes • m§§re O'Neill DANS UN ULTIME APPEL en vue d’un dénouement pacifique de la crise d'Oka, Robert Bourassa exhorte les Warriors de déposer les armes, aux conditions soumises par l’état-major de l'armée canadienne.C’est sous forme de mise en garde que le premier ministre du Québec a prévenu hier les leaders autochtones du Canada que leur cause risque de perdre la sympathie du public et toute crédibilité s'ils persistent à soutenir un siège maintenu par des W'ar nors « armes jusqu’aux denLs » et accusés d’offenses criminelles graves.« Nous demandons aux leaders autochtones d’encourager les Warriors à accepter l'offre de l’armée, à tenir compte du fait qu'une vingtaine de Warriors font l’objet d’accusations au criminel.On n'a pas affaire là aux plus grands patriotes de la cause autochtone.Je ne crois pas que les leaders autochtones ont intérêt à s’associer à des personnes accusées d’actes criminels et dont plusieurs ne sont ni canadiens, ni autochtones ».Réaffirmant à plusieurs reprises que tous ceux qui recherchent l’avancement de la cause autochtone ont intérêt à un dénouement pacifique de la crise, le premier ministre a indiqué, qu’en cas de refus des Warriors de se conformer à l’offre de l’armée, il envisagera l’opportunité de mettre de l'avant « d'autres options » qu’il a explorées avec l'état-major de l’armee, options qu’il n’a pas voulu dévoiler.La proposition de reddition formulée hier par le général John de Chastelain vise à calmer les appré Voir page A-8 : Bourassa PHOTO JACQUES GRENIER Le premier ministre Bourassa estime que les chefs autochtones perdront toute crédibilité et la sympathie populaire s'ils continuent d'appuyer la résistance de la vingtaine des Warriors de Kanesatake.Bob Rae n’entend pas cultiver d’amitié particulière avec le Québec =d^mntal Hébert —.de notre bureau d Ottawa LE MÉN AG E À TROIS de Québec.d’Ottawa et de Queen’s Park n’est plus qu’un souvenir.Moins de 24 heures après son élection, le premier mi nistre néo-démocrate qu'a choisi l’Ontario jeudi a signale la fin des amitiés particulières avec le Québec et un discours plus musclé vis-à-vis les politiques économiques d’Ottawa.« En disant non à David Peterson, l'Ontario n’a pas dit non au Québec », jure Bob Rae qui précise cependant qu’il ne cultivera pas, à l’instar de son prédécesseur, de relation « exclusive» avec le Québec.« Je ne connais pas tellement M.Bourassa.Les relations ne seront pas exactement les mêmes, c’est naturel », ajoute le premier ministre élu de la province voisine, qui est, en passant, bien plus bilingue que David Peterson.En réalité, tout indique qu’au terme de l’élection inattendue du NPD en Ontario, les deux plus grosses provinces du pays sont appelées à prendre des distances considéra blés, plus conséquentes encore que l’échec du lac Meech ne laissait pré sager.Sur tous les dossiers chauds de l'heure, en effet, l’Ontario se pré pare à dire noir là où le Québec dit blanc et à faire enrager Ottawa.• Le traité canado-améncain de li bre-échange : le gouvernement Rae a l’intention de reprendre les armes que David Peterson avait déposées.« Une province ne peut pas unilatéralement déchirer l’accord de libre-échange », reconnaît Bob Rae, mais son gouvernement, précise-t il, n’hé sitera pas à s’interposer et à inter venir sur le plan économique envers et contre les dispositions du traité.De quoi miner ses dispositions., à la fin, il faudra une élection fédérale pour trancher tout cela», prédit-il • La TPS : là où Robert Bourassa harmonise, Bob Rae s’inscrit en faux par rapport aux projets d’Ottawa.L'Ontario ne percevra jamais la nou velle taxe pour le gouvernement fé déral, énonce-t-il.l’as question non plus de mélanger taxe provinciale et I PS fédérale.• salaire minimum : après cinq années en tandem, les chemins des deux provinces vonl se séparer à nouveau.Le gouvernement Rae a promis d’augmenter considérable ment le salaire minimum : de 5 $ l’heure à 7,20$.• La constitution : l’accord du lac Meech n’a pas eu de défenseur plus éloquent à Queen's Park que Bob Rae, y compris David Peterson.Mais le premier gouvernement néo- Volr page A-8 : Rae Les rebelles ne capitulent pas line Montpetlt l.A VINGTAINE de Warriors enfer niés au centre de désintoxication de Kanesatake ont réaffirmé hier qu'ils n'avaient pas l’intention de se rendre à la proposition présentée jeudi soir par le chef de l’état major de la Dé tense nationale, le général John de Chastelain.La proposition avait été soumise au chef spirituel Terry Doxtator au moyen de la ligne directe reliant les Warriors à la Défense nationale.Selon la proposition présentée aux représentants des Mohawks, toutes les personnes se trouvant dans le périmètre que contrôle l'armée doivent déposer leurs armes et se placer sous le contrôle et la garde des auto rités militaires.Advenant leur ac reptation, ces personnes seront con duites à une aire de garde militaire où elles demeureront jusqu’à ce que les dispositions finales aient été pri ses à leur égaixl • La proposition prévoyait égale ment que les détenus soient par la suite individuellement identifiés, et soumis, si nécessaire, à des poursui tes criminelles sous la juridiction de la Sûreté du Québec Quelques minutes à peine après avoir reçu le communiqué, les Mo hawks joints au centre de désintoxi cation ont déclaré que cette proposi lion était absolument inacceptable et qu'il n'était pas question pour eux de se rendre à la Sûreté du Québec Le lieutenant général Kent R Foster, responsable de la force mobile des Forces armées, a pour sa part dit regretter le rejet des Mohawks de cette proposition, qu’il a qualifiée d’effort de compromis • sincère et sérieux » pour résoudre la crise • Les conditions de garde militaire proposées sont tout ce qui a de plus responsable et de raisonnable », d’ajouter le lieutenant général Foster.« Les personnes placées sous garde auraient eu accès aux soins médicaux, aux visiteurs, aux conseillers spirituels et aux avocats.Quoi qu'il en soit, au moment de mettre sous presse, le député néo-démocrate autochtone du Manitoba, Elijah Harper, connu pour avoir blo qué la ratification de l'entente du lac Meech, rencontrait toujours les Mohawks de Kanesatake pour tenter de trouver une solution pacifique au siège • Je ne suis pas venu porter une forme de solution », a cependant précisé M Harper, qui avait obtenu une permission du général John de Chas telain, jxun rencontrer les forcenés.l’ai ailleurs, des journalistes confinés dans le centre de désintoxication de Kanesatake ont confié de leur côté que certains Warriors commençaient individuellement à envisager la possibilité de quitter le refuge.» Certaines personnes nous ont dit Voir page A-8 : Rebelle» Washington sollicite l’engagement total de Moscou dans le Golfe Bush rencontre Gorbatchev demain d'aprds AFP et Routor LES DEUX HOMMES politiques 1rs plus puissants du monde, George Bush et Mikhaïl Gorbatchev, se re trouvent demain à Helsinki pour un sommet extraordinaire, consacré prioritairement à la crise déclenchée par l’invasion du Koweït par l’Irak.La convergence est déjà là entre Washington et Moscou, mais ce que la partie américaine recherche par dessus tout, c’est une totale « identité de vues » entre les deux pays.Bien que « très satisfait » de la conduite de l’autre superpuissance dans cette crise, Washington aime rait voir Moscou faire un peu plus en matière d’engagement militaire.Pour sa part, Moscou continue d’in sister, plus que son vis-à-vis, sur la recherche d’une solution diplomat! que, et a repris à son compte, cette semaine, l'idée d'une conference in ternationale sur le Moyen-Orient Par ailleurs, action politique et so lidarité financière, pour assurer le succès de l’embargo contre l’Irak et répartir les coûts de la crise du Golfe, ont semblé hier prendre le pas sur l'option militaire Mais le secrétaire d'Etat américain, James Baker, a répété à Djed dah que les États-Unis n’excluaient aucune option pour obtenir un retrait irakien du Koweit L'URSS a apporté • une aide extraordinaire » dans la recherche d'une solution à la crise du Golfe, a déclaré hier le président américain dans un message au chef du gouvernement italien Giulio Andreotti, au quel il a demandé * des conseils » avant le sommet d'Helsinki M Bush a ajouté que la coopération américano-soviétique dans ce conflit est d’une « importance cruciale, non seulement par rapport au défi actuel, mais aussi pour définir un nouveau modèle de relations en tre l’URSS et l'Occident » A Tokyo, U* ministre soviétique des Affaires étrangères, Edouard Chcvardnadze, a dit nue c'est une solution politique plutôt que militaire que les les deux chefs (l’État rechercheraient demain à Helsinki.M Chcvardnadze s'est dit hier soir « disposé à se rendre en Irak, si be soin est », et il a ajouté qu’11 était • possible » qu’il soit • amené aussi à collaborer un peu avec Israël au ni veau ministériel », a rapporté l’agence TASS.Énumérant les différentes propo sillons avancées à ce jour pour résoudre la crise dans le Golfe, M Che-vardnadze a insisté sur la * réactivation du facteur arabe », notamment dans le cadre de la convocation Voir page A-8 : Washington wmmmmmmmmmmm La cabane dans le petit bois Trois romans, des traductions multiples dans le monde entier, une kyrielle de prix : la carrière de romancier de Yves Beauchemin est jalonnée de succès.Depuis L'Enfirouapé, publié en 1974, l’auteur n’a pourtant ajouté que deux titres à son oeuvre : Le Matou (Québec/Amérique), premier véritable best-seller de la littérature québécoise transposé avec bonheur à l’écran, puis Juliette Po-merleau (Québec/Amérique) qui a remporté, coup sur coup, ces dernières semaines, le Prix Giono et le Prix des lectrices de l’hebdomafdaire français Elle.PENDANT le souper, monsieur Duval avait remarqué avec un curieux sourire de contentement : — Encore dix jours, et l’école recommence.Il avait pris une bouchée d'omelette, puis avait ajouté : — Les vacances sont finies.Celles de votre mère vont enfin commencer.— Allons, Charles, avait répondu celle-ci en déposant la cafetière sur la table, à part cette histoire de pein-ture, ils n'ont pas été si terribles que Ça.Michel et Robert avaient grimacé discrètement, la tête penchée au dessus de leur assiette.Assise dans sa chaise haute devant une petite étendue de pomme de terre en purée artistement modelée.Anne avait continué de gazouiller d’un air par faitement indifférent Dans son lit ce soir-là, Michel avait décidé de terminer l'été d'une façon grandiose — On va se construire une cabane.Une tabarouette de belie cabane.Et les idées s’étaient mises à af fluer dans sa tête avec une telle abondance que ses jambes s’étaient remplies de frémissements électri- ques qui l’avaient tenu éveillé jusque tard dans la nuit A quelques pieds de lui, son frère jumeau dormait profondément, la bouche entrouverte, un livre à la main.Le lendemain, il lui avait fair part de son projet durant le déjeuner et Robert s’étalt enthousiasmé Us avaient filé vers le petit bois qui s’é levait sur le bord du lac, séparé de la maison par un immense champ de foin — Celui-là, avait proposé Michel en désignant un cèdre imposant qui se dressait tout droit dans la pénombre verte et bleue.Ils avaient grimpé dedans, avaient repéré les branches qui soutien draient le plancher, puis leur regard Voir page A-8 : Cabane Yves Beauchemin 408 pages 24,95$ , A la fois un guide pratiqu lllllll des sources d’information accessibles aux journalistes de la presse écrite ou électronique et un portrait critique de l’information au Québec.Un ouvrage qui tie compte des conditions de trav réelles des journalistes.Pierre SORMANY T* 1 % Un automne JjJJ aux couleurs ff Boréal A-2 ¦ Le Devoir, samedi 8 septembre 1990 T Ryan donne une leçon de bon journalisme aux anglophones nde Parent de le Presse Canadienne SAINT-JOSEPH-DU-LAC - Le ministre Claude Ryan trouve lui aussi que les médias anglophones ont la gâchette facile dans le traitement de la crise autochtone, plus particulièrement quand il est question de la Sûreté du Québec.Il donne ainsi l'exemple de diman- che dernier, alors qu’il se trouvait â Oka où la route 344 venait d’être libérée de ses barricades, M.Ryan a été interrogé par des journalistes.« J’ai trouvé dans les questions que m'adressaient plusieurs porte-parole AVIS À LA POPULATION TOUCHÉE PAR LES ÉVÉNEMENTS À CHÂTEAUGUAY, KAHNAWAKE ET OKA-KANESATAKE Programme d’aide financière — Période d’admissibilité reconnue par le Gouvernement du Québec Depuis une semaine la sécurité des citoyens est assurée dans la majeure partie d’Oka, à Châteauguay et sur les territoires autochtones par la Sûreté du Québec et les Forces armées.En conséquence, le Ministère de la Sécurité publique du Québec informe les citoyens concernés qu’à compter du dimanche 9 septembre 1990, à 20 heures, le gouvernement du Québec met fin à l’aide financière pour l’hébergement et la nourriture prévue par le décret 1103-90.de la presse anglophone une agressivité et des préjugés sous-jacents qui m’ont paru excessifs».M.Ryan estime que la Sûreté du Québec est particulièrement ciblée.« Quand on parle de la Sûreté du Québec, par exemple, le moindre légende mise en situation par qui que se soit est pris tout de suite comme une vérité », a-t-il commenté.« On nous somme, comme si on devait se présenter le lendemain matin devant la Commission des droits de la personne des Nations unies, de nous justifier», a-t-il ajouté.Ancien directeur du quotidien LE DEVOIR, le ministre n’a pu s’empêcher de servir une leçon de journalisme.« D’abord on vérifie les faits.On vérifie si c’est vrai.Ensuite on décide de ce qu’on va faire », a-t-il dit sur un ton professoral.« J’ai trouvé qu’on véhiculait facilement le moindre bruit qui circulait sur le coin de la rue, sans avoir pris le soin de vérifier et on m’adressait des questions comme si j’étais le grand coupable de tout ça.Je n’accepte pas ce genre de choses », a-t-il conclu.M.Ryan dit en avoir touché un mot à un certain nombre de journalistes anglophones.« Avec la dignité et la franchise dont le suis capable, je l’ai dit dimanche a des amis de la presse anglophone.Il y a des questions moins stupides'qu’ils pourraient nous poser des fois, ça ne ferait pas de tort », a-t-il lancé.Par ce commentaire fait hier à l’issue d’une rencontre avec les producteurs de pommes de la région des Deux-Montagnes, le ministre Ryan a repris en substance les accusations lancées la veille par la Sûreté du Québec (SQ) dans un communiqué.La SQ visait directement le quotidien The Gazette, sans le nommer, en commentant « des éditoriaux et une caricature dans un quotidien anglophone de Montréal ».Ces cours du.sawdi .SESSION AUTOMNE 1990 • Cours d'arts plastiques et d'art et ordinateur pour enfants et adultes • 12 cours de 2 heures Coût 75$ par enfant,.• 12 cours de 2 h30.Coût 95S par adulte, matériaux inclus Début des cours: le 22 septembre 1990 • Inscriptions: par téléphone, le 15 septembre: lOh à 14h au 987-3579 ou 987-3453, ou en personne, le 22 septembre de 9h à lOh et de 12h30 à 13h30 à: La Grande Place du pavillon Judith-Jasmin de l'UQAM , 1495, rue Saint-Denis, intersection de Maisonneuve, métro BERRI-UQAM 4- L’aide financière pour l’hébergement et la nourriture prend fin pour tous les citoyens de la rive-nord et de la rive-sud à l’exception des personnes suivantes: 1) Les résidents d’Oka (sans désignation) qui demeurent sur les rues Girouard et Saint-Edouard, sur la route 344 à partir du bas de la côte Saint-Michel face à la rue Saint-Edouard jusqu’à l’extrémité ouest de la municipalité Oka (sans désignation) ainsi que les résidents du développement domiciliaire les Jardins d’Oka.2) Les résidents d’Oka (paroisse et sans désignation) dont la résidence a été saccagée et est présentement inhabitable.La Sécurité civile du Québec avise les citoyens demeurant à l’extérieur des zones d’exception ci-haut mentionnées que s’ils choisissent de prolonger leur séjour hors de leur résidence principale ils devront le faire à leurs frais, après 20 heures, le dimanche 9 septembre 1990.Par ailleurs, pour les citoyens, évacués ou non, ayant subi des pertes de revenu, la période d’admissibilité reconnue par le Gouvernement du Québec a été fixée du 11 juillet au 15 septembre 1990 inclusivement.Gouvernement du Québec Québec ss Université du Québec à Montréal CRITÈRES D’AUTORISATION ÉTABLIS POUR TROIS NOUVELLES CATÉGORIES DE PRODUITS Choix environnemental vient tout juste de terminer l'élaboration de directives mentionnant les conditions auxquelles doivent satisfaire trois nouvelles catégories de produits pour que l'on puisse y apposer l’Éco-Logo: 1.sacs à provisions réutilisables 2.systèmes de compostage à usage domestique 3.carburants de remplacement: mélange essence-éthanol Le programme Choix environnemental, lancé par le gouvernement du Canada, aidera les consommateurs à reconnaître les produits et les services moins nocifs pour l'environnement L'Éco-Logo, composé de trois colombes entrelacées formant une feuille d'érable, constitue le sceau d'approbation du programme Il existe maintenant 14 catégories de produits sur lesquels peuvent être apposé L'Éco-Logo Choix environnemental a retenu les services de l'Association canadienne de normalisation (ACNOR) afin d'évaluer les produits en fonction des critères mentionnés dans les directives et d'autoriser l'utilisation de l'Éco-Logo dans le cas des produits qui satisfont à ces critères Pour recevoir une formule de demande, un exemplaire des directives qui les intéressent ainsi que des renseignements sur le processus de demande et les droits exigés pour l'utilisation de l'Éco-Logo, les fournisseurs doivent communiquer avec: Jack Poon Association canadienne de normalisation 178, boulevard Rexdale, Rexdale (Ontario) M9W 1R3 ¦ , H Environnement Environment r-i o/-l'A* ¦ WB Canada Canada Bourassa est attristé de la défaite de Peterson ATTRISTÉ par la défaite de son ami David Peterson, le premier ministre Bourassa est confiant que l’élection du néodémocrate Bob Rae à la tête du gouvernement de l’Ontario ne changera rien aux relations historiquement cordiales des deux provinces.Soulignant que M.Peterson a toujours travaillé étroitement avec le Québec à maintenir l’unité du pays, M.Bourassa conserve de l'entretien téléphonique qu’il a eu avec lui, hier matin, l’espoir qu’il ne quitte pas à jamais la vie politique.Quant au nouveau premier ministre de l’Ontario, M.Bourassa rappelle que ses attitudes et gestes du passé ont démontre qu’il n’était pas un adversaire du Québec.« Il connaît bien le Québec et il a appuyé l’entente du lac Meech.Je crois qu’il sera prêt à collaborer ».Ces élections générales ont donné au NPD un gouvernement fortement majoritaire avec 74 députés contre 36 pour les libéraux et 20 pour les conservateurs.Un revirement spectaculaire qui, selon M.Bourassa, démontre une fois de plus que les humeurs des électeurs sont très volatiles par les temps qui courent.Une défaite que Robert Bourassa n’attribue pas uniquement au rôle de premier plan que David Peterson a joué dans le débat sur le lac Meech, considérant que même après l’échec de Meech, début août, le Parti libéral ontarien recueillait encore l’appui de 50 % de l'électorat.Recensement électoral à Montréal C’EST DEMAIN que débutera le porte-à-porte des recenseurs en vue des élections du 4 novembre pro chain à Montréal.Quelque 700 000 personnes seront habilitées à voter lors de ce scrutin pour élire le maire de Montréal et un conseiller dans leurs districts.Seules les personnes inscrites sur la liste électorale pourront voter et seuls les citoyens canadiens de plus de 18 ans demeurant à Montréal depuis un an au 1er septembre pourront s’inscrire.Le recensement se poursuivra qu’au jeudi 13 septembre.N AD X 4 TIMBRES-POSTE POUR SEULEMENT 1 Échangez les 8 bons de votre livret pour les timbres commémoratifs sur les forêts canadiennes et économisez 4,48 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Au service des gens d'ici *avec un bon et à l'achat d'au moins 25 litres de carburant Marque de commerce de Petro-Canada Inc.- Trademark * Le Devoir, samedi 8 septembre 1990 ¦ A-3 Un blâme poli du coroner, constate la sage-femme Boileau ISABELLE BRABANT, la sage-femme impliquée dans l’incident qui a entraîne la mort d'un nouveau-né lors d’un accouchement à domicile, estime que le rapport du coroner concernant cette affaire est éminemment politique en arrivant à des conclusions qui sont, dans les faits, contre la pratique des sages-femmes.« C'est dit poliment, mais le rapport me blâme quand même.Par contre, je m’y attendais : dès le début de l’enquête, la question était réglée.Ça laisse songeur quant à l’utilité d’un tel exercice ».Le rapport du coroner Anne-Marie David, rendu public jeudi, conclut que le décès du bébé, pré-sumément par asphyxie, aurait pu être évité s’il avait été transporté plus rapidement à l'hôpitaL Mme Brabant conteste avec force cette affirmation.« Mme David base son analyse sur une situation idéale.Elle’ ne tient absolument pas compte du contexte actuel ou les médecins refusent de collaborer avec les sages-femmes.On ne peut pas, comme elle le prétend, appeler l’hôpital pour leur dire de préparer une salle en vue d'une césarienne.Ici, on ne prend pas en compte l’opinion d'une sage-femme.Il aurait fallu être en Hollande ( où l’accouchement à domicile se pratique sur une base régulière ) pour que ça se passe ainsi ».Mme Brabant note également qu'aucun des deux experts demandés par le coroner n'a affirmé que le bébé aurait survécu si on avait été à l’hôpitaL En fait, Mme Brabant, comme elle l’avait déjà dit à la fin de l’enquête au printemps dernier, s’attendait à des recommandations qui auraient facilité le travail des sages-femmes.Elle est donc déçue qu’il soit tout simplement question de soumettre ce rapport « à réflexion ».« Réfléchir à quoi ?Je con tinue à pratiquer des accouchements à domicile et il y a régulièrement des transferts à faire vers l’hôpital.Ce n’est pas toujours drôle avec les médecins.Dans un contexte où ceux-ci appellent carrément à une non-collaboration avec les sages-femmes, on aurait pu s’attendre à un coup de pouce de Mme David.On ne l’a pas eu ».L'UQÀM ne reconnaîtra pas les frais de scolarité versés en fiducie par les étudiants -Pierre Proulx L’UNIVERSITÉ du Québec à Mont réal vient de prévenir formellement ses étudiants qu’elle ne reconnaîtra pas comme constituant le paiement des frais de scolarité exigibles, le dépôt, même partiel, de ces frais de scolarité dans un compte en fidéi commis administré par l’association étudiante.Les personnes qui n’auront pas, au 21 septembre prochain, acquitté le premier versement exigible • ne pourront, prévient l’UQÀM, obtenir de relevé de notes, d’attestation d’inscription ou de confirmation of ficielle d’inscription, de statut ou de régimes d’études; elles ne pourront pas non plus se réinscire, ni ne pour ront recevoir de diplôme avant d’avoir acquitté ces frais auxquels s'a joutera un supplément de dix dol lars».Ces mesures découlent, explique l’université, de la « procédure de paiement et de perception des frais de scolarité et d’autres frais payables par les étudiants» En vertu de cette même procé dure, les étudiants qui ont des arré-gages dans le paiement des frais de scolarité ne pourront validement s’inscrire à la session de l’automne, à moins qu’ils ne les acquittent d'ici le 21 septembre Ici encore, les paie ments au fonds étudiant ne seront pas reconnus.Les étudiants avaient reçu en date du 15 août dernier une lettre de l’As sociaUon générale étudiante des sec leurs des sciences humaines, arts et lettres les invitant à déposer un mon tant équivalant aux frais de scolarité exigés l’an dernier dans un compte en fidéicommis géré par les étu diants.Aucun porte parole étudiant n’était disponible hier pour commenter la réplique de l'UQAM On sait sans plus que l’association a convoqué ses membres le 17 septembre prochain en assemblée générale et organise, en collaboration avec l'ANKQ, une manifestation pour protester contre la hausse des frais de scolarité De son côté la Fédération des étu diants et étudiantes du Québec qui regroupe les associations des univer sités de Montréal, McC»ill.Slier brooke et Laval tient son conseil d’administration aujourd’hui et de main.11 y sera notamment question de la possibilité de contester devant les tribunaux la décision du gourer nement de hausser les frais.Un porte parole de la Fédération des associations étudiantes de LU diversité de Montréal a pour sa part déclaré qu'il n'y aura pas, parmi ses membres, de boycott des frais de scolarité On examine cependant l'hypothèse du recours juridique On veut aussi mettre sur pied un mécanisme pour aider les étudiants dans le besoin à se pourvoir en appel auprès du co mité que la loi sur l'aide financière aux étudiants prévoit instaurer Enfin, le dernier bulletin hebdo madame de Statistique Canada in dique qu’entre 1979 SO et 19S9 90 l in dice des prix des frais de scolarité a augmenté de 103 % pour l'ensemble* du Canada, de 100 % en Colombie*» Britannique et de 1371\, au Nouv eau-! Brunsw ick alors que les frais étaient^ gelés au Québec depuis 20 ans.-.Four 1000 01, les frais de scolarité» augmentent de 5 % à 10 % dans 141 plupart des universités canadiennes^ précise Statistique Canada Au Quésï liée, ils augmentent pour ta première* fois depuis 20 ans (entre 65 % ci» 95%) selon les facultés JJ m Changement profond } du profil de la clientèle en attente ; d’un HLM à Montréal : EN PROVENANCE DU KOWEÏT Plus de 100 Canadiens savourent leur liberté TORONTO (FC) - Malgré la fatigue, plus de 100 Canadiens ont savouré leur départ d’Irak et du Ko-weit, hier matin, à leur arrivée à Toronto, après une courte escale à Londres.« C’est magnifique.Ce fut comme un voyage vers la liberté », s’est ex clamé Davinder Chadha, 42 ans, à son arrivée en compagnie de son épouse et de leur fils de deux mois.M Chadha, un architecte, vivait au Koweit depuis 13 ans.Il a l’intention pour l’instant de demeurer à Toronto.Pour les Canadiens toujours retenus au Koweït, cependant, « la situation s’envenime jour après jour », affirme M.Chadha.« Nous étions Le timbre à 40 cents OTTAWA (PC) — Les Postes canadiennes ont annoncé qu'il en coûtera 40 cents, à compter du 1er janvier prochain, pour mettre une lettre à la poste, soit une hausse d’un cent ou de 2,6 %.Le tarif pour l’envoi d’une lettre aux États-Unis augmentera également d’un cent, soit 2,2%, à 46 cents, tandis que le tarif international passera à 80 cents, soit une hausse de deux cents ou de 2,6 %, a déclaré l’agence fédérale qui a rapporté un profit de 149 millions $ au cours de la dernière année fiscale.Un porte-parole des Postes, Doug Long, a par ailleurs reconnu qu'avec la nouvelle taxe sur les produits et services (TPS) qui entrera aussi en vigueur le 1er janvier, un timbre de 40 cents coûtera en vérité 43 cenLs au consommateur.A la veille de devenir une agence fédérale, en 1981, il en coûtait 17 cents pour poster une lettre au Canada.comme en état d’arrestation à notre propre domicile.Peu de commerces ouvraient leurs portes.Les vivres devenaient rares».M.Chadha a avoué avoir « tout laissé là-bas.Une maison et mes épargnes des 13 dernières années.Je dois tout recommencer à zéro».Les 133 passagers venus du Moyen-Orient ont été accueillis à l’aérogare par la ministre des Relations extérieures, Monique Landry.Tous semblaient très las.Certains étaient incapables de parler.Plu sieurs bébés et enfants pleuraient, alors que Mme Landry circulait parmi eux, adressant quelques mots ici et là.Plus tôt, Mme Landry avait affirmé qu’Ottawa fera tout ce qu’il peut pour inciter le gouvernement irakien à permettre à tous les étran gers de quitter ce pays et le Koweit occupé.Quelque 136 personnes originaires du Canada retenus au Koweit et en Irak — en grande majorité des fem mes et des enfants — ont volé vers Londres à bord d’un DC 8 de Natio-nair, jeudi soir.L’appareil transportait également dix ressortissants irlandais et 12 Américains.Leur odyssée avait débuté 16 heures plus tôt à Koweit, à bord d’un appareil des Iraki Airways nolisé par le Canada qui les a conduits à Bagdad puis à Ankara, en Turquie, ou ils furent transférés à bord de l’avion de Natio-nair.Trois enfants nés au Canada et leur mère libanaise sont demeurés à Ankara pour prendre une autre direction.Après que 25 passagers, dont 14 Canadiens, furent descendus à Londres, l’appareil a fait le plein et a pris la direction de Toronto.Terrill Reichstein a pu quitter le Moyen-Orient avec son chien, mais son mari est également demeuré sur les lieux.PHOTO AP Après des semaines angoissées, Mazlm Khawat serrait dans ses bras, enfin hier matin, sa fille Nina, à l’aéroport International de Toronto.Hatfield accède au Sénat Isabelle Paré LES FAMILLES monoparentales et les femmes seules de plus de 45 ans représentent à l’heure actuelle plus de 62 % des 14 IKK) dossiers en attente d’un HLM à Montréal L’Office municipal d’habitation de Montréal (OM11M), dont la liste d’at tente s’étire bon an mal an à 14 000 demandes, soit près de 25 000 personnes, observe en effet un changement notoire de sa clientèle, a révélé hier M Roger Dionne, président de l’Of fice.Autrefois comblée par les person lies âgées et les familles, la longue liste d’attente de l’Office compte au jourd’hui près de 11 000 demandes de « familles • dont 80%.sont des famil les monoparentales et des femmes seules.Selon les termes utilisés par l’Of fice, la catégorie famille englobe aussi les personnes seules âgées de moins de 65 ans.« On choisit toujours les gens sur la base de la pauvreté, c’est que le type de personnes défavorisées a changé à Montréal », a soutenu M Dionne.Déjà, sur les 15 000 logements so ciaux de l’( iffice, plus de 6000 sont oc cupés par cette nouvelle clientèle dé favorisée.Soit des femmes seules âgées «le 45 ans et plus, ou des fem mes chefs de famille accompagnées de leurs enfants.« Four «•«> qui est des femmes seules, elles ne peuvent généralement pas entrer sur le marché du travail, ont été abusées physiquement ou émotivement Ce n’est pas un hasard si celte clientèle se retrouve ici, c’esfi la clientèle la plus oubliée «le tous U»S( programmes », a expliqué pour sa part M Robert Mainville, directed^ «lu Service du développement.Ce triste constat a été tiré hiaÜ lors du bilan dressé par l’Office muj nicipal d’habitation à l’occasion «U* ses 20 ans.Même si l’OMHM paçj vient à respecter ses objectifs tant fi» nanciers qu’en immobilisations, • lo£ besoins se font de plus en plus preSJ sauts, de plus en plus diversifiés ol les ressources de plus en plus re$J freintes », a mis en garde M Pionne» La construction annuelle de 700 notti veaux logements ne suffit même pa^ à diminuer la liste d’attente.("est pourquoi l’Office montréa-j lais a aussi réclamé hier de nouveaux pouvoirs «b1 Québec pour lui permettre d’ériger un forms d’iinj mobilisations et d’acquérir des lin* meubles et des terrains sans avoir fl( attendre dans chaque cas le feu vert du gouvernement.La procédure actuelle Incite car* rément les propriétaires de terrains à faire grimper leur prix à loisir, sou J tient M Pionne • On ni' peut continuer à coiiSj truire sur des sites propres, ("est uufj évidence depuis 86, il faut donc quo Québec accepte de changer les let' très patentes de l’Office », a insist* de son côté, M John Gardiner, regj pensable de l’habitation au comité exécutif.Idéalement, l’Office souhaiterait! entre autres, pouvoir donner à des promoteurs privés des projets-clé^ en main, participer à des projets mixtes ou des copropriétés poud grossir plus facilement son stock de logements.OTTAWA (PC) — Trois nouveaux conservateurs — dont l’ex-premier ministre Richard Hatfield, du Nou veau-Brunswick — ont été appelés à siéger au Sénat, hier.Il s’agissait de la deuxième d’une série de nominations que le premier ministre Brian Mulroney entend faire pour affaiblir le contrôle que les liberaux font régner sur la Chambre haute.En nommant MM.Hatfield, John Sylvain, de Montréal, et Donald Oliver, de Nouvelle-Écosse, M.Mul roney réduit à 13 la majorité libérale au Sénat.Il reste encore sept sièges vacants parmi les 104 que compte la Cham bre haute et le premier ministre a promis de les pourvoir tous cet au- tomne.M.Mulroney avait nommé cinq autres conservateurs au Sénat, la semaine dernière.Cette Chambre compte actuellement 52 libéraux, 39 conservateurs, un membre du Parti de la Réforme, quatre indépendants et un libéral indépendant LES MALADIES MENTALES COMPRENDRE cest FONDAMENTAL I Gouvernement du Jucher Ministère de la Santé I et des Services sociaux HÔTEL DES ENCANS DE MONTREAL 4521.boul.Sl-Laurent, Montréal, H2T 1R2 Télécopieur: (514) 282-0342 Téléphone: (514)849-2505 VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUES par le ministère Iégor de Saint Hippolvte Commissaire-Priseur 8 et 19 SEPTEMBRE 1990 assiste de lion.Serge Joyal c.p.Expc ri ART CANADIEN Mardi le 18 septembre 1990 à 19h30 Dont les oeuvres de E ALLEYN.F ARBUCKLE, M BARBEAU, Il BRAMENT.P V.BEAULIEU, C.BEAULIEU, A C BIELER, B.BOBAK.P.É BORDUAS.L it BOUCHARD.F.BRANDTNER.R W BURTON.P A.CARON.F.S.COBURN.I COMTOIS.MG.CULLEN.J.-P.DALLAI RF.C DAUDELIN.R DF: REPENTIGNY.B DES CLAYES, J C DF VU LALONGA.M DOMINGUE.P DORION.A S.FALARDEAU.M FECTEAU, M FERRON.T FOR-RESTAI.L.M -A FORTIN.C.A GAGNON.E.GOLDBERG I (il RUAIS 11 GRANSOW.N.J.GROVES.N I IUDO.N.F.LACURTO.D JUNEAU.A.Y.JACKSON.R LACROIX.E.LECLERC.G.I.ECLERC (Leprohon).E LEDUC.O LEDUC.J EE FEBURE J.-P LEMIEUX.S.LEMOYNF.M MALTAIS.T.M.MARTIN.H.MASSON.J Mc EWEN.N MORRISEAU.J.-P MOUSSEAU.A.NOEII.A PEU AN G.PFEIFFER.R.W PILOT.J R REPPE.N.R RICHARD.J.-P RIOPEI.LE.W G ROBERTS.A.ROUSSEAU.R ROUSSIE.A SHERIFF-SCOTE G SINDON.D SORENSEN.P.SOULIKIAS, M -A.de Foy SUZOR-COTE.A TATOSS1AN.F TOUPIN.A VILLENEUVE, Clarence Alphonse Gagnon R.CA.11881-1942) "Brume à l’aube, Château Gaillard :I^ac Léman) S3x74cm 21x191/4" J.FRIEDLAE.NDER.J I, B.L1NDSTROM.M.E P PICASSO, S.SIMS.D.VASARELY.VERTEX ET ART INTERNATIONAL.ANTIQUITÉS ET OBJETS D'ART Mercredi le 19 septembre 1990 à 19h30 Dont les oeuvres de: , _.H BELLMER B BUFFET.H D A.NTY.A DELACROIX.H DOUSA.E.FEITO.A.FII.I.O.V GUITET A HIROSHIGE.L.ICA RT.JT JACUS.JAUGEY.L.JONES.B KONDOR.E.LE.XC LYDIS P.J.MA1LLART.J Mc CULLOCH.W.NUTTER.H PAULE.P B E PEYRONNL SOLOMON.I.SZÔNYI.P TACS.A.TAPIES, TAZVENA.K.TUCEK.H.EURKEN.A HALY.ZÀÔ WOU-KI Antiquités et objets d art dont: , .Meubles d’époque Napoléon III, George III et Regency, et un ensemble de salle a manger (12 chaises) de stvle Louis XVI; bijoux et montres "(Jaeger Le Coultre, Vacheron.Constantin); argenterie (Tiffany.Birks.Marcus) et une exceptionnelle coupe de WBJ.Londres 1886, ménagères verrerie (Lalique); lustres et porcelaines, etc.EXPOSITION Vendredi le 14 septembre 1990 de 12h à 21F Samedi le 15 septembre 1990 de 12h à 17h Dimanche le 16 septembre 1990 de 12h à 1 Th Lundi le 17 septembre 1990 de 12h à 21 h Catalogue disponible sur demande.Estimations gratuites les mardis et les jeudis de 1 Oh à 13h EN TOUT ÎEMPS Nubuck et cuir de couleurs whisky, noir et brun, ou kaki et brun 125 $ f.r DE 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leC.K.J A.Q.lnc.TCI.: (514) 7.18-8787 7.18-6914 Fax: (514) 7.19-4168 tour général du Canada, Pierre Ca-dieux.« Si certaines personnes doivent être citées devant la justice pour des actes qu’elles pourraient avoir commis, je crois qu’elles doivent être appréhendées et mises en accusation en respectant le système juridique existant », a-t-il dit.L'armée a déjà offert aux quelque ‘20 Warriors retranchés à Oka de dé poser les armes et de les mettre elle-même en état d’arrestation, mais la proposition a été rejetée par les autochtones.M (.’adieux répondait ainsi à la suggestion du leader libéral Jean Chrétien de laisser fuir les Warriors désarmés, saris les appréhender.M.Chrétien, qui était de passage à Ottawa plus tôt cette semaine, avait ajouté que les Warriors pourraient être arrêtés plus tard et mis en accusation.M.Cadieux croit que cette proposition n’est pas réaliste.« Ce n’est pas ainsi que notre système fonctionne, a-t-il expliqué.M.Chrétien devrait le savoir, surtout qu’il a déjà été ministre de la .1 ustice.Sa suggestion est totalement inacceptable et ce n’est certes pas la façon dont les Canadiens font les choses».Les propos M.Cadieux ont été chaleureusement accueillis, hier, par ses auditeurs.Il s’adressait en effet aux délégués à la réunion annuelle de l’Association policière du Canada qui l’ont longuement acclamé.Le solliciteur général a dit croire que les Warriors « ne représentent personne et utilisent l’intimidation et la violence pour faire taire l’autorité légitime au sein de leur peuple.L’otr jectif des Warriors est simple.Ils rè gnent par la menace et l’intimidation et leur violence est toujours omni présente ».FTQ et Inuit demandent une enquête sur tous les aspects de la crise mohawk PHOTO CP Pierre Cadieux La tordeuse serait trop prolifique pour un insecticide biologique Michel Venne de la Presse Canadienne POINTK A LA-CROIX - POUR AVOIR RAISON de l’épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette qui sévit en Caspésie, Québec devra accepter de recourir aux pesticides chimiques, soutient l’Association des industries forestières du Québec.Des journalistes ont pu constater sur place, jeudi, que quatre années consécutives de pulvérisations d’un insecticide biologique n’ont pas permis de freiner la mortalité des ar bres dans cette région dont l’économie dépend en majeure partie de l’exploitation de la forêt.« Ce qu’on veut vous montrer, c’est une catastrophe », a déclaré le pré sidenl directeur général de l’associa- VOYAGES U g M Q Service de PUBLICITE 842-9645 M ¦4 EUROPE Paris, à partir de 398$ I Bruxelles, aller et retour, à partir de 469$ Londres ou Lyon ou Toulouse 449$ Montréal-Nice, à partir de 489$ Montréal-Nantes, à partir de 449$ 23 jours 30 jours 37 jours CITROEN BX 19 TR0 DIESEL D A 856$ 1040$ 1260$ CITROEN BI19 TRD D A AUT DIESEL 921$ 1066$ 1280$ CITROEN BX 17 TURBO DIESEL 0 A 875$ I035S 1250$ CITROEN BX 19 BREAK DIESEL D A 856$ 1040$ 1260$ CITAOEN U 17 TURBO ST DIESEL D A.890$ 1050$ 1270$ PRIX LIVRAISON BRUXELLES 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réservations, consulter: (iKOI.lt.SI R FR l VI %/ — Programmes détaillés sur demande.tion, M.André Duchesne, au départ d’une visite guidée en forêt organisée par l’industrie.Durant plus de cinq heures, on nous a montré des sapinières for mées de chicots maigrichons et défoliés, des branches de sapin rongées malgré les arrosages successifs.Kn 1984, le gouvernement du Québec a décrété que seul un insecticide biologique, le Bacillus thuriginiensis .( Bt ), peut être utilisé pour combattre la tordeuse.C’est le cas depuis 1987.Le spectacle est désolant.L’association estime à 50 millions de mètres cubes la quantité de bois menacé de perdition, ce qui représente le double de la cueillette annuelle de résineux au Québec.Si toute cette matière ligneuse était transformée en pâte à papier, sa valeur commerciale dépasserait les 10 milliards $.Dans un rapport publié en avril dernier, le ministère de l’Énergie et des Ressources confirme que « l’in-festation de la tordeuse des bourgeons de l’épinette a connu une recrudescence importante en 1989 » dans cette région.Les aires infestées avaient augmenté de 31 %.À la fin de l’été 1989, l’épidémie couvrait 817 000 hectares de forêts gaspésiennes.Les dégâts étaient juges élevés sur plus de la moitié de cette superficie.Le ministère est présentement en train de recueillir les données pour 1990 Des estimations préliminaires permettent d’affirmer que la situation est encore pire qu’elle ne l’était.Le Bt est un insecticide qui agit par ingestion.Les avions pulvérisent sur la forêt un liquide contenant une bactérie.Lorsque l’insecte se nourrit en grignotant les aiguilles des sapins, il ingère la bactérie malgré lui, ce qui le rend malade.Il finit par en mourir au terme, en quelque sorte, d’une grosse gastro-antérite.L’industrie propose de le remplacer, dans les cas d’infestations sévères comme en Gaspésie, par le fé-nitrolhion, un insecticide chimique sécuritaire dûment homologué par le gouvernement fédéral et utilisé par lé Québec de 1971 à 1987.Le fénitro-thion agit par contact (la bestiole peut mourir sans l’avaler) et a l’avantage de coûter deux fois moins cher que son concurrent.d'après la Presse Canadienne LA FÉDÉRATION des travailleurs et travailleuses du Québec ( FTQ) a demandé hier au gouvernement du Québec de créer une commission d’enquête publique sur la crise amérindienne.Le président de la FTQ, M.Louis Laberge, a déclaré dans un communiqué que seule une commission d’enquête sera en mesure de répondre aux questions légitimes que la population se pose « sur la succession d'événements qui ont plongé le Québec tout entier dans Tune des plus graves crises de son histoire récente ».Parmi ces événements, M.Laberge fait état de la décision de la SQ de passer à l’action, le 11 juillet, des diverses rondes de négociations, de la réticence d’Ottawa à intervenir dans la première phase de la crise, du matraquage du 12 août au pont de Saint-Louis-de-Gonzague, du rôle des Warriors et de l’inaction des autorités devant l’accumulation de stocks d’armes dans les réserves indiennes.Selon lui, cette commission devrait avoir pour mandat de dégager les responsabilités des divers intervenants, de trouver des moyens pour éviter sa répétition et, dans un deuxième temps, de se pencher sur le dossier plus global des revendications autochtones.« Trop de gens ont souffert de cette crise, trop de tensions ont été soulevées chez les Blancs comme chez les autochtones, trop de dommages ont été faits à la réputation du Québec pour qu’on laisse ainsi le temps ensevelir les choses et que.comme société, on se défile devant notre responsabilité de comprendre ce qui s’est passé et, surtout, de voir comment un tel malheur aurait pu être évité », a déclaré M.Laberge.De son côté, le secrétaire-général de la FTQ, M.Fernand Daoust, a souligné que le gouvernement devait tout faire pour assurer la paix sociale au Québec dans l’avenir.« Cette crise, qui a causé tant de souffrances, a aussi introduit un dangereux climat de tension et de haine entre Blancs et autochtones qu’il faut faire disparaître le plus rapidement possible », a dit M.Daoust.Par ailleurs, les leaders inuit ont réclamé hier la pleine participation Près d’un milliard d’analphabètes -Pierre Proulx LE MONDE compterait un peu plus de 948 millions d’adultes analphabètes, selon les derniers estimés de l’U-N ESCO, dont 63,5 % sont des femmes.Il s’agit d’une légère amélioration par rapport à l’estimé de 1985, année où Ton en avait dénombré 949,5 mil lions.Cette baisse s’explique toutefois par une diminution du nombre d'analphabètes dans les pays industrialisés.Dans les pays en développement, au contraire, leur nombre a augmenté.Ces données sont publiées dans le document de travail de la Conférence internationale sur l'éducation de TU N ESCO qui se termine aujourd'hui à Genève et qui coïncide avec la Journée mondiale de l’alphabétisation.Ces statistiques sont fondées sur une enquête internationale à laquelle ont répondu quelque 130 pays, dont le Canada.Pour les fins de l’enquête, était définie comme analphabète, une « personne incapable de lire et d écrire, en le comprenant, un exposé simple et bref de faits en rapport avec sa vie quotidienne ».Cette définition diffère de celle de l’analphabétisme « fonctionnel » qui tient compte de degrés de compétence en écriture et lecture.Par ailleurs, indique TUNESCO, dans la plupart des 42 pays du monde les moins avancés, la majorité de la population adulte est analphabète et plus de 80% sont des femmes.Chez les enfants, malgré les progrès de la scolarisation, on estime que.120 millions d'enfants n’ont toujours pas accès à l’école primaire et quand ils y ont accès, le taux d’abandon demeure élevé.« Près d’un élève sur cinq abandonne avant d’avoir terminé sa première année ».La célébération de la Journée internationale de l’alphabétisation coïncide cette année avec l’Année internationale de l’alphabétisation.Elle est marquée aujourd’hui à tra- vers le Canada par le lancement d’un timbre de la Société des postes.À Montréal, les groupes populaires en alphabétisation célèbrent l'événement au Centre Paul-Sauvé.De son côté, la Fondation québécoise pour l’alphabétisation rappelle qu’on peut, en composant le 1-800-361-9142, avoir des informations sur l’ensemble des services dispensés à travers le Québec dans ce domaine.des autochtones à une enquête publique sur les événements de Kanesa-take et de Kahnawake.Les leaders inuit se sont rencontrés à Ottawa ces jours derniers pour discuter de la crise autochtone En conférence de presse hier, ils ont fortement blâmé les gouvernements fédéral et québécois pour le rôle qu’ils ont joué dans ces événements, les accusant notamment d’inciter à la violence contre les peuples autochtones.Le président de l’Inuit Tapirisat du Canada, M.John Amagoalik, a soutenu que la réaction intolérante du Québec vis-à-vis les Mohawks était une conséquence directe de son res sentiment envers les autochtones à la suite de la mort de l’accord du lac Meech.C’est un député autochtone du Ma nitoba, Elijah Harper, qui a symbolisé la résistance à l’accord constitu tionnel au printemps dernier en bloquant les travaux de l’Assemblée législative manitobaine.« Il est évident que Québec a agi de façon à transformer un barrage relativement mineur en confrontation majeure », ont indiqué les leaders inuit dans une déclaration de trois pages.Le scalp de Chrétien fait des vagues WINNIPEG (PC) - Le leader libéral fédéral Jean Chrétien a irrité les chefs autochtones du Manitoba jeudi pour avoir dit, en plaisantant, qu'il n’avait pas été scalpé quand il était ministre des Affaires indiennes.Il a aussi eu droit aux réprimandes de M.Phil Fontaine, le dirigeant de l’Assemblée des chefs du Manitoba, qui lui a reproché d’être resté invisible la plus grande partie de Tété et de n'être pas intervenu dans la crise autochtone au Québec.M.Chrétien a fait sa plaisanterie controversée au cours d’une rencontre avec les leaders autochtones et le caucus des libéraux de l’Ouest à Winnipeg, où il était venu prêter main-forte à la campagne électorale du leader libéral manitobain Sharon Carstairs.« J’ai été le seul ministre des Affaires indiennes à survivre six ans au poste et à avoir conservé son scalp», a-t-il dit.Il aurait avantage à trouver un autre rédacteur pour ses discours, a commenté M.Fontaine, en colère Plus tard, M.Chrétien a soutenu qu’il n’avait pas voulu mal faire, ajoutant qu’il avait utilisé cette même plaisanterie « des centaines de fois » avec des autochtones.« S’ils ont été offensés, je suis désolé», a-t-il déclaré.Revenu Canada Douanes et Accise Revenue Canada Customs and Excise BOUTIQUES I ^ Le Ministère du Revenu I I If national.Douanes et Accise, I I 1»^/ invite les personnes _ intéressées dans A T ^ l'établissement et I ¦" ^ l'exploitation d'une boutique hors taxes à soumettre leur candidature.L’emplacement des boutiques hors taxes à la frontière terrestre est situé aux endroits suivants : Québec Stanhope Highwater Lacolle (Rte 221) Hemmingford Trout River Saskatchewan Regvvay Ontario Prescott Colombie- Britannique Fraser Manitoba Sprague Boissevain Yukon Beaver Creek Les intéressés peuvent se procurer une trousse de renseignements, dont le formulaire de demande, au bureau de douane des endroits susmentionnés ou auprès du bureau régional de Douanes et Accise.Le programme a pour objectif d'aider à promouvoir la petite entreprise au Canada.Lors de la sélection des exploitants, la préférence sera accordée à chaque emplacement, aux exploitants indépendants du secteur de la petite entreprise.Les demandes dûment formulées doivent être postées avant le 23 novembre, 1990 à l'adresse suivante : Programme de boutiques hors taxes Ministère du Revenu national Douanes et Accise 5 ième étage.Edifice Connaught Avenue Mackenzie, Ottawa.(Ontario) KlA OLS Canada LE CONSEIL DE L’ORDRE NATIONAL DU QUÉBEC LANCE UN APPEL PUBLIC DE CANDIDATURES L’ORDRE NATIONAL DU.QUEBEC est la plus haute distinction décernée au Québec.L’ORDRE NATIONAL DU QUÉBEC est composé de personnes à qui le gouvernement a conféré le titre de Grand officier, d’Officier ou celui de Chevalier de l'Ordre.Objectifs: Témoigner de la fierté qu’inspirent au peuple du Québec les actions éminentes accomplies par ces personnes.Manifester du respect et de la fidélité à ceux et à celles qui ont marqué l’évolution du Québec ou qui ont permis son rayonnement dans l’un ou l'autre des secteurs de l’activité québécoise.Traduire les liens entre le passé et le présent du Québec.Critères d'admissibilité: Toute personne née ou résidant au Québec à l’exception'des membres de l'Assemblée nationale.Les candidatures seront soumises au Conseil de l’Ordre chargé d.e faire ses recommandations au Premier ministre.Mise en candidature: Désirez-vous soumettre une candidature?Si oui.des formulaires d'inscription sont disponibles sur demande.Chaque candidature doit être parrainée par deux personnes et ou une association et acheminée avant le 8 octobre 1990 avec la mention « candidature ».Madame Denise Grenier Directrice de l'Ordre SECRÉTARIAT DE L’ORDRE NATIONAL DU QUÉBEC Ministère du Conseil exécutif 875 est.Grande-Allée Édifice "H" — Bureau «2.404 Québec.QC G1R4Y8 Tél.: (418) 643-8895 Québec a a a es L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, samedi 8 septembre 1990 ¦ A-5 LE MONDE EN BREF Le gratin mondial invité à Berlin BONN (AFP) — Le chancelier Helmut Kohl a muté les présidents américain et soviétique à prendre part aux cérémonies qui marqueront le 3 octobre à Berlin, l’unification des deux Etats allemands, a annoncé hier son porte-parole.Hans Klein a dit que le chancelier de RFA téléphonerait en début de semaine prochaine à George Bush pour lui en reparler, le chef de la Maison-Blanche ayant émis le souhait « d'étudier la possibilité d’une visite à Berlin immédiatement, malgré son programme exceptionnellement chargé ».Kohl tient à faire du 3 octobre un symbole de la fin de la Guerre froide, en présence des dirigeants dés quatre Alliés de la Seconde Guerre mondiale (États-Unis, URSS, Grande-Bretagne et France).Klem a ajouté que le chancelier allait demander au président François Mitterrand et au premier ministre britannique Margaret Thatcher d’assister aux cérémonies.Sommet extraordinaire sur le Liberia BANJUL (AFP) — Le président gambien Dawda Jawara, président en exercice de la Communauté économique des États de TAfnque de l’Ouest (CEDEAO), a annoncé hier à Banjul qu'un sommet extraordinaire de l’organisation sur la situation au Libéria pourrait se réunir dans un mois, si deux tiers des 16 États membres s’y déclaraient favorables.Le Nigeria et le Burkina-Faso se sont déjà déclarés favorables à la tenue d’un tel sommet, réclamée le mois dernier par le Togo.Au cours’d’une conférence de presse vendredi à Banjul, relative à sa tournée ouest-africaine (qui Ta conduit au Sénégal, au Burkina-Faso, au Ghana, en Sierra-Léone et en Guinée), Sir Dawda a affirmé qu’il n’était pas opposé à la tenue d’un tel sommet.Ce sommet, a-t-il précisé, pourrait permettre d’entériner les décisions prises par le Comité de médiation de la CEDEAO à propos du Liberia.Le Comité de médiation, constitué de sept pays, avait notamment décidé l’envoi au Liberia de la force d’interposition ( ECOMOG ), composée de soldats gambiens, ghanéens, guinéens, nigérians et sierra-léonais.Sir Dawda a par ailleurs annoncé que cinq soldats de l’ECOMOG ont été tués au Libéria, et que cinq autres ont été blessés.Il n’a pas précisé leurs nationalités.Sommet Bush-de Klerk à Washington LE CAP (Reuter) — Le président Frederik de Klerk rencontrera le président Georges Bush a Washington le 24 septembre et sa visite sera la première d’un dirigeant sud-africain aux Etats-Unis depuis l’entrée en vigueur de l'apartheid en 1948.Le ministre des Affaires étrangères, Pik Botha, a annoncé la visite dans un communiqué en précisant que de Klerk et lui-même répondaient à une invitation de longue date de Bush.« Le président profitera de cette occasion pour informer le président Bush des récent développements en Afrique du Sud et en Afrique australe », a-t-il déclaré.De source gouvernementale, on déclare que De Klerk s’efforcera de cimenter ses relations avec Bush et lui exposera ses projets de partage du pouvoir avec les Noirs, qui sont cinq fois plus nombreux que les Blancs.Il ne solliciterait pas un allègement des sanctions économiques imposées par le congres américain, mais plaiderait pour un réexamen de ces sanctions.De Klerk aurait dû rencontrer Bush en juin, peu avant le début de la tournée triomphale aux Etats-unis de Nelson Mandela, mais il a annulé sa visite face à des menaces de groupes anti-apartheid.De même source, on souligne que De Klerk est conscient qu’il risque encore de provoquer des protestations.Mais il croit que son message réformiste sera une réponse efficace à ceux qui s’opposent à sa visite.Accusations contre Kiszczak à Varsovie VARSOVIE (AFP) — L’ex-colonel de la police politique polonaise, Adam Pietruszka, condamné à 25 ans de prison pour avoir « commandité » l'assassinat de l’aumônier de Solidarité, le père Jerzy Popieluszko, affirme avoir été « le bouc émissaire » du ministre de l’Intérieur de l’époque, le général Czeslaw Kiszczak, a rapporté hier le quotidien populaire du soir Kurier Polski.Dans une déposition manuscrite faite au parquet en juin dernier, et reproduite vendredi par le journal, Adam Pietruszka « reconstitue de mémoire » une conversation qu’il aurait eue avec le général Kiszczak deux semaines après l’assassinat, en octobre 1984, du père Popieluszko, par un commando de trois policiers, subordonnés directs de Pietruszka.Czeslaw Kiszczak, un proche du général Wojciech Jaruzelski, lui aurait proposé, selon Pietruszka, de le promouvoir général s’il prenait sur lui la responsabilité du crime, et se laissait « mettre en prison pour un certain temps ».Ces dépositions du colonel Pietruszka entrent dans le cadre de l’enquête, ouverte en juillet dernier par le Parquet polonais, sur « l’incitation au meurtre » du père Popieluszko.Selon le Parquet, « certains documents accréditent le soupçon qu’en-dehors des personnes déjà condamnées pour la participation au meurtre du père Popieluszko, d’autres personnes aient pu se livrer à l’incitation à ce crime et diriger son exécution ».Propos authentiques d'un client La boucherie charcuterie traiteur c’est notre métier 1025, rue Laurier ouest 272-4065 «Ne t’inquiète pas, chéri pour ce soir j’ai tout commandé à Anjou-Québec».272-4086 Cache-caclie diplomatique cambodgien Hun Sen ne donne pas cher de la réunion de demain à Djakarta DJAKARTA (Reuter) — Le cache cache diplomatique auquel se livrent le prince Norodom Sihanouk et le premier ministre de Phnom penh.Hun Sen.rend toujours incertaine la réunion de Djakarta sur l'avenir du Cambodge Ce cache-cache pourrait porter, s’il se poursuit, un coup sérieux aux espoirs entretenus par le Conseil de sécurité de l'ONl d'un règlement du conflit cambodgien.Les États-Unis, TU RSS, et la Chine ont fait pression cette semaine sur le gouvernement Hun Sen et la coalition dirigée par le prince pour qu’ils acceptent de se rencontrer à Djakarta et approuvent le plan de l'ONU en vue de rétablir la paix au Cam bodge.* Bien que je me rende à Djakarta, j'ai décidé de ne pas assister à la réu mon tant que Sihanouk boycottera ce forum », a déclaré hier H un Sen, cité par l’agence de presse cambod Fin de la crise des ambassades à Cuba Fidel accuse MADRID (AFP) — La crise des am bassades, au cours de laquelle plusieurs Cubains se sont réfugiés en juillet dans des ambassades euro péennes à la Havane, a été « une pro vocation organisée » et une « exhor tation au désordre », a déclaré hier le président cubain Fidel Castro à la té lévision espagnole.Le dirigeant cubain a cependant souhaité que les relations entre l'Espagne et Cuba se normalisent après la crise.« Nous autorisons tous ceux qui le veulent à quitter légalement le pays, mais pas ceux qui pénètrent de force dans les ambassades », a-t il dit.Se Ion lui, le premier des réfugiés à en trer dans l'ambassade espagnole à La Havane était « un malade mental, qui est entré armé d’une machette ».L'affaire des ambassades a créé « une fracture importante dans les relations» entre les deux pays et « mettra du temps à être surmon tée », a estimé pour sa part le porte parole du ministère espagnol des Af faires étrangères, Juan Lena.Les cinq derniers Cubains, réfu giés depuis juillet à l'ambassade d’Espagne à La Havane, ont quitté cette mission diplomatique mardi, selon des diplomates espagnols.Après l’entrée d’une vingtaine de Cubains dans l’ambassade dès le 11 juillet, les relations entre Cuba et l'Espagne s’étaient fortement dégra dées.gietine SPK.avant son départ pour Djakarta Sihanouk, dont les revirements sont fréquents, est revenu jeudi sur sa décision de ne pas assister à la réunion de Djakarta 11 a toutefois annoncé qu'il ne participerait pas di rectement aux entretiens, destinés à regrouper autour d’une table des né gociations sa coalition et les représentants du gouvernement Hun Sen Le ministre indonésien des Affai res étrangères, AU Matas, qui aoeu vré sans compter pour une rencontre en tête à tête entre les trois mou vements rebelles et la faction gou vortiementale, s’est néanmoins dé claré optimiste quant à la tenue d'une telle réunion - Attendons de voir », a-t il dit Sihanouk n’arrivant que tard au jourd'hui à Djakarta, les pourparlers ne pourront pas s’ouvrir avant de main, a t il précisé.L'ouverture des entretiens avait déjà été retardée par des disputes entre les factions sur des questions de protocole l as de financer les belligérants Tuerie palestinienne dans le sud du Liban SAID A (Reuter) — De violents combats entre groupes palestiniens rivaux ont fait 17 morts et 90 blessés dont huit enfants hier à Saida, dans le sud du Liban, a-t on appris auprès des services de sécurité Des fedayins fidèles au chef de TOLD, Yasser Arafat, ont pris toutes les positions du Fatah Conseil révolutionnaire (groupe Abou Nidal) dans le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Liban, celui d'Ain el Helweh, a t on précisé de même source.Selon des témoins, les combattants ont utilisé des roquettes, de l’artillerie et des mitrailleuses lourdes Les bombardements ont débordé sur des quartiers rési dentiels de Saida, à unequaran laine de km au sud de Beyrouth • Cinq explosions ébranlent Saïda chaque minute et les gens paniquent », a déclaré un hath tant de la ville portuaire.L’OLP a condamné à mort Abou Nidal, de son vrai nom Sa bri al Banna, il y a 16 ans, après l'avoir accusé de vouloir assas siner Arafat.Abou Natal a alors rompu avec le Fatah, principale composante de l'OLP, pour fonder le Fatah CR qui a commis depuis lors de nombreux attentats contre des Israéliens, des objectifs oeciden taux en Europe et des dirigeants palestiniens proches d'Arafat Souscription pour les élections haïtiennes PORT-AU-PRINCE (AFP) - Huit partis de l’opposition haïtienne ont annoncé hier la création d’un « Comité d’initiative pour les élections dans la dignité nationale », destiné à financer les prochaines élections gé nérales dans je pays à partir de contributions haïtiennes.Ce Comité, ont précisé les partis dans un communiqué, recevra des dons en espèces et en nature, destinés au Conseil électoral provisoire (CEP), et provenant aussi bien du pays même que des Haïtiens de la diaspora.Il acceptera également les aides basées sur le volontariat et le béné volât.Le CEP, organisme indépendant chargé de l’organisation des élec tions, avait fait appel mercredi au bénévolat local et à la diaspora hai tienne pour contribuer au finance ment des élections, afin qu’elles dépendent le moins possible du financement étranger, rappelle t on.Ces élections générales, initialement prévues pour le 4 novembre.ont été reportées par le CEP au mois de décembre prochain, à une date qui n'est pas encore définitivement fixée, mais qui ne devrait pas être postérieure au 16 décembre, selon U* président du (’El’, M Jean Robert Sabalal Le CEP avait mis en avant le manque de fonds comme raison de ce report.Sur 12 millions de dollars nécessaires à l'organisation de la consultation électorale, le CEP n’a reçu jusqu’à présent qu'un peu plus d’un million du gouvernement pro visoire Une aide de 1,5 millions de dollars des États Unis, ainsi que des aides matérielles d’autres pays, dont le Ca nada et la France, sont également attendues 149 MANTEAUX 550 PRÉSIDENT KENNEDY 843-6248 ST JEAN 1 PLACE OU MARCHE DUVET EXXA Réservez maintenant en téléphonant au: 1-800-361-0505 llldiuiïr Stuiit-Sduuciir Réseau Hôtelier ÉJ niversel Sans frais de Montréal: 227-1811 Bureau commercial de Montréal: 253-5100 yi l "s v >v4w m mà m 1**1 r quelle magie, le \ iliage de Sain 1-Samenr rassemblc-il celle surle de gens qui, par naliire.doiiiieitl le Kl YI partout ou ils meltenl les pieds’' ()n s \ rencontre au luxueux Manoir Saint-Sauveur a deux pas du \ jeux \ i liage cl a I rois enjambées de tout ee que les i.aurcutides peuvent offrir de mieux VIRÉES NOCTURNES, GLISSADES O EAU, GOLF, THÉÂTRE, RANDONNÉES.et quoi encore.Yene/ unis aussi au Manoir Saint-Sauveur foui est la PISCINES, TENNIS, SQUASH, SAUNA, BAINS TOURBILLONS, MASSAGES, CONDITIONNEMENT PHYSIQUE, SALLE DE JEU, PIANO-BAR ET LE RESTAURANT «L AMBIANCE».I es prix du Manoir sont 1res abordables et les forfaits encore plus intéressants FORFAITS GOLF, GLISSADES D EAU, SANTÉ, THÉÂTRE, WEEK-END ET SEMAINE.A partir de PAR PERSONNE PAR NUIT OCC DOUBLE cambodgiens et préoccupés par la crise du Golfe, les supergratuLs s’at tendent à ce que les dirigeants des quatre factions cambodgiennes ac ceptent le plan de l’ONU mis au point avec la France et la Grande Rreta gne, déclare t on dans les milieux di plomatiques Le ministre soviétique des Affai res étrangères, Edouard Chevard nadze, a déetaré hier qu’il s’entre tiendrait avec Sihanouk Les États Unis,qui soutiennent le prince, ont décidé, pour leur part, mercredi de nouer un dialogue avec Hun Sen, sou tenu par Moscou Les entretiens de Djakarta de vraient être axés sui le plan de paix mis au point eette semaine par les cinq membres permanents du con sell de sécurité de l’ONU États Unis, URSS, ( tune, France et Grande Bretagne selon les nu lieux diplomatiques Les quatre factions ont déjà an prouv é sépai émeut en pi meipe, le role confié aux termes de ee plan à l’ONl .qui sera chargé virtuellement d'administrer le Cambodge jusqu'à la tenue d'élections pluralistes Files seront aussi appelées à appumvei la formation d’un Conseil national su prême, doté d'un rôle eousullatit On ignore néanmoins si l’ordre du jour de la réunion sera respecté, Hun Sen ayant déelaré qu'il ne diseulerail que lies détails du plan MONTRÉAL QUÉBEC 2 HEURES »» • Il ci ra ¦ ¦ Il /-fi Cl AUtJl.POI I MA', QuOhrjc YOH II YAMAMOTO Japon KENZO I rant >• RI I KAWAKUBO comma * J*-*.-jar '/ire, Japon JEANPAUI FAULTIER Erancn ISSEY MIYAKE Japon LOUIS L.ATL.AMME HOMMES S.PLACE QUÉBEC.QUÉBEC TÉLÉCOPIE JR 410-523 6066 S 418 523-6633 Clooùû A-6 ¦ Le Devoir, samedi 8 septembre 1990 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 |anvier 1910 Directrice Rédacteur en chef Rédacteurs en chef ad/omts Lise Bissonnetie et directeur de l'information Jean Francoeur, Bernard Descôteaux Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeurs ad/omts Directeur des de l'information services administratifs.Pierre Cayouetle, Jacques Chabot Christian Charron Guy Deshaies Le tremblement d’Ontario Un accident électoral et une belle occasion Depuis 1985, les Ontariens avaient un gouver nement néo-démocrate par procuration.Us en auront désormais un vrai.Le voulaient-ils ?Rien n’est moins sûr.Ce qui s’est passé jeudi défie presque toute logique.Seuls les aléas du système électoral l’expliquent, et les psychanalystes d’électeurs s’y casseront les dents.Certes, nos voisins étaient insatisfaits du gou vernement libéral de M.David Peterson.Som nambules faut-il croire, ils ont mis du temps à s’en rendre compte.Leur premier ministre est entré en campagne électorale, par un beau 150 juillet, dans une position imprenable selon les sondages.Démonstration éclatante de la faillibilité de la profession, on ne connaît pas un commentateur, d’un océan à l’autre en passant par Queen’s Park, qui ait osé évoquer une défaite libérale.Aujour d’hui, la sagesse rétrospective, la moins glorieuse, fait enfin la liste des mécontentements : le déclenchement hâtif de l’élection, un scandale de fi naneement du Parti libéral, les relations trop in times avec le Québec autour du lac Meech, les services en français, l’entrée en récession, et enfin, et surtout la propension à taxer tout ce qui bouge.Reste que ce (Mit pourri de mauvaises humeurs n’aurait pas dû mener au N PD, loin de là.Sauf pour l’air et la réputation d’honnêteté qu’arborent a bon droit M.Robert Rae et ses troupes — vierges du pouvoir depuis toujours — ils se démar quent à peine des libéraux sur tout le reste, lac Meech compris.Quant aux taxes, thème dominant de l’élection, le NPI) promettait de changer de cibles mais d’y aller encore plus allègrement.Depuis 1985, le gou vernement Peterson a augmenté le fardeau fiscal des Ontariens de 4.5 milliards $ par année, une croissance telle qu’elle annule presque l’avantage comparatif traditionnel de l’Ontario sur le Qué bec.C’est une alliance formelle avec le NPI), du rant le gouvernement libéral minoritaire de 1985 87, qui a lancé le mouvement.Les recettes ont fi nancédes mesures progressistes, auxquelles M Peterson a largement dû son éclatante victoire de 1987.11 a donc continué sur cette lancée et son gouvernement donnait priorité aux « bonnes » causes : équité en emploi, protection de l’environnement, réforme de l’aide sociale.M.Peterson gouvernait comme autrefois M Trudeau à Ottawa : avec le cynisme des vieux partis pour la machine, et le programme du N PD pour les idées.Au bout du compte, les électeurs lui ont amèrement reproché le coût de ses largesses, mais ils ont élu un gouvernement qui coûtera encore plus cher : taxe de 8 % sur les profils des corporations, fort relèvement du salaire minimum, nouveau régime d’assurance-automobile, etc.Horreur suprême en Ontario, le NPI) planifie même un déficit budgétaire pour les deux prochaines années.Seule la mathématique électorale explique cette persistance « socialiste » contre-nature chez nos voisins.Comme le Parti québécois en 1976 qui avait cueilli la majorité des sièges avec 41 % des voix en profitant de l’existence d’un tiers parti, le N PD ontarien a pris 76 sièges sur 130 avec 38 % des voix, en passant entre conservateurs et libéraux.Ce n’est pas demain qu’on chantera l'Inter nationale dans Bay Street affolée où certains évoquent une fuite des sièges sociaux vers l’Ouest et, pire, vers le Québec capitaliste ! M.Rae convenait lui-même du caractère quasiment accidentel de cette victoire, jeudi soir, en avertissant ses troupes qu’elles avaient encore à « gagner la confiance » de la population.Ce qui est possible, comme le PQ l’a montré aussi.La gau che ontarienne, longtemps marginalisée, est l’une des plus galvanisées au Canada, comme on l’a vu lors de sa formidable bataille contre le libre-échange.Mlle a des ressources intellectuelles inépuisables dans les milieux universitaires, aguerries dans les milieux syndicaux.Elle a la chance historique de montrer ce qu’elle sait faire, dans une province où les milieux d’affaires ont toujours monopolisé le pouvoir politique.Il lui faut maintenant une bonne dose de réalisme, dont on dit que le jeune premier ministre, vétéran politique derrière son allure de stagiaire, ne manque pas.Pour le Québec, la révolution qui ébahit l’Ontario n’est pas mauvaise.Tout au long de la campagne, M Peterson avait affiché son incapacité à aller plus loin que le lac Meech.Fermé à la réflexion qui s’amorce, il menaçait même de la saboter.Désolant, aussi, fut son lâchage calculé de la cause du français en Ontario.On chercherait par ailleurs vainement, dans les déclarations et écrits de M.Rae sur les questions québécoises, autre chose qu’un prudent passage entre les clous.Mais sauf une chicane profonde sur la question du libre-échange, le bagage est si léger, justement, qu’il n’encombre pas les lieux du dialogue.— LISE BISSONNETTE Confusion en Union soviétique Le prix à payer pour sortir du chaos M.BUSH ne saurait reprocher à M.Gorbatchev, lorsqu’il le rencontrera demain à Helsinki, son refus d’agir militairement dans la crise du Golfe.Quelles que soient les raisons avancées, il est clair que la situation intérieure de l’URSS lui interdit plus que jamais tout activisme autre que diplomatique.Aux signes concrets du délabrement de l’économie, tels que la pénurie de pain à Moscou, fait pendant, sur le plan politique, l’impression d'une grande confusion.Les observateurs ont déjà du mal à s’y reconnaître dans les nombreuses commissions plus ou moins concurrentes qui ont « planché » ces dernières semaines sur les plans de réforme économique.À plus forte raison les économistes soviétiques eux-mêmes et les dirigeants politiques, qui défendent chacun leur projet.La confusion est encore plus grave, s'il se peut, dans le domaine national.La direction centrale ayant laissé passer l'occasion qui se présentait au début de la perestroika de modifier en profondeur la Constitution, la rédaction du nouveau « pacte fédéral » annoncé se révèle pratiquement impos sible aujourd’hui, presque toutes les républiques ayant déjà proclamé une « souveraineté » qui se distingue parfois fort peu de l’indépendance pure et simple.Du coup, les plus« fédéralistes » se rebellent contre un gouvernement central qui ne répond plus à leur attente : estimant que l’impuissance de Moscou laisse sa république « seule » face aux « extrémistes » arméniens, le président de l’Azerbaïdjan, M.Moutalibov, se proclame « en droit de choisir de nouvelles voies pour préserver sa sécurité », y compris par la recherche de « partenai res » à l’étranger.Quant à la Moldavie, son Parlement vient tout simplement de voter la « suspension » de l’obligation du service militaire dans l’armée rouge et d’approuver la création d’une armée nationale.Il y a, certes, quelques signes positifs.Après la défaite de M.Ligatchev en juillet, le camp conservateur est en plein désarroi, comme le montre la nouvelle phase du congrès du PC de Russie, pâle « remake » du grand assaut des apparatchiks lors de la première phase en juin.Des notions comme celles de pluralisme politique et de « passage au marché » sont maintenant des vérités d’évidence.Enfin l’action de M.Eltsine, devenue déterminante, devrait désormais jouer dans le bon sens.Contraint à une alliance difficile avec ce dernier, M.Gorbatchev est bien sûr condamné à perdre pas mal de son autorité présidentielle.Mais c’est le prix à payer pour tenter de sortir du chaos.— LE MONDE Ils n’en mouraient pas tous.Le véritable objectif de la promotion/prévention LE MINISTERE de la Santé et des Services so ciaux avait déjà prévu, dans ses priorités du présent exercice, des crédits additionnels de 5 mil lions de dollars pour les départements de cardiologie (du curatif lourd, s’il en est).Il restait tout de même à M.Marc Y van Côté une bonne nouvelle à annoncer, jeudi, en conférence de presse : un montant équivalent au dixième de cette somme, soit cinq cent mille dollars, servira à fi nancer une enquête sur les rapports qui (en toute hypothèse) existent sans doute entre les maladies cardiovasculaires et le comportement alimen taire de la population québécoise.De un à dix : c’est à peu près l’équilibre budgétaire actuel entre le curatif et le préventif, équilibre que M.Côté, dans la foulée du rapport Rochon et des Orientations de Mme Thérèse Lavoie-Roux, s’est engagé à modifier graduellement.À partir de mardi, et jusqu’en décembre.Santé Québec sollicitera la collaboration de 2578 personnes âgées de 18 à 74 ans dans le but d’obtenir des données sur divers facteurs de risque tels que l’hypertension artérielle, le taux de cholestérol, le tabagisme, la consommation d’alcool, la sédentarité et l’obésité.En outre, une diététiste procédera à une entrevue avec chacun des participants afin d’évaluer ses habitudes alimentaires.L’échantillonnage met légèrement l’accent sur les jeunes de 18 à 34 ans, les plus susceptibles, croit-on, de se prêter à une intervention à caractère préventif.Car, évidemment, le but ultime de l’opération est de réduire le taux de mortalité due aux maladies cardiovasculaires : les Orientations d’avril 1989 proposaient une diminution de l’ordre de 20% d'ici l’an 2000, notamment par la promotion de sai nés habitudes de vie, dès l’âge scolaire.Que voilà une initiative qu’il faut applaudir.Mais, sans jouer les éteignoirs, U importe de souligner qu’il s’agit là d’une démarche a moyen et même à long terme dont U ne faut pas laisser espérer des résultats, spectaculaires et probants, qui pourraient ne pas se matérialiser et provoquer ainsi un retour de flamme de tous les « on-vous l'avait bien-dit-que-ça-ne-marcherait-pas».D’ailleurs, ces arriérés d’Américains ont un tout petit peu d’avance sur nous, du moins au plan méthodologique.Ainsi la livraison d’avril dernier du Journal de l’Association médicale américaine fait état d’une recherche effectuée auprès de deux groupes de quelque 6400 hommes d’âge moyen dont on a suivi la trace pendant dix ans.Les hommes du premier groupe avaient accepté de cesser de fumer, de réduire leur tension artérielle, de perdre du poids et de se conformer à une diète visant à diminuer leur taux de cholestérol.Les membres de l’autre groupe, serv ant de témoin, ne modifiaient en rien leurs habitudes et se contentaient d’une supervision médicale de routine.Dix ans plus tard, les chercheurs observaient dans le premier groupe un taux de mortalité due aux maladies cardiovasculaires de 24 % inférieur à celui du deuxième groupe.Mais, attention, il ne s’agissait pas d’un gain net sur la Grande Faucheuse, puisque la diminution du taux de mortalité tout court était beaucoup moins significative : un modeste 8 %.Autrement dit, U faut bien mourir de quelque chose, si ce n’est le coeur, c’est la rate.Aussi, ce serait un tort de n’envisager ces démarches de promotion et de prévention de la santé dans la seule perspective d'une prolongation quasi indéfinie de la vie humaine.Pourquoi faire revivre, sous des dehors pseudo-seientifico-écolo-holistiques, le vieux mythe de la fontaine de Jouvence ?Ces gains, c’est en termes de qualité de vie, qu'il faut surtout les escompter.— JEAN FRANCOEUR TIRÉE 11 L JOURNAL LE MONDE c'esr% ¦A SOClfcTc .Mîomwoù.ON vi DE IEUK Livres çu&içues DiZAiNîS M ^ m ?A- M i H-O LETTRES AU DEVOIR Jugement sommaire DANS UN éditorial récent Lise Bissonnette se demandait à juste titre, à mon humbe avis, comment on pouvait « parler d’avenir » au sein de la nouvelle commission constitutionnelle québécoise où « le monde universitaire et le milieu culturel se disputeront un seul siège».C’est évidemment l’avenir qui importe mais Mme Bissonnette n’en porte pas moins un jugement bien sommaire sur le passé lorsqu’elle écrit : .S’il n’est plus possible d’envisager un autre échec constitutionnel, c’est que le dernier, celui du lac Meech est le seul qui ait mis vraiment le Québec face à face avec le Canada .Le refus a été clair.» Cette opinion est très largement partagée au Québec, mais est-ce si clair que cela ?Les sept provinces sur dix qui n’ont pas changé de gouvernement pendant les trois ans du processus de ratification ont tenu parole du début à la fin.Sur une période de 15 ans, neuf élections fédérales ou provinciales ont eu lieu en moyenne à tous les trois ans.Sur ces neuf, trois ont amené des changements de gouvernement.La conclusion semble évidente.À peu près aucun amendement constitutionnel important n’avait de chance d’être ratifié unanimement selon la règle des trois ans.Meech pas plus que d’autres ! En second lieu, l’opinion publique canadienne sur l’accord du lac Meech a naturellement subi d’importantes variations pendant cette période.Mais au moment le plus décisif, soit en juin 1990, le dernier sondage d’opinion publique par Angus Reed — Southam News indiquait que la majorité des Canadiens et des Québécois favorisaient l’accord.On peut même se rappeler qu’il trouvait plus d’appui dans les provinces maritimes qu’au Québec même ! Le Québec a-t-il été rejeté si clairement par le Canada anglais ?N’est-il pas dangereux de trop simplifier l’interprétation du passé ?— D’IBERVILLE FORTIER Commissaire aux langues officielles Ottawa, le 6 septembre.Pas de monument pour « Lasagne » L’HISTOIRE de la libération des peuples, de la défense des minorités a produit une liste impressionnante de grands hommes et de femmes admirables.Pensons à Gandhi, Martin Luther King, Mère Teresa, Jean Vanier et tant d’autres.Je vois encore Gandhi dont la dignité et la sagesse ont tenu son peuple dans la protestation non violente et ont amené l’Angleterre colonialiste à se retirer couverte de honte devant l’opinion publique et l’histoire.Je vois encore Martin Luther King à la tête de ses milliers de sympathisants qui se tenaient dignes, silencieux, impassibles devant les bâtons, les injures, les chiens des forces policières et le pouvoir politique du temps.Sa voix scandait son immortel discours : « I have a dream », alors que ses adversaires et son assassin ne laissaient que le souvenir de leur violence, de leur racisme, etc.J’ai toujours souhaité que justice soit faite aux Amérindiens.J’ai toujours déploré les retards et les demi-mesures face à leurs justes demandes.J’ai été attristé par le coup de force constitutionnel de 1982 qui isolait le Québec et omettait la place des premières nations dans la constitution.Cela a contribué à la frustration compréhensible des Amérindiens el il faut le souügner, à celle des Québécois.Malheureusement, semble-t-il, chez nos Amérindiens, il n’y a pas de Gandhi.Pas l’ombre d’un Martin Luther King.Non.J’aurais espéré que M.Erasmus, M.Elijah Harper, M.Max Groslouis.M.Conrad Sioui, M.Joe Norton, M.Bernard Cleary et autres « grands » chefs de même que les leaders spirituels ( ! ) auraient ré- rouvê sans équivoque le recours la violence.Mais non.On juge un arbre à ses fruits.Un seul mort, un Blanc.Une seule menace de mort, celle de « Lasagne » qui voulait voir face à face celui qu’il allait tuer ce jour-là.Vandalisme, dévastation, saccage, mensonge, manipulation, terrorisme sont les fruits collectifs de nos Amérindiens.Les chefs ?Silence Pas l’ombre d’un Martin Luther King ! L’histoire jugera sur le même pied que « Lasagne » les « chefs », à cause de leur faiblesse et leur refus de se dissocier de ses actions dégoûtantes.Quand le « show » sera fini, j’ai le goût d’ériger un monument à quelques jeunes soldats dont la maîtrise et la dignité frôlent la véritable grandeur.J’attendais une telle grandeur des Amérindiens.Salut « Chefs » ! Salut « leaders spirituels» ! Vous avez manqué votre rendez-vous avec l’histoire.Pas de monument pour « Lasagne » — ni pour vous.Dommage ! — GILBERT CHARRON Montréal, le 7 septembre.Un certain bruit DANS sa croisade contre l’aéroport de Dorval et ses « retombées économiques de centaines de millions », M.Ghali (23 août) ne veut sûrement pas être encombré par les faits, mais voyons quand même quelques-unes de ses erreurs les plus flagrantes.La direction de décollage et d’atterrissage des avions est déterminée par le vent et non par le ministère des Transports.Donc il y a aujourd'hui ni plus ni moins de décollage vers Test (St-Laurent et Montréal) qu’avant les changements du mois de mars 90.Il est vrai que les nouvelles procédures demandent un virage de 30° après le décollage de deux pistes (la 06L et la 24L) mais ceci s’applique à tous les avions et donc ne crée pas plus de bruit mais ne fait que le relocaliser ailleurs.Dans le cas de St-Laurent, les avions passent maintenant au-dessus dij parc industriel et de l’aéroport de Cartierville, site que la Ville voudrait développer en résidence de luxe.Le contrôle douanier américain au départ plutôt qu’à l’arrivée n’a rien à voir avec le sujet traité (les nouvelles procédures et le bruit), mais puisque M.Ghali en parle il faut dire que c.’est fait pour simplifier le voyage aux passagers, non par efficacité administrative.Plus grave, M.Ghali emploie le terme « terrorisme », mot dramatique dans le domaine de l’aviation.Il ne fait nulle doute qu’un aéroport comme celui de Dorval fait un certain bruit.Il en a toujours fait et en fera toujours, tout le monde le sait.Aussi le moment et l’emplacement de ce bruit sont connus d'avance (aux heures de pointes, en bout de piste).Il est donc ridicule de parler d’un « régime de terreur».M.Ghali parle de la barricade du pont Mercier et suggère que ce serait un bon moyen pour amener Ottawa à voir les choses de sa façon.La population québécoise a suffisamment entendu parler de barricades cet été et ces propos sont complètement irresponsables de la part d’un conseiller municipal.— MARC LEMOYNE Association canadienne des pilotes de ligne Rosemère, le 5 septembre.Pas de leçons à recevoir MULRONEY trouve disgracieuse l’impatience des gens de Châteauguay qui réagissent à la vue d’un convoi de voitures de Mohawks traverser le pont sans difficultés alors qu’ils en ont été privés, eux.pendant 50 jours.Personne n’a de leçons à donner à ces citoyens deux mille fois plus respectueux des lois que ne l’ont été les Mohawks.Surtout pas Mulro-nev.il a laissé pourrir la situation pendant 48 jours avant d’envoyer l’armée; il a laissé une poignée’de hors la loi, venus des USA, tenir en otage la grande majorité des Amérindiens; il les a laissés s’emparer d'un pont du fédéral et priver 200 000 citoyens de leur voie d’accès vers Montréal ou venant de Montréal; il a laissé les Amérindiens pratiquer sans vergogne la contrebande de cigarettes américaines, au point d’accumuler une fortune de 100 millions; bien informé par la GRC, depuis trois ans, que les Warriors faisaient entrer illégalement des armes à feu de tout calibre, Mul-roney n’a rien fait; sachant qu’ils préparaient un coup d'État militaire au Québec, il s'est fermé les yeux; il a laissé le représentant officiel du Canada négocier avec des terroristes armés et masqués qui leur a accordé tout ce qu’ils demandaient sans rien exiger de retour concernant la libération des otages, ni celle du pont; avec la bénédiction de Mulroney, ce même juge Gold a stupidement consenti aux Warriors l’engagement de 24 (pas deux ou trois, ou quatre mais 24) observateurs préjugés, partiaux, — one-side minded — et nullement neutres, toutes dépenses payées par nous au profit des Warriors et de leur propagande internationale.Quand on pactise de cette façon avec des gens qu’il reconnaît lui-même comme des criminels, quand on n’a rien fait pendant 45 jours pour redonner à 200 000 personnes leur droit de circuler sur nos routes, on n'a pas de leçons de civisme à donner à qui que ce soit, surtout pas aux victimes des Warriors.Aucune ville du pays n'aurait toléré pareille infamie; aucun gouvernement provincial n’aurait été aussi lâche et le fédéral, monsieur Mulroney en tête, serait vite, très vite accouru pour rétablir les droits des citoyens.— JEAN COURVAL Montréal le 30 août.Ne pas culpabiliser A VUE de nez, l’actuelle réforme de l’orthographe ne me semble pas très convaincante.L’on complique au lieu de simplifier.On chamboule tout pour rien.Que les responsables lisent ou relisent Thimonnier (pardon si j’écris mal son nom) : ils apprendront que les lois de l’orthographe sont plus logiques qu’il n’y parait et que ce qui semble absurde obéit à des règles très strictes.S'il est souhaitable de réformer, ce n’est certainement pas dans la direction prise par nos Vaugelas.Il eût mieux valu, entre autres, simplifier l'accord des pronominaux où chacun perd le peu de latin qui lui reste.Un exemple : le participe passé des verbes non réfléchis s’accorde avec le sujet.Or, certains verbes équivalant à des non-réfléchis ont un participe invariable — se rire, se plaire et se complaire, qu’on pourrait uniformiser.Au lieu donc de changer l’orthographe, pourquoi ne pas simplifier ce qui n’est pas évident ?Autre point capital : ces changements n'empêcheront pas de faire des fautes d’un autre ordre (« pacer » pour « passer », pourquoi pas ?).Quelle sera alors la solution ?Et enfin, comment les maîtres expliqueront-ils aux élèves que ce qu’ils Usent chez Hugo, Racine ou Larousse n'est pas toujours valable ?Comment l’élève assimilera-t-il ces deux orthographes ?On le comprend sans peine : la confusion sera grande.L’élève ne saura plus à quel saint (sein, seing) se vouer.L'essentiel serait plutôt de faire Ure les grands auteurs et de réduire les marges d’erreurs.Et puis, surtout, surtout, cesser de culpabiliser pour les « fautes » commises.Donner l'envie de bien faire, mais sans faire peur.Telle me semble être la solution.— GARY KLANG Montréal le 2 septembre LEDËVOÏR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal.H2Y 1X1 il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau.LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située au 775, boul Le-beau, St-Laurent, Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec (514)844-3361 Abonnements (514) 844-5738 • uE DEVOIR .USPS =003708) ts publisher da '> l imprimerie Populaire Limitée 211 rue St-Sacrement Montreal Quebec H2Y 1x1 Subscription rate per year is $ 439 00 USD Secono Cass Postage paid at Champlain N v U S POSTMASTER send address changes to insa PO Be* 1518 Champlain N.Y 12919-1518 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, samedi 8 septembre 1990 ¦ A-7 Le défi du monde scolaire Il est temps de donner un coup de barre vers une plus grande responsabilisation des commissions scolaires GUY D’ANJOU Extrait de l'allocution prononcée par le président de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec à l'occasion de la rentrée scolaire 1990 LA RENTRÉE scolaire au Québec mobilise un million d'élèves,.encore plus de parents, 90 000 employés, 2500 commissaires d'écoles.Ce sont là des chiffres importants qui font ressortir l’ampleur de nos responsabilités et de la tâche qui nous attend en collaboration avec le ministère de l’Éducation, les organismes représentant les parents et les employés du système public d’enseignement.Ce n’est un secret pour personne, nous sommes très préoccupés par la qualité des services offerts aux élèves jeunes et adultes dans les 3000 écoles du Québec.Aussi, notre défi à nous, comme Fédération, sera donc de nous assurer que nos membres aient une source de financement leur permettant d’être à la hauteur des attentes et des besoins de la popula tion qui mise énormément sur son système public d’enseignement, parce qu’elle comprend qu'il s’agit d’un investissement rentable.Il ne reste plus rien Il y a dix ans, au moment où le Québec connaissait des difficultés économiques importantes, les commissions scolaires ont accepté de participer à l’effort collectif.Nous nous sommes serré la ceinture pour faire notre part.Après dix ans, ça ne sert à rien de gratter les fonds de tiroirs, il ne reste plus rien.On a atteint le fond du baril ! Nous nous sommes montrés compréhensifs et nous avons fait un effort extraordinaire pour ne pas diminuer la qualité des services éducatifs.Mais il y a une limite qu’on ne peut franchir sans mettre en péril 25 années d’efforts en éducation.Je pense qu’on a abusé des commissions scolaires.Quant à l’effort partiel que vient de faire le gouvernement a la suite du Sommet sur le financement que nous avons tenu le printemps dernier, il ne nous permet pas de relever les nouveaux défis que nous lancent les années 90.Au moment où un million d'élèves entrent à l’école pour se préparer aux défis de l’an 2000, les commissions scolaires ont besoin de revenus supplémentaires non seulement pour que le Québec soit compétitif avec les autres pays industrialisés, mais aussi pour des choses aussi essentielles que l’accueil des élèves dans des locaux convenables, c’est aussi simple que ça ! Notre parc immobilier vieillissant a, en effet, un urgent besoin d’être rafraîchi et renouvelé en partie.Selon nos estimations, il en coûterait 400 millions $ pour le remettre en état.En même temps, la qualité du français préoccupe tout le monde et c'est normal.Encore là, et c’est un exemple parmi bien d’autres, ça prendrait 18 millions $ de plus pour relancer les bibliothèques scolaires.C’est le ministère de l’Éducation lui-même qui fait ce constat dans un document sur l’état des bi bliothèques scolaires qu'il a publié l’an dernier.Or, le ministre de l’Éducation vient d'annoncer qu'il ne pourra pas mettre en oeuvre cette année le plan d’amélioration des bibliothèques scolaires.Encore là, nous, nous croyons qu'il est temps que l’on fasse de l’éducation une priorité ! S’ajoute à cela l’insuffisance d’équipements en informatique, à l’heure où les progrès technologi ques se font à un rythme effréné.Comment les commissions scolaires peuvent-elles suivre le courant et contribuer à l’essor du Québec ?Lors du discours sur le budget, le gouvernement a indiqué son intention de revoir le partage des responsabilités financières entre le gouvernement du Québec et les ________k.L'école doit maintenant répondre à des besoins de plus en plus diversifiés.gouvernements locaux scolaires et municipaux.Dans un premier temps, il a modifié le pouvoir fiscal des commis sions scolaires en leur confiant la pleine responsabilité du financement des équipements scolaires lo eaux.Il s’agit d'un transfert fiscal de 308 millions $.La décentralisation Le gouvernement s’est également engagé à modifier la formule de pé réquation et de taxation.Sauf qu’en bout de ligne, ces contributions n’apportent que 40 millions $ d’argent neuf aux commissions scolaires.Bien qu’il s’agisse d’un pas dans la bonne direction, c’est encore trop peu.Ces 40 millions $ ne représentent qu'un pour cent clu budget des commissions scolaires Nous avons toujours défendu le principe du gouvernement local responsable et nous sommes d’accord sur l'orientation prise par le gouvernement d’ouvrir davantage le champ de taxation foncier.Vous comprendrez, par contre, que les commissions scolaires ne veulent pas pour autant être pénalisées et qu’elles veulent accroître leur marge de manoeuvre pour poursuivre les objectifs de qualité de l’éducation que je vous ai énunérés précédemment.C'est pourquoi, aujourd’hui, nous affirmons encore que le gouvernement, bien qu'il ait fait un pas dans la bonne direction, doit aller plus loin.C’est dans cette direction que nous travaillerons solidaire ment avec nos membres avec comme objectif d’obtenir un fman cernent adéquat de l'école publi que.Ceci étant dit, l’argent ne règle pas tout.Pour les commissions sco laires, il est certain qu'une marge de manoeuvre financière accrue doit s'accompagner d’une décentralisation de notre système d’éducation Cette centralisation gé nère des coûts importants en temps et en argent auxquels il faut mettre fin.Les nouveaux défis qui se posent aux commissions scolaires nécessitent un mode de fonctionnement plus souple, capable de s’adapter rapidement aux besoins diversifiés de la population.Il est temps de donner un coup de barre vers une plus grande responsabilisation des commissions scolaires.L'ère des réponses centralisées et des solutions uniformes est.révolue.Le système d’éducation très centralisé que nous avons doit être réorganisé pour mieux répondre aux attentes des citoyens.Il nous faut, en effet, mettre l'accent sur la recherche de réponses adaptées à des besoins qui s’expriment de façon très diversifiée chez les individus et dans les régions.Des modèles uniformes et le ré gime qu'on vit actuellement de type « prêt-à-porter » ne répondent plus adéquatement aux attentes et aux besoins des populations desser vies.La diversification Vous conviendrez que les réalités vécues à Montréal diffèrent lar gement des réalités vécues à Qué bec ou Gaspé L’accélération des changements dans notre société, comme partout dans le monde d’ailleurs, et les rythmes d'évolu tion différents d’un milieu à l'autre entraînent des approches aux pro blêmes et des solutions à inventer uir les gens qui les vivent de près.1 sera de moins en moins possible que toutes les réponses et que tou tes les solutions soient parachutées de Québec.Nous croyons ferme ment qu'il n'y a pas de possibilité de diversification réelle sans dé centralisation et responsabilisation des milieux locaux.C’est ainsi qu’au lieu de viser la * moyenne », comme on l’a trop souvent fait jusqu'ici en raison des caractéristiques du système actuel, on pourra mettre au point des so lutions qui conviennent davantage aux besoins divers des élèves que nous devons former ceux qui ont des difficultés d’apprentissage; ceux dont on ne réussit actuelle ment qu'à développer très partiel lenient le potentiel comme les élè ves doués, par exemple; ceux qui sont sortis du système d'éducation avant la fin du secondaire et dont on évalue le nombre à tout près de 30%; ceux qui doivent être const déres comme des analphabètes fonctionnels incapables de s’inté grer adéquatement et de fonction ner avec une aisance minimum dans notre société.Ce qui se passe ailleurs, dans les autres sociétés industrialisées, nous force donc à nous remettre en question et à redoubler d’effort si nous voulons éviter d’être rapide ment dépassés.Le peuple parlera-t-il ?LIBRE OPINION ROSAIRE MORIN L’auteur est président de la Ligue d'action nationale LA LIGUE d’action nationale pose dès aujourd’hui la question ; « Après la commission sur l’avenir politique du Québec, quelle doit être la stratégie ?» Une expérience comme celle de Meech suffit dans la vie d’une nation.Le rapport de la commision élargie et non partisane où siégeront majoritairement des libéraux et des fédéralistes peut être aussi valable que les rapports des commissions Tremblay, Laurendeau-Dunton et Pépin-Robarts.Il est aussi prévisible que les rapports majoritaires et minoritaires de cette commission hétérogène présente des orientations diamétralement opposées et parfois brumeuses.Dans l’un ou l’autre cas, le premier ministre du Québec peut accepter le rapport.Il peut aussi en oublier l’essentiel, imitant en cela Duplessis et Trudeau.Il peut bâtir le programme politique de son parti avec quelques articles du rapport ballonnés par les sondages, car son parti n’a plus de programme.Quel que soit le choix de M.Bou-rassa, la prudence est de rigueur.L’homme achète du temps.Il a pris l’habitude de récupérer le nationa lisme québécois en offrant des calmants.Sa qualité de négociateur dans l’affaire Meech-Mohawks n’est pas une caution tranquillisante.Ses déclarations n’éclairent pas les voies de l’avenir.En Allemagne, il parlait IX DU LIVRE DE MONTRÉAL RÈGLEMENTS NATURE DU PRIX • Le prix consiste en une bourse de 10 000 $ à l'auteur ou aux co-auteurs d'un ouvrage de langue française ou anglaise pour la facture exceptionnelle et l'apport original de cette pub\\èa$\on.^^r CRITÈRES D'ADMISSIBILITÉ • Être auteur ou co-auteurs d’un ouvrage (decréation, d’analyse, de compilation ou de référence littéraire, artistique ou socio-historique) de langue française ou anglaise, publié pour la première fois entre le 1er novembre 1989 et le 30 septembre 1990; • être résidant de la Communauté Urbaine de Montréal ou être publié par un éditeur ayant son siège social sur le territoire de la CUM CRITÈRES P’EXCLUSION • Les membres du jury ainsi que ceux de l’Administration municipale montréalaise et leurs familles ne sont pas éligibles pour ce prix.MODALITÉS D’INSCRIPTION • Les candidatures doivent être soumises, sur les formulaires appropriés, au secrétariat du Grand Prix avec six exemplaires des ouvrages au plus tard le 30 septembre 1990; • Pour obtenir les formulaires d'inscription ou toute information complémentaire, prière de s’adresser à: GRAND PR I f OU UViU *0f M B«TR( Al a/s Salon du livre de Montréal 911, rue Jean-Talon Est, bureau 207 Montréal (Québec), H2R 1V5 Téléphone: (514) 277-2250 Télécopieur: (514) 277-5436 Ville de Montréal © d’une vague super .structure pour re couvrir le Dominion de Sa Majesté la Reine.Par sa Commission Jeunesse, il lance une bombe d’essai : l’auto nomie politique et une communauté économique abritant Clyde Wells et les Montagnes rocheuses.La suggestion ressemble aux États associes de Pierre Laporte.Entre nous, nous le savons tous, M.Bourassa cherche la clef du pou voir.Il recommence à parler de sou veraineté culturelle.Le thème rajeu mt le discours réchauffé de la stabi lité économique.Un bon matin, lors que les augures seront favorables, l'appel au bon peuple sera déclenché MM.Mulroney,Trudeau, Wells, Fil mon, Chrétien et Ghislain Dufour partiront en croisade et mobiliseront toutes les forces canadiennes contre un petit peuple qui doit demeurer en chaîné pour toute l’éternité .La Ligue juge inadéquate et incor recte une élection générale pour ré gler l’avenir constitutionnel du Qué bec.Une élection ne crée pas un dé nominateur porteur d’avenir, elle se joue sur 1000 aspects différents et sur 2000 promesses improvisées.Devant les hypothèses prévisibles, la Ligue d’action nationale croit qu’il faut rechercher une formule qui permettra au vrai peuple, au peuple réel, de s’exprimer démocratique ment, lorsque les exercices oratoires et d’écoute de la commission seront terminés.Il importe de prévoir, de préparer et d’organiser l’après-commission, pour ne pas connaître l’impasse de l’après-Meech.1.'avenir politique du Québec ne peut être décidé par la volonté de M.Bourassa et de ses conseillers.Le pays ne leur appartient pas.Ils ne peuvent pas choisir le régime poli tique du Québec.Ils ne sont pas auto risés à agir au nom du peuple en cette matière Ne l’oublions jamais : la souveraineté ne relève pas d'une assemblée quelconque.Elle appartient à l’ensemble du peuple.Que faire aujourd’hui pour savoir ce qu’il faudra faire lorsque la Corn mission aura terminé ses travaux ?Convient-il de réclamer la tenue des états généraux du Québec ?Est-il préférable de songer à une Assemblée constituante ?L’idée d’un référendum autour d’une question claire est-eile supérieure ?Se peut il que ces trois modes de consultation soient essentiels et successifs dans le temps ?Existe-t-il d’autres mécanis mes, oublions les sondages, qui peuvent permettre au peuple de s’exprimer sur les changements constitutionnels à opérer ?Et si le gouver LIBÉREZ VOTRE TEMPS ET AUGMENTEZ VOTRE PERFORMANCE nemenl décidait de ne rien faire ou de s'engager dans un fédéralisme ressuscité, que devrions nous faire ?La Ligue d’action nationale tend l'oreille a toute proposition qui peut permettre au vrai peuple de faire le point, d'exposer ses problèmes et de choisir le régime politique Le peuple réel recense certes un certain nom bre d’économistes el de banquiers; il dénombre aussi plus d’un million de personnes fragiles qui, dans une so ciété d’abondance, deviennent de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreuses; il comprend éga lement d’autres femmes el d’autres hommes qui ont des intérêts autres que financiers.Pourquoi les exclure du débat sur la question nationale ?Ces femmes et ces hommes font partit* de la société québécoise.Ces femmes et ces hommes sont les seuls actionnaires du Québec.Leurs actions ou leurs li très sont privilégiés, insaisissables, inaliénables.Les administrateurs ou les députés élus ne peuvent pas mu difier la Charte et les règlements à leur gré et selon leurs intérêts.La ré flexion d’après-commission doit être collective, pluraliste, démocratique et non démagogique.Le destin du Québec ne peut pas être confié à une poignée de personnes.Sessions de formation “OPTIMISEZ VOTRE TEMPS” Durée: 2 jours Dales: 24-25 septembre 90 (Montréal) 29-30 octobre 90 (Montréal) 5-6 novembre 90 (Québec) 26-27 novembre 90 (Montréal) Frais 650$*par pers.comprenant: - les frais de participation - le matériel de formation complet - l'AgenTemps (version luxe en cuir) - le manuel de survie "Libérez votre présent et augmentez votre performancer' - la carte synthèse ProducttvAction - les repas et les rafraîchissements.* nous offrons un escompte de \Q% pour 3 inscriptions et plus Pour information et inscription: Téléphone (514)849-1210 Télécopieur (514) 849-0433 Je INNOVATION A N T S LES SPÉCIALISTES DU DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES Un faux symbole LIBRE OPINION ROCH OUELLET MARDI, 28 août, des Blancs lapidaient les voitures des Mohawks qui fuyaient Kahnawake L’incident a reçu une couverture médiatique considérable et est devenu un symbole pour certains Mme Btssonnette parlait d'« explosion de haine raciste (qui) témoigne d'une corrosion morale si grave qu'on ne se souvient pas d'un seul conflit, au Québec, en ayant généré de semblable » M Dubuc, dans un éditorial publié le 30 août, le décrivait comme • l’événement le plus épouvantable de toute la crise amérindienne ».La télévision anglophone a diffusé un long et larmoyant repor tage sur ce sujet.11 me semble que l'on attribue à cet incident déplorable une portée qu’il n’a aucunement.De tels événements disgracieux se produisent parfois sur les lignes de piquetage lors de grèves « dures ».Personne ne crie alors au racisme, puisque le tout se déroule entre Blancs, mais de défoulement de travailleurs excédés.St des résidants de Chftteuuguay avaient tenté de passer outre aux barrages des Warriors, que serait-il arrive ?Sans doute les Warriors au raient Ils tiré , peut être y aurait 11 eu des morts Et nos intellectuels auraient dénoncé ces Imprudents, ces provocateurs qui « couraient après le trouble » Mats, quand des Mohawks forcent un barrage des Blancs et que ceux ci lancent des pierres, on dil qu'il s’agit du pire événement de la crise.Un |x*u de mesure.Une fois la crise terminée, il faudra s’interroger sur les agissements des policiers et des gouvernements.Kl des journalistes ' Mais, pour l’instant, on devrait chercher plut At à faire baisser la tension.Et replacer les divers événements dans une jiers pecttve plus juste.Ce n’est pas en fat saut le jeu des Warriors que l’on aidera à résoudre la crise pacifique ment Les manifestants oui ont lancé des pierres ont contribué à ramener la tension à un niveau dangereux.Les policiers, oui n’ont pas pris les moyens de protéger efficacement les Mohawks, ont failli à leur tâche.Les journalistes et les Intellectuels n'ai dent pas non plus, qui dramatisent à outrance cet événement ponctuel el utilisent des termes excessifs pour en parler.Les Mohawks ont constamment utilisé une violence verbale provo cante.On a décrit l’intervention du 11 juillet par la SQ comme une tenta live de génocide Alors que les noli ciers, semble I il, avaient ordre de ne pas tirer ! On a parlé de déclaration de guerre pour qualifier le recours à l’armée.Alors que celle-ci a pour mandat de mettre fin, de façon pact fique si possible, à un état de déso béissance civile appuyé par des ar mes.Et ne parlons pas des propos carrément racistes de M Erasmus.À force de semer le vent, on finira malheureusement par récolter la tempête.Et tous, tant autochtones que Blancs, nous y perdrons.On a comparé la présente crise avec les événements (l'Octobre 1970 J’observe une nuance majeure : en 1970, plusieurs leaders, dont René Lévesque et Claude Ryan, ont dénoncé clairement le recours à la vio lence.Il me semblerait important, tant pour les Blancs que pour les autochtones, que s’élèvent des voix officielles chez les Premières Na lions qui se dissocient du recours aux armes et au chantage Malheureusement, on entend surtout des déela rations Incendiaires et des menaces de guérilla et de terrorisme.Les revendications amérindiennes, et celles des Mohawks en particulier, sont complexes.Il est grand temps que des discussions sérieuses soient menées Mais celles-ci seront laborieuses et longues.Les barricades d’Oka, si elles furent utiles pour sensibiliser la population, ne peuvent rester en place jusqu’à ce qu'une solution satisfaisant toutes les parties soit trouvée L’usage des armes par les Warriors ne peut être toléré.Il faut revenir à un état où le droit prévaut.Beaucoup d’individus, beaucoup de groupes, sont traités injustement par notre société.D’autres, en plus grand nombre encore, se croient lésés.Chacun aimerait s’ériger d'abord en juge pour décréter que la société a tort et doit payer, puis en justicier pour exécuter sa propre sentence.On peut comprendre ce sentiment, mais non l’encourager.La violence, Tautoiustice, sont intolérables.La légalité, la justice n’ont pas que des bons côtes, mais c’est encore la moins pire des options.CARTES D’AFFAIRES ROBIC fonda an 189P 55 St-Jacques Montréal, Québec Canada.H2Y 3X2 Télex 05 268656 Fax
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