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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1990-09-29, Collections de BAnQ.

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— t mmm Wfr^i mm mÊM m jBE M IVtU» !'»• LU ET APPROUV •rsfiSSBBWSK* PHOTO JACQUES GRENIER Montreal, samedi 29 septembre 1990 JACQUES LANCTÔT I Du ravissement à l’édition PIERRE TURGEON octobre 1990, la société a changé, la rage a quitté le coeur des Québécois avec l'accession du Parti québécois au pouvoir et une apparence d'indépendance tranquille qui s'en est suivi Aujourd'hui il n'y a plus rien • é libérer ».« é venger et mémo l'échec du référendum de 1980 est assumé, on dirait même dépassé et envisagé dans l'optique d'une société distincte maintenant mature, sûre d'elle, économiquement plus forte et peut-être, hélas, dépolitisée Au Plaisir des livres, on relit lo passé d'octobre On tourne la page — Robert Lévesque Peut-on maintenant lire Octobre ?PHOTO AHCHIVl S LONGTEMPS le su|6t fut évacué des conversations, et même des souvenirs A l'approche du 20e anniversaire la peur est légèrement revenue devant l'attitude à avoir, le souvenir à assumer face à la crise d'octobre, seul moment où la violence et le meurtre sont entrés dans l'histoire politique du 20e siècle québécois, quoi dire, quoi retenir ?D'octobre 19/0 à L'écrivain Pierre Turgeon lance ces |ours-cl aux Éditions Libre Expression Un dernier blues pour Octobre, une transposition romanesque de la crise politique de 1970.entendre parler de ces événements C’est le problème d'une histoire dans laquelle il y a souvent des défaites on aime moins se souvenir des défai tes que des victoires.Moi, ajoute Turgeon, je crois à ce que me répon riait le felquisle Francis Simard, un jour, quand je lui demandais ce qu’é tait pour lui le bilan d'octobre : le simple fait qu'ori soit là pour en par 1er, c’est déjà une victoire! » Vingt ans après la crise d’octobre, l’ex-felqulste Jacques Lanctôt poursuit son combat avec une arme différente : la littérature.Guy Ferland I ACQUES LANCTÔT a toujours J été un rebelle sous des dehors calme et bon enfant.11 y a 20 ans, il était un des terroristes felquisles les plus recherchés par la police, et aujourd'hui il reste un des rares édi teurs québécois à miser sur la litté rature comme locomotive de sa maison, VLB éditeur.Le parcours de ce preux chevalier, défenseur de la littérature québé coise, a été pour le moins mouvementé.En 1970, premier coup d’éclat, il réussit à 24 ans à écrire un texte qui bouleverse la population québécoise et qui devient le plus diffusé au Qué bec : le manifeste du Front de libération du Québec (FLQ) lu à la radio et à la télévision.« C'était un texte démagogique, soutient l'ex felquiste.On voulait qu’il soit lu à la radio.A ce moment là, les membres du FLQ étaient très préoccupés par la coin munication On voulait que chaque personne se reconnaisse ou recon naisse un ami pour que toute la po pulation réagisse à l’oppression gé nérale.» La réussite fut exemplaire.• Me mes certains curés, dit-il fièrement, endossaient nos exigences.» Pour donner une idée de l’esprit chevaleresque ( Robin des bois ou gentleman cambrioleur) qui animait le mouvement felquiste de l'époque, Jacques Lanctôt donne l’exemple du vaste plan médiatique de conscien tisation imaginé par lui et Paul Rose en 1968.« Comme nous étions contre la violence, on avait pensé organiser le premier téléthon qui donnerait la parole à toutes les personnes exploi tées à travers la province » « Pour réaliser ce projet, on vou lait enlever le lieutenant gouverneur comme garanti pour s'emparer de l'antenne de Radio Canada pendant 48 heures Là, on allait diffuser des actualités québécoises filmées par Pierre Harel qui couvraient tous les secteurs sociaux du Québec où il y avait des conflits.On aurait entrecoupé les scènes de conflits par des films québécois comme < >n est au co ton, de Denys Arcand, et par des chansons engagées québécoises Après, on aurait libéré notre otage et on se serait rendu à la police.Cela aurait été un magnifique coup mé diatique sans effusion de sang et pra tiqueinent sans violence • « Ce plan s'inscrivait dans un cou rant artistique et politique 'under ground’ qui animait toutes les cou ches de la société d'alors, se rappelle l’éditeur, comme les opérations Déclic Moi j’avais été nourri intellec tuellement par les artistes qui se réu Hissaient à la Casa espagnole, entre autres Dès 1963, lors de la mandes talion contre Daniel Gordon du CN qui avait déclaré que les Canadiens français étaient inaptes à occupés des fonctions importantes, j'étais de toutes les luttes.• « On baignait dans une atmos phère révolutionnaire.On suivait Chartrand et Bourgault du Rassem blement [mur l’indépendance natio nale (R1N), entre autres.On lisait les poètes comme Miron, Chamberlain!, Major, Piotte et Godin.Je réagissais peut-être à une éducation catholique Irès poussée chez moi qui s'est pour suivie au collège classique de Saint Ignace de Rosemont.Mon père, un homme de droite qui s’occupait de l’Union nationale, nous avait cou scienlisé très jeunes à la politique, moi et mon frère François J’ai Voir page D-6 : Lanctôt thHiinicin Claude Jasmin Le gamin Roman I Une histoire, au rythme endiablé, d’un gamin de douze ans, menée d’une main de maître par un a Claude Jasmin «dangereusement en forme».§.«Le gamin: un roman déchaîné.On risque d’être essoufflé, de s’égarer, d’être stupéfait, niais S on ne s’ennuie pas., Lucie Côté, La Presse ROMAN l’Hexagone I lieu distinctif de l'édition littéraire québécoise ROMAN québécoise L’importance du Je me souviens Jean Royer IL NE FAUT PAS avoir peur de la réalité», me lance Pierre Turgeon, qui se définit comme un écrivain « branché sur le Québec ».Le romancier fait paraître ces jours-ci aux éditions Libre Expression Un dernier blues pour Octobre.Transposition romanesque de la crise politique qui a secoué le Québec en 1970, l’ouvrage est d’une vérité saisissante quant aux faits et d’une efficacité exemplaire sur l’imagination du lecteur.Car voici ce qu'on pourrait appeler « le vrai roman d’octobre ».En effet, quand on sait que le romancier a interviewé plus de cent acteurs et victimes des événements, on peut supposer que ces confidences mènent au plus près des faits et que l’écrivain fait de ses lecteurs les témoins privilégiés de la crise d’octobre.Pierre Turgeon fait partie de ce groupe d’écrivains qui sont en train de consoüder un courant littéraire où le romancier se tient face au Québec réel pour imaginer le destin de ses personnages.A la suite de Marie-Claire Blais et Jacques Godbout et en compagnie de Yves Beauchemin et Noël Audet, entre autres, Pierre Turgeon investit l’imaginaire du Québec contemporain.Histoire de traverser nos peurs et d’imaginer un avenir.« Comme romancier, je suis en rapport avec le politique.Il existe un lien de plus en plus fort entre ce que j’écris et l’histoire du Québec, me confie Turgeon.C’est une forme d’engagement politique».Le choix du sujet, la crise d’octobre, ne s’est pas imposé au romancier pour cause d’anniversaire.Ces événements ont habité son imagination depuis qu’il y a participé.L’histoire d'octobre a commencé pour moi le 24 juin 1968, au lundi de la matraque, me dit Turgeon, quand Jacques Lanctôt et Paul Rose se sont rencontrés dans le panier à sa lade.Durant la manifestation, j’étais là, moi aussi, à côté d’eux.Mais quand la police a chargé, j’ai réussi à sauter de l’autre côté de la clotûre de l'école Jacques-Cartier et je ne me suis pas fait arrêté ni matraqué.Ensuite, j’ai toujours été fasciné par cette idée que si j’avais passé la nuit qu’ils ont passé au poste de police, je me serais peut-être retrouvé à faire les choses qu’ils ont faites.En discutant avec Paul Rose, je me serais aperçu que nous avions été tous les deux au collège Sainte-Marie la même année, sans se connaître.C'étaient des gars de mon âge.Ce qu’ils ont fait était pour moi facile à com prendre.Je pouvais m’identifier à eux ».D’autre part, Turgeon avait abordé le sujet d’octobre dans Pro chainement sur eet écran, puis comme scénariste d’un film de Blandford (qui fut aussi le réalisateur de la série Duplessis).À cette occasion, l’écrivain avait rencontré plusieurs acteurs de la crise d’octobre, dont Michel Viger, juste avant qu’il ne se fasse écraser par son tracteur sur sa ferme.Mais il n’avait pas pu rencontrer les gens de la cellule Libération, en exil à Cuba, ni Paul Rose et les autres, séquestrés dans une prison à sécurité maximale.« Ainsi j’étais toujours resté avec l’impression de n’etre pas allé au bout de cette histoire-là, précise le romancier.Le sujet m’est revenu, il y a deux ans.J’ai fait des recherches considérables.J'ai rencontré plus d’une centaine d'acteurs de la crise d'octobre.Il s’agissait d’intégrer dans le roman des éléments de l’histoire contemporaine ».Turgeon nous fait d’abord pénétrer dans les deux familles des protagonistes, chez Jacques Lemieux (les Lanctôt) et Paul Doré Mes Rose), puis nous emmène aux événements de la Maison du pêcheur à Percé, avant de nous relater la crise d’octobre telle que vécue au sein des deux cellules felquistes.Le trousième acteur du récit, c’est Luc Gauvin, un personnage fictif qui résume à lui seul tous les poüciers enquêteurs aux prises avec le Front de libération du Québec (FLQ) Mais ne cherchez, pas dans ce roman une mise en scène du côté des hommes politiques, Tru deau ou Bourassa.Car le romancier ne voulait pas s’éloigner du coeur du récit où évoluent Jacques, Paul et Luc Gauvin, les trois personnages d’où il regarde la crise.« J'ai été frappé, au début de ma recherche, par les propos d’un fel quiste qui m’a dit : On aurait voulu parler avec le pouvoir et on a parlé tout le temps avec la police, ("est un peu là que la crise s'est jouée ( u rieusement, note Turgeon, ont dirait que la même situation se répète pour la crise amérindienne.C’est-à-dire que c’est l’armée qui parle.On dirait qu’au Québec, à un certain moment de la crise, le pouvoir se retire, se lave les mains et dit : Bon, on vous laisse ça, messieurs les policiers, messieurs les militaires.Réglez le problème.Nous, les gouvernements, nous ne voulons plus rien savoir C’est un peu ce qui s’est passé en oc tobre 1970.Les policiers ont précipité la réaction du pouvoir.C’est eux qui transmettaient l'information sur laquelle le pouvoir prenait ses déci sions et il y a eu des distorsions majeures dans la lecture de la situa tion ».Quand il ht Un dernier blues pour Octobre, le lecteur n’a ciu’un ré flexe : celui de redonner a chacun des personnages son vrai nom S’il entre dans l’univers romanesque dé ployé par Turgeon, il se réfère sans cesse a ce qu’il connaît des faits qui habitent désormais la conscience collective québécoise.Ainsi l'écri vain avait pour défi de faire coïncider révocation romanesque et la vérité des faits.« À partir du moment où je suis en tré dans l’histoire avec le récit de l'enlèvement de Cross, dit le roman cier, j’ai collé le plus près possible à la vérité des faits, selon la méthode développée par Truman Capote dans l)e sang froid, et j’ai réservé mes in tervenlions romanesques pour explorer la dimension intérieure des per sonnages, pour illustrer ce qu’ils pou valent penser et sentir à tel ou tel moment.En même temps, j’aurais pu laisser les noms des personnages réels.Mais j’ai décidé de leur donner des noms fictifs pour bien marquer qu’il y a aussi une part «le fiction.C’est quand même un roman ».L'ouvrage de Turgeon se termine sur une scène d’enfermement, mais aussi avec la réplique d’une femme qui «lit, comme la devise du Québec «Je me souviens».« Ce Je me souviens est très important pour moi, conclut l’écrivain Sur le plan de la mémoire, les écrivains ont un rôle essentiel à jouer.Comment un [>euple se souvient il de son histoire ?Certes, par ses historiens, d’un point de vue abstrait et théorique, mais aussi dans ses tripes, par ses écrivains et ceux qui ont donné une charge émotive a cette histoire.Et je crois qu’au Québec tout reste encore à dire, ce qui est extraordinaire pour nous.« Je pense aussi qu'il y a toujours un nsque d’enfermement.Il y a quelque chose de très délicat dans nos relations avec l'autre.On en a un ex emple actuellement avec la crise amérindienne.Peut-être parce qu’on a une existence si précaire, si «îilfi elle Pour moi, la littérature c’est Je me souviens, mais c’est aussi arriver à regarder l’autre et à communiquer avec lui.« Et le Je me souviens, c’était im portant pour moi que ce soit une femme qui le dise, à la fin du roman En fait, quand j’ai commencé d’écrire sur la crise d'octobre, les gens me disaient qu’ils ne voulaient pas m J>-2 ¦ Le Devoir, samedi 29 septembre 1990 L • le plaisir des ivres Mon Bébert à moi Robert LÉVESQUE | Q aB J.A l’I,US belle histoire de fidélité c’est celle de Louis Ferdinand Cé line et de Hébert Dans les trains bondés de la fuite en 1945, vers Sig rnaringen, Céline et Bébert le gros chat étaient des inséparables.Dans la pagaille, les arrêts imprévus du convoi, les longues attentes dans la nuit, la vaine recherche de rognu res de viande sur les quais, Bébert, jamais, ne disparut Moi qui ai peur de laisser aller au bout de la rue mon Bébert à moi {un gros chat nu-pieds), et peut être ne plus jamais le revoir, com ment m’imaginer la liaison Céline Bébert qui résista à toutes les sé parutions par la foule occasion nées, à toute perte de vue fatale dans le désordre d’une guerre V Jamais Hébert ne quitta la Vieille canaille de Destouches.C’est magnifique.Paul Léautaud, lui, autre nions tre de la littérature, n’aima pas un chat ; il aima « les • chats.A Fon tenay aux-Koses, son pavillon était le pays des chats.Le vieux libidi neux des lettres était la Josephine Baker des petits félins.On a reconstitué ce pavillon dans le film de Jean Pierre Rawson que l’on voit au Parisien ces jours-ci Mi chel Serrault, qui donne à Léau taud du panache dans l’art de faire la chattemite, circule telle une nourrice, au début du film surtout (on perd les chats à mesure que l’action avance), et rappelle près que le père Jules de Michel Simon dans L’Atalante, dont les chatons passaient leur enfance sur les épaules voûtées.Ah, Michel Simon ! Quelle bête ! Ces acteurs comme lui nous manquent autant que les chats qui nous ont frôlés leur vie durant.Leur vie A eux.Leur vie de chat.Dans Comédie d'amour, Ser raull Léautaud ne cesse de répéter qu’il préfère les bêtes aux hommes.A t il raison le vieux maquereau de (il ans qui, cette année-là, en 1933 (la matière de son « Journal parti cuber • sert au film de Rawson), circule dans les salons avec espoir de * faire minette » aux baises que voilà, à la vicieuse une telle, et qui, cabas au bras, fait entretemps le plein des restants, bouts de viande chic, jx>ur les ramener à Fontenay aux Roses et faire un bouilli à ses chers jieliLs ?Grande question.Un être hu main aime t il plus, au fond de son âme, un chat ou un semblable ?Qui répondra avec certitude ?Sont ce les littéraires qui auront le plus aimé ces bêtes que l'on ne caresse pas tant qu’elles se carres sent à nous ?De Colette à Yves Navarre (bonjour Tybalt, bonjour le petit Tibère), jusqu’à Foglia et sa Simone, et aux rêveurs qui, de PHOTO MAGAZINE LITTÉRAIRE Céline et son chat Bébert.vant les ruines de Rome, croient reconnaître parfois un poil ou un caractère dans la bande des chats errants et méchants (dit-on) qui envahissent le Forum de Trajan à la nuit tombée, tous les coeurs vail lants de la littérature ont aimé au moias un chat.Mon Bébert à moi, tout prolé taire, né de père inconnu, qui ne connut que la noirceur d’un placard jusqu’à l’âge de trois semaines, s’appelle Carton.Pour le vétéri naire, s’entend.Pour moi, c’est simplement le gros.Parce que j’en ai un autre qui s’appelle le petit.Le petit gris.Trouvé, lui, sur une galerie de maison de campagne abandonnée par une critique gastronomique qui venait prendre possession des beux.Deux chats : je suis loin du compte de Léautaud dont personne n’a jamais su combien il a pu en avoir, en receuillir, en nourrir, en enterrer.Je pense à la poignante scène de Comédie d'amour I.éau-taud-Serrault rentre chez lui, tard.Il trouve un petit chat mort dans le creux de son fauteuil.Il l’enveloppe d’un vieux chiffon.Il prend une pelle et sort dans le jardin.De sa poche il tire un plan, il cherche où (tiens, sous le grand arbre) il y a encore de la place.Il creuse.Il enterre.Le petit chat est mort.Il y a un autre amoureux de la grande famille des félidés, un grand poète qui a supplié d’être enterré à la plage de Sete, qui ne l’est pas mais qui, cher Brassens, a écrit dans une chanson : « Gloire au flic qui barrait le passage aux autos pour laisser traverser les chats de Léautaud ».Georges Brassens rendant glome à un flic ?Seuls les chats vous met tent dans de tels états.?Comédie d'amour, un film de Jean-Pierre Rawson, avec Michel Serrault.Au Parisien.?Journal particulier, 1933.Paul Léautaud, Mercure de France, 1986.?Poèmes et chansons.Georges Brassens, Éditions du Seuil, 1983.Guy Ferland Bohumil Hrabal LE MÉTIER DE JOURNALISTE Pierre Sormany, Boréal, 406 pages DANS cet ouvrage pour journaliste en herbe, l’auteur présente un « guide des sources d’information accessibles aux journalistes de la presse écrite ou électronique et un portrait critique de l’information au Québec, à travers ses divers champs de pratique ».Il passe en revue les différents genres et techniques journalistiques.Les titres des six parties du livre sont : Le journalisme : ce qu'il devrait être et ce qu’il est, Le traitement de la nouvelle et l’écriture journalistique, Outils et techniques de cueillette de l'information, Les champs de pratiques spécialisées', Les pratiques non conventionnelles : le journalisme d'enquête et le nouveau journalisme, Formation et soutien professionnel.PIERRE SORMANY LE MÉTIER DE JOURNALISTE Guy Ferland Une spirale de 100 numéros LM 100c numéro de la revue Spirale vient de paraître et a pour thème Le Québec enpros/ieetive.Pour célébrer l’événement, « tous les collaborateurs ont en conséquence ci;u le mandat de décrire et de critiquer une production québécoise contemporaine ou récente, et d’imaginer à partir de ce qu'ils y perçoivent ce qu’il adviendra du genre ou du domaine de la pensée observés dans une dizaine d’années, vers l’an 2000 », écrivent les directeurs.Au sommaire de cette livraison spéciale, on trouve de tout : de l’analyse de la propension du romancier québécois à faire court à un souhait sur l'avenir du cinéma québécois, en passant par la nécessité d’une pensée féministe critique.On remarque, à la fin du numéro, des textes de fiction dans lesquels quelques journalistes ont imaginé qu’un personnage connu disait pourquoi il lit Spirale.C’est ainsi qu'on apprend comment Bruce Banner devint Bulk, que Jamie Lee Curtis tient peut-être la revue Spirale dans une scène d’un film célèbre, que la revue est à l’origine du mot de Cambronne et que le quart arrière Joe Montana est passé Maître ès Spirale.Dans le meme esprit, on invite les lecteurs à écrire des textes de fiction jxirtant sur le même thème et à les envoyer à la revue avant le 31 décembre.Colloques et célébration PLUSIEURS penseurs importants participent au colloque L'Art vers l'an 2000 : l’apocalypse comme métaphore, conçu et organisé par Monique Brunet Weinmann, et présenté au centre Saidye Bronfman les 1er et 2 octobre.F.dgar Morin présentera une allocution sur Le complexe de l’Apocalyojise fin d’un monde et ère nouvelle, le 1er octobre.Jean Dumont sera le modérateur d’une table ronde sur « la construction de la déconstruction, l’univers tourbillonnaire ».Les autres communications porteront sur» Le retour des danses macabres et de l’allégorie : art et sida, Pour combattre les sept fléaux : nouvelle figure du discours artistiques, monde nouveau et homme nouveau dans la propagante socialiste avant 1917, les lendemains qui déchantent — À l’Est quoi de Nouveau ?, Les archéologie du futur et L’empoisonnement des systèmes de réalité et le monde inversé ».Les frais d’inscription sont de 25 $ pour le colloque ou de 15 $ pour les étudianLs.Pour tous renseignemenLs supplémentaires : (514) 739 2301 Michel Butor et son oeuvre MICHEL BUTOR est l'invité du département de français de Queen’s University, du 1er au 6 octobre, pour la présentation d’une série de manifestations autour de son oeuvre.Du 1er au 3 octobre, il animera un séminaire sur son parcours intellectuel.Le 4 octobre, il lira des extraits de son oeuvre à l’occasion du vernissage de l’exposition « Butor pluriel » qui réunit au Agnes Etherington Art Centre des livres-objets très rares que Butor réalise avec des peintres, graveurs et photographes.L'exposition sera ouverte jusqu'au 4 novembre Du 4 au 6 octobre, un colloque international regroupe autour de l>v CRUS DES FORGES POESIE 903, ST-THOMAS C.P.335, TROIS-RIVIÈRES (QUÉBEC) G9A 5G4 NOUVEAUTÉS ALARIE DONALD et POZIER BERNARD Au cru du vent (coédition Musce d’art de Juliette) 6,00$ ALAR1E DONALD La (erre comme un dessin inachevé 6,00$ ?ALBER 1 MICHl-.l.Une photo A côté du banc de neige 6,00$ » « BLOrilN LOUISE Des mots pour réver (Anthologie) (coédition Éditions Pierre Tisscyre) 7.95 $ BOISSt HELENE Je n'écris plus 6.00 $ \ BREMOND JACQUES Guillaume des Ors (coédition Le Dé Bleu) 12.00$ ' CHATll ION PIERRE Le violon soleil 10.00 $ CHARRON FRANÇOIS CHIASSON HERMENEGILDE et La beauté des visages.10,00 $ (GRAND PRIX DE POÉSIE FONDATION DES FORGES 1990) FEDERICO GARCIA l.ORCA Lèvres urbaines No 19 6.00$ CLOUTIER CECILE Lampée 10.00 $ COLLECTIF Des Forges # 29 6,00$ % > COLLECTIF Poésie 89 (coédition Collège de Joliette) 12,00$ \ DAOUST JEAN PAUL Les cendres bleues 10,00$ V • D0B2YNSK1 CHARLES L.es heures de Moscou (coédition Europe/Poésie) 12,00$ , ' FERLINGHETTI LAWRENCE Amant des gares 12.00$ \ % _ HARVEY PAULINE Montréal français (Lèvres urbaines No 16) 6.00$ ' JUTKAU MONIQUE Trop plein d’angles 6.00$ JOUFFROY ALAIN Êros déraciné (coédition L.e Castor Astral) 12.00$ 1 ANGEVIN GILBERT Haut risque 10.00$ v> LÉGER Pli.R ROT Les chants de la soif 10.00$ v * MURRAY SIMONE G.À tir d'elles 6.00S * PETITS JEAN-PIERRE La fête des bannières emplumées 6,00$ .'% - S ROUSSEAU PAUL Micro-textes (PRIX QCTAVE-CRÊMAZIE 1990) 6.00$ SAINT-DENIS JANOU Mémoire innée 10,00$ ~*v*- .V ST-YVES DENUIS Tranches de ciel 10.00$ V « TRANSTROMHR TOMAS Baltiqucs et autres poèmes (coédition I-e Castor Astral) 12,00$ V N VAN 1ER DENIS Les stars du rodéo 10.00$ LA JEUNE POÉSIE BEAUCHAMPS LOUISE CORNEUJER LOUIS GUIMOND DANIEL LEQUC ANDRÉ MONETTE HÉLèNE Objet 5,00$ {PRIX JOVE7TE-BERNIER 1989) Neurones fragmentés 6,00$ Ne jamais rien dire 5,00$ Une barque sur ta tune 5,00$ Lettres Insolites 6,00$ Butor des spécialistes universitaires du Canada, des États-Unis et d’Europe.La Fête de la nouvelle LES membres du collectif de la revue X Y Z ont organisé une Fête de la nouvelle qui aura beu à la Bibliothèque nationale du Québec (1700, rue Saint-Denis à Montréal) du 4 au 6 octobre.Le 4 octobre, dès 18 h, on procédera au lancement de plusieurs recueils de nouvelles et à la remise des prix du concours de nouvelle XYZ.LE DEVOIR publiera le texte gagnant dans son édition de samedi prochain.L'animatrice est Anne Dandurand.On présentera également un vidéo tiré d’une nouvelle de Marie José Thériault, » L’impossible train d’Anvers ».Les 5 et 6 octobre, à compter de 20 h, plusieurs écrivains feront une lecture de nouvelles et on présentera une exposition des portraits de nouvelliers de Daniel Gagnon.Rencontres littéraires ANNE-MARIE ALONZO est la première invitée au récital de poésie de la société littéraire de Laval » Parole en liberté » qui se tient le vendredi 5 octobre, à 19 h 30, à la salle polyvalente de la Maison des arts de Laval (1395, boul.de la Concorde).Conférence d'Edgar Morin À L’OCCASION de son passage au Québec, Edgar Morin prononcera une conférence publique à l’École polytechnique de Montréal le 3 octobre, à 11 h 30, à la salle Bell Canada (C-631).Le thème de l’allucution est : Comment sortir du XXe siècle.BCSLV WILLY BRANDT Mémoires, Albin Michel, 430 pages.DANS ses mémoires, Willy Brandt fait le bilan d’une vie remplie d’événements qui ont marqué l’évolution de l’Allemagne.En même temps, il commente les bouleversements auxquels il a assisté.Il raconte, entre autres, ses années de jeunesse, ses relations avec son père, son exil, l’après-guerre, la construction du Mur de Berlin, l’Europe, le dialogue Nord-Sud, etc.Rappelons que Willy Brandt a été maire de Berlin, ministre des Affaires étrangères, puis chancelier de la République fédérale et prix Nobel de la Paix.LES NOCES DANS LA MAISON Bohumil Hrabal, La triologie des souvenirs, traduit du tchèque par Claudia Ancelot, Robert Laffont, 516 pages.CE ROMAN autobiographique d’un des plus célèbres écrivains tchèques a été qualifié de chef-d’oeuvre par la critique française.Au lieu de rédiger son portrait au « je », l’auteur de 75 ans a imaginé de donner la voix du narrateur de cette histoire parfois sordide à sa femme, témoin privilégié du délire de son mari qui se défoule sur s», machine à écrire.Achevé en 1985, ce livre de Hrabal n’est pas encore paru en Tchécoslovaquie.10,00 s BEAUSOLEIL CLAUDE GF-Flammarion les œuvres-clés d'hier et d'aujourd'hui GF-Flammarion une démarche éditoriale de qualité • Pins de 500 titres sélectionnés parmi les grandes œuvres de la littérature française et étrangère.Chaque édition est accompagnée d'un appareil de texte rigoureusement établi par les meilleurs spécialistes (introduction, chronologie, bibliographie).• Une présentation élégante et raffinée.LES NOCES DANS LA MAISON la trilogie des souvenirs ruben laie ml I ‘ O» a*-.191 LIBERTÉ le Québec en ovet des témoignages inédits d ex fclquistcs 191 textes et témoignages de: JACQUES COSSETTE-TRUDEL, JACQUES LANCTÔT, JACQUES ROSE PAUL ROSE FRANCIS SIMARD.JEAN-FRANÇOIS CARDIN, MICHELINE CAMBRON.GILLES MASSE PIERRE TURGEON.HEINZ WEINMANN en vente chez votre libraire -Ron da commande-— (Jéaire la numéro 191 .O (cHotnt 8.00$) Ja vaux m'abonner.O (6 numéro*.301) NOM .• ADRESSE.; CODE POSTAL .7 Renvoyer à: UURTt CP 399, mec.Outremont Ovtramont H2V 4N3 L’AUTREDI Michel Luneau, François Bourin, 208 pages L’AUTEU R de La légende du corps entreprend de nous conter l’histoire d’un cadre supérieur qui, un beau matm, remarque qu'il n’y a personne dans la rue, ni meme à son bureau Peu à peu, avec un humour noir et un sens du rythme, le poète Luneau nous entraîne dans une situation absurde où les autres ont disparu.LA STRATÉGIE DU BOUFFON Serge Lentz, Robert Laffont, 366 pages NICOLAS D’AUSONE devint évêque à 23 ans.Fort beau et d’un naturel porté à la débauche, il aspirait aux plus hautes distinctions.Malheureusement, il a misé sur le mauvais « cheval » lors du conclave des latn nés de 1458 (car c’est dans ces lieux que se sont déroulées les dernières négociations).Le nouveau pape élu le disgrâcie et l'exile dans un monastère oublié de la Vallée Borgne.C’est là qu’il va entreprendre sa longue marche émaillée de péripéties en compagnie du joyeux moine Marin pour devenir cardinal.FILLES D’ÈVE Christiane Olivier, Denoël, 216 pages.L’AUTEUR des Enfants de Jocaste s’intéresse cette fois à l’évolution physiologique et psychologique de la femme, de la naissance à la vieillesse.Elle s’interroge surtout sur les rapports entre les enfants et les parents.Le docteur Claude Françoise Dubreuil apporte le point de vue gynécologique de chacune des étapes que décrit la psychanalyste.COMBAT DE FAUVES AU CRÉPUSCULE Henri-Frédéric Blanc, Actes Sud/ Leméac/ Labor, coll.Cactus, 106 pages.« LE VENDREDI 5 décembre 1986 à dix-sept heures quarante-sept, heure locale, Charles Cuvelier, trente-trois ans, expert en communication glo baie, entra dans un immeuble de la rue Vaneau, à Paris.Il venait au su jet d’une annonce : À louer appar tement grand standing pour céliba taire sans chien situation aisée.» C’est le début de ce petit récit, et le début dès ennuis du publicitaire qui ne sortira pas indemne des mains des locataires en furie. a Le Devoir, samedi 29 septembre 1990 ¦ D-3 ivres L’octobre de l’imaginaire BASILE LA CRISE d'octobre fait désormais partie de l’imaginaire québécois C’est notre Commune On ne s’étonnera donc pas que l’imagination revendique ses droits, aujourd’hui qu’on marque le vingtième anniversaire de la fin du FLQ.Trois romans viennent de paraître qui traitent de ce sujet touffu, diffi cile, et qu’on ne peut pas aborder, à mon âge, sans un serrement de coeur.Pour se rafraîchir la mémoire, je conseillerai qu’on lise d’abord Les Québécois violents de Marc Lauren deau dont l’édition originale date de 1974 mais qu'on vient de rééditer avec des additions notables.C’est un livre simple, clair, honnête, manifes tement sympathique à la cause du Québec indépendant mais sans illusion sur la nature humaine.Après tout, Marc Laurendeau n’est il pas avocat et journaliste ?On y trouve tous les noms, toutes les dates et tous les événements qu’il faut savoir.« Pour la tâche ingrate que les ac tivistes du FLQ ont accomplie dans un excès d’impatience propre à la jeunesse, personne n’osera les remercier Il n’en reste pas moins qu’elle s'inscrit parmi les faits importants de notre histoire », écrit l’auteur.Pierre Turgeon aurait souhaité faire un film sur octobre.Le projet n’a pas abouti, naturellement, et Pierre Turgeon a décidé d’écrire un roman avec le matériel qu’il a réuni sur le FLQ, auquel s’ajoutent des souvenirs personnels.C’est Un (1er nier blues pour Octobre.Kst-ce vraiment un roman ?Oui et rton.Non, parce que Pierre Turgeon suit les événements pas à pas, de 1968 à 1970.Non toujours, parce qu'on retrouve dans son livre les vrais protagonistes du FLQ.Sans doute n’uti lise-t-il pas leurs vrais noms mais enfin il ne faut pas être un officier de la GRC pour reconnaître Paul Rose sous le pseudonyme de Paul Doré ou Jacques Lanctôt en Jacques Lemieux, etc.Oui.c’est un roman quand même parce que Turgeon, non content d’inventer des personnages et des intrigues secondaires, recons titue à sa manière un peu mégalo inane la psychologie de ses héros et les réinvente par conséquent.Outre que.par la magie de l’imagination, il sait et nous apprend tout ce qui se passait à la mairie de Montréal, dans le corps policier ou dans le tête de Pierre Trudeau.Ça, un historien ne peut pas le faire.Son coup d’éclat sera d'avoir compris le parti qu’un romancier pouvait tirer de deux caractères aussi diffé rents que ceux de Paul Rose (la cel Iule Chénier) et de Jacques Lanctôt (la cellule Libération), le premier, fils de prolétaire, réaliste, charismatique et rusé, le second, fils d'un militant politique recyclé dans le chapelet en famille, intellectuel, tourmenté et très romantique Pierre Turgeon ne s’en prive pas et une grande partie de la réussite de son roman tient à l'usage qu’il fait de ces deux personnages qui se contredisent et se complètent.Il a perçu aussi que l’autre grand conflit de cette crise se jouait entre une population jeune, enflammée, juste assez radicale pour servir d’amplificateur au FLQ sans y participer, et les forces de l’ordre comme on dit.Même si on tient compte de l’ampleur de ce projet, U y a quand même de nombreux ratés dans ce roman un ;>eu échevelé.Ils sont dus, je crois, à deux raisons très différentes.Le temps a manqué à Pierre Turgeon srî PHOTO JACQUES GRENIER PHOTO JACQUES GRtNU H Pierre Turgeon Louis Caron Claude Jasmin car.sans doute, on voulait publier son livre ces jours-ci pour des rai sons de marketing.D'où l’inégalité stylistique de son livre.L’autre est moins agréable à dire.C’est comme si Pierre Turgeon n’avait pas pu se dégager suffisamment de ses modèles Parfois, on a l'impression qu'il se sent leur obligé.Il les ménage et les flatte un peu.Paul Rose, un Christ mystique ?Après tout, les membres du FLQ, qui étaient intolérants, violents, souvent mal informés politi quement n’avaient pas que des côtés sympathiques.Ici, qu'on me permette de rappeler, après Marc Laurendeau, une phrase des Cossette-Trudel (cellule Libération) à propos de ceux des pauvres étudiants de l’UQÀM (pour tant bien marxiste à l'époque) qui n'étaient pas politisés.C’était tous, selon eux, des pédés et des drogués.Politisés, pédés ou drogués .Le choix n’est pas très vaste quand même.Perdu dans son rêve grandiose d’action troublante, Pierre Turgeon n’a pas vu tout ce qu’il y a de réactionnaire, de patriarcal et de passéiste dans le terrorisme.Quitte à sauter des pages, j’aime ces romans ambitieux où il y a des moments superbes et ambigus.Tout le début, qui décrit la situation sociale des frères Rose, la grande scène du fameux « lundi de la matraque », toutes les finasseries de la po lice, toutes les pages sur la Maison du pêcheur de Percé, toute la fin, qui raconte les derniers moments en li bertédes frères Rose traqués dans leur tunnel, sont magistraux.Le Coup de poing de Louis Caron est le troisième tome des Fils de In II berlé Les personnages principaux en sont les Bellerose, type des Canadiens français qui se battent, depuis le traité de Paris, pour redéfinir leur statut particulier dans un Canada devenu anglais.Ce roman est l’histoire de Bruno Bellerose, un solitaire rural de cinquante ans qui a été floué par le patronat anglo-saxon, et de son neveu montréalais, Jean-Michel « Deux cellules terroristes étaient à l’oeuvre au Québec en octobre 1970.J’en ai créé une troisième », dit l’auteur.Jean-Michel fait partie de cette cellule FLQ de fantaisie.Poursuivi par la police pour un atten tat, il se réfugie chez son oncle qu’il connaît à peine.Alors, on a à qui par 1er et le roman peut commencer.Effectivement, il s’agit d'une oeuvre de pure imagination, même si, selon la technique habituelle de Louis Caron, le romanesque alterne avec l'histoire, représentée ici par des discours politiques, le fameux manifeste du FLQ, des déclarations des grandes gueules de l’époque dont certaines sont étonnantes rétrospec tivement, etc.Louis Caron est un écrivain popu liste qui écrit un peu comme Yves Thériault • La nuit écrasait le pays depuis la Manie où les loups content plaient les grands barrages » Des loups qui contemplent un grand barrage ?Ce genre d’image poétique que le romancier multiplie avec des généralités sur la vie et des lieux communs sur l’humanité a quelque chose d'exaspérant Quant au ronta nesque de Louis Caron, il va parfois un peu loin.Comment croire â ce vieux bateau qui emporte les fugitifs loin des policiers 7 Comme croire que la jeune amie du felquiste tombe amoureuse de l'oncle floué qui est sale comme un peigne 7 Comment croire à ces discussions de taverne entre pro-felquisles et anti 7 Ce n’est plus du roman.C'est de la romance Il est vrai que le père de Jean-Mi chel, qui a une jolie voix de ténor, chante Le Temps des cerises, l’une des plus célèbres chansons de la Commune de Paris.Voilà qui décrit bien un personnage J’espère que Louis Caron le savait On dirait, surtout, que Le Coup de poing est une suite de petits mor ceaux qui ne réussissent pas à s'em boiter les uns dans les autres.C'est si vrai que Louis Caron recourt sans arrêt au flash back, ce qui n'est pas un signe de cohésion dans un roman Et ces personnages qui parlent, par lent, jasent, jasent Sauf que Louis Caron a le don de révocation nostalgique et quand ça réussit ça marche.Paradoxalement, ce sont les flash back qui sont les meilleurs moments de ce roman.Il y a là-dedans toute une jeunesse, qui est celle de Louis Caron II y a, là-de dans, le témoignage d'un coeur ai mant qui invoque avec émotion les mannes des humiliés et des offensés Mais le FLQ n’a pas réussi à Louis Caron.Pour terminer, je suggère un petit tour chez Claude Jasmin qui a un tout autre discours Dans Le gamin, un récit qui est surtout un conte phi losophique, il pose la question morale du terrorisme et, en particulier, des enlèvements et des otages.Sa ré ponse est simple et claire.Ce sont des procédés humains, trop humains mais odieux.Ça peut paraître naïf mais il faut un certain courage pour l’écrire.En littérature, les terrons tes sont plus attirants que les mora listes.Pour le montrer, Claude Jasmin a inversé les propositions Nous som mes en 1980.David, le fils d'un de ceux qui ont enlevé Cross et qui se sont enfuis courageusement à Cuba, est enlevé à son tour par des ten u nstes palestiniens Le j>etit garçon a douze ans On le traîne de pays en pays On le gâte et on le maltraite al ternativement, selon la méthode po licière bien connue.Comme tous les otages, il est en même temps ravi et effrayé de son aventure David ré dige en secret son journal avec des crayons de couleurs, ("est ce journal que Claude Jasmin nous donne à lire Claude Jasmin n'étant pas toujours, en littérature, le spécialiste de la nuance, il abuse un peu des ficelles sentimentales mais, l'un dans l'autre, il finit par emporter l'adhésion Son petit David est touchant et crédible quand il se souvient de sa mère, qui fait des ménages, ou de son père qui croyait à la justice et à la lumière, qui lisait Victor Hugo et qui trouvait les musées anglais • fa bu leux » Sauf que dans le récit de Jasmin, le père du petit David, après avoir été reçu par Castro comme réfugié po litique, est devenu provocateur anti castriste à Miami.On voit que Claude Jasmin n'a guère d’illusion sur l'engagement politique.En fait, l'histoire est un peu plus compliqué que ça David n'est pas \ raiment le David que les terroristes voulaient enlever parce qu'il y en a deux C’est à dire que, lui aussi, on v oulait l'enlever mais pour d’autres raisons Enfin, horreurs et quipro quos, c’est le suspense ' Ce livre est un des meilleurs de Claude Jasmin 11 s'v fait l'avocat de la gentillesse et de la vie mais avec une acidité qui vient de Voltaire dont voici la philosophie d'abord deve nous riche, puis mettons une per ruque rouge et cultivons notre jar din * l es Quélx'cols violents, Marc Lau rondeau, nouvelle édition augmentée et remise à jour, 945 pages, Editions du Boréal, Montréal, 1990 * In Dernier blues pour octobre, Pierre Turgeon, roman, 540 pages, Editions Libre Expression, Mont réal, 1990 * l e l oup de poing, Louis Caron, ro man, 560 pages, Editions du Boréal, Montréal, 1990 * Le Cnniin, Claude Jasmin, récit, 180 pages, Editions de l'Hexagone, Montréal.1990 Les Éditions ^ présentent LA CORDE At VENIR! ¦ 1ST —T 126 paqes 14,95 S LISE LAÇASSE La corde au ventre Roman Si je ne raconte pas mon histoire, je vais mourir.Comment sortir de ce placard, comment parler, comment regarder en pleine lumière, comment sauvegarder mon désir de liberté qui sort aujourd’hui de ma gorge comme un cri.Tout le monde l’entend mais per sonne ne l’écoute, ma vie est un long tunnel que je longe encore! Antres ouvrages de Lise Laçasse Au défaut de la cuirasse, (nouvelles) Éditions Quinze, Montréal, 1977.(Prix Benson & Hedges) La facilité du jour, (roman) Éditions Bellarmin, Montréal, 1981.(Prix Alfred-Desrochers) en vente chez votre libraire urprencmt Kn 1900, la richesse du Canada était entre les mains d’une cinquantaine de protestants anglais et écossais.M Westley ressuscite la vie fastueuse de ces barons de la finance, résidants du célébré Square Mile Hile dépeint la destinée de cette élite a travers les grands événements qui ont marque notre siècle.1 ne histoire inédite, surprenante, indissociable d’un certain visage de Montréal.Westley se montre ni complaisante ni méprisante Seulement curieuse et étonnée on ne laisse pas passer pareil yoyau 99 RUDY LE COURS La Presse n LES FIGUES DE BARBARIE Roman de Monique Pariscau Un roman d’une grande sensibilité et d’une grande justesse d'observation dont l'action se déroule au Maroc dans le milieu de la coopération internationale.Un monde d’intrigues, de passions, de différences culturelles et de désillusions.MONIQUE PARISH! mnm m P n V P (\ P f fl DrlIUbrlMi QyinTç- MONIQUE PARIS! Al LESf [GUIS MMJÉ LOGIDISQUE I22S, ,k UonUé, Ntamval QU IHK 2U4 » organisateurs des différents salqjis, du livre invitent les auteurs de Flash• sur un destin A des tables i ondes .qjy, des séances de signature, Marie Andrée Clermont reprend contact avive, ses co ailleurs • lie toute façon, je ne poin t ;m.s pas les oublier Quand j'écris mayu,, tenant, je me sens inspirée par ces visages d'adolescentes qui m'quL marquée ¦ 1 • Marie-Andrée Clermont.à leurs états d'âme en passant par les grands revirements dramatiques, a été adopté de façon parfaitement démocratique et sans heurts ma jeurs jusqu’à ce que les 29 auteurs aient A s'entendre sur le dénouement du roman Leur héroïne allait elle épouser le père de son enfant rede venu amoureux ou un brave Fran çais riche et attirant ?Préférera telle devenir mère de famille au Québec ou photographe de renom niée internationale parcourant l’Asie son appareil au cou ?Le groupe 536 36 a décidé de lais ser ses lecteurs choisir.À la manière des scénarios des livres dont vous êtes le héros, quatre propositions sont servies.Le lecteur — une lectrice probablement — entre dans la peau du personnage principal et s’in vente un avenir.A la dernière page de Flash sur un destin, Mane Andrée Clermont invite les lecteurs à lui faire part de leur décision.Depuis que le roman a paru au printemps, les lettres affluent Résultat ?Les adolescents marient l'héroïne au père de son enfant ! Au diable le fa buleux contrat, tant pis pour le beau Français.La majorité des lecteurs boudent le dénouement féministe et refusent la belle fin humanitaire (l’héroïne en reportage au Viêt-nam pour dénoncer la misère).« Ce que ça m’a fait ?Je me suis dit que j’étais un auteur bien décro ché de la réalité des jeunes, répond sans hésiter Marie-Andrée Clermont Je n'aurais jamais rien écrit de sein blable.Et surtout, ce qui m’étonne, c’est la qualité de ce roman, la force des personnages.Les filles ont vite compris comment écrire un chapitre PHOTO J ACOOE S OHE NIE R avec des dialogues, des descriptions, des rebondissements multiples Leurs textes étaient pleins de trou vailles intéressantes Écrire A 29 c’est peut être plus long et plus dif ficile qu’écrire seul mais ça donne une plus belle oeuvre ! » Auteur pour la jeunesse depuis dix ans, Marie Andrée Clermont se s|>é cialise dans les folles aventures et les missions qui semblent unpossi blés.Des six romans qu’elle a signés, trois ont été écrits A plusieurs mains • Le grand paradoxe du métier d'é envahi, c'est d'être seul et de tant vouloir communiquer, dit elle.À la télé et au cinéma, les auteurs travail lent en équipe • 11 y a cinq ans, elle a écrit Desti nation aventure avec de jeunes es piègles de 11 ans.Ces petits ehan tours du Mont Royal dont faisait |ku lie le cadet de ses trois fils rentraient d’un séjour au Venezuela, la tête bourrée de souvenirs et ils avaient envie d écrire Elle a piloté leurs tex tes, encouragé leurs confidences et organisé en récit leurs phi ases épar ses L'année suivante, elle s'embar que dans Jour Flanc, un roman écrit simultanément en français et en an glais Avec Frances Morgan, traduc trice de plusieurs livres |h>ih enfants, elle invente deux protagonistes, un Québécois et une Anglo Canadienne partis en expédition dans un no mail's land, aussi loin du Québec de Marie Andrée que de la Colombie Britannique kte V '.&''*** t» *i 4___I.:1 >7* y.f c .SW»?«S,1.- NAVARREf JF, ,ier- ^ J is I ome [ x jM BERLINESTOUEST Hans Joachim Schadlich, Gallimard, Paris, 1990, 171 pages Diane-Monique Daviau HANS JOACHIM SCHADLICH était linguiste à l’Académie des sciences de Berlin Kst.Il écrivait aussi de la fiction mais ses textes ne furent ja mais publiés à l’Kst.Kn 1977, peu après avoir signé la fameuse pétition pour le chansonnier Rolf Biermann et avoir publié à l’Ouest son premier livre intitulé Tentative d’approche, il quitte la RI)A et s’installe à Berlin ( )uest.L’exil est très difficile pourSchii dlich et ce n’est que 10 ans plus tard que paraissent, coup sur coup, le ro man Tallhover et lierlinestouest.Ac -f- cueilli dès le début comme une révé lation, Schadlich continue depuis 1970 — lentement, à sa manière — à mettre en scène le quotidien avec tout ce qu’il apporte d’aliénant.Sans pitié, sans compromis, il dresse des bilans qui ressemblent à des procès ver baux.Ici, c’est la politique qui s’immisce, à telle heure, tel jour précisément, dans le déroulement d’une journée bien ordinaire d’un citoyen bien or dinaire, là c’est un morceau de l’Histoire ou encore des conventions so cialesqui empêchent la vie de faire son chemin, de tourner, d’avancer.Les outils de Schadlich sont sim pies mais douloureusement efficaces : petits scalpels de mots pointus, bistouris de phrases qui ouvrent les chairs et mettent à nu tout ce qu’il v a de « malade •, de contrefait, de dé fait, de crochi en chacun de nous, bien sûr, et chez certains en particu lier.lierlinestouest contient 21 récits.Chacun d’eux est un univers clos, véritable petite grammaire de la vie puisque chacun des nombreux acteurs de ces drames exprime d’abord par son langage les oppressions, les terreurs, les manques et les désirs qui ont marqué sa vie et contribuent à lui donner cette forme (terrible ment ) précise, restreinte, contrainte que le narrateur met aussi bien en scène qu’en discours.Comme dans ses livres préeé dents, Schadlich travaille dans lier linestouest à grossir et à rapetisser la réalité, à la déformer pour mieux en faire voir Ips vices de forme.Cette déformation passe avant tout dans la langue, dans l’emploi que Schadlich fait des mots, un emploi de biais qui montre bien des tra vers, dans l’utilisation, par exemple, de formules abrégées qui vont dans le même sens que les nombreux raccourcis auxquels les gens ont régu lièrement recours |M>ur passer à travers la vie sans trop d’écorchures, dans la mise à l’écart de certains été ments grammaticaux comme on le fait dans la vie avec certaines choses dont on ne voit pas le sens (tout ce fatras qui nous encombre sans cesse), dans la façon globale et minutieusement détaillée d’inventer, d’élaborer une syntaxe qui soit à la hauteur et de la réalité et des fuites que celle-ci provoque, une manière d’aborder le monde et de l’exprimer qui soit aussi étonnante, déran geante, choquante que peut l’être la vie elle-même.Les textes de Schadlich sont tout à fait étonnants.Totalement dépay sanLs.À la fois touffus et épurés, denses et formidablement laconiques.On y avance prudemment, à tout pe tits pas, sans trop savoir ce qu’il y aura au bout du chemin et en se de mandant même souvent s’il y aura vraiment quelque chose.Ces récits exigent une faculté de concentration exceptionnelle, une lecture soutenue, une patience de tous les instants et de grands efforts d’imagination.Mais le travail du lecteur est cha que fois récompensé : tous les récits de Herlinestouest déroutent, déran gent, aucun ne peut laisser indiffé rent, chacun mène à une découverte, un petit éclair lumineux dans le ciel gris et lourd des règles, des règlements, de l’oppression, un instant de clarté et même de transparence.Ce sont des textes intelligents, faits d’observations fines, d’analyse en profondeur, e’ d’esprit critique, de réflexion et de fantaisie.Les sujets de ces « récits » qui sont plutôt des esquisses esthétiquement très élaborées sont extrêmement di versifiés : manipulation d’un funambule, querelle d’académiciens, eutha nasies hitlériennes, hospitalisations, internements psychiatriques, rafles de la Stasi, fuites, enfermements de toutes sortes.Même quand il s’agit du mur de Berlin, il n’est jamais uniquement question de ce qui semble d’abord être bien concrètement au Carnet 2 LU dans le poème Courtepointes écrit par Gaston Miron, illustré par James Guitet, publié en 1977, page 13, « c’est mon affaire, la terre et moi, flanc contre flanc, je prends sur moi, de ne pas mourir ».Voilà pour m’embarquer : le poète inaugure.Plus loin, page 27, .ces mots nous regardent, ils nous demandent de partir avec eux, jusqu’à perte de vue ».Voilà pour me régaler : le poète restaure.Lu dans l’édition format de poche, page 393 de La détresse et l’enchantement de Gabrielle Roy, « seule l’affection, je le sais maintenant depuis longtemps, peut me porter à ce degré de confiance où je ne crains plus la vie.Et alors, j’ose m’élancer dans ce travail sans fin, sans rivage, sans véritable but, au fond, qu’est l’écriture ».La rentrée littéraire est là.Du moins, c’est la mienne, elle me gratifie, elle me tient debout, avec elle « ça va » du verbe aller.Une éternité des textes qui ne transigent pas.Mais pourquoi publier en si petits caractères des qu’il ne s’agit plus de l’édition originale ?Donc, pour l’accès à la culture il faut avoir de très bons yeux, une loupe ou des gros moyens financiers.J’insiste : le texte d’une écrivaine (décidément quel vilain mot, quelle aberration du féminisme en bottes de plomb) ou d’un écrivain hors jeu, hors je, horS d’elle ou de lui-même, sera toujours à son entrée de secours, perpétuelle rentrée en amour, si peu une habituelle rentrée littéraire, les pépites sont devenues rares, les universités, en plus, d’ici où de là-bas, nous ont trop habitués d’adorer des cadavres et de leur faire dire (fascisme ordinaire, ce « faire-dire ») ce qu’ils ou elles n’ont pas écrit ou voulu exprimer.Allons au plus corporel de la lecture, un corps à corps dans les draps des pages, et réjouissons-nous d’un Miron si méconnu encore, d’une Gabrielle Roy qui pour un peu d’attention et de jouissance, vous entraînera de la première neige au printemps vaillant sans que vous vous en rendiez compte.Et les exemples abondent.La terre ici est féconde.Le monde peut tourner autour du Québec, ce bastion d’une liberté qui se nomme, alors que le monde itou, marketing et superbes de chapelles, interdit ou gomme tout.Les amis et amies de lecture, celles et ceux qui arrivent pour la première fois (richesse de la revue centre du récit : toujours il s’agit aussi de ce qu’on pourrait appeler les perversions, les maladies du langage, de la prison que celui-ci peut être, de la répression qu’il permet d’exercer, de formes d’oppression XYZ) et celles et ceux qui sont toujours au point de départ de la lecture, cette aventure, cet amour fou, liaisons fastueuses qui nous permettent d’être ce que nous sommes, de devenir ce que nous fûmes avant que, « formés », « instruits », on ne nous « déformât ».Est-ce trop dire ?Je me fais un sang d’encre, je n’ai de passion que pour ce qui est « encré ».Ici au Québec, immigrant reçu, sur le déjà tard de ma vie, je suis comblé, assailli, plus jeune que jamais, enthousiasmé.Même si certains proches (et la perversité va surtout se nicher dans certaines attentions annoncées) attendent « le second hiver » et se disent « ce salon-là ne tiendra pas ».Ce con-là ?Impossible d’éviter Michèle Richard.Il y a le golfe (Saddam Hussein me fait frémir, je pense à Staline en train de dire « a la fin il n’y a que la mort qui gagne », un million de morts Irak-Iran en témoigneraient-ils ?), le golf d’Oka, bravo monsieur le maire, vous le vouliez votre 18 trous, et la courageuse mini-poupette de service, fille de Ti-Blanc, qui s’accroche à ses faux-cils et à ses formes devenues vagues, avec une ardeur qui pourrait émouvoir si le spectacle n’était pas si ridiculement agencé.Impossible de ne pas lire en allant acheter son journal les « je me fiance », « je me marie » « voici ma robe de mariée », « le mariage et tous les invités ».La suite pour l’automne et l’hiver ?« J’attends un enfant », « l’enfant impossible », puis, « je vais adopter un enfant », et, « on veut rapter l’enfant que j’adopte », « tous les secrets sur la rançon».On est loin du populaire tel que Brecht (ah, le beau Galilée du TNM) l’entendait, lui qui fut si souvent immigrant non reçu, jusque dans son propre pays.Qui a maquillé Michèle Richard le jour de son mariage.Hommage.Montréal a, décidément, le plus beau institutionnelle.Témoignage d’une grande valeur, le recueil de Schadlich jette un regard pour le moins original sur l’histoire récente de l’Allemagne, un regard d’une exceptionnelle acuité où musée d’architecture du monde.Un télégramme de Paris-la-Fouineuse.Madelin Fantoche me propose une longue entrevue avec Cybèle Pia-Pia (ex-Nouvel-Obs-cénité) sur Y.N., exilé volontaire.J’ai répondu « Paris m’était un exil ».Alouettes du Québec, prenez garde au miroir parisien.En attendant la nouvelle mise en scène d’Alice Ronfard, le nouveau ballet des La La la Human Steps, un autre concert des musiques de Claude Vivier, je suis allé à la galerie Michel-Tétreault, au 1192 Beaudry, Jacques Payette y expose ses nouvelles toiles jusqu’au 20 octobre, tél.521-2141 pour les horaires.On parlera bientôt de Montréal comme on parle de New York City dans les années 60.Payette est le pur et simple produit d’un climat d’émulation et de ferveur.On peut aimer ses portraits de couples, saisissants face à face, de profil (« un profil seu dit la vérité», m’expliquait ma grand-mère devant un tableau de Piero della Francesca à Urbino); on peut s’émouvoir de ses photos captatrices qui échappent à la mise en scène; on peut et on doit s’émerveiller des nids, des paysages, de ses enfants rêveurs.Le lyrisme passe.Le trait est majeur.La légion des Payette, Dorion, Scott, Valois, Evergon, Vincent s’avance.Il pleut.On voudrait toujours pouvoir en dire plus et le dire mieux.À noter, chapeau, la mobilisation des hommes d’affaires pour-le Québec, la détermination d’un Serge Saucier, « cette fois le Canada anglais va devoir écouter ».Il se dit, comme tant d’autres col-lègues,prêt à « repartir en croisade ».Voilà pour l’exemplaire et la cohérence.Les politiciens parfois somnolent.Les voici tancés.La danse du silence de l’après-Meech a cessé.Non, mais ! Y.N se mêlent l’amertume et l’ironie, la satire et un humour féroce, très subtil.Un humour qui va loin, qui fait mal.Les nouvelles de Schadlich, c’est vraiment comme un mal qui fait du bien.12800 Restaurant l'Artois.1302.Hart.Bruni h mv Claude I steban (I rance).Pu» i1u «hms 14$, BAs 379-9813.14800 Galerie Céline VeMette.015.lavtolette.Vernissage Oeuvres Céline Ver Me fie, F*oè mes Gérald lîaudet 17800 Bar Le Zénob.171, Bonaventura Apéro île la poésie, Inv L Dubosl (France).G Goffetle (Belgique! M Chapaz (Suisse).A Pic hé (Québec).M A Campos (Mexique) 19800 Restaurant La Sextant.875, St Pierre Souper de la poésie, mv I Arbeiaez (Cdom bte).AL Sali (Sénégal).M Latif Ghattas (Egypte).G Mon» (Belgique) 20830 Bar l’Odyssée.1108, Champ flour.Poésie performance, mv Alberto Kurapef (Chili) Pm 5 $ ?frais.Réservations SPECTA 819-380-9797 enfre 11 ef 18 h res , 22hOO Café Galerie l'Embuscade.1571, Bedeaux F\tes# ouverte mv Lï Mar champs (Oué bec), G Goffetle (Belgique).H Chiasson (Acadie), G Hons (Belgique).S t Wolfgang (Autriche) P Savoie (Manitoba) 23800 Café Bar Le Zénob.171, Bonaventure Poésie ouverte, mv C Esteban iFrance), R Dixon (Ontario).0 Oaryis (Québecl.N Moregon (Cuba).M A Campos (Mexique) LUNDI 1 >WE:l;h 12hOO Cafétéria.3351, bout des Forges FYiéfes 3I U Q T R, mv C Esteban (F rance).N Moregon (Cuba).G Goffetle (Belgique) L.Schlechter (Luxembourg).J P Daoust (Québec) 12800 Café Mozart, 324 Bonaventure Dîner de la poés# mv M Chapaz (Suisse) H Chiasson (Acadie).M Latif-Ghattas (Égypte).R Dixon (Ontaro) 15830 Restaurant Parc F*ortualre Café île ta poésie mv L Schlechter (Luxembourg).J Sdoguren (Pérou).F Arbeiaez (Colombie).M A Campos (Mexique).17hOO Café-Bar La Zénob.171.Bona ventura Apéro de la poés* mv G Hons (Belgique) SE Wolfgang(Auirche), H Chiasson(Aca diel.L Schlechter (Luxembourg).JP Daoust (Québec i, P Savoie (Manitoba) 19800 Restaurant l’Artois, 1392, Hart Souper de la poésie mv M A Campos (Mexique) J Soioguren (F*érou).G Goffetle (Belgique' N Moregon (Cuba) 20830 Bar l’Odyeeée.1198, Chempftour F*oésie-performance mv Miron Daoust Boisvert-Charron-Mongram (Québec) et leurs musoens 22800; Café Galerie l'Embuscade.1571, Badeeux Poésie ouverte, mv F Arbeiaez (Colomb#' L Schlechter (Luxembourgi.N Moregon (Cuba).AL Sait (Sénégal).M LaM Ghattas (Égypte) 23800: Céfé-Bar La Zénob.171.Bonaventure Poésie ouverte, mv J Soioguren (Pérou).G Goffette (Belgique), L Dubost (France).G Miron (Québec) 6e FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POÉSIE TROIS-RIVIÈRES DU 30 SEPTEMBRE AU 7 OCTOBRE 1 990 (U INFORMATIONS: 819-379-9813 Boucher (Québec).N Moregon (Cuba).12hOO Cafétéria.335 t.boni des Forges Poètes à l'U Q T R,, inv l Dubost (France).G Hons (Belgique).H C8iasson(Acadie).M l atit Ghattas (Égypte) 12hOO Café Mozart.324.Bonavantura Dîner de la poésie, mv N Moieyon (Cuba).J Soioguren (Péroui.P Savoie (Manitoba).15h30 Restaurant du Parc Portuaire Café et poésie, mv Al Sali (Sénégal).N Moregon (Cuba), M Chapaz (Suisse) 1 7h00 Centre Culturel.Place de l'MOtel de Ville Ouverture officielle Remise du Grand f>ix île FVésie de la Fondation Les Forges 3 1 rançois Charron Remise des prix de poé s**» Alphonse FVhé Vernissage îles livres d art îles Édrtons du F*ôie Vernissage de 1 exposition Au cru du vent du Musée il Ait de Joi#tte Lancement des Écrits des Forges 19h00 Restaurant l'Artors, 1392, Hart Souper de la ivésie.mv G Mu on (Québec) G Hons (Belgique) L Dubost (France), D Boucher (Québec) l Schlechter (Luxem tvxjrgl 20830 Café Galerie l'Embuscade, 1571 Badeeux Vernissage Toiles Martial Després.Textes Mchei PtamonOon 20830 Centra Social CEGEP.3175.Lavtoiette Billets en vente 3 i entrée Poése Son et-Lumière, mv C tsteban (France).J Soioguren (FMrou).SE Wolfgang i Autriche).H Chiasson (Acadie).G Goffetle iBelgique).G Miron (Québec).Pnx 2 S 2Oh30 Bar l'Odyssée 1198.Champ flour Spectacle de Geneviève letarte Prix 9$ ?hais Réservations SPECTA 819-380-9797 entre h et 18 hres 22800 Café-Galerie l'Embuscade 1571.Bedeaux Poése ouverte, mv MA Campos (Mexi que J P Daoust (Québec), M Latif Ghattas (Égypte) M Chapaz (Suisse).D Boucher (Québeci.Paul Savo* (Manitoba).23800 Café Bar La Zénob.171.Bonavantura Poése ouverte, mv G Hons iBelgiquei.h Chiasson (Acadwt.F Arbeiaez (Colombe), AL San Sénégal) F Charron iQuébxv) MERCREDI.3 OCTOBRE! 12hOO Cafétéria.3351, bout des Forges.FVètes 3 l'U Q T R nv M Chapaz (Suisse), SE Wolfgang (Aulrche).J Soioguren (Pérou).P Savo« (Manitoba) 12hOO Café Mozart, 324.Bonavantura Dîner de la poés».mv L Schlechter (Luxembourg), F Arbeiaez (Colombe).G Hons (Belgique! M A Campes (Mexique) 12hOO Brasserie le Gosier.1140, bout des Récxyilets Sport et poés** mv Bernard Pozer et.Michel Albert 15hOO Restaurant du F^rc Portuaire Café et poés* mv C Esteban (France), H Chiasson (Acadie), SE Woflgang (Autn cha! G Goffette (Belgique).17800 Café Bar La Zénob.17Y.Bonavantura Apéro de la poése, mv J Soioguren (Pérou).P Savo# tManitoba) M Chapaz (Suisse! M Latif Ghattas (Égypte).R Dixon (Ontano) 17800 Café )e Bistro.547 Bona ventura Apéro de la poés#.mv D Boucher (Oué bec).F Charron (Québec).F Arbeiaez (Colombie).SE Wolfgang (Autrehe! JP Daoust (Québec) 19h00 Restaurant l'A/tois.1392.Hart Souper de la poés# mv C Esteban (France).P Savoie (Manitoba).M Chapaz (Suisse! J P Daoust iQuêb^:) I9h 30 Bibliothèque Hé lé ne Beaueé jour, Grand Mère Ex positon Huguette Bertrand et Marcelle Cornveau 2 Oh 00 Poète à la Bibliothèque Municipale.mv Clément Marchand 20830 Bar Pubside.378.St Roc h.Spectacle mv L UC ien F rancoeur Pnx 9$ ?ha».Ré serval on SPECTA 819-380 9797 entre 11 et 18 hres 20830 Des poètes au Vieux Presbytère de Batfscan.mv N Moregon (Cuba! L Schlechter iluxembourg! F Charron (Québec) MA Campos (Mexique) et la musc#nr# Mane Pascale Leber Batscan 22hOO Café-Galerie l'Embuscade, 1571 Bedeaux Poésie ouverte mv J Soioguren (Pérou! G Goffette (Belgique! L Dutost (France) C Esteban Trance), R Dixon i On taro) Gat "I Métropolitain Service des lettres et de ) ec Conse-t des Ait* du Canada C P 104 7 99 tue Meica Ottawa (Ontario) kip 5V8 (6)31 S9f» 4J35 23800 Café-Bar La Zénob.171.Bonaventure Poésie ouverte, mv SE Wolfgang (Autn-che).M Latif-Ghattas lÉgypte! h Chiasson lAcadie).P Savoie (Manitoba) D Boucher (Québec) M Chapaz (Suisse) EUDI 4 OCTOBR 12h00 Collège Lafféche, Poéseeee Monique Juteeu.SeAe de cours.1887 boul du Carmsi 12800 Cafétéria.3351.boul des Forges Poètes à l'U.Q T R.inv D Boucher iQué-bec).F Charron (Québec! AL Sali (Séné gal! M A Campes (Mexique) 12800 Café Mozart.324.Bonaventure Dîner de la poésie mv G Goffette (Belgique).P Savoie (Manitoba).L Dubosl (France) 13830 U Q T R.Pavillon Rlnguet • 2078.3351.boul des Forges Colloque sur le poêle Gat«n Lapomle.mv C Cloutier.C Beausoleil, F Dumont.M Albert.B Poziei R Rivard el M Borduas 15800 Restaurant du Parc Portuaire Café et poésie *nv R Dixon (Ontario! G Rons (Belgique! M Latif Ghattas (Egvbte! D Boucher iQuébecl 15830 À l'U O T R 3351.boul des Forges.Pavilion Rlnguet.# 1089 Poète Jean Paul Daoust 17800 Café-Bar Le Zénob.171.Bonaventure Apéro de la poés#, mv MA Campos > Me» que).C Beauso*eJ 'Québec).C Esteban (France).F Arbeiaez (Cdomb*»' al Sali (Sénégal).N Moregon (Cuba) 18830 Séminaire St-Joseph.858.La violette Cméma el poésie.Le grand Jack, film sur Jack Kérouac.réalisé par ie poète et cméaste acadien.Herménégiide Chiasson Cmé-Campua 18830 Club de Golf ies Vieilles Forges, boul des Forges Souper de la poése SS J B mv C Esteban (France).G Goffette Belgique! L Schlechter (Luxembourg! Pnx du repas 13 $ (membre).15 $ (non-membre).Réserva tons SSJB 819-375-4881 19830: Café Van Houtla.375.ru# des Forges Soirée Le Sabord, mv Guy Marchamps.Monique Juteau el J P Daoust 20830 Des poètes au Vieux Moulin de Pointe-du-Lac.2930, rue Notre-Dame.Pointe-du-Lac avec le guitariste Guy Bnsson mv N More gon(Cuba).D Boucher (Québec! F Arbeiaez (Colombie! F Charron (Québec) 20830: Salle J .A -Thompson.Rus des Forges.Spectacle.Mane-Ciaire Séguin.Pnx 20$ ?frais.Réservations SPECTA819-380-9797 entre 11 et 18 hres 22800: Café-Galerie l'Embuscade.1571, Bedeaux.Poés# ouverie, mv R Dixon (Ontano! G Hcms (Belgique).C Beausoieii (Québec).MA Campos (Mexique! B Poz#r (Que bec).H Chiasson (Acadie) H y aura lance ment de la revue Lèvres Urbaines • 19.Ce numéro contint des poèmes de H Chiasson et Fedenco Garcia Lorca 23800 Café-Bar La Zénob.171.Bonaventure poésie ouverie.T*/«fs LE DEVOIR LE SECRÉTARIAT PERMANENT OES PEUPLES FRANCOPHOPlCS LE MMSTÉRE DES AFFAIRES INTERNA TIONALESDUOUÊ BEC-LE MNISTÊ RE DESAFFAJRESEXTt RK URESDUCANADA-l-ORGAMSATlONDeSÉTATSAMÉRCAJNS ¦L AGENCE OE COOPERATION CULTURELLE ET TECHNKXJE - L AGENCE QUÉBEC WAU.OME LA FONDATION PRO HELVETIA ¦ LE CONSULAT DE FRANCE L AMBASSADE OU CANADA * PARIS LES AMBASSADES D AUTWCHE.DE CUBA ET DtGYPTT LA GALERE 0 ART DU PARC L* GALERIE l ATEUER-GALERE CÉLINE VEÉLETTE LA SALLE RAVMONO-LASNER OU CENTRE CULTUREL DE TROIS RIVIÈRES • CAFÉ MOZART ¦ LE RESTAURANT L ARTOIS • LE RESTAURANT LE SEXTANT • LE CAFÉ LE «ST RO LA GAZETTE POPULAIRE -CINÊ-CAMPUS OFFTCE NATIONAL DU FILM - CHEM-TÉ LÉ TI - CMMTÉLÊ 13 - CFKM-TÉLÉ QUATFE-SAISONS lï C—' w *i |1a \ Pftoottcnoits ( tPSCTk image EXPOSITIONS Roland Gi^jère à la Galerie tfArl du Parc 064.Des Ursulines du 11 sept au 14 oct Sur des poèmes de Jean-Paul Daoust Hélène Blourr Ealé-Bar le Zénob 171.Bonaventure du 29 sept au 21 oct Vernissage 29 sept 17hOO • Sur des poèmes de Parier et Alwie, AU CRU DU VENT.Iodes des grands pertres québécois des armées 50- 60 •Livres d'art des Édtams du Pflèe de Montréal - du 2 au 27 octobre Sde Raymond-Lasnier du Certre Ctüu ret Place Hôtel de Vfe.Vernissage: 2 oct 17hOO Sur des poèmes de Jean-Pierre Petits et d'autres poêles Mexicans Les derniers Mayas à THfltel de Vite du 14 sept au 7 oct Monnaie Juteau.Marcel Otscampet tes artistes de Presse-Papier Là Galerie, 75 S) Ankxne Du 1 au 7 octobre.Vernissage: 1 oct 17bOO Sur des poèmes de Huguede Bertrand, et les oeuvres de Marcefe Cornveau Bbfcxhèque HéUne Beeuséjorx de Grand-Mère du 30 sept au 7 octobre Sur des poèmes de Gérald Gaudet et les oeuvres de Cètne Vefcte Galene Céène Vedette, 615 Lavmtette Vernissage: 30 sept à 14600 Ptroto-Poésie Photos de Marceie Cornveau Poèmes de Huguede Bertrand Des >eux qui parlent au Bistro 541, Boneventve.Ai 30 sept au 7 octobre Oeuvras de Marts! Despré Textes de Mkbel Plamondon Embuscade 1571, Rnrv—r.Ai 2 au 30 octobre Vernissage: 2 oct 20h3O RÉSERVATION DE BILLETS SPECTA 819-380-9797 entre 11 et 18 hres
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