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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 11 février 1991
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-02-11, Collections de BAnQ.

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mmmwm Montreal Londres Hong Kong Bélanger, Legault Communications Design et graphisme 514 284 23 23 Relations interculturelles Volume LXXXII — No 34 ?Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: -7.Détail page 9.Montréal, lundi 11 février 1991 Toronto 85 cents 65* + TPS * TVÜ sollicite la diplomatie arabe SOMMAIRE Éditorial Le Canada peut aider le Mexique non pas en jouant au bon Samaritain, mais en ouvrant ses frontières à ses produits, écrit Albert Juneau qui commente l’annonce du début des pourparlers en vue d'établir une zone de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique Page 12 Parizeau s’impatiente Les Québécois sont prêts à se prononcer, clame Jacques Parizeau, qui croit savoir que la commission Bélanger-Campeau est en proie à des tensions internes sur la question d'un référendum dès 1991.Parizeau participait hier à un brunch-bénéfices de l'association péquiste du comté de Bourget.Page 3 Le Kremlin craint le nationalisme de la Géorgie Les visées indépendantistes du président géorgien Zviad Gamsakhourdia inquiètent les minorités de sa république ainsi que le Kremlin, qui y voit un défi comparable à celui des pays baltes.Page 6 Désillusion à Bagdad La pénurie de nourriture, les bombardements soutenus et les conditions de vie misérables commencent à miner le moral des habitants de Bagdad.Page 7 Mandela : un an déjà Libéré inconditionnellement le 11 février 1990 après 27 ans de prison, le leader historique du Congrès national africain (ANC), Nelson Mandela, s’est consacré surtout, au cours de ces douze derniers mois, à poursuivre son dialogue avec le gouvernement tout en essayant de contenir l’impatience croissante des militants de base de son organisation.Page 6 Pétrole : le Japon n’a rien changé A l’exception de quelques réflexes d'inquiétude qui ont donné lieu à des commandes soudaines de brut africain et des achats sur les marchés à terme, le Japon n'a rien changé dans sa politique d'approvisionnement pétrolier.Page 5 Mummenschanz à Montréal La célèbre troupe de mime suisse s'arrêtera à Montréal, les 13, 14, 15 et 16 février prochains, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts Page 11 L’Irak d'après AFP et Reuter PARIS — L’Irak semble de nouveau chercher à ébranler la coalition multinationale, en sollicitant la diplomatie arabe, au moment où l’offensive terrestre des alliés se rapproche, mais pour ne pas perdre la face et maintenir la combativité de ses troupes, Bagdad affirme simultanément qu'il refuse tout cessez-le-feu.Alors que la guerre du Golfe est entrée dans sa quatrième semaine, l’Irak, pour la première fois depuis le déclenchement des hostilités, a relancé son projet de solution arabe du conflit du Golfe — rejeté plusieurs François Brousseau LE TÊT, c’est le Nouvel An lunaire, une grande fête asiatique.C'est aussi, pour les connaisseurs de la tragique guerre du Vietnam, le nom d’une grande offensive des forces communistes du Nord, en 1968, qui infligea de lourdes pertes au Sud soutenu par les États-Unis et symbolisa l’enlisement américain dans ce conflit.Mais le Têt, c’était surtout, hier, le prétexte au grand rassemblement fois avant le début de la guerre —, à la veille de deux réunions diplomatiques importantes.Mardi à Belgrade se réunissent les ministres des Affaires étrangères des pays non-alignés et, le lendemain à New York, le Conseil de sécurité des Nations unies doit tenir une réunion formelle sur la crise du Golfe.Bagdad est toujours disposé à négocier « sans conditions préalables et sans l’intervention des Etats-Unis » un règle/nent politique de la crise du Golfe, a déclaré hier à Amman le vice-premier ministre irakien Saa-doun llammadi.« Nous continuons d’insister sur un annuel de la communauté vietnamienne de Montréal, qui compte quelque 35 000 personnes.Dans un Complexe Desjardins littéralement bondé, plus du quart des membres de cette communauté se sont rassemblés au son de musiques alliant tant bien que mal la tradition aux jingles contemporains, pendant qu’on mangeait des spécialités du pays et vendait force publications dans la langue natale.La police de la Communauté urbaine de Montréal avait envoyé ses membres « ethniques » au kiosque règlement arabe de cette crise et il reste possible, à condition que les États-Unis abandonnent leurs plans hostiles et mettent un terme à leur agression contre l’Irak », a ajouté l’émissaire du président irakien Sad dam Hussein.Les appels du pied de Bagdad aux gouvernements arabes ne paraissent pas avoir plus de chances de succès aujourd’hui qu’il y a quelques semaines, mais l’Irak semble au moins espérer qu’en se déclarant prêt à discuter, il pourrait différer l’heure de vérité que sera la phase terrestre de la guerre.Dans le même esprit, Bagdad a ré- déployé pour l’occasion.Un kiosque où Ton faisait, en trois langues, de la publicité sur le recrutement des minorités visibles.De son côté, Amnistie internationale rappelait aux passants que le Vietnam a toujours des prisonniers politiques, faisant en effet partie — on tend à l'oublier — du club de plus en plus restreint des pays qui se réclament encore officiellement du marxisme-léninisme.Sous les banderoles rouges et jaunes du Nouvel An, à l'ombre de la grande scène animée d’un folklore pondu à des propositions iraniennes de paix, par une note « inférieure aux attentes mais pas totalement décevante », selon le premier ministre italien Giulio Andreotti qui a eu une conversation téléphonique avec le président iranien Ali Akbar Ha-chemi-Rafsandjani.Si ses sollicitations restaient lettre morte, l’Irak pourrait avoir au moins la satisfaction de voir discrédités les régimes arabes aux yeux de leurs opinions qui leur reprocheraient un jour de n’avoir pas volé au secours d’un pays frère.Les chances de l’Irak de se faire entendre sont d'autant plus réduites gauche mais sympathique, des commerçants québéco-vietnamiens faisaient la publicité de leur entreprise, de l’immobilier aux agences de voyages, de l’édition à l’import-export.Cette année, le Têt tombe en fait le 15 février, mais les Vietnamiens de Montréal ont choisi la journée d’hier, un dimanche, pour organiser leur grand pou' wow.Le 16e rendez-vous annuel d’une communauté « parmi les mieux intégrées au Québec », pour reprendre le mot d’un organisateur.que sur le fond du problème, c’est-à-dire l’évacuation du Koweït, il reste totalement silencieux.M.llammadi n’a jamais dit le mot « Koweït » dans sa déclaration.Après Bagdad, le vice-premier ministre irakien devait se rendre dans les pays du Maghreb, au Yémen et au Soudan.Ces pays tentaient depuis la semaine dernière, avec la Jordanie et Cuba, d’obtenir une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies, pour qu’un cessez-le-feu soit décidé dans le Golfe.Parallèlement à la relance de son projet de solution arabe du pro Voir page 4 : L’Irak Nathalie Petrowski IL AURA fallu 16 ans pour que Ta-barnac, le document quasi anthropo-logique de Claude Faraldo sur la tournée du groupe Offenbach en France en 1974, soit projeté devant le seul public en mesure de le eompren dre.Pourquoi aussi longtemps ?Parce que, semble-t-il, le film devait à l’origine être projeté en « quinta phonie », que le système existait à peine en France et encore moins au Québec.Parce que le film avait plus ou moins floppé en France et que Roch Demers, le distributeur québécois, croyait qu’il en ferait de même ici.C’est finalement Roland Smith qui a récupéré les droits du film et qui le distribuera dans une salle commerciale à la fin du mois, en tablant cette fois sur le personnage de Gerry Boulet qui s’avère être le héros du film et que Ton retrouve jeune, fou et dans une forme si belle qu’on a peine à croire qu’elle ait pu un jour lui faire cruellement défaut.Vendredi soir, à la Cinémathèque québécoise, juste une heure avant minuit, Tabarnac était présenté en avant-première au public des Rendez-vous du cinéma québécois, qui retrouve avec un plaisir évident les quatre cavaliers du rock québécois partis sur la joyeuse virée que furent pour eux et nous tous les années 70.Dans la salle bondée, Willie et Johnny, deux ex-membres d’Offen-bach voyaient le film pour la deuxième fois de leur vie, flanqués de vieux chums chevelus mais grisonnants, de jeunes apôtres nostalgiques d’une époque qu’ils ne connaîtront ja-Voir page 4 : Quatre rats La Lituanie entend maintenir une politique pacifique Les Lituaniens ont voté à plus de 90 % en faveur de l’indépendance VILNIUS (Reuter) — Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Al-girdas Saudargas, a déclare hier que le vote massif en faveur de l'indépendance enregistré la veille constituait un quitus pour la politique gouvernementale, mais que Vilnius ne cherchait pas l’affrontement avec Moscou.« Je tiens à souligner que notre politique reste pacifique», a-t-il dit dans une interview à la chaîne de télévision britannique Sky News.Il a cependant ajouté que les troupes soviétiques « ne cessent de bou ger » et il a averti que, « si ce processus s’accélérait, ce serait très dangereux ».« C’est une victoire contre les mensonges et contre les tentatives d’intimidation.Le peuple lituanien rejette les mensonges et il n’a pas peur », a déclaré le président lituanien Vytautas Landsbergis en invitant les deux autres républiques baltes à puiser du courage dans ce succès.Selon Vaclav Litvinas, président de la commission électorale du parlement, un peu plus de 90 % des volants ont opté pour une Lituanie indépendante et démocratique.Seulement 6,4 % ont voté contre et le taux de participation a atteint 84,43 % du corps électoral (2,75 millions d’inscriLs).Ce vote n’aura cependant aucune conséquence immédiate.« Les résultats donnent à penser qu'un nombre important de Russes et de Polonais ont voté oui.Gorbatchev devra tenter d’expliquer cela », notait un diplomate occidental venu à Vilnius observer le scrutin.Les Lituaniens représentent 80% des 3,6 millions d'habitants de la république balte, qui compte en outre 10 % de Russes et 8 % de Polonais.La radio soviétique et l’agence Tass ont fait état des résultats de la consultation sans commentaire, se contentant de rappeler que Mikhaïl Gorbatchev avait, dans un décret signé la semaine dernière, déclaré que le vote était « dépourvu de base juridique ».Des scrutins similaires sont prévus dans les deux autres républiques baltes, la Lettonie et l’Estonie, elles aussi absorbées en 1940 par l’URSS à la suite du pacte germano-soviétique passé entre Staline et Hitler.En Lettonie, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Val-dis Berzins, a déclaré que, par ce vote, les populations baltes montraient qu’elles ne renonceraient pas au rétablissement de leur indépendance.« Il ne peut y avoir deux façons de lire les résultats, aucune confusion, que ce soit de la part de Moscou ou de l’Occident », a-t-il dit.Georg Maak, porte-parole du cabinet du président estonien Arnold Ruutel, a prédit que la consultation prévue le 3 mars dans sa république donnerait des résultats similaires.Le parlement letton doit fixer cette semaine la date du vote prévu en Lettonie.La Lettonie et l’Estonie se sont montrées plus modérées dans leurs tractations avec Moscou.Toutes deux comptent une plus forte proportion de russophones que la Lituanie, pour la plupart des ouvriers arrivés Voir page 4 : Lituanie '/ ii/jp y i 1 \ PHOTO JACQUES NADEAU Viviane Nhutram Trinh et Caroline Bolduc, deux ardentes participantes à la grande fête annuelle des Vietnamiens, hier au Complexe Desjardins, qui a attiré une fraction importante de cette communauté qui compte quelque 35 000 membres dans la seule région métropolitaine.Les Vietnamiens de Montréal à l’heure du «Têt» Quatre rats québécois dans un laboratoire français CAHIER SPÉCIAL Série Services aux entreprises, cahier no.1: COMMUNICATIONS «LES COMMUNICATIONS EN PÉRIODE DE TURBULENCE» PARUTION LE 22 FÉVRIER DANS LE DEVOIR COMMUN ICA TIONS: Pourquoi et comment réviser ses stratégies et tactiques de communication en ces temps de récession économique et de crise internationale.Rédigé par une équipe de spécialistes du monde des affaires et des communications, ce premier numéro de la série Services aux entreprises 1991 est à ne pas manquer.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 14 février 2 ¦ Le Devoir, lundi 11 février 1991 Le débat sur les armes à feu : une autre preuve de la domination des hommes en politique Marie Tison de la Presse Canadienne OTTAWA — Les démêlés de la députée Pierrette Venne au sein du comité spécial sur les armes à feu lui auront confirmé à quel point il était important d’attirer plus de femmes en politique.Les femmes ne sont évidemment pas unanimes au sujet du contrôle des armes à feu, mais une forte majorité est en faveur d’un resserrement des normes, a déclaré la députée conservatrice de Saint-Hubert.Un plus grand nombre de femmes au sein du comité aurait pu faire la différence, a-t-elle affirmé.La présidente de FRAPPE, Femmes regroupées pour l’accès au pouvoir politique et économique, Mme Danielle Debbas, a abondé dans le même sens.« Tant qu’il n’y aura pas plus de femmes en politique, c’est sûr que notre voix, nos opinions et notre perception des choses ne se feront pas entendre», a-t-elle déclaré.C’est en juin dernier, quelques mois après la tragédie de la Polytechnique, que la ministre de la Justice Kim Campbell a déposé un projet de loi visant à resserrer le contrôle des armes à feu.Devant la résistance de certains députés conservateurs de l’Ouest, Mme Campbell a retiré le projet de loi du processus législatif normal et l’a soumis à un comité spécial.Mme Venne était la seule femme et la seule députée du Québec qui y siégeait.« Ça m’en faisait passablement sur le dos, dans ce monde d'hommes, dans ce milieu macho sur les bords, a-t-elle déclaré.C’était difficile de leur faire comprendre mon point de vue.» Le comité ne remettra son rapport que vendredi, mais des extraits ont coulé dans les médias la semaine dernière.Le comité, au lieu de donner son aval au projet de loi, recommandera des règles moins strictes.Mme Venne s’est insurgée contre ce changement de direction, et a indiqué qu’elle ne signerait pas le rapport.Elle a raconté comment elle avait eu de la difficulté à s’imposer et à faire valoir ses arguments dans cet univers masculin.Notaire de profession.il lui arrivait de donner des opinions juridiques lors des séances du comité, pour constater que ses collègues vérifiaient auprès du recher-chiste pour « voir si c'était vrai ».« Au sein d’un comité comme celui-là, on nous aurait peut-être écoutées davantage si nous avions été plus nombreuses », a-t-elle déploré.S’il n’y en avait pas plus, c’est tout simplement parce qu’il n’y a pas assez de femmes au Parlement, a déclaré Mme Venne.Elles sont seulement 40 sur 295 députés et doivent siéger en même temps au sein de comités sur la santé et le bien-être, la condition féminine et la pauvreté.En outre, bien des femmes sont peu familiarisées avec les armes à feu, a déclaré Mme Venne.Elle-même, une adepte de la chasse, n’a pas ce problème.« J’ai deux fusils à la maison, mais ça ne me dérangerait pas de les enregistrer tous les deux demain matin », a-t-elle lancé.La députée a soutenu que, règle générale, s’il y avait plus de femmes au Parlement, nous ne verrions pas les mêmes projets de loi.Il n’y a qu’à penser à celui sur l’avortement.« Même si les femmes n’ont pas toutes la même opinion, je pense qu’il n’aurait pas été présenté de la meme façon», a-t-elle déclaré.« Ce sont des mâles qui font ces lois-là.» Autre exemple, le projet de loi sur la taxe de vente aurait peut-être exempté les tampons si plus de femmes avaient siégé au Parlement.« C’est un bien essentiel », a-t-elle soutenu.Elle a déclaré que d’ordinaire, elle n’avait pas peur d’« avoir l’air drôle », mais qu’elle n’oserait pas se lever en Chambre pour réclamer une exemption sur les tampons de peur de s’attirer des commentaires déplacés.Mme Debbas a reconnu qu’il était important d’inciter les femmes à se presenter plus nombreuses en politique, mais elle a rappelé qu’il existait encore de grands obstacles à une plus grande participation.Du point de vue financier tout d’abord : une personne doit dépenser énormément d’argent pour se faire choisir comme candidat d’un parti dans une circonscription.Ces dépenses ne sont pas remboursées.Or, les femmes n’ont en général pas beaucoup d’argent, a soutenu la présidente de FRAPPE.Deuxièmement, il est difficile pour une femme de quitter son milieu, surtout si elle a des enfants, pour aller à Québec ou Ottawa.Traditionnellement, les hommes n’avaient pas ce problème, puisqu’ils avaient « bo-bonne » à la maison, a-t-elle poursuivi.En outre, les femmes sont plutôt désabusées par rapport à la politique, un milieu auquel elles ne s’identifient pas, qui compte des règles du jeu qu’elles n’acceptent pas nécessairement.Il faut finalement une volonté politique d’avoir plus de femmes en politique.Ça s’améliore énormément, mais on ne facilite pas encore suffisamment la tâche des femmes intéressées, a déclaré Mme Debbas.FRAPPE conseille aux femmes qui songent à se lancer en politique d’investir d’abord les lieux de pouvoir économique, d’y faire carrière.Avec tous les contacts nécessaires qu’on peut y faire, notamment au niveau du financement, il est plus facile de passer au niveau politique, a affirmé Mme Debbas.Le forum sur l’économie et Penvironnement résonne déjà des désillusions écologistes Stéphane Lavallée de la Presse Canadienne QUÉBEC — À peine vient-elle de voir le jour que la nouvelle Table ronde québécoise sur l’environnement et l’économie est la cible de vives critiques de la part des groupes écologiques dont certains ont même déjà l’impression de perdre leur temps.Le forum, qui doit établir les bases du développement durable pour le Québec, (un concept privilégiant le développement économique dans le respect de l’environnement), a été relancé il y a quelques jours.Mise sur pied en 1988, la Table ronde est désormais établie sur une base permanente et le nombre de ses membres est passé de 11 à 26.Outre la Fondation québécoise en environnement, que plusieurs envi-ronnementalistes voient comme un groupe de relations publiques « vert », quatre groupes écologiques siègent à la Table ronde.« Il ne faut peut-être pas pendre l’accusé avant d’avoir fait son procès, mais il faut être réaliste.Il y a beaucoup de travail à faire », mentionne André Bélisle de l’Association québécoise de lutte contre les pluies acides ( AQLPA).« C’est vert pâle cette commission-là.» « Déjà, c’est mal parti », soutient de son côté Daniel Green, coprésident de la Société pour vaincre la pollution (SVP), en faisant référence a la première rencontre de la Table élargie, il y a une dizaine de jours.La réunion de deux heures a simplement permis de faire un tour de table et de présenter les membres à la presse.« Ce fut une réunion non productive, juge Green.C’était une occasion de prendre des photos.(.) Présentement, c’est le show du ministre de l’Environnement — qui préside la Table ronde — et il ne faut pas seulement lui permettre de regagner des plumes qu’il perd beaucoup ces temps-ci.» « Il va falloir donner un sérieux coup de barre, ajoute le porte-parole de SVP, sinon le forum perd toute crédibilité.» Greenpeace, une des plus importantes organisations écologiques du Québec avec ses 40 000 membres, a même refusé de participer à la nouvelle Table ronde.Le groupe était membre de la première version du forum.« Pour nous, signale le porte-parole Marc Beauchesne, c’est carrément une perte de temps.Nous sommes de plus en plus conscients qu’il y a un manque de bonne volonté au gouvernement.» Non seulement les groupes écologiques ont-ils l’impression d’être peu nombreux autour de la table, mais ils craignent de ne pas faire le poids face aux importantes organisations du monde des affaires qui occupent une bonne place et disposent de moyens beaucoup plus imposants.La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, Hydro-Québec, le Conseil du patronat, la Chambre 0 lotoquêbec R E S U LTAT S t O Tirage du 91-02-08 _8 II 12 14 17 20 26 31 32 35 38 40 41 48 60 61 64 67 68 70 Prochain tirage 91-02-11 im NUMÉROS 113345 1 3 34 5 3 34 5 34 5 4 5 1 1 3 3 4 | 1133 1 1 3 ¦¦ Tirage du 91-02-08 LOTS 50 000 $ 5 000$ 250 $ 25$ 5 $ 1 000 $ 100 $ 10$ Tirages du 91-02-04 au 91-02-09 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 047 585 970 968 580 792 4245 0470 8598 1579 2560 8349 Mb* NUMÉROS 1 34 8 83 3 4 8 8 3 4 8 8 3 8 8 3 8 3 Tirage du 91-02-08 LOTS 250 000 $ 2 500 $ 250 $ 25 $ 10 $ NUMÉROS MOBILES 9 9 1 2 3 1 000 $ 3 7 0 7 100 $ 2 3 4 25 $ jjw Tirage du ILlClr 91-02-09 NUMÉROS 380666 806 66 0 6 66 666 66 6 LOTS 100 000 $ 1 000 $ 250 $ 50$ 10 $ 2 $ Tirage du 91-02-08 NUMÉROS DÉCOMPOSABLES NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 2489211 500 000 $ 4165560 250 000 $ 489211 5 000 $ 165560 5 000 $ 89211 500 $ 65560 500$ 9211 100$ 5560 100$ 211 25 $ 560 25 $ 11 5 $ 60 5 $ NUMÉROS NON-DÉCOMPOSABLES LOTS NUMÉROS 100 000 $ 4526437 50 000 $ 5 000 $ 4062305 4918074 1011898 1621640 1684657 1989027 2144171 2541657 2671964 4040870 4177340 4237944 4656009 4658108 5321172 5596468 5926259 6483132 6591023 Le billet donne droit à 4 tirages consécutifs SELECT Tirage du 91-02-09 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 16 17 28 30 31 41 No complémentaire 34 LOTS 1 521 303,60 $ 49 300,50 S 670,70 S 58,00 S 5,00$ VENTES TOTALES 1 699 310,00 $ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) 500 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE 91-02-16 GAGNANTS 6/6 1 5/6 0 5/6 49 4/6 2 549 3/6 43 577 MISE- TÔT 5 11 17 25 GAGNANTS LOT 224 223,20$ Tirage du 91-02-09 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi No complémentaire 9 11 21 28 29 37 GAGNANTS LOTS 6/6 3 3 333 333,40 5/6 t 11 131 808,10 5/6 650 1 705,70 4/6 30 923 68,90 3/6 568 900 10 38 VENTES TOTALES 31 595 025,00 $ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) 2 000 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE 91-02-13 Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.de commerce du Québec et l’Association des femmes d’affaires du Québec sont notamment représentés.« Il n’y a pas de budgets pour les groupes écologiques, pour les quatre ou cinq adjoints qu’on nous demande d’avoir sur les sous-comités, se plaint André Béüsle, de l’AQLPA.Nous devrons payer pour des gens qui se promèneront un peu partout au Québec .c’est impossible.Mais Desjardins et les autres n’auront pas de misère avec ça, d’autant plus que c’est déductible d’impôt.» « 11 faudra diviser la tâche avec les autres groupes environnementalis-tes.C’est clair qu’on n’a pas les moyens de participer à toutes les activités », reprend Christian Simard, de l’Union québécoise pour la conservation de la nature.« Si on veut travailler en environnement, il faudra y mettre les priorités », ajoutera le président de l’AQLPA.Le ministre de l’Environnement, Pierre Paradis, reconnaît qu’il s’agit là d’une « véritable problématique » et il songe à venir en aide aux groupes écologiques, mais pas de façon directe.Il pense plutôt à une « relation d’affaires » qui ferait appel à l’expertise des environnementahstes dans certains secteurs, en échange d’une rétribution.Si les critiques concernant le financement ne le font pas bondir, le ministre Paradis refuse toutefois de croire que la place des écologistes à la Table ronde est trop restreinte.Une à une, il justifie les 26 nominations en arrivant à la conclusion qu’une majorité de membres sont nettement sensibilisés aux questions environnementales.« On peut avoir une Table très bien équilibrée, mais on n’arrivera nulle part, argumente le ministre de l’Environnement.Si on veut marier le développement économique et l’environnement, il faut impliquer toute la société.Ce qu’on pourrait me reprocher, c’est que ma Table n’est pas complète.C’est vrai, il manque du monde », lance-t-il, comme par dérision.Tout le monde s’entend par ailleurs pour apprécier la participation des trois grandes centrales syndicales (FTQ, CSN et CEQ), généralement reconnues pour leur implication en matière de protection de l’environnement.Mais la présence du ministre Paradis à la présidence de la Table ronde ne fait pas l’affaire de tout le monde.Daniel Green, de SVP, y voit un grand risque en ce qui touche l’indépendance même du forum, appelé à jouer un rôle important et à soumettre ses propositions au premier ministre.« Le grand danger en nommant un représentant du gouvernement, croit-il, c’est qu’il soit lié par la solidarité ministérielle.Il faudrait plutôt une personnalité québécoise übre de toute attache.Il faut aussi un secrétariat indépendant ; que le ministère de l’Environnement lui laisse faire son travail.Jusqu’à maintenant, on a beaucoup senti l’ingérence du cabinet du ministre.» Or, Pierre Paradis voit les choses autrement.Il juge gue son ministère doit jouer un rôle.A la présidence, il compte cependant adopter une attitude effacée, qui lui permettra simplement d’occuper une place d’animateur.C’est pourquoi il ne veut présumer de rien, prétextant que le ministre n’a pas a décider seul quoi que ce soit touchant directement la Table ronde, surtout pas dicter les règles de fonctionnement ou indiquer les voies à suivre.Qu’attend-t-il concrètement ?« Moi, se borne à répondre Pierre Paradis, j’attends le maximum de réalisations concrètes.» Une première semaine confuse pour le comité constitutionnel ontarien Huguette Young de la Presse Canadienne OTTAWA — Que veulent les Ontariens en matière de réforme constitutionnelle ?Même si elles étaient parfois confuses et mal articulées, les réponses n’ont pas manqué au cours de cette première semaine d’audiences du Comité spécial sur le rôle de l’Ontario au sein de la Confédération.On veut moins de chômage, la reconnaissance du multiculturalisme, l’abolition du bilinguisme, un nouveau régime fiscal, un environnement sain, la reconnaissance des droits des sages-femmes et des autochtones, la résiliation des règlements qui autorisent le port du turban sikh dans les rangs de la G RC, etc.Rares sont les interventions qui portent sur de nouveaux arrangements constitutionnels.Bref, cette première série d’audiences publiques aura été un exercice thérapeutique pour encourager les Ontariens à se vider le coeur, un peu à la mode du groupe fédéral Spicer.« C’est une façon de cicatriser les plaies », constate le vice-président de ce comité, le député neo-dé-mocrate Gilles Bisson, un francophone de Timmins.Pour lui, peu importe que certaines interventions ne contiennent pas de fil conducteur et qu’elles soient mal articulées.L’important, dit-il, c’est de permettre aux gens de s’exprimer « même s’il y a des choses qui, comme francophones, sont dures à prendre».C’est ainsi qu’il s’est permis de répliquer à un anglophone se plaignant du coût « exorbitant » du bilinguisme, que « l’égalité des droits n’avait pas de prix ».Le thème commun des quatre premiers jours d’audiences, s’il y en a un, concède M.Bisson, c’est que les Ontariens ne désirent pas le démantèlement du pays.La grande question, c’est comment s’y prendre, réfléchit-il.Pour lui, il y a longtemps que le Québec s’est défini comme peuple, alors que le reste du Canada « cherche son identité ».D’où ce gouffre énorme, difficile à combler.Le président du comité, M.Tony Silipo, abonde dans le même sens.Il indique d’autre part que de nombreux intervenants arrivent mal préparés aux audiences et se permettent de parler de leurs frustrations quotidiennes plutôt que de répondre aux questions précises contenues dans le document de discussion.Mais plusieurs participants ont indiqué qu’ils n’avaient pas reçu copie de ce document et qu’on les convoquait à la dernière minute aux audiences.M.Silipo a semblé particulièrement impressionné par le mémoire d’une enseignante de Sault-Sainte-Marie, Bernadette Morin-Strom.Elle a sommé le premier ministre ontarien Bob Rae de donner suite à l’engagement qu’il avait pris quand il était chef de l’opposition néo-démocrate.Il avait alors affirmé son intention de déclarer le français langue officielle en Ontario.« J’espère que notre présence ici, au conseil municipal de Sault-Sainte-Marie, sera interprétée comme un signe de notre appui aux grandes orientations qu’il faut prendre en Ontario », a souligné M.Silipo, au grand étonnement de plusieurs.Est-ce qu’il considère que les discussions de la première semaine ont été stériles ?« Non, parce que pour moi, ce qui est le plus important, c’est que les gens soient ici et qu’ils aient envie de nous parler.Parce qu’on avait eu l’impression qu’il n’y avait pas beaucoup d’intérêt», CAMPS D’ÉTÉ CAMP Oolahwan du Y MCA 866-9941 • Camp billingue — anglais par le jeu • Activités aquatiques et plein air Organisme sans but lucratif - exempté de la TPS TROIS SAUMONS ET MINOGAMI Séjours de 9 jours à 4 semaines pour garçons et filles de 5 à 17 ans Séance d'information et diaporama au Collège André Grasset 1001 Boul.Crémazie Est, Montréal le samedi 23 février 1991 à 10h15 Pour informations: (418) 529-5323 Ou écrire à: 11 rue Crémazie Est Québec, Québec - G1R 1Y1 CAMP DE-LA-SALLE ¦ LE CHOIX DES ACTIVITÉS PAR L'ENFANT, ¦ une grande variété d'activités offertes aux campeurs(ses) ¦ répartition des campeurs(ses) dans des chalets de 20, sous l'animation d'un(e) responsable de chalet.C.P.26 Varennes J3X 1P9 (514) 449-4826 CENTR Camp des Grandes Baies - Camp de vacances et camp de |our Nominingue, Laurentides 6 à 16 ans mixte, programme plein-air varié, voile, canot, excursion.golf, tennis et plus Séjour de 1.2 ou 3 semaines au choix Pour obtenir notre dépliant, écrivez au: C.P.1761.Suce.St-Martin, Laval H7V3P9 Informations: 514-668-2090 À; CAMP DE JOUR DES CHAMPIONS GARÇONS ET FILLES 414 ANIMATION EN ANGLAIS, ANIMATEURS BILINGUES SPORTS, BEAUX ARTS, HOCKEY, GYMNASTIQUE, NATATION TERRAIN SPACIEUX DU COLLEGE NOTRE-DAME, PRÈS DU MONT-ROYAL, OUTREMONT 9H A 16HLUN.AU VEN.-JUILLET ET AOÛT 739-3721 ACCUEIL ET SURVEILLANCE DE 8H A 18H.739-3423 avance cet avocat italien de Toronto dans un français presque impeccable.Déjà, il voit poindre une idée maîtresse : « Il y a un consensus pour tenter de conserver le Canada tout en essayant de répondre aux exigences du Québec.» Au total, 86 personnes ont exprimé leurs points de vue sur une gamme de sujets, mais les rivalités entre anglophones et francophones ont dominé les audiences.A Sault-Sainte-Marie, la crise linguistique provoquée par l’adoption d’une résolution faisant de l’anglais la seule langue officielle de cette municipalité, n’a pas fini de faire des siennes.Sans entrer dans le débat, le maire Joe Fratesi n’a pas bougé d’un pouce sur cette question, disant que ses vues étaient bien connues.À l’opposé, plusieurs francophones ont somme le gouvernement ontarien de déclarer le français langue officielle en Ontario, pour éviter la disparition des quelque 500 000 Franco-ontariens.EN BREF.Épidémie au Pérou LIMA (AFP) — L’état d’urgence sanitaire dans tout le pays pour les 120 prochains jours a été décrété au Pérou où une épidémie de choléra touche gravement plusieurs régions depuis une douzaine de jours, a-t-on appris officiellement.Samedi, on dénombrait 50 morts et 5500 cas de choléra.Le député et ex-président de la Fédération médicale du Pérou, Julio Castro, a déclaré que compte tenu de la situation actuelle, pourraient être exposés à la maladie « plus de 14 millions d’habitants sur les 22 que compte le Pérou ».Il estime que fin mars début avril, il existera dans le pays 300 000 cas de choléra.Le vice-ministre de Cuba, Efrain Garate, présidant une délégation de quatre spécialistes, est arrivé à Lima dans les premières heures de samedi avec un chargement de 40 tonnes de médicaments et d’equipements médicaux.Le gouvernement du Chili a annoncé pour dimanche un chargement de médicaments, alors que sont arrivées samedi des donations de divers pays comme le Danemark, la Bolivie, la Colombie, l’Équateur ainsi que d’organismes internationaux comme l’UNICKF et les Nations unies.Le froid a fait 20 morts en France PARIS (AFP) — La vague de froid qui sévit en France depuis une semaine a fait au moins 20 morts, selon un nouveau bilan établi hier à partir d’indications de sources autorisées.Hier, un pompier-volontaire est mort dans une rivière gelée au cours d’un exeercice d’entraînement en Normandie (ouest).Deux personnes ont été tuées dans l’ouest dans deux accidents de la route dus au verglas.À Lille, dans le nord, le conducteur et une passagère d’une voiture tombée dans un canal après avoir dérapé sont décédés samedi.Samedi, les gendarmes avaient annoncé la mort de deux enfants dans une rivière en Alsace, la glace sur laquelle ils jouaient ayant cédé sous leur poids.Au moins 13 autres personnes avaient péri au cours des jours précédents en raison de la vague de froid.Dans l’ensemble de la France, la circulation routière restait très difficile, et des perturbations sont signalées dans les liaisons aériennes et ferroviaires.Un Airbus 320d’Air Inter qui assurait la liaison entre Paris et l’aéroport Mulhouse-Bâle, à la frontière franco-suisse, avec une centaine de passagers à bord, a dû faire demi-tour en raison d’une tempête de neige.* * Le Devoir, lundi 11 février 1991 M 3 1991, dit Parizeau COMMISSION BÉLANGER-CAMPEAU Un grand nombre de commissaires veulent un référendum en Pierre O’Neill LES QUÉBÉCOIS sont prêts à se prononcer, clame Jacques Parizeau, qui croit savoir que la commission Bélanger-Campeau est en proie à des tensions internes visant à ce que le rapport final des travaux recommande la tenue d’un référendum dès 1991.« Il va y avoir des pressions d’un grand nombre de commissaires pour que cela fasse partie des recommandations », a déclaré hier le leader indépendantiste à la presse, en marge d’un brunch-bénéfices organisé par l’association péquiste du comte de Bourget.Pourquoi pas en 1992 ?Parce que ce sera trop tard, considérant que le rapport Allaire apparaît déjà inacceptable au Canada anglais, allègue le chef péquiste, qui prédit que cette urgence va se faire encore plus pressante avec la publication des conclusions de la commission Bélanger-Campeau.Ce référendum qu’il réclame inlassablement, discours après discours, M.Parizeau y a mis hier des conditions, exigeant qu’il porte uniquement sur le statut politique du Québec et non pas sur les institutions confédérales proposées dans le rapport Allaire, une hypothèse mise de l’avant par le premier ministre Bou- rassa, au cours de l'entrevue qu’il accordait la semaine dernière au quotidien anglophone The Gazette.« Il nous faut un référendum sur la souveraineté, pas un référendum sur une question alambiquée.Un référendum avec une question claire et précise.» Et si le gouvernement refuse de tenir un référendum en 1991 ?« Alors, il faudra qu’il déclenche des élections », répond le chef péquiste.En pleine fièvre nationaliste et au moment où les sondages favorisent le parti, malgré une brochette d’orateurs prestigieux, ce brunch-bénéfices a 25 $ le couvert est apparu comme un flop, réunissant un peu plus d'une soixantaine de partisans péquistes.Et cela dans l’Est de Montréal, considéré comme l’un des lieux forts du mouvement souverainiste.Un échec qui, selon les organisateurs, tient principalement à deux facteurs : la présence du président du parti n’aurait été confirmée que deux semaines avant l’événement ; et la veille, dans le comté voisin de Pointeaux-Trembles, 300 péquistes ont déboursé 25 $ à un souper-bénéfices du député Michel Bourdon, qui avait recruté comme orateur-vedette, le président de l’Union des artistes, Serge Turgeon.Quoi qu’il en soit, ce brunc-béné-fices du comté de Bourget aura été l’occasion pour les péquistes se s’a- muser aux dépens du premier ministre et du dernier-né des documents constitutionnels du PLQ.Pour Louise Harel, députée de Maisonneuve, le rapport Allaire, c’est l'apothéose du « brettage » incarné par Robert Bourassa, avec l’émergence d’une nouvelle thèse, celle de la double souveraineté, l’interne et l’externe.Le vice-président du parti, Bernard Landry, voit dans le rapport Allaire un chéf-d’oeuvre d'ambiguïtés, un sommet atteint par Robert Bou rassa, qu’il surnomme « le prince du brouillard », pour avoir réussi le tour de force de se proclamer à la fois fédéraliste et souverainiste.?Le mot de la fin appartient à Jacques Parizeau, qui note que la nouvelle position constitutionnelle des li- ; béraux « ne tient pas debout » et qu’elle a été conçue uniquement pour gagner du temps, « pour faire de nous des Canabécois ».Le chef péquiste qui attache de l'importance aux symboles et déplore que le fleurdelisé doive côtoyer l’unifolié canadien dans les cégeps du Québec.« Dans la marche vers la souveraineté, la fierté d’être soi-même est la clé de la volonté d’aboutir.Dans la mesure où nous ne perdrons jamais de vue notre objectif et nous arriverons à convaincre nos concitoyens de la fierté d’être Québécois, ce pays nous l’aurons.» Plusieurs ministres ont défié Trudeau pour s’opposer à la Loi sur les mesures de guerre OTTAWA (PC) — Au cours des heures qui ont précédé la promulgation de la Loi des mesures de guerre en octobre 1970, plusieurs ministres du cabinet ont défié Pierre Elliott Trudeau, favorable à l'adoption de mesures encore plus sévères.Des documents rendus publics récemment indiquent que M.Trudeau songeait à des interventions policières illégales — qui seraient légalisées rétroactivement par l’adoption de lois — et qu’il craignait d’avoir maille à partir plus tard avec les partisans du respect des libertés individuelles.Les procès verbaux de réunions du cabinet pendant la Crise d’octobre, obtenus en vertu de la Loi d’accès à l’information, démontrent que plusieurs ministres étaient sceptiques quant au sérieux de la menace que représentait le FLQ.Plusieurs mettaient également en doute l’assertion voulant qu’une insurrection soit imminente au Québec — un argument-clé pourtant utilisé pour justifier l’adoption de la Loi.Cette loi dotait en effet le gouvernement fédéral de pouvoirs spéciaux l’autorisant à gouverner par décret dans une situation « de guerre, d’invasion ou d’insurrection, réelle ou appréhendée ».L’application de cette loi s’est traduit, en 1970 au Québec, par la suspension des libertés individuelles et la détention de 450 personnes.L’immense majorité de celles-ci ont été relâchés plus tard sans qu’aucune accusation ne soit portée contre eux.Pierre Trudeau, qui a admis que le gouvernement ne disposait pas d’estimations précises sur le nombre de felquistes, affirmait devant les membres de son cabinet la veille de l’adoption de la loi qu’on ne pourrait savoir qu’une fois le fait accompli si la menace d’insurrection était reelle ou non.Le compte-rendu du 15 octobre démontre que John Turner, alors ministre de la J ustice, a insisté pour que le principe du « agissons main-tenant-légalisons plus tard » mis de l'avant par Trudeau soit débattu.Le ministre a fait valoir que de telles razzias risquaient de placer le gouvernement « en mauvaise posture » et qu'il « perdrait la face », si le gouvernement ne parvenait pas à faire adopter sa nouvelle loi en 24 heures, les personnes emprisonnées devant alors être relâchées.Mais Jean Marchand, ministre de l’Expansion industrielle régionale, et 'IYudeau ont souligné que le nouveau gouvernement du premier ministre provincial Robert Bourassa s’exposait à certaines démissions.Les partisans du respect des libertés civiles se sont demandé s’il y avait une appréhension fondée d’insurrection lorsque le gouvernement a adopté la Loi des mesures de guerre.Le procès verbal de 1970 indique que le 14 octobre, le comité sur la sécurité du cabinet ne pouvait tirer une telle conclusion.Joe Greene, alors ministre de l’Énergie, a souligné que le gouvernement n’avait aucune preuve qu’une insurrection se préparait au Québec.Bud Drury, président du Conseil du trésor, et Ron Basford, ministre de la Consommation et des Corporations, constataient que le comité du cabinet avait exprimé une opinion semblable la nuit précédente.Le secrétaire d’État, Gérard Pelletier, se demandait également si de nouvelles informations justifiaient une telle action.Trudeau a affirmé à son cabinet qu’il pourrait y avoir entre 200 et 1000 felquistes, « et que si c’était le cas, que le gouvernement ne réagissait pas et qu’une insurrection était déclenchée, alors de quoi le gouvernement aurait-il l’air ?» Jean Marchand a déclaré que le FLQ avait infiltré la Police de Montréal — peut-être même la Police provinciale — et créé « un État dans l’État qui devait maintenant être démantelé».Plus tard le 15 octobre, le cabinet s’est réuni à nouveau.À ce moment, indique le compte-rendu, plus de ministres se montraient favorables à une razzia au sein des membres du FLQ cette nuit-là — le différend portant surtout sur les moyens utilises.Turner ne croyait pas que le parlement accepterait « de sanctionner rétroactivement un geste posé par le gouvernement », l’adoption de la Loi des mesures de guerre constituant une façon de se sortir d’une telle situation.« Si d’autres mesures sont nécessaires ultérieurement, a-t-il déclaré, nous légiféreront pour remplacer la loi.» La loi a été promulguée le lendemain.PHOTO JACQUES NADEAU üfl fjM Il ' t £æê 1 i |M| ¦ f iB.il I k i|Hr ¦ Pour une bonne cause Les Petits frères des pauvres ont tenu cette fin de semaine, à la Grande Chapelle du Centre Viger, leur vente annuelle d’oeuvres d’art.Les tableaux offerts étaient des cadeaux de galeries et de généreux donateurs.Ils étaient signés par les Bédard, Béland, Bertounesque, Buscio, Desrochers, Fortin, Gingras, Gransow, Labbe, Lagacé, Labelle, Pichet, Simpkins, Turgeon.Il y avait aussi des gravures et sérigraphies de Dali, Fini, Cosgrove, lacurto, Marois, Mercier, Richard, Tanobe et autres.Sur notre photo, l’artiste Claire Girard en compagnie de M.André Bourdeau, bénévole.Les 125 000 tonnes de déchets de Hull franchiront 245 km avant d’être enfouis Louis-Gilles Francoeur LE GROUPE Écologie Saint-Jean-de-Matha demande au ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, une enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur la gestion du site Trans-vic de cette ville et sur le contrat qui permettra au propriétaire d’y enfouir 125 000 tonnes de déchets par année provenant de Hull, une ville située à 245 km de là ! C’est ce qu’a annoncé hier soir au DEVOIR le président du groupe écologique, M.Robert Morin, qui n’est pas tendre envers sa municipalité dans cette affaire en raison de sa complaisance passée envers les responsables successifs du site.St-Jean-de-Mahta vient notamment de décerner un certificat de conformité à Transvic qui a pu obtenir le dézonage agricole d’un terrain voisin pour y créer une sablière.Les sablières ont la fâcheuse tendance au Québec de devenir de nouveaux sites d’enfouissement, une fois évidées.L’ancien propriétaire s’était vu refuser un permis d’aggrandissement du site d’enfouissement.Saint-Jean-de-Matha a néanmoins réagi la semaine dernière à l’arrivée des déchets de Hull sur son territoire en demandant au ministre de l’Environnement de donner aux villes le plus rapidement possible la possibilité de réserver pour leur usage exclusifs les sites d’enfouissement disponibles sur leur territoire.Transvic a obtenu le contrat pour l’enfouissement des 125 000 tonnes de ballots de déchets domestiques, produits chaque année par l’usine de Hull, en proposant un coût annuel de 6 millions $, soit un coût de 48 $ par tonne.Waste Management International demandait pour enfouir les mêmes déchets à son site de Cantley, à 21 km de Hull, plus de 11 millions $, soit 90 $ la tonne.La compagnie Lamar-che-McGuinty demandait de son côté 7,5 millions $ (60 $ la tonne) pour les enfouir dans l’ancienne mine de Bristol, à environ 71 km de Hull.Le site d’enfouissement de Saint-Nicéphone, près de Drummondville, exigeait 9,3 millions $ (75 $ la tonne) pour les enfouir chez lui à 306 km de Hull.Pour le président d’Écologie Saint-Jean-de-Matha, « c’est principalement l’air du Québec qui va absorber l’essentiel des coûts cachés de cette décision.Des 6 millions % du contrat, 3,1 millions $ vont être dépensés pour transporter des déchets sur une dis- tance de 245 km.C’est plus que le coût de l’enfouissement lui-même, qui est de 2,9 millions $.Nous pensons qu’on ne peut plus gérer en 1990 des déchets sans regarder la totalité des coûts, y compris les coûts environnementaux cachés suscités par une région qui veut pelleter ses problèmes chez le voisin.Nous pensons par ailleurs que le site de Saint-Jean-de-Matha est loin d’être conforme aux règles de gestion et que le ministère doit retarder ses autorisations en préparation pour empêcher qu’un contrat aussi aberrant au plan environnemental puisse prendre effet.» L’indignation soulevée à Saint-Jean-de-Matha n’a pas uniquement motivée par les aspects environnementaux du dossier.On craint aussi que le remplissage du site Transvic par les déchets de Hull ne diminue sensiblement sa vie utile.Pour M.Morin, cette nouvelle affaire « indique à quel point la région du Lanaudière est en train de devenir la poubelle des autres ».À son avis, le conseil municipal doit commencer à regarder, comme celui de Saint-Étienne-des-Grès, la possibilité d’exproprier le site local pour qu’il demeure un « outil de gestion des déchets du milieu » L’épiscopat catholique presse le public d’exercer son pouvoir sur les médias Jean-Pierre Proulx CE N’EST pas parce que c’est écrit dans le journal ou montré à télévision que c’est vrai, intelligent et moralement acceptable.Aussi les évêques du Canada ont-ils invité hier les catholiques et la population en général à prendre conscience de leur pouvoir face aux médias et de s’en servir résolument.Le dimanche des Communications, célébré chaque année dans l’Église depuis 25 ans, portait cette année sur « l’autre pouvoir », celui du citoyen ordinaire face au monde tout puissant des médias.« On peut toujours s’abstenir: refuser de lire, refuser de regarder, refuser d’écouter », a déclare hier, Mgr Louis-de-Gonzague Langevin, président de la Commission épiscopale des communications sociales de la Conférence des évêques catholiques du Canada.Et l’archevêque de Montréal, Mgr Jean-Claude Turcotte, qui présidait hier matin la messe « Le Jour du Seigneur », diffusée par Radio-Canada, a invité les téléspectateurs à téléphoner ou écrire aux médias pour faire connaître leur opinion sur ce qu’ils lisent, entendent ou voient.L’Office des communications so- ciales qui, chaque année, organise ce dimanche, a proposé comme symbole visuel de cette journée une chaise vide.Elle apparaissait hier sur tous les bulletins paroissiaux du pays.« En bout de ligne, le consommateur peut toujours s’abstenir, explique l’OCS.C’est le symbole de la chaise vide.Pas de public, pas de médias ».L’OCS, qui guide le public depuis plus de deux décennies par ses cotes de film dans le TV llebdo ou les « télépresses », passe même quelques tuyaux: « Par exemple, écrit-il, février est un des mois clés pour les entreprises de radio et de télévision avec la publication des indices d’écoute.Faible indice d’écoute et l’émission mal-aimée se verra retirer de l’horaire parfois immédiatement ».« Plus que jamais, conclut l’OCS, les médias demeurent les instruments privilégiés d’une plus grande compréhension entre les hommes et les femmes d’origines et de cultures diverses, ils constituent un formidable outil de formation et d’épanouissement pour l’individu et ils restent une source de divertissement accessible à tous.S’ils sont parfois coupables du pire, les médias sont également capables du meilleur.C’est notre rôle à nous le public, de voir à ce qu’il en soit ainsi».Par ailleurs, l’OCS a couronné samedi par un premier prix l’ouvrage collectif Souffles de femmes, lectures féministes de la religion, publié aux Éditions Paulines, sous la direction de Mme Monique Dumais, ursuline et théologienne de l’UQAR et Mme Marie-Andrée Roy, sociologue à l’UQAM.L’ouvrage, a dit le jury, contribue « à une meilleure compréhension du présent et l’avenir pour les femmes et les hommes dans l’Église et la société».L’OCS a décerné un second prix à Auvidec Inc.pour sa production « Le burn out chez lesprelres diffusée à l’émission Second Regard de Radio-Canada.Auvidec est présidé par M.Soucy Gagné, sociologue et spécialiste en sondage.Cette émission, a précisé le jury, « constitue une juste réponse chrétienne à des situations difficiles et livre, avec une mise en scène habile, une pacifiante leçon de courage, de persévérance et de foi ».Enfin, l’OCS a honoré par une médaille du mérite, Soeur Maria Pre-novault, s.n.j.m.pour sa contribution exceptionnelle a la cause des communications sociales pendant 40 ans à Saint-Boniface au Manitoba.Québec ne financera plus de nouveaux centres de ski Louis-Gilles Francoeur QUÉBEC n’entend plus financer la création de nouveaux centres de ski sur son territoire mais entend consacrer son aide à la « consolidation » des centres existants.Ce moratoire sur l’aide apportée au développement de nouveaux centres vaut aussi pour les projets susceptibles d’augmenter le « domaine skiable », c’est-à-dire l’ouverture de nouvelles pistes.C’est ce qu’a annoncé en fin de semaine le ministre québécois du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, M.Gaston Blackburn, qui dévoilait les grandes lignes de la nouvelle politique de son ministère dans ce domaine.Le Trésor québécois a offert depuis sept ans plus de 87 millions $ aux promoteurs privés qui voulaient construire ou moderniser leurs centres.En contrepartie de cette aide, qui a souvent pris la forme de subventions directes, Québec ne s’est réservé aucune part dans l’actionnariat de ces entreprises, ce qu’aurait obtenu pour la même somme un investisseur privé avec, en prime, les profits équivalents à sa part des actions.La politique de M.Blackburn vise officiellement à maintenir le niveau de profits des promoteurs maintenant que le nombre de centres s’est multiplié et que la concurrence joue en faveur des consommateurs.La politique provinciale vise aussi à favoriser les centres de ski « à buts non lucratifs », ce qui pourrait ouvrir la porte à une aide financière au Massif de la Petite Rivière-Saint-François, le plus important dénivelé accessible de la province.L’aide gouvernementale semble devoir se concentrer par ailleurs auprès des « centres de ski ayant des caractéristiques récréo-touristiques », ce qui favorise les centres de capacité moyenne dont les pieds de montagne ont été fortement développés par les promoteurs immobiliers.Les plus petits centres, souvent tout aussi importants pour l’économie locale, ne sont pas mentionnés dans l’énoncé ministériel.Avec l’aide d’Ottawa, c’est plus de 122 millions $qui ont été dépensés depuis 1983 pour la création d’un domaine skiable québécois de bonne qualité.Quelque 73 centres ont ainsi bénéficié de l’aide gouvernementale.Le nombre de piste s’est accru de 40 % et celui des remontées mécaniques, de 18%.La capacité de remontée s’est pour sa part accrue de 66%, durant la même période.Le nombre de stations capables de fabriquer leur neige a augmenté de 82 %.L’offre pour du ski de soieée s’est accrue de 28%,.Globalement, le taux de pratique du ski alpin a doublé au cours des sept dernières années, atteignant 18% l’hiver dernier.Ce taux culminait en 1986-87 mais depuis, les haus-1 ses de prix semblent le ralentir.RELAIS D'AFFAIRES ESTRIE Jkimrnnr ne inilWCUPC.Pour vos réunions d'une ou de quelquesjour-AUbtnut Ut JUUVtliliti nées, nous pouvons accueillir votre grouoe de 4 à 130 personnes dans un décor enchanteur qui saura rendre voire réunion des plus productives À padir de 60$ p pers par jour, incluant l'hébergement, trois repas, pause-santé, salle de réunion, tableau de conférence A quinze minutes de Magog, Route zzu.Orford Bonsecours JOE 1H0 — (514)532-3134 LAURENTIDES W-DavLQ* Val-David 819-322-2020 Montréal 514-866-8262 Ext.de Mil.800-567-6635 Toronto .416-889-7531 Fax.819-322-6510 ww TTTTf PRIX DI QUATRE DIAMANTS Endroit désigné pour joindre affaires et plaisir À 1 heure de Montréal — 70 chambres — Classifié 5 fleurs de lys Table d’Hôte — Prestigieuse cave à vin — Sports de saison — 6 salles de conf.# équip.audio-visuel complet — FORFAITS VACANCES DISPONIBLES A proximité des grands centres de ski.C P 190 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Conseil des services essentiels qui n’aura pas eu à décréter les services essentiels, ce qui semble cependant devoir être le cas pour le dossier de Montréal.Au moment d’aller sous presse hier soir, des différends importants opposaient toujours la ville et ses cols bleus, notamment à propos de la collecte et de l’enfouissement des déchets ainsi que du dénei-gnement des rues.Les cols bleus de la CUM ont, quant à eux, convenu de combler 42 des 245 postes de travail, ce qui devrait assurer le fonctionnement constant de l’usine d’épuration régionale.Cette dernière a dû en fin de semaine laisser échapper au fleuve 22 millions de litres d’eaux usées non traitées en raison d'une accumulation de boues à l’incinérateur et de l’augmentation de la charge polluante provoquée par la fonte imprévue de la neige dans les rues.Trois des quatres incinérateurs se sont retrouvés en réparation en raison du refus d’effectuer du temps supplémentaire des cols bleus.Mais c’est véritablement la fonte subite de la neige qui a fait déborder non pas le vase mais le bassin où l’on accumule les débits subits pour les traiter ultérieurement.Remplis à ras-le-bord, l’excédent a dû être acheminé vers le fleuve.Quant aux cols bleus de Montréal, beaucoup plus nombreux que ceux de la CUM, ils veulent n’effectuer qu’une seule cueillette des ordures par semaine alors que la ville réclame le maintien des deux levées.Kn 1986, le Conseil des services essentiels avait exigé le maintien intégral de ce service critique pour la salubrité publique.La proportion de la collecte des ordures ménagères effectuée par les cols bleus n’est actuellement que de 25 %.La ville avait convenu à la dernière négociation de porter ce pourcentage à 50 % pour échapper aux monopoles des multinationales qui lui font subir des coûts jugés excessifs dans le secteur privatisé.Le nombre de contrats doit être augmenté en juillet prochain avec le retour au secteur public de 33 secteurs actuellement privatisés.Parmi les différends qui opposaient encore hier soir la ville et ses cols bleus, on relève l’opération du centre d’enfouissement de la carrière Miron, la production de l’eau potable, l’entretien des conduites d’eau, d’égouts, des borne-fontaine ainsi que l’entretien des installations d’électricité, de plomberie, de chauf-face ainsi que les gicleurs dans les édifice publics, pour ne nommer que les principaux.Saddam poursuit ses emplettes stratégiques NICOSIE, Chypre (AP) - Créé durant la guerre Iran-Irak, constitué d’agents clandestins et faisant appel à des gens d’affaires sans scrupules, le réseau d’achats stratégiques monté par Saddam Hussein n’a pas cessé ses activités avec la guerre.Il continue au contraire de passer ses commandes destinées exclusivement à la machine de guerre irakienne.Depuis le mois d’août, les services de renseignement européens et américains ont détecté plus de 800 tentatives de ventes de marchandises à l'Irak par des sociétés et personnes privées du monde entier.Marchandises d’une grande variété: de la pomme aux munitions.Ce chiffre ne représente toutefois qu’une fraction du total.Mais l’on ignore dans quelle proportion le matériel arrive effectivement à son destinataire.Dans une bonne moitié des cas, il s’agit de matériels militaires ou de produits « mixtes », à double utilisation, tels que les tubes d’acier pouvant servir aussi bien à la construction de raffineries que de bunkers.Mais au cours des six dernières semaines, la nature de ce trafic a changé en raison des dégâts infligés par l’aviation alliée aux installations stratégiques et militaires irakiennes.Saddam Hussein, explique un membre des services de renseignement, a dressé actuellement une liste d’achats « très précis, cela ne fait aucun doute ».« La guerre l’a obligé à ne plus commander que des produits qui ont une application militaire.» Selon ce responsable, l’Irak a actuellement besoin de matériel électronique en tous genres, notamment dans le domaine des communications, mais aussi de fusibles, de petites pièces mécaniques, d’additifs pour le kérosène et de pompes à vide.La semaine dernière, des responsables de la société allemande Thys-sen Rheinstahl Technik ont reconnu avoir vendu des pompes à l’Irak.Ils ont cependant insiste sur le fait que ces ventes étaient intervenues avant l’imposition de l’embargo contre l’Irak et que ces produits étaient destinés à des raffineries.D’après des informations parues dans la presse, ces pompes seraient en fait utilisées pour l’alimentation des missiles sol-sol irakiens.Selon un responsable des douanes allemandes, 10 sociétés allemandes font l’objet d’une enquête criminelle.On les soupçonne d’avoir violé l’embargo.Au ministère de l’Economie, des responsables disent avoir reçu des informations faisant état de la violation de l’embargo par 110 sociétés.Bien que la route liant Amman à Bagdad soit bombardée sans relâche, la Jordanie reste le lieu de passage privilégié des marchandises destinées à l’Irak et les Jordaniens les plus actifs des agents du réseau d’achats, avant les Yéménites et les Soudanais.« Avec l’argent irakien, ils créent des lignes de crédit et achètent ce dont ils ont besoin », confie Saad Jabr, chef du parti de la nouvelle Oumma (communauté des croyants), une formation d’opposants irakiens en exil qui recense les violations de l’embargo.À l’en croire, « l’Irak a fait les présentations et tout se fait par le truchement d’un réseau de gens d'affaires européens haut placés».Un autre responsable note que l’Irak est un « client très affamé », pour qui « l’argent ne compte pas ».PHOTOPC Le caporal Remy Pilote, d’Escoumins au Québec, surveille son périmètre tandis qu’un F-16 traverse le ciel de Qatar.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Lituanie après 1940, à la recherche d'une vie relativement plus confortable.La popularité de Vytautas Lands-bergis est des plus faibles auprès des Russes, et elle s’effritait meme auprès des Lituaniens jusqu’à l’intervention soviétique contre la tour de la radio-télévision de Vilnius, qui a causé la mort de 13 civils en janvier.Mikhaïl Gorbatchev a décidé d’organiser un référendum le 17 mars, pour demander aux Soviétiques s’ils veulent que l’URSS soit une « fédération renouvelée de républiques égales et souveraines ».La Lituanie, l'Estonie, la Géorgie et l’Arménie ont déjà fait savoir qu’elles n’y participeraient pas.4 Quatre rats mais et de quelques journalistes et cinéastes impatients de voir ce fameux film dont on avait tant parlé et que de trop longues attentes avaient hissé au rang de mythe.Dès les premières images sur fond de cacophonie stridente, il fut clair que nous n’étions pas dans un documentaire de l’ONF, et qu’à partir de maintenant, tout pouvait arriver sans que rien ne soit jamais expliqué.Au siècle des entrevues-confessions et des crèmes narratives rassurantes, Tabarnac est un long sacre décoché au visage d’un système qui est sur le point de craquer.C’est un documentaire rock’n’roll avec ses solos de batterie qui font sauter la baraque, ses envolées de guitare qui font saigner les tympans et ses folles beuveries qui se prolongent jusqu’au petit matin.Ici, on tourne pour le seul plaisir de tourner et de croquer un bout de vie authentique et non prémédité.Au départ, la démarche parait fastidieuse dans la mesure où l’on croit que Faraldo tire sur tout ce qui bouge sans discernement et sans nous offrir le moindre mode d’emploi.Pas surprenant donc que Tabarnac aii fait un bide en France.Même le Français le plus éclairé n’aurait su s’v retrouver devant cette bande échevelée qui parle peu, s’explique encore moins et passe les trois quarts du film à s’éclater sur scène ou alors dans un manoir en pleine campagne où le jour et la nuit se confondent sous un amoncellement de paquets vides de cigarettes et de bouteilles de bière, où des voitures sont sacrifiées pour le seul plaisir de les voir brûler et où les quatre cavaliers du rock finissent par ressembler à quatre rats piégés dans un laboratoire français.Défense National nationale Defence AVIS AU PUBLIC ZONE DANGEREUSE LAC SAINT-PIERRE En 1952, le Gouvernement fédéral désignait comme ZONE DANGEREUSE la partie du lac Saint-Pierre située au sud du chenal de navigation et autorisait le Centre d'essais et d'expérimentation de la Défense nationale à Nicolet d'y procéder au tir d'artillerie La délimitation exacte de cette ZONE DANGEREUSE figure à la fin du présent avis.L'expression ZONE DANGEREUSE signifie, dans ce cas, que des tirs d'artillerie peuvent être effectués en tout temps à l'intérieur de cette zone et que toute personne qui en franchit les limites peut être exposée au danger En dépit du fait que le ministère de la Défense nationale prend toutes les mesures raisonnables en vue d'éviter que des accidents ne se produisent, quiconque pénètre dans la ZONE DANGEREUSE le fait à ses risques et périls Le ministère de la Défense nationale est également propriétaire d'un lopin de terre longeant la rive sud du lac SamtrPierre ej qui s'étend de la rivière Nicolet à une pointe de terre connue sous le nom de Longue Pointe située directement au nord du village de Baie du Febvre Ce lopin est clôturé et un nombre suffisant d'affiches portant l'inscription ENTREE INTERDITE y sont installées Toute personne qui enfreint ce réglement s'expose au danger Veuillez prendre note que ce terrain est aussi officiellement reconnu comme réserve d'oiseaux et qu'il y est strictement interdit de chasser Toute personne découvrant un objet suspect sort à l'intérieur des limites de la ZONE DANGEREUSE, soit en aval du fleuve ou ailleurs dort éviter de le déplacer, marquer le mieux possible son emplacement et prévenir le détachement local de la Sûreté du Québec Bien que la maieure partie des projectiles tirés dans la ZONE DANGEREUSE soient moffensits, certains peuvent être une source de danger et la distinction entre ces deux catégories ne peut être établie que par des experts en la matière II est statement interdit de collectionner ces objets et tenter de les déplacer ou même y toucher de façon non avertie pourrait être dans certains cas bien spécifiques extrêmement dangereux Le présent avis ne comporte aucune modification des conditions en vigueur; il n'est publié qu'à titre de rappel a tous les intéressés DÉLIMITATION DE LA ZONE DANGEREUSE Commence à un point de la digue de rile Moras, a proximité de I embouchure de la rivière Nicolet.a 46'' 15'00' de latitude nord et a 72” 39' 14 de longitude ouest, de là.en direction ouest, à 46’ 15'0O" de latitude nord |usqu'à un point situé à environ 455 mètres de la ligne du chenal de navigation à 46" 15'00" de latitude nord et 72" 43'20" de longitude ouest, de là suivant la ligne sud du chenal de navigation, à une distance de quelque 455 mètres jusqu'à un point situé à 46‘ 09'20" de latitude nord et à 72° 56'20" de longitude ouest, de là.vers le sud-est jusqu'à la Pointe à Comtois, située a l'est de l'embouchure de la rivière Saint-François, à 46’ 07'21" de latitude nord et à 72° 55’00" de longitude ouesl.de là.vers le nord-est, le long de la rive sud du lac Saint-Pierre |usqu'à un jxunt situé à 46’ 12'17" de latitude nord et à 72* 39'24 de longitude ouest, de là, vers le nord-est, jusqu'à un point situé sur la rive ouest de la rivière Nicolet à 46* 13'58" de latitude nord et à 72' 38'28" de longitude ouest, de là.vers le nord, le long de la rive ouest de la rivière Nicolet jusqu'au point de dérpart PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense Nationale Ottawa (Ontario) Canada 17630-77 Canada Sous ses dehors erratiques et ca-fouilleux, Tabarnac reste un saisissant portait d’époque doublé d’une fascinante leçon d’anthropologie.Pour peu que l’on sache lire entre les lignes, on comprend peu à peu que Faraldo n’est peut-être pas aussi gelé qu’il y paraît et qu’il braque sa camera sur nos quatre cavaliers avec une insistance et une constance qui frôlent la prise d’otages.Ceux-ci commencent par se plier avec bonne grâce au manège puis tranquillement, à mesure que le temps passe et que les comiques de toutes sortes commencent à faire effet, les membres d’Offenbach, Gerry Boulet en particulier, laissent ventiler leur rage.Le paroxysme sera atteint alors qu’au retour d’un concert, les membres d’Offenbach verront arriver en pleine nuit trois flics en civils flanqués de deux gendarmes qui leur demanderont leurs papiers avant de commencer à fouiller le manoir.Gerry et Wézo, les deux révoltés du groupe, les enverront paître et la bataille sera évitée de justesse sans que l’on sache si elle était réelle ou feinte.Où Claude Faraldo voulait-il en venir en enfermant les musiciens dans un manoir, en leur procurant les euphorisants nécessaires puis en plantant dans leurs jambes ces acteurs déguisés en flics ?Difficile à dire.Chose certaine, plus le film avance, plus l’incompréhension monte entre les deux clans pour ne pas dire les deux cultures, plus les membres d’Offenbach boivent, moins ils sont polis et cohérents.Et, devant cette grande défonce collective qui dure et perdure jusqu’au petit matin, c’est l’essence même des années 70 qui renaît avec ses excès, sa démesure et finalement ses impasses.Et le portrait, pour juste qu’il soit, n’est pas très joli et ne nous donne pas la moindre envie de revenir en arrière.Ce n’était probablement pas l’intention de Faraldo qui voulait sans doute livrer un document-choc sur le rock comme ode à la liberté.Sauf que 16 ans plus tard, la liberté n’est plus tout à fait ce qu’elle était, la nostalgie non plus.Il n’y a plus rien d’enviable à la défonce collective, surtout quand on a vu ses conséquences sur l’avenir.Le seul regret que fit surgir Tabarnac, c’est que le film a été tourné à une époque où notre méfiance collective des Français nous empêchait de nous précipiter à leurs genoux.La France à cette époque-là n’était pas encore un marché à conquérir mais plutôt un trip à vivre.Les musiciens d’Offenbach ne trafiquent pas leur accent pour répondre aux questions d’un animateur qui ne comprend pas pourquoi ils ont repris le nom d’un compositeur français.Ils se présentent tels qu’ils sont, avec leur naturel désarmant, et cette lueur de défi au fond des yeux qui ne ment pas.Avec eux, le Québec libre revit quelques heures avant de se consumer définitivement.4 L’Irak blême, Bagdad a invité tous les pays arabes à boycotter les membres de la coalition anti-irakienne et à rejeter les résolutions de l’ONU.Par ailleurs, le président Saddam Il ussein est sorti, hier soir, d’un silence de près de deux semaines pour demander aux Irakiens d’avoir foi en la victoire.Auparavant, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Velayati, avait dit que l’Irak n’avait pas encore fermé la porte à un règlement pacifique dans le Golfe.Mais selon lui, la réponse de Bagdad à une récente initiative de paix de Téhéran n’a pas été « au niveau des espérances» iraniennes.Dans la journée, Radio Bagdad avait déclaré que la décision irakienne « de combattre les agresseurs » et leurs desseins était « irrévocable ».Le journal de l’armée irakienne, Al Qadissiyah, avait aussi exclu tout compromis ou marchandage.Le président américain, George Bush, a réagi aux déclarations de Saddam Hussein en déclarant qu’il ne l’avait pas entendu « dire quoi que ce soit au sujet d’un retrait du Koweït ».Par conséquent, a-t-il ajouté en faisant allusion à la guerre üvrée par les forces américaines et alliées à l’Irak dans le Golfe, « les affaires continuent ».À Ryad, le secrétaire américain à la Défense, Dick Cheney, a pour sa part estimé nécessaire de poursuivre les raids aériens alliés avant de déclencher une grande offensive terrestre.Dans son message d’une vingtaine de minutes, enregistré et diffusé hier soir par Radio-Bagdad, Saddam Hussein a exhorté les Irakiens à la patience tout en leur promettant la victoire.Il a ajouté qu’un triomphe irakien mettrait fin à l’impérialisme et au colonialisme dans la région, et réaffirmé son désir de « libérer » les Palestiniens soumis à l’occupation israélienne.Selon le correspondant à Bagdad de la chaîne de télévision américaine CNN, Peter Arnett, qui a rapporté ses propos, Saddam H ussein n’a en revanche fait aucune mention de l’initiative de paix iranienne.Le vice-premier ministre irakien, Saadoun Hammadi, était allé samedi à Téhéran transmettre la réponse de Saddam Hussein aux propositions de paix du président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, qui a offert sa médiation la semaine dernière.Les Irakiens « sont prêts à des pourparlers », a-t-il déclaré.« Ce que nous avons compris du message de Saddam, c’est qu’ils n’excluent pas un règlement pacifique.Mais si l’autre partie insiste pour résoudre cette crise par la seule guerre (.), ils sont résolus à continuer les combats.» George Bush a redit, en réaction aux déclarations de Saddam Hussein, que la seule chose que le monde voulait entendre, c’était l’annonce du retrait des forces irakiennes du Koweït.Il a déclaré qu’il rencontrerait lundi le secrétaire à la Défense, Dick Cheney, et le général Colin Powell, chef d’état-major interarmes, rentrés hier d’Arabie Saoudite.« La guerre se déroule selon le calendrier prévu et se déroule très très bien », a-t-il ajouté.Le secrétaire à la Défense et le chef d’état-major ont eu samedi neuf heures d’entretiens avec le général Norman Schwarzkopf, chef des forces alliées dans le Golfe.Dans une conférence de presse donnée à Ryad, Dick Cheney n’a pas exclu le recours ponctuel aux forces terrestres ou amphibies pour forcer l’armée irakienne à un mouvement qui l’exposerait davantage aux raids aériens alliés.Il est cependant resté évasif quant à la date à laquelle pourrait être lancée l’offensive terrestre, dont le président Mitterrand avait estimé jeudi qu’elle interviendrait « en tout cas au courant de ce mois».Selon le New York Times, le commandement militaire aurait recommandé d’attendre encore trois semaines avant d’ordonner une offensive terrestre.La France se prépare pour sa part à envoyer des soldats du 2e régiment d’infanterie de marine (RIMa) dans le Golfe pour renforcer le dispositif Daguet, a-t-on appris hier de source militaire.Le dispositif Daguet, déployé en Arabie Saoudite après l’invasion du Koweït par l’Irak, compte actuellement environ 12 000 hommes.Evgueni Primakov, émissaire du président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, était attendu à Bagdad en soirée, hier.Il devrait apporter aux dirigeants irakiens un message de fermeté les exhortant de nouveau à se retirer du Koweït, selon des diplomates arabes.À Washington, le secrétaire d’État américain, James Baker, a favorablement accueilli cette démarche.George Bush a pour sa part déclaré qu’il n’y voyait pas d’objection.L’Inde et l’Iran comptent présenter un plan de paix commun lors de la réunion de 15 ministres des Affaires étrangères des pays non-alignés, lundi et mardi à Belgrade, selon l’agence United News of India (UNI).Ce plan reposerait sur trois points : déclaration par l’Irak de son intention de quitter le Koweït, arrêt simultané des hostilités et mise en place d’un système de surveillance des Nations unies pour superviser le retrait des troupes.En 24 jours de guerre, l’aviation alliée a effectué 57 000 sorties, dont 2800 au cours des dernières 24 heures.Hier, des Jaguar français ont détruit des ponts en territoire irakien.Les États-Unis ont annoncé, hier, -la perte d’un avion Harrier et de son pilote au-dessus du Koweït, tandis que Radio-Bagdad faisait état de la destruction de trois appareils alliés.Soixante-quinze irakiens ont déserté au cours des dernières 24 heures, selon des porte-parole militaires américain et saoudien à Ryad.C’est le nombre le plus élevé de désertions ; irakiennes en une journée, depuis le début de la guerre.11 février par la PC et l'AP 1990: en Afrique du Sud, Nelson Mandela est libéré après avoir passé 27 ans en prison.1989; Kurt Browning remporte le titre senior des championnats canadiens de patinage artistique à Chicoutimi.1988: dépôt du rapport de la Commission Rochon sur le financement du système de santé du Québec.1987: les étoiles de la Ligue nationale de hockey ont battu celles de l’U RSS 4-3 dans le match initial de “Rendez-vous 87” à Québec; le film de Denys Arcand “Le déclin de l’empire américain” est mis en nomination pour l’Oscar décerné au meilleur film étranger.1977: le lieutenant-colonel Marian devient chef de l'Etat Ethiopien.1975: Margaret Thatcher devient la première femme à diriger un parti politique en Grande-Bretagne, le parti conservateur.1972: le gouvernement britannique décrète l'état d’urgence et restreint la consommation d’électricité en raison d’une grève.1969: à Montréal, l'Université Sir George-Williams est le théâtre de violentes manifestations étudiantes.1965: les employés de la Régie des alcools acceptent de mettre un terme à une grève de deux mois.1961 : début des travaux de construction de la Place des arts, à Montréal.1958: centenaire des apparitions de Lourdes.1956: on retrace à Moscou deux fonctionnaires britanniques disparus depuis mai 51.Défense National nationale Defence AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE FARNHAM (QUÉBEC) Des exercices de tir aux armes portatives se poursuivront de tour et de nuit au Champ de tir de Farnham (Québec) |usqu'a nouvel ordre Ce champ de tir se trouve sur une propriété du MON, située à l'intérieur du Camp militaire de Farnham.sur la rive gauche de la rivière Yamaska.a environ 2,8 km au nord-ouest de Farnham II est possible d'obtenir un plan détaillé du champ de tir en s'adressant au chef du Génie construction de la BFC Montréal Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les Bombes, grenades, obus e! autres engins explosifs analogues constituent un danger Ne ramassez pas ces objets et ne les gardez pas comme souvenirs Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre posession un objet que vous croyez explosif, prévenez la police de voire localité, qui prendra les mesures nécessaires Il est Interdit 1 toute personne non autorisée de pénétrer dent la zone d-detaut.PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense nationale OTTAWA, CANADA 17630-77 Canada Défense National nationale Defence AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE SAINT-BRUNO Jusqu'à avis contraire, il y aura des exercices de tir de |Our el de nuit au champ de tir de Saint-Bruno La zone de danger est circonscrite par les limites du camp de Saint-Bruno près de Saint-Basile-le-Grand (Québec), el sise dans la paroisse Sainte-Julie (cinquième concession) et la paroisse Saint-Bruno II est possible d'obtenir une description du champ de tir de Saint-Bruno en s'adressant au chel des opérations de la BFC Montréal Tous les chemins, routes et voies d’accès à la zçne du camp sont indiqués par des alliches libellées en fiançais et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger Ne ramassez pas ces objets el ne les gardez pas comme souvenirs Si vous avez trouvé ou si vous avez en voire possession un objet que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires Il est tntentt à toute personne non autorisée île pénétrer dans U zone d-dessus.PAR ORDRE Sous-ministre Ministère do la Défense nationale OTTAWA, CANADA 17630-77 Canada LA VIE ECONOMIQUE Montréal, lundi 11 février 1991 Le Japon conserve la même politique pour son approvisionnement pétrolier Philippe Pons LE MONDE L’ÉLOIGNEMENT du conflit, le contexte régional des rapports de forces qui en est l’enjeu comme l’assurance que donnent au Japon à la fois des réserves de pétrole de 142 jours et les ressources nécessaires pour faire face à une augmentation du prix du brut expliquent l’absence de panique avec laquelle ce pays, qui dépend pourtant à 70 % du Proche-Orient pour son approvisionnement en pétrole, a réagi à la crise.À l’exception de quelques réflexes d’inquiétude qui ont donné lieu à des commandes soudaines de brut africain et des achats sur les marchés à terme, le Japon n’a rien changé dans sa politique d’approvisionnement.Estimant que ceux-ci ne subiront pas de réduction importante dans l’immédiat, le gouvernement s’est pour l’instant contenté d’inciter les consommateurs au calme, d’assouplir l’obligation de stockage imposée au secteur privé, afin d’accroître de 350 000 barils par jour l’offre de pétrole sur le marché et de renforcer, sans recourir à des mesures contraignantes, les programmes d’économies d’énergie.Le Japon est-il pour autant à l’abri de mauvaises surprises ?Pas plus que ses partenaires.Son assurance financière se double néanmoins d’une politique énergétique qui présente assurément des faiblesses mais n’en devrait pas moins lui permettre de satisfaire ses besoins futurs.Les responsables de la politique énergétique nippone se placent dans la perspective d’une augmentation Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie date heure lieu Budd Canada 12-02 11 h 00 Kitchener Develcon Electronics 12-02 11 h 00 Saskatoon VS Services 13-02 11 h 00 Etobicoke National Trustco 13-02 11 h 00 Toronto Anderson Exploration 14-02 15 h 00 Calgary Haley Industries 14-02 11 h 00 Toronto Kaufel (Groupe) 14-02 9 h 30 Dorval Plastibec 14-02 14 h 00 Laval Central Fund of Canada 15-02 12 h 00 Calgary Québec IPL 15-02 15 h 00 New Goldcore Ventures 15-02 10 h 00 Montréal Union Carbide Canada 15-02 10 h 30 Toronto ÉCHÉANCE DE BONS DE SOUSCRIPTION Resources minières Radlsson Symbole : RDS.WT Valeurs : action ordinaire catégorie A.Base de souscription : 1 bon et 0.72 $ pour 1 action ordinaire catégorie A.Date d'échéance : le 28 février 1991.DROITS DE SOUSCRIPTION ADMIS POUR LA NÉGOCIATION Gold Vessel Resources Symbole : GV.A Base d'attribution : 1 droit pour chaque action détenue.Base de souscription : droits et 0.37 $ permet d’obtenir 1 action catégorie A.Date d'enregistrement : 31 janvier 1991.Date d'échéance : le 28 février 1991.ÉCHÉANCE DU PRIVILÈGE D’ENCAISSEMENT PAR ANTICIPATION Les restaurants Sportscene Symbole : SPS.PR.A Valeurs : Actions privilégiées, à dividende cumulatif de 8 %.Prix à rencaissement : 2.25 $.Date limite pour exercer votre privilège : le 25 février 1991.Date d'encaissement : le 1er mars 1991.OFFRE PUBLIQUE D'ACHAT Desjardins, Deragon, Langlois Modalités : Corporation Desjardins de valeurs mobilières a déposé uneoffre d'achat pour la totalité des actions de Desjardins, Deragon, Langlois qui ne sont pas présentement détenues par le Mouvement Desjardins.Cette offre d’achat va expirer le 18 février 1991 et est sujet à certaines conditions dont l’acceptation du dépôt de 90 % des actions détenues par le public.Le prix de l’offre d’achat est de 0.52 $ par action ordinaire de Desjardins, Deragon, Langlois.PROJET DE CONSOLIDATION Minerais Anodor Valeurs : Actions ordinaires.Base de la consolidation proposée: 1 nouvelle action pour chaque 4 actions détenues.Date de l'assemblée : le 22 février 1991.Ressources Aunore Valeurs : Actions ordinaires.Base de la consolidation proposée: 1 nouvelle action pour chaque 7 actions détenues.Date de l'assemblée : le 8 mars 1991.MODIFICATION DE LA RAISON SOCIALE ET RÉORGANISATION DU CAPITAL Union Carbide Modalités de l'échange : Union Carbide deviendra Llnde Canada.La distribution d'environ 7.00 $ par action se fera sous forme d’actions privilégiées, échangeables de Llnde Canada ou d’un paiement en espèces, au choix des actionnaires canadiens.La réorganisation sera effectuée sous réserve de l’approbation des actionnaires minoritaires qui se prononceront au cours d’une assemblée extraordinaire, le 15 février 1991.À TITRE D’INFORMATION Laldlaw Les actions privilégiées de premier rang Série G sont convertibles en actions ordinaires classe B sur la base de 1 action privilégiée de premier rang série G de Laldlaw moyennant versement de 5.00 $ pour chaque 1.5 action de catégorie B de Laldlaw.La date d'échéance du privilège de conversion est le 18 février 1991 et après cette date, le versement deviendra 8.00 $ jusqu’au 17 février 1994.Denison Mines La société Denison Mines ne procédera pas au rachat de ses actions privilégiée cumulative, rachetable au gré de la société et du détenteur, Série A.Ces actions privilégiées devrait être racheter le 15 mars 1991.Corporation de gestion La Vérendrye La Bourse a été avisée du projet de privatisation de Corporation de gestion La Vérendrye réalisation d’une série de transactions qui résulterait en une offre d'achat au comptant de 1.60 S l’action de la société.Il est prévu que la privatisation sera complétée dans le mois de mars 1991.Crownx La société a avisé les détenteurs d'actions privilégiées à dividende rajustable série 3 de Crownx du privilège de conversion de ces actions privilégiées.En vertu du privilège de conversion, chaque porteur d’actions privilégiées inscrit a le droit de convertir les actions privilégiées Série 3 en actions privilégiées Série 4 de la société sur la base d'une action privilégiée série 4 pour chaque action privilégiée détenue.Empire Company La société a avisé la bourse de son intention d’acheter jusqu’à 1,087,200 de ses actions catégories A sans droit de vote, soit près de 10 % des actions catégories A sans droit de vote détenues par le public.Le programme d’achat débutera le 31 janvier 1991 et se terminera le 30 janvier 1992.RETRAIT DE LA COTE The Consumers’ Gas Company Symbole : CGT Valeurs : actions ordinaires.Date du retrait : le 15 mars 1991.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons garantir leur exactitude.Ce document, étant un bulletin d’information, pourrait être incomplet.Ces renseignements sont fournis par constante du marché énergétique asiatique.Dans un scénario de croissance moyenne du PNB nippon de l’ordre de 3,7 % jusqu’en l’an 2000, l’augmentation de la consommation d’énergie sera sur l’archipel de 2,2 % par an.Si, en 1989, la demande japonaise en énergie était de 499 millions de tonnes équivalent-pétrole, elle sera en l’an 2000 de 544 millions de tonnes et de 666 millions en 2010 (la production locale restant faible).L’espoir du gaz naturel liquéfié Bien qu’au cours de ces 15 dernières années le Japon ait réduit la part du pétrole dans sa demande totale en énergie (de 80% à 57,9%), il n’en reste pas moins très dépendant du Proche-Orient : 72 % de ses importations, soit 3 millions de barils par jour, proviennent de cette région.Selon les études perspectives du MITI (horizon 2010), le pétrole devrait encore diminuer dans la consommation globale d’énergie (pour passer à 45,3 %).Tandis que la part du charbon restera sensiblement la même, celles de l’énergie nucléaire et du gaz naturel devraient considérablement augmenter et représenter respectivement 16,9 % et 18 % du total (actuellement les deux sources d’énergie répondent chacune à environ 10 % de la demande).L’énergie solaire passera de 1,3% à 5,3%.Les Japonais comptent beaucoup sur le gaz naturel liquéfié.Au tournant de ce siècle, celui-ci pourrait être la seconde source énergétique du Japon après le pétrole.Tokyo a commencé à acheter du gaz naturel liquéfié (LNG) il y a 20 ans.Actuellement, il importe 36 millions de tonnes par an (soit 70 % du total des importations mondiales du LNG).Ses sources d’approvisionnement sont Abou Dhabi, l’Alaska et l’Australie, Brunei, l’Indonésie et la Malaisie.En l’an 2000, le Japon se propose d’importer 64 millions de tonnes de LNG.Malgré ces diversifications et une réduction de l’ordre de 20 % de la part du pétrole dans les approvisionnements énergétiques globaux, l’or noir et ses produits dérivés resteront la première source d’énergie de l’archipel.Les Japonais sont les deuxièmes importateurs de pétrole après les États-Unis et sont appelés a le rester.La dépendance nippone vis-à-vis du Proche-Orient restera forte.Déjà, d’ailleurs, la part des pays arabes dans les importations de produits dérivés du pétrole ne fait que croître : si, en 1985, la moitié des importations venaient du Proche-Orient, il s’agissait en 1989 des trois quarts.En ce qui concerne en outre les fournisseurs, alors que, en 1980, les pays producteurs (essentiellement arabes) et les compagnies pétrolières internationales détenaient pratiquement la même part du marché nippon (chacun 44 %) en 1989, les premiers ont affermi leur emprise aux dépens des secondes; ils assurent 63,5 % des importations japonaises de pétrole.Cette dépendance vis-à-vis des pays arabes et les changements qui interviennent dans l’industrie pétrolière contraignent les Japonais à réajuster leur politique énergétique.Par rapport aux États-Unis et à l’Europe, le Japon n’a pratiquement aucune production autonome de pétrole (0,3 % de la demande totale contre 58 % dans le cas des Américains et 24 % dans celui des Européens).Les accords d’exploitation qu’ils ont d’autre part passé avec des pays producteurs ne leur permettent d’assurer que 10 % de leurs besoins.Us sont ap- Ford investit CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (AFP) — Ford va investir jusqu’en 1993,68 millions $ US pour produire des composants automobiles sur son site de Charleville-Mézières, a annoncé le président de Ford-France, Alain Deléan.La nouvelle unité, qui créera 375 nouveaux emplois, sera la première implantation en Europe de la division de matériaux plastiques du groupe Ford.Elle produira dans une usine de 11 000 m2 plus de quatre millions de composants plastiques de dépollution atmosphérique.Ces équipements seront exportés vers les usines d’assemblage de Ford en Europe, mais aussi à destination d’autres constructeurs automobiles, a in- GORE GÉNÉRALE, COMPAGNIE D'ASSURANCE INC.AVIS DE CONVOCATION AVIS EST DONNÉ de la tenue d'une Assemblée générale spéciale des actionnaires de GORE GÉNÉRALE, COMPAGNIE D'ASSURANCE INC .le jeudi, 28 février 1991, à 15h30 aux bureaux de GROUPE OPTIMUM INC , au 425 de Maisonneuve ouest, bureau 1700.à Montréal, aux tins suivantes: — Adopter les états financiers 1990 et le rapport des vériticateurs; — Élire les administrateurs de la compagnie: — Nommer les vériticateurs de la compagnie; et — Étudier toute autre question soumise à l'assemblée.MONTRÉAL, le 1 er février 1991 GILLES DEMERS Secrétaire pelés à redéployer leur industrie pétrolière dans deux directions : accord d’exploration et de production avec des pays producteurs et rationalisation d’un secteur jusqu’à présent hautement protégé.Le secteur pétrolier nippon présente deux grandes faiblesses : un manque de compétitivité sur le plan international et une insuffisance en matière de conversion des produits lourds en produits légers.L’industrie pétrolière nippone produit ainsi trop de fuel (700 000 barils par jour pour une capacité de raffinage de 3,5 millions de barils), alors que le marché a surtout besoin de produits plus légers.Cette insuffisance tient à un sous-équipement pour le « craking » (fabrication d’essence à partir du fuel).La politique de dérégulation entreprise depuis quelques années par le MITI (libéralisation des importations du pétrole qui sera achevée en 1995 ; abolition du système des quotas et des restrictions mises aux activités de raffinage) vise clairement à faire disparaître les plus faibles des huits pétroliers nippons actuellement en activité, ou à les contraindre à se regrouper.La restructuration en cours, liée aux problèmes d’investissement considérables nécessaires pour augmenter les capacités de raffinage (sans compter de difficultés qu’elles supposent en raison de la résistance des écologistes à l’implantation de nouvelles installations) conduisent les Japonais à multiplier leurs accords avec les pays producteurs.Ces derniers les courtisent : ils souhaitent en effet prendre des participations dans les compagnies pétrolières nip-pones.L’Arabie Saoudite, mais aussi le Koweit, Abu-Dhabi et l’Irak (jusqu’en août dernier) sont notamment en pourparlers avec les Japonais.Tend ainsi à se renforcer dans le domaine de la production et du raffinage une coopération déjà largement amorcée entre pays producteurs exportant leur pétrole, et Japonais finançant les projets de développement de ceux-ci, qui risque de mettre davantage les « majors » sur la touche.Total présent Pour un pétrolier français comme Total, présent depuis 35 ans dans la région tant sur le plan commercial que sur celui de l’exploitation et qui réalise un peu plus de 10 % de son chiffre d'affaires global avec le Japon (où il est actif sur tous les marchés), Taiwan et la Corée, le risque est double : à la mise à l’écart des « majors » s’ajoute la possibilité d’être marginalisé sur le marché.Il est clair que, parmi les pélroliers nippons qui résisteront à la politique de dérégulation du MITI, figureront ceux qui sont alliés au concurrents de Total (Shell, Mobil, Caltexi et qui par consequent ne seront guère enclins à lui acheter du brut.Selon M.de Mestier du Bourg, délégué général de Total en Extrême-Orient, « la seule manière de consolider notre présence au Japon est de se lancer dans des implantations industrielles afin de n’être pas simplement un fournisseur de matières premières ».Autre carte de Total : ce gaz naturel liquéfié sur lequel comptent tant les Japonais, Total procède à des explorations dans le golfe du Siam ainsi qu’au Vietnam et participe aussi à trois grands projets dans lesquels les Japonais ont pour partenaires Abu-Dhabi, l’Indonésie et Qatar.en France diqué Martin Saffer, directeur pour l’Europe de la division plastique.Cette unité viendra renforcer l’usine Ford de Charleville-Mézières, qui produit des composants thermiques et de climatisation.Employant 420 personnes, elle a réalisé un chiffre d’affaire de 165 millions $ US en 1990, uniquement à l’exportation.Ce chiffre devrait doubler avec l’entrée en production de la nouvelle unité à partir de 1993.y-Tf A SOCIÉTÉ Am I i fl \ NATIONALE I i l , \D’ASSURANCES ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES AVIS DE CONVOCATION AVIS EST DONNÉ de la tenue d'une Assemblée générale annuelle des actionnaires de SOCIÉTÉ NATIONALE D'ASSURANCES, le jeudi, 28 février 1991 à 11 h aux bureaux de GROUPE OPTIMUM INC., au 425 de Maisonneuve ouest, bureau 1700, à Montréal, aux fins suivantes: — Adopter les états financiers 1990 et le rapport des vérificateurs; — Élire les administrateurs de la compagnie; — Nommer les vérificateurs de la compagnie; — Adopter le règlement 1991 -A (Règlement général); et — Étudier toute autre question soumise à l'assemblée.MONTRÉAL, le 1er février 1991.GILLES DEMERS Secrétaire / ETV’LAN! I Le Trust Général vous offre un taux d’intérêt de 10%% sur un REER de 15 mois.Intérêts à l'échéance.Ce taux peut changer sans préavis.ft TRUST GÉNÉRAL Place du Carrefour, Laval 682-3200 5995 bout.Gouln 0., Montréal 745-1515 995 boul.St-Jean, Pointe-Claire 694-5670 Centre Rockland, Ville Mont-Royal 341-1414 1 Vincent d'Indy, Outremont 739-3265 1020 ave Laurier 0., Outremont 272-4777 Place Ville-Marie, Montréal 871-7300 1100 University, Montréal 871-7200 Place d'Anjou, Anjou 355-4780 Carrefour Angrignon, LaSalle 366-0730 Place Port obéi lo, Brassard 466-2500 299 boul.Sir Wllfrid-laurier, St-Lambert 4668666 521, rue St-Chartes Borammée, .toilette 752-0666 7272 boul.Maurice Duplessis, Rivière-des-Pralrles 643-4040 6 B Le Devoir, lundi 11 février 1991 L’ACTUALITE INTERNATIONALE LIBÉRÉ INCONDITIONNELLEMENT IL Y A UN AN Mandela a surtout dialogué et tenté de contenir ses troupes PHOTO AP Marc Hutten Ile l'AFP JOHANNESBURG (AFP) - Libéré inconditionnellement le 11 février 1990 après 27 ans de prison, le leader historique du Congres national africain (ANC), Nelson Mandela, s'est consacré surtout, au cours de ces douze derniers mois, à poursuivre son dialogue avec le gouvernement tout en essayant de contenir l’impatience croissante des militants de base de son organisation.Cette double tâche a fréquemment revêtu, pour lui comme pour les observateurs qui ont suivi les efforts de cet homme âgé maintenant de 72 ans, les allures d’une entreprise des plus hasardeuses.Car, vouloir négocier avec le gouvernement de Prétoria, c’est-à-dire faire des concessions et, dans le même temps, chercher à rassurer la base quant au maintien de l’objectif d’une prise de pouvoir révolutionnaire, paraît relever de la quadrature du cercle.M.Mandela a lui-même fait allusion à ce dilemme au cours d’une conférence de presse tenue vendredi dernier, à trois jours de son premier anniversaire fêté en liberté depuis longtemps, lorsqu’après avoir mis la Communauté européenne en demeure de ne lever aucune de ses sanctions à l’encontre de Prétoria sans consulter l'ANC, il a admis que ses militants étaient « difficiles à contrôler ».Devenu vice-président de son mouvement depuis qu’il a été libéré, et, de fait, son patron en raison de l’incapacité physique partielle du président Oliver Tambo, victime d’une congestion cérébrale, Nelson Mandela est souvent obligé de tenir deux langages différents, selon qu’il s’adresse au gouvernement où à ses partisans sur le terrain.Conciliant envers le président Frederik de Klerk, dont il ne cesse de vanter « l’intégrité » et le « courage » suite aux réformes déjà menées à bien et à la promesse du démantèlement prochain des dernières lois d’apartheid, M.Mandela se voit contraint de tenir un discours très dur dès qu'il s'adresse en public à ses militants.Ce double langage est ce qui irrite le plus l’immense majorité des cinq millions de Blancs du pays, tandis qu’au sein de la population noire, seul le parti Inkatha du chef zoulou Man-gosuthu Buthelezi le considère comme infondé.Mais auprès de la plupart des militants de l’ANC et, accessoirement, Nelson Mandela auprès de ceux du Congrès panafricain (PAC, un mouvement noir rival), ces discours intransigeants sont les seuls qui portent.Conditionnés par trois décennies de lutte sans merci, ces militants, qui s’imaginent encore que l’ANC dispose d’une « armée de libération » di- gne de ce nom, sont les frustrés d’une révolution annoncée de longue date, mais dont ils craignent maintenant* qu’elle n’ait pas lieu.Lorsqu’il a lui-même, vendredi dernier, brossé le bilan de ses douze mois de liberté, M.Mandela s’est félicité des «progrès remarquables » accomplis dans son pays en l’espace d’un an, se déclarant « très optimiste » pour l’avenir.Mais le chemin à parcourir reste semé d’embûches.La vieille direction de l’ANC avait obtenu, lors du dernier Congrès consultatif de cette organisation en décembre, de faire approuver sa politique de négociation avec le pouvoir blanc et la suspension de la «lutte armée» décidée le 6 août.En revanche, elle avait dû lâcher du lest sur deux points : la poursuite des « actions de masse » et le refus d’accepter le démantèlement, même graduel, des sanctions internationales à l’encontre de Prétoria.La poursuite des actions de masse (manifestations, grèves et boycottages en tout genre) est ce qui bloque le dialogue gouvernement-ANC depuis cinq mois, Prétoria se refusant à hâter la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés tant que ces actions, où elle ne voit qu’un corollaire de la lutte ar- mée, n’auront pas cessé.L’ANC, de son côté, exige que ces promesses de libération et d’amnistie soient tenues d’ici au 30 avril.Si l’ANC obtient satisfaction, M.Mandela acceptera sans doute de renoncer à son exigence d’une assemblée constituante pour se rabattre sur le projet d’une conférence multipartite qui se réunirait avant la fin du mois de juin avec, pour mission, de fixer le cadre et les modalités de la grande négociation sur une nouvelle constitution non raciale.Au cours de sa première année de liberté, M.Mandela a rencontré M.de Klerk une bonne quinzaine de fois.Il a aussi effectué une série de voyages à l’étranger, dont trois grandes tournées internationales en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.La semaine précédant cet anniversaire a été assombrie par l’ouverture du procès intenté à son épouse, Winnie Mandela, dans une sordide affaire d’enlèvement et de coups et blessures sur la personne de quatre jeunes Noirs, à son domicile de Soweto, fin décembre 1988.Là encore optimiste et confiant, M.Mandela, qui a assisté à chaque audience, s’est dit persuadé que « ma femme bien-aimée », comme il l’a appelée, « est innocente ».LE MONDE EN BREF Mogadiscio demeure une ville sinistrée Attentats au Pendjab : 17 morts NEW DELHI — Des activistes sikhs ont abattu un officier supérieur de police et quatre autres personnes hier au Pendjab, dans un bar de la ville de Sangrur Tapa, tandis que 12 autres personnes ont trouvé la mort lors de divers incidents au cours de la nuit de samedi à dimanche dans cet état du nord de l’Inde, a anoncé l’agence de presse indienne (PTI).Le gouverneur de la province, le Général Malhotra, a averti hier que son administration allait accroître les mesures pour faire respecter la loi dans le Pendjab afin de faire cesser les meurtres d’innocents, selon PTI.À Sangrur Tapa, la fusillade a éclaté quand des activistes séparatistes sikhs ont voulu empêcher, les armes à la main, la vente de tabac et d’alcool.L’officier de police tué était le chef de la police de la ville.Des élections réclamées en Pologne VARSOVIE (AFP) — Le mouvement des Comités civiques, émanation politique du syndicat Solidarité et proche de Lech Walesa, a demandé hier, lors d'une réunion à Varsovie, la tenue d’élections parlementaires anticipées le 26 mai, a rapporté l'agence PAP.Les Comités ont adopté une résolution appelant la Diète (chambre des députés) et le Sénat à « s’autodissoudre dans un délai permettant la tenue d’élections démocratiques le 26 mai », soit quatre jours seulement avant le début du quatrième voyage du pape en Pologne (du 1er au 10 juin).Dans un message, le président Lech Walesa a affirmé que « la société doit pouvoir choisir en se fondant sur une conscience claire des programmes politiques, économiques et sociaux ».L’armée crée une polémique en Allemagne BONN (AFP) — Une polémique a éclaté hier en Allemagne sur l’opportunité de supprimer la conscription au profit d’une armée de métier, apres la vague d’objections de conscience observée dans la Bundeswehr depuis le début de la guerre du Golfe.L'hebdomadaire dominical à grand tirage Bild am Sonntag, citant des représentants de divers groupes parlementaires, a affirmé qu’une majorité se dégage au Bundestag (chambre basse du parlement) en faveur d’une armée professionnelle.Le ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher a aussitôt réagi pour défendre le principe de la conscription, estimant qu’il « ne peut en aucun cas être remis en question ».« L'armée de conscription est indissociable de notre démocratie », a-t-il ajouté dans un communiqué.MOGADISCIO (AFP) - Plus de deux semaines après la chute du président Mohamed Siad Barré, Mogadiscio reste une ville sinistrée et menacée par la famine, malgré quelques signes de reprise de l’activité commerciale et administrative.La situation alimentaire est particulièrement préoccupante dans la capitale somalienne, qui comptait environ deux millions d’habitants avant l’insurrection armée du mois de janvier, a déclaré M.Willy Huber, responsable de l’hôpital-maternité SOS-Villages.« On nous a apporté samedi cent enfants souffrant de malnutrition, et jeudi nous en avions 78.» Les familles ne viennent qu’avec les personnes les plus gravement atteintes, en général des enfants en bas âge, a-t-il précisé.La population a jusqu’à présent vécu sur les pillages des magasins pendant les combats et après la chute du président Barré le 27 janvier.« Mais il n’y a plus rien à piller», a ajouté M.Iluber.Mogadiscio n’a jusqu’à présent reçu aucune aide alimentaire de l’étranger, malgré les nombreux appels lancés par le nouveau régime.L'électricité est toujours coupée, les installations électriques ayant été détruites, et le carburant se fait de plus en plus rare.L’alimentation en eau potable a cependant été rétablie dans plusieurs quartiers de la ville, notamment dans le centre et dans le sud.Des bandes armées du Congrès de la Somalie Unifiée (USC), sans contrôle véritable des autorités, continuent à tirer en l’air pour célébrer AU-DELA DE VOS REVES Chambre de Commerce du Montreal Metropottam (514)281-7980 100 000 $ comptant, et vous réaliserez vos rêves les plus chers Un voyage de rêve à bord1 du magnifique voilier Club Med I, un prix d'une Cia* Les billets achetés avant le 23 février 1991, permettront à leurs détenteurs de se mériter des billets pour la saison 1991 du club de baseball les Expos de Montréal, une valeur de 2 500 $ PRIX DU BILLET TIRAGE LIMITÉ : COMMANDITE PAR 5 000 billets Voyages Vincent I Inné, Air Canada Le club de baseball les ExpiAîle Montréal Samson Bélair Deloitl^ fc/fouche, CKCK/ CI-OR, CJ.MS, CK \C, Journal de Montréal, Le Devoir.’Les Affaires.Super I lebdo.The ( ia/ette.Vidéotron Tirage le 23 avril 1991 à l’Hôtel Le Méridien a I3h45 sous la surveillance de Samson Bélair Dcloitte & Louche, comptables agréés.(.1 lin nu II NI il'.ichat en (irifii)ic (lis|Ninilile.Jiijfinc/'inus .1 tm ¦unis toi oïl ml lui: MO et partage/ je Cl MU ,li, lijllet.Kéecrvc/ ms liillcte par leleplmne en énnt|»rsant le ts I4j JKI -TOHII (cartes île crédit aeeeplées).Kl.cn 11-1659-1 EN ROUTE MASTECARD DINERS AMEX leur victoire.« Avec le manque de carburant, ils vont commencer à se battre», a ajouté M.Huber.Les combattants sont pourtant beaucoup moins nombreux que la semaine dernière dans la capitale, la plupart des unités de l’USC ayant quitté la ville jeudi dernier pour en découdre avec les forces rivales du Mouvement Patriotique Somalien (SPM) qui étaient stationnées à Af-goyé, à 30 km à l’ouest de la capitale.L’USC a pris le contrôle de cette ville de 60 000 habitants qui se plaignaient du comportement du SPM, selon la version donnée par l’USC.« Afgoyé a été pillée après cette opération», a déclaré M.Huber.L’aéroport international de Mogadiscio a retrouvé son aspect d’avant les combats.Les maquisards en armes ont disparu de la piste et des salons d’attente, et des employés font maintenant remplir des fiches de renseignements aux visiteurs et délivrent des autorisations de séjour pour une semaine.Dans les rues commerçantes, des boutiques qui ont rouvert vendent des cigarettes, de la lessive, mais également des munitions pour les fusils d’assaut des combattants.Quatre restaurants équipés de groupes électrogènes servent le soir à la lumière d’un néon des plats de spaghettis et de viande bouillie.Le reste de la ville est plongé dans l’obscurité percée par les phares des 4x4 qui vont et viennent dans les ruines, chargés d’hommes en armes.Des unités de PUSC, lourdement armées de mitrailleuses et de fusils d’assaut, montent la garde la nuit aux abords de la radio nationale et du palais présidentiel de la Villa Somalia, qui a été pillée comme tous les bâtiments publics.Le président par intérim Ali Mahdi Mohamed a affirmé pour sa part que « la ville est dans une meilleure situation qu’il y a une semaine.Nous avons nommé des comités pour restaurer l’ordre et assurer les distributions d’eau », a-t-il déclaré à l’AFP.« Mais ces gens-là n’ont évidemment pas de salaire, c’est de l’auto-organisation », a-t-il ajouté.Sa maison, dans le centre de Mogadiscio, est maintenant éclairée par un groupe électrogène.Le président et ses adjoints préparaient la semaine dernière les premiers décrets du nouveau régime en s’éclairant à la bougie.Le nationalisme géorgien inquiète autant les minorités que le Kremlin TBILISSI (Reuter) — Les visées indépendantistes du président géorgien Zviad Gamsakhourdia inquiètent les minorités de sa république ainsi que le Kremlin, qui y voit un défi comparable à celui des pays baltes.« Gorbatchev est toujours attaché à la perestroika et à l’introduction d’une certaine démocratie dans ce pays, même si politiquement, il glisse de la gauche à la droite.Mais il ne peut fermer les yeux sur ce qui se passe en Géorgie », estime un observateur occidental.Mosaïque de plusieurs ethnies, la Géorgie est peuplée de 5,5 millions d’habitants, dont 30% environ de non-Géorgiens, Azéris, Arméniens, Ossètes, Abkhazes et autres.Porté au pouvoir à l’issue d’élections qui ont mis fin à 70 ans de communisme, Zviad Gamsakhourdia a inquiété les minorités, en particulier les Ossètes, par ses velléités indépendantistes.En septembre, les dirigeants de la province autonome d’Ossétie du Sud ont annoncé qu’ils préféraient rester au sein de l’U RSS plutôt que de faire partie d’une Géorgie indépendante.Ils ont ensuite proclamé leur propre république, et certains d’entre eux parlaient d’union avec l’Ossétie du Nord, qui appartient à la Fédération de Russie.Le parlement géorgien a réagi en décembre en supprimant l’autonomie de l’Ossétie du Sud.Les autorités géorgiennes assiègent depuis la capitale provinciale de Tskhinvali, dont les 35 000 habitants sont privés d’eau, d’électricité et de vivres.Des Ossètes interviewés la semaine dernière à Tskhinvali disaient faire l’objet de pressions croissantes d’extrémistes et de la police géorgiens.Ils ont reconnu que, en réponse, des Ossètes s’étaient eux-mêmes armés.Depuis le début de l’année, les affrontements entre nationalistes géorgiens et ossètes ont ainsi fait plus de 30 morts et de 100 blessés.La décision du parlement géorgien de créer une Garde nationale, embryon d’une future armée, a renforcé les craintes des dirigeants ossètes, qui redoutent un assaut pour tenter de les renverser.« La tragédie d’Ossétie du Sud est à l’image du problème de toute la Géorgie, de l’ensemble du pays», écrivait Viatcheslav Loukachevitch dans Krasnaia Zvezda, organe du ministère soviétique de la Défense.« L’égoïsme national, l’intolérance, les mensonges politiques, le trucage des faits, le style dictatorial à l’intérieur d’un ‘cadre démocratique’, toutes ces choses, nous les avons déjà vues de nombreuses fois dans le passé», notait-il.L’agence de presse arménienne Armenpress a fait état samedi de heurts entre des Arméniens du sud de la Géorgie et des militants natio na listes.Pour Mikhaïl Gorbatchev, la Géorgie constitue un dilemme.De nombreux éléments conservateurs souhaiteraient qu’il se serve de la question ossète pour écraser le mouvement indépendantiste géorgien.Mais l’intervention de l’armée rouge dans une région qui, avec ses nombreux groupes armes, constitue LE DEVOIR Renseignements (514) 844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction 15141 842-9628 Annonces classées (514)286-1200 Publicité .(514) 842-9645 numéro sans Irais '.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.(514) 844-5738 Québec.(418) 845-2080 Extérieur— Indtcatit 514.1-800-361-8059 Indicatif 418.1-800-463-4747 Indfcatif 819.1-800-361-5699 Iniücattf 613.1-800-361-5699 une véritable poudrière, risque de déclencher une guerre civile en Géorgie.Jusqu’ici, les interventions musclées de Moscou n’ont fait que renforcer le nationalisme géorgien.C’est ainsi que l’attaque de manifestants géorgiens par des militaires soviétiques, qui a fait 20 morts en avril 1989 à Tbilissi, a contribué à la victoire écrasante de la coalition dirigée par Zviad Gamsakhourdia, aux élections de l’an dernier.Rappelant son passé de dissident, les collaborateurs du président géorgien le présentent comme un démocrate soucieux de mettre en place dans sa république une économie de type occidental.Mais pour ses adversaires politiques, il ne dépare pas parmi les dirigeants assoiffés de pouvoir que compte l’histoire de la Géorgie, au passe turbulent et souvent violent.Entouré de ses gardes du corps dans une villa aux allures de forteresse surplombant Tbilissi, Zviad Gamsakourdia, 51 ans, répond que « les agents du Kremlin » l’accusent de dictature « pour masquer la dictature de Gorbatchev».Depuis son arrivée au pouvoir, le président géorgien a en tout cas mis au pas les médias, fermant le seul journal connu pour sa liberté de ton et qui, avant les élections de l’an dernier, ne se privait pas d’égratigner les autorités communistes.Le parlement a par ailleurs annonce la désignation parmi les députés de préfets de région qui auront a répondre directement devant les dirigeants du parlement.Un autre dissident poursuivi en Chine PÉKIN (AFP) — Le procès d’un autre intellectuel de premier plan, impliqué dans les manifestations prodémocratiques de mai-juin 1989, Chen Ziming, doit s’ouvrir aujourd’hui à Pékin, a-t-on appris hier de source chinoise.Ancien éditeur d’une revue économique et directeur de l’Institut de recherche socio économique de Pékin, il était considéré comme l’un des dirigeants du mouvement pro-dé-mocratique.Les autorités l’ont acusé de faire partie d’un groupe dit des « mains noires — équivalent en chinois de la mafia — avec l’économiste et journaliste Wang Juntao, dont le procès devrait s’ouvrir cette semaine.Les procès des deux autres membres de ce groupe, Chen Xiaoping, un juriste, et Liu Gang, diplômé de physique et numéro trois sur la liste des 21 étudiants les plus recherchés, se sont ouverts respectivement les 5 et 6 février.Tous les deux sont accusés de subversion. La guerre du Golfe Le Devoir, lundi 11 février 1991 ¦ 7 Stupeur et AMMAN (Reuter) — « Veuillez noter », dit le maître d’école de Hilla, au sud de Bagdad.« La semaine prochaine, nous libérons la Palestine.(.) Puis nous chassons tous les dirigeants corrompus des terres arabes.Après, nous libérons le monde entier de la domination américano-sioniste.» Imperturbable, il continue à paraphraser les éditoriaux de la presse officielle.« La victoire est certaine.L’Irak triomphera.Il y aura des fleuves de sang américain et le désert sera couvert de cadavres américains à perte de vue.» Puis, avec un faible sourire de commisération : « Dommage que nous devions faire tout cela en frissonnant dans nos maisons, sans chauffage, à la lueur des bougies et avec la peur de mourir sous les bombes américaines.» Il prenait la parole après trois semaines de bombardements alliés qui, sur divers plans, font reculer l’Irak d’un siècle.Il n'y a plus ni électricité, ni téléphone, ni même de transports motorisés, faute d’essence dans un pays qui était le deuxième exportateur de pétrole de l’OPEP.Le professeur de Hilla, où des journalistes ont pu visiter des quartiers résidentiels dévastés par les bombes, traduisait la déception et le désespoir qu’inspire à beaucoup de ses compatriotes un gouvernement qui comptait faire de l’Irak un éclatant exemple de progrès au Proche-Orient.Il est difficile à un étranger de se faire une idée juste des dispositions populaires qui prévalent en Irak, ensemble social complexe au niveau d’éducation moyen assez élevé, mais sous la coupe de l’un des gouvernements les plus secrets du monde.La chose est encore moins aisée pour un journaliste visitant le pays avec des responsables du régime.Mais en rencontrant des dizaines d’irakiens de tous milieux, en butte aux raids alliés à Bagdad et dans d’autres villes, on recueille peu à peu un message assez clair, bien qu’il s’exprime par des sous-entendus et des gestes codés.On peut le résumer en disant que la guerre en cours n’est pas populaire et qu’un nombre croissant d’irakiens perçoivent avec colère le fossé qui sépare la réalité des discours officiels pleins d’assurance, de défi et de cris victorieux.Ce à quoi on ajoutera que le dicton voulant qu’un peuple attaqué fasse corps avec son leader semble inapplicable à l’Irak.Pour un correspondant qui connaît le pays depuis le milieu des années y » • 'à iLà Accident d’entraînement chez les Saoudiens R Y AD (AFP) — Le commandement saoudien a annoncé dimanche qu’un soldat était mort et huit autres avaient été blessés au cours d’une séance d’entraînement aux munitions réelles d’un groupe de Marines saoudiens.L’accident a eu lieu durant « un exercice d’entraînement sur une grande échelle» dans la province est de l'Arabie Saoudite, a précisé le porte-parole saoudien, le colonel Ahmed al Robayane.« L’explosion accidentelle d’un engin explosif a tué un marine saoudien et en a blessé huit autres », a-t-il ajouté.Par ailleurs, le porte-parole a indiqué que 16 soldats irakiens s’étaient rendus aux forces saoudiennes durant les dernières 24 heures et 17 autres aux Égyptiens.ILs ont fait état « d’un moral très bas » au sein des forces irakiennes et de « lourdes pertes » dans les bombardements.Sur plus de 59 000 sorties aériennes alliées depuis le début des hostilités, 11.900 ont été le fait d’avions saoudiens et 355 de ceux des Koweïtiens, a-t-il dit.Elles se sont essentiellement concentrées sur le théâtre d’opérations koweïtien (KTO).240 réfugiés étrangers venant d’Irak TÉHÉRAN (AFP) — Deux cent quarante personnes fuyant la guerre en Irak, dont 50 Irakiens, sont arrivés en Iran samedi par le poste frontalier de Khosravi (ouest du pays), a rapporté hier l’agence officielle iranienne IRNA.Plusieurs réfugiés irakiens ont été blessés après avoir traversé des champs de mine, toujours en place au long de la frontière depuis la fin de la guerre entre l’Iran et l’Irak, a ajouté IRNA sans autre précision.Ce nouveau groupe de réfugiés, qui ont fui les bombardements des forces alliées contre l’Irak, compte également des Somaliens, des Indiens, des Soudanais et des Bangladeshi.ILs ont été placés dans un camp à Khosravi, a ajoute IRNA.Leur arrivée porte à près de 5.250 le nombre de réfugiés venus d’Irak en Iran par le poste de Khosravi depuis le 17 janvier.Les médias iraniens ont fait état au total de l’arrivée en Iran d’une soixantaine de réfugiés irakiens depuis le 17 janvier.Le meilleur ami du soldat Un soldat de la 1ère Division de marines américains cantonné dans le désert d'Arabie Saoudite près de la frontière du Koweit partage sa ration d'eau avec un chameau errant.désillusion s’installent à Bagdad EN BREF.1970, ce que les gens ne disaient pas s’est avéré particulièrement frappant au cours de ces « visites guidées ».On a ainsi très rarement évoqué le Koweït.Quant au président Saddam Hussein, seule une personne rencontrée en a parlé.« Nous sommes tous avec notre grand leader Saddam Hussein », a dit Imam Chaker, enseignant de 25 ans dans un village du sud de Bagdad où les bombes ont creusé des cratères de 50 mètres sur 13 dans un secteur habité.« Tout le monde aime Saddam Hussein.» Un mur du quartier de Karradeh, à Bagdad, suggérait le contraire.Repeint de fraîche date, il laissait transparaître en lettres sombres sous la nouvelle couche de peinture : « Yas-kot Saddam » (À bas Saddam) — graffiti passible de la peine de mort.L’attitude de nombreux Irakiens semble toutefois s’inscrire entre ces deux extrêmes.Selon une idée sou- vent exprimée, Saddam a fait un mauvais calcul en défiant les États-Unis et serait maintenant résolu à combattre jusqu’au bout, même si cela implique la destruction totale de l’Irak.L'ampleur des bombardements alliés a plongé nombre d’habitants dans une stupeur incrédule, en les incitant à comparer cette guerre avec celle qui opposa leur pays à l’Iran.« Les Américains ont infligé plus de dégâts à notre pays dans les deux premières heures de la guerre que les Iraniens en huit ans », a dit un homme d’affaires de Diwaniyah, dans le sud.« Où cela finira-t-il ?» Mais, même si les bombes ont tué des centaines de civils, beaucoup d’habitants de Bagdad évoquent avec un mélange de crainte et de surprise la précision des attaques.Quand des missiles ont détruit le pont de Djoumhouriyah, sur le Tigre, un riverain a déclaré : « Les Iraniens ont essayé de faire ça pendant des années.Les Américains l’ont fait en une seconde.» Le nombre de civils blessés ou tués est impossible à établir, mais il est sans doute relativement faible par rapport aux quelque 50 000 sorties effectuées par les avions alliés.Cela peut expliquer en partie l’étonnante absence d’hostilité envers les Occidentaux que l’on éprouve en Irak.Même dans des zones dévastées, les Irakiens se montraient courtois avec les étrangers.Il ne fait cependant aucun doute que beaucoup d’irakiens veillent sur l’unité nationale, de crainte des conséquences de la défaite.Selon un scénario souvent esquissé, Saddam utiliserait l’arme chimique contre Israël au cas où la guerre terrestre tournerait mal.« Si cela se produit, les Israéliens emploieront contre nous l’arme nucléaire.le ne vois qu’une fin terrible à cette guerre », a dit un habitant de la capitale.Joxe à Washington demain PARIS (AFP) — Le nouveau ministre français de la Défense Pierre Joxe, se rendra demain à Washington afin de s’entretenir de la guerre du Golfe avec son homologue américain Dick Cheney, qui vient d’effectuer une tournée en Arabie Saoudite, a-t-on annoncé dimanche à Paris de source officielle.M.Cheney aura auparavant rendu compte au président américain George Bush de sa visite en Arabie Saoudite.Il appartiendra à ce dernier de décider du déclenchement éventuel — « en consultation avec le roi Fahd (d'Arabie Saoudite) et les autres alliés », selon M.Cheney — de l’assaut terrestre contre les forces irakiennes, succédant à plusieurs semaines de bombardements incessants.M.Joxe avait rencontré lundi dernier à Ryad le général américain Norman Schwarzkopf, patron des forces de la coalition anti irakienne, au cours d'une tournée de 48 heures auprès des troupes françaises.M.Cheney doit également s’entretenir demain à Washington avec son homologue britannique, M.Tom King.Hommage à Saddam à Leningrad MOSCOU (AFP) — Un hommage au président irakien Saddam Hussein a été rendu hier à Leningrad par un petit groupe de personnes, au cours d’une manifestation organisée à l'appel de divers mouvements conservateurs, selon des images montrées par télévision soviétique.« Certains slogans étaient étrangers au thème de la manifestation », a souligné le commentateur du journal télévisé, tandis que la caméra s’attardait quelques instants devant deux grands portraits de Saddam Hussein, souriant et tenant un enfant dans ses bras, brandis dans un coin de la foule.La manifestation était organisée pour protester contre la gestion « incompétente et incapable » du maire réformateur de la deuxième ville d’U RSS, M.Anatoli Sobtchak.Quelque 4000 personnes ont participé à cette manifestation, qui était organisée par le groupe parlementaire conservateur Soyouz (Union), le comité de ville des anciens combattants, la société des « Survivants au blocus de Leningrad » ( 194M3), diverses organisations patriotiques et autres, a précisé l’agence TASS.i Moscou tente de préserver son influence MOSCOU (AFP) — L’Union Soviétique a repris l’initiative diplomatique pour préserver son influence dans le monde arabe, en appelant samedi Saddam Hussein a «faire preuve de réalisme », tout en réitérant sa crainte de voir les États-Unis « dépasser » le mandat du Conseil de Sécurité de l’ONU.Dans une déclaration publiée samedi soir, M.Mikhaï Gorbatchev a annoncé l’envoi immédiat de son « représentant personnel à Bagdad pour une rencontre avec Saddam Hussein », qu’il a appelé à « faire preuve de réalisme », devant les risques « d’une destruction catastrophique » de toute la région.Fait inhabituel, le président soviétique n’a pas précisé l’identité de son « représentant personnel », qui pour rait être son conseiller Evgueni Primakov, ou encore le vice-ministre des Affaires étrangères Alexandre Belonogov, qui se trouve toujours dans la région après ses entretiens à Téhéran et Ankara.Après avoir rappelé la « fidélité fondamentale » de la direction soviétique aux résolutions du Conseil de Sécurité, M.Gorbatchev a néanmoins exprimé la crainte que « la logique des opérations militaires (.) ne menacent de dépasser le mandat défini dans ces résolutions».M.Gorbatchev avait déjà insisté sur le respect du mandat fin janvier dans une conférence de presse et ce thème avait ensuite été largement évoqué lors de la visite à Washington du ministre soviétique des Affaires étrangères Alexandre Bessmertnikh.Par ce double appel à Bagdad et Washington, alors que l’offensive terrestre des Alliés contre l’Irak semble quasi-imminente, M.Gorbatchev prépare l’après-guerre du Golfe, sachant que le monde arabe ne lui pardonnerait pas d’avoir laissé les Etats-unis détruire l’Irak sans rien dire.La déclaration du président soviétique est comparable à son intervention télévisée du 17 janvier, au lendemain du déclenchement de la guerre du Golfe.Prévenu une heure avant le début des hostilités, le pré- sident soviétique avait alors tenté une dernière fois d’éviter le conflit en téléphonant à de nombreux chefs d’Etat étrangers.Mais toutes les démarches soviétiques précédentes ont été ignorées par Saddam Hussein, et celle-ci a peu de chances d’être couronnée de succès.La marée noire est freinée RYAD (Reuter) — L’avancée de la gigantesque marée noire qui dérive vers les usines de dessalement et les installations |>étrolières saoudiennes a été freinée par la configuration de la cote, ont déclaré dimanche des experts.En dépit de vents violents orientés au nord, la nappe, qui renferme selon certaines estimations jusqu’à sept millions de barils de brut, n’a progressé que deux km en 24 heures selon les observations aériennes, a précise un scientifique saoudien.« Le pétrole s’est accumulé contre le cap de Ras al Zawr.Il s’est échoué sur la plage, mais cela l’a empeché de continuer à dériver le long de la cote », a-t-il ajouté.La nappe devrait atteindre d’ici quelques jours le port saoudien de Jubail, où sont situés une importante usine de dessalement, une raffinerie et un complexe pétrochimique.Le bilan des pertes PARIS (AFP) — Voici le bilan des pertes militaires et civiles depuis le début de l’opération « Tempête du Désert », le 17 janvier, d’après les informations officielles alliées et irakiennes.PERTES MILITAIRES (sources alliées) ALLIÉS : 30 avions (21 américains, 6 britanniques, 1 italien, 1 koweïtien, 1 saoudien) dont 25 perdus en mission.4 hélicoptères américains — Disparus: 26 Américains, 9 Saoudiens, 6 Britanniques, 1 Italien, 1 Koweïtien (sans compter les prisonniers reconnus par les alliés) — Morts: 12 Américains au combat, 18 Saoudiens à Khafji IRAK : 134avions(99détruitsau sol et 35 abattus en combat aérien), 4 hélicoptères, 54 unités navales Plus de 750 chars détruits (sur quelque 4.000), plus de 650 pièces d’artillerie (sur quelque 3.200) et plus de 600 APC -véhicules de transport de troupes blindés- (sur quelque 4.000), selon un porte-parole militaire américain à Ryad.11 chars et 70 transports de troupe capturés par les alliés, de source saoudienne — 30 tués à Khafji, de source saoudienne — Les alliés se refusent à estimer les pertes humaines irakiennes globales PERTES CIVILES (sources alliées) ARABIE SAOUDITE : 1 mort, 71 blessés ISRAËL : 2 morts (sous les décombres) et 298 blessés De source jordanienne, 14 tués et 26 blessés à la suite des bombardements de camions jordaniens par les forces alliées sur la route Amman-Bagdad PRISONNIERS — 1032 soldats irakiens au total, (capturés ou ayant fait défection après le début des combats), de source alliée.Par ailleurs, 418 soldats irakiens ont fait défection avant le début de l’offensive alliée et sont considérés comme des « réfugiés militaires » — 13 prisonniers alliés (dont 10 nommés par Bagdad).Le Pentagone reconnaît 8 prisonniers, Londres 2, Rome 1.Les autres sont, selon Bagdad, 1 Britannique et 1 Koweitien.Selon Bagdad, un prisonnier (sans précision de nationalité) a été tué lors d’un raid aérien sur Bagdad et d’autres ont été blessés L’Irak a annoncé avoir fait de nouveaux prisonniers américains (dont des femmes), saoudiens et alliés à Khafji PERTES MILITAIRES (sources irakiennes) ALLIÉS: — 371 avions ou missiles alliés abattus.— 40 soldats alliés tués et 38 blessés dans des bombardements sur le nord-est de l'Arabie Saoudite (date non précisée).IRAK : — 91 militaires irakiens tués.PERTES Cl VI LES (sources ira kiennes) IRAK : —« Des centaines de tués et blessés selon un bilan donné hier par Radio Bagdad.108 civils tués et 249 blessés dans les bombardements sur Bagdad entre le 21 et le 30 jan vier, selon des chiffres fournis mardi dernier par un responsable.200 morts et une centaine de disparus dans des raids sur Nassiriya (400 km au sud de Bagdad), selon un responsable militaire sur place.Un « voyage dans la tête de Saddam Hussein » Alain Fraction Le Monde JÉRUSALEM — M.Amazia Baram est l’expert israélien des questions irakiennes le plus réputé.Enseignant à l’Université de Haïfa, il dit de son travail qu’il consiste surtout à « voyager dans la tête de Saddam Hussein ».À ce moment de la guerre du Golfe, à la veille d’une offensive terrestre, le « voyage » inspire cette réflexion au professeur Baram : « Je n’imagine pas Saddam désespéré ni hystérique.C’est un optimiste.Il voulait que la guerre dure.Elle dure.Le temps, c’est son atout pour tenter de redistribuer les cartes en sa faveur.11 peut compter que la campagne de bombardements sur l’Irak finira par déstabiliser suffisamment certains pays arabes, tels l’Égypte et le Maroc, pour que leurs dirigeants fassent pression sur George Bush en faveur d’un arrêt de la guerre.Il peut espérer que la vague de terrorisme prendra de l’ampleur, en Europe ou dans le monde arabe.Il peut tabler sur un revirement soviétique en faveur de l’Irak, qui correspond à ce que souhaite une bonne partie de l’état-major de l’Armée rouge.» S’adressant à la presse, jeudi dernier à Jérusalem, le professeur Baram a expliqué que cette « stratégie à plusieurs faces » se heurtait, cependant, à la progression de la coalition sur le terrain.« Saddam fait face à des choix difficiles.Je l’imagine réfléchissant sur deux options, dit le professeur.Il peut ordonner à ses troupes de tenir coûte que coûte, escomptant que le nombre de tués américains sera vite insupportable pour le gouvernement des Etats-Unis.Mais il devra alors autoriser ses commandants à utiliser l’arme chimique sur le front saoudien.Ce n’est pas une décision facile ni automatique.Durant la guerre avec l’Iran, les Irakiens ne l’ont utilisée que lorsqu’ils étaient en position défensive et uniquement sur le territoire de l’Irak, sur le thème de la nécessité absolue de la défense de la .patrie.Cette fois, il sait que la réplique de la coalition peut être foudroyante.Cela changera le cours de la guerre et sans doute les objectifs des alliés.» « Mais toute la rhétorique du régime est de dire que le Koweït est la 19e province et qu’il doit donc être défendu comme partie intégrante du territoire national.C’est une argumentation qui — le précédent iranien aidant — va dans le sens de l'utilisation de l’arme chimique contre les alliés.Très vite, il va devoir choisir parce que, très vite, ses commandants vont lui dire que les premières lignes commencent à craquer.» Mais Saddam Hussein peut toujours se décider à retirer ses troupes du Koweït en espérant qu’un tel mouvement arrêtera la guerre, remarque le professeur Baram.Le président irakien, a-t-il dit en substance, n’ignore pas que M.Bush tient à agir dans le cadre d’une légitimité internationale, celui du mandat que lui confèrent les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU : elles limitent strictement l’usage de la force à la libération du Koweït.Un retrait irakien obligerait quasi automatiquement les pays arabes de la coalition — et sans doute aussi la France — à rappeler leurs forces.On serait alors, souligne cet expert, dans une tout autre dynamique politique et militaire : « Elle impose à Saddam de conserver l’essentiel de la fa- meuse Garde républicaine — 100 000 hommes au moins, près de 1000 chars, un esprit de totale loyauté au président irakien — qui serait alors absolument nécessaire pour assurer la survie du régime dans un pays dévasté.» « Saddam, conclut le professeur’’, pourrait raisonnablement présenter un tel mouvement comme une vic-1-toire », en se retirant avec une bonne ; partie de son armée, après plusieurs semaines de résistance contre une formidable coalition militaire.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde en 1892 55 St Jacques Montréal.Québec Canada.H2Y 3X2 Télex 05 268656 Fax \ • ioms 1 wrnmp»s iA^'3-20 Thunder Bay •13/23 Sault Sta.Mans -11/-22 2T3 ^/Windsor | Chicago .5.13 •3/* 12 Situation générale: un air froid provenant du nord-ouest a envahi le Québec la nuit dernière et y demeurera au moins jusqu'à demain.Consolation cet air froid et sec maintiendra du beau temps sur la plupart des régions du Québec aujourd'hui et demain MONTRÉAL Ensoleillé avec passages nuageux.Vents modérés par moments Max.: 7, Aperçu pour demain: encore ensoleillé avec des passages nuageux LEVER DU SOLEIL 7 h 02 COUCHER: 17 h 15 QUÉBEC Abitibi et Témiscammgue de même que les réservoirs hydroélectriques Cabonga et Gouin ensoleillé avec passages nuageux et froid Max 14 Demain, le ciel sera encore ensoleillé avec des passages nuageux Pontiac.Gatineau e! vallée de la rivière Lièvre ensoleillé avec passages nuageux et froid Venls modérés par moments Max 10 Demain sera à nouveau ensoleillé avec des passages nuageux Laurentides ensoleillé avec passages nuageux et froid Venls modérés par moments Max 10 Le ciel de demain s'annonce encore ensoleillé avec des passages nuageux Hull-Ottawa, Cornwall ensoleillé avec passages nuageux Venls modérés par moments Max 7 Aperçu pour demain encore ensoleillé avec des passages nuageux Trois-Rivières.Drummondville el Québec ensoleillé avec passages nuageux el froid Venls modérés par moments Max 8 Demain, le ciel sera encore ensoleillé avec des passages nuageux Condos à vendre Estrie el Beauce: ensoleillé avec passages nuageux Vents modérés par moments.Max.: 7 Probabilité de précipitations: 20 % Demain s'annonce à nouveau ensoleillé avec des passages nuageux La Tuque, Lac-Saint-Jean.Saguenay el réserve lau-nique des Laurentides: ensoleillé avec passages nuageux el froid Vents modérés par moments.Max.: 13.A nouveau demain, le ciel sera ensoleillé avec des passages nuageux Charlevoix, Rivière-du-Loup, Rimouski et vallée de la rivière Malapédia: ensoleillé avec passages nuageux el Iroid Vents modérés par moments Max : 10 De- main, le ciel doit être encore ensoleillé avec des passages nuageux Sainle-Anne-des-Monls et parc de la Gaspésie: ensoleillé avec passages nuageux Possibilité d'averses de neige le long de la côte.Froid.Venls modérés causant de la poudrerie Max 10.Probabilité de précipitations: 30 % Demain s'annonce à nouveau ensoleillé avec des passages nuageux Gaspé el parc Forillon: ensoleillé avec passages nuageux el froid.Max 9 Au menu de demain: encore du temps ensoleillé avec des passages nuageux Baie-Comeau et Sept-Ules: ensoleillé avec passages nuageux el Iroid.Tôt.ce malin, il y a possibilité d'averses de neige Vents modérés par moments Max.: -13.Probabilité de précipitations: 30 % Du soleil, avec des passages nuageux, est encore prévu pour demain Basse-Cole-Nord, île d'Anticosti, secteur de Natash-quan et à l'ouest de ce dernier secteur: ensoleillé avec fréquents passages nuageux Froid Possibilité d'averses de neige Max : 12 Probabilité de précipitations 30 % La journée de demain, mardi, se déroulera sous un ciel variable Secteur à l'est de Natashquan la matinée permettra des averses de neige dispersées; par la suite, ce sera ensoleillé avec des passages nuageux Max 10 Probabilité de précipitations 40 %.Aperçu pour mardi: ciel variable Source: Environnement Canada PRÉS HOPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT Condominium de prestige, tour du Méritas, 6ème étage, vue dégagée et superbe sur ville el boisé protégé, lumière.Intérieur f 500 pi.ca plus terrasse près de 400 pi ca .2 s/bams.2 garages intérieurs.Tous services incluant saunas, piscines intérieure et extérieure, bain tourbillon, salle d'exercices Construction de qualité, concierge résident, copropriétaires responsables, sécurité, contort, proximité de toutes artères.Libre immédiatement.Prix: 210 000 $ Sur rendez-vous: jour 987-3838, soir 388-2704.Chalets à louer SUTTON 5 mm.de marche du centre de ski alpin el de fond.2 c.c.350-$/sem.1250$/mois.984-0423.Maisons de campagne à louer POINTE-AU-PIC Maison neuve, entièrement meublée, 2 chambres, vue panoramique sur le neuve, de juin à oct.2 000 S/moiS 418-6663063,6666446 Terrains à vendre DOLLARD-DES-ORMEAUX 6 terrains.Tony: 253-3322 ou 322-0578.PARIS-CHERCHE A LOUER Maiouiuin App 2 pces minimum, 6 mois à 2 ans.meublé eu semi-meublé 524-2516 — 1- texte et m.en s.de Michael Bawtree, avec Monique Leyrac, mar.au sam.à 20h CHAPLIN: 775 est Mont-Royal, Montréal (521-0252)— Céline Déllsle, auteure-compositeure-inter-prète.les jeu.ven.sam.à 21 h.30, jusqu'au 16 tév.CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Montréal (270-7848)— Les Lundis Juste Pour Rire à 20h.30 ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario.Montréal (526-6582)— Carmen Jolin chante Parade Sauvage, production du groupe La Veillée, du 12 au 16 lév.à 20h 30 ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Monlréal (521 -4191 )— • Célestine là-bas près des tanneries au bord de la rivière • adaptation el traduction de Fernando de Rojas, Michel Garneau, m.en s.Jean As-selin, du 15 janv.au 16 fév, mar.au sam.à 20h.(en prolongation du 19 au 23 lév.) HÔTEL DE VILLE ST-LAURENT: St-Laurent— Soirée littéraire, un auteur se raconte, avec Jacques Godboul, le 11 fév.à 20h.MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin de la Côle-des-Neiges, Montréal— Récital de Julie Holtzman, le 12 lév.à 20h.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario.Montréal— Cinéma: Laurence d’Arabie, le 12 fév à 14h — Autour de Scott Joplin, récital de Mimi Blais, pianiste, le 12 fév.à 20h.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal— Cinéma: La société des poètes disparus, le 12 fév.à 20h.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-Les mardis graves 11.musique actuelle avec André Duchesne.Claude Fradette.Francis Grandmon! et Rémi Leclerc, le 12 fév.à 20h.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Monlréal (288-7211)— .Un sola dans le jardin • création du Théâtre Niveau Parking, m en s.Michel Nadeau, du 13 tév au 3 mars, sam.20h.,dim.15h.MAISON THÉÂTRE ANNEXE: 5066 rue Clark.Montréal (288-7211)— > Jouons avec les livres • de Jasmine Dubé, m.en s.Marc Pache et Jasmine Dubé, coproduction du Théâtre Bouches Décousues et Communication-Jeunesse, du 6 au 24 tév., sam.et dim.13h.et 15h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— La Saint-Valentin, lêle des Amis du Musée, le 11 lév.de 15h.à 20h.RISING SUN: 5380 St-Laurent.Montréal (278-5200)— Brasal Blue Monday avec Angef & The Bad Boys, le 11 tév.SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— • Tauromaquia > texte de Simone Chartrand et Antoine Laprise, dir.et m en s.Philippe Soldevila, production du Théâtre Sortie de Secours, du 13 tév.au 9 mars à 20h 30 SALLE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— * Jeune homme en colère > de John Osborne, m.en s.Claude Poissant, à compter du 18 janv.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— OSM matinée Shell, danse la musique, dir.Richard Hoenich, les 11-12 tév.à 10h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— Combos de jazz, dir.Kevin Dean, le 11 fév.à 20h.SALLE REDPATH: 3461 McTavish.Montréal— Heather Howes, flûte.Zabel Manoukian, piano, oeuvres de Donizetti.Mozart, Messiaen.Kuhlau et Glick, le 11 lév.à 20h.STADE OLYMPIQUE: Montréal- L’Observatoire de la lour du Slade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.à 18h.mar.au dim.10h à 18h — pour renseignements: 252-8687 STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÊ: Pavillon Judith-Jasmin, 405 est Ste-Catherine, Montréal (987-3456)— • Entre le dire et le taire > création de Martine Chagnon.étudiante finissante en art dramatique.du 13 au 16 lév.à 20h 30 THEATRE BISCUIT: 221 St-Paul O.Vieux-Montréal (845-7306)— * Concert » spectacle de marionnettes, sam.dim.à 15h.jusqu’au 10 juin THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau.Monlréal (523-1211)— ¦ Les reines » de Normand Chaurelte, m.en s.André Brassard, du 18 janv.au 10 lév., mar.au sam.20h„ dim.15h.(supplémentaires du 12 au 16 tév.) THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique, Monlréal (844-6084)— Le Théâtre de l'Avant-Pays présente .Impertinence ¦ dans une m.en s.de Michel Fréchette, du 13 lév.au 3 mars, mer.au sam.à 20h.dim.à 15h.THEATRE ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381 )— « Dans la solitude des champs de coton > de Bernard-Marie Koltès, m.en s.Alice Ron-fard, en prolongation du 12 au 17 lév.à 20h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (642-2112)— L'Orchestre de chambre McGill, dir.Alexander Brott.Oscar Shumsky, violon, Eric Shurnsky, alto, oeuvres de Mozart, le 11 tév.à 20h.30 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— < Peer Gynt • d’Henrik Ibsen, m.en s.Jean-Pierre Ronfard, du 22 janv.au 16 fév., mar.au ven.20h„ sam.16h.et 21h.THEATRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Monlréal— < Hosanna > de Michel Tremblay, m.en s.Lorraine Pinlal, du 21 janv.au 16 fév., mar.au sam.à 20h„ dim.à 1 Sh.(prolongation du 17 fév.au 1er mars, le ven.1er mars 20h.et 24h.) THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montréal (844-1793)— Le Théâtre du Rideau Vert MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.LUNDI 11 FEVRIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 • sonates à 3 et à 4 (J.F.Fasch) • symphonie op.37 no.3 G.517 (Boccherini) • symphonie no 4, 2e et 3e mouvements (Schubert) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto en do pour flûte et harpe K.299 (Mozart) • symphonie no 102 (Haydn) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 présente t Le pain dur > de Paul Claudel, m.en s.Michèle Magny, du 22 janv.au 16 lév., mar.au ven.à 20h., sam.16h.et 21h., dim.à 15h.THÉÂTRE ST-DENIS: 1594 St-Denis, Montréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel Sfchônberg, du 17 janv.au 14 avril, fr mar.jeu.sam.dim.20h„ matinée sam.à 14h., angl mer ven.20h., dim.14h UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal- Salle B 421 : Classe de flûte, Robert Langevin, le 11 fév.à 17h.— Salle B 484: Com-bos-Jazz, McGill et université de Montréal, le 11 lév.à 20h.THÉÂTRE DE L'ILE: 1 rue Wellington, Hull (819-595-7455)— « La Coupe Stainless.du 16 janv.au 9 mars A SURVEILLER Les Accordâmes, organisme qui contribue au maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie, est à la recherche de bénévoles.Rens.: 279-4510.¦ Fin de semaine sur la « Guérison intérieure 1 », animée par le père Guy Jalbert à la Maison de la Miséricorde, du 15 au 17 février, et « Guérison intérieure II », du 12 au 14 avril.Inscr, : 889-4100.¦ Atelier d’initiation à l'ennéagramme animé par Marie-Anne Quennevlle, du 15 février au 17 février, au Centre St-Pierre, 1212 rue Panet à Montréal.Inscr.: 524-3561, poste 303.¦ Série de conférences : « Parents efficaces » débutant le lundi 18 février de 13 h à 15 h, au CLSC Lac-Saint-Louis, 145, av.Cartier à Pointe-Claire.Kntrée libre.Ré-serv.: 697-4110.¦ Petit-déjeuner conférence animé par M.Clément Gignac, conseiller économique principal a la Banque Nationale du Canada, sur le thème : « La situation économique au Québec », le mercredi 13 février a 8 h à l'Hôtel Shangrila, Grand Salon, 3407 rue Peel.Réserv.: Caroline Verge au 842-3261 ou Luc Douville au 281-4069.¦ L’Institut Allan Memorial de l'Hôpital Royal Victoria inaugurera les portes du manoir historique Ravenscrag, nouvellement restaurées par Paul Don.La cérémonie se tiendra le mardi 12 février à 12 h, au 1025, av.des Pins ouest.Rens.: Diane McPeak au 843-1560.Ce soir à 19 h, le Conseil des travailleurs et travailleuses de Montréal métropolitain (FTQ) vous invite à une soirée d'information concernant le développement de la région montréalaise, au 2100 rue Papineau, 2e étage.¦ Ce soir à 19 h 30, conférence sur la planification d’un jardin de plantes vivaces avec Stuart Robertson de la Gazette, à la Bibliothèque municipale Dorval, 1401 chemin Bord du lac à Dorval.Kntrée libre.Rens.: 633-4170.¦ Le Collège Montmorency à Laval offre une causerie sur « Partir en affaires » et « Voyages en Chine », le mardi 12 février à 19 h 30, au 475, boul.de l’Avenir.Rens.: 667-8821, poste 441.Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; à l’Université de Montréal, Pavillon principal, Aile U-l, 2900, boul.Edouard-Montpetit, de 10 h à 16 h; à l’Hôpital Rei-ne-Élizabeth, Salle Griffith, 2100 rue Marlowe, de 13 h 30 à 16 h 30; à Melocheville, Parc achéologique de la Pointe du Bris-son, 333 rue Émond, de 14 h 30 à 20 h 30, et à Boisbriand, École Notre-Dame de Fatima, 287, chemin GrandeCôte, de 15 h à 20 h 30.Rens.: 937-2790.¦ L’écrivain et cinéaste Jacques Godbout sera l’invité de la prochaine édition des soirées littéraires « Un auteur se raconte », ce soir à 20 h, à l’Hôtel de ville de Saint-Laurent.Rens.: 744-7305.¦ Le point de service Outremont du CLSC Côte des-Neiges offre une série de 8 rencontres pour parents d'adolescents animées par Mme Renée Laferrière, débutant le 18 février de 19 h 30 à 21 h 30 Rens.: Josée Bédard au 270-1536.¦ Ceux et celles qui s’interrogent sur leur évolution spirituelle et qui veulent intégrer leur spiritualité dans le quotidien de façon responsable et consciente sont invités à assister à une soirée d’introduction au centre de la philosophie universelle, les 11,13,18 et 20 février à 19 h 30.Confirm.: 483-2346.¦ L'Association des parents et amis du malade mental Rive-Sud invite ses membres à venir échanger entre eux, dans un contexte informel et amical, pour faire plus connaissance, le jeudi 14 février de 13 h à 16 h et de 19 h a 21 h, au 1608 rue Brébeuf, app.2 à Longueuil.Rens.: 677-5697 ou 677 0397.¦ Le Centre diocésain de formation de l'Archevêché de Montréal offre une session intitulée : « Donner la vie.donner la mort », les lundis soirs 18,25 février et 4 mars.Inscr.: 931-7311, poste 259.¦ Le président de l’Association des professionnels en commerce international, M.Louis E.Beaulieu, sera le conférencier invité du prochain déjeuner de formation continue de l’Association des professionnels de la communication, qui aura lieu le mardi 12 février prochain, au salon 3 du Centre Sheraton, 1201, boul.René-Lévesque ouest, à compter de midi.Réserv.: Angella Moroni au 499-9001.En février Mois du coeur FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC Donnez généreusement Augmentez vos chances contre Vennemi numéro 1.440 boul.René-Lévesque Ouest, Bureau 1400 Montréal (Québec) ti2Z1V7 Tél.: (514) 871-1551 ou 1-800-361-7650 (Siège social) La télévision du lundi soir en un clin d’ocil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) «Si Montreal 17h30 / Ce soir La course Europe-Asie Un signe de feu g Dallas g Le Téléjoumal g Le Poi nt / météo/sport L’heure G Cinéma rspi WCAX (CBS) LmJ Burlington News News g The Golden Girls Evening g Shade Major g Dad Murphy g Brown Designing Women g Face to lace with g Connie Chung News America tonight The Arsenlo Hall Show res WPTZ(NBC) Plattsburgh News News Ç Jeopardy! A Current Affair g The Fresh Prince .g Blossom g Cinéma : Perry Mason : The Case ol the Maligned Mobster—Am.91 Avec Raymond Burr News The Tonight >how CBMT (CBC) Montréal Newswatch Country Canada Max g Glick The Fresh Prince .g Degrassl High g Mom P.I.g Designing Women g The National g The Journal News Newhartg Kate & g Allie CD KT’ Le TVA ?Montréal Charivari Entre chien et loup g Les héritiers du rêve L’or du temps g AdLib Le TVA g réseau 23h50/Mongraln de sel cfcf(ctv) Wj Montreal Puise Entertainment Tonight Rescue 911 g Murphy g Brown Cinéma : Deadly lntentions.Agaln —Am.91 g Avec Harry Hamlin et Joanna Kerns News g News The Arsenlo Hall Show m TVS (Télé Francophones Des chiffres etoesieures La cuisine des anges Le journal defiü Latitude sud Expédition pèche Comédie d’un soir ; On ne badine pas avec l'amour Destination le monde Le journal de A2 m ar ¦’ Passe- Partout Téféservtce Omni g science National Geographic g Globe-Trotter Nord-Sud Médecine apprivoisée Québec Inc.Cinéma : Domicile conjugal—Fr.70 Avec Jean-Pierre Léaud et Claude Jade dBSif" Musique vidéo Fax: L'Infopfus Rock Velours : VJ : Sonia Benezra Musique vküo Rock en bulle 21h15 / Musique vidéo WVNY (ABC) Burlington News g Alt Perfect Strangers MacGyverg Cinéma : Deadly Intentions.Again ?—Am.91 g Avec Harry Hamlin el Joanna Kerns News g Nlghtline Love Connection us SS 19 h / Muchwest Fai Blg Ticket / Red Hot and Blue Vldéoclips Spotlight / D.Lee Roth Test Pattern VERMONT ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newsbour The Nightly Business.Vermont Report Travels The Civil War (3e/5) g The Making of the civil.,.Cinéma (23h40) rôc) 4-SAISONS Montréal La roue chanceuse Zizanie Salle des nouvelles Dossiers mystères Cinéma : La mort mystérieuse de Nina Chereau Am.88 —Avec Maud Adams et Scott Renderer Le Grand Journal g Sports Plus Elle écrit au meurtre (§7) WCFE (PBS) 3-2-1 ?Contact The Nightly Business.The MacNeiLLehret Newsbour Mystery ! The Poirot II: g The Lost Mine Mystery! ThePolrolII:g Tne Comlsh Mystery Great Performances : Dance In America:.The Avengers Cinéma CULTURE ET SOCIETE Montréal, lundi 11 février 1991 MUSIQUE / chronique Jouer dans File avec Bach et Haendel Marie Laurier DEPUIS 16 ans, le Studio de musique ancienne de Montréal se consacre au rayonnement de la musique ancienne en interprétant ce répertoire sur des instruments d’époque ou des copies fidèles.Fondé en 1974 par Hélène Dugal, Réjean Poirier et Christopher Jackson, ce dernier directeur artistique avec la collaboration de Chantal Rémillard, le groupe occupe une place de choix au sein de notre vie musicale.Les Montréalais seront en mesure de le constater en assistant à l’un ou l’autre des concerts de la tournée Jouer dans l’île avec les 45 musiciens ! du studio — 15 cordes, 2 flûtes, 2 hautbois et 1 basson, 18 choristes et 4 solistes — du 22 février au 3 mars.Au programme : des oeuvres de Bach et 11 aendel, deux figures de proue de la musique baroque.Les prochains concerts ont lieu le 15 février à la Maison de la culture Maisonneuve, le 17 février à Montréal-Nord et le 14 mars à Lachine.Le programme Jouer dans l’île est une initiative de la CACUM (Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal).Renseignements : 280-3580.Nouveau Trio de la SMCQ LA SOCIÉTÉ de musique contemporaine du Québec a récemment lancé un nouvel ensemble, le Trio de la SMCQ qui se produira pour la première fois dimanche prochain, 17 février à 15 h au théâtre Paul-Desmarais du Centre canadien d’architecture.Trois jeunes artistes font partie de ce tout nouveau détachement de la société.Flûtiste solo associé à l’OSM, Robert Langevin est également membre de Musica Camerata, Louise-An-• drée Baril, soliste de musique de chambre, fait notamment partie de Trio Plus et Louise Trudel, violon-celle-solo associée à l’Orchestre Métropolitain, enseigne à l’Université du Québec à Montréal.1 ,a création de ce nouvel ensemble répond à la volonté du directeur artistique de la SMCQ, Walter Boudreau, de diversifier le mode de présentation et d’encourager les membres de la société, tous aguerris à la musique contemporaine, à présenter un répertoire soliste trop peu connu.Pour ce premier concert, le Trio de la SMCQ présente un programme composé exclusivement de musique québécoise très récente : Suite privée (1988) de Denis Gougeon, In The Wake (1985-1988) de Tim Brady et en création, Les réflexions de Piro-dotto ! (1991) de Gilles Bellemare et Tierces en rondo (1990) de Isabelle Panneton.Réservations : 843-9305.Symphonia de l’OSM UN BÂTON de chef d’orchestre autographié par Charles Dutoit, un dîner en compagnie de ce dernier et de sa femme Marie-Josée Drouin, un mariage à la chapelle du Sacré-Coeur de la basilique Notre-Dame, une mousse de foie de volaille ou un gâteau opéra cuisinés par un musicien, voilà autant de gâteries que vous pouvez vous procurer lors du radiothon annuel de l’Orchestre symphonique de Montréal cette prochaine fin de semaine, les 15 (de midi à 22 h), 16 (de 8 h à 23 h) et 17 février au Centre Eaton.Cette neuvième édition de Symphonia où le public montréalais est invité à acheter des primes en consultant un catalogue, sera radiodiffusée sur les ondes de CIEL-MF, CFQR-FM et CFCF-AM dans le but de renflouer l’orchestre.La Saint-Valentin en musique LES CONCERTS de la série Provigo Pops de l’OSM mercredi et jeudi, 13 et 14 février ont pour thème l’amour chanté par Manon Robert, Michel Comeau et Charles Prévost et les musiciens dirigés par Marc Fortier.Au programme : des airs de Paris, Hollywood, Nashville, Montréal, Rome, New York et les compositeurs pop qui ont célébré ces grandes villes.Bag time classique LES JEUNESSES musicales du Canada veulent faire découvrir le côté classique du rag time aux amateurs de ce genre de musique en présentant en récital la jeune pianiste Mimi Blais dans un répertoire de Scott Joplin, Claude Debussy, Eric Satie et autres compositeurs davantage classiques que populaires.Demain soir à la Maison de la culture Frontenac.Mimi Blais a déjà produit un disque avec la percussionniste Marie-Josée Simard et effectué deux tournées pour les J MC comme membre du Duodynamik.Au festival Scott Joplin du Missouri, le musicologue Ed Berlin de New York l’a surnommée « the New Queen of Rag Time ».y T* 51 PHOTO ARCHIVES Un concert de Bach et Haendel au Studio de Musique ancienne de Montréal À la redécouverte des courts métrages Odile Tremblay UNE PINTE de sang neuf, un miroir multiforme de notre société, la voix de la relève du 7e art, c’est ce que se promettaient d'être les Fictions 16/26.Vendredi et samedi soirs derniers, onze d’entre elles étaient présentées, pour la plupart en primeur, aux Neuvièmes rendez-vous du cinéma québécois.Et les cinéphiles attendaient leur projection de pied ferme.Dans la salle, nombreux étaient les aspirants scénaristes à avoir tenté leur chance dans une aventure remontant à 1989.Rappelons toute l’histoire.Cette année-là, main dans la main, la Société de radio télévision du Québec, Téléfilm Canada, la Société générale des industries culturelles et l’Office national du film lançaient en grandes pompes un projet conjoint.Sur la table : 5 millions $ destinés à financer 16 courts métrages de 26 minutes.Le programme visait surtout les jeunes scénaristes (75 % d’entre eux devaient avoir moins de 36 ans).Et la réponse fut enthousiaste : 533 scénarios.Les 16 textes gagnants ont été tournés depuis, parfois par des jeunes réalisateurs, parfois par des cinéastes chevronnés.Au cours des prochains jours, Les rendez-vous du cinéma québécois afficheront à leur programmation plusieurs des onze courts métrages complétés à ce jour.(Vérifier au programme du festival.) Comme on pouvait s’y attendre, il y a de tout dans ces fictions 16/26 : du meilleur comme du pire.L’éternelle dualité femmes fortes/hommes inconsistants, chère à notre cinéma québécois, est plus omniprésente que jamais.Sur les onze films que j’ai visionnés, un seul, Diogène de Michel Brault montrait un personnage masculin pourvu d’une quelconque épine dorsale.Ailleurs, les figures feminines occupaient et crevaient tout le devant de la scène.Les jeunes filles, surtout.Car l’univers houleux de l’adolescence a inspiré un grand nombre de scénaristes.Sur ce thème, je vous recommande tout particulièrement On a marché sur la lune, un vrai petit bijou de finesse et d’ironie douce.Le scénario est signé José Fréchette (à qui on doit notamment l’excellent roman Le père de Lisa).Johanne Présent est la réalisatrice.On y voit la jeune Marie-Andrée, le jour même de l’alunissage d’Apollo, croquer sa première pilule contraceptive, jeter joyeusement son enfance par-dessus les moulins et faire sa première escapade avec un J ules.C’est frais, léger, tendre et interprété avec un naturel désarmant par Julie Deslauriers et François Chénier.Un des clous des Fictions 16/26.Sur un scénario de Geneviève Lefebvre, Pierre Mignot a filmé une grappe de jeunes filles en fleurs dans Les Amazones Elles ont 20 ans, elles sont quatre et elles échangent dans leur appartement leurs rêves, leurs peines, leurs idées.Le film est vivant, parfois inégal, mais il y a des scènes charmantes, des confidences chuchotées, des fous rires, des moments d’ombre et une caméra mouvante qui vient capter leurs secrets, leurs soupirs, dans un climat d’intimité comme une serre chaude.Beaucoup plus corrosif est le Vacheries de Marcel Jean (dont il signe aussi le scénario).Sa jeune fille à lui est une campagnarde meurtrière qui rumine de sombres jalousies et rêve de vengeance.Or, l’étudiant engagé comme garçon de ferme a eu l’heur de déplaire à la justicière .L’his toire est servie sur fond d’humour noir avec une charge de regards incendiaires que l’excellente comédienne Anaïs Goulet-Robitaille décoche à la ronde.C’est bien mené, bien joué et joyeusement immoral.La question ethnique a fait couler encre et pellicule.Avec plus ou moins de succès d’ailleurs.La manière des blancs de Bernard Émond raconte les tribulations d’un jeune Inuk et d’une vieille dame blanche (Juliette lluot) abandonnée par les siens.Mais ces deux errants ne parviennent pas à nous intéresser vraiment à leur sort.Le film manque d’allant.Alice au pays des Merguez reprend à son compte le thème du choc des cultures.Bruno Carrière signe là une petite comédie à la main un peu lourde mettant en vedette Danièle Panneton.Elle joue la serveuse d’un restaurant tunisien que le patron veut marier à son frère.Mais tout cela dégage un parfum de caricature qui ne creuse pas beaucoup le sujet.Je lui ai préféré de loin Moïse d’Howard Goldberg (sur un scénario de Michelle Allen), avec son histoire de bébé déposé à la porte d'un couple de Juifs hassidiques, avec son humour léger, avec le jeu de Pascale Bussières surtout qui incarne tout en intériorité une jeune mère indécise.Sur le plan caméra, La nuit tous les chats sont gris est, à mon avis, le court métrage le plus intéressant de la série.Nouveau venu de 22 ans, Jean-Philippe Duval a écrit le scénario et réalisé ce film qui s’amuse de vertigineux changements d'angles, jongle avec des écrans vidéo, bouge tout le temps comme un mobile.Le scénario manque par contre un peu de profondeur.L’intrigue nous entraîne dans un immeuble à condos où s’est glissé un intrus.Sur un rythme trépidant.Diogène de Michel Brault explore • le thème éternel du vieux capitaine cramponné à la barre de son navire en perdition.Grégoire Laiiteigne refuse d'abandonner son kiosque à journaux que la ville veut démolir.Paul Hébert, avec son jeu tendre et bougon, porte littéralement le film sur ses épaules et nous offre une vraie performance d’acteur.Au fond, toutes ces Fictions 16/26 permettent d'explorer les avenues peu fréquentées du court métrage.Comme la nouvelle, face au roman, les films courts veulent cesser d’être à la remorque du long métrage.Il y a une dynamique vivante et pétillante propre à la brève capsule que la plupart des 16/26 révèlent brillamment aujourd’hui.Si vous manquez ces films aux Fendez vous du cinéma uébécois, surveillez votre petit cran l’automne prochain.Les 16 courts métrages seront de la programmation de Radio-Québec.Mummenschanz : vingt ans sous les camouflages Catherine Caron LA CÉLÈBRE troupe de mime suisse s’arrêtera à Montréal, les 13, 14, 15 et 16 février prochains, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.Chose certaine, on ne naît pas Mummenschanz, on le devient, pendant deux ou trois années de sa vie d’artiste.Des années où le mime atteint un maximum de visibilité et de reconnaissance avec un maximum d’anonymat et de camouflage.C’est la magie des immenses costumes, créés par Floriana Frassetto, qui enveloppent, dépersonnalisent, décuplent les corps et distribuent les formes à travers le plastique, le polyéthylène, ou tout autre matériel.« Ce n’est pas vraiment une cachette, précise Barbara Karger.Ça semble cela vu de l’extérieur.Mais à l’intérieur de ces costumes, il nous faut être tellement grand et précis dans tous nos mouvements et nos émotions que parfois on se sent encore plus nu que si on avait notre visage pour montrer les choses.Il faut une très grande force d’expression.Je ne me sens pas du tout camouflée.» Il s’agit là de véritables masques corporels sculptant l’espace et captant la lumière.En cela, il faut parler d’un art du masque (d’inspiration orientale) plus encore que de simple mime au sujet de leur travail.« Le costume devient une seconde peau.» La peau d’une créature in I humaine, force mouvante et ase- Pendant que Andres Bossard, Ber-nie Schurch et Floriana Frassetto, les fondateurs de Mummenschanz, sont présentement à Zurich en train de concocter le prochain spectacle, la progéniture mummenschanzienne parcourt la planète.Barbara Karger, Peter Locher et Thomas Prattki représentent sinon la huitième génération, le huitième trio ambassadeur du célèbre nom.Toute une résonance dans la carrière de ces artistes du silence.Entre Rome et Paris, ils ont côtoyé les maîtres : Marcel Marceau, Roy Bosier, Jacques Lecoq, Allesan-dro Marcchetti.Fondé en 1969, révélé en 1972 lors du Festival d’Avignon, Mummenschanz promène maintenant depuis 1989 ce spectacle, la rétrospective de ses vingt années d’existence.Mummenschanz, des artistes du silence.xuée.Voilà une forme d’art qui transcende non seulement les barrières du langage mais également les stéréotypes sociaux.Barbara Karger précise cependant qu’elle réintègre son identité de femme « dans la seconde partie du spectacle où il y a des numéros qui concernent justement les relations entre hommes et femmes».Parce que cet univers créé par les « masques de la chance » (Mummenschanz) concerne quelque chose et n’est pas purement abstrait et fantaisiste ?Tort à celui qui associe l’abstraction à un vide plutôt qu’à l’épuration d’un thème exprimé dans ses lignes extrêmes.Pensons à ce numéro où le groupe explore des créatures sans têtes ou avec têtes flottantes, perdues, enflées ou en option.Il faut justement garder en tête que Mummenschanz descend d’une tradition européenne d’animation populaire.Ce qui les éloigne du travail avant-gardiste d’un Robert WiLson ou du chorégraphe Alwin Nikolais, par exemple, qui excellent tous deux dans l’expérimentation abstraite.Leur univers est clairement celui du spectacle et de la communication.Par ailleurs, pourquoi tant de silence ?Pourquoi n’utUise-t-on aucun environnement sonore ?« C’est pour une raison pratique, explique Barbara Karger.Nous aurions besoin de musiciens sur place parce que nous changeons les choses et le rythme un peu tous les soirs, tout dépendant du public.L’autre raison est que nous faisons du bruit avec nos costumes et développons ainsi, par nos gestes, notre propre rythme et notre propre musique.» À ses yeux, « le mime au visage blanchi à la Marcel Marceau dans PHOTO CHRISTIAN ALTORFER.SCHWEIZ les années 70 est passé maintenant.On en a fait le tour.Par contre, cela demeure une excellente base de création surtout si on la confronte à d’autres formes d’art comme la danse ou le théâtre afin de générer de nouvelles choses.» Les vingt dernières années, Mummenschanz en témoigne de plus en plus, ont consacré la forme hybride et la contagion entre les arts.Nouveau signifie souvent plus extravagant, plus laborieux, moins spontané peut-être.« Il faut néces-! sairement se développer, changer d’étape, sinon c’est l'ennui, la répétition.» Mais l’artiste conçoit que certains puissent garder la nostalgie de leur premier contact mummens-chanzien, à l’époque plus minimaliste où ils faisaient des merveilles avec rien.Mummenschanz, c’est beaucoup une question de première fois, d’enfance du regard.Entre Barbara et la femme-chat, Marie Carmen en quête d’identité Sylvain Cormier Marie Carmen En spectacle au Club Soda OCTOBRE, mois des premières.Février, mois des dernières.Comme Laurence Jalbert une semaine plus tôt, Marie Carmen concluait sa longue et fructueuse tournée provinciale par un nouveau séjour dans la métropole, alors qu’elle présentait à partir de jeudi au Club Soda la version aguerrie d’un spectacle né quatre mois auparavant dans le très guindé St-Denis II.Avec plus de 60 représentations derrière sa petite cravate rouge, Marie Carmen se devait d’éblouir, mais l’agréable soirée passée en sa compagnie n’a laissé qu’une empreinte légère, au lieu des traces indélébiles pré requises dans une salle aussi in flammable que le Club Soda.Ce ne sont pourtant pas les qua- lités qui faisaient défaut.Un répertoire pop de bon ton, parsemé de succès (C'est pas perdu, Possédés, T'oublier et surtout Dans la peau, qu’elle a chanté avant l’entracte et en rappel ), un charme indéniable qui tient autant à cette façon — assez provocante, merci — de dévisager longuement les spectateurs, ou’à une gestuelle féline qui évoque a la fois Kate Bush et Julie Newmar (la femme-chat dans Batman), le tout dans un spectacle intelligemment structuré où Marie Carmen met à contribution tous les éléments de sa courte carrière.D’aucuns estimeront prématurée la rétrospective des moments-clés de l’ascension d’une « jeune chanteuse pleine d’ambition qui a eu le front de sonner en pleine nuit chez Luc Plamondon » (Joue sur moi et Le monde est stone, sa chanson de Starmania), et qui a ensuite trempé dans la Vinaigrette de Marc Drouin ( Testament d'un amant), mais on avouera que cette récapitulation ajoute une dose appréciable de moelle à l’ossature du spectacle.Digne membre de la famille des BB (Marc Javelin et consorts), l’ancienne choriste de Claude Dubois et des anglophiles The Box s’entoure évidemment des meilleurs musiciens.Des pros sans peur et sans reproches, passés maîtres dans l’art difficile de la modulation, si rodés ue, par moments, ils semblaient rodés.Une remarque au passage, à l’intention du talentueux Alain Ricard : la cour est pleine de ces guitaristes supersoniques, émules d'Eddie Van Ilalen, qui parcourent le manche de leur six-cordes à quatre mains comme si leur salaire se calculait en notes/secondes.De grâce, n’en jetez plus, et prenez exemple sur la sobre prestation de Danny Jo-bidon, l'autre franc-tireur du groupe.Comme Laurence Jalbert, Marie Carmen étoffe son corpus avec un pot-pourri de versions, privilégiant celles que « mes rockers de grands frères chantaient pour m’endormir ».Outre l’inévitable révérence à Janis Joplin (une lecture très agressive de Move Over) et le coup de chapeau à Pag (Si tu voulais), ses points de repère sont aussi masculins qu’éclectiques (le Traffic de Lavilliers, le Chasse-galerie de Dubois et VAU Along The Watchtower façon Hendrix), un choix nettement moins justifiable que l'hommage de Jalbert à ses modèles féminins.Même si le public en redemande, on est à la limite du remplissage.À l’opposé, son interprétation de L'Aigle noir de Barbara, qu’elle intégrera à son prochain album, convainc en toute légitimité.Indéniablement, l’ensemble divertit, Marie Carmen plait, on passe un bon moment, mais on en retient si peu, le plaisir décanté est si volatile que l’on en ressort perplexe.Que penser, en effet, d’un spectacle qui rassemble tant d’éléments positifs et s’évapore sitôt exposé à l'air libre ?Sans doute que rien ne le distingue d’emblée, que la marque d’un style et d’une personnalité reste à établir.Marjo, Francine Raymond, Marie-Claire Séguin, Carole Laure, Laurence Jalbert et Mitsou, dont les mérites respectifs varient largement, ont ceci en commun qu'elles sont toutes parvenues à singulariser ce qu’elles donnent à voir et à entendre.Pour rejoindre le peloton de tête, Marie Carmen devra certainement cesser de se définir en fonction des Plamondon, Drouin et autres Javelin et, de là, laisser émerger une identité qui ne manquera pas de frapper les esprits.Car, l’essentiel est déjà en elle.Que Piaf chanterait du rock, fort bien.Mais que Marie Carmen chante Marie Carmen, mieux encore.PHOTO ARCHIVES Marie Carmen 1 12 M Le Devoir, lundi 11 février 1991 ÉDITORIAL Le grand bloc nord-américain LE CANADA participera donc, avec les États-Unis et le Mexique, aux négociations devant mener à la création d’une vaste zone de libre-échange de 360 millions d’habitants.En réalité, Ottawa n’avait guère le choix ; en restant à l’écart des pourparlers, il prenait le risque de marginaliser l’économie canadienne dans ce grand bloc nord-américain appelé à concurrencer la Communauté européenne et l’ensemble du Pacifique.Déjà, les gr oupes syndicaux fourbissent leurs armes, les mêmes qu’ils avaient déployées contre l’accord commercial canado-américain.Mais leur discours paraît aujourd’hui encore plus anachronique qu’hier.Car le Mexique, bien qu’il ait fortement développé son secteur énergétique, constitue toujours à plusieurs égards un pays en voie de développement qui n’a rien à voir avec les vilains Yankees (suivant le jargon des organismes internationaux, il serait classé à la frontière des pays ayant un bas-moyen et un haut-moyen revenu).En invoquant les pertes éventuelles d’emplois que subiront certains secteurs mous de l’économie canadienne, les représentants syndicaux semblent refuser au Mexique la possibilité qu’il progresse en misant sur les industries qui lui sont les plus facilement accessibles, celles justement qui exigent une forte intensité de main-d’oeuvre.Bref, le mouvenemt syndical oublie que le meilleur moyen pour les nations riches d’aider les pays du Tiers-Monde, et ceux qui sont faiblement industrialisés, n’est pas de jouer au bon Samaritain, mais d’appuyer leurs efforts visant à établir une base économique viable et d’éviter les entraves au commerce de leurs produits.?C’est dans une atmosphère empreinte de discrétion que le gouvernement de M.Mulroney a choisi d’annoncer la participation du Canada aux négociations trilatérales qui devraient commencer en avril et se terminer peut-être avant la fin de l'année.Échaudée par les vives controverses que le traité de libre-échange canado-américain avait suscitées et gravement affaiblie par une conjoncture politique qui la refoule au plus bas dans les sondages, l’administration conservatrice veut éviter les débats litigieux, d’autant qu’elle en a plein les bras avec la « redéfinition du Canada ».De fait, il n’y a pas lieu d’accorder à ces négociations plus d’importance u’elles n’en méritent, car la valeur des changes — incluant les investissements — entre le Canada et le Mexique s’élève à seulement 2,4 milliards $.Certes le potentiel de développement est énorme ; le commerce augmente annuellement à un taux d’environ 17 % depuis 1987.Malgré leur faible revenu, les 85 millions de consommateurs mexicains représentent donc un immense marché pour les entreprises canadiennes.Mais le Mexique restera encore longtemps un partenaire périphérique dans l’ensemble des relations commerciales du Canada.Y a-t-il lieu de craindre les faibles coûts de la main-d’oeuvre mexicaine et le déplacement possible d’entreprises là où la plus forte concentration du marché sera localisée, c’est-à-dire au sud ?Aider le Mexique non pas en jouant au bon Samaritain, mais en ouvrant nos frontières à ses produits Cette inquiétude pourrait être fondée si les pays imposaient déjà des droits de douane aussi nombreux qu’élevés aux frontières.Or, ce n’est pas le cas.Par exemple, plus de 80 % des exportations mexicaines vers le Canada en 1989 ont été admises en franchise.Les droits canadiens prélevés sur les importations mexicaines ne constituent pas vraiment un obstacle majeur à l’expansion du commerce puisqu’ils ne dépassent pas les 5 à 10 %.Curieusement, on observe à peu de chose près les mêmes pourcentages en ce qui touche les relations entre les États-Unis et le Canada.Quant aux bas salaires mexicains, ils ne reflètent en réalité que la faible productivité de la main-d’oeuvre.Il n’est donc pas sûr qu’ils opposent dans tous les cas une véritable concurrence aux produits canadiens, d’autant que selon l’Association des manufacturiers canadiens, les salaires représentent moins de 20 % des coûts directs de production au pays.?Ce qui ne veut pas dire qu’un éventuel accord commercial avec le Mexique n’aura pas d’impacts négatifs sur certains secteurs.Au Québec, l’industrie du vêtement et des textiles pourrait être affectée.Mais elle le sera sans doute davantage par le projet d’accord multilatéral du GATT — s’il est conclu — dont l’application renforcerait la concurrence venant des pays producteurs à bas salaires.Inéluctablement, il y aura des pertes d’emplois dans cette branche majeure qui fournit plus de 16 % de l’ensemble de l’emploi manufacturier.Vis-à-vis du Tiers-Monde et des nouveaux pays industriels, le Canada et ses grands partenaires commerciaux ne peuvent gagner sur tous les tableaux, en exportant sans limites des produits qu’ils sont de toute façon les seuls à pouvoir mettre sur le marché et en fermant leurs portes aux biens et services qu’ils s’avèrent incapables de concurrencer.Le Québec doit toutefois faire preuve de prudence en réclamant une phase de transition pendant laquelle des mesures appropriées seraient adoptées afin d’échelonner et d’atténuer les répercussions négatives tant sur le niveau de l’emploi que sur l’organisation des communautés monoindustrielles.Le gouvernement québécois a mis au point une stratégie en ce sens.Sur papier du moins.Mais il faudra aller plus loin, car il ne suffira pas d’éviter que le bateau coule ; pour le redresser et le mettre en route vers de nouveaux caps, il sera tout aussi essentiel d’accélérer le développement de secteurs de pointe et de veiller à la reconversion des localités victimes du déclin industriel.Les nostalgiques de l’autarcie doivent en prendre leur parti.Il n’y a plus d’économie nationale — pratiquement plus ; il n’y a qu’une économie mondiale.C’est l’aboutissement logique d’une croissance continue qui entraîne une richesse toujours plus grande — en terme de produit national brut, pour le moins.Le bilan global de cette expansion phénoménale du commerce international a été jusqu’à maintenant très positif.Il le restera dans la mesure où gouvernements, entreprises et employés prendront le temps de digérer les changements.ALBERT JUNEAU LETTRES AU DEVOIR La cécité des pacifistes ALORS QUE l’on parlait de paix, lui (Saddam) préparait sa guerre.Alors que l’on tentait de le raisonner, lui (Saddam) détenait en otages des milliers de ressortissants étrangers.Alors que l’on manifestait pour la paix dans nos rues, eux (les Irakiens) manifestaient en faveur de lui (Saddam) dans les rues de Bagdad.Alors que l’ON U l’exhortait à se retirer du Koweit, lui (Saddam) n’écoutait pas.Alors que l’homme (Saddam) avait en main toutes les données pour faire un choix éclairé, voilà maintenant qu’il ose menacer le monde entier.Je propose à nos organisations pacifistes de faire du recrutement en Irak, afin qu’un jour nous puissions voir des gens manifester en faveur de la paix dans les rues de Bagdad (entre deux bombardements).À moins que Saddam décide pour eux du contraire .Face à l’une des plus dangereuses dictatures de toute l’histoire de l’Humanité, la cécité de nos pacifistes a quelque chose de stupéfiant.Apres avoir échoué à raisonner Saddam, réussirons-nous à raisonner nos pacifistes ?Michel Gaudette Trois-Rivières, 22 janvier 1991 Non aux réducteurs de têtes LA PSYCHIATRIE ne règle rien.En prescrivant des drogues chimiques puissantes, on enfonce la personne de plus en plus creux dans son incapacité à faire face à la vie.I)e plus, il devient difficile de s’en sortir sans l’aide de médicaments par la suite.Ayant moi-même été victime d’abus de drogues psychiatriques, j’affirme que ce n’est pas la solution pour aider quelqu'un à prendre le contrôle de sa vie.Pour le bien de chacune des personnes qui souffrent du mal de vivre, il y a une solution qui se trouve à l’intérieur de nous.Chercher à se cacher derrière des pilules n’apporte rien.De grâce, dites non aux drogues psychiatriques et oui à la vie.Pour cela, les médecines naturelles, ayant une approche plus humaine, permettent à la personne malade de prendre conscience de son existence, sans pour cela lui réduire le cerveau.Je dis oui au progrès, non aux réducteurs de têtes ! Isabelle Hébert Montréal, le 22 janvier 1991 Les animaux malades des pesticides L’ÉQUIPE d’examen de la réglementation sur les pesticides a remis son rapport final (décembre 90) au ministre fédéral de l’Agriculture, M.Don Mazankowski.On y exige des tests de toxicité des pesticides (insecticides, herbicides, etc.) sur les animaux, in cluant les tests de « toxicité orale aigüe » sur «espèces multiples».Il s’agit, entre autres, du test dit « DL50 » ou dose léthale aigüe, qui consiste à déter miner la dose d’un toxique provoquant la mort de 50 % d’une population donnée d’animaux (chiens, chats, lagomorphes, etc.).Par voie orale, ce test consiste à administrer, par gavage, le pesticide à l’animal pleinement conscient; on observe ses signes d'intoxication durant 14 jours ou plus : vomissements, diarrhée, saignements, tremblements, convulsions, détresse respiratoire, etc.Dans le cas du test « DL50 »il est difficile d’attribuer la mort des animaux à telle ou telle propriété toxique d’un produit, compte tenu des facteurs de confusion inhérents a la violence du test lui-même : douleurs intenses de l'animal, terreur, perforation de l’estomac, etc.Ce test cruel, désuet et imprécis n’est en fait exigé que par inertie bureaucratique, à titre de simple « formalité ».Il est fort regrettable que l’Équipe d’examen n’ait pas retenu le mémoire de la Société québécoise pour la défense des animaux (SQDA) exigeant l’abolition des tests sur les animaux, et leur remplacement par des méthodes modernes in vitro (cultures cellulaires, enzymes, etc.).Le point de vue de la SQDA est pourtant partagé par des toxicologues reconnus, pour qui la cruauté des tests de pesticides est d’autant plus injustifiable, qu’elle ne saurait constituer une garantie contre les effets à long terme de ces produits, incluant le cancer.Albert Daveluy Québec, 23 janvier 1991 Au Forum Jeunesse, des bêlements S’IL EST un message très claire émanant de la commission Bélanger-Campeau, et de son Forum Jeunesse, c’est que leur vocation s’apparente davantage à la Sainte Inquisition de Torquémada qu’à un débat ouvert et démocratique : nous n’attendons que les chasses aux sorcières et les autodafés.(LE DEVOIR, 25 janvier, 1991) Ayant participé à titre d'observateur au Forum Jeunesse à l’Assemblée nationale les 22 et 23 janvier, je fus témoin d’un exercice dégoûtant et on ne peut plus incestueux.Plutôt qu’à un véritable débat sur une question aussi capitale que celle concernant l'avenir du Québec, j’assistai à une inimaginable orgie de slogans creux valorisant la seule option « valable » — l’indépendance ! Hormis les prestations courageuses de quelques citoyens défendant les valeurs du fédéralisme contre vents et marées, la quasi-totalité des participants au Forum Jeunesse sacrifia volontiers le Canada sur LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSOliNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l 'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de I information Pierre Cayouette, Jacques Chabot.Guy Deshaies FAI8 CE QUE DOIS l’autel de l’arrivisme, de la complaisance, et de la sainte nation.Je m’attendais à une véritable remise en question par ces jeunes loups des valeurs et « vérités » que leur prêchent les leaders d’opinions.J’espérais au moins avoir droit à un débat vigoureux; malheureusement, je ne fus témoin que de bêlements — les uns plus forts que les autres — d’un troupeau de moutons.A mon avis, une démocratie où tout le monde est du même avis est méprisable, et elle risque de sombrer dans la tyrannie.Si l’avenir du Québec repose sur les épaules solides de ces jeunes moutons, j’imagine mal comment les valeurs que sont justice, tolérance, et démocratie pourront longtemps survivre en terre québécoise.Mais.j’oubliais.nous n’aurions de leçons à recevoir de personne ! Jean-Paul Murray Hull, 30 janvier 1991 Les jeunes et la guerre COMMENT EXPRIMER notre dissidence face à ces adultes, ces dirigeants, ces imbéciles qui s’entêtent à faire la guerre en pensant résoudre quoi que ce soit par la menace et la destruction de l’autre.Une chance que les jeunes descendent dans la rue.Eux au moins ils font quelque chose, et vous ?Vous citoyens canadiens qui démontrez bien peu d’opposition à la guerre, mais qui êtes là pour critiquer les jeunes ; « voyons, c’est juste pour manquer l’école », « ils ne savent pas de quoi ils parlent », « ils ne savent même pas où est le Koweit», « c’est des agitateurs qui les amènent à manifester comme ça », etc.Ils vous dérangent ces jeunes, hein ?Parce que eux au moins ont le courage de faire quelque chose.Bien sûr, leur discours est peu articulé, bien sûr ils vont se faire « planter » par les questions du premier journaliste venu, et après ?Ils ont raison de s’en faire; qui pensez-vous va se faire tuer au front ?Qui éventuellement pourraient être conscrits ?Ce ne sont pas ces politiciens-guerriers, ni les stratèges militaires, ni les journalistes-marionnettes, ni vous devant votre télévision.Ce sont des jeunes qui vont mourir ou être traumatisés jusqu’à la fin de leurs jours, pour s’être faits embarquer dans ces armées sensées défendre la justice, la démocratie.Et pas besoin d’être expert, ni de connaître la situation géographique du Koweit pour savoir que la guerre détruit la vie.Le problème est qu’on accorde du crédit —et de la place dans les médias— seulement à celui qui explique (même si c’est de la « bullshit »), qui appuie scientifiquement ou qui a bien intériorisé une doctrine.Or, les jeunes savent et ils parlent avec leurs trippes, leurs coeurs, et ça c’est important.C’est d’ailleurs ce qui manque aux experts analystes et aux reportages aseptisés sur la guerre.Plus jeune, je percevais beaucoup d’injustice, j’avais conscience de la pourriture qu’il y avait dans notre société, mais je n’avais pas moyen de dénoncer cela.Alors je me suis dit : on va s’instruire, on va apprendre à parler pour se faire comprendre.J’y suis allé a l’Université.Aujourd’hui, je me rends compte que ce n’était pas davantage à moi d’apprendre à m’exprimer qu'à la société d’apprendre à écouter ses jeunes.Robert Brèa Laval, 27 janvier 1991 Jeffrey Simpson Northrop Frye et la souveraineté JE N’AI JAMAIS rencontré Northrop Frye — il enseignait à une université que je n’ai pas fréquentée et publiait des livres dans un créneau qui n’est pas le mien — mais j’ai l’impression que je connaissais cet homme.Celui qui, durant les années soixante, soixante-dix ou quatre-vingt, s’intéressait aux choses intellectuelles dans le Canada anglais, pouvait difficilement ignorer Frye.Marshall McLuhan et Northrop Frye, c’était le couple d’intellectuels critiques de renommée mondiale qu’a produits le Canada depuis la Deuxième Guerre mondiale.Le monde connaissait Frye pour ses écrits sur la littérature.Cette reconnaissance internationale a contribué à la renommée spéciale dont il jouissait au Canada, dans une société affügée d’un manque inhérent de confiance en soi.Ce qui veut dire que des gens ne deviennent célèbres qu’après avoir fait reconnaître leurs talents à l’étranger.La vie de Frye s’est presque entièrement déroulée a l’Université de Toronto où il enseignait la littérature, jusqu’à sa mort survenue il y a deux semaines.Ses livres sur la poésie de William Blake, sur le rôle des mythes dans la üttérature et sur la Bible, ont marqué profondément la critique littéraire.Une étude faite aux États-Unis a placé Frye parmi les auteurs les plus fréquemment cités dans le monde entier.Né à Sherbrooke, Frye a grandi à Moncton où il put se rendre compte que francophones et anglophones vivaient dans « un apartheid plus ou moins aimable ».Cet auteur aurait pu quitter le Canada s’il avait voulu, en cours de carrière ; il choisit de vivre ici et de réfléchir périodiquement sur la situation canadienne.Lj INTÉRÊT que Frye portait au Québec était profond, tant à l’égard de l’entité québécoise elle-même que de la façon dont le nationalisme québécois symbolisait la lutte des groupes minoritaires pour préserver leur héritage culturel.Frye a plusieurs fois écrit, citant parfois le Québec en exemple, que la littérature et les autres manifestations de la culture devenaient de plus en plus régionales en face de l’intégration économique et des communications internationales.En 1978, quand on lui remit le Prix de la Banque Royale du Canada, Frye déclara : « Dans toutes les parties du Canada il y a de forts sentiments séparatistes ; parfois politiques, comme au Québec ; parfois économiques, comme dans l’Ouest ; parfois géographiques, comme dans les Maritimes.Mais le véritable mouvement qui sous-tend tout ceci est un sentiment se rattachant à une culture distincte.Je crois que cette tendance ira vers de plus petites unités à mesure que le pays s’articulera.Il semble exister une loi culturelle suivant laquelle plus la littérature s’inspire d’un contexte spécifique, plus universel en devient son pouvoir de communication.» FRY E et McLuhan, fils de l’Université de Toronto, s’étaient mis à l’examen du même phénomène.Tandis que McLuhan écrivait à propos du « village global » et de l’impact qu’avaient sur la société les communications électroniques modernes, Frye analysait la réaction culturelle face aux pressions tendant à l’homogénéisation du « village § lobai ».Politiquement et conomiquement, semblait dire McLuhan, nous sommes de plus en plus intégrés.Frye affirmait que culturellement, nous avons évolué vers plus de diversité, presque par souci de défense contre le « village global ».Ce qui se produit au Québec maintenant n’aurait provoqué chez Frye ni surprise, ni contentement.En 1977, après l’élection du Parti québécois, il prédisait que le Québec tenterait de prendre la voie de l’indépendance comme moyen d’affirmer le caractère distinct de sa culture.Frye ne s’est trompé qu’au sujet de la chronologie ; il croyait que le PQ gagnerait son référendum.Frye croyait également que le caractère distinct d’une culture n’entraînait pas nécessairement la séparation politique.Dans le cas du Québec, il pensait qu’il faudrait quelque temps, après la séparation, pour qu’on en perçoive les conséquences non désirées.« Les résultats économiques de la situation feront en sorte que la séparation pourra difficilement être autre chose que symbolique.Économiquement, le Québec est relié à l’entité nord-américaine.Us (les Québécois) ne sont pas une île.Us possèdent une langue différente mais sont imbriqués dans la machinerie économique », avait-il confié en entrevue.« La séparation produira l’opposé de ce qu’ils désirent.Elle mènera à une pénétration américaine accrue, non pas moindre ; ce qui signifie que tous les Canadiens français ambitieux devront apprendre l’anglais.Le prestige de cette langue en sera détruit.« À l’intérieur du Canada, ils sont actuellement en relation avec une population francophone importante en Ontario, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick et avec un important contingent anglophone sympathique à la langue française.Laissés à eux-mêmes, ils s’exposeront à une présence massive des Américains qui ne se soucient guère de la langue française.» PARTOUT au Canada, Frye a été témoin d’une activité culturelle florissante au niveau local.U a consacré bien des années à découvrir et à encourager des écrivains dans toutes les régions du Canada.Sa renommée d’érudit était mondiale et il semblait intéressé tout autant par Joyce, Shakespeare et Flaubert que par le progrès d’un écrivain de la relève en Nouvelle-Écosse ou en Colombie-Britannique.U laissait ses élèves stupéfaits, lui le critique et l’écrivain d’une dimension imposante, en glissant dans ses cours sur les grands littéraires — dispensés le plus souvent sans notes — des allusions furtives à des BD ou à des romans populaires.« Je ne suis pas gêné qu’économiquement, technologiquement et politiquement nous fassions partie du complexe américain.Culturellement, je serais en faveur de la décentralisation, de l’autonomie régionale.Je serais moi-même séparatiste sur la base de la culture.Mais sur la base de l’économie et de la culture, c’est une absurdité.» i (
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