Le devoir, 9 mai 1991, Cahier A
LE DEVO — ¦ ¦ 80 tnt d'sxpirtsnc» i rotrt unies SYSTÈMES D'ORDINATEUR PHILIPS Pour renseignements, appelez IPI SI OE inc Vol.LXXXII — No 107 ?Ensoleillé.Max.: 15.Détail page B-7.Montréal, jeudi 9 mai 1991 Toronto B5 cents 65* + TPS TVQ SOCIÉTÉ Envisagé depuis plus de dix ans, le renouvellement du programme d’enseignement des sciences au niveau collégial est paralysé par les divergences qui déchirent ce milieu.Page B-l Le long cafouillage de l’enseignement des sciences Québec menace de taxer les entreprises pour financer la formation professionnelle Michel Venne de notre bureau de Québec DEVANT le succès relatif du crédit d’impôt institué pour aider les entreprises à financer des activités de formation professionneUe, Québec commence discrètement à brandir la menace d’une taxe aux entreprises récalcitrantes.« Le gouvernement a opté pour l’incitatif fiscal parce que nous ne sommes pas de l’école coercitive, a déclaré hier le ministre responsable, M.André Bourbeau, devant quelques journalistes.Mais si ça ne fonctionne pas, il faudra penser à autre chose.C’est une épée de Damoclès au-dessus de la tête des entreprises », dit-il.Cette autre chose, les fonctionnaires de son ministère écrivent dans un document de consultation daté du 10 avril 1991 que cela pourrait être « l’imposition d’une taxe » tel que le préconisait il y a quelques années un comité fédéral présidé par M.Jean de Granpré.Une idée reprise par le Parti québécois lors de la campagne électorale et dénoncée vertement par les libéraux.Le chef péquiste, M.Jacques Parizeau, proposait d’imposer une taxe de 1 % de la masse salariale des entreprises qui refusent de financer elles-mêmes des activités de formation professionnelle.Le fruit de cette taxe (700 millions $ par an) serait versé dans un fonds utilisé pour payer des cours offerts directement aux employés.M.Bourbeau a exprimé sa confiance hier dans le programme de crédit d’impôt en vigueur depuis moins d’un an.Il est incapable à l’heure actuelle d’en évaluer la portée.Ses fonctionnaires, dans le même document, affirment toutefois que « la conjoncture économique actuelle ne favorise guère son envol ».Des représentants du patronat déclaraient récemment que la première préoccupation des entreprises pour l’heure, c’est la survie.Le document en question est un projet de texte qui a été soumis aux syndicats et aux associations patronales membres de la Table de concertation mise sur pied par M.Bourbeau pour le conseiller dans la rédaction d’une politique de la main-d’oeu-vre au Quebec.Le papier a été coulé aux journalistes par la porte-parole de l’opposition dans ce domaine, Mme Louise Harel.Fait cocasse, dans sa version finale, distribuée aux membres de la Table, les passages sur l’imposition d’une taxe et la conjoncture défavorable au crédit d’impôt ont été biffés.Mme Harel a convoqué les journalistes pour leur apprendre que le nombre d’adultes ayant bénéficié de formation professionnelle au Québec avait chuté de près de 20 % en deux ans, une baisse de 46 682 inscriptions entre 1988-89 et 1990-91.Québec affiche une diminution de quelque 19 600 participants pour Recyclage et perfectionnement, le seul programme géré exclusivement par Québec.Les autres le sont en vertu d’une entente fédérale-provinciale.Mme Harel s’inquiète de cette chute dramatique à un moment où le Voir page A-4: Formation Ottawa prépare une vaste consultation sur l’économie Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa OTTAWA profitera du Discours du trône de lundi prochain pour ouvrir un autre front du débat sur l’unité canadienne par le truchement d’une vaste consultation publique sur l’orientation économique du pays.Cette initiative, que certains conseillers du gouvernement décrivent comme une réflexion publique du même type que la commission Spicer, viserait a dégager un consensus sur les directions économiques du pays.Dans son budget de février dernier, le gouvernement avait d’ailleurs promis d’amorcer « un dialogue national sur les enjeux et les questions auxquels les Canadiens doivent faire face s’ils veulent voir leur niveau de vie progresser jusqu’à l’an 2000 et au-delà.» L’exercice fournira du même coup un nouveau tremplin pour l’argumentation du gouvernement fédéral dans le débat sur l’unité canadienne.« L’économie est une question qui nous unit tous comme Canadiens, on s’entend tous sur son importance ».confirme à ce sujet un haut fonctionnaire fédéral.Tout indique en effet que le discours constitutionnel d’Ottawa fera une place de plus en plus large aux données économiques.Au-delà des considérations patriotiques et constitutionnelles, les stratèges du gouver- nement fédéral sont convaincus de la nécessité de mettre systématiquement de l’avant les avantages economiques qu’auraient les Canadiens et les Québécois à affronter ensemble la révolution actuelle des marchés internationaux.Or, plusieurs conseillers se plaignent actuellement de ce que leurs arguments économiques en faveur du fédéralisme aient peu d’échos au Québec.« Contrairement à 1980, nous ne réussissons pas à articuler de façon convaincante la cause du Canada », confiait récemment au DEVOIR un vétéran de la dernière cam- Tie référendaire.l’inverse, le reste du Canada leur semble peu conscient des coûts économiques qu’entraînerait le départ du Québec de la fédération.En marge de ce débat, le gouvernement doit répondre aux critiques souvent répétées, notamment par des interlocuteurs du Forum de Keith Spicer, à savoir qu’aux prises avec un problème constitutionnel qiy leur semble théorique, le gouvernement néglige le pain et le beurre des Canadiens.Les sondages indiquent qu’au Québec comme ailleurs, les préoccupations économiques déclassent la question constitutionnelle comme principale priorité de la population.Selon plusieurs députes, cette perception qu’Ottawa est obnubilé par le débat constitutionnel contribue largement à la rancoeur actuelle de Voir page A-4: Ottawa Le budget Levesque force Hydro à hausser ses tarifs PHOTO PC Le président d’Hydro-Québec, Richard Drouin.tfc.ïT'.*mri »iun Catherine Leconte À MOINS qu’Hydro-Québec réussisse à comprimer ses dépenses, les nouvelles charges que lui a imposées la semaine dernière le ministre des Finances se traduiront par des hausses tarifaires qui pourraient aller jusqu’à trois points de pourcentage, a reconnu hier son président et chef de la direction, Richard Drouin.M.Drouin a par ailleurs annoncé que les profits d’Hydro-Québec au premier trimestre de cette année sont en hausse de 55 % par rapport au premier trimestre de 1990, ce qui est conforme aux prévisions que fait la société d’État d'un bénéfice net de l’ordre de 700 millions $ pour l’exercice 1991.Ce bénéfice net s’est établi à 404 millions $ l’an dernier.À l’occasion de la présentation du budget, le gouvernement a annoncé jeudi dernier qu’il fera désormais payer les sociétés d’Élat pour don- ¦ ner sa garantie à leurs emprunts.Cette nouvelle charge est fixée à 0,5 % du solde de ces emprunts.H v-dro-Québec, de loin la plus endettée des sociétés d’État, devra ainsi payer 143 millions $ au fisc cette année.Or, dans les revenus d’Hydro-Québec, une hausse de tarif de 1 % représente « pas loin de 50 millions $, alors on arrive facilement à 3 points (de pourcentage) de tarif », a expliqué M.Drouin.« Mais ça ne veut pas dire qu’il y aura des augmentations de 3 points », s’est-il empressé d’ajouter.« On va examiner ça dans le contexte de nos budgets à nous, de nos dépenses et des compressions que nous-mêmes serons capables de faire pour éviter des augmentations de ta- j rif aux consommateurs.» Mais on voit mal comment les consommateurs pourraient être totalement épargnés, alors qu’Hydro-Québec se voit imposer cette charge supplémentaire inattendue au mo-Volr page A-4: Hydro Les discussions progressent entre l’ANC et de Klerk PRETORIA (Reuter) — Le président sud-africain Frederik de Klerk a annoncé qu’il reprendrait auftur-d’hui ses discussions avec le Congrès national africain (ANC), après avoir eu cinq heures d'entretiens hier avec le vice-président de l’ANC, Nelson Mandela.Le dirigeant nationaliste noir avait menacé de rompre les négociations sur le partage du pouvoir en Afrique du Sud si Frederik de Klerk ne prenait pas d’ici aujourd’hui des mesures pour mettre fin à la vague de violences dans les cités noires qui a fait plus de 1500 morts dans la région de Johannesburg depuis août 1990.« Nous avons fait de gros progrès, mais nous avons du interrrompre nos discussions et j’ai du partir », a-t-il déclaré devant le club de la presse de Pretoria.« Nous avons atteint un stade où nous sommes proches de la résolution des problèmes majeurs, ce qui conduira à entamer de véritables négociations», a-t-il ajouté.II a précisé qu’un communiqué serait sans doute publié aujourd’hui.Les dirigeants de l’ANC se sont pour leur part refusés à tout commentaire sur le résultat des entretiens d’hier.Mais de source proche de l’ANC, on déclare que le silence de l’organi-* sation anti-apartheid n’est pas pour autant un indice de mécontentement.Selon le porte-parole de la Ligue des femmes de l’ANC, Feroza Adam, qui a dit avoir reçu un coup de téléphone de Nelson Mandela, le président de Klerk a accepté de céder à deux des revendications qu’il lui a présentées.Le chef de l’État s’est engagé à éliminer peu à peu les foyers de travailleurs migrants, considérés comme des bastions du parti zoulou Inkatha, rival de l’ANC.Il a en outre accepté d’interdire aux Zoulous de porter en Voir page A-4: Discussions PHOTOPC Le chef du Parti libéral du Canada, Jean Chrétien, a étouffé la grogne au sein de son caucus, sans pour autant dissiper la confusion qui règne parmi scs députés.Chrétien parvient à rallier son caucus à son projet de référendum Manon Cornellier de la Presse Canadienne OTTAWA — Le chef libéral Jean Chrétien a réussi hier à rallier son caucus à son projet de référendum sur la Constitution, mais il n’a pu dissiper la confusion qui règne chez ses députés autour de cette proposition.On ne semble pas s’entendre en particulier sur le caractère inévitable ou non du processus référendaire ni sur les mécanismes qu’on utilisera pour protéger les droits des minorités.Au moins trois députés sont arrivés hier à la réunion de leur caucus avec des questions pour leur chef à ce sujet et se demandaient pourquoi ils n’avaient pas été consultés.C’est le député d’Ottawa-Vanier Jean-Robert Gauthier qui a parti le bal en indiquant, dans une entrevue à un quotidien montréalais, qu'il s’opposait à l’idée d’un référendum car cet instrument pourrait mettre en danger les droits des minorités linguistiques.Le député manitobain Ronald Duhamel partageait ses préoccupations à l’entrée du caucus.Le député de LaSalle-Émard Paul Martin mettait pour sa part en doute la pertinence d’un référendum.À son avis, il s’agit d’un moyen de dernier recours et il préférerait que la question constitutionnelle soit résolue par le biais de négociations.Comme ses deux confrères, M.Martin a admis qu’il n’avait-pas été consulté sur le contenu du discours prononcé par M.Chrétien il y a deux semaines a Montréal et dans lequel il proposait la tenue d’un référendum.A son entrée au caucus, M.Chrétien n’a pas nié avoir pris la décision sans en parler à son caucus.« Tout ce que j’ai annoncé se retrouve dans le document que j'ai présenté devant la Commission Bélanger-Campeau, a-t-il dit, sauf la question du référendum que j’ai annoncée dans mon discours de Montréal.Certains députés sont peut-être surpris, mais c’est l’option que j'ai prise comme chef.» Il a indiqué qu’il n’avait rien à expliquer à son caucus et que maintenant, l'option référendaire était une politique du parti.À son avis, c’est la solution la plus efficace pour que le Canada soumette au peuple sa proposition constitutionnelle tout en répondant au Québec avant la tenue du référendum de l’automne 1992.Voir page A-4: Chrétien IEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : À la faveur des médias, la liberté de parole a surtout servi l’expression de la bêtise.Pourquoi se montre-t-on si content de soi, alors que l’on voudrait tant être à la place des autres ?« Tout a été dit.» On ne le dirait pas.Une vieille idée réanimée, puis restaurée, à une époque qui occulte le passé, a des chances de passer pour géniale et subversive.Bien sûr, les gens ne pensent qu’à l’argent, mais leur donne-t-on le loisir de penser à autre chose ?Avoir la conscience tranquille, une façon comme une autre de déguiser son inconscience.Le mal que l’on a mal fait, pour le réparer, faut-il bien le faire ?ALBERT BRIE FORCES Montréal, ville internationale en vente en kiosque et en librairie Société d’édition de la revue FORCES 500, rue Sherbrooke ouest, bureau 1270, Montréal, Québec Téléphone (514)286-7600 - FAX (514)206-2250 l’aube des célébrations qui marqueront le 350*™ anniversaire de sa fondation en 1992, Montréal affiche ses couleurs sur ses perspectives d'avenir.?Ont répondu aux questions de nos collaborateurs: Jean Doré, mire de Montréal Ainsi que: Morril Bachynski, Pierre Bibeau, Pierre Bourque, Geneviève Cadieux# Gilles Cloutier, Claude Corbo, Guy Coulombe, Jean-Claude Delorme, Rock Demers, Claude Hillaire-Marcel, David L.Johnston, Patrick Kenniff, Paul L'Archevêque, Jean Labonté, Roger Miller, Laurent Nadeau, Phil O'Brien, Nycol Pageau-Goyette, Marie-Louise Parent-Johnson, Panayotis Soldatos, Lyse Spénard et Pierre St-Arnaud, etc.Ont signé des articles: Hélène de Billy, Jean-Marc Carpentier, Marie-Claude Ducas, Claude Gravel, Daniel Latouche, Paul Longpré, Danielle Ouellet, Michel Roy, Lily Tasso et René Vézina. A-2 B Le Devoir, jeudi 9 mai 1991 EN BREF.Edmonston traite Jean Chrétien d’irresponsable À LA désapprobation générale des propos de Jean Chrétien, il ne manquait plus que la voix néo-démocrate québécoise.Dans une lettre qu’il vient d’adresser au chef des liberaux fédéraux, Phillip Kdmonston exprime son indignation à l’égard de ce qu’il qualifie d’irresponsabilité et d’inconscience.« Je suis révolté.Vous n’avez rien compris.Où vivez-vous?», demande-t-il à Jean Chrétien qu’il soupçonne de vouloir refaire la nuit des longs couteaux de novembre 1981.Le député de Chambly craint que l’intervention du chef libéral fausse la perception que le Canada anglais devrait avoir de la réalité politique québécoise, ruinant ainsi les chances du Québec de réintégrer la fédération canadienne.« Je croyais avoir tout entendu mais j’étais naïf ».En terme de conclusion, Phillip Kdmonston souhaite que les propos de Jean Chrétien n'aient pas tout détruit et que les Québécois conserveront l’espoir et le goût de reconstruire le pays.Mise en valeur de la main-d’oeuvre LA MINISTRE canadienne de l’Emploi et de l’Immigration, Mme Barbara McDougall, a présenté hier les coprésidents qui siégeront à la Commission canadienne de mise en valeur de la main-d’oeuvre.Mme McDougall a nommé M.Gérard Docquier, directeur national pour le Canada des Métallurgistes unis d’Amérique, M.J.Laurent Thibault, président de l’Association des manufacturiers canadiens.La Commission réunira d’autre part des membres du milieu des affaires, des syndicats, du secteur de l’éducation, des femmes, des autochtones, des personnes handicapées et des membres des minorités visibles.« Ces personnes constituent les chefs de file d’une nouvelle collaboration de tous les intervenants qui travaillent à doter ce pays d’une main-d’oeuvre hautement quaüfiée », a précisé la ministre.La Commission, où le Québec ne sera pas représenté, a notamment pour mandat d’établir des liens plus étroits entre éducation, formation, lieu de travail et nouveaux projets de formation en industrie.Un bon conseil L’avenir de la Francophonie passe par la santé économique des pays du Sud, affirme Jean-Louis Roy Michel Venne de noire bureau de Québec L’AVENIR de la Francophonie passe par un soutien constant des pays riches du Nord au relèvement des économies de leurs partenaires pauvres du Sud, soutient le secrétaire général de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), le Beauceron Jean-Louis Roy.On ne peut envisager l’avenir de l’espace francophone en dehors de sa dimension économique, a longuement insisté le grand patron de la francophonie organisée, hier, dans un discours à l’Institut canadien des affaires internationales à Québec, prononcé à l’occasion de sa première visite officielle depuis sa nomination en janvier 1990.« Quels sont les montages culturels qui tiendront, si la majorité de nos partenaires de la communauté francophone ne sont pas pleinement inscrits dans les circuits commerciaux internationaux, a-t-il déclaré, et si nous ne sommes pas à côté d’eux dans l'effort exceptionnel qu’ils font pour refaire leur vie politique et redessiner leurs structures économiques.» Plusieurs pays africains ont la préoccupation de rebâtir des économies ouvertes, inscrites dans des réseaux d’abord régionaux, continentaux puis internationaux.Il a souhaité que le Canada et le Québec, comme les autres pays du Nord, s’intéressent et soutiennent ces projets embryonnaires mais desquels dépendent leur prospérité.Les francophones du Nord ont besoin de partenaires solides, solvables dit-il.« Nous en avons besoin et nous n’aurons réussi que le jour où dans plusieurs domaines ils seront devenus nos compétiteurs ».Le temps sera long, mais nous ne pouvons pas parler de Francophonie, de droits de l’homme ou de développement autrement.Les pays riches ont dit à ceux-là de créer à côté de leur secteur public, un secteur privé.« Nous leur avons dit dans les forums internationaux : faites ça et les capitaux vont venir, vos produits emprunteront les circuits commerciaux internationaux.Ils sont en train de le faire et ils nous attendent pour la deuxième étape ».L’ex-délégué général du Québec à Paris a lourdement appuyé sur le fait que la Francophonie ne doit pas être une entreprise abstraite, théorique, sans effet direct sur la réalité.Klle doit devenir une véritable alliance fondée sur la coopération et, reprenant le mot du Sénégalais Abou Diouf, sur le « développement conjoint ».Avec ses 40 pays membres, répartis sur tous les continents, présents dans toutes les zones économiques importantes, 12 % du PIB mondial et Valcourt ordonne la révision complète de la procédure d’accueil des immigrants Huguette Young Evitez l’embonpoint LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR de lu l'resse Canadienne OTTAWA — Le ministre de l’Emploi et de l’Immigration Bernard Val-court s’est dit furieux d’apprendre que l’ex-ambassadeur irakien à Washington Mohammed Al-Mashat ait été admis au Canada comme immigrant reçu sans qu’aucun membre du conseil des ministres n’en ait été avisé.L’ayant lui-même appris mardi soir, M.Valcourt a demandé une révision complète de la procédure d’accueil des immigrants.M.Valcourt a répété à plusieurs reprises qu’il trouvait tout à fait incroyable et inconcevable qu’une personne de haut rang comme M.Al-Mashat puisse franchir toutes les étapes du système de l’immigration sans que lui-même ou que son pré- decessseur Barbara McDougall n’en aient eu vent.M.Valcourt a bien précisé que la loi n'avait pas été enfreinte, mais que des agents d’immigration à l’ambassade canadienne à Vienne avaient jugé bon de traité le dossier de M.Al-Mashat en priorité et de le faire passer devant bien d’autres.« Si moi j’avais eu à faire une décision, il n’aurait sûrement pas sauté à l’avant de la queue, a expliqué M.Valcourt au cours d’une conférence de presse convoquée à la hâte tard hier après-midi.Il serait resté à l’arrière de la queue, en arrière de tout le monde et son dossier aurait été traité comme les autres, mais ce n’est pas cela qui s’est produit.» L’ex-ambassadeur a invoqué des raisons de menaces contre sa personne pour demander d’immigrer au Canada.AUCUN PAIEMENT, AUCUN INTÉRÊT AVANT LE 12 AOÛT 1991* •.u liai- entre le 18 avril et le 18 mai 1991.MODELE #520-H Plan de nn.incement Fadeur qualité/prix Démarrage garanti pendant ï ans" Carte de crédit Toro Plusieurs modèles de tondeuses et tracteurs Réseau de concessionnaires établi MODELE "NOUS DEFIONS TOUTE COMPETITION Tondeuse à siège pour aussi peu que: 8-25 '1,729'” Boîtier 21 5 ( v m.innesium .if «irriere \ vitesses ,iutf)tr,K ter MODÈLE #20668 $59995 TORO Équipements Paul Lavlgne 3095, Desormeaux Montréal Tél.: 351-6004 Ne vous éles-vous pits privé d’une TORO-trop longtemps?"sur tous les modèles 2 temps & 4 temps à soupapes en tête Cart# O o» Gold Cêrd 53205 1599 18400 •CREDIT INSTAN1ANI POUR LES CI IR NTS QUALIFIÉS 'sur .ipproli.ition du ( redit A.Jean Enr.115, King Georges Longueuil Tél 468-6837 Maison Bertoldl 1860, Amherst Montréal Tél,: 525-1410 Claude Ste-Marle Sport Inc.5250, Chemin Chambly St-Hubert Tél.: 678-4700 Ai 20 % du commerce, la Francophonie peut s’inscrire « comme force de mobilisation dans la communauté internationale ».Les francophones doivent apprendre à se concerter pour peser de tout leur poids dans les forums internationaux, à l’ONU, à la Banque mondiale, ailleurs.Comme le font les pays du Commonwealth depuis des années.Les batailles symboliques en faveur de la présence du français dans les grandes institutions du monde sont necessaires.Mais ce qui est indispensable, pense M.Roy, c’est que les francophones s’assurent que les budgets internationaux, que les programmes des organisations, leurs investissements — des milliards $ —, aillent aussi dans des pays francophones.La Francophonie, dit M.Roy, ne peut plus être un club à la géographie fermée.Il faut inscrire le projet francophone dans les affaires du monde.Mais la communauté francophone, insiste M.Roy, ne sera jamais forte si nous n’acceptons pas que l’argent consacré à la Francophonie par les pays du Nord aille pour sa plus grande part aux institutions francophones du Sud.« Elles doivent devenir fortes, plus autonomes.Nous devons attendre d’elles qu’elles produisent autant que nous en sciences, en technologie, en analyses politiques.Autrement, nous avons une communauté de rapports toujours inégaux, pervertis par le fait que les uns se fatigueront d’être toujours ceux qui offrent l’assistance, et les autres se fatigueront d’être toujours ceux à qui on refuse le développement ».M.Roy est au Québec pour deux jours.Hier, il a eu de brèves rencontres avec le premier ministre Robert Bourassa, le chef de l’opposition Jacques Parizeau.Il a procédé, en compagnie de la ministre de l’Énergie Mme Lise Bacon, à l’inauguration des nouveaux locaux de l’Institut d’énergie des pays francophones, qui existe depuis 1987 et dont le siège est à Québec.Bourassa boude les premiers ministres de l’Est et Getty refuse de recevoir Parizeau Michel Venne de notre bureau de Québec LE PREMIER MINISTRE Robert Bourassa ne participera pas à la Conférence annuelle des premiers ministres de l'Est du Canada et gouverneurs des États de la Nouvelle-Angleterre.Cette conférence a lieu cette fois chez M.Clyde Wells, à Saint-Jean (Terre-Neuve), du 26 au 28 juin.Il y sera question de commerce et d’énergie.Le chef de l’opposition, M.Jacques Parizeau, annonce au même moment pour sa part un voyage dans l’Ouest canadien pour la fin du mois de mai.Il passera notamment par Vancouver et Calgary, en Alberta, où le premier ministre Don Getty a déjà déclaré qu’il ne voulait pas le voir.L’absence de M.Bourassa chez M.Wells sera hautement symbolique.Il s’agit pour le premier ministre de démontrer sa détermination à ne participer à aucune conférence qui le mettrait en présence de ses homologues des autres provinces tant que la question constitutionnelle ne sera pas réglée, à moins que les intérêts supérieurs du Québec ne l’exigent.Aucune décision significative ne sera prise lors de cette rencontre annuelle, a-t-on expliqué à son cabinet.M.Bourassa aimait bien prendre part chaque année à ces agapes qui lui permettaient de discuter de sujets d’intérêt commun, notamment l’exportation d’électricité, avec les responsables politiques du Nord-Est américain.S’il est acquis que le premier ministre ne s’y rendra pas, il n’est pas dit que le Québec n’y sera pas représenté.La décision n’est pas prise a ce sujet.Tandis que le premier ministre semble vouloir éviter de se montrer dans les autres provinces canadiennes, le chef de l’opposition, au contraire, part dans l’Ouest où il prononcera quelques conférences.Le programme de sa visite n’est pas encore au point, mais déjà le premier ministre de l’Alberta lui a fait savoir qu’il ne voulait pas le voir.Invité par la Chambre de commerce de l’Alberta, M.Parizeau s'a- dressera à cet auditoire à Calgary le 25 mai.Le chef péquiste voulait pro^ fiter de son passage dans cette province pour rencontrer le premier ministre Don Getty, qui est venuâ Montréal récemment pour dire que le reste du Canada refuserait de négocier avec un Québec souverain.Selon la transcription d’une déclaration entendue sur les ondes de la radio de Radio-Canada distribuée hier par les péquistes, M.Getty aurait déclaré qu’il n’était « pas intéressé à s’asseoir face à face avec M.Parizeau ».M.Getty soutient qu’il ne rencontre jamais le chef de l’opposl-tion d'une autre province.Or, selon une dépêche de la Presse Carittj-dienne, M.Getty a reçu le chef cén'f servateur de l’Ontario, M.Larlft Grossman, en 1986, alors qu’il étâif chef de l’opposition à Queen’s Part:; M.Parizeau prend cette rebuffade avec un grain de sel et même un certain humour — il admet d’ailleurs qu’il l’a un peu cherché en accusant publiquement M.Getty d’avoir voulu faire du chantage avec les Québécois.Il faut faire une distinction entre les politiciens et le pays réel, dit-il.Et de toute façon, ce sont des liens économiques qu’un Québec souverain voudra établir avec le Canada.Ailleurs sur le front constitutionnel à Québec, le ministre délégué aux Affaires canadiennes, M.Gil Ré-millard, a présenté hier midi aux membres du caucus des députés libéraux le contenu du projet de loi sur l’avenir constitutionnel du Québec, qui sera déposé au plus tard mercredi prochain à l’Assemblée nationale.Selon les députés interrogés hier, le projet législatif est en tout point conforme aux conclusions de la Commission Bélanger-Campeau.Il prévoit un référendum sur la souveraineté au plus tard le 26 octobre 1992 et la création de deux commissions parlementaires, l’une pour étudier les offres provenant du reste du Canada, l’autre pour étudier toute question relative a l’accession du Québec à la souveraineté.Les deux commissions pourraient siéger une fois avant l’été.Le PQ prévoit que le budget mènera à une hausse des tarifs d’électricité QUÉBEC (PC) — Selon le porte-parole péquiste en matière de finances publiques, le député Jacques Léonard, la nouvelle tarification imposée par Québec sur les emprunts contractés par des organismes d’État se traduira en 1992-93 par une hausse des tarifs d’électricité supplémentaire de 3%.« Pour 1992, llydro-Québec prévoyait augmenter ses tarifs de 6 %.Avec la mesure annoncée, jeudi, elle devra plutôt augmenter ses tarifs de 9 %, gracieuseté du ministre des Finances », a lancé, hier, M.Léonard, lors du débat sur le discours du budget à l’Assemblée nationale.La mesure annoncée dans le budget Levesque consiste en une tarification de 0,5 % sur les emprunts des organismes d’État à titre de frais pour la garantie offerte par Québec sur ces prêts.Cette nouvelle tarification doit rapporter 147 millions $ au gouvernement en 1991-92, dont 140 millions $ proviendront d’Hydro-Québec, affirme M.Léonard.« En agissant de la sorte, a poursuivi M.Léonard, le gouvernement contourne l’esprit de la loi qui interdit à llydro-Québec de verser un dividende lorsque son taux de capitalisation est inférieur à 25 %.» Le député péquiste de Labelle a également sévèrement critiqué les multiples augmentations de taxes du dernier budget Levesque qui ne feront, croit-il, qu’aggraver la situation économique actuelle.Selon les chiffres avancés par M.Léonard, les hausses de taxes annoncées la semaine dernière par le ministre des Finances équivalent, sur une base annuelle, à un alourdissement fiscal de 1,5 milliard $ pour les Québécois.« Le gouvernement libéral a dé- cidé d’accroître le fardeau fiscal des Québécois en plein ralentissement économique avec des mesures de relance ridiculement timides et des programmes peu efficaces, notamment à l’égard du financement des entreprises, de la recherche-développement et de la formation professionnelle », a déploré le député péquiste.M.Léonard a donné quelques exemples de mesures peu convaincantes, dont celle créant un nouveau Fonds de développement indsutriel.« Après deux ans d’activités, le Fonds de développement technologique n’a déboursé que deux millions de dollars sur les 130 millions votés par l’Assemblée nationale », a fait remarquer M.Léonard pour expliquer sa méfiance face à l’efficacité réelle ue pourrait avoir le nouveau Fonds e développement industriel de 200 millions $.Johnson décrétera le salaire des ingénieurs du gouvernement d’ici quelques jours Frédéric Tremblay de la Presse Canadienne QUÉBEC — À bout de patience, Daniel Johnson décrétera unilatéralement, au début de la semaine prochaine, vraisemblablement mardi, par voie législative, les conditions de travail des 1100 ingénieurs à l’emploi du gouvernement du Québec.Un porte-parole du Conseil du Trésor a indiqué que M.Johnson inclura un volet spécifique consacré aux ingénieurs à l’intérieur du projet de loi spéciale qu’il déposera la semaine prochaine à l’Assemblée nationale pour geler les salaires des employés du gouvernement.Cette disposition reconduira le contrat de travail des ingénieurs HONDA DE SIG ISDSO— LE CONCESSIONNAIRE HONDA en 1990 et 1991 —_ î AU CANADA ACCORD .¦ .¦-y'X ~N.Tl A * CIVIC % (*/ PRÉLUDÉ Nous avons vendu près de 1000 HONDA EN SEULEMENT 4 MOIS! Nous avons pouf oBiectif de vendre notre 30 000* HONDA! Fnitet la meilleure affaire qui soit! _y Nouî> étions le premier concessionnaire HONDA rt Montrnal et e Laval et aeui somma* tou|ouri le premier en matière d'éoonomies.Nos résultats sont là pour le prouver! A MONTRÉAL »! S___670-1580 I • >iM voim**» v im '.kWi «O
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.