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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-05-11, Collections de BAnQ.

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Spécial plaisir de l’art : l’effervescence des musées.Cahier E x Oiampifîiiy LA MEGA-LIBRAIRIE 4380 SAINT-DENIS Vol.LXXXII — No 109 ?Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 25.Détail page B-8.Montréal, samodi 11 mai 1991 C PAUIPOC 1 in ' le cahier du i • ameai Tanja Jacobs dans The Man / Love Un théâtre qui s’interroge Présenté du 24 mai au 8 juin, le Festival de théâtre des Amériques intègre les forces vives de la dramaturgie québécoise au coeur d’un événement ouvert sur le monde.Page C-l Poe, Depestre, Fleutiaux Trois écrivains à la « une » du cahier littéraire : Edgar Allan Poe, qui fait l’objet d’une nouvelle biographie chez Flammarion ; René Depestre, à propos duquel on vous propose un survol de la carrière littéraire; et Pierrette Fleutiaux, qui a répondu à nos questions.Cahier D Québec injecte 15 millions pour éliminer les listes d’attente en cardiologie Lia Lévesque de lu Presse Canadienne LES LISTES d’attente pour certains soins spécialisés en cardiologie devraient diminuer considérablement, grâce à un investissement de 15 millions $ annoncé par le ministère de la Santé et des Services sociaux.C’est le souhait qu’a émis hier le ministre Marc-Y van Côté, de passage à l’Institut de cardiologie de Montréal.Le plan d’action triennal touche trois types de soins : le pontage coronarien, l’hémodynamie et l’angioplastie.Les sommes versées devraient permettre «d’éliminer en très grande partie les listes d’attente, si on n’a pas de pépins majeurs » ou de les ramener « à un niveau acceptable », commentait le ministre Côté.Pour l’année 1990-91, il y avait 1071 patients en attente d’un pontage coronarien; 377 en attente d’une angioplastie et 1402 en attente d’un cathétérisme.La durée de l’attente pour une intervention de ce type varie d’un établissement à l’autre.L’investissement annoncé doit permettre de réaliser 647 pontages de plus par année dans l’ensemble des établissements suivants : Institut de cardiologie de Montréal, hôpital Royal-Victoria, hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Hôtel-Dieu de Québec et Hôpital général juif de Montréal.De plus, quelque 2000 interventions de plus seront autorisées en hémodynamie et en angioplastie, dans les trois établissements suivants : Institut de cardiologie, hôpital Pierre-Boucher à Longueuil et Hôtel-Dieu de Québec.Le ministre Marc-Yvan Côté a bien insisté : les sommes versées sont reliées à l’atteinte d’objectifs précis, conformément à la nouvelle philosophie du ministère.« Il y a des obligations de rendement », chaque établissement ayant même un nombre précis d’interventions à réaliser, selon le plan de chirurgie cardiaque.Voir page A-4 : cardiologie GRANDE-BALEINE Paradis donne le feu vert à des audiences publiques Louis-Gilles Francoeur LE DOSSIER Grande-Baleine est entré hier dans une nouvelle zone de turbulence avec la décision du ministre québécois de l’Environnement, M.Pierre Paradis, de déclencher des audiences publiques sur les routes et infra-structures d’accès au futur complexe hydro électrique, pilier de l’actuelle politique énergétique de la province.Décidé à procéder sans Ottawa dans cette partie du dossier et donnant aux deux commission conjointes avec les Cris et les Inuit trois mois pour lui remettre leur rapport, le ministre de l’Environnement a néanmoins déclenché un véritable stampede politique dans la capitale fédérale où la direction de Pêches et Océans faisait hier le point avec la direction du Bureau fédéral d’examen des évaluations environnementales pour déterminer la marche à suivre.La décision de Québec n’implique pas en effet qu’Ottawa demeurera passif dans cette partie du dossier.Au contraire, la possibilité pratiquement acquise dans la haute fonction publique d’une audience fédérale dans ce dossier force à toutes fins utiles les deux gouvernements à examiner, une fois de plus, s’ils peuvent éviter un affrontement.L’affaire est si lourde de conséquences politiques qu’il est d’ores et déjà prévu que les deux ministres de l’Environnement vont se rencontrer la semaine prochaine pour tenter de trouver un terrain d’entente.L'information a été confirmée au DEVOIR par M.André Latreille, un conseiller politique du nouveau ministre fédéral de l’Environnement, M.Jean Charest.Selon ce responsable fédéral du dossier Grande-Baleine, le sommet en préparation — « le plus tôt possible » — est d’autant plus inusité qu'Ottawa voudrait y voir participer les Cris et les Inuit dans un dernier effort pour ramener Voir page A-4 : Paradis PHOTO PC Le premier policier enturbanné Baltej Singh Dhillon, 24 ans, deviendra lundi le premier membre de la Gendarmerie royale du Canada à arborer le turban et la barbe.Spicer et Beaudoin veulent éviter la dissidence Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa LE GOUVERNEMENT fédéral leur a donné des mandats bien différents : le Forum des citoyens avait pour tâche de prendre le pouls des Canadiens tandis que le comité Beaudouin-Edwards s'est plongé dans la plomberie constitutionnelle.Mais aujourd’hui, les deux commissions d’Ottawa ont les mêmes ordres de mission : s’en tirer avec un consensus.Pour y arriver, le premier envisage de s'abstenir de faire des re commandations en règle, tandis que le second éviterait de couler ses choix dans le béton.Cette semaine, le rideau est tombé presque en même temps sur le Forum de Keith Spicer et sur la commission chargée de trouver une solution de rechange à la formule d’amendement de la Constitution et les deux groupes se sont attelés à la tâche de rédiger un rapport final pour le 1er juillet.En cours de route, les deux commissions ont souffert d’un abus d’improvisation.Le Forum des citoyens, de l'aveu même de ses coordonnateurs, a passé beaucoup de son temps à tenter de remonter la pente à la suite d’un lancement raté.Certains affirment qu’il ne s’en est jamais remis.Quant à la commission Beaudoin-Edwards, son mandat très technique a fait fuir le public.Un paradoxe en soi puisque le groupe avait pour tâche de trouver une façon de donner à la population une plus grande voix au chapitre constitutionnel.Mais les deux initiatives deviendront véritablement des boulets au pied du gouvernement fédéral alors qu’il se prépare à lancer sa prochaine opération constitutionnelle, prévient-on au sein des deux groupes, si elles ont une fin discordante.« Nous ne pouvons pas nous permettre de dissidence », confie a ce sujet un associé du Forum des citoyens de Keith Spicer.Au gouvernement fédéral, on frissonne en effet à l’idée du message qui se dégagerait d’un rapport auquel ne souscriraient pas un ou des membres québécois du groupe ou encore la représentante autochtone.Or, la situation n’est pas rose au sein du groupe Spicer.Cette semaine, les commissaires se sont revus pour la première fols depuis leur prise de bec avec Robert Normand.A l’époque, ce dernier avait accusé le groupe de vouloir banaliser la question du Québec.D’autres membres du Forum trouvent au contraire que c’est le Québec qui prend bien de place dans le paysage constitutionnel canadien.En plus, la majorité des interlocuteurs du Forum au Québec étaient partisans de la souveraineté.Keith Spicer a déjà indiqué que, sans égards aux formules politiques, il voulait que son rapport insiste sur les points de rapprochement entre les populations du pays.Le climat autour de la table pourrait cepen-Voir page A-4 : Spicer Johnson veut rétablir un lien visible entre les services et les impôts Jean Francoeur LES SERVICES publics ne sont pas gratuits, les services coûtent toujours quelque chose.Que les citoyens se pénètrent de cette vérité-là : on ne peut pas vouloir la gratuité et, en même temps, s’opposer farouchement à toute hausse des impôts.On ne peut, à la fois, vouloir le beurre et l’argent du beurre.Telle est la conviction du président du Conseil du Trésor du Québec, M.Daniel Johnson.« En deux mots, ce que je veux dire, c’est que les impôts doivent devenir le plus visible possible.C’est la première des choses.Les gens doivent cesser de réeldmer des services et hurler lorsque les impôts augmentent », a-t-il déclaré hier au DEVOIR lors d’une entrevue à ses bureaux, rue Sherbrooke ouest.« Il faut rétablir un lien visible entre les services et les impôts, permettre au citoyen-contribuable de faire l’équation entre les deux.Et, là-dessus, j’ai l’impression que nous sommes sur la bonne voie.» Qu’est-ce donc qu’un impôt visible, lui a-t-on demandé ?« Un impôt visible, c’est la TPS, c’est la taxe de vente, c’est toutes les taxes sur la consommation.Il faut que les gens aient le réflexe de se dire : je paie ça parce que je ne paie rien à l’hôpital, je paie ça parce que je ne paie rien au cégep (un cas unique en Amérique du Nord), je paie ça parce que je ne paie rien pour les médicaments si j’ai 65 ans et plus.« Il faut qu’il y ait une relation beaucoup plus directe entre les service et les coûts.Impôt santé, cofinancement, contribution de l’usager de toutes sortes, voilà autant de possibilités, même s’il ne s’agit que de sommes minimes ou symboliques.» Le moment est venu, à son avis, de mettre l’accent sur ces impôts visibles, en même temps que la pédale douce sur l’impôt sur le revenu ; il faut taxer de plus en plus la consommation et la production de moins en moins.M.Johnson se dit convaincu qu’en pressant les citoyens de faire cette équation, les gouvernements vont dans la bonne direction.Il en résultera plus de discipline.Car personne n’aime payer pour quelque chose à moins d’en avoir besoin et d’être sûr d’en recevoir pour son argent.« Les gens doivent arrêter de croire que ce sont les gouvernements qui dépensent.Ce ne sont pas les gouvernements, ce sont les citoyens eux-mêmes qui dépensent.La TPS, je trouve que c’est une bonne idée, la TVQ par-dessus, c’est excellent.C’est ce que je m'emploie à dire à mes électeurs, à commencer par les maires de mon comté.» M.Johnson reconnaît que les élus municipaux, même s’ils n'applaudissent pas aux transferts de respons-bilités que le gouvernement vient de leur imposer, acceptent volontiers comme principe d’action que les pouvoirs publics doivent indiquer très clairement à leurs commettants combien coûtent les services qu’ils leur proposent.Bien sûr, c’est plus facile à l’échelon local.Les gens voient bien si les ordures ménagères sont ramassées, si la neige est enlevée, et s’il y une bibliothèque municipale ou s’il n’y en a pas.Au niveau supérieur, les liens sont moins transparents, et M.John-Voir page A-4 : Johnson Daniel Johnson LE SILENCIEUX Le Dictionnaire du marginal LA PENSÉE du jour : Christophe Colomb a découvert l’Amérique parce qu’il avait des commanditaires.Dieu.— La plus fabuleuse invention des hommes que tous manipulent sans en connaître le mode d'emploi.Aveugle.— Point de vue.Habitude.— Mode qui résiste à l’usure par un reprisage permanent.Absurdité.— Mot d’oreilles qui dépasse l’entendement.Économiste.— Faiseur de calembours chiffrés.Ami.— Phénomène humain qui ne nous laisse pas seul à penser à nous-mêmes.Élection.— Appel à la volonté du peuple au moment où il est atteint d’asthénie.ALBERT BRIE PATRICK MODIANO FLEURS DE RUINE 144 pages, 19,95$ «On vous dirait bien que Fleurs de ruine est la quintessence de l'oeuvre de Modiano si chaque texte de Patrick Modiano n'était en soi la quintessence même.» Jean-François Josselin, Le Nouvel Observateur «Peu d'écrivains ont décrit Paris avec un amour aussi intelligent, une mélancolie aussi puissante, presque hallucinée.» MichelBraudeau, Le Monde Seuil A-2 ¦ Le Devoir, samedi 11 mai 1991 Cannon juge intéressant le rapport Girard-Peters Mais il en espérait une stratégie globale pour faire face aux problèmes de la télévision QUÉBEC (PC) - LE MINISTRE québécois des Communications, Lawrence Cannon, trouve intéressants plusieurs aspects du rapport du groupe fédéral de travail Girard-Peters sur la télévision, mais aurait préféré y retrouver une stratégie globale pour faire face aux problèmes que rencontre la télévision au Canada.M.Cannon s’est dit en accord avec la recommandation du rapport Girard-Peters qui invite Radio-Canada à réduire de 12 à 8 minutes par heure le temps d’antenne consacré à la publicité.Cette mesure aiderait à rééquilibrer l’offre et la demande en matière de publicité, selon lui.U a également proposé que le moratoire sur l’octroi de nouveaux per- mis d’exploitation soit non pas de trois ans comme le propose le rapport Girard-Peters, mais de cinq ans.« Ce moratoire devrait être de cinq ans pour deux raisons, a dit M.Cannon.D’une part parce que certains réseaux comme CFCF ont réclamé eux mêmes un moratoire de cinq ans; d’autre part parce que dans cinq ans, l’économie québécoise sera en plein essor et les entreprises existantes auront eu le temps d’amortir leur déficit accumulé ».Le ministre s’est également réjoui de la distinction faite par MM.Girard et Peters entre la télévision anglophone et la télévision francophone au pays.Les deux ne connaissent pas les mêmes problèmes.M.Cannon a souligné à cet égard que 65 % des émissions présentées à la télévision francophone étaient des réalisations canadiennes tandis que seulement 26 % de celles présentées à la télévision anglophone étaient réalisées au Canada.Plusieurs recommandations du groupe de travail fédéral devraient etre mises en place rapidement, comme par exemple l’instauration de stimulants fiscaux sous forme de crédits d’impôt pour susciter des investissements dans le secteur privé.« Le fédéral étudie cette suggestion depuis cinq ans et rien n’a encore transpiré», a déploré M.Cannon.Enfin, M.Cannon s’est carrément opposé à une suggestion du rapport Girard-Peters de réduire les exigences du CRTC quand une entreprise est en difficulté.« Ce serait en fait une prime à la contre-performance », croit le ministre québécois.Par ailleurs, M.Cannon a rappelé que sa politique globale en matière de communications devrait être prête d’ici l’automne.Il lui reste à la soumettre au comité interministériel des affaires culturelles et au conseil des ministres.Cette politique québécoise s’attachera notamment a la façon dont les quelque 800 millions $ qui sont consacres annuellement à la radio-télédiffusion au Québec soient mieux dépensés.Certaines voies de solution pourraient consister à jumeler des services, comme par exemple des antennes de diffusion, croit-on au ministère.Lawrence Cannon Saviez-vous que.Au cours des 15 dernières années, la demande d’électricité a augmenté de 5,7 % par année au Québec.Pour les 15 prochaines, on prévoit une augmentation de 2 %.t MK).Wrtwnrrr."¦grnsr f '’'Ww-T Hydro-Québec est un chef de file en Amérique du Nord pour ses programmes d’économies d’énergie.fRfWf JJMHB mm .’ ;¦ -, Wmmmm Après la construction, au moins 95 % du territoire de Grande-Baleine restera à l’état naturel.Le contenu québécois des achats faits par Hydro-Québec se chiffre à 75 % pour les biens et les services.t*** Au cours des 10 dernières années les exportations d’électricité ont rapporté plus de cinq milliards de dollars au Québec.9 | NOTRE PROPRE ÉNERGIE Pour obtenir pim de renseignements, composez le 1 800 ÉNERGIE Controverse autour de la Commission scolaire de Chambly Caroline Montpetlt LE DÉPUTÉ péquiste de Taillon, Mme Pauline Marois, ainsi que celui de Bertrand, M.François Beaulne, se sont opposés, hier, à la décision du ministre de l’Éducation de reporter l’intégration des enseignements des niveaux primaire et secondaire à la Commission scolaire de Chambly, sur la rive sud de Montréal Le ministre Pagé avait fait connaître cette décision dans une lettre adressée le 6 mai dernier au président de la commission scolaire régionale de Chambly, M.Alain Ville-maire, ainsi qu’aux représentants des commissions scolaires.« Le manque de courage politique et les tergiversations du ministre dans ce dossier menacent la qualité de l’éducation pour les années à venir », ont déclaré Mme Marois et M.Beaulne, hier à Longueuil.Parmi les cinq commissions scolaires touchées par cette décision, seule celle de Taillon pourra rapatrier sur son territoire, dès le 1er juillet, renseignement secondaire présentement dispensé par la commission régionale de Chambly.« En procédant partiellement par l’intégration de la commission scolaire de Taillon, le ministre va à l’encontre du seul point sur lequel les cinq commissions scolaires s’entendaient, à savoir qu’il fallait procéder à l’intégration pour l’ensemble du territoire de la Régionale, pour favoriser une répartition équitable des effectifs», ont-il dit.De son côté, la présidente de la Commission scolaire Jacques-Cartier, et porte-parole du regroupement Intégration Rive-Sud, s’est dite très déçue hier, au nom de l’ensemble des commissions scolaires concernées, de la décision du ministre.« Je pense que la réaction des commissions scolaires est assez unanime, nous sommes déçus de voir que M.Pagé n’a pas tenu ses engagements.Il laisse partir la commission scolaire de Taillon avec 25 % des effectifs alloués à l’enseignement secondaire à la Commission régionale de Chambly, ce qui est la solution la pire à nos yeux.Ce sont les élèves qui continueront de fréquenter la Commission régionale qui souffriront de ce manque à gagner en termes de services pédagogiques et de personnel administratif».Le Regroupement Intégration-Rive-Sud se réunira au cours de la semaine prochaine pour décider de la marche à suivre dans ce dossier.Bombardier quitte son émission française Michel Dolbec de la Presse Canadienne PARIS — A boulets rouges, l’émission que Denise Bombardier anime à la télévision française depuis la mi-avril, quittera l’antenne a la fin du mois de mai.Mme Bombardier, qui était à Paris cette semaine, a fait le point mercredi avec M.Pascal Josèphe, le responsable des programmes de la Cinq (la chaîne privée qui diffuse A boulets rouges).Elle lui a confié qu’elle ne se sentait pas à l’aise dans ce genre d’émissions et lui a soumis un nouveau projet, dont elle n’a rien voulu dire.« Nous sommes en négociations, a-t-elle indiqué, nous serons fixés bientôt ».M.Josèphe a précisé de son côté qu’il serait en mesure d’annoncer quelque chose « au début de la semaine prochaine ».Denise Bombardier, qui est rentrée à Montréal jeudi, n'aura donc présenté que quatre éditions d’/i boulets rouges, une émission bl-men-suelle de 90 minutes qui se voulait polémique, Les deux derniers « plateaux », enregistrés cette semaine, portent sur les nutionullsmes et sur les relations hommes-femmes.Ces sujets ont donné lieu à des échanges « très durs, très violents » qui ont de toute évidence déplu ù Mme Bombardier.La Journaliste a confirmé son malaise au quotidien Le Parisien: « Inviter en studio deux personnalités avec des Idées diamétralement op- Eosées et qui débarquent avec leurs undes, ça finit vite en pugilat intellectuel, a-t-elle déduré.Ce n’est pas mon style ».Il faut dire également que l’émission de Denise Bombardier, diffusée le samedi soir vers 22 h 30 en même temps que Bouillon de culture, de Bernard Pivot (sur Antenne deux), ne faisait pas courir les foules.Les deux premières émissions ont attiré moins de 1 % de l’auditoire, selon les sondages, ce qui représente moins de 500 000 téléspectacleurs.« C’était une émission hyper-confidentielle, pour Initiés seulement.De toute évidence, ce n’était pas son truc », a expliqué le responsable de la chronique « télévision » du Parisien.Les téléspectateurs français devraient donc revoir Denise Bombardier sous peu, mais dans une autre formule d'émission, probablement plus proche de ce que les Québécois connaissent déjà. msssssB^sas^ss^Bsssssas^ ttt Le Devoir, samedi 11 mai 1991 A-3 Les médecins prennent leur pouls de l’an 2000 Paul Cauchon ILS SONT INQUIETS de voir leur profession envahie par une bureaucratie rigide.Ils craignent la déshumanisation des soins.Ils croient que dans dix ans les problèmes de santé liés à la pauvreté seront monnaie courante.Et ils jugent que le nombre élevé de femmes médecins aura définitivement changé la médecine.« Ils » étaient 300 hier à assister à l'assemblée générale de la Corporation professionnelle des médecins.Une assemblée précédée d’un minicolloque, où ces médecins se sont demandé quelle serait leur vie en 2001, dans dix ans.Carole Valois, médecin de famille à l’IIôtel-Dieu de Gaspé depuis six ans, s’inquiète, comme plusieurs autres, de la bureaucratisation de la médecine (et la réforme de la santé du ministre Côté la convainc que le danger est réel).« Chaque médecin sera-il désigné à une tâche précise à un endroit précis, tel que choisi par l’État ?Je le crains, dit-elle.Pourtant il faut pouvoir changer de lieux de pratique et multiplier les expériences ».Elle constate, comme tout le monde, l’arrivée d’ici 20 ans des ba-byboomersdans la vieillesse.« Ces as de la performance seront bien exigeants, ils voudront retarder toute forme de vieillissement », ironise-t-elle.Mais elle constate surtout que dans dix ans la majorité des médecins seront des femmes.« Je réalise de plus en plus comment notre profession est axée sur la performance.Il va falloir améliorer les congés de maternité, ouvrir les postes au travail à temps partiel dans les établissements pour permettre une meilleure vie de famille ».Actuellement les femmes médecins prennent d’ailleurs 12 semaines de congé de maternité en moyenne, alors que cette moyenne est de 16 à 20 semaines chez les femmes en général « Les attentes du patient sont immenses, ajoute Alain Laliberté, interniste depuis trois ans au Centre hospitalier Baie-des-Chaleurs.J'ai toute la misère du monde à convaincre mes patients que je ne sais pas tout ! » Les médecins vivent-ils une crise existentielle ?D’un côté leur image de Dieu omnipotent persiste à cause des prouesses technologiques largement publicisées par les médias.Mais ils n’ont plus le même rapport paternaliste qu’avant avec les patients, et lorsque les médecins tombent de leur piédestal les patients se précipitent vers les médecines douces pour trouver une solution immédiate à leurs problèmes, ajoute le docteur Laliberté.Marie Martineau, médecin de famille depuis deux ans à la Cité de la Santé de Laval, croit même que dans dix ans les omnipraticiens perdront leur place en obstétrique parce que les gynécoloques auront réalisé une alliance avec les sages-femmes.« Comme omnipraticiens la naissance risque de nous échapper de plus en plus, déplore-t-elle.Mais nous reviendrons peut-être à une médecine plus familiale, par exemple en visitant le patient en phase terminale chez iiu, puisqu’il voudra de plus en plus mourir dans son milieu avec les siens».Le docteur Martineau croit que les médecins de l'an 2000 devront de plus en plus coopérer avec les « différentes techniques douces ».Elle croit aussi que le médecin sera de plus en plus un éducateur en matière de prévention, qui s’impliquera dans les écoles, les usines.« Peut-être serons-nous plus capables d’accepter nos limites», lance-t-elle.Ces 300 médecins, qui se divisaient hier à parts presque égales entre omnipraticiens et spécialistes, dont près du tiers étaient des femmes, et qui représentaient tous les groupes d’âge, avaient d’ailleurs à répondre à un sondage sur leurs valeurs, sondage dont les résultats étaient ensuite commentés.Us estiment de façon très majoritaire que l’importance accordée à leur vie familiale aura changé la façon d’exercer la médecine en 2001, et que la qualité de vie sera plus grande pour eux.Mais ils expriment aussi leurs inquiétudes.Plus des deux tiers estiment que l’universalité des programmes de santé telle que nous la connaissons n’existera plus dans 10 ans.Ils croient assez majoritairement que « la société exigera une évaluation globale de ce que font les médecins et la mise en application de guides de pratique».Et ils demeurent très divisés sur l’humanisation des soins : il y en a autant qui croient que malgré le développement des technologies la médecine de l’an 2001 sera plus humaniste, plus « biopsychosociale » que ceux qui ne le croient pas.Quand les bébés bonis jouent à la «roulette russe» bureaucratique Josée Boileau EN ÉTALANT dans le temps l’allocation versée à la naissance du troisième enfant, le gouvernement du Québec arrive à ne pas toujours donner les 7500$ prévus.Seuls les enfants mineurs sont en effet pris en considération pour évaluer la progéniture des mères de famille québécoises quand vient le moment de verser les allocations à la naissance.Cela signifie d'une part que si une femme a un enfant de 18 ans, un autre de 12 ans et qu’elle se retrouve à nouveau enceinte, son petit dernier n’est pas considéré comme un troi sième enfant mais bien un deuxième.Exit l’allocation de 7500 $, elle recevra plutôt celle de 1000 $, payable en deux versements.Si par ailleurs son plus vieux a 15 ans à la naissance de son troisième enfant, la maman québécoise devient éligible à l’allocation de 7500 $.Elle n’en recevra malgré tout que 4500 $.Pourquoi ?Parce que les sommes allouées sont versées pendant cinq ans à raison de 375 $ par trimestre et que pendant ce laps de temps, l’aîné a atteint ses 18 ans.Du coup, le cadet perd son rang de troisième enfant et devient un deuxième enfant, deux ans avant d’avoir fini de recevoir l’ensemble de ses prestations.« Tout ça peut sembler un peu complexe, reconnaît Sylvie Cadrin, porte-parole de la ministre responsa- ble de la Famille, Mme Violette Tré-panier.Mais le régime est administré sur la base du système des allocations familiales ou tout est calculé selon le nombre d’enfants mineurs qu’on trouve dans les familles.Et il n’y a pas de droit acquis pour les nouveau-nés de troisième ou quatrième rang qui ont un frère ou une soeur proche de sa majorité.» À la Régie des rentes, qui se charge de la distribution des allocations familiales, on indique que ce changement de rang en cours de distribution de l'allocation de troisième enfant reste fort marginal.Selon les données recueillies au 31 décembre 90, 300 enfants ont ainsi été touchés sur les 64 000 à qui cette allocation a été distribuée, soit moins d’un demi de 1 %.Malgré tout, des groupes comme la Ligue des femmes du Québec estiment qu'il s’agit là d’une pénalité réelle qui ira en s’accroissant.« Distinguer entre enfants majeurs et mineurs nous semble une application très bureaucratique qui ne tient pas compte des nouvelles réalités familiales comme le remariage et l’espacement des naissances », écrit le groupe dans une lettre envoyée hier au ministre des Finances Gerard-D.Lévesque et l’incitant à apporter les correctifs nécessaires.Au total, 176 000 allocations à la naissance ont été distribuées depuis le début du programme en 1988 et 1 637 000 enfants reçoivent des allocations familiales.PHOTO CP Les généraux M.A.Moiseyev et John de Chastelain font le salut militaire durant une cérémonie, à Ottawa.Soviétiques et Canadiens s’entendent pour réduire le risque d’incidents armés OTTAWA (PC) — Les Forces armées canadiennes et soviétiques ont signé hier un accord destiné à réduire le risque d’incidents pouvant survenir lorsqu’elles sont actives ou procèdent à des exercices l’une près de l’autre.Le général John de Chastelain, chef d’état-major, et son homologue soviétique, le général Mikhaïl Moiseyev, ont signé l’entente au cours d une brève cérémonie aux Communes.Cet accord engage les deux parties à éviter les activités militaires dangereuses sur terre, sur mer et dans les airs et à solutionner tout incident rapidement et pacifiquement.Selon ses principales clauses, il engage les signataires à : ¦ établir et maintenir des commu- nications entre les deux Forces armées quand elles se livrent à des exercices l’une non loin de l’autre; ¦ entourer de la sécurité nécessaire l’usage de certains équipements comme le laser; ¦ se garder de brouiller les réseaux de commandement et de contrôle de l’autre partie; ¦ éviter d’être perdu au point de pénétrer sur le territoire de l’autre partie; ¦ faire preuve de prudence lorsqu’une partie est active près des frontières de l’autre partie; ¦ éviter de nuire aux activités du personnel et de l’équiment de l’autre partie; ¦ assurer un règlement rapide et pacifique de tout incident éventuel.Le général Moiseyev a pris la dé- Une consigne sur les pneus d';iprès la Presse Canadienne LES PNEUS seront soumis à une consigne, pour ne plus grossir les montagnes actuelles, ainsi que les bouteilles de la Société des alcools du Québec, a annoncé hier le ministre de l’Environnement Pierre Paradis.« Le système devrait être en place au début de 1992 », a-t-il indiqué après avoir discuté avec le Regroupement québécois pour la récupération, un lobby représentant notamment les chaînes d’épiceries.La supervision en sera confiée à la Société québécoise de récupération et de recyclage (SQItR), créée en juin 1990 et dont le nouveau chef, Louis Lord, a justement été nommé hier par le gouvernement.« Nous mettons la SAQ au défi de faire aussi bien que les brasseries, les compagnies d’eaux gazeuses et même des vignobles privés, qui tous s’occupent de leurs contenants vides», a lancé le ministre.L’argent de ces deux nouvelles consignes sera pour le mieux-être de l’environnement et n’ira pas dans le fonds consolidé de la province, a fer-mement spécifié le député de Brôme-Missisquoi : « Ça avait été garanti par tous les partis à l’Assemblée nationale, quand la SQRR a été créée.» Reconnaissant que cette société d’Élat « dispose d’un quasi-pouvoir de taxation », M.Paradis n’a pu préciser ce que sera la consigne sur les pneus, disant seulement qu’elle est 5$ pièce en Ontario.fense des militaires soviétiques pour leur rôle dans le « maintien de l’ordre » dans les républiques cherchant à obtenir l’indépendance de Moscou.Et le général de forte carrure a réagi sur un ton irrité à la suggestion que l’armée pourrait tenter un coup d’État contre l’administration civile de l’U RSS.« Il n’y a aucune raison à un coup d’État.Les Forces armées de l’Union soviétique respectent leurs obligations constitutionnelles », a -t-il dit avec fermeté.Quand on a demandé au général Moiseyev si les troupes canadiennes devraient se retirer d’Europe, il a évité le sujet en répondant qu’il ne s’attendait pas à ce que tous les Canadiens stationnés en Allemagne retournent chez eux.Mais il a rappelé que le Pacte de Varsovie avait été dissolu, que l’Allemagne était réunifiée et que toutes les troupes soviétiques seraient retirées à l’intérieur des frontières de l’URSS d’ici 1994.Le général de Chastelain a indiqué qu’il discuterait du projet des Forces armées canadiennes de réduire leurs effectifs.Le gouvernement prendra toute décision appropriée à ce sujet après consultation avec les alliés de l’OTAN, a-t-il noté.Les syndiqués des grandes centrales en voie d’approuver le gel des salaires Josée Boileau L’ENTENTE de principe intervenue entre le Conseil du Trésor et les grandes centrales syndicales sur le gel des salaires pendant six mois dans la fonction publique est peu à peu ratifiée par les syndiqués de la base.La Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec (FIIQ) a tenu jeudi un référendum sur la question dans les 424 établissements où elle est représentée et, selon les premières données disponibles touchant 318 centres, les infirmières se sont prononcées à 80 % en faveur de l’entente.Par contre, 13 syndicats l’ont rejetée et le taux de participation ne dépasse guère les 24%.La FIIQ estime que « ces résultats reflètent à la fois l’analyse que font les infirmières de la conjoncture économique et l’absence de choix qui leur était offert ».À la CSN et à la CEQ, on prévoit que la consultation des membres sera terminée au plus tard jeudi qui vient.Les assembCées générales vont bon train, affirme-t-on dans les deux centrales.La CEQ précise que jusqu’à maintenant seulement un ou deux syndicats, des 150 qui doivent se prononcer, ont rejeté l’entente.À la FTQ, il faudra encore deux semaines pour compléter les assemblées générales, dont le tiers a jusqu’à présent eu lieu.La période de maraudage qui vient de se terminer dans le secteur public et le fait que la FTQ est surtout présente dans les centres d’accueil dont des plus petits syndicats, expliquent la longueur du processus.S(2XV1c(2C^42-9645 « L’entente est acceptée à 75-80 %, pas de gaieté de coeur mais les gens sont quand même satisfaits vu le contexte économique », commente le directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ, M.Henri Massé.Il ajoute que la participation n’est pas non plus massive puisque la question a déjà été largement publicisée dans les journaux et que les gens ont un peu le sentiment que le débat est clos.Si la question des conventions collectives est pour ainsi dire presque réglée, les syndicats du secteur public n’ont toutefois pas l'intention d'oublier l’anciennete perdue depuis l’application de la loi 160 forçant le retour au travail lors de la dernière grève dans le secteur public.La FIIQ manifestera à ce sujet mardi devant l’Assemblée nationale et les grandes centrales feront à nouveau valoir leurs revendications dans ce domaine la semaine prochaine.Gouvernement du Québec Commission des normes du travail La fête de Dollard ou la fête de la Reine En vertu de la Loi sur les normes du travail, le 20 mai, fête de Dollard ou de la Reine, est un jour férié pour l’ensemble des travailleurs et des travailleuses du Québec.En conséquence, tout salarié à temps complet ou à temps partiel peut bénéficier d'un congé payé ou d’une indemnité.Pour avoir droit à un jour férié, ce jour férié doit être un jour ouvrable* pour le salarié.De plus, le salarié doit avoir 60 jours de service continu dans l'entreprise et ne pas s'être absenté la veille et le lendemain de la fête sans l'autorisation de l’employeur ou sans raison valable.•Un jour ouvrable est un Jour où le salarié travaille habituellement ou un Jour térlé où II est appelé à travailler effectivement.Dans le cas où II doit travailler ce |our, il a droit au salaire correspondant au travail effectué et à une Indemnité ou, au choix de l'employeur, à un congé compensatoire d'une Journée.RENSEIGNEMENTS On peui obtenir plus de renseignements* ou porter plainte en s'adressant aux bureaux suivants de la Commission des normes du travail: BAIE-COMEAU (418)589-9931 HULL (019)772-3019 JONQUIÉRE (418)695-1940 MATANE (418)562-2010 MONTRÉAL (514)873-7061 ‘ La Commission accepte les frais d'appel.QUÉBEC ROUYN-NORANDA SHERBROOKE TROIS-RIVIÈRES (418) 643-4940 (819) 797-0202 (819) 820-3441 (019)371-6661 Québec si A Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente Traduire : une aptitude.un art CERTIFICATS DE TRADUCTION I ET II Deux programmes de formation professionnelle qui vous permettent d’acquérir des connaissances et des habitudes de travail dans différents domaines de cette discipline.Ces deux certificats sont intégrables au Baccalauréat spécialisé offert par le Département de linguistique et philologie.PREMIERE COMMUN/Oyj^ Livres, cassettes, articles religieux: un grand choix de cadeaux.lesmarcus 60 ouest, rue Notre-Dame Montréal, Qc H2Y1S6 7) Lfycbitaille (514)845-3194 DATE LIMITE D’ADMISSION LE 1er JUIN 1991 Annuaire et formulaire d’admission : 3744, rue Jean-Brillant, 3e étage (514) 343-6090 1-800-363-8876 APPRENDRE POUR AGIR HOTEL DES ENCANS MONTRÉAL 4521, boul St-Laurent, Montréal (Qc) H2T1R2 Tél.: 849-2505 Fax: 282-0342 VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUES Provenant de la succession de M.Antoine Dubuc et divers Mardi le 21 mai ’91 à19h30 ART CANADIEN Dont les Isblesui de: G T ALLEVN.H BEAU.P.V BEAULIEU, N BOISVERT SM BOUCHARD.F BUJOLD, PA CARON.SM COSGROVE, R DE REPENTIGNY.E DESPREZ, M DOM INGUE, A IXIMAS W P EWEN, S FABLO, MA FORTN, JC FRANCHERE.CA GAGNON.CE GALBRAITH, R GENN, L.GERVAIS, GE GINGRAS, J GIUNTA.C GOULET, l P HEBERT, H HEBERT,SHUDON,CE HUOT, J P JÉRÔME, C D, KRIEGHOEF, J P LEMIEUX.C LE SAUTEUR, R LETENDRE, J A McEWEN.M MERCIER.JG MONGEAU, M MAURO, A T NOEH.A P El LAN, A PREVOST, J RHÉAUME, RJ RICHARD, J P RIOPEliE.WG ROBERTS, A ROV, R SIMKINS, JW STEWART, L ST HILLAIRE.A TATOSSIAN, f TOUPIN, P TRUDEAU, A VllENEUVE.ac JEAN PILLEMENT (1728-1808} 10-X 26 1/2- - 1786 ART INTERNATIONAL Oonl les Isblesui de: F ADNET, N I BERTCHENKOF.E BOIVIN.L C BOMBIED.P BURIY, A CALAME.M CHAGALL, J.M.CHEVOTET, d'après MC aOOION.JBE DEIALIE.J DUPRE.PM DUPUY, L, EEITO, PP GEL6ERT, E.GLOtl, A, GORI.A.J.GROENEWEBEN H E.HARTUNG, J HENTZ le vwi.J HOFMANN, I KAUFMAN, l J.F LA GRENÊE.L HOIR, J L.EEMPUTTEN.EME LE POITTEVN.JLURCAT, JB MASSE, J MRO, A PERUI.J PAIEMENT.A W.REDGATE, PA RENOIR, G ROUAULT,HT.SCHAFER.J F SPOHLER.R TH6ESART.D VAL, L.W VANSOEST.H VAN DE SANDE BAKHUYZEN, J.VILON, L, W WAN, «c Mercredi le 22 mal 1991 à 19h30 COFFRE XIXe S.; IETAIRE MEUBLES - OBJETS D’ART CANADIENS DONT BANC LIT D€ STYLE LOUIS XIII, EXCEPTIONNELLE ARMOIRE, EN XVIIIe S, BUFFET BAS, FIN XVIIIe S BUFFET 2 CORPS, EN XVIIIe S ; CRUCIFIX XIXe S, HORLOGE A GAINE, XIXe S , PAIRE DE PORTES, XVIIIe S ; SECRI BUREAU A PENTE, DEBUT XIXe S.SUSPENSION XIXeS.TABLES XIXe S ETC MEUBLES - OBJETS D'ART EUROPÉENS DONT ARMOIRE XVIIIe S, NOMBREUX SEGE ET SALCNS XIXe S, C0MU00E DtPOOLE LOUIS XVI, POUDREUSE DE STYLE LOUIS XV, IMPORTANTES GARNITURES DE CHEMINÉE NAPOLEON III, EXCEPUOWaiE SALLE A MANGER DE STYLE LOUIS XV EN CHÊNE BLOND.SCR6AN DE STYLE CHIPPENDALE.SECRETAIRE OtPOOUE «c RESTAURATION.LUSTRE ET APPLIOUES XIXe S .CUIVRES ANCIENS, \ PORCELAINES OONT UN SERVICE EN COALPORT; VERRERIES., , CHRIST EN IVOIRE XIXe S , DE L'ARGENTERIES DONT UNE r-* W PORTANTE MENAGERE EN ARGENT CONTROLE, MIROIRS XVIIIe S PENDULE DE CARROSSE DtPOOUE GEORGE III, VASES EN OPALNE, NOMBREUX BIBELOTS.VAISSELLES, NOMBREUX FUSILS DE , ,, ______________ CHASSE, DRAPEAUX, PAVILLONS ET ENSEIGNES ETC fH ' f WWÂ- m EXPOSITION- Jeudi le 16 mai 1991 de 12h à 21 h Vendredi le 17 mai 1991 de 12h à 21 h Samedi le 18 mai 1991 de 12h à 17h Dimanche le 19 mai 1991 de 12h à 17h Lundi le 20 mai 1991 de 12h à 21 h • Catalogue sur demande • L'Hôtel des Encans est ouvert pour les expertises gratuites les mercredis et jeudis de 10h30 à 17h00 m • m iï PROCHAINE VENTE AUX ENCHERES A NEW YORK LE 24 JUIN 1991 “%-.-' ARMOIRE, Québec XVIIIe siècle A-4 ¦ Le Devoir, samedi 11 mai 1991 Québec se ligue avec les entreprises pour faire échec à la Commission d’accès à l’information Louis-Gilles Francoeur LE COUVER N KM KNTdu Québec s’est ligué aux 12 entreprises bénéficiaires de contrats secrets d’électricité pour empêcher sa propre Commission d’accès à l’information de faire son travail avec les documents qu’elle juge nécessaires à une évaluation complète du dossier en vue d’une décision finale dans cette affaire.C’est ce que révèle la demande d’ordonnance déposée au cours des derniers jours par le procureur général du Québec et les 12 procureurs des alumineries et autres producteurs de métaux, sauf Norsk-Ilydro, devant la Cour du Québec.Le gouvernement et les 12 bénéficiaires demandent au tribunal de casser l’ordre qu’a donné la commission le 26 avril à Hydro-Québec et aux entreprises afin qu’elles produisent les contrats secrets, la correspondance échangée entre ces partenaires aux fins de stopper la divulgation de ces documents, les copies des communiqués des différentes conférences de presse d’Hydro-Qué-bec sur les fameux contrats et copies des comptes d’électricité des com- pagnies en cause.L’ordre de produire ces documents révèle qu’Hydro-Québec aurait produit ses contrats secrets ou des documents apparentés à des compagnies d’évaluation financière étrangères, comme le Commodities Research Unit, et fourni des rapports, sinon les contrats, aux firmes Standard’s and Poor’s, Moody’s et autres évaluateurs des cotes de crédit de la société d’État.La Commission d’accès a convoqué toutes les parties en cause pour les 13 et 14 mai afin de vider le dossier une fois pour toutes après avoir pris connaissance des documents pertinents.Il est de tradition que la Commission d’accès obtienne des documents à titre confidentiel pour pouvoir les examiner avant de statuer sur leur divulgation afin de déterminer en toute connaissance de cause si les prétentions au secret ou à la divulgation sont fondées ou non.La présence du procureur général dans ce dossier aux fins d’empêcher la Commission d’accès d’agir à son gré et selon sa tradition est contraire aux intentions du gouvernement telles que décrites le 25 avril à l’Assemblée nationale par le premier minis- tre, M.Robert Bourassa.Pour empêcher l’opposition de discuter des fameux contrats, le premier ministre invoquait alors le fait que la Commission était en plein processus d’examen et qu'elle avait justement convoqué les parties pour les 13 et 14 mai, une audition que le procureur général tentait de paralyser le lendemain.Le premier ministre dissociait aussi son gouvernement de la tentative des compagnies de museler les médias et la Commission en déclarant : « Ça, ce n’est pas le gouvernement du Québec qui plaide, ce sont des entreprises.» SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Paradis ce dossier sur la voie de la normalité en matière d’évaluation environnementale.Ottawa est acculé dans cette affaire soit à déroger à ses règles d’évaluation globale des dossiers s’il accepte une évaluation séparée de la route et des barrages, soit à un affrontement juridique en règle s’il procède seul ou s'il ne procède pas à une audience.Déjà un effort de rationalisation du travail des deux commissions d’enquête prévue à la Convention de la Baie James est amorcé.Le Comité d’examen des évaluations environnementales (COMEX) qui évaluera l'étude d’impacts d’ily-dro-Québec avec les Cris et la commission de l’environnement Kativik, qui fera un travail similaire avec les Inuit, ont convenu de procéder ensemble dans certains territoires pour diminuer toute confusion dans les communautés nordiques.C’est ce qu'a déclaré hier M.Peter Jacob, le président de la commission Kativik.Selon ce dernier, les deux commissions « examinent sérieusement la possibilité de tenir une audience conjointe à Kujjuarapik » et, peut-être dans le Sud de la province, à Val d’Or, porte d’entrée du Nord, si le public « blanc » le réclame avec insistance.Rien n’est moins sûr que les deux commissions vont siéger à Montréal ou Québec, a dit M.Jacob, en raison du court délai alloué, des fonds disponibles, etc.« Mais cela dépendra aussi de l'insistance des groupes sociaux et environnementaux à faire venir les commissions dans le Sud », a-t-il ajouté.M.Jacob reconnaît que les impacts environnementaux du désen davement des territoires de la Baie d’Hudson intéressent énormément les grou[K‘s environnementaux et les chasseurs blancs du Sud de la province.L’étude d’impacts d’ilydro-Québec indique, en effet, que l’ouverture de ce territoire aux chasseurs et aux pêcheurs blancs pourrait avoir des effets beaucoup plus draconiens sur les populations animales de la région, où la reproduction des espèces est beaucoup plus lente qu’au Sud, que les impacts environnementaux localisés, associés aux barrages et aux réservoirs.M.Jacob reconnaît enfin que l’examen de la « justification » des accès routiers de Grande-Baleine sera « très difficile » s’il est impossible de mettre le projet hydro électrique sur la table des commissaires, puisque c’est lui qui sert à justifier la construction de la route et des infrastructures d'accès et d'hébergement.C’est la même question qui préoccupe fondamentalement Ottawa où les règles d'évaluation environnementale interdisent de fractionner un projet et forcent son évaluation globale.Ottawa a accepté de procéder avec Québec dans une évaluation du complexe hydro-électrique, mais il s'est réservé, en fonction de ses règles, d’exiger à une étape ultérieure de procéder à sa façon dans le dossier des routes.Québec a accordé un budget de 250 000 $ pour les travaux d’audience et de contre-expertise des deux commissions Il a aussi accepté de payer, en plus, 100 000$ aux Inuit qui veulent Au Congrès de l'ACFAS Université de Sherbrooke 23 mai 1991 de 9 h à 16 h Les thèmes : Cette rencontre sur l'évaluation sociale autour des trois grands themes suivant: 1 les modes de décision des geslio,.du changement en entreprise 2.La place etle rôle des usagers dans I changement technologique 3 Les paramètres guidant les déniai nouvelles technologies mm WSMÊIÊÊÊÊÊË mm technologies est spécifiquement organisée Je les chou technologiques et la conduite -laUui idon, la mise au point et l’implantation d'un ar tiques et les piolucoles d'évaluation des Les participants : E Alsène (CREST), j ü.Carrière (UQTR), A.Uompierre (ministère du Revenu du Québec), H Jacot (Université de Lyon II), Y .(Nordic), F Laurendeau (FTQ), M.-G Létourneau (MESS), C Limoge-.(TELUIQ) ÜRESD, J t Pro lx MR), C Saint-Pierre (CREST), D.Tremblay Renseignements additionnel* et i Micheline Meese (CREST) (SU, 3S7MOIS Le coûta iiisuiptu, ava.tlel8ii Je tdet de l'ACFAS s'applique Réalisation conjointe : • Ministère de l'Enseignement - • Centre de re.r,-.-rche en e a; • Association cariad.e nc- fram • AssociaiiuFi :.j.iàj.fcunc des : cnptiuns : Après celte date, le côut régulier au Congrès ieur et de la Science n sociale des technologies ,e pour l'avancement des scierm-,.ioloques et anthropologues de lauy çaise I fcS II sitiori jour- ES LIGNES JiftEi» TRICES PftOVISUIHtS SONS RENOUES PUBLIQUES difedTnceç prétoire* ci «fessous sont mises a la dispo-à des fnv-j d'examen -dant une période de 60 alu i \\ mat 1991 au 9 ju-let 1991 • Produits a base le pneus de rebus (PCE-06-91) • Batteries et m xiales ou plomb (PCE-20-91) Le programme C ment du Canada, et les services m composé de trois i ble, constitue le sc - -vironnemental*, lancé par le gouverneur -> consommateurs a reconnaître les biens -, -ucifs poui l'environnement.L'Éco-Logo', lombes entrelacées formant une feuille d'éra-eau de certification du programme.Pour apposer l'Éco Logo, les produits doivent répondre aux critères établi-, par le programme avec l'aide de l'Association canadienne de normalisation Si vous désirer obtenir uri exemplaire de ces lignes directrices provisoires ou donner votre opinion sur leur contenu, veuillez communiquer avec: Ahmad Husseini Association canadienne de normalisation 178, boulevard Rexdale, Rexdale (Ontario) M9W 1R3 (416) 747-2697 1*1 ( ;i I lrl( iée Que peueeftfe loNque - /.ONCf •*/ Daniel Latouche Mon voisin JE VIENS de parler à mon voisin, celui du Québec et non ce mystérieux Coréen, un Californien d’adoption comme nous le sommes tous, et qui me casse les oreilles à huit heures du matin avec sa pratique acharnée de Beethoven.Pauvre lui (Beethov, pas le Coréen).Ce fut une conversation représentative de milliers de conversations téléphoniques entre Québécois de la Diaspora et ceux qui gardent le fort (oui, je sais, après Oka, cette expression de « garder le fort » n’est plus de mise).Après les salutations d’usage, il y a l’entrée en matière qui, à ma grande surprise, n’a plus à voir avec la température.Il choisit plutôt une référence politique : « Alors, cela va ?Tu dois être content de ne plus entendre parler de constitution ! » Cette phrase a remplacé la bonne vieille remarque quant à la sévérité de nos hivers et à la déprime du printemps qui n’en finit pas d’arriver.De toute évidence, votre (notre) couche d’ozone politique est bien mince et il semble y avoir un trou constitutionnel juste au-dessus du Québec.Parlant d’ozone, il vient de se tenir ici une conférence internationale où l’on a appris que le réchauffement de la planète n’était pas pour demain puisque notre bonne vieille Terre semble munie d’une sorte de thermostat par lequel elle règle la température de son atmosphère.Et dire que c’était là une catastrophe écologique qui nous aurait bien servi au Québec.Savez-vous comment ils ont constaté que ce réchauffement avait bien des chances de ne pas se produire ?En observant le comportement et la distribution dans l’espace de certains insectes.Il y a donc peu d’espoir pour que le maringouin québécois en soit affecté.JE REVIENS à mon voisin.Je lui ai évidemment répondu qu’en efffet je me considérais bien chanceux de ne pas subir cette overdose de constitution.Pourquoi donc ai-je dit cela ?Pour être poli ?Une réponse automatique ?La crainte de lui apprendre que, même à l’étranger, la Constitution nous suit partout.Elle nous voit.Elle nous entend.Elle sait tout ce que nous faisons.Son oeil est puissant.C’est une drogue.C’est comme les vieilles Ma tante : même quand elles nous ennuient, on en parle.C’est à mon tour de poser une question : « Et chez nous, quoi de neuf ?» Alors, il me parle de Jean Chrétien et de sa dernière déclaration.Je sais que le pauvre homme (Chrétien, pas mon voisin) revient d’un séjour à l’hôpital, mais je ne savais pas qu’on en avait profité pour lui reaménager ce qui lui restait de cortex cérébral.L’idée de revenir au Québec dans moins de trois semaines m’apparaît subitement moins attrayante.Comment un politicien peut-il continuer à s’en tirer en continuant de proférer des déclarations aussi ridicules et insultantes.On dirait qu’il veut tester le système pour voir jusqu’où on le tolérera.Prépare-t-il le terrain pour le prochain débat référendaire ?Si oui, ça promet.MAIS QU E Joe Clark et Brian Mulroney n’aient pas cru bon de sauter sur l’occasion pour le dénoncer immédiatement en dit long sur les concessions que le Parti conservateur est prêt à faire pour maintenir l’Union sacrée.Je sens que mon voisin se déprime à mesure qu’il m’en parle, alors je change de sujet.« Et le budget ?» Un moment d'hésitation.Grâce aux merveilles des télécommunications, j’ai été informé immédiatement du budget québécois, mais je voulais savoir ce qu’un vrai payeur de taxes en pensait.Ce qui manque le plus à un Québécois en séjour à l’étranger, ce sont les conversations de corridors sur les événements politiques de la veille.Ici, dès qu’on met la main sur de l’information, on a tendance à la traiter comme s’il s’agissait d’une matière première rare.On est toujours en train de se demander si on en n’a pas manqué un bout.Impossible ici d’avoir une conversation anodine sur le Québec.-xjN**\*._________ « Et le budget ?» Toujours le silence.Vraisemblablement, mon voisin arrive mal à se dégager de l’image accaparante du chef du Parti libéral du Canada.Ou serait-ce que la personnalité du ministre des Finances du Québec l’éblouit à ce point qu’il en a oublié son nom ! Je me résigne à prononcer les mots magiques : « Gérard Dée.» Tout redevient clair.« Ah oui, rien de changé de ce côté : pas d’augmentation des impôts, mais deux sous de plus par cigarette, 30 sous de plus par bouteille de vin, 10 sous de plus maintenant, et encore de nouveau en janvier pour l’essence, et plus d’argent pour celles qui font des enfants ».Cela correspond tout à fait à ce que j’ai lu sur le fil de la Presse Canadienne, en plus court cependant.Parlez-moi d’une politique fiscale royale.La politique québécoise est tellement prévisible qu’il sufffit de quelques mots magiques pour tout résumer.Nous pratiquons l’écologie politique sans le savoir.« Quoi d’autre ?» Il va me parler du hockey et de l'élimination des Canadiens.Mais non ! « Le N PD a trouvé le moyen de faire un déficit de 10 milliards $ en Ontario ».Quand le déficit d’Ontario remplace le hockey, c’est que quelque chose de grave se passe.Non pas que mon voisin soit assionné par l’Ontario.Il va souvent Toronto par affaires, mais il n’est pas du genre à être marqué par l’expérience.S’il m’en parle, c’est qu’il s’est vraiment passé quelque chose.Jeffrey Simpson va sûrement analyser le phénomène cette semaine.Je ne peux m’empêcher de peaser à ce pauvre Conseil du patronat qui voit ainsi s’écrouler son modèle économique par excellence.La vie est injuste.NOUS NOUS quittons avec un échange d’informations météorologiques.La tradition est sauve.« Ici, il fait beau une journée et il pleut l’autre », m’annonce-t-il.Veut-il parler de la température ou du climat économique et politique ?Les deux probablement.Je lui rappelle ce qu’il ne veut probablement pas entendre : « Ici, il fait toujours beau; on a même hâte qu’il pleuve un peu.» Après tout, il y a peut-être une justice.Jean Chrétien, Gérard Dée et l’Ontario ! Félicitations pour votre beau programme.Peut-on imaginer trois meilleures raisons pour enclencher la souveraineté du Québec.Zut, je n’ai pas le temps de passer mon message.Il vient juste de raccrocher (le voisin, pas le Québec).
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