Le devoir, 16 mai 1991, Cahier A
Montréal, jeudi 16 mai 1991 Ciel variable.Max.: 27, Détail page B-8 Vol.LXXXII — No 113 ?^80 ans d'expérience à votre service Machine à écrire.série Custom AP800 de CANON \Pourrenseignements, appelez ÏBi 11 341-QE0EJ Toronto 85 cents 65* + TPS + TVO SOCIÉTÉ PHOTO JACQUES NADEAU Accepter de changer, éviter de vieillier C’est uniquement par convention qu’on dit que les personnes de 65 ans et plus sont âgées.Dans les faits, l’incapacité réelle ne se fait sentir que vers 76-78 ans.Page B-l Un premier député libéral annonce qu’il votera contre la loi Rémillard Le projet de loi fait de Bourassa le seul maître du jeu; Parizeau fulmine Michel Venne de noire bureau de Québec UN PREMIER député libéral, le fédéraliste Russ Williams, a annoncé hier soir qu’il votera contre le projet de loi déposé le jour même et qui prévoit la tenue d'un référendum sur la souveraineté en 1992.Le projet de loi fait pourtant du premier ministre Robert Bourassa le seul maître du débat constitutionnel à l’Assemblée nationale.Des « considérants » inscrits dans le préambule de la loi 150 précisent en effet explicitement qu’il existe à côté de la souveraineté la voie du « renouvellement en profondeur du fédéralisme » et reconnaît que « le gouvernement du Québec conserve en tout temps sa pleine faculté d’initiative et d'appréciation des mesures favorisant le meilleur intérêt du Québec ».Ces quelques paragraphes et d’autres ont fait bondir le chef de l’opposition, M.Jacques Parizeau, pour qui « il est évident que le gouvernement ne veut pas en faire de référendum sur la souveraineté », se ménageant ici et là toutes les « portes de sortie politiques pour ne pas le tenir, le reporter ou changer la nature de la question ».Le chef du gouvernement garde aussi « la main haute » sur la composition et le fonctionnement des commissions créées par la loi et chargées, pour l’une, d’étudier toute question relative à l’accession du Québec à la souveraineté, pour l’autre, d’évaluer les offres fédérales.Le député de Nelligan, l’un des rares candidats anglophones rescapés de la vague du Parti Égalité dans l’ouest de Montréal aux elections de 1989, en convient.Ce qui le turlupine, c’est que la loi oblige légalement le gouvernement (dont la préférence est pourtant le maintien de la fédération canadienne) à tenir un référendum sur la souveraineté et sur rien d’autre.En début de soirée, hier, M.Williams a téléphoné à des journalistes de la presse anglophone principalement, pour les avertir qu'il ne pouvait accepter cette contradiction dans le texte de la loi et qu’il voterait contre.Il a été impossible de savoir si d’autres de ses collègues allaient voter de la même façon.L’on sait toutefois que plusieurs députés libé-Voir page A-4: Un premier Rocard consent au divorce avec Mitterrand Édith Cresson devient la première femme à accéder à Matignon Soucy-Brousseau renonce provisoirement à présider la CECM Caroline Montpetit LA PRÉSIDENTE de la CECM, Mme Denise Soucy-Brousseau, a annoncé hier qu’elle abandonnait temporairement la présidence de la CECM, en raison du conflit qui l’oppose depuis plusieurs mois à son directeur général, M.Laurent Portugais.Mme Soucy-Brousseau a pris cette décision dans l’attente d’une intervention du ministre de l’Éducation, M.Michel Pagé, prévue pour lundi, pour mettre un terme à ce différend.« Depuis que j’assume la présidence de la CECM, je n’ai reçu aucun support ni aucune collaboration de mon directeur général, il m’est devenu impossible d’assumer mes fonctions dans un tel climat, a déclaré Mme Soucy-Brousseau hier soir à Montréal.Faisant allusion au directeur général de la CÉCM, Mme Soucy-Brousseau a ajouté qu’elle « ne voulait plus travailler avec des gens plus préoccupés de leurs intérêts personnels que de la gestion de l’organisme ».« Je prends également cette décision pour ma famille, a précisé la présidente de la CECM, dont mes deux enfants qui fréquentent les écoles de la CECM.Et je souligne que le rôle politique est bien ingrat devant les médias».Mme Soucy-Brousseau conserve son siège de commissaire du Regroupement scolaire confessionnel dans le district de Nouveau-Rosemont, et c’est la vice-présidente de la CECM, Mme Rollande Pelletier, qui assumera la présidence de l’assemblée des commissaires en son absence.Rappelons que le directeur général a porté plainte, il y a quelques semaines, contre la présidente au procureur général du Québec, pour fabrication et usage d’une fausse facture, provenant d’un souper de 390 $ consommé le 4 janvier au restaurant Le Castillon, à Montréal.Plus tôt cette semaine, M.Pagé a annoncé qu’il envisageait trois possibilités pour mettre un terme à la crise qui sévit à la CECM, soient la nomination d’un observateur délégué par le ministère de l’Éducation à la Voir page A-4: Soucy-Brousseau Les organisateurs du 350e de Montréal s’engagent toujours à éviter un déficit PHOTO AP Édith Cresson est une fidèle de la première heure de François Mitterrand.La scène cMessus remonte à 1988, alors que le président et Mme Cresson, sa ministre des Affaires européennes d’alors, contemplaient le drapeau européen lors d’une rencontre à Lille.d'après AFP el Feuler PARIS — Édith Cresson, une fidèle du président François Mitterrand, est devenue hier la première femme premier ministre en France en succédant à Michel Rocard, qui a consenti au « divorce à l’amiable » avec le chef de l’État.La passation de pouvoirs entre Michel Rocard et Édith Cresson a lieu aujourd’hui.Le nouveau gouvernement devrait être formé d’ici la fin de la semaine.C’est à la demande du chef de l’État que Michel Rocard a présenté sa démission, a-t-on assuré dans son entourage à Matignon.« Rocard a été loyal jusqu’au bout.On lui demande de démissionner, il démissionne », a dit l’un de ses conseillers.Michel Rocard « part sans amertume ni rancoeur », a-t-il ajouté.« Il quitte une fonction passionnante le front haut mais pas forcément le coeur léger».L’échange de lettres entre le président François Mitterrand et le premier ministre Michel Rocard confirme que l’initiative du « divorce à l’amiable » au sein du couple du pouvoir exécutif revient au chef de l’État.« Vous avez bien voulu me faire part de votre intention de former un nouveau gouvernement », écrit le premier ministre dans sa lettre de démission remise hier midi au chef de l’État.Michel Rocard écrit à Mitterrand que même si la tâche qui lui avait été confiée est « inachevée », elle est « largement avancée dans de nombreux domaines».Le rival de François Mitterrand peut désormais mettre le cap sur les présidentielles de 1995.Quelques minutes après l’annonce de l’Élysée, l’Assemblée nationale a suspendu ses travaux.Une douzaine de ministres du cabinet sortant étaient présents sur les bancs du gouvernement lorsque le président de l’Assemblée, Laurent Fabius, a annoncé que la séance ne pouvait avoir lieu.Dans la salle des colonnes du Palais-Bourbon, les formules « coup médiatique », « femme de caractère », « politique de fermeté » « coup de barre à gauche » reve-Voir page A-4: Rocard Une fidèle de Mitterrand Isabelle Paré DANS UN AN jour pour jour, le Port et la montagne sonneront le coup d’envoi des fêtes du 350e anniversaire de Montréal lors d’un immense spectacle son et lumière dans le Vieux-Port, et d’un défilé carnavalesque dans la nuit qui s’achèvera à la lueur d’un feu d’artifice au-dessus du mont Royal.Demeurés muets sur leurs projets jusqu’à présent, les organisateurs des fêtes du 350e anniversaire de Montréal ont enfin levé le voile, hier, sur une partie importante des célébrations qui marqueront, dans un an, l’anniversaire de fondation de la Métropole et donl la facture doit s'élever à 54 millions $.Un budget que le président de la Corporation des fêtes de 1992, M.Patrick Kenniff, s’est promis encore une fois hier de respecter à la lettre, malgré les rumeurs qui continuent de courir sur les difficultés de financement de l’événement.« Je reste conforme à mes engagements de ne pas faire de déficit.Il ne faut pas faire l’autopsie d’un corps déjà vivant, il y a beaucoup de prophètes de malheur.Nos démarches vont bon train auprès des commanditaires et nous prévoyons avoir terminé cette phase en juin », a-t-il indiqué.Forte des subventions de 38 millions $ venues d’Ottawa, de Québec et de la Ville de Montréal, la Corporation doit aller puiser 20 autres millions $ auprès du secteur privé et à l'aide de la vente de matériel promotionnel.« Il n’est pas non plus question d’aller chercher des sous dans les poches des Montréalais par le biais de la billetterie », a insisté M.Kenniff, soulignant que ce type de revenus serait plus que secondaire.Le signal de départ des 150 jours de festivités orchestrées par la Corporation sera donnée la fin de semaine des 15, 16 et 17 mai l’année prochaine, dates où les premiers colons ont mis le pied à Montréal en 1642.Selon Patrick Kenniff, on a Voir page A-4: Organisateurs Sylviane Tramier Correspondante du DEVOIR à Paris LA PREMIERE femme à accéder à Matignon aime bien prêcher par l’exemple.Ministre du Commerce extérieur en 1983, on l'a vue circuler dans Paris sur un deux-roues de marque française pour montrer qu’elle le trouvait supérieur au concurrent japonais.Spécialiste des dossiers industriels, cette diplômée des IIEC (Hautes études commerciales) est l’infatigable championne des produits français face à « l'invasion nip-pone ».Que ce soit pour le TGV ou l’automobile, Mme Édith Cresson estime qu’il y a des combats à mener pour arracher les marchés.C’est d’ailleurs la mollesse de la politique industrielle de la France qu’elle avait invoquée pour expliquer sa démission en 1990 de son poste de ministre déléguée aux Affaires européennes du gouvernement Rocard.Expliquant son choix dans une allocution télévisée, le président Mitterrand a entonné l’hymne de l’Europe du grand marché, dans laquelle la France, avec des entreprises industrielles puissantes, se hisserait au niveau de l’Allemagne.« Nous devons mobiliser nos énergies, rassembler nos efforts, préparer notre pays à cette étape décisive, a-t-il dit.Il n’y a pas de temps à perdre pour muscler davantage notre économie, porter nos industries au plus haut tout en préservant nos équilibres financiers.» Mme Édith Cresson jouit d’une grande considération dans le milieu des affaires.Le président du patronat français, M.François Pé rigot, accueillait avec satisfaction la nouvelle de sa nomination.Elle semble donc tout indiquée pour accomplir les objectifs fixés par le président Mitterrand.Mais, ce n’est pas là le seul atout qui l’a conduite à la tête du gouvernement.Outre son image de battante, Mme Édith Cresson a l’avantage d’être une fidèle de la première heure du président Mitterrand.Elle a participé en 1965 à la première campagne présidentielle Mitterrand et, depuis son adhésion au Parti socialiste, elle n’a jamais mesuré ses appuis à François Mitterrand qui lui, de son côté, a favorisé son ascension dans la machine du parti.Chargée des jeunes et des étudiants au secré-Volr page A-4: Fidèle LE SILENCIEUX Le Dictionnaire du marginal LA PENSÉE du jour : L’é ducation fait état de ce qu’elle ajoute, mais se tait sur ce qu’elle ampute.Vieillard.— Enfant qui a mal d’avoir grandi.Contribuable.— Victime d’une erreur fiduciaire, condamné à payer à la société d’État une dette contractée par d’autres.Amour.— Dans une chansonnette, le seul mot qui rime avec « toujours », parce qu’il ne peut pas le faire avec « éphémère ».Tradition.— Tortue à qui on a coupé les pattes.Spécialiste.— Expert dont le savoir, sur un point précis, est d’autant plus profond qu’il est borné.ALBERT BRIE ENVIRONNEMENT PARUTION LE 24 MAI DANS LE DEVOIR Énergie et protection de l’environnement se conjuguent-ils?À l’heure des projets de développement de la Baie James, Le Devoir pose la question.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 16 mai yfiOTMBWffiir MTwrTuiiiwTtT vrflf I *»»vi » A-2 ¦ Le Devoir, jeudi 16 mai 1991 PHOTO CP Suzanne Laplante-Edward (à gauche), la mère de Ann-Marie Edward, une des victimes du drame de Polytechnique, et Heidi Rathjen, de l’Association des étudiants.« De combien de tragédies ce gouvernement a-t-il besoin avant d’agir ?» — La coalition sur le contrôle des armes à feu Le NPD insiste sur l’importance d’une assemblée constituante Québec et Paris signent un premier accord linguistique Michel Dolbec de lu Presse Canadienne PARIS — La France et le Québec ont signé hier à Paris leur tout premier accord de coopération en matière linguistique.Ce protocole d’entente entre le Conseil de la langue française du Québec et le Conseil supérieur de la langue française vient donner un cadre •< formel, juridique et administratif » à une collaboration qui existe dans les faits depuis de nombreuses années.Il s’agit à ce chapitre d’un accord « exemplaire », selon le délégué général du Québec à Paris, André Dufour, parce qu’il « concrétise des réalités au lieu de faire des promesses ».Le président du Conseil de la langue française du Québec, Pierre-Etienne Laporte, estime de son côté qu’il s’agit d’une « alliance stratégique importante ».« La France et le Québec ont convergé du côté du discours, a dit M.Laporte lors de la signature de cette entente à la Délégation générale du Québec.Il nous faut maintenant converger au niveau de l’action.» Son vis-à-vis français, M.Bernard Quemada, a souligné de son côté que cet accord « souhaitable sinon nécessaire » était le fruit d’une initiative québécoise.Il estime que c’est dans l’ordre des choses.« Pour nous, a déclaré M.Quamada, l’activité linguistique du Québec est exemplaire.Nous vous suivons dans cette voie.» Cet accord, promet-on, permettra de renforcer la portée des actions des deux Conseils de la langue française, qui seront en mesure de soumettre des avis convergents à leurs gouvernements.« Dans un dossier comme la réforme de l’orthographe, on aurait dif-ficillement pu imaginer une absence de concertation.Il fallait penser aux problèmes d’application, explique M.Laporte.En cette époque où la culture ne connaît plus de frontières, le dossier linguistique doit être abordé en concertation avec les autres communautés francophones.C’est une question d'efficacité.» Dorénavant donc, les Conseils français et québécois de la langue française se consulteront systématiquement et échangeront davantage d'informations sur tous les sujets d’intérêt commun, comme la place du français dans l’information scientifique ou le développement des industries linguistiques.Une entente semblable existe déjà entre la Belgique et le Québec.Marie Tison de la Presse Canadienne OTTAWA — Déçus de n’avoir rien lu sur le contrôle des armes à feu dans le Discours du trône, des étudiants de Polytechnique, des avocats, des policiers et des médecins ont demandé hier au gouvernement de passer à l’action sans plus attendre.La présidente de la Coalition pour le contrôle des armes à feu, Mme Wendy Cukier, a réclamé le dépôt d’un projet de loi plus sévère que celui qui a été déposé en juin dernier et qui est mort au feuilleton avec la fin de la dernière session parlementaire.La ministre Campbell a promis de déposer dès le début de la nouvelle session parlementaire un projet de loi plus sévère que le premier.« Le gouvernement appuie-t-il un plus grand contrôle ?Nous n’en sommes pas sûrs, a déclaré Mme Cukier.Nous ne sommes pas sûrs s’il y a unanimité au cabinet à ce sujet.» Mme Suzanne Edward, la mère d’une des victimes du massacre de Polytechnique, Anne-Marie Edward, commençait hier à s’impatienter.« De combien de tragédies de Poly-techique ce gouvernement a-t-il besoin avant d’agir ?» s’est-elle interrogée.Le président de l’Association des étudiants de Polytechnique, M.François-Éric Garant, a rappelé que plus d’un an s’était écoulé depuis la présentation à la ministre Campbell d’une pétition de 500 000 signatures réclamant un contrôle plus serré des armes à feu.Il a dit espérer que le gouvernement canadien mette enfin la priorité sur la sécurité plutôt que sur le loisir et la chasse, une opinion partagée par M.Brian Ford, chef adjoint de la police d’Ottawa et membre du comité législatif de l’Association canadienne des chefs de police, et Me Jennifer Pothier, avocate à la firme Pithier et Gams.Le Dr Françoise Bouchard, de l’Association des hôpitaux du Québec, a affirmé qu’il ne s’agissait pas seulement d’une question de sécurité, mais de santé publique.Elle a indiqué qu’en 1987, il y avait eu au Canada 1932 décès par balle, dont 1126 suicides, 123 homicides et 60 accidents.Elle a demandé qu’un nouveau projet de loi institue des procédures efficaces d’enregistrement des armes à feu et des règles d’entreposage plus sévères, qu’il limite l’accès des armes à feu aux jeunes et qu’il oblige les manufacturiers à inclure un mécanisme de sécurité à l’intérieur même des armes.Chantal Hébert de noire bureau d’Ottawa LE NOUVEAU Parti démocratique insiste : Ottawa doit passer par une assemblée constituante pour dénouer l’impasse constitutionnelle actuelle.À la Chambre des communes hier, Audrey McLaughlin a invité le gouvernement à reconsidérer son projet de confier à un comité de sénateurs et de députés la prochaine phase de son opération constitutionnelle, laissant entendre qu’elle pourrait en faire une condition de l'appui de son parti aux efforts d’Ottawa.« La non-partisanerie ne veut pas dire jouer selon un seul règlement, celui du gouvernement », prévient en effet le leader néo-démocrate, avant d’expliquer que la formule traditionnelle d’un comité parlementaire n’est pas susceptible d’inspirer confiance aux Canadiens qui réclament une plus grande voix au chapitre constitutionnel.« Il faut commencer à neuf», insiste-t-elle.Mais quelques minutes plus tôt, le premier ministre avait pris encore davantage ses distances a l’égard de l’idée de confier la réforme constitutionnelle à un vaste groupe de politiciens et de simples citoyens.« Ce Parlement constitue la plus grande assemblée constituante possible », a tranché Brian Mulroney dans son premier discours de la nouvelle session aux Communes.Avec des points de vue aussi contradictoires à réconcilier, le gouvernement, indiquent des sources, pourrait en venir, s’il tient à amadouer le NPD, à offrir un rôle accru à l’opposition au sein de son futur comité, y compris une direction partagée.Dans l’immédiat, ce différent sur la façon d’aborder la prochaine QUÉBEC (PC) — Le premier ministre Robert Bourassa a tout fait hier à l’Assemblée nationale pour tenter de rassurer l’opposition péquiste sur l’exclusivité de la juridiction du Québec en matière d’éducation et de formation professionnelle.Il a nié les propos que lui a prêtés le critique du Parti québécois, Jacques Brassard (Lac-Saint-Jean), voulant que M.Bourassa ait donné son accord « au cours d’une conversation avec son ami Brian » à une intrusion du fédéral dans ces champs de compétence.M.Brassard a aussi tenté de mettre en contradiction le chef du gou- phase constitutionnelle semble constituer le principal accrochage entre le gouvernement et l’opposition relativement aux plans dévoilés dans le chapitre sur l’unité canadienne du Discours du trône de lundi.Le chef libéral s’est plaint de la cadence de l’opération fédérale, qu’il juge trop lente.Mais Jean Chrétien a noté que le gouvernement retient pour le moment son idée d’un référendum pan-canadien.« Une idée qui pourrait être utile », a convenu hier le premier ministre, avant de prévenir : « Si on croyait pour un instant qu’un référendum pourrait être autre chose qu’utile, pourrait semer par exemple la mésentente ou la division, ce serait un outil dont on ne se servirait pas.» Et Brian Mulroney a également promis que les propositions que son gouvernement dévoilera l’automne prochain seront malléables.Le Discours du trône comportait d’ailleurs plusieurs signaux indiquant que des éléments des programmes constitutionnels des partis d’opposition seront incorporés dans les propositions fédérales.Ainsi, les « objectifs pan-canadiens » en éducation et en formation de la main-d’oeuvre qu’a ressuscités le gouvernement dans son programme législatif ont des allures de parent proche des critères nationaux que prone Jean Chrétien en matière constitutionnelle.« On ne cherche pas du tout à s’accaparer de la juridiction, nous voulons collaborer avec les provinces pour justement les aider », a cependant tenu à préciser le premier ministre au sujet des intentions de son gouvernement en matière d’éducation.« J’ai parlé à M.Bourassa, soyez sans crainte », ajoute-t-il pour dissiper toute apparence d’affrontement entre Québec et Ottawa à ce vernement avec quatre de ses ministres « qui se sont excités (mardi) et (ont) qualifié d’indécente et d’inacceptable » cette présumée intrusion du fédéral.M.Bourassa a admis s’être entretenu avec son homologue fédéral « avec qui je discute régulièrement de dossiers que nous avons en commun » avant la rédaction du Discours du trône mais pour parler « d’objectifs communs » en matière de politique d’éducation et non de normes nationales.« Je veux signaler au député de Lac-Saint-Jean que le premier ministre du Canada m’a tout simplement sujet.Dans le Discours de lundi, le gouvernement a également fait un emprunt au NPD.Depuis quelques mois, c’est le parti d'Audrey McLaughlin qui parle du caractère « unique » du Québec.Dans le Discours du trône, le mot « unique », avait remplacé « distinct » pour désigner la situation constitutionnelle du Québec.Des mots qui veulent dire la même chose pour le gouvernement, a affirmé le ministre Joe Clark en réponse au chef du Bloc québécois Lucien Bouchard qui s’interrogeait sur ce changement de vocabulaire.Mais pour le NPD, caractère unique n’égale pas nécessairement statut particulier ou traitement constitutionnel d’exception.« Des droits collectifs renforces, un nouveau partage des pouvoirs et un rôle direct accordés aux provinces et aux Territoires du Nord-Ouest au sein des institutions fédérales les plus importantes permettraient de s’occuper des inquiétudes du Québec sans pour autant accroître son statut constitutionnel unique », suggère un document de travail du parti.Même si le débat constitutionnel a dominé les activités parlementaires hier dans la capitale fédérale, le dépôt du projet de loi référendaire de Québec n’y a pas suscité beaucoup d’émoi.« C’était prévu », rappelle Brian Mulroney.Mais dans son discours à la Chambre des communes, le premier ministre en a tout de même profité pour attaquer de front le mouvement indépendantiste au Québec et le Reform Party dans le reste du Canada, prédisant que leurs thèses d’un Canada sans Québec seraient rejetées.« Les Québécois n’ont aucunement l’intention de déchirer leurs passeports et de quitter le Canada », assure le premier ministre fédéral.signalé que, dans le Discours du trône, les juridictions provinciales seraient respectées, a expliqué M.Bourassa.« Ceci étant dit, je ne vois pas en quoi le Québec, alors que nous sommes tous d’accord en cette Chambre pour un espace économique commun au Canada, je ne vois pas pourquoi on refuserait même de discuter des objectifs communs », a ajouté le chef du gouvernement québécois.Le député péquiste n’a pas démordu et il a rappelé au premier ministre que, selon lui, « historiquement les empiétements fédéraux ont toujours commencé de cette manière.Bourassa d’accord pour des «objectifs communs» Un actionnaire important attaque la s DIFFUSION À VOLONTÉ de Gordon Capital ! Montréal, le 14 mai 1991 - Charles Johnston, administrateur de Memotec, et un des plus Importants actionnaires individuels de la société, détenant 2.5 millions d’actions ordinaires, apportait aujourd’hui son appui sans réserve à la direction de Memotec aussi bien au président du conseil, Eric Baker, qu’au président, William McKenzie.Il déclare «je suis en total désaccord avec la procuration de Gordon Capital qui veut remplacer trois des treize membres du conseil d’administration proposés par la direction et devant être élus lors de l’assemblée annuelle spéciale des actionnaires devant avoir lieu le 16 mal».Monsieur Johnston déclare «Je ne prends parti pour aucun des deux belligérants puisque ma candidature fut proposée dans chacune des deux procurations.Par contre, étant un investisseur Important dans la société, Je surveille attentivement les gestes posés par chacun des membres de la direction.Memotec est bien administrée et rentable et, à mon avis, la société porte une grande attention aux Intérêts de ses actionnaires».Il ajoute «Je ne connais aucune des personnes proposées par Gordon Capital, mais l’argumentation utilisée dans leur circulaire d’information n’a aucun sens».«Il semble évident que les vraies Intentions derrière la sollicitation de Gordon Capital sont celles de quelqu’un qui désire s’approprier le contrôle de Téléglobe sans rien payer aux actionnaires».Monsieur Johnston souligne que si Gordon Capital emporte la bataille des procurations, ses candidats Joints aux quatre membres de BCE exerceront le contrôle du conseil d’administration.« Et cela ne leur aura pas coûté un sou », ajoute-t-ll.Charles Johnston, citoyen américain, demande aux actionnaires de ne pas signer la procuration de Gordon Capital et précise que selon son expérience, l’attitude de Gordon Capital est Inacceptable.«SI la stratégie mise de l’avant par Qordon Capital pour permettre à une tierce partie anonyme de prendre le contrôle de la société d’une façon tout à fait Injuste pour les autres actionnaires, avait été utilisée dans mon pays, ceci aurait été vu comme un scandale».Si vous désirez d'autres renseignements ou si vous avez égaré votre procuration de Memotec appelez à frais virés (514) 738-3974, Nous vous demandons de ne pas signer la procuration bleue de Gordon Capital.Nous vous demandons de retourner la procuration blanche de Memotec ou de vous présenter à l'assemblée annuelle spéciale des actionnaires qui aura lieu à l'Hôtel des Gouverneurs - Le Grand, au 777 rue University, Montréal, jeudi le 16 mai, à 15:00 heures.« Le Devoir, jeudi 16 mai 1991 ¦ A-3 Elkas veut reporter après l’an 2000 le métro à Laval et à Montréal-Nord Michel Venne de noire bureau de Québec LE MINISTRE des Transports, M.Sam Elkas, recommande au gouvernement de reporter après l’an 2000 le prolongement du métro à Laval et à Montreal-Nord, en dépit d’un engagement électoral du Parti libéral en 1989.Dans un mémoire transmis au conseil des ministres le 19 avril 1991, M.Elkas écrit que « le défi des années 90 en transport en commun sera, non pas de développer ou d’étendre les réseaux, mais de les maintenir en bon état de fonctionnement et d’améliorer la qualité du service à la clientèle».Le ministre recommande l’adoption d’un scénario selon lequel les dépenses d’immobilisation du gouvernement en matière de transport en commun seraient limitées à 221 millions $ par an (en dollars de 1990) .d’ici à l’an 2001.Ce qui implique le report après l’an 2000 des travaux de prolongement du métro à Laval comme à Montréal-Nord.Il n’en coûterait pourtant que 19 millions $ de plus chaque année d’ici dix ans, selon le document rendu public mardi par le Parti québécois, pour réaliser ces travaux.Le ministre Elkas a toutefois indiqué en Chambre mardi que la décision finale du gouvernement n’était pas prise.Des études de faisabilité (qui ont coûté jusqu'à maintenant 1,1 million $ au gouvernement) sont en cours.« On devrait donner au moins l’opportunité à ce gouvernement de conclure nos études », a-t-il lancé en réponse aux questions du chef de l'opposition, M.Jacques Parizeau.En conférence de presse hier, le maire de Laval, M.Gilles Vaillan-court, a reçu la nouvelle avec calme.Il affirme que cette décision ne consiste qu’à retarder de cinq ans l’échéance et se console avec le fait que « le gouvernement du Québec reconnaît toujours la nécessité de la construction d’un métro vers La- val ».Le maire a annoncé la création d’un comité conjoint avec le ministère des Transports ayant pour mandat de réaliser des études sur une « infrastructure régionale de grande capacité dans un échéancier plus court » dont les coûts ne dépasseraient pas 250 millions $.Ce comité doit déposer son rapport d’ici à 90 jours.Il y a quelques semaines, le maire de Laval rappelait que la Société de transport de Laval (STL) avait été le seul organisme public de transport à connaître une hausse de son achalandage (18 % en 1990,5 % depuis le début de 1991).Il a répété hier qu’il est « important que la population laval-loise ait accès sur son territoire à un équipement majeur et régional de transport en commun.Depuis huit ans, Québec consacre en moyenne 192 millions $ au volet immobilisation du programme d’aide au transport en commun.Le scénario proposé prévoit un déboursé annuel moyen de 221 millions d’ici l’an 2001, ce qui représente un effort additionnel de 29 millions $.Toutefois, l’effort supplémentaire s’explique par l’endettement cumulé et non par l’augmentation du rythme des in-vestissments.Le service de la dette représentera en moyenne 52 % des dépenses d’immobilisation faites par Québec d’ici l'an 2000, les dépenses reliées au maintien des actifs (l’entretien lourd et le remplacement des infrastructures) 69 %, l’amélioration des services (acquisition de matériel roulant.) 18 % et le développement de nouveaux services, seulement 20%.En dollars de 1990, les investissements nouveaux ne représenteront plus que 78 millions $ en l’an 2000-2001, contre 259 millions $ pour l’année en cours.En vertu du scénario choisi, le gouvernement laisserait de côté également l’engagement pris en septembre 1989 de subventionner les dépenses de réparations majeures des infrastructures et des équipements du métro.Rappelons par ailleurs que toutes les dépenses elites d’exploitation des réseaux (266 millions $) seront transférées sous la responsabilité des villes à compter du 1er janvier 1992, en vertu de la réforme Ryan.Québec continuera d’en financer une tranche de 50 millions $ par une hausse des droits d’immatriculation.Le ministre des Transports vient à la conclusion que la constitution d’un patrimoine important depuis 20 ans dans six zones urbaines de réseaux bien implantés de transport en commun implique qu’une part croissante des ressources financières soit consacrée au maintien des actifs, sans quoi les réseaux pourraient se détériorer de façon prématurée.Le vieillissement des équipements est devenu un enjeu majeur.M.Elkas constate que l’achalandage est en baisse et que les investissements dans les réseaux, s’ils peuvent améliorer l’image, la performance et la qualité du service, ne peuvent contrecarrer l’effet struc- turant d’autres phénomènes sur le choix du mode de transport des individus.Par exemple : le vieillissement de la population (les jeunes forment le gros de la clientèle du transport en commun), l’augmentation du nombre d’automobiles (hausse de 41 % de 1974 à 1987), l’étalement urbain, la dispersion des lieux d’emploi et la baisse d'utilisation du coût de l’automobile (moins 8% de 1980 à 1989 tandis que les tarifs du transport en commun augmentaient de 13.2%).Selon le ministre, l’aide gouvernementale aux dépenses d’immobilisation st> justifie par la nécessité de faciliter la mobilité des citoyens, de protéger l’environnement et la qualité de vie.Le transport en commun, écrit-il, joue un rôle comparable à celui des autoroutes.Puisque l’État construit, entretient, répare et reconstruit les routes sous sa juridiction, il convient d'en faire autant avec les infrastructures de transport en commun."Sffo" HONDA ACCORD Coupé Accord t.imilulc Accord (JARANTIK IOOOOO Berline Accord TRAITEUR 260, Notre-Dame Ouest 987-6272 p0000038 Pour avoir un meilleur choix parmi nos exclusivités ne tardez pas à nous rendre visite Tout pour la croisière, toute l'année Nous payons les 2 taxes 1110, rue Laurier ouest 270-7797 2030, rue Crescent 844-0063 LES PRIX SONT MAGIQUES! 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A LAVAL IM 1550 A-À ¦ KUNO WTTTWIR S loto champion du rallye du Québec.Pas étonnant qu'ils soient tes premiers ou Canada avec m.**um.leur garantie, service et prix.Les résultats sont là* Tumsu" CEQ et CPQ, même combat pour valoriser la formation technique Les policiers approuvent le plan Ryan aiPPusion sccDnamc dis Sylvain Blanchard ON LES A rarement vus côte-à-côte, encore moins tenir le même discours, mais hier c’est exactement ce qui s’est produit.Lorraine Pagé, présidente de la CEQ, et Ghyslain Dufour, président du Conseil du patronat, ont donné ensemble une conférence de presse pour annoncer qu'ils allaient travailler à la valorisation de la formation technique dans les écoles.Incapables d’accepter plus longtemps que les entreprises manquent de main-d’oeuvre qualifiée, alors que des centaines de milliers de personnes rongent leur frein sur le chômage ou l’assistance sociale, Mme Pagé et M.Dufour vont réunir leur équipe respective pour tenter de trouver des moyens de réduire le fossé béant qui existe actuellement entre l’entreprise et l'école.D’abord, on va essayer d’imaginer Mise au point d'après lu Presse Canadienne DANS une dépêche transmise mardi, la Presse Canadienne rapportait que le taux de satisfaction de la clientèle d’Hydro-Québec atteignait 47 % en mai 1990.Malgré le fait que cette donnée soit exacte, il aurait plutôt fallu lire en tout premier lieu que le taux de satisfaction de la clientèle de la société d’État avait atteint 81 % en mars 1991.Il faudrait également souligner que les plus récents sondages indiquent un taux de satisfaction croissant depuis mai 1990.des solutions pour rendre plus attrayant l’apprentissage d’un métier sur les bancs d'école, puis s’atteler à éliminer les embûches qui font obstacle à l’organisation de stages en entreprise.« L’apprentissage des métiers dans les écoles est dévalorisé, signale Lorraine Pagé.Trop de gens, dont beaucoup de parents, s’imaginent que les étudiants qui s’intéressent aux métiers manuels à l’école le font à défaut d’avoir les capacités intellectuelles pour suivre les cours dits réguliers.Ça n’a aucun sens, mais c’est comme ça.Le problème auquel on fait face ici en est un de culture.La société québécoise valorise trop le travail intellectuel.L’entreprise a pourtant grand besoin de bons techniciens.Il y a des emplois payants et très intéressants de ce côté ».Si bien des parents souhaitent que leurs enfants deviennent des professionnels, l’entreprise, elle, continue de se plaindre du manque de main-d’oeuvre qualifiée.La CEQ et le CPQ vont donc essayer de mettre sur pied une structure qui permettra de faciliter l’organisation de stages en entreprise.Parce que contrairement à ce qu’on pense, des stages ici, il n’y en a pas beaucoup.Et ça ne s’adressera pas seulement aux étudiants, les enseignants aussi seront invités à parfaire leurs connaissances et à se mettre au parfum de ce qui se passe de l’autre côté de la clôture.Les technologies évoluent rapidement, l’organisation du travail change tout autant, alors le CPQ et la CEQ vont créer une structure qui permettra à tout ce monde-là de se rapprocher de la réalité du monde du travail.Ce ne sera pas facile et Ghylain Dufour le sait.« Car avec la récession, beaucoup d’entrepreneurs nous disent qu’ils n’ont pas vraiment le temps ni les moyens d’encadrer des stagiaires.De l’autre coté, il y a les syndicats qui, lorsqu’ils voient des stagiaires se succéder dans leur entreprise, se demandent pourquoi, s’il y a de l’ouvrage, on ne rappelle pas des travailleurs licenciés, eux qui bien souvent ont des familles à faire vivre ».Lorraine Pagé aura la tâche de convaincre les autres centrales syndicales de la nécessité d’abattre ce genre d’obstacles.Elle songe à élaborer un genre de protocole auquel adhérerait aussi bien les syndicats que les entreprises.L’idée, la encore, c’est de créer une nouvelle culture pour qu’un jour la présence de stagiaires dans les entreprises, que ce soit d’étudiants ou de profs, soit une chose tout a fait normale.« C’est le temps d’agir, dit Ghyslain Dufour.La déconnection entre l’école et le milieu du travail est telle qu’on se dirige tout droit vers la catastrophe si on ne fait rien.On ne peut plus continuer à accepter que le chômage chez les jeunes dépassent les 20 % pendant que les entreprises dénoncent le manque de personnel spécialisé.C’est un non-sens».Dans tout cet exercice, le Conseil du patronat tentera de cerner les emplois et les compétences en demande dans l'entreprise pour les communiquer aux différents intervenants qui gravitent autour des cégeps et du secondaiTb.On tient à préciser que l’intention n’est pas de passer des commandes, mais de bien faire connaître les secteurs d’avenir et les métiers destinés à se développer.« Tout cela pour permettre aux jeunes de mieux s’orienter », concluent Pagé et Dufour.L’UdeM offrira un certificat sur l’intervention en milieux ethniques de la Presse Canadienne Jusqu’à de réduction sur notre collection printemps-été 1991 Caracas — Canasport Sandro — Gérard Darel, etc.Accessoires: foulard bas — bijoux, sacs à main — etc.Jean-Pierre Proulx LA FACULTÉ d’éducation permanente (FEP) de l'Université de Montréal offrira, à compter de septembre, un certificat plurisicipli-naire en intervention en milieux ethniques.Ce nouveau cours de 110 heures s’adresse particulièrement aux professionnels du réseau des affaires sociales et de la santé, de la justice et de l’éducation.II veut fournir aux étudiants « des outils de compréhension des cultures et des stratégies qui rendront plus efficaces leurs interventions auprès des groupes ethniques ».Déjà l’UQAM offre un certificat en éducation interculturelle pour le perfectionnement des enseignants et un autre sur l’immigration et les relations interethniques.Mais contrairement aux nouveaux programmes de baccalauréat, ou de maîtrise ou de doctorat, le Conseil des universités n’effectue pas d’études de pertinence et d’opportunité sur les certificats.Dans la région montréalaise, estime pour sa part la FEP, on corn pterait quelque 44 000 profesionnels qui chaque jour doivent résoudre des problèmes reliés à la multiethnicité.Le programme a été préparé conjointement par la faculté de arts et des sciences, la faculté de théologie et la faculté de médecine.Le certificat peut être jumelé avec deux autres qui forment un tout cohérent ou encore avec une majeure, en vue de l’obtention d’un baccalauréat.Le vice-doyen de la FEP, M.Nathan Ménard, a expliqué hier que ce programme a été mis sur pied après consultation d’une trentaine d’organismes et d’une soixantaine d'experts.Le doyen de la FEP, M.Jacques Boucher, a même observé chez des étudiants la répétion de comportements inadmissibles ici, comme le plagiat, pour lui permettre de croire que
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