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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-05-16, Collections de BAnQ.

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SOCIETE b Avenir et aléas du vélo-tourisme Le cyclisme est l’activité d’été par excellence au pays.Les gens se servent de plus en plus de leur vélo pour voyager.Un colloque tenu a Montréal en avril a permis aux participants de prendre connaissance d’une stratégie pour faire du Québec la Hollande d’Amérique.La chronique de Normand Cazelais.Page B-5 L’été à Radio-Canada De la musique avant toute chose.Au cours de la saison estivale, la télévision de Radio-Canada se promet d’être de tous les concerts et spectacles, de Lanaudière à Drummondville en passant par Québec et Montréal.Comme si elle voulait répliquer à ceux qui l’accusent de ne pas être assez culturelle.Page B-3 Une loi pour deux voies Le projet de loi 150 déposé hier par le ministre G il Rémillard à l’Assemblée nationale du Québec reprend pour l’essentiel la démarche constitutionnelle préconisée dans le rapport Bélanger-Campeau.Une démarche qui ouvre également la voie au fédéralisme renouvelé et à l’alternative de la souveraineté.Page B-8 Guy Nadon quitte la NCT A -18 heures de la tenue de la conférence de presse où il devait annoncer le contenu de sa seconde saison comme directeur artisti que de la NCT, Guy Nadon a remis sa lettre de démission au président du conseil d’administration dénonçant vertement les coupures qu’impose une baisse des subventions gouvernementales.Page B-3 Accepter de changer, éviter de vieillir La véritable détérioration des capacités ne se fait pas sentir avant 76-78 ans Renée Rowan C’EST PAR convention que l’on a dit que les personnes de 65 ans et plus sont des personnes âgées.Dans les faits, une détérioration importante des capacités, un déclin plus prononcé ne se fait sentir que vers 76-78 ans, note Gilbert Leclerc, directeur du programme de maîtrise en gérontologie de l’Université de Sherbrooke.Il reste donc plus de 10 années de vie sans incapacités : c’est la période la plus belle de la retraite, dit-il.« Accepter sans sourciller qu'il n’est plus possible après 65 ans de s’actualiser, c’est-à-dire de changer, de développer ses potentialités et de demeurer en état de croissance est une attitude fort répandue qui amène ceux qui sont parvenus à ce stade à considérer que leur vie est sur son déclin et qu’ils n’ont plus rien de vraiment utile à faire en ce monde.» Parvenu au mitan de la vie, cet homme débordant de projets et de dynamisme, mais dégageant tout à la fois calme et sérénité, me reçoit chez lui, dans un quartier à l’aise et verdoyant de Sherbrooke.Installés autour de la table familiale, il parle de son sujet favori, celui qui lui tient le plus à coeur : le vieillissement.Actuellement en année sabbatique, il met la dernière main à un rapport de recherche dont les résultats doivent paraître incessamment.Vieillir n’est pas nécessairemnt synonyme de maladie, précise-t-il : au contraire, plus des trois quarts des personnes âgées n’ont aucun problème de santé et seulement 10 % à 12 % d’entre elles sont en institution.Autre fait rassurant : la grande majorité des personnes âgées n’éprouvent pas de sérieux problèmes de mémoire et moins de 10 % requièrent des soins psychiatriques.Les recherches en gérontologie mettent plus que jamais en évidence des modes et des processus différenciés de vieillissement que l’on peut ramener à trois : le vieillissement pathologique (où l’on retrouve beaucoup de maladies ou d’incapacités pas nécessairement liées au vieillissement), le vieillissement normal (réactions plus lentes, diminution des forces physiques, etc.) et le vieillissement réussi (hors de la moyenne).À la question bien vieillir, c’est quoi, Gilbert Leclerc répond « qu’un vieillissement réussi, c’est celui où l’individu se maintient en état d’ex-périmentation, continue à apprendre et à faire des choix, se taille une place.Ce n’est pas l’usure qui fait vieillir, mais l’absence d’usage.Ce n’est pas d'avoir trop aimé, trop appris, trop agi, trop cru qui fait le problème, mais bien d’avoir laissé vieillir le regard qu’on porte sur le monde.» En collaboration avec deux autres collègues de l’Université de Sherbrooke, MM.Richard Lefrançois,sociologue, professeur à la maîtrise en gérontologie et Norman Poulin, psychologue, directeur du certificat de gérontologie, M.Leclerc termine une recherche sur l’actualisation de soi chez les personnes âgées dont il nous livre ici les premiers résultats.Seulement 10 % des plus de 65 ans sont fortement actualisés tandis que la majorité, soit 50%, sont moyennement actualisés, 20 % faiblement actualisés et le dernier 20 % très peu actualisés.Subventionnée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada ainsi que par Santé et Bien-être social Canada, cette étude sur l’actualisation de soi a débuté en 1987.Elle a porté sur 600 personnes de 65 à 90 ans, dont 250 dans la région de l’Estrie et 350 dans la région de Montréal.Les auteurs de l’étude ont d’abord utilisé un questionnaire pour établir le niveau d’actualisation de soi, puis Voir page B-2 : Changer ' -, .j&ÏA «J******” U t$\ g* ¦ ¦***’ • ¦ PHOTO JACQUES NADEAU André Cailloux, à 70 ans, est toujours là avec le même enthousiasme, la même capacité d’émerveillement qu’il y a 30 ans.Avec lui au milieu des enfants Jacqueline, sa compagne de toujours.Le secret de grand-père Cailloux «Les artères se sclérosent mais pas le coeur si on sait l’agrandir aux dimensions du monde» Renée Rowan T E NE SUIS que le fondateur // I un peu effondré sur les bords, V mais je suis là» », lance-t-il d'un ton malin.André Cailloux, à 70 ans, est toujours là avec le même enthousiasme, la même vitalité, la même capacité d’émerveillement qu’il y a 30 ans alors qu'il créait les ateliers Le jardin du grand-père Cailloux.Il faut le voir entouré d’enfants alors qu’il participe activement à la dernière répétition du spectacle de fin d’année de l’atelier de Notre-Dame de Grâce.André Cailloux a d’abord été magicien et comédien.Il a donné des spectacles pour enfants chez Les Compagnons de Saint-Laurent, puis à la télévision.Des générations de jeunes, aujourd’hui devenus adultes, se souviendront des émissions Le grenier aux images, Le moulin aux images, Ulysse et Oscar et des célèbres grenouilles de Virginie.Au total, 3500 émissions.Maintenant, c’est sa fille, Marie-Josée Cailloux, qui dirige les quatre ateliers du Jardin du grand-père Cailloux à Montréal et dans la région.Mais, il continue toujours à rencontrer régulièrement les enfants car il ne veut pas perdre le contact.Les enfants, c’est la vie.Depuis cinq ans, il est à l’Univer- sité du 3e âge de Sherbrooke où il chemine avec des gens qui ont entre 50 et 86 ans.« Du berceau à la tombe, l’être humain est aux prises avec les mêmes peurs, les mêmes inquiétudes, les mêmes besoins essentiels.être écouté, être aimé.» Ce qu’il fait avec eux ?« Ce que je fais avec les enfants », répond-il du tic au tac : développer la créativité des participants à leur propre rythme en utilisant l'imaginaire.« Nous nous interrogeons ensemble sur les grands problèmes de l’exis- tence .comment vivre cet automne de la vie, le temps des récoltes.Il s’agit de revaloriser notre instant présent qui est de vieillir en beauté.L’âme n’a pas de rides : les artères se sclérosent, mais pas le coeur si on sait l'agrandir aux dimensions du monde.» Et pour ce faire, André Cailloux leur fait prendre contact avec « les grands témoins de la lumière et de l’amour », depuis Mère Marie de l’Incarnation à Sri Aurobindo, un des grands mystiques de l’Orient.« Il y a des gens, dit-il, qui toute leur vie ont continué à grandir et qui ont été des foyers d’amour pour leurs contemporains.En pareille compagnie, on ne peut pas vieillir.» « Nous avons fait la boucle du tout petit à l’aîné », lance-t-il, jetant un regard complice à sa compagne de tou-Voir page B-2 : Le secret Le Devoir, jeudi 16 mai 1991 CANNES L’assureur et la sublime noiseuse Thierry Horguelin Envoyé spécial du DEVOIR PENDANT que le cinéma noir américain débarque en force sur la Croisette (on y revient demain), Une histoire inventée fait son petit bonhomme de chemin à la Quinzaine des réalisateurs.Accueilli par un bouche à oreille favorable, le film de Forcier a encore suscité peu d’échos dans la presse quotidienne d’ici.Il faut dire qu’il sort à Paris à la fin du mois, et que les critiques réservent sans doute leur papier pour cette date.Notons tout de même que l’iïxpress ne ménage pas son enthousiasme sous la plume de François Forestier; Libération, qui avait émis un avis élogieux au moment des Rendez-vous du cinéma québécois, égratigne (sans méchanceté) le film, en publiant par ailleurs une note sur, c’était fatal, la langue des dialogues et un portrait du cinéaste.Au rayon gag involontaire, on doit le pataquès du jour au Film français, qui rebaptise impavidement à longueur de colonnes Jean Lapointe en Jean Lacou-ture .Il faudra donc attendre la sortie nationale du film pour se faire une idée plus précise de sa réception française.Parce qu'on y a montré et aimé ses films précédents, et parce qu’un public de festival est plus sensible, à tort ou à raison, à un cinéma de recherche qu’à un cinéma populaire, il était dans l’ordre des choses qu’A-tom Egoyan rencontre un succès plus immédiat à cette même Quinzaine.Après Speaking Farts, qui marquait la limite d’un cinéma conceptuel développant en vase clos le mouvement de sa théorie et menacé de frigidité parce que pris au piège de sa propre fascination, on pouvait craindre qu’Egoyan reste prisonnier de sa bulle.The Adjuster marque au contraire un mûrissement prometteur de l’oeuvre du jeune cinéaste to-rontois.Sans renoncer au décryptage des signes du monde contemporain ni à son goût pour les jeux de miroir et les mises en abime, Egoyan enracine davantage son univers et ses personnages dans le réel, de sorte que son film dispense une émotion plus directe que le précédent.The Adjuster entrecroise ses fils autour du personnage d’un évaluateur de compagnie d’assurances qui pousse le zèle ambigu dans la compassion jusqu’à vampiriser la vie des victimes d’incendie dont il a charge d’âme.Atonie du monde moderne, aliénation au confort matériel, désaffectation du tissu suburbain aux maisons préfabriquées, bien sûr.Mais au coeur du film, il y a d’abord une sexualité omniprésente, glacée et glaçante, alliée, via le voyeurisme et la pornographie, à une réflexion sur l’image.On croise donc un metteur en scène, un voyeur et quelques nymphomanes.L’assureur paie de sa personne comme on porte sa croix, et semble se déposséder de lui-même en possédant ses clientes.Quant à sa femme étrange, elle travaille au Bureau de surveillance du cinéma, où I elle enregistre en catimini les images de sexe et de violence qu’elle est censée censurer.La pornographie comme limite de la représentation cinématographique intéresse depuis toujours cet autre pôle limite du cinéma qu’est le cinéma expérimental, j mais Egoyan va plus loin : toute j image imphque un viol des sujets filmés, semble-t-il suggérer.On peut discuter à l’infini le puritanisme implicite de cette vision du monde (constante, d’ailleurs, de la théorie Voir page B-2 : Noiseuse CAHIER SPÉCIAL VACANCES D’ÉTÉ PARUTION LE 1er JUIN DANS LE DEVOIR Que faire au Québec cet été?Festivals, théâtre, musées, sport, séjours-santé, gastronomie.Un tour d’horizon des attraits du Québec.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 23 mai > B-2 ¦ Le Devoir, jeudi 16 mai 1991 s# f* Porte-mémoire no III (techniques mixtes sur papier), U ' fi ' WBË i \m i L Sj* M.ARTS VISUELS Une mémoire sans nostalgie Élisabeth Recurt Maison de la culture Plateau-Mont-Royal, 465, avenue du Mont-Royal est.Jusqu'au 17 mai.Jean Dumont EN CET INSTANT même nous sommes faits de notre passé.C’est une certitude.Et nous sommes aussi déjà faits, en partie, de la tentation de l’avenir qui nous habite.Mais sommes-nous faits de ce que nous nous rappelons de notre passé, sommes-nous réellement pétris de mémoire?C’est déjà moins sûr.Un bon nombre des expériences dont nous nous souvenons pourraient très bien n’être que celles qui sont restées à la surface de nous-mêmes, qui ne sont pas devenues notre moi aveugle.Elles ont leur importance.Ces mémoires sont derrière nous comme des repères.Elles marquent des temps, des lieux de changement, de bifurcation.Qui d’entre nous ne s’est jamais arrêté à penser à ce qu’il serait aujourd’hui s’il avait pris, en l’un de ces lieux, tel sentier plutôt que tel autre, ouvert ou fermé telle porte, franchi ce passage ou un autre, chevauché une autre des sept mers.ou creusé la terre et plante des arbres.Cette mémoire pourrait bien être celle des possibles.Elle nous définirait par retrait, disant ce que nous n’avons pas été, et nous ne serions donc pas pétris d’elle mais d’un oubli fondateur.Je pensais à cette mémoire et à cet oubli en visitant l’exposition d’Elisabeth Recurt, à la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal, et surtout aussi je le précise pour ceux qui n’y étaient pas, en assistant à la belle performance qu’elle a donnée, il y a quelques jours, en complément de cette exposition.Élisabeth Recurt, qui termine une maîtrise en histoire de l’art, option création, à l’Université de Montréal, est préoccupée depuis longtemps par la notion de passage, de trace, de souvenir.Les Portes-mémoire, qui sont le titre de son événement double, exposition’performance, jouent pleinement dans sa mémoire le rôle des repères dont je parlais plus haut.Nous en avons tous dans nos mémoires, de ces portes plus lourdes et plus massives d’avoir été plus proches de l’enfance, et plus chargées de signes quand c’est l’adulte en nous qui les a franchies.« C’est depuis le temps des nomades, où il fallait garder en mémoire les lieux de pâture que l’on surestime la question de l’endroit où l’on est.les errants le font, les émigrés, les randonneurs » ( M.Serres).Dans le cas des portes, c’est peut-être parce qu’elles sont toujours des lieux de passage entre deux mondes, des lieux de changement, de décision.Nous y revenons, non par nostalgie, mais parce qu’elles marquent le chemin.Dans le travail d’Élisabeth Recurt, les portes ne sont pas la mémoire, elles ne font qu’en témoigner.Et ce qu’elles disent de ce qu’est profondément devenue l’artiste, elles sont incapables de l’exprimer dans le langage ordinaire.Dans celui-ci, elles parlent seulement du passage du temps, du bruit qu’elles faisaient en s’ouvrant, de leur bois vermoulu, ou de leurs serrures où se fixe le désir.Mais la douleur des séparations qui ont forgé l’artiste, l'injustice de la mort des vieux, la colère devant l’agression, rien de cela n’est donné vraiment dans le texte dit par Élisabeth Recurt, mais bien dans les gestes intraduisibles de sa danse où s’inscrivent des signes, et dans ce qui affleure au coeur des très belles toiles de son exposition dans lesquelles la juxtaposition des plans des ogives et des cintres ne laisse place à aucune profondeur.La vraie mémoire de l’artiste c’est celle qui ne remonte jamais au niveau du logos, celle du corps, des doigts qui tiennent le crayon, celle de la vue rapprochée qui n’a jamais eu le temps d’apprendre à se rappeler, et qu’elle met à l’épreuve, dans sa performance, en dessinant en très grande dimension et à larges traits, le nez collé sur la' toile, le visage d’un vieillard qu’elle a aimé, et dans lequel le regard éloigné qui est le nôtre retrouve sans erreur possible l’expression de celui qui sait qu’il va franchir le dernier passage.Élizaberth Recurt est remarquablement à l’aise au sein de sa multidisciplinarité, et j'ai aimé la simplicité et la discrétion avec lesquelles, dans ses toiles aussi bien que dans sa performance, elle tisse les fils de l’imaginaire à la trame du réel et du temps qui passe.+ Le secret + Changer jours, Jacqueline, « celle sans qui, dit-il, je n’aurais pas entrepris toutes les choses que j’ai entreprises.» Et, empoignant sa mandoline, il part rejoindre les enfants pour qui il est là cet après-midi.Jacqueline Cailloux a été la compagne, l'inspiratrice, celle qui encourage, qui organise les choses, qui prend les rendez-vous, qui sait ce qui se passe demain, après demain.« Je suis très présente à ses côtés pour tout l’aspect administratif », dit-elle modestement.Il y a les tournées d’auteurs à organiser dans les écoles, les bibliothèques, les universités, tant au Québec qu’au Manitoba, en Saskatchewan et aussi loin qu’en Colombie-Britannique.André Cailloux, qui a déjà écrit 26 livres pour les jeunes, en a deux autres sur son ordinateur.Il écrit aussi pour les aînés.« Quand il écrit, nous échangeons beaucoup.André continue à me surprendre, à m’étonner, il a une telle profondeur d'âme.» Entre André et Jacqueline Cailloux, c’est un amour qui dure toujours.Il y a beaucoup de personnes qui, à partir de 60 ans, n’ont plus de projets, ne font plus ceci, ne font plus cela, constate-t-elle.« Pourquoi faut-il arrêter de travailler, de s’aimer, de progresser ?Pourquoi cette limite d'âge, pourquoi tout à coup se mettre à piétiner ?» Le couple vit, depuis 1979, à Magog dans une maison d’où on a une vue sur le lac.C’est vivifiant, c'est apaisant.André et Jacqueline Cailloux se sont fait de nouveaux amis.Ils continuent d’aller au concert, de voyager, d'avoir des projets.Ils continuent à vivre en beauté.Au bout de chaque cigarette Un seul filtre vos poumons ont eu recours, auprès d’un sous-échantillon de la population, à la méthode des histoires de vie pour identifier et analyser les principaux facteurs susceptibles d'expliquer le niveau d’actualisation de soi.La distinction entre les personnes qui s’actualisent bien et les autres n’apparaît pas toujours clairement lors des entrevues, remarque Gilbert Leclerc.« Certains sujets peuvent au premier abord donner l’impression de bien s'actualiser : ils fonctionnent de manière adéquate au plan cognitif et paraissent relativement heureux, satisfaits de leur vie, actifs, fonctionnels et même bien adaptés à leur milieu familial et social.Mais, quand on y regarde de plus près, on constate que ces personnes ne sont plus en mouvement.Le processus de mise en valeur et d’exploitation créatrice de leurs potentialités semble s’être arrêté.Ce sont des gens qui fonctionnent bien, mais qui ne sont plus en état de croissance.Les résultats de nos recherches nous portent à croire que la grande majorité des personnes âgées se classe dans cette catégorie que nous avons qualifiée d’a-daptés fonctionnels.Dans le groupe des mésadaptés, c’est-à-dore les faiblement et les très peu actualisés, on retrouve les personnes dont la manière d’être et le style de vie trahissent un effort laborieux et mal réussi d’adaptation à la vie, précise le chercheur.« Leur activité vise essentiellement à combler des carences, à composer avec des handicaps plus ou moins prononcés et à prévenir ou à éviter des difficultés présentes ou appréhendées.Leur existence se module typiquement sur un mode défensif, morose, parfois carrément malheureux et s’accompagne souvent de regrets du passé et de sombres perspectives d’avenir.» Ceux qui vieillissent mal ont souvent commencé à mal vieillir bien avant 65 ans, remarque M.Leclerc.« Il y a, dit-il, des gens de 35 ans qui O IDENTIFIEZ 4 MOTS PASSEPORT TIRAGE LE 31 MA11991 LE DEVOIR PARCOUREZ LE MONDE ECOUTEZ ET PARTEZ POUR LA C____ PHOTO JACQUES GRENIER Vieillir n’est pas synonyme de maladie, précise Gilbert Leclerc, directeur du programme de gérontologie de l’Université de Sherbrooke.sont déjà vieux parce qu’ils n’ont plus le sens de l’émerveillement, parce qu’ils sont figés dans leurs conceptions, leur mentalité, leurs idées.Us refusent de se laisser envahir par des choses nouvelles.Ce sont des personnes qui ne sont plus à l'écoute ni d’eux-mêmes, ni de leur environnement.Ils ont peur du risque, de tout ce qui pourrait les amener à changer des choses en eux.S’actualiser, c’est accepter de changer».Selon les auteurs de cette étude, les gens fortement actualisés sont des personnes qui demeurent actives aussi bien sur le plan physique qu'intellectuel ou social.Leur vie dégage, même à un âge avancé, une impression de vitalité, de renouvellement, d’ouverture et de créativité.On les appelle d’ailleurs les adaptés créateurs.Ce sont des personnes qui ont une attitude fondamentalemnt optimiste, qui disent avoir été choyées par la vie tout en étant conscientes que ce bonheur dépend en grande partie d’elles-mêmes.Elles voient les côtés positifs d’une situation avant les aspects négatifs.Critiques aussi bien du passé que du temps présent, elles vivent à l’heure d’aujourd’hui.Un de leurs traits les plus révélateurs, poursuit Gilbert Leclerc, est cette capacité de faire confiance aussi bien à leur jugement qu’à leur intuition.Ces personnes agissent conformément à ce qu’elles croient être juste et bon pour elles même lorsque la pression sociale est forte.Un autre trait majeur qui explique en partie leur dynamisme de développement est cette sorte de curiosité intellectuelle et d’intérêt vital pour tout ce qui se passe autour d’elles.Ce sont des gens qui ont sans cesse des projets, qui ne craignent pas d’expérimenter de nouvelles techniques telles l’informatique, qui font des efforts pour se tenir au courant de l'actualité, pour exercer leur mémoire (comme en apprenant les fables de Lafontaine ou les mots d’une chanson, en jouant au bridge ou au scrabble, en faisant des mots croisés), qui continuent à lire.L’exemple d’Annette-Églantine Coderre qui, à 87 ans, soutien sa thèse de doctorat en littérature canadienne comparée à l’Université de Sherbrooke, ou celui de cette décoratrice qui, à 62 ans, décide d’entreprendre une maîtrise puis de soutenir, 10 ans plus tard, une thèse de doctorat sur les femmes qui manifestent la plus grande vitalité sur le plan psychologique et social, demeurent l’exception.En revanche, remarque Gilbert Leclerc, continuer à apprendre, que ce soit à l’intérieur de cours organisés ou au hasard de lectures ou de rencontres, trouver de nouveaux modes d’investissement de soi et de nouveaux lieux d’appartenance est à la portée de tous.Les personnes âgées qui vieillissent bien croient que l’amour et l’amitié n’ont pas d’âge.Elles profitent de toutes les occasions pour établir de nouvelles relations et continuent d’entretenir des liens chaleureux et intimes avec des amis de toujours, avec d’anciens collègues de travail.« Une des difficultés des personnes âgées, mentionne M.Leclerc, c’est de se livrer à d’autres par crainte de laisser voir leurs sentiments, leurs faiblesses, par peur aussi de ce que cela pourrait entraîner.» Plusieurs personns âgées vivent centrées sur elles-mêmes, sans savoir écouter, se privant d’une autre façon de s’enrichir, poursuit le chercheur.Il raconte l’anecdote de cette femme autour de la cinquantaine qui vient visiter ses parents et leur annonce avec enthousiasme qu’elle s’est inscrite à des études en littéra ture en vue d’obtenir un diplôme.Douche froide, ils l’interrogent, lui disant : « Tu ne jienses pas que tu en as assez avec tes enfants ?Tu aurais dû faire ça quand tu étais jeune.» Voilà bite envolée une belle occasion de partage, la chance de sortir de leur petit monde à eux.Le dicton populaire demeure vrai : « On vieillit comme on a vécu ».Toutes les études le démontrent.Divers facteurs contribuent à un vieillissement réussi.Certains remontent jusque dans l’enfance, tel un milieu familial épanouissant qui favorise la confiance et l’estime de soi, l’autonomie et l’indépendance d’esprit qui caractérisent les personnes qui s’actualisent bien jusque dans un âge avancé.L’école, le milieu professionnel entrent également en ligne de compte.Le niveau de développement intellectuel et le degré de participation à des activités d’enrichissement personnel et social jouent aussi un rôle important.En résumé, Gilbert Leclerc est convaincu, comme d’autres chercheurs, que l’on peut, en vieillissant, conserver ses capacités intellectuelles à condition de les exercer régulièrement.La vraie cause de la détérioration des facultés ne serait pas l’âge, mais le manque d’exercice lié en partie à l’absence de possibilités offertes aux personnes d’exercer leurs talents dans la société actuelle.Il n’est pas impossible de remettre en marche une tendance à l’actualisation qui a été ralentie, atrophiée ou paralysée au cours des années, affirme-t-il.C’est là où les cours de préparation à la retraite, les programmes de formation comprenant cours, activités et ateliers de tous genres offerts aux adultes ont un rôle à jouer pour favoriser le plein développement des potentialités de chacun.« L’actualisation de soi n’est pas quelque chose qu'on acquiert du dehors comme un nouveau bien.Elle existe déjà en chacun de nous tel un germe qu’il faut sans cesse cultiver, (’’est possible à tout âge », conclut Gilbert Leclerc.+ Noiseuse du cinéma expérimental), mais elle a le mérite, face aux jeunes loups de la pseudo-avant-garde à la Lars Von Triers, de s’exprimer dans une forme rigoureuse et cohérente.Il aura fallu attendre La Belle noi seuse, de Jacques Rivette, pour que la compétition connaisse, avec ce chef-d’oeuvre (je pèse mes mots), son moment le plus fort : quatre heures d'extase librement inspirées du Chef-d’oeuvre inconnu de Balzac, qui conjuguent, une belle intrigue romanesque aux tourments douloureux de la création.En villégiature dans le Midi de la France, un jeune artiste peintre et sa compagne (Emmanuelle Béart, pro digicuse dans son plus beau rôle) sont introduits par un intercesseur ambigu dans la propriété d’Edouard Frenhofer ( Michel Piccoli, ébouis-sant en doublure du cinéaste).Peintre lui-même, Frenhofer a renoncé à ses pinceaux il y a dix ans, aigri par l’inachèvement d’une toile qu’il voyait comme son chef d’oeuvre, La Belle noiseuse, pour laquelle son épouse lui servait de modèle.Inspiré par le corps d’Emmanuelle Béart, il tente de reprendre le tableau.Et c’est tout.Et c’est beaucoup.Car pendant 240 minutes, sans une seule seconde d'ennui, on assiste subjugué à la toile en train de se faire, quasiment en direct, presque en temps réel, dans le plus bel hommage à la peinture jamais rendu par le cinéma depuis Le Mystère Picasso.Rivette a toujours fait de la durée le sujet même de son cinéma : il faut du temps pour accompagner le crissement lancinant de la plume sur le papier, la lente élaboration d’une oeuvre des esquisses préparatoires au tableau définitif.Le film associe la main de l’artiste à la souffrance du modèle, désarticulé par le peintre dans des poses impossibles pour le f a i re sa i 11 i r hors de 1 ui - même et révéler son assise et ses traits.Jeu de la vérité, jeu de la cruauté.Peintre et modèle engagés sans recours dans le combat à haut risque de la créa tion sans filet.Bien plus, à la création en work in progress qui est comme la métaphore de son cinéma, Rivette montre en parallèle la désagrégation des deux couples, comme si la vie à recréer devait s’accompagner d’un travail de deuil.Nous ne verrons jamais la toile achevée : elle restera murée dans son secret insoutenable.Dans un monde parfait, La Belle noiseuse gagnerait la Palme d’or, et ses deux interprètes, les deux prix d’interprétation.Mais nous sommes à Cannes.SOCIÉTÉ Le raffinement haineux de l’extrême-droite Josée Boileau L’EXTRÊME-DROITE au Québec abandonne peu à peu les combats de rue pour verser dans la respectabilité politique, selon les récentes tendances notées par la section québécoise de la Ligue anti-fasciste mondiale.« Le discours se raffine et devient plus subtil parce que les chefs de file de ces groupes s'aperçoivent que les gangs leur donnent mauvaise presse.Plusieurs essaient donc d’avoir accès aux institutions officielles, comme l’a fait un groupe qui a déposé un mémoire sur l'immigration à l’Assemblée nationales », note Nicolas Pouliot, un des porte-parole de la ligue.L’organisme a répertorié la littérature haineuse qui a circulé au Québec au cours de la dernière année, arrivant à monter un volumineux dossier de 400 pages qu’elle a présenté hier à la presse et qui est rempli de tracts et de documents qui font appel à un vocabulaire sorti tout droit du fascisme le plus éculé.Ce type d’extrémisme n’a toutefois rien du déferlement.La Ligue elle-même estime c^ue l’ensemble des groupes d’extreme-droite au Québec ne comptent pas plus de 300 membres formels, avec au maximum le double de sympathisants.Il sévit en fait surtout parmi les jeunes adolescents, dans les milieux un peu underground.« Le phénomène reste marginal, reconnaît M.Pouliot.Mais il existe malgré tout, ses idées circulent et se propagent.Il y a actuellement beaucoup plus de propagande haineuse que ce que l’on voyait il y a dix ans et il s’agit de groupes structurés à l’échelle de l’Amérique du Nord.» La Ligue constate que de façon générale les mouvements skinheads néo-nazis perdent du terrain, même si de nouveaux groupes viennent toujours remplacer ceux qui meurent.Le phénomène est d’ailleurs cyclique : le mois de mai voit l’éclosion de ces regroupements, qui recrutent essentiellement chez les jeunes désoeuvrés qui sortent des écoles secondaires et qui, faute d’emplois, ne savent pas quoi faire de leur été.On ne connaît cependant pas ici dé camp d’entraînement para militaire comme il en existerait dans d’autres provinces.Par contre, le Québec offre une terre fertile pour l’idéologie d’extrême-droite en raison de la récente montée du débat nationaliste.Des regroupements comme le Mouvement pour la survie de la nation ou SOS Génocide y trouvent là une occasion propice pour y faire état de propos carrément racistes sous couvert d’assurer l’avenir d’un Québec français, ne se gênant d’ailleurs pas pour puiser dans les discours de partis établis comme le Parti québécois.De plus, il y aurait montée d’un groupe identifié comme le Mouvement des jeunesses aryennes, établi à Québec, qui a notamment déposé un mémoire en janvier dernier devant la commission parlementaire sur la culture qui étudiait les niveaux d’immigration souhaitables pour le Québec au cours des trois prochaines années.Le groupe prône la suprématie de la race blanche.Le phénomène sévit aussi en région, notamment en Outaouais, à Val d’Or, mais surtout à Sherbrooke.Dans ce dernier cas, le gropuscule, affilié au Ku Klux Klan, n’a qu’une dizaine de membres mais ceux-ci sont passablement actifs.La Reine de l’Estrie est par exemple la seule ville du Québec où l’on peut téléphoner et avoir accès à un message du KKK appelant au recrutement et les membres du groupe ont récemment distribué leur carte d’affaires sur le pare-brise des voitures dans les aires de stationnement des grands centres commerciaux de la région.De façon générale, les adultes mènent et les adolescents agissent dans ces gropuscules.Mais les membres de la Ligue, elle-même fondée par des jeunes et financée par diverses associations étudiantes, ne veulent absolument pas que l’on stigmatise les jeunes.Punks ct skinheads, ce n’est vraiment pas pareil, disent-ils, ni dans l’apparence ( plus c’est débraillé, plus c’est punk ), ni dans l’idéologie.La Ligue estime par ailleurs que les services de renseignements des corps policiers connaissent très bien le phénomène et font les distinctions nécessaires.Elle regrette toutefois que les policiers sur le terrain ne soient pas aussi bien informés et confondent les skinheads avec les autres looks, punks ou heavy metal, que se donnent les jeunes.La Ligue a également présenté hier son nouveau service d'information 1-800-INFO-LAM, relié à un répondeur téléphonique.L’organisme, en place depuis deux ans mais dont les activités de recherche sont encore toutes récentes, disposait jus qu’à maintenant d’un numéro public, « mais on passait 90% de notre temps à parler à des néo-nazis ou à recevoir des menaces de mort », a indiqué le président de la Ligue, M.Alain Dufour, en faisant entendre certains de ces messages aux journalistes.La section québécoise de la Ligue anti fasciste mondiale travaille enfin en coopération avec d'autres branches de l’organisme situées à Paris, Berlin, San Francisco et en Alabama.t i i I Le Devoir, jeudi 16 mai 1991 ¦ B-3 Guy Nadon quitte la N CT Robert Lévesque À 48 H EU RES de la tenue de la conférence de presse où il devait annoncer (aujourd’hui) le contenu de sa seconde saison à la tête de la Nouvelle Compagnie Théâtrale, Guy Nadon a remis sa démission comme directeur artistique de la NCT.Dans une lettre parvenue mardi au bureau de Me Jacques Mongeau, le président du conseil d’administration de la NCT, Guy Nadon, fait part de son départ immédiat.Interrogé hier, Me Mongeau a fait savoir que le départ de Guy Nadon créait une situation de crise à la NCT, que la conférence de presse d’aujourd’hui était annulée et qu’une réunion du conseil d’administration était convoquée pour le début de la semaine prochaine.« Guy Nadon n’accepte pas qu’il y ait des coupures budgétaires », affirme sèchement Me Mongeau.Pour le président du conseil, ces coupures sont malheureuses mais nécessaires (on a décidé d’annuler un des deux spectacles de la série « Découvertes »), et il va s’atteler à la tâche de dénicher un nouveau directeur ou une nouvelle directrice pour la saison 91-92, une saison, dit-il, qui pourrait être passablement modifiée par celui qui prendra la relève de Nadon.Dans sa lettre à Me Mongeau, qu’il est venu remettre au DEVOIR, Guy Nadon, qui soutient que son geste n’est nullement une critique de l’administration de la NCT mais une dénonciation de la situation des théâtres, écrit : « Les arts en général traversent présentement une fort difficile période; jouissant en temps de prospérité de la partie congrue d’un budget national, il est fort aisé de comprendre qu’en période prolongée de recession cette partie s’en trouve encore réduite.Cette situation qui fait que notre planification budgétaire se dégonfle au rythme du désin- térêt des instances politiques, que nos ressources raréfiées empêchent de renouveler l’engagement d’adjoints dont l’expertise est indispensable à la bonne suite de nos activités, cette situation empêche que l’on trouve plaisir à poursuivre et à vouloir pour tous ce qu’aucun ne semble désirer ».Il semble que le fait que le conseil d’administration de la NCT ait refusé de renouveler le mandat du directeur général adjoint, Pierre Saint -Amand, ait choqué Guy Nadon et provoqué sa décision de' partir.« Je souhaite longue vie à la NCT, me disait Nadon hier en fin de journée, mais je m’inquiète drôlement pour le théâtre.Si les pouvoirs publics n’arrivent pas à comprendre qu’il faut épauler la culture, et choisir de vraiment soutenir le théâtre, en particulier un théâtre comme celui de la NCT qui a pour mission d’intéresser les jeunes au théâtre, c’en sera bientôt fait.On aura l’avenir qu’on mérite! ».Nadon, qui était arrivé le 5 octobre 1989 à la tête de la NCT avec une énergie folle, un désir de tout refaire, une ardeur à défendre le théâtre « non jetable » auprès du « futur public de théâtre », dit avoir acquis « une lucidité accrue » en deux ans à la NCT « quant aux conditions pres-qu’héroïques dans lesquelles artistes et administrateurs sont appelés à exercer leurs talents et à assumer leurs responsabilités dans le monde du théâtre ».Il dit que si rien ne change, des retards incroyables vont se prendre pour la culture québécoise.On sait que dans cette première saison qu’il a dirigé, un déficit de 350 000 $ s’est creusé.Pour la saison qui vient, Nadon devait annoncer aujourd'hui une saison comprenant Les Guerriers de Michel Garneau, Ubu-Roi d’Alfred Jarry et Iphigénie de Racine.- ¦¦¦¦- , ARTS VISUELS Regard vers le monde de l’au-delà Va* "g"""1 - .$.• présenté par M Raymond Lafontaine, président.Groupe LGS inc., le mercredi 22 mai à 11 h 30.a l'Hôtel Méridien.Grand Salon A.Basilaire I.Réserv.: Claire Dou-ville au 628-0276.¦ Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre per manent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; au sous-sol de l’Église St-Esprit, 2851 rue Masson, de 10 h à 20 h 30, et au sous-sol de l'Église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, 5959.boul.Monk, de H h à 20 h 30.Rens 937-7761 ¦ Du lô au 18 mai.Congrès de la Corporation des psychologues du Québec, au Pav illon Judith-Jasmin, Salle Marie Gé-rin-l.ajoie (J-M400).Rens Diane Côté au 738-1881.351 rue Victoria à Westmount.Rens.: 488-2292.¦ Les groupes de prière du Renouveau charismatique du diocèse de Montréal vous invitent à vous joindre à eux pour la nuit blanche de prière de la Vigile de la Pentecôte qui aura lieu à l'Oratoire St-Jo-seph de 22 h à 5 h 30, le samedi 18 mai.Les participants s'apportent nourriture et breuvage pour la nuit.Rens.: 353-3038.¦ Ce soir à 19 h 30.le Centre de documentation d'Amérique latine vous invite à une rencontre avec deux représentants du collectif Filoména Pacsi du Pérou : Esther llinostroza et Angélica Medrano qui vous parleront de la situation du Pérou, au 3575.boul.St-Laurent, local 510 à Montréal.Rens.: 843-9010.¦ Le 26 mal, à l’occasion du centenaire de l'insertion de la Communauté des Frères de Saint-Gabriel dans la paroisse la Visitation, au Sault-au-Récollet, le supérieur provincial, le frère Yves Ladouceuret ses religieux invitent tous les anciens confrères, parents et amis à venir célébrer avec eux la fête des retrouvailles.Ce soir à 19 h 30.conférence intitulée : « Notre André Laurendeau », à la Maison de la culture la Petite Patrie, 6707 rue de Lortmier.Rens : 872-1730 ¦ Ce soir à 19 h, cinéma « La Bohème », à la Maison de la culture Marie-Uguay, 6052, boul.Monk Rens.: 872-2044.¦ Ce soir à 20 h.cinéma « Cargo », au Cégep de Rosemont.6400,16e avenue.¦ Vendredi 17 mai à 19 h 30, l’Association des hypoglycémiques du Québec aura une soirée retrouvailles, au 5109 rue St-llubert à Montréal.Rens 27.3-3662.¦ Le (.'entre Christus, centre de spiritualité chrétienne, v ous uiv ite à une conférence publique du père Gilles Cusson, jésuite.éminent spécialiste de la spiritualité ignatienne La conférence, intitulée « Le vrai visage d'Ignace de Loyola », aura lieu le jeudi 16 mai à 19 h 30, au sous-sol de l’église Notre Dame-des Neiges, angle Cote des Neiges et Lacombe.Rens.737-7201 ¦ Ce soir à 19 h, conférence en chirologie, le corps en harmonie, à l'Institut national de recherche pour la connaissance de soi.Les amateurs de jardinage écologique sont invités à venir rencontrer M.Guy Gains, horticulteur, le samedi 18 mai, sur les terrains de la carrière franco-La-farge, 9999 rue Sherbrooke est à Montréal-Est Ces cliniques gratuites se tiendront de 9 h .30 à 11 h 30 et visent à réduire l'usage des pesticides.Rens.: Jean Filion au 287-8584.¦ Le club de ski et plein air de Montréal organise une excursion de randonnée pédestre dans les Rocheuses canadiennes à l'été 1991 Le séjour aura lieu du 27 juillet au 10 août Rens.: 271-6046.¦ Face à Face est un centre d’écoute et de références bilingue à but non lucratif.Tous ses services sont gratuits et l'anonymat des usagers est assuré Des bénévoles formés a l’écoute fournissent un service confidentiel aux gens qui désirent discuter de leurs problèmes ou obtenir de l'information sur les ressources dispom blés.Rens.: 9344546.¦ Le Centre d'information horticole du Campus Macdonald, Université McGill, offrira à nouveau ses services gratuits d'information à la population de Montréal et de ses environs.Rens.: 398-8138.MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.JEUDI 16 MAF LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE MENDELSSOHN À 22:00 • concerto pour piano no 2 (Mendelssohn) • symphonies pour cordes nos 5 & 7 (Mendelssohn) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto pour flûte et orchestre K.313 (Mozart) • symphonie no 1 Classique (Prokofiev) • concerto pour piano no 3 BWV 1054 (J.S.Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 PALACE 1: — The Doors 12 h 30, 3 h 25,6 h 20,9 h 15 II: Toy Soldiers 12 h, 2 h 25, 4 h 50, 7 h 15,9 h 40 III: Reversal ot Fortune^ h 10.2 h 25,4 h 50, 7 h 05.9 h 20, jeu.12 h 10, 2 h 25, 4 h 50 IV: Rich Glrh h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 V: If Looks Could Klin h, 3 h 10,5 h 10,7 h 10, 9 h 15 VI: Out ot Justice 12 h 05.2 h 20, 4 h 35.7 h, 9 h 10 PARADIS I: (354-3110)- FX 27 h 15.9 h 30, II: Quand l’habit lait l'espion 1 h 15.9 h 15 III: Scanners 2 9 h— Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 la solution secréte! h PARISIEN I: (866-3856)- La discrète 12 h 45.2 h 55, 5 h 05,7 h 15,9 h 30 II: Princes en exil 12 h 20, 2 h 40,5 h, 7 h 10,9 h 30 III: Love-mom h 50.3 h, 5 h 10, 7 h 20,9 h 35IV: Dames gatan-(es 12 h 15, 2 h 30, 4 h 55, 7 h 05, 9 h 25 V: Cyrano de Bergerac 12 h 30.3 h 20.6 h 15.9 h 05 VI: Un été après l'autre 1 h 20, 4 h.6 h 45.9 h 15 7: Uranus 12 h 15,2 h 30.4 h 45, 7 h.9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Ktss Before Dying 1 h.3 h 05, 5 h 10, 7 h 20,9 h 35, 11: Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 Secret ot the Ooze 1 h 15.3 h 10,5 h— Sleeping with the Enemy 7 h, 9 h jeu 9 h 30 III: Silence ol the Lambs 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1 : (679-7451 ) - FX 2 7 h.9 h 2: Les nuits avec mon ennemi! h 15.9 h 15 QUARTIER LATIN: Mtl- Journées du cinéma africain 7 h, 9 h 15 LE RIALTO: 5723 ave du Parc.Mil (274-3550)-Truth or Dare 7 h 15,9 h 30 VERSAILLES l:(353-78B0) - Switch 7 h 15.9 h 35 II: Les Doors 6 h 15.9 h III: One Good Cop 7 h 15,9 h 35IV: Out tor Justice 7 h 20.9 h 20 V: L'homme Marie6 h 30, 9 h VI: Oscar 7 h 15.9 8 35.CINÉMA QUÉBEC CANARDIÊRE: (661-8575)- Misery 19 h, 21 h 05 CINÉMA LIDO: -FX 219 h, 21 h 10- Quand l’habit fait l'espion 19 h— Scanners 2 21 h — Love-moi 19 h — Les Doors 21 h — Il danse avec les loups 19 h 30— LE CLAP: (650-CLAP)- Âf/c* 12 h 15.14 h 30.16 h 45.19 h, 21 h 15 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- Confrontation à la barre 6 h 45, 9 h 10—2: Les Doors 6 h 10.9 h - 3: Oscar 7 h, 9 h 20- 4: L’homme Marie 7 h.9 h 20, mer 9 h 20— 5: De quoi |’me mêle encore 7 h 30,9 h 30— 6: Cadence 7 h 30.9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)- FX 212 h 10,14 h 25.16 h 40.19 h, 21 h 20- Scanner» 213 h 30, 16 h 30,19 h 20.21 h 40— Les nuits avec mon ennemi U h, 16 h 50.19 h 35, 21 h 50— Amérique Interdite 13 h 15.16 h 15, 19 h 10, 21 h 30— Teenage Mutant Nln/a Turtles 213 h — A.e silence des agneaux 15 h 45.19 h, 21 h 45- Warlock Ir 12 h 30,14 h 45.17 h 10.19 h 35.21 h 50— Il danse avec les loups 12 h 20.16 h, 20 h — Quand l'habit fait l'eaplon M h 45,15 h.17 h, 19 h 15.21 h 30 LE PARIS: (694-0891)- A Kiss Before Dying 19 h 30,21 h 30— Coupable par association 19 h, 21 h 15— Maman/'al raté l'avion 19 h— L'éveil 21 h PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)- Cyrano de BergeracSbtS,9h —11: Le parrain 3 8 h.STE-FOY 1 : (656-0592)- Switch 7 h 05,9 h 20- 2: One Good Cop 7 h.9 h 15— 3: Toy Sol- dlers 6 h 45, 9 h 05 SUR SCENE L’AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul, Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim.de 22h 15 à 02h.30— Jean-Claude Chale et The Chiels, du 16 au 19 mai BAR 2 0 80: 2080 rue Clark, Montréal (285-0186)— Yannic Rieu, sax, le 16 mai à 21 h 30 LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Cadbury Brothers, le 16 mai BIBLIOTHÈQUE NATIONALE: 1700 St-Denis, Montréal (842-3532)— Tangente dans sa série Principale présente Zone Animée, chorégraphies de Danielle Lecourtois et Natalie Lamarche, les 16-17 mai à 20h.30 BIDDLE’S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.• Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h, mar 20h à 01 h., mer.au ven.188.a 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven.à compter de 22h„ sam.à compter de 21 h.30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h.mar de 17h 30 à 19h,30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h.30— Le triode Bernard Primeau, les dim de 19h.à 24h, LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 300 Le- moyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Paulo Ramos et ses musiciens, les 16-17-18 mai à 22h.LE BIJOU: 2900 boul.Le Carrefour.Laval (688-7981)— Michelle Sweeney, chanteuse de Rhythm's Blues, jusqu'au 18 mai BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Hubert.Montréal (842-2808)— Aviva Karen, à 20h.— Gérard-Charles Valente, à 22h„ les 16-17-18 mal BOZO BISTRO BAR: 6121 rue Morin, Val-Morin (819-322-2454)— Richard Joe Leroux, mer.au dim.à 21h LA BUTTE ST-JACQUES: 50 St-Jacques, Montréal (526-7525)- Pier Noli, le 16 mai à 20h 30 CAFÉ CAMPUS: 3315 Queen Mary, Montréal (735-1259)— Chesterfield Kings, mer.22 mai à 21h.30.— Les French B„ dim.26 mai à 20h 30.CEGEP DE ST-HYACINTHE: 3000 rue Boullé.St-Hyacmthe— Les finissants de l’option-théâtre présentent • 1789-1793 la liberté ou la mort > montage à partir d'un texte d’Ariane Mnouchkine, m.en s.Geneviève Notebaert, du 10 au 18 mai à 20h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke.Montréal— Musique de chambre: Le Quatuor Arthur-LeBlanc, oeuvres de Chostakovitch.Haydn et Mozart, le 16 mai à 20h.CHEZ CLAUDIO: 124 ouest St-Paul.Montréal (866-0845)— Quartette Andy Milne, le 16 mai à 21 h.ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE: 5030 St-Denis.Montréal (842-7954)— ¦ Québec Express » de François Boulay.m.en s.Sylvia LeBlanc, le 17 mai à 13h, le 16 mai à 13h.el 19h.LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine, Montréal (845-5484)— Ted Milton et invité.le 16 mai à 21h.MAISON-THÉÂTRE ANNEXE: 5066 Clark, Montréal (288-7211)— Le Carrousel présente ¦ Conte du jour et de la nuit » de Suzanne Lebeau, m, en s.Ger-vais Gaudreault, du 1er au 19 mai.sam.à 13h , dim.à 11h.et 13h.RISING SUN: 5380 St-Laurent.Montréal (278-5200)— The Big Blues and Rock Bazaar Jam Session.le 16 mai NCT/SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Cathe-rine, Montréal (253-8974)- Le Théâtre II Va Sans Dire présente > La cité interdite > texte et m.en s.de Dominic Champagne, à compter du 19 avril, mar.au sam à 20h.30 THÉÂTRE DE L'AGORA DE LA DANSE: 840 est Cherrier, Montréal— Monlanaro Danse présente Zman Doe, un temps perdu, du 14 au 25 mai à 20h.(relâche les 19-20 mai) THÉÂTRE BISCUIT: 221 St-Paul O , Vieux-Montréal (523-6119)— < H.Pinter • d'après Harold Pinter, m en s Claudine Tremblay, production du Théâtre Strate, du 8 au 25 mai.mer.au sam.à 20h.30— Concert.spectacle pour toute la famille, jusqu’au 10 juin, les sam el dim.à 15h.rens.: (845-7306) THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François Xavier, Montréal (288-3161)— ¦ Broadway Bound • de Neil Simon, m.en s.Eisa Bolam, du 16 mai au 9 juin, mar au sam 20h .dim.à 19h,, matinées sam.à 14h., le 9 juin matinée à 14h.le 29 mai matinée à I3h THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3738 St-Dominique, Montréal (987-1639)— Imago présente « Conversation entre Beckett et Pinter » du 30 avril au 18 mai, mar.au sam.à 20h 30 THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (842-2112)— Les leux de la danse Banque Royale, Margie Gillis, 15 au 18 mal à 20h — L'Art du mouvement Banque Royale.Margie Gillis, le 16 mai à 12h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— • La trilogie de la villégiature > de Goldoni, traduction Olivier Rei-chenbach, m.en s.Guillermo de Andrea, du 30 avril au 25 mai, mar.au ven, 20h„ sam.16h.et 21h.THÉÂTRE JEAN DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente • Vol au-dessus d'un nid de coucou » de Dale Was-serman, m.en s.Lorraine Pintal, du 10 avril au 18 mai, mar.au ven.20h„ sam.16h.30 et 21 h., supplémentaires les 21-22 mai à 20h.THÉÂTRE ST-DENIS: 1594 St-Denis.Montréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel Schdnberg, du 17 janv.au 14 avril, fr.mer.jeu.sam.dim.20h., matinée sam.à 14h., angl, mer.ven.20h., dim.14h.(prolongation jusqu'au 26 mai) UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal— Thierry Prieur, pianiste, le 16 mal à 20h UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Salle B 484: Marc Denis, contrebasse, oeuvres de Bach.Fauré, Koussevitsky, Larson.le 16 mai à 20h.T) *2^1; pamtupanian, La télévision du Jeudi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO OW 17h30/Cetolr Bouffés de santé Les aventuriers du.Cinéma : L 'attain dies feuillet i scandale —Am.87 g Avec Raymond Burr e< Barbara Hale LeTéléloumaig LePomt/météo/sport 23h15/Clnéma : Rive droite, rive gauche Fr.84 -Avec Gérard Depardieu rëj WCAX (CBS) viJ Burlington News NewsÇ The Golden Girls Top Cops p Cinéma : Jailbirds —Am.91 g News The Arsenlo Hall Show fcT WPT2(NBC) Plattsburgh News News P Jeopardy 1 ACunent Affair The Cosby Show g Cheers Cheers g Seinfeld g LA.Law g News The Tonight Show g» CBMT(CBC) RJ Montréal Newswatch NewhartÇ Empty g Nest Adrienne Clarkson Presents g Codco Kids In g the Hall The National g The Journal News Newhartp Kate & g Allie nDSïïr Le TVA Ç Montréal Charivari L’homme des étoiles Sous le signe du faucon Claire Lamarche AdLib Le TVA g réseau 23h50/Mongrain de set œ ST Puise P-l 1-1 » traenamment Tonight Cheers p The Cosby Show g Different World g Visitors from g the Unknown LA.Law g News g News The Arsenlo Hall Show m TVS (Télé Francophones Des chiffres et des lettres La cuisine des anges Le journal deTO Carnets de route Le monde du cinéma Musicales Hôtel Montagne Journal de TF1 ©SET» Passe- Partout Tétéservice Questions d'argent p La trentaine Points de vue g Médecine apprivoisée Consommation La période de questions MSS’" Musique vidéo Fax: L'Infoplus Soüdrok: VJ: Marie Plourde Musique vidéo Rock en bulle 2f ht 5 / Musique vidéo rôôy WVNY (ABC) ^ Burlington News g Star Trek: The Next Generation Fattier Dowling g Mysteries Miracles and other g Mysteries Primetime Live g News g Nightline Love Connection 19 h / Muchwest Fax Pepsi Power Hour Mike and Mike’s.Vidéoclips Spotlight / Rem Vidéoclips 1 rôo) VERMONT ^ ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer NewshourÇ The Nightly Business The New p Explorers On the Waterways Mystery! g The One Game (1 re/4) Cinéma : War Games -Am.83 Avec Matthew Broderick et Ally Sheedy rôci 4-SA1S0NS «SJ Montréal La roue chanceuse Coup de fouare 24/24 Remington Steele Cinéma : L'affaire Mattel—1172 Avec Gian Maria Volonté et Luigi Squarzina Le Grand Journal g Sports Plus Cinéma : Sale destin , fs?) WCFE (PBS) 3-2-1 ?Contact The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshourp Nature g Frontline g A Place out of time :.Encore ! Golden Years of Television Cinéma A LA DECOUVERTE DU QUEBEC ESTRIE - MAGOG - ORFORD (T/iuoeiçc .Lopt ~ JvS Prevaiez-vous de l'ambiance toute spéciale d'un hôtel à la campagne Nos condominiums de luxe, dans la région du Mont Sutton, du Mont Glen et du Lac Brome sont disponibles à semaine et la fin de semaine Restaurant et bistro Du plaisir pour tous Forfait «week-end 2 jours».146$ p p suite 116$ p p studio, incluant les repas Réservations: (514) 263-3294 - Brome ouest, Qc JOE 2P0 L’AUBERGE L’ÉTOILE-SUR-LE-LAC Sur les rives du lac Memphrémagog et réputée pour son excellent rapport qualité-prix, l’Auberge vous propose son forfait printemps à 71 $ par pers.(occ.double) pour une nuit, 2 repas et les frais de services, (tps en sus).Information: 1-800-567-2727.LE VILLAGE MONT ORFORD Pour des vacances 4 saisons en pleine nature, à la montagne, luxueux condos à louer à tarif de chambre d’hôtel.Flexibilité de location à la journée, à la semaine, au mois ou à la saison.Pour information: 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m’envoyer dans le décor ?No way !, pas pour moi ! » Vous avez certainement déjà entendu le refrain : ce n’est pas tout le monde qui frétille de bonheur à l’idée de s’envoyer des dizaines de kilomètres dans les jambes pour le plaisir de voyager.Pourtant, une telle clientèle existe, et son importance est loin d’être négligeable.Au début des années 80, une enquête de Condition physique Canada a révélé que le cyclisme était l’activité d’éte par excellence au pays.Encore aujourd’hui, la popularité du vélo semble « dans le haut de la vague » et constitue une tendance mondiale ; au Canada seulement, ses adeptes sont entre neuf et dix millions de personnes, l’équivalent de 40 % de la population adulte.Ce bike boom est le fait d’une génération, celle des baby-boomers, la « première grande génération cycliste».Non seulement les gens, et en particulier les adultes, utilisent le vélo pour leurs loisirs ou faire de l’exercice, mais ils s’en servent pour voyager.Qui plus est, « les cyclotouristes ont beaucoup évolué depuis une vingtaine d’années.Leur nombre s’est accru considérablement, leurs activités se sont diversifiées.Ils combinent la plupart du temps vélo et auto.S’ils aiment encore partir deux semaines ou plus, ils vouent une prédilection pour les circuits en boucle de deux à cinq jours.Ils voyagent dorénavant allège, carte de crédit en poche, plutôt qu’avec des sacoches lourdement chargées.Après une journée d’efforts a pousser sur les pédales, ils apprécient les bons restaurants et les petites auberges coquettes.Ils représentent le groupe cycliste le plus susceptible de s’accroître à la faveur de l’augmentation du nombre d’adeptes de la bicyclette ».Il y a plus d’une centaine d’a- fences de tourisme à bicyclette aux Itats-Unis oui ont attiré l’an dernier près de 35 000 personnes alors qu’en Europe, tout particulièrement aux Pays-Bas et au Danemark, le vélo-tourisme représente près de 20 % du tourisme itinérant.Ces données et constatations sont tirées d’un rapport intitulé Le vélo — Tendances, clientèles et produits et du Plan d’action triennal, 1991 1993 préparé par vélo-Québec à l’intention de quelque 125 participants de la Conférence économique sur l’industrie et le tourisme à bicyclette qui s’est tenue à Montréal le 25 avril dernier.En plus de fabricants et de marchands de vélos, des représentants d’Agricotours, d’associations touristiques régionales, de voyagistes et de grossistes ont assisté à ce colloque qui était le deuxième d’une série de trois.Le premier s’est en ef- La Nouvelle-Angleterre accueille à chaque année des dizaines de milliers de touristes à vélo et le Québec pourrait profiter de ce marché florissant à deux pas de chez lui.fet intéressé l’an dernier à l’établissement de pistes cyclables alors que le troisième consistera, l’an prochain, en une grande tournée du Québec et du Canada pour recueillir l’opinion de la population en vue de la Conférence vélo Mondiale qui est prévue en septembre 1992 à Montréal.Le colloque a encore une fois permis de démontrer à quel point le tourisme pénètre les diverses dimensions tout autant de notre économie que de notre mode de vie.Je vous cite l’une de ses principales conclusions : « Aujourd’hui, l’industrie du vélo ne se limite plus à fabriquer ou vendre des vélos.Une nouvelle activité économique s’y est greffée.Elle comprend des promoteurs d’événements et des projets d’aménagement cyclable, des éditeurs, des organisateurs de voyage.» Michel Labrecque, président du Groupe Vélo et du Tour de l’île de Montréal, événement qui maintenant affiche complet plusieurs semaines à l’avance, a présenté, en guise d’allocution de clôture, les grandes lignes du plan d’action triennal précité.Il a souligné que le marché du voyage se segmente de plus en plus et qu’un nombre croissant de voyageurs délaissent les sentiers conventionnels du tourisme au profit de formules « plus actives », comme le tourisme d’aventure, le tourisme dit de santé et le cyclotourisme qui connaît une expansion « extraordinaire ».Expansion qui témoignerait d’un mouvement social de fond lié à l’émancipation des femmes, aux couples sans enfants, au prolongement au célibat, à la recherche d’une bonne santé physique, à l’émergence d’une nouvelle urbanité et d’une conscience de plus en plus aiguë de l’environnement.Fait à souligner, ce plan d’action ne s’enfarge pas dans les voeux pieux mais s’intéresse activement au développement du vélo-tourisme au Québec en dégageant des initiatives pour mettre en valeur « des atouts qui ne demandent qu’à être mis en marché » et une « véritable stragégie québécoise du tourisme à vélo ».À cet effet, le document propose, ni plus ni moins, de faire du Québec la Hollande d’Amérique : « Les États de la Nouvelle-Angleterre accueillent depuis plusieurs années des dizaines de milliers de touristes à vélo.Le Québec pourrait profiter de ce marché florissant à deux pas de chez lui.Sa réputation de bonne terre cyclable grandit dans les milieux américains et européens de la bicyclette, réputation qui a pu être établie parce qu’il y existe une vague cycliste de fond très réelle.» Mais, constate le document, « au Québec, le produit vélo n’a jamais été mis en marché.Bien sûr, le ministère du Tourisme parle de bicy- clette dans sa publicité.Il donne envie.Il suggère d’en faire.Sur le plan pratique, il n’y a rien d’organisé pour faire venir des touristes à vélo.Ni la presse touristique, ni les intervenants de la restauration et de l’hôtellerie ne sont mis dans le coup.Il ne se fait pas d’action concertée ».Le jugement est dur, ce qui ne l’empêcne pas d’être juste.Le plan d’action a établi une « grille » des besoins du vélo-tourisme québécois : un réseau routier en bon état et sécuritaire, de l’information spécialisée, un réseau d’hébergement à prix intermédiaires, des attraits touristiques « indéniables », une attention particulière aux cyclistes, une restauration de qualité et typique, des services propres aux cyclistes et — enfin ! — la courtoisie des automobilistes.Il avance également les trois objectifs suivants : stimuler les cyclistes québécois à explorer différents coins de la province, attirer de 20 à 30 % des cyclotouristes habitant les territoires' proches du Québec, notamment la Nouvelle-Angleterre et l’Ontario, et attirer 5 % des cyclotouristes d’Europe, du reste des États-Unis et du Canada.« Mais ce n’est pas évident, grogne Michel Labrecque.Parce que le vélo-tourisme ne fait pas partie des huit produits sélectionnés par le ministère du Tourisme pour développer le tourisme au Québec.Nous autres, on constate que les tendances font en sorte que cette forme de tourisme va encore connaître de l’expansion.On constate aussi que les Québécois vont pédaler au Vermont et qu’on pourrait les inciter et les aider — ainsi que les Américains de la Nouvelle-Angleterre par exemple — à venir pédaler ici.Le Québec, entend-on, n’a pas de plage ni de mer, mais c’est un beau pays où pédaler.» « Le problème, note-t-il, c’est qu’aux yeux du ministère le vélo-tourisme n’a pas un poids économique suffisant et ne semble pas s’avérer assez fort pour attirer un grand nombre des touristes étrangers.Et puis, c’est difficle d’évaluer la contribution économique des cyclo-touristes : au contraire des skieurs, on ne peut implanter pour eux une billetterie pour leur permettre de pratiquer leur activité.C’est pourquoi on y va par étapes dans notre plan d’action : la première sera de compléter la publication de guides adéquats, la seconde de faire venir au Québec des tours operators et des leaders d’opinion reconnus dans le domaine du vélo international, et la troisième de participer à l’élaboration d’aménagements cyclables régionaux, comme le circuit IIull-Québec, celui de l’ancienne emprise du P’tit train du Nord dans les Laurentides, le tour du lac Saint-Jean, etc., pour développer un réseau cohérent à travers tout le Québec.» « Le ministre du Tourisme a des roulettes de casino dans la tête.On va essayer d’y mettre des roulettes de dérailleur», conclut-il en riant.A LA DECOUVERTE DU QUEBEC MONT SAINTE-ANNE OFFREZ-VOUS UN SÉJOUR CHEZ LA FAMILLE DUFOUR HÔTEL VAL-DES-NEIGES: Centre de villégiature et de congrès situé au pied du mont Sainte-Anne, 110 chambres de luxe, cuisine réputée, piscine intérieure, sauna, tourbillon, salle d'exercices, salles de réunions (12).Demandez notre forfait: "Évasion à la montagne”, 2 nuits/3 jours PAM à partir de 149 $ p.pers., occ.dble jusqu'au 20 décembre 1991 ou nos autres forfaits: "Ski de printemps", "Coeur à Coeur", "Douces Vacances", "Golf”, "Réunion d'affaires", etc.Tél.: (418) 827-5711, FAX: (418) 827-5997; sans frais 1-800-463-5250, hôte: 1-800-361-6162.BAIE SAINT-PAUL AIIDCDPC IA DIPUnDMinC.Auberge à flanc de montagne avec vue AlluLtlUL LH nUnUnUIIUL.magnifique sur le Saint-Laurent.27 chambres tout confort, fine cuisine, salle de conférence et de jeux, piscine intérieure, bar-détente, ambiance chaleureuse, etc.Forfait spécial: "Évasion vers l'Arts", 2 nuits/3 jours PAM (4 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venelles de Kensington, de Chelsea, de Soho.Me rappeler, pendant quelques heures, devant les boutiques high class de Beauchamp street, les ambassades de Belgrave Place et les demeures victoriennes des beaux quartiers, que derrière ces murs sont parties des idées qui ont changé la face du monde.Dans les rues secondaires derrière Regent et Oxford Streets, il est aisé de dénicher de petites librairies.Elles ont souvent des sections consacrées aux voyages : les Anglais ont toujours éprouvé une réelle passion pour Tailleurs.Pour un rien, on peut acheter des éditions récentes de The Valleys of the Assassins (and other Persian Travels) de Freya Stark, de A Ride to China de Fred Burnaby ou les titres de la collection Penguin Travel Library.On y trouve aussi des atlas, des cartes du Royaume-Uni à toute échelle, le guide « very special » de Roger Protz sur les îles Britanniques intitulé Beer, Bed and Breakfast.Ou encore le guide Britain for Free qui répertorie plus de 1000 endroits d’accès gratuit.Covent Garden est connu des amateurs d’opéra.Sur la place, devant le théâtre, les samedis et dimanches, matin et après-midi, règne une atmosphère de village.Des saltimbanques y font du théâtre en plein air.Tout autour, des étalages proposent vitraux, porcelaine et lainages.À la terrasse, des gens prennent un verre — mais oui ! — au soleil.Le marché couvert abrite un bar, une crêperie, un marchand de glaces et une marchande de fleurs, des boutiques comme Punch & Judy, Bertie, Edwina Cairoll.Et The Cabaret Mechanical Theatre où des automates composent un monde en délire : un chef qui conduit un orchestre d’oiseaux, des marins qui rament quand le bateau coule, un chat qui lape le lait d’autrui.Pour les touristes que nous sommes, les hôtels les plus intéressants sont du côté de Knightsbridge : Hyde Park et Kensington Gardens sont tout près, tout comme les musées, les palais royaux et Harrod’s, ce grand magasin qui ignore depuis longtemps le sens du mot impossible.Brompton Road est sur le circuit des principales lignes des autobus à impériale, les two-decker bus : de leur étage supérieur, la vue est imprenable.Et ça ne coûte pas cher.Tout comme le ciel de Londres, la Tamise a été largement dépolluée : on rêve du jour où notre Saint- Laurent lui ressemblera .Des bateaux-mouches, amarrés au quai devant le Big Ben, font des excursions sur le fleuve.Les plus belles sont celles du soir.Tout est illuminé : Westminster Abbey, St.Paul Cathedral, Banqueting House, le Pont et la Tour de Londres.Les théâtres du West End affichent cette année encore de nombreux musicals, dont The Phantom of the Opera et Miss Saigon sont les locomotives.Après le spectacle, mieux vaut opter pour un restaurant de Soho car, nélas, les pubs ferment à 23 heures.Ce qui fait, n’est-ce pas, des soirées courtes.Quoi de mieux, pour finir une journée que de revenir dans un london cab, ne serait-ce que pour le plaisir de rouler dans ces voitures propres, bien entretenues, spécialement conçues pour servir de taxis : ça nous change des tombereaux qui sévissent au Québec.P.S.: Entre le 1er mai et le 31 août, soit durant la haute-saison, Vacances British Airways offre des forfaits associant hébergement et location de voiture à des tarifs réduits de moitié.Ainsi, les prix de six nuits d'hôtel varient, selon la catégorie des établissements, de 172 $ à 637 $ par personne, en occupation double.La location de voiture pour dix jours coûte 215 $ pour une Ford Sierra à transmission manuelle et 270 $ pour une Ford Orion à transmission automatique.Certains forfaits incluent en outre les petits déjeuners, les taxes et frais de service et, selon le cas, de bons billets pour des spectacles fort courus, des visites guidées dans les environs, etc.Consultez votre agent de voyages.Renseignements : British Tourist Aulho ritv, 94, Cumberland St., Suite 600, Toronto, M5R 3N3, (416) 961 8124.EN BREF.Colloque TÉOROS À l’Université de Sherbrooke, le 22 mai prochain, dans le cadre du 59e congrès de T ACF AS, sè tiendra le colloque TÉOROS portant sur les politiques touristiques.Au programme : analyse comparative des politiques touristiques dans les pays industrialisés et en voie de développement, analyse de l’évolution du tourisme québécois à travers les politiques qui l’ont façonné, analyse comparative des récents énoncés de politiques touristiques des gouvernements du Québec et du Canada, impact des politiques gouvernementales sur le tourisme régional, la place du tourisme dans les préoccupations de l’État.Renseignements : Louis Jolin, (514) 987-7041 1 500 000 km carrés d’aventure 1 500 000 km carrés d’aventure En collaboration avec le gouvernement fédéral et les producteurs en tourisme d’aventure, le ministère du Tourisme du Quebec a produit une brochure couleurs intitulée 1500000km canés d'aventure.Distribuée gratuitement, cette brochure est d’abord destinée aux marchés américain et européen mais devrait intéresser les Québécois désireux de découvrir le Québec sous un autre angle.Outre des textes et photos de promotion, 1500000 km carrés d’aventure contient un encart d’une quinzaine de pages présentant les différenLs types de voyages d’aventure disponibles au Québec et les coordonnées (noms, adresses et nos de téléphone) de leurs divers producteurs.Renseignements : Tourisme Québec, C.P.20 000, Québec, G1K 7X2, (514) 873-2015,1-800-363-7777, poste 806.ESPOIR Lo première exposition importante au Canada sur le développement mondial: Voir le monde sous un jour nouveau.Une présentation qui met en lumière des solutions astucieuses aux défis du quotidien -la pauvreté, l'analphabétisme, la santé, l'environnement et le rôle des femmes.TADOUSSAC Il Ayr I TI nnilÇQ AP.Grand manoir traditionnel entièrement rénové avec sa llU ILL IHUUUuOHU.vue imprenable sur la baie de Tadoussac, le Saint-Laurent et le Saguenoy.149 chambres tout confort, cuisine réputée, piscine, tennis, marelle, golf, mini-put, excursions, etc.Demandez nos forfaits: "Coeur à Coeur", "Golf”, "Découverte du Fjord du 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a manger « Cuisine régionale, grillade et fruit de mer» chambres, piscine.Un site unique situé à St-François de l’Ile d’Orléans.Pour information ou réservation: (418) 829-2735 L'envergure des réalisations grandes et petites dans les pays en développement est mise à découvert.La contribution du particulier au progrès global est exposée.Et le Canada est reconnu comme partenaire à l'échelle mondiale.Une exposition à l'enseigne de l'espoir.Elle jette son regard sur notre planète.VOIR LE MONDE SOUS UN JOUR NOUVEAU UNI EXPOSITION SUR LIS DÉFIS IT LIS RÉALISATIONS DU DÉVILOPPtMINT MONDIAL VIIUX-PORT DI MONTRÉAL • 10 MAI AU 7 JUILLET 1991 É Présentée par la Fondation Aga Khan Canada en collaboration avec l'Agence canadienne de développement international COMMA NOTAIRES MEDIATIQUES: LE DEVOIR ££# (TIlC («Write Jj-6 ¦ Le Devoir, jeudi 16 mai 1991 TELEVISION /chronique MUSIQUE Rire plutôt que d’aller se pendre Rolande ALLARD-LACERTE « » •* -% isaæssBBœ QU AN I) il n’y a pas de quoi rire, il ne reste.que le rire.Quand tout fait et va mal, tout le monde ne peut pas aller se pendre, comme Lisandre, aux branches des ormeaux.Ça ferait peur aux écolos.Quand rien ne va plus, il n’y a plus qu’une issue de secours : l’humour.Rire est devenu un impératif.Le Festival de Cannes a débuté par un lancement de tartes à la crème qui a bien fait rigoler ces messieurs dames aux collets montés, décolletés plongeants et côtes levées.Les drôles, les comiques, les bouffons, les imitateurs et les humoristes de tous les pays sont mis à contribution et se démènent à leur façon.Ici, les sujets ne manquent pas, depuis Miquette la sourise devenue Miquet le souris et le jargon féminisant de l’UQAM stigmatisés par Sauer jusqu’à la lambada du surplace de Jean Chrétien qui, même au mois de mai, applique sans se lasser sa constitutionnelle théorie du banc de neige : on avance, un recule, on avance, on recule.Il y a de quoi se mettre sous les canines.À Propos et confidences (R.-C), Doris Lussier, l’homme et son double s’épanchent en quatre dimanches.Attention, Doris et Gédéon, c’est le même homme sous une livrée réversible.En tenue de ville, Lussier est courtois, doux et galant.Sous sa défroque du Père Gédéon, il verse dans les propos égrillards et sa caricature rime avec Chatures.L'homme donne l’impression de connaître (et aimer) tout le monde.POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR , 842-9645 Quelqu’un s’avise-t-il de mourir dans la communauté, il accourt, le premier, à la télé, nous dire tout le bien qu’il pense du ou de la disparu-e.Ma parole, il connaît tout le monde et on dirait bien, à l’entendre, que ceux et celles qui nous ont quittés n’avaient que des qualités.Doris Lussier, c’est le pleureur.de service.Et aussi le rieur de circonstances.atténuantes ! Il va, vient, souriant, tantôt affable, humaniste, tantôt truculent, ses poches pleines de citations assorties qu’il sait extraire au moment opportun et épingler aux bons revers.Il promène un regard indulgent et amusé sur les gens et la vie.Le personnage est démodé et sa verdeur s’est un peu affadie.Les Beaucerons d’aujourd’hui font plutôt dans la PME et se soucient davantage des barrières du Gatt que des chicanes de clôture qui, naguère, enrichissaient les avocats Cliche.Us sont équarris, homogénéisés par la télé et les jeunes de Lambton et Saint-Ephrem rient, comme ceux de Longueuil et Outremont, avec Ding et Dong et Rock et Belles Oreilles.À Propos et confidences, premier volet, Doris Lussier a déterré ses « jarrets noirs » et évoqué son enfance heureuse, ses premiers ébats et émois dans une Beauce verdoyante en des accents qui rappelaient le Giono de Jean le Bleu.Ce sont tous ces petits bonheurs qui, très tôt engranges, lui permettent de « traverser joyeusement la vie ».Il fait l’éloge de l’humour qui lui apparu* comme « une des valeurs humaines les plus grandes après l’amour ».Sur sa lancée, il va jusqu’à dire que « ce joyau de la culture, ce signe de civilisation, cette forme de la sagesse » devrait être enseigné dans les écoles.Il reste trois tranches juteuses à venir, le dimanche, à 16 h 30, à Radio-Canada.La veille, Rock et Belles Oreilles fêtait ses 10 ans de rires à l'émission Ad Lib (T.-M.) dans un parterre de flamants roses : « Quand on a commencé, on n’avait pas d’expérience et on faisait n’importe quoi.Maintenant, on a de l’expérience et on fait encore n’importe quoi», disait le porte-parole du commando.Des drôles de zigotos qu’on censure quand ils veulent dire quelque chose et qu’on laisse, par ailleurs, dire n’importe quoi quand rien ne signifie rien.Le même phénomène de censure se serait abattu sur 100 limite (TQS) à l’occasion de leur dernière émission.Rions, de n’importe qui, de n’importe quoi, n’importe comment, mais surtout pas des patrons.Quand on égratigne la main qui nous nourrit, faut pas s’étonner qu’elle ramasse ses dernières forces pour nous tordre le cou, et les pattes, et les griffes.Là où j’ai le plus ri, cependant, c’est en regardant, à Radio-Québec, le film Tina mer d’après L’amélanchier, une oeuvre délicieuse de Jacques Ferron.C’était bien plus drôle que Le feu sauvage de Tamourde RBO.Drôle parce que ça devait être un drame poétique et que ce n’était ni dramatique ni poétique, en somme que ça ratait tout tout tout (c’est d’ailleurs un des plus vieux ressorts de l’humour, tout le monde t’attend là et tatata te voilà à l’autre bout).Il fallait voir, dans le rôle du Dr Portencuo, Gilles Vigneault, les culottes à terre, les fesses à l’air sous l’amélanchier .Comme notre barde national doit regretter cette fausse note, cette pellicule sur son col roulé ! Heureusement, sa légende est trop grande pour en être à jamais amochée et cet amélanchier carton pâteux trop chétif pour faire de l’ombre à la mémoire de Jacques Ferron.Salut, Brel BREL, le plus grand de tous, assurément.Je n’avais pas particulièrement envie de l’entendre chanter par d’autres, plusieurs autres, en fin de semaine dernière mais, après un moment, je suis resté là, accrochée, émue.Parmi les interprètes « venus des quatre coins de la francophonie », il y avait, d’ici, Ginette Reno, Diane Tell et Michel Rivard.Rien de plus évident, de plus troublant, le poète rôdait parmi’ nous, nous étions en présence de Brel, ses textes, sa musique, sa voix.Nous étions revenus au temps où Bruges brugeolait, où Brel vivait, écrivait, chantait.Soudain, elle est apparue, blafarde, dramatique, toute drapée de noir, pour chanter une des dernières chansons de Brel et le miracle éclata.Hallucinant, poignant ce J'arrive chanté par une Juliette Gréco gui prenait sous nos yeux l’allure meme que l’on prête à la mort.En effeuillant les chrysanthèmes, Gréco incarnait Brel qui repousse la Faucheuse : « Pourquoi moi ?Pourquoi déjà ?», puis se fait implorant et négocie parce qu’il voudrait bien « traîner ses vieux os jusqu’à l’été, jusqu’au printemps.jusqu’à demain».Cette émission de la télé belge s’est terminée par Le plat pays, chanté par Brel lui-même.Comme si la mort lui avait accordé le petit sursis quémandé.Pour un hommage à Brel, ne manquez pas Mémoires d’un objectif, le vendredi 24 mai, à 23 h (TV5).Documents d’archives et chansons font « rejaillir le feu de l’ancien volcan qu’on croyait éteint.» 40 ans de musique sous le ciel d’Orford Concerts de musique de chambre, hommage à Mozart et Dvorak du 6 juillet au 24 août PHOTO ARCHIVES Marie Laurier À TOUT seigneur tout honneur : la population de l’Estrie sera particulièrement choyée cet été en ayant en primeur et avec des artistes de la région un avant-goût du Festival Or-ford qui célèbre son 40e anniversaire.On nous jure que « la musique crève le ciel » dans ce coin du Québec, pour reprendre le slogan de l’affiche dévoilée hier à la presse montréalaise.Ainsi du 18 mai au 3 juillet l’Orchestre de’chambre de l’Estrie qui compte 17 musiciens sous la direction de Marc David, avec quelques solistes maison feront une tournée de neuf concerts à Magog, Thetford Mines, Lennoxville, Mansonville, Rock Island, Sherbrooke, Stukely-Sud Saint-Benoit-du Lac et Orford.Les musiciens interpréteront des oeuvres de Mozart et de Dvorak dont on célèbre le 200e anniversaire de la mort et le 150e anniversaire de naissance.Une fois de plus, Agnès Gross-mann, directrice artistique du Festival Orford pour la deuxieme année, innove en s’associant les édiles des municipalités à ses projets, notamment Roger Nicolet et Raoul Petit-clerc, respectivement préfet et président de la MRC de Memphréma-gog.« Notre tournée régionale a été conçue dans le but de favoriser un lien culturel avec le public qui nous entoure, soulignait hier Agnès Gross-mann.Comme une très grande partie de nos visiteurs viennent de la région, il nous est apparu tout naturel de nous rapprocher de la grande population de l’Estrie pour mieux faire connaître nos activités.» M.Nicolet se réjouit pour sa part de cette alliance entre le monde municipal et le monde de la musique classique, ajoutant que « cet événement était désiré et attendu depuis longtemps », alors que M.Petitclerc y voit « un motif de fierté dans toutes les municipalités ».Cette clientèle sera donc imprégnée de l’esprit du festival qui a lieu du 6 juillet au 24 août.La musique de chambre sera particulièrement mise en valeur, Agnes Grossmann définissant ce genre comme « un dialogue musical du plus haut niveau, avec un répertoire vaste et fascinant ».Les invités en font foi : le Quatuor Colorado inaugure le festival le 6 juillet qui se termine avec le Trio Beaux-Arts.Entre ces dates, plusieurs autres groupes auront donné des concerts, notamment les quatuors à cordes Alcan (le 10 juillet), Morency le Le guitariste Alvaro Pierri 24 juillet, Claudel le 31 juillet, Arthur-Leblanc le 7 août, Québec le 21 août.En récital hors série, le Quatuor Orford qui a véhiculé ce nom à travers le monde pendant plus de 25 ans, donnera son ultime concert au Québec le 20 juillet.Il jouera son programme inaugural présenté à Orford en 1965, soit des oeuvres de Haydn, Prokoviev et Mendelssohn.Ce groupe annonçait récemment qu’il mettait fin à ses activités.Les Chambristes de Montréal, un ensemble qui rentrera tout juste d'une tournée en Amérique du sud sera également à Orford le 3 août.L’Orchestre Métropolitain donnera un unique concert le 27 juillet avec le violoncelliste Janos Starker comme soliste avec au programme les deux oeuvres les plus populaires de Dvorak, le concerto pour violoncelle et la célèbre symphonie du Nouveau Monde.Agnès Grossmann sera évidemment au pupitre.En plus des nombreux concerts et récitals consacrés à la musique de Dvorak et Mozart, d’autres ont inscrit les autres grands noms du répertoire classique, notamment les ensembles et artistes suivants : les vendredis 12 juillet le baryton Victor Braun et le guitariste Alvaro Pierri, le 25 juillet le pianiste André La-plante avec l’Ensemble Saint-Louis-de-France,le 9 août un quatuor formé de James Campbell, Lorand Fenyves, Kristine Bogyo et Jacinthe Couture, le 23 août Denis Brott, Janie Parker et Jacques Israelievitch for- meront un trio pur jouter Beethoven Brahms, Ravel et Martinu.Les pianiste Menahem Pressler (le 17 août) et Anton Kuerti (le 10 août), ce dernier avec un quatuor formé du pianiste Jean Saulnier, la violoniste Denise Lupien, l’altiste Francine-Lupien Bang et la violoncelliste Kristine Bogyo, font partie de la liste des artistes invités.Les concerts du dimanche après-midi seront réservés entièrement à la musique populaire et à la détente avec le Trio de jazz Lorraine Desmarais le 7 juillet, le Trinidad Steel Band le 14 juillet, Ranee Lee le 21 juillet, La Bottine souriante le 28 juillet, Diane .luster le 4 août, le Dixie-band le 11 août et le Quintette de jazz Bernard Primeau le 18 août.Les lundis seront réservés aux concerts Orford hors les murs par des groupes de stagiaires du camp musical dont Agnès Grossmann est également responsable du contenu artistique, ainsi que des expositions d’arts visuels du sculpteur Yves Trudeau, des céramiste et joaillier Monique Bourbonnais-Ferron et Manuel Mayoral.Durant toute la durée du festival, les visiteurs pourront également admirer une exposition sur Mozart prêtée par l’Autriche.Le dépliant est disponible au Centre d'arts Orford et les billets uniques ou les abonnements au réseau Admission : à Montréal 522 1245 et à l’exérieur de Montréal 1-800-361-4595.Des prix spéciaux sont prévus jusqu’au 28 juin.AVIS PUBLICS VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1-Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses Ci-dessous mentionnées 2.L'enchénsseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé 3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l otlicier instrumentant le matin de la vente en cas d’annulation La Chambre de* huissier* du Québec Province de Québec District de Montréal.(OCR ML NICIPALK.NO 1.32.1514791 I.A VII.I.K l)K ST LÉONARD, demanderesse, vs-SALVATOR KCKNTKS.défende resse la* Tt mai 1991 à lOMOde l'a vant-midi au domicile de la défenderesse.au no 9+1.rue < ixford.en la cilé de Montréal district de Montréal seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de la dé fenderesse.saisis en cette cause, consistant en 1 véhicule de marque Mercury Cougar 1977 de couleur beige immatnculé C.M1611.n/s K532K41237M Conditions \ft GKNT COMPTANT GLTI.I.Al MK TIIÊBKRGK.huissier mxiïl ÊTL'DK MACÉRA & ASS IILTS-SIKRS Montréal, ce I6 mai 1991 Province de Québec, bistncl de Montréal.('OCR SL'PÉRIKt.RK.NO 50W» 005276900 I.A RANQCK TORONTO DOMINION demand»* resse.vs R3354 CANADA INC (MANDAS PASTRIKS).défende resse la* 2K mai 1991 a ilhOO de l'a présmidi a la place d'affaires de la défenderesse au no MOI.rue Des ( arriéres, en la cité et district de Montréal, seront vendus par auto rité de J ustice.les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en réfrigérateur Iosier NOM SOI.I bureau gris mé lamine-'chérie appros 10 filières Conditions ARGENT COMPTANT RICHARD I.ANGEVIN, huissier 647 6400 PELLETIER.BERNIER 1 MARTIMBALT.T HUISSIERS, Montréal le 14 mai 1991 Avis est par les présentes donné que le contiat de vente en date du 2 mai 1991 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à PLACEMENTS LUM8EALAND INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 8è jour de mai 1991.sous le numéro 4384371 le 10éme lourde mai, 1991 IA BANQUE TORONTO-DOMINION Province dt* Québec.District de LONGUEUIL COUR Ml MU PAL K.M> 1110081.LA VILLE DK I.APRAIRIE.demanderesse, vs-\NI)RÊ SA VA RI), défendeur Le 27 nuu 1991.à lOhOO de l'a\ant midi, au domicile du défendeur, au no 807a rue I.amarre, en la cité Lapraine.district de Longueuil.seront vendus par autorité de Justice.les biens et effets du défendeur, saisis en celte cause, consistant en 1 véhicule automobile de marque Camaro.19M.de couleur gris, et acc.no de plaque DC P 009 Qué 91 Condi lions ARGENT COMPTANT NORMAND POISSANT, huissier 4W-262X GRENIER POISSANT 4 ASS.HUISSIERS Ville Lemovne.le 13 mai 1991 Province de Québec.DLStncl de Montréal.COUR DU QUÉBEC NO 500-0^-014561 919 RALPH D K) RIO.demanderesse vs- GAETAN BOUCHER, défenderesse l.e 27 mai 1991 à 12h00 de l'avant midi au domicile de la défenderesse au no 400.rue de LaSalle en la cité et dis trict de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse.saLSLS en celte cause, consistant en 2 causeuses carotte brun.1 réfrigérateur hands.1 poêle GE 4 ronds et autres Conditions \RGKNT COMPTANT GUILLAUME THÉBKRGK.huis-sier 32K-HLI3 ÉTUDE MACERA 4 ASS HUISSIERS Montréal, ce 16 mai 1991 DISTRICT DE TERREBONNE COt R MUNICIPALE DE ST EUS TACHE.No 901174 VILLE DK ST-El.'STAC HE, Partie demande resse.\s- RAOUL BERNIER Par lie défenderesse PRENEZ AVIS que le 27 mai 1991 à 15h00 AU 214.T9** AVENUE.STE MARTHE SUR LE LU .DISTRICT DE TERRE BONNE, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effeLs de R \ol L BERNIER, saisis en cette cause soit TV Hitachi.I.azy Boy.tablesde salon etc CONDITIONS ARGENT OU CIIÉQl E VISÉ DAN Y TREMBLAY, huissier De l'étude JACQUES PHILIPPE 4 ASS .HUISSIERS.165 rue Du Mou Un.St Kustache J7R 2P5.Té! (514)491-7575.491 7576 St Eustache, ce 13 mai 1991 CANADA.PROVINCE DE QUÉ BEC, DISTRICT DE JOLIETTE COUR DU Qt ÊBE< (< Il AMBRE CIVILE) NO 705-02 001865-898 EN I RETIEN CYN LO R I\r PAR TIE DEMANDERESSE vs ROI.LAND LA ER AM BOI SE, PARTIE DÉFENDERESSE AVIS LÉGAL Avis public est par le présent donné que les biens meubles et effets mobiliers de la partie deman de resse.saisis en cette cause, seront vendus par autonté de justice U* 28 mai 1991 à 15h30 au no 931 Notre Dame à Repentigny U*s dits biens consistent en I fourgonnette Che vrolet 1986.I coffre a outils et son contenu lesquels effets seront ven dus pour argent comptant ou chèque vLsé au plus offrant et dernier en chénsseur DAN Y GRAND MAISON, huissier Tél 759 5556 Fax 759 6235 BÉLANGER.BÉ LANGER 4 ASS.IILISSIERS.IH6 rue St Joseph, < P 4M.Joliette.(Québec) J6E 3Z9 Joliette ce 9 mai 1991 Province de Québec.District d'Iber ville roi.R DI QUÉ B K* NO 7.VL 32 000666885 CHANT ALE III, R 3 CRISE demanderesse vs REAL LEFEBVRE, défendeur U* 28 mai 1991 à llhOO de l avant midi au do mmJe de la défendeur au no 5337 rue fSerre Bernard, en la cité et dis trict de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et pf lets du défendeur saisis en cette
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