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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-11-19, Collections de BAnQ.

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Montiéil tondre* Hong Kong Communication* Doiign «t graphitrna SU 214 23 23 Relation* murcultureil** Vol.LXXXII — No 268 ?Nuageux Max 10 Détail page b-7 Montréal, mardi 19 novembre 1991 Toronto 85 cents 65* ¦ TPS f TVO liÆÈ: w (CP) ?Mulroney fustige la CEE Mulroney fustige le Parlement européen qui prépare une résolution contre le projet Grande-Baleine.Bourassa réagit avec tiédeur.Page A-2 ?Le Québec second violon ?Si les Québécois sont considérés dans certains pays africains comme le « levain de la francophonie », mais comme gouvernement le Québec joue le rôle de second violon par rapport au Canada.Page B-l ?Plus de 100 millions de francophones Le Haut Conseil de la francophonie évalue à 105 millions (2 % de la population mondiale) le nombre de francophones.Paye B-l Michel Venne envoyé social PARIS — Le premier ministre du Canada, M Brian Mulroney, a transporté en Europe hier le débat constitutionnel canadien pour prédire à un parterre de personnalités que le Canada restera uni.Il a dénigré les « pessimistes » qui souhaitent « le démembrement du Canada », les assimilant à ceux qui s’opposent sur le Vieux Continent à l’Europe unie.Invité par l’Institut France-Amérique à prononcer un discours au Sénat de France à l’occasion d’une visite officiellle qui l’a mené chez M.François Mitterrand et Mme Édith Cresson, M.Mulroney a soutenu que « ce ne sont jamais les pessimistes qui bâtissent l’avenir».Et c’est pourquoi il s’est dit « convaincu que la vaste majorité des Canadiens francophones et anglopho-nés, Québécois et non-Québécois, souhaitent que le processus de renouvellement de notre Constitution débouche sur un Canada plus prospère, plus uni, mais UN Canada» Il a demandé «quelle logique, après tout, pourrait bien amener les Québécois a s’isoler, à se couper du Canada, alors même que les puissances industrialisées s’unissent pour devenir plus concurrentielles, plus efficaces ».M.Mulroney a en outre dénoncé « les vieux nationalismes et les idéologies du siècle dernier (qui) continuent de se discréditer ça et là, la Yougoslavie (NDUR : où se déroulent des combats sanglants entre partisans de l'indépendance de la Croatie et les forces fédérales) en est le plus tragique exemple ».Dans une entrevue au quotidien Le Monde, publiée dimanche, le premier ministre s’en était pris aux « séparatistes » qui ont « inventé un nouveau mot, un écran de fumée : la souveraineté » parce qu’ils « savent très bien que l’indépendance ne sera pas Le premier ministre du Canada, Brian Mulroney, a eu, hier, un entretien avec François Mitterrand, à l’occasion du Sommet de la francophonie.acceptée » Il les a accusés de prendre le Canada pour une « cafétéria dans laquelle on peut choisir certains plats et laisser les autres », raillant ces idées souverainistes de conserver, dans un Québec souverain, la devise et même la citoyenneté canadienne.« Quel aveu d’impuissance », dit-il.Après avoir décrit brièvement les propositions constitutionnelles de son gouvernement, M Mulroney a soutenu que l'expérience européenne était pour lui une « puissante inspiration ».« En établissant une union monétaire, dit-il, vous définissez des nouveaux mécanismes de coordination fiscale et, dans plusieurs domaines, les pays de la Communauté sont en train de partager davantage leur souveraineté que ne l’ont jamais fait les provinces canadiennes ».« Notre expérience et la vôtre, plus récente, le démontrent assez bien, a-t-il ajouté : l’intégration économique, le partage des responsabilités et des souverainetés sont, et seront demain, les conditions idéales du succès des pays et du bonheur des peuples.» PHOTO AP le président de la République française, Le système fédéral a bien servi les Canadiens, a insisté le premier ministre, qui se trouve à Paris pour participer à compter de demain au quatrième Sommet de la francophonie.Il a en outre affirmé que le français aurait disparu d’Amérique si, « par manque d’imprudence, le Canada n’avait pas été fondé.Que serait-il advenu des francophones nord-américains ?Qui sait ?Auraient-ils été engloutis dans la mer anglophone nord-américaine, comme ce fut le cas pour presque tous ceux et celles qui ont déjà voulu vivre en français aux Etats-Unis ?On peut facilement imaginer que oui », a-t-il déclaré M.Mulroney a dépeint le Canada comme un lieu prospère (« la sep tième économie industrielle et le deuxième niveau de vie au monde ») qui « aura le plus fort taux de croissance l’an prochain » parmi les pays de l'OCDE.11 a parlé des « bienfaits d’une des unions économiques et po litiques les plus efficaces au monde ».Devant un auditoire composé en partie d'ambassadeurs et de personnalités européennes, le chef du gou vernement fédéral a expliqué que dans son pays, d'un océan à î’autre, même hors du Québec dans les corn munautés francophones, « on parle toujours français, on y travaille en français, on y vit en français ».La langue française exprime « la fierté d'un passé glorieux et la confiance dans un avenir brillant », s'est-il féli cité, sans mentionner le taux effa rant d’assimilation à l’anglais et l’intransigeance de certaines provinces de l'Ouest envers les francophones.En outre, il a déclaré que « tous ces foyers francophones sont reliés par le plus vaste réseau de radio-télévision et de télécommunications de langue française au monde (TV5) ».Ce qui est faux.Des données corn muniquéesau DEVOIR montrent qu’au moins une vingtaine de communautés francophones de plus de 5000 habitants n’ont toujours pas accès au réseau de télévision internationale de langue française.TV5 rejoint à peine la moitié des foyers francophones câblés hors Québec.M.Mulroney a d'autre part célébré les liens qui unissent l’Europe et la France au Canada.Des Airbus construits à Toulouse portent les couleurs d’Air-Canada, dit-il.Tandis que des avions Canadair éteignent les feux de forêt en France.Une fusée Ariane, lancée de Kourou, en Guyane, a placé tout récemment en Voir page A-4: Mulroney O SOMMET DE CHAILLOT Mulroney prédit au Sénat français que le Canada restera un pays uni Le cardinal Léger lègue ses biens à ses oeuvres Marie Laurier LE CARDINAL Paul-Émile Léger lègue l'universalité de ses biens matériels, y compris toute police d’assurance sur sa vie, à la Fondation Jules et Paul-Émile Léger.Par-delà sa mort, il souhaite ainsi assurer la survie de ses oeuvres.Par ailleurs, dans son testament rendu public hier, il explique brièvement sa démission du siège épi-copal de Montréal en 1967 en disant avoir répondu à l’appel impératif et lancinant de la misere humaine dans les pays du tiers monde.Mais il ne cache pas que son séjour en Afrique a été difficile.« Dieu et l’Histoire seront les Juges de mes 17 ans de pas-torat à Montréal, écrit-il.Autant l'un sera miséricordiaux, autant l’autre pourrait être sévère, et cependant le Seigneur m’a aimé; autant, j’ai essayé de vous aimer, tous.Ét alors pourquoi vous avoir abandonnés ?Les impératifs de ma conscience ne me permettaient pas d’autre alter- native.L'aspect du tiers monde devenait lancinant, et sans la moindre intention de donner l’exemple, je croyr-.is que le Concile m’avait fait découvrir la présence de l’Église dans tous les peuples.» Le prélat décédé le 13 novembre dernier et ihnumé samedi dans la crypte de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde souligne qu’après « trois semaines de réflexion et de prière », il a obtenu la permission du pape Paul VI de quitter Montréal.« J'ignorais quel sacrifice cela m’imposerait », avoue-t-il, pour redevenir (après l’expérience du Japon) un simple missionnaire en Afrique.Les chemins où je m’engageais étaient hérissés d’obstacles.Mon espérance aurait pu défaillir.» Mais il ajoute aussitôt : « La main du Seigneur s’offrit à moi, à chaque carrefour, m’évitant de m’engager sur des routes de désespoir.» Les dispositions spirituelles du cardinal Léger sont celles qu’il avait notées à Rome, le 25 mai 1979, jour Voir page A-4: Le cardinal Le NPD fait volte-face pour le comité Castonguay avec Dobbie Les libéraux de Jean Chrétien ne savent encore trop que faire f- Chantal Hébert de noire bureau d'Ottawa LE NPD a dit oui hier au plan de relance du comité Castonguay-Dobbie avancé par le gouvernement fédéral, mais les libéraux se sont retrouvés à hésiter publiquement entre deux maux : se dédire et emboîter le pas au parti d’Audrey McLaughlin ou s’exclure du processus constitutionnel fédéral pour l’avenir prévisible.Le parti de Jean Chrétien s’est trouvé plongé dans ce profond embarras quand le Nouveau Parti démocratique a annoncé hier midi qu’il retournait siéger à la commission Castonguay-Dobbie, même si sa coprésidente manitobaine reste en poste.L’offre du gouvernement fédéral de tenir une conférence nationale sur la Constitution d’ici février a servi de prétexte à la volte-face du NPD.L’idée s’apparente à l’assemblée constituante réclamée par mon parti, a en effet applaudi le chef Audrey McLaughlin.« Notre but consiste à faire avancer le débat constitutionnel », a-t-elle soutenu à l’issue d’une rencontre de son caucus.Selon la proposition gouvernementale, les coprésidents du comité seraient également soulagés de l’essentiel de leurs pouvoirs administratifs au profit d’un haut fonctionnaire.Malgré cela, hier soir, au terme d’une rencontre de 90 minutes avec ceux de ses députésTjui sont membres du comité Castonguay-Dobbie, le chef libéral n’était pas en mesure de donner l’heure juste sur la position de son parti, se contentant d’indiquer qu’il allait rencontrer dès aujourd’hui le ministre aux Affaires constitutionnelles Joe Clark.« Nous en aurons plus à vous dire demain », promettait un porte-parole du chef de l’opposition officielle quelques minutes après la sortie en coup de vent de son leader.Le problème du Parti libéral, c’est que, avec ou sans lui, le comité reprendra sous peu ses travaux.« Ce serait idéal d’avoir les libéraux », a convenu le ministre Clark qui précise : « pas question de donner au Parti libéral un veto sur l’existence du comité.» « Ce n’est pas mon problème, lance de son côté Audrey McLaughlin au sujet de l’isolement relatif du Parti libéral.Je ne consulte pas M.Chrétien avant de prendre mes décisions, qu’il prenne les siennes.» Or, depuis dix jours, le Parti libéral fédéral a fait du congédiement du député manitobain Dorothy Dob- Volr page A-4: Le NPD L’otage britannique Terry Waite est libéré PHOTO AP Terry Waite hier à Damas.DAMAS (Reuter) — Terry Waite, dernier otage britannique du Liban, et l’Américain Thomas Sutherland ont été libérés hier et ont aussitôt annoncé que trois autres captifs seraient relâchés avant la fin du mois par leurs ravisseurs musulmans proiraniens.Lors d’une conférence de presse au ministère syrien des Affaires étrangères à Damas, Terry Waite a déclaré que son compagnon d’infortune et lui avaient été enchaînés au mur de leur cellule pendant presque toute leur détention.Selon Terry Waite, pris en otage en 1987, l'un de ses gardiens a déclaré en leur annonçant leur libération à Beyrouth dans la matinée : « Avant la fin du mois, Joseph Cicip-pio et Alann Steen seront relâchés, nous espérons, au cours des cinq pro- chains jours ».Le ravisseur a ajouté qu’« avant la fin du mois Terry Anderson serait libéré », a rapporté l'émissaire de l’Église anglicane.Terry Waite a dit ne pas avoir obtenu d’informations sur deux Allemands enlevés eux aussi par des extrémistes libanais.Waite et Sutherland, conduits à Damas dès leur libération à Beyrouth, sont les cinquième et sixième otages occidentaux du Liban à retrouver la liberté depuis le début de la médiation du secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, en août.Terry Waite, 52 ans, avait été enlevé à Beyrouth le 20 janvier 1987 lors d’une mission pour le compte de l’Église anglicane.Thomas Sutherland, 60 ans, doyen de la faculté d’a- griculture de l’Université américaine de Beyrouth, avait été kidnappé 18 mois plus tôt, le 9 juin 1985.Le premier aura connu 1763 jours de captivité et le second 2353, un chiffre dépassé par le seul Terry Anderson, enlevé en mars de la même année.Également disparu, un homme d’affaires italien, Alberto Molinari, est présumé mort.Le secrétaire général de l’ONU Javier Perez de Cuellar a dit que les ravisseurs libanais et le gouvernement iranien souhaitaient que tous les captifs soient libérés d’ici la fin de Tannée.Interrogé sur une éventuelle libération de prisonniers arabes par Israël en réponse à la dernière libération d'otages occidentaux, le secrétaire général a dit que les pourparlers se poursuivaient à ce sujet.Mais Israël a affirmé hier qu’aucune libération de prisonnier libanais n’était prévue.« Israël attend toujours des informations claires à propos du navigateur de l’armée de l’air Ron Arad et d’autres soldats prisonniers et disparus », a déclaré le ministère de la Défense.Depuis le début du processus d’échanges cet été, Israël a libéré 66 prisonniers libanais et a rendu les cadavres de neuf maquisards, en échange des restes d’un soldat israélien et d’informations concrètes concernant deux autres militaires.Le premier ministre israélien Yitzhak Shamir, en visite aux États-Unis, s’est félicité de la libération des deux otages occidentaux mais a confirmé que son pays ne libérerait pas de prisonniers arabes tant que ses Voir page A-4: L’otage SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Quand Brive s’ouvre sur Montréal Serge Truffaut LE JUMELAGE du Salon du livre de Montréal avec la Foire du livre de Brive est pour le président et fondateur de cette dernière, M Jean Char-bonnel, un outil permettant de défendre la langue française comme il est un forum favorisant la propagation des cultures liées à la francophonie.Député-maire de Brive soutenant l’actuelle majorité présidentielle, M.Charbonnel, qui se définit comme un gaulliste de gauche, a confié lors de son séjour montréalais que l’accord entre ces deux fêtes de l’imprimé répond d’autant plus à cet objectif de défense de la langue et d’interpénétration des cultures francophones qu’il multiplie les échanges entre les éditeurs et les auteurs qui participent à ces événements.« De notre côté, d’expliquer M.Charbonnel, il était extrêmement important que notre Foire ne soit pas fermée sur elle-même.Il fallait éviter le piège de la manifestation folklorique repliée sur elle-même.Au contraire, nous avons cherché à nous ouvrir sur le monde».« Géographiquement, nous avons donc commencé par attirer les Français des autres régions que la nôtre — Brive est située dans la Corrèze en plein centre de la France —, pour ensuite bâtir des liens avec la franco-j phonie».Dans cette optique, les organisateurs de la Foire de Brive ont créé le i Prix de la langue de France avant d’établir un protocole d’entente avec | le Salon de Montréal.« À l’occasion i de notre dizième anniversaire, en 1986, nous avons fondé ce prix en mettant la barre très haute tout de i suite ».Voir page A-4: Quand Brive 1 u ne seras plus jamais seul Gilles Baril Le récit bouleversant d’une descente aux enfers de la drogue et de l’alcool.Gilles Baril avait 24 ans, à l’époque où il devint le plus jeune député du Parti Québécois à 1 Assemblée nationale.Dans cet ouvrage percutant, l’ex-député nous parle, avec beaucoup de courage et de générosité, de son drame personnel et de sa réhabilitation, cause à laquelle il se consacre aujourd’hui à plein temps.201 pages — 15,95 $ A-2 ¦ Le Devoir, mardi 19 novembre 1991 Ottawa hausse les cotisations d’assurance-chômage de 7 % Mulroney invitera Aristide à Montréal Maurice Girard__________ de lu Presse canadienne OTTAWA — À compter de janvier, les travailleurs canadiens paieront en moyenne 52 $ de plus par année à titre de contribution à rassurance-chômage.Après quelques jours de suspense, le gouvernement fédéral a finalement rendu public hier la quote-part additionnelle qu'employeurs et travailleurs devront verser l’an prochain à la caisse déficitaire del'as-surance-chômage, qui permet à l'heure actuelle à 1,4 millions de Canadiens de vivre en attendant de retourner sur le marché du travail.Pour le ministre Bernard Val-court, titulaire d’Emplot et Immigration, le gouvernement a en quelque sorte coupé la poire en deux puisque cette hausse « raisonnable » de 7,1 % « respecte les besoins des travailleurs et des employeurs puisqu'elle minimise l'augmentation du taux, tout en limitant l'augmentation du déficit pour le compte de l’assu-rance-chômage ».La troisième hausse des cotisations depuis 1988 se traduira pour les travailleurs par un chèque de paye allégé puisqu il devra fournir 3 $ par 100 $ assurés plutôt que 2,80 $ comme cela se faisait depuis juillet dernier (date de la dernière hausse).Kn ce qui concerne l'employeur, il devra verser 4,20$ plutôt que 3,92$.Pour un travailleur gagnant 26 000 $, cette majoration signifie que le gouvernement fédéral aura pré levé à la fin de l’année sur son chè que de paye 780 $ en guise de cotisation plutôt uue 728 $ en 1991.Le ma ximum a été fixé à 1108 $ pour l’em ployé et 1551 $ pour l’employeur.Kn dépit des mesures annoncées hier, la caisse de l’assurance-chô-mage, qui normalement suffit à la demande, enregistrera l’an prochain un déficit de 3,4 milliards $, qu'on espère pouvoir combler d’ici 1995.L’opposition a condamné hier aux Communes la décision annoncée une heure plus tôt.Ils la jugent inopportune parce qu'elle alourdit les charges fixes des employeurs et des travailleurs au moment où le pays sort difficilement de la récession.Dans une conjoncture de reprise lente de l’économie, le chef libéral estime que cette annonce « arrive au plus mauvais moment » et « prend au dépourvu » les employeurs.Pour les néo-démocrates, la majoration des cotisations arrive au plus mauvais moment.Michel Venne envoyé spécial PARIS — Multipliant les gestes d'appui au président renversé d'Haïti, M.Jean Bertrand Aristide, le premier ministre du Canada, M Brian Mulroney, profitera du Sommet francophone cette semaine pour l'inviter à lui rendre visite à Montréal ou Ottawa dans les prochaines semaines.À l’issue d'une rencontre à l’Élysée avec le président François Mitterrand, le premier ministre a aussi confirmé hier que le Canada appuiera une résolution pour que le Sommet de la francophonie dénonce le coup d’État du 30 septembre, réclame le rétablissement du président Aristide et appelle au respect et à l’extension de l'embargo commercial décrété par l’OEA, comme le rapportait LK DEVOIR dans son édition de samedi.» Nos initiatives commencent à avoir un effet très sérieux, s'est réjoui M.Mulroney.L'essence et l’électricité commencent en effet à manquer dans l’île antillaise.Les princi paux fournisseurs pétroliers d’Haïti, le Mexique et le Venezuela, ayant interrompu leurs üvraisons en signe de représailles.La situation devient explosive, là-bas, et M.Mulroney estime que cela « fait beaucoup de tort au gouvernement par intérim, au gouvernement entre guillemets, a dit M.Mulroney.Un processus de négociation entre les représentants d’Aristide et ceux du gouvernement illégitime doit s'engager au cours de la fin de semaine Krochaine à Carthagènes, en Colom-ie, sous l’égide de l’Organisation des États américains (OKA) dont le Canada est membre actif.M.Mulroney a dénoncé une fois de plus le sort du président « démocratiquement élu d’Haïti bafoué dans ses droits.Le Sommet doit se prononcer là-dessus, dit-il.M.Mulroney a indiqué que le Canada travaillait avec la France à un projet de résolution.Le premier ministre a par ailleurs condamné l’expulsion par les putschistes de l’ambassadeur de la France en Haïti, M.Jean-Raphaël Dufour, rappelé hier par le gouvernement français « pour consultations ».« C’est épouvantable poser des gestes semblables et ce n’est pas du tout à l’avantage » des autorités actuelles », a conclu le premier ministre canadien.Le chef du gouvernement canadien a réitéré hier l'importance pour le Canada de lier l'aide au développement au respect des droits de la personne et de la démocratie.« Ça demeure une priorité pour le Canada, ici comme au Common- wealth », a-t-il déclaré.Au dernier Sommet du Commonwealth, à Harare au Zimbabwe le mois dernier, cette position du Canada avait reçu un accueil glacial.Le même sort lui semble réservé au sein de la francophonie.Dans une entrevue au quotidien Le M onde publiée hier, la ministre française de la Francophonie, Mme Catherine Tasca, a déclaré que « nul pays ne devrait se poser en donneur de leçons de démocratie.Quelles que soient les situations, dit-elle, les francophones doivent éviter l’exclusion ».M.Mulroney proposera au Sommet francophone une résolution sur les droits de la personne et la démocratie.Mais cette résolution n'ira pas aussi loin que de lier l’aide au respect des droits, ont indiqué des membres de l’entourage du premier ministre.M.Mulroney fera savoir aux pays francophones qu'il est de l’intention du Canada de tenir compte de plus en plus de ce critère dans ses programmes d’aide et de coopération sans essayer d’imposer ce point de vue aux autres pays.« Nous ne demandons à personne d’endosser notre position », a déclaré M Mulroney en conférence de presse hier soir.Par ailleurs, les Canadiens se sont succédé hier à l’Élysée, le premier ministre du Québec ayant été reçu à son tour par le président de la République française.M.Mitterrand a été l’hôte aussi d’une délégation syndicale ( formée de membres de la Confédération internationale des syndicats libres) dont faisait partie le vice-président de la FTQ, M Claude Ducharme.La FTQ rappelle au Canada ses devoirs envers la francophonie Clément Trudel .LA FTQ et le Congrès du Travail du Canada viennent de demander aux gouvernements québécois et canadien de « renforcer la société civile plutôt que des régimes douteux » .dans la francophonie.La lettre que M.Fernand Daoust a adressée au premier ministre Mulroney insiste sur la défense des droits humains dans ces pays dont les chefs d'État se réunissent au Sommet de Chaillot.M.Daoust rappelle aussi que le Canada a promis de porter à 0,7 % sa part du PNB consacrée à l’aide aux pays en voie de développement, ce qui tarde à venir.Dans la réponse qu’a faite M.Mulroney à M.Daoust et dont la FTQ vient de rendre public le contenu, le chef du gouvernement canadien souligne qu’il a déjà pris l'engagement, devant les parlementaires de langue française, de favoriser la formation d’une « unité de soutien à la démocratisation ».Nulle institution ou association, nul gouvernement « ou groupe d’individus agissant seul ne pourrait opérer les changements qui s'imposent.si les aspirations et les espoirs de tous les citoyens ne peu- vent s’exprimer librement », précise M.Mulroney qui poursuit : « Je favorise la participation de tous les groupes d’intérêts, y compris bien sûr le mouvement syndical, à la construction d'une francophonie pleinement démocratique».La conférence de Dakar avait dénoncé les tentatives de remise en cause des droits des travailleurs dans maints pays francophones, fustigeant le non-respect des Conventions du Bureau international du Travail portant sur le droit d’association.Les représentants de syndicats de vingt pays reliés à la francophonie ont aussi exprimé aux présidents Diouf (Sénégal) et Mitterrand (France) des doléances semblables à celles que transmet M.Daoust aux leaders canadiens et québécois.M.Daoust a aussi fait part à M.Bou-rassa de la situation des travailleurs africains du secteur informel et du secteur rural.Le président de la FTQ déplore que les gouvernements favorables aux politiques d’« ajustement structurel » dans les pays fortement endettés ne tiennent pas suffisamment compte de la dimension sociale de ces mesures qui jouent le plus souvent au détriment des moins bien nantis.Bourassa laisse à Mulroney la défense de Grande-Baleine face à la froideur européenne Michel Venne LES 22 ETOILES LE PLUS BRILLANTES DU MONDE DES AFFAIRES CANADIEN.Les lauréats des Prix Canada pour envoyé spécial PARIS — Le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, a haussé le ton hier contre les opposants au projet hydro-électrique québécois de Grande-Baleine.En présence de son homologue québécois, M.Robert Bourassa, M.Mulroney a suggéré hier au Parlement européen (qui peut être saisi cette semaine d’un projet de résolution dénonçant Grande-Baleine) de « se mêler de ses affaires ».En comparaison, la première réaction du premier ministre du Québec a paru bien molle.M.Bourassa a commencé par dire qu’il n’avait pas pris connaissance du projet de résolution, qui circule pourtant depuis une semaine à Bruxelles dans les milieux diplomatiques.Le Québec a une délégation générale à Bruxelles dirigée par un bon libéral, l’ancien président de l’Assemblée nationale, M.Pierre Lorrain.Au contraire, M.Mulroney a commencé par dire qu’il ne faut pas « s’énerver avec ça, il ne faut pas dramatiser ».Il a ajouté qu’il avait personnellement assez de difficultés avec ses propres problèmes à Ottawa pour donner des conseils aux autres et suggéré au Parlement européen d’adopter la même attitude.« Ce serait peut-être un bon conseil pour eux.Qu’ils se mêlent de leurs affaires, dit-il, et nous on va s’occuper des nôtres ».M.Mulroney a informé la presse que le projet de résolution lui avait été communiqué dès la semaine dernière.Ce texte était « bourré d’er reurs, d’impressions et de faussetés », dit-il.Le premier ministre au rail immédiatement donné des instructions à l’ambassadeur canadien auprès de la CEE, M.Gordon Smith, de rétablir les faits auprès des autorités de l’Europe.Ce projet de résolution serait véhiculé par un député du Parti vert au Parlement européen.Selon les informations disponibles à Paris hier soir, il était encore possible que le projet de résolution ne soit jamais déposé Contrairement à son homologue fédéral, M.Bourassa s’est réfugié dans un discours prudent.Il a évité d’adresser des reproches ou des conseils à l’institution européenne, préférant attendre que le projet de résolution ait fait l’objet d’un débat formel.Après la déclaration de M.Mulroney, M.Bourassa a ajouté qu’il ne « manquera pas d’arguments » pour se défendre.Il a prédit que l’impact d’une telle résolution ne serait « pas très important ».« Je crois fermement qu’elle n'aura aucune crédibi lité », dit-il.Puis il s’est moqué de la dialectique européenne sur ces questions.Rappelant que les Européens ont réclamé longtemps la fin de la chasse aux bébés phoques quelles que soient les conséquences pour les trappeurs, ils se portent aujourd’hui à leur défense, et demandent qu’on renonce à construire des barrages à la Baie James pour protéger leur mode de vie.l'excellence en affaires 1991 » ENVIRONNEMENT Les meilleurs et les plus brillants entrepreneurs ont été honorés le 30 octobre dernier à Ottawa à l’occasion de la soirée de gala des Prix Canada pour l’excellence en affaires 1991.Ces prix prestigieux ne sont pas faciles à obtenir.Les membres du jury sont très exigeants — bon nombre d’entre eux sont d’anciens lauréats.La concurrence est serrée, car les Canadiens ont l’esprit d’entreprise.Le processus de sélection est rigoureux.Les gagnants ont de quoi être fiers.Ces 22 réussites témoignent du fait que les Canadiens sont DESIGN INDUSTRIEL Actar Airforce Inc.Toronto (Ontario) et Studio Innova Inc.Toronto (Ontario) Black & Decker Canada Brockville (Ontario) et KAN Industrial Designers Toronto fOntario) ENTREPRENEURSHIP Linda Lundstrôm Présidente Linda Lundstrôm Ltd.Toronto (Ontario) Eco-Tec Inc.Pickering-(Ontario) Edmonds Landscape and Construction Services Limited Edmonds Environmental Services Division Halifax (Nouvelle-Ecosse) INNOVATION Enermodal Engineering Limited Waterloo (Ontario) Le Groupe Vidéotron ltée Montréal (Québec) Sutherland-Schultz Limited Kitchener (Ontario) MARKETING Tenue de Cérémonie Classy Inc.Montréal (Québec) Pursuit Fisheries (1987) Limited (une division de Clearwater Fine Foods Inc.) Bedford (Nouvelle-Ecosse) W.C.Wood Company Limited Guelph (Ontario) PETITE ENTREPRISE Atlantic Fish Specialties Ltd.Charlottetown (Ile-du-Prince-Édouard) Freda's Originals Inc.Toronto (Ontario) .hi.4.; jfV-J if y*?.!> -iff .*.v.4" «rrv 8.vy»/ \ .^ Réussir.absolument ! Canada Industrie.Sciences et Industry.Science and Technologie Canada TochnoloQy Canada à la hauteur du marché international.En voulant » Réussir.absolument! » sur un marché de plus en plus compétitif, les lauréats montrent ce que peut donner la volonté de s'engager personnellement à la poursuite de l'excellence.Pour savoir comment être reconnu comme pR[X CANADA 1 une des plus brillantes étoile^ POUR du milieu des L'EXCELLENCE affaires et obtenir des renseignements EN AFFAIREjS sur le programme del année prochaine, contactez le bureau d'industrie.Sciences et Technologie Canada le plus près.Raymond Ouellette Président Les Produits Verriers Novatech inc.Sainte-Julie (Québec) INVENTION Alcan International Limitée Centre de recherche et de développement Arvida Jonquière (Québec) Les Câbles Canada Limitée Don Mills (Ontario) Norvik Technologies Inc.Burlington (Ontario) Minerva Technology, Inc.Calgary (Alberta) QUALITÉ Chrysler Canada ltée Usine de montage de mini-fourgonnettes de Windsor Windsor (Ontario) Linamar Machine Limited Guelph (Ontario) Bourgault choisit la liberté pour défendre ses électeurs OTTAWA (PC) — Mme Lise Bourgault, député d’Argenteuil-Papineau, en a ras-le-bol de la lenteur du gouvernement fédéral à régler le problème de l'unification des terres à Oka.Après mûre réflexion, elle a décidé de démissionner hier de son poste de secrétaire parlementaire du ministre de l’Approvisionnement et des Services Paul Dick.Fin redevenant simple député, Mme Bourgault retrouve ainsi une plus grande liberté de parole pour poser des questions en Chambre à ses collègues conservateurs sur le dossier d’Oka-Kanesatake.Mme Bourgault, dont la circonscription englobe la municipalité d’Oka, se sentait bâillonnée.Profitant de la première occasion, hier, lors la reprise de travaux parlementaires, elle a tenté d’en savoir plus long sur les intentions d’Ottawa quant au projet de réunification des terres à Kanesatake.Selon quelques reportages, le Conseil du Trésor s’apprêterait à débloquer une somme de 25 millions $ afin d’acheter des terres pour constituer un territoire autochtone à Kanesatake, un village tout près de la municipalité d’Oka.Invoquant le secret ministériel, le ministre des Affaires indiennes Torn Siddon n’a toutefois pas voulu en dire davantage.« Le dossier ne sera pas réglé du jour au lendemain », a-t-il précisé aux journalistes.Il a dit cpm-prendre l’exaspération de Mme Bourgault.Selon Mme Bourgault, le dossier avance à pas de tortue.Les gouvernements du Québec et d’Ottawa hésitent à prendre le taureau par les cornes de peur de se faire traiter de « racistes », estime-t-elle.« On fait ça à la pièce un peu, d’expliquer Mme Bourgault aux journalistes à l’issue de la période des questions.On se laisse intimider un peu de la part des groupes de pression autochtones et je pense qu’on a développé une certaine peur.On a développé le syndrome de la crise d’Oka.En pendant ce temps, il y a plusieurs citoyens qui croupissent à l’intérieur des terres et qui ne voient pas la lumière au bout du tunnel.» Jean Campeau se « mouillera » en public pour la souveraineté Josée Boileau JEAN CAMPEAU, l’ancien président de la Caisse de dépôt et de placement, participera ce soir au vaste rassemblement souverainiste organisé au Palais des Congrès de Montréal par le Mouvement Québec.Il s’agira de la première sortie publique de M.Campeau, qui sera entouré du chef du Parti québécois Jacques Parizeau, du chef du Bloc québécois Lucien Bouchard, et de plusieurs autres souverainistes affichés.Les sympathies souverainistes de M.Campeau étaient connues lorsqu’il a été nommé l’an dernier à la tête de la Commission Bélanger-Campeau, mais ce n’est qu’en septembre dernier, à la suite du dépôt des propositions constitutionnelles fédérales, qu’il a clairement fait connaître ses couleurs.L’assemblée de ce soir, pour laquelle plus de 2000 personnes sont attendues, a pour objectif d’inciter le premier ministre Robert Bourassa à tenir un référendum sur la souveraineté en 1992, comme l’y oblige la loi 150.La soirée a pour thème : La souveraineté, on est prêt.Des publicités dans les journaux et à la radio de même que les organisations politiques et syndicales membres du Mouvement Québec ont battu le ralliement.Outre MM.Parizeau, Bouchard et Campeau, les Gérald Larose (CSN), Fernand Daoust (FTQ), Lorraine Pagé(CEQ), Jean Dorion (SSJBde Montréal), Guy Bouthillier (Mouvement Québec français), Germaine Vaillancourl ( Fédération des femmes du Québec), Serge Turgeon (Union des artistes) et Serge De-mers (président du Mouvement Québec) prendront la parole.Le président du Mouvement national des Québécois, M.Sylvain Simard, présentement à Paris en raison du Sommet de la francophonie, fera pour sa part parvenir un télégramme.Le Mouvement Québec a d’ailleurs dénoncé hier •• le rôle de seconde zone » joué par le gouvernement québécois dans l’ombre du gouvernement fédéral à l’occasion de ce quatrième Sommet.M.Serge Demers a du même souffle fustigé les propos qu’aurait tenus le premier ministre Brian Mulroney hier à Paris devant l’Association France-Canada.M.Mulroney aurait affirmé que les souverainistes veu lent faire du Québec un Panama ou un Porto Rico.Le Mouvement Québec ( à ne pas confondre avec le Mouvement Québec français) a été mis sur pied en février dernier pour regrouper ensemble les forces souverainistes.4 Le Devoir, mardi 19 novembre 1991 ¦ A-3 fi ® Les experts internationaux scrutent la toile olympique PHOTO JACQUES NADEAU Des députés péquistes, dont Rémy Trudel et Louise Harel (à gauche), visitaient hier l’Hôtel-Dieu de Montréal.Une coalition bataille contre le déménagement de l’Hôtel-Dieu Paul Cauchon LK PARTI québécois et les employés de l'Hotel-Dieu de Montréal veulent faire cesser le projet de déménagement du célèbre hôpital du centre-ville, fondé par Jeanne Mance il y a 349 ans.Selon les informations obtenues par le PQ, la décision de déménager l'Hotel-Dieu d’ici cinq ans sur un site de Rivières-des-Prairies, dans le nord-est de Plie de Montréal, sera annoncé le 16 décembre prochain par le ministre de la Santé et des Services sociaux Marc-Yvan Côté.Mais malgré que la direction de l’hôpital ainsi que le Conseil des médecins et dentistes de l’institution aient déjà signifié leur accord au projet, le syndicat CSN des employés de l'hôpital soutient que des médecins tentent actuellement d’organiser à l'aide d'une pétition une assemblée le 7 décembre prochain, histoire de remettre en question cet accord.Le projet adopté par le Conseil d’administration de l'nôpital prévoit le déménagement complet de l'institution (personnel, services, installations) à Rivière-des-Prairies, où l’on souffre d’un manque de lits.Selon le porte-parole de l'opposition en matière de santé, le député Rémv Trudel, un tel déménagement représenterait une très coûteuse er- reur au point de vue économique : 2500 emplois directs seraient perdus pour le centre-ville de Montréal, « ce qur représente trois fois la fermeture des usines Angus », s’exclame le dé puté Louise Harel, qui accompagnait M.Trudel hier à l’hôpital en compagnie des députés André Boulerice, Michel Bourdon et André Boisclair.« Cela aurait un effet déstructurant majeur, ajoute Rémy Trudel, avec entre autres la perte d’emplois des professionnels qui constituent un support à l’économie du centre-ville ».La fermeture représenterait également une coûteuse erreur du point de vue médico-hospitalier, ajoute-t-il, puisqu’il s’est développé autour de i’Hôtel-Dieu un réseau institutionnel des plus variés, dont l’Institut de recherche clinique de Montréal.La fermeture entraînerait aussi un engorgement important des autres hôpitaux du centre-ville, principalement les deux hôpitaux francophones Saint-Luc et Notre-Dame.Le président du Syndicat des employés de Saint-Luc, Sylvain Dandurand, qui "’••"partient pas à la même centrale syndicale que les employés de l’Hô-tèl-Dieu, était pourtant venu hier appuyer ses collègues parce que la fermeture de l’institution entraînerait une pression majeure sur les urgences des autres hôpitaux.Autre argument : l'Hotel-Dieu comprend 570 lits, et on prévoit en Une garderie d’un million Josée Boileau MERCK FROSST, la plus importante entreprise pharmaceutique au Canada, a décidé d’investir un million de dollars dans une garderie en milieu de travail en banlieue de Montréal.Dans le petit monde des garderies québécoises, l’investissement est majeur, et remarqué.La description du projet se veut d’ailleurs aussi somptueuse que le montant annoncé : toit cathédrale à différents angles, salle multifonctionnelle de 59 mètres carrés, une pouponnière de 15 places pour seulement 10 bébés, un seul étage pour éviter les marches aux enfants, finitions soignées pour rendre la garderie semblable au foyer, terrasse fermée, terrain de jeux deux fois plus grand que l’espace requis, ensemble du personnel spécialement formé.La firme d’architectes Stahl, Ni-colaidis, Fukushima, Orton et David Reich a en fait conçu un centre qui surpasse toutes les normes gouvernementales en matière de garderies.Quatre ans de préparation auront précédé cet ambitieux projet auquel une soixantaine d’enfants auront accès.Mais selon l’Office des services de garde, il y aurait facilement de la place pour une centaine de bouts-de-choux.« Normalement une garderie de 60 EN BREF.créer 512 à Rivière-des-Prairies.Comme le déménagement est estimé à 300 millions de dollars, « on aura dépensé 300 millions pour ne pas créer un seul lit de plus dans la région montréalaise », de dire M.Trudel.En fait le PQ et les employés de l'hôpital offrent une solution : reconnaissant les besoins importants en services hospitaliers dans le nord-est de la métropole, on propose de rénover plutôt l’hôpital Rivières-des-Prairies (l'ancien Mont-Providence), en lui ajoutant une vocation médico-hospitalière.On y créerait donc de nouveaux lits, et on conserverait l'Hotel-Dieu, dont les coûts de rénovations sont estimés à 88 millions $, selon M.Trudel qui cite une étude du Conseil régional de la santé.L’Hôpital Rivières-des-Prairies, qui compte actuellement 400 patients, en a déjà accueilli 1100.Selon M.Trudel, les professionnels de l'établissement ainsi que la direction sont victimes d’un « chantage » exercé par la direction du ministère, qui laisse entendre que l’hôpital perdrait son affiliation universitaire si le projet de déménagement ne se réalise pas.enfants requiert un investissement de 272 000 $ à 300 000 $ ; pour ce montant, on a quelque chose de fort acceptable, ajoute le porte-parole de l’Office, M.Gilles Émond.Dans le cas de Merck Frosst, le terrain sur lequel Ta garderie sera construite vaut à lui seul 350 000 $, mais la compagnie investit quand même 500 000 $ pour sa garderie, ce qui reste un montant très important.» La compagnie a également facilité les choses tout au long du processus, y allant dès la conception du projet d’une importante mise de fonds et d'un appui affiché de la haute direction, notamment de la part du président de la filiale canadienne, M.Michael Tarnow.La multinationale Merck Frosst est d’ailleurs connue pour ses politiques en faveur des enfants de ses employés.Aux États-Unis, elle a même ouvert pour ceux-ci ses propres écoles privées.La garderie, qui portera le nom de Mère Framboise ( aux mêmes initiales que la compagnie, et ce n’est pas une coïncidence! ), sera située à Kirkland, dans la banlieue ouest de Montréal, à un kilomètre du siège social de Merck Frost.L’inauguration des travaux se fera lundi prochain.Tout devrait être terminé pour l’ouverture officielle au printemps 1992.La construction d’une deuxième garderie est prévue dans environ cinq ans.Plus de travailleurs syndiqués (SB) — LE NOMBRE de travailleurs syndiqués a légèrement augmenté au pàys en 91, révélé une étude du ministère du Travail du Canada.La hausse est de 1 % et fait grimper à 4 068 423 le nombre total de syndiqués au pays, un chiffre qui ne lient pas compte cependant de tous les licenciements survenus au cours des 10 derniers mois (les statistiques sont en date du 1er janvier 91).Selon l’étude, les travailleurs syndiqués représenteraient actuellement 36 % de la main-d’oeuvre au Canada, soit à peu de chose près le même pourcentage qu’en 1990.Le Syndicat canadien de de la fonction publique (avec ses 398 000 membres), le Syndicat national de la fonction publique provinciale (302 000) et le Syndicat des travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (170 000) sont les trois plus importants syndicats du pays quant au nombre de membres.Depuis 1984, le nombre de syndiqués s’est accru de façon constante, mais dans une proportion moins élevée que celui des travailleurs non syndiqués.Cependant, entre 90 et 91, le nombre de syndiqués s’est accru, alors que celui de l'autre groupe restait pratiquement inchangé.Pétition contre le dézonage DES ÉTUDIANTS des facultés d’agriculture de Laval et de McGill ainsi que de l’Institut de technologie agricole de Saint-Hyacinthe ont entrepris de faire 1 signer une pétition pour stopper le dézonage des terres agricoles de la métropole.Les trois groupes d’étudiants apportent ainsi leur appui à la Coalition verte, qui regroupe 30 organismes opposés à ce dézonage réclamé par la commission de l’aménagement de la CUM même si on prévoit avoir tout le terrain nécessaire pour le développement urbain à court et moyen terme à tout le moins.Les sols de cette region sont très productifs et les jeunes agriculteurs de l’ile, juste à côté d’un des meilleurs marchés qui soient, ont droit d’avoir leur chance, affirment les pétitionnaires.Laurent Soumis ALORS QUE la note résultant de la femeture du Stade olympique de Montréal atteint déjà 22 millions $, les quatre membres du Comité d'experts internationaux ont repris hier leur étude d’une solution temporaire pour assurer la sécurité du toit rétractable Par voie de communiqué, la Régie des installations olympiques (RIO) a fait savoir hier que « les experts internationaux qui reprennent leurs délibérations a huis clos ne seront pas disponibles pour aucun commentaire ni déclaration relativement à leur mandat ».Le 7 novembre dernier, le ministre responsable de la RIO, M.André Val-lerand, avait modifié le mandat du Comité d'experts internationaux, originellement chargé d’identifier une solution permanente pour la toile, afin qu’il détermine o’ici la fin du mois de novembre une solution permettant de sécuriser temporairement la membrane pour l’hiver prochain.Le Comité,présidé par M.Robert Boyd et forme de MM.Massimo Ma jowiecki, Kazuo Ishn et Harald Muehlberger, poursuivra donc ses | travaux sur cette question jusqu’à i jeudi prochain.Une porte-parole de la RIO a pré- ; cisé hier que la facture résultant de j l'effondrement d’une poutre au ! Stade, le 13 septembre dernier, attei j gnait déjà 18 millions $.Les diffé- I rents rapports d’experts et l’établis- | sement du programme d'entretien préventif ont coûté 5 millions $; la consolidation des poutres, 4,3 mil lions $ ; la réclamation des Expos, 3,7 millions; l’annulation du Super Motocross, 1,4 million $; et le reste en divers travaux.Il faut aussi compter 4 millions $ supplémentaires pour les répara tions de la toile effectuées par So-codec (1,5 million $), les différents rapports déposés et attendus du Comité d’experts internationaux (2 mil lions $) et l'achat d'une réserve de toile (500 000$).Pour sa part, le député péquiste de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle, Mme Luce Dupuis, a soutenu que « la démonstration n’a toujours pas été faite de la nécessité de prolonger la fermeture du Stade olympique ».Selon Mme Dupuis, « le ministre confond la fiabilité et la sécurité, prend prétexte de l’incident du 13 septembre (chute de la poutre) pour se mettre en valeur, et ce, sans se soucier (les torts irrémédiables que cause cette situation au Stade olympique et à Montréal », et se livre à « du vaudeville de mauvais goût » dans « sa partie de bras de fer » avec le président de la RIO, M Pierre Bibeau.« Est-ce que la question de la réouverture du Stade a été clairement soumise aux experts ?, demande Mme Dupuis.Est-ce que les experts en arrivent à la conclusion que les chutes de neige abondantes justifient la fermeture prolongée du Stade ?Que répond le ministre à l'opinion des experts à l'effet qu’il est possible en cas de chute de neige importante de fermer temporairement le Stade le temps de procéder au déneige- ment de la toile ?» Un porte-parole du ministre a fait valoir que les cinq rapports de contre expertise sur l’opinion de So-codec (1991), de même que le dernier rapport de SNC-Lavalin, démontraient oue « le Stade ne peut être considère comme sécuritaire en toutes circonstances », allusion faite aux orages, grands vents et tempêtes de neige qui inquiètent les spécialistes.11 serait irresponsable dans ces circonstances d'autoriser la réouverture du Stade », a-t-il rappelé, tout en soulignant que la décision de M Val-lerand était supportée par le conseil des ministres.Une campagne de 18 millions $ contre le « gel » des étudiants Caroline Montpetit LE MINISTRE de l'Éducation du Québec, M Michel Pagé, a lancé hier un plan d'action contre l’abus de drogues qui touchera cette année les huit commissions scolaires ainsi que tous les établissements privés d'enseignement de l’ile de Montréal.Le budget de ce programme : 18 millions $, alloués principalement à la formation et à l’embauche de personnel qualifié, qui agira dans le cadre des cours de « formation personnelle et sociale » de la 5ème année du primaire à la dernière année du secondaire.Le thème de la campagne de prévention qui lance ce projet : Fourtri-per, pas besoin de te geler.Selon le plan suggère p; - ! par le ministre.les élèves bénéïicieront, à partir de la 5ème année du primaire, de 17 heures d’enseignement par année consacré à l’abus de drogues.Un professionnel par 3000 élèves sera également embauché pour faire de la prévention et effectuer un suivi auprès des étudiants qui consomment déjà des stupéfiants.Ces professionnels agiront à titre de support pour les étudiants, et non en tant que délateurs, tenait à préciser hier le ministre Pagé.Ils tenteront de gagner la confiance des jeunes, en les écoutant et en les épaulant.« Les temps forts de la prévention contre l’abus de drogues se situeront au cours de 5ème année du primaire, ainsi qu’au cours des 1ère, 3ème et 5ème année du secondaire », de préciser la directrice des communications au ministère de l'Éducation, Mme Suzanne Beaulieu.Un récent sondage effectué par le ministère auprès de 5581 adolescents et publié dans la revue Châtelaine,.porte à 16 % la proportion de jeunes de 13à 17ansayant admisavoiressayé l'un ou l’autre des différents types de drogues, dans les régions de Montréal et de Québec.De l’ensemble des adolescents admettant avoir déjà consommé de la drogue, 5 % l’avaient fait avant l’âge de 12 ans, soit au cours du primaire.Par ailleurs, les essais effectués par les nouveaux consommateurs augmenteraient durant le secondaire de 6 % par année, pour atteindre une proportion de 29 % en dernière année.« Le programme s'attarde présentement aux écoles situées sur l’ile de Montréal, cette région est identifiée comme cible prioritaire, poursuit Mme Beaulieu 11 sera appliqué dans les autres régions du Québec, au cours de l'année 1992-1993», Par ailleurs, c’est le comédien Gregory Charles, bien connu des enfants, qui a été nommé porte-parole du mimstère pour animer cette campagne.Le programme du ministère de l’Éducation fait suite au dépôt du rapport Bertrand, au gouvernement du Québec, qui proposait toute une série d’actions gouvernementales, en matière de lutte contre l’usage et l’abus de drogues.SALON DU 14 AU 19 NOVEMBRE 1991 CAFE LITTERAIRE ALICE-PARIZEAU: CONFIDENCES D’ECRIVAINS 11 h 30 Gilles Archambault reçoit Christiane Duchesne.Gilles Archambault Christiane Duchesne Jean-Claude Germain GRANDE PLACE ALCAN / HYDRO-OUEBEC Emile 0111vier 10 h 30 12 h 00 14 h 00 Jeu Le français par coeur proposé par les Dictionnaires Robert Casino-livres produit par Le livre animé COMME UN GRAND LIVRE OUVERT LES PRIX LITTÉRAIRES À QUOI ÇA SERT?Gérard-Marie Boivin reçoit Nicole Brossard, André Girard.Elise Turcotte Émile Ollivier et Pierre Turgeon SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL PLACE BONAVENTURE Prix d'entrée (TPS incluse) Adultes: 5 $ / Étudiants et aînés: 3 $ le jeudi de 17 h à 22 h / le vendredi de 9 h à 22 h / le samedi de 11h à 22h / le dimanche de 11 h à 21 h / le lundi de 10 h à 21 h / le mardi de 10 h à 18 h.A Communications Canada (loiivt'MMjirH ttl «lu Quel*-»: Ministère des Affaires culturelles ALCAN '• a Hydro-Québec A-4 B Le Devoir, mardi 19 novembre 1991 Un grève de 16 mois dans une caisse populaire prend fin sur des augmentations substantielles ___ Sylvain Blanchard ON NK VOIT PAS ça souvent, une grève dans une caisse populaire.Mais à Brossard, rue Provencher, 64 employés, gagnant moins de 20 000 $ par année pour la plupart, ont décidé d’en faire une l’an dernier.Mlle a pris fin hier, après 16 mois de piquetage devant l’édifice ! Ce qu’ils ont gagné ?La réduction (de 11 à 81 du nombre d’années de service nécessaires avant d’atteindre le maximum de l’échelle salariale.Une grande victoire, selon le syndicat, qui voulait au départ une baisse de 11 à 5 ans.« Malgré les apparences, explique la présidente, Josée Fournier, il y a de quoi se réjouir.On a peut-être perdu 16 mois de salaire, mais ce qu’on vient de gagner va nous permettre de vivre un peu plus décemment ».La caisse de Brossard est l'une des 300 caisses du Mouvement Desjardins à être syndiquée.Sur un total de 1325, ce n’est pas beaucoup, mais suffisant, croit Mme Fournier, pour prévoir que les autres employés du Mouvement se mettent en ligne pour obtenir un règlement semblable, lors de leurs prochaines négociations.« Il pourrait y avoir un effet d'entraînement important, même chez les non-syndiqués, dit-elle.Car règle générale, lorsqu’un gain le moindrement important est obtenu dans une caisse, les autres le veulent aussi.Par contre, la bataille sera très difficile.Pas à cause de la résistance naturelle de l’employeur au changement, mais parce que Desjardins, selon mes informations, tentera en 92 de geler le sommet de ses échelles salariales pour le ramener à des niveaux comparables à ceux des banques ».Kn plus de la réduction de leur échelle salariale, les syndiqués obtiennent en 91 une augmentation de 4 %.Certains toucheront un 2 % additionnel pour permettre le rattrapage découlant de la réduction du nombre d’échelons salariais.La rémunération des caissières au sommet de l’échelle était de 405 $ par semaine au début du conflit.Elle est maintenant de 448$.Pour en arriver-là, les 64 caissières, commis et secrétaires représentés par la CSN ont dû faire du piquetage durant 16 mois, hiver comme été, souvent cinq fois par semaine à raison de cinq heures par jour, ce qui a entraîné la fermeture de la caisse.Celle-ci a été réouverte en mars, mais seulement entre midi et 15 heures, la clientèle étant invitée à payer ses comptes et à faire ses dépôts par le système inter-caisse, ou le réseau de guichets automatiques.La bataille a donc été longue.Trop longue pour certains qui, incapables de joindre les deux bouts avec les 110 $ versés par le fonds de grève de la CSN, ont régulièrement demandé à leur exécutif de mettre fin du con- flit.12 syndiqués remirent leur démission et trouvèrent du travail ailleurs, après le refus répété de leur assemblée générale d'agir dans ce sens.La question ne fut cependant jamais réglée complètement.Et les nombreux tiraillements qui en découlèrent réussirent plus d’une fois à troubler le sommeil de la jeune présidente du syndicat, qui comprenait bien les difficultés de ses camarades.« Il y a beaucoup de filles parmi nous qui élèvent seules leur enfant, raconte Josée Fournier.C’était assez facile de comprendre leurs problèmes.Par contre, chaque fois que la question du retour au travail a été soulevée en assemblée, la majorité nous disait non ».Ce retour s’est effectué hier, les employés retrouvant les neuf cadres de la maison.« C’est un peu bizarre comme atmosphère, mais ça va aller », conclut Mme Fournier.Une coalition lance une autre alerte à PAshuapmushuan L E H A RN AC II EM EN T à des fins hydro électriques de la rivière Ashuapmushuan, prévue par llvdro-Québec pour la prochaine décennie, détruira s’il se réalise 70 % des aires de reproduction de la ouananiche présente dans le lac Saint-Jean, selon une étude faite pour la coalition locale qui s’oppose au projet.D’autre part, cette étude indique que 11 des 34 km de rivière actuellement utilisés par les salmonidés en aval des Chutes de la Chaudière se retrouveront sous 100 mètres d’eau, ce qui les rendra pratiquement inutilisables.Une telle situation, affirmait hier M.Jean Paradis, porte-parole du Regroupement pour la protection de l’Ashuapmushuan, est de nature à compromettre véritablement l’existence de la ouananiche dans cette région, une ressource naturelle qui a une importance dans la vie sociale dont on a peu d’idée dans les grandes villes du Sud.Fin effet, la pêche sportive à la ouananiche pourrait entraîner, selon l’étude du regroupement, la perte potentielle de 25 000 captures par annee et de 50 000 jours de pêche, une activité d'une valeur annuelle de 3 millions $ par an en dépenses direc- tes.Les 181 km de l’Ashuapmushuan fournissent actuellement 83% des « unités de production » de la ouananiche, comparativement à 10 % pour la Métabetchouane et 7 % pour la rivière aux Saumons.Les autres grands cours d’eau de la région, comme la Péribonka, sont aujourd’hui harnachés par les barrages de l’Alcan et leur contribuation, autrefois majeure, est devenue marginale dans la reproduction de cette espèce.L'Ashuapmushuan, une des dernières grandes rivières naturelles du Québec habité, serait d’autre part grandement perturbée par le turbinage de l’eau qui serait déterminé par les pointes dans la demande d’énergie dans la province.Ainsi, les débits de printemps seraient cinq fois moindres qu’en période naturelle parce qu’Hydro-Québec tentera d’emmagasiner le plus d’eau possible.D’autre part, les débits subiront des pointes énormes, passant en quelques heures de 15 à 439 mètres cubes à la seconde, ce qui pourrait faire fluctuer le niveau de l’eau dans certaines parties de la rivière jusqu’à trois mètres en quelques heures.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 L’otage soldats ne seraient pas libérés.Les États-Unis ont remercié la Syrie, l’Iran, le Liban et les Nations unies d'avoir contribué à la libération des otages.Ils ont en même temps, par la voix du porte-parole de la Maison-Blanche Marlin Fitzwater, lancé un appel à la libération des autres otages toujours détenus au Liban.La Grande-Bretagne s’est elle aussi félicitée du retour des deux otages hier, tout en soulignant que l’affaire des otages n’était pas terminée.Le secrétaire au Foreign Office Douglas Hurd a remercié l’ONU, la Syrie, l’Iran et le Liban de « leur assistance humanitaire ».La libération imminente de Terry Waite et de Thomas Sutherland avait été annoncée dans la matinée par le mouvement pro-iranien Djihad islamique, dans un communiqué accompagné d’une vieille photographie de Terry Anderson.Elle avait été confirmée dans l’après-midi par le ministre libanais des Affaires étrangères, Faris Bouez, avant son annonce officielle au siège des Nations unies.Comme leurs prédécesseurs, les deux hommes ont pris la route de Damas pour y être présentés à la presse et confiés à leurs ambassadeurs respectifs.La double libération d'hier relance les tractations de l’ONU sur un vaste échange de prisonniers au Proche-Orient.19 novembre par la PC et l'AP I990 les 16 pays de l’OTAN et les six états du Pacte de Varsovie si gnent un traité de désarmement conventionnel en Kiirope qui met véritablement fin à la Guerre Froide 1988 décès de Christina Onassis, fille du richissime armateur grec.1986 le président Reagan reconnaît que des armes américaines ont été vendues à l'Iran et que l’argent de la vente a servi à financer les contras nicaraguayens.1985 rencontre Reagan Gorbatchev, à Genève.1984 près de 500 personnes per dent la vie dans un violent incen die dans une rafinerie de Mexico.1983 Bruce Hood devient le pre mier arbitre de la Ligue nationale de hockey à prendre part à 1000 matches.1979 Antonine Maillet se mérite le Prix Concourt pour son roman Pé-lagie-la Charette 1978: des militaires du Guyana dé couvrent dans le Temple du Peuple, en pleine jungle, les corps de plusieurs centaines d'adeptes de la secte, qui se sont suicidés.1969 atterrissage d'Apollo-12 sur la Lune.1967 fondation du mouvement Souveraineté-Association.1949 inauguration des nouvelles orgues du sanctuaire de Sainte Anne-de-Beaupré 1828 décès du compositeur autri chien Franz Schubert, né en 1797 Ils sont nés un 19 novembre: Fer dinand de Lesseps, constructeur du canal de Suez (1805-1894), Indira Gandhi, chef du gouvernement indien (1917-1984); l’actrice Kathleen Quinlan (1954 ); l’actrice Jodie Foster (1902 ); le modiste Calvin Klein (1942 ); le magnai de la radiodiffusion Ted Turner (1938 ); l'animateur de télévision Larry King (1933 ) Le Djihad islamique avait amorcé le mouvement en libérant en août le journaliste britannique John McCarthy, porteur d’un message demandant une médiation de Javier Perez de Cuellar pour mettre fin à sept ans de crise des otages.Le secrétaire général a dépêché un émissaire, Giandomenico Picco, au Proche-Orient à plusieurs reprises pour négocier un marché complexe portant sur les otages occidentaux, des centaines de prisonniers arabes détenus en Israël et sept soldats israéliens disparus au Liban ces dernières années.Trois Occidentaux — les Américains Edw ard Tracy et Jesse Turner et le Britannique Jack Mann —ont, depuis, retrouvé la liberté.4 Mulroney orbite un satellite canadien Anik.Il a rappelé avec nostalgie les batailles de Vimy (durant la Première Guerre mondiale) et de Dieppe (durant la Seconde) au cours desquelles plus de 100 000 Canadiens ont perdu la vie; la moitié reposent en sol français.Il a réitéré l’engagement du Canada, par sa participation à l’OTAN et la présence d’un contingent militaire canadien, à collaborer à la sécurité de l'Europe.Puis il a invité les investisseurs français et européens à «tirer profit des avantages» du vaste marché américain, rappelant que le Canada a signé un traité de libre-échange avec les États-Unis et compte étendre la zone de marché libre au Mexique prochainement.4 Quand Brive Afin justement de ne pas tomber dans les pièges inhérents au régionalisme, plus précisément dans les écueils qu'inévitablement il provoque, les animateurs de Brive sont « sortis » de leur région afin de convaincre certains pontes de la République des lettres à devenir jurés de ce prix.Ce jury se compose, et devra toujours être composé, de 4 membres de l'Académie française, 4 de l’Académie Concourt, 2 des Inscriptions et belles lettres, et 2 journalistes.Pascal Quignard et Jean Tardieu ont été notamment couronnés.Plus importante manifestation culturelle de sa région, la Foire de Brive, avec ses 100 000 visiteurs, a par la suite, comme chacun sait, signé une entente avec Montréal qui s’est traduite par la création d’un autre prix accordé, celui-là, à un auteur écrivant pour les jeunes.« Une littérature qui est beaucoup plus cotée ici au Québec qu’en France ».Ces prix ont été attribués à Denis Côté, du Québec, et Claude Gutman, de France, pour l’ensemble de leur oeuvre respective.Dans le cadre de ce Salon, on a par ailleurs rencontré un vrai, un authentique encyclopédiste, M.François Demay, responsable du département encyclopédie de Larousse, qui vient de mener une vaste entreprise bap tisée Thémh.Vingt ans après la première encyclopédie thématique, M.Demay a en effet pris le taureau par les cor- Condoléances à Michel Lefèvre Notre collègue Michel Lefèvre a perdu son père, M.Pierre-Roch An-drieux, Lefèvre.Âgé de 91 ans, celui-ci est décédé au cours du week-end.Sa dépouille mortelle sera exposée au salon funéraire Urgel Bourgie, 5650, Côte-des-Neiges, à Montréal, de 14 heures à 17 heures et de 19 heures à 22 heures.Nos sincères condoléances à notre collègue et à sa famille.nés et, avec l’aide de collaborateurs s’entend, a décidé d’actualiser le savoir, les connaissances qu’elles soient historiques, géographiques, philosophiques, littéraires, médicales, chimiques, économiques et autres.Le travail obtenu se présente sous la forme de cinq volumes auxquels on a apporté un soin particulier, comparativement à la précédente, à la présentation, à l’illustration.« Nous avions décidé que chaque sujet ne serait pas traité en un seul article, qu’il ne dépassera par deux pages, et qu’ils serait accompagné d’illustrations pertinentes ».Théma, c’est cinq volumes se transigeant aux alentours de 500 $ ou 100 $ séparément qui se divisent comme suit : un volume consacré aux hommes et à leur histoire; un au monde d’aujourd’hui, ce qui inclut par exemple le traitement des phénomènes ou problèmes sociaux contemporains; un aux sciences et techniques; un aux arts et à la culture, et un aux sciences de la vie.Pour arriver à bon port, mais surtout pour communiquer le maximum de connaissances ou faits en facilitant la compréhension pour le lecteur, « nous avons fourni un gros effort dans l’écriture pour clarifier, pour simplifier.Aucun des auteurs des 1250 sujets abordés n’a écrit avant que nous leur ayons donné notre accord après une réunion avec chacun d’entre eux ».4 Le cardinal anniversaire de son ordination sacerdotale.Il parle des « oeuvres de Dieu dans sa vie » et affirme avoir eu une enfance heureuse, des parents exemplaires et surtout « une grand-mère qui était élevée à des états mystiques ».C’est librement qu’il a décidé de devenir prêtre à 16 ans pour réaliser enfin cet idéal le 25 mai 1929.Après avoir rendu grâces à Dieu, le cardinal exprime sa reconnaissance à ses parents, aux huit papes qu’il a connus, depuis Pie X jusqu’à Jean-Paul II, avec des paroles filiales pour chacun d’eux, plus particulièrement à l'endroit de celui qu’il a toujours vénéré, « Pie XII qui m'a donné tout ce que l’Église peut accorder à un prêtre: la plénitude du sacerdoce et la pourpre romaine, et, surtout, son affection qui fut celle d’un Père pour un fils chéri ».Puis, il énumère les noms des évêques qui ont favorisé sa vocation et son travail de missionnaire, notamment Mgr Jean Zoa, de Yaoundé, « qui m’a traité comme un frère pendant douze ans », et qui incidemment assistait à ses obsèques samedi.Il mentionne aussi le cardinal Verdier qui l'a reçu dans la Compagnie de Saint-Sulpice et qui a contribué à lui faire découvrir sa vocation de missionnaire.Il remercie aussi les prêtres qui l’ont accompagné durant sa longue vie et aussi les laïcs dont il ne peut mentionner les noms tant la liste est longue.• Rappelant la pérennité des oeuvres qu’il a fondées, le cardinal Léger écrit ; « Des millions de dollars ont été déposés dans mes mains durant ces 50 années.Je me trouve, en ce moment les mains vides, car toutes ces sommes, administrées par des prêtres et des laïcs dévoués, ont été jetées dans le « sein des pauvres ».Que ma mort n’arrête pas ce flot de générosité.» Le libellé du testament se termine par l’expression de ses dernières volontés quant à ses funérailles et à sa sépulture, ce qui fut formellement respecté.C’est à sa demande que le Salve Regina a accompagné le cortège à la sortie de la basilique Notre-Dame samedi dernier.Rappelons que la Fondation Jules et Paul Émile Léger, légataire uni versel en toute propriété des biens matériels du cardinal, est une société constituée légalement, qui a reçu la sanction royale le 18 décembre 1981.Le siège social est situé sur la rue de l’Épée à Outremont.4 Le NPD bie à la direction du groupe une condition sine qua non de son retour à la table du comité fédéral.Aussi bien en paroles que par écrit, leur chef Jean Chrétien s’est associé à cette condition.« Elle n’est pas bonne », dénonçait-il ainsi à Montréal il y a dix jours alors qu’il donnait le signal du boycottage par son parti du supercomité fédéral.Jusqu’à hier, le NPD avait souscrit, encore que du bout des lèvres, à la même exigence.Mais au fil des jours, il avait progressivement assoupli sa position.Surtout qu’en coulisses, le gouvernement Rae de l’Ontario laissait savoir que la ligne dure adoptée par le NPD ne lui souriait pas.Aux Communes hier après-midi, le ministre aux Affaires constitutionnelles J oe Clark n’a pu résister à la tentation de narguer ouvertement les troupes de Jean Chrétien, faisant un détour pour féliciter le NPD du « leadership » dont il faisait preuve en mettant fin à son boycottage.D’ailleurs, avant même une réunion des membres libéraux, leur embarras était visible.« Je ne sais pas », répondait Jean Chrétien aux questions une heure avant la rencontre de ses troupes, tandis qu’aucun député n’osait dire s’il favorisait ou non un retour à la table du comité.Hier soir, les libéraux étaient tout aussi muets.« M.Chrétien vous a donné notre position », lançait ainsi le Montréalais Warren Allmand avant de se précipiter vers la sortie, suivi de plusieurs de ses collègues.Fïntretemps, en marge des conférences d’orientation, le NPD s’est finalement rallié pour l’essentiel aux propositions de réaménagement du comité telle qu’avancées par le gouvernement dès le retour en disgrâce du groupe d’une tournée ratée au Manitoba il y a presque deux semaines.En vertu de ces nouvelles règles, le comité reviendra à un mode traditionnel de fonctionnement, à savoir audiences formelles avec mémoires à l’appui.Il renoncera à ses grandes assemblées publiques et à ses tour- PHOTO JACQUES GRENIER Le nouveau maire d’Outremont, Me Jean Pomminville.Le maire d’Outremont met sur pied un comité de développement économique Jean Chartier LFI NOUVFIAU maire d’Outremont, Me Jean Pomminville, assermenté, hier, interprète le vote de la manière suivante : « Les électeurs nous ont fait savoir qu’ils désirent un équipement culturel et leur message en est aussi un de prudence et de rigueur appropriées».Le maire a annoncé la formation d’un comité de développement économique, ce qu’il appelle «un Task Force chargé d’établir un programme et un échéancier ».Il for-' mera aussi un comité sur les arts et la culture.Me Pomminville entend approcher le CP, la Caisse de dépôt et plu sieurs promoteurs immobiliers pour établir un projet de développement domiciliaire et commercial sur l’un des plus grands terrains vacants de l’île de Montréal, la cour de triage du CP à la frontière nord d’Outremont.« Nous avons l’un des rares terrains considérables qui ne soit pas encore exploité.Ceci représente une fortune ».Le maire se propose d’intéresser le CP à titre de propriétaire, possiblement de promoteur.La cour de triage s’étend sur 250 000 mètres carrés et ce projet est susceptible de rapporter 10 à 11 millions $ par année en taxes foncières.Outremont a perdu 9000 citoyens depuis 1961.Le nouveau budget de la CUM adopté jeudi dernier est fortement en hausse, 17 %.Il a été adopté sur division, et la quote-part des municipalités sera connue ultérieurement.Me Pomminville dit ne pouvoir se prononcer sur les répercus- sions immédiates qu’il entraînera pour Outremont, mais il cherche de nouvelles sources de revenus dès 1992.À court terme, il discutera avec le propriétaire du cinéma Outremont pour trouver une solution permanente à la viabilité du cinéma.Cette institution contribuait 125 000 $ par année en taxes d’amusement et d’affaires; les commerces aux alentours ont perdu l’achalandage qu’il entraînait, de sorte que plusieurs ont fermé leurs portes; ceci affecte conséquemment les revenus perçus par la ville.Une réouverture est donc susceptible de fournir de nouveaux revenus à Outremont.Le maire était entouré de cinq échevins élus de son parti, dont M.Sidney Pfeiffer.Privément, il raconte qu’il a rencontré les principaux rabbins de la communauté hassidique avant les élections et qu’illeur a proposé de se choisir eux-mêmes leur candidat pour faire la lutte avec son équipe.Me Pomminville estime qu’il est important de rétablir les droits acquis en ce qui concerne la synagogue sise à l’angle des rues Lajoie et Durocher.Les droits de la personne, la liberté de culte et la liberté de pensée doivent être garantis, affirme-t-il.Me Pomminville se dit très ouvert si des nouveaux besoins réels se font ressentir de la part des Juifs hassidiques.Le maire précise que la CU M est responsable du nouveau rôle d'évaluation municipale et par conséquent de la nouvelle évaluation qui sera soumise aux propriétaires fonciers sous peu.nées en province.Il sera également géré par un haut fonctionnaire, David Broadbent, celui-là même qu’on avait envoyé à la rescousse du F’o-rum des citoyens de Keith Spicer.De plus, toutes ses activités d’ici la fin décembre devront être arrêtées au cours de cette semaine.Au plus tard le 13 décembre, le groupe devra avoir convenu de son calendrier de rencontres jusqu’au bout de son mandat fin février.Fin principe, le comité quittera peu la capitale fédérale d’ici janvier.Quand il le fera, stipule l’entente intervenue avec le N PD, ce sera prioritairement pour rencontrer des comités constitutionnels provinciaux.FInfin l’échéance de la fin février pour faire rapport au gouvernement sur ces 28 proposé tions constitutionnelles est maintenue.N’ATTENDEZ PAS DE LE LIRE DANS LES JOURNAUX .I®."«üflgl.DONNEZ DE TOUT COEUR DÈS AUJOURD’HUI! 440, bout René-Lévesque ouest, Bureau 1400 Montréal, Québec H2Z 1V7 (514) 871 1551, 1 800 361 7650, Fax: (514) 871 .1464 fONDAMON IMS MAI AUIIS (Ml ( (MUR (MJ QUtMC AUGMENTEZ VOS CHANCES DE LUTTER CONTRE L’ENNEMI NUMÉR01 AU CANADA ECONOMIE Montréal, mardi 19 novembre 1991 Les marchés boursiers demeurent fragiles La CVMQ dénonce après la baisse de vendredi à Wall Street 11 abris fiscaux douteux PHOTO AP Les craintes d’un autre « lundi noir » étaient présentes, hier, à la Bourse de rrr :* fWE d'après les agences Ah'!’, Reuter et PC PEU APRÈS les baisses marquées enregistrées sur les marchés boursiers asiatiques et européens, Wall Street a confirmé sa fragilité hier, dans une séance en dents de scie venant après la forte baisse de vendredi dernier, qui a provoqué un repli aussi sensible qu’ordonné des places européennes et asiatiques.Après une timide reprise technique à l’ouverture, l’indice Dow Jones des principales valeurs industrielles s'est affiché.à la baisse avant de retrouver un niveau légèrement positif à la mi-séance, avec un gain de 0,12 %.La place s’est envolée dans les derniers échanges, en raison d’une chasse aux bonnes affaires après l’effondrement de vendredi, dans un marché très actif.Wall Street a terminé en légère hausse, l’indice Dow Jones affichant un gain de 29,52 points à 2972,72 au moment où la cloche sonnait la fin de la seance.Toronto et Montréal ont suivi la tendance de Wall Street, l’indice TSE .TOO terminant en hausse de 15.28 points, à 3550,76.L’indice montréalais a pour sa part monté de 10.08 points, à 1865,08.Les démocrates reculent sur les cartes de crédit WASHINGTON .(AFP) — Inquiets de la chute des cours vendredi à Wall Street, les responsables démocrates de la Chambre des représentants ont décidé hier d’annuler une séance consacrée à un vote sur un projet de loi prévoyant d’imposer une limite aux taux d’intérêt appliqués sur les cartes de crédit.Le projet démocrate prévoyait d’imposer un taux d’intérêt limite de 14 %, soit près de deux fois le taux de base bancaire et plus de quatre points au-dessous du taux moyen de 18,9% appliqué actuellement.Le président George Bush avait déclenché la controverse sur les cartes de crédit en lançant un appel aux banques en début de semaine dernière pour qu’elles réduisent volontairement les taux sur ce type de crédit afin d’encourager les Américains à consommer davantage.M.] Bush avait rapidement fait marche-arrière après que le Sénat eut adopté | un texte forçant une réduction dras- | tique des intérêts sur les cartes de | crédit.Ce vote a provoqué une véritable ] levée de boucliers des banques et de { l’administration qui ont averti que de j telles restrictions pourraient contraindre les établissements bancaires à limiter l’octroi de cartes de crédits à leurs clients les plus solides, privant ainsi plus de 60 millions d'Américains de ces facilités de paiements jugées cruciales à la consommation.Les banquiers et la Maison Blanche ont averti qu’un tel handicap aux J dépenses de consommation, qui corn- i ptent pour environ 70 % du produit national brut, pourrait précipiter l’économie déjà fragile dans une récession sévère.Coup d’oeil boursier MontréaLXXM 1865.08 + 10.06 TSE-300 r 3550.76 + 15.28 Dow Jones 2972.72 + 29.52 Dollar canadien (US Cents) r 88.57 + .04 Or (New York-USS) 361.00 + 1.50 (PC) Parmi les grandes places boursières, seul le Dow Jones a marqué des points.En Europe comme en Asie, la chute de près de 4 %-de Wall Street de vendredi a été ressentie dans les cours, sans que pour autant on assiste à des ventes massives.« On ne peut pas parler d’un marché ’paniquard’.Disons que tout le monde est très nerveux », a dit un intervenant de Francfort, où l’indice DAX a terminé en baisse de 1,07 %.« Ce fut comme d’habitude, a dit Klaus Heintzen, de Bankhaus Beth-mann.Rien de très spécial.Nous avons perdu presque 20 points, mais nous nous retrouvons dans notre fourchette habituelle.On est loin des réactions souvent exagérées de l’Allemagne ».Auparavant, à Tokyo, la Bourse avait terminé sur une baisse de 2,90 %, l’indice Nikkei cédant 699,06 points à 23 400,12.Là, comme sur plusieurs autres places, des inquiétudes engendrées par la situation économique intérieure ont nourri le pessimisme ambiant.L’indice Topix a quant à lui abandonné 41,52 points pour s’établir à 1770,65 points.Témoin de l’absence de panique, le volume d’actions échangées est resté peu étoffé et estimé à 280 millions d’actions, inférieur meme aux 290 millions de titres traités vendredi à Tokyo.« Rien à voir avec octobre 1989.Le marché était morose mais calme », a indiqué un boursier en ajoutant que les opérateurs restaient inquiets sur l’évolution de Wall Street et disaient s’attendre à une nouvelle mauvaise séance hier en raison du climat maussade des affaires aux États-Unis.« La reprise sera lente au Japon si l’activité économique américaine ne reprend pas », expliquait un autre boursier en résumant l’ambiance à la Bourse de Tokyo.Par ailleurs, le fléchissement enregistré à Paris s’explique autant, sinon plus, par la hausse des taux d'intérêt français, qui a pris de court les opérateurs, que par la baisse de New York.L’indice CAC-40 a clôturé sur une forte baisse de 2,95 %.« Les marchés demeurent extrêmement fragiles.Aujourd’hui, personne ne s’attendait Robert Dutrisac AVEC LA connivence de BCE, Télésystème National devient le deuxième actionnaire en importance J de Téléglobe, derrière BCE et devant la Caisse de dépôt et placement du Québec ainsi que le fonds de retraite des employés municipaux de l’Ontario (OMERS).Riche en liquidités, la société de portefeuille dirigée par Charles Si-rois, dans laquelle la Caisse de dépôt détient une participation évaluée entre 30 et 50 millions $, versera une considération globale de 63,3 millions $ à BCE pour obtenir en actions et en débentures l’équivalent de 9 % de Téléglobe sur une base pleinement diluée.De ce fait, Télésystème National détiendra après dilution complète 12,4 % des actions ordinaires de Téléglobe, compte tenu des débentures convertibles qu’elle détient déjà, selon le communiqué de cette société.De son côté, BCE, qui demeure le J plus important actionnaire de Télé-j globe, réduit sa participation de 31,6 j à 22,3 %.Notons que les chiffres avancés par BCE dans son commu-j niqué et ceux de Télésystème Natio- diminution des livraisons d’automobiles, de camions, de produits de pétrole et de charbon raffinés, les expéditions manufacturières ont baissé de 0,4 % en septembre, a rapporté hier Statistique Canada.Les fabricants ont livré pour 23,5 milliards $ de produits manufacturés, comparativement à 23,6 milliards $ en août.C’était la deuxième fois que la valeur des livraisons diminuait au cours des trois derniers mois.On a constaté une baisse dans 13 des 22 principaux groupes de produits industriels.Les commandes non remplies, soit New York.au relèvement des taux de la Banque de France», a dit un trader.À Londres, l’indice footsie des principales valeurs s’est repris après un fort repli initial pour limiter la baisse à 1,79 % dans les derniers échanges.Sur le marché monétaire, la chute de Wall Street, alimentée par les inquiétudes croissantes concernant les capacités de redémarrage de l’économie américaine, a provoqué un nouvel affaiblissement du dollar.Le dollar américain a clôturé en baisse de 0,84 yen hier à Tokyo où il a terminé la séance à 128,93 yen contre l'29,77 yen vendredi en clôture.La tendance était à la vente dès les pre- nal ne concordent pas parfaitement.Quoi qu’il en soit, Télésystème National, dans son communiqué, stipule que le but de cette transaction est de lui procurer « une participation stratégique » dans Téléglobe et de « lui permettre d’obtenir éventuellement une représentation appropriée au conseil » de la compagnie.Incidemment, BCE conserve ses quatre sièges au conseil de Téléglobe.Le porte-parole de Télésystème National, M.Gilles Quenneville, n’a pu être d’un grand secours hier.« Je viens de joindre la compagnie », a-t-il dit pour expliquer son ignorance des tenants et aboutissants de la transac-tion.Les dirigeants du holding, au premier chef le président Charles Si-rois, sont demeurés silencieux hier.Du côté de BCE, on soutenait le plus sérieusement du monde qu’il s’agit « d’une vente pure et simple ».Le porte-parole de BCE, Mme Margaret Lemay, a dit que BCE avait reçu « une très bonne offre ».Pour des actions qui se transigeaient aux alentours de 10,25 $, elle encaisse l’équivalent de 11,50 $.En revanche, BCE avait payé 14 $en 1987 pour ces mêmes actions, a reconnu Mme Lemay.« Mais vous savez, la transaction n’aura aucun effet sur notre bilan.le volume des commandes reçues par une compagnie pour ces produits, a reculé de 0,6 % en septembre.Le nombre des nouvelles commandes placées chez les fabricants a aussi diminué, soit de 0,3 % au cours de septembre et les inventaires ont pour leur part baissé de 0,1 %.Le secteur de la fabrication manufacturière a subi les répercussions de la récession plus tôt et plus violemment que des services comme les banques et l'immobilier.La récession a officiellement débuté en avril 1990.miers échanges, les investisseurs toujours inquiets des perspectives de l’économie américaine.Mais, ont-ils précisé, dans l’après-midi quelques investisseurs institutionnels ont ensuite acheté du dollar, ce dernier fluctuant dans une fourchette étroite.Après avoir ouvert en baisse à 128,83 yen, le billet vert a oscillé entre 128,70 et 129,10 yen, avec un taux central de 128,90 yen, en baisse par rapport à celui de vendredi (129,70 yen).Le dollar américain a par ailleurs fermé en baisse de 6-100 par rapport à la devise canadienne, à 88,57 cents C’est extraordinaire la comptabilité.» Donc, sur le plan comptable, BCE n’avait rien à gagner avec cette transaction.Quant à l’apport de liquidités de 63 millions $, force est de constater qu’il est somme toute insignifiant pour une entreprise comme BCE.Techniquement, BCE reçoit de Télésystème National 23 millions $ comptant et un billet échéant dans 90 jours de 40,3 millions $.Ce billet est remboursable, au gré de Télésystème National, en espèces ou par un transfert de 1,4 million d'actions de Radiocommunication BCE Mobile évaluées à 28,12 $, ce qui correspond à leur valeur au marché.BCE augmenterait ainsi sa participation dans sa filiale de téléphonie cellulaire de 65.5 à 67,6 %.Paradoxalement, Mme Lemay a précisé que la transaction annoncée, même si elle réduit la participation de BCE dans Téléglobe, ne remet pas en question la position de BCE quant à la propriété de Téléglobe.On sait que le holding voudrait que Téléglobe devienne la propriété des compagnies de téléphone au prorata de leur utilisation de l’interurbain outre-mer, ce qui, dans les faits, accorderait à BCE (ou à Bell Canada) une participation majoritaire de 65%.Au cours d’un entretien hier, le président de Téléglobe, M.Bill McKenzie, a qualifié de « positive » la présence de l’entreprise de M.Charles Sirois à titre d’actionnaire de la compagnie.« Je ne le connais pas personnellement.Ils ne nous a pas parlé.Mais c’est un vote de confiance pour Téléglobe.» Quant à une éventuelle présence au conseil.de cet actionnaire important, M.McKenzie a dit qu’il ne voyait pas « de besoin d’une représentation au conseil », bien que ce soit au conseil de trancher.En Télésystème National, il ne voit pas de menace et ne fait pas de lien avec la constestation de son leadership survenue le printemps dernier.Robert Dutrisac LA COMMISSION des valeurs mobilières du Québec a mis en garde les investisseurs contre onze abris fiscaux douteux qui totalisent 100 millions $ et qui n’ont pas reçu son imprimatur.Au cours d'un entretien hier, le porte-parole de la Commission, M.Marc Barrière, a indiqué que l'organisme demeurait impuissant devant de tels agissements tant qu’il ne recevait pas de plainte formelle.« Nous avons les mains liées quand il n’a pas de plaignants », a-t-il reconnu.Dans son communiqué, la CVMQ mentionne que « plusieurs investisseurs refusent de signer des déclarations auprès de la Commission dénonçant ces projets, craignant injustement que l’abri fiscal dans lequel ils ont investi leur soit refusé.» La Commission n’a donc pas de preuve formelle et ne peut mettre fin à de telles pratiques.Même son de cloche à la Sûreté du Québec, section des crimes économiques.« Nous n’enquêtons que sur les plaintes qui nous proviennent de la Commission.Et cela prend deux ou trois ans avant que les poursuites se matérialisent », a dit hier l’agent Latulipe, de la Sûreté du Québec.Or « le risque de perte financière est excessivement élevé dans le cas de projets irréguliers », a rappelé la Commission, qui demande à toute personne sollicitée pour investir dans ces projets, ou dans tout autre projet de même nature, de commu- Frédéric Tremblay de la Presse canadienne QUÉBEC — Il n’en coûtera pas un, mais deux milliards de dollars à l’industrie papetière québécoise pour se conformer aux nouvelles normes en-| vironnementales, affirme l’Association des industries forestières du Québec (AIFQ).Pour arriver à une telle évaluation, l’AIFQ s’appuie sur une analyse effectuée à sa demande par la firme comptable Price Waterhouse sur l’impact financier du nouveau règlement environnemental qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 1993.« Le milliard de dollars, c’était une évaluation des fonctionnaires du ministre Pierre Paradis », a expliqué, hier, à la Presse canadienne, le directeur général de l’AIFQ, André Duchesne, précisant que son organisme n’a jamais partagé cette estimation.L’évaluation faite par la firme Price Waterhouse, qui se trouve intégrée à un mémoire expédié ces dernières semaines au ministre de l’Environnement, a trait aux investissements que devraient réaliser les 46 usines de pâtes et papier du Québec pour répondre aux futures normes environnementales.Cette nouvelle évaluation vient renforcer la demande exprimée au cours des derniers mois par les pa-petières visant une révision des délais d’application du nouveau règlement.La mise en vigueur de la nouvelle réglementation, qui prévoit diverses mesures pour éliminer une bonne part de la pollution dans les sols, l’eau et l’air, doit débuter en 1993 et s’échelonner jusqu’en 1996.L’AIFQ souhaite plutôt que les délais de mise en application soient prolongés de deux ans, c’est-à-dire jusqu’en 1998.L’Association des industries forestières, qui représente 28 sociétés, va plus loin en réclamant que l’industrie soit libre des « moyens » utilisés pour atteindre les objectifs du futur reglement, et donc libre aussi d’établir son propre calendrier d’exécution des travaux, dans la mesure où la limite suggérée du 31 décembre 1998 TOKYO (Reuter) — La production industrielle japonaise a progressé mensuellement en septembre de 0,5 %, selon les chiffres révisés du ministèredelTndustrieet du Commerce International (MITI).Le MITI avait précédemment annoncé niquer avec elle.M.Barrière a souligné que le mois de novembre était « la période pointe » des abris fiscaux, ce qui explique le nombre élevé de projets irréguliers que la CVMQ vient de signaler.Ces onze projets, que la Commission qualifie d’« irréguliers » parce que leurs promoteurs n’ont pas déposé de prospectus auprès d'elle, portent sur des abris fiscaux de recherche-développement dans le traitement des déchets, l’informatique et l'assainissement des eaux.Un des projets porte sur des sociétés en commandite investissant dans des condominiums aux États-Unis.À la connaissance de la Commission, les projets sont les suivants : ¦ Valorisation P.M.V.F.; ¦ Société Vidéodoc R & I); ¦ Société de recherche Megacode; ¦ Prosynapse Recherche; ¦ Société de recherche en assainissement naturel; ¦ SI.P.Logiciel; ¦ ODAS; ¦ Société de recherche Dreyfus Bio-Systems; ¦ Société de Recherche Proscanner; ¦ Zap 01 ; ¦ Condo-Villa Athènes.La Commission a signalé les agissements des personnes suivantes : Daniel et Larry Barnabé, Alain l.e-bel, Roger Roy, Claude et Micheline Messier, Marcel Goyette, Pierre Racine, Pierre Barbe, Rémi Côté, Jean-Pierre Isidore et Roland Gingras.est respectée.Le projet de règlement présentement sur la table prévoit au con-, traire des échéanciers précis pour, les différents objectifs poursuivis ;, décembre 1993 pour les organoehlo-rés, 30 juin 1995 pour la pollution organique, et le 31 décembre 1996 pour les émissions atmosphériques.« Notre proposition est réalisable et nous permettrait d’être efficace dans le travail de protection de l’en-vironnment qu’on a à faire », fait valoir André Duchesne, en faisant remarquer qu’une telle approche encouragerait un plus grand sens des responsabilités de l’industrie.Dans son mémoire, l’AIFQ ajoute que « l’assainissement des rejets (eau-air-sol) des fabriques (doit être) intégré dans un programme global de relance de l’industrie papetière québécoise ».L’AIFQ siège au sein du comité de relance mis sur pied par Québec en octobre dernier pour redresser l’industrie papetière québécoise.La question des futures normes environnementales a cependant été retirée des discussions de ce comité, pour faire plutôt l’objet d’un échange direct entre le ministre Pierre Paradis et les propriétaires des papeteries.Ce comité de relance, formé aussi de représentants syndicaux et de délégués des ministères de l’Environnement, de l’Industrie et du Commerce et des Forêts, doit faire rapport au gouvernement au début du mois prochain.Au total, vingt mémoires ont été acheminés par différents groupes au ministre Pierre Paradis, en vue de la rédaction finale du projet de règlement.Outre l’AIFQ, des compagnies pa-petières, dont Domtar et Abitibi-Price, ont fait parvenir leur mémoire au ministre.L’Ordre des chimistes du Québec; et le Centre québécois du droit de l’environnement figurent aussi parmi les groupes ayant répondu à l’invitation du ministre Paradis.Ces mémoires devaient être envoyés au ministre avant le quatre novembre dernier pour être recevables.une hausse de 0,2 %.Par rapport à' septembre 1990, la production indus-! trielle augmente de 0,9%, contre 0,7 % en première estimation.En! août, la production avait baissé de! 2,5 %, mais augmenté de 0,1 % par* rapport à août 1990.Télésystème National devient le deuxième actionnaire de Téléglobe Baisse des livraisons au Canada OTTAWA ( PC) — Avec en tête une Les papetières évaluent à 2 milliards le coût des normes environnementales > Le Japon produit plus que prévu ÉDUCATION DES ADULTES RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 28 novembre 1991 PARUTION le 7 décembre DANS LE DEVOIR Le Devoir publiera un cahier spécial sur l’éducation des adultes où on fera le point sur les besoins présents et futurs du marché du travail.Il sera question de formation professionnelle en institution et/ou en entreprise, de cours de recyclage et de rattrapage, d’adaptation de la main d’oeuvre, d’alternance travail-école et de tout ce qui touche de près ou de loin l’éducation des adultes.La création d’une Société québécoise de développement de la main d’oeuvre que propose le ministre André Bourbeau sera traitée en profondeur.On abordera également la vaste, offensive que vient de lancer le gouvernement fédéral en matière de formation professionnelle.Nous présenterons les points de vue des différents intervenants des milieux de l’éducation, syndicaux et socio-économiques ainsi que ceux du monde des affaires et de l’entreprise. A-6 ¦ Le Devoir, mardi 19 novembre 1991 ECONOMIE Coscient entrevoit une année difficile pour les maisons de production Michel Van de Walle de lu Presse Canadienne FINANCIÈREMENT, la télé québécoise ne se porte pas très bien et chez le Groupe Coscient, on reconnaît que l’année 91-92 sera ¦< plus difficile» que les précédentes.Mais, assure le président Richard Société Radio-Canada Canadian Broadcasting Corporation Le président-directeur général de la SRC.Gérard Veilleux, est heureux d'annoncer la nomination de Gerald Flaherty, c.r., au poste de vice-président et chef du service juridique Cette nomination entrera en vigueur le I« décembre 1991 Me Flaherty est actuellement chef adjoint du service juridique de la SRC, poste qu'il occupe depuis 1964.Il détient un baccalauréat en sciences politiques et en économie ainsi qu'un baccalauréat en droit de l'Université de Toronto.Il est membre de la Société du barreau du Haut-Canada et a été nommé conseiller de la Reine (fédéral) en 1979 Me Flaherty a enseigné le droit médiatique et beaucoup écrit sur ce sujet.Laferrière, le chiffre d'affaires de cette maison de production indépendante devrait quand même se maintenir.« Nous avons déjà pour 14 millions?de contrats signés », soulignait-il hier à l’issue de l’assemblée annuelle des actionnaires.L’année dernière, le Groupe Coscient avait encaissé des revenus de 17,3 millions $ et dégagé un bénéfice net de 1,3 million $.Il s’agissait d'un léger recul, dans les deux cas, en regard de l’exercice précédent alors que les revenus étaient de 17,4 millions $ et le profit net de 1,9 million $.L’entreprise avait alors subi les contrecoups des difficultés financières que traversait Télévision Quatre-Saisons, pour laquelle elle produisait quatre series d'émissions.Elle tirait de ce réseau entre 35 et 40 % de son chiffre d'affaires.L’année dernière, TQS avait demandé la réouverture de tous les contrats.Selon M.Laferrière, l’impact de ces réouvertures de contrats est terminé mais les budgets serrés de TQS font en sorte que ce réseau achète maintenant moins qu’auparavant.Afin de ne pas trop dépendre d’un réseau particulier, le Groupe Coscient cherche à diversifier ses sources de revenus.Expand et Coscient ont formé au début de l'été une co-entreprise, Co-sexpand Canada, qui verra a prendre des participations dans d’autres so-|ciétés de production télévisuelle.Coscient détient 51 % de la coentreprise.L'alliance donne aux producteurs associés un accès privilégié aux marchés de l’Europe et de l’Amérique du Nord, tout en ouvrant I une nouvelle voie pour les coproductions internationales.Selon le vice-président exécutif de I Coscient, Laurent Gaudreau, « nous avons des offres de coproduction plus grandes que ce que le marché peut absorber ».Il faut en effet non seulement produire des émissions mais aussi trouver des télédiffuseurs qui ont les moyens de les acheter.Le Groupe Coscient est l’un des principaux producteurs privés québécois.Il emploie 75 personnes en permanence et fournit du travail à 1300 contractuels.Montréal se classe huitième parmi les en BREF.principales villes pour le pouvoir d’achat Claude Turcotte SELON UN relevé des services de recherche de l'Union de Banque Suisse, Montréal arrive au 8ème rang pour le pouvoir d'achat de ses résidants parmi 48 grandes villes à travers le monde.Les Luxembourgeois et les Zurichois, sur un pied d'égalité, sont ceux qui en ont le plus pour leur argent, puis ensuite dans l’ordre arrivent les gens de Genève, Chicago, Toronto, Los Angeles, Francfort et New York.Cette étude, faite et publiée tous les trois ans, n’est cependant pas le fruit d’une recherche scientifique rigoureuse, mais elle permet tout de même aux clients de cette banque d’avoir une idée de la situation qui prévaut dans les principales villes du monde.Tokyo reste la ville où le coût de la vie est le plus élevé sur cette planète, en prenant en considération 112 articles différents comprenant la nourriture, les vêtements, les billets de métro, les articles ménagers, les services tels le cinéma, le téléphone, le coiffeur, etc.L’étude de 1991, rendue publique récemment, comporte néanmoins une donnée tout à fait étonnante en ce qui concerne le coût de location des logements, puisque dans la plupart des catégories d’habitation considérées, il en coûterait plus cher pour se loger à Montréal qu’à Toronto.Cette conclusion est d’ailleurs mise en doute par M.François La-bonté, directeur du bureau de l’Union de Banque Suisse à Montréal.Ayant lui-même déjà habité Toronto, il est convaincu qu'il y a une erreur.On y dit par exemple qu’un logement non meublé de trois chambres se louerait 620 $ à Montréal et 580 $ à Toronto.L’étude est faite à partir d'informations provenant de deux sources, à savoir le personnel des bureaux de la banque dans les villes concernées et une autre source locale extérieure à la banque.Ce sont des informations recueillies « sur le volet », précise M.Labonté.Quoi qu’il en soit, l’étude comprend une foule d’informations valables, parfois amusantes, et des comparaisons qui donnent sans doute un aperçu généralement valable.On situe Montréal au 23ème rang pour le coût de la vie, alors que Toronto serait au 25ème rang.En fait, le coût de la vie à Montréal serait de 14 % inférieur à la moyenne des quatre villes américaines considérées, soit New York, Chicago, Los Angeles et Houston; il se situerait au même niveau que la moyenne internationale.Curieusement, c’est la ville d’Oslo, en Norvège, qui arrive au second rang pour le coût de la vie dans le monde et elle dépasse même Tokyo lorsqu’on exclut le logement.Un logement de trois chambres non meublé se loue 4000 $ par mois à Tokyo où le coût de la vie est de 92 % plus élevé que la moyenne des 48 villes prises en considération.Bogota, en Colombie, est la ville la moins coû teuse, prenant ainsi la place qu’occupait Mexico en 1988.Pour mesurer le pouvoir d’achat de façon amusante, l’étude révèle combien de temps de travail il faut dans chaque ville pour payer le coût d'un Big Mac et de frites.Il suffit de 21 minutes de travail à Montréal, soit une minute de plus qu’à Toronto et Los Angeles.Cela prend 26 minutes à New York, mais 61 minutes à Stockholm, ce qui est vraiment rien à côté des deux heures de travail nécessaires à Lagos, Manille et Bombay et des trois heures à Mexico.La moyenne internationale de temps de travail pour se payer un Big Mac et des frites, dont le prix peut toutefois varier d’une ville a l’autre, est de 53 minutes.Il semble par ailleurs que New York soit la ville qui offre le plus d’aubaines aux femmes pour y acheter des vêtements.On peut y avoir un ensemble de robe, tailleur, chemisier, pantalon et souliers pour 720 $, en comparaison de 1330 ?à Chicago, la ville la plus chère au monde pour les vêtements féminins, selon le relevé.On ne s’étonne pas d’apprendre que Bombay serait la ville la moins chère pour le shopping féminin.Chez les nommes, il semble que le Caire, en Égypte, soit le meilleur endroit pour s’habiller à bon compte et que Tokyo ait les prix les plus élevés.Dans ces 48 villes, le prix moyen d’un journal est de 53 cents, un appel téléphonique coûte 23 cents en Amérique du Nord, en comparaison de 34 cents en Europe et de 21 cents pour la moyenne internationale.Aux États-Unis, on débourse 29 cents pour poster une lettre standard, ce qui correspond à la moyenne mondiale, en comparaison de 43 cents au Canada.Cette étude — la huitième à avoir été menée par l’Union de Banque Suisse — comportait 141 questions sur les prix et 96 sur les salaires, les déductions salariales et les heures de travail dans 12 professions différentes.Explosion de la masse monétaire en URSS MOSCOU (AFP) — L’augmentation de la masse monétaire en URSS devrait atteindre entre 650 % et 700 % pour l’ensemble de l’année, selon les prévisions de l’hebdomadaire économique Commertsant, qui prévoit que sur toute l’année l’émission monétaire atteindra 135 milliards de roubles.Selon la publication, qui ne précise de p état Avis aux producteurs et aux exportateurs de produits de bois d'oeuvre résineux produits de bois d'oeuvre résineux retransformés Le .’31 octobre 1991, le département du Commerce des États-Unis a pris l’initiative d’engager une enquête pour déterminer si les programmes de coupe de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, du Manitoba, de l’Ontario, du Québec, de la Saskatchewan, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest constituent des subventions pouvant permettre d’imposer un droit compensateur sur certains produits de bois d’oeuvre résineux exportés du Canada aux États-Unis.Certaines sociétés canadiennes qui produisent ou qui exportent des produits de bois d’oeuvre résineux (y compris certaines entreprises de seconde transformation et de vente de gros) sont autorisées à demander d’être exclues de l’enquête si elles ne détiennent aucun droit de coupe sur des terres publiques (par exemple, si elles ont produit du bois d’oeuvre récolté sur des terres privées où à partir de billes importées des États-Unis) ou qu’elles ont reçu des avantages qui seraient jugés de minimis selon les procédures de calcul du département du Commerce.Les produits de bois d’oeuvre résineux fabriqués dans les provinces de l’Atlantique et à Terre-Neuve sont automatiquement exclus de l’enquête.Aucune demande distincte n’est nécessaire.Les échéances sont courtes.Toutes les demandes d’exclusion doivent être certifiées par le gouvernement et soumises au plus tard le 2 décembre 1991.Le département du Commerce des États-Unis a un pouvoir discrétionnaire en matière d’octroi d’exclusions.Le Gouvernement du Canada peut vous fournir des instructions et rie l’aide.Si votre société produit du bois d’oeuvre résineux ou en exporte aux États-Unis et que vous croyez pouvoir l’exclure de l’enquête visant l’imposition d’un droit compensateur, vous pouvez vous adresser à : M.Roger Hack Conseiller adjoint Bureau de l’administration régionale Secteur des États-Unis (L AMA) Affaires extérieures ei Commerce extérieur Canada Edifice Lester B.Pearson, Tour A-3 125, promenade Sussex Ottawa (Ontario) K1A 0G2 Téléphone : (013)993-4847 Télécopieur : (013)944-0058 Au Québec : Mme Bernadette ( b ombé Téléphone : (418)614- 0237 U “3 V~.73 S •c 'U P ~3 -T.ZJ P.•— Z) •
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