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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1988-04-29, Collections de BAnQ.

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ECONOMIQUE HAUTE TECHNOLOGIE SIX ANS APRES FAMEUX «VIRAGE FAUT SE LE RÉSEAU LOCAL DE PC LANSCAPE PC COMPOSANTS SYSTÈME MATÉRIELS D'EXPLOITATION DU RÉSEAU DU RÉSEAU SERVEUR DU RÉSEAU PROGRAMMES D'APPLICATION Ordinateurs individuels Permet l'installation du câblage et de l'Interface au poste de travail Gère l'exécution Permet le partage Progiciels des programmes des ressources de l'utilisateur Le réseau local de PC LANSCAPE"* de Bell Canada tire enfin de leur isolement les différents utilisateurs de PC de votre entreprise, établit entre eux le dialogue et multiplie leurs possibilités d’action.Le réseau local de PC LANSCAPE offre en effet aux utilisateurs de PC de votre entreprise la possibilité d’échanger de l’information, d’utiliser des logiciels et des péri- Lefficacité passe par Bell" phériques communs, de communiquer avec des ordinateurs centraux et d’avoir accès à des services comme ENVOY 100mc et iNetmc.Le réseau local de PC LANSCAPE est composé de produits soigneusement sélectionnés parmi les meilleurs sur le marché.Ils proviennent de trois fournisseurs reconnus: IBM Canada Limitée, Banyan Systems Inc.et Corvus Systems (Canada) Inc.Grâce au réseau local de PC LANSCAPE, les experts de Bell peuvent concevoir des solutions parfaitement adaptées aux besoins particuliers de chaque client.Et parce que ce réseau est installé et entretenu par Bell, vous n’avez besoin que d’un seul numéro de téléphone pour obtenir un service qui a depuis longtemps fait la preuve de son excellence.Alors n’attendez plus: réveillez la force de votre entreprise! Faites appel à Bell.1 800 363-2929 Réveillez la force! BëïT r Membre du réseau national Telecom Canada I-'OI'R l»V l;lVI: SOMMAIRE VOLUME 4, NUMERO 4 MAI 1988 AVANT-PROPOS HAUTE TECHNOLOGIE & y Le nucléaire qui guérit et nourrit bien RONAI D MAISSONNI l VI-:/Pl HI.IPMOTO 6 Au Québec, ce n’est pas encore le paradis 16 Les prouesses de cinq grands labos < BHRTHIAl'Mi: En France, à la québécoise ! ‘•A 39 INNOVATIONS Mire, la mallette anti-cauchemar ACascades l.a Rochette : 'iv> île Apple ( Vmputer.Im Muenilosb est une mirijue de commme de Apple Computer, lue PageMaker est une imiri/ue de commerce de Aldus ikânpaAaitnM' Corporation Scoop est u ne man/ue de commerce de Target Software.Inc Le pouvoir d’aller plus loin.I.e système Itlilioii lilecirtmique Apple a sem a la réalisation tie celte annonce Pnurplus tie tlelnils un sujet îles produits Apple, appelez le 1800387-9683 Malgré des progrès saisissants depuis qu’il a pris le «virage technologique», le Québec reste encore loin derrière- l’Ontario.Un bond gigantesque est prévu pour 1992: atteindre 2 p.cent du PIB en détunyses de R & D.Mais les obstacles à surmonter sont majeurs.m MA RM-ACNES TH ELU l oi K HY UN I l\< ROM RT I.I.I W I I I Y\ AU QUEBEC, CE N'ESf PAS ENCORE LE PARMNS LE DEVOIR ECONOMIQUE 6 Le Québec de 1988 n'est pas encore l’éden de la haute technologie, les graines prennent du temps a lever dans le petit jardin québécois.«le développement technologique et scientifique suit une courbe en S: le départ est toujours très lent et il faut mettre beaucoup d’efforts pendant la période de germination», explique Char les Beaulieu, pdg de l'Institut national d'optique.La germination n’est pas terminée.«Nous venons d'entrer sur le marché de la haute technologie.Nos efforts devront être encore suffisamment prolongés», poursuit M.Beaulieu, engagé depuis vingt ans dans le développement technologique du Québec.Malgré des progrès saisissants, le Québec ne représentait encore que II p.cent des dépenses canadiennes en recherche-développement (R N I)) en I98S, contre si p.cent pour l'Ontario, les dépenses en R (N I) servent de toise puisque toute technologie «de pointe» suppose un substantiel effort dans ce domaine.Pas n'importe quelle recherche: la recherche scientifique.Ht pas n'importe quel développement: le déve- loppement expérimental, en vue d'une production industrielle.Dans la course à la haute technologie, le Québec reste donc encore loin derrière l'Ontario.L'Ontario aurait même accru son avance en 1986 et en I98"7, selon une estimation récente d'un observateur privilégié, le Conseil de la science et de la technologie du Québec.En effet, contrairement au gouvernement du Québec, le gouvernement de l'Ontario a investi massivement en R & D au cours des deux dernières années et il injectera au moins 100 millions S par an pendant dix ans.Par exemple, son «Technology mtâm 3 Notre classe Affaires.Première pour son raffinement.Première de sa classe.L’excellence de notre classe Affaires commence par le raffinement de son service qui sait à la fois nous entourer et se faire oublier.C’est que tout, dans notre classe Affaires, a été conçu pour votre contort et pour votre détente.Le calme et l'espace de sa cabine privée.La qualité de la cuisine, servie sur porcelaine.Plein de petites attentions.Avec 200 vols quotidiens vers 27 destinations d'affaires en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.On s’affaire de tout coeur.AIR CANADA Mt MUNI lit LAUlANt F.I>FS ASSOCIATIONS MM HM IQI >s > ANAlHtNNtS________________________________ 1 L’énergie humaine au service de l’atome Le Docteur John Runnalls détient des diplômes de l'Université de Toronto en génie céramique (1948), en génie métallurgique (1949) et en métallurgie extractive (1951).Le professeur Runnalls enseigne au département des études énergétiques de l'Université de Toronto et, depuis 1983, siège à la présidence du conseil du centre de génie nucléaire de cette université.Il occupe également le poste de président du comité consultatif technique pour le conseil d'administration de l'Ontario Hydro.Sur la photo, le professeur Runnalls tient une pastille d'oxyde d'uranium.Au premier plan, on aperçoit les grappes de combustible contenant les pastilles utilisées pour activer les réacteurs CANDU. LE NUCLEAIRE.IL FAUT L’APPRIVOISER MAINTENANT.Le Canada est un pays particulièrement riche en énergie.On y retrouve du charbon, du pétrole, du gaz naturel, d’impressionnantes ressources hydrauliques et des gisements d’uranium parmi les plus riches du monde! De toutes ces sources d’énergie, l’uranium est sans doute la moins bien connue.Luranium, c’est naturel Luranium est un élément naturel qui contient un potentiel énergétique remarquable.Par exemple, un gramme d’uranium possède 20.000 fois plus d’énergie qu’un gramme de charbon.Une seule pastille d’uranium d'à peine deux centimètres de long permet d'alimenter en électricité un foyer de quatre personnes pendant deux mois.Depuis près de cinquante ans, nous savons que la fission contrôlée du noyau d’un atome d’uranium dégage de grandes quantités d'énergie.Dans une centrale nucléaire, cette énergie chauffe de l’eau ordinaire et la transforme en vapeur qui alimente un turboalternateur et produit de l'électricité.Contrairement au charbon et au pétrole, le nucléaire fournit de l’énergie sans combustion et sans la pollution atmosphérique qui en résulte.Luranium fait partie de nos ressources Le Canada retire annuellement plus d’un milliard de dollars de ses exportations d’uranium.Ce secteur minier crée près de 7.000 emplois directs.Il joue un rôle de premier plan dans notre économie.Près du tiers des réserves d’uranium du monde occidental se trouve au Canada.Nos gisements sont surtout concentrés en Ontario et en Saskatchewan bien que d’autres provinces disposent d'un certain potentiel.Les réserves du pays devraient répondre à nos besoins pour de numbreuses décennies encore.Le gouvernement canadien exerce un contrôle rigoureux sur ses exportations d’uranium.Les règlements de la Commission de contrôle de l’énergie atomique du Canada et de l’Agence internationale de l’énergie atomique ainsi que les ententes bilatérales conclues avec d'autres pays assurent que notre uranium ne servira pas à fabriquer des armes nucléaires.Cette pratique permet au Canada d’exploiter le potentiel énergétique et économique de cette importante ressource naturelle.Pour atteindre et maintenir son autosuffisance énergétique, le Canada doit utiliser de façon rationnelle son énergie et conserver une gamme variée de sources d'approvisionnement.C’est la meilleure façon de préparer son avenir.«On ne connaît que les choses que l’on apprivoise» disait-on au Petit Prince dans le contre de Saint-Exupéry.Alors, peut-être faudrait-il songer à s’informer sur le nucléaire afin de mieux., l’apprivoiser! Pour vous renseigner, il vous suffit de composer sans frais, le 1-800-387-4477 ou d’écrire à l’adresse suivante: Association nucléaire canadienne, 111, rue Elizabeth, A-3, Toronto (Ontario) M5G 1P7.Il EST TEMPS DE PARLER DE L’AVENIR Canadian Nuclear Association Association Nucléaire Canadienne 3 “ n Fund» peut convaincre les entreprises récalcitrantes de s’associer pour effectuer une recherche industrielle.À la mi-mars, quelques semaines avant le Discours du budget 1988-1989, le Conseil de la science et de la technologie implorait même le gouvernement du Québec non seulement de renforcer les avantages fiscaux à la R & I), mais d'accroître ses investissements directs dans la K Ox D, restreints depuis décembres 1985.Il y a six ans, à la suite du «virage technologique», le gouvernement d’alors adoptait diverses mesures pour que les dépenses québécoises en R & D atteignent 1,5 p.cent du produit intérieur brut (PIB) en 1985.La cible était presque atteinte, avec 1,5.5 p.cent du PIB en 1985, contre 0,9 p.cent en 1980.Mais l’Ontario conservait la même avance puisque, pendant la même période, les dépenses de R & I) y sont passées de 1,4 p.cent à 1.8 p.cent du PIB.Aujourd'hui, pour relever le «défi technologique» cher à Robert Bourassa, le gouvernement veut qu'en 1992 le Québec consacre 2 p.cent de son PIB aux dépenses en R & D.Un bond gigantesque puisque les dépenses en R Ox I) passeraient de 1,1 milliard S en 1985 à 2,6 milliards S en 1992.Mais un bond faisable puisqu'il aurait suffi de conserver le fort rythme de croissance enregistré entre 198.5 et 1985.Sans même vouloir rattraper l'Ontario — qui, parions-le, conservera son avance et consacrera 2.5 p.cent de son PIB à la R N I) en 1992.— le Québec devra surmonter quelques difficultés pour atteindre cet objectif de 2 p.cent.Car le développement de la haute technologie rencontre encore certains obstacles, qu’évoquent ici quelques-uns des coureurs engagés dans ce marathon.PAS I>F.GRANDS COMMANDITAIRES Moins disposé aux dépenses militaires que certains autres pays occidentaux — et plusieurs s'en réjouissent le Canada ne stimule donc pas autant sa R & I).De plus, le Québec ne reçoit toujours pas sa juste part des contrats fédéraux les plus féconds en retombées technologiques.et devra se payer un lobbyistc professionnel à Ottawa.«Depuis trois ans, la situation s’est considérablement dégradée, même pour le secteur aéronautique où le Québec était leader», déplore Maurice L’Abbé, président du Conseil de la science et de la technologie.«Nous, on se bat pour la té>le des fré gates, pas pour le contrat d’équipement électronique», lance M Beaulieu, pdgde l'Institut national d'optique à Québec.¦Ce qui nous manque, ce st >nt ces grands organismes qui orientent la recherche, qui mobilisent les chercheurs, comme le font a Ottawa et en Ontario Maurice L'Abbé.Le Québec ne reçoit />as toujours sa juste part.' s- '* l V?- Énergie atomique du Canada (F.AC), le Conseil national de la recherche du Canada (CNRC) ou Recherches Bell-Northern», ajoute-t-il.Ilydro-Québee est le plus gros commanditaire de R N D au Québec.Maintenant consciente de sa responsabilité, la société d'Etat s'est dotée d’un «Bureau d’innovation» qui commercialise les technologies nées dans son giron.Sa filiale Nouwlcr a investi dans deux entreprises-partenaires, Cymc Intcrmtio-n:ü en micro-informatique et Vihromc-ter dans les instruments de mesure.De plus, Hydro cherche un partenaire industriel pour la construction d'une usine pilote produisant des piles destinées au marché de la micro-électronique.Quant aux universitaires, ils ne sortent pas assez de l’université et ne prennent pas beaucoup de risques, Cependant, certaines institutions jouent maintenant un rôle essentiel pour le développement technologique, notamment l’Ecole polytechnique à Montréal et certains départements île l’Université Laval, associés au monde des affaires dans le Groupe d’action pour l'avancement technologique et industriel de la région de Québec (GATIQ).Conscients de ces progrès, peu d'observateurs sont aussi sévères envers l’université que Marcel Côté, président de la firme Sécor, un proche de M Bon tassa.Il est catégorique: «Nous ne sommes pas encore dans la course techno- Dépenses de R & D en % du PIB (en % du PIB) Ontario Québec prov.Atlantique prov.de l'Ouest 1978 1980 1982 1984 1986 Tableau extrait de létude -Les avantages fiscaux associés aux activités de R & D» Conseil de la science et de la technologie 17 mars 1988 Une façon d’évaluer l'effort relatif d'investissement en RMI) est de comparer le niveau il investissement à la capacité de dépenser.Constatons en premier lieu que I Ontario dépense en R M I) une somme 2.5 fois supérieure à celle du Québec en 1985 pour une économie dont la dimension, révélée par le niveau île la production intérieure brute (PIB) n’est que 1,7 fois supérieure: ce ratio ne s'est pas sensiblement modifié depuis le début îles années 80.Mesurées dil'fé remment, les dépenses de R M D au Québec en 1985 représentent 1,5.5 p.cent du PIB contre 1,8.5 p.cent en Ontario.Ce dernier indicateur illustre l’effort rela tif d’investissement en R M D des régions.Bien que le Québec ait sensiblement accru son effort d’investissement en R M I) depuis 1979 et, dans les dernières années (entre 198.5 et 1985), plus rapidement que l’Ontario, l'écart demeure encore fort sensible.LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 10 Bulletin sur les pâtes et papiers Les arbres de demain récolte de demain sc prépare aujourd'hui.Cette année au Canada, plus de 800 millions d’arbres seront plantés.Et dans quelques années, le Canada plantera probablement plus d’un milliard de semis chaque année.Ces arbres, et les peuplements forestiers naturellement régénérés, fourniront la matière ligneuse récoltable au XXI*-’ siècle.La restauration de la forêt a lieu sur plusieurs fronts.Par la sylviculture, l’art et la science de faire croître les arbres, la forêt devient plus vigoureuse et plus productive.De nouvelles pousses surgissent dans des secteurs qui autrement se régénéreraient mal; des arbres génétiquement supérieurs, plus résistants à la maladie et aux insectes, sont en cours de développement et seront bientôt plantés; les peuplements sont éclaircis et espacés et, tandis que les arbres croissent, on les protège du feu, des insectes et de la maladie.Les dépenses en sylviculture dépassent annuellement 400 millions de dollars, et certaines estimations suggèrent qu’il faudra dépenser jusqu’à 700 millions de dollars dans les années qui viennent.L’aménagement forestier améliore la ressource, accélère le cycle de croissance, et augmente la possibilité réalisable de fibre qui servira de base aux nouveaux investissements et à la croissance économique partout au Canada.Ce sont les signes les plus visibles du soin et de l’engagement que l’industrie et les gouvernements mettent à la réalisation du potentiel des récoltes de demain et de la rencontre des divers besoins qui en découleront.Une sage gestion de la forêt aujourd’hui assurera aux générations futures de Canadiens tous les avantages auxquels ils pourront participer.Ce message est présenté par les producteurs canadiens dopâtes et papiers dans le but de sensibiliser les Canadiens a leur plus importante industrie manufacturière.Pour renseignements: Louis Fortier Bureau de l’information publique l’Association canadienne des producteurs de pâtes et papiers 1155, rue Metcalfe Montréal (Québec) H3B 4T6 L’industrie des pâtes et papiers du Canada H 1 ,1 1 1 1 1 1 11 It etc» t etc ia9iai9]^?& Hrtwws (Novuaip.depuis peu Tremplin 2000.) Cependant les banques, et même les sociétés de capital de risque, ont la réputation d'être très conservatrices, de refuser les risques.Pour sa part, le président de I A(v>\ IK, Gilles Bergeron, estime qu'il demeure encore une faille dans le système: le capital de démarrage.«Tant qu'une entreprise n’a pas franchi le chiffre magique d'un million de dollars de ventes, elle trouvera difficilement du capital.Comme les produits de haute technologie demandent une mise en marché coûteuse, à l’échelle mondiale, l'entreprise risque l'échec par manque de capitalisation», constate M.Bergeron.Avec 10 million S par an.IAQYIK four nit aux entreprises îles subventions pour développer des produits rie haute technologie.Pariant sur des idées, elle estime que, sur dix projets, un seul sera un véritable succès, mais elle pourra retrouver sa mise dans quatre autres cas.DES IMPRUDENCES MORTELLES Tout d’abord, une entreprise doit choisir un créneau très spécialisé, peu rentable pour les multinationales, lin technologie de pointe, c'est la seule chance de survie d'une PME «Travailler avec les grands et non contre eux»: telle est la devise de plusieurs PME hautement performantes.C'est le cas, par exemple, d'Og/v./r dans le secteur informatique.Ensuite, l'entreprise doit miser sur un marché et non sur un produit.«Nous voyons encore trop de PME dont les promoteurs sont orientés vers le produit et non vers le marché.Ils «nippent» sur leur invention, persuadés que leur produit va se vendre tout seul! Aucun logi ciel ne se vend tout seul», signale Pierre Li flam me, du Ponds de solidarité de la ETQ.Une analyse de marché est indispensable-.Comme la durée de vie des produits «high tcch» est de plus en plus courte, l'entreprise doit investir dans le marketing parallèlement a ses investissements en K & I) Or, la mise en marché est le maillon faible de la haute technologie québécoise.Plusieurs PME ne cherchent même pas a < >btcnir des et mimandes des gouvernements, ne s’inscrivent même pas dans les fichiers de fournisseurs.la collaboration entre entreprises doit s'étendre à la recherche dite «pré-compétitive».Mis a part le vénérable Ins titlit canadien de recherches sur les pâtes et papiers, le seul exemple québécois est le Centre de recherche informatique rie Montréal (CKIM), créé en lô.Ss et opérationnel depuis seulement IS mois Une quinzaine d'entreprises dont les multinationales HIM.Digitul cl l'ne sis - et cinq universités québécoises y sont associées.Québec versera 19 mil lions S en cinq ans, car les divers grands projets rie recherche aboutiront au développement de biens et services «high logique.Nos universités n'ont pas de rayonnement international.Il faudrait que les universitaires acceptent des changements profonds: la discrimination entre les champs de recherche, la priorité aux véritables centres d’excellence.Et il faudrait sonner la fin du supoudrage îles ressources, de la médiocrité institutionnalisée», lance-t-il.UN IMBROGLIO FISCAL NUIT AUX PME les entreprises québécoises ne font pas suffisamment de R N I).Elles y investissent seulement b,S p.cent de leur revenu net avant impôt, comparative ment a H,S p.cent en Ontario.Cette fai blesse est d'abord due a la structure-économique du Québec: peu de grandes entreprises dirigées au Québec, beaucoup de secteurs «mous».Aussi le gouvernement du Québec cherche-! il a ce que les PME s'impliquent davantage dans la R N I) Mais ces PME québécoises viennent d'être victimes du manque de concertation entre Québec et Ottawa dans le domaine fiscal.Comble de malchance, cela est arriv é au moment même ou le krach boursier tarissait le financement public, via les K fi A Quelques mois après que Québec ait substantiellement accru les avantages lis eaux accordés aux sociétés en commandite, Ottawa supprimait les siens.Un particulier qui investit lot) S en UN I) par l'intermédiaire d'une société en coin maudite supporte un coût réel de ô(> S.au lieu de 20 $ avant le Budget fédéral du l(> décembre dernier.En I98K.les PME en haute technologie comme ïccrail n'auront que deux possibilités soit diluer la part des propriétaires car les sociétés du capital de risque sont très gourmandes: soit res treindre leur critissance et la financer par leur seul fonds de roulement», estime Bertrand Allard, président de lccr.nl.compagnie qui s'est dotée fan dernier d'une société en commandite.frustrés, les membres île l'Association canadienne des entreprises de techno Des produits qui demandent une mise en marché coûteuse.logic de pointe supplient les gouvernements île se brancher: «Eaites-en moins, mais laites le plus longtemps!» De plus, les PME n'arrivent pas a faire reconnaître certaines de leurs dépenses en R (N I): les ministères du Revenu limitent les «dépenses admissibles».«Nous avons décide d'aller en arbitrage car cela peut remettre en question tout un projet», précise Michel Lapointe, président de DA P, une autre PME de haute technologie.Conscient de cet obstacle, le Conseil de la science et de la technologie recommande que les R N I) confiées au Centre de recherche industrielle du Québec (GRIQ) deviennent des dépen ses admissibles.Selon le pdg de la Société de développement industriel (SDI).Gérald Tremblay, le capital île risque ne manque pas au Québec, grâce a l'Agence québécoise de valorisation industrielle de la recherche (AQVIR) et grâce aux sociétés privées Bertrand Allard.Un appareil signé Tecrad utilisé dans les cent raies n ucléa i res canadiennes.V,\NI)III0\ neuriilogie, ces progrès ont eu un impact immense POUR STOPPER I.A FAMINE Déjà chef île file en médecine nucléaire, i'ncrgic utomique ilu Curaikt ne cache pas ses ambitions tout aussi gourmandes en matière d'irradiation des aliments.Dans cet esprit, la société d'Etat créait, il y a un an, en collaboration avec l'Institut Armand-Erappier, le Centre d'irradiation du Canada, l'organisme cherche à remplir une triple vocation de recherche, de formation et de démonstration.I.' irradiation des aliments à des fins de conservation consiste à exposer îles denrées périssables aux rayons émis par le cobalt 6», dans le dessein de tuer les bactéries et autres micro-organismes qui y prolifèrent.En brisant la chaîne d'ADN, on évite le pourrissement et la germination.«Une fraise irradiée se conserve douze jours.Une fraise qui ne l'est pas dure deux jours», aime à répéter le Dr Marcel Gagnon, directeur du nouveau Cii titre Là plus qu ailleurs, le «syndrome Tchernobyl» fait des ravages au sein de la population, les adversaires de l'irradiation des aliments alimentent la controverse.Ils s'appuient sur des études réalisées en Inde pour craindre les effets cancérigènes du procédé.«Pourtant, rétorque le Dr Gagnon, une commission des Nations unies formée, en outre, île représentants île l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a donné son appui au procédé en 198A et statué que l'irradiation ne rendait pas les produits toxiques.» Selon le scientifique, «un ali ment irradié n'est pas plus radio-actif qu’un malade soigné en radiothérapie».EAC mise pour l’instant sur le potentiel d'exportation île ce procédé, en attendant que le gouvernement canadien en permette l’utilisation.«Déjà, nous vendons du cobalt et des irradiateurs nu U‘ Dr Marcel Gagnon et son irradiateur d'aliments.1.'affaire des moules intoxiquées n'aurait peut-être pas eu lieu.14 millions de malades traités au cobalt fi0 de l'ÉAC.Japon, en I lollandc, en Israël et dans plusieurs pays d'Afrique», dit Ronald Veil-leux.La société d'Etat — sur le point d’être privatisée — entend maintenant axer sa stratégie d'exportation vers le Tiers monde.Ainsi, l'an dernier, au grand dam des mouvements écologistes opposés à cette technologie, Energie atomique du Canada s’est associée à l'Agence canadienne de développement international (ACDI) pour implanter un projet d’irradiation des aliments en Thaïlande.«Pour le Tiers monde, cette technologie n’est pas une panacée qui permettra de solutionner le problème de la famine.Nous croyons cependant que les réserves alimentaires îles pays pauvres pourraient doubler s'ils amélioraient leurs techniques de conservation», explique le secrétaire général de la société d'Etat.Au Canada, les experts du ministère de la Santé et de Consommation et Corporations Canada retardent l'approbation du procédé d'irradiation des aliments et continuent de classer cette technique comme un additif.Pour le Dr Marcel Gagnon, Ottawa a tort de céder aux pressions îles «spécialistes de l'alarmisme».«L’affaire des moules intoxiquées nous a pourtant donné une bonne leçon.L irradiation îles mollusques dans le golfe du Mexique permet de détruire les toxines.Qu’esl-cc qui nous dit qu’on ne pourrait pas en faire autant avec nos produits de la mer si la volonté politique y était?», demande-t-il.I N MINI RÉACTEUR QUI PROMET En attendant la propagation sur une plus large échelle de l'irradiation îles ali ments, EAC se tourne une fois de plus vers les pays étrangers, cette fois pour leur offrir son réacteur nucléaire mini CANDI «De plus en plus de pays, comme l'Egypte, la Chine, la I longrie et la Corée, ont recours au charbon pour satisfaire leurs besoins énergétiques.Ce sont des clients parfaitement appropriés pour notre mini réacteur de 3(H) mega- lot K lt\ I l\ I ROM RI I I I w I m \ TéléForum: la téléconférence haute-fidélité.Vous connaissez déjà les avantages de la téléconférence: rencontres plus faciles, échanges d’information plus efficaces, prises de décision plus rapides, économies de frais de 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composez sans frais le 1800 361-1423.Bell L’efficacité passe par Bell Membre du réseau national Telecom Canada L'ÉTS, l'université technologique L'universite où s'apprend et s'exerce la technologie • par une formation universitaire hautement pratique, • par des stages dans des industries de pointe, • par des séminaires de perfectionnement adaptés à vos besoins, • par des recherches appliquées en collaboration avec l'industrie.De nombreux programmes de formation y sont disponibles.Contactez le bureau du registraire.École de technologie supérieure au 4750, avenue Henri-Julien, C.P.1000 suce.E Montreal (Québec) H2T 3B1 Téléphone: (514) 289-8888 Umvorsité du Quebec École de technologie supérieure rni irq DE JOUR ET DE SOIR '\0& DOS base DOS avancé dBase base dBase avancé dBase programmation Lotus base Lotus avancé WordPerfect base WordPerfect avancé Ventura Centre d’informatique appliquée du Montréal métropolitain Édifice du Métro Longueuil (514) 679-0671 CIAMM watts (CANDI /il)()), plus conforme a leurs réseaux électriques et surtout moins dispendieux», explique t on Plus îles pays comme IPgypte souffriront de la pollution par le charbon, plus ils seront tentés par le mini-réacteur nucléaire canadien, espèrent les diri géants d'Knergic atomique du Canada.A l'aube d'une privatisation, la société d laai entrevoit l'avenir avec optimisme «Il y a dix ans.l'énergie nucléaire repté sentait à peine b p.cent de l'énergie pro iluite au Canada: on ne comptait alors qu'une dizaine de centrales nucléaires.Aujourd'hui, l'énergie nucléaire représente l à p.cent île l'énergie produite au pays et on compte IS centrales nucléai res de type CANDI', tandis que quatre autres sont en construction.II y a de quoi espérer», se réjouit M Vèilicux.le «scanner» d'un lheraplan.Mais pour le Dr Marcel (lagon, directeur du Centre d'irradiation du Canada, il n’y aura point de salut sans volonté politique d'autoriser l'irradiatit>n des ali merits.«Il faut qu’on cesse de se tirer dans le pied! Nous sommes les chefs de file et nous exportons une technologie que nous ne pouvons même pas utiliser dans notre propre pays.» Pour l'ensemble des scientifiques qui oeuvrent dans l'industrie nucléaire cana ilicnnc ils sont plus de 5 ()()() a PAC — le plus gros défi à relever consiste a convaincre l’opinion publique île la «sécurité et de la fiabilité» de l'énergie nucléaire, de même que îles économies quelle engendre.«Nous croyons que lorsqu'ils comprendront pleinement la nature de cette technologie qui nous est propre, les Canadiens auront davantage confiance dans leur avenir énergétique», note le pdg d'Knergic atomique du Canada, James Donnelly, inquiet de voir les Canadiens hostiles a I énergie nucléaire, tandis que des pays comme la Corée, la Chine, la Prance, le Japon et la (Iranile liretagne vont de l'avant dans leurs programmes nucléaires.Pn clair, le défi est simple pour cette industrie.Il s'agit de vaincre le "Syndrome Tchernobyl» qui afflige a la fois gouvernants et gouvernés ¦ 1 Kent* !)l ss.ai i t Louis Hohck v r ’¦^T'9' Bien sûr, vous aimez diriger vos affaires par vous-même.Pourtant, quand vient le temps de régler certaines questions comportant un aspect juridique, vous n’avez pas vraiment le choix: vous avez besoin de conseils avisés.Surtout quand vous vous apercevez que des centaines de lois et des milliers de règlements régissent les rapports entre les citoyens, les entreprises et les gouvernements.Afin de pouvoir vous occuper de vos affaires en toute quiétude, faites appel à un avocat.Il possède toutes les compétences pour vous donner des conseils de maître.Barreau du Québec Des conseils de maîtres Pour réussir en affaires, vous n’avez pas le choix ,-=7o r- Assors ( m K l HIM Ml CASCADES EN FRANCE: UN FRANC SUCCÈS Les frères Lemaire viennent d’acheter l’usine française de La Chapelle-Darblay, en mars, une affaire de 23 sociétés et d’un demi-milliard de dollars.Mais c’est à La Rochette que Cascades s’est installée tout d’abord, il y a plus de trois ans.lit des Québécois qui débarquent dans une si petite ville, en France, cela ne passe pas inaperçu.CHRISTIAN!: HlîRTUlAl/MI: e cherchez pas La Rochette dans cette bible du tourisme qu'est le Guide Bleu sur la France.Vous ne trouverez rien sur cette ville.Rien non plus clans le guide Michelin.Pourtant, cette petite ville, perdue entre Grenoble, Chambéry et Albertville — la ville des prochains Jeux olympiques d'hiver de 1992 —, vit à sa manière une petite révolution.Trois étrangers au drôle d'accent, qui appellent tout le monde par son prénom et tutoient même ceux qu'ils ne connaissent pas, sont venus bouleverser les habitants de La Rochette qui, ma foi, ne s'en portent pas plus mal.Au contraire.Ils ont, en effet, toutes les raisons d'être fiers d'avoir accueilli la première entreprise de ce qui est en voie de deve Correspondante à Genève nir le petit empire des frères lemaire en France avec Cascades s.a.(siège social a Bagnolet, près de Paris), les usines du Pas-de-Calais: Cascadcs-Blcndccqucs ( s2(> employés) et Cascades-Avot vallée (2()(i employés), et maintenant La Chapcllc-Darblay (I ioo employes) à Rouen.Jean Troillard, le maire de La Rochette, a son petit drapeau québécois bien en vue sur son bureau.Il rêve de jumeler sa v ille à Kingscy Falls.Il a même cru bien faire en servant, a l'heure du pot, un petit verre de.sirop d’érable que lui avait offert Bernard Irmaire.On apprécie les habitudes de travail nord-américaines qui veulent.que le directeur Jean-Guy Pépin fasse le tour de l'usine systématiquement de 9h a lOh.AO tous les matins.que les portes du bureau de la direction soient ouvertes à tous que Bernard lemaire (qui se rendait à La Rochette une fois par mois au moins avant de prendre le dossier de La Chapelle Darblay en novembre FT) prenne place dans le même bus que les ouvriers pour une sortie de ski dans les Alpes.que cet homme, après tout l'un ries dix plus riches du Canada, refuse la table d'honneur, fasse son discours au milieu de tous et danse avec les ouvrières au souper rie fin d’année.Tout ya a peut-être un petit arrière-goût de paternalisme mais, quand cela se traduit par une participation aux actifs comme cela ne s'était jamais fait en France et commence à peine à se faire avec les privatisations, pourquoi pas?La LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 30 ^TECHNOLOGIE DE L'ERE SPATIALE, UN OUTIL QUOTIDIEN POUR NOS SPECIAUSTES EN GESTION DE TRESORERIE SERVICES DE GESTION DE TRÉSORERIE A la BNE.la technologie de l'ére spatiale fait déjà partie du quotidien.Mais notre personnel demeure notre atout le plus précieux Nos spécialistes se rendent dans votre entreprise et travaillent en étroite collaboration avec vos employés et, de ce fait, deviennent aussi votre meilleur atout.Car sur place, ils sont dans des conditions idéales pour effectuer une analyse détaillée de vos mouvements de trésorerie, à la lumière des renseignements que vous leur fournissez.Ils peuvent également mieux déterminer les services dont vous aurez besoin pour maintenir un fonds de roulement optimum, réduire vos coûts d’emprunt et augmenter le rendement de vos placements.La BNE vous propose les meilleurs services de gestion de trésorerie par le biais de produits et d’une technologie avant-gardistes.Mais ce sont les talents, les connaissances et le savoir-faire de nos spécialistes qui nous permettront de bâtira votre intention un programme efficace de gestion de " trésorerie.C’est ainsi que nous avons permis à de nombreuses entreprises de s'engager dans le chemin de la réussuite Et c’est précisément ce que nous envisageons pour vous.Pour obtenir des renseignements supplémentaires, adressez-vous au directeur d'une succursale de la BNE ou communiquez avec les Services commerciaux.Direction du Québec à Montréal, en téléphonant au (514) 499-5568 ‘La UNE a été la premiere banque canadienne a compter parmi les membres de son personnel des détenteurs d'un certificat professionnel en gestion de trésorerie dans le cadre du programme "Certified Cash Managers (CCMC de l'association américaine "National Corporate Cash Management" l.e CCM est le seul programme de certificat professionnel en gestion de trésorerie dans toute l'Amérique du Nord 1/ BNE moitié des employés de Cascades-La Rochette ont acheté 10 p.cent des 50 millions de francs en actions (plus de 12 millions S) émises en 1986 à des conditions avantageuses: 20 p.cent du salaire brut prêté par la compagnie sans intérêt et remboursable sur deux ans.Et que dire — sinon du bien — de ce paternalisme qui a eu au moins le mérite de mettre au rancart la sacro-sainte habitude des groupes français de tout garder secret?Un employé de l’usine, Gilbert Mestrallet, se souvient: «Sous l'ancienne administration française, le comité d’établissement (qui représente le personnel auprès de la direction) devait désigner des experts-comptables (l'équivalent de-nos vérificateurs comptables) pour avoir des broutilles d’informations sur les projets d’investissement, sur les plans de-redressement ou d'hygiène, etc.» «Aujourd’hui, les comptes de la compagnie sont mis à la disposition du comité d’établissement tous les mois.Nous pouvons ainsi contrôler que la direction dit la vérité lorsqu’elle affirme ré-investir tous les profits dans l’usine, à l'exception de 10 p.cent qui va à la rémunération des services communs des entreprises des frères Lemaire, et d'un autre K) p.cent qui va au partage des profits avec les ouvriers.Rien à voir avec les anciens propriétaires, le groupe Ccn-p:t qui, en 1978, prenaient les profits de leur usine à Nancy pour financer celle de Tarascon!» I.F.SECRET DU SUCCÈS Des méthodes appréciables puisqu'elles font leurs preuves.Dès l’acquisition de l’usine par les frères lemaire, le 1er mai 1985, Cascades-La Rochette reprenait très vite la vitesse rie croisière de production des belles années de la carton-nerie sous l'ancien régime pour la dépasser, en 198-7, avec 96 000 tonnes de-carton et une prévision de plus de 100 000 tonnes pour cette année.Les frères lemaire ont respecté leur engagement de garder au moins 390 personnes, les 60 licenciements ont touché essentiellement des ouvriers qui sont partis en préretraite.A peine trois ans après l’acquisition, l’effectif est revenu à ce qu'il était, -t26 employés A l’origine du succès, une meilleure gestion, de meilleures relations de ira vail, de meilleurs achats (on ne passe-plus par des filiales comme le faisait l'ancienne direction), des délais respectés, une melioration de l’outillage technique avec, entre autres, l'installation d’une chaudière aux résidus de bois.«Et tout ça, précise Gilbert Mestrallet, avec une meilleure répartition dans l’usine.Il n’y a pas d’amis des amis qui se retrouvent à des postes clés.» Enfin, au grand plaisir tics clients, 70 p.cent de la production est vendue en France, le reste en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Italie, un peu au Portugal, rarement en Algérie, en Grèce et en Belgique, jamais Jean Troillard.Jumeler la Rochette à Kingsley Falls.au Canada.Mais depuis Cascades, La Rochette s’approvisionne davantage en pâte cellulose au Canada.L'équipe commerciale a été conservée telle quelle.Seulement trois Québécois ont pris place à Cascades-La Rochette, le directeur, Jean-Guy Pépin, le directeur financier, Gilbert Pelletier et le directeur des achats, Jules Bédard.U- principe Cascades du respect de l’autonomie des entreprises au sein d’une fédération qui assure des services communs et représente une force collective brise le moule suranné de la centralisation européenne.C’est quand même ça, l’avenir de l'Europe! «Les industriels européens, raconte Gilbert Pelletier, sont persuadés que l’avenir, après l’intégration de l'Europe en 1992, est à une économie de grands groupes intégrés, solides, avec une politique d’autonomie pour les filiales, le- climat Iki, toi et moi., Une seule ombre au tableau idyllique des rapports patrons-employés à l’usine Cascades-La Rochette: le tutoiement.Il va trop à l’encontre de la culture et de la tradition de ce pays.Là, les barrières sont difficiles à abattre.«J’ai mis des mois à convaicre ma secrétaire de m’appeler Jean-Guy au lieu de monsieur Pépin.Les trois quarts des jeunes ont fini par l’accepter, mais c’est plus difficile avec les plus âgés», reconnaît le directeur québécois de l’usine.C’est presque une question de respect, même si Gilbert Mestrallet, un ouvrier, tient à préciser qu’il n’a rien contre le tutoiement: «Je ne le conteste pas en soi, mais je réalise que-certains en profitent.Il s’agit d’une minorité mais cela crée un mauvais climat dans l’usine.Cela tient à une-mentalité bien française de «combinards» — le Français cherche toujours une façon détournée d’arriver à ses en Europe est en ce moment particulièrement propice au regroupement des sociétés.» DES MÉTHODES QUI DÉROUTENT «Mais, on réalise très vite que ce n’est pas parce qu’on se tutoie, ou qu’on s’appelle par son prénom qu’on est prêt à faire des cadeaux à Cascades», raconte François Foucher, dont l’usine de 30 personnes à Aix-en-Provence — qui se spécialise dans la fabrication de boites pour produits pharmaceutiques et cosmétiques — s’approvisionne comme client presque exclusivement ( à 90 p.cent) chez Cascades-La Rochette.le sens des affaires québécois déroute.«Lemaire est un homme de contact, chaleureux.Cela étonne dans l’industrie française.On n’est pas habitué à cette simplicité», note Jean Troillard.Mais, il y a davantage: «le style pragmatique américain, poursuit François Foucher, heurte celui, plus cartésien, de mes confrères.Il n’v a pas de sentiments en affaires avec eux, pas de traitements de faveur, leur leitmotiv, c’est: il ne faut pas perdre de l'argent! Ils ne prennent que les bonnes affaires.Alors que nous, avec-nôtre caractère davantage latin, nous sommes plus «cool».Nous acceptons des affaires délicates, même s'il y a un risque; parce que nous misons sur l’avenir, nous croyons qu’elles nous rapporteront un jour.» Quoiqu'il en soit, les plus surpris ne sont pas toujours ceux qu’on pense.Jean-Guy Pépin, le directeur de Cascades-La Rochette n’était jamais sorti, ou presque, d'East Angus (où il dirigeait une autre usine des frères lemaire) avant fins — à laquelle les Québécois semblent étrangers et qu’on n’arrive pas à leur faire comprendre.Pour ces esprits négatifs, le tutoiement, cela veut dire qu’ils «sont bien avec le patron» et qu’ils vont réussir à lui «soutirer des faveurs».Ils tournent donc autour de lui.» Le tutoiement québécois, dont la familiarité heurte des sensibilités traditionalistes, nuirait-il aux hommes d’affaires qui veulent percer le marché européen ?C’est presque devenu la «marque de commerce» de nos hommes d’affaires.Certains, parmi eux, s’en offusquent en disant que «les Français n’ont qu’à se mettre à l'heure du XXe siècle.D’autres réalisent qu'ils devront s’adapter: «Après tout, ce n’est pas en se rebiffant que les Japonais ont conquis la part qu’on leur connaît du commerce international.» ¦ LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 32 pfZK PROGRAMME D'AIDE À LA RECHERCHE-DÉVELOPPEMENT EN TRANSPORT A FORME D'AIDE OBJECTIF Favoriser la recherche-développement dans les domaines de la gestion et de l'exploitation des transports, de la socio-économie des transports et de la technologie.ADMISSIBILITÉ Le ministère des Transports verse une subvention équivalente à 50% des coûts admissibles, déduction faite de toute autre aide gouvernementale, soit provinciale ou fédérala A INSCRIPTION Ce programme s'adresse aux clientèles suivantes: - les industries manufacturières d'équipements de transport et leurs composantes possédant une usine au Québec; - les commissions, corporations et conseils intermunicipaux de transport en commun ainsi que les entreprises privées effectuant le transport des personnes; - les municipalités; - les transporteurs de marchandises à compte propre et à compte d'autrui, les centres de recherche autres qu'universitaires et collégiaux, les laboratoires privés, les entreprises-conseil, les associations et les chercheurs(ses) individuels(les) domici-liés(es) au Québec.Les propositions doivent avoir été complétées sur le formulaire approprié et retournées au cours de la période s'échelonnant du 1er juin au 1er octobre 1988.Pour obtenir les documents pertinents et pour plus d'informations, communiquez avec la Direction de la recherche du ministère des Transports: 1410, rue Stanley 11e étage Montréal (Québec) H3A 1P9 Tél.: (514) 873-4266 700, boul.Saint-Cyrille est 23' étage Québec (Québec) G1R 5H1 Tél.: (418) 643-6355 En région: Bureaux de Communication-Québec Transports Québec Québec ss de débarquer avec femme et enfants au coeur de la Savoie.«Sans ma femme, raconte-t-il, je ne serais peut-être pas ici aujourd'hui.Quand il a fallu trouver des gens pour accompagner Bernard la première fois à La Rochette fin janvier 198s, j étais le seul à avoir mon passeport parce que ma femme me poussait à faire un petit voyage.Il fallait faire vite: c’est moi qui suis venu! le hasard.» Il a dû changer avec regret certaines habitudes: «Je travaillais en jeans à East Angus.Ici, je mets une cravate.» Il a dû s’adapter à d’autres: «Il n’y a pas de formule Rand, ici, et je ne sais si la multitude des syndicats est une bonne chose.Certes, on peut dire que des filiales syndicales qui s’entre-déchirent pour avoir des adhérents ne font pas un syndicalisme fort.Mais, par contre, occupés à s’entre-déchirer, les employés ne travaillent pas dans un même but.1rs heures supplémentaires sont limitées, ici.Pas plus de 140 par année.1rs ouvriers de jour travaillent 39 heures par semaine et, de nuit, .37 heures.Les paiements ne se font pas rubis sur l’ongle.Un client a 90 jours à compter de la fin du mois, plus 10 autres jours de sursis, pour régler sa facture.» Il souhaiterait bien, par contre, en rap- porter certaines au Québec: «Tout le monde se serre la main, ici, à l’arrivée le matin, le soir en partant, dès qu’on se croise dans les corridors.C’est un contact physique important.On devrait faire la même chose chez nous.On devrait aussi adopter leur sobriété dans nos «parties de bureau».Un de nos repas a duré de midi à minuit, et on y a très bien mangé et bu de bons vins.Mais, le croiriez-vous?personne n’était ivre en sortant.» TOUT LE CANTON EN JEU «Vous en connaissez beaucoup, vous, des usines au Québec situées au coeur de montagnes comme celle-ci?Vous en connaissez beaucoup des ouvriers qui ont la chance de travailler dans un tel paysage alpin?» Jean-Guy Pépin est fier de son usine.11 a raison.Elle est belle, bien propre et d’une tenue fort respectable pour son grand âge.Elle est aussi immense (48 .3.32 m2) et les ouvriers y tiennent.La preuve?Sans eux, Cascades ne serait pas à La Rochette aujourd'hui.C’est leur détermination qui a permis à l’usine de survivre à un dépôt de bilan et qui a joué un rôle déterminant dans la décision de Bernard Lemaire d’acquérir cette usine.Qui peut relever une usine en faillite mieux que des travailleurs hautement motivés?Ils se sont battus, et fort.L'enjeu était de taille.Toute l’économie du canton en dépendait.L’usine fut fondée en 187.3 par les Franck, une famille d’Alsace.Elle connut ses heures de gloire.Elle fut pendant dix ans, au début de son histoire, la plus importante d’Europe.Elle employa jusqu’à 1 200 travailleurs dans les années 60.Mais de sérieux problèmes apparurent en 1979, un an après la formation du groupe Cenpa.Ironie du sort, c’est grâce à La Rochette-L’ Ermitage que ce holding pu être créé.C’est alors que l'usine connut ce que Gilbert Mestrallet appelle: «Les tourments inhérents à un grand groupe qui éclate en plusieurs filiales.» Gilbert Pelletier enchaîne: «L’usine était gérée par un groupe centralisé (à Paris) et par des gens qui étaient, en con-séq uence, démohi 1 ises.» Bref, l’usine était saine mais mal gérée.«La sous-utilisation de sa capacité et l’endettement considérable étaient à l'origine des problèmes», explique Gilbert Pelletier.L usine perdait 4() millions de francs (10 millions S) en 198.3 et 1984.Sa production descendait dramatiquement de 9 000 tonnes par mois à 6 000 tonnes; FINIES LES RECHERCHES! 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les autres travaillaient.l'ne lutte soutenue par la population, le département et même le ministère de l'Industrie, la cartonnerie étant le principal employeur du canton (l'usine agroalimentaire (Cheville-Dauphinois emploie HO personnes; la fabrique de chalet An cl Unis, HO autres; ’G Electronique, qui fabrique des composants pour avions, en emploie tt); IJ Ingénierie."0.An.il.tin atelier de transformation d’alliage léger pour automobile, 25.C'est tout.) «C’est l'usine qui a fait basculer l'économie de la région, explique le maire Jean Troillard.le marché local était agricole au début du siècle.Avec une économie industrielle, la population est descendue dans la vallée pour venir travailler à l’usine.On a vu des communes maigrir et La Rochette grossir.La ville compte aujourd'hui .5 202 habitants sur un total de b 500 dans tout le canton.La commune tie La Table, qui comptait autrefois 1 H00 habitants, n’en a plus que 186.LEMAIRE = SYMPA ET SÉRIEUX «Si je n'avais pas eu la ferme conviction qu'il y avait des accords secrets sur le plan européen pour qu'on arrête le marché du carton a La Rochette, je ne serais peut-être jamais allé chercher un repreneur a l'étranger», explique Me Roger Rebut.Cet avocat île Chambéry qui agissait comme administrateur judiciaire après le dépôt de bilan, fin juillet I9H-I, est aujourd'hui le conseiller juri La Chapelle Darblay, le dernier fleuron Dernier fleuron, et pas des moindres, au blason ties frètes lemaire: l’acquisition de La Chapclle-Darblay.le 11 mars dernier.La plus grosse affaire des frères lemaire en France.La plus sophistiquée de toutes leurs usines au Canada, en France et aux Flats-Unis.Une entreprise a la fine pointe de la technologie moderne.Fn pratique, la famille triple son chiffre d'affaires en France, en acquérant du coup 2.5 sociétés.Cascades-I.a Rochette.Cascades-BIcndec-ques et Cascades-Avot vallée représentent 9.5(1 millions tie francs (près de 200 millions S) et La Chapclle-Darblay.2 milliards de francs (plus de 500 millions S).L’objectif?Satisfaire 60 p.cent de la consommation française en papier journal (seulement to p.cent en ce moment).Fidèle a une politique d'innovation.l'acquisition de l'usine de Rouen, fief de Lex premier ministre socialiste Laurent Fabius, diffère des trois autres.les frères lemaire n'y si mt pas seuls mais a 50/50 avec le groupe français l’inault.sous le chapeau de la Société Iranco-canadienne des papiers.«Mais c'était la première fois, explique Gilbert Pelletier, qui s'est occupé du dos sicr, qu’on faisait un dépôt de bilan technique le 2” novembre dernier et que les créanciers antérieurs au dépôt de bilan étaient payés avant l'homologation du plan cie redressement.» L'affaire était en principe acquise depuis cette date car, en plus, l'administrateur judiciaire gérait l'usine en collaboration avec Cascades et Rinault.le plan de redressement prévoit une injection de 900 millions tie francs (plus de 200 millions S) et Rapport de .500 millions tie francs (75 millions S) par la Franco-canadienne des papiers, auxquels doivent s'ajouter 250 millions tie francs (plus tic 60 millions S) en prêts bancaires a long terme et .550 millions de francs (plus de Ht) millions S) à court terme, ainsi que* la suppression de .500 emplois, surtout des retraites anticipées, et l'élimination ties contrats a durée déterminée.Ft l’avenir maintenant?les frères lemaire continueront-ils sur une si belle lancée?Ils sont ouverts a d’autres acquisitions en Europe, mais, «pour le moment, explique Me Roger Rebut, conseiller juridique français des frères lemaire en France, nous avons reçu l'ordre de «souiller» un peu, de «digérer» La Chapclle-Darblay».¦ 1 I I I dique pour toutes les allaites îles frères lemaire en France.«les producteurs etrangers se sont entendus entre eux pour maintenir les prix, raconte Gilbert Relic t ic i les Allemands, les Autrichiens, les Scandinaves, les Italiens sont arrivés sur le marché avec des prix bas, et la production Iran çaise n'a pas pu baisser ses prix les étrangers viennent donc vendre leur excédent en France.La solution est que les entreprises françaises puissent faire la même chose a l'étranger.La blancheur des cartons Scandinaves et allemands de même que ceux pro duits par les Italiens et les Espagnols fait La survie économique de la ville et du canton étaient en jeu.LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 36 r.In ni.' concurrence ;iu canon français.Mais des gens comme François Foucher achètent à l a Rochette «parce qu'il faut maintenir ce type rie carton concurrentiel en France.Non seulement parce que la qualité vaut celle des autres, mais pour braver la concurrence.Autrement, les prix Scandinaves vont monter.» Les frères lemaire se sont présentés comme les repreneurs les plus sérieux aux yeux de Me Rebut: «Leur approche socio-économique était attrayante avec leurs rapports particuliers patrons-employés et le partage du profit.» Mais aussi aux yeux des ouv riers.«Ils nous sont apparus comme les plus sympathiques et les plus sérieux, le groupe Bcg-hin (spécialise dans le sucre) par exemple, qui s'est intéressé à l’affaire, voulait nous imposer un directeur qui avait la réputation vie fermer les usines.D'autres, comme la société léopold, étaient trop légers face à la concurrence.Quand les frères lemaire sont arrivés, nous n'avions pas vraiment le choix.» Que Bernard Lemaire ait demandé à voir non seulement les comptes de la compagnie mais a examiner également de près les machines a joué en sa faveur.< .tr il y a là deux machines phénoménales comme il n'y en a pas plus d une centaine dans le monde, qui roulent 2 t heures sur 2 t, qui ne s'arrêtent jamais, sauf pendant les vacances d'août pour être bien nettoyées, et qui valent une fortune (plus de 2n millions S chacune).«( )n a vu tout vie suite, explique Gilbert Mesirallct, que celait un gars de terrain, pas un technocrate.On ne le connaissait pas Mais il avait l'air sérieux.» Ge fut aussi un beau cadeau pour les frères lemaire.Four vieux francs symboliques (à peine So cents), un franc pour l'équipement et un franc pour le fonds vie commerce, ils ont pris possession d’une usine valant 2 milliards vie francs (Sot) millions S) Ft.surtout, sans dettes, «les Itères lemaire, raconte Me Rebut, étaient d’accord pour reprendre les vlet les vie l’usine qui s'élevaient à ,S0 millions vie francs (plus île ~ millions S) — ce qui aurait bien fait mon affaire — mais le gouvernement en a décidé autrement.Car, lot) millions de francs (2S millions S) devaient être injectés comme fonds île roulement pour remettre l’usine en marche les créanciers ont perdu, mais sont restes les fournisseurs île Cascades-La Rochette.» I n peu triste île ne plus être une société française?«Vous savez, explique Gilbert Mcstrallcl, avec la société américaine St-Regis qui était I actionnaire pri eipal île La Rochelle I.' Frmitage (Paribas et St Gobain comptaient aussi parmi les plus importants), nous faisions déjà partie d’une multinationale et, de toute façon, les frères lemaire sont probablement plus nationalistes que bien des Français: ils ont déclaré qu’il fallait reconquérir le marché, et il travaillent dans ce sens.» ¦ Les personnes qui ont conçu le GERMAIN DES PRÉS, un hôtel de nouvelle tradition, sont des gens d'affaires qui connaissent les irritants des chambres mal organisées.Au GERMAIN DES PRÉS, les tables de travail son tfo action-nelles et ont toutes u ne vue sur l’extérieur.Les services depho-éroportuaire, < FAX facturé à votre cli a mbre et les deux sa Iles de réunion, sont facilement disponibles et fort efficaces.GERMAIN DES PRÉS à Sainte-Foy, c’est l’hôtel de l’essentiel.Oubliez les fins de soirées solitaires dans les salles à dîner d’hôtels traditionnels et goûtez la sa- (i veur locale des MiMlJ restaurants LE FIACRE et LE BISTANGO, intégrés à ?notre complexe hôtelier.Les bonnes affaires sont souvent QUESTION d’organisation.Notre personnel a RÉPONSE à tout.Germain •de 1200, avenue Germain-des-Prés Sainte-Foy, Québec (J1V3M7 RESERVATIONS: (-118)658-1224 De Montréal : 1-800-463-6903 FAX: (418) 658-8846 Demandez la carte ESSENTIELLE à la réception de l’hôtel.L’hôtel de l’essentiel Faites travailler votre imagination.Vous savez déjà ce qu’est une machine à écrire Olympia.Pouvez-vous imaginer ce que serait un télécopieur Olympia?' *Si vous avez besoin d’inspiration, composez le 1-514-342-5000 et demandez une brochure et le nom du détaillant le plus près de chez vous.Pensez-y une minute.Comment concevoir un appareil de télécopie qui répondra aux très hauts standards technologiques d’Olympia?À quel point devra-t-il être fiable pour offrir la plus longue garantie de l’industrie, et ce, jusqu’en 1990?Olympia, un nom connu à travers le monde pour ses machines à écrire depuis huit décennies, vient de lancer non pas un mais cinq modèles de télécopieurs qui confondent l’imagination.Des modèles avec toutes les caractéristiques les plus innovatrices.Des modèles pour tous types de bureaux et qui répondent à leurs besoins et à leurs budgets.Une ligne complète de systèmes de télécopie que vous trouverez dans un réseau national de détaillants qui assurent aussi bien la vente que le service.Alors que vous rêvez de votre premier télécopieur ou d’améliorer votre équipement actuel, nous croyons que nos nouveaux modèles dépassent tout ce que vous pouvez imaginer.Appelez sans frais au numéro ci-dessus et demandez une brochure et une démonstration.Ou postez votre carte d’affaires à Machines de bureau Olympia du Canada Ltée, 5000, rue Jean Talon ouest, suite 100, Montréal, Québec H4P 1W9.Maintenant, laissez-vous aller à votre imagination.OLYMPIA II La Compétition La technologie allemande au-delà de l excellence la mallette anti-cauchemar des assureurs CHARI.rs Mr.UNIKR Jacques Breton, vice-president aux ventes individuelles a la Mutuelle des fonctionnaires du Québec (MFQ) peut, d'ores et déjà, se targuer d'avoir concrétisé un rêve qui a influencé, pour ne pas dire révolutionné, le décloisonnement des institutions financières.Il est le grand responsable de la mise au point vie MIRF.la mallette anti-cauchemar de la MFQ.Cette mallette informatisée est.en quelque sorte, un super marché financier portatif, créé sur mesure pour ses ISO représentants qui veulent offrir a leurs -C’s ()()() clients une gamme de services la plus diversifiée possible.Avec MIRK, I etc du face a face client-représentant, du moins à la MFQ, est révolue.Celle du côte a côte vient de commencer.Ce n'est pas trop tôt.Fini le temps où le représentant d'assurance se pointait à la maison du client avec deux grosses valises gonflées de paperasse et la bouche pleine d'un jargon qui aurait commandé les services d'un traducteur.Cela était d'autant plus affligeant pour le représentant et son client que les oublis étaient quasi inévitables et les erreurs de calcul souvent nom breuses.Il faut entendre Jacques Breton raconter la petite histoire du rêve qu'il a été seul à caresser durant plusieurs mois.«Hn 1985, tout bonnement, je me suis vie mandé pourquoi il ne serait pas possi- Jacques Breton.Un deux rêve réalisé.' e+c INNOVATIONS ble, compte tenu des progrès de l’informatique, de doter chacun de nos repré- sentants d'un micro-ordinateur portatif qui lui permettrait de maîtriser les caractéristiques vies nombreux produits que nous offrons.Cela m'apparaissait d’autant plus important que leur nombre avait doublé entre 1982 et 1985 «Mais au-delà de la formation des représentants, il était primordial, à mes yeux, de mettre de l’ordre dans la pape rasse, tout en nous assurant que les fréquentes modifications aux règles du jeu, les changements de taux, etc., seraient rapidement disponibles.Quoi de-plus désagréable que d'avoir a rappeler le client pour lui annoncer qu'un «léger» changement avait pour effet de faire augmenter ses versements et être force de quémander un nouveau rendez-vous pour revoir toute la proposition.» le rêve de Jacques Breton, c'était démettre à la disposition de tous ses représentants un micro-ordinateur portatif dont l 'utilisation ne nécessiterait Le CRIQ c’est aussi.^/NmJSTRIE INFORMATION Plus de 60 professionnels à votre service pour de l’information industrielle sur mesure Québec (418) 659-1558 Montréal (514) 383-3240 Ailleurs au Québec 1-800-463-3390 LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 39 aucune connaissance en informatique.A cela venait s’ajouter une caractéristique importante: les informations et les messages à l'écran devaient être rédigés dans une langue accessible et compréhensible par le client.Cet ordinateur, il le voyait comme un outil de planification financière, capable, à titre d’exemple, de simuler le comportement d'un contrat sur plusieurs années.Capable aussi de fournir rapidement l'information pertinente sur tous les produits d’assurance-vie de la Mutuelle, l'assurance-automobile, l’assuran-ce-habitation, les prêts hypothécaires, les divers régimes de pension, etc.Sans oublier l’imprimante pour les propositions, les reçus, les confirmations de transaction, les certificats d'assurance-automobile.A cela s ajoutent, cela va de soi, la mise à jour par télécommunication, la transmission de messages aux représentants et la capacité d’accès par ces derniers aux dossiers de leurs clients stockés dans la mémoire centrale, au siège social.“inutile de dire que lorsque j’ai commencé à parler de mon rêve les sourires que l'on m'adressait en disaient long.Personne n’y croyait.On a bien failli me traiter de «surmené».Sans compter que je n'avais aucune connaissance en informatique.J’ai insisté et, surtout, j'ai persévéré.» Et Jacques Breton de se lancer, à corps perdu, en dehors des heures de travail, ie soir et les fins de semaine, dans l’apprentissage de l’informatique et de son langage.C’était en décembre 198S.le 30 janvier 1987, il dépose une étude de faisabilité.Cinq mois plus tard, les arguments étant on ne peut plus convaincants, le projet est approuvé.On procède ensuite à une expérience pilote qui s'avère concluante.Les représentants de la MFQ adoptent d’emblée ce nouvel outil.Pas question pour eux de retour- ner en arrière.MIRE est non seulement fort bien accueilli par les représentants, mais aussi par les clients, que l'efficacité-de la machine impressionne.INNOVATION DE 1,5 MILLION S le- coeur du MIRE est un T1200 de Toshiba.Doté d'un disque rigide intégré de 20 millions de caractères, d’une mémoire vive de I million de caractères, d'un modem, l'écran est à cristaux liquides.Ce dernier offre donc une bonne lisibilité sans pour autant tirer une trop grande quantité de courant des piles rechargeables.Ces dernières permettent un fonctionnement autonome (sans recharge) de six heures.[.’ imprimante est une Diconix de Kodak.Elle imprime par encre projetée à raison de 2-tO caractères à la seconde.Comme le fait remarquer Jacques Breton: «Ce qui différencie MIRE de ses concurrents, c'est le fait qu’une valise, dont le poids est de 22 livres, puisse contenir tout à la fois un micro-ordinateur de bonne puissance, donc rapide, un disque-rigide pouvant contenir 13 ont) pages dactylographiées à double interligne et une imprimante capable d’imprimer en continu des feuilles de format conventionnel.«Mais nous n’avons pas innové au seul chapitre des caractéristiques techniques, ce qui nous différencie vraiment ce sont nos logiciels.Ces derniers ont été entièrement conçus par nos soins, selon nos exigences, selon notre logique.Ce ne sont pas des informaticiens qui nous ont imposé une routine ou un protocole, c’est nous qui avons rédigé le cahier de charges, et croyez-moi elles étaient nom breuses.A tel point que l’un d’entre eux, Jean-François St-Germain, vice-président de PC Plus — avec qui nous avons travaillé en étroite collaboration —, a du nous présenter trois prototypes avant que nous n’acceptions le quatrième.Ce fut toute une aventure! «Sur le plan ries logiciels, il était indispensable que les formulaires a compléter par le représentant apparaissent a l’écran dans un ordre particulier, de telle manière que les possibilités d'erreurs soient réduites au maximum.Pour pas ser à la seconde étape d’une proposition d’assurance ou d’une projection d’un régime de retraite, notre routine informatique exige que la fiche d’identification soit entièrement complétée.Si.pat-exemple, il oublie de répondre à une-question, l’ordinateur le lui signale par un message affiché à l’écran.Mieux, il refuse d'aller plus loin.» Jacques Breton parle de MIRE avec une évidente fierté: «Nous avions prévu des dépenses de développement et d im plantation de 2 millions S.elles n’ont pas dépassé 1,5 million S et.en plus, nous avons battu de vitesse les échéanciers.» Mais il n’y a pas que Jacques Breton qui ait toutes les raisons de se réjouir.Il y a aussi les représentants et les représentantes.«l'ne véritable merveille, m'a dit l’une d’elles.Quelle économie de-temps et de paperasse! l'ne tarification d’assurance qui me prenait une vingtaine de minutes, ne prend plus que deux secondes.Maintenant je peux parler a mon client, j’ai le temps rie l'écouter et je sais que les chiffres que je lui donne sont récents et exacts.Sans compter que le soir, dès que j’entre a la maison, je branche mon ordinateur sur une ligne-téléphonique dédiée, qui a été installée aux frais de la MI-'Q, et.comme tout le monde, je peux regarder les Dames c/e coeur.sans voir apparaître sur l'écran une montagne de formulaires a compléter pour le lendemain.» A cet égard, Jacques Breton se refuse pour l’instant a quantifier l’augmentation de productivité, mais il reconnaît que le climat a changé.pour le mieux.Et tout ça à cause d’un rêve: une petite valise anti cauchemar ¦ POCIR LE DEVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE.c'est L’AQVIR Vous avez un projet d’innovation technologique et vous avez besoin d'aide financière pour le réaliser.L'AQVIR s’associe au développement de produits novateurs qui présentent un bon potentiel commercial et peut vous octroyer un «prêt de risque».Oise postale 1116 Sut < Place du Parc Montréal (Québec) |M2W 2P4 Tel (614)073 3396 Une corporation du gouvernement du Quebec ?LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 40 >> 'tfitil.* si Combien coûte le monder EN LIBRAIRE Crésus, roi du fric J HA N-R( )HHKT SANSFAÇt )N Combien coûte le monde?Dimiter Inkiov, Rolf Rettich; éditions du Sorbier, Paris, 1987, 32 pages.Depuis quelques années, plusieurs éditeurs ont utilisé la bande dessinée comme support pédagogique à l'enseignement de certains concepts arides.On a vu poindre une série d’albums fort bien tournés traitant de problèmes de santé, d’économie ou d’une foule d’autres sujets de nature scientifique ou technique.Encore récemment, les Editions de la Courte Echelle publiaient des titres concernant la naissance des enfants — Venir au monde —.I alphabet et les chiffres.La formule présente des avantages certains, surtout lorsqu'il s'agit de rejoindre les tout-petits.C’est dans cette optique qu'a été conçu le Combien coûte le monde, une histoire de l'urgent, publié en France par les éditions du Sorbier, mais conçu à l’origine par des auteurs autrichiens.Si j’avais à préciser l'âge minimum pour être en mesure d’apprécier cet album, je le situerais autour de huit ans, si le livre est lu et surtout commenté par un adulte, et un peu plus tard s’il est offert sans autre collaboration active (.les parents.Quant aux adultes, les chances sont fortes que plus d’un rattrape au passage quelque détail de cette histoire de la monnaie qui aurait pu jusque-là échapper à leur culture.Aussi bien conçu soit-il, on ne pourrait pas prétendre tout savoir après avoir lu cet album, mais là n’est visiblement pas l’ambition des auteurs île ces textes illustrés.Il s'agit plutôt de commenter d’une façon s e et à l'aide d’historiettes amusantes, quelques moments choisis de l’histoire commerciale qui ont amené les humains à modifier leurs pratiques d’échange en imaginant des outils |ilus souples et plus sûrs.En une trentaine de pages, Inkiov et Rettich traitent du passage du troc à la monnaie métallique, puis à l’or sous Cré- sus, abordent les risques de fraude quant au poids des monnaies métalliques et expliquent ensuite l'intérêt d’une monnaie de papier qui repose elle-même sur l'or.Us s’aventurent aussi sur le terrain miné de l'inflation par accroissement de la masse monétaire.Pour ce faire, ils ont imaginé l'histoire d’un roi qui avait compris que ses sujets possédant du papier-monnaie ne viendraient pas tous le même jour réclamer l'or sur lequel reposait la valeur de ce papier.Ce qui lui permit d’imprimer chaque jour plus de monnaie pour satisfaire les besoins de tout un chacun.«Trois semaines plus tard, le bon roi était assis, à l’heure du petit déjeuner, devant une table vide.‘Où est mon oeuf?’ demanda-t-il.Tl n'y a pas un seul oeuf à acheter dans tout le royaume, répondit le cuisinier tout tremblant.J'ai offert un million pour un oeuf.Mais personne n’a voulu m'en vendre un.' ‘C’est comique’, dit le roi.» L’album progresse ainsi jusqu’à nos jours avec le développement du crédit à la consommation, sans toucher malheureusement aux nouvelles formes de paiement, cartes de crédit, cartes de débit ou autres.Il faut mentionner la qualité des illustrations humoristiques, bien adaptées au propos et d’une facture contemporaine.La gestion d« l'innovation dans la PME L’innovation, clés en main la gestion de l'innovation dans la PME, Raymond Chausse et collaborateurs, Gaëtan Morin, éditeur, coil.Les Affaires, Montréal, 1987, 203 pages.Je reçois chaque mois un nombre important d’ouvrages traitant de l'administration des affaires.Malheureusement, plusieurs de ces ouvrages sont si spécialisés, si pointus pourrais-je dire, et ne visent qu’un public si restreint de lecteurs qu'ils se prêtent difficilement à une recension dans le cadre de cette chronique.Je tente toutefois de dénicher tous les mois, parmi les textes publiés, ceux qui présentent un intérêt plus universel malgré leur propos spécialisé.L’ouvrage dont je veux vous parler maintenant en est un exemple.Lt gestion de l'innovation dans b PME est à la limite entre le livre de référence à l'usage de l’homme d’affaires et le manuel scolaire.C’est dire! Mais il offre l'énorme avantage de s’inspirer à la fois de théories portant sur la gestion des entreprises et d’enquêtes effectuées auprès de PME québécoises, pour traiter de ce sujet crucial pour le développement des petites entreprises.Par-delà grilles d'analyse et étapes à suivre, une grande conclusion ressort à la lecture: essentiel à la croissance de toute entreprise, même et peut-être surtout de petite taille, le processus d'innovation ne doit jamais être laissé au hasard.Il doit être géré systématiquement, comme toutes les autres fonctions de la firme.Il ne faut pas attendre «les grandes découvertes», rares, mais s'ingénier à rechercher dans les observations des clients, à la lecture des revues spécialisées, lors de la visite d’expositions commerciales ici ou à l'étranger, les petites idées neuves, imaginatives, qui correspondent bien à la mission que s’est déjà fixée l’entreprise.L'ouvrage de Raymond Chaussé présente plusieurs cas, certains s'étant avérés des succès, d’autres des échecs, et analyse brièvement les causes de ces résultats.les dirigeants de petites entreprises n’ont pas toujours le temps de s’arrêter pour réfléchir à leur avenir.Encore moins pour intégrer la fonction 'innovation' à leurs activités quotidiennes de gestion.C'est pourtant sans doute une 28 uuu LES SERVICES FINANCIERS DE LA BFD: DIVERSITÉ ET FLEXIBILITÉ Vous lancez une entreprise, vous avez des projets d'expansion, vous avez besoin d'un prêt à terme?Parlez-en à la Banque fédérale de développement.Nos prêts à terme vous sont offerts avec un maximum de flexibilité.Vous avez le choix: à taux flottant, à taux fixe ou encore du taux flottant au taux fixe, si vous décidez de convertir votre prêt.Avec notre Programme de planification financière, nous aidons également les PME à maximiser leurs chances d'obtenir l'appui financier auprès d'autres institutions, d'investisseurs, ou d'organismes gouvernementaux.La BFD offre non seulement des services financiers, mais aussi des services de capital de risque et des services de gestion-conseil en matière de consultation, formation et information.Tous ces services sont offerts en complément de ceux fournis par le secteur privé.Si vous croyez que nous pouvons vous aider, appelez-nous sans frais au: 1 800 361-2126._________The Bank offers its sen/ices_ in both official languages.ON APPUIE VOTRE ENTREPRISE Banque fédérale Federal Business de développement Development Bank Canada des pratiques les plus importantes pour assurer la croissance sans laquelle l’échec menace.Roman d’amour et.d’argent U’ Titan, Fred M.Stewart, éditions Belfond, Paris, 1988, 440 pages.I n roman.Roman d’amour ou d'affaires?Disons qu'il s’agit d’un roman d’aventures, tie facture populaire.Si les personnages de ce /rest seller américain évoluent dans le milieu financier du début du siècle, l’intérêt principal porte moins sur les succès financiers des protagonistes que sur leur vie privée.I.’histoire commence pendant la première guerre mondiale, au même moment qu’éclate en Russie la révolution holchévique.le héros, un jeune et brillant Américain d’origine juive, est découvert par le déjà vieux propriétaire d'une entreprise d’armements qui l'invite a joindre ses rangs pour une mission commerciale auprès du tsar.Avant son départ, notre jeune futur riche financier s’amourache, comme il se doit, de la fille du marchand d’armes à qui il promet la lune.I.a révolution gagnant du terrain, Nick est fait prisonnier et retenu en Russie pendant quelques mois, le temps suffisant pour.oublier cet amour déjà loin tain.A son retour aux F.tats-Unis, il apprend que sa fiancée a dû subir un avortement sous les pressions de sa mere, et quelle fut ensuite internée, souffrant d'une grave dépression.Nick s’en attriste, ce qui ne l'empêche tout de même pas de rencontrer et de marier aussitôt une autre femme.Au cours îles dizaines d’années qui vont suivre, le jeune deviendra de plus en plus riche et tie moins en moins jeune, voyagera beaucoup pour ses affaires dans tics conditions toujours particulièrement difficiles, échappera plus d’une fois .i la mort, aura des enfants, pour revenir finalement terminer ses jours dans les bras de sa première fiancée en regrettant d'avoir vendu la mort toute sa vie.Ce regret tardif lui vaudra la haine de son propre fils aîné, ambitieux, qui veut absolument poursuivre l’oeuvre' de son père, et qui le fera assas sincr.Voilà.L’écriture de Fred M.Stewart est efficace, sans plus.Le Titan est un roman divertissant, pour amateurs de sagas, de réussites financières et d’histoires d’amour un peu tirées par les cheveux PHOTOS I'll RKI DI SJAKDINS Les quatre points cardinaux chinois À VOTRE SERVICE JOSÉE BLANCHETTE -‘St < m > A Le Shangai Hang Tcbéou.Plus parfumée
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