Le devoir, 16 juillet 1988, Cahier A
AUJOURD’HUI UNE PHOTO VAUT MILLE MOTS Ceux qui voudront découvrir nos politiciens sans maquillage, sans public, sans journalistes — seuls avec leur image et un déclencheur automatique — n’ont qu'à faire un petit détour par le Musée McCord d’histoire canadienne Page C-1 7 YAMA1 JANGO, CLOWN ROCK’N ROLL LE Festival Juste pour rire a tait une découverte cette année en la personne de cet Américain « fou furieux », Jango Edwards, qui livre le spectacle le plus « éclaté » jamais vu ici.Paul Cauchon l'a rencontré.Page C-1 AIRBUS IRANIEN La majorité des membres du Conseil de sécurité de l’ONU refusent de condamner les États-Unis.Page A-5 CLAUDE BRUNET EST MORT Le champion des droits des malades, Claude Brunet, est mort hier à l’hôpital Saint-Charles Borromée où il vivait depuis 1959.Page A-3 INFLATION EN BAISSE Le taux d'inflation au Canada a légèrement fléchi en juin, passant de 4.1 %, sur une base annualisée, à 3,9 %.Page B-1 PRICE EN TÊTE EN ANGLETERRE Choyé par le beau temps, le Sud-Africain Nick Price a doublé l'Espagnol Seve Ballesteros et pris la tête de l’Omnium de golf de Grande-Bretagne après 36 trous.Page B-12 nuU'Vs'Ynr Bom" ! e : e pression BELLE GUEULE 0 0 cr naturelle disponible U T ileur ,.: s Nuageux avec éclaircies Max 26 Demain ensoleille Détail page A-7.Montréal, samedi 16 juillet 1988 Bourassa : pas d’élection avant un an à moins d’un «tremblement de terre» Et quant au scrutin fédéral, le chef libéral promet une stricte neutralité GILLES LESAGE QUÉBEC — Non seulement le premier ministre du Québec ne s’occupera pas des élections fédérales, que l’on croit imminentes, mais il promet qu’il n’y aura pas de scrutin général au Québec cette année.Tels sont deux des points que M.Robert Bourassa a développés, jeudi, à la faveur d’un entretien avec LE DEVOIR.Chez Roch LaSalle Insolite Il n’est pas question d’élections générales au Québec cette année, dit-il sans ambages, après qu’on lui eût rappelé qu’il a, en quelque sorte, l’habitude d’en appeler au peuple à tous les trois ans (1973 et 1976).Il s’est engagé cette fois, rappelle-t-il, à faire un mandat « normal » de quatre ans, un peu plus ou un peu moins.Il a encore des choses à faire.Aucun thème ne justifierait un scrutin général, et il n’y en aura pas, à moins d’imprévu.En 1973, note M.Bourassa, il était EXCLUSIF là depuis trois ans et demi, et il avait quand même présenté quatre budgets; en 1976, il voulait contrer la menace du rapatriement unilatéral de la constitution (que M.Trudeau a complétée après le référendum de 1980).Cette fois, ça ne fera trois ans qu’en décembre, et rien ne lui permet de croire qu’il doive en appeler au peuple qui, dit-il, le réélirait sans doute.Avoir un mandat plus fort?11 n’en a pas besoin.Même pas dans l’éventualité du ju gement de la Cour suprême, qui l'obligera à trancher le problème de l’affichage?Même pas, rétorque M Bourassa, qui dit que le gouvernement pourra alors mettre en oeuvre sa politique - encore inconnue et compléer son mandat sans encombre.D'autant, ajoute-t-il, que les négociations triennales avec le secteur public et para public débutent à peine, laissant ainsi entendre qu’il a l’intention de les terminer avant les électioins.M.Bourassa ne craint pas non plus un ralentissement ou une éventuelle récession qui l'inciterait à faire renouveler son mandat au préalable.Il en profite pour s’amuser un peu au dépens de M Jacques Parizeau.Un jour, dit-il, il prétend que l’économie ne va pas bien au Québec ; le lende-Voir page A-12 : Bourassa La police reste prise avec le ravisseur.CAROLE BEAULIEU Une rocambolesque prise d’otage qui a tenu en haleine, hier matin, la ville de Joliette s’est terminée de façon toute aussi rocambolesque, hier après-midi, alors que les autorités ne savaient plus où loger leur preneur d’otage, la prison étant « fermée pour le week-end » et l’aile psychiatrique de l’hôpital local « fermée pour rénovation».André Latendresse, 23 ans, accusé d’enlèvement, de séquestration et de voies de fait armées, a finalement pris le chemin, hier soir, du centre de détention de Sorel.Il doit comparaître, lundi, au Palais de justice de Joliette après avoir subi un examen psychiatrique en matinée.Son otage, saine et sauve, se remettait de ses émotions hier convaincue désormais qu’on ne s’ennuyait jamais dans les bureaux du député conservateur Roch LaSalle.Annie Perreault, 18 ans, présidente des jeunes militants conservateurs de Joliette était en effet seule au bureau du député hier matin lors que le jeune homme s’y est présenté, peu après 8h.Armé d’un couteau, il a menacé de faire sauter l’édifice à la dynamite s'il n’obtenait pas un rendez-vous avec le député Roch LaSalle pour lui parler de ses problèmes.Le jeune homme, résident de Saint-Charles Borromée, se plaignait notamment de la vente, il y a deux ans, de la maison familiale, transaction pour laquelle il n’aurait pas été consulté et dans laquelle le député de Joliette aurait été impliqué, ont expliqué hier des sources policières.M.LaSalle n’a pu commenté ces allégations hier.Voir page A-12 : Otage Qu’est-ce au Musée ^*5 Pour faire le point électoral Mulroney et ses gros canons en retraite fermée Photo PC Le premier ministre Mulroney arrive au lac Meech pour la réunion du comité des priorités où il sera question d'élections.MANON CORNELLIER OTTAWA — Après une semaine d’indications contradictoires sur le déclenchement possible des élections, le comité des priorités du Cabinet a commencé hier une réunion de deux jours au Lac Meech, ce qui pourrait permettre de savoir un peu plus à quoi s’en tenir, lundi matin.Au cours de cette rencontre, le premier ministre et 15 de ses collé gués doivent se pencher sur l'avenir du débat sur l’avortement, ce qu’ils n’ont pas réussi hier, a indiqué le vice-premier Don Mazankowski.Ils doivent aussi décidé s’ils révè lent avant les élections le choix du type de sous marins dont veulent les Forces armées.En plusde’entériner la participation fédérale au projet Hibernia, ils auront aussi à faire le bilan de la dernière année parlementaire et décider ce qu’ils feront à l’automne: aller en élection ou non.Ils se montraient prudents hier à ce sujet.Le ministre du Commerce extérieure, John Crosbie, a maintenu qu’il voulait voir l’accord de libre-échange adopté avant d’aller en campagne.Le premier ministre Mulroney, revenu de ses vacances, est demeuré vague parlant d’un agenda chargé et d’objectifs à atteindre.Voir page A-12 : Retraite fermée cumne ues priorités ou u sera question a elections.lent avant les élections le choix du Voir page A-12 : Retraite fermée 50,000 personnes attendues à la grand-messe politique d’Atlanta IHHEI ATLANTA ( Rouler) — Atlanta — représentants locaux du narti "•y /A Photo AP Bien installé dans l'autobus qui le mène à Atlanta, le pasteur Jesse Jackson relit un des nombreux discours qu'il prononcera à la convention démocrate, qui s'ouvre lundi.ATLANTA (Reuter) — Atlanta se prépare à accueillir quelque 50,000 délégués, journalistes, manifestants divers ou simples spectateurs pour le « grand cirque » de la convention dé mocrate qui devrait consacrer Mi chael Dukakis comme candidat à l’élection présidentielle du 8 novembre.La convention 1988 s’ouvre lundi el agitera ses fanions pendant quatre jours.Les républicains tiendront leur traditionnel carnaval le mois prochain à la Nouvelle-Orléans.Les conventions désignent tous les quatre ans les candidats à l’élection présidentielle des deux grands partis américains, et tiennent autant du cir que que d’un vulgaire congrès de parti.Sauf coup de théâtre extraordinaire, les 4,162 délégués démocrates représentants locaux du parti — consacreront par leur vote Dukakis, 54 ans, comme candidat pour succéder à Ronald Reagan et devenir le 41c président des Etats-Unis.Le très libéral gouverneur du Massachusetts, dont le calme et l’ex- •a- ***• v- • uivv I UI1IUIUIIVI.«VU glUIIU IliGS* ses politiques, aura pour adversaire le vice-président George Bush, assuré de l’investiture républicaine depuis le début de la campagne.Si tout se passe comme prévu, un seul lour de scrutin suffira pour désigner Dukakis et son colistier Lloyd Bentsen, sénateur du Texas qui a pour atout d’avoir la confiance des milieux d’affaires.Les choses n’ont pas toujours été aussi faciles.En 1924, il avait fallu Voir page A-12 : Atlanta qui fait courir la foule ?Borduas, voyons ?wgMtM*""M*""niFrn!HiriWBHMBHnrawnOTniiiTiirr nrih»hhtim>iiii FRANCE LAFUSTE Collaboration spéciale Pour beaucoup, l’exposition Borduas est un « must » inscrit dans le calendrier des manifestations culturelles de la saison.« Ça fait partie des choses à voir et à connaître, disent en choeur deux jeunes femmes plus férues de culture classique que d’art moderne.» Parfois, on avoue son ignorance comme pour se faire pardonner : « On est des néophytes en peinture » ou bien « Marc-Aurèle Fortin, Jean-Paul Riopelle, je connaissais mais Borduas, je le découvre.Paul-Émile Borduas, peintre auto-matiste, homme d’idées renié par les bien-pensants des années cinquante, auteur du Refus Global, c’est un peu tout cela que l’on vient voir au Musée des beaux arts qui présente jusqu’en septembre prochain ses tableaux — exactement 130 —, quelques dessins, aquarelles et sculptures.Une exposition qui attire aussi bien le profane que le connaisseur, le chaud partisan de l’art moderne que le Québécois, soucieux de connaître ce peintre né à Saint-Hilaire et qui lui ressemble peut-être un peu.Le Refus Global ?« Ça ne me touche pas » ou encore, « Je viens élargir mes horizons », quand ce n’est pas tout simplement : « Mes enfants nous ont offert deux billets.On ne s’est pas fait prier.» Mais il y a aussi cette dame qui se souvient de ce que lui a raconté sa tante, ancienne élève de l’École des beaux arts : « Quand Borduas est revenu, il y a eu un schisme.J’ai eu connaissance de cette chicane-là.Alors, je viens comprendre celui qui est « un des nôtres ».Ou encore ce vieux monsieur pressé qui me dit avoir côtoyé Borduas au studio Ayotte de Montréal et à Paris : « J’ai vu l’exposition, je viens la revoir pour m’imprégner de toute une époque.» Un ancien étudiant en arts plasti ques s’interpose : « Borduas est à l’origine de ce qui se fait maintenant.Il a introduit des valeurs qui existaient en Europe mais qui n’étaient pas connues ici et ce sont ces valeurs qu’il transpose dans la peinture.Mais pour amener ces nouveautés-là, il a pris des risques.Sa vie est remplie de drames, d’exil.Ce qui m’intéresse aussi, c’est l’évolution qu’il y a eue dans son propre travail, comment son art s’épure et devient extrême-Voir page A-12 : Borduas s Photo Chantal Keyaer Une photographe qui s’amuse à croquer votre binette, c’est bien plus Intéressant qu’un tableau de Borduas.CHARLES Boum! Chansons folles 7.95$ / s Voici.recueillies, assemblées en un superbe bouquet, toutes les petites fleurs bleues des arcs-en-ciel de ce poète de génie.Impossible d’oublier le nom de l’auteur! On sait pour qui bat son coeur.pour vous et pour mol.Raymond Devos Charts EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE pr n 0^°S ( Virqule Scttll ^ A-2 ¦ Le Devoir, samedi 16 juillet 1988 Les recettes dépassent $ 3 milliards Le déficit diminue à la Société des Postes OTTAWA (PC) — Le déficit d'exploitation et d’amortissement de la Société canadienne des Postes est passé de $ 129 millions en 1986-1987 à $38 millions en 1987-1988.Pour la première fois depuis sa création le 16 octobre 1981, elle a franchi le cap des $ 3 milliards de recettes, une augmentation de 5.7 % par rapport à l’exercice précédent.Les pertes d’exploitation et d’amortissement atteignaient $ 600 millions en 1981.C’est que qui ressort du rapport annuel rendu public par le Société, vendredi.« L’exercice 1987-1988, a expliqué le président du conseil d’administration Sylvain Cloutier, a constitué une étape importante dans la relève de défis inséparables de tout changement fondamental et dans la réalisation des objectifs de notre plan général ».Au chapitre des transferts de certaines opérations au secteur privé, la société a ouvert 469 nouveaux comptoirs postaux exploités par des entreprises locales.Cette expansion du réseau permet à la population cana- dienne de se procurer les produits et services dans plus de 14,000 points de vente au pays.L’augmentation du nombre de domiciles et d’établissements commer ciaux a eu pour effet d’ajouter quelque 150,000 adresses aux 10 millions existantes.Cette nouvelle clientèle est presque totalement desservie par les su perboîtes, les centres postaux communautaires et les kioskes.En 1987 1988, plus de 150,000 points de remise ont bénéficié du service des superboites, et environ 8,000 de ces adresses ont été desservies par des miniparcs dans des centres commerciaux ou industriels.Les services ruraux ont été modifiés au fil des circonstances, lors de la démission, du départ ou de la promotion du maître de poste local.L’efficacité du traitement du courrier a été améliorée de 4.2 % alors que le rendement des facteurs a été majoré de 1.1 pour cent.Les dépenses ont connu une augmentation de 2.3 % par rapport à l’année précédente.•mmmmw «¦«fii'm *«¦««» / *•«© f 0»O*C pi Photo Chantal Keyser Un autre prix pour LE DEVOIR Mme Suzanne Marchand, adjointe à la direction, a reçu hier de M Guillermo Ponce, directeur du tourisme mexicain à Montréal, la Plume d'argent décernée par le gouvernement de Mexico.C'est pour un reportage sur la région de Tabasco que Mme Marchand a mérité ce prix attribué par un jury international L’opposition s’indigne de l’inaction à propos de Téléfilm Canada OTTAWA ( PC) — Les critiques de l’opposition libérale et néo-démocrate aux Communes, Sheila Fines-tone et Ian Waddell, n'en reviennent pas que le comité permanent des Communications n’ait pas jugé utile d’entendre des témoins et de faire enquête sur des allégations de mau vaise gestion à Téléfilm Canada.« Personne n’a été convoqué pour s’expliquer », a précisé Mme Fines-tone hier.L’automne dernier, le directeur de Téléfilm, Peter Pearson, avait ac cusé Jean Sirois, le président de Téléfilm, de dépenser sans compter et d’intervenir directement dans les opérations dans cette société char gée de financer des productions ci nématographiques canadiennes.Malgré ces accusations qui ont dé frayé les manchettes pendant plusieurs semaines, le comité des Communes, à majorité conservatrice, n’a pas jugé bon de convoquer Jean Si rois pour l’interroger.« Même si le rapport est rédigé de- puis un mois déjà, a précisé le président du comité, le conservateur John Gormley, il sera toujours possible de convoquer des témoins plus tard et de tenir des audiences publiques ».Le critique du NPI), Ian Waddell, a pour sa part déclaré que les membres conservateurs du comité avaient tout simplement cédé aux pressions du Cabinet du premier ministre Brian Mulroney et du ministre des Communications Flora MacDonald qui ne veulent pas que M.Sirois, un partisan conservateur, soit embarrassé par une telle comparution.M.Gormley s’est empressé de nier cette affirmation.Le président du Comité permanent des Communes a précisé que la nouvelle administration de Téléfilm était en train de remettre de l'ordre dans l’organisme et qu’il ne voyait pas l’utilité, pour le moment, de faire entendre M.Pear son, qui a démissionné l’automne dernier, ou M.Sirois, qui n’est plus président depuis avril dernier (-\ LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 V- LE DEVOIR 10 Sjjî!» Renseignements (514) 844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (514) 842-9628 \ Annonces classées (514) 286-1200 "" Publicité (514) 842-9645 1-800-363-4305 numéro sans frais Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) M4-7457 Montréal nui 119.1*01 Msnm uj ri*a Québec Extérieur— Indicatif 514 Indlcattl 418 Indicattl 819 Indicatif 613 Ottawa hausse sa contribution au fonds d’assurance-stabilisation de l’agriculture QUÉBEC (PÇ) — L’économie agricole du Québec bénéficiera d’une aide fédérale pouvant varier entre $ 100 millions et $ 310 millions par année par suite d’une plus grande contribution d’Ottawa au fonds de l’assurance-stabilisation de l’agriculture.Ce changement d’attitude du gouvernement canadien par rapport aux problèmes des agriculteurs québécois a rendu le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation Michel Pagé « très optimiste » quant à l'avenir surtout des producteurs de céréales et de porcs du Québec.Cette nouvelle souplesse d’Ottawa a été constatée par le ministre Pagé lors de la dernière conférence fédérale-provinciale des mi nistres de l’Agriculture à Toronto.Le ministre québécois a souven-tes fois évoqué le principe de l’équité nationale et réclamé que les agriculteurs et producteurs du Québec jouissent du même appui que ceux de l’Ouest en cas de coups durs, comme par exemple une période de sécheresse ou un écroulement des prix sur le marché agricole.C’est ainsi que les éleveurs de porcs québécois devraient s’attendre à recevoir une aide de $ 40 millions en 1988 et 1989 siles bas prix actuels (62 cents la livre) se maintiennent au cours des prochains mois.Le même traitement serait accordé aux producteurs de céréales si les prix demeuraient là aussi en-deça du seuil de la rentabilité.Pendant la réunion de Toronto, les ministres provinciaux de l’Agriculture ont appuyé unanimement la mise en place d’un seul programme de stabilisation des prix pour tous les producteurs du Canada dans le but de soutenir les revenus.Dans l’esprit de M.Pagé, cet engagement permettra de corriger une situation qui avait entraîné un manque à gagner de plus de $ 200 millions qu’avaient dû supporter les céréaliculteurs québécois entre 1983 et 1987.La conférence a également permis au Québec de réaffirmer son droit d’adhérer aux ententes nationales de stabilisation tripartite tout en maintenant ses propres régimes d’assurance-stabilisation des revenus agricoles.Photo CP Michel Pagé Les ministres se sont en effet entendus sur de nouvelles règles qui permetront aux producteurs de boeuf, de porc et d'agneau d’adhérer aux ententes nationales dans la mesure où les programmes mis à leur disposition par le Québec ne causent pas de préjudice aux éleveurs des autres provinces.Selon M.Pagé, le règlement de ce litige qui traîne depuis 10 ans pourrait signifier la récupération de contributions fédérales de près de $ 15 millions annuellement.Le ministre québécois de l'Agriculture a précisé que le fédéral n’a-vait pas pris d’engagement ferme sur tous les dossiers mais qu’il demeurait très confiant de voir ces bonnes intentions se concrétiser.En cette période pré électorale, le climat est plus favorable que jamais à des générosités du gouvernement fédéral.M.Pagé ne se laisse cependant pas emporter par l’enthousiasme et il veut demeurer « vigilant ».« Les succès que nous avons connus à Toronto ne signifient pas pour autant que nos revendications pour rétablir l’équité des dépenses fédérales en agriculture sont satisfaites », a souligné le ministre qui a salué avec plaisir la collaboration de l’Union des producteurs agricoles et de la Coopérative fédérée dans l’avancement des dossiers.Le portrait des sans-abri est facile à dresser mais il est plus difficile de les dénombrer LIA LÉVESQUE (PC) — Les sans-abri sont le plus souvent des hommes seuls, âgés de 18 à 29 ans, et qui ont abandonné les études dès le niveau secondaire.Voilà l’ébauche d’un portrait des sans-abri, tiré d’une étude réalisée par la Direction de la recherche du ministère de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu.La recherche a été complétée par le sociologue Daniel Lalande et une équipe de quatre chercheurs du même département.L’équipe a vainement tenté de recenser avec précision le nombre de sans-abri au Québec.Aucune statistique officielle n’existe puisque ces personnes n’ont pas de domicile fixe.Plusieurs sont chambreurs d’occasion; beaucoup font appel aux divers refuges, où ils peuvent temporairement trouver de l’aide et de la nourriture.Les sans-abri peuvent être des femmes violentées qui ont quitté le foyer, des ex-psychiatrisés, des exdétenus, des jeunes rejetés par leur milieu familial, des prestataires d’aide sociale qui reçoivent leur chèque à l’adresse d’un organisme charitable, etc.Tout au plus l’équipe du ministère peut-elle formuler une estimation qu'elle qualifie de « plausible » : 10,000 sans-abri au Québec.Ce chiffre est pourtant avancé par d’autres spécialistes du milieu des services sociaux, uniquement pour la région de Montréal.D’après l’étude du ministère, les sans-abri sont le plus souvent des hommes.En étudiant le fichier de l'aide sociale, les chercheurs ont remarqué qu’en 1987, les hommes constituaient les trois quarts des prestataires d’aide sociale qui se sont réfugiés dans un organisme communautaire.Dans les régions du Québec, toutefois, le pourcentage de femmes égale parfois celui des hommes et peut même être plus élevé.Deuxième caractéristique: les sans-abri sont le plus souvent âgés entre 18 et 29 ans.Parmi les prestataires d’aide sociale qui recevaient leur chèque à l’adresse d’un organisme communautaire, 41 % étaient âgés de 18 à 29 ans, alors que cette tranche d’âge ne représente que 28 % de la clientèle de l’aide sociale.Troisième caractéristique: ils sont peu scolarisés.Quelque 63 % des sans-abri qui touchent de l’aide sociale ont un niveau de scolarité de 8 à 11 années.Chez les prestataires d’aide sociale en général, 48 % atteignent ce même niveau de scolarité.Quatrième caractéristique: les sans-abri sont seuls.Ceux qui se présentent dans un refuge sont à 91 % des personnes seules.Ils composent une famille monoparentale dans huit pour cent des cas; rares (0.3 pour cent) sont ceux qui proviennent d’un ménage composé de deux adultes.Cinquième caractéristique: ils vi vent le plus souvent en chambre ou en pension, quand ils ne se trouvent pas dans un refuge.Ces statistiques doivent cependant être analysées avec une grande prudence, précisent les chercheurs, parce qu'une bonne portion des sans-abri ne touchent pas même de l’aide sociale.Or, une partie des données précédentes provient du fichier de l'aide sociale.Pour confirmer certaines données, l’équipe a effectué un sondage auprès de 268 personnes dans 24 établissements susceptibles de recevoir des sans-abri.Grosso modo, l’enquête a confirmé que les sans-abri sont le plus souvent des hommes, jeunes, peu scolarisés.Elle a apporté d’autres éléments.Plus de 47 % des sans-abri ont dit avoir un casier judiciaire, dont sept pour cent chez les femmes et de 57 à 66 % chez les hommes (selon leur groupe d’âge).Quelque 50 % des sans-abri interrogés par questionnaire ont dit vivre un problème d’alcool — plus souvent dans le cas des hommes — et 48 % un problème avec la drogue.Les problèmes de santé mentale sont aussi fréquents chez les sans-abri, bien que les chercheurs n’ont pu en chiffrer l'incidence avec précision.Les plus de 30 ans seraient plus nombreux à éprouver de tels problèmes.Le problème des sans-abri se vit différemment en région et dans les centres urbains.Selon le sociologue Lalande et son équipe, « les sans-abri en région sont plutôt des personnes en état de crise, qu’elles soient maltraitées, mises à la porte de leur domicile, en état d’ébriété, droguées ou malades».Dans les régions, à l’occasion, le sans-abri pourra être accueilli par l’hôpital, un policier, au presbytère, par le médecin ou par une personne charitable qui le nourrira et l’aidera.La situation est différente dans les grands centres, où l’anonymat a pour conséquence d'isoler davantage celui qui est dépourvu.Québec et Ottawa prêts à verser $ 20 millions pour hâter 200 mises à la retraite chez Marine PAULE DES RIVIÈRES Québec et Ottawa sont prêts à verser chacun $ 10 millions pour les travailleurs âgés de Marine Industrie de Vickers à Montréal et de Sorel.Quelque 200 employés dont l’âge varie entre 55 et 64 ans pourraient être invités à prendre une retraite anticipée.Si le projet se concrétise, Marine Industrie Limitée (MIL) deviendra la première à bénéficier du nouveau Programme d’aide aux travailleurs âgés (PATA), tellement nouveau en fait, qu’il n’est pas encore né officiellement, Ottawa et les provinces ne s’entendant toujours pas sur la répartition des coûts et les critères d’accès au programme d’aide.Cela fait deux ans que le gouvernement fédéral et les provinces négocient les modalités du programme, pour lequel Ottawa a promis $ 125 millions en 1986.Dans le cas de Marine, les deux gouvernements avaient intérêt à s’entendre.D’abord, Québec détient 65 % des actions de Marine, par le biais de la Société générale de financement (SGF).Ensuite, Ottawa s’est vertement fait reprocher d'avoir promis des contrats aux chantiers navals de Lauzon et et Montréal lorsque Québec s’en est porté acquéreur.Mais la manne n'est pas venue et en janvier, la compagnie dévoilait un plan de rationalisation prévoyant la vente ou la fermeture de MIL Vickers à Montréal et la spécialisation de MIL à Sorel dans l’hydro-électri-que.Un résumé du projet d'aide aux travailleurs a été présenté cette semaine au syndicat de Marine à Sorel et Travail Canada — responsable du PATA a confirmé l'entente entre les deux gouvernements.Les pourparlers ne font que commencer et beaucoup de détails manquent.Plusieurs questions brûlent déjà les lèvres du syndicat.Le président du syndicat de Marine à Sorel (CSN), M.Claude Sylvestre, a souligné au Devoir que le projet convient mal au groupe des 55-60 ans, qui recevraient entre $ 1,000 et $ 1,200 par mois.Ils auraient à subir une réduction actuarielle considérable « qui ne les inciterait pas à partir », prévient M.Sylvestre.Jusqu’à maintenant, la compagnie n’a pas manifesté son intention de combler cet écart actuariel, ce qui signifie que la pension du pré-retraité souffrirait pour toujours d’un départ précoce.Il subsiste d’ailleurs une ambigüité sur la nature du programme, Ottawa insistant sur le fait que son PATA « n’est pas là pour bonifier les pensions ».À Travail Canada, l’on insiste pour dire que PATA ne sera pas un programme de pré-retraite mais un programme d’aide aux travailleurs âgés mis à pied en raison des diffi cultés de l’entreprise.Les types d’entreprises et les régions seront scrupuleusement ex-maminés avant que ne s’ouvrent les très difficile pour les Torontois de s’inscrire au programme, vu le faible taux de chômage de cette ville.Dans le projet présenté cette semaine à Marine, la compagnie a lié le programme d’aide à une flexibilité accrus des tâches sur les chantiers.Encore là, le président du syndicat se demande bien ce que flexibilité et pré retraite ont en commun.« Tout le monde ferait à peu près n’importe quoi », déduit M.Sylvestre.Ceci dit, les négociations se poursuivront au cours des prochaines semaines.Les fonctionnaires pourront dorénavant jouer à la politique OTTAWA (PC) — La Cour fédérale d’appel a invalidé hier l’article de la loi sur l’emploi dans la fonction publique qui interdit aux 250,000 fonctionnaires fédéraux de travailler pour ou contre des candidats aux élections fédérales ou provinciales.Le tribunal, dans sa décision unanime (3-0), a expliqué que cet article enfreint les libertés d’expression et d’association garanties par la Charte des droits et libertés.Le jugement a aussitôt été salué par M.Daryl Bean, président de l’Alliance de la fonction publique du Canada, comme la consécration des droits politiques des fonctionnaires.« Pour faire changement, a déclaré M.Bean, les fonctionnaires ne seront pas traités comme des ci- Y COURS D’ANGLAIS et de FRANÇAIS MONTRÉAL au YMCA International Téléphonez au — 3 sem.277-3323 — immersion — cours intensifs (matin ou soir) 5550 Avenue À partir de 1 35 $ du Parc Tests de classement (angle St-Viateur) 19, 20, 26, 27, 28 juillet toyens de seconde classe dans le domaine des droits politiques.» Pour M.Bean, cette décision de la Cour fédérale d’appel fait plus pour les fonctionnaires que le projet de loi C-273, déposé aux Communes par le député conservateur David Daubney dans le but justement d’améliorer les droits politiques des fonctionnaires.>< Il n’est plus important maintenant que le projet de loi C-273 soit adopté, a noté le leader syndical, puisque nous avons déjà ces droits.En fait, C-273 restreindrait certains de ces droits, particulièrement dans le cas de certains fonctionnaires en bas du niveau de sous-ministre.» Le député Daubney s’est inquiété de ce que des hauts fonctionnaires, qui donnent des conseils politiques, CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASS( li s Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514 Docteur Penfield, Montreal Canada H3G 1X5 Fax (514) 934-1246 Télex 05-268656 Tél (514) 934-0272 reçoivent ainsi une liberté politique illimitée.En vertu du projet de loi de M.Daubney, seuls les fonctionnaires syndiques auraient des droits politiques améliorés.Il est évident, selon lui, que le jugement de la Cour fédérale d’appel va être porté devant la Cour suprême du Canada.T riplés in vitro LE CAP ( AFP) - Une femme, au paravant stérile et prématurément ménopausée, a donné naissance à des triplés, cette semaine au Cap, permettant au service de fécondation in vitro de l’hôpital Groot Schuur de réaliser une première mondiale, a annoncé hier au Cap, un porte-parole de l’hôpital.C’est la première fois qu’une femme ménopausée donne naissance en Afrique du sud.La technique utilisée consiste à féconder des ovules provenant d’une donneuse avec le sperme du mari et à implanter les oeufs dans l'utérus en faisant suivre à la femme un traitement hormonal.La naissance de triplés à la suite de l'utilisation de cette méthode sur une femme ménopausée représente un première mondiale.Le porte-parole a précisé que l'accouchement, qui a nécessité une césarienne, a eu lieu en secret dans une clinique privée./ f * Le Devoir, samedi 16 juillet 1988 ¦ A-3 «.oui, je vous recommande un certificat de placement garanti, car nos taux sont parmi les meilleurs.«Et si vous ie désirez, on peut même faire la transaction par téléphone! C’est un mode d’épargne fiable et à haut rendement.A propos, si vous êtes âgé de 60 ans ou plus, vous aurez droit à une prime de 0,125 %.Puis-je faire autre chose )__|________________ pour vous aider?» 9f% 10% 10f% Fiducie m0 du Québec fp Desjardins Anjou : 355-2050 /1-800-361-5808 Brassard : 445-3224 /1-800-361-4436 y LaSalle: 366-1175/1-800-361-6633 f * Laval : 668-5223 /1-800-361-3803 Longueuil : 679-2810 /1-800-361-5058 Montreal : 286-3225 /1-800-361-2680 Institution inscrite à U Régie de I’*ssurance-dép6ts du Québec.Tiui pouvant varier tans préavis.1 an I 3 ans I 5 ans intérêts payés annuellement La mort délivre Claude Brunet (LB DEVOIR) - Le fondateur du Comité provincial des malades, M.Claude Brunet, est mort hier à l’Institut neurologique de Montréal des suites de multiples maladies.Agé de 18 ans, M.Brunet était handicapé depuis l’âge de sept ans.Il vivait à l’hôpital Saint-Charles Borromée depuis 1957 et avait été admis d’urgence à l’Institut, en février 1987, souffrant d’une pneumonie.Son état n’avait fait que s’aggraver depuis, le plongeant dans de longues périodes de coma.Un ignorait encore hier soir où et quand auront lieu les funérailles de cet homme que la maladie forçait depuis plusieurs années à vivre couché à plat ventre sur une civière et qui était devenu le symbole de la lutte pour le respect des droits des malades vivant en ins- titution.Fondateur, en 1972, du Comité provincial des malades, M.Brunet s’était notamment fait connaître pour ses dénonciations des coupures budgétaires dans les hôpitaux et ses protestations contre les négligences dont sont victimes les malades vivant en institution.M.Brunet avait invité les syndicats de travailleurs hospitaliers à céder leur droit de grève et fait de nombreux plaidoyers en faveur d’un système hospitalier plus humain.Dans un bref communiqué diffusé aux médias la famille de M.Brunet a déploré hier la perte « d’un autodidacte, homme de sagesse et de prière » et a invité les personnes désirant manifester leurs condoléances à faire parvenir un don au Comité provincial des malades.Ce Comité est voué exclusive- ment à la promotion et à la défense de droits des personnes malades, âgées ou handicapées vivant en institution.En mars 1988, le conseil d’administration du Comité, conscient que l’état de santé de M.Brunet se détériorait irrémédiablement, avait pris la décision de lui décerner le titre honorifique de président fondateur émérite.C’est M.André Aird, élu par la suite par l’assemblée générale des membres du Comité, qui devait lui succéder à titre de président en exercice.Créée en 1985, la Fondation Claude Brunet vise à venir en aide à ce Comité.M.Brunet laisse dans le deuil, outre son épouse madame Jeanine Rusika, sa mère Mme Marguerite Sauriol et ses frères René, Bernard, Alain et Paul.Bell ne peut faire enquête à cause de la grève Une abonnée refuse de payer des appels au 976 facturés par erreur ISABELLE PARÉ Il succède à Mgr Jacques Berthelet Le père Léonard Audet nommé supérieur général des C.S.V.Le père Léonard Audet, âgé de 55 ans, a été élu à Rome supérieur général de la Congrégation des Clercs de Saint-Viateur pour un mandat de six ans.Il succède à Mgr Jacques Berthelet devenu évêque auxiliaire au diocèse de Saint-Jean-Longueuil le 21 mars 1987.L’élection du père Audet a eu lieu le 13 juillet au cours d’une séance du chapitre général des Clercs de Saint-Viateur tenue à Rome et qui réunissait des délégués du Canada, de France, d’Espagne, des États-Unis, de même que des missionnaires de plusieurs pays.Le nouveau supérieur général aura la direction des quelque 1,200 Clercs de Saint-Viateur dispersés à travers le monde.Né à Maria, en Gaspésie, le 26 novembre 1932, il a fait ses études au Collège Bourget de Rigaud et a été ordonné prêtre en juin 1960.Il a couronné ses études par un doctorat en théologie, une licence en écriture sainte et un certi- ficat de l’École biblique de Jérusalem.Professeur d’écriture sainte à la faculté de théologie de l’Université de Montréal, il en a été le doyen de 1977 à 1985.En août 1987, il était nommé membre du Comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation, à titre de représentant des éducateurs.Depuis 1986, le théologien était responsable de la section des études bibliques à l’Université de Montréal.Étonnée de recevoir un compte de téléphone lui facturant pour plus de $ 250 d’appels faits au 976 alors qu'elle était en vacances, une abonnée de Bell Canada a réclamé à la compagnie de faire enquête.En plein conflit de travail, Bell a retiré la facture mais refuse d’enquêter et rétorque que des frais pourraient être portés à son compte du mois courant si la même situation se reproduit.L’abonnée en question, qui dit ne pas avoir d'enfant, affirme que ni elle ni son compagnon n’ont eu recours au 976 et qu’en outre, ces appels ont été faits en grande partie au cours de ses deux semaines de vacances, à son insu.Plus de 80 appels « payants ».figurent sur la facture de juin de l’abonnée, totalisant la jolie somme de $ 267,54.Dès le 18 juin, quatre appels ont été placés au Party Line, un des services du 976 où le client peut pla-coter avec d’autres interlocuteurs par le biais d’une ligne conférence.Chaque appel coûte $3.Le 19 juin, pas moins de 18 appels Ça cloche toujours chez Bell Les pépins continuent de s’accumuler sur les circuits de Bell.Hier, la compagnie a signalé une défail lance à la centrale téléphonique de Verdun mais « que nous n’attribuons pas au conflit».Bell ne peut en dire autant d’un cable à Saint-Pie-de-Bagot qui a été la cible de 10 balles de carabine.Ce geste a créé beaucoup de friture sur les lignes entre Granby et Saint-llva-cinthe.Même chose pour les communications entre Montréal Valley-field et Montéal et Beauharnois, en raison de dommages causés aux équipements de répétition de signalisation de Beauharnois.Les équipements ont été arrachés de leur puits d’accès et laissés, à moitié brisés, au beau milieu d’un champ.Ce dernier incident est survenu le 13 mais ce n’est qu’hier que Bell a trouvé la source de ses difficultés dans cette région.Les 19,500 téléphonistes et techniciens de Bell Canada sont en grève-depuis le 24 juin.Le syndicat et la compagnie ne se parlent pas, de sorte que le conflit reste entier.Les syndiqués réclament de meilleurs salaires, moins d’heures de travail, de meilleures pensions et une limite au recours à la sous-traitance et aux employés surnuméraires.René Lévesque veut démocratiser l’archéologie QUEBEC (PC) — Le géographe et archéologue amateur René Lévesque ne s’est pas laissé abattre par la décision du ministère des Affaires culturelles de mettre fin abruptement â son ambition de découvrir le tombeau de Samuel de Champlain.Dès le lendemain de sa déconvenue, il a repris le collier à l’émission radiophonique du matin du populaire animateur André Arthur sur les ondes de CH RC en annonçant qu’il allait mettre sur pied un comité (qui deviendrait peut-être une fondation) qui apporterait de l’aide aux jeunes archéologues pour la démocratisation de cette science.M.Lévesque a dit qu’il ne comptait pas seulement sur ce futur comité d’appui pour reprendre ses travaux de recherche, mais également sur des pressions de l’opinion publique « qui serait capable de faire bouger le ministère».Au cours de l’heure passée en ondes, M.Lévesque a pu remarquer qu’il jouit déjà de la sympathie et de l’appui des citoyens ordinaires et curieux de savoir ce que peut bien contenir le tombeau-mystère mis au jour il y a deux semaines sous la basilique de Québec par lui-même et son « élève » Charles Beaudry.Les quatre auditeurs qui ont appelé à la station de radio se sont tous rangés derrière M.Lévesque en souhaitant qu’il continue les fouilles et que les fonctionnaires cessent de lui mettre des bâtons dans les roues.Pour sa part, M.Lévesque en a profité pour se vider un peu le coeur et dire sa façon de penser de ceux et celles au ministère des Affaires culturelles qui lui ont interdit d’aller plus loin et, encore plus, d’ouvrir la tombe mystérieuse.Il a rappelé que « c’est moi, René Lévesque, qui ai mis sur pied avec Raymond Douville le département de l’archéologie au ministère et qui ai placé la plupart des fonctionnaires qui y sont aujourd’hui ».Il a ajouté que c’est sur son initiative qu’a été votée la loi sur les fouilles archéologiques « et voilà qu’au-jourd’hui on se sert de cette même loi pour me barrer le chemin ».M.Lévesque n’a pas apprécié en particulier certains propos de M.Adélard Guillemette, directeur général du patrimoine au ministère des Affaires culturelles, au cours de la conférence de presse de jeudi, où on faisait part de la recommandation du comité de spécialistes de ne pas pousser plus loin les recherches et de ne pas ouvrir le tombeau parce qu’il n’est pas celui du fondateur de Québec, selon eux.M.Guillemette avait expliqué que l’archéologie ne doit pas se transformer en voyeurisme ou en nécropha-gie et certains avaient cru que le fonctionnaire visait quelqu’un en particulier.« Il me semble bien évident que M.Guillemette a paniqué lors de la conférence de presse ; il a perdu les pédales un moment pour dire des choses comme ça », a commenté le géographe employé comme agent de recherche au ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Son compagnon Charles Beaudry a dit qu’il prend un risque pour sa carrière d’archéologue en suivant M.Lévesque dans ses travaux pas toujours prisés par le ministère.« Peut-être suis-je un Don Quichotte, comme certains me le disent, et je connais les risques que je prends et pourquoi je fais cela.Mais si on ne fait rien, on n’aboutira à rien », a dit M.Beaudry, qui se décrit comme l’élève de M.Lévesque et qu’il est prêt à suivre encore.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 ont été facturés entre minuit et quatre heures du matin, 15 appels le 20 juin et 7 appels le 22 juin.Finalement, le 23 juin, pas moins de 36 appels ont été fait par un inconditionnel du clavier.Les appels se sont suc cédés entre minuit et 2 h 33 du matin pour reprendre à 11 h 28 jusqu’à 23 h 28 sans répit.Si de nombreux abonnés ont été aux prises avec des comptes astronomiques à cause d’appels faits au 976 par leurs enfants, d’après l’Association des coopératives d’économie familiale (ACEF-Nord), c’est la première fois qu’un abonné se plaint d’ê tre facturé par le 976 pour des appels dont il ignore l’auteur.L’abonnée, qui s’inquiète de la façon dont ces appels ont pu être fait à son numéro, a demandé à Bell Canada de faire enquête.D’autant plus que de nouveaux appels au 976 ont été portés à son compte de juillet, l’informe le service à la clientèle, et qu’elle en sera cette fois responsable.Le service à la clientèle de Bell estime qu’il n'a pour toute preuve que la parole de la dame et que tout abonné est responsable des appels faits à son téléphone.Quant à l’enquête, il faudra attendre la fin de la grève.« La première vérification se fait au centre de commutation.On ne peut faire d’enquête étant donné la grève.On a retiré la facture du mois de juin, mais la cliente pourrait être facturée pour le mois prochain, à moins que la grève soit finie », a dé-daréM.François Pagé, responsable des communications à Bell.« Sur sept millions de comptes, U peut se glisser des erreurs », a-t-il ajouté.Pareilles situations pourraient toutefois être bientôt chose du passé.Bell devra se conformer aux demandes du CRTC qui a exigé le 7 juillet que la compagnie instaure d’ici 6 mois un « dispositif de sécurité » permettant de bloquer le recours au 976.De plus, Bell devra se doter d’une méthode de contrôle lui permettant d’avertir un abonné lorsque son compte d’appels au 976 excédera $ 50.116 ans hier Le whisky aide la doyenne à vieillir CERES, Californie (AP) — Une femme d’origine turque, Sherin Youseph Kuloo, qui a fêté hier ses 116 ans, aime toujours à boire un ou deux petits verres de whisky par jour, déclarent ses proches pour qui elle est la doyenne de la planète.« Elle n’est jamais malade.Si elle sent venir le rhume, elle boit du whisky et il n’y paraît plus », affirme son neveu, Ya-coub Yaeoub.D’après le livre Guinness des records, c’est Anna Williams, du Pays de Galles, qui est à l’âge de 115 ans.la doyenne de la planète.Elle est née le 2 juin 1873.Toutefois, l’extrait de naissance et le certificat de baptême de Kuloo, signé par un prêtre de la Sainte église catholique apostolique de l’orient, mentionne comme date et lieu: le 15 juillet 1872,à Jilo en Turquie.En se fondant sur ces données, les services d’immigra-t ion et de naturalisation américains lui ont accordé en avril la citoyenneté américaine.La vieille dame, qui vit avec Yaeoub et son épouse à Ceres, étail la femme d’un paysan en Irak où elle avait émigré.Elle est venue avec des membres de sa famille aux États-Unis en 1978.Kuloo a eu ouatre maris, qui sont tous décédés.Elle est un peu sourde mais refuse de porter un appareil.Elle a aussi deux dentiers, qu’elle refuse aussi de porter, ce qui ne l’empêche pas de manger des pommes et des poires, affirment ses proches.Depuis une chute qui lui a endommagé la hanche il y a trois ans, Kuloo marche à l’aide d’une béquille.Le Saguenay veut une autoroute vers Québec CHICOUTIMI (PC) - Les chambres de commerce de la région du Saguenay réclament à grands cris qu’une route à quatre voies soit cons truite entre leur région et la Vieille Capitale.Le président de la Chambre de commerce régionale du Saguenay, accompagné des représentants des chambres de commerce locales de Chicoutimi, de Jonquière et de La Baie, a soutenu que la région a be soin d’une voie d’accès moderne la reliant à Québec pour des raisons économiques.Selon lui, la réserve faunique des Laurentides constitue une véritable barrière qui isole le Saguenay du reste du monde.Il ne fait aucun doute dans son esprit qu’une route à quatre voies représenterait un outil de développement économique majeur.Aussi, M.Mouette et ses collègues ont lancé un appel à l’unité de toutes les personnes et associations intéressées de la région pour mettre au point ce projet de route et exercer les pressions nécessaires sur les gouvernements pour que le projet devienne réalité.?RPORD dhéribourû CENTRE DE VILLÉGIATURE ^ Un accueil dans un nouveau décor Pour un séjour, fhotellerie: • Pour un bon séjour, 54 nouvelles chambres climatisées (96 au total ).• Pour la gastronomie, une nouvelle salle à manger réaménagée.• Ht pour vous accueillir, une nouvelle réception permettant un meilleur service.• Court de tennis ( 4 ) — piscines - golf - location de bicyclette.Pour des vacantes différentes, c’est tellement mieux dans une villa: • Tranquilité assurée • Voisins éloignés.Stationnement à proximité.Prix à partir de: 310,00* par semaine ( hors saison ).405,00* par semaine ( en saivrn ) dotation au mois et a la saison egalement disponibles) Pour des activités bien pensées, nos forfaits: Golf à partir de 389$ 6 jours et 5 nuits Vacances Santé à punir de | 379$ s,9ue t‘Ofr t‘cP «rts Orf, ord Part/r Pour réservations: (sans frais) 1-800-567-6132 (de partout au Québec) ou 819-843-3308 (frais virés acceptés), poste 20 C.P.337, Magog (Québec), J1X 3W9 A-4 ¦ Le Devoir, samedi 16 juillet 1988 l’our un temps limité, vous pouvez louer une 300ZX ou une Maxima pour seulement 399 S par mois, ou épargner 3 000 S à l’achat.Comme vous le voyez, lire les petits caractères ça peut être payant.WM?/.mm WWWMiMMIA NISSAN ¦ y m Vous pouvez prendre ce que vous lisez pour du comptant: nous avons effectivement réduit le prix de nos 300ZX et Maxima.Pour l’instant, vous devrez donc vous faire à l’idée d épargner de l’argent.Comme le disent les petits caractères, vous pouvez pour un temps limité, louer une légendaire 300ZX Coupé Sport ou une luxueuse Maxima GXE 1988.pour seulement 399 S par mois.Si vous préférez acheter, vous ne paierez que 22 588 S.D’une façon ou de l’autre, vous épargnerez au moins 3 000 S.Oh.en passant, les prix mentionnés sont basés sur une location de 48 mois avec allocation de 96 000 km et un versement comptant de 2 500 S.Le tout sujet à l’approbation de crédit.Les frais de transport, préparation, taxes et immatriculation ne sont pas compris.Ces réductions sont en vigueur jusqu’à épuisement des stocks.Alors parlez-en à votre concessionnaire Nissan très bientôt.Et la prochaine fois que vous verrez quelque chose d’écrit en petits caractères, portez attention.Vous pourriez avoir une agréable surprise.NISSAN À la mesure de vos exigences: AUTO GOUVERNEUR.INC.1501 boni des Laurentidrs Laval 668-1650 CITE NISSAN 3500 ouest rur lean-îalon Montréal 7.39-.3175 CENTREVILLE NISSAN 2095 ouest fue St-Cathcrine (Centre Ville) Montréal 932-667" ST LÉONARD NISSAN.INC."""0.Colbert St Léonard 3T 4421 CHOMEDEY NISSAN.INC.2465 boul Libelle Laval682 4400 GARAGE MODELAUTO.INC.12230 est rue Sherbrooke Pointe Aux Trembles 645-4546 ST EUSTACHE NISSAN LTÉE.801 boulevard Sauve St EustaTie 472 8666 BRUCY AUTO.INC.900 boul Harwood Vaudreuil 455-1434 BROADWAY AUTOMOBILE LTD.7550 rue Broadway Ville La salle 366 8931 TERRBBONNE NISSAN 4100 C hemin (ascon Terrebonne PO 477-1444 FAIRVIEW NISSAN LTÉE.345 boul Brunswick Pointe-Claire 697-9141 BAILLARGEON NISSAN 760 est rue St-C harles Longueuil 6 "'8953 METRO NISSAN.INC.2125 rue Notre Dame Lachme 634 "211 MERCIER NISSAN.INC.55 boul St-Jean Rapriste ouest Ville Mercier 691-9541 BROSSARD NISSAN.INC.9005 boul Taschereau Brossard 145 9811 DEMERS NISSAN 818 boul Libelle Blainville Quebec 430-4120 MANOIR NISSAN.INC.225 boul Brien Rrpentigny 585-5824 GARAGE DUMOULIN LTÉE.8115 boulevard l evesque St-François de Laval 665-7450 ST MICHEL NISSAN 94 1 boul St Michel Montréal PQ 384-8400 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, samedi 16 juillet 1988 B A-5 Un étudiant français impliqué dans l’attaque du City of Poros ATHÈNES (AFP) — Les autorités grecques ont annoncé hier soir qu’un Français, appelé selon elles Roland Vigneron, un étudiant de 23 ans mortellement blessé pendant l’attaque du City of Poros lundi dernier, a été reconnu « par huit témoins » comme un des membres du commando.Selon un communiqué conjoint des ministères grec de l’Ordre public et de la Marine marchande, chargés de l’enquête, M.Vigneron est mort des suites de ses blessures à l’hôpital Tzaneio du Pirée où il avait été transporté après l’attaque.Sa carte d’identité a été retrouvée sur le navire.Le communiqué ne précise pas la teneur des témoignages.A Bourges, dans le centre de la France, les parents et grands-parents d’un jeune Français répondant au nom de Laurent Vigneron ont annoncé hier soir à l’AFP que leur fils et petit-fils était mort à bord du City of Poros mais qu’il n’avait rien à voir avec le commando terroriste.De son côté, le gouvernement français a demandé aux autorités grecques de lui apporter les « éclaircissements et les précisions nécessaires au sujet des déclarations et informations contradictoires diffusées sur les responsabilités dans l’attentat du 11 juillet contre le bateau City of Poros ».Dans un communiqué publié hier en fin d’après-midi, le ministère français des Affaires étrangères a estimé qu’« aucun élément actuellement en sa possession n’indique que l'une des victimes françaises de ces événements tragiques pourrait en être l’un des auteurs ».La première chaîne nationale de télévision a ouvert son journal hier soir sur cette information en présentant la photo du jeune homme.Cette information a été divulguée à l’issue d’une réunion à laquelle participait l’ensemble des services grecs qui se consacrent à l’enquête, sous l’autorité des ministres de l’Ordre public, M.Athanassios Sehiotis, et de la Marine marchande, M.Evangelos Yannopoulos.Selon le texte officiel, « il n’est pas impossible » qu’un autre terroriste présumé, Joseph (ou Josand) Mohammed, reconnu par dix témoins sur une photo comme l’homme qui a ouvert le feu sur les passagers, figure parmi les quatre corps (sur un total de neuf) non encore identifiés.D’autre part, le même communiqué assure que les enquêteurs grecs disposent désormais d’éléments « absolument sûrs » liant l’explosion d’une voiture sur le quai du port d’attache du City of Poroset l’attaque du navire.Les personnes impliquées dans ces deux événements faisaient partie, selon le communiqué, d’un même commando.Les recherches se poursuivent et désormais la police évitera de donner de nouvelles indications sur l’enquête, conclut le communiqué.La destruction de l’Airbus iranien La majorité des membres du Conseil de sécurité refusent de condamner les USA NEW YORK, Nations unies (AFP) — L'Iran a légèrement baissé le ton vis-à-vis des Etats-Unis hier devant le refus évident d’une majorité des membres du Conseil de sécurité de l’ONU de condamner les États-Unis pour la destruction d’un Airbus iranien avec 290 passagers à bord, il y a treize jours.Au cours d’une conférence de presse, juste avant la reprise des travaux du Conseil, le ministre iranien des Affaires étrangères M.Ali Akbar Velayati, a surtout insisté sur la nécessité pour les États-Unis de reconnaître leur responsabilité dans la tragédie, en plus de l’indemnisation des familles des victimes.« Ce serait là, a-t-il dit, une attitude acceptable et raisonnable ».Le chef de la diplomatie iranienne a accueilli positivement la décision de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) d’ouvrir une enquête internationale.Il n'a mentionné qu’une seule fois la volonté de son pays de voir les États-Unis con damnés par le Conseil, en rappelant que la décision qu’auraient à prendre les quinze serait un « test crucial ».11 ier, seuls deux membres du Con-seil, l’URSS et la Chine, ont clairement condamné l’action américaine, et réclamé le départ des flottes de guerre occidentales du Golfe.Deux autres, la Yougoslavie et l’Algérie, se sont montrés très critiques, M.Dra-goslav Pejic (Yougoslavie) parlant d’acte « irresponsable et incompréhensible » tandis que M.llocine Djoudi (Algérie) le qualifiait lui, « d’injustifiable et d’atteinte caractérisée à la convention de Chicago sur Nouvelle confrontation évitée de justesse Regain de tension dans le Golfe MANAMA (AFP) — La tension est montée d’un cran hier dans le Golfe, où une nouvelle confrontation américano-iranienne a failli avoir lieu lors de l’intervention de la marine de guerre américaine pour protéger un pétrolier libérien, le Sea Victory, cible d’une attaque iranienne.Le Sea Victory a été pris sous le feu des vedettes rapides des Gardiens de la révolution, près de l’île iranienne de Farsi (centre du Golfe), alors qu’il se dirigeait, à vide, vers le Koweit.Le commandant du navire, qui se Irouvait à cinq kilomètres de l’ile de Farsi, a demandé, sur la fréquence d’urgence, l’assistance de la flotte américaine qui a apparemment voulu éviter de pénétrer dans les eaux territoriales iraniennes.En effet, la frégate américaine Robert Bradley, qui croisait à 36 km du lieu de l’attaque, selon une source américaine dans le Golfe, a préféré attendre que le pétrolier quitte les eaux iraniennes, pour ne pas, sem-ble-t-il, provoquer une nouvelle confrontation directe avec l’Iran.Le commandant du Sea Victory a indiqué, dans une communication-radio avec l’AFP, qu’il était toujours, hier à 16 h locales, sous la protection de la frégate américaine.Il a ajouté que l’incendie qui s’était déclaré à bord de son navire a pu être rapidement maîtrisé, mais qu’un membre d’équipage avait été « légère- Reagan et Nixon à l’aide de George Bush WASHINGTON (AFP) - Toujours à la traîne de son rival Michael Dukakis dans les sondages, le vice-président George Bush vient de bénéficier dans sa campagne d’un coup de pouce du président Ronald Reagan et des conseils de l'ancien président Richard Nixon.La décision du gouvernement américain de faire défendre devant le Conseil de sécurité des Nations unies le dossier des États-Unis dans l’affaire de l’Airbus iranien abattu par le croiseur Vincennes par M.Bush lui-même a de toute évidence été prise dans une large mesure pour des raisons électorales.Il s’agissait de prouver à l’opinion publique américaine la réalité de l’un des principaux arguments utilisés par les républicains pour attaquer le candidat démocrate aux élections présidentielles de novembre : le porte-drapeau des républicains, M.Bush, a en matière de politique étrangère une expérience que n’a pas M.Dukakis.Largement retransmise par les réseaux de télévision, l’intervention du vice-président devant le Conseil, enceinte qu’il connaît bien puisqu’il fut ambassadeur des États-Unis à l’ONU en 1971-72, a constitué, sans le dire, une illustration aux yeux de tous de l’un de ses points forts : la politique étrangère.Elle a permis à M.Bush de faire la une des journaux alors que les projecteurs de l’actualité se préparent à se braquer sur la convention d’Atlanta où M.Dukakis sera sacré candidat démocrate la semaine prochaine.Le « ticket » Dukakis-Bentsen qui sera investi à Atlanta est considéré comme excellent par l’ex-président Nixon.Celui-ci a adressé aux conseillers de M.Bush une longue lettre d’analyse et de conseils, dont des extraits étaient publiés hier par le New York Times.M.Nixon, qui reste considéré comme l'un des meilleurs analystes politiques des États-Unis, y affirme que le choix du sénateur du Texas Lloyd Bentsen comme colistier par le gouverneur du Massachusetts renforce ses chances électorales dans plusieurs États.Il estime cependant que les divergences idéologiques entre le gouverneur libéral et le sénateur conservateur pourraient poser des problèmes aux démocrates.L’ancien président propose aussi trois noms de colistiers possibles au candidat républicain.Ce sont ceux d’hommes qui ont déjà été cités à maintes reprises : le gouverneur de Californie George Deukmejian, et deux des rivaux malheureux de M.Bush durant les primaires, le sénateur du Kansas Robert Dole et le représentant de l’État de New York Jack Kemp.Canada-Iran: vers une reprise des relations?ment blessé».Le commandant a affirmé n’avoir pas été témoin d’une confrontation directe entre la marine américaine et les vedettes iraniennes, mais a déclaré avoir entendu des tirs, dont il n’a pas été en mesure de préciser l’origine.Selon la même source américaine dans le Golfe, les vedettes iraniennes se sont repliées, après l’attaque, vers l’ile de Farsi, qui sert de base aux Gardiens de la révolution aux commandes de ces embarcations.C’est la deuxième fois depuis la destruction de l’Airbus d’Iran Air par la marine américaine dans le sud du Golfe, le 3 juillet, qu’un bâtiment de guerre américain se porte au secours d’un navire « neutre » attaqué par l’Iran dans le Golfe.L’avion de ligne iranien, dont les 290 passagers avaient péri, avait été abattu par « erreur », selon Washington, par la frégate américaine le Vincennes qui était engagé, quelques minutes avant le drame, dans un combat naval avec des embarcations iraniennes.Mardi dernier, deux hélicoptères de la frégate américaine Nicholas avaient échangé des tirs avec des vedettes iraniennes qui attaquaient un pétrolier panaméen, le Universal Monarch, près de l’île de Farsi.Le Pentagone avait alors indiqué que les appareils américains avaient regagné la frégate «sans être atteints ».Cette confrontation avait eu lieu, selon le Pentagone, à 25 km de Farsi, dans les eaux internationales.Le subit regain de tension dans le Golfe coïncide avec les débats qui se déroulent actuellement au Conseil de sécurité sur l'affaire de l’Airbus.Ces débats ont été marqués par un vif échange de propos entre le vice-président américain George Bush et le chef de la diplomatie iranienne, M.Ab Akbar Velayati.Ce dernier a accusé les États-Unis d’avoir prémédité une « action lâche et injustifiée », alors que M.Bush a rejeté ces accusations en affirmant que l’Iran portait une « part substantielle de responsabilité » dans la tragédie.Hier, M.Velayati a déclaré que les États-Unis devaient accepter la responsabilité de la destruction de l’Airbus iranien dans le Golfe, en plus de l'indemnisation des familles des victimes, pour satisfaire l’Iran.« Ce serait là une attitude acceptable et raisonnable», a-t-il ajouté.la protection de l’aviation civile».Mais dans leur majorité, les membres du Conseil se sont efforcés, tout en déplorant la tragédie, de ne pas envenimer le débat, et de noter qu’elle mettait en évidence l’urgence d’une solution négociée au conflit Iran-Irak.Des nuances sont cependant apparues dans les réactions des membres occidentaux du Conseil à l’égard des États-Unis.Si le représentant de la Grande-Bretagne, M.John Birch, a jugé « entièrement approprié le recours au droit d’auto-défense » par les forces navales occi dentales stationnées dans le Golfe, il a souligné que les unités britanniques qui y étaient déployées, avaient une tâche C il ! I 1 C I.?•> S ! a il x ci OTTAWA (d’après CP et Reuter) — Huit ans de relations plutôt tendues entre l’Iran et le Canada pourraient bientôt prendre fin.Deux diplomates canadiens sont en effet arrivés à Téhéran, hier, et devraient y séjourner quelques jours dans le but de faciliter la normalisation de relations qui passent, pour l’instant, par l’ambassade danoise à Téhéran.La nouvelle a été annoncée hier simultanément par un porte-parole des Affaires extérieures, à Ottawa, et par Radio-Téhéran.Les deux capitales avaient entamé le mois dernier des entretiens destinés à améliorer leurs relations diplomatiques.On se rappelle qu’en 1980, Ottawa avait fermé son ambassade à Téhéran après que son ambassadeur, Ken Taylor, eut réussi à faire fuir six diplomates américains que les services canadiens avaient réussi à cacher quelques mois après la prise d’assaut de l’ambassade américaine par des étudiants iraniens.À ce jour, l'Iran avait insisté pour obtenir des excuses du Canada pour ce rôle joué durant la « crise des otages ».Il semble bien que cette condition ne tienne plus, selon ce qu’a laissé entendre le mois dernier le ministre Joe Clark.Le porte-parole des Affaires extérieures, Georges Rioux, affirmait hier : « Bien des choses restent encore à aplanir ».On note, de plus, la volonté délibérée de la République islamique d’Iran de renouveler sa politique étrangère, notamment par la reprise des relations avec la France.Le président du Parlement iranien, Hashemi Rafsanjam.déclarait il y a quelques semaines que le temps était bien fini où l’Iran se créait des ennemis et que son pays essaierait de renouer des relations avec ces pays qui passent pour des amis de l'ennemi qu'est l'Irak.(> L’ART DU BIEN RECEVOIR VgD Plein soleil et gastronomie dans un décor d’autrefois Vacances-soleil • Piscine • Accès au lac • Planche à voile • Canot • Pédalo et chaloupe • A proximité - golf, tennis, équitation, théâtre Le charme d’une vieille demeure • Construite en 1903 • 24 chambres, certaines avec balcon et bain tourbillon Meubles antiques Poutres massives AUBERGE HATLEY Un reiaLs pour les gourmets gourmands.Gagnant national de l'Ordre du Mérite de la Restauration du Québec 1987.RELAIS à C'H.ATEAl \ Forfaits d'été ^ ttk end a partir de 1 VS S purs map ** nuits a partir de AH2 Sol purs map intluam viupers déjeuners brunch dimani < week end seulement » taxe et service l es a ube tristes Liliane et Robert Gagnon H P.330 North Haüev (Québec) 10 B 2CO (819) «42-2451 h Tombée publicitaire: 35AOUT O Thème: de l’analyse et de la mise en rappo de ces différentes catégories.Voilà ce que nous avons essayé df montrer en évitant de rabattre le d cours duplessiste sur ses simp! conditions de production (dévelo pement économique, m.dilutions, tuation sociale de la réception / dont nous traitons par ailleurs da, le dernier chapitre de notre ouvrag A-12 ¦ Le Devoir, samedi 16 juillet 1988 4 Bourassa main, on lui fait dire que Bourassa est populaire parce que l’économie va bien.Le chef péquiste doit être mal cité, raille le chef du gouvernement, en avalant une bouchée de saumon frais.Le premier ministre a partagé son excellent lunch d’anniversaire (moules, saumon, fraises fraîches, pour ses 55 ans, et un bon vin en spécial, à la place du lait ! ) avec le signataire, sur la terrasse ensoleillée, au point, d’en être brûlante, de l’édifice J (le toit du bunker de la Grande-Allée) où il a ses bureaux.En excellente forme et de bonne humeur, détendu et moqueur, M.Bourassa avait participé en matinée à quelques émissions radio, accordé quelques rendez-vous.A nouveau au bureau dans l’après-midi, il est ensuite rentré à Montréal en auto, pour prendre le dîner d’anniversaire avec sa femme et ses deux enfants.Après .11 mois au pouvoir, la popularité de M.Bourassa et de son gouvernement est inégalée, se situant autour de 60%, voire davantage.Ce qui, selon certains observateurs, aurait pu l’inciter à une élection anticipée, prenant ainsi le PQ par surprise et ne laissant pas à M.Parizeau le temps de se mettre solidement en selle.Une élection pourrait lui donner un nouveau mandat avant le jugement de la Cour suprême, notait The Globe and Mail, samedi dernier, pour faire face aux tensions linguistiques.De plus, un mandat fort lui permettrait aussi de faire face à l’instabilité qui peut résulter des élections fédérales.Si les Conservateurs perdent, ses relations pourraient être moins faciles avec Ottawa.Un autre journal a repris ces spéculations, que M.Bourassa rejette du revers de la main, quelle que soit l’ampleur de sa popularité et sachant qu’elle a des limites, probablement atteintes avec les derniers sondages.Certains ont dit que le budget du mois de mai était pré-électoral.Mais ce n’était que le troisième de ce gouvernement, et M.Bourassa a bien l’intention d’en présenter un quatrième avant les élections, ment celui d’Adenaurer en RFA.Sur un sujet connexe, M.Bourassa répond de façon Catégorique aux craintes ou espoirs exprimés dans les milieux politiques fédéraux.Il observera « la plus stricte neutralité » SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Retraite fermée Entre temps, les ministres continuent de distribuer les bonnes nouvelles.C’était au tour du ministre des Finances Michael Wilson hier.Il a quitté momentanément la réunion pour révéler aux journalistes que le déficit fédéral pour l’année fiscale 1987-88 était de $1 milliard de moins que prévu.Ceci permet aux conservateurs d’afficher, depuis qu’ils sont au pouvoir, une réduction du déficit totalisant le chiffre magique de $10 milliards.En septembre 1984, le déficit fédéral atteignait $18,3 milliards.Lors du dernier budget déposé en février, M Wilson avait prédit que le déficit atteindrait $29,1 milliards à la fin de mars 1988.Il attribue cette performance inattendue à une économie plus forte que prévue, à la réduction du chômage, aux politiques du gouvernement et au contrôle efficace de ses dépenses.« Si on gère bien et qu’on travaille fort, on obtient de bons résultats », a-t-il dit.Toutefois, tous les détails de cette annonce ne seront connus qu’au début d’août.Mais le fait de révéler ses chiffres immédiatement constitue un véritable message à l’endroit de la communauté des affaires.Celle-ci commençait à s'inquiéter des effets qu’auraient sur le déficit les coûteu ses promesses faites par le fédéral au cours des derniers mois.Pour M.Wilson, il ne s’agit nullement d’une nouvelle à saveur électorale.« Je suis toujours heureux de dire que nous avons rempli nos objectifs, mais c’est comme ça chaque année », a-t-il.Il a convenu que cela pourrait quand même rassurer les marchés financiers.L’annonce de ce nouveau milliard a tout de même un effet rassurant à la veille de l’annonce de la partici- 16 juillet parla PC et l'AP I987: Haïti les chefs de l’opposition, qui réclament un départ du gouvernement dirigé par les militaires, lancent un appel à la grève générale 1986: le chef de la police de Jean-Claude Duvalier est condamné à mort, à Haïti I985: décès de l'écrivain allemand Heinrich Boll, prix Nobel de Lit térature, né en 1917.I982: suicide de l’acteur français Patrick Dewaere, né en 1947 I9ii9: lancement au Cap Canaveral de la cabine spatiale américaine Apollo 11.avec un équipage de trois hommes, dont deux doivent mettre le pied sur la Lune I965: Lucien Rivard, l'homme le plus recherché au Canada, est appréhendé près de Châteaugay.1945: début de l’ère atomique avec l'explosion d'une bombe expérimentale américaine dans le désert du Nouveau-Mexique.Ils sont nés un Ili juillet: Le peintre anglais Sir Joshua Reynolds (1623-1792); l'explorateur norvégien Roald Admundsen (1872-1928); l’actrice américaine Barbara Stanwyck (1907); l'ac trice américaine Ginger Rogers (1911 ): le compositeur et chanteur français Guy Béart (1930) au cours de la campagne fédérale qui s’amorce, suivant en cela l’exemple de ses prédécesseurs à Québec depuis près de 10 ans, en fait depuis M.Jean Lesage.Quelle est son échéance?Pas avant un an, à moins d’un tremblement de terre, raille-t-il.Et après?Il fera le prochain mandat.A-t-il l’intention de rester longtemps à la barre libérale?«J’y vais mandat par mandat», se contente-t-il de répondre, rappelant des records de longévité de dirigeants politiques, notam- S'il a pris fait et cause pour M.Lucien Bouchard (dans les partielles de Lac-Saint-Jean), c’est qu’il croyait son élection bonne pour le fédéralisme canadien et dans le meilleur intérêt du Québec à Ottawa.D’ailleurs, Jacques Parizeaau a été un des rares Québécois à ne pas en faire autant, ironise-t-il.Il avait aussi mesuré son efficacité lors des Sommets francophones à Paris et à Québec.Mais l’élection fédérale, c’est un autre contexte.Il n’est pas intervenu dans le passé, il n’a pas l’intention de le faire cette année.Il n’a d’ailleurs jamais participé aux élections fédérales, s’étant toujours contenté de la scène québécoise et n'en cherchant pas d’autre.« Ce qui guide, explique M.Bourassa, c’est l’intérêt du Québec, et il faut négocier avec Ottawa, quel que soit le gouvernement en place.Il faut pouvoir le faire dans un climat ouvert ».Ce qui est possible pour celui qui ne s’est pas interposé durant la lutte électorale.Il redit toutefois sa foi au fédéralisme.Quant au Parti libéral du Québec, son chef rappelle qu’il est séparé du « grand frère » fédéral depuis 10 ans et qu’il en restera ainsi.Donc, pas d’implication du PLQ dans la campagne fédérale.Mais les militants et simples membres ont, évidemment, le loisir d’agir comme bon leur semble, à titre personnel et d’électeurs.D’autre part, au sujet du devancement des travaux à la Baie James, M.Bourassa dit que l’on procède le plus rapidement qui soit.A MM.Louis Laberge (président de la FTQ) et Ghislain Dufour (président du CPQ) qui lui demandent d’accélérer davantage, il répond que les premiers contrats sont sur le point d’être accordés et que les premiers travaux de relance devraient commencer avec la prochaine année, tenant toutefois compte des difficiles conditions climatiques.Le premier ministre signale à cet égard qu’il sera à Augusta (capitale du Maine), mercredi prochain, pour signer un important contrat de vente d’électricité entre llydro-Québec et Central Maine Power.Ce contrat touche 400 megawatts à partir de 1992,600 MW à partir de 1995 et 900 à compter de l'an 2000.Le Maine s’engage en fait pour 300 MW, ($5 milliards) le reste devant faire l’objet d’une vente subséquente par Hydro-Québec ou par Central Maine Power.Une interconnexion exigera des investissements de $275 millions ca-• nadiens, côté Québec, et de $250 millions US, côté Maine.De fait, le premier ministre est censé être en vacances avec sa famille, la semaine prochaine, dans le Maine précisément.Mais, incapable de rester en place (encore moins sur une plage), il a déjà un autre rendez-vous d’affaires lundi, en plus de celui de mercredi avec le gouverneur du Maine.Quant à la semaine suivante, elle est ouverte, pour un congé prolongé ou pour des rendez-vous imprévus.Durant ces deux semaines de « vacances » du premier ministre, le ministre de l’Education, M.Claude Ryan, agira comme premier ministre intérimaire, en l’absence aussi de la vice-première ministre.Mme Lise Bacon est égalemnt en vacances depuis hier.Enfin, il est vaguement question d’un éventuel de M.Bourassa en France, en vertu de la pratique établie depuis une dizaine d’années.M.Jacques Chirac étant venu au Québec l’an dernier, le premier ministre du Québec devrait normalement rendre la pareille à son homologue français, M.Michel Rocard, au cours des prochains mois.Mais, peu friand de voyages à l’étranger (hormis les Etats-Unis), M.Bourassa n’a pas de projet précis dans ses cartons.De sorte que son périple européen pourrait être repoussé de plusieurs mois, voire d’un an, et coincider avec le prochain Sommet francophone, à Dakar, à l’automne de 1989.Il en sera question en août, à son retour, et avec le gouvernement français.Robert Bourassa : il a encore beaucoup de choses à faire tout en se délectant de lait.pation financière d’Ottawa dans le projet Hibernia.Le premier ministre a prévu se rendre à St-John’s, lundi, pour dévoiler un engagement fédéral de $1,1 milliard.Hier, toutefois, les ministres fédéraux refusaient d’officialiser la nouvelle.Mais le ministre de l’Energie, Marcel Masse, a reconfirmé qu’un accord de principe avait été conclue avec Terre-Neuve et un consortium de cinq compagnies pétrolières.Selon les informations qui ont réussi à filtrer jusqu’à présent dans les médias, il s'agirait essentielle-memt d'un programme d’aide sous forme d’allégements fiscaux.Quant le consortium atteindrait un certain seuil de rentabilité, il paierait alors des redevances plus élevées à Ottawa et à Terre-Neuve.Le projet d’exploitation pétrolière d'une valeur de $20 milliards répartis sur 18 à 25 ans débuterait par des immobilisations de 5,2 milliards.S’ajou-teraient ensuite $1,1 milliards pour rendre le projet opérationnel à pleine capacité.On prévoit créer 1400 emplois en période de construction et 1100 emplois permanents.Situé à plus de 500 kilomètres à l'est de St-John’s, le champ pétrolifère Hibernia a été découvert, il y a dix, et depuis fait l’objet de négociations ardues afin de démarrer son exploitation qui se révèle être à coût prohibitif.Selon des experts, il faudrait que prix du baril du brut soit plus de $20 le baril alors qu'il oscille actuellement entre $14 et $15.M.Masse maintient qu’il ne s’agit pas d’un engagement électoral, malgré la portée de cette annonce à Terre-Neuve.En fait, comme tous les autres ministres, il laisse entendre que ce n'est pas de leur faute si les bonnes nouvelles arrivent au bon moment.4 Borduas ment dépouillé.» La considération revient souvent sur les lèvres.On parle de la façon dont il a voulu « évacuer » son style comme s’il voulait « éclairer la société québécoise » : « il connaissait bien sor temps pour le critiquer.Ce qui je viens de voir me donne envie de relire le Refus Global» dit cet autre, étudiant en traduction.Et puis*aussi cette remarque fortement teintée d’un accent anglais : « il est très imaginatif.Et puis, je sais, c’est un petit philosophe pour le Québécois.» Mais le plus souvent, c’est l’art de Borduas qui intéresse ou intrigue.Et là, les idées sont partagées, les réac-tions à chaud, purement émotives, suivent ou précèdent les cours ex-ca-thédra, résultats d’une certaine fi nesse d’analyse.Il y a ceux qui ont le courage de leurs opinions : « Je n’aime pas.Ça ne me touche pas.» Ou plus franchement : « C’est du barbouillage et pourtant, j’aime l’art abstrait.» On dit voir certaines ressemblances avec Matisse, parfois avec Riopelle.Le plus souvent, on a une préférence pour la période des noir et blanc avec ses forts empâtements et ses compositions parfaitement équilibrées, mais les mots pour définir cette période restent vagues, circonspects : on parle de douceur, de sentiment d’espace, de paix et de li berté retrouvée tout en se disant intrigué, voire dérouté.« Ce degré d’abstraction m’a beaucoup plu, dit un jeune Allemand au français impeccable.» « J’ai eu un coup de coeur pour quelqu’un qui est passé du figuratif le plus pur à l'abstraction des couleurs et de la forme, renchérit sa volubile compagne parisienne.« C’est une porte ouverte sur l’imaginaire », ajoute-t-elle à propos de certaines toiles qui imposent le si- lence comme la célèbre Etoile noire.» Chacun interprète à sa façon le sens d’une composition et en art abstrait, rien ne vaut son propre regard : « Vous voyez, dans le tableau intitulé Les signes s’envolent, qu’est-ce qui m’empêche de voir un vol d’oiseaux ?Rien.Alors, je vois ce que je veux bien voir, c’est-à-dire un envol.» Cette réécriture bien à soi est le propre de beaucoup.On dit aimer les titres des oeuvres, « empreints de lyrisme » mais plus souvent, on convient qu’ils sont gratuits et que Borduas les a choisis après coup pour guider un peu le quidam.L’imagination fait le reste.Pour ce jeune anglophone qui dit connaître un peu l’histoire du Québec, les messages sont d’une évidence percutante.Loin d’être dérouté par l’audace créatrice, ce jeune homme au visage racé et au parler velouté dit son étonnement devant la richesse du symbolisme et la force du réalisme de certaines toiles comme Tile enchantée.Noeuds et Colonnes et Les pylônes de la porte : « C’est fou ce qu'on peut voir en regardant à la loupe ou presque.Tout ça, c'est plein de références à la religion juive, à la culture amérindienne, à la sexualité.C’est incroyable, toutes ces couleurs, ces émotions, ces symboles, ce mouvement.» 4 Atlanta 101 tours pour désigner John Davis, qui devait ultérieurement s’incliner face au républicain Calvin Coolidge.Mais les huit conventions démocrates tenues depuis 1956 ont toutes élu leur homme en un seul tour de scrutin ou par acclamations.Depuis 156 ans, les conventions représentent un élément central de la vie politique américaine.Auparavant, les candidats à l’élection présidentielle étaient désignés par les parlementaires de leur parti réunis en caucus.La convention démocrate a établi 17 juillet par la PC et I’AP I987: rupture des relations diplomatiques entre la France et l’Iran.1986: une voiture piégée, conduite par une femme, explose sur la place principale de Djezzine, dans le sud du Liban: la conductrice est tuée et sept autres personnes sont blessées.1981 : des avions israéliens attaquent des quartiers populeux de Beyrouth, faisant plus de 120 morts et plus de 550 blessés.1979: au Nicaragua, le général So-moza, renversé par la révolution sandiniste, part pour l'exil.I976: la reine Elisabeth II ouvre les Jeux olympiques de Montréal.I975: rendez vous orbital entre une cabine spatiale américaine Appolo (M une cabine soviétique Soyouz: astronautes américains et cosmonautes soviétiques échangent dans l'espace une poignée de mains historique.1945: ouverture de la conférence de Potsdam sur l’occupation de l'Allemagne, avec la participation de Roosevelt, Churchill et Staline.I9I7: la famille royale britannique abandonne le nom de Hanovre, pour celui de Windsor.I762: le tsar Pierre III est assassiné Catherine Deux lui succède Ils sont nés un I7 juillet: Donald Sutherland, acteur canadien (1934).Phyllis Diller, comédienne (1921); James Cagney, acteur ( 1899-1986) ; David Loyd George, homme d'Etat britannique (1863 1945).ses quartiers au Palais Omnisports d’Atlanta, par ailleurs foulé par les basketteurs, les adeptes de meetings religieux ou les fans de rock’n’roll.Outre les 4,000 et quelques délégués, 1,170 délégués suppléants seront présents, ainsi que 15,000 journalistes, une brochette de diplomates étrangers et plusieurs milliers de spectateurs.Une majorité simple de 2,082 voix est requise pour décrocher l’investiture.Dukakis a dissipé tout suspense en enlevant 2,561 délégués — et leur suffrage — aux primaires et caucus locaux qui se sont succédé à un rythme effréné ces derniers mois.Le pasteur noir Jesse Jackson — seul autre candidat encore en lice — arrive à Atlanta avec 1,142 délégués, 457 autres n’ayant pas de mandat puisque leur candidat a entretemps renoncé à la course à l’investiture.Après les discours d'ouverture lundi, les choses sérieuses commenceront le lendemain avec l’adoption d'une plate-forme électorale.Jackson, que l’on dit amer de ne pas avoir été choisi comme colistier, pourrait animer les discussions en pesant de tout le poids de ses 1,142 délégués pour faire entendre sa voix.Le pasteur noir a dans sa serviette 11 points qu'il souhaite voir repris par Dukakis, allant d'un gel sur les dépenses milit aires à une augmentation des impôts.Le chef de file des libéraux y est évidemment hostile.De fait, on s’attend à l’adoption d'une plate-forme électorale en 4,000 mots plutôt vagues, correspondant au programme de Dukakis tout en s'ouvrant aux autres courants du Parti démocrate.Mercredi, le gouverneur du Massachusetts devrait être élu par acclamation, avant que Bentsen, 67 ans, ne soit à son tour investi jeudi.Jackson a cependant répété avec insistance qu'il resterait en course jusqu'à la fin.Les travaux et la fête prendront fin jeudi avec les discours de clôture du candidat et de son vice-président désigné.4 Otage Selon un porte-parole de la Sûreté du Québec, le jeune homme souhai tait aussi que M.LaSalle fasse ef facer son casier judiciaire.Sous la menace, Annie Perreault a contacté le député Roch LaSalle qui a immédiatement fait appel à la police.Le détachement de Joliette de la Sûreté du Québec a fait appel à l’escouade tactique de Montréal qui a rapidement entouré l’édifice alors que le jeune homme accordait des entrevues téléphoniques à des journalistes de la presse électronique.Le député LaSalle, absent de son bureau lors de l’arrivée du jeune homme, s’est entretenu à plusieurs reprises avec lui alors que les policiers tentaient de trouver une solution pacifique à l’incident.Peu après llhdu matin, alors que son ravisseur était au téléphone, la jeune militante conservatrice lui a échappé en s’enfuyant par une fenêtre.Demeuré seul dans les bureaux, le jeune homme s’est rendu à la police peu avant midi.Dans son sac de sport qui devait contenir une bombe, les policiers ont trouvé un cadran, des menottes et un liquide inflammable mais aucune trace de dynamite.Le sac contenait aussi un talkie-walkie.Selon les autorités policières, le jeune homme soutenait que cet appareil agissait comme un détonateur à distance.Lors de leurs conversations téléphoniques, le député Roch LaSalle a vainement tenté de faire sortir le Jean-V.DUFRESNE ’ V A Montréal De pelouses et de flamands roses LA plaie des salles de rédaction, bien sûr, après l’ordinateur qui tombe en panne, ce sont les communiqués de presse.Sans eux, j’en conviens, on aurait parfois du mal à boucher les trous qui, entre deux encarts publicitaires, ne méritent toujours qu’on y loge un fait divers.Mais les communiqués nous arrivent à la centaine, quotidiennement, pour nous annoncer, nous rappeler tous les événements à venir qui sont le lot de l’agitation humaine.Fit des événements passés aussi, plus souvent qu’on pense, le service postal canadien étant ce qu’il est.Le problème, avec les communiqués, c’est qu’ils sont généralement d’un mortel ennui, toujours écrits de la même manière, mal rédigés la plupart du temps, parfois essayant désespérément de faire drôle, pour attirer l’attention désabusée du chroniqueur.Tout cela, évidemment, est devenu une vaste industrie, un véritable sous-produit de la fabrication de la pâte à papier.C’est que les sociétés de relations publiques qui nous les destinent rivalisent d’ingéniosité pour faire passer leur salade.Dieu ne défend pas, mais elles sont nombreuses et l’espace est rare.Nous recevons même parfois des communiqués dans une enveloppe bourrée de confettis, pour créer un effet de surprise, mais les petites pastilles de papier ont la mauvaise habitude d’aller se loger entre les touches des ordinateurs.Ces astuces trouvent évidemment le chemin du panier.Certains sont de véritables exercices underground de typographie à peu près illisible, pour faire original.D’autres enfin semblent chercher davantage à faire la publicité du relationniste qui les envoie que de l’événement qu’il est censé faire connaître.Les plus désespérants nous viennent des agents de promotion culturelle.Car il n’est pas un apprenti-artiste aujourd’hui qui n’ait confié sa carrière à ces impresarios, parfois aussi apprentis que leur poulain, farouchement convaincus de tenir là l’étoile du futur qui va faire pâlir toutes les galaxies du showbizzquébécois.À ceux-là, on a envie de rappeler le conseil de Colette : écrivez d’abord, puis ensuite enlevez les adjectifs.Les plus détestables sont les organisateurs de festivals.Pour créer le suspense, et occuper des semaines durant la vedette des pages culturelles, ils vous annoncent leur programmation par étapes, en minces tranches de salami, jusqu’à la toute veille du grand événement.À telle enseigne que lorsqu’arrive enfin l’événement si souvent promis, on le croyait passé depuis un mois.Et les meilleurs communiqués ?Ma foi, j’en ai un sous les yeux, et j’en fais état pour rendre hommage à son rédacteur, Jean-Yves Benoit, dont j’ignorais le nom jusqu’à hier, comme l’existence de l’initiative qu’il est chargé de faire connaître au grand public.M.Benoit m’apprend que le Centre de la Montagne, une société sans but lucratif, vouée à l’animation du parc du Mont-Royal, créée en 1981 par des finissants de l’Université de Montréal, propose un rendez-vous, cet après-midi et demain, de 11 h à 17 h, au Lac des Castors, à ceux qu’intéressent l’histoire et l’entretien des pelouses.Rien d’extraordinaire jusqu’ici, encore que l’affaire tombe bien, avec la sécheresse et les pénuries d’eau qu’on a connues depuis le printemps.Je ne sais si ce jeune homme est un « professionnel ».S’il s’agit d'un amateur, je lui propose de le demeurer.D’abord parce qu’il intitule son communiqué : La pelouse au peigne fin, ce que je trouve assez joli.Ensuite parce qu'il nous rappelle une incontournable banalité, à savoir qu’après le baseball et la météo, la pelouse est en fait le sujet le plus populaire de la saison estivale, tout en évitant d’écrire que, non, Michèle Richard n’est pas une tondeuse à gazon.M.Benoit ajoute que la pelouse n’est jamais assez verte, surtout si on regarde celle du voisin, ce qui démontre chez le rédacteur un goût qui l’honore pour les fables de La Fontaine.Il déplore qu’il y a trop de pissenlits, « surtout si on ne songe pas à en faire du vin.» Mais que sait-on en vérité de la pelouse ?écrit-il.Fit là, il pose magnifiquement une questioin existentielle qui confère au document toute sa splendeur : « La pelouse existait-elle avant les flamands roses ?» Et voilà l’histoire d’un petit communiqué qui, contrairement aux autres, ne prendra pas le chemin de la corbeille à papier, et pour lequel M.Benoit devrait recevoir une mention spéciale au prochain concours d’excellence de la Société des relations publiques du Canada, et quelques mètres de tourbe bien méritée pour enjoliver son arrière cour.Mais attendez la fin.M.Benoit termine, sur un ton appliqué, en nous prévenant que le rendez-vous sera annulé.en cas de pluie.Alors, là, les pelouses de nos banlieues déshydratées ne lui le pardonneront jamais.Pour complément d’information, rejoindre M.Benoit à ( 514 ) 844-4928.Un Québécois à la tête de la FIPF ISABELLE FERLAND Un deuxième Québécois vient d’être élu président de la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), lors du Vile congrès triennal de la FIPF, qui se déroule actuellement à Thessalonique, en Grèce.M.Jean-Claude Gagnon, professeur de didactique du français à la faculté des Sciences de l’Éducation de l’université Laval à Québec, assumera dorénavant la présidence de la FIPF, qui regroupe 100 associations de professeurs de français de plus de 70 pays répartis sur tous les continents.Le congrès de cette année se déroule sous le thème de l’enseignement du français aux grands groupes.Le dernier Québécois à avoir exercé la tâche de président de la FIPF fut M.Émile Bessette, professeur de littérature à l’Université de Montréal, de 1981 à 1984.De compétence reconnue internationalement dans le domaine de la di- dactique du français, M.Gagnon était vice-président de la fédération, depuis le dernier congrès de la FIPF, qui s’est déroulé à Québec en 1984.Il a d’ailleurs participé à l’organisation de ce sixième congrès.Responsable de nombreuses publications sur l’enseignement du français, il est aussi très actif à l’intérieur de l’Association québécoise des professeurs de français (AQPF).Fondée en 1969, à Paris, la FIPF regroupe des professeurs de français langue maternelle, langue seconde ou étrangère de 70 pays.Se déroulant sous un thème différent à chaque fois, les congrès permettent aux professeurs de faire le point sur la situation internationale d’un aspect de la langue française et d’échanger leurs travaux et recherches.Seules deux villes nord-américaines ont été les hôtes du congrès triennal de la FIPF, soit la Nouvelle-Orléans et Québec.Du 15 au 20 juillet 1984, ce fut sous le thème de « Culture et technologie, fusion ou collision?», que la ville de Québec a reçu la FIPF.Fin 1981, les enseignants se sont rassemblés à Rio de Janeiro.jeune homme du bureau, l’invitant à le rencontrer dans un restaurant.Les autorités du centre de détention ont vainement tenté hier après-midi, après son arrestation, de conduire le jeune Latendresse à l’hôpital.L’aile psychiatrique du Centre hospitalier de Lanaudière est en effet en rénovation pour l’été et le jeune homme n’a pu y être admis.La quarantaine de cellules de la prison de Joliette étant fermées tous les weeks-end, les autorités ont dû chercher un autre logis pour leur jeune ravisseur.DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec
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