Le devoir, 26 octobre 1988, Page(s) complémentaire(s)
Vol.LXXIX — No 249 ?Nuageux avec averses dispersées.Max.8 Détail page 6 Montréal, mercredi 26 octobre 1988 RISTORANTE ^ Casa ^ FERNANDEL V * ^ ° un petit détour,.pour une grande gastronomie italienne* 50 est, rue Jarn Réservations: (514) 38I-9650 Côle-Norfl Gespésie.Nouveau-Bfunsw*ck 60 cents.Toronto 80 cents 50 CENTS Mulroney mis à l’épreuve dans un débat agressif LES TÉLÉSPECTATEURS de langue anglaise ont eu droit hier à un débat des chefs beaucoup plus vigoureux que celui de la veille et au cours duquel le chef conservateur Brian Mulroney a parfois été mis à mal, notamment sur la question du libre-échange et des garderies.Dès la première heure, les échanges sont rapidement devenus plus agressifs, les chefs s’interrompant fréquemment et élevant le ton à plusieurs reprises, forçant la modératrice Rosalie Silberman Abella à intervenir fréquemment pour les rappeler à l'ordre.Les duels les plus violents ont porté sur le libre-échange, la défense nationale et les services de garde.M.Mulroney a été durement mis à l’épreuve sur la question du libre-échange par ses deux adversaires.M.Brodbent a vécu des moments difficiles aux mains de M.Turner sur la politique de défense des néo-démo- Éditorial.Page 8 Réactions.Page îo crates favorisant le retrait canadien de l’OTAN.Le chef néo-démocrate a toutefois mieux tiré son épingle du jeu que les deux autres lorsqu’il s’est agi de défendre des questions telles l’équité en emploi pour les femmes et les programmes de services de garde.L’échange le plus virulent est sans doute survenu au cours de la dernière heure alors que le chef libéral et le conservateur se sont affrontés sur le libre-échange.Estimant son patriotisme mis en doute, M.Mulroney a férocement repris M.Turner, et les deux chefs ont continué pendant de longues minutes à se haranguer en tentant de faire taire l'autre.« Vous nous avez vendu », a accusé M.Turner.« Vous n'avez pas le monopole du patriotisme », a alors interrompu M.Mulroney, brandissant un doigt menaçant et insistant sur la contribution faite par ses parents dans la construction du pays.Il a qualifié, du reste, le traité de libre-échange de « simple contrat commercial ».M.Turner a continué à harceler le premier ministre, insistant qu’avec l’accord du libre-échange les conservateurs ont cédé les ressources énergétiques du pays, son agriculture, sa souveraineté, sa capacité de subven- Voir page 10: Mulroney sprite Les prisonnières de l’Arctique refusent le chemin de la liberté Les biologistes parlent d’un phénomène naturel Martin Pelchat LES DEUX baleines grises prisonnières d’une banquise en Alaska ont rebroussé chemin devant la liberté, hier.Les baleines de Barrow ont vraisemblablement craint la présence d’un haut fond dans le chenal aménagé par les secouristes et ont fait demi-tour, même si les pêcheurs esquimaux avaient creusé une série de trous vers la mer libre pour les inciter à se déplacer dans la bonne direction.Un spécialiste de l’institut océanographique américain a cependant souligné que les baleines, confrontées à une situation nouvelle, « commencent toujours par reculer ».Ce qui laisse quelque espoir aux secouristes.Mais pendant que d’imposants moyens sont mis en place pour les sauver, des scientifiques s’étonnent d’un tel déploiement autour d'un phénomène naturel qui ne compromet pas la survie de l’espèce.Chaque année, les glaces emprisonnent un certain nombre de baleines avant leur retour vers des eaux plus chaudes.Et l’opinion internationale n’est pas là pour s’émouvoir de leur sort.« Ces décès font partie de leur mortalité naturelle », explique le biologiste Edward Mitchell, de la station de biologie arctique de Pêches et Océans Canada à Sainte-Anne-de-Bellevue.Les chasseurs autochtones des contrées nordiques, dit-il, profitent d'ailleurs depuis longtemps de ce phénomène.Les baleines de Barrow, qui font la manchette depuis le 7 octobre, font partie d'une espèce qui en Voir page 10 : Les prisonnières Photo AP Les efforts pour libérer les deux baleines prisonnières des glaces ont encore échoué hier.Elles ont rebroussé chemin au bout du petit passage (ci-haut) que leur avaient creusé les Inuit.Les détaillants veulent fermer le dimanche Claude Turcotte LE CONSEIL québécois du commerce au détail demande au gouvernement du Québec de maintenir le principe de la fermeture des magasins le dimanche, de réduire au minimum le nombre des exceptions et d’appliquer la loi avec plus de fermeté.Le Conseil québécois du corn merce au détail, avec ses 4,000 membres (du plus petit marchand aux grandes chaînes comme Canadian Tire), représente 70% du commerce de détail au Québec, soit $ 27.2 mil liards sur $39 milliards.Il a effectué à diverses reprises des sondages serrés auprès des gens de son milieu, propriétaires et employés.Le plus récent de ces sondages, tenu dans quatre régions du Québec dont celle de Montréal, a établi que SS % des SU!) répondants favorisent la fermeture le dimanche.Bien que 71 % soient défavorables à toute modification aux heures d’affaires, le Conseil propose tout de même un compromis, à savoir une extension des heures d’ouverture en soirée (jusqu’à 9 heures et demi au plus tard) les mercredi, jeudi et vendredi.Selon les dirigeants de ce groupe, la tendance pour la fermeture le di Voir page 10 : Les détaillants Québec et la CVMQ sont à couteaux tirés Serge Truffaut Le torchon brûle entre le ministre délégué aux Finances et à la Privatisation, Pierre Fortier, et le président de la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ), M.Paul Guy.Leurs rapports se sont passablement détériorés lorsque ce dernier a communiqué de nouvelles règles de fonctionnement s’appliquant au monde financier sans avoir laissé au ministre le loisir de terminer sa réforme sur le décloisonnement des institutions et intermédiaires financiers.Déjà peu reluisantes, les relations entre ces deux acteurs influents se sont en effet envenimées lorsque M.Guy à fixé, en août dernier, des obli- gations, par voie d’instructions générales portant le no Q.24, sur lesquelles M.Fortier n’a juridiquement aucun pouvoir d’intervention.Ce document Q.24 touche plusieurs aspects propres à l’exercice de l’activité de courtier en valeurs par les institutions financières.Ce qui a provoqué plus précisé ment la fureur de M.Fortier, c’est, par exemple, la liberté qu’a prise M.Guy d'imposer à une institution fi nancière qui vendrait, entre autres produits financiers, des fonds mutuels, la création d’une filiale dont l’unique fonction reviendrait à vendre justement ce type de produit.C’est en tout cas ce que sous-tend l'article 2 de ce projet d’instruction.Aussi, sur un ton qui ne laisse planer aucun doute, M.Fortier, dans Voir page 10 : Québec L'effet Morrow \ O V R M H R K Michel Vastel LA PERFORMANCE de John Turner, lundi soir, n’est pas l’effet du hasard.Elle est dûe au travail discret d’un homme, André Morrow, qui se vante d’avoir « travaillé sur » Robert Bourassa, mais n’aime pas qu’on associe son nom à celui du leader fédéral ! Les Anglais parlent volontiers de « spinning » Tel l'effet qu’on donne à une balle de baseball, le « spinning » tente d’orienter la perception que le public se fait des débats politiques.Lundi et hier soir, le Studio I) de la station CJOll à Ottawa était envahi par une bande de « spin doctors », de ces professionnels de la désinformation qui viennent soupirer à l’oreille des journalis tes combien leur poulain a été bon, ou comment l’adversaire s’est fait avoir.Dans le camp de John Turner, il y avait du « spinning » bien sûr, comme dans celui d’Ed Broad-bent et de Brian Mulroney, mais il était inutile : ce qu’il faudra bientôt appeler « l'effet Morrow » avait en effet lancé le chef libéral sur une trajectoire de gagnant.Au cours du week-end, Conservateurs et Néo Démocrates faisaient des gorges chaudes de la stratégie libérale : « ils sont fous ces Libéraux, clamait un proche de Broadbent.Ils vont le stresser avec leurs répétitions devant la caméra ».En fait, John Turner n’eut pas une mais deux répétitions, de près de trois heures chacune, dans un studio d’Ottawa Cable-vision.Le chef libéral fit face à ses conseillers (Serge Joyal, Francis Fox, André Ouellet j, et d’anciens journalistes comme Voir page 10 : L’effet élections 5)88 Des artistes de Toronto voteront contre Mulroney, dans l’espoir de faire échouer le traité de libre-échange.L'accord menace la survie de la culture canadienne, croient-ils.Page 2 La Coalition nationale contre les pluies acides ne considère pas que le traité canado-américain sur les pluies acides promis par Brian Mulroney soit la solution.Page 2 Le naufrage du Dona Marilyn aurait fait plus de 500 victimes Le typhon Ruby continue de semer la mort aux Philippines Joan fait au moins 300 morts en Amérique centrale (AFP - REUTER) MANILLE-Au moins 78 personnes ont été tuées lors du passage sur les Philippines du typhon Ruby, en plus des victimes, dont le nombre reste inconnu, du naufrage du paquebot Donu Marylin, qui a sombré lundi avec plus de 500 personnes à son bord.En Amérique centrale, le passage de l'ouragan Joan a quant à lui fait plus de 300 morts et des dégâts considérables.Le typhon, qui s’est dirigé dans le sud de la mer de Chine, a ent raîné le déplacement d’environ 100,000 personnes dans le pays, ont précisé ces sources.Le Dona Marilyn, paquebot de 2,855 tonnes, qui avait quitté Manille dimanche, a sombré au large de l’île de Masbate (centre) après avoir lancé un appel de détresse, ont indiqué les garde-côtes et les propriétaires du navire.Malgré d’immenses vagues et une faible visibilité, les sauveteurs, à bord de deux bateaux, continuaient leurs recherches mardi.Quinze sur vivants, qui avaient pu gagner à la nage des îlots voisins, ont été retrouvés et des cadavres, dont le nombre n’a pas été précisé, ont été repêchés, ont ajouté ces sources.Le Dona Marilyn avait à son bord 451 passagers et 60 membres d’équipage, selon la compagnie Sulpicio Linos qui possède le paquebot.Le haut-commandement de la marine a ordonné hier la convocation d'une commission d'enquête maritime pour déterminer les causes du drame, le deuxième survenu sur un navire de la compagnie Sulpicio Lines.Cette compagnie était propriétaire du Dona Paz, qui avait sombré le 21 décembre dernier après avoir heurté un pétrolier au large de Manille, entraînant dans la mort plus de 3,000 personnes.Selon la chaîne de télévision G MA, un remorqueur avec 20 personnes à son bord ; disparu hier dans la baie de Manille, mais les garde-côtes n’ont pas confirmé cette information.‘ Au moins 78 personnes ont trouvé la mort, principalement par noyade, pendant les trois jours au cours desquels le typhon Ruby s’est abattu sur les Philippines, ont indiqué des sources officielles et la presse.De source officielle, on indique que 11 personnes se sont noyées à Marikina, une banlieue de Manille submergée par les flots où des véhicules militaires amphibies et des hélicoptères sont venus chercher les habitants réfugiés sur les toits et dans les arbres, selon des témoins.Vingt et une personnes se sont noyées et trois ont été emportées par une coulée de boue au nord de l’île de Mindanao (sud) dimanche et lundi, selon des responsables locaux.Cinq personnes se sont noyées et 33 autres sont portées disparues et présumées mortes dans la province d’Antique (centre), où un pont s’est effondré dimanche soir, entraînant un bus dans sa chute.Un sauveteur est porté disparu après le naufrage d’un bateau au large de Cebu, selon des sources locales.Voir page 10 : Le typhon PHOTO AP Plusieurs quartiers de Manille, inondés dans le sillage du typhon Ruby, ont dû être évacués, hier, tandis qu’au large de l’archipel on repêchait quelques cadavres des infortunés passagers du navire englouti.Des analystes sont d’avis que le NPD obtiendra quelques sièges au Québec.Page 6 JM* I AUJOURD’HUI! Trois journalistes punis en Israël Les autorités israéliennes pnissent trois journalistes après la publication d’une dépêche sur des escadrons de la mort Page 5 La chute du prix du pétrole repousse l’inflation La chute des prix pétroliers donne un répit aux économies occidentales sur le front de l’inflation.Page 13 Tourisme stagnant à Montréal Montréal souffre de « pudeur promotionnelle » et d’un manque flagrant de mise en valeur de ses sites touristiques.Page 13 toniain Si Gestion ties ressources humaines SHIMON L.DOLAN • RANDALL S.SCHULER • LISE CHRÉTIEN ÉDITIONS DU TRÉCARRÉ • ÉDITIONS REYNALD GOULET > Ce livre présente l’état des connaissances actuelles en gestion des ressources humaines en intégrant à la fois la théorie et la pratique et en mettant en valeur la nature interdisciplinaire de la gestion des ressources humaines.i 544 pages 44,95$ EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE DIFFUSION: DIFFULIVRE inc.^54842 8 ¦ Le Devoir, mercredi 26 octobre 1988 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Directeur Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints Directeur de l'information: Directeur des le 10 janvier 1910 Benoit Lauzière Paul-André Comeau Jean Francoeur, Jacques Chabot services administratifs Albert Juneau, Directeurs adjoints Gabriel Hudon Paule Beaugrand-Champagne Guy Deshaies.Pierre Godin Duel par rival interposé Le débat d'hier a eu comme cible la deuxième position DÉBAT de passion, de conviction et de tactique : au terme de ce second affrontement entre les leaders des trois principales formations, les électeurs canadiens n’auront sans doute pas fait de grandes découvertes.Ils ont pourtant eu droit à des échanges virulents, musclés et parfois turbulents qui ont fait songer aux assemblées contradictoires d’antan.Impossible de saisir le dessein de ces trois heures sans avoir suivi le débat de lundi soir.Devant le •verdict rendu au Québec en faveur de M.Turner et largement répercuté par la presse anglophone, il ne fallait pas — théoriquement — laisser le chef libéral capitaliser, auprès des électeurs du reste du pays, les gains marqués lors du premier débat.La théorie a cédé la place à une improvisation plus stimulante dont le Premier ministre a fait les frais, du moins à première vue.Rien de philosophique dans ces diatribes, pas d’ avalanche de données, encore moins de démonstration solidement étayée.Les deux problèmes qui ont meublé l’essentiel de cette longue émission — avant tout le libre-échange, mais aussi les relations entre le Canada et l’OTAN sous un gouvernement néo-démocrate — ont fourni l’occasion aux leaders de faire étalage de leurs sentiments, de leurs attachements.Bref de jouer la carte de l’émotion, démarche que l’on n’associe pas spontanément au flegme des anglophones.Libre-échange : c’est à ce sujet que MM.Mul-roney et Turner se sont affrontés avec le plus de vurulence.Après le « coup » du Sénat, l’été dernier, le chef libéral voulait de toute évidence s’imposer comme le véritable héraut du nationalisme canadien, comme le champion de la résistance aux « visées annexionistes » des États-Unis.L’attaque contre M.Mulroney a été dure, cinglante.Mais c’est en fait la deuxième place que M.Turner tentait ainsi de ravir aux prétentions de son adversaire néo-démocrate.La démarche était patente depuis le début de la soirée : M.Turner s’était rapidement efforcé de couper l’herbe sous le pied de celui qui, selon les sondages, pourrait devenir le Chef de l’Opposition officielle, le soir du 21 novembre.Rôle du Canada au sein de l’OTAN : MM.Turner et Broadbent ont poursuivi leur affrontement singulier sur cette question, à peine effleurée lundi soir.Malgré les ripostes vives et pertinentes du leader néo-démocrate, M.Turner a déroulé son plan de bataille.En présentant son adversaire comme un « radical », le chef libéral imitait curieusement l’américain George Bush.C’était tenter d’éveiller les vieilles préventions contre les démarches « socialisantes », contre l’interventio-nisme du CCF, du NPI).C’est le Premier ministre qui a curieusement fait les frais de cet affrontement pour la seconde place.Devant le défi lancé par M.Turner de tenir un nouveau débat exclusivement consacré au libre-échange, M.Mulroney s’est senti piégé.C’est l’image forte de ce second affrontement où paradoxalement personne ne lui a véritablement contesté la victoire promise par les dieux, d’un sondage à l’autre.— PAUL-ANDRE COMEAU Le pari de Shimon Pérès Une stratégie qui pourrait se retourner contre son auteur L’OPÉRATION ne manquait pas d’audace.À deux semaines des élections législatives, le chef du Parti travailliste israélien, M.Shimon Pérès, convainc la chaîne de télévision américaine ABC de réaliser une entrevue avec le roi Hussein de Jordanie.Le souverain haehémite, dont le désengagement dans la région est plus apparent que réel, s’ouvre et réaffirme qu’il est prêt à participer à une délégation jordano-palestinienne, dans le cadre d’une conférence internationale.L’interview qui paraît à la télévision israélienne produit son effet.C’était trop, beaucoup trop pour le chef du Likoud, M.Itzhak Shamir, qui voit dans cette intervention de Hussein, une ingérence indue dans la campagne électorale israélienne.On sait que MM.Shamir et Pérès, qui dirigent la coalition au pouvoir, ne sont pas sur la même longueur d’onde en ce qui touche cette rencontre internationale.Si le dirigeant travailliste la considère comme une étape en vue d'éventuelles négociations bilatérales, le chef du Likoud s’en méfie parce qu’il redoute que les autres parties profitent de leur position de force pour exercer des pressions irrésistibles sur Israël.En réalité, cet incident ne fait que dramatiser davantage le discours que tenaient les chefs lors de la dernière campagne de 1984.Le Likoud n’avait-il pas alors répété sur ses affiches que « Hussein vote travailliste ».Quant au parti de M.Pérès, ne défend-il pas l’« option jordanienne », c’est-à-dire la création d’un État jordano-palesti-nien, depuis 1973 ?Mais le virage du roi Hussein l’été dernier a porté un dur coup aux thèses travaillistes.À la suite des soulèvements qui ont éclaté dans les territoires occupés et de la pression intérieure exer- cée par les Palestiniens, le souverain jordanien décida il y a quelques mois de rompre les liens légaux et administratifs avec la Cisjordanie.Du même coup il renvoya la balle aux Palestiniens.mais aussi à Israël, notamment au Parti travailliste, qui perdait soudainement un partenaire indispensable au règlement du conflit.Ce recul du souverain jordanien ne trompe toutefois personne ; il n’est que provisoire et stratégique, car aucun règlement ne paraît accessible sans sa participation.C’est bien ce qu’a compris Shimon Pérès en ouvrant la porte au roi Hussein.Et ce dernier aurait eu mauvaise grâce de la refermer puisque, par son intervention, il pouvait démontrer qu’une solution négociée est toujours réalisable et que les électeurs israéliens n’ont pas de raison d’accorder leurs voix aux part is extrémistes qui refusent le dialogue avec les Palestiniens.11 n’est pas sûr cependant que la stratégie de Pérès ne se retournera pas contre lui.Certes, les sondages placent le Likoud et le Parti travailliste presque nez à nez.Mais il est vrai aussi que depuis 1977, année où la formation de M.Pérès a été renvoyée dans l’opposition après des décennies de domination de la gauche, la tendance « annexionniste» n’a cessé de faire des gains.Quoi qu’il en soit, dans l’optique où la coalition Likoud-travailliste actuellement au pouvoir était reconduite, on peut se demander si elle sera en mesure de gouverner avec suffisamment d’unité et d’autorité ?Dans la perspective où les soulèvements palestiniens dans les territoires occupés reprenaient, les partis ne seront-ils pas amenés à se réfugier dans des positions irréconciliables?— ALBERT JUNEAU Des régimes (trop) privés Le Québec accuse un retard de plus en plus injustifiable IL Y A plus d’une manière d’affirmer la personnalité « distincte » du Québec.Certaines sont moins valables.C’est le cas des régimes de retraite offerts par les employeurs du secteur privé où la législation québécoise accuse un retard de plus en plus difficile à justifier.Depuis 1981 — la Saskatchewan en tête, suivie du Manitoba en 1984 —, six provinces ont apporté d’importantes modifications à l’encadrement ju ridique de ces régimes.Il en fut de même du gouvernement fédéral pour les entreprises qui relè vent de sa compétemce Deu - provinces la Colombie-Britannique et Tile-rL Cr.r.r‘- Édouard, sont muettes à ce sujet \a.v: .e .e Québec et Terre-Neuve conservent dar.-.‘.at.ut.s des législations carrément désuètes Pourtant, il s’en est fa;.j de peu.En 1984, un consensus était intervenu entre le gouvernement fédéral et les provinces, qui visait à rendre de tels régimes plus attrayants.Ainsi : — la participation à ces régime.-, devra être offerte à tous les employés après deux ans de service, même aux employés à temps partiel à partir d’un certain niveau de revenu ; — après deux ans de participation, lors d’une cessation d’emploi, tout membre du régime aura acquis des droits non seulement sur ses cotisations mais sur celles de son employeur, qu’il ne pourra cependant pas utiliser à d’autres fins ; — les rentes accumulées seront transférables d’un employeur à l’autre ou dans un régime d’épargne-retraite dont les fonds seront immobilises ; — la part de l’employeur sera équivalente à la moitié de la valeur des rentes accumulées par tout participant, lequel aura droit à un remboursement s’il a versé des cotisations plus élevées que nécessaires ; — si la majorité des membres du régime le demande, un comité consultatif sera mis sur pied pour veiller à l’administration du régime ; — les participants poifrront prendre connaissance de leurs droits et obligations et auront accès aux évaluations actuarielles du régime.( Le consensus portait également sur les excédents de fonds (les fameux surplus), notamment dans le cas de liquidation d’un régime.La loi québécoise prévoit déjà des règles assez strictes sur ce point, mais qui seront plus avantageuses encore pour les participants lorsque les employeurs seront tenus d’assumer la moitié de la valeur des rentes accumulées.) Le Québec était partie à ces arrangements.Le gouvernement péquiste avait même entrepris d’y donner suite : livre orange publié au printemps et projet de loi déposé quelques semaines plus tard.Mais les réformateurs avaient oublié que le mieux est parfois l’ennemi du bien.Le projet, tout en incorporant les éléments du consensus canadien, allait beaucoup plus loin sur plusieurs points.Le gouvernement libéral y mit le holà.En avril 1986.M Pierre Paradis, titulaire du ministère de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu, an nonçait qu’il allait revoir ce projet de loi pour en supprimer « plusieurs irritants ».Deux ans ont passé, et le dossier n’a guère évolué.En avril, lors de l’étude des crédits de son ministère, M.Paradis constatait qu’à la suite des modifications législatives adoptées par les provinces, « le domaine de la retraite est devenu de plus en plus complexe, les travailleurs comprennent mal leur régime et les employeurs sont placés face à des contraintes administratives très importantes et très onéreuses ».« 11 importe, disait-il, de prendre les moyens nécessaires pour simplifier les règles actuelles si l’on veut vraiment que les régimes de retraite jouent pleinement leur rôle comme outil essentiel de remplacement du revenu à la retraite.« J’ai donc demandé à la Régie des rentes du Québec d’élaborer des propositions pour (atteindre) cet objectif de simplication.» On peut partager ce souci du ministre : des règles trop exigeantes pourraient entraver le développement de cet « outil essentiel ».Cependant, il serait absurde que l’« effort de simplication » souhaité aille trop en deçà du « consensus canadien ».On attend plutôt de Québec un effort d’harmonisation — avec l’Ontario, par exemple.Le nouveau ministre, M.André Bourbeau, a reconduit le mandat confié à la Régie des rentes, confirme un porte-parole de son cabinet.Mais il ne semble pas que cette initiative occupe un rang très élevé à l’échelle de ses priorités.Des événements récents, et les interrogations qu’ils soulèvent — on pense au cas de Singer, à Saint-Jean, ou de Simonds, à Granby —, forceront peut-être le gouvernement à presser le pas.— JEAN FRANCOEUR ?ydli U O 1 f ^ > T£5T /HJCÜAJ6 106 LUi ft6SS£MBl£ ooc \)i 106 Aussi LôAJGTèMPS / LETTRES AU DEVOIR L ’Investigation Lettre ù Mint1 Léu Cousineau, membre du Comité exécutif DEPUIS quelque temps, des bénéficiaires de l’aide sociale de Montréal viennent frapper à notre porte, apeurés et désemparés devant une lettre de convocation émise par le bureau-chef des Loi sirs et du Développement communautaire (LDC).Cette lettre les enjoint de se présenter au bureau-chef, « afin de discuter de questions relatives à votre dossier », sinon ils risquent de voir leur aide coupée.Pour procéder à cette investigation, le service des LDC invoque l’article 12, paragraphe f, de la loi d’aide sociale.Il s’agit quant à nous d’une interprétation abusive de l’article.En effet, dans la jurisprudence, la Commission des affaires sociales reconnaît certaines conditions pour qu’un tel article s’applique, comme l’obligation pour le ministère, ou celui qui le représente, d’aviser au préalable les bénéficiaires des documents et renseignements à lui fournir.De plus, lors de l’entretien téléphonique avec le responsable de la révision au bureau-chef, M.Jean Guillemette, celui-ci nous a avoué que, suivant une nouvelle politique (début 88), son service procédait, à tous les trois mois, à l’investigation de 80 dossiers choi sis au hasard.Ce sont donc les bénéficiaires victimes de cette nouvelle politique qui reçoivent la lettre de convocation dont nous faisons mention.Nous nous objectons fermement contre cette nouvelle politique.Puisqu’il s’agit d’une mesure de contrôle abusive qui a pour effet d’augmenter la panique chez les assistés sociaux, qui, dans bien des cas, sont incapables de se déplacer aisément, à cause d’un handicap ou de leur mauvais état de santé, nous demandons l’arrêt immédiat d’un tel contrôle.— Mme Thérèse MONTPETIT L’( irganisation d’aide aux assistés sociaux (ODAS) Montréal, le 17 octobre.RECOMMANDÉ Ville de Montréal Service des affaires sociales 1125, rue Ontario Est Montréal 1121.1R2 Le 21 septembre 1988 Votre dossier /./ Madame, [.] Car la présente, nous vous invitons à rencontrer la personne soussignée au 1125 Ontario est, le Il afin de discuter de questions relatives à votre dossier.Nous désirons aussi vous rappeler qu'en tant que bénéficiaire, vous êtes assujetti(e) à la Loi sur LA ide sociale dans son ensemble et à son Règlement.Par conséquent, une omission de vous présenter pourrait amener l'application de certaines disposition de la loi, notamment l'article 12, paragraphe E qui stipule que : "I.aide sociale peut être refusée, discontinuée, suspendue ou ré duite dans le cas de tout adulte qui, sans raison suffisante : f) refuse ou néglige de fournir les renseignements et documents requis pour l’étude de sa demande.” Nous sommes toujours à votre service pour vous expliquer vos droits et obligations, advenant le cas où vous aimeriez éclaircir cert a in es in t erroga t ions.Veuillez croire, Madame, en notre entière coopération.Réf.Chantal Lame Agen t e d’in vestiga lion 872-2541 Cl./rl Stéphane Chénier Chef de l’Investigation Bonjour EXCEPTIONNELLEMENT, je monte dans un autobus dont le circuit traverse des municipale tés.D’une voix claire et précise, le chauffeur me dit « Bonjour », el « Merci » de déposer une pièce dorée, puis, me donne une corres pondance; ensuite, « Bonjour » ou « Bienvenue » et « Merci » à chacun des passagers.De plus, ayant de démarrer, il entonne : « Attention ! Be careful ! Prenez garde ! » Enfin, précédant chaque arrêt, il nomme la rue pour se faire bien comprendre en arrière.Ah ! si tous les chauffeurs d’autobus étaient comme ça ! — LILIANE MERCIER Ville Mont-Royal, le 20 octobre.Une idée claire L’AFRIQUE du Sud, messieurs les candidats, vous connaissez ?En effet, n’est-il pas temps que MM.Mulroney, Turner et Broad bent (ainsi que leur parti) se pro noncent sur leurs intentions concernant ce point chaud de monde.Ils se doivent de présenter aux électeurs une position claire sur les sanctions économiques, le désinvestissement des multinationales également présentes au Canada (Shell Canada par exemple .), l’aide aux paysde la « li gne de front », etc.Et quelle meilleure période que la période électorale pour le faire ! Question de donner une idée claire de vos projets aux électeurs.— PASCAL GAUTHIER Montréal, le 21 octobre.Horreur Réplique à l’article du 21 octobre « llam sur les prostitués» SI PRISE d’assaut il y a, rue Champlain, c’est plutôt par les forces policières.Le caractère bestial qu’accorde à la prostilu tion l’article de M.Pelchat devrait davantage qualifier les formes d’intervention déployées par la police de la CUM.Personne n’est moins apte à comprendre les composantes de ce « commerce », que ces promoteurs de la répression que sont les policiers.La publication d’opinions vides de réflexion el aussi discriminatoire que celle du résident de ladite rue, ne permettra jamais de faire avancer ce dossier.Ce « bordel à ciel ouvert », comme le défunt ce citoyen frustré, c’est notre société qui l’entretient.L’emploi d’expressions de ce type est inadmissible.De même, lorsque l’on dit qu’il faut « net toyer le quartier » ou qu’on con- ¦ Avis de l’éditeur Les » Lettres au DEVOIR • doivent être signées.L’adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s'en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.sidère qu’un condom dans la rue constitue une « horreur », il faut être borné et inconscient des vrais problèmes qui minent notre système social.N’est-il pas plus horrible de laisser dormir dans la rue les clochards de Montréal, alors que la CUM ne sait que faire de ses nombreux édifices inhabités ?Il m’apparaît utopique de croire que le milieu carcéral peut agir positivement sur des phénomènes aussi complexes que la prostitution.Je suis toujours désolé de constater l’ignorance des gens (et des journalistes), ainsi que des préjugés qu’ils véhiculent.L’article traduit le manque de respect et de compréhension que la majorité démontre face aux minorités dont le comportement ne correspond pas aux normes établies.— STÉPHANE RICHARD étudiant en sociologie Université du Québec à Montréal Montréal, le 21 octobre.Pour cette raison Lettre à M Guy Brouillet COMME cela m’a fait du bien de lire votre article ce matin dans LE DEVOIR.C’est vrai que Ton vit en état d’effervescence continuel.Je le remarque même chez mes parents, de bons Québécois de l’âge d’or qui se voient trimballer d’une « manchette » à l’autre, et qui s’échauffent sur des sujets qui ont été montés pour qu’« ils » se montent.Je trouve cela regrettable, et pas beau.En lisant votre article, et le café aidant, vous avez touché la corde sensible en moi.Je me demande même si on peut se sortir de ce « star» system (même pour les nouvelles il va sans dire).C’est difficile de relaxer.Voilà et merci.J’achète LE DEVOIR pour pouvoir lire de temps à autre un article comme le votre, qui fait « paff ».— MARC LATREILLE St-Laurent, le 18 octobre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le piège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau.LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diftuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc .située au 775.boul Le-beau.St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec 10 ¦ Le Devoir, mercredi 26 octobre 1988 SELON ANGUS REID Le débat pourrait coûter la majorité au PC ÜSiiiel Vastel de notre bureau d'Ottawa LE DÉBAT TÉLÉVISÉ en anglais a, de l’avis de tous les observateurs,* cristallisé les opinions sur le libre-échange et influencera la bataille pour la deuxième place au point où cela pourrait coûter la majorité à Brian Mulroney.« Le grand bénéfice de ce débat, a dit hier soir Angus Reid au DEVOIR, c’est qu’il va influencer la bataille pour la seconde place.Cela donne un nouvel élan à la campagne de Turner et cela pourrait signifier un gouvernement minoritaire », affirme le spécialiste des sondages de Winnipeg qui parle d'un glissement de quelques points dans le vote conservateur.Selon la plupart des maisons de sondage, la cote de popularité des conservateurs s’est stabilisée à 42 %, soit une confortable majorité.Mais le moindre rétablissement des libéraux, actuellement à 28%, et des néo-démocrates, à 29 %, pourrait signifier la perte de quelques sièges de plus pour les Tories en Colombie-Bri- tannique et en Ontario.Claire indication que le parti conservateur sentait, hier soir, le tapis lui glisser sous les pieds, il a envoyé deux ministres influents , Michael Wilson et Flora Macdonald, ainsi que ses meilleurs spécialistes en communication, dans le studio où les journalistes regardaient le débat.Luc Lavoie, directeur des communications de la tournée Mulroney, affirmait que le premier ministre a réussi à remettre ses adversaires à leur place sur la question du libre-échange en les mettant au défi de citer des exemples qui justifient leurs « histoires de bonhomme Sept Heures ».« Le débat en français fut digne et nous nous en attribuons en partie la responsabilité parce que le premier ministre n’a pas versé dans les attaques personnelles».Lorsque le premier ministre a lancé hier soir qu’il n’avait pas besoin d’écouter les mouvements féministes puisqu’il suivait l’avis de ses ministres comme Mmes Macdonald ou MacDougall, Julie Mason du NPD, proche de ses mouvements, affirma que « ce sera peut-être la gaffe la plus importante du débat ».Avec quelqu’embarassement, les adversaires de Brian Mulroney tentaient d’expliquer que les ministres dont parlait Brian Mulroney ne pouvaient pas comprendre grand chose à la garde des enfants puisqu’elles n’avaient pas été mariées! Le Canada anglais tout entier s’est précipité hier soir sur le duel entre Mulroney- Turner sur le libre-échange, où l’un et l’autre se sont lancés dans une vibrante profession de patriotisme.« Je ne pense pas que Turner ait gagné, affirme cependant Angus Reid, parce que le premier ministre lui aussi est devenu très émotif ».Hormis la partie du débat consacrée aux questions féminines, le chef néo-démocrate a semblé agacer les téléspectateurs du Canada anglais en interrompant constamment les deux autres leaders.On affichait ma- nifestement une certaine nervosité dans l’entourage du NPD mais on affirme aussi que les sondages du parti indiquent que l’attitude « piocheuse » d’Ed Broadbent en anglais avait produit bonne impression.Mike Duffy, la vedette la plus célèbre de la télévision anglaise, estime qu’il est dommage que les journalistes n’aient pas pu reprendre leur question lorsque l'un ou l’autre des chefs n’y répondait pas.Il souligne cependant que « Turner a presque gagné sur Mulroney en le mettant plusieurs fois en colère ».La strategie des libéraux et des néo-démocrates était en effet de ehatouil 1er le tempérament irlandais du premier ministre en espérant que cela l’amènerait à commettre une erreur.Ce n’est arrivé que deux fois, sur les questions féminines et le libre-échange, et personne ne semblait considérer l’événement assez décisif pour faire de l'un ou l’autre des trois chefs un gagnant.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Le typhon Par ailleurs, le parcours dévastateur de l’ouragan Joan en Amérique centrale s’est soldé par plus de 300 morts ou disparus, selon des chiffres qui restent provisoires, et par des destructions massives pour l’économie et les infrastructures de toute la région.Alors que Joan, devenu tempête tropicale Miriam, poursuivait sa route au large du Mexique, les secours d’urgence affluent dans les régions sinistrées et les premières tentatives de bilan sont faites.Au Nicaragua, le pays de loin le plus durement éprouvé, une situation d’extrême urgence demeure sur la côte caraïbe que l’ouragan a frappé de plein fouet.Dans la ville côtière Bluefields, qui a été détruite à 95 % par le cyclone, un véritable pont aérien a été organisé par les autorités cubaines pour venir en aide à quelque 25,000 sinistrés.Virtuellement aucun bâtiment n’a été laissé intact dans ce port ou l’envoi de secours ne peut se faire que par voie aérienne, en raison de l’absence de toute voie de communication terrestre avec le reste du pays.Les autorités nicaraguayennes ont fait état de destructions agricoles catastrophiques dans le reste du pays.Les pertes ont été évaluées entre 40 et 80 % des récoltes pour les principaux produits de base, riz, céréales, café et palmiers à huile notamment.Au Costa Rica, le nombre de morts officiellement recensés a atteint 23 tandis qu'une cinquantaine de personnes ont été portées disparues.Des milliers d’hectares de terres agricoles ont été inondées, et les autorités ont chiffré les pertes de l’économie nationale à plus de $ 00 millions US.Les dégâts ont été moindres au Salvador et au Guatemala où de fortes précipitations ont tout de même provoqué de graves inondations.Ces pays restaient affectés, hier, par les effets indirects de la tempête tropicale tandis que Miriam poursuivait sa route vers le nors-ouest en longeant la côte pacifique de l’isthme centraméricain.Au Centre des ouragans de Miami, les météorologues indiquaient, hier, que l'ouragan devait continuer de longer les côtes du Mexique.De fortes pluies et des vents de plus de 80 km/h risquaient d’affecter, mercredi, la célèbre station balnéaire d’Acapulco, ont-ils précisé.Mais le danger de voir Miriam redevenir ouragan semblait écarté.+ Québec une lettre datée du 28 septembre dernier, a souligné « je trouve inconcevable que vous daignez procéder à la publication et, éventuellement, à l’adoption d’un projet d’instruction générale qui touche à certains aspects des principes du décloisonnement avant même que ma réflexion soit terminée et avant même que le gouvernement ait statué en cette matière ».De fait, le ministre note, « il va sans dire, M.le Président, que j’aurais souhaité, et je souhaite encore, que vous sursoyez à l’adoption de toute instruction générale dans ce domaine de façon à pouvoir harmoniser éventuellement vos actions à la politique économique du gouvernement ».Le ton employé par le ministre Fortier est d’autant plus impératif que le président de la CVMQ avait pourtant promis de ne pas poser de geste en ce sens avant octobre.Ainsi que l’a rappelé M.Fortier dans sa missive, « vous vous êtes formellement engagé à l’effet que ce projet d’instruction générale ne sera pas publié avant que le rapport du comité formé par les autorités canadiennes en valeurs soit déposé à la réunion annuelle, en octobre prochain ».Au-delà des facteurs proprement techniques et inhérents au projet Q.24, ainsi qu’aux circonstances dans lesquelles il a été communiqué, il est impérieux de souligner que la réaction du ministre Fortier est un révélateur des dissensions d'ordre politique, non pas au sens idéologique du terme, mais bien au sens administratif et juridique, qui existent entre ces deux personnes.En effet, dans sa lettre le ministre fait référence, pour une deuxième fois en six mois, à la notion dite de « l’harmonisation» des politiques économiques.Une notion au nom de laquelle, il faut le rappeler, M.Fortier a annoncé sa ferme intention de doter l’autorité ministérielle d’un pouvoir discrétionnaire sur les décisions prises par la CVMQ.À l'occasion du dépôt, en mars dernier, du rapport quinquennal sur la mise en oeuvre de la Loi sur les valeurs mobilières, M.Fortier avait noté que « le ministre responsable, avec l’accord du gouvernement, peut déclarer qu’une décision de la CVMQ, touchant uniquement son pouvoir de régulation économique, a une importance telle qu’elle affecte la politique économique gouvernementale ou constitue un énoncé de cette politique ».Conséquemment, M.Fortier avait suggéré que le pouvoir de rendre effective une décision de la CVMQ « soit dévolu au ministre responsable de l’application de la loi ».Une suggestion qui avait eu l’heur de déplaire profondément à M.Guy, qui avait fustigé le ministre en spécifiant que sa proposition « porterait une atteinte grave à l’autonomie de la Commission et susciterait des doutes quant à l’impartialité de ses décisions ».Suite aux récents événements, il y a fort à parier que M.Fortier va user du cas d’espèce fourni par M.Guy et ainsi forcer la main pour que ce fameux pouvoir discrétionnaire lui soit accordé alors qu’il s’apprête justement à déposer ses modifications à la Loi sur les valeurs mobilières.+ Mulroney Donner les programmes régionaux.Chaque mot de M.Turner était interrompu par M.Mulroney qui martelait « c’est faux », « c’est faux » « c’est faux ».« Avec votre accord, ces pouvoirs sont perdus à jamais », a lancé le chef libéral revenant plusieurs fois à la charge insistant en vain pour que le chef conservateur accepte un nouveau débat sur le libre-échange, tel que proposé par le réseau de télévision Global.« Je crois que cet accord est dans le meilleur intérêt du Canada », s’est alors emporté M.Mulroney, sortant pour une rare fois de sa réserve pour dire passionnément son « amour du Canada » et s’affirmer comme un « bâtisseur de la nation ».En matière de condition féminine, les trois chefs ont tenté de s’imposer comme les défenseurs des femmes.Comme en 1984, le chef néo-démocrate a eu l’avantage, maîtrisant visiblement mieux ces questions.Le programme de garderies a d’ailleurs fourni un des échanges les plus féroces entre MM.Broadbent et Mulroney.« Pourquoi devrais-je écouter les groupes de pression ?.même si je le fais », a rétorqué M.Mulroney au néo-démocrate qui lui reprochait de ne pas avoir donné suite aux nombreuses demandes des groupes et de n’avoir compté que sur l’opinion de ses ministres féminins.M.Broadbent a toutefois dû faire face hier à un John Turner visiblement décidé à accoler aux néo-démocrates une image radicale, attaquant longuement le chef néo-démocrate sur la politique de son parti favorisant le retrait du Canada de l’OTAN.Criant aux vieux clichés, M.Broadbent a fermement affirmé que cette politique à long terme était en harmonie avec l’actuelle évolution de la situation mondiale.« Ceux qui ont fait entrer le Canada dans l’Alliance ne voulait pas nécessairement qu’il y reste pour toujours, a-t-il expliqué.L’amélioration des relations entre les Américains et les Soviétiques, de même que la hausse des niveaux de vie en Europe, sont tout en autant de raisons pouvant inciter le Canada à réévaluer sa position », a-t-il dit, accusant les libéraux de ne pas avoir réétudié leur politique de défense depuis 20 ans.Implacable, M.Turner est toutefois revenu à trois reprises pour rappeler que M.Broadbent n’a jamais dit comment le Canada se défendrait hors de l’Alliance et à quel prix.Rien de neuf n’a émergé du débat d'hier sur la question de l’avortement.L’environnement qui avait donné lieu à des échanges vigoureux lors du débat de lundi soir n'a donné lieu hier qu'à quelques minutes de ternes propos.Dès le début de la soirée le débat s’était toutefois ouvert agressivement sur la question du patronage, forçant M.Mulroney à s’excuser des erreurs de son jeune gouvernement en disant que des gouvernements provinciaux comme ceux de l’Onta-rien David Peterson ou du Québécois Robert Bourassa, avaient aussi dû faire face à de telles difficultés.« J’admets ne pas avoir bougé assez rapidement pour dépolitiser les nominations », a dit M.Mulroney, avant d’être attaqué par John Turner.« Vous avez mis trois ans à agir, a rugi le chef libéral.Et vous n’avez agi qu’au moment ou une élection était à l’horizon.» Le chef conservateur a toutefois contre-attaqué en rappelant que le chef libéral avait était membre d’un gouvernement, au cours des années 70, qui a battu des records en matière de nominations partisanes.Les trois chefs ont amorcé la soirée avec des allocutions beaucoup moins animées que celles de la veille.Broadbent a ouvert le feu sur le dossier du libre échange accusant M.Mulroney de « donner aux Américains tout ce qu’il voulait » et non pas ce que les Canadiens voulaient.Dans son allocution d’ouverture le premier ministre Mulroney a fait le bilan de son administration, insistant sur la réconciliation nationale et la prospérité retrouvée.Il a accusé les opposants du libre-échange de condamner le Canada « à la retraite et au rétrécissement » Comme il l'avait fait la veille en français, le chef libéral John Turner a affirmé que cette élection n’était pas une compétition de popularité mais bien un choix important quant au futur du pays.Il a accusé le chef conservateur d’avoir un « ordre du jour caché» Les téléspectateurs de langue anglaise ont pu voir un Ed Broadbent visiblement plus agressif que la veille, attaquant fréquemment et maîtrisant visiblement mieux ses arguments.Quelques minutes avant le début du débat, des stratèges professionnels des trois partis convenaient lors d’entrevues télévisées qu’ils ne recherchaient pas de « k.o » mais bien plutôt l’affirmation de la « crédibilité » de leur candidat.Ils s’attendaient toutefois à un débat plus « excitant » encore que celui de la veille.Selon Patrick Cossage, conseiller du Parti libéral, la stratégie de John Turner serait la même, « seuls les sujets seront différents».La stratégie néo-démocrate devait être différente, expliquait hier soir Robin Sears.Après s’être adressé aux Québécois dans leurs salons, Ed Broadbent devait tenter hier « d’asséner des coups durs» aux deux chefs.Du côté des Conservateurs, le stratège Bill Fox promettait que le premier ministre n’allait pas permettre à ses deux adversaires de « prendre des libertés avec les faits ».Tout comme la veille, lors du débat francophone, plusieurs dizaines de sympathisants des chefs et de manifestants protestant contre des politiques variées entouraient les studios de Radio-Canada, non loin des trois caravanes mises à la disposition des chefs.+ Les détaillants manche continue toujours de s’affirmer de façon extrêmement claire chez l’ensemble des membres, de telle sorte que c'est à l’unanimité que le conseil d’administration de l’organisme réitère sa position, à un moment on ne peut plus stratégique.Les députés libéraux devaient en effet tenir hier soir un caucus, où la question des heures d’ouverture apparaissait à l’agenda.Personne ne s'attend cependant à une prise de position définitive à ce propos de la part du gouvernement dans l’immédiat, même si tous souhaitent une action rapide.Ce caucus est sans doute considéré important par plusieurs, en particulier Provigo Distribution qui a décidé de donner demain la conférence de presse qu'il avait d’abord voulu faire hier.Le Conseil qui regroupe entre autres les marchands de vetemenLs, de meubles, de chaussures, de quincaillerie, d’articles de sport, d’instruments de musique, de disques, de photographies, etc., reconfirme ainsi une position qu'il défend depuis plusieurs années.Le président-directeur général du Conseil, M.Guy Poirier, affirme que le comité présidé par le député Maurice Richard a « bien cerné le pro- blème».Il insiste au départ sur l’existence d’un consensus chez les détaillants de tous les secteurs en faveur d’un contrôle gouvernemental.« Nous avons connu avant 1969 des règlements municipaux qui ont causé tellement de problèmes d'application que l’ensemble des détaillants du Québec a demandé et obtenu une première loi », rappelle M.Poirier.S’il y avait eu une application plus stricte de la loi actuelle, l'exercice de révision en cours n’aurait pas été nécessaire, soutient le Conseil.Il précise cependant que le ministère de l’Industrie et du Commerce a « très bien fait son travail à en juger par le nombre d’infractions constatées », mais, ajoute-t-il, « il semblerait qu’il y ait un manque au niveau des poursuites puisque seulement une infime partie de celles-ci ont été entendues jusqu’ici ».Le Conseil recommande donc une application stricte de la loi et une augmentation des amendes ; il suggère au gouvernement de réduire et définir avec plus de précision les commerces exemptés de cette loi.Le Conseil y va lui-même de remarques plus spécifiques pour divers types de commerce.Ainsi, le dépanneur, magasin de petite taille, est une bonne formule, mais certains ont pris une trop grande importance, en allant même jusqu’à vendre des produits pétroliers.Les marchés publics, carrément visés par la loi de fermeture le dimanche, ont, selon le Conseil, profité d’un premier sursis pour devenir une exemption permanente.« On y retrouve, dit-il, les cas les plus flagrants de concurrence déloyale où des détaillants ont acquis une part de marché qui n’était pas la leur ».Le Conseil montre du doigt les marchés aux puces, « qui, à l’origine un lieu d’échange entre particuliers, sont devenus, faute d’action gouver nementale, des centres commerciaux où l’on fait la vente de tout et de rien, incluant de la marchandise neuve ».En conférence de presse, M.Poirier a même ajouté que les marchés aux puces sont parfois sinon souvent un lieu privilégié pour écouler des produits volés, notamment dans les magasins dont les portes sont fermées le dimanche.Le prés*-dent pense évidemment qu’il y a lieu de resserrer l’application des lois à ce chapitre.Le Conseil rejoint par ailleurs le rapport Richard (groupe de travail dirigé par le député Maurice Richard) en ce qui concerne les pharmacies-escomptes qui vendent le dimanche d'autres produits que les médicaments et les vendeurs de piscines qui ont étendu leurs activités aux décorations de Noël.« Il y a des pharmacies-escomptes qui sont devenues des magasins généraux et il n’est plus acceptable que certains détaillants bénéficient d’avantages refusés à leurs compétiteurs », insiste-t-il.En ce qui concerne le critère du 3,000 pieds carrés de surperficie maximale pour déterminer lesquels parmi les magasins qui pourraient ouvrir leurs portes le dimanche (c’est ce que propose le rapport Ri chard), le Conseil s’abstient de commenter, puisque cela ne concerne pas ses membres mais bien le secteur de l’alimentation.II laisse donc l'Association des détaillants en ali mentation (ADA) prendre position en ce domaine.Or, l’ADA a déjà indiqué son opposition catégorique à la norme du 3,000 pieds carré, en expli quant que cela aurait pour effet de permettre l’ouverture d’environ 80 % des supermarchés au Québec.Ce critère, dans l’esprit du comité Richard, remplacerait la règle des trois employés, qui sert dans la loi actuelle à stipuler que seuls les magasins ayant trois employés ou moins peuvent ouvrir leurs portes le dimanche.On voudrait la remplacer parce qu’il est très difficile de la faire respecter ; il serait beaucoup plus difficile de réduire une superficie que le nombre des employés à l’approche d'un inspecteur, selon le Conseil québécois du commerce au détail.A l’ADA, on diverge d’opinion sur ce point, en expliquant que des corn merces illégaux agrandissent déjà leur superficie de commerce avec des camions, qui peuvent disparaître aussi vite que des employés.Le Conseil voit aussi comme objection à l’ouverture des commerces le dimanche due fait qu’il y ait depuis environ cinq ans une pénurie croissante de personnel.On peut voir en effet de plus en plus fréquemment dans les montres de magasins de petites affiches pour demander du pier- + L'effet François Perrault, qui lui lançaient les questions les plus vicieuses.Dans la régie du studio de télévision, deux hommes, Henry Comoret André Morrow, observaient la scène, prenant des notes, puis repassant une à une toutes les cassettes.L’exercice n’était que la cerise sur un gâteau qui avait commencé à lever il y a plusieurs mois Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, les Libéraux ont évité d’encombrer John Turner de •* Breefing books » : •< trop d’information, c’est dangereux à la télévision », explique un conseil 1er du chef libéral Là où la contribution d’André Morrow a été importante, selon les conseillers anglophones de John Turner, c’est qu'il allie les qualités d’un faiseur d’images, comme Henry Comor, à un goût prononcé pour les messages de substance.« André Morrow appartient à l’école des créatistes de la publicité, ceux qui viennent de secouer un milieu jusqu'ici trop tourné vers l’affairisme », dit un spécialiste de la communication.On le crédite, par exemple d'avoir été le premier publiciste à utiliser une femme, Andrée La chapelle, pour vanter les mérites de la Labatt, cassant ainsi la tradition d’un milieu particulière ment macho’.« La force de Morrow, confirme un conseiller du parti libéral, c’est de savoir utiliser Turner pour mieux projeter ses idées ».Autrement (lit, on ne raffine pas seulement la prestance du leader pour le faire « mieux paraître » à la télévision, mais aussi pour mieux faire passer son message.Étrangement, le André Mor row en question est d’une discré tion telle - le porte parole du « Groupe Morrow » refuse même de fournir son curriculum vitae qu’on finit par se demander si l’homme n’a pas un peu honte de travailler pour Turner.Ses col lègues du petit monde de la publi cité soulignent en effet avec quel empressement il se vante d’avoir travaillé sur Robert Bourassa un gagnant mais seulement après que la victoire eût été assurée.Une chose est certaine, c'est que la neutralité de Robert Bon rassa dans le débat politique fé déral, ne l’a pas empêché de recommander lui-même André Morrow à Raymond Carneau et à Remy Bujold.Pour Brian Mul roney qui lance souvent à John Turner, «demandez à Bou rassa », c’est un cruel retour de manivelle ! Un autre élément de « spin » dans la performance, perçue ou réelle, de John Turner, réside dans ce qu’Angus Reid appelle « la catharsis que le pays fait sur Turner » A force de s’être fait ta N O V K M B R I per dessus par tous les Brutus de son propre parti, John Turner a fini par provoquer un sentiment de sympathie qui a sûrement multiplié l’impact du « face à face 88».Au réseau télémédia par exemple, à la question « Qui a gagné ?» posée mardi matin entre 7 et 8 heures, 487 personnes ont répondu Turner, 240 Mulroney et 28 Broadbent.« C’est assez pour rapporter cinq points au parti », confirme un vieux professionnel de la publicité, Jacques Bouchard.Les « spin doctors » du parti conservateur diront bien sûr que les Libéraux ont « pacté » les lignes de Télémédia.Mais ils auraient pu en faire autant et, à tout le moins, cela montre que l’organisation libérale est encore vivante au Québec.Mais il ne faut pas se faire d’illusions, le débat français n'a eu aucun impact au Canada-anglais.Mieux encore, le « spinning » des Conservateurs fut tellement efficace (pie Mulroney est sorti gagnant dans la plupart des médias du pays ! Sur deux pouces de haut, le Toronto Sun clame par exemple que « Mulroney gagne sans bavures ! ».Le journaliste, Bob Fyfe, a dû suivre le débat dans sa traduction simultanée, ce qui ne l’empêche pas de se prononcer sur la qualité du français d'Ed Broadbent par exemple ! Si Brian Mulroney n’a pas forcément de grands conseillers politiques, il a d’excellents propagandistes.A Winnipeg, le Free l’ress affirmait hier que « Mulroney remporte une petite victoire », tandis que le Sun, après avoir constaté que « les chefs se sont pris à la gorge », conclut prudemment que « les trois leaders ont évité toute erreur fatale ».Mais les Libéraux avaient mis tous leurs efforts sur le marché québécois et ils entraient hier aux studios de CJOll derrière un chef gonflé à bloc.Ils passaient discrètement aux journalistes -mais n’était-ce pas encore du « spinning ?» les résultats d’un sondage instantané de Goldfarb la nuit dernière.Pas moins de 27 % des Québécois auraient confié à la maison de sondage du parti libéral, avant d’aller se coucher, que Turner s’est comporté « mieux que ce qu’ils attendaient de lui », 3 % auraient été agréablement surpris par Broadbent.Quant à Mulroney : sa cote est zéro, ce qui veut dire qu’il n'a fait ni mieux ni pire que ce que les Québécois attendaient de lui.« Un match nul », disent les Conservateurs.Ce n’est pas très ambitieux, pour un gagnant.Mais cela aussi fait sans doute partie du « spinning ».sonnel.Une extension des heures d'ouverture nécessiterait forcément l’embauche de personnel additionnel.Toutefois, pour M.Guy Bovet, président du conseil d’administration du Conseil québécois du commerce de détail, la qualité de vie est l'argu ment le plus important pour justifier la fermeture des magasins le dimanche.Bovet fait 90 % de ses affaires dans des centres d’achat, c’est-à-dire des lieux où il y aurait un gain addi lionnel avec l’ouverture le dimanche.M.Bovet pense néanmoins que l'on verture le dimanche affecterait considérablement les petits commerces familiaux dans les rues commerciales et que plusieurs devraient fermer leurs portes.+ Les prisonnières 1946 fut déclarée en voie d’extinction.La chasse avail réduit le troupeau mondial de baleines grises à quel ques milliers d’individus, raconte Lili Breton, biologiste et auteur d’un guide des baleines Mais la protection dont elles ont profité a été efficace.On estime qu'elles sont aujourd’hui 16,000, et qu’elles se reproduisent à un rythme annuel de 2.5 %.« ("est un bon exemple de rétablissement », note Lili Breton.« Une population très en santé », observe Ed ward Mitchell.La Commission internationale chargée de limiter la chasse à la ba leine protège toujours la baleine grise, mais l'Union internationale pour la conservation de la nature ne la considère plus comme une espèce en danger.Alors pourquoi la complainte de deux baleines en Alaska trouvent elle soudainement tant d’échos?« ("est devenu un geste symbole que, propose Lili Breton.Mais si je regarde ça dans un contexte de dynamique de populations, c’est certain que la mort de deux spécimens n’aura pas d’effet ».Les efforts déployés au Québec pour lutter contre la pollution du Saint Laurent afin de sauver les bélugas en voie d’extinction sont certes moins spectaculaires, dil elle, mais « ont plus d’impact sur les populations ».En fait, c’est un peu du syndrome du « chaton coince dans un arbre » dont bénéficient les deux grands cétacés de l’Alaska.À preuve, le village eskimau de Barrow, la bourgade la plus septentrionale des États-Unis, pris d’assaut par des dizaines de journalistes depuis que les baleines sont prisonnières de la banquise.Président de la Fondation québécoise pour la sauvegarde des espèces menacées, Jacques Prescott se demande pour sa part si le combat mené à Barrow n’est pas en fait « un combat contre la nature» « Si ces baleines étaient menacées par la pollution plutôt que par les éléments, consacrerait-on autant d’efforts pour les sauver ?, dit-il A moins que l'homme y voit une autre occasion de démontrer son contrôle sur la nature?» La population de baleines grises de la côte du Pacifique gagne les eaux arctiques dès la fonte des glaces afin de profiter de leur richesse alimentaire.Autour d’octobre, elles reviennent mettre bas à Baja, en Californie .quand elles ne sont pas piégées.Les sauveteurs attendent maintenant avec impatience l’arrivée de deux brise-glace soviétiques qui pourraient ouvrir un nouveau chenal.Ironie du sort, les Soviétiques, chaque année, disposent d’un quota pou.luer 175 baleines grises.Dans l’indifférence générale Objectif: 22 millions$ /T\ S.V.P.envoyez votre contribution à: CENTRAIDE 493 Sherbrooke Ouest, Montréal, H3A 1B6 20 ¦ Le Devoir, mercredi 26 octobre 1988 SPORTS Dans l’Américaine La Russa nommé gérant de l’année NEW YORK (AP) - Tony La Russa, le gérant-avocat, qui a conduit les Athletics d’Oakland à 101 victoires la saison dernière, un record d’équipe, a été nommé hier le gérant de l’année dans la Ligue américaine de baseball par un panel de l'Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique.C’est la deuxième fois que La Russa mérite ce titre.Il avait été choisi le gérant par excellence en 1983 quand U avait conduit les White Sox de Chicago au championnat de la section Ouest de la Ligue américaine.La Russa, qui a 44 ans, a devancé au scrutin Joe Morgan, des Red Sox de Boston, par 14 points.Deux journalistes de chaque ville du circuit sont appelés à voter.La Russa a totalisé 103 points, contre 89 pour Morgan et 37 pour Sparky Anderson, des Tigers de Detroit.La Russa a obtenu 15 voles de première place, six de plus que Morgan, qui a conduit les Red Sox au championnat de la section Est après avoir hérité de l'équipe à la mi-saison.Chaque vote de première place valait cinq points.Un vote de deuxième place donnait trois points et un de troisième place, un point.Les Athletics ont remporté 23 victoires de plus cette saison que lors de la dern ière campagne et ont remporté le championnat de leur section par 13 parties avant de remporter le championnat de la ligue.Les lanceurs des Athletics ont terminé au premier rang de la ligue avace une moyenne de points mérités de 3.43.Leurs frappeurs ont terminé deuxièmes avec 15(1 circuits et leur défensive a pris le troisième rang.Les A’s, qui ont aligné 14 victoires en avril et en mai, ont attiré 2,287,335 spectateurs.La Russa a un dossier en carrière de 752-683 comme gérant et PHOTO AP Tony La Russa comme plusieurs gars qui ont connu du succès comme gérant, il était un joueur médiocre.Kn carrière, il n’a conservé qu’une moyenne de .199 en 132 matches à titre de joueur de champ intérieur réserviste.Il a porté les couleurs des A’s de Kansas City, d’Oakland, des Braves d’Atlanta et des Cubs de Chicago.Il a commencé sa carrière de gérant en 1978 avec l'équipe de Knoxville, filiale AA des White Sox.Son équipe a conservé un dossier de 53-25 et La Russa a été promu avec les White Sox.L'année suivante, il a géré à Iovva, filiale AA A et en août, a été promu gérant des White Sox.Il a été congédié à Chicago au début de la saison 1986.Il a joint les rangs des Athletics le 7 juillet 1986, conduisant l’équipe à un dossier de 45-34 pour le reste de la saison.Kn 1987, son équipe a conservé une fiche de 81-81 avant de gagner le championnat cette année.Il est sous contrat jusqu’à la fin de la saison 1989 et il louche $350,000 par année.PHOTO AP Shayne Corson compte l’unique but du Tricolore la pression exercée par le Canadien au dernier tiers.Mike Keane, entre autres, a eu le but de la victoire au bout de sa palette mais Lemelin a fait l’arrêt alors que le retour est passé par-dessus le filet.Bobby Smith a aussi raté une excellence occasion dans la dernière minute du match.Craig Janney, en première, et Shayne Corson, en deuxième, lors d’un jeu de puissance, ont inscrit les deux buts du match.Comme ils le font généralement au Garden, les Bruins ont largement dominé le premier engagement.N’eut été de Brian Hayward, la troupe de Terry O'Reilly serait retournée au vestiaire avec une avance de plus d'un but.Hayward a été solide tout au long de la période.11 s’est en outre illustré devant Jay Miller (eh oui), Steve Kasper et Garry Galley.Il a finalement cédé devant Janney à 17:20.L’ex-olympien a saisi un retour de Bob Joyce parvenu seul devant lui.Stéphane Richer a été coupable sur le jeu en se débarrassant de la rondelle dans sa zone.Cam Neely l’a saisie à la ligne bleue et le temps de le dire, Hayward était confronté au duo Janney-Joyce.L'engagement s’est terminé par une petite mêlée après que Neely eut rudoyé Ryan Walter le long de la rampe.Neely répliquait à une mise en échec de Walter contre Michael Thelven.Les Bruins, on le sait, ont un très bon esprit d’équipe.Neely a néanmoins écopé d'une majeure contre une mineure pour Mike McPhee.La charge de Neely a coûté cher aux Bruins puisque Corson a profité de son absence pour marquer à 2:26.Corson a reçu une belle passe de Richer depuis l’arrière du filet pour déjouer Réjean Lemelin.Lemelin, peu occupé pendant deux périodes, a quand meme réussi deux beaux arrêts devant Mats Naslund qui chaque fois s’était faufilé derrière les défenseurs des Bruins.Mais encore une fois, c’est Hayward qui a fait la différence en deuxième.Il a été particulièrement brillant durant une charge furieuse des Bruins en fin de période.Après un poteau, Brikley, Wesley, Crowder, Linseman, deux fois, ont tout fait pour le déjouer.Hayward a tout arrêté.Après 40 minutes de jeu, la marque était donc égale 1-1 même si les Bruins dominaient 25-10 au chapitre des lancers.¦ La rivalité Canadien-Bruins est toujours aussi intense et les séries du printemps dernier n'ont fait que la raviver, si cela est possible.Au sujet des séries, les joueurs des Bruins affirment aujourd’hui qu’après leur victoire contre le Canadien, ils n’ont jamais pu retrouver le même niveau d’intensité dans les séries face aux Devils et aux Oilers.Pour plusieurs Bruins, leur victoire contre les Glorieux était aussi importante qu’une conquête de la coupe Stanley.¦ Pat Burns a décidé d’y aller avec cinq défenseurs en laissant Rick Green et Eric Desjardins de côté.Brian Skrudland n’avait pas fait le voyage à Boston.C’est dire que Gilles Thibaudeau et John Kordic ont pu réintégrer la formation après avoir raté respectivement trois et deux parties.Chez les Bruins, Alain Côté et Billy O’Dwyer n’étaient pas en uniforme.¦ Les Bruins ont rétrogradé l’ailier gauche Tommy Lehmann à leur club-école du Maine de la Ligue américaine.Le Suédois a inscrit deux buts en six rencontres.¦ Une petite note pour les amateurs de statistiques: le Canadien a une fiche à vie de 270-209-92 face aux Bruins.Canadien 1, Bruins 1 Première période 1— Boston.Janney 3 Joyce, Neely.17:20 Pénalités — Thibaudeau Mtl 0:33, Thelven Bos 3:11.Chelios Mil 4 40, McPhee Mtl 11 40.McPhee Mtl, mineure, Neely Bos.majeure20:00.Deuxième période 2— Montréal, Corson 6 Richer, McPhee.2:26 Pénalités — Walter Mtl 18:53, Galley Bos, Corson Mtl 19 58.Troisième période Aucun but Pénalité — Linseman Bos 1:16.Prolongation Aucun but.Pénalité — Aucune Tirs au but Montréal.4 6 11 3 — 24 Boston.10 15 7 1 -33 Gardiens — Montréal Hayward.Boston: Lemelin.Assistance —14.448 lljifiçois Lemenu —- de la Presse Canadienne BOSTON — Comme à la belle époque de Ken Dryden, les Bruins de Boston se sont heurtés hier soir à un gardien en grande forme.Brian Hayward a en effet permis au Canadien Montréal de se sauver du Garden avec un point au classement alors que les deux équipes se sont livré un match nul de 1-1 au terme d’une rencontre passionnante.Le Canadien et les Bruins ont cherché à se départager en troisième, puis en prolongation, mais I lay ward et son vis-à-vis Réjean Lemelin ont fermé la porte à toutes les attaques.Brillant pendant les 40 premières minutes, le gardien du Tricolore a réservé son meilleur arrêt du match en troisième lorsqu’il a saisi un tir de Keith Crowder de sa mitaine.De son côté.Lemelin a fait face à Tous les moyens sont bons pour empêcher un joueur de compter.Jay Miller retient ici le bâton de Mike McPhee pour empêcher le joueur du Tricolore de s’avancer plus près du filet et lancer.Hayward permet au Canadien d’annuler Les Nordiques encaissent un 4e revers d’affilée Même les Blaekhawks se moquent des Fleurdelisés Mario Leclerc : de la Presse Canadienne QUÉBEC — Rien ne va plus chez les Nordiques de Québec.Les hommes de Ron Lapointe ont subi un quatrième échec d’affilée, hier soir à Québec, s’inclinant 7-4 face aux pauvres Blaekhawks de Chicago malgré un barrage de 46 lancers en direction du gardien Darren Tang.EN BREF.La Fédération du sport étudiant (PC)-La Fédération québécoise du sport étudiant est née.(’’est par un vote unanime que les 160 délégués des milieux scolaire, collégial et universitaire ont déclaré leur appartenance à la FQSE, lors de l’assemblée générale des 20, 21 et 22 octobre derniers.Le directeur-général de la FQSE, Claude Parent, a expliqué que la fusion des trois organismes ne provenait pas d’un manque d’efficacité de la part de chacun d’eux, mais bien de la volonté du gouvermenent de rationaliser ses dépenses.On regroupera les deux championnats provinciaux scolaire et collégial de football AA et A AA.Il s’agira dorénavant du « Bol d’Or du football étudiant» La grande première de ce regroupement aura lieu les 19 et 20 novembre prochains au stade de l’Université McGill, à Montréal.Nolan Ryan autonome NEW YORK (AP) — Nolan Ryan, qui totalise le plus de retraits au bâton dans l’histoire du baseball, est un des neuf joueurs des ligues majeures qui ont choisi de devenir autonome, hier.Un total de 14 joueurs ont donné leur nom depuis l’ouverture de la période des inscriptions, vendredi.Ryan a affiché un dossier de 12-11 et une moyenne de points mérités de 3.52 à Houston, la saison dernière.II a enregistré 228 retraits au bâton en 220 manches pour porter son total à 4,775.HOCKEY Ligue nationale Hier Canadien 1, à Boston 1 Buffalo 7, N Jersey 4 Chicago 7, Québec 4 Toronto 4, Islanders 3 Pittsburgh 6, Calgary 1 Washington à Vancouver Edmonton à L, Angeles Ce soir Hartford à Buffalo Canadien à Detroit Philadelphie à Rangers Toronto au Minnesota Jeudi Nordiques à Boston Islanders à Philadelphie Pittsburgh à St Louis Les meneurs Vendredi Minnesota à Detroit Hartford au N Jersey L Angeles à Winnipeg Washington à Calgary Chicato à Vancouver Samedi Buffalo à Boston Islanders à Québec N Jersey à Hartford Rangers à Philadelphie Pittsburgh à Canadien Washington à Edmonton Toronto à St.Louis Detroit au Minnesota CLASSEMENT Conférence Prince-de-Galles Section Charles Adams (Partie* d’hier non 0 c 1 I b a pts Lemieux, Pit.: 3 13 26 Gretzky, LA 9 10 19 Nicholls, LA.7 12 19 Brown.Pil 7 10 17 Robitaille.LA 8 8 16 Leeman, Tor 6 10 16 Savard, Chi .5 11 16 Sakic, Qué.8 6 14 Hrdina, Cal 5 9 14 Coffey, Pif 2 12 14 Damph'se.Tor.7 6 13 Smith, Mtl 6 7 13 MacLean, NJ 5 8 13 Larmer, Chi.8 4 12 Yzerman, Det 6 6 12 Olczyk, Tor 6 6 12 Lafonl'ne.lsl.4 8 12 Neely, Bos 4 8 12 Messier, Edm.3 9 12 Christian, Was 7 4 11 Sutter, Phi 6 5 11 Pl 9 P n bp bc pts BOSTON 8 6 2 0 34 22 12 BUFFALO 9 4 5 0 34 37 8 QUÉBEC 9 4 5 0 34 41 8 MONTRÉAL .9 4 5 0 33 35 8 HARTFORD 7 3 Section Lester 4 0 Patrick 28 33 6 RANGERS NY 8 5 2 1 29 19 11 PITTSBURGH 7 5 2 0 43 33 10 PHILADELPHIE 8 5 3 0 36 30 10 ISLANDERS NY 7 4 2 1 25 23 9 NEW JERSEY .8 3 4 1 28 33 7 WASHINGTON.8 2 6 0 30 36 4 Conférence Clarence Campbell Section James Norris TORONTO 10 6 3 1 41 29 13 ST.LOUIS 7 3 3 1 28 31 7 | DETROIT 8 2 3 3 29 37 7 ' MINNESOTA 8 1 6 1 24 37 3 S CHICAGO 9 1 7 1 35 48 3 Section Connie Smythe CALGARY 8 5 1 2 41 25 12 i LOS ANGELES 8 5 3 0 45 39 10 EDMONTON .8 3 3 2 32 35 8 VANCOUVER 9 3 4 2 30 25 8 WINNIPEG 7 2 3 2 19 30 6 Par le fait même, les Hawks ont mis fin à une série de cinq parties sans victoire.Qui plus est, ils remportaient un premier gain au Colisée depuis le 27 novembre 1982.Une disette de huit matchs.Étrangement, les Nordiques n’ont pas goûté à la victoire depuis qu'ils ont cédé à Halifax le gardien Mario Gosselin et l’attaquant Joël Baillar-geon.A croire que ce dernier était d’une utilité inestimable pour l’équipe.Daniel Vincelette, deux fois, Steve Larmer, Dave Manson, Dirk Graham, Rick Vaive et Denis Savard ont marqué pour les Hawks pendant que Randy Moller, deux fois, Walt Poddubny et Anton Stastny répliquaient pour les Nordiques.Savard a aussi récolté trois passes.Les I lawks onl ajouté deux buts en troisième période, celui de Rick Vaive au début de l’engagement pendant une pénalité à Anton Stastny, et, à mi-chemin, le second de la soirée de Daniel Vincellette.Chaque équipe a bousillé de belles chances au milieu de la période alors qu’elles déployaient une attaque massive.Denis Savard et Troy Murray ont été frustrés par Mario Bru-netla alors que Anton Stastny, une fois de plus, n’a pas su tirer profit d'une cage déserte.Moller a inscrit le quatrième but des siens à la dernière minute pendant que les Hawks se débattaient à court d’un homme.Denis Savard a finalement marqué dans un filet désert.En première période, les Nordiques ont repris là où ils avaient laissé.à New York, dimanche soir.Les hommes de Ron Lapointe ont vu les misérables Hawks prendre les devants 4-1.Vous imaginez le spectacle.Blaekhawks 7, Nordiques 4 Première période 1— Chicago.Larmer 9 Savard .1 37 2— Chicago.Manson 1 Savard, Thomas .4 40 3— Québec, Poddubny 5 Brown, P.Stastny.13:35 4— Chicago, Vincelette 2 Sutler 14 37 5— Chicago, Graham 1 Savard, Larmer 15 24 Pénalités — Vincelette Chi 1 47, Brown Chi 6:38, Moller Qué9 59, Vaive Chi 11 54 Deuxième période 6— Québec, Moller 1 Saklc, Lambert.6 17 7— Québec, A Stastny 2 P Stastny, Poddubny .7:11 Pénalités — Manson Chi.manure, inconduite de partie4 35.Gillis Qué 11 28 Vmceletle Chi 16 06 Troisième période 8— Chicago, Vaive 7 Larmer, Yawney.1:30 9— Chicago, Vincelette 3 Presley 9:13 10— Québec, Moller 2 Jarvi, P Stastny.19:04 11 —Chicago.Savard 6 Pang 19 53 Pénalités — A Stastny Que 1 17, Leschyshyn Qué 2 29 Nylund Chi, mineure, maieure.Grills Qué, maieure 9 27 Bergevin Chi.Lambert Que, inconduites de partie 9 27, Cochrane Chi 11 56, Yawney Chi17 08 Tirs au but Chicago 14 10 12 — 36 Québec 11 16 18 —46 Gardiens — Chicago Pang Québec Brunetta Assistance — 13,205 Après que Randy Moller eut frappé le poteau à la première minute, Steve Larmer, laissé seul devant le filet, a accepté une passe de Denis Savard pour placer les visi teurs en avance.Trois minutes plus tard, Savard a récolté sa deuxième mention d’aide de la soirée sur le but de Dave Manson.Manson a déjoué Brunetta d’un tir d'une trentaine de pieds.Pendant l’absence de Rick Vaive, Walt Poddubny a fait dévier un tir de la pointe de Jeff Brown pour replacer les Nordiques dans le match à la 13e minute.Mais, quelques instants plus tard, Daniel Vincellette a sauté sur un retour de lancer de Duane Sutter, redonnant une priorité de deux buts aux Hawks.Dirk Graham devait finalement rabattre une passe de Denis Savard à l'embouchure du filet pour inscrire le quatrième but des siens.Le gardien Mario Brunetta ne peut être blâmé pour cette première période mais, comme on le reprochait à Mario Gosselin, il n'a pas effectué les arrêts-clés.Il a fait face à 14 tirs.De leur côté, les arrières Steven Finn et Jeff Brown ont connu des moments difficiles, étant sur la patinoire lors de trois des quatre buts des Hawks.Tournoi de Paris McEnroe élimine Leconte PARIS (AFP) — L’Américain John McEnroe a éliminé hier en deux sets, 7-5,6-1, le Français Henri Leconte, 10e joueur mondial et tête de série no 3 de l’épreuve, au premier tour du tournoi de tennis de Paris, comptant pour le Nabisco Grand Prix et doté de $ 1,102,500.Au deuxième tour, McEnroe, 18e joueur mondial, rencontrera l’Américain Paul Annacone, vainqueur de l’Espagnol Sergio Casai.Plus tôt, l'Autrichien Thomas Muster, tête de série no 5, avait balayé le Suédois Anders Jarryd.Les spectateurs parisiens ont vile compris comment le gaucher autrichien est devenu le 13e joueur mondial en gagnant quatre tournois cette année, lui qui était encore peu connu l’an passé.Au bout de 19 minutes, Jarryd, diminué il est vrai par une blessure à une épaule qui l'empêchait d’appuyer son service, avait perdu le premier set 6- 0, débordé par les coups d’une rare violence assénés par l’Autrichien dans toutes les positions.En début de second set, le Suédois, 21e mondial, sortait le grand jeu, mais rien n’y faisait et Muster l'emportait 6-4.À 21 ans, le blond Autrichien au jeu dévastateur, qui scande ses coups de « han » de bûcheron, est devenu un véritable danger public pour les ténors du tennis mondial.Les organisateurs ont accueilli cette victoire-éclair avec soulagement, après deux matches en trois sets qui avaient fait prendre un retard important sur le programme.Premier en lice, le Soviétique Andrei Chesnokov, 16e joueur mondial, a perdu le premier set au bris d’égalité (5-7) avant de hausser le niveau de son jeu pour battre l’Américain Richard Matuszewski en remportant facilement les deux derniers sets 6-1, 6-2.Comme Chesnokov — et comme le Français Guy Forget la veille — Ronald Agénor a perdu le premier set au bris, 5-7 également, avant de battre en trois manches l’Américain Kevin Curren.Le joueur haïtien, 28e mondial, a bénéficié du fait que Curren, spécialiste des enchaînements service-volée, a été quelque peu trahi par son service.Ensuite, nouveau match en trois sets, lui aussi remporté par le perdant de la première manche, en l’occurrence le Français Eric Winogradsky, 258e joueur mondial face à l'Argentin Martin Jaite, 42e.Tout s’est joué au bris du dernier set, remporté 7-4 par le Français qui avait sauvé une balle de match au jeu précédent.Une avalanche de buts dans la LNH Les changements de personnel et Tarbitrage en seraient la cause François Lemenu de la Presse Canadienne BOSTON - 11-4,10-3,10-1, 8-8, 8-7,8-6,8-5,8-4,7-6,7-5.Ces chiffres représentent-ils les cotes du prochain pro gramme de courses à la piste Blue Bonnets ?Ou s’agit-il plutôt des résultats des derniers matchs de la Série mondiale de baseball ?Kn fait, ces chiffres ne sont que quelques-uns des pointages enregistrés cette saison dans la Ligue nationale de hockey.Comme on peut le constater, certains matchs donnent lieu à des festivals de buts qui font les délices des spectateurs mais qui ajoutent certainement quelques cheveux gris aux entraîneurs.Comment se fait-il qu'autanl de buts sont marqués lors de certaines rencontres ?Les causes pour ces avalanches de buts sont multiples.Mais en examinant les dernières statistiques de la Ligue nationale, on remarque qu’un changement de personnel au niveau des joueurs ou des entraîneurs se traduit généralement par une hausse de buts.contre.Ainsi on note que les six meilleures équipes en défensive — Rangers, Canucks, Bruins, Maple Leafs, Flames, Islanders — ont le même entraîneur que la saison dernière.Én revanche, trois des cinq pires clubs du circuit en défensive — Blaekhawks, Penguins, North Stars — ont de nouveaux pilotes.Le plus bel exemple se trouve peut-être ici même à Montréal.Le Canadien a remporté le trophée Jennings au cours des deux dernières saisons.Pourtant, l'équipe occupe présentement le huitième rang en défensive avec une moyenne de 3.89 buts par match.Manifestement, les équipes qui sont dirigées par de nouveaux entraîneurs ont besoin d’une période d'adaptation avant de pouvoir jouer en équipe.La majorité des joueurs de la Ligue nationale peuvent marquer des buts.C’est naturel et ils y prennent plaisir.Mais une bonne défensive s’acquiert seulement après des heures et des heures de travail.La défensive, c’est d’abord une question d’apprentissage.Voilà pourquoi certains clubs en arrachent autant.Un nouvel entraîneur doit aussi former ses trios, trouver les bonnes combinaisons.Des erreurs sont alors commises et les buts s’en suivent.« Nos trios ne sont pas encore formés.Nous manquons donc de stabilité, explique le capitaine Bob Gainey.Peut-être qu’à force de faire des expériences et de commettre des erreurs, nous finirons par trouver la bonne ‘chimie’ ».L'arbitrage est une autre raison de l’augmentation du nombre de buts marqués dans la Ligue nationale.( La moyenne globale de buts par match est de 7.97).Les arbitres n’hésitent plus à sévir alors que les infractions touchant les bâtons élevés, la rudesse et l’accrochage sont maintenant sévèrement punies.Cela entraîne évidemment une hausse de buts inscrits pendant les avantages numériques.Ainsi l’an dernier, cinci équipes ont enregistré plus de 100 buts lors d’attaques à cinq.Si la tendance observée lors des trois premières semaines de la saison se poursuit, ce chiffre pourrait doubler.En raison de tous ces changements aux niveaux du personnel et de l’arbitrage, il ne faut donc pas s'étonner que des matchs se terminent de plus en plus souvent par des pointages de football.i ¦
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