Le devoir, 31 octobre 1988, lundi 31 octobre 1988
Lit»«IM* Champigny inc 4 4 74.ru* St Denis Montreal (Qu* ) 844 2587 9H * 21H • I SEPT JOURS* ini*iiii Vol.LXXIX — No 253 ?Ensoleillé et froid.Max : 4 Détail page 15 Montréal, lundi 31 octobre 1988 Côte-Nord.Gaspésie Nouveau-Brunswic* 60 cants Toronto 80 cents 50 CENTS Miami huii> Les USA boudent la pilule abortive d’après le New York Times MÊME si la pilule abortive est de retour sur le marché en France, il ne faut pas s’attendre à la voir faire son entrée sur le territoire américain avant des années.C’est du moins ce qui ressort d’une enquête effectuée par le ¦Vew York Times auprès d’analystes financiers et d’experts.En France, le ministre de la Santé a ordonné vendredi au fabricant de la R U-486, la « pilule du surlendemain », de reprendre sa distribution dans les centres agréés.Le groupe pharmaceutique Roussel-Uclaf avait auparavant cédé devant les groupes de pression catholiques.Le développement de la pilule à l’étranger est par ailleurs suspendu en attendant une décision à ce sujet de l’Organisation mondiale de la santé.Aux États-Unis en particulier, l’introduction de la RU-486 risque de se faire attendre.Les grandes compagnies pharmaceutiques ont virtuellement abandonné leurs efforts pour développer de nouveaux médicaments contraceptifs ou abortifs.Les leaders des groupes de pression anti-avortement affirment être responsables de cette situation, mais les compagnies et les experts soutiennent plutôt qu'elle est la conséquence des coûts prohibitifs de la recherche, Voir page 10 : Les USA LIBRE-ÉCHANGE Bourassa rabroue Broadbent Les militants libéraux veulent un dimanche plus ouvert Pierre O’Neill DANS LE RESPECT de la tradition politique québécoise des 50 dernières années, le premier ministre Bourassa n’entend pas s’ingérer dans la campagne électorale fédérale, tout en se réservant le droit d’intervenir chaque fois qu’il sera personnellement mis en cause.C’est dans cette optique qu’il a rabroué hier le chef du NPI), Ed Broadbent.Mais il a épargné le chef du PLC, John Turner.Participant à une assemblée publique, en fin de semaine, M.Broadbent a reproché à Robert Bourassa de ne pas comprendre que l’accord du libre-échange limite la marge de manoeuvre du Québec dans le développement et l’exportation de ses ressources énergétiques.Ce qui a fait dire au premier ministre du Québec que le chef du N PD n’a pas lu attentivement l’article 902 du traité, « qui consolide nos chances de pouvoir exporter de l’électricité».Et quand M.Broadbent prétend que l’accord du libre-échange empêchera le Canada de subventionner son développement régional, M.Bourassa lui réplique qu’il confond l’entente Mulroney-Reagan avec les accords du GATT, dont l’article 16 prévoit déjà des restrictions aux subventions.« Elles existent déjà dans les accords du GATT et nous devons les respecter, qu’elles soient ou non dans le traité de libre-échange ».Au cours de ce même weekend politique, John Turner a essentiellement formulé les mêmes critiques, concernant les risques que comporte l’entente du libre-échange pour l’é- conomie québécoise.A certains égards, il s’est même montré plus virulent que le chef néo-démocrate.Néanmoins, M.Bourassa n’a fait aucune allusion aux propos de M.Turner, alléguant que le chef du PLC ne l’a pas impliqué personnellement.C’est à l’occasion du conseil général de son parti, à Montréal, que M.Bourassa a jugé bon de réprimander M.Broadbent et de « rectifier les faits » sur le libre-échange.Au cours de cette réunion, les quelque 300 militants libéraux ont par ailleurs pris position sur les heures d'ouverture des commerces le dimanche.Au terme d’un vigoureux débat, ils ont adopté, sur division, une résolution qui va plus loin que l’hypothèse de solution avancée la semaine dernière par le ministre de l'Industrie et du Commerce, Pierre MacDonald.Les militants libéraux demandent à leur gouvernement d’agir avec célérité et de faire preuve d’équité dans ce dossier, en mettant fin aux exceptions et privilèges dont jouissent certaines catégories de commerces comme les pharmacies.Ils exigent que la nouvelle réglémentation respecte la majorité des commerçants et les nouveaux besoins des consommateurs, c’est-à-dire, une chance égale pour tous d’ouvrir le dimanche.Interrogé sur la requête de ses militants, M.Bourassa a refusé de se prononcer, préférant attendre les conclusions de la prochaine réunion du conseil des ministres.Il n’y a pas que le chef du NPD qui a eu droit aux foudres du premier ministre du Québec.M.Bourassa s’en est pris également aux opposants libéraux du lac Meech, les Tru- Voir page 10 : Bourassa ' PHOTO CP Le néo-démocrate Ed Broadbent a réaffirmé son appui à la ferme familiale et son opposition au traité de libre-échange, samedi, devant près de 400 agriculteurs du Québec réunis à Montréal à l'invitation de l'Union des producteurs agricoles (UPA).Intormation page 2 % 4* Deux Québécois au Nouveau Cinéma Les Québécois Luc Bourdon, à gauche, et Pierre Jutras, à droite, ont remporté hier les prix du 17e Festival du Nouveau Cinéma de Montréal, respectivement pour The story of Feniks and Abdullah, meilleur vidéo, et pour Lamento pour un homme de lettres, meilleur court métrage.Damnation du Hongrois Béla Tarr a été consacré meilleur long métrage.Information page 11 A 48 HEURES DES ÉLECTIONS Attentat sanglant en Israël JÉRUSALEM (AFP) - Une Israélienne et ses trois enfants ont été tués, hier, lorsque cinq bouteilles incendiaires ont été lancées contre un autobus de la compagnie nationale israélienne Egged, à proximité de la ville de Jéricho, en Cisjordanie occupée.A 48 heures des élections générales en Israël, au moins cinq autres civils israéliens ont été blessés lors de cet incident et le véhicule a été complètement calciné, a-t-on précisé de mêmes sources.I.’autobus venait de Tibériade, dans le nord d’Israël, et se dirigeait vers Jérusalem lorsqu’il a été attaqué sur la route, à proximité de Jéricho, par des inconnus, a-t-on poursuivi de mêmes sources.L’attentat s’est produit au carrefour Ibramiya à l’entrée nord de la ville.Selon des sources militaires israéliennes, des inconnus ont dressé une embuscade et attendaient l’autobus depuis plusieurs heures.Un témoin, un jeune soldat israélien, a affirmé à la radio nationale avoir cru apercevoir des enfants dans l’obscurité, juste avant le drame.Les blessés ont été évacués par hélicoptères et par ambulances vers l’hôpital Hadassa de Jérusalem.Les forces de sécurité, dépêchées immédiatement sur les lieux de l’attentat, ont aussitôt entrepris de ratisser tout le secteur.Le ministre israélien de la Défense, M.Yithzak Rabin, ainsi que le chef d’état-major, M.Dan Shomron, sont immédiatement Voir page 10 : Attentat Année record du transport aérien Les compagnies ont enregistré $ 1.5 milliard de profit Hârtin Pelchat AVEC DES BÉNÉFICES estimés à $1.5 milliard, 1988 s’annonce comme l’année de la décennie pour les compagnies aériennes.La raisonnable progression des coûts, la stabilité relative du dollar, mais surtout la chute du prix du carburant expliquent ces résultats.Ces bénéfices, presque le double de ceux de 1987, permettront aux compagnies de faire face à des investissements majeurs, notamment dans les systèmes automatisés de réservation, affirme David Kyd, direc- teur des affaires publiques de l’Association du transport aérien international ( IA T A ), dont les membres participent aujourd’hui et demain à Montréal à la 44e assemblée générale annuelle.Mais les nouvelles ne sont pas que bonnes pour les 300 délégués.Ils devoir page 10 : Année Le talon des trois Achille S O V l: M H R ! Michel Vaste! LES SONDAI! ES ont provoqué, dans les rangs des trois partis politiques, une dangereuse nervosité.Non qu’ils aient surpris: les candidats, en sonnant aux portes des électeurs, avaient déjà senti le vent tourner.Mais la campagne tourne de plus en plus au concours de popularité entre les trois chefs, et le moindre faux pas de l’un ou de l’autre aura des conséquences déterminantes sur la fortune de chacun de leurs partis.Ce que tout le monde surveille actuellement, ce n’est plus les forces en présence, mais bien la première gaffe qui va disqualifier l’un ou l’autre des trois leaders.- Chez John Turner, c’est la santé qui préoccupe le plus et, maintenant que les débats ont créé un mouvement favorable dans l’opinion publique, on en profite pour accorder trois jours de repos cette semaine au chef libéral.Chez Brian Mulroney, on craint le mouvement de mauvaise humeur: U est bien connu que le chef conservateur est un mauvais perdant et, plus les sondages sont mauvais, plus le premier ministre risque de se laisser aller à des excès de langage.Quant à Ed Broadbent, c’est le découragement qui le guette: chef du NPD depuis 13 ans, il a cru, au point de le dire tout haut, que sa formation remplacerait le parti libéral.Ce rêve-là écroulé, Broadbent se traîne les pieds dans ce que beaucoup croient être sa dernière tentative.Il est d’autant plus morose qu’il voit déjà son parti repris en main par l’aile radicale, le Waffle anglais que détestent les Québécois, les gens des Maritimes et les yuppies de Toronto.Le sondage Angus Reid de samedi dernier, que d’aucuns critiquent parce qu’il a été réalisé trop tôt après les débats télévisés, n’en prouve pas moins que Voir page 10 : Le talon lections 1%8 Les agriculteurs québécois se rangeraient majoritairement derrière le NPD, estiment des porte-parole de l’UPA John Turner vole quand même la vedette lors d’un débat sur le libre-échange organisé par les agriculteurs.Page 2 1 Le dernier sondage Angus Reid place libéraux et conservateurs à égalité et bouleverse la tournure de la campagne.Page 2 ¦ Comment les chefs des trois grands partis parviennent-ils à faire face à l’horaire épuisant de la campagne électorale ?Page 2 Plus de Noirs que jamais vont voter républicain Michel C.Auger UNE ANNÉE ÉLECTORALE qui aura vu la première campagne sérieuse d’un candidat noir a la prési dence risque également de passer à l’histoire comme celle où la communauté noire aura cessé de voter en bloc pour le parti démocrate.Le dernier sondage CBS/The New York Times indique, en effet, que 13 % des électeurs noirs se préparaient à voter pour le candidat républicain George Bush.Il n’y a sans doute pas de quoi pavoiser mais c’est infiniment mieux que les 2 % que récoltait Ronald Reagan dans un sondage similaire effectué il y a quatre ans.Mieux encore pour les républicains, c’est la jeune génération qui a le plus tendance à appuyer leur parti, 18 % des moins de 45 ans contre seulement 6% de leurs aînés.Deux facteurs expliquent cette nouvelle tendance, estime Rod Doss, le directeur du Pittsburgh Courier l’un des journaux influents de la communauté noire: la faiblesse du candidat démocrate Michael Dukakis et un désir croissant de cesser de mettre tous ses oeufs dans le même panier.« Dukakis a commencé à faire campagne auprès de la communauté noire il y a deux semaines à peine car il nous prenait pour acquis, a expliqué Rod Doss au DEVOIR.Mais maintenant que sa campagne ne va nulle part, il commence à se lier à des membres influents de la communauté noire et fait des discours dans des églises noires.Beaucoup d’entre nous qui ne donnons pas un appui aveugle au parti démocrate voient cela comme un affront, une autre tentative de manipulation », dit le directeur du Pittsburgh Courier.Ceux qui voyaient Dukakis comme le candidat des idées ont aussi été bien déçus, selon Rod Doss.Sur bien des questions qui tiennent à coeur à la communauté noire, comme la lutte contre la drogue ou les sans-abris, il dit :« Dukakis n’a rien de spécifique à proposer.Je ne suis même pas certain qu’il comprenne bien ces problèmes» D’autre part, bien des Noirs n’ont pas encore oublié le traitement que Michael Dukakis a fait subir à son adversaire Jesse Jackson quand est venu le temps de choisir un candidat à la vice-présidence.Au surplus, Jackson a appris le choix de Lloyd Bentsen par un journaliste, ce qui a, pour plusieurs Noirs, ajouté l’affront à la déception.Au congrès démocrate d’Atlanta, en juillet.Dukakis avait fait la paix avec Jackson en le laissant mener une campagne parallèle pour le parti démocrate pendant tout l’automne.En fait, Jackson n’a commencé à être visible il y a quelques jours à peine, « ce qui est une autre preuve de désespoir dans le camp de Dukakis », estime M.Doss.Jackson, soutient-il, a fait campagne surtout pour lui-même et pour sa candidature probable à la nomination démocrate de 1992.« Ce n’est que depuis quelques jours qu’il parle du programme de Michael Dukakis et qu’il s’est mis à référer nommément à Dukakis », affirme M.Doss.Chose certaine, aucun des deux candidats à la présidence n’a réussi à susciter beaucoup d’intérêt auprès des électeurs noirs, et on s’attend à un absenthéisme plus élevé qu’en 1984 dans cette communauté qui est Voir page 10 : Plus de Noirs AUJOURD’HUI Chadli renforce son pouvoir En limogeant l’impopulaire numéro deux du FLN, à quelques jours du premier référendum sur les réformes démocratiques, le président Chadli Bendjedid d’Algérie renforce son pouvoir.Page 6 Un premier titre pour Ayrton Senna Ayrton Senna a été sacré champion du monde pour la première fois de sa carrière, hier, après avoir remporté le Grand Prix du Japon.Page 18 Hubert Van Gijseghem LA PERSONNALITE DELABUSEUR SEXUEL ggg'-g La personnalité de l’abuseur sexnel 'Pour la première fois, cet ouvrage exceptionnel présente One étude approfondie de quatre-vingt-dix abuseurs dans le contexte d’expertise psycho-juridique.Qui est l’abuseur sexuel?Est-il vraiment un désiquilibré ou est-ce un individu comme vous et moi?ISBN: 2-920417-45-2 Format: 15 x 22 cm Prix 24,95 $ VOTRE LIBRAIRE .MERIDIEN PSYCHOLOGIE La relation d’aide Édition revue à augmentée À la fois simplifié, complété et enrichie d’exemples et d’exercices, cette nouvelle édition servira à vous et toutes dans la réussite de l’ensemble de leurs interventions face à face.ISBN: 2-920417-05-3 Format: 15 x 22 cm Prix 17,95 $ Jean-Luc Hétu 2 ¦ Le Devoir, lundi 31 octobre 1988 élections ty88 PHOTO AP « Dans le coin gauche .» Le chef du NPD Ed Broadbent était de passage à Montréal, samedi.Flanqué de Maurice « Mad Dog » Vachon et de son frère Paul « The Butcher » Vachon, candidat néo-démocrate du comté de Brome, Broadbent a donné un peu plus de muscle à sa campagne.Le sondage Angus Reid donne une nouvelle tournure à la campagne qu’il est erroné de prédire le trans- lui accordait le dernier sondage de la fert du pouvoir en faveur du Parti li- Au Québec Le NPD en tête chez les agriculteurs D'après la Presse Canadienne Le sondage Angus Reid publié samedi et plaçant libéraux et conservateurs nez à nez donne une toute nouvelle tournure à la campagne électorale.Les résultats du sondage Angus Reid laissent entendre que le parti de John Turner est à égalité avec le Parti progressiste conservateur, tous deux en première place dans la faveur populaire.« Nous venons tout juste de commencer à nous battre », a déclaré le premier ministre, Brian Mulroney, qui continue sa nouvelle stratégie —attaquer son principal rival— amorcée en début de semaine dernière.M.Mulroney a enjoint les électeurs de se rappeler de « celte époque que l’on ne voudrait jamais revoir », des hauts taux d’intérêt et de - chômage, de l'époque de l’interventionnisme économique qui faisait la marque du gouvernement libéral.Le chef du Nouveau Parti démocratique, Ed Broadbent, a déclaré béral.Le leader néo-démocrate avait laissé entendre, il y quelques semaines, que le système politique canadien pourrait se transformer en un système bipartite où les libéraux n’auraient plus leur place.M.Turner, comme à l’habitude, a refusé de commenter les résultats des sondages.Cependant, le critique libéral en matière de financés,'Raymond Carneau, qui accompagnait le leader a accepté, lui, de dire que les résultats sont « encourageants ».« Nous sommes en train de prendre notre élan, il ne suffit plus que nous continuions ù avancer fermement dans cette direction », a déclaré le lieutenant québécois du Parti libéral.D’après le sondage d’Angus Reid, le Parti libéral et le Parti conservateur récoltent chacun 35 % des appuis des électeurs tandis que le NPD récolte 28 % de la faveur de l’électorat, soit un point de plus que ce que firme mamtobaine.Au beau milieu de la campagne menant aux élections du 21 novembre, les libéraux se retrouvent avec neuf points de plus que lorsque la campagne a été déclenchée, tandis que les conservateurs en ont perdu 10.Le sondage,auquel ont répondu plus de 1,500 Canadiens, comporte une marge d’erreur de 2.5 % dans les deux sens.Il a été tenu tout juste après les deux débats télévisés des chefs, gagnés par M.Turner, selon la plupart des observateurs.M.Mulroney croit que le sondage a été tenu trop peu de temps après le débat et que les résultats en ont ainsi été faussés.11 admet cependant que la course électorale est maintenant plus serrée.M.Broadbent, quant à lui, met les électeurs en garde des conclusions trop hâtives.« Il y a à peine quelques semaines, les journalistes et les politiciens prédisaient la disparition des libéraux ».Carole Beaulieu LES N ÉO-DEMOCRAT ES sont « légèrement » en tête dans les intentions de vote des agriculteurs québécois, estiment des leaders de l’Union des producteurs agricoles (UPA) qui avaient réuni samedi à Montréal près de 100 agriculteurs venus discuter de libre-échange.« Le débat d’aujourd’hui a permis aux membres de mieux se faire une idée », commentait samedi le président de l'UPA, M.Jacques Proulx, au terme de deux heures de débat au cours desquels les participants ont pu interroger le chef libéral John Turner et le néo-démocrate Ed Broadbent, en l’absence du conservateur Brian Mulroney qui avait décliné l’invitation.Un podium désert, marqué à son nom, rappelait d’ailleurs cette absence et suscitait d'inévitables commentaires de désapprobation de la part des agriculteurs.Le président de l’UPA refusait quant à lui samedi de dire quel parti il favorise.Ses 45,000 membres sont assez intelligents pour décider tout seuls, dit l’homme qui est devenu l’un des leaders québécois de l’opposition au traité.« Et on n’est pas tout seuls », renchérissait Jean-Yves Couillard, de l’UPA, avant de retourner faire ses labours.« Il y a nos familles, nos amis.Il ne faut pas sous-estimer l’impact de notre vote ».Dans l’entourage de l’UPA, on soutenait samedi que l’affaire du Nid de Corbeau — le gouvernement libéral avait alors voté une loi sur le transport touchant durement les producteurs céréaliers — hante encore les agriculteurs et pourrait coûter des votes aux libéraux.Même si l’UPA et ses fédérations sont non partisanes dans cette élection, certains membres, notamment dans le Témiscamingue, militent ouvertement pour des candidats néodémocrates.La sympathie des agriculteurs pour les politiques néo-démocrates transparaissait parfois samedi dans leurs commentaires d’après-débat.Certes, convenaient plusieurs, les réponses de John Turner ont souvent manifesté plus de fermeté et une plus grande maîtrise des spécificités québécoises du dossier agricole.Par comparaison, le chef néo-démocrate, handicapé par sa moins bonne maîtrise de la langue française, a souvent semblé évasif, notamment sur le dossier de l’équité avec les provinces de l’Ouest, qu’il a dit « devoir analyser plus avant ».Les agriculteurs québécois disent être moins bien traités par Ottawa OTTAWA — Les politiciens se lèvent tôt, c’est bien connu.Brian Mulroney n’y fait pas exception.Il ne se passe toutefois pas une journée dans la vie électorale du premier ministre sans qu’il ne prenne au moins une heure de retard sur son itinéraire de campagne.Il n’est de ville ou d’événement où il ne fasse, comme toute star de la scène qui se respecte, trépigner d’impatience ses admirateurs.Lève-tôt, ce M.Mulroney?Oui, mais pas très ponctuel.Debout tous les matins vers 7 h,il prend le petit déjeuner en compagnie de son épouse Mila et de ses enfants s’ils l’accompagnent dans ses tournées.Les premières heures de sa journée sont consacrées aux affaires courantes du gouvernement.Il rencontre ensuite ses plus proches collaborateurs avant de participer en fin d’avant-midi à sa première assemblée publique, pour préparer la journée et prendre connaissance de ce que dit à son su jet le troupeau de journalistes qui le talonne.Brian Mulroney adore faire campagne.Il ne déteste pas non plus que des manifestants se dressent sur son chemin.Samedi dernier, dans le sud-est ontarien, des manifestants l'attendaient dans trois des cinq villes qu’il a visitées.En général, leur présence exerce sur lui un pouvoir catalyseur.Il lui arrive alors parfois d’évoquer l’exboxeur Buddy Rodgers.Son goût de la confrontation en pareille circonstance tranche radicalemenent avec le discours conciliateur qu’il tient à satiété depuis sa prise du pouvoir il y a quatre ans.De son côté, le chef libéral, John Turner, 59 ans, a organisé sa vie quotidienne en fonction de la campagne électorale en cours avec soin et ménagement.Si ses journées sont dans l’ensemble moins chargées que celles de ses deux adversaires, plus jeunes que lui ( Ed Broadbent a 52 ans et Brian Mulroney 49 ans) il n’en demeure pas moins qu'il abat quotidiennement du bon boulot.Affligé d’un malaise extrêmement douleureux au dos John Turner refuse de prendre des médicaments pour masquer cette douleur qui le fait boiter.Plutôt, il a choisi de subir des traitements de physiothérapie, une fois par semaine et de s’astreindre à des exercices physiques pour bien se préparer à passer à travers ces jour nées intenses de la campagne.qui aurait augmenté de 91 % son aide aux producteurs de l’ouest et de 13 % son aide au Québec, entre 1984 et 1988.L’UPA demande le paiement de près de $ 20 millions à des producteurs québécois nourrissant leur bétail avec leurs récoltes.Plus tôt, le chef libéral avait clairement promis de régler cette question, refusant toutefois de s’aventurer à promettre un règlement rétroactif à 1986.« Le NPD n'a pas de racines au Québec, tentait d’excuser Jacques Proulx.Broadbent est mieux briefé sur la question de l’agriculture de l’Ouest» M.Broadbent a rappelé samedi que tous les néo-démocrates au pays sont contre le libre-échange, ce qu'on ne peut pas dire des libéraux.Il a également ajouté que son parti offre d’autres politiques favorables aux agriculteurs, comme un programme de stabilisation des revenus agricoles.Le président de l’UPA s’est réjoui samedi que les deux chefs se soient clairement engagés à adjoindre un représentant de l’U PA à la délégation canadienne aux négociations du GATT — le traité international fixant les tarifs douaniers et de commerce.En matière de lutte contre les pluies acides, les deux chefs se sont de nouveau engagés samedi à négocier un traité avec les États-Unis.« Nous n’avons plus beaucoup de temps, quelques années tout au plus », avait plaidé plus tôt un producteur des Cantons de l’Est.Depuis 1978, les pluies acides qui ravagent les érablières québécoises onl occasionné des pertes de plus de $ 100 millions aux producteurs du Québec.Les deux chefs ont basé leur optimisme sur le fait que les deux candidats à la présidence américaine sont plus sensibles que ne l’était Ronald Reagan au problème des pluies acides.Ils ont tous deux refusé d'envisager des mesures coercitives à l’endroit des Américains.Au cours des prochaine semaines, les associations de l’UPA organiseront de semblables débats avec les candidats de leurs régions.Des manifestations seront aussi organisées contre des candidats conservateurs.En conclusion, M.Proulx a invité les agriculteurs à mettre de côté toute partisanerie lors du scrutin du 21 novembre et à « voter agriculture ».En 1987, un sondage Sorecom mené auprès des agriculteurs mon t rail 3 % de support pour les conservateurs, 28 % pour les libéraux et 45% pour les néo-démocrates.Le chef libéral n’est pas nécessairement un lève-tôt.Il est normalement debout environ une heure et demie avant le premier événement pu blie auquel il doit participer, ce qui veut dire aux environs de 7h30 le matin.Immédiatement après, il prend un petit déjeuner très léger et lit les journaux avant de rencontrer ses principaux conseillers pour une séance d’information de 30 minutes sur les événements de la journée.Il n’est pas non plus le genre d’homme à se laisser abattre facilement et à se plaindre.Il n’est pas nécessairement fataliste.Catholique pratiquant, doté d’un moral à toute épreuve, il puise son énergie, dit-on, dans des valeurs spirituelles.John Turner est un homme chaleureux qui se préoccupe constamment des autres.Le soir, il regarde les bulletins télévisés de nouvelles avant de se mettre au lit et passer une nuit normale de sommeil d'au moins huit heures.Dans ses moment de loisirs et pour se détendre, il lit des biographies, des ouvrages politiques en écoutant de la musique classique et du jazz.Quant à Ed Broadbent, le « gars ben ordinaire », il aime lui aussi les campagnes électorales justement parce qu’elles lui permettent de rencontrer des gens partout au Canada, a-t-elle déclaré.Il n'a qu’un seul regret, celui de ne pas avoir suffisamment de temps pour aller prendre une bière avec Monsieur-et-Ma-dame-tout-le-monde après les assemblées politiques, comme il aime faire entre les périodes électorales, lorsque son horaire ri’est pas aussi chargé.M.Broadbent est un homme matinal, à son meilleur aux premières heures de la journée.Avant même de déjeuner, il s’attaque à ses dossiers, prépare ses conférences de presse ou ses discours.À la toute fin du déjeuner, généralement copieux, à l’étape du café, il rencontre ses aides afin de discuter des événements de la journée et du message qu'il entend présenter.En fin de journée, M.Broadbent relaxe.Le vrai Ed refait surface.Il enlève ses chaussures, se cale dans son fauteuil, se coiffe des écouteurs de son walkman, se fait jouer une cassette de musique classique ou de jazz, et se sort un livre, qu’il s’agisse de fiction, de philosophie ou de sociologie.EN BREF.Stanfield fustige les journalistes WINNIPEG (PC) - Devant un auditoire rempli de journalistes, l’ancien chef du Parti conservateur, Robert Stanfield, a dénoncé les médias qui, selon lui, ne rapportent que des mauvaises nouvelles sur les politiciens.Le portrait négatif des politiciens dressés par les reporters et la manipulation des médias par les conseillers politiques des partis ont détruit la confiance du public en leur système politique, a déclaré M.Stanfield, lors d’un repas donné à l’occasion du centenaire du Winnipeg’s Press Club.« Les journalistes transmettent des images faussées des comportements et de la personnalité des politiciens », a affirmé l’homme qui a dirigé le Parti conservateur de 1967 à 1976, mais qui n’a jamais été premier ministre.« Les politiciens sont décrits comme des personnes stupides et corrompues », a-t-il ajouté.Les médias exploitent les erreurs commises par les leaders politiques et s’abaissent trop facilement au goût des lecteurs.Les mauvaise nouvelles sont les bonnes nouvelles politiques selon les médias et les politiciens sont toujours présentés comme des clowns ou encore des canailles », a continué M.Stanfield qui est âgé de 74 ans.Même s’il a toujours a été fort respecté pour son humilité, son bon sens, et sa sincère volonté d’aider les démunis, M.Stanfield a souffert durant toutes ses années à la direction du PC, d'une très terne image médiatique.Chrétien sollicite l’appui de Bourassa JEAN CHRÉTIEN a demandé au premier ministre Robert Bourassa de donner au coup de pouce aux libéraux fédéraux.« J’ai fait appel à M.Bourassa.Si c’était bon d’aider les conservateurs au moment de l’élection partielle, ce serait aussi bon d’aider les libéraux en difficulté », a dit l’ex-député de Saint-Maurice, dans une entrevue accordée au journaliste Pierre Nadeau diffusée hier soir sur les ondes du réseau TVA.Depuis le début de la campagne électorale fédérale, M.Bourassa observe une seupuleuse neutralité.Les libéraux dépenseront moins OTTAWA (PC) — Conservateurs et néo-démocrates peuvent dépenser un peu plus de $ 8 millions pour gagner la confiance des quelque 17 millions de citoyens et citoyennes durant la campagne menant aux élections du 21 novembre prochain.Mais les libéraux devront maintenant se débrouiller avec un peu moins.Le directeur général des élections, M.Jean-Marc Hamel, a annoncé ce dernier changement vendredi parce qu’un candidat libéral s’est retiré de la course après les inscriptions officielles.M.Emmanuel Feuerwerker a en effet décidé de ne plus être candidat dans la circosncription d’Etobicoke-Lakeshore, dans la région de Toronto Son départ signifie que le part i doit réduire ses dépenses de $ 28,120.15 et se débrouiller avec un total de $ 7,977,679.02.Les conservateurs et les néo-démocrates ont droit à $8,005,799.17.Élections Canada établit la limite des dépenses de chacun des 12 partis enregistrés en se basant sur le nombre des citoyens inscrits sur la liste préliminaire des électeurs dans les circonscriptions où tel ou tel parti endosse un candidat.En se retirant, le candidat Feuerwerker a noté que le parti libéral manquait de cohésion et que son chef John Turner faisait des promesses irréalistes.Il y a 17,161,413 électeurs inscrits sur les listes préliminaires.Les limites imposées aux autres partis sont les suivantes: Parti libertaire du Canada, $2.6 millions; Parti Rhinocéros, $2.1 millions; Le Parti vert du Canada, $2 millions; Parti de réforme du Canada, $1.9 million; Parti pour le Comonwealth du Canada, $18 million; Parti de l’héritage chrétien, $1.8 million; l’art i communiste du Canada, $1.4 million; Confédération des régions, $13 million; et Parti du Crédit social du Canada, $265,000.Des fonctionnaires appuient une néo-démocrate DES MEMBRES de l’Alliance de la fonction publique du Canada ont donné leur appui à Suzanne Aubertin, candidate néo-démocrate dans la circonscription de Vaudreuil.Les 26 et 27 octobre, des membres du regroupement étaient présents pour écouter la présentation de chacun des candidats des grands partis dans la circonscription.Suite à ces présentations, ils décidaient de joindre leurs efforts pour appuyer et donner un coup de main à la campagne de Suzanne Aubertin.« Il est certain que nous apprécions votre intention de voler pour nous », u dit Mme Aubertin, candidate pour le NPD; « cependant, toute contribution que vos membres pourraient apporter, sous une forme ni une autre, a notre campagne, comptera pour beaucoup, et est plus jue bienvenue.» Plus de 1,000 hommes et femmes sont membres le la section locale de l’AFPC.A, etez-les avant le 1er novembre! Achetez vos nouvelles Obligations d’épargne du Canada avant le 1er novembre, car après, il sera trop tard! m LA PREMIÈRE ANNÉE Profitables • 91/2% d’intérêt la première année • Pour chacune des années suivantes jusqu’à l’échéance en 1998, le taux d'intérêt annuel de cette nouvelle émission sera déterminé et annoncé au moment de la nouvelle émission.Limite d’achat •75 000$ par personne • Pour les détenteurs de l’émission S-36 de 1981, 75 000$ plus le montant correspondant à la valeur nominale de ces obligations Sûres et faciles à encaisser • Garanties par le gouvernement du Canada • Encaissables en tout temps • Aucune pénalité d’intérêt à l’encaissement après les trois premiers mois Période de vente • Du 20 octobre au 1" novembre 1988 inclusivement, au comptant, sans qu’on ait à payer l’intérêt couru.Soyez vigilant, car la vente des obligations de cette émission peut prendre fin à tout moment.Les Jt Obligations d’épargne du Canada Comment les chefs survivent à la campagne D après la Presse Canadienne } \ r 4 Le Devoir lundi 31 octobre 1988 3 Centraide mise sur ses bénévoles professionnels Rgnée Rowan L OBJECTIF de Centraide pour 1988 est de $ 22 millions, soit une hausse de $ 2.5 millions par rapport à l’an dernier.Pour aller chercher cette somme, on compte sur une armée de 30,000 bénévoles dont 67 cadres délégués par leurs compagnies pour aller chercher auprès des employés d’entreprises plus de la moitié de l’objectif, soit $ 11.5 millions.Ces cadres viennent de grosses compagnies comme Alcan Aluminium, AlliancelTndustrielle, Téléglobe Canada, Provigo Distribution, des banques et institutions financières, des universités et de certains ministères et sociétés para-gouvernementales.Certains sont prêtés pour deux mois, pour la pré-campagne (mai-juin ; d’autres, pourtroismoisetdemi.du milieu d’août au début décembre ; quelques-uns pour les cinq mois et demi).Ces entreprises assument entièrement salaires et dépenses des cadres qui les représentent pendant cette période.« Il ne faudrait surtout pas croire que les compagnies nous envoient des employés ‘tablettés’ dont elles sont contentes de se débarrasser pour quelques mois », note M.Jean Lessard, p.d.g.de Centraide, au cours d’une entrevue accordée au DEVOIR.La sélection des représentants est rigoureuse.« On a besoin, dit-il, de personnes qui ont des qualités exceptionnelles en matière de marketing et de vente, douées pour les relations interpersonnelles, agressives sans l’être trop, à qui le téléphone ne rebute pas puisque c'est leur principal allié.» Au cours de la pré-campagne, les « solliciteurs » appellent les com- pagnies déjà sur les listes pour vérifier si elles sont toujours intéressés à participer à la campagne de Centraide et leur demandent de désigner une personne responsable de la cueillette de fonds.Pendant la campagne, les représentants de Centraide rencontrent la personne responsable pour l’informer et lui remettre le matériel nécessaire, puis va chercher les fonds recueillis.Mais le gros du travail consiste surtout à faire de la sollicitation auprès des entreprises pour intéresser de nouveaux participants.« Il s’agit d’un secteur à haut potentiel dont la performance se traduit tant par la croissance du taux de participation en milieu de travail que par l'augmentation du don moyen.Mais cela ne va pas de soit, il faut y mettre toute l’énergie nécessaire », constate Jean Lessard.Cette année, (’entraide a ajouté à ses listes 3,942 PME qui sont solli- citées pour la première fois.Les cadres délégués ne sont pas avares de leur temps car les journée peuvent être longues, remarque M.Jean-Guy Carrière qui était, jusqu'en mars 1987, directeur des ressources humaines chez Minéraux Noranda Ltée, maintenant à sa retraite.Environ un tiers des délégués sont des retraités.« Hier matin, dit-il, j’avais rendez-vous dans une entreprise à 8 h Parfois, je dois rencontrer des gens après 18 h.» Au moment où il se retirait de la vie active, Jean-Guy Carrière venait de terminer avec succès la campagne 1986 de Centraide auprès des 1,200 employés de Minéraux Noranda à la raffinerie de l’Est.Ses preuves étant faites, ses supérieurs lui ont demandé d’être cadre délégué de la compagnie auprès de Centraide pour les cinq mois et demi.« C'est un travail à plein temps, exigeant, mais très enrichissant », commente-t-il.M.Carrière est chef d’équipe du secteur manufactures et mines.La campagne auprès des employés est divisée en une dizaine de secteurs selon les types d’entreprises.Jusqu’à maintenant, il a ouvert à lui seul 278 comptes avec un objec tif de $ 700,000.Actuellement, il a recueilli des « promesses » pour $ 613,000, mais la partie n’est pas encore gagné, estime-t-il.« Nous avons mis tous nos efforts, cette année, à amener les petites entreprises à faire la déduction à la source.C’est la clé du succès, estime-t-il.Vingt-cinq cents par semaine, ce n'est rien, ce n'est même pas un café.Mais cela donne $ 13 par année.S’il y a 200 employés, ça veut dire $ 2,600.On a mis le pied dans la porte.L’an prochain, ce sera plus.» L’ANEQ veut la grève illimitée L’ASSOCIATION nationale des étudiants et étudiantes du Québec (l’A-NEQ) est prête à engager une épreuve de force avec le gouvernement Bourassa.L’association a en effet adopté en fin de semaine le principe d’une grève générale illimitée qui pourrait débuter demain ou mercredi si 20 associations étudiantes membres s’engagent dans le même .processus.L’AN EQ a terminé trois jours de grève dans une trentaine de cégeps la semaine dernière par une manifestation qui rassemblait 1500 étudiants à Montréal vendredi, et par une rencontre avec le ministre Claude Ryan vendredi soir.Selon Jacques Létourneau de l’A-NEQ, « le ministre Ryan a refusé de se prononcer sur nos propositions.Il ne nous a pas donné de garanties que de nouvelles sommes seraient inves-.ties dans le programme de prêts et bourses, il ne nous a pas garanti qu’il n’y aurait pas de coupures dans le programme ».Pour sa part le ministre Claude Ryan avait qualifié samedi la grève illimitée de « moyen tout à fait disproportionné », évoquant la possi-blite que le semestre soit perdu.Les étudiants des cégeps tiendront des assemblées générales aujourd’hui et demain pour se prononcer sur la question de la grève.Douze associations étudiantes se sont déjà prononcées en faveur, mais certaines reprendront peut-être le vote.En ce qui concerne les universités associées à l’ANEQ, Concordia n’avait pas quorum lors de l’assemblée de la semaine dernière.Sherbrooke tiendra « peut-être » une réunion cette semaine, et l’UQAM prévoit une assemblée générale mardi soir.L’ANEQ s’élève particulièrement contre les critères d’attribution des prêts et bourses qui tiennent compte de la contribution du conjoint et déTa contribution parentale.Elle revendique pour l’étudiant un statut d’autonomie dès qu’il a quitté le foyer familial, et elle demande que le gouvernement défraie le coût de deux allers retours pour des étudiants obligés d’étudier à l’extérieur de leur mm tmécano* L’ANEQ vient de terminer trois jours de grève dans une trentaine de cégeps et a adopté en fin de semaine principe d une grève générale illimité qui pourrait débuter demain.région.La réforme globale du régime d’aide financière aux étudiarits est prévue d’ici quelques mois, mais à l’AN EQ on estime que le délai est déjà dépassé puisque la réforme avait d’abord été promise pour cet été.« On veut des améliorations au système dès l’automne prochain, et pour ça le gouvernement doit prendre position tout de suite » d’ajouter Jacques Lélournepu.HALLOWEEN Ce soir rUNICEF invite à la générosité Paul Cauchon PENDANT QUE des milliers de marmots québécois auront l’occasion de s’empiffrer de bonbons ce soir après leur tournée de l'Hallo-ween, on estime que 250,000 enfants de par le monde mourront pendant la semaine de maladie ou de malnutrition.Depuis 30 ans, cette situation paradoxale et insoutenable amène PUNICEF à profiter de l'occasion pour amasser des fonds.Et à compter de ce soir le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance lance, pour la cinquième année, son grand « Rallye .de la survie ».Près de 450,000 écoliers demanderont donc aux Québécois de contribuer aux programmes de l’UNICEF à l’aide de la célèbre tirelire orange, l.e Rallye se poursuivra jusqu’au 20 décembre.L’UNICEF a récolté au Québec, l’année dernière, plus d’un million de dollars le soir du 31 octobre, et avec l’ensemble des autres revenus du public (dons personnels, programmes de carte de voeux de Noël, etc) il récoltait $ 2,7 millions.On estime qu’au moins 85 % des contributions servent véritablement à l’action de l'organisme dans le monde.UNICEF Canada est particulièrement engagé dans des projets dans 25 pays en voie de développement, et pour l’année 1987/1988 l'organisme a fourni $ 22,8 millions de dollars, en collaboration avec l'ACDI et certainsgouvernements provinciaux qui engagent des fonds.Ces projets sont multiples : approvisionnement en eau et assainissement au Burundi, aux Comores, au Ghana, au Mali, au Guatemala, en Haïti, au Bangla Desh, au Népal ; immunisation des enfants à Madagascar, en Zambie, en Birmanie ; soins de santé primaires en Jamaïque ; programmes d'éducation au Pérou, etc.Pour que cette Halloween se déroule le mieux possible, l’UNICEF rappelle aujourd’hui des conseils de sécurité élémentaires.Faut-il vraiment souffrir pour être beau et sentir bon ?( PC ) — Près d’un Québécois sur quatre déclare avoir déjà manifesté une réaction à l’usage d’un produit cosmétique tel qu’un savon,.un déodorant, un produit pour le rasage ou le maquillage.C’est ce qui ressort d’un sondage mené par la maison CROP auprès de 1,000 Québécois pour le compte de l’Association des consommateurs du Canada, section Québec.De fait, 24 % des personnes interrogées ont estimé « réagir à l’utilisation » de l'un ou l’autre des 10 cosmétiques soumis à leur évaluation.Ce sont les produits de maquillage, suivis des savons, des produits pour le rasage et l'épilation, des déodorants personnels, des crèmes et lo- tions, puis des parfums et eaux de toilette qui ont provoqué le plus de réactions chez ceüx qui les utilisent.Parmi les réactions subies, on retrouve des irritations, des allergies, des démangeaisons, rougeurs, picotements, boutons et autres.Armée de ce sondage, l’Association des consommateurs du Canada a décidé d’entreprendre une vaste enquête auprès des consommateurs en leur demandant de répondre à un questionnaire.Ce questionnaire est encarté dans le magazine Le Consommateur canadien.L’association demande à tous de raconter leur expérience, avant le 30 novembre, qu'ils aient ou non manifesté des symptômes après utilisation de pro- duits cosmétiques.On demande au consommateur quels produits il utilise, depuis combien de temps, s’il a eu une réaction à ces produits et ce qu’il a fait pour contrer l’effet indésiré.L’Association des consommateurs lutte depuis des années pour obtenir que soit inscrite sur l’emballage des produits cosmétiques la liste des ingrédients.Le sondage mené par CROP révèle que 71 % des personnes interrogées souhaiteraient voir une liste d’ingrédients sur les emballages de produits cosmétiques.Ce sont les plus scolarisés, les jeunes et les femmes qui tiennent le plus à cette transparence.Les supermarchés de Québec menacés de grève en cas d’ouverture le dimanche QUÉBEC (PC) — Il y aura grève illégale dans les*supermarchés de la région de Québec, si le gouvernement persiste à vouloir permettre l’ouverture des magasins le dimanche.« Nous n’avons pas d’autres recours », a déclaré hier le président des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC-local 503), M.Marcel Tremblay, à l’issue d'une réunion spéciale de 73 délégués représentant les 7,000 employés syndiqués travaillant dans les supermarchés de cette région.« Nous avons adopté à l’unanimité une résolution qui dit que si le gouvernement ne change pas sa position, nous recommanderons aux salariés de déclencher une grève illégale », a-t-il affirmé au cours d’un entretien téléphonique.Le ministre de l'Industrie et du Commerce, M.Pierre MacDonald, a fait connaître la semaine dernière son intention de modifier la loi sur les heures d’affaires pour permettre l’ouverture des commerces le di- manche entre 11 h et 17 h.L’Association des détaillants en alimentation (2,500 membres), Provigo, Sternberg et Métro-Richelieu ainsi que les membres de l’Association provinciale des fruiteries du Québec, ont déjà fait connaître leur appui à la proposition de compromis du ministre.IGA-Boniprix s’y oppose.Le recours à la grève constitue pour le syndicat l’arme ultime contre la proposition MacDonald.« Nous allons d’abord tenter de rencontrer des ministres que nous croyons favorables à notre position (tels Claude Ryan et Thérèse Lavoie-Roux), de convaincre le ministre responsable de changer d’avis », affirme M.Tremblay.Les délégués qui ont assisté à la réunion d’hier à Québec sont retournés dans leurs supermarchés avec le mandat de consulter les salariés sur l’éventualité d’une grève illégale.Une rencontre de délégués portant sur ce sujet est également prévue ce soir à Trois-Rivières.M.Tremblay estime que les syndiqués seront prêts à déclencher la grève le 5 décembre, si le ministre maintient sa position.« Si le ministre permet l’ouverture le dimanche, il y aura des grèves dans le domaine de l’alimentation, il y aura du brasse-camarades », a déclaré le président du local 503.M.Tremblay, qui est également vice-président de la FTQ, qualifie la proposition MacDonald de « position irréfléchie».Il accuse le ministre d’avoir succombé aux pressions de Provigo et des pharmacies Jean-Coutu, « qui représentent la minorité» dit-il.Il affirme que des sondages réalisés pour le compte du syndicat montrent que seulement 25 pour cent de la population est favorable à l’ouverture des magasins le dimanche, et rappelé que l’ensemble des groupes concernés — détaillants, consommateurs et syndicats —, avaient précédemment manifesté clairement leur préférence pour la fermeture des magasins le dimanche, et le renforcement de la loi.Le père tue ses deux filles à Sainte-Famille LA SÛRETÉ du Québec de Hull enquêtait toujours hier sur les circonstances du drame familial qui a coûté la vie à deux fillettes et à leur père en fin de semaine dernière dans la petite ville de Sainte-Famille d’Au-mont, à une centaine de kilomètres au nord de Hull, non loin de Mani-waki.Les deux fillettes, âgées de trois ans et de 22 mois, ont été trouvées mortes vendredi soir dans leurs chambres à coucher.Elles avaient été tuées d'une balle à la tête.Leur père, mort aussi, reposait dans une chambre voisine, une carabine à ses côtés.Âgé de 31 ans, Yves Beaudoin, avait la garde de ses enfants une semaine sur deux depuis la séparation.La mère devait passer les reprendre le soir de la tragédie.Se heurtant à une porte close, elle a fait appel à son beau-frère qui a découvert le drame.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514 Docteur Penfield.Montréal.Canada.H3G 1X5 Fax (514) 934-1246 Télex 05-268656 Tél (514) 934-0272 Les parents pleurent la véritable gratuité scolaire au Québec Michel Venne (PC) — Le principe de la gratuité scolaire, reconnu dans la loi depuis 1961, n’est plus respecté par la plupart des écoles de la province, déplore la Fédération des comités de parents du Québec.Une étude réalisée il y a un an par cette association démontre que les parents doivent débourser en moyenne au niveau primaire $43 par enfant par année en matériel didac-I ique qui devrait, en vertu de la loi sur l’instruction publique, être fourni gratuitement par les commissions scolaires.Dans un mémoire destiné au ministre de l’Education Claude Ryan, et rendu public hier, la fédération dénonce en particulier l’usage croissant dans les écoles de nombreux cahiers d’exercices et de recueils de notes polycopiées pour combler l’absence de manuels de base.Ces recueils de noies, dont les coûts sont refilés aux parents, font craindre en outre à la fédération l’arrivée d'une ère de « pédagogie en feuilles détachées », et la marginalisation à moyen terme de l’utilisation de manuels de référence qui assurerait pourtant un enseignement mieux structuré et plus uniforme.Les auteurs du mémoire soulignent par ailleurs que des écarts importants existent entre les régions du Québec, et parfois même entre les écoles d’une même commission scolaire, quant aux frais exigés pour l’achat de matériel lors de la rentrée scolaire.Ils se demandent pourquoi, par exemple, ces frais atteignent en moyenne $ 47.68 en Montérégie, mais seulement $ 25.01 dans la région de Trois Rivières, et pourquoi certains volumes sont vendus au prix de $ 3.25 dans une école contre $ 11 dans une autre appartenant à la même commission scolaire.Ainsi, il est conseillé de se maquiller avec des crayons de couleurs ou des produits de beauté, plutôt que de porter un masque qui diminue le champ de vision, et il est conseillé de porter des vêtements courts et de couleurs claires, au tissu ininflammable.Tous les postes de police de Montréal fournissent gracieusement des bandes auto-réfléchissantes aux enfants.Les enfants devraient déterminer à l’avance leur itinéraire avec leurs parents et-circuler avec une lampe de poche s'ils ne sont pas accompagnés.Il leur est fortement conseillé de se déplacer en groupe ou en compagnie d’un parent.de frapper aux portes d’un seul côté des rues à la fois, de respecter les règles de la signalisation, de traverser les rues aux intersections, de refuser toute invitation d’un inconnu, d’attendre sur les perrons ou la porte plutôt que d’entrer dans les maisons.Et, bien sûr, de ne rien consommer avant que les parents aient vérifié les frian dises reçues.Les automobilistes devront d’ail leurs faire preuve de la plus grande vigilance devant cette marmaille costumée qui pourrait commettre des imprudences.CENTRAIDE A BESOIN DE VOTRE AIDE.DONNEZ.Cantralde Provincial Tirage du 88-10-28 •«Mini Tirage du 88-10-28 NUMÉROS 5892489 892489 92489 2489 489 89 LOTS 1 000 000 $ 10 000 $ 1 000 $ 100 $ 25 $ 10 $ Le billet donne droit à cinq tirages consécutifs.NUMÉROS 750624 50 62 4 0 62 4 624 24 7 5 0 6 2 | 7 5 0 6 * 7 5 0 B* LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250$ 25 $' 5 $ 1 000 $ 100 $ 10$ LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 349 676 079 195 923 997 Semaine du 88-10-24 8192 3044 7677 6538 8137 7560 ÜJ, Tirage du 88-10-29 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi Tirage du 88-10-29 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 1 24 32 36 48 49 GAGNANTS LOTS 6/6 1 10 000 000,00 s 5/6 -t 21 72 883,80 $ 5/6 639 1 831,60 $ 4/6 30 941 72,70 $ 3/6 543 354 10 S 4 7 9 18 30 35 ; No COmplé mentaire GAGNANTS LOTS 6/6 1 501 134,00$ 5/6 1 36 995,00 $ 5/6 87 283,50 $ 4/6 3 445 32,20 $ 3/6 48 075 5$ Mise-tôt 2 23 34 41 GAGNANTS LOT 130 384,60$ VENTES TOT AI FS 32 081 853,00 $ Prochain tirage: 88-11-02 PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 1 600 000,00 S VENTES TOTALES 1 461 302,00 $ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 500 000,00 $ Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité 4 ¦ Le Devoir, lundi 31 octobre 1988 élections 1Ç88 Candidat conservateur dans Langelier L’ex-diplomate Gilles Loiselle se révèle un politicien naturel lar- -art SCOTTSD ALESIERRA SLX Transport et préparation inclus.SILVERADO/SIERHA SLE Transport et préparation inclus.DU 24 OCTOBRE AU 4 NOVEMBRE 1988 Pour une foule de caractéristiques spéciales, comprenant • un puissant moteur V8 (305 po.cu.) a IEC de 175 CV • une radiocassette AM/FM/Stéréo • un système de freins antipatinage SIGNES PARTICULIERS: SCOTTSDALE/SIERRA SLX Peinture métallique • Phares halogène • Boite de 2,4 m.(8 pieds) de long • Volant inclinable • Vitres teintées • Essuie-glace a balayage intermittent • Enjoliveurs de roues • Rétroviseurs noirs surbaisses • Barre stabilisatrice • Moulures latérales 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de la politique.Après avoir cô- toyé aussi bien Jean Lesage que Daniel Johnson, Robert Rourassa comme René Lévesque, il a plus d’un tour dans son sac.En voyant arriver ce candidat «parachuté», trois jours avant le déclenchement des élections, le Parti libéral respirait d’aise.Dans Saint-Sauveur ou Saint-Pascal, des quartiers de la basse-ville de Québec, « le diplomate va avoir de la misère », disait Rémi Bujold, l’organisateur en chef du Parti libéral.Raymond Carneau, le leader québécois des libéraux, se payait d’avance sa tête en parlant des « fesses serrées à Loiselle ».Le nouveau candidat conservateur a bien un handicap, reconnaît Jean Riou, l’organisateur conservateur de Langelier.Ayant passé une large partie de sa carrière à l’étranger, Gilles Loiselle, est peu connu.Chez les hauts-fonctionnaires de la haute-ville, il n’y a pas de problème.Mais dans Saint Roch, dans Saint-Sauveur et dans Limoilou, c’était il y a quatre semaines un illustre inconnu, convient-il Kaire connaître Gilles Loiselle n'est pas un problème toutefois car il aime socialiser.« On connaît beaucoup de gens.On les aime et on les voit avant d'en avoir besoin », dit-il en parlant de lui et de son épouse Lorraine.Il ajoute: « Ça sert lorsqu'on en a besoin », expliquant ainsi le succès qu’il a eu comme délégué à Londres où il a réussi à retarder le rapatriement de la constitution en 1981 et 1982.Kaire campagne dans une taverne de Saint-Roch n’est pas un problème, dit M Loiselle qui rappelle qu’il a grandi ù l’ombre de la taverne de Ville-Marie où son père avait un hôtel au Témiseamingue.Les bulles se trouvaient alors dans la bière et non dans le champagne du circuit diplomatique.Au pied de la Pente douce, dans Saint-Sauveur, il n’a aucun problème.Roger Lemelin, un « trudeauiste » convaincu, a certes appelé « ses cousins » à voter pour lui.Même sans cela, il serait arrivé facilement à se faire applaudir dans ce quartier à la population vieillissante.Danser un « continental » avec la centaine de participant(e)s du cours de danse sociale du vendredi après-midi au Centre Fernand-Lavergne semble une recette infaillible.Identifier directement le candidat auprès des électeurs de ces quartiers populaires est capital pour l'organisation conservatrice qui tous les joursenvoie M.Loiselle visiter des centres communautaires et faire du porte-à-porte.Surtout dans les HLM où il y a une forte concentration de personnes âgées.Tout près de la moitié des électeurs de Langelier ont plus de 50 ans, souligne-t-on.Langelier a aussi la carctéristique de compter un nombre record de communautés religieuses.Pour rejoindre les 3,000 religieux et religieu- ses, l’organisation conservatrice a mis à la disposition du candidat un spécialiste de la question.Chaque jour, une communauté différente.Devant les religieuses, Gilles Loi-selle a une arme que lui envient ses adversaires.Deux jours avant de quitter son poste de Rome, le pape Jean-Paul II lui accordait une audience privée dont il reste une photo que fort habilement il exhibe dans ses rencontres.Avenue du Parc, les 30 religieuses qu'il voyait hier ont été littéralement envoûtées.Sans hésr talions, elles se mirent à chanter avec lui lorsqu’après il se mit au piano pour jouer « Parlez-moi d’amour ».Les tours de magie dans lesquels M.Loiselle excelle lorsqu’il s’agit d’attirer l'attention des enfants qu'il rencontre ne peuvent toutefois faire disparaître complètement l'héritage que lui a laissé Michel Côté en matière de moralité publique.A l'occasion, des électeurs lui raoDelleront « les millions que Mulronev aux petits yeux a donné à ses petits copains».Le « handicap Michel Côté » aurait pu être bien plus préoccupant si ce n’avait été du tour de passe-passe qu’au dernier moment le premier ministre Mulroney a fait en nommant M.Côté membre de la délégation canadienne à la session d'automne des Nations-Unies à New York.« C’est une sortie réussie », dit un organisateur conservateur de Langelier qui rit de savoir que M.Côté a droit à un per diem de $40 par jour pour payer ses repas et ses taxis à New York.C'est une bonne façon de se préparer à revenir à la vie privée, ajoutait narquois cet organisateur en faisant allusion au fait que M.Côté menait à Ottawa gros train de vie.C’est ce qui devait l’amener à emprunter $ 325,000 à un ami, se mettant ainsi en situation de conflit d’intérêt ous.CHEVROLET OLDSMOBILE GRAVEL CHEVROLET OLDSMOBILE INC 5900 boulevard Marie-Victonn BROSSARD QC (5141 466 2233 SAL0IS CHEVROLET OLDSMOBILE INC 610 boulevard Cure-Labeite CHOMEDEY Vile de Lavai QC (5141688-3892 SNYOER AUTOMOBILES LTEE 2150.rue Notre-Dame LACHINE OC 1514) 637-4651 GIBEAULT AUTOMOBILES (1983)LTEE 150 boulevard Taschereau LAPRAIRIE QC (514) 659-5471 DUVAL CHEVROLET INC 1450 boulevard Mane-Victorm Est * LONGUEUIL 0C (514) 670-9300 CLERMONT CHEVROLET OLDSMOBILE INC 5363 rue Samt-Dems MONTREAL QC (514,279-6301 HAROLD CUMMINGS LTD LTEE 5255 rue Jean-Talon Ouest MONTREAL QC (514) 739-1911 J P CHARBONNEAUAUTOSLTEE 3700 rue Ste-Catherme Est MONTREAt QC (514.526 4471 LE RELAIS CHEVROLET OLDSMOBILE LTEE 9411 Avenue Papineau MONTREAL QC (514) 384 6380 CHRISTIN AUTOMOBILE INC 12011, rue Sherbrooke Est POiNTE-AUX-TREMBLES QC (514)354 1050 BARNABE CHEVROLET 0L0SM0BILE INC 925 boulevard Laurent en SAINT-LAURENT QC (5141 744-6401 PLAZA CHEVROLET OLDSMOBILE CADILLAC INC 10480 boulevard Henri Bourassa Ouesl SAINT-LAURENT QC «514, 332 1673 PARK AVENUE CHEVROLET 0L0SM0BILE CADILLAC INC 5000 rue Jean-Talon Est SAINT-LEONARD QC i514) 725-9811 CARREFOUR CHEVROLET OLDSMOBILE ET CAMIONS CHEVROLET INC 200 boulevard Cure-Labei'p SAINTE-ROSE (Vn‘e de Lava i QC (514)625-1991 LAL0NDE CHEVROLET OLDSMOBILE CADILLAC LTEE 4411 boulevard de la Concorde VILLE DE LAVAI QC 1514)324-4411 PONTIAC BUICK LES AUTOMOBILES CANDIAC INC 30 roule 132 DELSON QC (514) 632-2220 HARLAND PONTIAC BUICK INC 955 boulevard Montreal Toronto DORVAL QC (514) 631-2051 BOURASSA PONTIAC BUICK LTEE 1601 boulevard St Martin Est DUVERNAY Vue de Lava; OC 1514)382-2122 CHAMPLAIN PONTIAC BUICK CADILLAC INC 1000 boulevard iie des So* ILE DES SOEURS-Verdun .514) 7695353 GAUTHIER PONTIAC BUICK GMCINC 395 rue Sami-ChaMes Ouest LONGUEUIL 0C «5141 670 1440 VILLE MARIE PONTIAC 4 BUICK LTEE 4500 rue Hocheiaga MONTREAL QC (514) 253-1414 : QC AVENUE PONTIAC BUICK CA0ILLAC INC 6100 boulevard Decarie MONTREAL OC (514) 731-3701 BOULEVARD PONTIAC BUICK CMC LTEE 9050 boulevard de L Acadie MONTREAL QC (514) 3H2 4400 GOHIER PONTIAC BUICK INC 3333 rue Jarry Est MONTREAL QC (514) 376-4220 LA BELLE PONTIAC BUICK LTEE H251 rue Notre-Dame Est MONTREAL-EST QC (514) 645 1651 TERRY PONTIAC BUICK LTEE LTD 7050 rue Sl-Jacques Ouest MONTREAL QC (514i 487-0200 ACTUEL PONTIAC BUICK CADILLAC INC 5959 boui Cousineau ST-HUBERT QC (514i 443 5959 PARKWAY PONTIAC BUICK INC 9595 autoroute Transcanadienne SAINT LAURENT QC (514)333-7070 BRIEN PONTIAC BUICK GMC LTEE 9455 boulevard Lacordane SAINT-LEONARD OC 1514)327-3540 OMER BARRE PONTIAC 8UICK INC 5987 avenue Verdun VFRDUN QC (514) 768 2551 CONTACT PONTIAC BUICK INC 3670 autoroute Lava! Ouest VILLE DE LAVAL QC (514)682-3670 CAMIONS GMC CENTRE OU CAMION GMC SNYOER INC 5825 Route Côte de L«esse MONTREAL 0C (514) 344-4000 LA CIE CHEVROLET MOTOR SALES DE MONTREAL LTEE 6645 rue Samt-Jacques Ouesl MONTREAL OC (514i 489-8631 LES CONCESSIONNAIRES Total garantie Le Devoir, lundi 31 octobre 19L $ UNE ÉQUIPE COMPLETE À VOTRE SERVICE.Durant de longues semaines nous avons dû maintenir le service avec un effectif réduit.La compréhension et la collaboration de nos abonnés et clients nous ont grandement facilité la tâche.Nous vous en sommes reconnaissants.C’est maintenant une équipe complète qui, dans la meilleure tradition de Bell, entreprend de rétablir le niveau de service que vous appréciez et qui fait notre fierté.Ensemble, nous allons travailler à retrouver le plus tôt possible le rythme de croisière normal.Nous allons établir soigneusement nos priorités selon l’ordre d’entrée des commandes et demandes de service, en commençant par celles que nous n’avons pu satisfaire durant la grève.Les délais les plus importants se manifesteront là où nous devrons effectuer de grands travaux d’infrastructure.Au cours des prochaines semaines, nous communiquerons de façon ordonnée et le plus rapidement possible avec nos abonnés et clients pour fixer un rendez-vous.Nous sommes conscients d’avoir bénéficié de votre compréhension et comptons que vous continuerez à nous la manifester.Nous ferons tout pour la mériter.Communiquer est essentiel.Bell 6 ¦ Le Devoir, lundi 31 octobre 1988 L ACTUALITE INTERNATIONALE LE MONDE EN BREF La presse prend parti aux États-Unis NEW YORK (Reuter) — A huit jours de l’élection présidentielle américaine, la presse est montée au créneau hier en prenant ouvertement partie pour le candidat républicain George Bush ou son rival démocrate Michael Dukakis.Six journaux — le Miami flerald, le Detroit News, le San Antonio làght (Texas), le Denver Post, le Seattle Post Intelligencer et le Portland Oregonian ont apporté leur soutien à l’actuel vice-président, George Bush, jugé plus expérimenté que son rival qualifié par certains de technocrate glacé.Le gouverneur du Massachusetts Michael Dukakis a quant à lui remporté les suffrages du Philadephia Inquirer, du Minneapolis Star-Tribune, de Newsday (New York), et, « last but not least », le New York Times.Ces journaux critiquent notamment le bas niveau de la campagne de Bush.Mais pour le New York Times, Dukakis est surtout plus compétent pour assainir les finances des États-Unis.Le journal estime à ce propos que l’augmentation de la dette américaine sous Ronald Reagan a été « une immense erreur, qui sera probablement considérée à l’avenir comme relevant d’une irresponsabilité colossale ».De même, le journal critique vivement la nomination de Dan Quayle comme colistier de George Bush sur le ticket républicain, en affirmant que le sénateur de l’indiana est « totalement incompétent pour la présidence ».Lancement de Bouran retardé MOSCOU (Reuter) — Le premier vol de la navette spatiale soviétique Bouran, différé à la dernière minute samedi, aura lieu après les fêtes de la révolution d’Octobre, qui tombent les 7 et 8 novembre, a déclaré le général V.Goudiline, haut responsable soviétique de l’espace.Dans une interview à la Komsomolskaia Plaida d’hier Goudiline, chef des contrôleurs au sol, indique qu’il n'y a pas de raison de se précipiter après le report, samedi sur le cosmodrome de Baïkonour en Asie centrale, du premier vol, inhabité, de la navette.Une anomalie détectée au moment de la séparation d’une plate-forme d’évacuation a conduit les responsables de l’espace.à annuler le décollage 51 secondes avant l’heure prévue de mise à feu.Onze prisonniers politiques en URSS MOSCOU ( Reuter) — Le ministre soviétique de la .Justice Boris Kravtsov a déclaré hier que l’U RSS ne comptait que onze prisonniers ou exilés politiques condamnés pour agitation anti-soviétique, diffamation de l’État ou activités religieuses.Au cours d’une émission télévisée réalisée en duplex entre les Parlements danois et soviétique, Kravtsov a démenti, en réponse à une question fondée sur les statistiques d’Amnesty International, la présence d’environ 1100 prisonniers d’opinion dans son pays.L’estimation établie par le ministre correspond aux indications récemment données par le ministère soviétique des Affaires étrangères, qui évaluaient à une dizaine le nombre des personnes condamnées.Ouverture politique en Malaisie KUALA LUMPUR (AFP) — Le premier ministre malaisien, M.Mahathir Mohamad, a appelé hier ses principaux rivaux dans l’opposition, MM.Tengku Razaleigh Hamzah et Musa Hitam, à participer au gouvernement.Le Dr.Mahathir a fait cette proposition à l'issue d’une convention du principal parti du pays, l’Organisation nationale unifiée des Malaisiens (UMNO).M.Razaleigh, ancien ministre du Commerce, et M.Musa, ancien vice-premier ministre, sont passés dans l’opposition au Dr.Mahathir, l'accusant de s’ériger en dictateur et demandant sa démission.Démilitarisation de l’Afghanistan ISLAMABAD (AFP) — Le président de l’Afghanistan, le général Najibullah, a proposé samedi la démilitarisation complète du pays en même temps qu’il demandait au secrétaire général de l’ONU de convoquer une conférence internationale chargée de définir un statut neutre de l’Afghanistan, a annoncé hier l’agence officielle Bakhtar reçue à Islamabad.S’adressant au Parlement, M.Najibullah a indiqué que cette conférence pourrait aussi traiter des conditions « pour des garanties internationales concernant la défense des droits de l'homme en Afghanistan y compris une large liberté politique » pour les Afghans.« La démilitarisation créera une atmosphère de paix et un environnement favorable à la coopération internationale dans cette région d’Asie », a poursuivi le président.Chadli renforce son pouvoir en Algérie 11 élimine ses rivaux à quelques jours du référendum RABAT (Reuter) — En limogeant samedi Mohamed Cherif Messaadia, l’impopulaire numéro deux du FLN, à quelques jours du premier référendum sur les réformes démocratiques promises au début du mois, le président Chadli Bendjedid a ouvert la voie à un vote de confiance massif en sa faveur.Une forte participation à la consultation de jeudi et une nette victoire du oui sont considérées comme essentielles par les observateurs pour que Chadli retrouve un prestige terni par les sanglantes émeutes qui ont ébranlé Alger et plusieurs grandes villes du pays début octobre.Le chef de l’État, qui avait réussi à ramener le calme en promettant des réformes, a manifestement voulu montrer, en se séparant de Messaadia, que celles-ci ne seraient pas superficielles.Peu aimé de l’homme de la rue en Algérie, le numéro deux du Front de libération nationale était le plus en vue des éléments de cette vieille garde conservatrice qui, soucieuse de ne pas voir remis en cause le monopole du pouvoir exerce par le parti, a sans doute le plus à perdre des réformes envisagées de longue date par Chadli.Au cours des émeutes, on a pu entendre des bandes de jeunes, souvent des chômeurs, scander des slogans hostiles à Messaadia alors qu'ils mettaient à sac et incendaient des bâtiments officiels et des permanences du FLN.Beaucoup sont nés après l’indépendance de 1962, arrachée à la France à l’issue d'une guerre qui est restée, à ce jour, la source de légitimité numéro un de la toute puissance du FLN.« C’était un symbole.Son départ ne sera pas regretté par les Algériens.11 en dit beaucoup sur le sérieux des intentions de Chadli », a déclaré à Reuter un observateur nord-africain installé à Alger.Avec Messaadia, Chadli a limogé le général Medjoub Lakhal Ayat.Celui-ci dirigeait la délégation générale de la prévention et de la sécurité, un service de sécurité directement rattaché à la présidence.Les deux hommes ont été remplacés par deux proches du chef de l’État, qui a ainsi profité de la tournure des événements pour raffermir son pouvoir face aux opposants au changement.Le successeur de Messaadia, Abdelhamid Mehri, est un homme de confiance du président qui, après avoir été en poste à Paris, s’était vu confier la délicate mission de rouvrir l’ambassade d’Algérie au Maroc après des années de rupture entre les deux voisins maghrébins.Le résultat de la consultation — la victoire du oui — n'a jamais été en doute, mais les observateurs prédisent que le remaniement au sommet intervenu samedi se traduira probablement par une plus forte participation des électeurs.En succédant à Messaadia, Mehri a pris en charge la présidence de la commission chargée de la préparation du congrès.De l’avis des observateurs, l'objectif de Chadli est maintenant très clair : se présenter devant le congrès fort du résultat du premier référendum et de la perspective du second.« Il a coince son opposition entre deux votes populaires.Le peuple et Chadli sont unis contre ces éléments du parti et il en appelle au peuple par-déssus leurs têtes », a déclaré un diplomate occidental.L’ETA libère un industriel espagnol MADRID (AFP) - La libération de l’industriel espagnol M- Kmiliana Revilla, dans la nuit de samedi à hier, après 249 jours de détention par l’ETA, ne saurait entraîner une reprise immédiate des contacts entre les autorités espagnoles et l’organisation indépendantiste basque, ont laissé entendre hier des sources officielles.« C’est une erreur de penser à une reprise des contacts alors que la dernière victime de l’ETA n’a pas encore été enterrée », à déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère de l’Intérieur.De son côté, le porte-parole du gouvernement, Mme Rosa Conde, a exprimé sa satisfaction pour la libération, tout en mettant l’accent sur une « certaine tristesse car les ravisseurs n'ont pas été arrêtés.De plus, ils continuent à commettre des attentats et à tuer des policiers».Hier matin les observateurs se montraient un peu perplexes.Certains d’entre eux se demandent pourquoi ETA a tenu à battre ses propres « records » en faisant de cet enlèvement le plus long de son histoire, au moment où les possibilités d’un dialogue avec le gouvernement paraissaient sur le point de devenir une réalité.Certaines estimations chiffrent la rançon versée par la famille Revilla à 1,1 milliard de pesetas (environ $9 millions).C’est pourquoi quelques observateurs pensent que c’est peut-être un besoin urgent d’argent frais qui a fait agir ainsi les indépendantistes basques.Prague durcit le ton Imelda Marcos face à la justice PHOTO AP Imelda Marcos, épouse du president philippin déchu Ferdinand Marcos, est arrivée hier à Newark dans le New Jersey pour répondre aujourd'hui à New York des accusations de fraude et racket lancées contre elle.D’Hawai, où elle vit en exil avec son mari depuis leur départ précipité des Philippines en février 1986, Imelda avait voyagé dans un luxueux Boeing 737 privé, propriété de l’héritière des tabacs Doris Duke, avec une suite de dix personnes comprenant deux infirmières, un prêtre et un avocat.Pour raisons de santé, Ferdinand Marcos a obtenu le report sine die de sa comparution pour s’entendre signifier son inculpation de détournement de plus de $100 millions du trésor philippin pour l'achat d’immeubles à New York mais sa femme a été citée à comparaître pour répondre des mêmes charges.Sous l'oeil d’une caméra video, Mme Marcos a fait des adieux larmoyants à son mari, âgé de 71 ans, cloué sur une chaise roulante dans leur propriété d’Honolulu.RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS: Nadine Pirotte coordonnatrice du Colloque Cégep André-Laurendeau 1111, rue Lapierre, Ville LaSalle (Québec) H8N 2J4 (514) 364-3320 poste 290 • 20$ étudiants et sans emploi • 60$ autres.Colloque: Penser l’éducation avec André Laurendeau 3, 4 et 5 novembre 1988 n Cegep André-Laurendeau • Guy Beausoleil • Lise Bisson-nette • Paul Bernard • Christiane Charette • Paul-André Comeau • Jean-Paul Desbiens • Aline Desjardins • Léon Dion • Fernand Dumont • Gérard Filion • Gilles Gagné • Richard Gervais • Paul-Émile Gingras • Michèle Lalonde • Michel Lalonde • Jean Larose • Jean Laurendeau • Marc Laurendeau • Yves Laurendeau • Georges Leroux • Richard Martineau • Denis Monière • Gilles Paquet • Gérard Pelletier • Jacques Renaud • Guy Rocher • Jean-Louis Roux • Michel Roy • Claude Ryan • Jean-Jacques Simard • Charles Taylor • Marc Turgeon.Quelque 200 opposants demeurent en prison PRAGUE (AFP) — La direction remaniée au pouvoir à Prague depuis la mi-octobre a montré sa volonté de combattre fermement toute opposition, à l’occasion des manifestations qui ont entouré.le 70e anniversaire de la Tchécoslovaquie, le 28 octobre.Après une période de relative libéralisation — l’ex-premier ministre l.ubomir Strougal ayant été jusqu’à critiquer, l’été dernier, l’acharnement de la police de son pays à empêcher toute réunion d’opposants —, les dirigeants mis en place lors du dernier plénum du comité central du PCT, les 10 et 11 octobre, ont repris la voie d’un sensible durcissement, estiment les observateurs.La quasi-totalité des opposants interpellés ces derniers jours — près de 200, dont la moitié arrêtés préventivement dès jeudi dernier — se trouvaient toujours en détention hier matin, selon leur entourage.Le numéro un tchécoslovaque, M.Milos Jakes, avait averti dès sa prise de fonction, en décembre dernier, qu’il n'était pas question pour lui de tolérer une quelconque opposition organisée au régime.« L’élargissement de la démocratie sera toujours basé fermement sur les principes socialistes.Aucun espoir de légalisation d’une opposition politique, qui ne pourrait être qu’antisocialiste, n’a de fondement », avait déclaré M.Jakes dans son discours d’investiture au poste de secrétaire général du PCT.Pour faire respecter l’interdiction absolue de manifester qu’elles avaient édictées, les autorités ont déployé un dispositif répressif sans précédent à Prague depuis 1969 — unités anti-émeute, canons à eau, chiens policiers et véhicules blindés —, face à plusieurs milliers d’opposants déterminés à se rassembler.Une des personnalités les plus importantes du régime, M.Miroslav Stepan, membre du présidium du PCT et chef du parti pour la ville de Prague, a été vu sur les lieux, supervisant apparemment les opérations des forces de l’ordre.Une dizaine de perquisitions opérées depuis jeudi dernier — parfois, illégalement, en l’absence des personnes concernées — ont visé les fondateurs d’un Mouvement pour la liberté civique (II OS).Créé à la mi-octobre, cet embryon de parti politique — selon l’expression d’un de ses membres — entend défendre des idéaux démocratiques comparables à ceux de la première république tchécoslovaque ( 1918-1988), dont le niveau de vie et de liberté des citoyens étaient comparables à ceux de la Grande-Bretagne ou la France de l'époque.Les principaux initiateurs de ce nouveau mouvement, le social-démocrate Rudolf Battek et le vice-président de la Fédération internationale des droits de la personne, La-dislav Lis, ont fait parvenir depuis une cache où ils se sont réfugiés pour échapper à la police un appel aux Européens, dans lequel ils dénoncent « le cynisme et l’impudence sans limite » de leurs gouvernants actuels.Sakharov candidat au Parlement?MOSCOU (Reuter) — Une conférence réunissant des intellectuels en vue et des militants des droits de l’homme de toute l’URSS, a proposé hier la candidature du prix Nobel de la paix Andrei Sakharov au Soviet suprême, le Parlement soviétique.Cette conférence, réunie pour préparer le lancement d’une organisation visant à prévenir toute resurgence de l’oppression politique stalinienne, a également demandé que la citoyenneté soviétique soit resti- GENEVE (AFP) - M.Javier Perez de Cuellar, secrétaire général de l’ONU, a déclaré hier qu'il gardait l'espoir d’obtenir, dans les pourparlers de paix entre l’Iran et l'Irak, des « résultats positifs dans les plus brefs délais ».À son arrivée, en fin d’après-midi, à Genève, où ces pourparlers doivent reprendre aujourd’hui, M.Perez de Cuellar a indiqué aux journalistes qu’il commencerait par entendre les deux parties avant de « leur présenter des idées».En réponse à une question, le secrétaire général de l’ONU a souligné tuée à l’écrivain dissident et en exil en Occident Alexandre Soljenitsine.Ces deux résolutions ont été approuvées par acclamations par quelques 600 délégués représentant un large évantail de points de vue communistes et non communistes sur l’avenir de la société soviétique, dans l’amphithéâtre du syndicat des travailleurs du cinéma, au centre de Moscou.Sakharov, peut-on lire dans la première résolution, « a défendu les qu'il appartenait à l’Iran et l’Irak de témoigner de leur volonté politique de parvenir à un règlement, car, a-t-il ajouté, « ce problème n’est pas le mien, mais le leur ».Il a insisté sur le fait que les deux parties devaient se rendre compte que le cessez-le-feu (entré en vigueur le 20 août) restait « fragile’.M.Perez de Cuellar a laissé percer un certain optimisme sur la possibilité de parvenir au moins à un accord sur l’échange des prisonniers de guerre — estimés à 70,000 de part et d’autre.droits de l’homme et les libertés dans notre pays en se sacrifiant totalement, et il a gagné le droit d’être un représentant.du peuple au Soviet suprême ».La nouvelle organisation, baptisée Memorial, a pour premier objectif l’érection de monuments à la mémoire des millions de victimes de la répression stalinienne, de la moitié des années vingt à la mort de Staline en 1953 - un projet déjà approuvé par le Kremlin.Mais le mouvement Memorial, qui tiendra son congrès fondateur à Moscou les 17 et 18 décembre, semble avoir des ambitions plus larges, dans la ligne des « Fronts nationaux » récemment créés dans les républiques soviétiques baltes à la faveur de la politique de transparence et de réformes du numéro un du Kremlin Mikhaïl Gorbatchev.Samedi, premier jour de la conférence, Sakharov a demandé au mouvement Memorial de ne pas ignorer les victimes de la répression exercée par les successeurs de Staline.« Les violations des lois se sont poursuivies sous Khrouchtchev et Brejnev, a un degré moindre, mais les victimes de ces répressions doivent être innocentées », a déclaré le prix Nobel dont les propos ont été cités par Radio-Moscou.Négociations Iran-Irak U ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir lundi 31 octobre 1988 7 Une zone libre d'armes nucléaires réduirait l’influence du Canada Lutte contre la cocaïne Les Boliviens s’opposent au plan de leur gouvernement Clément Trudel l.a loi bolivienne « sur le régime de la coca et des substances contrôlées », adoptée récemment est fortement contestée à La l’a/.Dans sa forme actuelle, elle ne s’attaque pas aux trafiquants et risque de faire du tort aux paysans boliviens.Par exemple, dans les annexes, plus de 100 substances dont la culture, la fabrication ou le commerce sont contrôlés on y retrouve la cocaine, mais également la ecgonina qui est le fruit de la mastication de la feuille de coca, que tous ceux qui ont vécu en Bolivie reconnaissent comme une tradition quasi sacrée — un peu comme le serait le ginseng pour les Coréens — son usage étant assimilé à un fortifiant.à effets aphrodisiaques, au surplus.Les 70,000 producteurs de coca de la Bolivie, par leurs porte-parole, avaient obtenu en juin l'engagement du gouvernement Paz Kstcnssoro que deux lois allaient être soumises au Parlement : l'une sur la culture de la coca, élément essentiel de la Culture andine, et l’autre sur la lutte à mener contre le trafic illégal de sublances « contrôlées», rappelle Fi-lemon Ivscobar, conseilleur culturel à la COB (Centrale ouvrière bob vienne) qui, avec deux autres regroupements syndicaux, mène campagne contre lu loi jugée par ses opposants» inconstitutionnelle ».Les centrales syndicales reprochent par exemple aux législateurs de ne jamais prévoir, dans cette loi musclée et dictée, selon elles, depuis Washington, un mode d’enquête sur l’origine des fortunes des nareolrafi-cailles parmi lesquels se trouveraient de hauts gradés des forces armées.Les producteurs de coca ont réitéré leur volonté de résistance à cette loi et leur rejet du plan triennal ($300 millions US) visant à éradiquer, ni plus ni moins, les plantations de coca.La loi mentionne que 12,001) hectares devraient suffire pour répondre aux besoins traditionnels — ce qui ne correspondrait qu’à ce que 100 producteurs entretiennent ac t uellement comme surface de plantation de coca.De passage au DKVDIB, M.Ks cobar a insisté sur deux faits : — la feuille de coca n’ést pas un stupéfiant et les Boliviens (52 % sont des paysans : 350,000 dépendent de la culture de la coca) ne laisseront pas disparaître une pratique millénaire.Pinochet craint pour sa vie KJl'Itjl'K (AFP) — Le président chilien, le général Auguste Pinochet, a déclaré, samedi, que sa vie est en danger à cause de la campagne menée par l'opposition, qui le désigne comme le dernier obstacle au retour de la démocratie au Chili.« Ces tentatives (de l’opposition) peuvent conduire à mon élimination physique», a souligné le chef de l'État, qui s'exprimait à Iquique, à 1.4110 km au nord de Santiago, au cours d'un dîner organisé par des s> mpathisants.Le général s'est vu refuser la prolongation de son mandat pour huit années supplémentaires lors du plébiscite' du 5 octobre dernier.Le prochain président sera élu en décembre 1 989 lors d'élections libres, comme le prévoit la Constitution approuvée par le régime actuel.Renforcée par sa victoire lors du plébiscite, l’opposition exige certaines réformes de la Constitution afin d'accélérer le remplacement du président, constituer un congrès désigné exclusivement par le peuple et limiter les pouvoirs de veto détenus par les forces armées.Le maintien du général Pinochet à la magistrature suprême, malgré sa défaite lors de la consultation électorale, menace la réconciliation nationale, polarise les antagonismes sociaux et accentue les difficultés liées au rétablissement de la démocratie, selon l'opposition (qui va de la droite jusqu'à la gauche marxiste).L’opposition a une attitude intransigeante et n'a aucun respect pour la constitution que les forces armées ont juré de respecter et de faire respecter.a poursuivi le général Pinochet.» Des consignes démagogiques et le désir d'exploiter cette situation peuvent nous mener à des débordements que nous regretterons tous, nous qui voulons conduire le processus avec bon sens et sans violence », a souligné le chef de l’État.Le général Pinochet a affirmé que l'accroissement de la violence enregistrée dans le pays obéit fondamentalement à I apologie que fait le communisme du terrorisme comme arme politique».« Les déséquilibrés et les gens violents ont été qualifiés de jeunes idéalistes sans que l’opposition adopte une attitude claire et résolue pour condamner et éliminer ce fléau ».a-t-il conclu.même si les envoyés du Fonds des Nations unies pour le contrôle de l'abus de la drogue inclinent, en ce sens, à recommander une « reconversion culturelle » des paysans boliviens ; — s'agissant des laboratoires parsemés en territoire bolivien pour la production de cocaïne, on constate qu'il n’y a pas d’arrestation de narcotrafic) liants.Selon Ivscobar et de nombreux Boliviens, les autorités ferment complaisamment les yeux sur des laboratoires comme celui de lluanchaca qui aurait servi à des Américains pour financer les Contras du Nicaragua.Kscobar ne nie pas le droit de La Paz de vouloir s'en prendre, en théorie, à ceux qui transforment la coca pour en faire un lucratif commerce d’exportation.Pour lui, le vrai problème, c’est que la loi se trompe de cible et trompe les Boliviens et le monde sur les effets qu’elle recherche.Jocelyn Coulon L'idée de faire du Canada une zone libre d'armes nucléaires ( Z L A N ) conduirait le pays à s’isoler du reste du monde et réduirait son influence auprès de ses alliés de l’OTAN et du NOUAI).Les coûts d'une telle politique, si elle était adoptée, dépasseraient les avantages que le Canada pourrait en tirer.Telles sont les conclusions d'une nouvelle étude du Contre canadien pour le contrôle des armements et le désarmement réalisée par Shannon Selin.Le projet d'une Z LAN est au coeur du programme des mouvements canadiens pour la paix depuis 1981 Déjà deux provinces, le Manitoba et l'Ontario, et 180 villes dont Montréal el Toronto, se sont déclarées zones libres d’armes nucléaires.Le NPDet quelques députés libéraux appuient le projet et pendant la campagne électorale les pacifistes tentent d'attirer l’attention de l’opinion publique sur ce concept que plusieurs pays ont adopté.La création d une telle zone aurait pour effet d’interdire la conception, l’essai et la construction d'armes nucléaires et de l’équipement connexe, le transport des armes nucléaires et de l’équipement connexe à travers le territoire canadien, ainsi que l’exportation de marchandises et du maté riel destinés à la construction et au déploiement d’armes nucléaires Selon Mme Selin, le projet des pacifistes canadiens va au-delà de ce que d’autres pays ont déjà adopté (Nouvelle-Zélande) et signifierait une réévaluation dramatique de nos alliances ainsi qu'un coup sévère porté à l’industrie militaire nationale.Klle estime que les objectifs poursuivis par ses partisans pourraient être mieux servis par des moyens moins spectaculaires et plus efficaces.Les mouvements pacifistes pensent atteindre cinq objectifs en déclarant le Canada zone libre d'armes nucléaires : mettre fin à la partiel palion canadienne à la course aux armements ; éviter les effets nocifs sur la santé et l’environnement des activités nucléaires ; dégager des ressources pour d'autres secteurs économiques : montrer l'opposition des Canadiens aux armes nucléaires ; et encourager la politique de réduction des armements.Mme Selin souligne que le Canada est depuis 1984 libre d’armes nucléaires et que le gouvernement n’autorise pas le stationnement sur son territoire de ces engins en temps de paix Klle écrit que l'adoption d'une politique ZLAN ne libérerait pas beaucoup de ressources pour l'économie, que la santé et l'environne ment pourraient être protégés autrement (par exemple interdire ou dé tourner les vols à basse altitude) et qu'il serait kafkaïen de différencier entre les applications nucléaires, conventionnelles et civiles des technologies développées par l'industrie canadienne.Ce sont toutefois les incidences politiques qui inquiètent le plus l'auteur de l'étude.Toute la politique de dissuasion du NOUAI) et de l'OTAN repose sur les armes nucléaires et leur éventuelle utilisation on réponse à une attaque soviétique.Se déclarer ZLAN et vouloir rester au sein de ces organisations, comme le suggèrent certains pacifistes, n’auraient donc aucun sens D’ailleurs, les pays alliés ne verraient pas d’un bon oeil un partenaire qui accepte la protection de l'Alliance atlantique mais en refuse les obligations, écrit-elle.Les partisans d’une ZLAN rejettent la doctrine de dissuasion nucléaire mais, remarque l’auteur,.ils ont complètement échoué dans l'élaboration d'une stratégie alternative».Selon Mme Selin, notre départ de ces organisations isolerait le Canada et réduirait l'influence de notre pays dans le processus de contrôle des armements Klle est d'avis qu'il est possible, dans le cadre des alliances actuelles, de satisfaire les principales revendications des pacifistes.« Notre participation à l'OTAN el au NOUAI) nous donne une voie et permet d’in lluencer les décisions de nos alliés et principalement de Washington.» Ultimement, elle pense que transformer le Canada en ZLAN « serait possible dans le contexte plus large d’une négociation Kst-Ouest sur la sécurité internationale.Cela impliquerait des changements de doctrines militaires tant par l’OTAN que par le l’acte de Varsovie », écrit-elle r > u m c O m O H O Of < O H C T) m o m r > z Z m m 0) m r 0 z 01 0 m in 01 \l n 5 -H O c m en > c H O 2 O m r m r m en c O) •• • i - • ¦'V: “ - ;m '¦ '-vV-V^ •.w;0 V\\- • Cfi • • *v % i7 -U L * ; «V-* •iv* v •• ¦ v ».r-.j'.' : - C-,1 /.'r, ; -CA C.- •" i.va'"' *C*' -r- - ,» y* ».> ¦5 v ; • ' ., .- •He’A.-'r'-'»-*; m.¦ •v -' -, ->- sr c-,- •1 ‘ UU/y }: ¦ t ¦ ¦ •T /»T -Jl V U/V’V-, ' '• .v » m ETAIT UN DES POSTES LES PLUS CONVOITES.JE NE SAIS PLUS COMBIEN IL Y AVAIT DE CANDIDATS.L'ENTREVUE S'ETAIT BIEN PASSEE.MAIS IL EST REVENU SUR UN DETAIL DE MON CV.VOUS AVEZ DU Etre un des premiers a AVOIR UNE 405.ÊTES-VOUS PRET A COMMENCER LUNDI PROCHAIN7» réputés d'Europe.Offerte a partir de 22 600S.-m- PEUGEOT CENTRE PEUGEOT LESSARD.659.EST.4747.JEAN-TALON E ST-LÉ0NAR0 729 9494^* PEUGEOT CENTRE OUEST.5055.RUE PARÉ.MONTREAL 733 6151 PEUGEOT 0E LAVAL.1740 B0UL LABELLE B0UL ST-JOSEPH QUÉBEC 623.5471 PEUGEOT RIVE-SUD 5410 GRANDE ALLÉE.ST-HUBERT 676 1883 «h» VALOIS & FRÈRES AUTO INC 125 B0UL LEMIRE OUEST.CH0MEDEY 681 3380 4M» 0RUMM0NDVILLE 478 8148 V / * • 8 ¦ Le Devoir, lundi 31 octobre 1988 Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Benoit Lauzière Rédacteur en chef Paul-André Comeau Directeur des services administratifs.Gabriel Hudon FAIS CE QUE DOIS Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Albert Juneau, Paule Beaugrand-Champagne Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints Guy Deshaies, Pierre Godin Le syndrome de Laurier En finir avec les émotions et les banalités sur le libre-échange LES ÉLECTEURS canadiens seraient-ils sur la voie d’imiter les Norvégiens ?Les électeurs canadiens seraient-ils sur le point d’inscrire au livre des records un taux et une vitesse de changement dans les intentions de vote à nul autre pareils dans les démocraties occidentales ?Deux questions qu’inspire la lecture des résultats du sondage Angus Reid levé au lendemain des alleux débats des chefs, la semaine dernière.Les Norvégiens avaient stupéfait l’Europe en refusant, à la faveur d’un référendum, de se joindre en 197:5 à la Communauté économique européenne, en même temps que le Danemark, l’Irlande et la Grande-Bretagne.Contre toute prévision, ils avaient opté pour l’insularité Scandinave.Les sondages n’avaient pas enregistré les effets de la vigoureuse campagne d’opposition menée au nom du maintien de l’indépendance nationale et de la préservation de la culture norvégienne.Quinze ans plus tard, diplomates et politiques d’Oslo tentent de renouer les ponts avec Bruxelles.À l’opposé, le premier sondage après le double ' affrontement télévisé au Canada illustre et traduit ce qui ressemble presque à un tremblement de terre dans l’univers de l’opinion publique.Si, le il novembre, les résultats électoraux devaient refléter cette incroyable remontée des Libéraux, obligation sera faite aux spécialistes de la sociologie électorale de réviser des hypothèses considérées comme des quasi-certitudes.Une chose est tout de même certaine : les Canadiens ont vibré et tressailli aux ondes de choc Répercutées par les échanges entre les trois chefs de parti au sujet du libre-échange.Réaction passagère ou bouleversement radical des options électorales, la question dramatise désormais une campagne qui ne soulevait guère d’intérêt.De l’indifférence tranquille à l’émotion à fleur de peau, cette métamorphose exige désormais des leaders politiques autre chose que mise en scène inoffen-fllye ou plaidoyer catastrophique.Le chef libéral a capitalisé avec succès sur la méconnaissance d’une foule de Canadiens en ce qui concerne le traité de libre-échange et ses implications concrètes dans des domaines aussi im- portants que le développement régional et la politique de sécurité sociale.Sa stratégie parlementaire misait sur l’insatisfaction affichée d’une partie de la population envers cette nouvelle donne.Sa performance lors du débat télévisé a réussi à ébranler sérieusement des électeurs ralliés du bout des lèvres au libre-échange ou tout simplement au leadership de M.Brian Mulroney.Ces électeurs « mous » seraient maintenant revenus majoritairement au parti libéral, s’il faut s’en remnettre au sondage Angus Reid.Les visions apocalyptiques, les violons du nationalisme canadien, tout cela est charmant et, on vient de le voir, rentable.Les électeurs ont pourtant droit à quelque chose de plus substantiel.M.Turner doit se dégager de son discours paradoxal.Il n’a cessé de professer foi envers le libre-échange, tout en dénonçant l’accord canado-amé-ricain.Comment peut-on vraiment parler de libre-échange en invoquant les accords à venir du GATT ?En quoi le Canada se portera mieux lorsqu’il pourra se vanter d’avoir de facto établi un régime de libre-échange avec les quelque 90 États inscrits au GATT ?D’un autre côté, le Premier ministre doit lui aussi revenir sur terre.À l’évidence, la campagne d’information menée à grands frais par le gouvernement fédéral n’a rien donné.Il ne suffit plus de répéter ad nauseam que 250.000 nouveaux emplois vont sortir de la corne d’abondance.Il ne suffit plus de resasser les mêmes thèmes du protectio-nisme larvé, de la productivité à fouetter, de l’excellence des entreprises d’ici.Il ne suffit plus d’invoquer, incantation usée, l’appui et la bénédiction signifiés par huit premiers ministres provinciaux, à commencer par M.Robert Bourassa.Les électeurs ont droit à des précisions, à des explications sur les lendemains de l’entrée en vigueur du traité.A défaut d’un redressement, d’une correction de tir, la campagne du premier ministre pourrait fort bien se ressentir gravement du syndrome de Laurier.Cet homme d’État qui a misé sur le libre-échange et péniblement échoué contre toute attente.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Évolution de VOstpolitik M.Gorbatchev a tiré profit de la visite du Chancelier fédéral L’EXTRAORDINAIRE cordialité des entretiens Kohl-Gorbatchev à Moscou n’est sans doute pas l’élément le plus surprenant de ce sommet so-vjéto-ouest-allemand et de la relance qu’il annonce pour l’Ostpolitik de Bonn.Beaucoup d’eau avait passé sous les ponts depuis le dernier « mini-sommet » de mars 1985, lorsque le chancelier s’était rendu à Moscou pour les funérailles de Tcher-nenko, et depuis la « gaffe » qu’il avait commise en comparant M.Gorbatchev à Goebbels.Mais si, à Moscou, le numéro un soviétique a utilisé ce temps pour déployer à grande échelle son programme de réformes et sa « nouvelle pensée » en matière de diplomatie, il a trouvé en République fédérale un terrain depuis longtemps favorable.Coincés entre leur besoin du parapluie américain et la nécessité d’un dialogue avec l’adversaire pour atténuer les effets de la division de leur pays, les Allemands n’ont jamais été aussi heureux que lorsqu’une détente générale entre T Est et l’Ouest leur a permis de concilier l’un et l’autre.C’était déjà le cas avec la première variante de l'Ostpolitik, et ceux qui saluent aujourd’hui les innovations de M.Gorbatchev sont souvent les mêmes que ceux qui trouvaient déjà beaucoup de vertus à la politique brejnévienne.Le compterendu du récent entretien entre la rédaction du « Spiegel »> et le chef du PC soviétique reflète une euphorie proche de la béatitude.Quant à M.Gens-çlier, il n’avait pas attendu longtemps pour proclamer, le premier dans le monde occidental, qu'il fallait « prendre M.Gorbatchev au mot ».Il était le mieux à même de répercuter largement la pro- messe des autorités de Moscou de libérer les prisonniers politiques soviétiques avant la fin de l’année.Dans ces conditions, les oppositions constatées sur les problèmes de la division de l’Allemagne et de Berlin n’ont été en fin de compte qu’un baroud d’honneur de part et d’autre.D’une part, parce que le chancelier Kohl et toute la classe politique allemande sont bien décidés à « laisser du temps au temps »; d’autre part, parce que Moscou est prêt à fermer les yeux sur maints accommodements à Berlin.Il était entendu en tout cas que les divergences de principe ne doivent empêcher la coopération.Reste à savoir quelles seront les retombées pratiques de ces ententes.La relance des échanges économiques en est une, mais ici les Allemands sont précédés ou accompagnés par tous leurs partenaires de la Communauté (européenne).L’avenir dépendra non seulement de la compétitivité allemande, mais aussi du sort de la réforme économique soviétique.Sur le plan politique, le chancelier Kohl a rejoint le peloton des pays — dont la France — qui acceptent de voir se tenir à Moscou une conférence sur les droits de l’homme : seule Mme Thatcher fait encore objection à ce projet, qui devrait faciliter l’ouverture de la grande négociation attendue sur les armements conventionnels.Un dossier, pour lequel on pourra compter, une fois de plus, sur une approche « modérée et constructive » des Allemands.— LE MONDE ün fardeau supportable ?2) Des ajustements qui exigent un courage politique certain LA HAUSSE du nombre de personnes âgées, consécutive à la baisse de natalité, pourrait ne pas avoir des conséquences aussi dramatiques que l'indiquent certains scénarios alarmistes., Une étude de M.Ivan I’.Fellegi, Statisticien en chef du Canada, paru dans la livraison d’octobre de L'Observateur économique canadien (et dont nous avons fait état samedi), laisse entrevoir que Tés forces démographiques actuellement à l’oeuvre ne conduisent pas nécessairement à l’enfer social pour les retraités de demain.Selon \1 Fellegi, il se peut même que, dans 50 ans d'ici, le fardeau des personnes « dépendantes » (les moins 20 ans et les 65 ans et plus) restera très supportable pour les personnes « indépendantes » (uyanVun revenu de travail et payant des impôts).Il faudra cependant, entre autres conditions, que les coûts unitaires des soins de santé, de Induration et de la retraite évoluent à l’intérieur de certains paramètres — en hausse, mais modérément.En fait, si les coûts unitaires de ces programmes continuaient d’augmenter au rythme des dernières années, les dépenses totales suivraient le taux de croissance de l’économie depuis .‘50 ans, et représenterait donc un fardeau relatif dksez stable.Évidemment, souligne M.Fellegi, les choses peuvent évoluer autrement (imaginons seulement qu'on ait projeté sur l’horizon de 1988 les tendances de 1938 ! ).Mais l’onde de choc ne frappera vraiment qu’à partir de 2016, ce qui laisse aux gouvernements et à la société canadienne une trentaine d’années pour procéder (« avec humanité ») aux ajustements nécessaires.! Ces ajustements n’ont rien de très original.On aurait tort cependant d’en minimiser l'importance sur le long terme.Santé — Étendre la période de vie en bonne santé en retardant l’apparition des maladies chroniques ; contrôler les habitudes alimentaires, le tabagisme, l'activité physique, l’environnement ; aménager pour les malades en phase terminale des soins palliatifs moins coûteux que l’hospitalisation actuelle ; adopter un système qui incite les patients et les professionnels de la santé à rentabiliser les services offerts.Education — Les dépenses augmenteront plus lentement.De 40 pour cent de l’ensemble qu'elles étaient en 1986 elles descendront à 20 pour cent, ce qui pourrait laisser aux parents et aux éducateurs le loisir d’étudier certains paradoxes dont le fait qu’« une population jeune, possédant les niveaux d’instruction les plus élevés jamais enregistrés au Canada, a le plus haut taux de grossesse chez les adolescentes, d’avortements, de problèmes de drogue et de suicides ».Retraite — Réduire ou même renverser la tendance à la retraite prématurée (avant l’âge de 65 ans) pour contrer la baisse des nouveaux arrivants sur le marché du travail, au besoin en offrant des horaires moins lourds ou variables ; effectuer une révision en profondeur des divers programmes de sécurité du revenu pour en ra-tionnaliser les contributions ; encourager le développement des régimes complémentaires de retraite ainsi que les régimes enregistrés d'épargne-retraite ( REER) ; laisser évoluer les paiements de sécurité de vieillesse à un rythme inférieur aux revenus réels des salariés (oh : le fallacieux débat sur l’indexation au coût de la vie).Rien que de très banal ?Peut-être, mais autant de décisions qui demanderont un courage politique plus valeureux que celui qui se manifeste au cours de la présente campagne électorale, où les partis ont plutôt tendance à s’enfouir la tête dans le sable (ce que même les autruches ne font pas devant le danger ! comme le savent tous ceux qui ont observé les moeurs de ces grands oiseaux coureurs).— JEAN FRANCOEUR Cendrillon sur son 35 REIN K du foyer — ou de l’âtre — Cendrillon s’éteignait à petit feu.Elle remuait les cendres de ses désirs, assoupis faute d’être assouvis, pendant que ses soeurs allaient au bal.En leur absence, livrée à ses rêves, elle lisait, dans Paris-Match, l’histoire fabuleuse des princesses à falbalas de ce monde.Oui, un jour son prince viendrait.À son bras, à la vue de tous, elle sortirait de son coqueron et de son insatisfaction pour enfin se « jetsettiser ».L’Univers est si vaste — comme disent les chansonniers tombés de la dernière pluie acide — pourquoi se contenter d’un modeste pacage ?C’est insupportable, à la fin, d’être à l’étroit dans ses petits souliers Yellow tandis que d’autres trouvent leur juste pointure chez Gucci ou Ferragamo.Histoire de trouver chaussure à son pied et baron d’occasion, il suffisait d’écrire à Quatre-Saisons, rue Jean.Talon ! Puis attendre que la fée Hasard se penche sur son bungalow.Un coup de baguette magique et la télévision offrait de transformer, en moins de temps qu’il en faut pour crier Zap, un VNP (va-nu-pieds) en VIP.Radieuse, fuyant Sainte-Ban-lieue-sur-Dioxine, quittant mari, enfants et bungalow, elle monta dans une limousine — longue comme d'ici aux élections — au bras d’un faux marquis qui, exquis, avait la tête et les manières d’un maître d’hôtel.Cendrillon ne se sentait plus née Rolande ALMRD- MCERTE G ' R \ St W v 7 ’O A Faire-part pour un petit pain mais pour des tartines de caviar.Dans quelque capiteuse capitale, elle fréquenta boutiques huppées et restaurants prestigieux.Tournée des grands ducs sans Baby Duck.On lui tendait la carte en disant : perdez-là.Ô délicieux dilemme : Pâté chinois ou foie gras ?Steak haché ou magret de canard ?Poudding chômeur ou soufflé au Grand Marnier ?La poitrine ou la cuisse ?Pepsi diète ou champagne ?Flûte, comme dirait la veuve Cliquot, vaut mieux le jet set que le set carré.Une semaine durant, accompagnée du prince charmant, noble d’occasion (à ne pas manquer), Cendrillon vécut un rêve, marcha à côté de ses pompes et échangea ses nippes contre des fringues signées.C’est elle que l’on couvrait de bijoux; elle qui faisait son marché chez Fauchon; elle que l’on arrosait de parfums précieux et d’essences rares sans flamber.ses économies.Non seulement : elle qui avait toujours secrètement désiré être belle comme Louise-Josée ou Lise Watier, se mettait à leur ressembler comme un petit pot de crème ressemble à un autre petit pot de crème.Grâce à son look international, elle devenait soudainement belle comme une carte de crédit glacée et plastifiée sans râcler le fonds de ses flacons de cold cream.Beauté, que de crèmes en ton nom ! En retour, il lui faudrait mettre le prix : accepter que les photographies de sa personne « Avant » et « Après » témoignent de sa métamorphose : Ici la chrysalide, là le papillon.Lasagne un jour, spaghetti le lendemain.Un peu humiliant mais pour un zeste de Dolce vita c’est Po, comme l’on dit à Rome Il lui faudrait ensuite accepter ijue la vie reprenne son train-train quotidien, suive son cours glauque comme la rivière l’Assomption arrosant Repentir.Accepter de redevenir fauchée et tomber de Fauchon à Bonisoir.Accepter que les souliers de vair redeviennent savates et le carrosse citrouille.Perdre ses plumes, quoi, comme c'est la mode à Quatre-Saisons, pour ne garder que celle qu’il faut pour écrire ses mémoires.Dire adieu look international, cocher, joaillier, sommelier et retrouver sa couvée.Réapprendre, enfin, à vivre loin du royaume de la Plogue — borné au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest par la kétainerie sublimée, le mépris obséquieux et l’insignifiance — ses valets en livrée et ses Barons.de chaise (à porteurs).Dame ! on ne peut pas toujours être sur son 35 ! /* LETTRES AU DEVOIR Salaire minimum et pauvreté C ENTRAI!) E nous demande de ne pas fermer les yeux devant la pauvreté.En effet, il serait temps de les ouvrir.Nous ferions disparaître le problème, en partie, en haussant le salaire minimum.Il est injustifiable que des travailleurs (oui des travailleurs !) au salaire minimum vivent sous le seuil de la pauvreté.Évidemment, hausser le salaire minimum, signifierait une diminution du niveau de vie pour de nombreux travailleurs.C’est le prix que les travailleurs auraient a payer pour atteindre une plus grande justice sociale.Nous suggérons, dans un premier temps, de doubler le salaire minimum, alors que les autres salaires seraient gelés.— GILLES GRENIER Grand’Mère, le 25 octobre.L ’affaire Paquin LE meurtre de M.Henri Paquin, promoteur immobilier de Saint-Laurent, perpétré le 12 octobre dernier, a fouetté l’imagination de certains journalistes qui ont voulu associer la victime à certains hommes politiques.("est ainsi que, selon ce qu’en rapportait La Presse du 14 octobre, j’aurais «servi de notaire pour les affaires de M.Henri Paquin ».Sur la même lancée, on soutenait que j'avais refusé de déclencher une enquête de la Commission municipale du Québec sur l’administration de Ville Saint-Laurent, « malgré les nombreuses accusations de malversation portées en automne dernier », comme pour tenter d'établir une relation de cause à effet entre mes relations professionnel les antérieures et la décision ministérielle.LE DEVOIR affirme, pour sa part, que M.Paquin « entretenait des relations d’affaires et d’amitié avec le ministre André Bourbeau ».On relève d’un octave la note de l'intimité attribuée par l.a Presse.Bien sûr, personne n'a jugé utile de perdre son temps à communiquer avec moi pour vérifier la solidité des prétendus liens d’affaires et d’amitié que j’aurais tissés avec la victime.C’est dommage parce qu’on aurait appris que je n’ai rencontré M Paquin qu’à de très rares occasions dans ma vie et toujours pour des raisons strictement professionnelles.Au meilleur de mon souvenir, notre dernière rencontre remonterait à 16 ou 17 ans.M.Paquin n'était pas mon client, encore moins un ami.Il avait été contraint de se rendre à mon étude de.notaire par une société hypothécaire qui était ma cliente à l’époque.Je n’ai jamais vu m fréquenté M.Paquin en dehors de ce contexte.Quant au refus d'instituer une enquête de la Commission municipale sur l’administration de Ville Saint-Laurent, je l’ai justifié l’an dernier en expliquant que la Sûreté du Québec menait déjà sa propre enquête et qu’elle disposait de pouvoirs beaucoup plus étendus que la Commission municipale pour faire la lumière sur les prétendues irrégularités.Comme on peut le constater, la vérité n’est pas aussi sensationnelle que les sous-entendus de certains articles de presse.Je déplore que personne n’ait eu la prudence élémentaire de vérifier les faits avant de publier ces insinuations.De tels incidents sont toujours déplorables parce qu’ils tentent de ternir inutilement l'image des personnes publiques et discréditent injustement le travail de l'ensemble des journalistes.— ANDRÉ BOURBEAU ministre de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu Québec, le 19 octobre.Cheval de Troye J E N E suis pas d’accord avec le professeur Léon Dion.Les Québécois ne devraient pas avoir à choisir entre l'apparence (les vitrines) et la réalité (les transactions commerciales) : au Québec, les deux devraient se passer uniquement en français.La soi-disant majorité francophone du Québec est, en réalité, une minorité minuscule et totalement isolée, noyée dans un océan de 98 % d’anglophones remarquables par leur intolérance et leur impérialisme.Lorsque cette minuscule minorité prend enfin les moyens qui s’imposent pour se faire respecter et assurer sa survie, les anglophones n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes si les moyens utilisés en désespoir de cause n’ont pas l’heur de leur plaire.On juge un pays d’après la manière dont il traite ses minorités.Sur ce point, les anglophones d’Amérique du Nord n’ont vraiment pas à se vanter.Voilà ce qu’il faut dire aux impérialistes d’Alliance Québec.Ces gens-là ne sont rien d’autre que l’avant-garde et le cheval de Troie d’une majorité 49 fois plus nombreuse et des centaines de fois plus puissante que nous.Qu’on ne s’y trompe pas : par le truchement de la langue anglaise, c'est en réalité l’hégémonie des anglophones qu’on impose aux Québécois.À travers le français, ce sont les Québécois qu’on méprise et rejette.Derrière l'écran de fumée des problèmes de langue, c’est l’existence même des Québécois qui est en jeu.Deux siècles d’expériences catastrophiques devraient avoir enseigné aux colonisés du Québec quelques leçons : au Canada, le bilinguisme sera toujours à sens unique; lorsque la loi exige un affichage unilingue en français, les anglophones affichent dans les deux langues et lorsqu'on permettra un affichage bilingue, les an glophones afficheront uniquement en anglais.Alliance Québec devrait nous expliquer deux choses : pourquoi l'affichage unilingue est-il une abomination au Québec alors qu'il est la règle dans tout le reste du Canada ?Pourquoi les anglophones du Québec sont-ils la seule minorité au monde à refuser d'apprendre la langue de la majorité ?LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située au 775.boul Le-beau, St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec ¦ Avis de l’éditeur Les « Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L’adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.A Outremont, patrie de Robert Bourassa et du père du bilinguisme canadien, Elliott Trudeau, je me suis déjà fait insulter alors que je demandais poliment et en français qu’on remplisse le réservoir de ma voiture.L’impérialiste de service me fournit une explication admirable et qui venait tout droit d'Ottawa : il avait le droit d’utiliser « la langue de son choix » (sic).— JEAN-MARIE GAUL Outremont, le 20 octobre.Urgence Lettre à Mme Thérèse Lavoie-Roux MA MÈRE est atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis plus de trois ans.Cette affection inflige au malade une diminution graduelle et irréversible de toutes les facultés intellectuelles qui le rend très vulnérable et dépendant de son entourage.Son médecin l’a fait hospitaliser afin de régler un problème de santé intestinal.Mes nombreuses visites à l’hôpital m'ont fait réaliser à quel point les malades comme maman n’ont pas leur place dans le réseau de la santé.Les lieux conventionnels dans lesquels on héberge ces malades sont nullement adaptés à leurs besoins particuliers et le personnel, déjà insuffisant, n’a pas la formation ni les équipements requis pour intervenir auprès de cette clientèle sans cesse croissante (plus de 60,000 au Québec).Mon but n'est pas de juger ou de condamner le personnel soignant mais de parler pour ces malades, trop démunis pour revendiquer ce qui leur revient de plein droit : un minimum de dignité humaine ! Ils sont les premiers à payer pour cette faiblesse du système, les premiers à subir la frustration d’un personnel fatigué et qui en a plein les bras, et les premiers à être oubliés sauf quand le temps est venu de libérer leur lit.Je suis consciente.Madame, de la multitude de demandes auxquelles fait face votre ministère.Par contre, il est urgent d’agir afin d’éviter que d’autres malades vivent des moments douloureux comme ce fut le cas pour ma mère.( Laissée sans surveillance, elle est tombée et s’est infligée une fracture ouverte au nez sans parler des « bleus » qui ont recouvert son visage).J'ai l’audace de croire que des mesures seront prises pour remédier à cette situation et j’invite les familles à faire comme moi et à exprimer ouvertement leur mécontentement.Membre de la Société Alzheimer de la Mauricie, je sais qu’il existe un projet-pilote à l’étude à votre ministère (création d’un Institut de recherche intégré à un Centre d'hébergement qui sera consacré aux malades d’Alzheimer dans la région).Ce genre de ressource est une nécessité voire une urgence.— PAULINE HOULE Trois- Rivières, le 18 octobre. DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, lundi 31 octobre 1988 ¦ 9 LE COURRIER D’un sexe à l’autre.Les principaux personnages de l’émission Passe-Partout, incarnés par Marie Eykel et Jacques L’Heureux.V .S' ¦* # j « Sexe faible I-vitre à M.François Champagne, F l) A.Productions A U N K époque où un travesti comme Boy George, un anorexique efféminé comme Michael Jackson et plus récemment des athlètes en voie d’impuissance et de stérilisation servent d'idoles et de modèles aux jeunes, il n’est pas surprenant que de plus en plus d’entre eux, en particulier des garçons et des adolescents, aient du mal à préciser leur identité psychosexuelle.Conséquemment, il me semble aberrant qu’en 1988, vous conceviez une série télééducative où le rôle du garçon Robin est joué par une femme (France Chevrette) si talentueuse soit-elle.Kt puisque vous espérez que cette série aura autant de succès que Passe-Partout, on devine la réaction des jeunes garçons qui découvriront, lors d’une fête d’enfants ou une promotion dans un centre commercial, que leur idole mâle, Robin, est de fait de sexe féminin.N’est-ce pas retourner aux collèges des années 50 où les rôles féminins étaient tenus par des hommes faute de filles ?Drôle de façon de faire de « l’action positive ! » Les messages non-dits de cette série sont bouleversants.Premier message : un gars ou une fille c’est pareil.dans son être et dans ses relations.Or, même actuellement les porte-paroles féministes remettent en question ce langage unisexe y préférant comme substitut celui de la complémentarité ! Vous qui prétendez, aborder les problèmes des années 80, vous semblez ignorer que l’un d’entre eux, surtout au Québec, est la dénatalité.Et à ma connaissance l’ambiguïté des rôles psychosexuels est loin d’y remédier ! Deuxième message : les gars sont incapables d’imagination et de créativité.Pourtant Jacques L’Heureux dans Passe-Partout a bien prouvé le contraire ! Il a parfaitement incarné l’homme nouveau.Enfin, le troisième message est que les adultes sont ou des absents ou des permissifs ou des maniaques ou des obsessifs.Donc prière de ne pas s’y référer et encore moins de les imiter, et ainsi le conflit des générations sera bien gardé.J’espère bien, Monsieur le Directeur, qu’avant de proclamer Robin et Stella l’émission pour enfants de la décennie qui vient, vous saurez y apporter les correctifs nécessaires.— JACQUES LIMOGES Université de Sherbrooke Sherbrooke, le 12 octobre.Mitsou LORSQUE j’entends Mitsou proférer fièrement sur les ondes de Musique Plus que son idole est Michèle Richard, je ne peux qu’être atterré ! Quelle honte pour les mouvements féministes et l’être cultivé en général ! Est-ce cela qu’on ose appeler la relève du Québec ?Mitsou renforcera malheureusement ce que plusieurs hommes pensent déjà de la femme : être inférieur ou même objet.Ce n’est pas en se limitant à des « j’aime vraiment les hommes masculins» et autres stupidités du genre qu’on pourra améliorer les rapports entre hommes et femmes; ceci ne fait que fortifier les « valeurs » déjà ancrées dans la tête des hommes bornés.Le plus tragique, c’est qu’une « fillette » nuise au sort de toutes les femmes ! En tant qu’humain, j’ai honte de Mitsou; en tant qu-’homme, je ne pourrai jamais comprendre les idiots qui appellent Mitsou à Musique Plus pour lui demander : « Est-ce que tu as un petit ami ?» Il n’y a pas là uniquement une problématique des rapports entre les deux sexes, mais une profonde crise culturelle.Allan Bloom indique que toute la musique « pop » contemporaine s’avère intime-memt liée à la sexualité.J’avait certains doutes; mais Mitsou semble confirmer la règle : exhiber ses nichons et ne rien dire d’intelligent ! Ce ne fut pas tout le temps ainsi.Au Québec, nous n’avons qu’à penser à certains groupes des années 70 comme Harmonium ou Beau Dommage pour ne nommer que ceux-là; il y avait une certaine conscience dans la musique qu'ils produisaient, voire en certaines occasions de la poésie.Il s’agit du même phénomène pour certains groupes hors-Québec disparus : The Doors, Led Zeppelin, etc.Maintenant, c'est l'ère de la « défaite de la pensée » ou l’ostentation de la beauté et de l’appel sexuel ! On verrait difficilement Michel Rivard débuter sa carrière aujourd’hui, lui qui est aussi chauve qu’un homme de 00 ans.Mitsou réussira assurément; mais elle parviendra à son but sans avoir rien fait progresser.Son « oeuvre » sera minable et néfaste pour tous.Son esprit vide m’exaspère au même titre que le programme garden-party ! Dans notre société, Nietzsche se suiciderait bien avant d’en arriver à la folie.— JEAN LACHAPELLE étudiant en philosophie Montréal, le 24 octobre.J.M* Étaient-ils si dangereux Cependant Lettre à M.Herbert Mars, Solliciteur général du Québec LES PERSONNES handicapées ont fait la manchette des médias d’information tout dernièrement à cause du groupe américain « ADAPT ».Sans être totalement d’accord sur le fond de leurs revendications, il est difficile de comprendre l’ampleur de la répression policière qui a suivi.En principe tous les citoyens sont égaux devant la loi.Il est normal qu’une personne handicapée soit arrêtée lorsqu’elle commet une infraction criminelle.Or, les différentes manifestations du groupe ADAPT étaient plutôt symboliques qu’autre chose.Les manifestants ont envahi le hall du Reine-Elisabeth et refusaient de circuler; ils se sont enchaînés à un autobus; ils ont bloqué l’accès au chalet du Mont-Royal; ils ont descendu les escaliers du métro à leur manière.Tout cela était passablement loin des actes terroristes qu’un supposé groupe d’anciens soldats du Vietnam devaient poser.Ce petit groupe d’une cinquantaine de prétendus terroristes en chaise roulante a eu droit à une réaction policière sans précédent.La plupart d’entre eux se sont retrouvés très rapidement derrière les barreaux à l’abri du regard indiscret des caméras.Environ deux cents policiers ont été tenus en alerte pendant deux semaines (une semaine d’entrainement pour savoir comment arrêter un criminel handicapé) pour affronter cette dangereuse horde de guerriers handicapés prêts à tout.Cette opération policière doit avoir coûté aux contribuables plusieurs centaines de milliers de dollars.Il est vrai que les actes posés par le groupe ADAPT n’étaient pas parfaitement légaux.Cependant, ces manifestants n'ont pas été traités comme tous les autres manifestants et ont eu droit à un traitement de faveur particulièrement bien adapté à leur faiblesse physique.Pourtant, il y a eu au cours des dernières années au Québec bien des situations où toutes sortes de manifestants ont bloqué des routes.Un peu partout, des citoyens en colère ont utilisé ce moyen pour faire connaître leurs revendications.Le printemps dernier, des Amérindiens ont bloqué pendant deux jours le pont Mercier causant de sérieux ennuis à des centaines de milliers d'au-tomobilistes.Les forces policières sont intervenues très timidement et il n’y a eu aucune arrestation.Combien y a-t-il eu de gens non handicapés qui ont participé à divers moyens de pression pas toujours parfaitement légaux qui n’ont jamais Lors du Congrès annuel de l'American Public Transit Association qui eut lieu au début du mois à Montréal, la police de la CUM a-t-elle réagi trop cavalièrement à l'égard des handicapés qui protestaient contre l’insuffisance des services de transport collectif ?été arrêtés ?Les manifestations d'ADAPT sont celles qui ont provoqué le plus d’arrestations à Montréal depuis plusieurs années.On doit donc s’interroger sérieusement sur l’action policière.Quel était le but poursuivi ?Voulait-on faire des exemples pour indiquer aux autres personnes handicapées que les policiers ne se laisseront pas intimidés par physiquement plus faibles qu’eux ?Vo'ulait-on faire comprendre que la société est « écoeurée » d’entendre les revendications des personnes handicapées ?Quoi qu'il en soit, on a sûrement réussi à impressionner la plupart des personnes handicapées.Il va être bien difficile à l’avenir d'organiser une manifestation, d'aller occuper un bureau, etc.Les forces policières ont réussi à terroriser et à traumatiser les plus démunis de leurs concitoyens (nous entendons démunis physiquement.).Il faut absolument que les personnes handicapées et leurs associations réagissent rapidement pour dénoncer énergiquement celte situation inacceptable.Ce qui s’est passé est un dangereux précédent qu’il faut écarter au plus tôt, sans quoi les revendications des personnes handicapées vont rester lettre morte.Sinon, il ne nous restera plus qu'à aller quêter sur les coins des rues ou dans le métro.Ah non, pas dans le métro, il n’est pas accessible .C’est pourquoi nous vous demandons, monsieur le ministre, de procéder immédiatement à une enquête pour déterminer les causes du com- portement hautement démesuré des forces policières de la CUM, carrément discriminatoire et profondément humiliant pour les personnes handicapées.Les personnes handicapées désirent être traitées comme tout le monde, ni plus ni moins.[Signée par les personnes handi capées suivantes] — S.Bolduc, avocat; J.Forest, Minibus Forest; R.Dallaire, comptable; F.Séguin, psychologue; R.Anctil, Société d’édition Les Mandarins; C.Tremblay, orthopédagogue; M.Labrecque, Regroupement des usagers du transport adapté; A.Chaurette, comptable; P.Richard, architecte Montréal, le 12 octobre.Notre santé à raméricaine A propos des OSIS DANS l’édition du 1er octobre, LE DEVOIR présentait des extraits d’un document publié par la direction générale de la planification et de l’évaluation au ministère de la Santé et des services sociaux du Québec et signé par Y.Brunelle, D.Ouellet et S.Montreuil.Essentiellement, ce document décrit sous le terme OSIS (organisation de soins intégrés de santé) ce que pourrait ou devrait être une adaptation québécoise des H MO (Health Maintenance Organization) américains.Adaptation, car ce modèle de soins aurait à se conformer aux cinq principes fondamentaux de notre système de soins : accessibilité financière, liberté de choix, universalité, étendue des services et caractère public.Ces principes comportent déjà des restrictions dans notre système de soins.Ainsi, la liberté de choix, l’accessibilité et l’universalité sont limi tées par des facteurs géographiques (les ressources tendant à être concentrées dans les grands centres urbains) et par des facteurs financiers (ainsi les soins dentaires et le remboursement des médicaments ne sont accessibles qu’aux assistés sociaux et aux personnes âgées).L’étendue des services s’avère restreinte par la liste d’admissibilité énoncée par la Régie de l’assurance-maladie.Enfin, le caractère public pratiqué ici tolère dans certaines normes, à côté des polycliniques privées, des services de santé « alternatifs » non remboursés par la Régie.L’intérêt de créer des OSIS vient de ce que sa version américaine a montré une certaine efficacité à transiger avec trois défis de notre système actuel : la coordination des services, l’amélioration des performances sanitaires et le contrôle des coûts.Cette efficacité provient de la logique de santé implicite à la foi-mule américaine : le maintien de la santé permet de réduire les services et, par suite les coûts, ce qui suppose des interventions de base à matière de prévention et de coordination.La question est de savoir si les auteurs ont envisagé tous les aspects de la problématique d’une implanta- L’exemple Naguib Mahfouz LE LAURÉAT du Nobel de la littérature (1988), Naguib Mahfouz, un romancier égyptien de 77 ans, confesse à qui veut l’entendre avoir été piqué par le virus de l’écriture à tel point que sa vie n'aurait plus de sens, si jamais il en guérissait.Pendant près d’un demi-siècle il a ravitaillé par sa plume des générations de lecteurs arabes.Cette oeuvre de fiction a servi d’arme à deux tranchants : les uns se sont reposés de leurs drames sociaux, les autres sensibilisés aux vrais problèmes de leur condition humaine.Avant Mahfouz la littérature arabe se transmettait presque exclusivement par le biais de la poésie.La prose, n'avait qu’une mission didactique.Il fallait en inventer de toutes pièces une autre forme qui s’adapterait mieux au roman, genre importé de l’Occident.Mahfouz a le mérite d’avoir posé « les jalons d’un style littéraire que la langue arabe n’avait jamais connu qu’imparfait, inachevé, et qu’il charge de toutes les mutations de la petite bourgeoi sie égyptienne au travers d’un code social qu’il connaît parfaitement pour en être le fils » (Salwa al Neimi, Magazine littéraire, mars 1988, p.26).Pour pénétrer l’univers de Mahfouz, il faut tenir compte des événements qui ont secoué l’Égypte depuis la révolte de Arabi en 1919, matée par les Britanniques, passant par l’incendie du Caire, la Révolution de Nasser en 1952, l’abdication de Fa-rouk, la nationalisation du canal de Suez, l’agression tripartite de 1956, la guerre de Six jours.Tout le règne de Nasser s’est inscrit sous le signe du muselage idéologique par la censure et de la récupération des partis politiques qui ont oeuvré pour l’indépendance et l’intégrité territoriale.On s’expliquera alors la dégénérescence des personnages créés par Mahfouz, leur part de mal.La révolution des colonels les a dépossédés de leur raison d’être, eux qui ont connu la prison, la torture et l’exil dans leur lutte contre le colonisateur et leur militantisme en vue d'améliorer la vie.Non seulement le nouveau régime les écarte du pouvoir, mais il les garde à l'oeil et les considère comme suspects, voire indésirables.Condamnés à être oisifs sur les plans social et politique, les militants d’hier iront grossir les rangs des hors-la-loi, des délinquants, d’où dérèglements des rapports familiaux et sociaux.Que ses héros soient forcés de s'adonner à la prostitution ou au proxénétisme alors qu’ils auraient pu, dans des circonstances plus favorables, devenir des citoyens exemplaires, pointe subtilement un doigt accusateur vers le régime, sans que l’auteur en subisse les foudres.Admirateurs ou détracteurs, les critiques de Mahfouz n’ont pas su analyser les structures profondes de cette oeuvre.D’aucuns se sont contentés de faire de la psychocritique en s'appuyant sur des données biographiques, d’autres leurrés par la touche réaliste de ses écrits, ont confondu fiction et réalité.La consécration de Mahfouz appelle l’application de nouvelles grilles de lecture qui lion d’un OSIS.Tout d’abord, les restrictions additionnelles qu’imposerait la formule OSIS à la liberté de choix pourraient être compensées par un accroissement de l’étendue des services couverts, notamment « certaines thérapies douces et d’autres formes de support et de traitements alternatifs présentant un meilleur rapport coût-efficacité.» Cette solution présente néanmoins certains inconvénients.Si, comme cela paraît inévitable, la formule OSIS ne devient accessible qu’à Montréal, Québec et Sherbrooke, seuls les habitants de ces villes pourront avoir accès aux .thérapies douces » en plus de leur accès actuel déjà privilégié aux ressources les plus sophistiquées du système de santé.A moy»».terme, si les thérapies douces deviennent remboursables dans ces grandes villes, comment les politiciens pourraient-ils à moyen terme refuser l’équivalent aux régions périphériques déjà souvent en pénurie de ressources de soins habituels.( Bien des gens du Saguenay Lac St Jean préféreraient les thérapies douces au champ de tir que leur propose la rationalité poli tique.) Ensuite, cette solution suppose qu'il faudra toujours limiter l'étendue des services du système actuel en vue d’inciter doucement les usagers des grandes villes à aller vers les OSIS : ainsi, les moyens déployés empiètent sur les finalités potentiel les du système.De plus, en faisant disparaître les incitatifs financiers par le caractère public des OSIS, ne fait-on pas disparaître un levier important de motivation à l’efficacité de la formule ?Enfin, la formule II MO.s’est avérée efficace dans le cadre des pathologies aigues, mais les concepteurs des OSIS préconisent un élargissement aux pati ' les.Est-ce trop ambitieux ?Le projet des OSIS est extrêmement séduisant.Il est nécessaire d’en discuter.— HUBERT WALLOT Université du Québec à Chicoutimi Chicoutimi, le 21 octobre.des Nobel / iiy.PHOTO AP Le récipiendaire du Prix de Nobel de littérature pour l'année 1988, l'Égyptien Naguib Mahfouz permettent de dégager son apport aux niveaux des littératures arabe et universelle.— ADNAN MOUSSALLY Saint-Jean, le 21 octobre.Un prix junior Lettre au Nobel House, Stockholm L’ATTRIBUTION du prix Nobel d’économie à M Maurice Allais, couronne plus de 50 ans de carrière consacrée à une meilleure compréhension des phénomènes économiques et, ce faisant, contribue à la prévention de crises majeures avec les séquelles qu’on leur connaît.Tous les Nobel vivants continuent de contribuer à l’amélioration de nos conditions de vie, mais on peut encore agrandir leur mission.Pourquoi ne pas avoir, pour chaque discipline, un prix Nobel junior qui partagerait la somme qui accompagne le prix, sous forme de bourse d’études avancées, et dont le récipiendaire se verrait offrir la psssibi lilé de poursuivre ses recherches avec l’appui du titulaire sénior.I ,e mentor en retirerait une double satisfaction car, couronné lui-même, il pourrait, en transmettant son savoir exceptionnel, aider le jeune le plus prometteur dans sa catégorie à se mériter, à son tour, la plus haute distinction au monde.L’effet multiplicateur aidant, je ne doute pas que l’application de cette suggestion permette à la jeune élite mondiale de réaliser, plus rapidement encore, son oeuvre pour le plus grand bien de l’humanité.— RENÉ GOUNEL Montréal, le 24 octobre.CENTRAIDE A BESOIN DE VOTRE AIDE.DONNEZ.Cantralda 5855894 10 ¦ Le Devoir, lundi 31 octobre 1988 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Bourassa deau, Chrétien, Berger, Finestone, Axworthy et autres, qui voudraient amender l’accord pour que le concept de société distincte soit dorénavant assujetti aux dispositions de la Charte des droits et libertés.« Je ne conçois pas qu’un homme politique sérieux du Canada puisse pro poser au Québec de reculer sur sa protection culturelle, au moment où la démographie nous menace plus-que jamais ».Quant à l’appel que lui a lancé Jean Chrétien pour qu’il vienne en aide aux libéraux fédéraux dans la campagne, M.Bourassa l'a accueilli sur le ton du sarcasme: « Ce n’est pas un titre qu’on aurait vu il y a cinq ans ».La réunion du conseil général du PLQ a été marquée samedi matin par une manifestation des assistés sociaux, qui voulaient ainsi protester contre le projet de réforme d’aide sociale du ministre André Bourbeait.Les policiers de la CUM sont intervenus pour expulser les protestataires.Il y a eu échanges de coups et cinq arrestations, mais l’incident s’est déroulé à l’extérieur de la salle des délibérations, qui n’ont aucunement été troublées.Un conseil général dominé par les questions environnementales, abordées d’abord samedi par des panélis-tes indépendants dont : le Dr Georges Nantel, directeur du Centre de toxicologie du Québec, et Mme Line Brissette, porte-parole de Greenpeace.A certains moments de la dis mission, le ministre de l’Environrie-ment, Clifford Lincoln, s’est montré plus radical que les deux panélistes.Puis, en assemblée plénière, les militants ont adopté une série de résolutions pressant le gouvernement à se montrer sans pitié pour les pollueurs : ¦interdire graduellement tout usage et fabrication de produits susceptibles d’affecter l’efficacité de la cou- che d'ozone ; ¦ fournir au ministre de l’Environnement les outils nécessaires à l’application de cette réglémentation ; ¦que toute entreprise industrielle soit tenue légalement responsable des déchets toxiques produits tant et aussi longtemps qu’ils ne sont pas détruits ou recyclés ; ¦que le gouvernement rende obligatoire pour les entreprises polluantes l’utilisation de technologies propres ; ¦d’assurer une gestion sécuritaire et efficace des matières toxiques, en interdisant toute forme d’enfouissement de matières toxiques, en dotant le Québec de centres régionaux d’élimination ; ¦d’accroître le budget du ministère de l'Environnement de sorte à lui donner les moyens de réaliser ses objectifs ; ¦que tous les projets gouvernementaux tiennent obligatoirement compte de leurs impacts sur la qualité de l’environnement.Enfin, le conseil général du PLQ a donné lieu à un bref débat sur les frais de scolarité universitaires qui n’ont pas été augmentés au cours des l!) dernières années.Au même moment où, à l’extérieur de la salle des délibérations, le premier ministre réitérait son intention de respecter la promesse faite de ne pas dégeler les frais, en cours de ce premier mandat, les militants adoptaient une résolution visant à les augmenter.Résolution toutefois assortie de la condition que le gouvernement dégèle les frais seulement après avoir enclenché des actions concrètes visant à assurer l’accessibilité à l’université (prêts et bourses), hausser la fréquentation universitaire et améliorer la qualité de l'enseignement.+ Plus de Noirs maintenant l’une de celle dont le taux de participation au vote est l’un des plus élevés aux États-Unis.« J’aurais peur de conseiller à mes lecteurs d'aller à la pêche le 8 novembre, parce qu’un bien grand nombre d’entre eux seraient trop tentés de suivre la consigne », affirme M.Doss.Mais même si ce n’est pas l’enthousiasme, l’électorat noir se sent tout de même moins mal à l’aise avec le républicain George Bush PHOTO CHANTAL KEYSER De nombreux retardataires se sont précipités en fin de semaine au marché Atwater(ci-haut) et dans d'autres marchés publics pour acheter les dernières citrouilles encore disponibles.Les enfants guérisseurs Louis-Martin Tard collaboration spéciale MON VOISIN, les soirs d'Halloween, éteint les lumières de sa maison, tire ses rideaux et va passer une longue soirée au cinéma.» Je ne veux pas, dit-il, de ces coups de sonnette qui me dérangent ».Mon voisin fait partie de ces grincheux qui voudraient voir suppri mer la fête de fin d'octobre; il appartient à la catégorie des empêcheurs de danser en rond qui insinuent que de telles mascarades noc lûmes sont dangereuses pour les jeunes.« À cette heure, monsieur, les enfants devraient être couchés au lieu de courir les rues.Et puis, les accidents, pensez-y : » Et il ressort de vieilles histoires, jamais vérifiées, de bonbons em poisonnés ou de pommes fourrées de lames de rasoir.Ce sont les mêmes trouble-fête qui laissent entendre que l’Hallo-ueen incite à la mendicité juvénile, qu'il s’agit là d'une coutume étran gère, récupérée par la société de consommation au profit des mar chauds de sucreries et des planteurs de citrouilles.( >n peut toujours dire à ces personnes maussades ( mais elles ne vous écoutent pas) que le vieux rite a été changé puisqu'il s'y ajoute la quête de l'Unicef en faveur des enfants démunis du monde entier, que la sécurité des bambins est assurée, car bien rares sont les parents qui ne tiennent pas à accompagner leur progéniture costumée et à retrouver ainsi avec elle une part de l’esprit de jeunesse.Mais il y a bien d’autres choses à faire comprendre à ceux qui pré tendent que l’Ilalloween, qui heurte leur goût et surtout leur paix, doit être rayée de notre calendrier.Dans le frais brouillard du crépuscule automnal, le défilé poétique des enfants elfes ou feux-follets prend figure de rite de passage, ( est le seuil jovial entre deux saisons.Une pause souriante pour les populations écolières.Après les affres de la rentrée, on célèbre la proche entrée du pays dans l’hiver, promesse de joies nouvelles L'Ilalloween est un prélude a Noël.Mais il y a plus que ce mystère joyeux.Ce soir-ià, comme le veut une très ancienne pensée, nous devons croire que l’esprit des morts sortis de leur sépulcre vient troubler les vivants.Pour apaiser les trépassés, il faut leur distribuer de menues offrandes afin qu'ils regagnent doucement leurs ténèbres.Alors, personnifiés par les enfants qui ont la grâce de dédramatiser toute situation tragique, les gentils spectres s’évanouissent dans la nuit, emportant avec eux nos inquiétudes face à la mort, aux souffran ces dernières, aux maux de l'âge, pas toujours quoi qu'on dise, doré pour tous.Par le charme des jeunes, notre angoisse, ainsi travestie comme ils le sont, se dissipe au gré des rires joyeux.Et voici nos vieux démons chassés, nos peurs exorcisées, nos âmes délivrées.L’Ilalloween, en somme, c’est de la psychotérapie collective Et, qu'est-ce que cela nous coûte ?Un peu de patience, la compréhension d'un soir, un sourire, une poignée de friandises ?Aux enfants qui viennent frapper aux portes de nos maisons, ne de vrions-nous pas aussi présenter notre castonguette ?qu’avec son prédécesseur Ronald Reagan.« Bush n’est pas vu comme une copie conforme de Reagan.C’est un modéré, pas un ultra-conservateur.Il y a une sensibilité chez Bush qu’on ne retrouvait pas chez Reagan ».Rod Doss et son journal soutiennent depuis longtemps que la communauté noire n'a aucun intérêt à voter automatiquement et aveuglément pour le parti démocrate.V : |mW: \ SillwÊÊÊÊ ' 8 Unicef À L’HALLOWEEN, PARTAGEZ! w -Inieef Québec*' 209 ouest, rue St-Paul • Montreal.Québec I12Y 2A1 (514) 2HH-1.T05 Les enfants du monde tendent la main LT nice! (‘t (nom de lit publient ion) vous invitent à partager avec les cillants (lu monde.S.V.P.envoyez vos dons et ce coupon à l'adresse ci-dessus.LTTneof fera parvenir un reçu d’impôt pour toute contribution de 10$ ou plus.Voici ce que peut faire votre argi-nl: • .">$ permettent (l’acheter de la Vitamine A pour lût) enl'anls afin de prévenir la récité.• 10$ fournissent des vaccins à plus de 80 enfants.• 20$ fournissent des sels réhvdratants bureaux pour traiter 100 enfants souffrant de malnutrition grave.Nom : Itue: Ville: ) I < >||| |H tsbil : Les intégristes au coeur d’une polémique sur le film de Scorsese PARIS (Reuter) — Une polémique commence à se développer en France au sujet du rôle de certains catholiques intégristes dans l’agitation qui s’est développée autour de la sortie, dans l’hexagone, du film controversé de Martin Scorsese, La dernière tentation du Christ.Après l’incendie, le 22 octobre dernier, du cinéma Saint-Michel, à Paris, qui avait fait 13 blessés, les policiers ont interpellé plusieurs militants traditionnalistes.Jean-Louis Mazières, premier juge d’instruction au tribunal de Paris, chargé du dossier, a prononcé neuf inculpations et les trois coupables présumés de l’attentat du Saint-Michel, qui encourent des peines de 10 à 20 ans de prison, ont été écroués.Il s’agit d’Emmanuel Dousseau, 23 ans, trésorier général du mouvement Itinéraire de la chrétienté, qui dit avoir mis sur pied l’action de commando contre le cinéma, de Thomas Lagourgue, un chômeur de 25 ans, qui a avoué avoir mis le feu à la salle, et de Georges-Eric Leroux, un militaire de 28 ans.Lagourgue a également reconnu être l’auteur d’un autre attentat commis le 11 octobre au cinéma Gaumont-Opéra.Le journal du dimanche affirme quant à lui avoir la preuve du « complot intégriste».Documents à l’appui, l’hebdomadaire soutient que plusieurs personnalités, parmi lesquels Bernard Antony, alias Romain Marie, député européen du Front national et président de l’Association chrétienté-solidarité, sont impliquées dans la préparation des actions de commando contre les cinémas projetant le film de Scorsese.Dans une note envoyée aux militants intégristes et publiée par le J DD, il est recommandé, en cas d’interpellation, de « prévenir l’Agrif en indiquant le lieu de verbalisation ».« En cas de procès, les avocats de l’Agrif vous couvriront».L’agrif - Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne - est dirigée par le même Bernard Antony.Samedi soir, au cours d’un meeting du FN, à Toulouse, auquel participait le président du mouvement d’extrême-droite, Jean-Marie Le Pen, Antony a annoncé son intention de porter plainte en diffamation contre le quotidien Le Monde et la chaîne de télévision TF1.Il a estimé que son association, et en particulier deux membres de celle-ci, Pierre Soleil et Jean Caya-nakis, ont été « odieusement et faussement mis en cause », selon les termes d'un communiqué publié dès vendredi soir par les deux hommes, dans la relation faite par la presse de l'incendie du cinéma Saint-Michel.Antony, qui bénéficie de son immunité parlementaire de député européen, pourrait être entendu par le juge Maxières dans les jours qui viennent.Le 18août dernier, avant la sortie en France de La dernière tentation du Christ, il avait affirmé que le film ne devait pas être projeté.Camelot était en Écosse LONDRES (AFP) - CAMELOT, le légendaire château du roi Arthur, se trouvait en Écosse et non au Pays de Galles ou dans le sud-ouest de l'Angleterre comme on le croyait jusqu'ici, a affirmé aujourd’hui dans une étude le Burke’s Peerage, l’an- nuaire de la noblesse britannique.Les ruines de Camelot se situent à quelques kilomètres d’Ayr (côte ouest de l’Écosse), sous le château de Greenan, bâti au 15e siècle — neuf siècles après le règne d’Arthur — , estime le Burke's Peerage, dont les Casamayor est mort PARIS (Reuter) — Le juriste et écrivain Casamayor, de son vrai nom Serge Fuster, est décédé samedi après-midi à l’âge de 7fi ans, a annoncé son entourage.Avocat, puis magistrat — il avait été l’un des membres du tribunal militaire international des grands criminels de guerre de Nuremberg, en 1945 — Casamayor était un polémiste de talent, auteur de plusieurs ouvrages sur la justice, comme Combats pour la justice, en 1968, Si j'étais juge en 1970, À bas la vertu, en 1976, et L’avenir commence hier, en 1986.Il avait signé de nombreuses chroniques dans le quotidien Le Monde.CENTRAIDE A BESOIN DE VOTRE AIDE.DONNEZ.Cenbralde recherches ont été confirmées par une historienne américaine, Mme Norma Goodrich, de Claremont College (Californie).Selon ses auteurs, cette étude pourrait signaler l’existence d’un lien direct entre la légende d’Arthur et le président Kennedy, dont les proches ont souvent comparé métaphoriquement le mandat à l’époque glorieuse de Camelot.En effet, selon le directeur dé la publication de Burke’s Peerage, M.Harold Brooks-Baker, le premier baron de Greenan était un Kennedy et les clans Kennedy d’Ecosse et d’Irlande, dont descendait le président américain, étaient « presque, certainement» parents.M.Brooks-Baker estime qu’il s’agit de « la découverte la plus significative de Burke’s Peerage en 150 ans ».ERRATUM U N E ER R EU R s’est glissée dans l'article de notre collaborateur Stéphane Desjardins publié en page C - 3 dans le cahier culturel de samedi — l’article portait sur un mégaconcert rock sur l’environnement qui se tiendra dans un an.On prendra note que le numéro de téléphone du comité montréalais de la Célébration pour la terre, cité en fin d’article, est le 472-6697, et non le numéro qui était présenté dans l’article.parution: 19 novembre tombée: 14 novembre parution: 10 décembre i ' tombée: 5 décembre information : Sylvain Valiquette (514) 842-9645 • 1-800-363-0305 L’AUTOMOBILE Le Devoir, lundi 31 octobre 1988 ¦ 13 La Saab CD Turbo : la 9000 prend du coffre pour 1989 liage Belva r—- Collaboration spéciale LA SUÈDE est, avec le Japon, le seul pays qui ait réussi à s’intégrer sur le tard au club des grands, pays producteurs d'automobiles.Toutes proportions gardées, sa réussite dans le domaine est aussi sensationnelle que le miracle nippon car, si la Suède dispose de matières premières en quantités supérieures, son « marché captif » ne compte que 10 millions d'individus, contre la centaine de millions d'habitants sur lesquels le Japon peut tabler.En outre, si les Japonais multiplient les succès en multipliant les modèles, les Suédois sont en quelque sorte des spécialistes des « longues séries » : la durée de vie de leurs modèles est nettement supérieure à la moyenne de leurs concurrents.Ce qui signifie qu’en principe, l’approvisionnement en pièces de rechange devrait être satisfaisant pour une longue période de temps.La remarquable percée des Suédois sur des marchés déjà saturés est attribuable à deux particularités bien connues de leurs modèles : leur robustesse et leur superbe adaptation aux climats nordiques, adaptation qui suppose une foule de qualités, de la résistance à la corrosion à l'efficacité de la chaufferette en passant par un circuit électrique soigné.Les deux grands constructeurs suédois ont également su se répartir équitablement le marché, c’est-à-dire se faire concurrence sans devenir des rivaux.Pour ce faire, ils ont opté pour une certaine forme de spécialisation : Volvo produit essentiellement des voitures solides, cependant que Saab construit des machines caractérisées par leur aspect rationnel.En 40 ans d’existence, la division des automobiles de la Svenska Aero-plan Aktie Bolaget ( = la suédoise d'avions, société par action) n'a produit que cinq plates-formes : la 92 et la 9,1, des « objets roulants non-iden-tifiés », dont les lignes s’apparentaient étroitement à la carlingue d’un avion; la 95-96, reconnaissable à sa calandre en forme de fer à repasser; la 99-900, dont l’alure demeure originale et audacieuse, plus de 20 ans après son lancement; et enfin, la 9000 qui, jusqu’à présent, se signalait )ar ses formes rigoureusement unitaires.Dans le cas de toutes ces machines, on peut parler de dynastie, car certains de leurs attributs ont été transmis par la voie héréditaire : ainsi, toutes les Saab sont des tractions avant de petite cylindrée, dont le rapport cylindrée/performances demeure insurclasse.Les Saab se distinguent également par leur haute technicité, qui leur donne généralement une longueur d’avance sur les concurrents : si l’imitation est la plus belle forme de la flatterie, alors les ingénieurs de Trollhattan, doivent se sentir bellement flattés par les temps qui courent : ce sont eux qui ont relancé, en 1977, « l’aventure» du turbo-com-presseur, et ils ne sont pas étrangers non plus à la vogue actuelle de la technique « double arbre à cames en tête, quatre soupapes par cylindre », puisque la quasi-totalité des modèles Saab utilisent de tels moteurs depuis belle lurette.En outre, le quatre-cy-lindres Saab turbo est le moteur le plus « affûté » de la production actuelle : ses quelque 160 chevaux représentent une puissance spécifique de plus de 80 chevaux/litre, une donnée qui n'est concurrencée que par quelques modèles de prix exorbitant de diffusion confidentielle.Pourtant, depuis peu, Saab doit lutter d’arrache-pied pour maintenir sa concurrentialité : en choisissant la traction avant pour principale caractéristique de leurs modèles de pointe, les grands constructeurs japonais sont venus piétiner les plates-bandes des Scandinaves.C'est pourquoi la firme au griffon doit aujourd’hui redoubler d’inventivité et multiplier ses modèles.Pour la première fois, Saab commet une concession au classicisme en lançant son modèle 9000 CD Turbo, essentiellement une 9000 avec un sac à dos, ou plus sim- 4 Bourse hebdo s Oosis Oiibwov Omego Onv* Orb Ore* Orleons Ormico O: Polluer Porquet Que Coblt Poduson Romcor Robe* Rogi Rouvn Rs Sphi* M Spirit Si Genev Stobeii Stondord Strotm A Sundust Svngold Toiumon Tondem TigerCi A Tvler Vol volmont voswn Vouq A Vemor Vendor Vior Virgimo W$trn Qc Wnghtbr VorbCIA Totol Total Res e* A e*P soles morket 63587 5000 9221 3000 6000 159134 25000 5000 11311 3000 44346 100 122720 12000 31499 7100 6500 32319 37050 112711 24001 6600 211900 28350 1000 500 31053 8341 264087 73000 186289 13000 3000 13000 1000 23600 18500 5300 39804 17500 17 15’: 16’: ?6: 6’: 6’ ?— 4 4 4 — 6 ?11 81 4 70 - I) 11 85 66 75 70 18 : 18 2 18': 7 7 7 12 15 20 30 10 56 10 300 285 285 83 80 80 415 350 415 110 100 100 16 13 13 13 94 115 25 32 BOT 20 73 40 48 50 5 10 31 55 10 70 59 10 67 56 140 140 140 27 23 23 30 78 29 5,473,536 27,272,964 90 ’j 49 2 35 1 27 50 9 170 5 80 ': 33 2 38 2 39 35 55 10 80 1 28 3 105 4 170 25 55U 3 185 60 415 14 460 2 45 2 78 18 165 2 65 3 240 2 75 1 99 5 50 8 70 4 129 2 22 : 65 4 90 4 110 38 2 140 1 62 175 2 197 1 85 INTERNATIONAL United Kingdom BET Ads MTl Memottc Air Condo NOVO Alb* loco Ltd Bomb B McNeil M BCE Inc Ba Rovale Southern Ba N E cos 10 1988625 1067835 874536 642202 587638 532923 457639 431437 429102 415201 MOST ACTIVE Robustesse et adaptation aux climats nordiques, deux qualités de la Saab, ont permis à la Suède de s'intégrer dans le club des grands pays producteurs d'automobiles.plement une berline conventionnelle avec trois volumes bien différenciés : capot, habitacle et coffre.Cette modification a pour seul but de satisfaire les automobilistes soucieux d’esthétisme car, du point de vue purement fonctionnel, la version « hatchback » est beaucoup plus polyvalente.Chez Saab, on ne fait jamais rien comme tout le monde, et le lancement de la 9000 CD Turbo n’a pas échappé à cette règle.Les journalistes invités à cet événement durent d’abord se rendre à Burlington (Vermont) à bord d’un autocar Prévost doté de perfectionnements inusités, dont une fenêtre à ouverture automatique et un panneau d’aération d’humeur tout aussi spontanée.Tout cela parce que les douaniers voyaient d’un mauvais oeil les manoeuvres « libre-échangistes » d'une douzaine de voitures immatriculées aux « États ».Le mode de locomotion inusité, plus le temps maussade et pluvieux, avaient tout pour aiguiser l’oeil du critique, mais le simple fait de prendre place à bord d'une Saab 9000 C D suffit pour nous ragaillardir.Le terme « ergonomie » n’est pas d’origine suédoise, et c’est dommage, car Saab comme Volvo pourraient donner des leçons dans ce domaine à la plupart de leurs rivaux.L’habitacle lumineux, les sièges invitants, les commandes judicieusement disposées malgré leur grand nombre, la position de conduite voisine de l’idéal, bien que le volant téléscopique ne soit pas réglable en inclinaison, l’excellente visibilité, la qualité des finitions, la lisibilité du tableau de bord, tout se conjugue pour créer, à l’intérieur d’une Saab, une ambiance accueillante, à nulle autre pareille.Notons cependant que les Volvo sont également des réussites dans le do maine.Bref : il suffit de pénéter dans une suédoise pour s’y sentir immédiatement à l’aise.Comme les autres variantes de la gamme 9000, la berline CD est extraordinairement spacieuse, au point que T EPA américaine la situe de ce point de vue dans une classe qu’elle ne partage qu'avec la version la plus spacieuse de la Rolls-Royce.Ce qui n’est pas un mince compliment.Notons par ailleurs que la CD, version de luxe de la série 9000, s’ennorgueil-lit de sièges en cuir qui, couplés à une isolation acoustique plus poussée, en font un modèle légèrement plus raffiné que ses soeurs.En contrepartie, le poids s’est élevé, et ce fait est assez sensible, particulièrement lors des démarra- U1 ! 5 ! 5 9 50 22 10 7 10 10 17 28 6 40 7 235 78 170 95 14 10 62 13 82 18 21 5 15 30 2 9 27 30 10 60 40 115 19 28 1000 S19 19 19 ?4 523 « 171.Precious Metol Certificotes 1987 Certificotes Oi High Low Close High Low Grdft slvr 2250 6 30 6.25 6 25 6 4 5 6 20 Greta gld 35 407 00 407 00 407 00 408 00 408 00 513^ 12’î I2'i — 1 S15H 12 * 58’• TV, 7':- : 58 * TV, S12H 1H.17 - H 5141.71.536'* 34 * 341.- yt V42H 18’* 513** 13 13'- ?i 513*i 6T* 400 325 365 ?40 400 190 539 * 38*1 38i.- *39*i 35 .536’: 35’* 36 ?':S36': 26'• 529'.26*: 28’.?I’l 579 .15’i 515*1 l$l| 15'* 515’* 11': NOMINATION CHEZ INFO-ULTIMA INC.Monsieur Robert Tourangeau Monsieur Jean-Louis Benoit, président d Info-Ultima Inc .est heureux d'annoncer la nomination de Monsieur Robert Tourangeau au poste de directeur du service de l'assurance des entreprises Monsieur Tourangeau possède 27 ans d'expérience dans le milieu de l'assurance, et ce autant du côté des assureurs que des courtiers, ce qui sera un précieux atout dans ses nouvelles fonctions.Au Québec.Info-Ultima Inc est le plus grand réseau de cabinets de courtage en assurances de dommages.Ses services s'étendent actuellement à la majorité des régions du Québec ges; le couple à bas régime n’est pas la force du moteur turbo, et on sait que les multi-soupapes présentent également des lacunes de remplissage (des cylindres) aux allures peu élevées.Les premiers mètres sont donc parcourus avec effort mais, par la suite, il suffit de jongler avec le bras de vitesses pour obtenir des réactions brillantes.Ce qui est plus plaisant qu’avec la plupart des tractions avant (y compris la Saab 900) : en effet, la 9000 ne présente pas les diffécultés de sélection qui sont la lare la plus courante sur les tractions; au contraire, son bras de vitesses tombe sous la main, son trejet est court, et il ne devient jamais rétif, même manié « à la volée ».Lorsque la voiture est lancée, la balade en Saab 9000 se transforme en embarquement pour Cythère : là, tout n’est pas qu’ordre et beauté, luxe, charme et volupté.Les qualités de la plate-forme sont véritablement uniques : les performances ont de quoi satisfaire les plus exigeants, la vitesse de pointe dépasse allègrement les 210 km/h, et même le plus inexpérimenté des conducteurs peut soutenir un train d’enfer au volant d’une voiture aussi homogène.Les 9000 ont également un freinage ABS-3 d'une incontestable efficacité, sans doute ce qui se fait de mieux sur une traction avant, ainsi qu'une direction infiniment précise, bien servie par un volant idéalement conformé (nous coterions toutefois pour un revêtement de cuir en lieu et place du rembourrage plastifié, quelquefois pourvu de barbes en saillie, qui figure sur les modèles actuels).A elle seule, la direction constitue une grande part du charme de cette Saab : à la fois précise et douce, elle communique à merveille ses impressions de la route : la tenue de cap est irréprochable, le jeu inexistant et la voiture réagit aux corrections les plus infimes, avec une suavité rare.Les qualités du châssis sont telles que l’on peut se permettre toutes les audaces, par exemple rouler avec deux roues dans le bas-côté (exercice fréquent chez les essayeurs, bien que peu recommandé en conduite « normale ») sans que l’agrément de conduite en soit sérieusement entamé.La Saab 9000 est extrêmement neutre et homogène, mais on peut à volonté la transformer en sous-vi-reuse (en accélérant dans un virage glissant) ou en survireuse (à l’aide du frein à amin, en relâchant les gaz brutalement à l’entrée du virage, ou en pratiquant le style suédois : freiner du pied gadche tout en accélérant du pied droit).La variante 9000 CD bénéficie d’une augmentation du rapport poids suspendu/poids non-suspendu : son roulement est un peu plus doux, et son silence plus convaincant ; ses limites absolues sont probablement moins élevées, et il lui faut sans doute quelques dixièmes de seconde de plus pour accomplir un temps de 0 à 100 km/h, mais ce sont des considérations très secondaires si l'on tient compte de son agrément de CENTRAIDE A BESOIN DE VOTRE AIDE.DONNEZ.Cenbralde N’attendez pas le 1er novembre Évitez les décisions de dernière heure.En achetant tout de suite des Obligations d'épargne du Canada.votre transaction pourra être post-datée au 1" novembre, date à laquelle les obligations commencent à rapporter de l’intérêt.En achetant tout de suite des certificats de placement Irp garanti.votre transaction pourra aussi être post-datée au 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La Fiducie Desjardins se réserve le droit d'annuler ces conditions sans préavis.Anjou: 355-2050 1 -800-361 -5808 Brossard: 445-3224 1-800-361-4436 LaSalle: 366-1175 1-800-361-6633 Laval: 668-5223 1-800-361-3803 Longueuil: 679-2810 1 -800-361 -5058 Montréal -.286-3225 1-800-361-2680 conduite, sans doute le meilleur de toute la classe des tractions avant.Il existe ailleurs dans le monde des tractions de haute volée : certaines Citroën et plusieurs italiennes qui partagent leur plate-forme avec .la Saab 9000- Lancia Thema, Fiat Cromaet Alfa Roméo 164; mais ce sut sont, pour le client nord-américain.des créatures mythiques qui n’existent que sur le papier.Quant aux japonaises les plus distinguées, qui peuvent prétendre concurrencer la Saab 9000, il leur manque toujours quelques onces de raffinement, notamment au niveau de la direction; la servo-direction demeure toujours le talon d’Achille des Honda (et des Acura), alors qu’elle constitue Tune des grandes qualités de la Saab 9000.Il est vrai que le prix des Saab se situe assez nettement au-dessus de celui des Acura mais, pour le client qui recherche une traction avant parfaitement intègre et homogène, avec en particulier un confort au-delà de tout reproche, une tenue de route véritablement spor .ve ou ne fut-ce qu’une chaufferette pleinement satisfaisante, la Saab 9000 demeure ce qui se fait de mieux.Dans un tout autre ordre d'idées, l’itinéraire Burlington-Kennebunk-port-Boston nous a permis d’étudier de près le réseau routier de la Nouvelle-Angleterre; dans ces heureuses contrées, les routes sont des rubans soyeux qui défilent sous les roues sans provoquer le moindre soubresaut, et qui sont en plus dotées d'une signalisation fort copieuse : entre au-tres, les entrées masquées, les intersections dangereuses, les enfants sourds et les personnes aveugles sont signalés à l’attention des automobilistes.Le côté gauche de la route porte fréquemment une indication de la « fin d'autorisation de dépasser », qui se révèle extrêmement pratique pour le touriste de passage.Quel contraste avec les tôles ondulées bombardées de frais, parcimonieusement munies de pancartes plus ou moins intelligibles, qui parsèment la plupart des localités du Québec ! RELAIS D'AFFAIRES LAURENTIDES Auberge St-Denis (514) 227-4766 (MTL) 497-5602 23 chambres ( 18 avec foyer) llll cuisine française St-Sauveur des Monts 61, rue St-Denis, Québec, JOR 1 RO Membre international de «Romantik Hotels» & 4' oavio.’3 (j\n \ 'jfafii/iiïU1 ' Val-David, Qué.Venez découvrir le calme et la tranquilité à 1 heure de Montréal 70 chambres grand confort, cuisine raffinée — table d'hôte.Endroit tout désigné pour |omdre plaisir et at fairs 5 salles de conférence pouvant ac cueillir de 10 à 100 personnes Équipement audio-visuel complet Sports et activités organisés PRIX DES 4 DIAMANTS DE LA CAA 1988 RELAIS & CHATEAUX ¦f-f + 4-4- Il U K C.P.190 — Val David — JOT 2N0 / Mil: 866-8262 Ext, de Mil: 1-800-567-6635 7 Val David: (819) 322-2020 Télex: 05-839630 Fa«: (819)332-6510 L’EAU A LA BOUCHE - HÔTEL RESTAURANT Un bouquet pour fleurir.vos réunions CONFORT.CALME.1)11 ENTE.ET TOUT LE.SERVICE AUQUEL VOUS VOUS ATTENDEZ • 26 chambres luxueuses • Restaurant gastronomique • Salons aménagés pour réunions • Face au golf, tennis, pentes de ski (514)229-4151 229-2991 1-800 363-2582 (Montréal) .100.1.bout.Sainte-Adèle (roule 117) Sainte-Adèle, Québec U U K KI.IAIS & ( MATEAUX PROMOTION 89 ESTRIE AIIRFRRF n F I fl I i l/F N PF • Pour vos réunions dune ou de quelques jour-nuuLiiuL UL dUUiLIvUL.nées, nous pouvons accueillir votre groupe de 4 â 130 personnes dans un décor enchanteur qui saura rendre votre réunion des plus pro-ductive A partir de 60$ p pers.par jour, incluant l'hébergement, trois repas, pause-santé, salle de réunion, tableau de cenlérence.À quinze minutes de Magog Roule 220 Orlord, Bonsecours JOE 1H0 — (514) 532-3134 —MB— dtiéribourg CHERBOURG: NOUVEAU! £„£,KÆ5,é?’ pour réunionnâtes et congressistes de 10 à 1000 pers (14 salles po lyvalentes sur 200 âcres de terrain), 78$ par pers en occ dble incluant salle principale, équ audio-visuels de base.2 pauses-santé, taxes et service Possibilités d'organisation d'activités à l'intérieur du complexe sportif ou activités individuelles (bain 1,/pisc /gym/ ) * 105$ en occupation simple Contactez Pierre Poulin au 1-800-567-6132 (au Québec seulement) ou 819-843-3308.C.P 337, Magog J1X 3W9 LAC BEAUPORT NOUVEAU CHÂTEAU LAC BEAUPORT A quinze minutes du Vieux Québec, le Nouveau Château Lac Beauport vous offre des tonaits complets d’affaires à prix compétitifs L'endroit idéal pour vos congrès, réu-nions, séminaires, etc Plusieurs salles de conférences entièrement équipées pouvant accueillir de 6 a 400 personnes Possibilité de pratiquer presque tous les sports For-aits complets disponibles à partir de 89$, par pers par jour, occ simple -154, Chemin Le Tour du Lac, Lac Beauport 1-(418) 849-1811, H8Q0) 463-2692 LANAUDIÈRE Vos collaborateurs vous ?féliciteront de cette découverte JSL • A moins d'une* hemre* ele* Montréal • Prés de?Rawrlon.sur le* bord du lac Long, Région de* Lanaudiére* • Classée 1 Fleurs de I is AUBERGE • Piscine* intérieure* et sauna • Sur un magnifique site boise et «SUT la aménagé pour le* sport e t la détente* FALAISE 1-800-363-1758 ou (514)883-2269 “ 4 14 ¦ Le Devoir, lundi 31 octobre 1988 L ACTUALITE BOURSIERE MONTREAL HEBDOMADAIRE Volum* Hou* la» Clôt.SI don Vor.Moût A B ACDS AC SI AMCA Inl AMCA8 84 AMCA9.25 AMCA9 5 AME Ltd Abti Prce Abitibi Wt Actidev Agmco E Agfivest tAgrpm* Air Condo Akers A'io energ Alt E 7 75 Alto N GS Alcan Alu M Sr I Aidona Algo Algo.A Algo W Algomo 8 Ahm ÇT Ahm Ct w Aiubec Am Borne a br gld w A Bon wt Amr rs A Amisco Armbro A* tope* Asa Min Asbestos • Astral a • Astral B •Atco I Atco II •Attfcrit A Autres a .hewvV A.ü®r*j B * * Corn A BCRail?3 BC Tel BCE Inc.BCE .Mb! 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15* $15* 11* $22* 22 * 72* t « $22' : 19* 75 65 75 220 65 $14* 14 8 14* ?* $15 10* 101 100 101 ?1 171 75 $25 s 25* 25* ?a $25 b 23* $24*8 24* 24* ?.$25* 23* 175 170 175 ?2 395 160 190 190 190 400 184 400 400 400 425 400 130 120 130 365 115 $6* 5': 6* ?* $9* 450 345 340 340 t 5 $5* 200 33 33 33 85 33 270 255 270 ?5 270 111 178 165 178 ?12 210 120 $13’: 13* 13* ?* $13* 7 $13* 13 13* ?* $13* 6* $23* 23’: 23* ?* $24 20 $30* 29 29* ?* $30* 11* 265 255 765 ?5 315 175 $13 12* 13 - * $16 11* 300 300 300 - 25 $6 250 26 25 25 - 3 95 25 34 30 32 ?7 165 27 $7* 7* 7* ?* $9 5* $39*4 39* 39* $40* 39* $39* 39* 39* ?4 $40 î 38‘4 $27 26* 76*- * $29 23* $17* 17* 17* - * $18* 16* $11* 11*4 11* ?’ : $13’ : 9* CAE Ind 127850 $9* 9* 9* - ’ 8 $11* 5* CB Pak 28650 $19* 19* 19*- RESTAURANT A R.D.P.: Chiffre d'affaires $400,000.Prix $125,000 .non-né-gociable 643-0867, de 8h.l7h SYSTEME D'ENTREPOSAGE avec service de transport, gros chiffre d'affaires 253-5999 Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui AVIS Les annonceurs sont pries de vérifier la premiere parution de leurs annonces Notre journal se rend responsable d'une seule insertion erronée Toutes erreurs, annulations, plaintes doivent être soulignées avant 14h30 pour être corrigées ou annulées le lendemain (Lundi au vendredi) 286-1200 Situation générale, comme cela devait se produire au cours de la nuit dernière, la masse d'air arctique qui domine le Québec doit, aujourd’hui, donner encore quelques averses de neige sur les régions de l'est de la province Une crête de haute pression qui approche l'Ouest québécois amorcera un dégagement graduel sur ces régions Cependant les températures seront nettement sous les normales.Une dépression en provenance de l'ouest du pays apportera, demain, des nuages et des averses de pluie ou de neige MONTRÉAL Ensoleillé avec passages nuageux Froid Max : 4 Aperçu pour demain, : nuageux avec quelques averses LEVER DU SOLEIL 6 h 33 COUCHER 16 h 43 QUÉBEC Abitibi et Témiscamingue.de même que les réservoirs hydro-électriques Gabonga et Gouin plutôt nuageux avec faible neige passagère Vents modérés par moments Max 2 Probabilité de précipitations: 70 % Aperçu pour demain, nuageux avec pluie mêlée de neige Pontiac, Gatineau, Lièvre el Lau-rentides ciel variable, possibilité d'averses de neige Vents modérés par moments.Max 2 Probabilité de précipitations: 20 % Demain, le Jemps sera nuageux avec quelques averses de pluie ou de neige Hull-Ottawa, Cornwall: ensoleillé avec passages nuageux.Froid.Max 4 Aperçu pour demain: nuageux avec quelques averses Trois-Rivières, Drummondville et Québec: ciel variable Max.2 Demain, le temps sera plutôl nuageux avec quelques averses de pluie ou de neige Estrie et Beauce ensoleillé avec passages nuageux Max, 2 Demain, le temps sera plutôl nuageux et il taudra compter surquelques averses de pluie ou de neige Lac-Saint-Jean.Saguenay, La Tuque, réservoir faunique des Lauren-tideset Charlevoix plutôt nuageux avec un peu de neige Max 3 Probabilité de précipitations 40% Demain.il faut prévoir un ciel nuageux avec de la faible neige se changeant possiblement en pluie Rivière-du-Loup, Rimouski et vallée de la rivière Matapédia plutôt nuageux avec averses de neige dispersées surtout en matinée Vents modérés Max 0 Probabilité de précipitations 30 % Aperçu pour demain plutôt nuageux Sainte-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie.Gaspé et parc Forillon nuageux avec éclaircies et averses de neige dispersées Vents modérés le long du tleuve Saint-Laurent.Max.O Probabilité de précipitations 40 % Le temps de demain sera plutôt nuageux Baie-Comeau et Sept-lles ciel variable Vents modérés par moments Max 0 Probabilité de précipitations 30% Le ciel de demain sera nuageux avec quelques averses de neige Basse-Côte-Nord et ile d Anticosti nuageux avec éclaircies et averses de neige dispersées Vents modérés par moments Max 0 Probabilité de précipitations, 40 %, Aperçu pour demain nuageux avec éclaircies \ üeh Occasions d'affaires Gogn«i $75,000.tool Les plut grandt et let plut popu lairet magoimet el tervicet de rencontre pour célibofoiret prend encore de I e»pontion * Pa» de vente tk Pat d'inventaire Concept de 8 ont éprouvé Invet finement requit $25,000 Fmon cement partiel disponible Pour plut d information» et rende* vout, (514) 735^380 Penonnet bilmguet t v.p 4 11-88 3S Occasions d'atlaires ASSOCIE DEMANDE Pour entreprise de renovation, inves-tissemenl minime, 3850973.CHERCHONS DEPOSITAIRES Produits de base et accessoires de ta-brication de vins et bières maison Franchise gratuites Excellente rentabilité Entrainement complet Peut aussi s'ajouter à un commerce dé|a existant Pour informations 819-379-4643 CONCESSION à louer d'une boutique de vêtements sportils dans un centre de cond physique pour temme Rive-Sud: 351-8179 après 18h, RECHERCHE un(e) partenaire actit dans l'administration d'un hall de réception, club de nuit Bon emplacement, petit investissement 270-6215 mi Entretien, réparation de véhicules OUVERTURE LAVE AUTO DU SOLEIL 1565, 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11 à 13 b -13 Le service religieux sera célébré le mardi 1er novembre a 11 ii en l’église St-Sa-cremenl, 1,330 Chemin Sic Foy, Québec, et de là au cimetière Kelmonl.Le Père Fernand Clavet a I rav aillé de nombreuses années dans le ministère paroissial puis économe provincial ( 1933-1978), supérieur à notre juvénal de Terrebonne el économe local à Montréal, à Terre-bonne el à Québec.Km plus de ses confrères religieux, il laisse dans le deuil ses soeurs el beaux-lrères, Mme Raymond (laudroau ( Fernande).Mme Ambroise Whitlom ((iabrielle).M.el Mme l,io nel Drolet (Juliette), M.el Mme Bertrand Bernier ( Yvette), M.et Mme Lionel (lamb eau ( Berthe), Mlle i mclda Clavet, M me Doc Ieur Marcel Clavet ((la brielle Nadeau) el de nom breux neveux et nièces.i LEFEBVRE DEPAIRON, I Alénie.— A Montréal le 29 octobre 1988, à l'âge de 82 ans, est décédée Mme Alénie Lefebvre, épouse de feu Armand Lefebvre.Kilo laisse dans le deuil son fils, Jean Lefebvre, pro fesseur au Collège de SI Laurent, sa fille Monique Lefebvre Pinard, vico-rec trice à l'enseignement el à la recherche à l’Université du Québec à Montréal, épouse de Adrien Pinard, professeur â l’Université du Québec à Montréal, ses soeurs Madeleine Depoeas, Cécile Depairon, son petit fils Jérôme Lefebvre, sa nièce Jacqueline Depoeas Barrière.Des dons à la fondation de l’hôpital SI-Luc seraient appréciés.Kxposée mardi le 1er novembre, de 14 h â 17 h et de 19 h à 22 h Les funérailles auront ieu mercredi le 2 courant: Le convoi funèbre partira des salons Alfred Dallaire Inc.1111 rue Laurier ouest.Outremont, pour se rendre â l'église Si Via teurd'Oulremônt où le service sera célébré à 11 b el de là au cimetière Notre-Dame des Neiges.TREMBLAY, Gustave-Émile.— À l'Hôpital du SI Sacrement, le 28 octobre 1988, â l'âge de 86 ans, est décédé M Ciustave-ftmile Tremblay, c a.autrefois Su l'intendant des Assurances el Auditeur de la Province.K poux de dame Blanche | Roux II demeurait à Qué j bec.La famille recevra les condoléances au funérarium l.épine-Cloulier Idée, 975 Marguerite-Bourgeoys, Québec, dimanche de 14 h à 17 h el de 19 h â 22 h, lundi, de 13 h à 14 h 45.Le service religieux sera célébré le lundi 31 octobre à 15 h en l’église St-Sacrement et de là au mausolée du cime tière Belmont.Il laisse dans le deuil, outre son épouse, ses enfants, gendres et belles-filles, Bruno (Hélène Fortier), Roger (Michèle Deschênes), Lambert (Christiane Rioux), Grégoire (Béran gère Gaudet), Angèle (Roger Burton), Charlotte (Richard Farrell), son frère, sa soeur, Wellie (Françoise I.arose) Mme Mariette T.Harvey de Ville La Baie ainsi que ses beaux-frères, belles-soeurs, petits-enfants, neveux, nicèces el plusieurs ami(e)s Mlle Lucille Vincent.— A Montréal, le 29 octobre 1988, est décédée Lucille Vincent.fille de feu Moïse Vin cent et Augustine Moranville Kllc laisse dans le deuil ses soeurs Adrienne et Sr Hollande, M LC et son frère François (Margot Ranger), ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu mardi le 1er novembre Le convoi funèbre partira des salons J-P.Marchand, membre de ta RFAQ, 4228 rue Papineau, pour se rendre â l'église Immaeulée-Coneepllon où le service sera célébré à 11 ti et de là au cimetière de Notre-Dame des Neiges, lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d’y assister sans autre m\ dation.F.xposé lundi de 14 h à 22 h.André (Étienne) Audy capucin 4Vtm Né à Charlesbourg, le 9 mars 1909.de Alfred Audy el Joséphine Paradis Après ses éludes riïnaires à Charles-bourg.il entra au Collège Séraphique à Ottawa en 1922 et fil son noviciat à l.imoilou de 1927 à 1928.Ses études se poursuivirent à La Réparation, Montréal, où il fut ordonné prêtre le 27 octobre 1935.Pro-lesseur au Collège Séraphique d'
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