Le devoir, 27 janvier 1989, Supplément 1
pSfvT! PHOTOS CHANTAL KEYSER !r; ¦ ' V ¦ sp- v *4« INSTITUT CATHOLIQUE DE MONTRÉAL École privée pour la formation et le perfectionnement des maîtres • > 2715 Ch de la Côte Ste Catherine TUW Montréal Québec H3T JBû (5H) 73i 4Ô81 Baccalauréat ès Sciences Majeur en éducation Mineur en enseignement pré-scolaire et primaire 2 ¦ Le Devoir, vendredi 27 janvier 1989 Quand un blitz de promotion change les perceptions négatives du public face aux écoles secondaires publiques J«r-Pierre Proulx LA COM MISSION scolaire de Sherbrooke transmettait récemment au DK VOIR « quelques données chiffrées qui démontrent jusqu’à quel point certaines campagnes de promotion ou de marketing scolaire peuvent porter fruit a plus ou moins long terme ».En 1985-86, écrit Jean-Marc Biron, on a sondé l’opinion de 5,000 parents de Sherbrooke pour découvrir qu’ils avaient des « préjugés favorables » à l’endroit de l’école privée et des « perceptions négativess » vis-à-vis leurs propres écoles secondaires.De fait, 40 % des finissants du primaire passaient au secondaire privé alors que la moyenne provinciale est de 20 %.« Il fut convenu, poursuit M.Biron, de rectifier ces perceptions négatives par la mise en place de stratégies visant à informer nos publics-cibles sur les réalisations et les services offerts par les écoles via les tribunes publiques et des interventions ponctuelles dans les médias écrits et téléphoniques ».Les résultats sont concluants: dans le secteur où se concentrent les écoles privées de Sherbrooke, le taux de passage au secondaire public, dit-il, a grimpé, de 1986 à 1988, de 40 % à 63 % et les autres secteurs, conclut M.Biron, sont tous en voie d’attendre les 80 % de fréquentation.En parcourant la brochure publicitaire de la Commission encartée en novembre dernier dans La Tribune, la stratégie de marketing apparaît de façon limpide.Elle consiste simplement à donner une « personnalité » à chaque école en insistant sur un élément propre à chacune pour créer une sorte d’image de marque.Ainsi, l’école Mitchell « offre un cours de concentration musique unique en son genre ».Montcalm a comme « particularité de pouvoir offrir à sa clientèle le cours Art et Communication».Le Ber a comme « caractéristique la préoccupation du Mieux-vivre par la promotion de la qualité de vie».Le Triolet a comme « caractéristique principale d’offrir un encadrement pédagogique et disciplinaire de qualité mais aussi un programme particulier de sports-études à trois volets (patinage, ski alpin et natation) permettant aux athlètes de poursuivre leurs études et leur entraînement intensif ».Ce « qu’il faut savoir » de l’école Le Phare, « c’est que les élèves du premier cycle sont regroupés en fonction de leur groupe d’affinité et ont de plus des locaux et lieux physiques pour eux ».Et ainsi de suite.L’an dernier, la commission s’était donnée comme slogan: « L’école publique sait mieux! ».Soeur Cécile Robichaud, la directrice d’une institution privée locale, le Mont Notre-Dame, s’est sentie visée.Elle s’est plainte publiquement de concurrence déloyale! PHOTO CHANTAL KEYSER avec eux! Discuh A ki C.S.C.S., une éducation de ch Face à la concurrence du privé, les écoles publiques ont décidé, elles aussi, de se vendre à leur clientèle.Exemple, la Commission scolaire de Sherbrooke.ET RIGOUREUSE, sur des * arv=eiqnement qui P expérience du par unc fûtes9 compétence f* langue n ^^acquisitions de Pratiquesh* w,o::nnPl.acquisition^-ma1 en ion»-: t apprenii^>“ée d personne» et ^ Par des « * .personnes « MSa&sssSsrss 5SffiS!Ëî8»s -rÆsERVlC V55**» d'onen,at" y LE CHOIX DES ly {fesEAUWE irt des e^'7p ,ormation sot m«— jnselling et de t CPQl.ES E» _ *¦ &^jyggSS •SBÏÏSîftSSiS®*2 micro-in.-. « * i AMI***-' mmm SÉMINAIRE T.-S.-TRINITÉ 1475, chemin des Vingt St-Bruno, J3V 4P6 (Institution privée, reconnue d’intérêt public, dirigée par les PÈRES TRINITAIRES) COURS SECONDAIRE COMPLET Externat pour filles et garçons (pas de costume) (Un service de transport est établi pour les élèves de St-Bruno, St-Baslle, St-Hllalre, Beloeil, Chambly, St-Hu-bert, Longueull, Boucherville, St-Lambert et Ste-Julle).Pour renseignements: 653-2409 Diplôme en sciences administratives (D.S.A.) 30 crédits 1" avril Une formation de calibre, de plus courte durée, qui couvre toutes les facettes de I administration, pour les professionnels d une autre discipline que la gestion.Diplôme d’études spécialisées (D.E.Sp.) 30 crédits V avril Un programme de courte durée, taillé sur mesure pour former des gestionnaires dans un secteur spécifique de la gestion.• Diplôme d études spécialisées en gestion de prpjets d ingénierie et d’aménagement (programme conjoint H.E.C./ Ecole Polytechnique / Faculté d aménagement de L Université de Montréal) • Diplôme d études spécialisées en gestion d organismes culturels • Diplôme d études supérieures spécialisées en gestion d entreprises pétrolières 3e cycle Doctorat en administration (Ph D.) 90 crédits 15 mars La formation ultime du chercheur, du professeur ou du spécialiste en gestion (programme conjoint H,E.C./ McGill / Concordia / U Q A M ).Pour connaître les conditions d admission ou pour obtenir un formulaire d admission à I un de ces programmes d études, communiquer avec le Çureau du registraire Ecole des Hautes Études Commerciales 5255.avenue Decelles Montréal (Québec) H3T 1V6 (514)340-6151 Lresprit d'entreprise 8 ¦ Le Devoir, vendredi 27 janvier 1989 La lente progression de l’évaluation des enseignants d’université par les étudiants Allaire L’ÉVALUATION des enseignants par les étudiants ne représente pas vraiment une nouvelle tendance.Dans le réseau de l’Université du Québec, cela se pratique depuis les tout débuts.Mais ailleurs comme à l’Université de Montréal par exemple, cette évaluation de l’enseignement fait toujours l’objet de très longues négociations.En effet, cela aura pris plus de 20 ans de revendications et de luttes étudiantes pour que les professeurs de l’Université de Montréal acceptent d’être évalués par des gens qu’ils sont davantage habitués d’évaluer.« Beaucoup de professeurs ne voulaient pas que les étudiants deviennent leurs patrons », rappelle Jean-Pierre Bourdouxhe, du Syndical général des professeurs de l’Université de Montréal.Déjà en 1968, la défunte Assemblée générale de l’Université de Montréal, sous la direction de l’actuel maire de Montréal, Jean Doré, faisait des pressions en faveur de l’évaluation des enseignants.Six ans plus tard, en 1974, l’Assemblée universitaire adoptait une résolution où était reconnue la nécessité d’une évaluation constante de l’enseignement universitaire.•< Cependant, cette résolution n’est toujours pas appliquée dans plusieurs départements », note Luc Trépanier, permanent politique à la Fédération des associations étudiantes de l’Université de Montréal (FAÉCUM).« La politique est là mais, comme ce sont les professeurs qui détiennent le pouvoir dans les départements et les facultés, ils en bloquent l’application.Il a fallu une mobilisation importante des étudiants en 1985 pour qu’enfin, l'Assemblée universitaire adopte un guide de procédures pour encadrer le processus d’évaluation des enseignants.» Mais les choses commencent à bouger et certains départements ont adopté récemment des questionnaires d’évaluation.Ainsi, selon Jean-Pierre Déom, directeur adjoint aux relations de travail, la majorité des départements ont procédé à une évaluation de l’enseignement universitaire en décembre 1988.« Le mouvement est maintenant bien enclenché, affirme-t-il.Il n’y a plus de poches de résistance.Et, en septembre 1989, les étudiants de toutes les unités devraient être en mesure d'évaluer leurs enseignants.» l/évaluation de l’enseignement vise deux objectifs fondamentaux.Premièrement, ce mécanisme permet aux professeurs d’améliorer leur pédagogie, car ils obtiennent une rétroaction de la part de leurs étudiants.C’est ce qu’on appelle l’évaluation formative.Deuxième- DIRIGÉ PAR LES SOEURS DES SAINTS NOMS OE JÉSUS ET DE MARIE LE PENSIONNAT DU SAINT NOM DE MARIE 628 Chemin de la Côte Ste-Catherlne, Outremont UNE LONGUE TRADITION DE QUALITÉ DANS L’ENSEIGNEMENT AU QUÉBEC, DANS UN CADRE RÉNOVÉ, POUR FILLES DE 1re A 5e SECONDAIRE L'excellence que vous recherchez pour votre fille! EXTERNE OU PENSIONNAIRE Renseignements pour admissions 735-5261 Poste 220 S'A MÉTRO EOOUARD-MONTPETIT ment, cette évaluation fournit des informations pertinentes aux instances qui sont appelées à prendre une décision sur le renouvellement d’une nomination ou sur la promotion d’un professeur.C’est ce qu’on appelle l’évaluation statutaire.De nombreux professeurs disent apprécier que les étudiants évaluent leur enseignement.« Cela permet de m’améliorer en tant qu’enseignant », affirme Roch Denis, professeur en sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal.« Si l’évaluation est positive, je me dis que je suis sur la bonne voie et, s'il y a des critiques, cela me permet de voir les lacunes et de m’améliorer.» A l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), ces évaluations comportent généralement deux parties : une évaluation orale ou les étudiants discutent entre eux du cours et, ensuite, en font part au professeur; et une évaluation écrite où les étudiants remplissent un questionnaire approuvé par le Conseil de module où l’on retrouve des professeurs et des étudiants.Mais, comme au baseball où les bons frappeurs de balle rapide peuvent passer des heures à cogner des balles rapides, mais négligent de frapper des balles courbes, alors qu’il s’agit de leur point faible, ce sont souvent les bons pédagogues qui apprécient les évaluations des étudiants alors que les mauvais pédagogues sont rébarbatifs à cette évaluation.Selon Jean-François René, chargé de cours en travail social à l’UQÀM et à l’Université de Montréal, c’est là que se situe le fond du problème des universités.« Que font des gens non pédagogues dans des universités ?», demande-t-il.« Au Québec, dit-il, nous n’avons pas de structure qui permettrait à des gens très compétents en recherche, mais qui ne sont pas de bons pédagogues, de travailler sans avoir à enseigner régulièrement.En France, les Centres nationaux de recherche scientifique fournissent une telle structure.Mais au Québec, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) ne couvre que certains secteurs bien particuliers comme l’urbanisation.Conséquemment, le seul lieu où quelqu’un peut travailler sur le plan de la recherche, c’est l’université.Ce qui fait qu’il y a un bon pourcentage de professeurs qui ne sont pas de bons pédagogues.» « D’ailleurs, poursuit M.René, les orientations des universités sont très claires.Lorsqu’on veut engager un professeur, l’expérience d’enseignant n’a que très peu d’importance.Ce que l’on veut, ce sont de bons chercheurs.Je ne remets pas en question le fait qu’un professeur d’université doive faire de la recherche et en publier les résultats.Le problème, c’est qu’il y a des gens qui savent très bien qu’ils ne sont pas de bons enseignants et qui vivent un stress depuis cinq, 10 ou 15 ans, mais ils n’ont pas d’autres possibilités pour poursuivre leur carrière.Et ça, c’est dramatique pour tout le monde.» Toutefois, l'évaluation «statutaire » des enseignants ne cause que très rarement des soucis à un professeur.Même pour un chargé de cours, dont le statut d’enseignant est précaire, il faut que les évaluations soient vraiment très négatives et répétées pour que cela entraîne un non-renouvellement de contrat.Les étudiants en sont d’ailleurs très conscients.« L’évaluation n’est pas un moyen de couper des têtes, affirme Luc Trépanier.D’ailleurs, on ne mettra jamais un prof dehors parce qu’il est mauvais pédagogue.Par contre, l’évaluation peut contribuer à valoriser l’enseignement, surtout dans une situation où la majorité des professeurs voient l’enseignement au premier cycle comme un poids.» En sciences politiques à l’UQÀM, on a poussé ce raisonnement à la limite.Comme l’évaluation statutaire ne fonctionne pas, les étudiants ont quitté le Conseil de module, car ils refusent la co gestion avec les professeurs.Par contre, ils continuent à évaluer leurs professeurs avec des questionnaires non validés.Ce qui permet toujours aux professeurs d’améliorer leur pédagogie.Mais, lorsque viennent les problèmes, on fait davantage confiance à la mobilisation.« Sans mobilisation étudiante, on n’a rien », affirme Éric Gagnon, étudiant en Sciences politiques.« On a déjà organisé des boycotts de cours et même des campagnes de salissage envers certains profes-seurs.Après tout, on paye nos cours, on est là pour apprendre et on demande que les professeurs aient un minimum de compétence.» Heureusement, les cas d’incompétence sont assez rares.Mais, lorsque cela se présente, on se dit que si aucun étudiant ne s’inscrit à ce cours, ce professeur ne pourra plus enseigner.« Pour qu'il y ait cours, cela prend des étudiants », rappelle fort judicieusement Éric Gagnon.A m • la DÉFINITION du mot concise et juste • la prononciation lorsque jugée nécessaire • le féminin des adjectifs • la catégorie grammaticale • les différents sens du mot • les exemples du mot dans une phrase • le plusiel s’il est difficile • des synonymes • des contraires • le pluriel des mots composés • les mots de la même famille à leur place dans la liste alphabétique • la forme féminine des fonctions et noms de métier • des québécismes et des canadianismes en qualité tout en conservant le caractère universel • des planches en couleurs.UN VRAI DICTIONNAIRE 1010 pages; gardes renforcées): 22,95 S TRÉCARRÉ / BORDAS Éditions du Trécarré, 2973, rue Sartelon, Saint-Laurent H4R 1E6 • Tél.: (514) 336-2663 Mcrrsiw THECAMt I Sri PHOTO CHANTAL KEYSER Après tout, remarque Éric Gagnon, on paye nos cours ».En vente chez votre libraire Le Devoir, vendredi 27 janvier 1989 ¦ 9 Chibougamau, Amos, Mont-Laurier, les îles.On s’arrache les succursales de cégeps J r * Ml'* À A t±.Mâàxi minr W»>fH r >y ¦ .y MH >•• ’«qy* # #•$§ W F jpPPj PHOTOPC Six ans après avoir tenté l’expérience aux Iles-de-la-Madeleine (notre photo), le Cégep de la Gaspésie a été autorisé à implanter dès cet automne une première année en sciences humaines à Carleton.Tout comme pour les Madelinots, ce sous-centre d’enseignement permettra à une centaine de jeunes de la Baie-des-Chaleurs de poursuivre chez eux une partie de leur formation.Université du Québec à Trois-Rivières Sessions été et automne 1989 Programmes offerts aux 2e et 3e cycles Date limite pour admission et changement de programme: 3 avril 1989 diplômes de 2e cycle Education spécialisée*m Intervention en éducation physique Traduction et rédaction spécialisées maîtrises Biophysique Chimie(2) Economie et gestion des systèmes de petite et moyenne dimensions* Education Education spécialisée * ( 1 ) Electronique industrielle Etudes littéraires Etudes québécoises Gestion de projet * (3) Philosophie* Physique Psychologie* Sciences de l'activité physique Sciences de l'environnement Sciences du loisir* Sciences des pâtes et papiers Sécurité et hygiène industrielles* Théologie (M.A.et M.Th.) Conditions d'admission - au diplôme et à la maîtrise: détenir un baccalauréat ou l'équivalent avec une moyenne cumulative d'au moins 3.0 ou l'équivalent.- au doctorat: détenir une maîtrise ou l'équivalent dans la discipline choisie ou dans un domaine connexe.Bourses et aide financière: 797 168$ Pour l'année 1987-88, des organismes publics et privés ont accordé 797 168$ en bourses (renouvelables) aux étudiants inscrits aux programmes de 2e et 3e cycles à l'UQTR.Bourses pour nouveaux étudiants Cette année encore, une nouvelle inscription, à temps complet, à un programme de 2e ou 3e cycle à l'UQTR, rend admissible, soit à: • une des quinze bourses d'excellence (2 x 7 500$; 3 x 5 000$; 10 x 2 000$; 50 000$ au total) offertes par l'UQTR, • une des quatre bourses d'excellence (5 000$ chacune) offertes par la Fondation du CEU de Trois-Rivières.Pour plus de renseignements: (819) 376-5014 - Service des bourses et de l'aide financière.doctorats Biophysique Education* (4) Etudes québécoises* Philosophie * Psychologie *(2)(6) Sciences de l'énergie(5) Admission à l'automne seulement (1) Programme extensionné de l'Université de Sherbrooke (2) Programme extensionné de l'UQAM (3) Programme géré conjointement |4) Programme offert par l'UQAM en association avec l'UQTR (5) Programme extensionné de l’INRS (6) Programme contingenté en 1989-90 Renseignements Bureau du registraire Université du Québec à Trois-Rivières C.P.500, Trois-Rivières, Québec G9A 5H7 Tél.: (819) 376-5045 ïe-Agnès Thelller HUIT ans après Chibougamau.six ans après Amos, Mont-Laurier et les Iles-de-la-Madeleine, Carleton devrait accueillir cette année le cinquième « Centre d’études collégiales du Québec », autrement dit la cinquième succursale locale d’un Cégep régional.En effet, le Cégep de la Gaspésie a été autorisé à implanter dès l’automne 89, à Carleton, une première année en sciences humaines.Cela permettra à une centaine de jeunes de demeurer au moins une année de plus dans leur localité.Pour leur part, Montmagny, Don-naconna et La Tuque devront sans doute attendre l’été prochain pour obtenir un éventuel feu vert pour les projets présentés respectivement par les cégeps La Pocatière, François-Xavier Garneau (Québec) et Shawinigan.Cependant, à Montmagny notamment, la pres- ?«POUR ÊTRE CE QUE NOUS SOMMES ET DEVENIR TOUT CE QUENOUSSOMMES CAPABLES D’ÊTRE.» APPRENEZ QUELQUE CHOSE QUI DURERA TOUTE VOTRE VIE CHEZ THE HORSE PEOPLE INC.ET POUR PLUS DE PLAISIR RENCONTREZ DE JEUNES CAVALIERS DE PARTOUT À TRAVERS LE MONDE Camp d'été mixte d’équitation pour les 9 à 18 ans.Cours d’équitation en résidence pour tous les niveaux (min.2 semaines) sous la direction professionnelle de Wolfgang & Beverley Schinke.ÉGALEMENT ENSEIGNEMENT DE TOUTES LES DISCIPLINES OLYMPIQUES (Demandez-nous une brochure et un prospectus du programme) lâŸi Wendover, Ontario Ttl (613)673-5905 i = ! xoa 3irn Tk House C\ People Inc.Kna ftirn 10 ¦ Le Devoir, vendredi 27 janvier 1989 Collège Ste-Marcellii tu.! di' ' Bill! -am.ffSVVi BVH LIGNES FONDAMENTALES DE NOTRE ÉDUCATION Il se présente comme une communauté éducative ayant pour but de transmettre avant tout les valeurs de vie, dans une synthèse dynamique entre culture et toi, et entre toi et vie La méthode pédagogique proposée par notre fondateur Mgr.Luigi Biraghi engage toute la communauté éducative à actualiser dans "un climat de famille" une expérience de vie culturelle et fraternelle.DESCRIPTION Institution d'enseignement: pré-maternelle, maternelle, primaire (mixte) et secondaire (pour filles), externat seulement; fondée en 1961; située sur le territoire de la Commission des écoles catholiques de Montréal; déclarée d'intérêt public (secondaire seulement) par le ministère de l'Éducation.Le Collège dispose des services suivants: bibliothèque (au primaire et au secondaire), cafeteria, auditorium, gymnase, laboratoires de biologie, de chimie, de physique, locaux d’économie familiale et d'initiation à la technologie, laboratoire d’informatique, service audio-visuel, service d'orthopédagogie, locaux d'arts plastiques et de musique, locaux de culte et de pastorale, terrains de sports, camp (chalet) de fin de semaine.Informations, cours primaire: Directrice des études: S.Mariette Dion i m.Personnel enseignant: 31 professeurs Cours spéciaux: piano, flûte, violon, |udo.Informations, cours secondaire: Directrice des études: S.Teresa Belgiojoso i.m Personnel enseignant: 39 professeurs Particularités: activités dirigées: théâtre, sport, musique, géographie, arts et mythologie, création de marionnettes.9155, Gouin o.Montréal - H4K 1C3 Tél: (514) 334-9651 r^1 COLLÈGE FRANÇAIS Une formation - une pédagogie ¦ un cadre de vie u-éïi'û Uf!»ï MONTRÉAL LONGUEUIL Inscriptions en SECONDAIRE I 2 possibilités: Solliciter une ENTREVUE INDIVIDUELLE ou se S'inscrit présenter, avec l'étudiant muni des derniers l'un des bulletins au: #111 EXAMEN! 185 ave Fairmount Ouest, Montréal (ou 1340 rue |)ll n .' Norbert, Longueuil) du lundi au vendredsi de 9h à p 18h et le samedi de 10h à 12h (Test si 21 jar nécessaire) a a u.DECISION et INSCRIPTION IMMEDIATE S'inscrire pour l'un des EXAMENS D'ENTREE Dates prévues: 21 janvier, 11 février ' Annexe Centre 5155, de Gaspé, Montréal Autres inscriptions: MATERNELLE et PRIMAIRE • Annexe Nord • Annexe Sud 12349, deSerres, Cartierville 1391, Beauregard, Longueuil (externat - pensionnat) SECONDAIRE II, III,IV,V • Montréal • Longueuil 185, rue Fairmount O.1340, rue Nobert (places limitées) COLLÉGIAL I et II: DEC.en 2 ans (Inscription hiver et automne 1989) • SCIENCES: Sciences de la santé Sciences pures et appliquées • SCIENCES HUMAINES: avec ou sans mathématiques Sciences de l adminestration .LETTRES TRANSPORT SCOLAIRE (assuré par le Collège): Laval et les Basses Laurentides PENSIONNAT: Primaire (A Longueuil) Secondaire (à Montréal) RENSEIGNEMENTS prospectus, inscriptions 495-2581 — suite de la page précédente sion s’est faite plus forte pour obtenir l’ouverture dès l’automne 89, Longtemps appelés « sous-centres » ou « pavillons », les Centres d’études collégiales sont donc les antennes d'un Cégep dans une région relativement éloignée.Us n’offrent généralement que les programmes de base (sciences humaines, sciences pures, parfois sciences administratives), ainsi que le programme en techniques administratives.La première évaluation faite par le ministère de l’Enseignement supérieur est plutôt positive : les quatre premiers centres ont notamment permis une certaine augmentation de la fréquentation du collégial dans leurs régions respectives : le taux de passage du secondaire au collégial y aurait augmenté d’environ 13%.Montmagny Pourquoi réclame-t-on un centre alors que, comme Montmagny, on est à seulement 70 kms du cégep de La Pocatière et 50 kms du cégep de Lévis-Lauzon ?D’abord parce que l’on désire voir davantage de jeunes poursuivre des études.Non seulement la zone de Montmagny a un taux de scolarisation inférieur à la moyenne québécoise, mais le taux de passage au cégep y progresse plus lentement qu’ailleurs, selon le directeur général du Cégep de La Pocatière, M.Michel Brisson.Comme l’a montré un sondage réalisé il y a un an dans la région, les parents estiment qu’un centre à Montmagny réduirait le coût des études.Une centaine d'étudiants pourraient s’inscrire dès la première année : la plupart auraient choisi d’aller étudier à Lauzon ou à Québec, plutôt qu’à La Pocatière.On réclame aussi un tel centre parce qu’il pourrait retenir au pays des jeunes adultes et contribuer à renforcer l’économie régionale, marquée par un fort taux de chômage et par une prédominance du secteur primaire.À terme, ce centre pourrait fournir aux employeurs la très populaire « formation sur mesure » et inciter davantage d’adultes à envisager une formation permanente.La communauté serait aussi enrichie culturellement.Chacune des régions multipliera cette année les pressions auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, M.Claude Ryan.Mais il n’est pas sûr que les demandes venues de Montmagny, de Portneuf et de La Tuque répondent à tous les critères administratifs actuels.Principal critère : l'éloignement du Cégep, qui diminue l’accessibilité des études collégiales.Ainsi les centres de Chibougamau, Mont-Laurier et Amos sont respectivement à 233 kms, 200 kms et 105 kms de leurs Cégeps, situés à Saint-Félicien, Saint-Jérôme et Rouyn-No-randa.Que dire du centre des îles de la Madeleine, rattaché au Cégep de Gaspésie, c’est-à-dire à Gaspé ! Autres critères : le taux de scolarisation des jeunes de la sous-région et leur taux de passage du secondaire au collégial, qui doivent être inférieurs à la moyenne nationale.Chose surprenante ; le taux de passage au collégial ne semble pas directement lié à l’accessibilité : l’Estrie a le pire score, avec l’Abiti-bi-Témiscamingue et TOutaouais tandis que le Bas-Saint-Laurent-Gaspésie a le meilleur score, avec la Montérégie (tableau )• Pour sa part, la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) craint l’éparpillement des moyens financiers, au gré des pressions politiques.Elle préférerait que le ministère aide directement les étudiants venant des régions éloignées à financer leurs coûts de transport et de logement.La CEQ signale le peu de moyens dont disposent les « centres ».Leur budget est très limité : entre 150 000 et 260 000 $ chacun, pour desservir de 100 à 224 étudiants.Ils ne sont pas autonomes administrativement, même si une équipe permanente y est installée (sauf à Amos).À vrai dire, il est parfois difficile de se retrouver dans les différentes structures décentralisées d’enseignement supérieur.Ainsi 46 Cégeps — et plusieurs collèges privés — offrent déjà des cours aux adultes.parfois donnés dans une autre ville.Par exemple, le collège de Joliette offre des services à Repentigny et celui de Rivière-du-Loup dans diverses localités du Bas Saint-Laurent.De son côté, le ministère distingue un « centre » d’un « campus » : ce dernier bénéficie d’un financement différent et surtout d’une plus grande autonomie.Ainsi, le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue est doté à la fois d’un Campus à Val En 1986 L’Estrie bonne dernière pour l’entrée des étudiants au collégial Classement des régions administratives, selon le taux de passage au collégial en 86.Gaspésie : 0,548 Montérégie : 0,538 Sagnenay- Lac-Saint-Jean : 0,511 Côte-Nord : 0,504 Centre du Québec : 0,501 Ensemble du Québec : 0,497 Nord de Montréal : 0,494 île de Montréal : 0,493 Québec : 0,492 Outaouais : 0,459 Abitibi- Témiscamingue : 0,423 Estrie : 0,404 (Compilation DGEC, Ministère de l’Enseignement supérieur).Note : La taux de passage est obtenu en divisant le nombre des nouveaux inscrits au collégial à l’automne 86, par le nombre d’élèves en 5-6e secondaire (toutes formations) en 1985-86.Il s’agit donc de l’attraction qu’exerce la formation collégiale sur la seule fraction d’étudiants qui a « tenu » jusqu’à l’entrée du secondaire V.Dans plusieurs régions, le gros du décrochage se fait AVANT le secondaire V.d’Or et d’un Centre à Amos ! De plus, il offre des services à La Sarre, mais seulement en enseignement aux adultes ! Même le ministre semble s’y perdre .À propos de l’implantation de l’enseignement collégial à Car leton, M.Ryan se demandait fin septembre s’il s’agirait « d’un sous-centre, d’un centre, d'un pavillon ».Une chose est sûre : quelque soit le nom, bien des communautés sont preneurs ! REINVESTIR DANS LES CÉGEPS.— pour un meilleur encadrement des étudiantes et des étudiants — pour prévenir les échecs et abandons — pour améliorer la maîtrise de la langue — pour dispenser une formation qui prépare encore mieux à l’université et au marché du travail — pour une tâche d’enseignement nous permettant de répondre vraiment aux besoins d'aujourd’hui pour un financement plus adéquat .POUR L’AVENIR DES JEUNES Un choix sociil de la Fédération nationale des enseignementes el enseignements du Québec & FNEEQ CSN • T » «» « - ( * • î - ' '¦ (( .Ilti’ict»/ , 1 «¦¦¦«- n • i » »i« 44 Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur Le Devoir, vendredi 27 janvier 1989 ¦ 11 UNIVERS des LANGUES LES EDITIONS REYNALD GOULET EI1TREPRISES CULTURELLES les éditions françaises i LIS PUBLIC Al IONS' GRAFICOR DECARIE Inc Éditeur les éditions du richelieu Itée Les Editions d’enseignement religieux F.P.R.Inc.TRECARRE Éditions G.Vcrmctte inc L'IMAGE DE L'ART éditions auto-correct-art inc Éditions Deauchemin Itée Didier éditions hurtubise hmh Itée Éditions FM SOCIETE \ deSmanTueÎs scolaires \ [ DU QUÉBEC \ «gwjysssBSg.mm « SK' 12 ¦ Le Devoir, vendredi 27 janvier 1989 Dans les universités Les tests obligatoires de français s’appliqueront partout, non sans quelques grincements de dents PHOTO CHANTAL KEYSER Les universités ont adopté des exigences communes pour améliorer la qualité du français de leurs étudiants.UNIVERSITE D’OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA ARTS VISUELS Le Département dArts visuels offre trois programmes d étude : arts plastiques, photographie, théorie et histoire de l'art.Le Personnel enseignant comprend des artistes professionnels et des historiens d'art : Edmund Alleyn, Olivier Asselin, Tony Brown.Thomas Corriveau, Penelope Cousineau, Thierry de Duve, Philip Fry.Charles Gagnon.Peter Gnass, Ken Lochhead.Gunter Nolte.Suzanne Pasquin.Francine Périnet.Roland Poulin.Leslie Reid.Denis Rousseau.Michael Schreier.Ariane Thézé.Carol Wainio, ainsi que plusieurs professeurs à temps partiel.Pour de plus amples renseignements: 100, avenue Laurier, est Ottawa, Ontario KIN 6N5 Téléphone: 613-564-6588 Allaire DUS ÉTUDIANTS en sciences de l’éducation qui échouent à une dictée.Des jeunes administrateurs fraîchement émoulus des Hautes études commerciales (HÉC) incapables d'écrire une note de service.Les exemples pleuvent décrivant des jeunes diplômés et des étudiants incapables d’écrire convenablement en français.En effet, de nombreux jeunes, qui s’inscrivent à l’université, ne maîtrisent pas le français.Certains font tant de fautes de grammaire, de syntaxe et d’orthographe qu’il est difficile de comprendre ce qu’ils écrivent.Et, comme ce n’est pas à l’université qu’on apprend le français, plusieurs étudiants réussissent à obtenir un baccalauréat, une maîtrise et même un doctorat, sans être capables d’écrire convenablement en français.Face à cette situation, toutes les universités francophones du Québec ont décidé d’adopter des exigences communes.En septembre 1992, toute personne devra réussir Pour les personnes intéressées aux problèmes de l’église et du monde actuel.Cours en droit canonique donnés par: L’INSTITUT DE DROIT CANONIQUE DE STRASBOURG, FRANCE journées d’information Montréal: 3 juin 1989 Québec: 10 juin 1989 renseignements: A.P.D.C.Canada 185 Lallemant, Drummondville, Qc J2B 5B6 1 (819) 478-0728 Al Val Morin Quebec un lest de français avant de pouvoir s’inscrire à l’université.Déjà, l’Université Laval impose des tests de français depuis sep-tembre 1987 et l’Université de Sherbrooke, depuis septembre 1988.L’Université de Montréal emboîtera le pas à l’automne prochain.A l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), ces tests seront imposés en 1992, à l’exception de la Formation des maîtres où l’on commencera à l’automne prochain.De plus, certains départements ont décidé eux-mêmes d’imposer de tels tests.Par exemple, au certificat de journalisme de la faculté d’Éducation permanente de l’Université de Montréal, cette condition a été imposée il y a deux ans.« Les professeurs notaient des problèmes évidents, explique Céline Martin, directrice de ce département.Et comme en journalisme, la langue est un outil essentiel, nous avons fait de la qualité minimale du français une condition d’entrée.» Le test utilisé dans ce département en est un «d’exigence moyenne » et il est administré à des étudiants qui ont complété au moins deux années d’université.Malgré cela, le taux d’échec demeure très élevé.« La première fois que j’ai vu les résultats, j’en ai été estomaquée », poursuit Céline Martin.D’ici 1992, les universités Laval et de Sherbrooke ne refuseront pas les étudiants qui échouent le test de français.Ils sont admis conditionnellement.À Laval, ils doivent suivre un cours de rattrapage en français.S’ils le réussissent, leur admission est officialisée.À Sherbrooke, ils doivent repasser un test après un an.Mais en 1992, ce test de français deviendra une condition d’admission dans toutes les universités francophones du Québec.Un échec à ce test entraînera un refus de l'étudiant.« La Conférence des recteurs et des principaux d’universités du Québec (CREPUQ) a joué un rôle de coordination », explique Robert Thibodeau, responsable du secteur de l’éducation au ministère de l’Enseignement supérieur et de L’ACADÉMIE LAURENTIENNE VAL-MORIN, Québec POUR VOTRE ENFANT D’ABORD À VAL MORIN, À 45 MINUTES DE MONTRÉAL ACADÉMIE LAURENTI EN N E ?Une école privée mixte ?Internat (5 jours) et externat ?Transport hebdomadaire à destination de Laval, Montréal et la Rive-Sud ?Reconnue pour fins de subvention par le M.E.Q.?À caractère international (membre de l’association des écoles internationales) AU PROGRAMME ?Mi-temps académique et sportif ?Enrichissement des matières de base ?L’anglais, langue seconde, durant les périodes non académiques ?Le sport, le plein air, la culture NIVEAUX OFFERTS EN 1989-1990 ?Primaire: 4é, 5è et 6è ?Secondaire: I et II (sec.III en 1990) ?Portes ouvertes tous les dimanches (de 13:00 à 16:00 hres) téléphoner pour l’itinéraire.?Plusieurs places disponibles au primaire ?Nous acceptons les candidatures pour divers postes (soumettre un C.V.S.V.P.) SBSSg* Téléphoner au (514) 669-9068 ou écrire à: ACADÉMIE LAURENTIENNE ÎOOB houl.Des Prairies, suite 102, LAVAL, H7N 2T5 ¦-55».PHOTO CHANTAL KEYSER et LE MARDI 21 FÉVRIER 1989 de 15h à 21 h Visites guidées, renseignements, étude du dossier scolaire Programmes d’études: • Sciences • Sciences humaines et administratives • Lettres • Arts plastiques • Musique SERVICES DE RÉSIDENCES ET • Informatique • Techniques administratives • Techniques du Vêtement • Éducation en services de garde • Éducation spécialisée D'AIDE FINANCIÈRE RENSEIGNEMENTS: 325-0150 7000.rue Marie-Victorin, Montreal (Quebec) H1G 2J6 la la limite de Montréal-Nord et de Riviere-des-Praines, Le Devoir, vendredi 27 janvier 1989 ¦ 13 écoles secondaires, explique Fer- Collège marie-victorin Cours à temps partiel (soirs) •VERRE SOUFFLÉ du 14 février au 23 mai • THERMOFORMAGE du 16 février au 25 mai • NÉON du 15 lévrier au 24 mai Cours de 45 heures 3 heures (1 soir)/semaine Inscriptions et renseignements CENTRE DES MÉTIERS DU VERRE DU QUÉBEC 1200 rue Mill.Montréal H3K283 (514) 933-6849 rmis ME 0 749864 ministère des Affaires culturelles subventionne partie les activités de Espace Verre CMVQ COUPON-RÉPONSE Je voudrais en savoir plus sur l'École internationale de Bromont Nom Adresse ÉCOLE INTERNATIONALE DE BROMONT 3450, rue Drummond, bureau 314 Montréal (Québec) Canada H3G 1V2 Tél : (514)282-6609 Télex: 0-500-62368 Télécopieur: (§14) 499-0988 PORTES OUVERTES LE SAMED111 FÉVRIER 1919 de 10h à 16h et la Science.« Toutes les universités se sont concertées pour adopter un niveau d’exigences similaire, même si les examens varient d’une université à l’autre.Cette concertation était nécessaire pour que les universités n’essaient pas d’attirer des étudiants en ayant des exigences plus faibles en français.Il ne faut pas oublier que leur financement dépend du nombre d’étudiants inscrits.» Les tests de français deviennent donc un signal d’alarme que l’on envoie aux cégeps et aux écoles secondaires.« Tout le monde constate la piètre qualité du français.Tout le monde est d’accord pour améliorer la situation.Nous croyons qu’en posant de telles exigences, cela va commencer à bouger », affirme Fernand Boucher, du bureau du registraire de l'Université de Montréal.étudiants ont une connaissance minimale du français.» Pourtant, malgré des tests que l’on dit « faciles », seulement 58 % des étudiants ont obtenu la note de passage fixée à 50 % tandis que 42 % ont échoué en septembre dernier.Bien sûr, on offre des cours de français aux étudiants qui échouent.Mais on peut se demander si ces étudiants pourront apprendre en quelques mois une langue qu’ils ne possèdent toujours pas après 13 ans de scolarité.Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science, on considère que c’est possible.On s’apprête d’ailleurs à mettre sur pied un programme de formation en français à l’intention des étudiants universitaires.« Des budgets importants seront affectés à ce nouveau programme », affirme Robert Thibodeau.Les « cobayes » de la Révolution tranquille sont moins enthousiastes Dans les organisations étudiantes par contre, on n’affiche pas le même enthousiasme.Selon Luc Trépanier, permanent politique à la Fédération des associations étudiantes de l’Université de Montréal (FAÉCUM), les étudiants sont des victimes du système scolaire.« Nous avons été les cobayes sur lesquels on a essayé de nouvelles méthodes.On s’aperçoit maintenant que les résultats sont désastreux et voilà qu’on nous fait payer la note en nous interdisant l’entrée à l’université.» Certains étudiants affirment même que ces tests remettent en question l’accessibilité à l’éducation.Mais comme le rappelle Micheline Pelletier, doyenne des études de premier cycle à l’UQÀM : « La commission des études, qui regroupe des étudiants, des enseignants et des administrateurs, les a approuvés à l’unanimité.» M.Méthot, vice-recteur de l’Université Laval, répond que ces tests n’ont pas été imposés par pur plaisir.« Nous voulons que les étudiants arrivent sur le marché du travail en ayant une connaissance minimale du français.C’est pour leur plus grand bien, précise-t-il.D’ailleurs, ces tests de français ne sont pas d’une difficulté insurmontable.Us visent à s’assurer que les espace VERRE Par contre, les universités anglophones n’ont pas l’intention d’imposer de tests d’anglais à leurs étudiants.« Nous n’imposons pas de tests aux finissants de cégep, qu’ils soient francophones, anglophones ou allophones », précise Jean-Paul Schuller, du bureau du Registraire de l’Université McGill.« Ces personnes sont largement en mesure d’évaluer elles-mêmes leurs propres compétences.» Pourtant, M.Schuller reconnaît que la langue anglaise ne se porte pas mieux à McGill que la langue française dans les universités francophones.Dans une telle situation, les universités anglophones risquent-elles Les tests: un signal d’alarme envoyé par les universités aux cégeps nand Boucher, du bureau du registraire de l'Université de Montréal.d’attirer davantage d’étudiants francophones et allophones ?Selon M.Thibodeau, du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science, « la concurrence entre universités francophones et anglophones est souhaitable.Et, dans un contexte de libre-échange, ajoute-t-il, les finissants « bilingues » de McGill auront peut-être plus de facilité à se trouver un emploi.» ÉCOLE INTERNATIONALE DE BROMONT Cours primaire, secondaire et postsecondaire menant à l’obtention du Baccalauréat international Pensionnat pour garçons et pensionnat pour filles 14 ¦ Le Devoir, vendredi 27 janvier 1989 inné Lalande LA PORTE s’ouvre brusquement et un courant d’air froid chargé de rires et de cris s’engouffre dans la grande salle qui sent bon le pain doré, la craie blanche et le plancher frais lavé.En habitués, les enfants se dirigent vers le vestiaire en lançant de sonores bonjours à la ronde et reviennent s’asseoir aux grandes tables où les attendent des cahiers ouverts et des crayons fraîchement taillés.Où les attendent surtout, l’allure réservée mais l'oeil attendri sous les cheveux gris, soeur Priscille, soeur Jeanne, soeur Cécile, soeur Alberte, soeur Jeannine .Il est 15 h 30 et nous sommes au Baluchon, un service d’accompagnement éducatif situé au sous-sol de l’Église St-Irénée dans la Petite Bourgogne.Créé il y a six ans par la Conférence religieuse des communautés du Québec, le service accueille des élèves du primaire et du secondaire qui ont de la difficulté en classe, ou qui cherchent simplement un endroit tranquille pour travailler après l’école.Chaque jour, des dizaines d’enfants s’y rendent assurés de pouvoir compter sur le support de bénévoles compétents et attentifs.30 bénévoles Ces bénévoles, une trentaine.Bien des jeunes visitent les religieuses du «Baluchon» pour étudier en paix viennent presque exclusivement de communautés religieuses : Soeurs Ste-Croix, Congrégation Notre-Dame, Frères des Écoles Chrétiennes, Soeurs Ste-Anne,Soeurs du Bon Conseil.Des soeurs surtout et quelques frères, professeurs de carrière, encore sur le marché du travail ou déjà à la retraite, et animés par le désir d’être utiles.« Nous devons nous recycler constamment, fait remarquer la directrice du Baluchon, Soeur Jeannine Berger, c.n.d.Nous nous arrangeons pour obtenir les volumes.Comme nous apprenons plus vite que les enfants nous gardons notre avance.» Mais elle avoue que ce n’est pas toujours facile de trouver des bénévoles.La bonne volonté ne manque pas, mais elle ne suffit pas.« Il nous faut des gens qualifiés, qui ont des aptitudes et de l’expérience et, bien sûr, qui aiment les enfants.» Et ce n’est pas non plus parce qu'on accueille des enfants qui autrement seraient seuls à la maison qu’on doit servir de garderie.« La tentation est forte pour les parents, fait remarquer la directrice.Et ça peut sembler dur de refuser une élève parce qu’elle doit garder son petit frère.Mais si on cède une fois, on ne fournira plus.Ce qu’on offre c’est un endroit où on peut étudier dans le calme et compter sur de l’aide, au besoin.» Une sorte de salle d’étude, mais en dehors des murs de l’école.La discipline, la propreté et l’application y sont à l’honneur.En prime, une bonne collation, des tableaux d’honneur pour encourager les efforts, et des cours d’artisanat, de tricot ou de couture pour meubler les après-midis sans classe et les soirées sans devoirs.Chacun son métier Le Baluchon est situé dans un quartier particulièrement défavorisé de l'Ouest de Montréal : pauvreté souvent héréditaire, familles brisées, violence omniprésente, enfants mal aimés.Certains reprochent d'ailleurs au Service de ne pas assez tenir compte de ce dur milieu où doivent se débattre leurs jeunes protégés.Un milieu qui n’est certes pas étranger aux difficultés scolaires qu’ils rencontrent.« Nous en tenons compte, assure pourtant soeur Jeannine Berger, mais nous ne pouvons régler tous les problèmes.Nous faisons ce que nous pouvons, ce qui est de notre ressort.Par exemple, quand on sait que la collation servira de souper, on double discrètement la portion et on glisse aux enfants des petits sacs à apporter à la maison.» Mais Le Baluchon a pour politique de ne pas forcer la confidence.« On sait que certains enfants vivent des drames, raconte soeur Jeannine Berger : la mère de l’un d’entre eux s’est suicidée l’an dernier, les deux parents d’une autre fillette se sont retrouvés en prison récemment.Avec eux on essaie d’être plus tolérant et s’ils nous en parlent, on les écoute, mais on ne cherche pas à les faire parler.Ce n’est pas notre rôle.» D’ailleurs la plupart des enfants sont déjà suivis ailleurs.Le Baluchon est en lien étroit avec les membres du CESSO (Chrétiens engagés socialement dans le Sud-Ouest) impliqués dans plusieurs organismes du quartier.On préfère donc diriger les enfants vers les services appropriés.Aide aux jeunes immigrants Le jour de son ouverture, le 9 janvier 1983, le Baluchon a reçu neuf enfants dans une petite partie du sous-sol de l’Église Saint-Irénée.À la fin du mois, ils étaient 18.En six ans, quelques centaines d’enfants y sont passés.Le Service occupe aujourd’hui presque la totalité du sous-sol, et l’espace est bien occupé : petits bureaux, salle pour le primaire, salle pour le secondaire, salle d'activités, cuisinette, vestiaire .Le reste est réservé à la Société Saint-Vincent-de-Paul.Les enfants du primaire viennent des écoles environnantes.Ils arrivent après la classe, vers 15 h 30 et repartent à 16 h 30.C’est ensuite le tour des jeunes du secondaire qui viennent des quatre coins de la ville.Des immigrants pour la plupart, qui cherchent un support pour surmonter la barrière linguistique et arriver à suivre le programme régulier.C’est le frère Rodrigue Cyr, f.é.c., qui, avec l’aide de quelques autres bénévoles, se charge d’eux.Et son rôle ne se borne pas à expliquer un problème d’algèbre ou à corriger une composition française.« À leur arrivée, les immigrants sont complètement démunis, explique-t-il.Ils ne connaissent ni la langue, ni la culture.Il m’est souvent arrivé de remplir différents formulaires gouvernementaux, divers documents dont un testament, de servir d’interprète.I ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE DU CANADA Interprétation Décoration Technique Ecriture AUDITIONS DATE LIMITE DES INSCRIPTIONS 15 FEVRIER Pour plus de renseignements, prière d'écrire ou de téléphoner a Ecole nationale de théâtre du Canada 5030.rue St Denis Montréal.Oc H2J 2L8 Tél.: (514) 842 7954 PHOTO CHANTAL KEYSER Créé il y a six ans, Le Baluchon, un service d’accompagnement éducatif situé au sous-sol de l'église St-Irénée dans la Petite Bourgogne, accueille des élèves du primaire et du secondaire qui ont de la difficulté en classe, ou qui cherchent simplement un endroit tranquille pour travailler après l’école.onjérencGS l ducû lion de la FÉDÉRATION DES CÉGEPS | LA MONDIALISATION DE L’ÉCONOMIE ï ET SON IMPACT SUR L'ÉDUCATION = par M.Bernard LANDRY — professeur au Département des sciences administratives de TU.Q.A.M.^ et expert-conseil en économie internationale r Le vendredi 24 février 1989 E de 9 h 30 à 12 h Hôtel Hilton Québec — Salon Portes du Palais r ENTRÉE LIBRE LAISSEZ-PASSER OBLIGATOIRE — Disponible au (514) 381-8631 poste 342 Le Devoir, vendredi 27 janvier 1989 ¦ 15 / PHOTO CHANTAL KEYSER Chaque jour, l’allure réservée mais l’oeil attendri sous les cheveux gris, soeur Priscille, soeur Jeanne, soeur Cécile, soeur Alberte, et soeur Jeannine attendent leurs jeunes amis.vinyle, les chaises, les bibliothè- et, à l’occasion, de confident.Un service gratuit Les services du Baluchon sont gratuits, à l’exception d’un petit $ 2,50 par session pour défrayer la laine, les aiguilles, le fil, les crayons, etc., qui servent aux activités éducatives.Pourtant, il ne reçoit aucune aide gouvernementale.C’est un OSBL (organisme sans but lucratif) financé à 84 % par les communautés religieuses.Le reste provient d’une fiducie charitable.L'argent recueilli sert à payer le loyer ($ 1,000 par mois) et les frais administratifs.Il faut aussi renouveler régulièrement les livres scolaires, acheter du matériel.Il a fallu acheter un peu d’équipement comme une machine à écrire et une photocopieuse.Quant au reste, les longues tables recouvertes de ques, objets disparates mais propres et fonctionnels, ils ont été fournis par les communautés impliquées.Le Baluchon n’a pas besoin de publicité.Le bouche-à-oreille s’en charge.Les enfants en parlent à leurs camarades, les parents le recommandent à d’autres, les professeurs assurent qu’ils reconnaissent les élèves qui fréquentent le Baluchon à cause du soin apporté au travail, de la propreté des cahiers de devoirs.« Un jour, le conseil d’administration a envisagé de fermer le Service, rapporte Soeur Jeannine Berger.Cette décision a soulevé un tollé de protestation de la part des parents.Et, savez-vous ce qu’a dit le curé de la paroisse ?Qu’il y avait plus d’avenir en bas, au Baluchon qu'en haut, dans l’église ! » C’est quand même mieux qu’un bingo ! STAGE HAITI ETE 1989 SENSIBILISATION au développement International, organisé par l'Association québécoise pour l'avancement des Nations unies.• Contacts avec la population Visites de projets communautaires Intégration dans une communauté rurale Échanges sur le développement Départ lin juin 1989 • Durée 4 semaines • Inscription avant le 20 février 1989 • Les dépenses sont à la charge des participants N.B.: les modalités de paiements se (ont avec une agence de voyages.RENCONTRE D'INFORMATION POUR RENSEIGNEMENTS: Date à confirmer Montréal: Isabelle Nault (514)568-8519 Date a confirmer Pierre Dextrose (514) 659-5233 au 523-7447 Gatineau: Suzanne Bédard (819)568-8519 ___ __„_ Québec,Beauce: ClarissePoullot (418)397-6982 OU 659-5233 Saguenay: SolandeLavoie (418)662-4133 DATE ET DURÉE ?Dans les Cantons de l’Est "••fcC à 120 km de Montréal f et 50 km de Sherbrooke COURS SECONDAIRE I à V PENSIONNAT POUR JEUNES FILLES: — à la semaine — approfondissement de l'anglais — transport organisé Séances d'informations pour tous et examens d'admission pour 1re Secondaire — dimanche, 15 janvier 1989, à 13 h 30 — dimanche, 19 février 1989, à 13 h 30 — dimanche, 9 avril 1989, à 13 h 30.^Pensionnat bes Urôulines 26, RUE DUFFERIN STANSTEAD, QUÉBEC JOB 3E0 TÉL.: 819-876-2180 Du matériel de «classe LA VIE UN ÉQUILIBRE À MAINTENIR LAVIE • U*- » Z P « J ‘W H nels de la piste viennent aussi y préparer un nouveau numéro.Plus de 50 % des formateurs ont déjà fait battre des mains au cours de fêtes foraines.Ici, on donne même ce qu’on n’a pas ! Des protocoles d’entente avec la Chine, la F rance et Cuba favorisent les échanges.En cours, des négociations avec la Russie.Une contorsionniste chinoise passera l’hiver à l’ÉNC.« J’aurais aimé envoyer mes six petits en Chine.Hélas, c’était plus facile de faire venir la formatrice.» La relève Le cirque, une activité parallèle pour les enfants ?Jan Rok Achard hésite : Il n’y a à peu près rien dans les écoles publiques.Pourtant, ça pourrait très bien s’intégrer aux cours d’éducation physique.Il y a des potentiels, des aptitudes qu'on peut développer que lorsqu’on est enfant.Comme on dit d’un cheval, c’est une façon de le débourrer tranquillement.Je regarde l'expérience au National Ballet de Toronto : les cours académiques ne sont pas appauvris parce que les jeuneslsont en spécialisation.Je souhaite que, d’ici trois ans, l'ÉNC offre la formation élémentaire.Mais on va y aller lentement.Parce qu’on veut que ça fasse boule, mais pas boule de neige.Former un acteur de cirque, ça coûte cher.Le prix d'un médecin.•< Mais l’État en veut-il une école de cirque ?C’est la question qu'on lui pose.» La réponse du ministère des Affaires culturelles (MAC) est excellente.Au moment de son incorporation, l'École avait reçu une subvention de $ 40,000.Trois ans plus tard, le MAC versait $ 180,000.Peu d’entreprises ont reçu pareille manne.« Reconnaissons qu'ils sont le fun là-dedans.Ils ont reconnu notre énergie, notre rigueur et notre crédibilité.C’est évident que la renommée du Cirque du soleil a joué.À New York, à Washington, ce n’était pas The Circus of the Sun, c'était le Cirque du soleil.Les drapeaux du Québec et du Canada flottaient au-dessus de tout ça.Par rapport au rayonnement, ça coûte quoi soutenir cette ambassade à Paris ou à New York ?» Le MAC a passé le chapeau; le Conseil des arts du Canada, lui, se laisse tirer l’oreille.
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