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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1989-04-08, Collections de BAnQ.

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«g .æt LA LIBRAIRIE DU VOYAGE • Guides ¦ Caries routières ¦ Accessoires le dimanche 41 *t> S.tnt IVn s Montrea Mo»t Roy.» 1208 Saint Dems Btm 560 President Kennedy M.V.n S43 444 ' TT .'84 98 s « 084 0443 Montréal, samedi 8 avril 1989 Lettres québécoises François Barcelo est grand conteur.Son dernier roman, Nulle part au Texas, démarre aussi vite que la voiture qu'il se fait voler dès les premières pages, le laissant dans une situation plutôt gênante Page D - 3 Le feuilleton Une biographie de Tristan Bernard, l'homme le plus spirituel de la terre, abondamment documentée, mais aussi le tableau d'une époque.L'homme était aussi un romancier important.Tristan Bernard raconté comme il méritait de l’être Page D - 3 La BD à l’honneur À l'occasion du 5e Festival de la bande dessinée, notre collaborateur Jean-Louis Dufresne a interviewé deux grands de la bd, F'Murrr et Tardi.Les deux ont sorti leur plume pour les lecteurs du DEVOIR Pages D - 4 et D-5 Anecdotes saugrenues Jean-Éthier Blais a lu le dernier Marcel Rioux.Le grain de sel y est, écrit-il, mais il faut y ajouter une portée humaine qui donne son sens plénier à l'anecdote.Page D - 6 Cassiopée est happée dans l’engrenage du succès La première oeuvre de Michèle Marineau pour la jeunesse est couronnée du Prix du gouverneur général DOMINIQUE DEMERS AVANT DK RECEVOIR le Prix du gouverneur général, catégorie littérature jeunesse, Michèle Marineau n’avait pas de manuscrits poussiéreux dans ses tiroirs.Elle n’avait jamais essuyé de refus d’éditeurs et n’avait jamais été interviewée.À 33 ans, Cassiopée ou l’été polonais est son premier roman.Assise bien droite sur sa chaise, elle laisse le premier soleil du printemps lui lécher gentiment les joues.Comme Cassiopée, Michèle Marineau a tout de la fille saine, sage et simple.Mais il faut se méfier de ces genres tranquilles à l’air faussement banal.Comme Cassiopée, Michèle Marineau s’impose.Sans forcer la note, sans faire exprès, elle vous oblige à la découvrir.Un grand rire franc, quelques sourires exquis, des étoiles de ferveur allumées dans ses prunelles et vous voilà séduit.C’est sa première entrevue.Elle n’a pas appris à servir des phrases fignolées préparées d’avance pour faire impression.Elle ne lance pas de ces petites bombes qui font bien lorsqu'on les glisse dans un article.Elle écoute attentivement les questions, s’interroge quelques instants en réfléchissant, pas gravement mais posément, attentivement.Et elle plonge, d’un coup, pour le meilleur et pour le pire, sans hésiter, sans jamais calculer, avec cette authenticité désarmante qui a fait de Cassiopée l’héroïne coqueluche des adolescents québécois.Le Prix du gouverneur général ne l’a pas prise au dépourvu.A vrai dire, elle s’attendait un peu à ce que son roman échoue sur la table du jury.Il y a un an, quelques heures après avoir laissé son manuscrit chez Québec/Amérique, la sonnerie du téléphone l’a presque reveillée.Le soleil venait de se lever et Raymond Plante, alors directeur de la collec- Michèle Marineau a tout de la fille saine, sage et simple.PHOTO JACQUES GRENIER tion jeunesse/romans, lui annonçait que Cassiopée ou Tété polonais serait imprimé dans quelques semaines et qu’elle avait de bonnes chances d’être finaliste au Prix du gouverneur général.Ce qui impressionne vraiment Michèle Marineau, ce qui la flatte et lui met du rose aux joues, c’est l’engouement des adolescents pour son hé- roïne.Lors des rencontres d’auteur dans les écoles, des élèves s’attar dent, attendant d’être seules avec l'auteur pour s’exclamer : « Corn ment t’as fait ?Pour deviner .» Michèle Marineau ne croyait pas mi ser si juste.« Je pensais rejoindre une petite catégorie de jeunes seulement.Les studieux, les bons lecteurs, les sages dans le fond.Et voilà que les profs me disent que leurs durs, les grands en manteau de cuir, lisent Cassiopée et trouvent l’histoire émouvante.Des élèves de secondaire 3 m’écrivent pour dire que c’est le premier roman qu’ils ont réussi à lire de la première à la dernière page et qu’ils auraient envie d’en lire d’autres.C’est fantastique ! « Les jeunes disent qu'ils aiment Cassiopée parce que ce n'est pas bébé.Plusieurs d’entre eux ont lu John Irving, Arlette Cousture et Ré gine Desforges et ils trouvent les b vres jeunesse trop jeunes justement.Les moins bons lecteurs sont heu reux parce que l’écriture est simple même si c’est travaillé.» Aujourd’hui, elle signe des auto graphes en souriant mais les premières semaines de sa vie d’auteur sen taient le fiasco «Je devais être naïve.Je m’attendais vraiment à ce que quelqu’un d’autre que mes pa rents et mes amis me parle de mon livre.J'avais l'impression qu'à la sor tie d'un roman il se passait quelque chose.Aujourd’hui, je suis résignée en littérature de jeunesse, on ne fait pas d'éclats.» Ce qui n'a pas empêché le premier tirage d’être épuisé en quelques mois.Communication Jeunesse a retenu le titre dans sa sélection annuelle et, à partir de là, Cassiopét' ou Tété polonais s'est fait happer par l’engrenage du succès En littérature jeunesse, l’ultime triomphe, c’est d’être choisi par les élèves comme au leur invité.Michèle Marineau ne connaissait même pas l'existence de ces tournées scolaires lorsqu'on l'a invitée à venir rencontrer des grou pes d'admirateurs « Ça, c’est gros 1 dit-Michèle Marineau.Un prix, c’est merveilleux, mais c’est décerné par un jury d’adultes : ils peuvent aimer un livre sans que les jeunes partagent leur opinion.» Michèle Marineau rêvait d’être médecin mais deux ans à la Faculté lui ont permis de découvrir qu'elle préférait les gens sur papier.Elle s’est recyclée en traduction et en histoire de l’art et, après 11 années dans l’édition, à corriger les récits des au très, elle a décidé qu’il était temps d’être auteur à son tour.« J’ai tou jours voulu écrire.J'avais l’impression que ma vie serait ratée si je n’é- Volr page D - 2 : Cassiopée Paul Ohl, le romancier des civilisations L’eau PHOTO JACQUES GRENIEP Paul Ohl ne fait pas professsion d’historien.Il ne revendique qu'une chose : l'authenticité des lieux et des décors comme toile de fond.FRANCE LAFUSTE PAUL OHL serait-il le nouveau Michener ou Clavell du Québec ?Avec la parution de son deuxième roman, Drakkar ou le roman des Vikings de l’an 1000 et dans l’attente de tous ceux qu’il concocte en douce sur les Incas et l’Afrique, il est naturel de se poser la question.Sans avoir ces prétentions, Paul Ohl conserve l’assurance tranquille d’un écrivain convaincu de prendre une place encore inoccupée au Québec, celle du romancier des civilisations.Le premier de la série portait le nom du sabre des Samouraïs, Katana.Un roman extrêmement documenté sur l’univers féodal japonais du 17e siècle.Paul Ohl, l’athlète, le karatéka, le patineur de vitesse en surprit plus d’un.Non, Paul Ohl, directeur des sports au ministère des Loisirs, auteur de plusieurs essais polémiques sur le sport et la boxe ne fréquentait pas que les gymnases mais il savait aussi tenir sa plume.Mieux, il savait se tenir dans les salons où l’on cause.Sacrée étiquette qui vous colle à la peau, dit-il aujourd’hui.Faut-il avoir le physique de l’emploi, surtout pas des épaules de gladiateur, fumer deux paquets de Gitane par jour et souffrir de ce mal auguste, l’angoisse de la page blanche pour être accepté dans les cercles littéraires ?demande-t-il avec humour, seule porte de sortie.Comment oser dire parfois qu’on lit Michel Strogoff et des bandes dessinées ?N’empêche.Paul Ohl reconnaît que dans Katana il s’est imposé un travail de titan pour ne pas déchoir.Saurait-il organiser ses idées pour écrire un roman, lui qui s’était surpris à faire parfois quelques envolées dans ses essais et qui se savait intimement convaincu d’avoir la maîtrise de l’écrit ?Tels furent les doutes de cet homme habité par une nouvelle passion.Excessivement zélé avec Katana, Paul Ohl dit avoir trouvé avec Drakkar, la voie du juste milieu et en quelque sorte une vitesse de croisière.Les détails historiques et techniques font place à un langage prophétique, emprunté au rêve et à la magie.Pour Paul Ohl, il ne pouvait en être autrement : « On est en l’an 1000, dans un Moyen Âge tout d’insécurité et de noirceur, dans une Europe marquée par la Grande Peur, celle de la F’in des temps, explique-t-il.Au même moment, dans les pays du Nord, il y a des peuplades qui vivent dans cette mythologie Scandinave païenne, faite de croyances très étranges; les gens imaginent des fantômes et des revenants et ils cherchent à se faire interpréter leurs rêves.Je me devais de rendre une époque telle qu’elle était.» Paul Ohl ne fait pas profession d’historien.Et s’il revendique une seule chose, c’est bien l’authenticité des lieux et des décors comme toile de fond.Une exigence qui de son avis relève du funambulisme : ne pas trop verser dans les détails et l’accumulation des personnages réels, ne pas tomber non plus dans l’imaginaire, au détriment de l’histoire.Ce qui explique pourquoi, après l’avalanche de personnages historiques de Katana, seuls Gerbert d’Aurillac, le pape de l’an 1000, et le roi Olaf Trygg soient les seuls personnages réels.S’il a choisi cette fois-ci le Moyen Âge, c’est parce que cette époque de l'ombre exerce un attrait immense. preuve, ajoute-t-il, le succès des romans de Jeanne Bourin dont il admire la minutie du détail et ceux de Umberto Ecco.« Ils ont si bien fait passer cette raie de lumière dans cette zone d’ombre assez terrifiante.Moi aussi, j'avais envie d’imaginer un peu ce qu’elle pouvait être.» Pourquoi les Vikings après les Nippons ?Paul ( )hl fait là un retour à une enfance nourrie de cinéma, autant à Strasbourg où il vécut jusqu’à l’âge de 11 ans qu'à Montréal où ses parents vinrent s’établir en 1951 ; « J’ai toujours été un « bum » de cinéma, dit-il et je vois avec une égale candeur tous les films ou presque, des navets au chefs-d’oeuvre.Le cinéma est une source de question-nemenLs que j’ai laissé traîner.» 1958 donc : il voit Les Vikings, avec Kirk Douglas et Tony Curtis.« Ce film a laissé une très grande impression sur ma mémoire visuelle.Mais il y avait tout le reste; tout ce qui émergeait d’un passé très lointain a habité mon grenier personnel, se plaît-il à dire en jonglant avec la métaphore.J’ai traîné pendant des années ces images choquantes d’un peuple barbare à première vue.Jusqu’à la grande découverte.Celle de la beauté, de la sérénité, de l’organisation, de la propreté, de l’esthétique ».C’était en 1975.Paul Ohl découvrait la Scandinavie.« Barbares et sanguinaires, les Vikings avaient aussi leurs poètes merveilleux, des marchands rusés et les plus grands navigateurs de tous les temps; des gens qui parvenaient à vaincre leurs peurs, y compris celles des abysses et de la baleine qu’ils n’osaient appeler que Grand poisson.Ces gens-là disaient à l’époque où l'Europe chrétienne croulait sous la peur des Temps derniers (une incursion au Voir page D - 2 : Paul Ohl dans l’encrier Prix Robert Cliche en 19H6 pour Love Story, Jean-Robert Sansfaçon écrit dans L’eau dans l’encrier l’histoire d’un journaliste, de sa vie amoureuse, professionnelle, de ses espoirs et de ses passions.JEAN-ROBERT SANSFAÇON MOI C’EST R EN ft E, j’ai trente-six ans.Deux années ont passé depuis notre première rencontre.Deux ans c’est si peu, je n'ai rien oublié.D’en parler maintenant me permet d’exorciser ce passé trop présent.J’avais vécu toute mon adolescence comme une grande orgie d'émotions.Je ne me souciais que d'une chose : séduire ! Toutes les nuits j'étais amoureuse.De cette forme d’amour qui n’existe que par la crainte de le voir s’évanouir.L'amour je m’en étais nourrie.Comme aux gros seins de ma mère.Un besoin vital.Déchirant.Écrasant.Toutes les femmes ont connu ça. un moment ou l’autre de leur vie.Moi c’était toutes les nuits.Quand j’en-Volr page D - 2 : Inédit S Is LOUIS MÛRISSE X ta ouït Louis Morisset, qui fut un auteur intarissable, n’aurait laissé de sa verve aucun témoin palpable si sa compagne, Mia Riddez Morisset, n’avait rassemblé ses plus beaux contes dans ce livre.176 pages— 14,95$ Stankjé les éditions internationales alain stanke Itee.2127.rue guy.inontreal h3h 219 (514) 935-7452 D-2 ¦ Le Devoir, samedi 8 avril 1989 L • le phi sir des ivres 4 Inédit Jean-Robert Sansfaçon tends une femme dire qu’elle aime trop ou qu’elle a trop aimé, il me semble qu'elle a laissé quelqu’un d'autre lui fouiller l’âme jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien.Elle ne s’est pas donnée, elle ne s’est jamais appartenu.Comme je ne m’appartenais pas moi-même.Le désir et l’amour sont des choses différentes.Je sais ça maintenant.Il in’a fallu visiter les extrêmes.Susciter chaque nuit le désir des hommes sans jamais connaître l’amour.Pour comprendre.L’abandon.Les hommes le savent, eux.Depuis toujours.Même si le plus souvent ils s'empêtrent quelque part en tre les deux, entre le désir assouvi et l'amour retenu.Il me semble.Vers l’âge de vingt-cinq ans j’ai cru comprendre.Et j’ai conclu.Bien hâtivement.Pas un de ces hommes de qui j’avais tant attendu ne me sérail d’un quelconque support.Ce que j’avais confondu avec l’amour n’était qu’un manque, jamais comblé.Alors j’ai voulu tourner la page.L’amour vécu comme un abandon, c'était trop.Je ne m’en remettais jamais.Toute ma jeunesse y était passée, sans qu’il en reste rien.Ça n'a pas été simple.Je me suis isolée à la campagne.J’ai tout investi dans le travail.Tout.Il m’a fallu dix ans pour faire ma place.J’y suis parvenue.J’étais désormais convaincue, ou plutôt je m’efforçais de l'être : on ne se débarrasse pas de son vieux chien malade si facilement.Je me répétais : Être aimée par un homme, pourquoi ?Qu’est-ce qu’un homme peut m’apporter que je ne puisse découvrir moi-même ?Je me croyais devenue forte et décidée.Pas un homme, pas une femme ne me ferait reculer.Ni ne me séduirait au point de me faire perdre mon temps.De l’engourdissement voluptueux et douloureux de mes amours insatisfaites j’avais basculé dans le nuage plus confortable du travail.Là où le temps passe si vite.Mais il m’arrivait de ne plus savoir où j’en étais.Les hommes ne me servaient plus qu’à assouvir mon désir.Je voulais leur ressembler.Devenir comme eux.J’ai réussi.Je suis même devenue mieux qu’eux, parce que je n’éprouvais pas leur besoin terrible, étouffant, d’etre maternée.+ Cassiopée crivais pas mais je n’osais pas.Je n’en parlais même pas.Ça fait tellement prétentieux de dire bon, maintenant, je vais écrire.J’avais envie d’écrire le roman que j’aurais aimé lire à 15 ans.Je voulais présenter une adolescente habitée par les craintes que j’ai vécues.Mais j'avais peur.Je me disais que les adolescents d’aujourd’hui sont trop différents de moi, il y a 20 ans.En parlant avec un amie, mère d’adolescents, j’ai découvert que ça n’a pas changé : ils ont les mêmes peurs, leur monde n’est pas nécessairement plus ouvert, il y.encore une.foule de tabous Ils font l’amour plus jeunes, peut-être, mais l'expérience n’est pas nécessairement heureuse.« Cassiopée a presque 15 ans.Ne me demandez pas ce que veut dire son nom.Tout ce que Cassiopée sait, c’est qu'elle le déteste.Elle est de la génération des noms bizarres.Des tas d’enfants, comme ça, ont le fardeau d’être extraordinaires et originaux pour répondre aux attentes de leurs parents Cassiopée quitte ses parents pour la première fois, elle découvre l’amour et sa sexualité s’éveille.J ’aime bien les livres des premières fois ! Elle apprend que la vraie vie, ce n’est pas comme dans les livres mais elle décide aussi que c’est très bien ainsi Je voulais, avec Cassiopée, donner l’exemple d’une adolescente qui n’est pas nounoune et qui peut dire non.Je me suis longtemps demandé si Cassiopée allait faire l’amour.Cassiopée dit : Non, pas tout de suite.Je ne suis pas prête.C’est un vrai choix.Elle dit non et c’est correct, ça ne déclenche pas la fin du monde.» Adolescente, Michèle Marineau ressemblait à Cassiopée.Sage en apparence.Une grande lectrice.Quinze livres par semaine sans crampes à la cervelle.De Jules Verne à Enid Bly-ton en passant par les romans scouts et les Marabout mademoiselle.Aujourd’hui, elle met autant d’ardeur Le SACRA présente l'événement Du 22 avril au 1er juin 1989 UBU CYCLE par le théâtre UBU Salle Fred-Barry du 22 avril au 13 mai EXPOSITION La 'Pataphysique d'Alfred Jarry au Collège de 'Pataphysique Galerie de l'UQAM du 5 au 28 mai COLLOQUE Galerie de l'UQAM du 8 au 12 mai CINÉMA Cinémathèque québécoise du 16 au 21 mai MUSIQUE Chapelle du Bon Pasteur du 28 mai au 1er juin INFORMATIONS: SACRA Direction artistique: Line Mc Murray c.p.382, suce."D", Montréal H3K 3G6 dans récriture.Cassiopée ou l'été polonais a été bouclé en quatre mois.La suite — et fin — est déjà sur papier.Et des tas d’autres idées mijotent à bon bouillon.« J’ai envie de présenter des jeunes confrontés à des situations nouvelles.Voir comment ils réagissent.Des personnages qui ont une part d’humour.Pour montrer que tout n’est pas si tragique même si ça peut l’être.Ce qui compte, c’est que ce soit des livres qui vibrent, qu’il y ait de l’émotion.» Au fil des précieux commentaires que lui confient ses lecteurs, Michèle Marineau a fait une grande découverte.Elle est tombée sur quelque chose de gros, d’imprévu, d’étonnant et de troublant.« On reçoit des tas de commentaires de jeunes qui ont aimé le roman parce qu’ils s’identifient à l’héroïne mais ça va parfois plus loin.Des enseignants ont demandé à leurs élèves de choisir le personnage le plus sympathique dans Cassiopée.En justifiant leur choix, les élèves me confient ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont vécu, ce qui les a émus dans le roman.En écrivant, on éveille des tas de sentiments chez les gens.Ce n’était pas toujours prévu.Pour moi, au départ, écrire était un divertissement mais ça va beaucoup plus loin.Ça m’a fait découvrir que ce que j’ai écrit est plus important que je ne croyais.Et, en même temps, que j’ai plus de responsabilités que je pensais.» Michèle Marineau écrira probablement de nombreux romans pour la jeunesse.Pour adultes, elle concocte quelques polars aux intrigues tellement bien enchevêtrées qu’il faut des tableaux pour ne pas s'y perdre.Pourquoi s’adresser d’abord aux jeunes ?« J’ai deux enfants d’âge préscolaire.Alors, en plus d’écrire pour l’adolescente que j’étais, j’aime bien inventer des histoires pour ces adolescents que j’aurai un jour.Au lieu de faire des grands discours sur la vie et l’amour et les relations parents-enfants à l’heure où les adolescents sont presque toujours confrontés à leurs parents, il y aura Cassio- pée.Et s’ils me trouvent vraiment horrible, peut-être découvriront-Us, en lisant le roman, que leur mère n’est pas si mal après tout.» 4 Paul Ohl monastère de St-Ouen et à Rouen, ville normande située sur la route stratégique des invasions vikings par la Seine résume à elle seule les peurs de l’Apocalypse) : « Là où va le soleil, nous allons.» Et le soleil, c’est après le Groenland et l’Amérique du Nord, le Mark land et le Vinland comme ils l’appelaient, en Islande qu’ils le trouvent.Du moins dans ce Drakkar où Paul Ohl rend hommage au « plus grand scalde de l’Islande moderne, Halldor Kiljan Laxness », prix Nobel de littérature en 1955.« J’ai fait de l’Islande mon symbole personnel de liberté et d’indépendance.Et là, je ne nie pas un certain parallèle avec le Québec, un lointain symbole avec ce qu’un peuple peut faire lorsqu’il est presque au bord de la disparition.L’Islande est le seul peuple de la terre, à peine 240 000 habitants, à avoir conservé le vieux norrois, la langue des Vikings.C’est un peuple très cultivé, qui lit énormément et Laxness est un des plus grands écrivains du siècle mais le fait qu’il soit islandais l’a écarté du jet set anglais, français et allemand.» Est-il utile d’ajouter que Paul Ohl voyage beaucoup ?Utile aussi de dire que la série de romans sur les civilisations demande une grande discipline ?: « J’ai trouvé une voie qui me permet de cheminer entre 24 et 36 mois par roman.Ça veut dire une technique de travail, une façon de voyager, d’organiser la recherche en fiches et en notes et de planter mon décor.Le temps d’écriture à proprement parler se situe alors entre un an et 15 mois pour chaque roman.J’en ai donc pour 12 ou 15 ans.» Apothéose de l’inutile ?s’interroge-t-il.Non, simplement 1000 ans d’histoire, en guise de testament.» Tirage limité d’un trésor de l’enluminure DUBLIN (Reuter) - Le manuscrit de Kells, trésor national irlandais considéré comme un des plus belles enluminures au monde, va être imprimé près de 12 siècles après avoir sa réalisation.La première édition en fac-similé et en couleur va être mise en vente Université de Montréal Pleins feux sur le Québec d'aujourd’hui • Une approche multidisciplinaire • Un vaste choix de cours • Une équipe exceptionnelle de professeurs et d'invités parmi les personnalités marquantes de notre milieu.le programme d'études québécoises s adresse à toute personne désireuse de comprendre les enjeux du Québec d'aujourd'hui et d enrichir sa formation dans une perspective multidisciplinaire Directrice du programme Lise Gauvin Veuillez m'envoyer votre dépliant Nom/Prénom Adresse Ville Code postal pour la somme de $ 16,000 l’exemplaire a partir de 1990, a annoncé cette semaine un porte-parole de la faculté Trinity de Dublin.Le livre, texte en latin abondamment illustré des quatre évangiles rédigé par des moines irlandais en l’an 800, est conservé dans la bibliothèque de la faculté.Des tirages limités d’environ 1,500 exemplaires seront vendus à des collectionneurs privés et à des bibliothèques en Europe et aux États-Unis.Rencontres GU Y LAINE GILLET-CIMON et Micheline Gillet Desmartis, auteurs de Un jardin bien pensé, guide d’aménagement paysager, publié aux éditions Intermondes, seront à la librairie Hermès, le vendredi 14 avril de 17 h à 19 h, pour rencontrer le public.A la fragile Place aux poètes, qui se tient à la Folie du large (1021, rue de Bleury), Janou Saint-Denis reçoit, mercredi soir à 21 h, Patrick Cop-pens.Cet écrivain et critique est responsable du module « Langue et littérature » au Service documentaire multimédia depuis 1968.Il collaboré au Jour, à Culture vivante, au DEVOIR, à Moebius, à Liberté, à Vice versa, etc.Il est également président-fondateur de la Société littéraire de Laval.Son neuvième livre, Houle idéal, illustré par Roland Ci-guère, est publié aux éditions du Noroît/La Table rase.— G.F.r \ Evitez la fumée ^ Lat Pour mieux ÇJi^ respirer KSLJ Retourner à: Secretariat des programmes facultaires Faculté des arts et des sciences Université de Montréal C P 6128.succursale A Montréal (Québec) H3C 3J7 Tél.(514)343-7327 Ê: Désirons acheter ^ H livres «encore utiles» ¦ fff Tél.: 845-5698 1 ¦ LA GRANDE LIBRAIRIE A CONNAITRE ¦ 251 Ste-Catherine E.Fiction et biographies 1 Juliette Pomerleau Yves Beauchemin Québec/ Amérique (D* 2 L’Homme qui plantait des arbres Jean Giono Gallimard/ Lacombe (6) 3 La Vieille qui marchait dans la mer San Antonio Fleuve noir (2) 4 Le Zèbre Alexandre Jardin Gallimard (3) 5 Les Lettres volées Gérard Depardieu JC Lattès (9) 6 Ça Stephen King Albin Michel (5) 7 Une femme Anne Delbé Le Livre de poche (4) 8 Le Boucher Alina Reyes Seuil (7) 9 La Vérité sur Lorln Jones Alison Lurie Rivages (9) I0 Le Fils du chiffonnier Kirk Douglas Presses de la Renaissance (-) Ouvrages généraux 1 Le Mal de l'âme D.Bombardier et C.St-Laurent Robert Laffont (D 2 Fais ce que peux Gérard Filion Boréal (4) 3 Le Chemin le moins fréquenté Scott Peck Laffont (2) 4 Une brève histoire du temps Stephen Hawking Flammarion (4) 5 Le Québec littéraire Collectif Guérin (5) Compilation faite à partir des données fournies par les libraires suivants : Montréal : Renaud-Bray, Hermès, Le Parchemin, Champigny, Flammarion, Raf-fln Demarc; Québec : Pantoute, Garneau.Laliberté; Chicoutimi : Les Bouquinistes; Trois-Rivières : Clément Morin; Ottawa : Trillium; Sherbrooke Les Bi-blairies G.-G.Caza; Jollette : Villeneuve; Drummondvllle ; Librairie française.• Ce chiffre Indique ta position de l’ouvrage la semaine précédente Un dictionnaire québécois à Paris C’EST le mardi 11 avril que sera lancé officiellement en France le Dictionnaire du cinéma québécois, publié chez Boréal.La cérémonie, organisée par la délégation du Québec et la Cinémathèque québécoise, se déroulera à la Cinémathèque française.Michel Coulombe, co-auteur avec Marcel Jean, sera sur place pour faire la promotion du bouquin.Le Dictionnaire du cinéma québécois, qui a déjà reçu quelques éloges de la part de la critique française — dans Le Nouvel Observateur et Paris-Match — sera distribué en France sous l’étiquette Boréal.La Place aux poètes en péril JANOU SAINT-DENIS, présidente des production du Soudain, inc., a lancé un terrible appel à l’aide à l’Union des écrivains québécois dans une lettre en date du 21 mars.Dans sa missive, Mme Saint-Denis rappelle qu’elle essaie, pour une 15e année, de poursuivre la Place aux poètes.Les années antérieures, elle avait reçu des subventions variant de $ 2,000 à $ 5,000 du ministère des Affaires culturelles.À chaque été, rappelle-t-elle, la poète animante envoyait un bilan administratif.L’été dernier, une hémorragie célébrale a retardé l’envoi du rapport jusqu’au 22 août.Le 20 décembre, Janou Saint-Denis rejoint enfin une fonctionnaire, Denise Lachance, qui lui répond que la Place aux poètes ne recevra plus de subvention.« J’ai pleuré et voulu mourir, écrit Janou Saint-Denis.Le 22décembre, elle (Mme Lachance) m'a téléphoné [.] et elle m’a promis [.] que je recevrais $ 5,000 vers le 15 janvier 89.Je n’ai rien reçu; aucune lettre, aucun téléphone.» Après de multiples tentatives pour rejoindre la fonctionnaire, Janou Saint-Denis s’adresse, en désespoir de cause, à l’Uneq.« Je continue la Place aux poètes et j’ai de la difficulté à payer mes affiches, mes communiqués, mes locaux, frais techniques, décors et accessoires, etc.Après avoir travaillé seule pour plusieurs poètes et écrivains, j’ai besoin de trouver $ 5,000 pour continuer.Un ami m’a prêté $ 2,000 que je devrai remettre d'ici le 1er janvier 1990.J’ai des peintures à vendre, mais à qui ?Parlez-en à votre conseil d’administration et téléphonez-moi.|.] Merci, Bruno Roy, et espérons le soleil pour oublier le noir.» Lire, c’est choisir GALLIMARD jeunesse organise un concours littéraire pour les jeunes de trois à 15 ans intitulé « grand jeu “Lire, c’est choisir" ».Pour jouer, il suffit de se procurer un bulletin de participation dans les bonnes librairies.Plus de 12,000 livres Gallimard jeunesse, six magnétoscopes et des cassettes vidéo récompenseront les meilleures rédactions et les meilleurs dessins jugés en fonction de l’originalité, l’humour et la pertinence.On peut participer individuellement ou avec une classe jusqu’au 30 avnl GUY FERLAND XITWO TV5 À L’ÉMISSION littéraire Apostrophes, demain à 20 h, Bernard Pivot reçoit Jean Canavaggio, auteur de Cervantes (Mazarine), Javier Marias, auteur de L’Homme sentimental (Rivages), Edouardo Mendoza, auteur de La Ville des prodiges, et Marc Lambron, auteur de L’Impromptu de Madrid (Flammarion).Félipe Gonzalez, le chef du gouvernement espagnol, a choisi les invités.Radio-Canada FM LE LUNDI 10 avril à 16h, au magazine de üttérature étrangère Fictions, trois ouvrages récemment parus sont commentés en table ronde par les chroniqueurs.L’animatrice est Réjane Bougé.LE MARDI 11 avril à 21 h 30, au magazine de littérature québécoise Kn toutes lettres, les chroniqueurs font le tour des récentes parutions québécoises.L’animatrice est Marie- Claire Girard.Marie Dupont lira Le massacre de Lachine, de Daniel Gagnon.LE MERCREDI 12 avril à 16h, Littératures parallèles nous propose une table ronde, animée par André Carpentier.LE MÊME jour à 22 h, au magazine Littératures, deuxième d’une série de six émissions sur le thème de « Colette, luttes et passions ».Texte et animation d’Anne-Marie Alonzo.Lectrices : Hélène Loiselle et Françoise Faucher.À 22 h 30 le même soir, au magazine Anthologie, Jean-Louis Roux présente « Pierre Perreault, poète et cinéaste ».Animation : Madeleine Ouellette-Michalska.LE JEUDI 13 avril à 16h, au magazine Les idées à l’essai, Claude Lévesque s’entretient avec Yvon Jo-hanisse, co-auteur avec Gilles Lane de La Science comme mythe.— GUY FERLAND „v.- - - 'ftesSfc, H.,** m»- -a*,,»'.«»«ww»ïi »¦«
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