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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 31 octobre 1989
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1989-10-31, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXX — No 252 ?Montréal, mardi 31 octobre 1989 Ciel variable en après-midi.Max.: 18.Détail page 4.CTTl | La plu* grand* epteeri* d aliment» 1 complets, naturel* et blologlqu** ou Ouébec 4236 St D«ms Ô645 Taschereau Montreal Brossard Ouvert 7 jours 643 4420 443 9922 (Stationnement en quantité) Côle-Nofd Gaspésie.Nouveau-BtunswicK 60 cents Toronto 80 cents 50 CENTS LE « DÉSACCORD » DU LAC MEECH Mulroney n’écarte plus une entente parallèle Santal Hébert - de notre bureau d'Ottawa LK GOUVERNEMENT fédéral, le premier ministre Brian Mulroney en tête, a entrouvert encore un peu plus hier la porte à une entente parrallèle à l’accord du lac Meech avec lequel au moins le Manitoba et le Nouveau-Brusnwick sont en désaccord.Mais du même coup, Ottawa relance la balle de l’ébauche d’un tel accord dans la cour de ces deux provinces.« Est-ce que quelqu’un pourrait me dire ce qu’on veut dire par un accord parrallèle.Je n’ai pas vu de définition encore », lance le premier ministre qui ponctue ainsi son retour au Parlement au terme de trois semaines à l’étranger.Ce message de ce qu’Ottawa veut délimiter jusqu’où il faudrait aller pour satisfaire le Manitoba et surtout le Nouveau-Brunswick, c’était également celui de hauts fonctionnaires fédéraux.« Nous ne savons pas ce qu’on entend par un accord parrallèle.Ça n’a jamais été défini », expliquent-ils.Sous réserve de ne pas être identifiés, ils ont passé au peigne fin les conditions posées par les provinces du Manitoba et du Nouveau-Brunswick pour adhérer à l’accord.À plusieurs reprises, ils ont indiqué que ces provinces, notamment le Nouveau-Brunswick, vont devoir préciser leur pensée.« Dans quel contenant veulent-ils véhiculer leurs propositions ?, demande l’un d’entre eux.Nous attendons avec impatience de savoir en quoi consiste le contenant du Manitoba, celui du Nouveau-Brunswick, le nôtre, c’est l’entente du lac Meech».Mais ni le premier ministre, ni ses hauts fonctionnaires n’excluent plus d’emblée l’hypothèse d’assortir l’entente du lac Meech d’une nouvelle résolution constitutionelle.Début septembre, les mêmes hauts fonctionnaires indiquaient que le gouvernement fédéral n’entretiendrait pas de propositions au-delà d’un accord strictement politique.Aujourd'hui, un seul scénario est rejeté catégoriquement : « Les chances de s’entendre pour tout recommencer à zéro sont nulles », affirme un haut fonctionnaire.D’un point de vue strictement technique, lés hauts fonctionnaires fédéraux jugent plusieurs des propositions provinciales, en particulier celles du Manitoba, illogiques ou sans valeur juridique réelle.Mais ils affirment qu’il ne faut pas lire dans leur analyse une réponse formelle du gouvernement fédéral aux deux provinces.La réplique politique attendra cependant la fin de cette opération de déblayage.Le premier ministre se refuse pour le moment à commenter en detail les rapports du Manitoba et du Nou-veau-Brunswick dont il dit connaître seulement les grandes lignes.Quand on l’interroge sur sa réaction aux critiques les plus récentes de son prédécesseur Pierre Trudeau qui l’invitait la semaine dernière à mettre l’entente actuelle au panier, le premier ministre rétorque : « Monsieur qui ?» Aux Communes, un autre problème constitutionnel attendait le premier ministre, à savoir le sort du candidat au Sénat élu en Alberta la semaine dernière.Comme ses ministres avant lui, Brian Mulroney ne se sent pas lié par le résultat d’un tel vote : « C’est la prérogative du premier ministre du Canada, il prend les décisions, il n’y a rien d’automatique », Même si le seul député du Reform Party, Deborah Grey, le somme de se décider rapidement, tout indique que, sur ce front-là, le gouvernement a un répit en perspective.Le Parti libéral, qui soutenait que Stan Waters, le candidat élu, avait un droit sans appel à prendre place au Sénat, adoucit considérablement son discours.Refroidi par les déclarations de M.Waters qui parle librement de remettre le Québec à sa place, Robert Kaplan, critique-as-Volr page 8: Mulroney PHOTO CP T 0 Brian Mulroney a connu un retour mouvementé aux Communes, hier, où il a fait face à une avalanche de questions.Krenz lance un appel à la raison 300,000 manifestants à Leipzig BERLIN-EST (Reuter) — Six semaines après le début du mouvement, 300,000 Allemands de l’Est ont manifesté, hier à Leipzig, au nom de la démocratie et des droits civiques en RDA tandis qu’à Berlin-Est, le numéro un Egon Krenz, qui doit se rendre aujourd’hui à Moscou, a lancé un appel à la raison et au dialogue.« Le centre-ville est noir de monde », a-t-on déclaré de source proche de l’Église protestante à Leipzig, la deuxieme ville du pays.À Schwerin, dans le nord de la RDA, quelque 80,000 personnes ont pris part à une manifestation silencieuse aux flambeaux, a-t-on précisé de source proche de l’Église, pour réclamer à nouveau la légalisation du Nouveau Forum, principal mouvement de l’opposition qui revendique 30,000 adhérents.D’autre part, à Halle, dans le sud-ouest du pays, des milliers de personnes munis de banderoles se sont rendues au siège du Parti socialiste unifié (SED).La police n’est intervenue contre aucune manifestation dans le pays depuis les rassemblements des 7 et 8 octobre.Plus de 200,000 personnes étaient descendues dans la rue le 23 octobre à Leipzig, pour la plus grande manifestation de l’histoire de la RDA.Les rassemblements se sont multipliés depuis le début du mois, à Berlin-Est, Dresde, Karl-Marx-Stadt et ailleurs.Dimanche, plus de 5,000 personnes avaient manifesté à Ueckermuende, à l’ouest de Berlin-Est, en faveur de réformes.À Berlin-Est, le numéro un du pays, Egon Krenz, a réaffirmé que le SED conserverait sa suprématie politique en dépit de l’agitation dans le pays.Sans évoquer directement les événements que traverse la RDA, Krenz a lancé aux manifestants un appel à la raison en leur demandant de ne pas déstabliser le pays par des Voir page 8: Krenz y***- PHOTO AP L’anti-émeute à Moscou La police anti-émeute a procédé hier soir à Moscou à l'interpellation de quarante personnes au cours d'une manifestation autour du siège du KGB.Page 5 Pas de grèves à Hydro durant le temps des Fêtes .m*n-V Dufresne POUR RASSURER la clientèle, les 14,000 employés d’Hydro-Québec ne vont pas débrayer au-delà du 18 décembre, a promis hier le coordinateur des trois syndicats en cause, M.Luc Chabot : « Notre grève est dirigée contre Hydro-Québec, et non contre sa clientèle, a-t-il rappelé.Prolonger la grève au 22 décembre comme prévu d’abord aurait suscité beaucoup d’appréhensions.C’était trop rapproché de la Noël ».Reportée du 24 octobre dernier au 6 novembre prochain, la stratégie syndicale cependant demeure la même : une grève générale hebdomadaire de 24 heures de minuit à mi- nuit et des débrayages quotidiens de même durée dans deux régions-cibles à la fois.« Nous n’avons pas l’intention, non plus, de prolonger ces débrayages au-delà d’une période de 24 heures», a ajouté M.Chabot.Malgré les assurances fournies par les syndicats pour augmenter le « temps productif » des employés affectés aux services essentiels et assurer l'exécution des travaux prioritaires, les deux parties ne s’entendent toujours pas sur la nouvelle liste des effectifs d’urgence soumise jeudi au médiateur.Alors que M.Chabot accuse l’employeur de vouloir l’allonger chaque jour, Hydro-Québec soutient, dans un communiqué publié hier, que la nouvelle proposition est une « copie conforme de la première, et ne permet pas davantage d’effectuer les travaux requis pour affronter la demande de pointe sur le réseau, et ce, dès décembre».Le fournisseur affirme que la « clientèle risque d’être privée d’électricité aux temps les plus froids, et que certaines localités devront faire face à des pannes allant de huit à 24 heures».D’autre part, tandis que ces négociations se poursuivent en présence d’un médiateur, Mme Madeleine Lemieux — la grève du 6 novembre ne saurait avoir lieu que si la liste est approuvée par le Conseil des services essentiels — le conciliateur du ministère du Travail, au dossier de la convention collective depuis décembre dernier, M.Normand Gauthier, Voir page 8: Hydro Paul Martin se réclame de l’appui des députés du PLQ PIsrre O’Neill LE CLAN Paul Martin se réclame de l’appui de la majorité des députés du Parti libéral du Québec, y compris de certains ministres du gouvernement Bourassa.« Je ne connais pas un seul membre de mon caucus qui favorise la candidature de Jean Chrétien », a déclaré hier le député libéral de Saint-Louis, Jacques Chagnon, qui co-pré-sidera la campagne de Paul Martin au Québec, avec Mme Lise Saint-Martin Tremblay, membre du con- seil de direction du Parti libéral du Canada.Avant de s’impliquer activement dans la campagne au leadership, M.Chagnon a consulté son chef, Robert Bourassa, « qui a agréé à l’idée ».Tout en soulignant que le premier ministre laisse entière liberté à ses députés d’appuyer le candidat de leur choix et qu’il n’a donné aucun mot d’ordre, Jacques Chagnon prédit néanmoins que plusieurs de ses collègues imiteront son geste au fur et à mesure que la campagne évoluera.Par souci de stratégie, l’organisation de Paul Martin préfère taire pour l’instant les appuis qu’elle re- crute au sein du PLQ, mais pressé de questions par les journalistes, M.Chagnon a révélé que son collègue du comté de Marquette, Claude Dauphin, annoncera également son adhésion à la candidature de Paul Martin.Une sympathie qui, selon lui, trouve son écho au sein même du cabinet, croyant savoir que l’organisateur en chef du PLQ et ministre des Services sociaux, Marc-Yvan Côté, est lui aussi favorable au député fédéral de LaSalle-Émard.Assistons-nous à la gestation d’un mouvement anti-Chrétien au sein du PLQ ?Le choix des membres du Voir page 8: Paul Martin Québécor devient le deuxième imprimeur d’Amérique du Nord $ 500 millions US pour l’achat de Maxwell Graphics LE GROUPE QUEBECOR vient de se hisser au deuxième rang des principaux imprimeurs nord-américains en faisant l’acquisition, au coût de $ 500 millions US, de Maxwell Graphics.Plus précisément des 15 imprimeries qui, jusqu’à hier, apparte- naient à cette filiale de Maxwell Communication.La conclusion de cette entente annoncée hier a d’ores et déjà entraîné la création d’une société internationale qui rassemble, outre Québécor, La Caisse de dépôt et placement du Québec et Maxwell Communication Canada.Selon les prédictions formulées par les acteurs impliqués dans cette transaction, l’actif de cette société sera de $ 1 milliard US et disposera de revenus bruts d’un montant de $ 1 milliard US.Le groupe dirigé par M.Pierre Pé-ladeau sera le principal actionnaire avec 57.5 % du capital-actions.Quant à la Caisse de dépôt, sa participation pour une somme de $ 112 millions sous forme de débentures convertibles lui permettra de d,v.enir 22.5 % Voir page 8: Qi cor Espoir de remède contre la cocaïne WASHINGTON (AP) - Un analgésique qui a pour effet de supprimer chez les singes de laboratoire tout intérêt pour la cocaïne pourrait prochainement être testé sur l’homme afin de déterminer si ces propriétés ont le même effet sur les toxicomanes.Cinq rhésus qui recevaient régulièrement des doses de cocaïne se sont détournés de cette drogue après avoir reçu des piqûres de buprénorphine, selon les travaux de chercheurs du centre de toxicomanie de la Harvard Medical School, parus récemment dans la revue Science.Compte tenu de la réaction des rhésus à la buprénorphine, des éludes cliniques vont être entreprises pour déterminer si l’analgésique peut aider les cocaïnomanes ou les héroïnomanes à surmonter leur dépendance sans subir les effets de manque, déclare l'un des chercheurs, le Dr Jack Mendelson.Les rhésus étaient sous intraveineuse, branchée à une pompe munie d’un petit levier.Les singes pouvaient, s’ils en ressentaient le besoin, actionner ce levier et recevoir une petite dose de cocaïne.D’après Voir page 8: Espoir AUJOURD’HUI 30 morts en Algérie Le séisme qui a frappé l'Algérie, a fait au moins 30 morts et 300 blessés.Page 5 Intair riposte Air Canada et Canadien International soupçonnées de concurrence déloyale.Page 11 Claude Lemieux sera opéré Claude Lemieux devra subir une intervention pour un muscle déchiré.Page 16 UrftUftU ijLÇMND* OHMlUEJHENr NOVEMBRE 1989 VOLUMES, NUMERO 8 2 Le Devoir, mardi 31 octobre 1989 LAC MEECH Les autochtones du Québec et du Labrador appuient les positions du Manitoba QUÉBEC (PC) — Les autochtones du Québec et du Labrador appuient les positions adoptées par le Manitoba au sujet de l’accord du lac Meech, qui sont toutefois exactement contraires aux revendications du Québec.Le chef provincial de l’Assemblée des premières nations, M.Konrad Sioui, a accueilli hier les amendements proposés par le Manitoba la semaine dernière « comme un pas très important pour les positions défendues par les autochtones ».Il a soutenu, dans un communiqué, que ces modifications peuvent « enrichir l’accord au plus grand profit de la société canadienne dans son ensemble».Les six amendements majeurs proposés par le Manitoba au-aient notamment pour effet de subordonner à la Charte canadienne des droits le concept de société distincte et de supprimer la clause permettant aux provinces qui le désirent de se soustraire avec compensation aux programmes nationaux à frais partagés.Au cours d’un entretien téléphonique, le chef provincial a dit craindre que « les droits des autochtones soient niés par les provinces si l’accord favorise une décentralisation pouvoirs et permet aux gouvernements provinciaux de se retirer de programmes nationaux ».Selon M.Sioui, l’accord tel que rédigé « renie jusqu’à l’existence » des peuples autochtones.Il réclame que la Constitution reconnaisse qu’ils sont, au même titre que les francophones et les anglophones, l’un des peuples fondateurs de ce pays.Le Manitoba recommande justement que le statut de société distincte, accordé au Québec dans l’accord, soit attribué également aux peuples autochtones et que la question de leurs droits soit inscrite dès maintenant à l’ordre du jour des futures conférences constitutionnelles.« Ça fait du bien de voir que des politiciens réalisent que jamais la nation qu’on appelle canadienne ne pourra survivre tant et aussi longtemps que la reconnaissance des peuples autochtones n’aura été constitutionnellement protégée », dit-il.M.Sioui affirme ne pas pouvoir se satisfaire des déclarations du premier ministre Robert Bou-rassa, qui promet que la question amérindienne serait discutée lors d’une deuxième ronde de négociations.MINISTÈRE DE LA DÉFENSE Le limogeage de quatre hauts responsables serait attribuable à l’incompétence et à des irrégularités OTTAWA (PC)— Le limogeage de quatre hauts responsables du projet canadien de défense aérienne à basse altitude est attribuable à l’incompétence et à des irrégularités, a déclaré hier le ministre de la Défense Bill McKnight.Les quatre personnes ont été écar- tées du projet à la suite d’enquêtes de la Gendarmerie royale du Canada et de vérifications comptables internes, a-t-on précisé au bureau de M.McKnight.« Dans certains cas, il s’agissait d’incompétence, dans d’autres cas, d’un manque d’autorité, et des me- sures ont été prises pour y remédier », a dit le ministre McKnight à l’extérieur des Communes.Il y a eu aussi des « irrégularités internes », mais il ne lui était pas possible d’en dire plus, a-t-il ajouté.Le projet fait depuis le début l’objet des critiques, tant pour son fonc- Près de veulent 1,000 groupes communautaires une reconnaissance de leur action Rowan PRÈS de 1,000 groupes communautaires et populaires du Québec réclament une reconnaissance sociale et politique de leur action.Cette reconnaissance, estiment-ils, doit se traduire en des garanties du respect de leur autonomie et en un financement stable et décent qui leur permette d’assumer l’ensemble de leurs services essentiels.Profitant de la journée nationale de visibilité du mouvement populaire et communautaire, des porte-parole de la Coalition des organismes communautaires du Québec (COCQ) ont rencontré hier le premier ministre Robert Bourassa pour lui exposer leurs demandes.En cette veille de l’Halloween, les représentants des groupes se demandent s’il faut se déguiser à l’année pour obtenir des subventions.Car, ont-ils précisé hier en conférence de presse, c’est bien malgré eux qu’ils sont contraints chaque année à demander « la charité » au gouvernement en se pliant à des critères restrictifs inspirés d’orientations ministérielles et de normes souvent étrangères à la réalité.On assiste à une « fonctionnarisation » des groupes à qui il reste de moins en moins de temps à consacrer à leur mission propre, sur le terrain, dit la COCQ.La part du budget de l’État affectée à l’action communautaire, sous toutes formes, doit être équivalente à 1 % des dépenses totales du gouvernement, estime le chef de l’opposition officielle.M.Jacques Parizeau, qui rencontrait hier des repré- sentants d'organismes communautaires de sa circonscription.Le temps est venu, estime-t-il, d’élaborer, de concert avec les représentants des groupes communautaires, une politique de reconnaissance et d’accréditation des groupes d’action communautaire autonome.üonnement médiocre par mauvais temps que pour des transactions immobilières controversées impliquant l’emplacement de l’usine projetée à Saint-Jean-sur-Richelieu, dans la circonscription de l’ex-ministre André Bissonnette.Les quatre personnes limogées du projet sont : ¦ David Ilampson, un colonel à la retraite qui était gestionnaire du projet, relevé de ses fonctions le 15 septembre; ¦ le lieutenant-colonel Hugh Mun-dell, directeur du projet et militaire au rang le plus élevé du projet, mis en congé depuis le mois d’août; ¦ Keith Rattew, directeur des finances pour les achats, mis à la retraite le 7 octobre; ¦ Janet McCoy, agent de recherche prêté par un bureau d’experts-conseils, à qui on a interdit de remettre les pieds au bureau du projet.Nombreuses interrogations sur le rôle de l’ombudsman QUÉBEC (PC) — Les relations de travail dans le secteur public pourraient être traitées par le Protecteur du citoyen, a suggéré hier l’éditeur et président du quotidien Le Soleil, Ro- Yc nouveau bureau-chef delà , libre-entrepnse.oyageurs d’affaires, vous avez maintenant votre propre ligne aérienne! En effet, la toute nouvelle Intair s’est donnée une vocation spécifique: tout mettre en oeuvre pour répondre mieux que quiconque et avec le maximum d’efficacité, aux exigences des gens d’affaires.Intair devient ainsi la première et la seule véritable ligne aérienne d’affaires au pays.Des efforts qui vont tous dans le même sens.le sens des affaires.Intair, ulin de concrétiser ses objectifs, n'a ménagé aucun effort.Pour vous assurer un service de la plus haute efficacité, Intair s'est dotée d’une flotte toute neuve, composée d’appareils parmi les plus perfectionnés sur le marché (le silencieux Fokker 100, entre autres).Intair est également la seule à vous offrir la classe affaires sur tous ses vols réactés.De larges fauteuils en cuir, une nourriture fine et un service des plus attentionnés apporteront confort et détente à des journées souvent très remplies.Intair vous donne aussi accès à Intair Bonus, l’un des meilleurs programmes pour voyageurs assidus en Amérique du Nord.Pour vous donner les moyens de vos actions, Intair vole 40 fois par jour entre Montréal et Toronto, décolle INTAIR toutes les heures vers Ottawa et augmente sa fréquence de vols vers Québec.Intair vous relie à tous les points importants au Québec et vous ouvre aussi une porte sur les provinces de l’Atlantique.Nouveau et exclusif: des vols au départ de St-Hubert! Autre initiative, Intair vous offre, dès le 6 novembre, des vols vers Toronto/ Pearson, Québec ou Ottawa au départ de l’aéroport Montréal/St-Hubert! Les départs se font d'une aérogare toute neuve, réservée aux passagers d’Intair, pour qui le stationnement est gratuit.Vous avez donc le choix entre les aéroports de Dorval et de St-Hubert, à l’aller comme au retour.Dirigeants et cadres d’entreprises, voyageurs d’affaires, au plaisir de vous voir bientôt sur Intair.Renseignez-vous auprès de votre agent de voyage ou appelez-nous directement aux numéros suivants; Montréal (514) 636-3890.Québec (418) 692-1031.Kn province sans frais 1-800-361-0200 OR (-4201 bert Normand.Intervenant hier au Congrès des ombudsmans canadiens à Québec, M.Normand a ajoutéque le Protecteur du citoyen pourrait, dans ce dossier, « faire triompher la raison et le jugement », puisque tous les autres moyens de régler les conflits qui surviennent régulièrement dans le secteur public « ont échoué ».Ce n’est là qu’une des nombreuses propositions, souvent contradictoires, qui sont faites aux Protecteurs du citoyen à l’occasion de ce congrès.Ainsi le sous-ministre de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu, Jean Pronovost, a incité les ombudsmans à la prudence.« Vous devez rester au-dessus de la mêlée, ne pas agir comme des membres de l’opposition.La dénonciation publique d’une situation doit être le recours ultime », dit-il.Le Protecteur du citoyen du Québec, Daniel Jacoby, croit de son côté qu’il est nécessaire d’utiliser les médias d’information pour faire connaître les services qu’il offre à la population.« Mais la tradition des ombudsmans est de ne pas trop se mêler aux médias d’information », a-t-il reconnu.M.Jacoby a admis qu’un ombudsman qui porte un dossier sur la place publique par le biais des médias risque d’envenimer ses rapports avec les fonctionnaires ou l’administration publique.Les opinions étaient partagées également au sein des conférenciers au Congrès sur les liens que doivent entretenir les ombudsman avec les médias.Pour les journalistes Jean-Luc Mongrain, Ray Doucet et Claude Poirier, ces liens doivent être intensifiés.M.Doucet a même suggéré au Protecteur du Québec d’avoir une chronique régulière dans les journaux.Mais le commissaire fédéral à la vie privée, John William Grace, a lancé un appel à la prudence aux ombudsmans dans leurs contacts avec la presse.Les ombudsmans doivent gagner le respect du public et de l’administration gouvernementale par leur neutralité et leur équité, ce qui ne se fait pas nécessairement par une grande visibilité dans les médias, a-t-il fait valoir.Quant à Robert Normand, il estime que le Protecteur du citoyen pourrait, par exemple, définir les services essentiels à être maintenus pendant une grève ou même définir le contenu des conventions collectives en cas de mésentente.L’éditeur du Soleil a également suggéré que le Protecteur voit son mandat élargi en traitant des plaintes contre la presse.Mais M.Normand a mis en garde le Protecteur du citoyen du Québec et ses collègues des autres provinces contre les dangers de tenter de se faire du « capital politique » en adoptant une attitude trop revendicatrice.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOC IÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514.Docteur Pentield, Montréal, Canada.H3G 1X5 Fax: (514) 934-1246 Télex: 05-268656 Tél : (514) 934-0272 SWABEY OGILVY RENAULT intégrant le bureau SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX & SHER AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE 1001, boul.de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514) 845-7126, Télex: 05-24355 Facsimilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA Le Devoir, mardi 31 octobre 1989 ¦ 3 DÉCHETS DANGEREUX La Commission commande une dizaine de recherches pour l’aider dans son enquête _____ Parent ¦— de la Presse Canadienne LA COMMISSION d'enquête Char-bonneau sur les déchets dangereux vient de commander une dizaine de recherches destinées à l’aider à élaborer une politique de gestion viable et durable des déchets dangereux.Les contrats seront signés dans les prochains jours pour un montant d’environ $ 20,000 chacun.En interview téléphonique hier, le président de la Commission, Yvon Charbonneau, a expliqué avoir demandé les recherches suivantes : ¦ une classification des déchets dangereux qui éliminerait les zones grises, couvertes en partie par le règlement des déchets dangereux et s’harmoniserait avec celle établie par le gouvernement fédéral.Le 1er janvier 1990 Les curés de Montréal vont gagner $20,615 À titre d’exemple, les déchets radioactifs sont inclus dans le règlement québécois des déchets dangereux, mais quand ils sont à concentration élevée, ils sont pris en charge par Énergie atomique du Canada; ¦ une vue d’ensemble des méthode d’analyses permettant d’évaluer les risques que comportent pour la santé le traitement et l’élimination des déchets dangereux.Le Département de santé communautaire de l’hôpital du Sacré- vPierre Proulx LES CURÉS du diocèse de Montréal et les fonctionnaires diocésains gagneront $ 14,615 par année à compter du 1er janvier prochain, plus une allocation de $ 6,000 pour couvrir les frais de pension et de logement, soit au total $ 20,615.C’est ce que vient de décréter l’archevêque de Montréal, le cardinal Paul Grégoire.Pour leur part, les vicaires, les aumôniers et les professeurs de maison d’enseignement gagneront $ 13,415, plus la même allocation de $6,000.La moitié seulement de l’allocation de logement et de pension est imposable en vertu des lois fédérale et provinciale de l’impôt.La nouveau traitement des curés marque un « gain » de 27 % par rapport à celui de cette année qui est de $ 16,220, tandis que celui des vicaires augmente de 28.4%.Les curés et les vicaires sont payés par les paroisses (les « fabriques») qui sont leurs employeurs.Le décret fixe par ailleurs à $ 3,000 par année les frais de logement que les prêtres doivent verser aux fabriques ou aux institutions d’Église qui les hébergent.Le décret précise encore que tout prêtre a droit à un congé hebdomadaire d’une durée de 36 heures consécutives, à cinq jours consécutifs pour une retraite spirituelle (dont il doit assumer cependant 40% des frais), et à un mois de vacances annuelles « non cumulatives ».Les prêtres ont droit à des frais de déplacement pour les fins de son ministère après 8,000 kilomètres à raison de 28 cents du kilomètre.Le cardinal Grégoire écrit que l’intention du règlement est de donner aux prêtres une « rémunération juste ».« Le prêtre est dans le monde sans être de ce monde, explique-t-il.Cette réalité doit se réfléter dans ses conditions de travail et dans son salaire qui, d’une part, doivent lui permettre de vivre décemment et, d'autre part et en même temps, lui rappeler qu’il doit, en vertu de la fidélité à sa mission, donner un témoignage de sobriété de vie, voire de pauvreté».Le décret est le fruit d’une consultation auprès des prêtres, des mar-guillers, des supérieurs de communautés religieuses, de la commission diocésaine des traitements, du conseil épiscopal et du chapitre diocésain.Terre-Neuve PHOTO AP Une Halloween sans accident À l’occasion de l’Halloween, la STCUM organise aujourd’hui, entre 16 h et 21 h, à la station de métro Berri-UQÀM, une séance d'information à l'intention des jeunes de 7 à 14 ans.En plus de renseigner les écoliers sur les règles de sécurité dans l’autobus et le métro, les représentants de la Société remettront à chacun un dépliant sur les consignes de sécurité ainsi qu’un sac de friandises.De son côté, l’Association des optométristes du Québec recommande aux parents de s'assurer que leurs enfants peuvent bien voir et être bien vus ce soir, en circulant dans les rues.Les enfants doivent éviter de traverser la rue à chaque maison et veiller à faire un côté de la rue, puis l’autre, en traversant aux endroits prévus à cette fin.Les automobilistes sont appelés à faire attention aux enfants et à conduire avec leurs phares allumés dès la fin de l’après-midi.Coeur, à Cartierville, sera le maître-d’oeuvre de cette recherche; ¦ une évaluation des techniques et procédés visant l’élimination des déchets dangereux en regard de leur efficacité et leur impact sur la santé et l’environnement; ¦ une étude sur les motifs de résistance de la population québécoise en regard de la construction de centres de transfert ou d’élimination de déchets dangereux et les voies empruntées ailleurs avec succès.M.Charbonneau préfère ne pas utiliser l’appellation NIMBY (not in my backyard, ou pas dans ma cour) en raison de sa connotation méprisante; ¦ une étude sur le problème des sols contaminés au Québec et des mesures à prendre pour connaître l’état de la situation.Une étude sur le sujet a été menée par le Groupe d’étude et de restauration des lieux d’élimination des déchets (GERLED), à la demande du ministère québécois de l’Environnement, mais l’évaluation faite a souvent été jugée incomplète; ¦ stratégie pour réduire la quantité des déchets dangereux, de la production jousqu’à l'élimination, de façon à ce que leur volume soit réduit au maximum; ¦ une étude comparative des systèmes de gestion des centres de traitement des déchets dangereux mis en place au Canada, aux États-Unis et en Europe.Les chercheurs détermineront s’il faut confier cette tâche au secteur privé, au secteur public, trouver une formule mixte, donner la responsabilité aux autorités municipales, régionales; ¦ une étude comparative de l’étendue du règlement sur les déchets dangereux au Québec en regard de celui qui a cours ailleurs au Canada et dans le monde, particulièrement en regard des secteurs qui en sont exclus, comme les résidus miniers, les petites quantités résultant d’activités domestiques, les déchets de fabrique de pâtes et papiers, les déchets pathologiques.Les résultats de ces travaux sont attendus entre le 15 décembre et le 15 janvier de façon à faciliter la proposition qu’entend rendre publique les cinq commissaires, deux mois plus tard, sur la politique que devrait se donner le Québec en matière de déchets dangereux.Pour M.Charbonneau, il ne s’agit pas de réinventer la roue, mais de voir ce qui se fait ailleurs pour être en mesure de s'inspirer des modèles les plus performants.Bientôt distribué au Canada Médicament prometteur pour traiter l’épilepsie Rowan UN MÉDICAMENT prometteur dans le traitements des cas d’épilepsie plus difficilement contrôlables, le clobazam, devrait être disponible sur le marché canadien d’ici l’an prochain.Non encore commercialisé au Canada, le médicament a été utilisé l’été dernier pour quelque 3,000 cas, dont des Québécois, pour lesquels on n’obtenait pas de résultats avec les médicaments habituellement en usage.Cela a exigé une permission spéciale de Santé et Bien-être Canada.« Les résultats ont été fort encourageants, note le Dr Guy Rémillard, neurologue, vice-président de l’Association d’épilepsie Montréal.Dans 50 % de ces cas parmi les pires, il y a eu une amélioration de 50 a 75 % ».Le clobazam est déjà commercialisé dans d’autres pays, entre autres en Europe, note le Dr Rémillard qui est attaché à l’hôpital du Sacré-Coeur et à la clinique d’épilepsie de l’hôpital Royal Victoria.Il s’agit, pré-cise-t-il, d’un médicament d’addition qui n’est généralement pas utilisé seul, mais en tandem avec un autre d’usage plus courant comme le de-pakene ou l’epival.Parmi les autres médicaments prometteurs pour le traitement de l'épilepsie que l’on arrive maintenant à contrôler dans 70 à 80 % des cas, il y a le treleptal ainsi que le gabapentine dont on a fait état lors d’un récent congrès de l’Association d’épilepsie internationale qui a eu lieu en Inde et auquel ont participé sept ou huit hommes de science du Québec dont le Dr Rémillard.Environ 60,000 personnes souffrent d’épilepsie au Québec.Dans toutes les populations du monde, on estime à 1 % le nombre de personnes atteintes de cette maladie que l’on arrive maintenant à contrôler tout comme le diabète.Par « contrôler », on entend que la personne n’a pas eu de crise d’épilepsie depuis un an, pré-cice le neurologue.Le Dr Rémillard participait hier au lancement de la campagne de sensibilisation 1989 de l’Association épilepsie Montréal qui célèbre son 10e anniversaire de fondation.Le président de l’organisme, M.Maurice Barker, a profité de l’occasion pour lancer le nouveau dépliant d’Épilepsie Montréal dont le ministre fédéral du Travail, M.Jean Cor-beil, et le sénateur Solange Chaput-Rolland endossent le message en faveur d’une plus juste intégration sociale et professionnelle des personnes atteintes d’épilepsie.Des manifestations contre la loi 160 dans 23 villes du Québec d'après la Presse Canadienne DEMAIN, dans 23 villes du Qué bec, la CSN, la CEQ et la Kédé ration des infirmières manifesteront ensemble contre la Loi 160, qui impose des sanctions aux grévistes du secteur de la santé.Cette loi touche quelque 140,000 syndiqués de ces trois centrales qui ont fait la grève illégale pendant quelques jours.En conférence de presse hier, le président de la CSN Gérald La-rose, la présidente de la CEQ Lorraine l’agé et la présidente de la FIIQ Diane Lavallée ont tous affirmé que l’application de la Loi 160 envenimera pour longtemps les relations de travail dans le secteur de la santé.L’application de la loi va causer « un traumatisme autrement plus violent que les décrets de 1982», prévient M.Larose.Mme Diane Lavallée sollicite la clémence des administrateurs d’hôpitaux.« Ils sont pris entre l’arbre et l’écorce.Ils devront faire le choix entre maintenir un bon climat de travail et appliquer bêtement la loi».La loi prévoit trois formes de sanctions : des diminutions de salaire, une porte d'ancienneté et la cessation de la retenue syndicale à la source.Pour illustrer la sévérité de ces sanctions, Mme Lorraine Pagé cite des cas d’employés à temps partiel pour qui la perte d’ancienneté peut représenter un manque à gagner de $ 20,000 étalé sur plusieurs années.Pour d’autres, cela signifie même une mise à pied technique.Mme Lavallée admet que les administrateurs d’hôpitaux sont soumis à « de fortes pressions » de la part du gouvernement et de leur association, qui insistent pour qu’ils appliquent la loi.Elle fait neanmoins appel à leur bon sens.Les sanctions de la Loi 160 sont appliquées de façon inégale selon l'établissement et le syndicat.À la CSN, M.Larose soutient que les retenues de salaire varient dans une proportion de 2 à 20 % de la paie hebdomadaire.La loi prévoit un maximum de prélèvement de 20 % chaque semaine.A la FIIQ, les réductions de salaires varient de 5 à 15%,.À la CEQ, des réductions de salaires ont été imposées dans 80 %, des établissements où travaillent les 13,000 syndiqués de la santé de cette centrale.La cessation de la retenue à la source de la cotisation syndicale a été appliquée dans 70 %, des cas, selon Mme Pagé.Quant à la perte d’ancienneté, le portrait est moins clair.Plusieurs syndiqués des trois orgni-sations ont reçu une lettre les avisant qu’avec la nouvelle liste, leur ancienneté sera abaissée d'un nombre x d’années.Mais la mise en oeuvre de cette mesure ne semble pas s’être encore gé néralisée.Les syndiqués ont entrepris la contre-attaque de bien des façons.Le dépôt de griefs pour chaque sanction contre chaque membre est bien enclenché.Uniquement à la CSN, cela signifie un potentiel de 80,000 griefs par semaine.Sur le plan juridique, les trois ont entrepris séparément des actions en Cour supérieure.Les procureurs, qui se consultent, cherchent à faire invalider la loi.Le ministre de la Justice a refusé de soumettre lui-même sa loi à la Cour d’appel pour en vérifier la constitutionnalité, comme le lui avait demandé la CSN.Les marches organisées par les trois syndicats auront lieu demain en soirée à Montréal, Québec, The!ford Mines, Arthabaska, Drummondvillc, Trois-Rivières, Shawinigan, Hull, Sept !Les, Baie-Comeau, Rimouski, Gaspé, Maria, îles-de-la Madeleine, Sherbrooke, Saint-Jérôme, Mont-Laurier, Maniwaki, Valleyfield, Chicoutimi, Saint-Hyacinthe, Granby et Sorel.PHOTO PC J.-F.Lépine blessé Le correspondant de Radio-Canada au Moyen-Orient, Jean-François Lépine, a été légèrement blessé hier par un soldat israélien dans la bande de Gaza occupée.Un réalisateur de Radio-Canada, qui a requis l'anonymat, a indiqué que l’incident est survenu alors que l'équipe de la société d’État filmait un affrontement entre l'armée israélienne et un groupe de Palestiniens.Le journaliste a été atteint à la jambe par une balle en caoutchouc.Jean-François Lépine a reçu des points de suture dans une clinique des Nations unies.Il a par la suite été conduit dans un hôpital pour subir des radiographies.Son état n'inspirerait aucune crainte.ARRONDISSEMENT CENTRE f * mm comité-conseil InvitStiOfl à pdrtîcipGT d’arrondissement Assemblée du 8 novembre 1989,19 h Hôtel de ville Salle du Conseil 275, rue Notre-Dame Est fmptrrv f.hamn-Hp-Mars) pourra incinérer ses BPC GOOSE BAY, Terre-Neuve (PC) — Une unité mobile d’incinération des BPC est arrivée à Goose Bay (Terre-Neuve) au cours du week-end.Elle sera utilisée pour l'élimination d’huiles contaminées aux BPC qui proviennent surtout de bases américaines de radar, au Labrador.L’incinérateur, remorqué de Sorel à Goose Bay, doit être remonté au cours des trois prochaines semaines à la base des Forces canadiennes de Goose Bay.Les autorités ont précisé que l’endroit où aura lieu l’incinération des BPC se trouvera à une distance d’au moins deux kilomètres de toute zone résidentielle.Le ministère de la Défense nationale a rassemblé près de 3,500 tonnes de terre contaminée et 4,000 litres de BPC liquides à Goose Bay.La plupart de ces BPC ont comme provenance les bases de radar US au Labrador.« Nous pensons être en mesure de faire fonctionner cette unité vers la mi-décembre et d’en avoir terminé avec les BPC vers la fin du mois de mars », a indiqué Tim Furiate, directeur du projet mis sur pied par O.H.Materials, la firme à qui a été confiée la destruction des BPC.Cette élimination de BPC devrait coûter $ 10.5 millions.C’est le ministère de la Défense nationale qui paiera la note.À cette occasion, vous pourrez rencontrer vos élu-e-s pour discuter des projets prévus dans votre arrondissement et poser des questions sur les sujets qui vous préoccupent.Vous pourrez également présenter des requêtes et les expliquer à la condition de vous inscrire au préalable au bureau ACCES MONTRÉAL Centre, 275, rue Notre-Dame Est, au plus tard le vendredi 3 novembre 1989, Les points suivants sont à l'ordre du jour: 1.Suivi des affaires découlant des assemblées antérieures; 2.Période de questions du public; 3.Période d'information par les membres du comité-conseil; 4.Objets soumis par le Comité exécutif pour avis et recommandations, soit: 4.1 Projet de règlement permettant d’occuper le domaine public avec des balcons superposés en façade du bâtiment portant les numéros 1218 et 1220, rue Berger (district électoral Ville-Marie); 4.4 Autorisation d’aménager et d'exploiter un parc de stationnement, pour une période de 24 mois, sur un emplacement situé sur le côté ouest de la rue de la Montagne, entre le boulevard de Maisonneuve et la rue Sainte-Catherine (district électoral Peter McGill); 4.5 Projet de règlement modifiant le règlement portant approbation du plan de construction et d’occupation d’un complexe multifonctionnel situé dans le quadrilatère McGill, Saint-Antoine, Saint-Pierre et Saint-Jacques (7601, modifié) (district électoral Ville-Marie); 5.Renseignements sur la démarche d’adoption des plans d’urbanisme d'arrondissement; 6.Période de requêtes et d’échange avec les citoyens et citoyennes.Il est à noter que si l'assemblée doit être ajournée, la prochaine séance aura Heu le jeudi 9 novembre 1989, à 14 h, au même endroit.4.2 Projet de règlement sur la fermeture de la ruelle, située au nord-ouest de l'avenue du Président-Kennedy et au nord-est de la rue de Bleury (district électoral Ville-Marie); 4.3 Projet de règlement portant approbation du plan de construction et d’occupation du bâtiment commercial situé à l’angle nord-est de la rue de Bleury et de l’avenue du Président-Kennedy, dans le quartier Saint-Laurent (district électoral Ville-Marie); en indiquant le sujet de votre intervention.Renseignements: Bureau ACCÈS MONTRÉAL Centre 872-6395 ou 872-6396 VIVRE, MONTREAL 4 ¦ Le Devoir, mardi 31 octobre 1989 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Canadiens disparus en URSS Un ancien combattant apporte son témoignage TORONTO (PC) — Un ancien combattant canadien, Alex Masterton, a apporté son témoignage, hier, pour corroborer les révélations de deux chercheurs américains sur la disparition en Union soviétique de prisonniers de guerre alliés, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.Ingénieur à la retraite à Vancou-ver-Nord, M.Masterton a décidé de rompre son silence, après avoir pris connaissance du rapport de MM.John Brown et Thomas Ashworth, qui affirment que « 20,000 prisonniers de guerre américains et peut-être 30,000 de Grande-Bretagne et du Commonwealth, tombés aux mains des Soviétiques, ne sont jamais revenus ».Fait prisonnier par les Allemands à Dunkerque, en 1940, Alex Masterton a réussi à s’évader, en 1944, et à se joindre au maquis polonais.Réalisant que les Soviétiques tiraient sur les résistants polonais, il s’est alors livré, en faisant valoir qu’il faisait partie de l’armée britannique.Garavouvous dit: Les autorités soviétiques l’ont laissé libre, ne sachant où l’envoyer.M.Masterton a entendu dire que les alliés étaient rapatriés à Odessa, sur la mer Noire, et il a décidé de s'y rendre.Kn compagnie de deux autres soldats canadiens, Kdward Dick et Eugène Racine, Alex Masterton est arrivé à Odessa, pour être aussitôt arrêté par les Soviétiques et mis en prison.C’est à cet endroit qu’il a rencontré des disparus.Il y avait, par exemple, l’équipage d’un bombardier américain B-17, qui avait été arrêté par les Soviétiques.À la fin, les trois Canadiens furent libérés.Mais non les Américains.M.Masterton avait noté les adresses de chacun, aux États-Unis.Plus tard, il a adressé un mot à chaque endroit, mais il n’a jamais reçu de réponse.Selon MM.Brown et Ashworth, Staline a gardé ces soldats alliés pour faire du chantage.Il les a gardés en otage pour appuyer sa demande qu’on lui rende des anti-communistes qui avaient combattu contre l’Union soviétique.Les deux chercheurs prétendent même que Winston Churchill a nommé le commandant militaire Harold Alexander gouverneur général du Canada, en 1946, parce qu’il tentait de contrecarrer les demandes soviétiques.Alexander aurait essayé de sauver quelque 40,000 Cosaques, qui avaient combattu les Soviétiques et que Staline voulait avoir.Finalement, les Cosaques furent remis à l’URSS.PHOTO AP Drapeaux américains brûlés Quatre personnes ont brûlé hier trois drapeaux américains aux cris de « Brûle, bébé, brûle » sur les marches du Capitole, siège du Congrès à Washington, afin de tester la validité d'une nouvelle loi interdisant un tel acte.Elles ont été arrêtées immédiatement par la police du Capitole.Gonzalez maintient sa majorité absolue MADRID (Reuter) — Les socialistes du président du gouvernement espagnol, Felipe Gonzalez, ont conservé d’un cheveu la majorité absolue aux Cortes, dimanche aux élections législatives anticipées.Mais ils doivent désormais se garder des communistes, grands vainqueurs du scrutin, contre le vent de l’histoire.Gonzalez a du attendre le dépouillement des derniers bulletins de vote, à 4h du matin hier, pour être sur que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) qu’il préside avait bien décroché son crucial 176e siège, qui lui permet de garder la haute main au Parlement sans appui extérieur.« Victoire mathématique, échec politique », a pu commenter le quotidien Diario 16.Gonzalez a égalé le record de Margaret Thatcher en obtenant son troisième mandat consécutif, mais son parti a perdu huit sièges et plus de 800,000 électeurs par rapport aux législatives précédentes, il y a trois ans.Il voit également sa majorité absolue réduite au Sénat.Cette demi-victoire s’explique par un glissement de l’électorat vers la coalition de la Gauche unie (IU), menée par le petit Parti communiste (PCE) de Julio Anguita, qui accuse Gonzalez de faire de l’Espagne un paradis des banquiers et des spéculateurs sans en faire profiter la classe ouvrière.La IU a fait un bond de plus d’un million d’électeurs.Moribonds en 1986, les communistes ont ainsi plus que doubler leur représentation, pas- sant de sept à 17 sièges.La IU est même devenue la troisième force du pays, devant le Centre démocratique et social (CDS), qui a perdu cinq sièges.« C’est une leçon pour le PSOE.Il ne faut pas traiter les syndicats avec mépris », a commenté Anguita, qui tire tout le profit de cette résurrection depuis sa reprise en main du PCE en février 1988.Tout au long de la campagne électorale, la IU s’est évertué à présenter l’envers social du miracle économique espagnol, persistance du chômage et stagnation de la condition ouvrière.La grève générale de décembre dernier avait sonné le glas des relations entre le gouvernement socialiste et son ancien allié de l’Union générale des travailleurs (UGT).L’UGT s’était associée aux Commissions ouvrières pro-communistes pour réclamer une meilleure protection sociale.« Ceux qui croyaient que le 14 décembre serait sans lendemain s’étaient trompés », a rappelé Gerardo Iglesias, le prédécesseur d’Anguita au secrétariat-général du PCE, en se félicitant du succès de la IU dimanche.Le leader de la deuxième formation du pays, le Parti populaire (PP), a lui aussi estimé que le scrutin avait débloqué la situation politique, mais au profit des conservateurs.Les écologistes espagnols, en revanche, n’ont pas réussi leur percée.La liste verte n’a obtenu aucun siège aux Cortes.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d’emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 Avis «] Propriétés à vendre ST-HILAHION Charlevoix Maison 4 remise, atelier, terre et boisé 26 X 6 ar-pents.Denis: 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nuageux avec averses dispersées et vents modérés LEVER DU SOLEIL 6 h 32 COUCHER: 16 h 43 QUÉBEC Abit bi: nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses, M::x : 12 Vents modérés par moments.Risgue de précipitations: 40 %.Mercredi: nuageux avec averses se changeant en chutes de neige.Venteux.Témiscamingue, Réservoirs Cabonga et Gouirvnua-geux avec éclaircies et possibilité d'averses.Max.: 14.Risque de précipitations: 40 %.Mercredi: nuageux avec averses se changeant en chutes de neige Ven- teux Pontiac-Gatineau et Lievre, Laurentides brumeux tôt en matinée Ensoleillé avec passages nuageux par la suite Max 18 Mercredi nuageux avec averses ou chutes de neige tondante Venteux.Estne.brumeux tôt te matin Ensoleillé par la suite Ennuagement en tin d'après-midi suivi d'averses en soirée Max 18.Vents devenant modérés Risque de précipitations: 30 %.Mercredi nuageux avec quelques averses et vents modérés.Trois-Rivières et Drummondville, Québec.Beauce: brumeux tôt le matin.Ensoleillé avec passages nuageux par la suite Max.: 18 Mercredi: nuageux avec quelques averses Venteux Lac-St-Jean, Saguenay nuageux avec possibilité d'averses Max.: 12.Risque de précipitations: 40 % Mercredi: pluie se changeant en quelques averses Vents devenant modérés.La Tuque, Réserve des Laurentides, Charlevoix et Rivière-du-loup:des nuages avec possibilté d'averses Brumeux par endroits Max 15.Risque de précipitations: 30 % Mercredi pluie se changeant en quelques averses.Vents devenant modérés.Rimouski-Matapédia, Ste-Anne-des-Monts et Parc-de-la-Gaspésie.Gaspé et Parc-Forillon des nuages Max 16.Risque de précipitations 20 %.Mercredi: pluvieux.Vents modérés.Baie-Comeau: nuageux et brumeux avec un peu de bruine.Max.: 10 Vents modérés Risque de précipitations: 30 %.Mercredi: pluvieux.Vents modérés Sept-lles brouillard.Possibilité d'un peu de bruine Max.: 6.Risque de précipitations: 30 %.Mercredi pluvieux.Vents modérés Basse-Côte-Nord.Anticosti: brouillard.Possibilité d'un peu de bruine.Max : 6.Risque de 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Divinité féminine.— Champêtre.Verticalement 1 —Oursin en torme de coeur.— Cadmium.2— Anachorète.— Sillon.3— Prix.— Désignation par le sort.4— Cyclone.— Carte.5— Délurée.— Point d'union du membre antérieur du cheval avec le tronc.6— Rhénium.— Substance sucrée.— Invoque.7— Anneau de cordage.— Microprocesseur.8— Tablette.— Route rurale.9— Qui a rapport au sucre.— Incendie.10—Aspect du papier apprécié par transparence.— Paille de seigle dont on couvrait les toits.11 —Baudet.— Gros ser- pent.— Roi d’Israël.12 — Armée du Moyen Âge.— Qui appartient au gosier.Solution d'hier I 7 3 4 5 6 7 8 9 10 M 12 WiBjiirjEji ’SCipÉ + 4 U ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mardi 31 octobre 1989 ¦ 5 Des policiers soviétiques dispersent le monde en bref durement une manifestation contre le KGB Amnistie en Hongrie d'après AP et AFP MOSCOU — La police soviétique anti-émeutes a arrêté plusieurs manifestants, hier, après une veillée aux chandelles à proximité des quartiers généraux du KG B à Moscou en hommage aux victimes de Staline.Plusieurs manifestants, selon des journalistes qui ont assisté à la scène, ont été plaqués au sol, battus et emmenés dans des fourgons cellulaires.L’agence officielle Tass a précisé que 40 personnes environ ont été arrêtées.Tass accuse les protestataires « d’avoir tenté de créer le maximum de troubles, d’exhiber des affiches antisoviétiques et de scander des slogans antisoviétiques».Il semble que ces incidents soient les plus graves constatés à Moscou contre des manifestants depuis décembre 1987 lorsque 200 policiers en civil s’en étaient pris violemment à des manifestants juifs qui demandaient le droit d’émigrer.Hier soir, quelque 1,000 personnes se sont dirigées vers Loubianka, où sont situés les quartiers généraux du KG B au centre de Moscou, pour cé- lébrer le « Jour du prisonnier politique » et commémorer le souvenir des millions de personnes tuées ou emprisonnées sous Staline.Ce défilé, au cours duquel les gens ont marché sur deux rangs pendant une heure, bougie à la main, le long des bâtiments du KGB, s’est déroulé pacifiquement.Il avait été organisé par la Société du Souvenir, qui a pour objectif la commémoration des victimes du régime de Staline et l'Union démocrate, une organisation qui s'est assignée pour tâche l’opposition au Parti communiste.À la fin de la manifestation, un groupe de 500 personnes, la plupart des jeunes gens, s’est dirigé vers la place Pouchkine, un endroit de ralliement traditionnel pour les militants des droits de l’homme.Alors qu’il scandait des slogans comme « Honte au KGB » ou « Le KGB est l’ennemi du peuple », ce groupe s’est trouvé face à la police anti-émeute non loin de la place Pouchkine.Les policiers, casqués de blanc et armés de matraques noires en caout- chouc, se sont placés en ordre de bataille et ont foncé sur les manifestants, frappant au moins quatre d’entre eux au sol et les traînant vers des fourgons cellulaires.Les manifestants se sont alors dispersés, puis se sont retrouvés pour se diriger vers la rue Gorky, la principale avenue menant à la place Pouchkine.Les policiers ont alors bouclé la place et dispersé les manifestants en deux groupes.Ils ont ont à nouveau chargé les manifestants sur la rue Gorky et interpellé six d'entre eux sous les huées de la foule qui criait « honte, honte ».Un autre groupe de manifestants s’est rassemblé du côté sud de la place Pouchkine avant d’être à son tour chargé par la police malgré les dizaines de caméras de télévision soviétiques et étrangères venues sur les lieux.Un responsable de Mémorial, M.Lev Ponomarev, a précisé que les manifestants n’ont pas demandé le feu vert des autorités pour organiser ce rassemblement, dont ils ont sou- photo ap m* ' < Le séisme en Algérie a fait 30 morts Le séisme qui a fait trembler dimanche soir Alger et sa région a fait au moins 30 morts et 250 blessés, selon un bilan communiqué hier après-midi par les autorités algériennes.Le premier ministre, Mouloud Hamrouche (à gauche) a visité la ville de Nadhor, non loin d'Alger.Les recherches se poursuivaient hier soir dans l’ouest d’Alger, région où l’on dénombre le plus de victimes.Les autorités reconnaissaient que le bilan complet des pertes en vies humaines n’était pas encore maîtrisable.On ignorait par exemple le nombre de disparus.L’Éthiopie mobilise son armée pour écraser la rébellion du Tigré ADDIS-ABEBA (AFP) - Le peuple éthiopien s’est clairement exprimé en faveur d’une solution militaire face à la guérilla du Front populaire de libération du Tigré (FPLT), a déclaré hier le président éthiopien Mengislu Haile Mariam.« Notre défi majeur et immédiat est d’assurer l’intégrité et l’unité du territoire » a déclaré le président, cité par l’agence officielle ENA, lors d'une session extraordinaire du Comité central du Parti des travailleurs (parti unique).Après la session du Comité central, le Parlement devrait se réunir aujourd’hui pour voter la mobilisation nationale, estime-t-on.Dans sa déclaration, le président faisait apparemment allusion aux manifestations de masse organisées dans tous le pays la semaine dernière et au cours desquelles la population s’était prononcée en faveur de la mobilisation nationale contre le FPLT, selon les media officiels.De Klerk en Côte d’ivoire YAMOUSOUKRO (AFP) — Le président Félix Houphouët-Boigny a annoncé, hier soir, que le président sud-africain Frederik de Klerk, serait en Côte d’ivoire en décembre.Il a donné cette indication lors d’une conférence de presse avec les présidents Kenneth Kaunda (Zambie), Omar Bongo (Gabon) et Manuel Pinto da Costa (Sao Tome et Principe j avec lesquels il s’était entretenu de l’Angola.Les deux précédents présidents sud-africains, MM.John Vorster et Pieter Botha, s’étaient également rendus en Côte d’ivoire, un des très rares pays qui les aient accueillis.On précise de bonne source ivoirienne que la visite du président sud-africain devrait se dérouler au début du mois de décembre.Pour sa part, le président Kaunda, qui a déjà rencontré M.de Klerk, a déclaré à la presse qu’il estimait que c’était « un homme honnête et sincère, certaines de ses réponses m’ont satisfait».Cependant, a-t-il ajouté, « certaines de mes questions sont restées sans réponse » par exemple « quand je lui ai demandé s’il serait un autre Vorster ou un autre Botha, ou quand l'apartheid prendrait fin ».Après l’approbation de la mobilisation, les prochaines mesures devraient être, estiment les observateurs, l’augmentation des effectifs de l’armée et le recours aux populations pour ravitailler les troupes.C’était précisément ce qui s’était passé en 1977-78 quand le pays mobilisa pour la guerre de l’Ogaden contre la Somalie.Selon des estimations occidentales, avec plus de 300,000 hommes, l’armée éthiopienne est, numériquement, la plus forte de l’Afrique subsaharienne.Le président Mengistu n’a pas fait, dans son discours, de référence directe à des négociations de paix avec le FPLT.Samedi, le Comité central du FPLT avait fait part de son accord pour entamer des négociations préliminaires de paix avec le gouver- PHNOM PENH(AFP) — Le couvre-feu a été instauré à partir d’hier soir à Phnom Penh pour une durée indéterminée, a annoncé une source officielle dans la capitale cambodgienne.« Le couvre-feu sera effectif à partir d’hier à 21 hOO locales, pour prévenir toute action terroriste dans la capitale » a précisé un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères.Il n’a toutefois pas précisé si les autorités avaient eu ces jours derniers des indications sur des préparatifs ou des tentatives d’actes terroristes de la part des Khmers rouges.Ces derniers, qui constituent le principal mouvement de l’opposition armée au régime de Phnom Penh, ont permis de prendre le contrôle de Pailin, une petite localité située dans une zone riche en gisements de pierres précieuses, a proximité de la frontière thaïlandaise.Le couvre-feu, instauré après le renversement des Khmers rouges par l'armée vietnamienne en janvier 1979, avait été levé au mois de mai dernier.Hanoi a annoncé que la totalité de ses troupes avait été retirée en septembre dernier après près de onze années de présence au Cambodge.La levée du couvre-feu en mai dernier avait entraîné le développement d’une vie nocturne au cours de la- nemnt d’Addis-Abeba le 4 novembre prochain à Rome.Le gouvernement éthiopien n’avait pas fait mention de telles négociations à Rome.La guerre dans le nord est « frati-cide et donc complexe » a estimé le président Mengistu, ajoutant qu’elle devait être réglée sur « tous les fronts ».Il a également reconnu que la guerre avait déjà coûté cher au pays, affirmant que non seulement le progrès social et le développement en avaient souffert, mais que ses effets se feraient sentir sur les générations futures et la politique étrangère de l'Éthiopie.Le chef de l’État éthiopien a également accusé le FPLT d’avoir causé des destructions énormes au Tigré et dans les provinces voisines et d’être responsable de la famine et du déplacement des populations.quelle de plus en plus de gens affichaient une richesse — licite ou illicite — jugée insolente par certains secteurs de l’armée.Selon des informations dignes de foi, des responsables militaires s’étaient plaints de cette libéralisation qui se produisait au moment où l’armée — dont les soldats sont très mal payés puisqu’ils ne gagnent qu’entre $ 5 et $ 10 par mois — était engagée dans les violents combats dans l’ouest et le nord-ouest du pays.Le retrait vietnamien a été suivi par d’importantes offensives des mouvements non-communistes de l’opposition armée, les partisans du prince Norodom Sihanouk et ceux de l'ancien premier Ministre Son Sann, dès la fin du mois de septembre.Ces offensives ont notamment permis aux combattants du mouvement de M.Son Sann d’occuper une vaste portion du territoire cambodgien au nord de Sisophon, capitale de la province de Banteay Meanchey dans le nord-ouest du pays.Peu après, c’était au tour des Khmers rouges d’attaquer dans la région de Pailin qu’ils contrôlent désormais, les troupes gouvernementales ayant été contraintes de se replier à Streng, à une trentaine de kilomètres à l’est sur la route de Battambang, après avoir enregistré de lourdes pertes.Le couvre-feu est instauré à Phnom Penh haité le déroulement dans le calme, sans slogans.Le président du KGB, M.Vladimir Krioutchkov, qui n’était pas « particulièrement enthousiaste » à l'idée de cette manifestation, avait toutefois assuré, samedi dernier, l’académicien Andrei Sakharov, lors d'une conversation téléphonique, qu’aucune mesure répressive ne serait prise à l’encontre des manifestants, a expliqué M.Ponomarev.Les forces de l’ordre avaient cependant pris soin de bloquer tous les accès à la Loubianka, de façon à éviter que ne grossisse le nombre des manifestants.« Je n’oublierai jamais ».La voix de la vieille femme, que l’on devine avoir été très belle dans sa jeunesse, se casse en évoquant l’arrestation en 1938 de son père, haut fonctionnaire au Commissariat du peuple aux Affaires étrangères, fusillé l'année suivante.Irina Kalinina, qui porte autour du cou la photo de ses parents, dénonce « ceux qui ont peur de la vérité » sur le stalinisme, car ils ont participé « directement ou indirectement à la terreur ».Mais elle se veut résolument optimiste.Elle ne pense pas que l’arbitraire stalinien se reproduira.« (Mikhaïl) Gorbatchev a été le premier qui nous a donné la possibilité à nous autres, victimes des répressions, de parler».BUDAPEST (Reuter) — Le Parlement hongrois s'est prononcé hier à une majorité écrasante en faveur de la libération de 8,800 prisonniers, dans le cadre d’une amnistie marquant l'établissement d’une république indépendante.Le ministre hongrois de la Justice, Kalman Kulcsar, a déclaré au Parlement qu'il était traditionnel de prendre des mesures de clémence à l'occasion d'événements historiques.D’autre part, le Parlement devrait sans doute, au cours d’une session de deux jours, se prononcer pour l’abandon de la construction d’un barrage hydroélectrique sur le Danube.La construction du barrage de Nagymaros, à laquelle participent aussi l’Autriche et la Tchécoslovaquie, avait été suspendue en mai en attendant les résultats d'études sur l’environnement.La torture continue en Turquie LONDRES (Reuter) — Amnesty International a accusé aujourd’hui la Turquie de torturer de façon systématique les prisonniers politiques, dont au moins 10 seraient morts cette année en prison à la suite de ces mauvais traitements.Dans un rapport intitulé Tunpiie : torture et procès injuste des prisonniers iwlitiques, l'organisation humanitaire affirme que la Turquie viole le convention des Nations unies contre la torture et les châtiments inhumains, ratifiée pourtant par Ankara en 1988.Amnesty ajoute que « l’usage de la torture pour obtenir des informations ou extorquer des confessions des prisonniers politiques continue d’être aussi fréquent et sur une grande échelle » en Turquie.Castro défend le communisme LA HAVANE (AFP) — Fidel Castro a revendiqué la « rigidité » et l’orthodoxie dans un monde communiste en pleine ébullition au cours d'un discours à l’occasion du trentième anniversaire de la mort de Camilo Cienfuegos, l’un des chefs de la guérilla victorieuse des Barbudos, publié hier par Granmu, le journal du Parti communiste cubain.« Nous ne renierons jamais le titre de socialiste et communiste et notre parti ne cessera jamais de s’appeler Parti communiste de Cuba » a ajouté Fidel Castro dans une allusion implicite aux changements en Hongrie.LA PREMIERE ANNEE Le juste équilibre (juîiula Profitables • 101/2% d'intérêt la première année • Pour chacune des années suivantes jusqu'à l'échéance en 2001, létaux d'intérêt annuel de cette émission sera déterminé et annoncé au moment de la nouvelle émission.Sûres et encaissables en tout temps • Garanties par le gouvernement du Canada • Vous pouvez les encaisser quand bon vous semble.• Si vous les encaissez après le troisième mois, vous en recevrez la valeur nominale plus les intérêts courus depuis le 1er novembre 1989.Les Obligations d’épargne du Canada Faites vite! Le F novembre est la date limite pour acheter vos nouvelles Obligations d’épargne du Canada à leur valeur nominale.Après cette date, il sera trop tard! 6 ¦ Le Devoir, mardi 31 octobre 1989 Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Christian Charron FAIS CE QUE DOIS Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l’information: Jean Francoeur, Jacques Chabot Albert Juneau, Directeurs adjoints: Michel Lefèvre Guy Deshaies, Pierre Cayouette La vertu et l’hypocrisie Contre les accords du lac Meech, on veut changer les règles POUR COULER les accords du lac Meech, tout est bon.Après les attaques frontales de l’ancien Premier ministre du Canada, M.Pierre Elliot Trudeau, après le rejet systématique de l’entente par le comité pluripartisan du Manitoba, on assiste, depuis quelques jours, à une autre démarche dont l’objectif demeure le même.Cette fois-ci, c’est le sens et la légitimité même des accords qui sont remis en question.Premier rappel à la réalité : tout le monde se serait mépris sur le sens et l’objectif de l’entente négociée entre les onze Premiers ministres, au printemps 1987.Ici au Québec — et sans doute à Ottawa — , on aurait eu la naïveté de croire qu’il s’agissait d’une démarche en vue d’achever et de rectifier ce qui avait été laissé en plan en 1982.S’il faut en croire certains opposants, il n’y aurait là qu’illusion, à tout le moins incompréhension de la nature réelle de ces négociations constitutionnelles.D’où les erreurs, les faiblesses et les dangers d’un accord conclu dans l’espoir d’amener le Québec à souscrire à la révision constitutionnelle de 1981-82.C’est maintenant devenu leit-motiv, surtout dans l’Ouest du pays, notamment dans la région de Winnipeg.Ce procédé est enfantin et grossier tout à la fois.Ce n’est tout de même pas de l’histoire ancienne.Il ne faut pas dépouiller des archives pour découvrir et cerner l’objectif poursuivi en 1987 au lac Meech, puis à Ottawa.Cette ronde de négociation constitutionnelle a été convoquée uniquement en vue de « régulariser » une situation imposée au Québec contre l’assentiment de son Assemblée législative.Encore une fois, il faut cesser de jouer avec les mots.La loi constitutionnelle de 1982 n’a pas été un cadeau gracieusement offert au Québec.On repassera pour qualifier le sens du geste d’Ottawa et des neuf autres provinces.Un fait demeure : le Québec n’a pas signé le document constitutionnel qui lui impose obligations et devoirs.L’entorse est de taille.Les accords du lac Meech visent avant tout à « normaliser »> une situation gênante dans un régime fédéral où la constitution est censée résulter de l’accord des États-membres.C’est pourtant sur un deuxième front que s’engage le combat le plus pernicieux.Sous des dehors de vertu démocratique, on en arrive en effet à nier toute validitié, toute légitimité aux accords en question.S’il faut en croire les tenants de cette thèse, il faut renoncer à tout ce qui a été fait en 1987 pour vice de légimité populaire.En résumé, cette entente constitutionnelle aurait dû s’inscrire dans un processus plus démocratique où les citoyens du pays auraient eu voix au chapitre.C’est le nouveau chef de gouvernement de Terre-Neuve, M.Clyde Wells, qui se fait le propagandiste le plus zélé de cette trouvaille.Les parlementaires du Nouveau-Brunswick aboutissent d’ailleurs à pareille conclusion, en fait à pareille recommandation à la fin du rapport qu’ils ont consacré aux accords du lac Meech.Les citoyens de cette fédération devraient être directement associés à toute entreprise de révision de la loi fondamentale du pays.Devant tant de vertu, on devrait s’incliner.Il y a cependant un détail fondamental qu’on feint d’oublier.La négociation et la conclusion des accords Meech-Langevin ont suivi exactement le même cheminement, ont respecté les mêmes démarches de procédure que lors de la « grande révision »> de 1981-82 (mis à part le coup de force du gouvernement Trudeau et l’intervention de la Cour suprême) : pré-négociation par les fonctionnaires, discussion et accord au niveau des chefs de gouvernement, examen et vote de l’entente par chacune des chambres d’assemblée.En quoi 1987 diffère-t-il de 1981 ?Pourquoi devrait-on cette fois-ci avoir suivi une procédure différente ?En quoi devrait-on asseoir la légitimité des accords du printemps 1987 sur des bases différentes ?Comment expliquer la nécessité d’imaginer cette fois-ci des étapes inédites ?La réponse à toute ces questions est simple, claire et inquiétante.Le résultat de 1987 déplait souverainement à un certain nombre, d’où la nécessité, selon eux, de changer les règles qui hier encore étaient parées d’une légitimité bien acceptée.Tout simplement.Tout bêtement.En bon français, cela s’appelle de l’hypocrisie travestie en vertu démocratique.Au moment où l’on veut s’engager dans une forme de révision chronique de la constitution, aucune objection à imaginer des modalités mieux accordées aux exigences de la démocratie participative.Mais vouloir imposer aux résultats de 1987 des conditions nouvelles, une fois l’entreprise terminée, c’est charrier.C’est surtout tricher comme des gamins qui voient la partie leur échapper.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Recul des socialistes espagnols Felipe Gonzalez pourra-t-il maintenir sa politique de rigueur ?LES SOCIALISTES ESPAGNOLS ont certes remporté la victoire dimanche, mais ils ne disposent plus désormais que d’une seule voix de majorité au Parlement.Le troisième mandat qu’entreprend le parti de Felipe Gonzalez pourrait bien être le dernier d’un gouvernement socialiste majoritaire.Au pouvoir depuis 1982, les socialistes ont été contraints de prendre des mesures aussi draconiennes qu’expéditives pour lancer l’Espagne sur la voie de la modernisation.La restructuration industrielle effectuée au milieu des années quatre-vingt était impérative pour rendre l’économie concurrentielle.Mais cette opération entraîna la perte de dizaines de milliers d’emplois.Le Parti socialiste n’a pratiquement jamais dérogé de cette politique de rigueur, et c’est elle principalement qui est à l’origine du mécontentement dont la Gauche unie, menée par le Parti communiste, a largement profité.Considérée globalement, l’Espagne de Felipe Gonzalez est plus riche que jamais.Le revenu per capita augmente à un rythme affolant, mais le taux de chômage reste un des plus élevés d’Europe (autour de 17 %).Bref, cette « modernisation à marche forcée » s’est soldée non seulement par un enrichissement général mais aussi par une paupérisation d’un large segment de la population.En réalité, le parti de M.Gonzalez n’est socialiste que de nom.Depuis le retour de la démocratie en 1975, le chef socialiste a multiplié les efforts pour bâtir un grand parti du centre.En 1979, il a convaincu les militants d’abandonner les engagements à l’égard du marxisme-léninisme.En 1986, il a fait campagne — et gagné le référendum — en faveur de l’adhésion de l’Espagne à l’OTAN, alors que, jusque-là, le parti avait soutenu le retrait de l’alliance militaire.La même année, le pays faisait son entrée dans la Communauté économique européenne et s’intégrait ainsi davantage à l’économie de marché.Malgré toutes ces « déviations », la formation de M.Gonzalez continue à porter le nom de Parti socialiste ouvrier espagnol, cependant que cet anachronisme tend à disparaître dans les pays d’Europe de l’Est.Cette politique du « centre » a rapporté de riches dividendes aux socialistes, d’autant que les forces d’opposition, tant à gauche qu’à droite, ne constituent pas, pour l’instant du moins, une alternative réelle.Mais il n’est pas sûr que le Parti socialiste pourra maintenir sa politique économique — on s’attend à ce que le gouvernement prenne à brève échéance d’autres mesures impopulaires pour contenir l’inflation — sans subir un recul plus marqué lors du prochain scrutin.— ALBERT JUNEAU Une église et son péché Les évêques catholiques ne savent à quel saint se vouer LES ÉVÊQUES catholiques ont mis bien du temps à comprendre l’horreur qui a secoué le pays au fur et à mesure que se multipliaient les histoires d’agressions sexuelles commises contre des enfants par des religieux et des membres du clergé.Us étaient prêts à faire face à des cas d’exception, comme ils ont su en régler pendant des années, mais pas à cette vague apparente de défaillances.On attendait de la hiérarchie compassion et redressement.Elle a donné plutôt une impression d’embarras.Attente, silence, déclarations hésitantes sinon contradictoires auront amplifié la crise qui secoue maintenant l’Église.Les évêques n’auront pas dissipé cette impression d’impuissance en formant un comité d’enquête sur qui ils comptent pour trouver les causes de cette tragédie et fournir des réponses pour l’avenir.D’un magistère rompu à toutes les misères humaines et voué à l’enseignement et à la « pastorale », il y a là un aveu inédit dont il faut noter la sincérité, mais qui n’est pas aussi étonnant qu’on pourrait le croire.Certes, tous les milieux, toutes les professions comptent leur part de misère psychologique et morale.Au reste, les abus sexuels n’épargnent pour ainsi dire personne.On le voit mieux maintenant qu’une plus grande franchise existe à cet égard.La dynamique sexuelle est aussi complexe que difficile à maîtriser.Ainsi, près d’un million de femmes au pays auraient été brutalisées par leur conjoint, on ne saurait donc s’en prendre aux seuls violeurs ordinaires ni aux gens du clergé.Mais de l’Église, de pasteurs, d’institutions comme un orphelinat, on attendait davantage.Le scandale est à la mesure de la confiance qu’on plaçait, à juste titre, dans l’intégrité des religieux et des prêtres à qui on confiait des enfants sans défense.Il ne fait pas de doute que la plupart de ces hommes et de ces femmes qui ont voué leur vie à l’éducation de la jeunesse, l’ont fait avec un dévouement et un talent le plus souvent resté inégalé.Mais leur témoignage rend en quelque sorte plus accablantes les situations d’abus qui ont éclaté dans ce milieu.Les autorités civiles font enquête pour savoir comment on a pu taire ces choses pendant tant d’années.Et les autorités ecclésiastiques se demandent comment l’institution ecclésiale a pu elle aussi faillir à cet égard.Il n’est pas certain que l’essentiel des faits puisse sortir de ces audiences.Un climat de « révélations » pourrait même faire plus de tort que de bien.Mais il faudra bien tenter de comprendre cette tragédie.Les moeurs de l’époque, les tabous à l’égard de la sexualité, une trop grande révérence à l’endroit du pouvoir religieux, tout cela peut expliquer une part des problèmes passés.Mais il faut chercher ailleurs les raisons de l’incapacité de la hiérarchie de faire face aujourd’hui à ces problèmes.On se trompe probablement en parlant du célibat ecclésiastique.Des prêtres mariés auraient d’autres problèmes, ils n’en auraient pas nécessairement moins.Mais on ne risque guère de se tromper en s’interrogeant sur la conception de la sexualité dans la tradition catholique.Il y a là un blocage historique que des individus ont pu surmonter, mais qui inhibe encore globalement l’institution ecclésiale.Ce n’est par hasard si les questions de sexualité, d’avortement, de divorce, d’éducation sexuelle soulèvent encore de si grave controverse dans l'Église catholique.Si l’Église ne sait quoi faire avec ses pasteurs quand ils sont incapables de surmonter leurs problèmes d’ordre sexuel, comment peut-elle prétendre éduquer les simples fidèles en la matière ?On est heurté à juste titre par les agressions qui font la manchette depuis Terre-Neuve.Mais la blessure morale d’un certain catéchisme n’était pas moins pernicieuse.En est-on vraiment sorti ?— JEAN-CLAUDE LECLERC L'ésPRn vomc mecH LETTRES AU DEVOIR Un pas en arrière LE MOUVEMENT Action-chômage de Montréal dénonce avec vigueur la façon de procéder du gouvernement fédéral dans le but d’adopter le projet de loi C-219.La motion adoptée, par la majorité conservatrice à la Chambre, dans le but de mettre fin prématurément au débat des modifications majeures à la Loi sur l'assurance-chômage est inacceptable.Elle démontre bien l’em-ressement de ce gouvernement détériorer les conditions de vie des Canadiens et Canadiennes.Cette motion permettra au gouvernement d’adopter son projet de loi mardi.Cela n’est pas surprenant.Après avoir fait la sourde oreille à la majorité des groupes entendus par le comité spécial des Communes et qui dénonçaient avec vigueur la réforme du régime d’assurance-chômage, le gouvernement ne veut surtout plus entendre parler d’opposition à son projet.Attitude typique de ce gouvernement qui n’a qu'une idée en tête : réduire l’intervention sociale de l’État au minimum et ce le plus rapidement possible.La démocratie parlementaire a encore fait un pas en arrière.— MICHEL LETREIZ vice-président Montréal, le 26 octobre.Les garanties de Taef h’n réponse à Jean-Claude l.eclerc MALHEUREUSEMENT, la survie du Liban n’est pas encore entre les mains de ses dirigeants.La présence sur le territoire libanais des forces syriennes, tolérée et légalisée avec l’accord tacite des grandes puissances, constitue un élément majeur de déstabilisation, au même titre que celle des forces israéliennes.En effet, si l’orientation politique ou économique du gouvernement libanais s’écarte des aspirations syriennes ou israéliennes, il est fort probable que les gouvernements de ces deux pays déstabilisent à nouveau l’équilibre libanais, en semant la mort par des voitures piégées, en assassinant des personnalités libanaises des deux camps, en obligeant une population otage à se soumettre à l’occupant.Voilà quelques-uns des dangers qui guettent encore les Libanais et qui ont été jusqu’à présent à l’origine de la violence.Si vous acceptez que la présence des forces israéliennes donne une excuse à la Syrie pour le maintien de ses troupes, vous devez admettre que l’inverse est aussi vrai et que le Liban est donc l'otage de ses deux voisins.S’il est vrai que la situation politique et militaire est volatile, il est clair que cette instabilité est entretenue en très grande partie par les forces étrangères.Le réarmement des Libanais en territoires libres ne constitue qu’un moyen de résistance légitime contre une occupation qui aurait dû être sévèrement condamnée et sanctionnée par les pays dits démocratiques.Enfin, vous parlez de l’aventurisme du général Aoun.C’est grâce à lui que la population en détresse a repris l’espoir, que les causes du problème libanais ont été clairement identifiées, que celui-ci a pris une dimension internationale et que la conférence de Taef est devenue possible.Il est donc légitime et nécessaire d'exiger le retrait des forces syriennes afin de permettre au Liban de réorganiser en toute liberté sa politique à partir de l’entente constitutionnelle établie si rapidement entre Libanais à Taef, et d’obtenir le retrait des forces israéliennes.Malheureusement, les troupes d’occupation syriennes et israéliennes ne sortiront que par la force : soit la dissuasion politique et économique que devraient exercer les grandes puissances et les pays arabes, soit les armes.C’est la première alternative que les dirigeants libanais, y compris le général Aoun, ont en vain réclamée, afin d’éviter l’escalade de la violence.L’indépendance territoriale et politique d’un pays constitue un droit fondamental et non négociable.La survie du Liban n’est donc pas encore, comme vous le rapportez, entre les mains de ses propres dirigeants.Tant que son territoire sera occupé par des forces étrangères, la survie de ce pays demeurera entre les mains de la conscience internationale qui a une si grande part de responsabilité dans le drame libanais.— Hélène et Maurice SOMMA — Janine SOMMA — Joseph BERBÉRi Montréal, le 22 octobre.Trop honnête LE JOURNALISTE Jean St-Onge, de Télévision Quatre Saisons, a été suspendu pour un mois et banni des ondes pour un an, pour avoir averti le public qu’il était forcé par la direction TQS de diffuser intégralement une course de Blue Bonnets dans le bulletin des sports dont il faisait la présentation.L’incident remonte au 8 septembre dernier mais l’ingérence de la direction sur le contenu du bulletin de nouvelles dure déjà depuis quelques mois.Depuis le début de l’été, les journalistes subissent les pressions du vice-président à l’information de TQS.M.Jean Rivard les incite fortement à diffuser dans le bulletin un extrait de chaque programme de course présenté à Blue Bonnets sous prétexte qu'il existe une entente entre Blue Bonnets et TQS.M.Rivard a déjà été blâmé par le Conseil de presse du Québec pour avoir garanti une couverture de presse en échange d'un contrat de publicité avec le Salon du chauffage et du confort au foyer.La Fédération nationale des communications (FNC-CSN) appuie totalement le journaliste Jean St-Onge, président de l’un de ses syndicats affiliés, dans sa lutte pour une information libre de toute pression des services de publicité et de marketing.Une plainte a été déposée devant le Conseil de presse pour manquement grave aux règles d’éthique journalistique et une autre devant le Conseil canadien des relations du travail pour que soient retirées les mesures disciplinaires injustifiées.La F NC, qui regroupe plus de 1500 journalistes au Québec, est préoccupée par les intrusions de plus en plus brutales des services de marketing et de publicité dans le contenu des informations.Fille a décidé de tenir un colloque sur cette question au printemps.— LOUISELLE LÉVESQUE secrétaire générale Montréal, le 26 octobre.Qui passerait la rampe ?Réponse à J.Leduc Gauvin, 21 septembre LA Fondation de la Faune du Québec participe, avec d’autres intervenants gouvernementaux et non-gouvernementaux, à la réalisation de projets de conservation et de mise en valeur de la faune.La Fondation procède à des acquisitions d’habitats essentiels au maintien de plusieurs espèces, notamment au lac Saint-Pierre.Elle soutient l’exécution de travaux d’aménagement et de restauration pour le bénéfice des amants de la nature et de la faune.La Fondation, organisme d’État sans but lucratif géré par un conseil de neuf membres, fait appel à différentes sources de financement, notamment des chasseurs, pêcheurs et trappeurs.Elle sollicite aussi des entreprises québécoises qui désirent apporter leur soutien à la cause environnementale.Façon concrète d’associer l’ensemble des Québécois et les secteurs économiques, financiers et commerciaux à cette cause, en complémentarité avec les actions des autres intervenants.La carte Visa Nature a été mise en marché dans un objectif de financement, bien qu’elle constitue un excellent véhicule promotionnel pour la faune.Quant au choix des entreprises qui supportent cette carte en consentant des escomptes, je ne crois pas qu’il nous faille les sélectionner à partir de critères qui ne concernent pas la cause faunique.Si nous procédions ainsi, pourrions-nous trouver une entreprise, une personne qui ne pose aucun geste, si minime soit-il, à l’encontre de la société ou de la faune.À partir du moment où les individus se situent dans une dynamique de concurrence d’utilisation des ressources, des espaces, etc, il y aura toujours des conflits, des compromis, des ententes.Faudrait-il rejeter des entreprises qui veulent s’associer à la cause environnementale ?Je ne le crois pas : à ce compte, qui passerait la rampe ?La Fondation est fière de s’être associée au Mouvement Desjardins et nous respectons le choix qu’il a fait d’associer ces entreprises, notamment les Auberges Universelle, à Visa Nature.— ANDRE MAGY président-directeur général Québec, le 20 octobre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3361 Abonnements (514)844-5738 ',°29,90Ë18P0 *“ 15,8 Champli % Le Devoir, mardi 31 octobre 1989 B 7 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le projet de loi sur la radiodiffusion Plus de pouvoir au gouvernement et plus de liberté au secteur privé LIBRE OPINION NICOLE BOILY Directrice générale de l'Institut canadien d'éducation des adultes IL N’EST certes pas facile de concilier dans le secteur de la radiodiffusion les objectifs démocratiques et culturels avec les impératifs financiers.Le projet de loi C-40 sur la radiodiffusion, bien qu’il enregistre des gains intéressants au chapitre des objectifs généi aux et de la reconnaissance des besoins et des droits sociaux, nL pas cependant réussi à gagner ce parti.Avec ce projet de loi, le gouvernement réalise, en fait, le tour de force d’augmenter considérablement son contrôle sur la radiodiffusion tout en accordant au secteur privé une plus grande liberté de manoeuvre.Cette nouvelle version du projet de loi C-136 sur la radiodiffusion a le mérite d’insister sur la mission culturelle de la Société Radio-Canada et d’inciter les services complémentaires de télévision à accorder une plus grande place aux émissions culturelles.Elle n’apporte malheureusement aucune correction aux lacunes majeures du projet de loi de Mme Flora MacDonald.Le pouvoir de directive très étendu du gouvernement sur le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) est réaffirmé et les obligations imposées au secteur privé ne sont pas renforcées.La nouvelle politique sur la radiodiffusion visera officiellement tout autant le secteur privé que le secteur public mais, dans les faits, elle ne prescrit pas du tout les mêmes obligations aux deux secteurs.Alors que le service national se voit imposer des responsabilités sociales et cultu- relles accrues, les exigences à l’égard des radiodiffuseurs privés sont, pour leur part, réduites à leur plus simple expression.Ce projet de loi constitue à cet égard un recul par rapport à la loi de 1968.Les radiodiffuseurs privés, en vertu de la loi actuelle, ont l’obligation de diffuser une programmation principalement canadienne, alors que, dans le projet de loi C-40, il est dit que : « d) les réseaux et les entreprises de programmation privés devraient, dans la mesure où leurs res- Le projet tend à favoriser un système « dual » : la culture aux réseaux publics et les émissions lucratives de divertissement aux stations privées sources financières et autres le leur permettent, contribuer de façon notable à la création et à la présentation d’une programmation canadienne tout en demeurant réceptifs à révolution de la demande du public ».La canadianisation de notre système de radiodiffusion constituait l’objectif premier de la révision de la loi.Si le projet de loi C-40 est adopté tel quel, les principaux responsables du phénomène de l’américanisation des ondes canadiennes (les radiodiffuseurs et câblodistributeurs privés) pourront désormais s’appuyer sur la loi pour justifier une plus faible contribution de leur part à la production d’émissions canadiennes de haute qualité.Ce projet de loi risque donc de favoriser l’émergence d’un système « dual».Les missions éducatives et culturelles seront dévolues aux seuls réseaux publics, alors que le secteur privé pourra se consacrer à la diffusion et à la réalisation d’émissions plus lucratives de divertissement.Les impératifs de la rentabilité immédiate et du financement publicitaire vont certes continuer de peser beaucoup plus lourd sur l'orientation des strategies de programmation que ne le feront les objectifs de la loi sur la radiodiffusion.De plus, ce projet de loi ne comporte aucune mesure pour freiner le processus de concentration des entreprises de radiodiffusion.Ce phénomène prend actuellement des proportions alarmantes qui menacent non seulement le pluralisme mais l’équilibre même du système.La radiodiffusion canadienne ne sera donc pas moins dépendante du pouvoir économique, mais elle sera toutefois davantage soumise au pouvoir politique.Le projet de loi présenté par le ministre Marcel Masse, en plus de réaffirmer le pouvoir très large de directive et de révision du gouvernement sur les activités et les décisions du CRTC, introduit un nouveau mécanisme de contrôle sur la Société Radio-Canada.Alors que le projet de loi C-136 prévoyait que le président-directeur général de la Société Radio-Canada serait nommé par le Conseil d’administration de la Société (sa responsabilité étant davantage de l’ordre de la gestion et de l’administration), dans le projet actuel, c’est le gouvernement qui nomme à la fois le président du Conseil et le pdg.Fait à signaler : le poste de président du Conseil est devenu, dans ce projet de loi, une charge à temps partiel alors que le pdg devient « le premier dirigeant de la Société ».De plus, le président-directeur général ne relève plus réellement du Conseil d’administration, puisqu’il ne pourra plus être révoqué par celui-ci.En cas de conflits entre le Conseil et le président-directeur général, c’est fina- PHOTO PC Une des productions diffusées récemment dans le cadre de l'émission Les beaux dimanches de Radio-Canada : Sarah et le cri de la langouste avec Françoise Faucher et Benoit Girard.lement le gouvernement qui sera appelé à trancher le litige.Ces modifications apportées au projet de loi C-136, en plus de réduire les pouvoirs du président et ceux du Conseil d'administration, mettent en cause l’indépendance même de la Société.Ce contrôle politiaue accru sur la radiodiffusion ne reflète aucunement le concensus général qui s’est dégagé lors des nombreuses consultations qui ont entouré la révision de la loi.Il nous apparaît que l’autonomie de la radiodiffusion constitue un principe sacré pour la population, car les médias électroniques ont un pouvoir d’influence trop important sur les opinions et modes de vie.Ce long processus de révision de la loi de 1968 aura finalement servi à confirmer quelques acquis importants, tel le rôle primordial de la Société Radio-Canada, et à faire reconnaître les besoins et le droit des femmes, des divers groupes sociaux et des communautés culturelles et régionales, à voir leurs aspirations et réalités reflétées dans le système canadien de radiodiffusion.L’ICÉA craint cependant que ces objectifs très généreux, inscrits dans le projet de loi, de même que la reconnaissance de la spécificité de la télévision francophone et l’obligation faite, à cet égard, à la Société Radio-Canada d’offrir une programmation de qualité équivalente aux réseaux français et anglais, ne demeurent à l’état de simples voeux pieux si le réseau public et surtout le réseau français ne disposent pas de ressources supplémentaires pour faire face à ces nouveaux défis.Si le gouvernement s’en remet essentiellement aux réseaux publics pour réaliser les objectifs socio-culturels de la loi sur la radiodiffusion, il va lui falloir, en effet, poser des gestes en conséquence.Au lieu de mettre la priorité sur l’aide au développement de l’industrie et de la production privée, il faudra au contraire utiliser les fonds publics pour renforcer nos outils collectifs.Le partenariat patrons-syndicats : une coopération conflictuelle REPLIQUE PIERRE PAQUETTE Président du Conseil central de Montréal de la CSN, l'auteur répond ici à l’article de M.Louis GUI paru dans cette page le 17 octobre APRÈS avoir analysé quelques expériences de social-démocra-tie, Louis Gill, professeur à l’UQÀM, posait récemment dans LE DEVOIR la question suivante : le partenariat patrons-syndicats est-il la solution ?À trois semaines du Congrès du Conseil central de Montréal (CSN ) où ce sujet sera débattu, j’aimerais apporter quelques éléments de réponse à cette question.En un paragraphe, Louis Gill résume sa thèse : « On voit mal comment le partenariat, fondé sur une acceptation commune par les « partenaires » sociaux des prémisses de l’économie de marché, pourrait fournir le moyen de contrer de manière soutenue ses tendances faites.Inévitablement, les « compromis » conclus par les « partenaires », pour se conformer aux normes de l’économie de marché et aux exigences du profit privé, devront se solder au désavantage de l’emploi et des services sociaux ».Cette logique le conduit à conclure que seule l’appropriation collective des moyens de production est la solution aux maux de notre système économique.Bien que je sois d’accord avec plusieurs des critiques que l’auteur soulève à propos de l’expérience social-démocrate de gestion économique, sa thèse pose au moins trois problèmes majeurs en ce qui touche sa transposition au mouvement syndicl québécois.Divergences d’intérêts, convergences d’objectifs Gill avance que le partenariat ou la concertation repose sur une acceptation commune des « partenaires » sociaux des prémisses de l’économie de marché.Rien n’est moins vrai.Il existe des situations où, tout en défendant les intérêts des travailleurs, les syndicats et les groupes communautaires ont des objectifs convergeants avec le patronat et les gouvernements.Cette divergence d’intérêts et cette convergence d’objectifs peuvent être la base d’un « partenariat » local ou sectoriel, de plus au moins longue durée.On peut donner l’exemple de la Société de promotion et de concertation de l’est de Montréal (Pro-est) ou du Regroupement pour la relance économique et sociale du sud-ouest (RÉSO) où, malgré des débats parfois très serrés, les différentes forces du milieu cherchent ensemble, pour des raisons différentes, à trouver des solutions aux problèmes de la désindustrialisation du chômage local, résultat des tendances dominantes de l’économie de marché.Il est tout à fait vrai que les formes de concertation ou d’alliance locale ont peu à voir avec le partenariat institutionnalisé des pays Scandinaves.Mais il n’en demeure pas moins qu’elles peuvent apporter beaucoup aux victimes de la restructuration économique et de la polarisation sociale actuelles.Dans son texte, Louis Gill avance que l’acceptation du partenariat contribuerait à affaiblir la force du mouvement ouvrier.Par contre, il admet que les détenteurs de capital ne se soumettent à un partage de la gestion que s’ils y sont contraints.Effectivement, plus souvent qu’au-trement, la concertation est imposée par le mouvement syndical et populaire.Elle résulte donc d’un rapport de force et doit être alimentée par la mobilisation.Rappelons que ce sont des comités de citoyens et de travail- i-ET«SST"* 0(COlNl”U 1 Entièrement renouvelé, incluant une nouvelle cartographie.L'État du monde 1989-1990 c'est l'actualité à votre portée! Vol.de 640 pages, relié, 19,95$ LES EDITIONS DU BORÉAL LE MONDE CHANGE.L’ÉTAT DU MONDE AUSSI! Les Éditions du Boréal, en collaboration avec Le Devoir et CIEL 98,5 MF, vous offrent la chance de gagner des exemplaires gratuits de l'ÉTAT DU MONDE.Écoutez Ciel 98,5 MF entre 9 heures et 18 heures tous les jours du 23 octobre au 5 novembre 1989 et participez au tirage quotidien de l'État du monde.leurs qui furent à l’origine des comités de relance de l’est et du sud-ouest de Montréal, le comité de Survie de l'Est et Urgence Sud-Ouest.La concertation et ses conditions De plus, le conflit actuel des employés d’entretien de la STRSM montre qu’il n’y a pas de relation automatique entre « partenariat » et démobilisation.Voilà un syndicat qui a initié une forme de cogestion et qui lutte actuellement contre l’arbitraire patronal qui voudrait le ramener à une organisation traditionnelle du travail.Ce qui est vrai au niveau local peut l’être au niveau régional et national.Lutter pour mieux contrôler l’orientation que prend le développement de l’entreprise, de la région ou de la société, ne peut qu'augmenter l’efficacité de l’action syndicale, REPLIQUE GILLES BERNARDIN L'auteur est directeur du recyclage énergétique chez Ciment St-Laurent.Il répond ici à l'article de Louis-Gilles Francoeur intitulé Un test d’incinération qui requiert 18,000 gallons d'huiles contaminées, cela équivaut aux deux tiers des BPC de Saint-Basile », paru dans LE DEVOIR du 6 octobre J» U DEUXIÈME paragraphe, Xi l’auteur écrit : « L’incinération " *des huiles contaminées dans les fours à ciment a été interdite en Europe et aux États-Unis ».Cette affirmation est erronée.En effet, aux États-Unis entre autres, une cimenterie peut entreprendre des essais de combustion avec des BPC si ces essais sont préalablement acceptés par l’Environmental Protection Agency.Cependant, considérant les craintes soulevées par ce genre d’essais, les cimenteries se sont abstenues d'utiliser ce produit et s’en tiennent plutôt à des huiles usées et des solvants, lesquels sont disponibles à plus long terme.Récemment en Allemagne, pays où les normes de qualité de l’air sont parmi les plus sévères au monde, la cimenterie Phoenix a entrepris, avec l’appui des ministres fédéraux de l’Environnement, des essais similaires à ceux proposés à la cimenterie de Joliette.Toujours au deuxième paragraphe : « Une seule cimenterie dans le monde, située en Norvège, est actuellement autorisée à détruire, etc.» Pour votre information, sachez qu’une première cimenterie si- accroître sa crédibilité et augmenter son rapport de force.La question est bien moins d’être pour ou contre la « concertation » que de déterminer à quelles conditions celle-ci peut se faire.En définitive, Louis Gill pose dans son texte l’alternative entre le maintien du système social en place et le changement socialiste.Or, ce n’est pas à ce niveau que l’alternative se place aujourd’hui dans la société québécoise.Elle se situe entre un « statu quo » en crise et des than gements sociaux au bénéfice de la majorité de la population et qui lui permettent une plus grande prise en main de sa destinée.Le mouvement syndical et populaire doit donc, à partir des problèmes qu’il tente de surmonter quotidiennement, préciser et mettre en place les conditions du changement social.Cela signifie répondre aux enjeux sociaux actuels : quelles industries développer ?Quelles mesures tuée en Norvège à Slemmestad a obtenu vers 1980 un permis pour brûler des BPC.Plus tard, les propriétaires de cette cimenterie, la compagnie Norcem, ont mis fin à l’exploitation de cette usine et ont obtenu un deuxième permis pour une autre de leurs usines située cette fois à Daien.Au troisième paragraphe « La quantité de déchets dangereux qui sera détruite lors des tests équivaut aux deux tiers de l’entrepôt de Saint-Basile » et le titre de l’article se lit Cela équivaut aux deux tiers des BPC de Saint-Basile ».Cette affirmation est fausse.En se référant à l’ar tide présenté par M.Serge Goulet du MENVIQ à la lie Conférence nationale sur la gestion des déchets, qui a eu lieu à Montréal du 27au 29septembre 1999, on y rapporte que 423 barils pleins d’askarel ont été relevés à cet entrepôt, représentant 19,035 gallons de BPC à forte concentration.Sur une base de concentration équivalente, les tests à Joliette utiliseraient seulement 43 gallons, soit .2 % des BPC stockés à l’entrepôt de Saint-Basile et non pas 66 %.Au paragraphe 5, « le porte-parole de Ciment St-Laurent.avait tenu à détruire, dans le cadre de ces tests, des déchets dangereux provenant uniquement de la région de Lanau-dière ».Une précision est nécessaire concernant cet énoncé.Nous avons dit que nous donnerons priorité aux produits disponibles dans la région s’ils rencontrent les caractéristiques recherchées.Cet énoncé ne permet pas de conclure et d’écrire « des déchets dangereux provenant uniquement de la région de Lanaudière ».A u paragraphe 9, « La compagnie a dans le passé essuyé un échec retentissant à Mississauga, etc .» Cet énoncé est tendancieux quand on sait que trois familles de déchets, soient des huiles usées, des solvants et des huiles au BPC, avaient été uti- meltre de l’avant pour combattre le chômage 7 Quels services de santé et services sociaux promouvoir ?Quels types d’environnement et d’aménagement du territoire avancer ?.Cela veut dire aussi créei les lieux où les solutions à ces enjeux seront débattues le plus démocratiquement possible.Les expériences locales ou régionales de concertation constituent déjà des germes de cette démocratisation du développement économique et social et des occasions de réduire les inégalités sociales.Le « partenarial » syndieats-pa Irons est-il la solution ?Non, mais il peut représenter des moyens d’atteindre nos objectifs.L’important, c’est que l’utilisation de ces moyens ne se fasse pas au détriment des principes fondamentaux du syndicalisme.En ce sens, le partenariat patrons-syndicats ne pourra jamais être autre dise qu’une coopération conflictuelle.les BPC lisés lors des essais à cet endroit et que, par la suite, un permis nous a été octroyé pour utiliser deux de ces trois produits, soit des huiles usées et des solvants.En ce qui a trait aux déclarations du Dr Thurneau, permettez-nous de poser les questions suivantes : Comment cette personne peut-elle prétendre être préoccupée par le chlore présent dans les BPC, ce qui, dans le contexte de nos essais, représente 1,000 ppm, et être tout à fait rassurée par la combustion des solvants industriels à des concentrations de chlore de 5 %, soit 1)0,000 ppm ?Comment explique-t-il que, lorsque des essais d’efficacité de destruction sont réalisés dans des incinérateurs, les indicateurs normalement utilisés à ces fins sont justement des solvants tels que le monochloroben-zène, le trichloroethylène, le tétrachlorure de carbone, lesquels sont considérés autant sinon plus stables thermiquement que les byphéniles polychlorés.En ce qui a trait « à la qualité du ciment qui peut être affectée, du point de vue solidité, etc .», précisons que l’utilisation de solvants chlorés à notre cimenterie de Mississauga nous permet de fabriquer un ciment qui répond à des normes de qualité plus sévères.Enf> à l’avant-dernier paragraphe, ;e passage Elle n’est équipée d'aucun procédé permettant de corriger ses émissions acides est tendancieux.Toute personne bien informée du procédé cimentier sait que la matière première alimentée dans le four est du calcaire, lequel se transforme en chaux sous l’effet de la chaleur et que la chaux neutralise l’acidité des gaz.D’ailleurs, certains incinérateurs municipaux utilisent la chaux pour traiter l’acidité des gaz de combustion.Les cimenteries et i $ 8 ¦ Le Devoir, mardi 31 octobre 1989 SELON LÉON DION Le Canada anglais portera l’odieux d’un éventuel échec de l’accord du lac Meech Gilles Lesage • 1 ' •" de noire bureau de Québec LE QUÉBEC ne doit pas faire d'autres concession dans le but d’obtenir la ratification de l’entente du lac Meech.Advenant l’échec de cet accord, dont seul le Canada anglais porterait l’odieux, le gouvernement Bourassa ne doit pas non plus faire du chantage au séparatisme ou se lancer dans une nouvelle croisade référendaire.Tel est l’avis exprimé par M.Léon Dion, en fin de semaine, au cours d’une entrevue avec LE DEVOIR.Le réputé politicologue de l’Univer-sité Laval, que certains ont qualifié de fédéraliste fatigué et qui préfère se définir comme un fédéraliste critique, ne partage pas du tout l’avis de son maître, le fondateur de la faculté des Sciences sociales.À la faveur d une récente entrevue, à l’occasion de la parution du troisième et dernier tome de ses mémoires, le P.Georges-Henri Lévesque a estimé que le rejet du principe de société distincte par les autres provinces va mener le Québec à l’indépendance.Tout comme son éminent professeur, M.Dion est d’avis que, dans la conjoncture actuelle, les chances de ratification d l’entente paraissent nulles.Et ce serait le Canada anglais qui porterait l’odieux d’un échec.Il est même persuadé que l’histoire confirmera le sentiment général des Québécois : les propositions d’entente du gouvernement Bourassa sont tout à fait raisonnables, étant même à raabais par rapport à celles îles gouvernements québécois depuis plus de 30 ans.Mais M.Dion ajoute qu’il faut surtout éviter les prises de position catégoriques, les déclarations alarmistes (du genre de celles des deux ministres Bouchard, Lucien et Benoît, a Ottawa, ou même de M.Bourassa lui-même).Même si Meech échoue, sa portée limitée ne saurait justifier de lancer le Québec dans une croisade séparatiste, qui serait perçue comme du vulgaire chantage par les autres provinces.D’autant que l’Assemblée nationale n’a pas le mandat de décréter la séparation.Se lancer dans l’aventure d’un autre référendum pourrait fort bien aboutir aux mêmes résultats que celui de mai 1980.La majorité des Québécois ignore le contenu de l’entente et est fatiguée des sempiternelles discussions constitutionnelles, confie le professeur, qui s’intéresse de près à ces questions depuis près de 30 ans, à l’instigation du regretté André Laurendeau, qui était alors rédacteur en chef du journal LE DEVOIR.Par contre, M.Dion presse le gouvernement de ne pas bouger d’un centimètre, par rapport au texte adopté par les 11 premiers ministres, en avril et juin 1987.C’est à prendre ou à laisser, lance-t-il.Toute renégociation aboutirait à l’affaiblissement de positions déjà fort modestes.Le Québec doit s’en tenir de façon ferme et sans atermoiements au texte de 1987.Pas question non plus de consentir à d’autres ententes (appelées erronément « accords parallèles ») avant que celle de 1987 soit dûment signée par toutes les autres provinces.Toutefois, en raison de sa façon de procéder, le Québec est pris au piège, estime M.Dion.Il doit à tout prix éviter un échec, qui serait une humiliation cuisante pour le gouvernement.Il ne peut par ailleurs se prêter à des modifications de l’entente — après l’avoir fait entériner — sans créer de vastes remous au Québec.M.Bourassa sera soumis à de très fortes pressions pour qu’il accepte des changements.Et celui qui pourrait l’ébranler le plus sera le premier ministre Mulroney, qui veut accomplir sa fameuse promesse de 1984, visant à réintégrer le Québec dans l’honneur et l’enthousiasme.Il ne veut pas perdre un autre pan du peu de prestige qui lui reste, évalue M.Dion.Les ministres Bouchard pourraient être tentés de faire de même, pour ne pas perdre la face et se retrouver dans un cul-de-sac.L’éminent universitaire déplore amèrement que le Québec n’ait pas suivi son conseil de juin 1987 : attendre que tous les autres signent l’entente avant de la faire sanctionner par l’Assemblée nationale en bout de ligne, plutôt qu’au début du compte à rebours.Ce fut une erreur, un piège, dont le Québec a peine à se tirer.Mais, quoi qu’il arrive, il devra éviter des actions punitives (par exemple, le retrait des conférences ou réunions fédérales-provinciales).Plutôt que de le braquer contre le Québec, il faut que le Canada anglais supporte lui-même les graves conséquences éventuelles d’un échec, conséquences qui risquent de n’avoir aucune commune mesure avec la cause.Il faudra alors que le Canada anglais trouve un autre moyen d’« accommoder » le Québec et pour ce dernier oublie l’impression d’échec.Cette affaire est devenue largement symbolique, admet M.Dion, à l’instar de M.Claude Morin.Mais c’est un symbole dont la signification réelle — qui représente un objet — a été de part et d’autre largement exagérée.Il faut démystifier ce symbole, qui revêt une importance disproportionnée à l’objet qu’il représente.M.Bourassa ne devrait pas se sentir perdant, humilié.Même si, évidemment, le succès de Meech serait pour lui un baume.M.Dion rappelle ses réserves initiales quant à l’accord Meech, notamment sur l’absence de définition du Québec comme société distincte.Il s’y est finalement rallié, estimant que les premiers ministres avaient atteint, dans les circonstances, les limites du possible.Mais le Québec a chanté victoire trop rapidement, se lançant tête baissée dans une croisade afin de persuader les autres provinces de sanctionner l’entente.Pour y arriver, le gouvernement du Québec a été conduit à : adopter une attitude tiède envers les minorités francophones, pour ne pas indisposer les autres provinces, perdant ainsi la sympathie et l’appui des minorités francophones; défendre faiblement certains dossiers, même économiques, laissant la voie libre à d’autres provinces auxquelles il ne voulait pas déplaire; donner l’impression de quêter, de quémander, l’adhésion des autres, comme s’il voulait réintégrer la Constitution à tout prix; faire des menaces voilées de séparation en cas d’échec.Le réputé expert a étudié longuement les contre-propositions du Manitoba, qui mettent en pièces l’entente Meech, et celles du Nouveau-Brunswick qui, en apparence subtiles et inoffensives, sont encore plus inquiétantes : elles impliquent des modifications substantielles qui peuvent piéger le Québec.M.Dion ne comprend pas que son ami, le ministre Gil Remillard, s’y soit laissé prendre.M.Dion voit plusieurs motifs à la résistance de plusieurs provinces : elles veulent punir le Québec, qui persécuterait sa minorité anglophone (via la loi 178 et la clause dérogatoire) et pourrait amplifier son durcissement, si l’entente est ratifiée ; les divisions et conflits régionaux sont devenus une source majeure de préoccupation au Canada anglais; la minorisation rapide des Anglais de souche les inquiète, de même que le libre-échange avec les États-Unis.Bref, il y a plusieurs causes qui démontrent que le Canada, devenu fragile, traverse une crise profonde et risque même l’éclatement.On ne veut donc pas que le Québec revienne à la charge avec ses problèmes et ajoute des motifs supplémentaires de souci au Canada anglais, conclut M.Dion.Le diocèse de Saint-Jean en quête de $ 500,000 îtëiBn-Plerre Proulx LE DIOCÈSE de Saint-Jean-Lon-gueuil a lancé hier sa première campagne publique de financement en 50 ans d’histoire.L’objectif est de $ 500,000.Elle vise à combler le déficit au budget annuel du diocèse, budget qui s’élève à $3,286,000.L’évêque, Mgr Bernard Hubert, a expliqué hier à la presse que l’argent servira prioritairement à financer r1" un certain nombre de projets comme le Carrefour d’accueil pour les sans-abri, Vie Nouvelle, un organisme d’entraide et de référence pour les femmes, le Moutier, un centre d’écoute et de référence, la résidence Léonie-Paradis pour les prêtres retraités, la caisse d’entraide pour les paroisses démunies, le projet de Renouveau paroissial, le journal diocésain, l’école de formation des laïcs affiliés à l’Université de Montréal.Le diocèse de Saint-Jean est le quatrième diocèse en importance au Canada.Il compte 550,000 personnes regroupées en 91 paroisses.La campagne est présidée par M.Paul Leduc, président de la Société montérégienne de développement et adminisrateur à la Banque Nationale.Son administration a été confiée à Mme Lucie Bernard.Actuellement, les sources de financement se répartissent ainsi : 27 % vient de la taxe paroissiale, 28 % d’activités diocésaines diverses, 29 % des revenus du patrimoine et 16 % d’une souscriptions privée.Depuis quelques années, les dépenses augmentent de 4 % annuellement mais les revenus que de 1.5 %.La campagne lancée hier s’adresse aux fidèles qui seront sollicités à domicile, aux entreprises et aux prêtres et religieux.Le diocèse de Montréal a tenu, avec succès, cette année une campagne publique.On y a recueilli $ 1.7 million.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Mulroney socié du Parti libéral aux relations fédérales-provinciales, ne croit plus que le premier ministre doive nécessairement sanctionner l’élection : « L’élection en Alberta n’était pas une vraie élection, le résultat n’est pas un vrai résultat».L’opposition attendait également le premier ministre avec un barrage de critiques sur sa décision de faire adhérer le Canada à l’Organisation des États américains.Le premier ministre en a profité pour rappeler que l’ancien ministre libéral Paul Martin avait été un partisan de la première heure de cette mesure.4 Paul Martin caucus provincial en faveur de Paul Martin n’est que normal et logique, en ce que les orientations économiques et constitutionnelles de ce candidat leur apparaissent plus conciliables aux politiques du gouvernement Bourassa, notamment en ce qui regarde l’entente du lac Meech, a expliqué Jacques Chagnon.C’é'.ait hier à Montréal le lancement officiel de la campagne des « Québécois pour Paul Martin », en présence des deux co-présidents nationaux, le député de Shefford, Jean Lapierre et l’ex-présidente du PLC, Mme Iona Campagnolo.Une conférence de presse quelque peu perturbée par la présence à l’arrière de la salle d’une dizaine de grévistes de la compagnie d’autobus « Voyageur », qui appartient au député-candidat Paul Martin.Les syndiqués affiliés à la CSN ont fait sentir leur présence, d’abord en passant quelques remarques sur la beauté de Mme Campagnolo, puis en demandant au député Lapierre comment son candidat au leadership peut prétendre diriger le pays s’il n’est pas capable de régler un conflit de travail qui dure depuis 22 mois.Visiblement irrité, M.Lapierre a haussé les épaules, se limitant à dire que ce genre d’incident est le prix à payer pour le droit fondamental à la liberté d’expression dans ce pays.Pourquoi Paul Martin plutôt que Jean Chrétien ?Pour sa part, Jacques Chagnon justifie son choix surtout en regard de la vision du rôle du Québec à l’intérieur du Canada que privilégie le député de LaSalle-Émard.« Il comprend la nouvelle réalité québécoise ».Quant à Mme Saint-Martin Tremblay, qui était co-présidente de la campagne à l’investiture de John Turner en 1984, elle reconnaît avoir conservé un bien mauvais souvenir du comportement de Jean Chrétien après sa défaite au leadership.Mais elle assure que son choix ne s’inspire d’aucun sentiment revanchard.« Je ne peux pas être insensible à ce qui s’est passé, considérant que le parti a été plongé dans le marasme ».Pour elle, l’équation est simple : le PLC ne peut prendre le pouvoir sans le Québec et seule la vision constitutionnelle de Paul Martin est acceptable aux Québécois.4 Hydro convoque ce matin les deux parties dans l’espoir d'un rapprochement.Essentiellement, les trois syndicats affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ) réclament une hausse de salaires de 18 % étalée sur trois ans, une diminution des horaires de travail, la création de 2,400 postes permanents et le règlement de nombreuses dispositions affectant le régime de sous-traitance.Hydro-Québec, en effet, confie de plus en plus de travaux à des entreprises de l’extérieur.« Mais rien n’indique, a signalé hier M.Chabot, que l'intervention du conciliateur pourrait nous inciter à surseoir à l’ordre de grève du 6 novembre prochain».4 Krenz revendications irréalistes.« Nous sommes tous responsables du maintien d’une situation normale à la frange entre le socialisme et le capitalisme, a-t-il dit à l’occasion d'une cérémonie avec les cadets de l’armée.Notre parti s’est tourné tout entier vers le peuple et il regarde la vérité en face.Ceux qui veulent trouver les bonnes réponses à l’évolution complexe de notre société doivent analyser la situation avec réalisme et objectivité», a-t-il ajouté.Par ailleurs, le comité exécutif de la fédération des syndicats libres s’est réuni à Berlin-Est pour décider du sort de son président, Harry Tisch, membre du bureau politique du SED, accusé par l’opposition de n’avoir pas défendu les intérêts de la classe ouvrière.Le comité a cependant décidé de reporter au 17 novembre un vote de confiance sur Tisch, 62 ans, qui dirige la fédération depuis 1975.Tisch a lui-même reconnu devant le comité que les syndicats officiels avaient perdu la confiance des travailleurs, a rapporté l’agence est-allemande ADN.Il a promis de réduire les privilèges des bureaucrates de la fédération en cédant à la base deux luxueuses maisons, à Berlin-Est et à Warnemende, sur le littoral de la Baltique.Le SED a toujours contrôlé les syndicats, qui comptent neuf millions d’adhérents pour 16.6 millions d’habitants.La grève est illégale en RDA.Krenz, qui a remplacé Erich Honecker à la tête du Parti et de l’État le 18 octobre, est attendu aujourd’hui à Moscou pour y rencontrer Mikhaïl Gorbatchev, a confirmé le ministère est-allemand des Affaires étrangères.Krenz a prévu une réunion du co- mité central du SED du 8 au 10 novembre, qui devrait voir l’éviction de plusieurs conservateurs du bureau politique, devenus les têtes de Turc des manifestants.Si Tisch était évincé de la fédération des syndicats, il perdrait certainement son siège au Politburo.4 Québécor du capital-actions.Troisième partenaire de cette aventure, Maxwell Communication Canada détiendra 20 % de l’équité.Au moment de mettre sous presse, un observateur de cet épisode financier a expliqué que l’ingénierie financière ayant prévalu à cette transaction privée avait été la suivante : Québécor a mis sa filiale Imprimerie Québécor, évaluée à $ 500 millions, dans la balance pendant que Maxwell en faisant autant avec son entreprise, évaluée également à $ 500 millions.Autre fait intéressant, cette acquisition a d’autre part obligé M.Péla-deau à démissionner du conseil d’administration de la Caisse de dépôt au début d’octobre.À ce propos, il est important de souligner que M.Péla-deau a remis sa démission « avant qu’on n’enclenche le processus décisionnel », a confié M.Jean-Claude Scaire, premier vice-président affaires juridiques et institutionnelles.Dès que « M.Péladeau a su que la Caisse était intéressée, il a démissionné ».Ainsi que l’ont indiqué M.Pierre-Karl Péladeau, vice-président, opérations du Groupe Québécor, et M.Scraire, la société tout récemment formée deviendra compagnie publique.Selon les propos tenus par M.Péladeau, « à moyen terme, soit dans deux ou quatre ans, et dépendam-ment des conditions du marché, cette société ira en Bourse ».De son côté M.Scraire a précisé que « c’était la volonté des actionnaires que cette société devienne publique ».Pour la Caisse, le geste posé illustre sa détermination « d’investir dans le développement international des entreprises québécoises ».Cette explication stratégique mise à part, son implication dans Québécor lui permet de pénétrer « dans une entreprise en pleine croissance et qui n’est pas encore publique».Pour Maxwell Communication Canada, a expliqué son président, M.André Bisson, la vente de toutes les imprimeries que détenait Maxwell en territoire nord-américain va lui permettre de réduire passablement la dette qu’elle avait contractée pour effectuer l’achat du géant McMillan.On se souviendra que cette acquisition avait atteint les $ 3 milliards US.En contrepartie, et en tant qu’ac-tionnaire de la nouvelle société, M.Bisson a indiqué que les entités de Maxwell ayant des besoins d’impression, comme Collier McMillan qui édite des livres scolaires, feront appel à Québécor.Les 15 imprimeries acquises sont disséminées principalement dans le Mid-West et l’Est des États-Unis.Ce groupe de 15 détient le contrat d’impression de magazines comme le National Enquirer, le TV Guide et autres, d’encarts publicitaires en plus de faire également l’impression de catalogues comme ceux de Sears et Macy’s.Toutes les imprimeries que possédait Québécor a travers le Canada et les États-Unis, soit 46, et les 15 autres que ce groupe de communications vient d’acquérir seront intégrées au sein de cette nouvelle société qui, vraisemblablement, conservera le nom de Imprimerie Québécor.Le plus important imprimeur sur le continent nord-américain est R.R.Donnely, de Chicago, dont le chiffre d’affaires avoisine les $ 3 milliards US par année.4 Espoir de premières études, neuf singes sur 10 décidaient de s’administrer une dose de cocaïne.Lorsque les cinq rhésus ont reçu des injections de buprénorphine, leur dépendance à la cocaïne a rapidement diminué et a même disparu après absorption de fortes doses de l’analgésique.Dans le cas où un placebo, en fait une solution saline, était injecté, les singes choisissaient d’actionner le levier de la cocaïne.« Le placebo n’a absolument rien fait.Mais la buprénorphine a supprimé l’automatisme de la cocaïne », explique le Dr Mendelson.Dans le même temps, les singes ont continué d’actionner d’autres leviers leur permettant d’obtenir par exemple des petites boulettes à base de banane et se sont comportés dans l’ensemble tout à fait normalement pendant leur traitement à l’analgésique.Ce médicament « n’engendre pas de modifications du comportement et est d’une grande innocuité », affirme le médecin qui fonde de grands espoirs pour soigner les toxicomanes utilisant le « speedball », un mélange d’héroïne et de cocaïne.« Nous avons expérimenté (la buprénorphine) sur des héroïnomanes.La plupart déclarent se rendre compte qu’ils ont pris une drogue, mais qui ne produit pas une euphorie ni le ’flash’ de l’héroïne ou de la méthadone.La majorité des héroïnomanes disent ne pas se sentir ‘high’ mais normaux ».Les facteurs de la dépendance à la drogue sont complexes, souligne le Dr Mendelson qui a conscience que, pour un toxicomane, la buprénorphine ne remplacera jamais la cocaïne, mais pourrait contribuer à contrôler le phénomène de dépendance.La buprénorphine est couramment utiüsée en Grande-Bretagne et dans les hôpitaux américains.Norwich Eaton Pharmaceuticals Inc.la commercialise sous le nom de Bu-prenex.3 Jean-tf DUFRESNE A Montréal Tout lui venait du ciel : Alcide rentre chez lui LA MORT est toujours bête.Trop rarement, elle évoque de belles images, comme pour se faire pardonner, un peu.Alcide Ouellet exerçait le métier des poètes.Il prédisait le temps qui fascine l’humanité depuis le premier lever du soleil.Avec la même rigueur que ces bordées d’hiver qu’il nous annonçait, mais en nous disant, courage, le beau temps revient dans trois jours.Avec la même douceur, aussi, que cet ineffable été des Indiens qu’il a choisi pour disparaître, comme pour nous laisser en souvenir ses plus beaux matins d’automne.Si seulement il avait été au micro de Radio-Canada, la semaine dernière, pour nous prédire des jours pareils, Joël Le Bigot l’aurait taquinement soupçonné d’être de connivence avec le grand brasseur de cyclones et d’anticyclones qui, là-haut, comme nous, ne pouvait se passer de ses dons.Et qui sait d’ailleurs s’il ne l’était pas.Alcide Ouellet n’était pas que météorologue, encore que cette discipline, il l’ait exercée avec une maîtrise qui mérite tous les éloges.Il sut maîtriser avec autant d’assurance discrète le métier de la radio — notre camarade Marie Laurier évoquait hier sa « voix rocailleuse » — sans jamais céder aux séductions faciles, et si communes, du vedettariat.Il nous apprit le vocabulaire du temps, il nous convia à la recherche du mot juste, au respect de la langue, sans préciosité ni sophis-tification.Et à l’irrespect du bavardage, car il savait toujours tenir son rôle.Pour tous ceux qui, dès le réveil, ont réglé sur ses propos toutes ces saisons passées l’ordonnance des premières heures du jour, ce sera un hiver souvent empreint de mélancolie, que cet hiver-là que son absence nous annonce.flïW* ¦'IP* ¦ Xi?PHOTO CP Plusieurs centaines de manifestants avaient organisé une marche sur la Colline parlementaire, hier, à Ottawa, pour condamner la taxe Wilson sur les produits et services.Première Manifestation contre la TPS à Ottawa IjUpe Tison - ¦ - de la Presse Canadienne OTTAWA — La première manifestation d’importance contre la nouvelle taxe de vente sur les produits et services a mis en vedette plusieurs centaines de taxis.Environ 300 chauffeurs de taxi de la région de la capitale nationale ont massé leurs véhicules devant le Parlement hier midi, afin de protester contre la nouvelle taxe de vente, qui s’appliquera à leur commerce.Ils avaient l’intention de parader sur la Colline parlementaire, mais les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) les en ont empêchés, ce qui a provoqué de virulents échanges verbaux.Apres de longues discussions, impliquant un agent de la GRC, un représentant des chauffeurs de taxi et le Sergent d’armes de la Chambre des communes, M.Gaston Cloutier, une trentaine de taxis seulement ont pu parader devant l’édifice principal du Parlement.M.Mohamad Alasadi, le chef de la section locale de l’Association des chauffeurs de taxi de l’Ontario, a affirmé que la nouvelle taxe de vente allait poser de gros problèmes aux membres de l’association.En tout, environ 800 personnes ont participé à la manifestation.Il s’agissait notamment de fonctionnaires fédéraux, qui portaient veston et cravate.Plusieurs députés libéraux se sont succédé au podium pour s’adresser aux manifestants et scander des slogans.Le leader du Parti libéral en Chambre, M.Herb Gray, a affirmé qu’il fallait retirer totalement la taxe de vente, et que même la réduction de son taux de 9 à 7 % ne serait pas suffisant.« Se faire frapper sur la tête avec un bâton de baseball sept fois plutôt que neuf, ce n’est pas un grand progrès», a-t-il déclaré.De son côté, le député libéral d’Ottawa Centre Mac Harb s’est élevé contre la taxation de services aupa- ravant non taxés, comme les services funéraires.« Le gouvernement veut même taxer les morts », a-t-il lancé.Une psychologue, Mme Iris Jack-son-Whaley, s’est également présentée au podium pour protester contre la taxation de la pratique privée de la psychologie.« Ceux qui n’ont jamais consulté de psychologues devront peut-être le faire en raison de la mise en vigueur de cette taxe de vente», a-t-elle lancé.L’héroïne de la lutte contre la désindexation partielle des pensions de vieillesse, Mme Solange Denis, s’est également présentée devant les manifestants pour les inviter à se rappeler de l’attitude des conservateurs lors des prochaines élections.« Nous dirons ‘Good Bye, C harlie Brown’ », a-t-elle lancé, paraphrasant la formule qui l’avait rendue célèbre au printemps 1985.Aucun ministre ou député conservateur ne s’est adressé aux manifestants.31 octobre par ta PC et VAP I988: Décès du peintre québécois Alfred Pellan à l'âge de 82 ans.1982: le pape Jean-Paul II sanctifie Marguerite Bourgeois.1970: un incendie fait 143 morts dans un dancing près de Grenoble, en France.1989: à Québec, 50,000 personnes manifestent contre le projet de loi 63 sur la langue.1968: quelque mille manifestants, la plupart des chauffeurs de taxi, envahissent l'aéroport de Dorval.1955: la princesse Margaret renonce à épouser le capitaine Peter Towsend.1952: mise en service d'un oléoduc de 450,000 entre Hamilton et Montréal.1921: une collision de tramways fait une trentaine de blessés à Montréal.t CULTURE ET SOCIETE CAHIER Montréal, mardi 31 octobre 1989 THEATRE /chronique LE THÉÂTRE 1774 Une tentative de réunir les deux solitudes Robert Lévesque EN 1774, un soldat britannique en garnison à Montréal a l’idée de monter une pièce de théâtre.La Nouvelle-France est alors sous domination anglaise depuis 14 ans.On n’y joue pratiquement plus de théâtre depuis un demi-siècle, depuis « l’affaire Tartuffe » où Frontenac avait braqué le clergé en voulant faire jouer la comédie de Molière où un saint homme est déculotté en hypocrite.Or, que choisit-t-il, en 1774, ce soldat metteur en scène ?Les Fourberies de Scapin.Molière ! Et il le fait jouer en français devant un auditoire de notables francophones.Ainsi, la première pioduction théâtrale anglophone à Montréal fut jouée en français à l’enseigne de Molière.Les perruques que l’on fit faire, pour coiffer Argante et Géronte, venaient de la maison d’un dénommé Tison, sise à l’endroit même où aujourd’hui, rue Saint-François-Xavier, on trouve le théâtre du Centaur dans l’ancien édifice de la Bourse.Et la fille de Tison épousa Fleury Mesplet, qui allait fonder The Gazette.C'est dans cette galaxie historique que Marianne Ackerman, ex-critique dramatique à The Gazette, lance cette semaine, à l’enseigne du «Théâtre 1774», une nouvelle compagnie de théâtre anglophone montréalaise qui va tenter, dit-elle, de jeter des ponts entre le théâtre francophone québécois, qu’elle voit comme l’un des plus créatifs en Amérique, et la communauté anglophone.C’est donc à Robert Lepage qu’elle tri THiè* PHOTO ARCHIVES Les acteurs de Echo en répétition.a fait appel pour le spectacle inaugural, Echo, qui débute demain au Centre Saidye-Bronfman.Ce metteur en scène québécois, selon Ackerman, est le plus près de la frontière linguistico-théâtrale commune entre les deux communautés.Très connu à Toronto, ou applaudi à Londres, Robert Lepage serait, selon Marianne Ackerman, encore à découvrir pour le public anglophone de Montreal.Sans vouloir créer une rivalité avec le Centaur, seul théâtre anglophone établi à demeure à Montréal, Marianne Ackerman et Claire Shapiro, les deux fondatrices du « Théâtre 1774 », veulent au contraire aller chercher un « autre » public anglophone, jeune, branché, mais qui ne va pas au théâtre.« Il y a un public du Centaur, affirme Ackerman, mais ce n’est pas le public anglophone dans son ensemble, et il y a un grand vide à combler pour le public, ou un trou dans le marché si l’on veut parler en terme économique.Avec le 1774, on va pouvoir intéresser les Anglos avec un théâtre qui puise également ses forces ou ses ressources du côté des créateurs québécois francophones.» Donc Echo, un spectacle qui est une création de Robert Lepage à partir d’un receuil de poèmes en prose d’Ann Diamond, A Nun’s Diary, où Lepage signe l’adaptation, la mise en scène, la scénographie, sera en quelque sorte un exemple, pour le 1774, de la rencontre des deux cultures.Publié chez Véhiculé Press en 1984, A Nun's Diary est un récit imaginé par Ann Diamond, une Anglo-Montréalaise, où une femme d'aujourd’hui s’imagine au fond d’un couvent du Moyen Âge, entre la terreur et les plaisirs clandestins.Avec cette matière, Lepage imagine un univers théâtral qui transforme en langage scénique la métaphore littéraire d’Anne Diamond.On passe de l’anglais au français et à l’allemand dans cette création de Robert Lepage, pour laquelle on a réuni une distribution bilingue qui comprend trois comédiens anglophones et quatre comédiens francophones.Le « Théâtre 1774 » casse la glace au Centre Saidye-Bronfman, mais la compagnie d’Ackerman et Shapiro demeurera itinérante.Cette troupe s’ajoute à deux groupes itinérants qui jouent en anglais à Montréal, le Théâtre Imago et le Black Theater Workshop.Prochain spectacle ?Au printemps, le 1774 présentera une pièce de Marianne Ackerman, précisément sur cette histoire d’un Molière monté par des Anglais en 1774 à Montréal.On s’informe au 739-7944.Trois auteurs perdus en polémique DIFFICILE à saisir, ce geste des trois auteurs dramatiques (Chaurette, Dubois, Canac-Marquis) qui retournent à l’Association des critiques de théâtre du Québec (ACTQ) leurs prix des années passées, pour protester du fait que l’ACTQ ne décerne aucun prix pour le meilleur texte en 1989.Les trois offensés ne craignent nullement le ridicule en écrivant que ce refus de la part de l’ACTQ « revient à dire aux auteurs dont les textes ont été créés que leur production n’est pas à la hauteur de celle de leurs confrères des années précédentes, les nôtres, donc ».Voilà que le Centre d’essai des auteurs dramatiques (CEAD) accorde son appui à ce bizarre « retour à l’envoyeur », endossant la lettre de ces auteurs qui tirent dans tous les sens, dénonçant « le discours sur l’art (qui) est la propriété exclusive des critiques », protestant auprès de ceux-ci contre « l’égotisme ou le corporatisme» qui ferait glisser le débat sur « le mépris et le pédantisme », etc.Pour ma part, qui ne suis pas dans l’ACTQ, je détecte plus de corporatisme, de mépris et de pédantisme dans la lettre des auteurs que dans la liberté que possède l’ACTQ de reconnaître ou non la valeur des textes de théâtre.TELEVISION/chronique Pour mal dormir, cette semaine, Le Point\ Daniel Pinard .1E VOUS SURPRENDS ce matin les yeux bouffis, la mine inquiète et renfrognée.Vous avez mal dormi ?Tant mieux.Je suppose que vous avez su comme moi résister aux charmes incontestables du délirant Jean-Pierre Coailier à Ad Lib pour recevoir en pleine gueule au Point une giffle bien méritée.Alain Borgognon et Kristina Von Llatky nous ont bien eus.On présentait hier le premier de quatre volets diffusés en rafale au Point cette semaine.Une enquête remarquable sur l’état déplorable de nos forêts.Sur des images d’une beauté tragique on assiste muet de stupéfaction à une entreprise démentielle de rapt de la nature.U ne tragédie écologique et économique dont on a peine à concevoir l’ampleur.Comme d’habitude, Borgognon s’en tient à la brutalité des faits.Qu’il s’agisse des précipitations acides qui grugent littéralement nos forêts de feuillus et de conifères, de ces incendies de plus en lus nombreux dus à la négligence ou pire encore des mains criminelles.Qu'il s’agisse de ces machines monstrueuses qui ne laissent derrière elles que le désert.La coupe à blanc détruit l’équilibre écologique de la forêt.Résultat : on ouvre le chemin à la tordeuse de bourgeons qu’on doit combattre ensuite à l’aide d’insecticides chimiques ou biologiques.On nous laissait toutefois entrevoir hier soir une partie de la solution : le recyclage.Laurent Lemaire des papiers Cascades en est un pionnier.Et pourtant il recycle dans son usine des journaux importés de nos voisins du sud.Il ne demanderait pas mieux que de recycler les journaux d’ici.Qu’attend-il pour le faire ?Hé bien qu’on les ramasse ! On attend encore de nos gouvernants une véritable politique qui aille au-delà des bonnes intentions.Rejoint par téléphone Alain Borgognon me parle de l’émission de ce soir : « Le gouvernement du Québec fait grand état de sa politique de reforestation.On a planté cette année 300 millions d’arbres.Mais combien de ces arbres survivront ?La moitié ?Moins peut-être ?Mais ce qui est plus grave c’est qu’une telle pratique détruit la diversité génétique.Comment une telle forêt artificielle pourra-t-elle résister aux assauts des insectes ou des maladies.La solution, car ce qui fait la force de cette enquête c’est de toujours proposer une solution : une pratique qui tendra on l’espère à se généraliser : la coupe sélective.On laisse à la forêt le soin de se reboiser elle-même.On protège la diversité génétique en pratiquant une coupe en damier.Ça se fait déjà : c’est là que se trouve l’avenir».Sur les méfaits de la coupe à blanc, Borgognon est intarissable : « Nos réserves en eau potable se raréfient ! Or justement, la forêt est une sorte d’éponge qui sert à emmagasiner l’eau de pluie dans les nappes souterraines.S’il pleut dru pendant une heure, un hectare de forêt récemment dévasté par une coupe à blanc ne pourra emmagasiner que 5,000 gallons d’eau.Un hectare de forêt recouvert de petits arbres et de buissons pourra en emmagasiner 25,000 gallons.Une forêt mature emmagasinera 100,000 gallons sous la terre.Or justement ce sont ces nappes souterraines qui alimentent les réservoirs des villes voisines.» La Namibie à Radio-Québec À NE PAS MANQUER mercredi soir à Radio-Québec un reportage émouvant de Raymonde Provencher qui rentre de Namibie.Provencher nous trace un portrait saisissant, de Andimba Herman Toivo ya Toivo, le Nelson Mandela namibien.Raymonde Provencher revient manifestement bouleversée par le courage de cet homme emprisonné pendant 20 ans dans les geôles sud-africaines pour avoir oser résister.« Nous avons fait le tour du pays avec lui, me dit-elle.Des scènes très émouvantes : Toivo ya Toivo découvrait en même temps que nous les splendeurs de ce pays pour lequel il a donné sa vie.» À la veille des élections namibiennes, un document essentiel.Deuxième édition de Image et nation ¦¦ x PHOTO ARCHIVES Michelle Parkenson et son cameraman durant le tournage de Stormé : The Lady of the Jewel Box, présenté à la Cinémathèque québécoise, le 7 novembre, à 20 h 35.Baniel Carrière DU 2 AU 12 NOVEMBRE, la deuxième édition du Festival international du cinéma et de la vidéo gais et lesbiens de Montréal prendra place à la Cinémathèque québécoise, au Goethe Institut et au cinéma de l’Office national du film (ONF) du complexe Guy Favreau.À la salle de l’ON F le soir de l’ouverture, on présente deux vidéos, Surely to God, de Margaret Morres, et Current Flow, du Gay Men Health Crises des États-Unis, suivies du der- nier film de Marusia Bociurkiw, Night Visions, une dramatique sur la condition d’une femme amérindienne, réalisé à partir de faits réels.Marusia Bociurkiw sera présente.Le même soir au Goethe, on présentera Urinai, de John Greyson, en première québécoise.Gagnant du Teddy Bear Award au festival de Berlin, l’an dernier, le film est une fiction débridée sur une question réelle.Svend Robinson, qu’on voit en entrevue, côtoie Eisenstein et cinq autres personnages mythiques.Les revenants investiguent la mort récente d’un ami sculpteur.C’est Dorian Gray qui infiltrera le corps policier.Le film commente par toute sorte de détours la question ambigüe de la sexualité dans les endroits publics.John Greyson est torontois, Urinai est son premier long métrage.Il a réalisé plusieurs vidéos sur le sida, trois d’entre elles seront présentées au Goethe Institut, le 4 novembre à 21 h, ainsi que le deux dernières bandes de Jean Carlomusto et Gregg Bordowitz, Car Service el Law and Order, sur le même thème.On se souvient que l’an dernier les organisateurs d’image et Nation avait ressorti de l’oubli des films de Delannoy et de Soukaz, entre autres.Cette année ils récidivent en présentant le premier film de Jean-Claude Lord, Délivrez-nous du mal, réalisé en 1965, qui démontre assez bien l’attitude du Québec des années 60 par rapport à l’homosexualité, et un film allemand de Radu Gabrea réalisé en 1983, A Man Like Eva, qui se veut une interprétation de 'a biographie de Rainer Fassbinder.Le 5 novembre, deux programmes de vidéos québécoises, le premier au Goethe, à 17 h, et le second à l’ONF, à 19 h.Au Goethe, on pourra voir Une fille de ma gang, de Marilyn Burgess, Instant de vie, portrait d'Hélène Aze-nor, de Claudie Lesselier et Jacques Vandemborghe, L’étangeté, la très belle bande de Michelle Desaulniers qu’on a pu voir au Festival du nouveau cinéma et de la vidéo cette année, et Corps de parole, de Suzanne Vertue et Diane Hefferman, une vidéo qui a été tournée lors de la 3e Foire internationale du livre féministe et à la galerie Powerhouse.Le documentaire est composé de rencontres et d’entrevues avec Michelle Causse, Douana Barnes et Nathalie Barney, notamment.Signalons que le 5 novembre, à 14 h, le public est invité à une table ronde ou seront présents quatre réalisateurs : Richard Fung, Isaac Ju- lien, Midi Onodera et Michelle Par-kerson.Ils discuteront d’ethnicité, de culture et de représentation en abordant la question de leur statut de double minorité en tant que gai ou lesbienne, et en tant que Noir ou Asiatique.La discussion se tiendra en anglais, on nous a promis une traduction simultanée.Mentionnons finalement le pro- r amme de samedi, le 11 novembre, la Cinémathèque, dès 18 h35.Y seront projetés deux films québécois.Le film de Justine, de Jeanne Cré-peau, qui fait beaucoup parler d’elle ces temps-ci, et Sortir 234, de Michel Langlois, réalisé l’année dernière.Le premier porte sur une cure de désintoxication de l’amour, le second sur un désir non partagé.LA TÉLÉ CE SOIR ?Tout sur le toutou.Le meilleur ami de l’homme.après la femme, évidemment.Une histoire de la race canine à rémission du National Geographic.TV Ontario, 19 h 10.?Chez eux chez nous.L’intégration des enfants immigrés à la communauté québécoise est le sujet de Profession : prof.Cécile Rémillard parle de ses élèves allophones à l’école Notre-Dame-de-Grâce.Radio-Québec, 22 h (rediffusion dimanche à 23 h).?Retour à Managua.Nick Nolte, Joanna Cassidy et Gene Hackman sont journalistes américains au Nicaragua en 1979, pendant la guerre civile.Under Fire a été tourné en 1983.Cinéma sans frontières, Radio-Québec, 22 h 30.Pilote et Circus tirent leur révérence PARIS (AFP) — Deux journaux français de bandes dessinées, Pi kite et Circus, disparaissent cet automne, révélant la grave crise que traverse cette forme de presse.Pilote cessera sa parution en novembre, alors qu’il fête en ce mois d’octobre 1989 ses 30 ans.C’est la fin d’un journal qui marqua toute une génération, qui révéla tous les grands de ces det nières décennies, impulsa une nouvelle BD et une nouvelle façon de la voir et de l’apprécier.Les éditions Dargaud qui publient le journal ont renoncé à lancer une nouvelle formule de Pilote, comme elles l’avaient annoncé il y a deux mois, « les perspectives financières restant trop insatisfaisantes».Simultanément , Circus, qui aura vécu quelque dix ans sous la houlette des éditions Glénat, écrit lui aussi le mot « fin ».« La réalité des chiffres de vente a rejoint Circus », écrit son rédacteur en chef Jean-Claude Camano, dans l'éditorial du numéro 130 et dernier.Depuis dix ans, les titres des journaux de BD disparaissent et les tirages baissent, en France.En revanche, les albums de Bl) tiennent le haut du pavé : 19 millions d’albums vendus par an, un chiffre d’affaire ayant progressé en 1988 de 25 % (contre seulement 3.8 % d’augmentation pour l'édition en général) et s’étant multiplié par six depuis 1975.Concerts « brunch » et matinées musicales Les Matinées musicales Avec le violoniste Marco Mandolini et le pianiste Jean Desmarais : Haendel, Sonate op.1 no.2; Mozart, Sonate K 301; Saint-Saëns, Introduction et rondo capricciso on 28; Kreisler, Liebeslied, Liebestreud, Schon Rosmarin; Wieniawsky, Polonaise brillante op.4.Le 22 octobre, au salon Pierre-de-Coubertin, Hôtel Quatre Saisons.Sons et brioches Une présentation des Jeunesses Musicales du Canada, le pianiste Jean-François Latour, Myreille Bédard (animatrice); Mozart, Variations K.300e; Mendelssohn, Rondo capriccioso; Schumann, Variations Abegg op.1 ; Chopin, Nocturne op.72, Fantaisie impromptu op.66, Etudes op.10 no.3, no.4, no.12.Le 29 octobre, au foyer du Théâtre Maisonneuve.Carol Bergeron CHANGER la formule du concert ou du récital, voilà un projet qui, pour ne pas manquer d’intérêt, n’en demeure pas moins téméraire.Car, faut-il le rappeler, l’écoute optimale de la musique repose sur un certain nombre de conditions auxquelles il est difficile de se soustraire.Aussi est-il plus facile de modifier un pro gramme que la manière meme de le présenter.Les concerts « brunch » offrent une alternative qui à défaut d’être universellement souhaitable n'en demeure pas moins agréable.Ils obligent toutefois les musiciens à sortir de la salle de con cert pour aller jouer dans un lieu où les plaisirs de l’écoute rivalisent ou tout simplement accompagnent les plaisirs de la table.Cependant, dans les deux cas dont il est ici question, il ne s’agit pas de musique de fond ou, si l’on préfère, de musique de table.La nourriture n’est en fait qu’un appât, qu’un prétexte pour attirer un certain public qui, pour une raison ou une autre, n’a pas forcément toujours envie d’aller s’asseoir dans une salle de concert.Précisons encore que Les Matinées musicales du salon Pierre-de-Couberlin et les Sons et brioches de la Place des arts s’adressent à un large public ou, comme il est dit dans la publicité, « à toute la famille ».Pas forcément à n'importe laquelle famille puisque les coûts (et les services) ne sont absolument pas comparables.Les Matinées musicales permettent à de jeunes interprètes professionnels de pratiquer leur métier dans des conditions plutôt favorables — en considérant que leur présentation ira sans doute en s’améliorant — et devant un public sympathique qui, bien repu, n’a pas objection à consacrer une petite heure de plus à l’écoute d’oeuvres agréables qui ne doivent surtout pas gêner la digestion.Jusqu’en avril prochain et à raison d’une fois par mois, le Quatre Saisons a prévu d’autres concerts « brunch » avec des interprètes différents.Le violoniste Marco Mandolini et le pianiste Jean Desmarais étaient les invités du premier rendez-vous dominical.À peine sortis du Conservatoire du Québec, ils font en quelque sorte leurs premières armes.Encore « vert », leur duo a besoin de multiplier les occasions de jouer.En gagnant de l’assurance, les deux jeunes musiciens donneront à leurs prestations une plus grande solidité.À moins d’en modifier le mobilier, les foyers de la Place des arts ne sont de toute évidence pas des salles à manger.Aussi, la dimension culinaire des Sons et brioches est-elle infiniment plus modeste que celle des Matinées musicales.Autrement dit, on y mange peu ; je n’ai pas vu l’ombre d'une brioche autour de moi.Assis sur la moquette, jeunes et moins jeunes semblaient venus d’abord pour écouter la musique.Ce sont les Jeunesses musicales et la Société de la Place des arts qui réalisent ces « concerts-brioches ».Mais puisqu’on n’y va pas remplir son estomac, la musique n’est donc pas accompagnée, mais plutôt présentée : une commentatrice explique et prépare l'audition des oeuvres.L’intérêt réel d’une telle approche du concert dépend toutefois de la qualité de la présentation.Et à moins que les participants soient capables de broder sur ce qu’ils ont à dire, il faut tout préparer minutieusement — ce qui ne semble pas avoir été fait avec suffisamment de soin dimanche dernier.En dehors de son texte, Myreille Bédard n’a su tenir que des propos incohérents et ne poser à l’interprète que des questions anodines, pour ne pas dire insignifiantes.Quant a Jean-François Latour, il eut été mille fois préférable de le laisser à son clavier qu’il maîtrise avec un bonheur infiniment plus grand que la parole.Malheureusement, la difficulté qu’il éprouve à s’exprimer clairement et avec aisance vient probablement du fait qu’ici, au Québec, on a souvent l’impression que l’enseignement musical se fait au mépris de l’expression verbale.Si l’on estime utile que la musique s’accompagne d’un discours, encore faut-il que ce discours soit à la hauteur de ce qu’il veut présenter.Si à 14 ans un adolescent n’est pas trop jeune pour jouer un Nocture de Chopin, on devrait pouvoir lui faire dire correctement au moins deux ou trois choses.Toutefois, Jean-François Latour était là pour jouer du piano.Cela, en dépit de son très jeune âge, il sait le fait avec une facilité étonnante.Toutefois, à l’écoute attentive de ce qu'il a interprété, on pouvait se demander si notre pianiste en herbe était au meilleur de sa forme .sans doute se serait-il senti plus à l’aise dans la bonne vieille formule éprouvée du concert.fx» - | J « ¦E ¦il ODEON LAVAL I POINTE-CLAIRE S BR0SSARD I y.ASTRE I PARADIS I sT-JÈRÛME IST-JEANI S0RIL VALLEYFIELO | JOLIETTE I SHERBROOKE I TROIS-RIVIÈRES | DRUMMONDVILLE Æ L SELECTION CANNES 1989 ^ QUINZAINE 0ES RÉALISATEURS PRIX JEAN VIGO 10 UN FILM DE DAI SIJLE CHINEjlÂDOULEUR DISTRIBUTION PRIMA FILM ST-OENIS STE CATHERINE 288-2115 10 ¦ Le Devoir, mardi 31 octobre 1989 CINEMA ASTRE I: (327-5001) - Cruising Bar sem.7 h 15, 9 h 15 ASTRE II: — The Bear sem.7 h, 9 h ASTRE III: - Shocker sem 7 h, 9 h 20 ASTRE IV: - Next olKIn sem 9 h— Halloween 5 sem.7 h BERRII: (288-2115) — Cruising Bar 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 BERRI II: — Opération crépuscule 1 h 15, 3 h 45, 7 h 15, 9 h 30 BERRI III: Cinéma Paradlso 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 BERRI IV: — Chine ma douleur 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI V: - Abyss 1 h, 3 h 45, 7 h, 9 h 40 BONAVENTURE I: (861-2725) - Shocker sem.7 h, 9 h 15 BONAVENTURE II: - Halloween 5 sem.9 h 30 — Next ot Kln sem 7 h 15 BROSSARD I: (465-5906) - Shocker sem.7 h, 9h 15 BROSSARD II: Parenthood sem 7 h 05.9 h 30 BROSSARD III: Cruising Bar sem.7 h 30.9 h 35 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)- Fabulous Baker Boys sem.7 h 15, 9 h 40 CARREFOUR LAVAL 2: Sexe, mensonges et vidéo sem.7 h 20, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 3: Worth Winning sem.7 h 20, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 4: Opération crépuscule sem.7 h 25— Sea ot Love 9 h 45 CARREFOUR LAVAL 5: Le jeune Einstein sem.7 h 20, 9 h 10 CARREFOUR LAVAL 6: Shocker sem 7 h 30.9 h 50 CINÉMA ÉGYPTIEN 1:1455 Peel, Mil- Imme- diate Family 1 h, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: Mil- Halloween 53 h, 7 h.— When Harry Met Sally 1 h, 5 h, 9 h 10 CINÉMA ÉGYPTIEN 3: Mil- Sea ot Love 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 35 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- La section 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: — Innocent lun.au jeu 8 h.CINÉMA OMÉGA 2: — Société des poètes disparus lun.au jeu.8 h.CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent, Mil (843-6001)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada— Sea ot Love sem.7 h, 9 h 20 CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: Halloween S sem.7 h, 9 h CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: Cruising Bar sem.7 h 30, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 4: Immediate Family sem.7 h 15, 9 h 20 CINÉMA POINTE-CLAIRE S: Fabulous Baker Boys sem.7 h, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 6: Next of Kln sem.7 h 30, 9 h 40 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-Le baron fantôme! 8 h 35— Orphée 20 h 35 CINÉMA V - 1:5560 Sherbrooke 0.(489-5559) -Look Who's Talking 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA V - 2: Fat Man Little Boy 7 h, 9 h 25 CINÉPLEX I: (849-3456) - Lejeune Einstein 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉPLEX II: - Cinéma Paradlso 1 h 15, 4 h 10 7 h.9 h 30 CINÉPLEX III: - Sea ot Love 1 h 30, 4 h 30.7 h 10, 9 h 40 CINÉPLEX IV: - Jésus de Montréal 1 h 45, 4 h 15, 7 h 05, 9 h 35 CINÉPLEX V: - Parenthood 1 h 30, 4 h 10, 7 h 10, 9 h 35 CINÉPLEX VI:- Batman Ir 1 h 05.4 h, 7 h.9 h 30 CINÉPLEX VII: - Portion d'éternité 1 h.3 h.5 h.7 h.9 h.CINÉPLEX VIII: — Sexe, mensonges et vl- déo 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 35 CINÉPLEX IX: - When Harry Met Sally 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141)-Malson assassinée 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS II: - La vie et rien d'autre 1 h 10, 3 h 55, 6 h 40, 9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS III -.-Nocturne Indien 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS IV:-Jésus de Montréal 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 25 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorchester, Mil (283-8229)— Histoires de fantômes chinois 19 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- All Aboard et City Lights 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) - Portion d'éternité sem.7 h 30, 9 h 30 DAUPHIN I: (721-6060) - Sexe, mensonges et vidéo sem.7 h 30, ) h 30 DAUPHIN II: Jésus de Montréal sem.7 h 10.9 h 20 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Worth Winning sem.7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 2: Sea ot Love sem.7 h 05,9 h 20 DORVAL I: (631-8586) - Look Who's Talking 7 h 15, 9 h 30 DORVAL II: The Bear 7 h, 9 h 05 DORVAL III: Shirley Valentine 7 h 15.9 h 30 DORVAL IV: - Gross Anatomy 6 h 45, 9 h 15 DU PARC 1: (844-9470)- A Dry White Season 7 h 15, 9 h 30 DU PARC 2: — Dead Poets Society 6 h 50, 9 h 20 DU PARC 3: - Fat Man Little Boy 7 h, 9 h 25 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Les matins Infidèles 1 h 15.3 h 15, 5 h 15.7 h 15, 9 h 25 OU PLATEAU 2: - Société des poètes disparus 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 FAIRVIEW I: (697-8095) - An Innocent Man 7 h.9 h 40 FAIRVIEW II: - Black Bain 6 h 50.9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)-Crlme and Mlsdeneanors 12 h 45, 2 h 50.5 h 10, 7 h 15,9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Dad 12 h 30, 2 h 40.5 h, 7 h 20, 9 h 45 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Fabulous Baker Boys 1 h, 3 h 10, 5 h 20.7 h 30, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Sex, Lies and Videotape 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - L'ours 7 h 10, 9 h 20 GREENFIELD 2: - Look Who's Talking 7 h 15.9 h 30 GREENFIELD 3: - Black Raln 6 h 30, 9 h 30 IMAX: Vieux-Pori de Montréal— En direct de l'espace et Vertige mar.au jeu.10 h 15.13 h 45, 15 h 30, 19 h.ven.10 h 15, 13 h 45, 15 h 30, 19 h, 22 h 30, sam.13 h 45, 15 h 30, 17 h 15, 19 h, 22 h 30, dim.13 h 45, 15 h 30, 17 h 15, 19 h.— The Dream Is Alive et Speed mar.au dim.12 h, 20 h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) — Black Raln 12 h 30, 3 h 20, 6 h 20, 9 h 20 LAVAL l:(688-7776) - L'ours 7 h, 9 h 10 LAVAL II:- Innocent 7 h 20.9 h 40 LAVAL III: — La section 7 h 40— Haute sécurité 9 h 50 LAVAL IV:- Black Raln 7 h.9 h 25 LAVAL V:- Look Who's Talking 7 h 15.9 h 20 LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Cruising Bar sem 7 h 25, 9 h 20 LAVAL 2000 2: Parenthood sem 7 h.9 h 30 LOEWS l:(861 -7437) - The Bear 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 25 LOEWS II:- Fat Man Little Boy 1 h 05, 3 h 45, 6 h 25, 9 h.LOEWS III:- Look Who's Talking 1 h, 3 h.5 h, 7 h 05, 9 h 15 LOEWS IV:- Look Who's Talking 12 h 05, 2 h, 4 h, 6 h 05, 8 h 15, jeu.12 h 05, 2 h, 4 h.LOEWS V:- Shirley Valentine 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 I- 10, 9 h 25, lun.12 h 40, 2 h 50.5 h, 9 h 25 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 : Un tllm bref sur l’amour 19 h.— L'Insoutenable légèreté de l'étre 21 h — salle 2: Gothic 19 h 15— A corps perdu 21 h— Salle 3: Institut Leon Tolstoï PALACE 1 : — An Innocent Man 1 h 20, 4 h, 7 h, 9 h 30 PALACE II:- Gross Anatomy 12 h.2 h 15.4 h 30, 6 h 50, 9 h 15 PALACE III:- Lethal Weapon 21 h 40, 4 h 10, 6 h 50, 9 h 25 PALACE IV:— Peaux de vache 1 h 20, 3 h 25, 5 h 30, 7 h 35, 9 h 40 PALACE V:— Indiana Jones and the Last Crusade 3 h 20, 9 h 15 — La section 1 h, 7 h 10 PALACE VI:- Shirley Valentine 12 h 15, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 35 PARADIS I: (354-3110)- Cruising Bar sem 7 h 15.9 h 15 PARADIS II:— Parenthood sem.7 h 30, 9 h 40 PARADIS III:— Abyss sem.7 h, 9 h 40 PARISIEN I: (866-3856)- Monsieur Hire 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20.7 h 20.9 h 20 PARISIEN II:— Les matins Infidèles 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 30 PARISIEN III:— Romuald et Juliette 3 h, 5 h 15 7 h 30, 9 h 45, mer.3 h, 5 h 15, 9 h 45 PARISIEN IV:- Monsieur Hire 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25 PARISIEN V:— Trop belle pour toi3 h, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Shocker 12 h 30, 2 h 50.5 h 10, 7 h 30, 9 h 50 PLACE ALEXIS NIHON II:- Worth Winning 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 40 PLACE ALEXIS NIHON III:- Next ot Kln 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Opération crépuscule sem.7 h 30, 9 h 45 PLACE LONGUEUIL 2: - Abyss sem.7 h, 9 h 40 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)— Batman 7 h 15— The Rocky Horror Picture Show 9 h 30 UNIVERSITÉ: MH (849-0041)— L'ours 7 h, 9 h VERSAILLES l:(353-7880) - Look Who's Talking 6 h 50,9 h 10 VERSAILLES II:— L'ours 7 h, 9 h 15 VERSAILLES III:— Indiana Jones et la dernière croisade 6 h 50, 9 h 20 VERSAILLES IV:- Turner and Hooch (v.f.) 6 h 50, 9 h 10 VERSAILLES V:- Black Raln 6 h 50, 9 h 35 VERSAILLES VI:— InnocéntT h, 9 h 30. SURVEILLER SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul.Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 22h 15 à 02h 30 BAR 2080: 2080 rue Clark.Montréal (285-0007)— Séminaire McGill Combos, le 31 ocl à 20h — Bob Burman, guitare, le 31 oct à 22h 15 BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)— Party d'Halloween avec Soul What, le 31 ocl à 22h 30 BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 est Ontario, Montréal (843-3808)— Mardi jazz, avec Ghis-lain Potvm, Yves Nadeau.Michel laplante.Serge Durocher, le 31 ocl.à 22h — Les 5 à 7 en musique, lun au ven avec Daniel Lessard BIDDLE’S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scotl et Geollrey Lapp, en permanence, lun 19h.à 24h , mar 20h.à 01 h., mer.au ven.17h.à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au sam à compter de 22h — Billy GeorgeHe, pianiste/chanteur.sam de 17h à 19h.— Le trio de Bernard Pri-meau.les dim.de 19h.à 24h LE BIJOU: 2900 bout.Le Carrefour.Laval (688-8244)— Jimmy Bond saxophoniste/chanteur, lun.au ven de 17h à 20h BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 Sl-Hubert, Montréal (842-2808)— Tous les mardis.Accouslik 70 avec Rocky Chouinard CAFÉ CENTRAL: 4479 St-Denis.Montréal- Tous les mar et mer.jusqu'au 1er nov., Yannick Rieu Ensemble CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— 1:20-3:25 5:30-7:35-9:401 3:25-5:25 Le PARISIEN ® UNE REVELATION! FAMOUS PLAYERS Sandrine Bonnaire Iran-François Stévenin, (acqurs Spiesser Un film de Patricia Ma/uy Les films du crépuscule international «Le talent de deux bêtes d'é-•cran, Sandrine Bonnaire et Michel Blanc».¦ Huguette Roberge.La Presse «Une très grande maîtrise à tous les égards».¦ Pierre Leroux, Journal de Montréal monsieur .Dans les bois » de David Mamet, m.en s.Anne Claire Poirier, du 8 nov.au 16 déc., mar.au sam.20h.CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Chamanco, rythmes brésiliens, les 3-4 nov.à 21 h 30 CEGEP MAISONNEUVE: 3800 est Sherbrooke.Montréal— Cinéma: Une autre femme, de Woody Allen, le 31 oct.à 19h CENTRE BERTHIAUME DU TREMBLAY: 1474 est Fleury, Montréal— Michel Fauberl, musique traditionnelle, le 31 oct.à 14h.CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte Ste-Catherine, Montréal (739-7944)— Le Théâtre 1774 présente < Écho • en coproduction avec le Théâtre Passe Muraille, d'après Nun's Diary, de Ann Diamond, adaptation et m en s Robert Lepage, du 1er au 19 nov., sam.au jeu.à 20h CLUB G.M.: 22 rue St-Paul.Vieux Montréal (861 -8143)— Live Jazz du lun.au ven.de 17h.à 21 h.— Happy hours de 17h.à 21 h.CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)- Tous les soirs l’Ensemble Elder Léger, à 17h.30 ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE: 5030 St-Denis.Montréal (842-7954)— Victor-Lévy Beaulieu parlera d'écriture lors d'une lecture publique intitulée « L'héritage de droite ou de gauche?» le 31 oct.à 20h.ESPACE GO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)- Le Théâtre Petit à Petit présente ¦ Les amis » de Kébô Abe, adaptation et m.en s.Claude Poissant, du 24 oct.au 8 déc, à 206.30 ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521-4191)— Omnibus présente « Alberto D'Arrigo • de Robert Claing, m.en s.Jean Asselin, du 17 oct.au 11 nov.mar au sam.à 20h.30 HÔTEL LA CITADELLE: 410 ouest Sherbrooke, Montréal— Le chanteur-pianiste John Gilbert, mar.au sam de20h à01h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mil (285-1450)— Bar du Foyer: Tibor Ceasar, pianiste, lun.17h.à20h.,mar.au ven.17h.à01h.,sam.20h.à 01 h.HÔTEL QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, lun.au ven.17h.à 01 h.HÔTEL REINE ELIZABETH: 900 ouest Dorchester, Montréal (861-3511)— Calé Baroque Arthur: • Sexy Follies » à compter du 23 nov.mer.jeu.ven.dim 206.30, sam.20h.et 226.30 LA CROISETTE: 1201 0.Dorchester (878-2000)— Mike Mirizio, pianiste, du dim.au ven.17h.à 206 LA DILIGENCE: 7385 boul.Décarie, Montréal (731-7771)— Théâtre Candlelight:.Eubie » comédie musicale avec Michelle Sweeney, Phillip Cole, Geraldine Hunt, Don Jordan, du mar.au dim., diner 18h.30.spectacle 206.30 L'ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent.Montréal (866-7454)— Restaurant français dancing romantique, du mar.au dim.de 19h.â 01h„ musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans LE GRAND HÔTEL: 777 Université.Montréal (879-1370)— Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze du lun.au ven.17h.à 01h„ le sam.de 20h.à 01 h — Bar tour de ville: Le Trio Stariite, du mer.au dim.de 21 h.à02h.L'ENTRE-TEMPS: 1201 ouest Dorchester, Montréal (878-2000)— Disk Jockey, du mer.au sam.LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun.au sam.L’IMPROMPTU: 1201 0.Dorchester (878-2000)— Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey, contrebassiste, du mar.au jeu.de 20h.à 01 h., les ven.et sam.de 216.à 02h.MAISON DE LA CULTURE CÔTE-OES-NEI- GES: 5290 chemin de la Céle-des-Neiges, Montréal— Conférence sur l'art et l'architecture: Le temps et les formes, oeuvres majeures de l'art européen, Jean-François Lhote, de l'université de Montréal présente le paysage à Rome au début du 17e siècle et la découverte des peintures antiques, le 31 oct.à 20h.MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 boul.Monk, Montréal— Conférence: le baroque par Anne-Marie Malavoy, le 31 oct.â 196 MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal— Musique: Sylvie Bernard en spectacle, le 31 oct.à20h.MUSIQUE CLASSIQUE .o I CE SOIR.MARDI Tl OCTOBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 symphonie no.40 (Mozart) fantasia para un gentilhombre (Rodrigo) DEMAIN SOIR, 22:00 extr.concern brandebourgeois nos.1 -2-3 (J.S.Bach) symphonie no.44 (Haydn) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 DeLorimier, Montréal— Cinéma: Bétel-geuse, le 31 oct.à19h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Musée causerie, le 31 oct.à 14h 30— Conférence: Vers un musée total, par Tomislav Sola, en anglais, auditorium Maxwell-Cummings, le 31 ocl.à 18h.PLANÉTARIUM DOW: 1000ouestSt-Jacques, Montréal (872-4530)— Le ciel ce soir, Les secrets de l'ombre, et Les 10 ans du télescope Canada-France-Hawaii, jusqu'au 26 nov., lun.20h.30, mar.mer.136.30, jeu.ven.13h.30,206.30, sam.14h.15,16h.30, 206 30, dim.136., 156.30,16h.30 et 206.30 PLAYER'S THEATRE: 3480 McTavish, Montréal (398-6813)— • Kafka's Dick > de Alan Bennett, du 31 oct.au 11 nov.à 20h.RESTAURANT CLAUDIO’S: 124 est St-Paul, Vieux-Montréal (866-0845)— Spectacles de jazz du mer.au sam.à 22h„ le dim.à 13h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0657)— Reggae Dance Hall avec Barry G and guests, le 1er nov.à 22h.SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherine.Montréal (253-8974)— Le Théâtre de l'Opsis présente < Possibilités > de Howard Barker, traduction Paul Lefebvre, m.en s.Serge Denoncourt, du 20 oct.au 18 nov., mar.au sam.à 20h.30 SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy.Montréal— Concert de l'Harmonie, dir.Alain Cazes, oeuvres de Berlioz, Del Borgo, Hindemith, Persichetti, Vaughan Williams et Wagner, le 31 oct.à 20h.SALLE MORRICE: 3485 McTavish.Montréal (396 6795)—.On the Verge » production d'Eric Over-myer, le 31 oct., et du 1er au 4 nov.à 20h.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Montréal (842-2112)— 0SM Grand Concert, The Toronto Symphony, dir.Gunther Herbig, Yelim Bronfman, au piano, oeuvres de Mozart et Bruckner, le 31 oct.à 20h.STADE OLYMPIQUE: Montréal- L’Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.à 18h„ mar.au dim.lOh.â 18h.— pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE D’AUJOURD'HUI: 1297 rue Papineau, Montréal (5261211)— • Les jumeaux d'Urantia.de Normand Canac-Marquis.m.en s.Lorraine Pintal, du 7 nov.au 2 déc.â 20h.THÉÂTRE L'ÉLYSÉE: 35 rue Milton, Montréal (849-4056)— Petite Salle: < Tournée Juste Pour Rire » du 18 oct.au 26 nov., mer.au dim.à 19h.— Grande salle: « La souricière » d'Agatha Christie, du 17 oct.au 12 nov., mar.au dim.20h.30, matinée le dim.à 166.30 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— ¦ La vie de Galilée ¦ de Bertolt Brecht, traduction Gilbert Turp, m.en s.Robert Lepage, du 26 sept, au 21 oct., du mar.au ven.20h., sam.16h.et 21h.(supplémentaires du 31 oct.au 4 nov.)— « Le bourgeois gentilhomme » de Molière, m.en s.Guillermo de Andrea, du 21 nov.au 22 déc.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— « Le jeu de l'amour et du hasard • de Marivaux, m.en s.Françoise Faucher, du 17 oct.au 18 nov., les ven.et sam.à 206.30 THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La compagnie Jean Duceppe présente « Le long voyage vers la nuit > d'Eugene O'Neill, du 1er nov.au 9 déc., mar.au ven.206., sam.16h.30 et 21h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (8467277)— .La charge de l'orignal épormyable » de Claude Gauvreau, mens.André Brassard, du 6 nov.au 2 déc., mar.au sam.206 , dim.15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— * Les Iridolinades 11 » de Gratien Gélinas.m en s.Denise Filiatrault, du 15 nov.au 17 déc.THÉÂTRE DE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario, Montréal (526-6582)— ¦ Baudelaire • conçu et interprété par Emmanuel Depoix, du 25 ocl.au 18 nov., mar.au sam.à 206.30 IMPLAN THÉÂTRE: 939 de Salaberry.Québec (416529-2183)— Le Théâtre Ubu présente « Oulipo Show .du 24 oct.au 4 nov.à 20h.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean, Québec (416694-9631 )— Le Théâtre de Carton présente ¦ L'amour guérit » d'après Molière, m.en s.Ariane Buhbinder, du 18 oct.au 4 nov , jeu.au sam.à 206 30 THÉÂTRE DE L'iLE: Hull- • Les frères Mainville .de Norm Foster, traduction Paul Latreille, du 1er nov.au 16 déc., mer.au ven.206.30, sam.19h.et 22h.Jeudi 2 novembre de 19 h 30 à 21 h 30, conférence-causerie sur le thème Le stress et vous à la Bibliothèque St-Léo-nard, 8420 Lacordaire.— Mieux vivre son stress, les mardi de 15 h à 17 h 30, débutant le 14 novembre au CLSC St-Léonard, 6025 rue Jean-Talon, St-Léonard.Inscr.: 252-1030.¦ Les Diabétiques du Nord de Montréal vous invitent à une rencontre sur le thème Assurance voyages, ce soir à 19 h 30, à la Salle polyvalente de l'aile « J » de l’hôpital du Sacré-Coeur, 5400, boul.Gouin ouest à Montréal.Entrée libre.¦ Le Mouvement d'animation civique pour l'écologie de Montréal annonce l’ouverture d’un nouveau comptoir de dépannage à la Bébéthèque de Rosemont, 2506 Rosemont, 2e étage.277-8336.¦ Cours axé sur la conversation et la culture latino-américaine, débutant le 7 novembre de 18 h à 21 h, à l’Institut Québec Amérique latine, 5287 Marquette à Montréal.527-6611.¦ La Société historique Cavelier-de-La-Salle invite M.Jean Bélisle, professeur d’histoire à l’Univ.de Concordia, à prononcer une conférence sur l’histoire de St-llenri et de Pointe-St-Charles, ce soir à 19 h 30, au Centre communautaire Henri-Lemieux, 7644 Édouard à LaSalle.Robert Dagenais nous partagera son expérience au cours de 5 rencontres où il sera question de L’Approche des malades.Inscr.: 524-3561, poste 303.¦ Le Département d'histoire de l’art de l'Univ.de Montréal vous invite à une conférence intitulée : L'Olympia : le regard de la peinture par Mme Dubreuil-Blondin, ce soir à 21 h, à l’Auditorium, Maison de la culture Côte-des-Neiges, 5290 Côte-des-Neiges.343-6184.¦ La Société d’études et de conférences organise un déjeuner-causerie sur le thème Les grands disparus de la musique d’aujourd'hui, le mardi 7 novembre à midi à l’Hôtel Ritz Carlton, 1228 rue Sherbrooke (métro Peel), avec comme invité Mme Maryvonne Kendergi.Réservations au 252-3000, poste 3709, les mardi et jeudi de 9 h 30 à 15 h.¦ Le Collège Marie-Victorin vous propose des ateliers intensifs pour mieux vivre en santé, débutant en novembre, au 7000 rue Marie-Victorin à Montréal-Nord.Inscr.: 328-3828, poste 2245.¦ La Bibliothèque municipale de Lon-gueuil vous invite à une mini-session d’initiation à la généalogie animée par M.Marcel Fournier, à la succursale Claude-Henri-Grignon, les lundis 6,13 et 20 novembre à 19 h.Inscr.: 6468626.La bibliothèque Germaine-Guèvre-ment, 2900, boul.de la Concorde à Duver-nay, vous invite à l'inauguration du coin des tout-petits (2-5 ans), ce soir à 19 h.662-4001.¦ Collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent (3131 Sherbrooke est), de 9 h à 20 h; à l'Univ.de Montréal, Aile U-l (2900, boul.Édouard-Montpetit), de 10 h à 16 h; à l’Univ.de Montréal, Hautes Études commerciales, Salon des étudiants, 2e étage, (5255, av.Decelles), de 10 h à 16 h; à Lasalle, Cégep André-Laurendeau, Salle des « Pas perdus» (1111 Lapierre), de9h30à 15h30,et à Templeton (Gatineau), Centre récréatif (13 Labelle), de 14 h 30 à 20 h.937-7761.L'Ensemble philharmonique de Montréal-Nord donnera un concert de musique populaire au profit de la campagne de Centraide, ce soir à 20 h, à l’auditorium de la Polyvalente Calixa-Lavallée au 4444, boul.Henri Bourassa est, à l’angle de la rue Pelletier.288-1261.¦ L'Association liaison des anciens combattants Inc.tiendra sa vente d’automne 1989, le mercredi 1er novembre de 9 h 30 à 16 h, au 305 St-Pierre à Ste-Anne-de-Bel-levue.457-3440, poste 2230.¦ Ce soir à 17 h, venez célébrer l'Hallo-ween au Bar le Grand Prix, au Ritz-Carl-ton, 1228 rue Sherbrooke ouest.842-4212.Ce soir à 19 h 30, soirée publique sur l’Afrique du Sud par M.Donald Woods, au 1205 rue Visitation à Montréal.257-8711.¦ Mercredi 1er novembre au Centre St-Pierre, 1212 rue Panel, de 13 h 30 à 16 h, Ce soir à 19 h, l’association « Nouveaux Sentiers familles monoparentales » vous invite à une conférence sur le thème Étapes d’une séparation, par Mme Suzanne Bernard, au 435 rue Du Roy à Québec.529-4913.TELEVISION B CBFT 12.00 L'édition magazine 12.30 Les démons du midi 13.30 Les rendez-vous de Do- minique 14.30 Dallas 15.30 Les schtroumpfs 15.55 En transit 16.00 Kim et Clip 16.25 En transit 16.30 Miniquiz 16.55 En transit 17.00 Une paire d'as 18.00 Montréal ce soir B C B M T 12.00 Midday 13.00 All my children 14.00 Coronation Street 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Danger Bay 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girls 18.00 Newswatch CD C FT M 12.00 Ici Montréal 12.15 Bon appétit 12.30 Mimémo 13.00 Cinéma d'après-midi « Passeport signalé » it.71 avec Thomas Hunter.Gabriele Tinti et Manila Branco 15.00 Kate et Allie 15.30 Campus 16.00 Double défi 16.30 De bonne humeur 17.30 Fais-moi un dessin CB C F C F 12.00 Family Ties 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 16.00 Pulse Œ) TV 5 14.50 Bonne journée 15.00 L'info-5 15.30 Sept sur sept 16.30 Le temps retrouvé 17.00 Récréation 17.30 La vérité est au fond de la marmite 18.00 La chance aux chansons CB RADIO-QUÉBEC 12.00 La réforme Parent.25 ans plus tard 12.30 L'entant et 1ère informatique 13.00 Quebec School Telecasts 13.30 Quebec School Telecasts 14.00 Tremplin 14.30 Le marché aux images 15.00 Début de soirée 16.00 Cousins , cuisine des amé-riques 16.30 Molierissimo 17.00 Catimini 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout BB QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 LesPierrafeu 12.30 Le grand journal 13.00 Coup de pouce télé 14.00 Cinéma Quatre Saisons « Le vol du sphinx ¦ fr.84 avec Alain Souchon, Miou-Miou et François Perrot 16.00 La fourchette d'or 16.30 Docteur Albert 17.00 Action réaction 17.30 Le grand journal [ ¦HHHHi ¦him 18HQ0 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO j C BFr (R.C.) Montréal Ce soir (information) CTYVON P Super P sans plomb L'héritage P Dallas P Le Téléjoumal P Le Point/Météo/Sports 23h20/Cinéma : L homme au masque de fer —GB 76 Avec Richard Chamberlain fCD WCAX (CBS) Burlington News News P Family Feud Rescue 911 P WolfP News Newhart The Pat Sajak Show ÇÏD WPTZ (NBC) Plattsburgh News News P Jeopardy Cheers Matlock P In the Heat of the Night p Midnight Caller P News The Tonight Show O CBMT(CBC) Montréal Newswatch Babar In Opposition The Fifth Estate p Market Place Man Alive The National P 22h 20 / The Journal News Newhart p Kate & P Allie f*l CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari Chop-sucy Hockey / Le Canadien vs Islanders 22h 15/ L’après-match Les Nouvelles TVA p météo/sports Mongrain de sel BM CFCF(CTV) Montréal Puise Entertainment tonight Bordertown Matlock P Roseanne P Chicken P Soup Midnight Caller P News The Arsenio Hall Show IM TV5 (Télévisions Francophones) 1-a chance aux chansons Des chiffres et des letPes Journal télévisé de A2 L'info - 5 Ushuaia Champs Élysées La marche du siècle (spécial) (CM)5) Dossiers carabine (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Début de soirée Feu vert P L’Odyssée sous-marine de l’équipe Cousteau 1 a* trentaine Profession : Prof Cinéma : Linder Fire —É.-U.1983 Avec Nick Nolte et Joanna Cassidy (20) Musique Plus Musique vidéo FAX: l’Infoplus Flashback Musique vidéo Rock en bulle: Al Yankovic Musique vidéo (22) WVNY (ABC) Burlington News Wheel of Fortune A Current Affair Who’s the Boss ?P The Wonder Years P Roseanne P Chicken P Soup Thirtysomething p News Nightline P Twilight Zone (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door Today’s Special .19610/National Geographic P The Science .(20hl0) Nature Watch (20h45) 21620/Full House with Daniel Richier The Science ,.(23hl5) 23b45/Question p Period-Provincial (25) Much Music 19 h / Fax Muchwest Outlaws and Heroes Mike & Mike's.Rockflash News (21h40) Spotlight Very Scary.Test Pattern (33) VERMONT ETV (PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour The Nightly Business.Crossroads NovaP The American Experience P America’s Century P .Movie : The Other — Ê.-U.1972 Avec Chris et Martin Udvarnoky (35) QUATRE SAISONS Montréal La roue chanceuse La maison Deschênes 7e ciel Arcand en direct Cinéma : Justice —É.-U.1985 Avec Robert Conrad et George Hamilton Sports plus i Sport en ligne Patrouille de nuit 1 1 i V « // LA VIE ECONOMIQUE Montréal, mardi 31 octobre 1989 1983.54 U + 4.73 3887.14 2603.48 LJ + 2.92 U + 6.76 85.19 n 376 U +.07 jj- -1 12.42% 5.2% VIE DES ENTREPRISES Résultats désastreux pour Rolland LE FABRICANT de papiers fins Rolland a affiché de piètres résultats lors de son troisième trimestre, essuyant une perte nette de $ 2.81 millions contre un bénéfice de $ 2 millions lors du même trimestre de 1988.Pour les neuf premiers mois de 1989, la perte nette s’est élevée à $ 2.06 millions comparé à un bénéfice net de $ 4.62 millions pour la même période de l'an dernier.Le chiffre d'affaires pour le troisième trimestre a atteint $ 107.7 millions, une baisse de 2.3 % par rapport au même trimestre de 1988 alors que pour les neuf mois, ce chiffre d’affaires totalise $ 339.1 millions, en hausse de 1.4 % sur l’an dernier.Rolland attribue ces pertes à une diminution des ventes et à des escomptes de prix importants, résultat de la surcapacité de production dans l’industrie des papiers fins.Cette capacité de production a connu une augmentation marquée au Canada depuis 1987, souligne la compagnie.L’augmentation cumulative de la capacité fut de 12 % en 1988,42 % en 1989 et atteindra 63 % en 1990.Rolland arrêtera pour des périodes de deux semaines toutes ses machines à papier afin de réduire ses stocks.Donohue voit ses profits réduits de 40 % DONOHUE a dégagé un bénéfice net pour le troisième trimestre de $ 9.7 millions sur des ventes nettes de $ 152.8 millions comparativement à $ 17 millions sur des ventes nettes de $ 158.5 millions pour le même trimestre de 1988.Les résultats de la compagnie ont été affectés par la baisse de la demande et des prix pour le papier journal et par l’augmentation de la valeur du dollar canadien par rapport au dollar américain.This week in business aux deux semaines PUBLICATIONS Transcontinental a décidé que l’hebdomadaire financier This Week in Business sera publié à toutes les deux semaines à compter de janvier prochain.La décision de modifier la fréquence de This Week in Business correspond aux résultats d’une étude de marché commandée plus tôt cette année auprès des abonnés, a indiqué dans un communiqué le président de Publications Transcontinental, M.Claude Beauchamp.Grilli hausse son bénéfice GROUPE immobilier Grilli a enregistré des revenus de $ 81.7 millions lors de son exercice clos le 31 août dernier contre à $ 80 millions pour l’année précédent, une progression de 2.1 %.Le bénéfice net affiche un progression notable, passant de 10.7 millions à la fin d’août de 1988 à $11.9 millions, soit une croissance de 11.2 %.Actidev cède Pro-Optic LA SOCIÉTÉ de portefeuille Actidev cédera sa filiale Pro-Optic, qui fabrique et commerciaüse des lentilles ophtalmiques, à BBGR Optique Canada.La vente de cette entreprise, qui génère environ 45 % des revenus d’Actidev, est assujettie à l’accord d’investissement Canada.La vente de l’entreprise permettra à Actidev de réaliser un bénéfice extraordinaire de l’ordre d’environ 25 vents l’action.Actidev entend concentrer ses énergies à son intérêt majoritaire dans Alimentation Couche-Tard, une société de franchisage de dépanneurs.Plus de fusions et d’acquisitions aux É.-U.LES FUSIONS et acquisitions ont augmenté au troisième trimestre aux États-Unis par rapport à la période correspondante de 1988.Un total de 672 transactions ont été annoncées durant cette période, selon l’édition d’hier du Wall Street Journal, une augmentation de 13 % par rapport aux 597 acquisitions et fusions du troisième trimestre de l’an dernier.Le coût total des transactions dont le montant a été divulgué atteint $ 71.9 milliards, soit 36 % de plus que les $ 52.9 milüards de la période correspondante de 1988.Selon la firme américaine de recherche W.T.Grimm, 16 transactions ont dépassé $ 1 milliard.La fusion menant à la création de Bristol-Myers Squibb, au coût de $ 12 milliards, a été la plus importante.Pour les neuf premiers mois de l’année, 1,977 transactions ont été annoncées, une hausse de 15 %.Pour cette période, les transactions dont les sommes en jeu ont été divulguées totalisent $ 188.1 milliards US.L’état actuel du marché pourrait forcer un ralentissement de ce type d’activité.REPERES ECONOMIQUES Croissance japonaise de 5.3 % LA CROISSANCE de l’économie japonaise devrait être de 5.3 % pour l’année budgétaire 89 (qui se termine en mars), largement au-dessus des prévisions gouvernementales à 4 %, a indiqué hier la Banque Industrielle du Japon.Selon les prévisions de cette banque, l’investissement en capitaux devrait augmenter de 15.4 % au cours de l’année.L’économie japonaise avait connu une croissance de 5.1 % l’an passé, soit 0.2 point de plus que les estimations gouvernementales.Par ailleurs, enm dépit des frictions grandissantes avec les États-Unis concernant le commerce, Les responsables du ministère japonais des Finances (MoF) et du Trésor américain se rencontreront le 8 novembre prochain à Washington pour évoquer les récents développements des marchés financiers dans les deux pays.La coopération en matière de stabilisation des marchés boursiers et de pression à la baisse sur le dollar devrait occuper une bonne partie des discussions.Cette réunion s’inscrit dans le prolongement des discussions bilatérales amorcées en 1984 dans le cadre du comité yen-dollar.Intair soupçonne Air Canada et Canadien de concurrence déloyale ain Blanchard LE MINISTRE des Transports Benoît Bouchard soutient qu’il n’y a aucune discrimination à l’égard d’In-tair à l’aéroport Pearson de Toronto.Mais ce n’est pas du tout ce que croit Intair qui soupçonne Air Canada et Canadien International de concurrence déloyale.M.Michel Leblanc, le président d’Intair, a exigé hier une rencontre avec le ministre, en plus d’annoncer qu’il allait se prévaloir de la Loi sur l’accès à l’information pour obtenir la liste des créneaux (autorisations d’atterrissage et de décollage) d’Air Canada et de Canadien International à l’aéroport Pearson pour vérifier si tous les créneaux réservés par les deux sociétés sont bel et bien utilisés actuellement.Sur les 42 créneaux demandés par Intair au comité chargé de gérer le trafic aérien à l’aéroport Pearson, La Banque Nationale de Paris (Canada) crée une filiale de crédit-bail et cherche à se diversifier en touchant de nouveaux domaines d’activité sur le marché canadien.C’est ce que le pdg de la nouvelle compagnie, Crédit-Bail BNP Canada, M.François Audet, a déclaré hier.La banque française envisage la possibilité d’ouvrir d’autres filiales à la suite de la révision décennale de la loi des banques, révision prévue pour 1990.La BNP Canada a notamment l’intention de demander une autorisation d’exercer dans le courtage en valeurs mobilières à compter de 1991, fait valoir son responsables des finances, M.Yvon Choinière.La BNP a pris une forte expansion au Canada ces dernières années, en faisant passer son actif de $ 1.4 milliard en 1986 à $ 2.1 milliards pour l’année bancaire qui se termine aujourd’hui.La progression a donc été très forte ces trois dernières années.M.François Audet, le président de huit ont été refusés vendredi dernier, dont quatre (deux atterrissages et deux décollages) devant assurer la liaison avec Saint-Hubert.Sans ces créneaux, Intair se voit forcé d’abandonner son projet d’offrir à partir de Saint-Hubert des vols à destination de Toronto, Ottawa et Québec.Le ministre prétend que les créneaux refusés à Intair l’ont été pour des raisons de sécurité, l’aéroport Pearson étant le plus achalandé au pays.Selon lui, trois créneaux pourraient encore lui être accordés, soit ceux qu’Intair exploitait lorsque la compagnie était associée à Canadien International dans Inter-Canadien.Depuis quelques semaines, Intair et Canadien International affirment chacun de leur côté que ces créneaux leur appartiennent.En fait, ces créneaux avaient été accordés à Canadien International qui les avaient refilés à Intair tout au long de leur association qui a pris fin le 3 octobre dernier.Un comité de révision a décidé la nouvelle filiale, souligne que la banque est présente auprès de la PME ei de la grande entreprise à Montréal, Toronto et Vancouver, de même que dans plusieurs centres au Québec, à savoir à Sherbrooke, Trois-Rivières, Longueuil, Laval et sous peu elle ouvrira des bureaux à Ottawa et Mississauga.Sans se lancer dans le domaine de la location automobile, la banque voudrait détenir davantage de flexibilité dans le crédit-bail de la part de la loi fiscale, tout comme c’est le cas pour les fiducies.Aux États-Unis, on observe que 30% du matériel est maintenant financé par voie de crédit-bail par rapport à 8 % seulement au Canada.Le potentiel est donc énorme ici.Beaucoup de démarcheurs canadiens recourront au crédit-bail durant les prochaines années, indique-t-on à la banque.La réforme fiscale va rendre plus intéressante cette formule pour les entreprises canadiennes.Lors du dernier budget Wilson, il a été soulevé des restrictions dans les domaines informatiques et de l’équipement de bureau, mais ceci ne va pas né- hier de donner sept jours aux deux compagnies pour s’entendre.Si aucun accord n’intervient d’ici là, le mi nistre Bouchard se réserve le droit d’intervenir.« Si Intair n’a pu obtenir les créneaux d’atterrissage et de décollage qu’elle désirait à l’aéroport Pearson, c’est qu’elle s'y est prise trop tard », a affirmé le ministre hier, à la sortie des Communes.« Intair prétend ne pas avoir obtenu de créneaux lors des périodes de pointe, a déclaré M.Bouchard hier.Ils en ont moins parce qu’ils n’étaient pas là lors de la distribution ».Ce que réfute catégoriquement la porte-paroled’Intair, Mme Béatrice Pepper, qui jure que tous les créneaux demandés pour desservir le corridor Toronto-Saint-Hubert ont été déposés en juin dernier.« Nous avons été les prem:ers à déposer nos demandes pour l'horaire d’hiver, affirme Mme Pepper.Ceux et celles qui affirment que nous nous y sommes pris trop tard disent car- cessairement être maintenu après le prochain budget.Des représentations ont été faites à ce sujet par les banques canadiennes.Parmi les grandes banques étrangères ayant des activités au Canada, une vingtaine s’intéressent au crédit bail.C’est le cas de la Société Générale, de la Banque de Hong Kong, de la Citibank et de la Chase Manhattan Bank.C’est que ce nouveau type d’activité génère une bonne rentabilité.Elle fournit aussi un très haut degré d’impôt différé.Ce type d'o pération permet l’utilisation d’abris fiscaux pour générer de la rentabilité.M.Choinière précise que l’actif de la BNP (Canada) est de $ 2.014 milliards au 30 septembre.C’est plus de $ 300 millions de plus que la Société Générale au pays.La profitabilité a atteint l’an dernier les $ 5.194 millions.La Socité Générale a cependant obtenu un bénéfice net plus élevé, à $ 5.495 millions.La BNP du Canada se situe au septième rang des banques étrangères pour la rentabilité au Canada.rément n’importe quoi.La vérité, c’est que Canadien International et Air Canada, qui sont les coordonnateurs des terminaux à Toronto, ont mis trois mois à étudier nos demandes ».Les critères utilisés à l’aéroport Pearson, comme un peu partout à travers le monde, pour l’octroi de créneaux d’atterrisage et de décollage, avantagent toujours les plus gros transporteurs parce qu’ils reposent principalement sur la taille des appareils utilisés et sur l’importance des marchés desservis.Or, au Canada, et en particulier à Toronto, ce sont Air Canada et Canadien International qui transportent le plus de passagers.Et qui occupent inévitablement les meilleures places sur la grille horaire, spécialement lors des heures de pointe (7 h 10 h et 16h-20 h.) M Michel Leblanc, président d’In-tair, était à Toronto hier où il a discuté durant plus d'une heure avec M.Jim Mattick, le directeur des terminaux de l’aéroport Pearson, pour tenter de renverser la décison du comité chargé de gérer le trafic de cet aéroport.Mais sans succès.Les maires de la Montérégie se sont déjà dits très intéressés à voir le projet d’Intair se réaliser à Saint-Hubert.Hier, le candidat néo démocrate dans la circonsciption de Chambly lors des dernières élections fédérales, M Phil Edmonston, est venu à son tour appuyer ce projet en annonçant qu’il ferait de cette question l’un des thèmes majeurs de l’élection partielle qui y sera bientôt déclenchée.Obligations d’épargne: le point demain OTTAWA (PC) — La vente au comptant d’obligations d’épargne du Canada se terminera comme prévu, demain, à la clôture des affaires, a fait savoir le ministère des Finances, hier.Toutefois, la vente des titres de l’émission 1989 effectuée par prélèvement sur le salaire se poursuivra jusqu'au 15 novembre.BNP Canada entend se lancer en 1991 dans le courtage en valeurs mobilières RECOMMANDATION D’UN COMITÉ FÉDÉRAL Les prêteurs sur carte de crédit devraient limiter leur appétit au taux d’escompte plus 8% Huùuette Young — de la Presse Canadienne OTTAWA — L’écart entre le taux d’escompte de la Banque du Canada et les taux d’intérêt imposés aux détenteurs de cartes de crédit par les institutions financières devrait être plafonné à 8%.Pour ce qui est des cartes émises par les détaillants, le plafond devrait etre fixé à 16.5%.Telles sont les principales recommandations émises par le Comité permanent de la consommation et des corporations et de l’administration gouvernementale, dont le rapport a été publié, hier, à Ottawa.« En aucun cas, cet écart ne devrait dépasser 8 % », a fait savoir le président du comité, M.Garth Turner.M.Turner a précisé que les taux d’intérêt facturés aux détenteurs de cartes de crédit n’étaient probablement pas excessifs à l’heure actuelle.Le comité préconise tout de même rétablissement d’un mécanisme de protection des consommateurs pour ainsi éviter une flambée des taux d’intérêt, comme cela s’était produit en 1986-87.« Par le passé, cet écart a déjà pris des proportions aberrantes », a ajouté le député ontarien de Glengarry- Prescott-Russell, M.Don Bou-dria.M.Turner a précisé qu’à la fin de l’année 1986, les taux d’intérêt de Mastercard et de Visa oscillaient autour de 20 %.Ceux imposés par les grands magasins étaient de 28.8 %, alors que le taux d’escompte de la banque centrale était d’environ 9 %.A première vue, toutefois, le ministre intérimaire des Consommateurs et des Sociétés, M.Harvie Andre, a indiqué qu’il ne favorisait pas l’imposition d’un plafond de 9%.Selon lui, la meilleure façon de protéger les consommateurs contre une recrudescence des taux d’intérêt est de favoriser la übre concurrence entre les institutions émettrices de cartes de crédit.« Nous ne rejetons pas catégoriquement cette mesure, a-t-il ajouté, mais nous nous voulons l’étudier plus en profondeur avant de nous engager dans cette voie.» Le ministre a précisé que l'imposition d’une telle limite n’entraînerait pas automatiquement une baisse des taux d’intérêt parce qu’il faut tenir compte également d’autres coûts qui font grimper les taux.Le rapport du Comité de la consommation et des corporations a exploré le même terrain que le Comité permanent des finances, il y a moins de trois ans.Dans son rapport publié en mars 1987, le comité des finances exhortait les banques à réduire volontairement les taux d’intérêt liés aux cartes de crédit.Le comité présidé par M.Don Blenkarn n’allait pas, toutefois, jusqu’à recommander l’imposition d’un plafond sur les taux d’intérêt.C’est ce vide que veut combler le comité de la consommation, a précisé M.Turner.« Les recommandations du comité des finances étaient de nature volontaire, a-t-il expliqué.Selon nous, il est important de se pencher de nouveau sur cette question parce que les taux d’intérêt ont recommencé à grim- per.» Le taux d’escompte courant est de 12.42%.En outre, le comité recommande d’abolir la pratique selon laquelle les détaillants exigent de leurs clients qu’ils présentent une carte de crédit comme garantie supplémentaire lorsque ceux-ci remettent un chèque.« Une carte de crédit ne devrait pas constituer une pièce d’identification », a souligné M.Turner, indigné.Nous croyons que la société ne devrait pas faire preuve de discrimination à l’endroit de ceux qui n’ont pas accès aux cartes de crédit ou de ceux qui ne veulent pas les utiliser.» Le comité préconise également que la signature d’un titulaire de carte de crédit, ou son délégué, soit nécessaire pour autoriser des opérations d’achat.Le comité s’en prend, par exemple, aux pratiques des sociétés aériennes et des services d’hôtellerie qui autorisent l'achat de billets d’avion ou de chambres d hotel par téléphone en demandant le numéro de la carte de crédit du client.ENTREPRISES CANADIENNES Augmentation des profits de 24% au 3e trimestre TORONTO (PC) — Selon un récent sondage, les entreprises canadiennes de tous les secteurs d’activité, sauf celui des ressources, ont enregistré des bénéfices au cours du troisième trimestre de l’année en cours.Les bénéfices du secteur des ressources naturelles ont en effet chuté de 27 % au regard de leur volume du trimestre correspondant de 1988, a révélé le sondage effectué par le quotidien torontois The Globe and Mail.Par contre, les entreprises actives dans un secteur autre que celui des ressources ont vu leurs profits augmenter de 24 %.Parmi les 138 compagnies consultées, 125 ont rapporté qu’elles avaient réalisé des bénéfices.En même temps, un peu plus du tiers de toutes les entreprises interrogées ont affirmé que le volume de leurs profits avait diminué, alors que ce volume avait augmenté pour les autres.Les chiffres pris en considération étaient ceux inscrits après impôt, mais avant postes extraordinaires.Les bénéfices dans le secteur manufacturier ont progressé de 14 %; dans le secteur des services, de 25 %; et dans ceux des entreprises aux activités diverses, de 46 %.Les compagnies des secteurs forestier et minier ont été victimes du renforcement du dollar canadien.Elles dépendent en effet de l’exportation ou les prix de leurs produits sont établis d’après le dollar américain qui a été en baisse.Mais les sociétés minières n’ont pas subi les avatars qu’elles avaient connus lors du dernier ralentissement économique, a remarqué M.Carlos Leitao, économiste avec la Banque royale du Canada.Même si les prix de leurs produits ont baissé, la demande est demeurée forte.« La principale raison de cette situation, c’est que les inventaires sont bas ainsi que les approvisionnements.Cette fois, il n’y a pas eu de précipitation pour réouvrir certaines usines qu’on avait fermées.» La seule industrie de ce secteur qui a connu une expansion a été celle de l’aluminium.Mais, selon M.Leitao, cette industrie devra probablement fermer certaines usines aux États-Unis, parce qu’elles détériorent l’environnement.Cette correction pourrait résoudre le problème posé par le surplus des approvisionnements.Toutes les entreprises minières consultées ont enregistré des bénéfices, sauf Alcan Aluminum et Inco qui ont rapporté les diminutions les plus importantes.Les profits d’Ineo ont diminué de 40 % et ceux d’Alcan de 32 %.American Barick Resources Corp.a récolté des profits plus élevés grâce à une augmentation de sa production d’or et du volume de ses ventes anticipées.Même si TransCanada Pipelines a transformé un troisième trimestre de 1988 perdant en un trimestre avec un bénéfice de $ 74 millions en 1989, ce ne fut pas suffisant pour compenser les reculs généraux dans le secteur des gaz et pétroles, dont une chute de 50 % des bénéfices des sociétés pétrolières intégrées.Dans le secteur manufacturier, les bénéfices ont été en hausse aussi bien pour les biens industriels que ceux de consommation.Si, dans le secteur des produits de consommation, les profits ont progressé, ce fut en bonne partie grâce aux résultats formidables de Ford Motor Co.of Canada, dont les bénéfices ont été de $ 48 millions, après une hausse de 41 %; de Seagram Co., en hausse de 17 % à $ 236 millions; et d’imasco, en hausse de 16% à $103.5 millions.Chez les manufacturiers indus- triels, AMCA International et Northern Telecom ont enregistré une hausse considérable de leurs profits au cours du troisième trimestre.Les aciéries ont moins bien fait.Des sept sociétés consultées dans ce secteur, seule Dofasco a rapporté une hausse de ses profits.Les sociétés de mise en marché ont amélioré leurs résultats.Les compagnies d’alimentation ont suivi Steinberg, qui a enregistré des profits de $ 56 millions, après un troisième trimestre en recul en 1988.Les magasins à rayons et les services alimentaires ont aussi amélioré leur situation.Hudson’s Bay Co.a rapporté des bénéfices de $ 14 millions durant le trimestre, après voir subi un déficit de $ 6 millions an dernier durant la période équivalente.Les banques ont réussi à augmenter leurs profits de 12 %.Elles auraient rapporté de bien meilleurs résultats si elles n’avaient pas continué à annuler la dette du tiers monde.Dans le secteur des transports, Laidlaw Transportation et PWA Corp., propriétaire de Canadien International et de Wardair, ont rapporté des bénéfices de 88 % et de 32% respectivement.A75A 12 Le Devoir, mardi 31 octobre 1989 LA VIE ECONOMIQUE Pour ou contre la privatisation des Postes?Lander reste coi par la Presse Canadienne LE PRÉSIDENT de la Société canadienne des postes, Donald H.Lander, n'a pas voulu se prononcer hier en faveur ou contre la privatisation de l’organisme qu'il dirige, affirmant qu’il appartient à Ottawa d’en décider.Pressé de questions à l’issue d’une allocution devant le Canadian Club à Montréal, M.Lander a toutefois fait remarquer que la Société des postes ne fait des profits que depuis un an seulement.« Qui achèterait des actions sur cette base ?», a-t-il demandé avant d’ajouter qu’il s’agit là d’une « question à poser au marché ».M.Lander a ajouté qu’il revient à « l’actionnaire principal », en l'occurrence le gouvernement fédéral, d’indiquer ce qu’il entend faire de l’entrepris .Le ministre responsable, llarvie Andre, a déjà évoqué la possibilité de privatiser cette société d’Etat.Un comité de la Chambre des communes se penche sur cette question et doit justement entendre aujourd’hui M.Lander et les principaux dirigeants de la Société canadienne des postes.Serait-il difficile de privatiser à l'heure actuelle ?« Ce n’est pas difficile, répond M.Lander.Mais je crois qu’il importe de construire la confiance sur des antécédents historiques au niveau des réalisations ».La Société canadienne des postes a encaissé en 1988-89 un profit de $ 96 millions, le premier en plus de 30 ans.M.Lander prévoit des résultats légèrement meilleurs pour l’exercice en cours, qui prendra fin en mars 1990.Il a souligné que la préoccupation principale de la direction et des employés est de faire en sorte que la Société canadienne des postes soit une « excellente compagnie, qui est profitable et peut être attrayante pour n’importe quel actionnaire».Au cours des cinq prochaines années, a indiqué M.Lander dans son allocution, la Société canadienne des postes doit verser au gouvernement des dividendes de $ 300 millions.Elle doit aussi investir $ 2.5 milliards dans un programme quinquennal destiné à acquérir de nouvelles installations et se doter d’équipements additionnels.Cette annonce n'est pas une offre d'acheter ni une sollicitation de vendre des actions de CB Pak Inc.L 'offre d'achat est effectuée uniquement en vertu de l'Offre, de la Note d information et de la lettre d'acceptation et d'envoi.OFFRE VISANT L’ACHAT AU COMPTANT de toutes les actions ordinaires en circulation de CB PAK INC.à 11.25$ l’action ordinaire par d> Stone-Consolidated Inc.L'offre pourra être acceptée jusqu'à minuit (heure de Montréal) le lundi 6 novembre 1989, à moins qu’elle ne soit prorogée ou retirée.Le conseil d’administration de CB Pak Inc.a recommandé à l’unanimité aux détenteurs d’actions ordinaires de CB Pak Inc.d’accepter l’offre.L’offre est conditionnelle, notamment, à ce qu'au moins 90 % des actions ordinaires en circulation, à l’exclusion des actions détenues à la date des présentes par Stone-Consolidated Inc.ou les personnes qui appartiennent à son groupe ou avec qui elle a des liens ou encore pour leur compte, soient déposées validement sans avoir été retirées en vertu de l’offre.Les compagnies aériennes ont doublé leurs profits en 1988 VARSOVIE (AFP) — Le trafic international des compagnies membres de 1TATA a atteint près de 190 millions de passagers en 1988, en hausse de 6.4 % sur 1987, dégageant un bénéfice net total de $ 1.6 milliard US, soit deux fois plus qu’en 1987, a annoncé le Dr (îuenter Eser, directeur général de l'IATA, à l’ouverture de l’assemblée générale de l’association, hier à Varsovie.La majorité du trafic des compagnies-membres a toutefois concerné les lignes intérieures, avec 442 millions de passagers, soit une hausse très modeste (0.1 %).Au total, les compagnies de l’IATA ont transporté 632’ millions de passagers (plus 2 %).La croissance du trafic Voyageurs atteint 5.3 pour cent, calculée en termes de nombre de voyageurs par kilomètre (v/k), soit 1,081 milliards de v/k en 1988, avec un coefficient d’occupation des avions de 65.7% (plus 0.2 point).Le chiffre d’affaires des compagnies a globalement atteint $ 125 milliards en 1988 (plus 16 %), et le bénéfice net global a atteint $ 2.5 milliards.Le bilan d’exploitation a atteint $ 6.2 milliards, dont $ 3.4 milliards pour le trafic international, soit les meilleurs résultats depuis les années soixante-dix, a ajouté M.Eser.Ces résultats incluent un trafic de fret non négligeable: 11 millions de tonnes au total (plus 7.7 %), dont 6 millions de tonnes sur les lignes internationales (plus 9%).Les membres de l’IATA estiment que la croissance des prochaines années (plus 7 % par an) viendra surtout d'Asie et du Pacifique (9 à 11 % par an), contre 6 % en Europe et aux États-Unis.Nous recommandons aux actionnaires de CB Pak Inc.d’accepter l’offre.Nesbitt Thomson Deacon Ltée a été nommée gérant des courtiers sollicitants pour l’offre et recevra des honoraires à ce titre.Des exemplaires supplémentaires de l’offre et de la lettre d’acceptation et d’envoi peuvent être obtenus de Nesbitt Thomson Deacon Ltée au bureau le plus proche, ou de Compagnie Montréal Trust.Pour toute question ou demande de renseignements, veuillez vous adresser à votre courtier ou au soussigné.Nesbitt Thomson Deacon Ltée Octobre 1989 Jréac/'oe.r, WS^.i.iort'ru tar/Za/i rouf/ Élaine Gagné Les Associés de Lacroix, Vaillan-court et Associés sont heureux d’annoncer la nomination de Madame Élaine Gagné, c.a.à titre d'associée.Diplômée de l'Université McGill, Madame Gagné a acquis une expérience diversifiée en vérification et en juricomptabilité au sein d'une firme d'experts-comptables d'envergure internationale.Elle a également occupé des postes importants au sein d'entreprises oeuvrant dans les industries de la recherche médicale et de l'aéronautique.Madame Élaine Gagné dirigera le service de la vérification.Le Soviet suprême demande de hausser certains prix d’aliments MOSCOU (AFP) - Le Soviet suprême, réuni hier pour entendre les conclusions des commissions parlementaires sur le budget et le plan pour l’année prochaine, a proposé d’augmenter le prix de certains produits pour augmenter les recettes de l’État, a constaté un journaliste de l’AFP.Ces hausses concernent le tabac (plus 30 %), la bière (plus 20 %), les meilleurs morceaux de viande, le caviar, le crabe.Il a également été demandé une réduction de 20% de l’aide aux pays étrangers, de 10 % des dépenses des médias officiels (les agences TASS et Novosti, la radio-télévision).Les députés estiment que les administrations et les « organisations sociales » (le parti communiste et les jeunesses communistes) devraient vendre aux enchères les voitures qu’elles remplacent et verser ces sommes au budget.Ils demandent également de réduire le nombre des entreprises déficitaires et le montant de leur déficit.Le premier vice-premier ministre a également annoncé une baisse des exportations de pétrole de 3.8 millions de tonnes pour satisfaire la demande intérieure.Au total le budget de rigueur revu par les commissions s'établit à 434.2 milliards de roubles pour les recettes (428 milüards dans le projet présenté le 25 septembre) et 493.3 milliards pour les dépenses (488 milliards dans le projet), le déficit prévu étant donc ARRONDISSEMENT CÔTE-DES-NEIGES» NOTRE-DAME-DE-GRACE ?mm comité-conseil Invitation à participer d’arrondissement Assemblée du 6 novembre 1989, 19 h Maison de la Culture Côte-des-Neiges 5290, chemin de la Côte-des-Neiges (métro: Côte-Sainte-Catherine) A cette occasion, vous pourrez rencontrer vos élu-e-s pour discuter des projets prévus dans votre arrondissement et poser des questions sur les sujets qui vous préoccupent.Vous pourrez également présenter des requêtes et les expliquer à la condition de vous inscrire au préalable au bureau ACCES MONTRÉAL Notre-Dame-de-Grâce, 5814, rue Sherbrooke Ouest, ou au bureau ACCES MONTRÉAL Côte-des-Neiges, 5885, chemin de la Côte-des-Neiges au plus tard le vendredi 3 novembre 1989, en indiquant le sujet de votre intervention.Les points suivants sont à l’ordre du jour: 1.Suivi des affaires découlant des assemblées antérieures.2 Période de questions du public.3.Période d'information par les membres du comité-conseil.4.Objets soumis par le Comité exécutif pour avis et recommandations, soit: 4.1 Autorisation de démolir le bâtiment portant le numéro 6224, rue Saint-Jacques (district électoral Décarie); Renseignements: Bureau ACCÈS MONTRÉAL Notre-Dame-de-Grâce 872-6731 ou 872-6732 Bureau ACCÈS MONTRÉAL Côte-des-Neiges 872-6403 ou 872-6432 5.Renseignements sur: - la démarche d’adoption des plans d’urbanisme d'arrondissement; - la politique de déneigement; 6.Période de requêtes et d'échange avec les citoyens et citoyennes.// est à noter que si l'assemblée doit être ajournée, la prochaine séance aura lieu le mardi 7 novembre 1989, à midi, au même endroit.VIVRE, MONTREAL ramené de 60 milliards de roubles à 59.1 milliards.75 députés se sont inscrits pour participer aux débats avant le vote final.Ils interviennent alors que la Pravda publiait hier un compte rendu de la rencontre la semaine dernière de M.Mikhaël Gorbatchev avec les économistes soviétiques au siège du Comité Central.Pour essayer de faire face à la crise de l’économie, ils ont proposé comme remède le recours aux lois du marché.La majorité des intervenants a demandé l’adoption d’urgence d’une loi sur la propriété.« Il faut développer un socialisme démocratique de marché par l’adoption d’une loi sur la propriété, sur la location des terres, sur la création d’entreprises populaires, par la modification des impôts des entreprises », a préconisé M.Serguel Ale-xelev, directeur de l’Institut de philosophie.Il a recommandé de diminuer la part des commandes d’État dans la production.Des économistes ont proposé d’aller plus loin en vendant des terres ce qui permettrait à l’État de trouver des ressources.D’autres ont également demandé que les appartements soient vendus aux Soviétiques.Évoquant le surplus de liquidités dont disposent ces derniers et qu’ils ne peuvent utiliser faute de produits sur le marché, M.Nikola— Chmelov, un député, a estimé que le gouvernement se trouvait devant une alternative: « confisquer cet argent ou l’acheter par le lancement d’un emprunt et la vente des terres».M.Abel Aganbegian, l’économiste conseiller de M.Gorbatchev, s’est prononcé en faveur d’un emprunt, estimant qu’il « permettrait de mettre fin à la peur d’une réforme de l’argent ».Celle-ci consisterait à émettre un nouveau rouble en changeant seulement une partie des avoirs des Soviétiques.snc Avis de dividende Le Conseil d’administration de Le Groupe SNC Inc.a déclaré un dividende trimestriel de sept cents (74 5*4 12 - 5 16 13*8 9 -8 21*4 9 *.12*: 445 9 20 10’» 9 -8 SomGest 100 115 115 115 ?5 Ja $» 390 410 400 198 733 Fb $75 too 115 175 Sam Moo 2100 160 159 160 ?10 $» P 80 100 85 2 710 $76 » 90 80 Somvon 7000 345 325 325 - » $32': 7» 740 ?» 45 187 Mv $75 P 100 175 175 SosOil 7 ?S 500 $11*4 11*4 11*4 - ' 4 $3?' ; P 195 705 705 ?148 $76 no 175 105 Soskoil wt 500 400 400 400 ?10 $35 175 140 135 8 8 Nv $?' : 740 765 765 Saskoil eu ?» $99 *.99 »4 99*4 Ap $30 P 150 170 180 100 750 $75 45 50 45 Sceptre wl 7000 705 201 201 - 7 $32'; 380 400 390 10 35 Northern Tel C 76'« Opt Sceptre 8405 490 485 485 - 10 Nv $30 770 790 »5 10 51 Jo $76 170 185 170 Seep! 7p 500 $ 16 ‘ 4 16' 4 16’ 4 - 4 $32'; 95 115 1» 6 3?Ap $76 740 760 765 Scoi paper 4100 $17' ; 17'; 17'; ?' 4 Dc $30 375 345 340 20 10 $77': 180 195 190 tScoll Hos 600 $17 17 17 $» P 55 75 65 » 70 Nv $76 P 35 50 55 Seogrom 7185 $97*» 97 97 $32'; 165 185 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Domequity vnDomequity 5 85 Dunedin vlnternll 104.88 Dynamic Group v All Dvn VI 3.55 vAll Dvn VII 405 y All Dvn VIII 5.17 v All Dvn IX 5.03 v All Dvn.X 4.98 vAll Dvn.XI 4.52 D Income 5.52 D Div 5 28 vDv Global 5.32 uDvAm US 7.25 DvnAmCn 8.52 DvnCdn Fd 14.76 vDvnGBF 4.85 nDvnPorlners 5 61 DvnPrecMet 1.15 MMF 11.07-10.00 Mgd P folio 6 47 F.l.Exor vlmmobilier 10 14 Friedberg Com.vDouble Gold 4 68 Harvard vHorvord 2.99 Industrial Gr.CS Mg 116710.00 Indus! 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