Le devoir, 4 novembre 1989, Cahier A
le Pi r\ UCLiOW Q.authentique cuisine italienne et fruits de mer Rés.: 668-0780 Vol.LXXX — No 256 ?Ennuagement.Possibilité de chutes de neige Détail page B7 Montréal, samedi 4 novembre 1989 4 CAHIERS — $1.00 AUJOURD’HUI Histoire d’eau Dans Sire Gaby du lac, Francine Ouellette voulait au départ traiter d'une expérience vécue.Elle raconte au DEVOIR comment elle s'est mise à récriture, et comment elle est devenue pilote.D-1 Guy Provost raconte ses débuts fulgurants Il n’avait jamais vraiment parlé de ses débuts « fulgurants » auprès de Jean Vilar et de Gérard Philipe dans les années 50 à Paris alors qu’Agnès Varda prenait les photos de plateau.Robert Lévesque a réussi à récolter et les souvenirs et les photos .Page C-1.Robert Enrico accumule •« prix et succès De son premier moyen métrage La Rivière du Hibou (1962) à La Révolution française — fresque de plus de cinq heures mettant en scène 200 comédiens et 35,000 figurants pour un budget de $ 60 millions — Robert Enrico a accumulé prix et succès.France Lafuste l'a interviewé.Page C -1.Jean Vautrin aventurier Candidat au Goncourt pour Un grand pas vers le Bon Dieu, Jean Vautrin refuse l’écriture intimiste pour renouer avec le roman d’aventures à la manière de Cooper et de Melville, ses idoles.Page D-1 Mulroney se montre ferme envers Terre-Neuve Chantal Hébert - de notre bureau d'Ottawa À QUELQUES jours de la conférence des premiers ministres, Brian Mulroney saisit le prétexte d'une réponse à Terre-Neuve pour signaler que son gouvernement n'a pas changé d’idée sur les aspects-clés de l’entente du lac Meech.Il le fait dans une lettre de 14 pages, adressée au premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, mais dont une copie a été expédiée cette semaine a chacune des capitales provinciales.Une lettre qui ne laisse pas d’équivoque sur la fermeté dont Ottawa entend faire preuve face aux réticen ces exprimées en particulier par le Manitoba et Terre-Neuve.Les deux provinces ont laissé entendre qu’elles n’accepteront rien de moins qu’un accord réécrit.Dans le cas de Terre-Neuve, son premier mi- nistre l’indiquait en réclamant dans une lettre à Brian Mulroney de nou velles discussions qui « mèneront à un accord nouveau ou révisé.» Dans sa réponse, Brian Mulroney parle plutôt « de mener à terme la présente série de modifications de la Constitution.» Le reste de son texte fait encore moins de place à l'hypothèse d'une réouverture de l'entente.A la critique article par article du lac Meech envoyée par Terre-Neuve, Ottawa répond point par point.Sur la façon dont l'entente du lac Meech a été négociée, Clyde Wells écrit •• Onze premiers ministres ont Voir page A-12 : Mulroney Le projet de loi définit l’avortement comme un acte médical avant tout L’avortement sera permis quand un médecin jugera la santé de la mère menacée .Le texte intégral du projet de loi: page A-l l H L’éditorial de Jean-Claude Leclerc: page A-10 Æhantal Hébert .de notre bureau d'Ottawa LE GOUVERNEMENT fédéral a saisi le Parlement hier d’un texte de loi de huit paragraphes qui recriminalise l’avortement tout en le définissant d’abord et avant tout comme un acte médical.Le projet de loi permettra à une femme de se faire avorter si un médecin détermine que la poursuite de sa grossesse menace sa vie ou sa santé.Le terme « santé », stipule le projet de loi, comprendra « la santé physique, mentale et psychologique.» L’opposition, tant libérale que néodémocrate, a immédiatement vu dans ce projet de loi une insulte à l’intelligence des Canadiens, voire une invitation au mensonge.Cette réaction vive de l’opposition laisse présager que le gouvernement pourrait ne devoir compter que sur ses propres députés, eux-mêmes très déchirés sur la question de l’avor- tement, pour mener son projet à terme.Selon le projet de loi : « est cou pable d’un acte criminel et passible d'un emprisonnement maximal de deux ans quiconque provoque l’avortement chez une personne du sexe féminin, sauf quand il est provoqué par un médecin, ou sur ses instructions, qui en est arrivé à la conclusion que, sans l’avortement, la santé ou la vie de la personne serait vrai semblablement menacée » Le gouvernement dit qu’il n'avait pas d’autre option que de refaire de l’avortement un acte criminel.« C'était la voie la plus sûre pour offrir au pays un encadrement juridique d'ordre national sur la question de l’avortement », explique le ministre Jean ('barest, membre du comité qui a supervisé l'élaboration de la loi.Avec sa formule, le gouvernement évite carrément d'engager le débat sur le terrain controversé des droits du foetus.Son projet ouvre la porte à un avortement â n’importe quel Voir page A-12 : Avortement Un fragile compromis qui déchire le cabinet lüÜrice Godin de notre bureau d'Ottawa LE PROJET de loi conservateur sur l’avortement, résultat d'un compromis au sein du cabinet Mulroney, aura une vie difficile si l’on se fie aux premières réactions hier à Ottawa.Même à l’intérieur du cabinet conservateur, la position de compromis semble encore toute fragile.D’ailleurs, le dépôt du projet de loi le plus attendu de la présente session a été fait en l’absence de la plupart des membres du caucus et du cabinet conservateurs, notamment du premier ministre qui était pourtant à Ottawa.À la sortie des Communes, on sentait d’ailleurs, chez les quelques ministériels présents, que le projet de loi n’avait pas encore été vraiment « digéré ».Le ministre Benoît Bouchard, opposé à l’avortement, a avoué ne pas encore avoir décidé s’il allait voter pour le projet de loi.Il a déclaré qu’il lui faudra réfléchir dans les jours, les semaines qui viennent avant de prendre une décision finale.« Je demeure profondément convaincu que l’avortement ne représente pas un bien pour une société et je ne peux pas être pour ça » a-t-il dit tout en reconnaissant que l’absence d’une loi favorise ceux qui militent pour la liberté de choix en matière d’avortement.Pour le ministre Bouchard, le projet de loi, tel que présenté, représente « peut-être le meilleur compromis » dans les circonstances.Et puisque le projet exige la solidarité ministérielle, M.Bouchard a admis qu’il lui faudra s’y rallier sinon démissionner.Voir page A-12 : Compromis f' * f/v* ir*Tpl *'r1 f**’ > < ,'Jj Après 19 mois de trêve, les chars d’assaut ont quitté la capitale Managua hier, après la rupture du cc-s-sez-le-feu annoncée par le président Ortega jeudi.Des combats ont été rapportés dans six provinces du nord et du sud du pays.La Contra refuse l’offre de conciliation de l’ONU Les rebelles demandent un délai de deux semaines d'après AFP et Reuter COUP DE THÉÂTRE en fin de journée, hier : les rebelles « contras » ont déclaré ne pas être en mesure de participer, lundi et mardi, aux entretiens qui étaient prévus avec le gouvernement de Managua, au siège new-yorkais des Nations unies, après qu’on eût d’abord annoncé leur accord.Pendant ce temps, la branche politique de l’opposition au Nicaragua, l’Union nationale de '.’opposition (UNO) qui se présente aux élections de février, a appelé à un cessez-le-feu immédiat « pour ne pas gâcher le processus electoral » et entraîner ainsi la « ré o pression » par le gouvernement de Managua.Dans une lettre adressée à l’ONU et à l’Organisation des États américains, les « contras » déclarent « ne pas disposer de suffisamment de temps » pour préparer la réunion et demandent que Voir page A-12 : Contra Pas moins de 245 rivières intoxiquent le fleuve Saint-Laurent Louis-Gilles Francoeur PAS MOINS de 245 rivières du Québec, réparties entre Cornwall et le Labrador, charrient dans le Saint-Laurent les produits toxiques qui en menacent les ressources halieutiques et, ultimement, la chaîne alimentaire des humains.Tel est l'impressionnant bilan de la pollution toxique globale du Saint-Laurent, la première de cette envergure au Québec, qui a été déposé hier au Symposium sur le Saint-Laurent par l’équipe de chercheurs qui l’a dressé.Cette équipe était composée de Harm Sloterdijk.de Lise Parent, Sylvie Forget, Claude Langlois, le Groupe Entracoet le Centre Saint-Laurent lui-même.Le Centre a été formé l’an dernier lorsqu'après des décennies d'investissements dans la dépollution des Grands lacs, Ottawa a décidé de rétablir l’équilibre et de consacrer $ 120 millions dans l’étude du fleuve et le développement de méthodes d’intervention dans les écosystèmes aquatiques.Le premier bilan réalisé dans ce cadre de recherche ne fait le bilan que des substances toxiques qui se rendent au fleuve.Ce n’est pas un bilan global des produits qui frappent les cours d’eau car une partie importante y demeure.Le bilan s’est surtout attaché à déterminer les sources industrielles de pollution toxique et de catégoriser les contaminants par ordre d’imporyince en fonction de leur toxicité.Une surprise de cet exercice : plusieurs des principaux contaminants qui frappent le fleuve Voir page A-12 : Saint-Laurent MONTRÉAL ACCUEILLE LE « FORUM POUR L’EMPLOI » Vaste concertation pour faire de l’emploi un «bien public» Paul Cauchon « La population veut maintenant reprendre en main ce bien public qu’est l'emploi.Le gouvernement s’est départi de son leadership ces dernières années après l’avoir pris pendant longtemps.Il s’agit maintenant de voir le gouvernement comme un exécutant, un partenaire, et non comme Dieu le père qui règle tout ».Diane Bellemare, économiste et co-organisatrice du Forum pour l’emploi, veut lancer sur la place publique cette notion d’« emploi, bien public ».Pendant deux jours, demain et lundi, des centaines d’hommes et de femmes d’affaires, de travailleurs et travailleuses, de professeurs et de responsables d’institutions d'enseignement, de groupes communautai- res, d’agriculteurs, de dirigeants de communautés ethniques, de groupes de jeunes et d’intervenants régionaux tenteront de se réapproprier ce bien public en participant à une grande réflexion sur l’emploi au Québec.Ce « Forum pour l’emploi », une initiative née de la concertation de tous ces groupes, fait suite à une douzaines de Forums régionaux qui se sont tenus dans autant de région du Québec au printemps dernier.Les to-rums régionaux ont permis de dégager des grands thèmes qui, à compter de demain au Palais des Congrès de Montréal, seront étudiés en une multitude d’ateliers et de petits groupes de travail.En première ligne : les nouvelles organisations du travail, l’adaptation au marché du travail, l’intégration des jeunes, la formation professionnelle.« Le taux de chômage s’est maintenu autour de 10% ces dernières années malgré qu’on ait parlé de croissance économique soutenu, lance Michel Payette, secrétaire général du Forum.On a développé un bassin de chômage chronique et structurel qu’il faut casser.Et pendant ce temps, des entreprises se plaignent de manquer de main d’oeuvre qualifiée.C’est une situation absurde.» L’absurdité de la situation ne peut Voir page A-12 : Emploi + lESUMÏÎEs U partent ?1 : ' iv'fi’Js Louis GUI LES LIMITES DU PARTENARIAT Les expériences social-démocrates de gestion économique en Suède, en Allemagne, en Autriche et en Norvège.Le partenariat: vers un meilleur partage ou un affaiblissement du mouvement ouvrier.Vol.de 160 pages —15,95$ BCNRÉAL A-2 ¦ Le Devoir, samedi 4 novembre 1989 Le ministère de l’Immigration se réorganise En attendant d’annoncer la révision de ses programmes Paul Cauchon LE MINISTERE québécois de l’Immigration s’engage dans une grande réorganisation administrative, afin de préparer la régionalisation de ses activités, d’améliorer l’accueil et les services aux immigrants, et de « ren-forcir l’immigration francophone ».Une opération à long terme, lancée hier midi par la ministre Monique Gagnon-Tremblay.« Ce minis- QUÉBEC (PC) — Le gouvernement québécois songe à envoyer des fonctionnaires à Hong-Kong pour y enseigner le français aux Chinois qui ont l’intention de s’installer au Québec.Le projet-pilote serait sur le point d’être annoncé par la ministre responsable, Mme Monique Gagnon-Tremblay.Mais au cabinet de la ministre, on indique que le projet n’est qu’à l’état embryonnaire et qu’il n’a pas été approuvé par la ministre.Quoi qu’il en soit, ce projet serait une initiative nouvelle, jamais vue, à l’exception de l’idée de l’école du Québec en Thaïlande où l’on donne des cours de français aux réfugiés.À Hong Kong, les cours s’adresseraient aux Chinois qui ont obtenu leur certificat de sélection du Québec et qui attendent leur visa du gouvernement fédéral avant d’immigrer.Ce délai entre les deux paliers de gouvernement peut durer jusqu’à un an.tère est en pleine expansion, dit-elle.Il existe une volonté du gouvernement de vraiment franciser de plus en plus d’immigrants et il existe une volonté au Conseil des ministres de faire une priorité de l’immigration ».Au-delà de ces objectifs louables, la ministre avait peu d’exemples concrets à annoncer à l’appui de ces déclarations.Mais on devrait rendre public la semaine prochaineades changements apportés aux actuels cours de français aux immigrants.Les changements administratifs Le contenu des cours ressemblerait à ce qui est offert dans les CO-FIs (Centre d’orientation et de formation des immigrants) du Québec.On leur enseignerait le français, bien sûr, mais aussi les us et coutumes du Québec.L'objectif est de leur donner des éléments de la langue, de façon à ce qu’ils puissent se débrouiller à leur arrivée en terre québécoise.Mais on souhaite également qu’ils connaissent assez bien le Québec pour vouloir y rester.Car là est le problème : beaucoup d’immigrants qui arrivent au Québec finissent par le quitter pour aller s’installer ailleurs, notamment en Ontario.Un problème que le ministère québécois de l’Immigration n’arrive pas à chiffrer mais qui le préoccupe vivement.Ces cours préparatoires pourraient bien inciter les immigrants à rester au Québec, espère-t-on.sont variés : le ministère sera maintenant divisé en trois secteurs distincts-(politiques et programmes, opérations, et administration); on crée un secrétariat général; on unifie les services d’accueil; on crée deux directions régionales à Montréal et trois directions régionales à l’extérieur de la métropole, soit à Québec, à Sherbrooke et à Hull ( Le DEVOIR avait annoncé il y a deux semaines la création de ces structures régionales, dans un dossier sur la régionalisation de l’immigration).La ministre est consciente que la régionalisation de l’immigration est conditionnelle aux emplois que pourront trouver les immigrants en région.« Nous ne sommes pas prêts encore à envoyer massivement des immigrants en région.Il faut préparer la population et il faut travailler avec le milieu.Nous voulons d’abord préparer les structures d'accueil, et créer les conditions aptes à conduire éventuellement la régionalisation.D’ici l’été prochain, nous serons en mesure de faire connaître la politique du ministère sur le sujet».Pour Mme Gagnon-Tremblay les cours de français offerts dans les COPTS (Centres d’Orientation et de Formation des Immigrants) commandent aussi une « meilleure évaluation ».« Il faut faire un meilleur suivi de la population qui sort des COFIS », ajoute-t-elle.Le ministère travaille depuis plusieurs mois à réviser le contenu de ces cours, à les normaliser, ce qui ne plaît pas nécessairement au personnel enseignant et suscite des tensions.La ministre a été très pru- Monique Gagnon-Tremblay dente hier, déclarant que le travail dans les COFIS « n’est pas facile our les professeurs : ils enseignent des gens de toutes les langues, à des gens presque analphabètes et à d’autres très scolarisés dans la même classe.Il faut leur laisser une flexibilité.» Mais un des plus grands défis du ministère concerne la sélection à l’étranger d’un plus grand nombre d’immigrants francophones.Mme Gagnon-Tremblay a déclaré hier que les objectifs de son ministère respecteront les objectifs d’un Québec « francophone, prospère, ouvert et distinct », et que les mesures de sélection à l’étranger seront renforcies afin d’attirer plus de candidats francophones.Sur le contenu exact de ces mesures, on est plus vague.On veut mieux travailler avec les bureaux à l’étranger, et la ministre refuse pour le moment d’augmenter le nombre de points accordés à la connaissance de la langue française dans les grilles de sélection des immigrants.Le critère de l’employabilité demeure majeur.« Doit-on prendre des immigrants qui n’ont pas d’emplois pour leur fournir de l’aide sociale ?» déclare Mme Gagnon-Tremblay, qui tentait ainsi de répondre à ceux qui accusent le*ministère de refuser des candidats à l’immigration à son bureau de Paris.« tip,ne pput pas lancer des pourcentages, souhaités d’immi-grgnts francophones sans analyser comme il faut'la situation.Si on déclarait demain matin qu’on veut plus d’immigrants, plus de francisation, comment le faire si on ne dispose pas d’outils adéquats ?Aujourd’hui, nous annonçons la création de nouvelles structures qui nous permettront de mieux contrôler les nouvelles situations qui se présenteront».Le français enseigné à Hong Kong Pjr-.ii:,-1 ." ' ••• .• : .-t- u-rUtr " COT UNE K SES OCCASIONS 00 UNE UVRIUSON A TEMPS IMPORTE VRAIMENT ’est bien beau de recevoir un message touchant.Mais c’est encore mieux lorsqu’il arrive à temps.Avec la nouvelle enveloppe «Occasion spéciale» de la Société canadienne des postes, vous êtes assuré que votre message arrivera à temps.C’est garanti.L’«Occasion spéciale» garantit la livraison le prochain jour ouvrable dans la même ville et dans les deux jours ouvrables entre la plupart des centres importants du Canada.Vous trouverez les enveloppes «Occasion spéciale» dans tous les comptoirs postaux au coût unitaire de 1,95 $ ou enjeu de six enveloppes pour 9,95$.Vous n’aurez qu’à les glisser dans n’importe quelle boîte aux lettres.Elles sont conçues pour recevoir la plupart des cartes de souhaits.Et pour les acheminer rapidement à leur destinaire.Nous le garantissons.Pour plus de renseignements consultez l’enveloppe.L’«Occasion spéciale» de la Société canadienne des postes.Pour ces occasions que vous ne voulez pas manquer.POSTE>MAIL Société canadienne des postes Canada Post Corporation Notre engagement vous donner un meilleur service Essai du dossier médical portatif JÉÉhel Venne de la Presse Canadienne QUÉBEC (PC) — La carte-santé pourrait être mise à l'essai dans quelques mois à Québec.Cette carte, qui a exactement le format d’une carte de crédit, est en quelque sorte un dossier médical portatif qui permet de faciliter le suivi d’un patient qui consulte plusieurs professionnels.Munie d’un microprocesseur de la taille d’un dix cents, la carte-santé peut contenir jusqu’à 32 pages d’information codée.La technologie est importée de la France où le concept fait déjà l’objet d’expériences.Une équipe du Departement de , santé communautaire du Centre hos-pltalier de l’université Laval (CHUL) souhaite la mettre à l’essai auprès de 2,000 enfants pour le suivi de leur vaccination et auprès d’environ un millier d’adultes insuffisants cardiaques.Le ministre de la Santé Marc-Y van Côté sera saisi dans les prochains jours de ce projet pilote pour lequel le DSC réclame un budget de prés de $ 500,000, a-t-on appris au cabinet du ministre.Les discussions se font actuellement au niveau des sous-ministres qui auraient à ce jour réservé un accueil favorable au projet.L’expérience se ferait sur une base volontaire.« L’objectif du projet est d’améliorer la qualité des soins par une meilleure circulation de l’information d’un intervenant à l’autre », explique en entrevue le médecin responsable, le Dr Jean-Paul Fortin.L’idée est simple.Il s’agit de faire en sorte qu’un patient ait en sa possession en permanence les informations les plus pertinentes de son dossier médical.Ainsi, lorsqu’une personne atteinte de troubles cardiaques se présenterait à l’urgence d’un hôpital à la suite d’un infarctus, par exemple, le médecin de service pourrait connaître instantanément, à la lecture de la carte-santé du patient sur son microordinateur, le passé médical du malade, les traitements qui lui ont déjà été prodigués par d’autres spécialistes et les médicaments déjà prescrits.L’idée de mettre à l’essai une carte-santé figurait déjà dans le document d’orientation déposé par l’ex-ministre de la Santé, Thérèse Lavoie-Roux, en avril.Actuellement, écrivait la ministre, « rien n’assure que les renseignements consignés par un professionnel sur une personne, son état, les actes posés soient acheminés au professionnel suivant.Cette situation peut entraîner la multiplication, voire la répétition de tests, d’examens ou de prescriptions ».* Mme Lavoie-Roux émettait toutefois une réserve à l’égard d’un dossier médical portatif : peut-on garantir la confidentialité ?Oui, répondent les promoteurs du projet.« La confidentialité est fondamentale.C’est la condition qui va faire que ça va marcher », affirme le Dr Fortin.La technique est sûre, dit-il.Les banques l’ont choisie pour la prochaine génération de leurs cartes de guichets automatiques et de cartes de crédit justement pour des raisons de sécurité.Cette carte-santé ne pourrait être lue au hasard par n’importe qui, soutient M.Fortin.Selon le médecin, les compagnies d’assurance, par exemple, n’auraient aucun moyen d’avoir accès à l’information qui y est enregistrée.Pour lire l’information codée consignée sur la carte d’un malade, il faut absolument une autre carte appelée carte d’habilitation et qui n’est délivrée qu’aux seuls professionnels de la santé autorisés à consulter le dossier médical du patient.Pour avoir accès aux informations, le médecin ou le pharmacien doit introduire dans un lecteur la carte du malade et la sienne.Le professionnel doit ensuite composer sur le clavier un numéro d’accès secret (comme ceux utilisés pour les guichets bancaires automatiques).Pour plus de sécurité encore, l’information contenue sur une carte-santé est répartie selon plusieurs zones : dossier médical, prescriptions, profil et urgence.Un médecin pourrait accéder à toutes les zones, un pharmacien seulement à la zone prescriptions.Dès que le ministère aura donné le feu vert, l’équipe du DSC est prête à mettre en branle le projet.Trois mois plus tard, la distribution des .cartes aux populations cibles pour-! -rait commencer, t I>éjà, des ententes informelles 'sont conclues avec trois hôpitaux (le CHUL, Saint-Sacrement et Laval) et avec une vingtaine de cliniques pédiatriques du Québec métropolitain.Le DSC s’est réservé les services de deux spécialistes réputés à titre de conseillers, le pédiatre Pierre Déry et le cardiologue Guy Tremblay, et d’un expert québécois des systèmes informatises, M.Guy Lavoie, qui a notamment travaillé sur des systèmes d’information sur le sida pour le compte de l’Organisation mondiale de la santé en Europe.CENTRAIDE A BESOIN DE VOTRE AIDE.DONNEZ.Cantralda Le Devoir, samedi 4 novembre 1989 ¦ A-3 Les candidats à la mairie de Laval: Pierrette Roussin, Gilles Vaillan-court et Jean-Paul Théorêt.ÉLECTIONS MUNICIPALES Laval: Vaillancourt n’est pas en danger iààbelle Paré À 24 HEURES du scrutin, la lutte à trois se poursuit de plus belle à Laval, en dépit des derniers sondages donnant une victoire facile au maire sortant, M.Gilles Vaillancourt.Tant la candidate du parti d’opposition, Mme Pierrette Roussin, chef du Parti lavallois, que M.Jean-Paul Théorêt, chef du Parti pour le renouveau de Laval, ont affirmé n’accorder aucune foi au sondage CROP-La Presse, diffusé hier par le quotidien de la rue Saint-Jacques.Effectué du 26 au 29 octobre, ce sondage, donne une avance confortable au maire sortant M.Gilles Vaillancourt, avec 52 % des intentions de vote, suivi de loin par la candidate de l’opposition, Mme Roussin, qui récolte 29 % des voix, après répartition des indécis.Le candidat du PRL, M.Théorêt, serait demeuré troisième, avec 20 % du vote.La proportion des indécis est de 28%.Un sondage réalisé quatre jours plus tôt par la firme Léger & Léger accordait huit points de pourcentage de moins à M.Vaillancourt, plus de 30 % des votes à M me Roussin et 25 % à M.Théorêt, avec cette fois 25 % d’indécis.Interrogée hier, la candidate du Parti lavaUois s’est dite confiante de ravir au moins 18 des 24 sièges le soudes élections.Mme Roussin, qui dit avoir eu en sa faveur au moins 40 % des voix exprimées lors du vote par anticipation, espère en faire autant demain.Mme Roussin envisage des percées importantes dans l’est de l’île.« C’est toujours l’est qui a élu le maire», prend-elle soin d’ajouter.Si elle est élue dimanche, Mme Roussin, affirme qu’elle entreprendra illico une vaste enquête sur les octrois de contrats et les transactions de terrains effectués par la Ville entre les années 80 et 89.Celle qui a fait de la lutte contre l’establishment son leitmotiv électoral, af- firme qu’elle offre aux électeurs le choix de « l'intégrité ».Sondage ou pas, son adversaire, M.Théorêt, garde lui aussi le même optimiste.Cinq mois après la création du Parti pour le renouveau de Laval, il estime avoir réussi un coup de maître en s’entourant d’une équipe de 1,500 bénévoles et en ralliant 11,000 membres.Le pointage du parti place le PRL en avance dans 11 quartiers et en deuxième place dans la plupart des autres districts, affirme-t-il.« Nous anticipons un taux de participation de 65 à 70 %, ce qui n’est jamais très bon pour l’administration en place », spécifie le chef du PRL.Quant à ceux qui reproche à son parti d’être celui des hommes d'affaires, M.Théorêt rétorque que le PRL est le seul à placer la famille et la protection de l’environnement au premier rang de ses priorités.Celui qu’on dit déjà victorieux, M.Vaillancourt, s’est gardé comme à l’habitude de commenter ce dernier sondage.« Le taux de satisfaction de 68 % accordée à notre administration est cependant une preuve que nous avons un excellent bulletin de conduite », a-t-il lancé, confiant.La signature de l’entente sur l’organisme régional de transport apportant le métro à Laval, la disparition du double tarif et l’accord obtenu de Québec pour la réalisation de l’usine d’Auteuil sont autant d’engagements réalisés qui devraient faire pencher la balance en faveur du PRO des La-vallois, soutient le maire Vaillancourt.Après 58 jours de campagne, plus qu’une campagne provinciale, des millions dépensés et près d’un an de campagne officieuse, les 214,018 électeurs lavallois seront donc finalement appelés à choisir leurs clans demain.Dans un conseil de 24 sièges, où ne siégeait que deux conseillers du parti d’opposition, l’élection de demain pourrait bien ouvrir la porte à un menage à trois au conseil municipal de Laval.Québec: J.P.L’Allier devance J.F.Bertrand QUÉBEC (PC) — L’ancien ministre Jean-Paul L’Allier est en voie de causer la plus grande surprise aux élections municipales de demain.Parti très loin derrière Jean-François Bertrand dans la course à la mairie de la ville de Québec, M.L’Allier est parvenu à devancer son adversaire dans les derniers sondages réalisés avant le scrutin avec 51.5 % des intentions de vote comparativement à 48.5 % en faveur de M.Bertrand, un autre ex-ministre provincial.Quand on regarde le sondage en date du 30 septembre où M.Bertrand menait par 70-30, on se rend compte de la remontée remarquable de M.L’Allier.Ce dernier dirige le Parti rassemblement populaire, qui n’a jamais réussi à prendre le pouvoir à l’hôtel de ville de la Vieille capitale, tandis que M.Bertrand a pris la succession de Jean Pelletier dont la formation, le Progrès civique, règne en maître depuis 25 ans.On prévoit un taux de participation exceptionnellement élevé des citoyens aux élections qui n’ont jamais suscité autant d’intérêt dans la capitale depuis des décennies en raison notamment de la personnalité des deux candidats et des enjeux.Cette élection attirera certes davantage l’attention parmi les 1,020 autres scrutins qui se dérouleront demain au Québec où les citoyens éliront 2,000 conseillers et 333 maires.Les résidants de deux autres grandes villes, Laval et Sainte-Foy, se rendront également aux urnes mais aucune surprise n’est prévisible puisque les deux maires sortants paraissent en très bonne position.À Laval, le maire sortant Gilles Vaillancourt devance ses adversaires Pierrette Roussin et Jean-Paul Théorêt (l’ancien député provincial), selon un sondage publié hier.À Sainte-Foy, Mme Andrée Boucher fait face à M.Jacques Dupont, avocat, un tout nouveau venu sur la scène municipale.Il semble que Mme Boucher n’éprouvera aucune difficulté à obtenir un deuxième mandat.On compte 52,043 électeurs dans cette banlieue de Québec.Le maire sortant de Sept-îles, M.Jean-Marc Dion, recherche un cinquième mandat.Une enseignante, Lucille Saint-Gelais, lui fait la lutte.La lutte s’annonce plus intéressante à Chicoutimi où un ancien maire, M.Henri Girard, tente un retour à l’hôtel de ville.Il fait face à M.Ulric Blackburn, celui-là même qui avait défait M.Girard aux élections de 1985.Le scrutin aura lieu dans toutes ces municipalités entre 9 h et 19 h.Tout employé appelé à travailler ce jour-là aura droit à un congé de quatre heures consécutives pour exercer son droit de vote, tout comme lors du jour d’une élection provinciale ou fédérale.CET HIVER yr LES PLAGES r DE L ORIENT de 15 à 21 jours à partir de $2299 exptfk mureS Départs hebdomadaires HONG KONG BANGKOK SINGAPOUR PATTAYA PHUKET BALI Les forfaits comprennent: - transport aérien aller-retour de Montréal - hôtels de luxe et de première classe - transferts et visites Présentation audio-visuelle * par couple si réservé avant P.P.+ TX CATHAY PACIFIC — The Swire Group ?H4B Plusieurs circuits disponibles Paradis du magasinage La ville des anges Carrefour de l'orient Riviera thaïlandaise La perle du Sud Ile légendaire VOYAGES /MIKADO 1117 Ste-Catherine o.suite 821.Montréal, Qc.Tel: (514) 844-9304 le 8 novembre R.S.V.P.le 30 novembre 1989 Un nouveau champ de bataille Québec-Ottawa: la Baie James Lucien Bouchard veut en évaluer les impacts environnementaux ^fegafs-Gllles Francoeur UNE « partie de bras de fer » s’est engagée au cours des dernières semaines entre Québec et Ottawa à propos d’une éventuelle évaluation environnementale des développements hydro électriques envisagés par Québec à la Baie James.Ottawa, a annoncé hier le ministre fédéral de l’Environnement, M.Lucien Bouchard, entend effectuer une évaluation environnementale du projet chéri du premier ministre québécois parce qu’il estime avoir des responsabilités sur « les oiseaux migrateurs, les poissons, les mammifères marins, les eaux de la Baie James et de la Baie d’Hudson » où se situe la frontière commune du Québec et des Territoires du Nord-Ouest.Ottawa, a expliqué M.Bouchard au Symposium sur le Saint-Laurent qui se tient à Montréal dans le cadre du congrès de l’Association des biologistes du Québec, demande à Québec de pouvoir évaluer « conjointement » le projet de Grande-Baleine.Ottawa acceptait jusqu’ici de siéger sur les commissions québécoises du Bureau d’audiences publiques sur l’Environnement l BAPE), comme ce fut le cas dans revaluation du projet de port méthanier à Gros Ca-couna, lorsqu’il s’agissait de dossiers relevant de l’autorité provinciale.En contrepartie, Québec acceptait les règles du jeu fédérales et désignait ses mandataires sur les commissions du Bureau fédéral d’examen des éva-luations environnementales (BFEEE) lorsqu’il s’agissait de projets fédéraux comme c’est le cas du déménagement d'une partie des activités du port de Montréal vers Contrecoeur.Québec et Ottawa ont d’ailleurs convenu officieusement, il y a deux ans, d’un tel partage d’influence dans le domaine conjoint de l’évaluation environnementale.Mais M Bouchard a dévoilé hier ses exigences : la nomination conjointe du président de la commission qui évaluera la vraie Phase II de la Baie James et une définition « bilatérale » de son mandat.11 a indiqué, par exemple, qu’Ottawa entend exiger une évaluation des impacts « cumulatifs » des projets hydro-électriques, une exigence que Québec n’a pas pour ses propres études.L’analyse des impacts cumulatifs sert à établir les points de rupture à partir desquels des espèces sont menacées ou à partir de quel seuil critique un écosystème s’enraye.Rejoint hier soir, le ministre québécois de l’Environnement, M.Pierre Paradis, a qualifié les exigences d’Ottawa « d’intrusion dans un champ de compétence provincial et dans les ententes de la Baie James ».< Qu’on me comprenne bien, je n’ai aucune objection aux objectifs environnementaux de M.Bouchard.Il y a des moyens de s’entendre et je souhaite qù’on les trouve », a dit M.Paradis en confirmant que les fonctionnaires négocient cette affaire depuis plus d’un mois sans trouver de terrain acceptable aux deux parties.M.Paradis confirme que les deux exigences du fédéral sont les deux obstacles à une entente sur ce dossier.« Nous n’avons cependant aucune objection à ce qu’Ottawa s'associe à nos démarches si le Québec conserve le contrôle entier de sa juridiction dans ce domaine.Nous, en contrepartie, on fait la même chose lorsqu'il s'agit de dossiers fédéraux.Après tout, Ottawa devrait réaliser qu’Hydro Québec ne s’appelle pas Hydro-Canada.On ne devrait pas être obligés de se battre pour en convenir ! » Certains fonctionnaires fédéraux jetaient toutefois une lumière plus précise sur la fermeté d’Ottawa dans ce dossier.Le Bureau d’audiences publiques sur l'Environnement, expliquait l'un d’eux, n’a aucune autorité à la Baie James.On lui interdit formellement dans la loi québécoise de procéder à une évaluation environnementale.Il reste donc la possibilité d’une commission ad hoc, dont la crédibilité pourrait être malmenée rapidement en raison de la possibilité de nominations politiques et de règles de pratique peu rigoureuses.» Le ministre fédéral a insisté sur un « heureux précédent » posé l'été dernier par le fédéral et l'Alberta dans l’évaluation conjointe de la pa-petière Alberta Pacific.« Ottawa, a dit M.Bouchard, a accepté l’indu sion de représentants fédéraux dans la commission provinciale en échange de la nomination conjointe de son président et de la définition bi latérale de son mandat.• M.Bouchard craint visiblement une « partie de bras de fer » sur cette question.Une importante partie de son discours était consacrée à la des cription des multiples facettes de la bonne entente qui prévaut entre Ottawa et Québec en matière d’environnement Bien connu pour ses positions nationalistes, M.Bouchard a affirmé qu’« Ottawa peut et doit faire plus en matière d'environnement » Même si le gouvernement central doit faire preuve d’un leadership responsable, « ce rôle doit s’inscrire dans un cadre de collaboration et d’appui aux provinces à l’exclusion de toute perspective d’empiétement ».En matières de produits toxiques, a-t-il ajouté, Ottawa devra « décréter » des normes, mais « il n’est pas question de décréter unilatéralement et sans consultation » Il justifie sa position par la nécessité d’harmoniser les normes québécoises et ontariennes, par exemple, dont les exclusions sont différentes, ce qui pose des problèmes insolubles aux producteurs et transporteurs.Les BPC ne pourront plus sortir du Canada H§§§fs-Gilles Francoeur OTTAWA a décidé de modifier sa réglementation pour interdire les exportations de BPC, une politique qui pourrait s’étendre à d’autres produits toxiques, a annoncé hier à Montréal le ministre fédéral de l’Environnement, M.Lucien Bouchard.Le gouvernement fédéral annoncera d’ailleurs lundi à Montréal les « mesures transitoires » qui vont lui permettre de stopper l’émission de permis aux exportateurs d’ici à ce que la réglementation soit formellement modifiée pour interdire l’exportation des BPC.Le ministre fédéral a fait cette annonce au cours du Symposium sur le Saint-Laurent qui se tient à Montréal dans le cadre du congrès annuel de l’Association des biologistes du Québec.La question des BPC a entièrement mobilisé la conférence de symposium consacrée à faire le bilan de toxiques dans le Saint-Laurent.Les BPC ne constituent qu'un des nombreux toxiques qui contaminent le fleuve.Les BPC, qui sont loin d’être les molécules les plus polluantes de l’écosystème fluvial, sont en réalité le toxique le plus contrôlé en termes de rejets au fleuve.Leur présence dans le fleuve est le fait de contaminations anciennes et importantes, du côté canadien et américain.Récemment, Québec et Ottawa se Hydro-Manitoba s’excuse WINNIPEG (PC) — Le ministre responsable d’Hydro-Manitoba, Harold Neufeld, a fait des excuses aux Franco-Manitobains, hier, pour un programme de promotion qui n’ac-ceptait que des preuves d’achat en langue anglaise qui offrait un remboursement de $ 5 à l’achat de minuteries pour chauffe-moteur.Pour obtenir l’argent, il fallait découper et poster le côté de l’emballage de l’appareil rédigé en anglais.D’autre part, Hydro-Manitoba n’offre pas de versions en français de ses factures, comme l’exigent les directives provinciales sur les services en français.EXXA DUVET 550 PRÉSIDENT KENNEDY 843-5248 ST-JEAN: 1 PLACE DU MARCHI * * * * * * * * * * * * * * £ £666*66$ amou^Ul ÉB1X La boucherie, charcuterie et le traiteur c’est notre métier! 1025 rue Laurier ouest 272-4065 / 4086 Plot du jour du samedi A novembre ,-,d«°oS frottaient un peu les oreilles à propos de l’exportation des BPC.Ottawa avait promis d’en interdire l’exportation.Mais Québec, qui souhaite la même chose, a soudainement assisté impuissant à l’émission d'un permis fédéral d'exportation.En réalité, la réglementation fédérale oblige ac- tuellement les fonctionnaires à émettre des permis à des personnes ou entreprises qui rencontrent les normes en vigueur dans la réglementation.À la limite, les exportateurs pourraient obtenir avec facilité une injonction pour obtenir les permis demandés.En raison de l'imbroglio, Ottawa a décidé d’accélérer le processus d’amendement de son règlement.Et d'utiliser certains pouvoirs, qui n’ont pas été décrits hier, pour suspendre ou annuler momentanément le règlement qui oblige les fonctionnaires à émettre les permis.VENTES AUX ENCHÈRES PUBLIQUES de la succession Luc Lacourcièrc (1910-1989), de la collection Jean Palardv, et divers ART CANADIEN Mardi le 14 novembre 1989 à 19h30 par le ministère de legor de Saint Hippolyte Commissaire-Priseur assisté de I ."IIon.Serge .loyal c.p.Expert Jean-Paul Lemieux & R C'.A (1904) Allred Pellan A R C.( 1906-1988) Jean-Philippe Dallairc ( 1916-1965) dont les oeuvres de: C.AINSLKY, K G.ARRUCK1.K, M.BARREAU, W.ll.BARTLETT, II.BEAU, J.BEAUDOIN, O.BEI-ANGK.R, I.HH I.KH.KHR.J.M.BLIER, B.BOLDUC, Y.BOLDUC, J.BONET, P.K.BOKBUAS, LH.BOtICIIARI), JE.BOUCHETTE, JJ.BOURGAUI.T.A.B.BREAD, U.BRUNI, G.CAISKRMAN ROTII, G.CANTIENI, R.CAUCHON, W.CLEAI.OR, K.S.COBURN.I- COMTOIS, R.CONNOLLY, K.CONST ANTINKAU, G.CORBKIU S.M.COSGROVE, B.CÔTÉ, J.P.DALI AIRE; S.DAOUST, J.C.DK VIUAIXJNGA, R.DDGl JAY, A.Dt IMOUCHEI, S.KABI.O.M.EKCTEAU, I.EEITO, M.KERRON, M A.FORTIN, P.GABORIAD, I- GADBOIS.A.GAGNON, A.C.GAGNON, R.GAGNON.E GAKMAISE, T.H.GARSIDK; G.GAUVREAU, P.GENDRON, P E.GENEST, I* GERVAIS, C.GIANOI.IA, R.GIGUERE, P.GNASS, MA.GODBOUT, R.GRAVEL J.GUINTA, A.HÉBERT, N.IIUDON, A.IIUETY, CE.IIUOT, A.Y.JACKSON.E JAQUE E JOBIN, II.JDI.IEN, I).JUNEAU, P.KÉROUACK, E.LABELLE, R.IACROIX, A.I AUBER lE J.LANGLOIS, G.1ANOUETTE I*.I.ECOR, O.LEDUC, EX.LEFEBVRE, J.P.LEMIEUX s.I.EMOYNE A.LISMER, P.LIVERNOIS, J.G.LYMAN, ELI.MASSICOTTE ILE MASSON, M.MAURO, .1 MIK IIEU, A.MO-re:ncy, j.w.morrice; e muhestocx e myers, a.noeii, g.n.norweij, R.ouellet, j.paiardv, e.pascaes, E.PATE- NAUDE A.PEI.IAN, J.P.PEPIN, J.PERREAULT, M.PERRIN, EP.PERRON.G E- PFEIFFER, R.PICHET, R.W.PIIXJT, J.F.P1ASKETT, J.POIRIER, N.POIRIER, A.PREVOST, J.A.RAKEAU, G.RAPP, J.RHEAUME, R.RICHARD.J.P, RIOPELLE W.G.ROBERTS, A.ROUSSEAU, P.ROUSSEI, R ROUSSIE L SCOTT.M l).SCOTT, A.SHERRIFF-SCOTT, II.SIMPKINS.R.SIMPKINS.G.SINDON, S.SOLE, T.STEINHOUSE ma de Foy SUZOR-CÛTÉ, M.TANOBE A.I ATOSSIAN, T.TOMALTV, E.TOUPIN, E.TREMBIAY, G IRENE, II.IYGE-SEN, A.VAIIJANCOURT, A.VILLENEUVE; M.VOYER, J.WAESH.P.WANDERI.ICH, R.Wl( KENDEN, E WINOISCII, etc.MEUBLES et OBJETS CANADIENS Mercredi le 15 novembre 1989 à 19h30 Comprenant: Intéressante ARMOIRETTE en pin, XIXème siècle; collection de CHAISES en pin et de couleurs d'origine, chaises berçantes, chaise haute, chaises de l’Ile d’Orléans etc., XIXème siècle, Québec; Plusieurs coffres de rangement en pin, couleurs d’origine - turquoise, bleue, rouge etc.; EAUTEUM.d’inspiration IxHiis XIII, Couleur d'origine verte, Québec, début XIXémc siècle; Paire D'ANGES de corbillard en pin, peint, Québec, XIXème siècle; collection de BOITES COUVERTES en cèdre, origine amérindienne, ovales, rondes, XIXème siècle, Québec; CALICE et CIBOIRE) en argent, France, XIXème siècle; COMPAS, TROUSSEQUINS, HACHE; Québec.COQ GIROUETTE (2) en fer blanc, XIXème siècle; DAMIER, couleur verte d’origine, Québec, XIXème siècle; DISQUE, chanvm de Félix Leclerc “TTie Raftsmen”, le setd disque connu en langue anglaise fait à la fin des années ’50; HUCHE) À PAIN (5) en pin, peint, XIXème siècle; collection de 55 l*OINTE;S de flèches et 14 cartes géographiques des cantons du Québec; collections de JOUETS d'enfant en pin; MADONE) ET' E)NFANT en bois, école espagnole, XVIIIème siècle; MOULES À BEURRE; grande PILAU D’OURS POLAIRE) naturalisé, montée sur feutre; ROUETS en érable, chêne, mérisier et pin, Québec fin XIXème siècle; important SE)RVICE) DE) VAISELLE de F.T.THOMAS (Québec), faience de Staffordshire à décor de scènes québécoises cl880, EXigland.Fauteuil d'inspiration Louis XIII dénui XIXiéme siècle I ART EUROPÉEN - MEUBLES - OBJETS D’ART - BIJOUX TAPIS - MINÉRAUX - PAPILLONS -ARMES.Jeudi le 16 novembre 1989 à 19h30 dont les oeuvres de: L BOULIER, B.BUFFET, G.CAI.IEANO, P.CHARLEMAGNE; S.DAI.I, W.DAVIES, S.DELAUNAY.R.T.ERTE, E.FEBVRE, M.FELGUKREZ, E).FINI, F.LAURENT, A.GUIL-LOUX, L.IC ART, A.JUS- tanée; b.lorjou, e; MAIJPAS, J.MIRO, W.E.NORTON.R RANET, G.ROHNER, E.SEME-NOWSKY, R.THEOBALD, J.VALENTIN, V.VASAREJ.Y, A.WARHOI, ZELENINE, ect.Joan Miro (1873-1983) Bernard Lorjou Victor Vasarely ( 1908) Tempera 1965 sur panneau Andy Warhol (1930-1987) «Mao TseToung» 1972 TAPIS ANCIENS D’ORIENT Boukhara, Kdim etc.Lampe de table en laiton et tulipe en pale de verre de Quezal; Porte-cigarette et briquet d’époque Art Déco, travail de Alfred Dunhill, Paris; Tasse et Soucoupe en porcelaine, «Impériale de Berlin» etc.BIJOUX ANCIENS BRACELET en platine serti de 45 diamants (3.l5cts); BAGUE éternité en platine sertie de 9 diamants et 9 rubis (2.25cts); BROCHE-CLIP en platine sertie de 8 diamants «baguettes» et de 88 diamants de coupes différentes (2.63); MONTRE de dame Piaget en or blanc I8cts avec boîtier décoré est serti de diamants; PENDENTIF loquet serti de 130 diamants (3.30 cts).BIJOUX MODERNES: BAGUES en or avec diamants, rubis.saphirs; BAGUE en or jaune 14 cts sertie d'une émeraude ovale de 0.32 et.et de 0.20 et.de diamants etc.MINÉRAUX ET PAPILLONS Bel ensemble de papillons et insectes exotiques comportant: Argema Mitra Vctilia Gigas, etc.; Collection Arachnides.Scorpion géant etc.: Collection importante de MINÉRAUX pour décoration et spécialistes: Fossiles.LIVRES ANCIENS ET MODERNES - AUTOGRAPHES - TIMBRES - PIÈCES DE MONNAIES - PHOTO Samedi le 18 novembre 1989 à 14h00 Broche - Clip en diamants EXPOSITION Vendredi le 10 novembre 1989 de 12h à 21 h — Samedi le 11 novembre 1989 de 12h à 17h Dimanche le 12 novembre 1989 de I2h à 17h — Lundi le 13 novembre 1989 de 12h à 21 h HÔTEL DES ENCANS DE MONTRÉAL 4521 bout.St-Laurent, Montréal, H2T 1R2 Fax: (514) 282-0342 Téléphone: (514) 849-2505 L'Hôtel des Encans de Montréal est à votre disposition pour estimer gratuitement et vendre vos objets, oeuvres d'art, mobiliers etc.' •• A-4 ¦ Le Devoir, samedi 4 novembre 1989 Une «pseudo-crise» du français, soutient un chercheur Même si 50% des finissants du secondaire ne peuvent ni lire, ni écrire convenablement liggh-Pierre Proulx QU KBEC — IL N’Y a guère plus de 15 % des élèves du secondaire qui atteignent « vraiment » les objectifs « de la maîtrise avancée du français codifié et de la communication soutenue », autrement dit du français standard.< Il y en un bon 50 % qui sortent de l’école secondaire sans savoir écrire ou même lire convenablement le français.La très grande majorité d’entre eux savent tout de même communiquer verbalement pour les besoins de la vie courante.» C’est ce qu’a soutenu hier le professeur Gilles Bibeau de l’Université de Montréal, au colloque de l’Institut québécois de la recherche sur la culture marquant le 25e anniversaire du ministère et du Conseil supérieur de l’éducation.« Nos objectifs linguistiques sont atteignables, a-t-il ajouté, puisqu’un certain nombre les atteignent, mais nos objectifs démocratiques en prennent un coup : les objectifs démocratiques mettraient même les objectifs linguistiques en péril.» Il n’est pas facile de comprendre cette situation « encore moins de l’accepter comme normale », a dit M.Bibeau.La situation du français apparaît au contraire « comme un four, comme le lieu de nos impuissances, comme le stigmate de nos sociétés incultes, etc.».Mais s’il est vrai qu’il y a crise, a-t-il poursuivi, « la crise n’est pas surtout celle que l’on pense, c’est à dire celle de la langue ou celle de l’école, mais bien celle de la culture au sens large, de la civilisation peut-être.Cet état appréhendé de crise se retrouve dans un grand nombre de pays avec des discours semblables a ceux du Québec ».Alors pourquoi, a-t-il demandé, « remettre l’accent sur une nouvelle réforme de l'enseignement de la langue, comme si la réforme précédente n’avait pas été bien faite ou comme si on s’était trompé ou en- core comme s’il était possible ou facile de changer quelque chose ».M.Bibeau pense que nous avons affaire à une « pseudo-crise » de l’enseignement du français.Elle est attribuable « à une lecture trop étroite de la réalité scolaire et à des alarmes inspirées par des objectifs éducatifs dépassés et immanquablement irréalistes ou même dogmatiques ».Pour lui, la «situation actuelle n’est pas dramatique, du moins au plan social, puisque la communauté réussit sans difficulté à combler ses besoins en langue codifiée et en communication soutenue».M.Bibeau s’est demandé pourquoi il faudrait « ne considérer que des solutions pédagogiques à des problèmes qui ont leur source principale en dehors de l’école et en dehors des enfants ».Pour lui, certaines caractéristiques socio-culturelles expliquent la situation actuelle : la grande liberté des enfants de ne faire finalement ce u’ils aiment, l’influence des médias lectroniques, l’État providence, enfin « la tolérance générale à tous égards, tolérance construite sur l’ouverture aux autres, sur le respect de leur culture, sur l’égalitarisme ».L’égalitarisme entraîne comme conséquence « majeure », la réduction du consensus des citoyens qui s’observe aussi en matière linguistique : « La norme commune et la codification ne se justifient pas et ne s’acceptent pas au niveau familier et populaire de la communation courante, qui est le lot actuel et futur de la majorité des citoyens.En tout cas, a-t-il expliqué, les justificiations traditionnelles comme la préparation à la communication internationale ou l’accès à la littérature française ne suffisent pas à entraîner chez la majorité des élèves la motivation recherchée pour une norme du français dit standard».On assite donc, selon M.Bibeau, à un réalignement de la normalisation linguistique.« Nous sommes en train de découvrir le pluralisme des normes linguistiques à travers des ré- seaux complexes de communication où chacun s’ajuste naturellement selon ses goûts, ses capacités et ses besoins.» M.Bibeau a contesté par ailleurs l’idée selon laquelle l’écart entre les objectifs et les résultats acquis en matière d’apprentissage du français, constituerait à coup sûr un handicap pour les élèves et serait le signe certain « de problème de pensée ou d’expression personnelle».^Ïih-Pierre Proulx QUÉBEC — L'UQAM connaît un taux moyen d’abandon de 50 % au premier cycle et de 40 % aux 2e et 3e cycles.C’est ce qu’a révélé hier la vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, Mme Monique Lefebvre-Pinard, au terme du colloque de l’Institut québécois de la recherche sur la culture sur les 25 ans du ministère et du Conseil supérieur de l’éducation.Mme Lefebvre-Pinard, qui participait à la séance de clôture, a donné cet exemple pour illustrer comment le problème de l’accessibilité à l’éducation, qui a été un thème majeur du colloque, n’était pas encore résolu.La vraie accessibilité, a-t-elle dit, c’est de décrocher son diplôme.La question est si gênante, a-t-elle ajouté, que les universités commencent à peine à s’y attarder.Tout de même, l’Université de Montréal a révélé récemment que 43 % de ses étudiants de maîtrise et de doctorat ne terminent pas leurs études.« Vraiment, a-t-elle lancé, notre rattrapage n’est pas terminé.» Le discours sur la qualité et l’excellence marque par ailleurs, à son avis, un retour du balancier.Mais il faut, a-t-elle insisté, que « l’accessibilité intègre la qualité.Sinon, il s’agit d’une fausse accessibilité, d’où les phénomènes de stratification sociale Mais, il reste des devoirs à faire, a conclu M.Bibeau, qui en a énuméré quatre : ?« analyser de façon plus détaillée et plus interdisciplinaire les différents aspects de la situation actuelle »: ?« chercher à connaître de façon plus précise et plus objective le niveau de développement des élèves dans chacune des habilités reliées à la maîtrise du français codifié et la qu’on observe dans tout le système scolaire.L’accès sans la qualité, c’est la médiocratie.Mais la qualité sans l’accès, c’est l’élitisme».Reprenant les propos de la veille du professeur Guy Rocher, la vice-recteur a dit qu’il fallait opter pour la « démocratie sociale et l’accessibilité dans la qualité».En pratique, cela entraîne des choix difficiles et pour ce faire, il faut accepter de « métisser des idées et des objectifs », par exemple, parler aussi de la reconnaissance du mérite ou de la rigueur.« Métisser, c'est croiser, atténuer certaines idées par d’autres.» Mme Lefebvre-Pinard veut aussi valoriser les professeurs.« Cela passe par une meilleure connaissance de leur tâche.Mais ils doivent revoir leur propre contrat social et donc tenir un niveau de discours qui ne soit ni celui du mandarinat ni celui du syndicalisme.Il leur faut, croit-elle, tenir un discours professionnel.» Pour sa part, le président du Conseil supérieur de l’éducation, M.Robert Bisaillon, a dit, à propos de l’accessibilité, qu'il fallait « réactualiser notre effort de démocratisation ».communication soutenue » ; ?« adapter une attitude plus réaliste à propos de l’enseignement du français en tenant compte des faits pour l’instant inéluctables et très possiblement incontournable ».Il faut notamment accepter l’idée que la maîtrise du français codifié et de la communication soutenue « est une spécialité réservée aux usages langagiers formels et aux services techniques de la société » ; Ainsi, devant le constat d’échec à tous les niveaux, la diversification des moyens et des voies de la réussite s’impose.Par ailleurs, la diversité des clientèles qui forment maintenant le paysage de Montréal ne doit pas, à son avis, être vue comme une « pression indue mais une exigence inéluctable qui doit mener à tenir compte des différences ».Face à l’évolution permanente des connaissances, on doit répliquer par l’éducation permanente et le décloisonnement des savoirs.« Devant ce noeud que représente l’hyperspécia-listion, il importe, a-t-il dit, d’enraciner encore plus le développement intégral des jeunes.» L’acte professionnel des enseignants doit enfin être réhabilité pour que cet acte passe de l’exécution pure et simple à l’intervention responsable.Le président de 1TQRC, M.Fernand Dumont, a mis fin au colloque en revenant sur le thème de la démocratie pour constater d’abord que la valorisation de certains apprentissages, en particulier des sciences, ramenait « la dualité traditionnelle » ?« étudier le rapport entre le développement du langage et le développement intellectuel, social et culturel si nous voulons clarifier le rôle et les objectifs de l’enseignement de la langue maternelle et nous assurer que les objectifs démocratiques que nous chérissons ne condamnent pas une bonne partie des citoyens à l’inefficacité sociale ou au rejet injustifié par les autres citoyens.» qui était celle des collèges classiques.M.Dumont a dénoncé aussi la « discrimination entre les catégories d’enseignants », entre ceux des collèges et des universités, entre ceux qui font de la recherche et ceux qui s’adonnent à l’enseignement, entre les «professeurs nobles» et les « chargés de cours prolétaires ».« Dans l'examen de nos progrès, attardons-nous, a-t-il dit, aux nouveaux obstacles qui contredisent nos idéaux.» À cet égard, il a fait état des pressions qui s’exercent en sens contraire de l’extérieur du système d’enseignement.Ainsi, a-t-il précisé, on « est encore victime des divisions entre eonfessionnalités.Il y là des pouvoirs appuyés sur des institutions officielles derrière le système scolaire ».Il s’est aussi interrogé sur le sens du soudain appui de la communauté d’affaires aux universités dans le débat sur leur financement.M.Dumont a insisté enfin sur l’importance de la formation des maîtres pour s’étonner qu’on y investisse si peu.Hydro : à 48 heures de la grève, on négocie toujours les services essentiels Un taux d’abandon de 50% au 1er cycle de l’UQAM • ENCAN PUBLIC • ENCAN PUBLIC • ENCAN PUBLIC^ ENCAN TAPIS PERSANS et ORIENTAUX Pour non-paiement de traites bancaires à la date d'échéance NOUS AVONS ÉTÉ MANDATÉS DE LIQUIDER PAR ENCAN PUBLIC UNE GRANDE QUANTITÉ DE TAPIS DE PERSE ET AUTRES, INCLUANT: tapis de soie, laine, Qum, Nain, Isfahan, Tabriz, Kashan, Bakhtiar, Heriz, Bokhara, tapisserie française, Kashmiri, des tapis d'Iran, Pakistan, Chine, URSS et Afghanistan et plusieurs autres.Toutes taxes fédérales, douanes et autres déjà payées par courtiers cautionnés.Grandeurs à partir de V x 1’ à 10' x 17'.Valeursd $100 à $40 000 par pièce.Pas de réservation, pas de minimum.Bienvenue au grand public.Marchands exempts de taxe avec numéro de taxe.DIMANCHE 5 NOVEMBRE 13 h 30 (Inspection à compter de 12 h 30) I B LES ENCANS ELEC AUCTIONS INC.Liquidateurs -Encanteurs (514) 683-0661 Commentaires de l'encanteur; plusieurs magnifiques pièces! 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liste ne satisfait pas le Conseil, celui-ci ne pourra que recommander aux syndicats de surseoir de nouveau à la grève dans l’attente d’une liste plus conforme à l’intérêt public, ce qui nécessiterait le dépôt d’un avis de grève.En cas de refus, le Conseil s’en remettrait au ministère du Travail, à qui il appartiendrait de recourir alors à un décret ministériel pour déclarer la grève illégale avant l’heure fatidique.Cette hypothèse d’un désaccord ultime n’est pas totalement exclue.La stratégie syndicale est en effet axée sur la définition de la liste pour chacun des projets de travaux requis par llydro-Québec, ce qui en prolonge l’examen.Cependant, les trois unités de négociation, affiliées aux Syndicat canadien de la fonction publique, ont apporté des « modifications importantes » à la liste, a fait savoir hier la porte-parole du Conseil, Mme Carole Bégin.Il faut rappeler aussi que les syndiqués disaient la semaine dernière vouloir éviter d’avoir à reporter la grève une deuxième fois, après l’impasse du 24 octobre dernier.Nonobstant ces progrès, llydro- Québec reste persuadée que les débrayages vont entraîner des retards considérables dans le programme d’entretien prioritaire du réseau.Il s’ensuivra des délestages inévitables allant jusqu’à 1,100 mégawatts au plus froid de l’hiver, de quoi priver d’électricité l’équivalent d’une ville de quelque 250,000 habitants, soutient le producteur.L’avis de grève s’étend du 6 novembre au 22 décembre.Les employés d’Hydro entendent débrayer ainsi 24 heures chaque semaine sur toute l’étendue du territoire, et quotidiennement dans deux régions à la fois.Par ailleurs, mande llydro-Québec, le conciliateur Normand Gauthier a consacré deux journées cette semaine à rapprocher les parties dans l’espoir d’en arriver à un règlement négocié du conflit.De nouvelles rencontres sont prévues la semaine prochaine.La Semaine des sciences: pour esprit curieux LE QUÉBEC vit, du 4 au 12 novembre, la Semaine des sciences.L’ini- Ville de Montréal ASSEMBLEE DU CONSEIL La prochaine assemblée du Conseil aura lieu le 27 novembre 1989, à 19 h.L'hôtel de ville de Montréal est situé au 275, rue Notre-Dame Est (métro: Champ-de-Mars).L'assemblée subséquente aura lieu le 6 décembre.HOTEL DE VILII Jeudi 23 novembre • 9 h 30 • hôtel de ville, salle du Conseil Commission: Développement communauîaire Thème: Adoption du rapport sur l'état d'avancement du dossier recyclage et récupération des déchets (assemblée publique) ASSEMBLÉES ORDINAIRES DES COMITÉS-CONSEILS D’ARRONDISSEMENT tiative remonte à 1981.L’an dernier, plus de 3000 activités avaient touché 112 000 participants.Cette année, on espère que les quelque 200 activités prévues — la plupart sont gratuites — sensibiliseront davantage le jeune public et les citoyens en général.Les organisateurs veulent s’assurer que les jeunes connaissent bien les possibilités que leur offre une carrière scientifique.En donnant son appui à une telle initiative, le président de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Yvan Asselin, vise à « favoriser l’émergence d’une véritable culture scientifique » et souhaite que toutes les disciplines scientifiques se sentent interpellées, « l’impact positif » des inventions ou des nouvelles applications de la science étant souvent « contrebalancé par des risques qui peuvent être désastreux au niveau de l’environnement».Le directeur général de cet évé- nement qui mobilise 250 partenaires (universités, municipalités, bibliothèques, industries, etc), François de Martigny, estime quant à lui que c’est « peut-être une erreur historique grave pour le Québec » que de n’avoir pas augmenté le nombre d’heures consacrées aux sciences et aux mathématiques, dans les écoles.Pour se faire une idée de l’envergure de ces neuf jours voués à la science, il n’y a qu’à se rappeler que Montréal ouvre aux scientifiques amateurs et au public, jusqu’au 12 novembre, « une cinquantaine d’installations d’intérêt », tels l’Aquarium, le .Jardin botanique, le Planétarium, l’incinérateur des Carrières, les 36 casernes (et le musée) du Service des incendies, etc.La Semaine des sciences touche aussi huit régions du Québec où est mis en vedette le slogan Mon amie la science, mon amie l’industrie.ASSEMBLÉES PUBLIQUES COMMISSIONS PERMANENTES DU CONSEIL Jeudi 9 novembre • 10 h • hôtel de ville, salle du Conseil Comité: Présidence du Conseil Thème: Règles de procédure d'assemblées du Conseil et de ses Commissions (assemblée publique) Mardi 14 novembre • 10 h • hôtel de ville, salle du Conseil Commission: Administration et Finances Thème: Projet de protocole Ville-Sociétés paramunicipales (étude publique) AVIS PUBLIC est donné à l'effet que les prochaines assemblées ordinaires des Comités-conseils d'arrondissement se tiendront aux dates, heures et endroits indiqués en regard de chaque arrondissement, tel qu'il appert ci-dessous: Ahuntsic - Cartierville: Lundi 6 novembre, 19 h Centre de l'Acadie 2005, rue Victor-Doré Villeray - Saint-Michel: Mardi 7 novembre, 19 h Centre Saint-Mathieu 7110, 8e Avenue Rosemont - Petite-Patrie: Lundi 6 novembre, 19 h Comité Vie de quartier 5095, 9e Avenue Jeudi 16 novembre • 19 h • hôtel de ville, salle du Conseil Commission: Développement communautaire Thème: État d'avancement du dossier recyclage et récupération des déchets (assemblée publique) Jeudi 16 novembre • 19 h 30 • 155, rue Notre-Dame Est, salle 202 Commission: Aménagement, Habitation et Travaux publics Thème: Projets de modifications à quatre règlements portant sur: • le zonage des salons de bronzage; • le stationnement de véhicules d'habitation; • les abris d'auto; • les restaurants et autres établissements dans les édifices d'habitation, les universités et les hôpitaux (étude publique) (ajournement au 17 novembre, 14h, si nécessaire) Lundi 20 novembre • 19 h • hôtel de ville, salle du Conseil Commission: Développement économique Thème: Soirée d'information sur le document "Une signature mode pour Montréal" (assemblée publique) Mercredi 22 novembre • 19 h 30 • hôtel de ville, salle du Conseil Commission: Aménagement, Habitation et Travaux publics Thème: Étude publique du plan d'action sur la propreté (étude publique) Mercier/ Hochelaga-Maisonneuve: Plateau-Mont-Royal/ Centre-sud: Mardi 7 novembre, 19 h Maison de la Culture Mercier 8105, rue Hochelaga Lundi 6 novembre, 19 h Centre Saint-Pierre-Apôtre 1212, rue Panet Centre Côte-des-Neiges/ Notre-Dame-de-Grâce: Sud-ouest: Rlvières-des-Prairies/ Polnte-aux-Trembles (anciennement Bout-de-l'lle) : Mercredi 8 novembre, 19 h Salle du Conseil - hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est Lundi 6 novembre, 19 h Maison de la Culture Côte-des-Neiges 5290.chemin de la Côte-des-Neiges Mardi 7 novembre, 19 h Age d'or Saint-Charles 2333, rue Mullins Mardi 7 novembre, 19 h Centre Roussin 12125, rue Notre-Dame Est Le 4 novembre 1989 Léon Laberge greffier de la Ville MUSIQUE CLASSIQUE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CE SOIR.SAMEDI 4 NOVEMBRE âaïtvs CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 • conccrti armonici nos.4-5-6 (Pcrgolcsi) • double concerto pour piano no.10 (Mozart) • rhapsody in blue (Gershwin) • symphonie no.103 (Haydn) DEMAIN SOIR, 22:00 • extr.Coppélia et Sylvia (Delibes) • concerto en sol (Vivaldi) • concerto en ré mineur (Marcello) • concerto en ut (Vivaldi) • concerto en mi mineur (Devienne) • adagio de la sonate pour piano no.14 (Beethoven) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Le Devoir, samedi 4 novembre 1989 ¦ A-5 y DEMANDEZ LE CATALOGUE ALEX GRATUIT ET MAGASINEZ AUJOURD’HUI A LA MANIERE DE DEMAIN Bienvenue au Club de Téléachat ALEXMC, une toute nouvelle façon de faire vos achats.C'est si simple et si pratique que vous voudrez toujours magasiner avec ALEX! Vous pouvez vous procurer des biens et services dans le confort de votre foyer ou de votre bureau, quand bon vous semble.Le Club de Téléachat ALEX vous fera sauver du temps et de l’énergie, atouts précieux à l’approche du temps des Fêtes.En quoi cette nouvelle façon de magasiner est-elle unique?ALEX, le nouveau service de communication vidéotex de Bell Canada, vous permet de communiquer directement, en mode TRANSACTIONNEL, avec les fournisseurs du nouveau catalogue du Club de Téléachat ALEX.Vous passez votre commande à l'aide du terminal, ou du logiciel ALEX aussi faciles à utiliser que le guichet automatique de votre institution financière.Il nous fera plaisir de vous faire parvenir un exemplaire GRATUIT de notre nouveau catalogue du Club de Téléachat ALEX qui comprend un vaste choix d’offres toutes spéciales présentées par les fournisseurs suivants: Distribution aux Consommateurs.Bell.Tilley Endurables.Fédération canadienne de la faune.Déclic Plus.Énergie, Mines et Ressources.Trévi.Croc.Temprix.Hertz.BaldaquinMC.Together.La Redoute.et d’autres à venir.Magasiner avec ALEX en deux temps trois mouvements Vous devez, bien sûr, vous abonner à ALEX, si ce n’èst déjà fait! Vous pouvez louer un terminal ALEX pour aussi peu que Comment obtenir votre CATALOGUE ALEX GRATUIT Si vous n’êtes pas déjà abonné à ALEX: • Remplissez et postez le bon ci-dessous dès aujourd’hui.• Ou passez prendre votre catalogue à une Téléboutique de la région de Montréal.• Ou communiquez avec le Service à la clientèle de Bell (le numéro de téléphone figure dans les pages liminaires de votre annuaire des pages blanches) pour commander votre catalogue.Si vous êtes déjà abonné à ALEX, vous recevrez votre catalogue par la poste au cours des prochains jours.27C par jour.soit seulement 7,95 $ par mois.Ou encore, si vous possédez un ordinateur personnel et un modem, il suffit de demander le logiciel ALEX.* Mettez-vous à l’heure du Téléachat ALEX dès aujourd'hui! Dites «adieu» à la cohue et aux courses par mauvais temps.Votre CATALOGUE ALEX GRATUIT vous propose une foule de suggestions de cadeaux pour toutes les personnes figurant sur votre liste de cadeaux de Noël.En fait, il est si facile de commander par ALEX que vous ne-voudrez plus faire vos emplettes des Fêtes autrement! Alex vous permet également de: • Consulter le menu des restaurants • Trouver un numéro dans l’annuaire électronique • Louer une voiture • Vous informer des spectacles et films à l’affiche • Consulter les inscriptions immobilières • Vérifier les numéros de loterie gagnants • Participer à des discussions de groupe • Jouer à des jeux électroniques • Suivre le cours des titres boursiers • Lire les dernières nouvelles, les prévisions de la météo et les derniers résultats sportifs • et beaucoup plus! ¦ Pour plus de renseignements, appelez au 870-ALEX.COMMANDEZ VOTRE CATALOGUE ?OUI! Veuillez me faire parvenir mon catalogue gratuit du Club de Téléachat ALEX, sans aucune obligation d'achat.?Français Bell F4aé,a" Wrtvt (3U&2X3 TEMPRIXira: Uldùt Baldaquin TOGETHER! la Redoute IMMRIBUI ION AUX CONSOMMATEURS En«rgour la première fois une semaine après que les résultats des élections auront été reconnus valides par le réprésentant spécial de l’ONU en Namibie, Marrii Ahlisaari, et l’administrateur-général sud africain, Louis Pienar.oooo ooooo LaCavkàVins Dégustez vos vins à la parfaite température! La Cave-à-Vins offre une gamme complète de garde-vins réfrigérés (2 températures) sous formes de bahuts, armoires et arrière-bars pouvant contenir de I40 à 450 bouteilles.• Modèles encastrables pour la cuisine.• Peuvent être habillés spécialement en fonction de votre décoration.Consultez votre architecte, décorateur, designer ou ébéniste.• Appareils de réfrigération el supports à bouteilles disponibles.• Pour résidences, bureaux el restaurants.• Mini-celliers de 50 bouteilles à partir de 750$.LE CADEAU IDÉAL POUR LE TEMPS DES FÊTES! Voyez les garde-vins CAVAVIN à l’une des boutiques suivantes: OOOO ooooo LaCayk-.vVins 56I, rue Victoria 4575, bout laurier ST-LAMBERT (Qc) ST-HUBERT (Qc) J4P 3R2 J3Y 3X3 Tél.: (5I4) 671-0003 Tél : (5I4) 676-3624 Le programme des dix ans propose une initiation aux réalités québécoises.Le Québec est ainsi examiné sous divers angles: ses paysages, son économie, sa population, sa culture, son histoire et sa place dans le monde.Ces divers sujets ne font évidemment pas l'objet d'une étude approfondie et exhaustive, mais sont vus en survol, comme une introduction aux réalités d'un espace, d'un temps et d'une société qu’on découvre et qu’on explore pour la première fois.L'étude du Québec constitue une pièce majeure du programme du deuxième cycle.Elle enrichit et complète l'étude de la région réalisée en quatrième année et amorce en même temps l'ouverture sur le Canada et sur le monde qui sera proposée aux enfants de sixième année.7707^074 A-8 ¦ Le Devoir, samedi 4 novembre 1989 CARRIERES ET PROFESSIONS Le» postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.\£ La Coopérative des travailleuses et travailleurs de théâtre des Bois-Francs, troupe professionnelle de tournée, est à la recherche d'une personne pour le poste de : CHARGÉ E DE LA PROMOTION ____________________________________ Fonction principale : DW Assurer la vente des spectacles de la troupe.Qualifications : MT Avoir de l'expérience dans la diffusion d’activités culturelles.[JW Connaître le travail théâtral du Parminou.Conditions générales : DW Travail à temps plein à Victoriaville DW Entrée en fonction le 4 décembre 1989 (JW Contrat de 20 semaines avec possibilité de prolongation Faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 17 novembre 1989 à la C.T.T.T.B.F.à l'attention de Odette Lavoie, C.P.158, Victoriaville (Québec) G6P 6S8 Tél.: (819) 758-0577 — Inscrivez la référence 4025.,-: a Mitée Integrated Circuits Ltd.(une division d'une compagnie canadienne bien établie), une compagnie de haute technologie dans le domaine des circuits hyperfréquences à couche mince, est à la recherche de personnel d’expérience avec bonne connaissance du domaine ci-haut mentionné pour combler les postes suivant.INGÉNIEUR EN HYPERFRÉQUENCE Minimum 7 ans d'expérience dans le design de circuits passifs et actifs avec emphase sur les applications de circuits sur substrat d'alumine.INGÉNIEUR DE PROCÉDÉ Minimum 5 ans d'expérience dans la technologie des couches minces, en particulier: Procédés sous vide; photolithographie; "wet etching”; placage de métaux; analyses des matériaux; production de circuits imprimés (rigides et flexibles).Une familiarité avec les logiciels de design serait un atout.TECHNOLOGIE ÉLECTRONIQUE Minimum 3 ans d'expérience dans l'ajustement et la vérification de circuits hyperfréquence, ses composants, sous-systèmes, et en particulier: MIC (microwave integrated circuit); amplificateur à faible bruit et/ou de puissance; coupleurs et diviseurs de puissance; Source et oscillateur hyperfréquence.Le candidat devra aussi avoir une bonne connaissance des équipements de test et de l'automation des tests.Une familiarité avec les standards MIL serait un atout.TECHNICIEN CHIMIQUE Minimum 2 ans d’expérience en salle blanche, en particulier: Procédés de nettoyage de plaquettes, connaissances des méthodes d'adhésion et de soudure; photolithographic; "etching”; analyse chimique; une connaissance des procédés de finition et de peinture serait un atout.Ceci est une occasion unique pour des candidats sérieux étant donné que cette compagnie en est à ses débuts.Les postes sont ouverts à tous.Faire parvenir votre résumé à: mitée the microwave group Mitée Integrated Circuits Ltd.104, Avenue Gun Pointe Claire, QC H9R 3X3 Att: J.Gravelle Le Collège Bois-de-Boulogne est à la recherche de deux (2) CONSEILLERS PÉDAGOGIQUES au centre des ressources didactiques et pédagogiques 1) Dans le domaine de la recherche et du développement pédagogique* Le conseiller pédagogique exercera des fonctions de conseil, d’animation, de support et de rétroaction auprès des enseignants et des services pédagogiques dans les secteurs de la recherche pédagogique, du perfectionnement et du counselling pédagogique.2) Dans le domaine du développement des ressources didactiques** Le conseiller pédagogique exercera des fonctions de conseil, d'animation, de support et de rétroaction auprès des enseignants et des services pédagogiques dans les secteurs des ressources didactiques, des technologies éducatives, de l'aide à l'apprentissage, de la conception et production de matériel didactique et du counselling didactique.Qualifications requises: • Diplôme de deuxième cycle en éducation ou en sciences humaines; Doctorat de préférence; • Formation en pédagogie; * «Un minimum de trois (3) années d’expérience pertinente en enseignement et en recherche, ** «Un minimum de trois (3) années d’expérience pertinente en enseignement et en technologie éducative.Traitement: De 25 860 $ à 46 943 $ (En voie de révision) Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 13 novembre 1989 au: © Directeur du service du personnel Collège Bois-de-Boulogne 10555, avenue de Bois-de-Boulogne Montréal (Québec) H4N 1L4 UNIVERSITÉ D’OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA FACULTÉ DES SCIENCES SOCIALES Un défi à relever UNIVERSITAIRES La Faculté des sciences sociales de l'Université d’Ottawa élabore actuellement un programme de maîtrise en Service Social (MSS) en français, dont l'ouverture est projetée pour l’année universitaire 1991-1992.Le Comité de mise en oeuvre du programme est à la recherche d u-niversitaires qui aimeraient participer à la création du programme et y enseigner.On exige le doctorat et on accordera la priorité aux personnes ayant une formation en service social.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: Caroline Andrew Vice-doyenne Faculté des sciences sociales Université d'Ottawa Ottawa (Ontario) K1N6N5 ______________ J PROFESSEURS RÉGULIERS en management Le Département des sciences administratives de l'Université du Québec à Hull est à la recherche pour ses programmes de 1er et de 2e cycles en administration et en relations industrielles, de professeurs réguliers en management dans les domaines suivants: DOMAINES D'EXPERTISE: Dimension stratégique de l'entreprise (1 poste) Politique générale, entrepreneurship, méthodes de précision stratégique, gestion internationale, fusion et acquisition d'entreprises.Gestion des organisations (1 poste) I Design structurel, développement organisationnel, gestion comparée, théorie de l'administration.QUALIFICATIONS: Doctorat en management ou dans une discipline appropriée.Les candidats devront démontrer des capacités de recherche universitaire, des habiletés à transmettre leur enseignement, des aptitudes à l’encadrement des étudiants, etc.Les candidats devront faire la démonstration de leur bonne connaissance de la langue française écrite et orale.RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES: Traitement: Selon la convention collective Lieu de travail: Hull Date d'entrée en fonction: à déterminer Les candidats sont priés de faire parvenir leur candidature accompagnée d'un curriculum vitae avant le 10 novembre 1989 à l'adresse suivante: Monsieur L-G.Boucher Directeur du Département des sciences administratives Université du Québec à Hull Case postale 1250, succursale B Hull (Québec) J8X 3X7 Conformément aux exigents relatives à l’immigration au Canada, ce poste est offert aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.Poste accessible aux femmes et aux hommes.Cette offre s'adresse également aux hommes et aux femmes y 1 ' "***- ^ CORPORATION DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE REPENTIGNY ET RÉGION CONCOURS COMMISSAIRE INDUSTRIEL DIRECTEUR EXÉCUTIF FONCTIONS: Relevant du président (ou du Conseil d'administration), le titulaire aura les responsabilités suivantes: 1.Identifier les facteurs de localisation industrielle, commerciale et touristique de son territoire.2.Favoriser la préparation et la diffusion de programmes d’éducation, d'animation et d'information économique.3.Participer à l'élaboration d'une stratégie de développement économique de son territoire, définir un plan d'action et veiller à sa réalisation.4.Coordonner ses interventions avec celles des organismes intéressés.5.Selon les priorités établies par le Conseil d'administration, le commissaire aura à: 5.1 Identifier les entrepreneurs (leaders) ou investisseurs locaux susceptibles de créer de nouvelles entreprises, stimuler l'expansion d'entreprises existantes ou développer de nouveaux marchés et produits.5.2 Identifier et évaluer les besoins des entrepreneurs locaux, leur proposer un plan d'action, les informer des programmes d’aide appropriés et les aider, au besoin, à en bénéficier.5.3 En tenant comptant du potentiel de l’agglomération, établir un programme de prospection d'investissements étrangers.5.4 Etre responsable de l’exécution des objectifs de la Corporation de Développement économique tels que, de temps à autres, définis par ses membres.EXIGENCES: __Avoir acquis une solide expérience dans le domaine de la promotion industrielle ou la commercialisation et la promotion de biens et de services dans l'industrie.__De préférence, posséder une formation universitaire en administration des affaires, comptabilité, vente, etc.ou toute autre expérience jugée équivalente.— Être capable de communiquer efficacement avec les cadres supérieurs de l'entreprise privée et des organismes gouvernementaux.TRAITEMENT: $45,000.00 par année plus les bénéfices usuels.Toute personne intéressée devra soumettre un curriculum vitae complet avant 12:00 heures, le 27novembre 1989, à l'adresse suivante: Corporation de Développement économique de Repentlgny et Région a/s Comité de Sélection 435 boul.Iberville Repentlgny, Québec J6A 2B6 Ce concours est ouvert également aux hommes et aux femmes.Confèrence canodienne Canadian Conference des arts the Arts La CCA recherche un/e DIRECTEUR/TRICE GÉNÉRAL/E LA CONFÉRENCE CANADIENNE DES ARTS est une association nationale, sans but lucratif de représentation des arts, établie à Ottawa.Ses membres proviennent de toutes les disciplines artistiques et des industries culturelles, et de toutes les régions du pays.LE/LA DIRECTEUR/TRICE GÉNÉRAL/E se rapporte directement au Conseil d'administration, et est reponsable de la promotion des objectifs et de I avancement des buts de la CCA.Il/Elle est responsable des activités quotidiennes d'un secrétariat de 8 personnes.LE/LA CANDIDAT/E CHOISIE possédera une vaste expérience dans le domaine des arts, fera preuve de leadership et aura d excellentes aptitudes pour l'organisation et la communication écrite et verbale.La personne retenue doit pouvoir s'exprimer dans les deux langues officielles.Une bonne connaissance de la structure et du fonctionnement du gouvernement fédéral et de ses ministères, du processus parlementaire de meme que les politiques culturelles et des grandes préoccupations du milieu des arts et des industries culturelles serait un atout.LE TRAITEMENT est en fonction de l’expérience.Les candidatures écrites accompagnées d'un curriculum vitae détaillé seront acceptées jusqu au 15 NOVEMBRE 1989 AVANT 17H00.Toute correspondance sera traitée confidentiellement.Veuillez adresser votre candidature à: Me Rudy Groulx Secrétaire du Conseil d’administration Conférence canadienne des arts 189, avenue Laurier est Ottawa (Ontario) K1N6P1 Agences prière de s'abstenir r «I 89-90-77 Université du Québec à Hull UNIVERSITÉ D’OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA DÉPARTEMENT DE COMMUNICATION PROFESSEUR(E) Le département de Communication de l'Université d’Ottawa annonce l’ouverture d'un poste de professeur-e à temps complet conduisant à la permanence (adjoint-e ou agrégé-e).Le département offre des programmes de baccalauréat en Communication avec concentration ou avec spécialisation dans les deux langues officielles et projette la création prochaine d'un programme de maîtrise dans les domaines de l’industrie culturelle et de la communication organisationnelle.Les deux profils de formation sont: 1) Médias et culture 2) Communication interpersonnelle et organisationnelle EXIGENCES: — Doctorat ou l'équivalent — Solide formation en Communication ou dans un domaine connexe — Priorité sera accordée aux candidat-e-s qui manifestent un intérêt et des compétences dans les domaines reliés à l'analyse et à l’élaboration de stratégies de communication (médiatiques et/ou organisationnelles — internes ou externes).— Le (la) candidat-e doit pouvoir dispenser son enseignement dans les deux langues officielles.Entrée en fonction: Le 1er juillet 1990 Date limite des candidatures: Le 15 janvier 1990 Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ces postes sont offerts en priorité aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.Prière de faire parvenir son curriculum vitae ainsi que trois lettres de recommandation à: Denis Bachand, Ph.D.Directeur Département de Communication 554 King Edward Ottawa, Ontario ^K1N 6N5) IW UNIVERSITÉ SAINT-PAUL OTTAWA L’Université Saint-Paul sollicite des candidatures au poste de DIRECTEUR(TRICE) DE L’INSTITUT DE PASTORALE à compter du 1er mai 1990 L'Institut de pastorale de l’Université Saint-Paul est un centre multidisciplinaire d'études supérieures (théologie, psychologie, sociologie) qui vise à former un nouveau type de professionnel de la pastorale.Il offre des programmes d'études en français et en anglais dans les trois secteurs suivants: le ministère du consoling individuel et matrimonial, le travail pastoral de groupe avec la famille et la communauté, le ministère pastoral général et, en anglais seulement, le ministère pastoral en milieu hospitalier.L'Université Saint-Paul est une institution bilingue située au coeur de la capitale du Canada et elle est fédérée avec l'Université d'Ottawa.Qualifications: — détenir un doctorat dans l'une des disciplines représentées à l'Institut (théologie, psychologie, sociologie); si le grade n'est pas en théologie, le candidat devra posséder de solides connaissances dans cette discipline, — avoir une expérience substantielle dans l'enseignement et la recherche en études pastorales; — avoir une bonne connaissance des milieux de pastorale; — avoir des aptitudes pour l’administration et la gestion de personnel; — avoir des connaissances des organismes professionnels, universitaires et gouvernementaux; — être capable de travailler dans les deux langues officielles.Traitement: négociable, selon les titres et l'expérience Date limite pour les candidatures: le 15 janvier 1990 Adresse: Adresser les demandes de renseignements et les candidatures (avec Curriculum vitae et trois références) à: Léo Laberge, o.m.i., vice-recteur à l'enseignement et à la recherche, 223, rue Main, Ottawa ON K1S 1C4, tél.: (613) 236-1393.Fas: (613) 236-5278 Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, cette an-nonce s'adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents.v ,—-s BUREAU DE COORDINATION DES CENTRES HOSPITALIERS D’ENSEIGNEMENT AFFILIÉS À L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL POSTE DE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL L’organisation Le Bureau de coordination regroupe les quatorze centres hospitaliers affiliés à l'Université de Montréal et les facultés de médecine, de pharmacie et des sciences infirmières.Les directeurs généraux de ces centres hospitaliers et les doyens des facultés en constituent l'assemblée générale des membres.Le Bureau vise à optimiser l'utilisation des ressources dans les centres hospitaliers eu égard à l'enseignement, à la recherche et à la dispensation des services à la population.Le poste Sous l'autorité des co-présidents, le secrétaire général voit à proposer les orientations du Bureau, les ordres du jour des réunions et propose les modalités de réalisation des mandats découlant des décisions du comité-directeur, dans une optique de développement inter-organisationnel.Plus spécifiquement, il assure le secrétariat des comités mis en place par le contrat d'affiliation entre les centres hospitaliers et l'Université.Il assure un maintien d'une documentation pertinente et à la mise en place de banques d'information.Les principaux mandats actuels du Bureau sont la programmation de renseignement et de la recherche dans les centres hospitaliers, les activités du comité de développement pharmaceutique, la planification des effectifs médicaux et le "monitoring" de la situation relative aux effectifs en soins infirmiers.Il doit compter sur la contribution des cadres et professionnels des centres hospitaliers d'enseignement et des facultés pour réaliser ces divers mandats ainsi que sur la contribution des services de conseillers contractuels et occasionnels.Les exigences Détenteur d’une maîtrise en administration ou d'une formation équivalente, le ou la candidat(e) possède une très bonne connaissance et expérience du milieu de la santé et des services sociaux.Son expérience et sa compétence lui permettent de participer aisément à l'animation des réunions, à proposer de nouvelles idées, à articuler des mandats, à en assurer le suivi et à se rendre responsable de leur réalisation.Son bureau est localisé à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal.Salaire à déterminer selon les qualifications et l'expérience (de 55,000$ à 65,000 $).Les candidatures seront reçues, par la poste, jusqu'au 24 novembre 1989, à l’adresse suivante: Bureau de coordination Faculté de médecine a/s Comité de sélection Université de Montréal C.P.6128, Succursale A Montréal, Qc H3C 3J7 t < CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, samedi 4 novembre 1989 ¦ A-9 L’Abbé Pierre dans les 1970 en entrevue à Télé-Métropole.L’abbé Pierre sous les feux de la rampe John Cage, poète et provocateur Musialogue Avec John Cage, Maryvonne Kendergi et Daniel Charles.Mirage verbal, récité par John Cage.Jeudi, 2 novembre, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur Carol Bergeron JOHN CAGE est-il compositeur, poète, graveur, pianiste, mycologue, anarchiste ou que sais-je encore ?Sans doute vaut-il mieux s’abstenir de préciser car le destin a voulu que ce dilettante ait aussi du génie : celui de modifier les règles du jeu et de déplacer les frontières.Preuve amusante de l’originalité de sa pensée, son nom est devenu un adjectif.Ainsi, certaines choses qu’en art avant lui on ne savait pas qualifier, sont-elles devenues aujourd'hui tout naturellement — et tout subversivement — « cagiennes ».Jeudi soir, à la Chapelle Historique du Bon Pasteur, Cage honorait de sa présence le lancement d’un livre d’artistes intitulé Variations sur Cage et le vernissage de l’exposition des gravures dont ce livre est constitué.Cette rencontre avec le graveur était immédiatement suivie d’un autre événement où cette fois-ci on abordait l’homme, le poète, le musicien et, d’une manière plus globale, l’artiste.C’est la troisième fois que John Cage vient à Montréal.En 1961, il était invité à participer cette désormais fameuse « Semaine internationale de musique actuelle» que le compositeur québécois Pierre Mercure avait eu la brillante et courageuse idée de présenter.Les pianistes David Tudor, Toshi Ichiyanagi, les compositeurs Earl Brown, Morton Feldman et Richard Maxfield accompagnaient Cage de qui on avait créé Atlas eclipticalis.Peut-être même certains se souviennent-ils qu'une certaine Yoko Ono accompagnait cette joyeuse bande américaine.Douze ans plus tard, désormais cé- lèbre, Cage acceptait de rencontrer les jeunes musiciens.La faculté de musique de l'U Diversité de Montréal en avait fait alors le sujet et le héros de deux journées de « musialogue » (musique et dialogue).Cette année, son séjour est orchestré par la maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal qui s’est assurée de la collaboration du Service des loisirs et du développement communautaire de la Ville de Montréal et de la Galerie Graff.À 78 ans, Cage ne nous apparaît plus comme le dadaïste iconoclaste de sa jeunesse.Il s’est adouci.Et à travers la conversation que Maryvonne Kendergi a tenue avec lui, il est même apparu d’un humanisme attachant.On imaginait mal qu’un être aussi sympathique ait pu, un jour, déranger tant de choses et provoquer tant de gens.Heureusement que la brillante et volubile présentation de Daniel Charles (philosophe français et exégète de Cage) nous avait montré l’artiste dans toute la richesse et la complexité de son parcours créateur.La seule oeuvre musicale au programme de la soirée était en fait un long poème lu par John Cage lui- D1EPPE, France (AFP) — Surveillés étroitement par la police en Grande-Bretagne, les fans d’Acid House Music ont vu leur premier « happening » en France interdit : de part et d’autre de la Manche, les autorités reprochent à leurs rassemblements d’être prétexte ù consommation de drogues.Près de trois milles jeunes Britanniques avaient payé 40 livres (environ $ 80 can.) leur place à une Acid House Party prévue le 11 novembre prochain dans un château à Varen geville-sur-mer, près de Dieppe, en France.Mais « sur la foi d’informa même.Le matériau de Mirage ver bal provient entièrement d'écrits que publia le peintre français Marcel Dû-champ.Bien que les mots et les phrases s’articulent dans un désordre apparent et dans une intelligibilité toute aussi apparente, le texte n’en demeure pas moins soumis à une structure rigoureuse.Placés verticalement et d'une manière répétitive sur la page, les mots Mirage verbal servent à la fois de colonne vertébrale et d'incantation subliminale À la limite, je dirai que le sens même de l’oeuvre tenait du subliminal car John Cage en a donné une lecture que la très grande fatigue de sa voix rendait pour le moins difficile à suivre.Précisons cependant qu’arrivé le matin même d'Europe, le vieil homme ne se sentait pas en grande forme.Malgré les apparences, l’auteur ne parle pas d'un poème, mais plutôt d’une oeuvre musicale.Tout est donc ici dans la sonorité des phonèmes et dans le rythme de leurs enchaîne ments.Comme si dans les mots, il fallait entendre la musique qui sommeille.Toutefois, en donnant une faible interprétation de son oeuvre, on pouvait se demander si Cage ne l’avait pas tout simplement trahie lions recueillies auprès des gendarmes », le maire du lieu a décidé d’interdire « toute manifestation â caractère musical » ce jour-là.En Grande-Bretagne, les Acid House Parties sont devenues un vé ritable phénomène de société et drainent depuis deux ans des milliers de jeunes, séduits par cette musique hé l itière du disco qui fait plus appel aux technologies modernes comme l’ordinateur qu’aux instruments traditionnels.Le ministère de la Santé a qualifié de « dangereuses » ces réunions où circulent différents types de drogues, notamment l’ecstasy (drogue aphrodisiaque).A cid House Party interdit L'Abitibi couronne D.Arcand ROUYN NORANDA (PC) - Le film de Denis Arcand Jésus de Montréal a remporté hier soir le Grand Prix du Festival de cinéma international d’Abitibi-Témiscamingue.L'humeur à l'humour, un film de l’Office national du film, réalisé par Nicole Giguèreet Michèle Pérusse, a remporté le prix Télébec couronnant le meilleur court et moyen métrage.Le prix du film d’animation a été attribué à Juke Bar, de Martin Barry, une autre réalisalon de l’ONF.Le festival a enregistré cette an née 8,820 entrées, une nette nugmen talion sur les 7,500 de l’an dernier Toutefois, les 1,350 entrées du fes lival parallèle à l’intention des jeu nés, une nouveauté cette année, soni inclues dans cette compilation Vingt longs métrages étaient en compétition cette année pour l’ob tent ion du grand prix décerné à 1; suite d’un vote du public ù la fin di chaque projection.Déplus, 29 courts ou moyens métrages étaient en lice pour le prix Télébec décerné par un jury de trois personnes.C’est cependant de nouveau le pu blic qui tranchait |H>ur le prix du film d’animation, le plus populaire du fes tival, dont la programmation record a atteint 44 films.La cuvée 1989 du festival comptait à son programme pas moins de qua ti e premières mondiales de réalisa t ions québécoises et canadiennes Blanche est la nuite Johanne Pi ègent ; Les trois Montréal, de Michel Moreau; L'abîme du rêve, de Lauret te Deschamps; Short Change, de Nicholas Kinsey.On y présentait aussi en première américaine Laura Laur, de Brigitte Sauriol.Comme chaque année un certain nombre de « mordus » de cinéma ont visionné la quasi totalité des projections offertes pendant les six jours du festival 45 heures de projections et 70 films provenant de 19 pays.PARIS (AFP) — Considéré comme un nouveau saint Vincent-de-Paul, unanimement respecté dans le monde entier, l’abbé Pierre est à nouveau sous les feux de l’actualité.Un film, Hiver54, retrace un épisode célèbre de la vie d’un prêtre non conformiste, trois fois proposé pour le prix Nobel de la paix : la mobilisation des Français pour le relogement des nombreux sans-abris.D’autre part, une nouvelle biographie de ce petit homme à barbe blanche, vêtu d’une éternelle pèlerine et d’une soutane de serge grise, vient de paraître.L’abbé Pierre va également fêter, le 25 novembre, le 40e anniversaire de la fondation d’Emmaüs, devenu un réseau complexe d’associations caritatives et de communautés en France et dans le monde.Hiver 54 de Denis Amar (avec Claudia Cardinale et Robert Hirsch) illustre l’épopée qui valut à l’abbé Pierre (incarné par Lambert Wilson) la renommée internationale : dans une France en pleine reconstruction, après la Seconde Guerre mondiale, les sans-abris sont nombreux, l’hiver est rude et deux personnes meurent de froid.Indigné, le religieux, qui avec ses compagnons a multiplié les actions d’aide aux pauvres, parvient à mobiliser les médias et l’opinion publique, grâce à un appel en direct à la radio : « Mes amis, au secours ! » Aussitôt, les dons privés affluent dans un hôtel chic de Paris.C’est « l’insurrection de la bonté ».Le Parlement, qui le refusait jusqu’alors, débloque des fonds pour la construction de 13,000 logements d’urgence.Lauréat d’un prix de la paix, Charlie Chaplin vient remettre le chèque reçu à l’abbé Pierre.Le film est « un vrai western social français, avec un vrai héros », estime le secrétaire d’État français à l’action humanitaire, Bernard Kouchner, fondateur de Médecins sans Frontières.Né dans une famille aisée, Henry G roués, inspiré par saint François d’Assise, est ordonné prêtre en 1938.Il prend son surnom d’abbé Pierre pendant la Résistance contre l’Allemagne nazie.Il aidera à sauver de nombreux juifs et même à passer sur ses épaules le jeune frère du général de Gaulle, paralysé.Après 1945, il est un temps député démocrate-chrétien.À cette époque, il fonde dans la banlieue de Paris une petite communauté avec Georges, un ancien bagnard.Il la baptise Em-maiis, du nom du village de Palestine où, selon l’Évangile, Jésus apparut à deux disciples après sa résurrection.Ses premiers compagnons, « les chiffonniers », font de la récupération d’objets.Quarante ans plus tard, l’expansion d’Emmaüs est considérable : près de 300 groupes s’en réclament dans 30 pays, notamment en Europe et en Amérique latine.Le mouvement, divisé en courants — laïcs ou religieux — gère notamment 9,000 logements sociaux en France.Aujourd’hui, fragile et malade, l’abbé Pierre continue à « déclarer la guerre à la misère », en faveur notamment des « nouveaux pauvres » en Occident, qui, depuis la crise pétrolière de 1974, n’ont pas de travail et de logement.Le nombre des exclus va croissant, dit-il : 44 millions vivent en dessous du minimum vital dans la C EE, selon un rapport de la communauté européenne.Or, déclare l’abbé, « il y a une ap-arente indifférence de notre société la misère.On ne veut pas la voir ».Il dénonce comme intenable un système d’assistance où « les gens vont à la caisse pour pas crever, après on leur dit : fais-toi oublier ».S’il avait obtenu le prix Nobel de la paix, il aurait mis les fonds « en réserve, dans l’attente de la paix en Terre Sainte en vue de communautés oecuméniques de juifs, chrétiens et musulmans».L’abbé Pierre ne regrette cependant « pas du tout » l’attribution au Dalaï Lama d’un prix pour lequel il avait officiellement soutenu Nelson Mandela, « exemple de courage, persévérance et non-violence».Collège beé Cubistes be JRoSemont 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 Établissement privé déclaré d’intérêt public offrant le cours secondaire complet aux filles et aux garçons.Options: Danse classique Musique EXAMENS D’ADMISSION pour la 1ère secondaire en 1990-1991 le samedi 25 novembre 1989 à 8 h 30 et à 14 h; pour les 2e, 3e, 4e et 5e secondaires en 1990-1991 le samedi 27 janvier 1990, à 9 h Les élèves qui désirent se présenter à ces examens doivent communiquer avec le bureau des admissions en composant le numéro suivant: 376-5740 OxUO MAISONS D’ENSEIGNEMENTS Pour renseignements: Christiane Legault 842-9645 Avec des profs qui s intéressent vraiment à nous, avec des programmes d études variés et des résidences sur le campus, Marie-Vie c’est vraiment la première classe des collèges! 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C O L L È G E M A H I E • V I C T O R I N 7000 >ur Ma> yeux de Terre-Neuve, une protection pour les petites provinces répond M.Mulroney.Et bien plus efficace que la formule actuelle qui ferait que « deux provinces pourraient être crées sans l’accord d’aucune des provinces Maritimes, même si cet événement aurait sans doute des répercussions importantes ».Terre-Neuve voit le pouvoir de dépenser d’Ottawa affaibli par le lac Meech et craint que cela donne des programmes « en pièces détachées » d'un bout à l’autre du pays.Ottawa parle plutôt de programmes sur mesure : « les règlements qui conviennent dans le cas de Toronto ne seront pas imposés bon gré mal gré à St-John's.» Clyde Wells craint une impasse à cause de la nomination conjointe des juges de la Cour suprême.Brian Mulroney fait valoir que les Américains font le même exercice depuis 200 ans.« Je doute que les Canadiens soient moins raisonnables que l’ont été les Américains au cours des 200 dernières années.» La lettre de Clyde concluait sur un quasi-ultimatum : « en l’absence d’un engagement (.) de prêter attention aux soucis de Terre-Neuve, le gouvernement de cette province n’aura pas d’autres choix que de chercher la rescision de son approbation antérieure de l’Accord ».Hier après-midi, personne à St-John’s n’était en mesure de commenter la réponse de Mulroney à Wells, ni d’indiquer si elle était susceptible de faire patienter Terre-Neuve jusqu’à la conférence des premiers ministres avant de confirmer son recul face au projet du lac Meech.4 Contra celle-ci soit reportée au 13 novembre.La réunion avait été proposée dans un appel au dialogue lancé mercredi par le président Daniel Ortega, alors que le cessez-le-feu entre les deux parties est suspendu et que les combats ont repris dans plusieurs régions du pays.Un porte-parole de TON U avait déclaré dans la journée d’hier que les contras avaient donné leur accord de principe.Quant au gouvernement sandiniste de Managua, il devait être représenté par son ministre des Affaires étrangères, Miguel d’Escoto.Cette réunion aurait été la première depuis les accords de Tela, signés en août dans une petite ville portuaire du Honduras, conclus entre le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Salvador.Ils prévoient notamment la démobilisation de la Contra et la réinstallation ou la réintégration de ses membres au Nicaragua ou dans les pays voisins.Plus tôt pourtant, le chef militaire de la Contra, M.Enrique Bermudez, avait indiqué à Tegucigalpa qu’il était prêt à se rendre à New York pour discuter d'un cessez-le-feu, d’une amnistie générale et de la libération de tous les prisonniers politiques, afin de créer un climat propice à la réintégration nationale souhaité par Managua.L’Union nationale de l’opposition (UNO), principal mouvement anti-sandiniste, a demandé hier la « cessation immédiate de toute action violente » au Nicaragua afin de ne pas perturber le processus électoral.Dans un communiqué, l’UNO estime que la reprise des hostilités constatées ces derniers jours dans le nord et le sud-est du pays entre des éléments antigouvernementaux et les forces de Managua « entraînent de graves violations des droits de l’homme et gênent le processus électoral ».Ces affrontements ont conduit le président Daniel Ortega à suspendre le 1er novembre le cessez-le-feu unilatéral décidé par Managua.
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