Le devoir, 4 novembre 1989, Cahier D
mm ÏEÎE • le plaisir des vres llrulj Librairie Champigny 4474.rue St-Oenl» Montréal (Québec) 844-2587 Montréal, samedi 4 novembre 1989 Absente pour la journée Originaire du Québec, Christiane St-Pierre vit depuis plusieurs années en Acadie.Elle est professeur d’études françaises à Shippagan.Absente pour la journée, publié aux Éditions d'Acadie, est son premier roman, mais elle a mérité en 1987 le Prix France-Aca die pour un recueil de contes et de nouvelles, Sur les pas de la mer.Absente pour la journée sera lancé le 7 novembre à Shippagan et à Montréal à l'occasion du Salon du livre.CHRISTIANE ST-PIERRE Presque tous les matins, vers 10 h, mademoiselle Anita traversait la moitié du village pour se rendre à l’église.Elle n’était pas une de ces bigotes qui prient à longueur de journée pour gagner leur ciel ou pour demander une faveur; elle ne priait jamais, malgré les apparences.Pour mademoiselle Anita, le paradis, c’était sur terre que ça se passait, et le ciel n’avait rien à voir avec le bonheur, d’autant plus qu’il ne devait pas savoir que faire de toutes les prières qu’on Lui adressait.Non, l’église pour elle n’était devenue qu’une douce habitude journalière; elle pouvait y rêver à son aise.On déverrouillait la porte quelques minutes avant son arrivée, pour la verrouiller aussitôt qu’elle quittait le lieu saint.Après s’être signée, elle s’agenouillait au milieu du temple, toujours à la même place.Elle fermait les yeux quelques instants et se relevait au plus vite.Fille était seule.Mademoiselle Anita marchait jusqu’à la balustrade, jetait au passage un coup d'oeil dédaigneux sur les fleurs séchées et se retournait pour faire face aux grandes orgues.Dans sa tête jouait certainement une musique, car il lui arrivait de marquer le rythme en exécutant un léger balancement du corps.De l’enlacement des mains jointes s’échappait un index, comme pour diriger un grand air.Moment magique .Elle fermait les yeux une trentaine de secondes et, quand elles les rouvrait, elle voyait Bach jouer pour elle toute seule.Cette musique la rassurait et, dès que ses yeux rencontraient ceux du musicien, elle le saluait d’un petit signe de tête.Oh, discrètement, elle ne voulait quand même pas le déconcentrer.Les matins où elle se sentait particulièrement en forme, mademoiselle Anita lui demandait de jouer ses concertos brandebourgeois et Bach, malgré son air bourru, s’exécutait allègrement.Mademoiselle Anita se laissait transporter par la musique.Quelquefois, lorsque la fille vieille se présentait à l’église avec un léger mal de tête, elle soupçonnait Bach d'avoir fait des excès la veille et trouvait qu’il jouait moins bien; elle le sermonnait alors et lui faisait des reproches, mais c’était plutôt rare.Elle aimait tellement Bach qu’elle l’avait même invité à prendre un verre de vin de Moselle dans sa maison.Bach, touché, avait promis qu’il viendrait, mais il Voir page D - 6 : Inédit FRANCINE OUELLETTE Littérature et environnement ; même combat Francine Ouellette ne se contente pas du succès et de la gloire.PHOTO JACQUES GRENIER JP?GUY FERLAND AU DÉBUT, il n’y avait rien.Francine Ouellette, l’auteur des best-sellers Au nom du père et du fils et de Le sorcier, écrit toujours à partir d’expériences vécues ou d’histoires qui l’ont touché personnellement.« Il faut que quelque chose m’interpelle ou s’impose à moi.» Une fois qu’un sujet l’a pris, comme l’environnement pour son troisième roman, Sire Gaby du lac aux éditions Quinze, elle construit un gros plan.« Au départ, je voulais traiter d’une expérience que j’ai vécue où j'habite, rès de Mont-Laurier, en bordure du lac des les.À la fin des années 70, une caravane F’APEL (F’édération des associations pour la protection de l’environnement des lacs) m’avait sensibilisé à l’aspect vivant d’un lac et des dangers qui le menaçaient.À l’époque, la vague environnementaliste n’avait pas encore frappé et les personnes qui se préoccupaient d’environnement passait pour des hurluberlus, .l’ai alors fondé une association pour la protection de notre lac qui était en danger parce qu’une usine de panneaux d’aggloméré déversait des résidus dans le lac.Évidemment, l’association a rencontré de vives résistances de la part de la direction de l’usine et des villageois qui dépendaient presque uniquement de l’usine.Au bout de trois ans, l’association est disparue.» Ce défi avorté a laissé un goût amer dans la bouche de Francine Ouellette.Mais ce n’était pas la première fois qu’elle se lançait dans une aventure risquée.Né à Montréal dans la pa-roise Saint-Alphonse d’Youville, « là où il n’y avait pas encore d’autoroute Métropolitaine et où il y avait de grands champs », Francine Ouellette a commencé très jeune à écrire des histoires pour une de ses amies.Son premier roman, elle l’a écrit à 12 ans et il avait 125 pages.Déjà à cet âge, elle voulait devenir écrivain.Mais comme on ne peut pas vivre de sa plume, et qu’elle aimait la sculpture, elle a décidé d’aller aux Beaux-Arts puis de faire un certificat en enseignement.Immédiatement après ses études, elle trouve un poste de professeur d’arts plastiques à Mont-Laurier.C’était une chance en or car ses grands-parents venaient de cette région et Francine Ouellette adorait la nature.« Lorsqu’on revenait des vacances ou des week-ends-des Hautes-Laurentides, je pleurais presque de retrouver Montréal.» Après cinq ans d’enseignement pénible — « je n’arrivais pas à faire de la discipline » — et d’un saut de parachute enchanteur, elle décide d’abandonner sa carrière de professeur et de prendre des cours de pilote d’avion.Elle tombe alors en amour avec son professeur et elle va s’établir avec lui à Scheferville comme co-pilote de brousse.Après avoir eu une fille, elle re- viens à Mont-Laurier et se met à l’écriture qu'elle n’avait jamais vraiment abandonnée».« J'écrivais le matin, de quatre à six heures, avant que la petite se réveille.» Avec cette discipline de fer, elle parvient, en trois ans, à écrire un premier gros roman de 500 pages.« Je parlais surtout de mon expérience de pilote de brousse.Mais mon manuscrit à été refusé partout.>• Malgré cet échec, Francine Ouellette continue d’écrire de la même façon et termine un autre roman en trois ans, Au nom du père et du fils.Même réaction de la part des éditeurs.« Mon manuscrit est refuse partout.» Cependant, le découragement ne la gagne pas et elle entreprend l’écriture d'un autre roman, Le sorcier.En désespoir de cause, alors qu’elle en est au trois quart du Sorcier, elle envoie Au nom du père et du fils aux éditions La Presse.Lorsqu’elle reçoit l'avis disant qu’on retenait son manuscrit, elle n’en croit pas ses yeux.Au nom du père et du fils paraît en novembre 1984 et devient rapidement un best-seller.A ce jour, on en a vendu plus de 100,000 exemplaires.Fin novembre 1985, Le sorcier connaît le même succès.Bien sûr, Francine Ouellette ne se contente pas du succès et de la gloire qui la louchent peu dans le fond.« Seulement, maintenant lorsque je me documente et que je demande des renseignements, on me les donne rapidement.» Après ces réussites littéraires, elle part en croisade en voulant conjuguer son talent d’écrivain avec sa passion pour la nature.Fille s’attaque au problème de l’environnement qu'elle connaît bien avec son arme favorite : la plume, car elle écrit encore à la main.A partir de son gros plan, qui indique les grandes orientations de son projet de roman, elle isole et affine les divers intervenants en les personnifiant.« J’invente les personnages en fonction de l'histoire et je creuse leur psychologie en leur imaginant un passé.Quelquefois, je suis obligée de remonter dans le temps et d’inventer la vie des parents et grand parents pour expliquer certains comportements que je veux donner à mes personnages.Ainsi, ils finissent toujours à vivre par eux mêmes ce qui engendre des relations entre les personnages qui m’obligent à réorienter des passages entiers de mon histoire.Mais cela donne également des dialogues qui viennent tout seuls sous ma plume.» Ces imprévus de l’écriture sont ce qui procure une des plus grandes satisfactions a Francine Ouellette.« J’aime écrire et raconter.J’écris tous les jours.Parfois, je suis obligé de recommencer jusqu’à cinq fois certains chapi-Voir page O - 6 : Ouellette Jean Vautrin, l’aventurier du langage y.a - JEAN ROYER LU ÉCRIVAIN, selon Jean Vautrin, est un aventurier du langage.Il va « piroguer sur des mots » pour inventer un monde.Il va fonder son récit imaginaire sur la réalité d’une langue.Ainsi le romancier pourra-t-il affirmer: « Tout ce que j’invente est vrai».De même, l’intérêt du récent roman de Vautrin, Un grand pas vers le Bon Dieu (Grasset), ne réside pas en ce que l’éditeur en a fait un grand pas vers le Goncourt (on verra ça le 20 novembre et bonne chance à l’auteur ! ) mais plutôt en ce qu’il recrée l’univers-langage des Cajuns dans récriture de Vautrin.Jean Vautrin s’est toujours situé, depuis Billy-ze-Kick jusqu’à La Vie Ripolin, dans une sorte de no man’s land par rapport à la littérature française: il refuse l’écriture nombriliste et même intimiste pour renouer plutôt avec le roman d’aventure à la manière de Cooper ou de Melville, de Faulkner ou meme de Marquez, ses idoles.Fit quand il parlera de son livre comme d’un roman « aventureux », il précisera que c’est lui qui s’aventure.D’ailleurs, ajoutera-t-il, il y avait trois aventuriers dans l’affaire: le lecteur, l’auteur et le groupe de ces personnages de papier du roman.Avec Un grand pas vers le Bon Dieu, Vautrin retrouve un thème qui donne la main à tous ses livres: « Je me suis toujours occupé des rebutés, dit-il, des gens qui sont un peu seuls de leur espèce, un peu mis de côté, et voilà que je tombe sur les Cajuns.Us ont été les grands oubliés, les grands méprisés de tout le monde.Vendus deux fois par la France : une fois par Louis XV, une autre fois par Napoléon.Abandonnés comme des vieilles manches par les Espagnols.Laminés par la guere de Sécession.Et la langue anglaise qui a déferlé sur eux, qui les a d’une certaine manière colonisés.D’autre part, les Cajuns forment une société multi-raciale qui réunit des Américains d’origine, c’est-à-dire des Indiens, puis des descendants des esclaves Noirs, des Espagnols qui restaient ainsi que des Antillais et des Irlandais, sans oublier ce riche apport d’Acadie avec le Grand Dérangement».En exergue de son roman, Vautrin a placé une phrase d’Hemingway: « Un homme, ça peut être vaincu, mais pas détruit ».On comprend alors que le romancier va s’occuper des destins de ses personnages, pris individuellement ou deux à deux, tant du côté des femmes que de celui des hommes.Il nous racontera les destinées de trois générations de Louisianais entre 1893 et 1920.On connaîtra Edius Raquin, Bazelle et Azeline, Farouche Ferraille Crowley et Palestine Northwood, Mam’zelle Grand-Doigt, Jimmy Trompette et Jody McBrown, pour la mémoire des Cajuns et de leur jazz.Le romancier ne cherche pas cependant à fixer ici un folklore, à séduire par l’exotisme d’un monde lointain.Un grand pas vers le Bon Dieu n’est pas une oeuvre d’anthropologie ou de sociologie mais de fiction et d’aventure.On passe d’une idée riante à une scène tragique.Un souffle biblique, épique, s’installe.Le lyrisme de l’écrivain relie les références de culture au fantastique.« J’espère que l’univers des Cajuns est destinée de ces personnages.» Pour écrire son roman, Jean Vautrin n’est jamais allé en Louisiane: il a préféré consulter le glossaire des mots cajuns.« Il n’existe pas de littérature cajun à proprement parler, il n’y a pas de texte écrit.Il fallait donc que je devienne l’inventeur de quelque chose pour que cela devienne littéraire.C’est là que j’ai commencé à me colleter aux mots et à m’apercevoir de leur richesse et de leur sensualité absolument extraordinaires.J’ai rencontré souvent aussi des mots ‘à double entendu’, comme ils disent.Et là, je me suis vraiment pris de tendresse pour les hommes.Leurs mots allaient avec leur bonne humeur, avec leur mélancolie et le roman que je voulais entreprendre.Je voulais qu’il y ait une osmose complète entre les personnages de papier, les hommes en tant que symboles de l’homme qui fait ce grand pas vers le Bon Dieu - et je suppose que nous sommes tous le Bon Dieu -, et aussi l’écrivain qui fait partie du lot des hommes mais qui est en train de piroguer sur des mots et qui est lui-même un aventurier.» « Comme la langue des Cajuns est une langue parlée, exclusivement, elle est très difficile à restituer, explique Jean Vautrin.Mon problème, c’était d’unifier tout cela et que cette langue puisse se chanter, se lire.C'est là que je suis intervenu.En essayant, d’une part, de limiter le vocabulaire à quelque 300 mots et pas davantage, afin de ne pas embourber les gens dans trop de vocabulaire.Fin me faisant sans cesse vigilant, d’autre part, pour ne pas tomber dans un exotisme de langage ou dans un certain hermétisme.» Voir page D - 6 : Vautrin PHOTO JACQUES GRENIER Jean Vautrin, candidat au Goncourt sublimé par le lyrisme et sous-tendu sans arrêt par une dramaturgie.C’est de cette manière que j'ai voulu éviter le plus possible ce qui n’aurait pu être que du folklore ou de l’exotisme.J’ai voulu prendre en main la CHRISTIAN DUFOUR IÏIEXAGONF.LE DÉFI QUÉBÉCOIS F-SSAI québécoise CHRISTIAN DUFOUR LE DÉFI OUÉBÉCOP I/) 0\ Le Canada reconnaîtra-t-il le Québec £ dame fort son insatisfaction historique?distincte qui , ,, Le défi québécois, un livre incontournable qu’il faut lire et faire lire.«Le livre dont on parlera.L’analyse la plus fine à ce jour.» À Le Québec parviendra-t-ll & exorciser le traumatismes de la Conquête ^ ActuuÉté »g anglaise qui le hante depuis plus de deux slides et hypothèque son «Un livre-thèse Intéressant, à mi-chemin entre le traité d’histoire et un h avenir?essai de science politique.» : 7) %a ESSAI l’Hexagone lieu distinctif de l'édition littéraire La Presse Pierre Vennait, ESSAI i D-2 ¦ Le Devoir, samedi 4 novembre 1989 GUY FERLAND Bilan de l'Unéq L’UNION des écrivains québécois compte cette année 690 membres.C'est ce qui ressort du rapport des activités de l’UNÉQ.L’Union a continué auprès de ses membres son travail d’information sur les prix littéraires, le droit d’auteur, les subventions, les événements marquants de la vie littéraire, les services de conseils juridiques sur les contrats et les lois touchant les écrivains, etc.Par ailleurs, l’Unéq a publié deux livres : Écrivain el impôt et Le testament de l'écrivain.L’Unéq s’est également faite le porte-parole des écrivains au cours d’audiences sur la loi sur le statut professionnel des artistes des arts visuels, des métiers d’art et de la littérature et sur leurs contrats avec les diffuseurs (loi 78), et dans plusieurs autres manifestations publiques.L’Unéq administre toujours trois prix littéraires : les Grands prix du Journal de Montréal, le Prix Molson de l’Académie canadienne-française et le Prix Émile-Nelligan.Sur la scène internationale, l’Union administre son programme d’échanges avec la France.Elle gère également un important secteur de reprographie qui comprend des ententes à tous les niveaux scolaires.La manie des livromaniaques LE CONCOURS intitulé Je suis li-vromaniaque, organisé par Communication-jeunesse, a reçu 40,000 réponses de 12,000 adolescents répartis à travers 136 clubs de livromanie.Ces clubs sont organisés dans les écoles et les bibliothèques participantes.Lundi, Communication-jeunesse procédera au lancement du prochain concours Je suis livroma-niaque.Des livres en lock-out L’IMPRIMERIE de Marc Veilleux est en lock-out depuis quelques semaines déjà, ce qui retarde l’impression de plusieurs livres de differentes maisons d’édition québécoises dont Leméac, Boréal et VLB éditeur.Leméac a encore deux ou trois livres à l’imprimerie qui attendent le règlement incessant du conflit.Quant à Boréal et VLB, les ouvrages prêts à imprimer ont été envoyés chez d’autres imprimeurs.L’imprimerie de Marc Veilleux se spécialise, entre autres, dans l’impression de livres à petit tirage.La foire du livre de Lanaudière LA FOIRE du livre de Lanaudière se déroule présentement jusqu’au 5 no- vembre à la salle Calmarose du cégep Joliette-De Lanaudière.On pourra y rencontrer Serge Mongeau ( La simplicité volontaire, Québec/ Amérique), Thierry Pasquier (Pla-nethood, éditions Michel Lecompte), Jean-Luc llétu ( Psychologie du couple, éditions Méridien), Guillemette Ismard ( La mémoire vivante, éditions du Méridien), Madlyn Allard (Comment éviter un burn-out en l’an 2000, éditions de Mortagne), etc.Normand de Bellefeuille Prix littéraires MME FERNANDE Roy, professeur d’histoire à l’Université du Québec à Montréal, a reçu le Grand prix d’histoire Lionel-Groulx/Les coopérants 1989 pour son ouvrage intitulé Progrès, harmonie, liberté paru aux éditions Boréal.Ce prix, accompagné d’une bourse de $ 2000, est remis sur recommandation d'un jury constitué par l’Institut d'histoire de l’Amérique française.LE PRIX littéraire Air Canada a été décerné à Nicole lloude pour son roman L’enfant de la batture publié aux éditions de La pleine lune.Ce prix est constitué de deux billets offerts par Air Canada et valides pour toute destination choisie par la lauréate et desservie par ce transporteur aérien.Il sera remis à Nicole lloude le samedi 18 novembre lors du Salon du livre.Deux autres finalistes ont été choisis : Normand Chaurette pour son roman Scènes d’enfants paru chez Leméac et Jacques Côté pour son roman Les montagnes russes publié par VLB éditeur.LA FONDATION CAMEDU (CA-nada, Monde et ÉDUcation) lance un concours littéraire, La relève du conte canadien ayant comme thème le « développment Nord/Sud ».Ce concours se tient jusqu’au premier février 1990 et s'adresse à tous les jeunes auteurs non publiés jusqu’à RECHERGHI N°215- NOVEMBRE 1989 raw/- 9en*Houe,, «mm*, par Peter L.Forey HISTOIRE D'UNE INVASION GENETIQUE par Dominique Anxolabéhère, Margaret G.Kidwell et Georges Périquet if POUVOIR CRÉATEUR DES MATHÉMATIQUES par Alain Boutot COMMENT EST NÉE l'ÉCOLOGIE par Pascal Acot MÉCANIQUE QUANTIQUE ET MYSTICISME par Pierre Thuillier dossier LA COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE EN EUROPE par Mark N.Franklin EK.4,95$ OFFRE SPÉCIAL D’ABONNEMENT — UN AN: 39,00 $ Je souscris un abonnement d'un an (11 nos), à LA RECHERCHE, au prix de 39.00 $.Veuillez payer par chèque établi à l'ordre de Diffusion Dimédia Inc ! Nom__________________________________________________ Code Postal.| A retourner accompagné de votre règlement à: Diffusion Dlmédla, 539, bout.Lebeau, Saint- I I Laurent H4N 1S2 «Un délai de 8 à 12 semaines interviendra entre la date de la demande I d'abonnement et la réception du premier numéro.L'abonnéfe) le sera pour un an, à | compter du premier numéro reçu.» maintenant.Four participer au concours, les auteurs devront faire parvenir leur manuscrit d’au moins 50 pages en trois exemplaires à l’adresse suivante : « La relève du conte canadien », C.P.9095, Sainte-Foy, Québec, G1V 4A8.LE CENTRE International de la francophonie, dont le président est M.Léopold Senghor, ancien président de la République du Sénégal, membre de l’Académie française, organise un grand concours international littéraire dans les catégories suivantes : poésie libre et classique, roman, nouvelle, conte, essai, récit historique, reportage.La date limite d’inscription est fixée au 15 décembre 1989.Pour obtenir le règlement, écrire au président du C.I.D.E.F., 59, rue Guillaume de Mortagne-59200-Tour-Coing-France.LE PRIX littéraire Canada-Communauté française de Belgique 1989 a été attribué au poète belge Werner Lambersy.Ce prix, doté d’une bourse de $ 2,500, couronne l’oeuvre complète d’un auteur et il est attribué alternativement à un écrivain francophone du Canada et de la Belgique.Louise Dionne, membre du Conseil des Arts du Canada, remettra le prix au lauréat le samedi 18 novembre sur la Grande place du Salon du livre de Montréal.AFIN d’encourager la production de textes dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et au Québec, l’Université du Québec à Chicoutimi invite la population à participer à ses deux concours annuels : Le concours du meilleur texte de quatre lignes (doté de trois prix de $ 60, $ 30 et $ 20) et Le concours du meilleur texte de trois pages (doté de trois prix de $ 150, $ 70 et $ 50).Les textes partici- Nicole Houde pants doivent parvenir avant le vendredi 16 février 1990 à l’adresse suivante : Module des lettres, Concours de création de textes, Université du Québec à Chicoutimi, 555, boul.de l’Université, Chicoutimi, G71I 2B1.Pour informations supplémentaires : (418) 545-5336.La poésie d’ici en France Un portrait vivant et actuel de la nouvelle génération d’écrivains du Québec a été publié en France, aux éditions Seghers, sous la forme d’une volumineuse anthologie.Cet ouvrage, intitulé Écrivains contemporains du Québec depuis 1950, signé de Lise Gauvin et du poète Gaston Miron, est le premier à présenter en France un nombre aussi important d’écrivains québécois — poètes, romanciers, dramaturges et essayistes.D’Hubert Aquin à Yolande Ville-maire, en passant par Yves Beau-chemein, Claude Beausoleil ou Marie-Claire Blais, cette anthologie de 600 pages présente environ 70 au- Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS Aujourd'hui 4 novembre de 14h à 16h PIERRE GOBEIL LA MORT DE MARLON BRANDO Les Éditions Tryptique Mercredi le 8 novembre de I9h à 21h RAYMOND LEBLANC CHANTS D’AMOUR ET D’ESPOIR Michel Henry Éditeur Vendredi 10 novembre de 17h à 19h SUZANNE JACOB PLAGES DU MAINE nbj Samedi le 11 novembre de 14h à 16h JEAN-ETHIER BLAIS FRAGMENTS D’UNE ENFANCE Leméac 1120, av.laurier ouest outremont, montréal tel.: 274-3669 Fernande Roy teurs de 1950 1980, avec une courte biographie et des extraits de poèmes, essais ou romans.Avec une multiplicité de thèmes — la ville, le déracinement ou le rêve américain démystifié — cette littérature, dont « l’importance n'a cessé de croître depuis 1940, tant par le nombre des écrivains que par la qualité des oeuvres », porte trace d’un autre combat de l’écrivain québécois : « que le français demeure chez lui la langue de l’Etat, de la culture et des communications », notent les auteurs de l’ouvrage.Rencontres littéraires HENRI Tranquille et Yves Gauthier invitent le public à venir interroger, surtout sur l’écriture, Simonne Mo-net-Chartrand de 20 h à 21 h, lundi au bistro Chez Babou, 3814, rue Saint-Denis.LA PRINCESSE D.Kimm présentera une performance intitulée La sauterelle et autres petites filles au Quai des brumes, 4481, rue Saint-Denis, dimanche à 22 h.LA SOCIÉTÉ littéraire de Laval reçoit cette semaine Jean-Yves Soucy, l’auteur de La buse et l'araignée, à la salle 2D-3D de la maison des arts de Laval, lundi à 19 h.ROBERT LALONDE, qui vient de publier Le diable en personne aux éditions du Seuil, rencontrera le public à la librairie Flammarion sise à la Place Montréal Trust, 1500, avenue McGill College (499-9675), jeudi le 9 novembre de 12 h à 13 h 30.ROBERT MELANÇON animera un séminaire intitulé Point, ligne, vers à la salle 8151, pavillon Lionel-Groulx, 3150 rue Jean-Brillant, mardi le 7 novembre à 19 h 30.NORMAND DE BELLEFEUILLE aura l’honneur d’être l’invité de la Place aux poètes cette semaine.Ces rencontres avec des poètes ont lieu tous les mercredis à 21 heures à La butte Saint-Jacques, 50, rue Saint-Jacques.Janou Saint-Denis, la poète animante, est évidemment de la partie.Le plaisir chapeauté de l’accent circonflexe Lettre en réponse à la chronique de Jean-V.Dufresne parue dans LE DEVOIR du 1er novembre et intitulée « Du camembert au fromage Kraft » COMME VOUS, j’aime le café frais moulu, le bon pain et le fromage odorant; comme vous, le mot orthographe sans ses deux « h » me paraîtrait bien lugubre et aseptique.Votre éloge passionné et gourmand de l’orthographe française ainsi que l’abondant courrier des lecteurs m’ont bien réconfortée : comme vous, je suis sensible à toute la poésie, à l’infini mystère des mots.De plus, je vis de la difficulté de leur écriture; on ne pourra me reprocher de vouloir simplifier l’orthographe par intérêt ou parce que je la connais peu.Peut-être ne suis-je pas tout à fait impartiale : on aura compris que je ne me bagarrerais pas pour le maintien du deuxième accent aigu du mot événement, bien qu’il fit le plaisir délicat des typographes et correcteurs érudits.A l’occasion du débat qui s’amorce en France, je crois utile de proposer ce sujet de réflexion et de donner, à ceux que la question intéresse, la possibilité de faire valoir leurs arguments.Les vôtres étaient délicieux.— MARIE-ÉVA DE VILLERS Fiction et biographies nn i ?Tin 1 Le Premier Quartier de la lune Michel Tremblay Leméac__________________(1)* 2 Dors ma Jolie Mary Higgins-Clark Albin Michel (3) 3 Sire Gaby du lac Francine Ouellette Quinze (4) 4 Misery Stephen King Albin Michel (2) 5 La Chair de pierre Jacques Folch-Ribas Robert Laffont (5) 6 Mon beau navire Anne Wiazemsky Gallimard (-) 7 Les escaliers de Chambord Pascal Quignard Gallimard (7) 8 Le négociateur Frederick Forsyth Albin Michel (6) 9 L’agenda d’Icare Robert Ludlum Robert Laffont (-) 10 Le Diable en personne Robert Lalonde Seuil (-) Ouvrages généraux 1 Le Chemin le moins fréquenté Scott Peck Robert Laffont (1) 2 L’état du monde Collectif Boréal (2) 3 Père manquant, fils manqué Guy Corneau Éditions de l'Homme (5) 4 Le voyage fantastique Gründ (4) 5 Le gourmet de quartier Victor Levant HMH (-) Compilation faite à partir de* données fournies par les libraires suivants : Montréal : Renaud-Bray, Hermès, Le Parchemin, Champigny, Flammarion, Raf-fin, Demarc; Québec : Pantoute, Garneau, Laliberté; Chicoutimi : Les Bouquinistes: Trois-Rivières: Clément Morin; Ottawa: Trillium; Sherbrooke: Les Bi-blairies G.-G.Caza; Jollette ; Villeneuve; Drummondvllle : Librairie française * Ce chiffre Indique la position de l'ouvrage la semaine précédente DÉLIR SUR ALEX-2 La famille infernale C’est sur le réseau Alex 2 qu’est revenue la nouvelle aventure de ro man interactif.Les participants et les lecteurs retrouveront dans le tout nouveau CROC les personnages du roman sous forme de feuilleton illustré.Les aventures de nos héros et héroïnes commençaient avec les interventions suivantes.On n’avait jamais rien vu de pareil, le vieil homme au village disait que .niais il avait la réputation d’être un vieux fou et personne ne l’écoutait, mais pourtant, cette fois, il n’avait pas tort.« Pas un mot sur JoMar (les parents) mon vieux sarpan, ou j’tenvoie mes serpents ».La menace de Lamphère était à prendre au sérieux.Les premières interventions ont donné le ton: .mais le vieux répond : « Tu me fais pas peur, maudit sacripant.Dans mon jeune temps, mon chum Moïse, y changeait les serpents en bâtons.à moins que ce soit le contraire .charette-à-foin de mémoire.Le châtiment avait été décidé démocratiquement par Lamphère et ses frères à quatre contre un.Le vieux allait ravaler ses mots.Sa disparition horrible n’arrangeait rien.Il fallait vraiment être monstrueux pour forcer ce veil homme à manger deux énormes pots de Cheez-Wiz en regardant Mike Vainlou chanter La dame en rose.Mais Mike Vainlou s’avérera être la clé de l’énigme de la future évasion du vieux car, sans le vouloir, le vieux enregistrait dans son subconscient les messages subüminaux que Vainlou lui envoyait.Prends garde aux singeries (cinq égéries) use de ta supercherie (super chérie) Chaque mot sublimement subliminal excitait, stimulait, émoustillait les neurones névrosées de l’encéphale atrophié du vieux sclérosé.Abruptement, soudainement, incroyablement, l’ancêtre se transformait.Cependant, à la réunion familiale, Jo et Martine s’engueulaient discrètement, comme toujours.« Jo, as-tu vu où sont passés les flos ?» « J’en ai assez de ton tataouinage, Martine, mais tu resteras toujours ma gargouille.Les interventions de cette semaine sont les suivantes Le vieux étant ainsi chargé d’une énergie terrifiante, réussit à s’échapper, et causa ainsi le terreur totale chez ses assaillants.pour quelques instants du moins.DAN Les cinq petits anges fascinés : « Ohque vous avez de grands pieds », dit Lamphère.« Oh que vous avez de grandes mains », dit Joseph.A LIS « Oh ! Que vous avez de grands yeux ! », dit Simon tout doucement, « Oh ! Que vous avez un grand nez ! », dit Jérôme tout d’un trait.CAROL « Ren voyons !Ti-frère ! T’es-tu myope ! Son nez, il l’a toujours eu gros et rouge ! », dit Maurice d’un ton bien assuré et d’une voix si forte qu’elle réveilla les cinq petits anges fascinés.MIRE C’est Marie Fortier qui assure le choix des interventions.M* JIÎjAj iMIMIWWWWkW 1 LE PREMIER QUARTIER DE LA LUNE Michel tremblay Le livre est majeur, de ceux qui vous retournent tout à fait, qui hantent longtemps le jardin secret où chacun cultive l'inexprimable.Michel Tremblay et son narrateur, quand ils retournent dans la rue Fabre, n’y vont pas régler des comptes.Ils s'en vont en pèlerinage.Régmal Martel La Presse LE PREMIER QUARTIER DE LA LUNE une œuvre majeure qui va marquer la production littéraire québécoise.Un roman à lire et à relire.Alice Parizeau, Le Devoir Tremblay ouvre une autre porte de la maison de son enfance.Caroline Monlpelil, La Presse Michel Tremblay est étonnant Chaque nouvelle œuvre de lui recèle des surprises on ne peut que donner son adhésion à une œuvre qui nous parle plus que toute autre.Raymond Bertin, Guide Mont-Royal cette voix unique,tellement québécoise qu'elle atteint l'univers.Odile Tremblay, Le Devoir LE PREMIER QUARTIER DE LA LUNE, un roman, une fois terminé, dont on ne peut se séparer, un roman que l'on tient près de soi, irradié, rassuré par la tendresse, la complicité et la douce pudeur qui s'en dégagent LE PREMIER QUARTIER DE LA LUNE, un voyage intimiste avec des personnages attachants qui traversent à jamais les frontières de l'oubli.Marie-Êve Pelletier, Le Droll La littérature d’aujourd’hui LEMEAC Le Devoir, samedi 4 novembre 1989 H D-3 L • le plaisir des mes L’amour, le couple, la liberté, le pouvoir, CQFD LE COEUR NET Sylvie Moisan Quinze, Montréal 1989, 181 pages Jean-Roch LJ BOI7IN Lettres ?Québécoises Je ne connais pas Sylvie Moisan, excepté pour sa chronique des best-sellers dans nos pages et une nouvelle parue en 1987 dans un recueil collectif de jeunes écrivains de Québec sous le titre Meilleur avant : 31/12/99.Il me reste des images fortes de cette nouvelle (fraîcheur garantie pour dix ans ! ) intitulée Le Rayon des femmes.Non seulement parce que c'était la seule nouvelle du recueil écrite par une femme, mais à cause de son sujet.La narratrice décidait de s’acheter une poupée gouflable qu’elle ira échanger maintes fois.On voit d’ici pointer la parabole.Plutôt que de tenter, peut-être vainement, de se sculpter le corps et le coeur et la tête, alouette ! pour devenir la femme idéqle, la narratrice allait utiliser cette femme de caoutchouc comme alter ego.Le Coeur net explore le même territoire qu’on n’a pas fini de défricher : Comment peut-on être femme aujourd’hui, exercer sa liberté de droit et pratiquer les jeux de l’amour dont la grammaire est de pouvoir et de soumission.La prose de Sylvie Moisan opère sur moi un effet de séduction irrésistible.Publié dans une collection qui s’appelle « prose ouverte », ce récit d’aventures amoureuses se fait peinture de moeurs, portrait d’époque, avec une galerie de personnages de mâles pour lesquels la narratrice éprouve plus de commisération que de compassion.Elle garde soigneusement ses distances vis à vis de son sujet par le biais d’un humour pénétrant et efficace qui permet au lecteur de s’amuser beaucoup dans ce court roman.Il s’amusera d'autant mieux s’il ne se reconnaît pas dans cette cohorte de mâles mis au poteau, tout en reconnaissant au passage la tête ou la queue d’oiseaux familiers.La narration, sur le ton de la confidence, invite à la complicité, puisque de cette chose banale et coutumière, le couple qui se fait et se défait, il vaut mieux rire que pleurer.Ça commence comme ceci : « J’ai quitté un homme que j’aimais, un homme très beau, presque riche, incroyablement viril et qui portait sur le front l’étoile de la réussite.» Elle part sans laisser d'adresse et rompt du même coup avec sa famille, avec sa mère surtout, une femme trop belle, trop élégante, trop bête finalement.Dominique, la narratrice, qui a passé sa vie a être une femme convenable, va essayer d’être une femme libre.Cette femme belle et intelligente va d’abord tâter de la solitude, premier mot du lexique de l’autonomie.Elle déménage, car elle croit aux Sylvie Moisan signe aussi dans le Plaisir des livres une chronique sur les best-sellers.vertus de la fuite.Liberté conquise, il faut s’attaquer au pouvoir avant de connaître le bonheur sans failles.Elle part donc à la chasse à l’homme, pratiquant le féminisme qui s’impose.C’est la joyeuse guerre des sexes.Joyeuse ?« Si j’ai parfois pour m’exprimer un accent grave, confie Dominique, c’est qu’en tentant de cerner ce qui, dans les sentiments, est irréductible à l’amour ROBERT LALONDE LE DIABLE EN PERSONNE immense plaisir de lecture».Jean Royer /Le Devoir « Avec Le Diable en personne, son cinquième roman, Robert Lalonde signe un livre superbe.Une quête patiente, minutieuse sur un parcours empreint de poésie et d'émotions retenues».Lucie Côté/La Presse « On n'échappe pos à la fascination que suscite Le Diable en personne.On lit ce roman comme on reconstruit le puzzle d'une image qu'on n'aurait jamais vue.Robert Lalonde est arrivé à écrire, à partir d'un personnage qu'on ne connaît pas et qu'on ne connaîtra finalement jamais, une histoire que l'on suit avec passion.» Marie-Claude Fortin / Voir.de soi, je n’ai récolté que des points d’interrogation Je rêve d’un futur simple où je saurais enfin me contenter d’un amour imparfait.» Partant de sa rupture avec Marcel, Dominique nous raconte comment elle s’est appliquée' à faire des « mauvais coups ».Ces mauvais coups qu’elle met entre guillemets et pratique en compagnie d’une nouvelle amie voisine de palier qu’elle appelle « la sorcière » seraient ce qu’un certain code social permettrait aux gars mais pas aux filles prendre un coup, prendre son pied, prendre et laisser.Alors Dominique plonge dans la jungle mâle.« Les hommes, ah, les hommes ! Ils savent construire des maisons, ils montent des murs de briques, manient des scies à chaîne et fendent du bois.Us savent comment fonctionne l’électricité, comment l’eau arrive jusqu’au bol de toilette et peuvent en un tournemain aiguiser un couteau ou réparer le foasfer.l.] Les hommes, ils ont même inventé les mots pour parler de tout ça, des mots qui font des femmes une de leurs inventions.» Voilà donc une narratrice qui se donne à tordre le cou aux mots et qui tord un peu les couilles à ces hommes qu’elle a convoqués au tribunal d’Êros au féminin.Évident ment, ce genre de roman ne peut pas finir.Dominique devra contempler l’absolue solitude du pouvoir qu’elle a voulu conquérir.L’amour condamné à l’imparfait devient le pire de tousles maux.Une tare essentielle.Vaut mieux en rire.11 n’y a pas de roman ici, on serait plutôt dans le conte contemporain, une histoire qui volerait son sujet aux romans savon de la télé, en y mettant du ton, de l’esprit.Sylvie Moisan manie la plume avec beau coup d’habileté, cultivant la légèreté et l’audace pour faire marcher son théâtre d’hommes.Le résultat est le portrait en négatif d’une certaine femme, un portrait-robot, un type de la femme contemporaine.C’est son côté faible.Car à ce point-ci, je me demande si Dominique, l’héroine, ne pourrait pas être un homme, ce qui, à part le clitoris, serait changé.A cruiser comme un homme, les histoires de baise ça ne va nulle part, on s’en doute.On admire l’art de dire, sans comprendre l’urgence.Les Éditions du Préambule \iary*s SoucharU Le discours de presse L» fttomtmk 260 pages / 28.00 $ / ISBN: 2-89133-099-4 Le voleur de parcours hJf'i :« ci csnmopoummc j littérature québécoise or’empotai ru Coil«
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