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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1989-12-02, Collections de BAnQ.

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authentique cuisine italienne et fruits de mer deLtivul ex Rés.: 668-0780 Vol.LXXX — No 280 ?Neige.Accumulation: 10 cm Max.: -8 Détail page B-9.Montréal, samedi 2 décembre 1989 5 CAHIERS —$1.00 AUJOURD’HUI Le Jules-Fournier à Jean-V.Dufresne L'excellent journaliste et chroniqueur du DEVOIR Jean-V.Dufresne a reçu hier soir le 9e prix Jules-Fournier attribué à chaque année par le Conseil de la langue française.Honoré.LE DEVOIR publie aujourd'hui l’allocution prononcée hier soir par M.Dufresne.Page A -11.Carole Laure dit bonjour à la montagne De passage à Montréal pour le lancement de son nouvel album country— le dernier engouement parisien ! — Carole Laure s’entretient avec Nathalie Petrowski.Page C -1 Cinéma Paradis Et la vedette, Vanessa Paradis, et le réalisateur de Noce blanche, Jean-Claude Brisseau, étaient à Montréal cette semaine pour faire la promotion de ce film que nos chroniqueurs ont déjà vu et qui semble déjà assuré d’une excellente carrière ici.Page C-1.¦SJ Le livre selon Françoise Sagan Pour Françoise Sagan, un livre, c'est toujours une oeuvre morale, même et surtout s’il est amoral.Page D -1 Un Félix de luxe Le fou de l'ile de Félix Leclerc chez Fides en édition de luxe à 100 $ou en édition de grand luxe à 2500 $, ou encore Trente artistes dans un train à 59,95 $ chez Art Global.Page D-1 Gorbatchev promet de rétablir la liberté de religion en URSS Moscou renoue des liens diplomatiques avec le Vatican d'après AP LE VOYAGE historique du président soviétique Mikhaïl Gorbatchev au Vatican a permis hier de mettre fin à 72 ans d’hostilité réciproque entre le Saint-Siège et le Kremlin : les relations diplomatiques sont rétablies et une loi garantissant la liberté de croyance va être adoptée en URSS.Le sourire rayonnant qu’ont arboré les deux hommes tout au long de leurs apparitions publiques montrait qu’ils avaient manifestement pris la mesure de l’événement.C’était la première fois de l’histoire moderne qu’un premier secrétaire du Parti communiste soviétique, hier au Vatican.« Un événement vraiment extraordinaire a eu lieu », a déclaré Mikhaïl Gorbatchev en russe à l’issue d’un entretien de 70 minutes, dans la bibliothèque du palais épiscopal, avec Jean-Paul II.« Il est devenu possible en raison des changements profonds qui balayent de nombreux pays et nations.Nous pouvons en outre nous attendre à ce qu’il contribue à assurer leur continuation positive ».La liberté religieuse en URSS, un éventuel voyage du pape dans ce pays, ainsi qu’un prochain rétablissement des liens diplomatiques entre l’État religieux et l’État athée, ont figuré au menu de cette rencontre historique d’un peu plus d’une heure, hier midi.Moscou et le Vatican, a en effet annoncé M.Gorbatchev, sont parvenus à un accord de principe afin de donner « un statut officiel à nos relations d’État à État » : autrement dit, de rétablir des relations diplomatiques rompues lors de la Révolution bolchévique de 1917.Le numéro un soviétique a répondu au voeu le plus cher du pape en annonçant par ailleurs qu’une loi Voir page A-12: Gorbatchev PHOTO AP Le pape Jean-Paul II et le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev se sont entretenus pendant 70 minutes, hier, au Vatican.Le NPD dit non à l’accord Meech ice Godin Envoyé spécial WINNIPEG — Les délégués au congrès de leadership du NPD à Winnipeg ont rejeté massivement la position de compromis avancée par la délégation québécoise sur l’entente du lac Meech.La position du NPD fédéral est maintenant claire : l’entente du lac Meech doit être amendée maintenant.À la résolution québécoise, les délégués n’ont pas hésité à choisir la vision du chef néo-démocrate du Manitoba Gary Doer qui s’oppose farouchement à cette entente.Un après l’autre, tous les grands ténors du NPD qui sont intervenus dans le débat ont demandé aux délégués d’accepter la proposition qui exige des amendements directs ou toute autre forme d’amendements à l’accord.Seuls des Québécois et l’aspirant au leadership, l’ontarien Steven Langdon, ont tenté de défendre la position de compromis québécoise.En vain.Le vent contre l’entente du lac Meech dans sa version actuelle soufflait tellement fort sur le plancher du congrès que même Ed Broadbent, qui avait pourtant appuyé la résolution québécoise dans un premier temps, a demandé aux délégués de suivre Gary Doer.Ce qui a semé la consternation dans la délégation québécoise.La nouvelle résolution acceptée par le congrès souscrit aux « objectifs et principes des cinq conditions préalables à l’accord du lac Meech avancées par le gouvernement du Québec ».Elle demande cependant Voir page A-12: NPD .• V: Les bouleversements en Europe constitueront l’enjeu majeur du sommet historique de Malte d'après AFP LA VALETTE — Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev est arrivé hier soir, peu avant minuit, à l’aéroport de Luqa, à Malte, pour assister aujourd’hui et demain à un premier sommet avec le président américain George Bush.M.Gorbatchev, accompagné de son épouse Raïssa et d’une impor- tante délégation, est arrivé de Milan à bord du Tupolev présidentiel.Le vol avait été retardé, de près d’une heure sur le programme initial, en raison du brouillard au départ à Milan.Le dirigeant soviétique a été accueilli par le président de la République Vincent Ta-bone.M.Bush, pour sa part, était ar- rivé plus tôt dans la journée à Malte.Le dirigeant soviétique devait se rendre aussitôt, par la route, à l'Auberge de Castille, siège du gouvernement à La Valette, pour un entretien avec le premier ministre Eddie Fenech Adami, tandis que Mme Gorbatchev faisait Voir page A-12: Malte PHOTO AP À son arrivée à Malte, hier, le président des États-Unis George Bush a fait une revue de la garde des troupes locales.Les élèves de Villa Maria doivent s’engager à s’exprimer en français à l’école lüSih-Pierre Proulx L’ÉCOLE SECONDAIRE Villa Maria, que dirige la Congrégation de Notre-Dame à Westmount, demande à ses étudiantes de s’engager par écrit à « s’exprimer en français » à l’école et, aux parents, d’« inciter » leur fille à le faire.Après vérification préliminaire, il s’agit probablement là d’une première dans les établissements scolaires du Québec.Les parents qui demandent à inscrire leur fille dans cette institution privée en septembre 1990 se voient actuellement remettre un formulaire intitulé « Promotion du français ».Cet engagement, y précise-t-on, a pour objectif de « développer une habilité à utiliser en toute circonstance la langue que demandent les convenances » et « de respecter et promouvoir le caractère du secteur francophone de Villa Maria ».L’établissement compte en effet un secteur anglophone de 400 étudiants alors que le secteur français accueille 500 élèves.Cette décision va s’appliquer à compter de septembre 1990, nous a expliqué la directrice de l’école, Soeur Arlita Matte.L’école est située en milieu anglophone, rappelle-l-elle.De plus, le secteur anglais de l’école, bien que ses activités pédagogiques et ses locaux soient séparés du ceux du secteur français, exerce aussi une certaine pression en faveur de l’anglais.On s’exprime donc fréquemment en anglais dans les corridors et à la récréation, a constaté soeur Matte.Elle y voit aussi un « phénomène de l’adolescence » qu’accentue la con-Volr page A-12: Français a CHANSON bE ROLANDE Rolande Allard-Lacerte LA W i ¦ JC % ^ ¦ Ijï-%1 Un recueil de textes au style vif et provocant.Parfois drôles, parfois méchants mais toujours très émouvants.La chanson de Rolande: un air puissant et fraternel, réjouissant et vital.Journaliste émérite, Rolande Allard-Lacerte a reçu le prix Judith-Jasmin en 1984 cj,0jx et le prix du Gouvernement du Québec en 1970.D U A T Vol.de 256 pages - 22,95$ O U KL AL A-2 ¦ Le Devoir, samedi 2 décembre 1989 Filmon refuse de recevoir Murray ntal Hébert de notre bureau d’Ottawa À PEINE commencée, la mission exploratoire du sénateur Lowell Murray, destinée à relancer l’accord du lac Meech sur la voie de la ratification, donne des signes d'essoufflement alors que plusieurs provinces semblent vouloir reléguer Ottawa en marge du débat constitutionnel jusqu’à nouvel ordre.À l’issue de leur rencontre du mois dernier, les premiers ministres avaient convenu que le ministre fédéral tenterait de trouver un terrain d’entente pour sortir l’accord de l’impasse, mais maintenant, tout indique que c’est entre les provinces du Canada anglais et sans intermédiaire fédéral que s’engage la vraie ronde de négociation sur le sort du lac Meech.Après l’avoir vu se présenter les mains vides au Nouveau-Brunswick jeudi, le premier ministre du Manitoba a annulé son rendez-vous de lundi avec l’émissaire du gouvernement fédéral.À Winnipeg, au bureau du premier ministre Gary Filmon, hier après-midi, on décrivait en termes peu flatteurs l’opération d’Ottawa.« Le sénateur Murray s’en vient ici essayer de nous tordre le bras », explique un conseiller manitobain pour résumer la position de son patron.Par conséquent, en remplacement de l’entretien prévu avec Gary Filmon, le sénateur Murray passera une partie de la journée de lundi avec le groupe de travail chargé de la position constitutionnelle du Manitoba, qui lui rafraîchira la mémoire sur les exigences que pose la province pour ratifier l’accord.Et le premier ministre ne sera définitivement pas de la partie.« Je rencontrerai le sénateur quand il sera en mesure de m’indiquer quelles concessions Ottawa est disposé à envisager », déclare Gary Filmon sur le ton d’une fin de non-recevoir.Le geste manitobain équivaut à évacuer presque de force Ottawa du centre du débat.Il s’ajoute à d’autres signaux, un peu moins brutaux mais sans équivoque en provenance de plusieurs capitales provinciales, à savoir qu’Ottawa n’est pas perçu comme un interlocuteur susceptible de faire avancer le débat actuel.Un débat qui tourne de plus en plus autour d’éventuels engagements de l’Ontario et du Québec sur la réforme du Sénat.Fort de ses communications directes avec Québec, c'est l’Ontario qui s’est mise sur la brèche.Depuis une semaine, le ministre Lowell Murray marche littéralement sur les traces du premier ministre David Peterson.Quand le sénateur s’est présenté chez Frank McKenna du Nouveau-Brunswick, David Peterson venait d’en sortir.Quand il va arriver dans le bureau de Clyde Wells à Terre-Neuve jeudi prochain, il aura été précédé d’une pleine semaine par le premier ministre ontarien.Pour compléter le tableau, Gary Filmon qui laisse entendre qu’il perdrait son temps à rencontrer le sénateur Murray, ne s’est pas du tout fait tirer l'oreille la fin de semaine dernière pour se rendre à Toronto, parler football et lac Meech avec ses collègues Devine, Peterson et Wells.Un événement politico-social auquel Ottawa n’avait pas été convié.À la fin de cette semaine, le premier ministre Frank McKenna parlait à son tour de prendre le bâton du pèlerin.À l’issue de l’entretien qu’il a eu avec le sénateur Murray, Frank McKenna laissait entendre que son projet d’adjoindre une entente parrallèle au lac Meech, pourrait maintenant trouver acheteur du côté fédéral.Mais pas question de laisser Ottawa piloter l’idée.« Je suis disposé à faire moi-même le tour de mes collègues provinciaux », s’exclame McKenna devant un sénateur Murray silencieux.Pour ajouter au va-et-vient, le premier ministre du Nouveau-Brunswick pourrait bien croiser en chemin des émissaires de l’Alberta.Le premier ministre Don Getty n’a pas encore complètement décidé s’il adjoindra un représentant albertain à la mission fédérale pour pousser la réforme du Sénat, ou s’il amorcera une démarche parallèle.Pour le moment, Ottawa fait comme si les provinces du Canada anglais n’avaient pas réamorcé entre elles et à l’exclusion de tout interlocuteur fédéral, le dialogue constitutionnel.Le programme d’activités du sénateur, tel qu’amendé unilatéralement par le Manitoba, est maintenu.Après sa rencontre avec le comité manitobain lundi, rencontre à laquelle assisteront les deux chefs de l’opposition de cette province, Lowell Murray se rendra à Terre-Neuve le 8 décembre.Le rendez-vous ne sera pas annulé, promet le bureau du premier ministre Clyde Wells, même si on y présente la chose comme une simple visite de courtoisie.Ensuite, Lowell Murray rentrera à Ottawa décider s’il est utile de continuer son périple ou s'il serait préférable d’attendre que les provinces soient plus disposées a le recevoir.K O N I) S F&R Fo\ns rot h i.\ Fomnnos m (ttnti un us ET i 'Aim \ m Rn hhk io Gouvernement du Québec Ministère des Transports SUBVENTIONS DE RECHERCHE SUR LE TRANSPORT DES MARCHANDISES (2e concours*) Un programme de subventions de recherche portant sur le transport des marchandises est offert conjointement par le ministère des Transports du Québec et le Fonds pour la formation de chercheurs et l aide à la recherche (FCAR).Il s'agit de la seconde ACTION CONCERTÉE SUR LE TRANSPORT DES MARCHANDISES.Admissibilité: Les chercheurs, seuls ou en groupe, résidant au Québec, qui proviennent des établissements universitaires ou collégiaux, des instituts de recherche à caractère public ou qui n'ont pas d affiliation institutionnelle reconnue sont invités à présenter une demande Objectifs: • Poursuivre les efforts de la première Action concertée (1985-1988) afin de sensibiliser les chercheurs à l'importance de ce secteur de recherche, • Consolider les pôles de chercheurs afin de leur permettre, suite à cette Action concertée, de tirer profit d autres programmes de subventions et de différentes sources de contrats: • Inciter les chercheurs issus de diverses disciplines à travailler à l'amélioration du transport des marchandises: • Augmenter le potentiel de recherche en contribuant à la formation des chercheurs et des experts dont le Québec a besoin dans le domaine du transport des marchandises, que ce soit en matière de transport routier ou de transport maritime; • Stimuler la diffusion des connaissances dans le domaine du transport des marchandises et encourager leur utilisation Critères*": • pertinence du projet (importance des retombées et des impacts escomptés); • qualité du projet (objectifs, problématique, méthodologie), • qualité du ou des chercheur(s) (capacité, production scientifique); • concertation avec le milieu (entreprises, organismes publics); • créativité et innovation (originalité de la recherche, avancement des connaissances) Crédits disponibles pour l'exerice 1989-1990: 350 000 S Inscription: Date limite de dépôt Annonce des des demandes subventions 15 février 1990 Mai 1990 * Puisqu'il ne reste que deux ans à cette Action concertée, les projets soumis pourront bénéficier de subventions annuelles ou biennales ** Des précisions quant aux critères utilisés sont données dans le Guide d appel d'offres 1989-1990 de l'Action concertée sur le transport des marchandises (FCAR-95).Ce guide et les formulaires nécessaires pour présenter les demandes sont disponibles dans les universités et au Fonds FCAR à l'adresse suivante: Fonds FCAR 3700, rue du Campanile, bureau 102 Sainte-Foy (Québec) G1X 4G6 Téléphone: (418) 643-8560 Les Africains s’amusent de la rivalité des pays nordiques au sein de l’ACCT Bernard Descôteaux ===== de notre bureau de Québec LES PAYS africains de la francophonie n’ont pas à devenir le champ clos des rivalités des pays francophones du nord qui se disputent le poste de secrétaire général de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT).Le Canada, la France, la Belgique et le Québec plutôt que se battre pour obtenir l’appui des pays africains à la candidature à ce poste du Québécois Jean-Louis Roy ou du Belge Roger Dehaybe devraient, a souligné à cet égard hier le Sénégalais Christian Valentin, se mettre d’accord pour éviter d’avoir à se diviser.Cette rivalité qui se confluera lundi à Ottawa à l’occasion de la Conférence générale de l’ACCT n'est pas sans agacer en effet les pays africains qui, a rappelé M.Valentin, se sont souvent fait dire par les pays du Nord d’établir un consensus entre eux lorsque c’était le tour de l’Afrique d’occuper le poste de secrétaire général.Au tour des Africains de leur renvoyer la balle et d’exiger des pays du Nord de leur présenter un consensus, a-t-il dit au cours d’un entretien au DEVOIR.Président du comité du suivi du sommet francophone de Dakar, M.Valentin a soujigné que les Africains ne sont pas naïfs.Certes, les justifications politiques des candidatures de Jean-Louis Roy et de Roger De- haybe sont très valables.Mais, ajoute-t-il, « il y a toujours des arrières-pensées (dans ces batailles).Il ne faut pas se voiler la face ».Ces « arrières-pensées » sont évidentes même si aucun des candidats ne les aborde directement.L’ACCT, vieille de 20 ans, est depuis plusieurs années dans une semi-léthargie; elle se verra confirmer lundi et mardi à l’occasion de la Conférence générale de cette institution un nouveau mandat et de nouveaux budgets.Après bien des réticences, les chefs d’État et de gouvernement des pays francophones ont accepté à leur rencontre de Dakar le printemps dernier de faire de l’ACCT « l’opérateur principal » de la francophonie à qui on confie le soin de gérer l’essentiel des budgets et des projets mis en oeuvre lors des sommets.De plus, l’ACCTaura le mandat de proposer des programmes et des priorités en travaillant très étroitement à la préparation et au suivi des sommets.Les pays africains qui ces 16 dernières années avaient occupé le secrétariat de l’ACCT ne pouvaient qu’accepter cette fois-ci au nom de l’alternance géographique que le secrétariat revienne à un pays du Nord.On n’avait pas prévu que la rivalité serait aussi vive entre la Belgique et le Québec qui à quelques heures de la Conférence refusaient toujours l’appel au consensus exprimé par M.Valentin.Présents à Québec depuis mercredi où se tenait la réunion du con- seil d'administration de l’ACCT en préparation de la conférence d’Ottawa, Jean-Louis Roy et Roger Dehaybe maintenaient en effet hier soir tous deux leur candidature, affirmant chacun qu’ils ne voyaient pas pourquoi l’un céderait sa place à l’autre.L’argument du consensus est certes valable, disaient-ils tous deux, mais dans toutes les organisations internationales il y a des votes.Même s’il y a une tradition de consensus, il y déjà eu aussi des votes à l’ACCT qui saura surmonter rapidement les quelques remous que cette rivalité crée.Les points d’intérêts communs sont beaucoup plus grands que les rivalités, observait M.Roy.Les deux candidats affichaient hier leur optimisme, convaincus tous deux qu’ils sauraient emporter l’adhésion d’une majorité des 37 membres de l’Agence à l’occasion d’un vote qui pourrait se dérouler en deux temps.Un premier tour qui permettrait d’établir une majorité d’un côté ou de l’autre puis un deuxième tour qui permettrait d’exprimer l’unanimité souhaitée par les pays Africains.Roger Dehaybe estime pour sa part que l’argument de l’alternance devrait jouer en sa faveur.Le secrétaire général de l’ACCT n'a jamais été européen alors qu’il a déjà été québécois, observe-t-il.Surtout, dit-il, l’élection d’un Européen pourrait avoir valeur de symbole pour rassurer les Africains.Au moment où l’Europe unifiée se construit, au moment où elle se tourne aussi vers l'Est à l’occasion de la libéralisation dans les pays du pacte de Varsovie, cela démontrerait clairement que la France et la Belgique ne choisissent pas l’Europe au détriment de la francophonie.Il pense que la francophonie nord-américaine a aussi intérêt à voir un Européen diriger l’Agence.Jean-Louis Roy admet qu’il est vrai que les Africains sont inquiets quant aux conséquences pour les pays du Sud de la situation politique européenne.Ce n’est pas vrai que la solidarité des pays du Nord envers les pays du Sud diminuera parce qu’il faut aujourd’hui aider les pays de l’Europe de l’Est.Il y a 20 ans, la francophonie a commencé à se construire autour d'une idée de solidarité et ce alors que les pays développés se préoccupaient en même temps d’aider les pays asiatiques.La candidature d’un Québécois s’impose tout autant que celle d’un Belge, fait valoir M.Roy qui rappelle toute l’importance qu’a la francophonie dans un contexte nord-américain.Dans le camp de M.Roy, on pensait hier avoir l'appui d’une majorité importante de gouvernements, 27 ou 28, assurait-on.Du côté de M.Dehaybe, on se disait tout aussi confiant, fort de l’appui de la France.Celui-ci toutefois laissait percevoir un brin d’anxiété en insistant sur le fait que Jean-Louis Roy jouissait de l’avantage du terrain.Vézina rappelle que la formation en milieu de travail est une juridiction partagée Stéarine Dansereau ¦ -¦ de la Presse Canadienne QUÉBEC — La formation professionnelle en milieu de travail n'est pas de compétence provinciale, elle est de juridiction partagée entre Québec et Ottawa, estime Monique Vézina, la ministre fédérale d’État à l’Emploi.Mme Vézina, qui était de passage hier à Québec pour un dîner de militants conservateurs, a apporté cette précision en réponse aux affirmations faites par le premier ministre Robert Bourassa selon qui ce secteur relève uniquement de la compétence des provinces.« Je reconnais que l’éducation est de compétence provinciale, mais la formation en milieu de travail est partagée.Depuis des années, le fédéral fait de la formation en milieu de travail.Nous allons continuer à le faire, mais en collaboration avec les provinces», a-t-elle déclaré à la Presse Canadienne.Mme Vézina est chargée d’administrer la nouvelle réforme de l’assurance-chômage.Dans cette réforme, contenue dans le projet de loi C-21 adopté aux Communes mais pas encore sanctionné par le Sénat, le fédéral se permet de financer directement, à même les fonds du régime d’assurance-chômage, des programmes de formation professionnelle.Pour ce faire, il dispose d’une somme de 800 millions $.L’attitude du fédéral est dénoncée par le premier ministre du Québec et son ministre responsable de la formation professionnelle André Bour-beau qui disait récemment songer à rapatrier ces pouvoirs d’Ottawa et à obtenir une compensation financière.Mme Vézina opinait hier qu’il était prématuré de parler de droit de retrait avec compensation financière VOYAGES ¦ ASIE FASCINANTE ¦ Dccouxro/ l'Asie u'oc des spécialistes comme Cicrard Cachai (prof, histoire.Chine conlemp ).Claude l.ama/ouére (recherchisie a R.-C .maîtrise ethnologie C orée).Michel ( itias (prof, histoire.UQAM, civilisations anciennes) et autres.Forfait de base: avions, hôtels, petit-déj.accontp .transferts, visites, guides, man.des bagages, taxes.Base oceup.double.Départ de Montréal CHINE: MULTIPLES SPLENDEURS Hong kong.C anton.Uuilin .Xian.Beijing Shanghai.Hangzhou 20.jours, tous compris: forfait de base + tous les repas en Chine Non compris: taxes d'aéroport, repas à H K Départs en 1990: 22/4.6/5.8/6.1/7.15/7.16/9.30/9_______ JAPON - CORÉE - HONG KONG Tok\o.k\oto, Nara.Séoul.Suwon, k>»ngju.Pusan.Hong kong.20 jours, presque tout compris: forfait de base + hôtels**** + I} repas.Non compris: taxes d aéroport, repas à H K et Japon.Départs en 1990: 15/4.13/5, 10/6.8/7.22/7.22/9.7/10 Informations Brochure: [VIONV TOURS 5540.CY,lc-devNeiRes.Montréal.Permis du Québec HIT IV9 (5I4)-73.V5396___________ SKIEZ Billet d’avion entre Montréal-Munich, y compris les transferts • 7 nuits d’hébergement • Repas Montagne 2 jours de ski 2 nuits d'hébergement 5 jours de ski 5 nuits d'hébergement Killington 94 $ - 244 $ 254 $ - 434 $ Mt.Ste-Anne 84 $-214$ 244 $ - 514 $ Stowe 94 $ - 234 $ 204 $ - 504 $ Smuqqlers’ Notch 94 $ - 254 $ 224 $ - 424 $ Mt.Tremblant 89 $ - 239 $ 199 $ - 629 $ Jay Peak 144 $ - 199 $ 239 S - 329 $ Taxes et Services en sus Tarifs varient selon date de depart et choix Informations et Réservations Montréal (514) 733-7166 1-800-361-5033 Ou consultez votre agent de voyage pour l’instant.Elle estime que Québec doit négocier avec Ottawa et promet de faire le nécessaire pour respecter les spécificités des provinces.« Le gouvernement fédéral a fait la preuve de sa capacité de travailler avec les provinces et de respecter les différences qui existent entre chaque province.» La réforme, si elle n’est pas bloquée par le Sénat, entrera en vigueur en avril 1990.Devant cette échéance et malgré la mésentente Québec-Ottawa, Mme Vézina estime qu’il « nous reste du temps et de la place pour travailler ensemble ».Mme Vézina ajoute qu’il est faux de prétendre — comme l’a fait M.Bourbeau — que le fédéral ne consulte pas les provinces.Nous avons eu des pourparlers avec les provinces avant le projet de loi et actuellement les consultations se font sur une base intensive entre les fonctionnaires, a-t-elle précisé.Les rentes augmentent de 4,8% QUÉBEC (PC) - Les720000bénéficiaires du régime des rentes du Québec verront leur chèque indexé de 4,8 % le 1er janvier prochain, a annoncé hier la Régie des rentes.À titre d’exemple, un pensionné qui reçoit une prestation de 400 $ par mois verra celle-ci grimper à 419,20 $.La majoration a été calculée à partir de l’augmentation moyenne des prix au Canada pour l’année.La hausse avait été de 4,1 % l’an der- MANGER MIEUX-C’EST MEILLEUR panncmocnon, SïHSsgg mw: m imv\ iieuïT ROBERT PILORGÉ (514) 270-7404 FAX: (514) 270-1493 I I : i mer.La rente maximale, versée à quelqu’un qui aurait cotisé au maximum depuis 1966, date de l’entrée en vigueur du régime, sera en 1989 de 577,08 $.Quelque 51 000 retraités additionnels se joindront au groupe des bénéficiaires en 1989, selon les calculs de la Régie.Par ailleurs, le taux de cotisation sera haussé de 4,2 à 4,4 %à compter de janvier 1989.Cette hausse portera à 2,2 % la part de l’employeur et à 2,2 % celle de l’employé et s’applique aux gains jusqu’à un maximum de 28 900$ par année.Jusqu’en 1987, le taux des cotisations était demeuré inchangé à 3,6 %.Il a été augmenté cependant depuis et devrait atteindre 4,6 %en 1991.Grâce à cette hausse, la Régie, qui était menacée de voir sa caisse asséchée au tournant du siècle, voit ses réserves s’améliorer.La réserve, qui est actuellement de 14 milliards $, pourrait même atteindre 154 milliards $ en l’an 2035 si le gouvernement continuait d’augmenter les cotisations de 0,2 % par année après 1991.POUR INFORMATIONS PUBLICITAIRES CONTACTEZ JOHANNE GUIBEAU 842-9645 ,v/( n: L’ÉGYPTE.un musée à ciel ouvert VOYAGE EXCLUSIF DE 17 JOURS ESCORTÉ PAR M.MICHEL GUAY, Conférencier et spécialiste de l’antiquité DÉPART: 18 MARS 90 (places limitées) S CAN 3 525* Visitant Le Caire, la Haute Égypte, Assouan, Louxor, Abu Slmbel et le SlnaT •Occ.Double — Taxe d'aéroport en >ua (19 S) Conférence audio-visuelle par M.GUAY, LE 13 DÉC.À 19:30 Confirmer votre présence au plus tard le 11 déc.au (514) 844-9304 VOYAGES A1ÎKADO Détenteur d’un permis du Québec * t Le Devoir, samedi 2 décembre 1989 ¦ A-3 L’interféron-alfa se révèle efficace contre l’hépatite ftènée Rowan L’INTERFÉRON-ALFA, utilisé avec efficacité dans certaines formes de leucémie et autres types de cancer, peut aussi réduire les lésions hépatites chez les patients atteints d’hépatite chronique N AN B (non A — non B).C’est ce que montrent les résultats de deux études publiés hier dans le New England Journal of Medecine.La première est une étude multicentrique et la deuxième émane du National Institute of Health américain (Institut national de la santé) implanté à Bethesda, dans le Maryland.L’interféron alfa-2b, interféron humain obtenu par recombinaison génétique, offre la possibilité d’arrêter la progression de l’hépatite chronique N AN B et permet d’en réduire les symptômes ainsi que les lésions hépatites.« Nous sommes très encouragés par les résultats de ces études.Il s’agit d’une percée clinique majeure », note le Dr Gary Davis, de l’Université de Floride, co-auteur de l’étude multicentrique.Auparavant, dit-il, les médecins n’avaient rien à proposer aux patients atteints par cette maladie.« Bien que cela permette de mieux contrôler l’hépatite chronique, cela ne la guérit pas, mais il s’agit de la première intervention thérapeutique disponible», ajoute-t-il.Selon les experts, l’hépatite NANB, maladie virale atteignant sélectivement le foie, touche 300 millions de personnes à travers le monde.En Europe et aux États-Unis, elles est responsable de plus de 90 % des hépatites contractées après une transfusion sanguine.Les 207 patients inclus dans les deux études en question ont contracté une hépatite NANB soit à la suite d’une transfusion sanguine, soit en utilisant une seringue souillée ou à la suite d’une blessure accidentelle (par une aiguille infectée par exemple).Il est probable que cette maladie puisse aussi se transmettre par un contact étroit avec un sujet infecté.« Le traitement par l’interféron-alfa est une traitement prometteur », estime le Dr Jean-Pierre Léger, de l’hôpital Saint-Luc à Montréal.Bouchard ferme le fleuve La grève des garde-côtes rend la navigation périlleuse LE MINISTRE des Transports, Benoit Bouchard, a interrompu hier, par souci de sécurité, la navigation sur le Saint-Laurent entre Les Es-coumins et Québec.C’es la grève des membres d’équipage des navires de la Garde côtière canadienne, déclenchée le 14 novembre, qui force le ministre à agir ainsi.Les bouées d’hiver, qui remplacent celles qu'on utilise en période estivale, n’ont pas été mises en place, cette tâche étant assurée par les ba-liseurs, retenus à quai en raison de cet arrêt de travail.Le ministre a indiqué avoir pris sa décision après consultation auprès de l’Administration de pilotage des Laurentides, de la Corporation des pilotes du Bas Saint-Laurent et de la Garde côtière canadienne.« Les aides flottantes à la navigation sont couvertes de glaces et nombre d’entre elles se sont déplacées, dit le ministre.Elles posent de ce fait un danger pour la navigation.» Jeudi, le coordonnateur régional de la grève, Frédéric Fréchette, décrivait la situation sur le Saint-Laurent comme un « bordel le plus complet ».« Actuellement, disait-il, la majorité des 107 bouées d’été placées entre Grondines et l’entrée du Saguenay sont hors d’usage ou dangereuses pour la navigation.La plupart sont soit éteintes, renversées, à la dérive, hors de leur position, retenues ensemble, parfois même en plein milieu du chenal navigable ou pire encore, du mauvais côté du chenal».M.Fréchette affirmait qu’un pilote avait refusé de diriger un navire à cause de la détérioration complète du service de balisage et d'aide à la navigation sur le Saint-Laurent.Le froid des derniers jours, et les abondantes chutes de neige, ont ajouté aux difficultés.Les équipages de navires sont sans contrat de travail depuis deux ans.Mercredi, un médiateur a été nommé pour tenter de résoudre ce conflit.200 000 sidéens recensés à travers le monde Paul Cauchon RIEN NE freine l’épidémie mondiale de sida, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclarait hier, lors de Journée internationale de lutte contre le sida, avoir recensé près de 200 000 cas de sida dans le monde.L’OMS est convaincue que le combat contre le sida sera encore plus dur dans les années 90.D’autant plus que, comme le déclarait hier le docteur Jonathan Mann, directeur du programme mondial de lutte contre le sida, « le monde se berce de l’illusion que le danger est passé, ce qui sape les progrès réalisés et paralyse les efforts pour l’avenir».En mai dernier, à la veille de la 5e Conférence internationale sur le sida qui allait s’ouvrir à Montréal, l’OMS avait recensé 142 929 cas de par le monde.L’organisme en recensait 198165 hier.Dans le seul mois de novembre, plus de 11 000 nouveaux cas de sida ont été signalés.L’OMS estime que le nombre réel de cas dépasse le demi-million.Au cours des années 80, plus de 5 millions de personnes ont contracté l’infection au virus VIH.En fait, l’OMS craint que d’ici l’an 2000,6 millions de cas de sida pourront s’être déclarés.On peut mesurer aussi l’épidémie en examinant les cas par continents.Ainsi, en Afrique, le nombre total de PHOTO Jacques Grenier Le Père Noël distribuait hier des condoms dans le Montréal souterrain ! Dans le cadre de la Journée Internationale de lutte contre le sida, le CLSC-Métro, du centre-ville de Montréal, avait en effet envoyé quatre Pères Noël dans une dizaine de stations de métro, pour distribuer des condoms avec le message « Emballez-vous ! », histoire d’éviter les cadeaux Inattendus et dangereux.Cette distribution d'environ 5000 condoms s’est poursuivie en soirée dans des bars de l’Ouest de la ville.cas déclarés hier est de 36 279, contre 21 213 en mai dernier, une très forte augmentation qui confirme, là aussi, que l’Afrique est aux prises avec une véritable épidémie.Le Zaïre qui déclarait jusqu’à présent 335 cas a mis ses données à jour au 31 décembre 1988 et il déclare désormais 4636 cas.Les pays les plus touchés sur ce continent sont l’Ouganda avec 7375 cas, le Kenya avec 6004 cas.Le continent américain enregistre 131 250 cas.Les Etats-Unis à eux seuls en déclarent 110 333, alors qu’ils en déclaraient 87 188 en mai dernier.Le Brésil en déclare 7787, le Mexique 2683 et Haïti 2215.Le Canada déclarait hier 2996 cas, soit 180 cas de plus qu’en mai dernier.En Europe, on compte 28 367 cas, dont 8025 en France, 4663 en Italie, 4093 en Allemagne de l’Ouest, 3965 en Espagne et 2649 au Royaume-Uni.En Asie du Sud-Est, l’OMS a recensé 68 cas pour le moment, dont 25 en Thaïlande et 32 en Inde.Mais on dénombre 108 cas au Japon.On dénombre également 1529 cas en Aus tralie.De plus, l'OMS note une avance récente du virus VIH dans des régions jusque-là épargnées, comme la Thaïlande ou l’URSS.Naessens acquitté D'après la Presse Canadienne INVENTEUR d’un controversé traitement du système immunitaire, Gaston Naessens a été acquitté hier matin au Palais de justice de Sherbrooke des cinq accusations, dont une de négligence criminelle, qui pesaient contre lui.Naessens, 65 ans, faisait face à cinq accusations dont une de négligence criminelle ayant causé la mort de Angèle-Thérèse Langlais, atteinte du cancer.Mme Langlais et une autre patiente, Thérèse Cousineau, sont décédées des suites du cancer malgré un traitement au « 714X » dans le but de renforcer leur système immunitaire.Naessens faisait aussi face à deux accusations de voies de fait causant des lésions et deux accusations de fraude.Son défenseur, Me Conrad Chapdelame, avait plaidé que des chercheurs indépendants et innovateurs comme son client devaient pouvoir poursuivre leurs travaux et être aidés.Le président de la Corporation des médecins, le docteur Augustin Roy, a réagi à cette nouvelle en affirmant qu’il est « important de réaliser que l'acquittement ne veut pas dire que le soi-disant medicament a une valeur scientifique quelconque pour améliorer l'état des personnes souffrant du cancer».
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