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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-05-17, Collections de BAnQ.

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LE RECIF DU PRINCE BOREAL/Fiction V* » >> M.V J*"?*?# LE DEVOIR CULTUREL CAHIER Montréal, samedi 17 mai 1986 CHINE : trésors et splendeurs Texte d’ANGÈLE DAGENAIS photos de JACQUES GRENIER Animal par excellence de la Chine du nord, le chameau était aussi le principal transporteur de la Route de la soie.Cette pièce en céramique vernissée date du Ville siècle (époque des Tang).C*EST demain que l’île Notre-Dame s’ouvrira aux amateurs d’art chinois et à tous ceux que la curiosité portera à découvrir les trésors anciens de l’une des plus vieilles civilisations de la planète.La visite de l’exposition « Chine : trésors et splendeurs » en vaut le coup.C’est beau, sobre, bien éclairé, bien présenté, aéré, sur trois étages du Palais de la civilisation.Ces objets anciens, vieux de plusieurs millénaires ou de quelques siècles — petites boîtes laquées, porcelaines, vases en bronze pour concerver le vin (bizarre ! ), assiettes d’argent et d’or, brûle-parfums, chevaliers et archers grandeur nature ou miniatures, figurines de céramique vernissée, dragons grimaçants, peintures sur soie, etc.— sont d’un grand intérêt, même si l’esthétique et la symbolique chinoises restent largement étrangères à nos yeux d’Occiden-taux, et ce malgré les efforts des vulgarisateurs de tous acabits pour stimuler nos lumières.Ces objets du passé qui ont bravé le temps — parce qu’ils ont été ensevelis dans des tombeaux ou mausolées avec leurs propriétaires — peuvent aussi s’offrir a la comtem-plation émotive de leurs formes, volumes et couleurs sans que notre esprit logique essaie toujours de tout démêler (ou embrouiller).Si vous arrivez à vous retrouver parmi les quelque 25 dynasties du Sud, du Nord, de l’Ouest ou de l’Est, et les trois royaumes qui ont ponctué l’histoire de cette vaste contrée qu’est la Chine sur une période de 4,000 ans, bravo ! Moi, j’y ai renoncé sans que cela gâte en quoi que ce soit le plaisir que j’ai eu à visiter cette exposition.A quelques jours de l’ouverture de l’exposition, le site de l’ancien pavillon de la France à Terre des Suite à la page C-12 Cette chimère ailée en bronze incrusté d’argent, gardienne d’une tombe des Rois combattants du llle, siècle, est un magnifique exemple de ce que pouvaient accomplir les bronziers chinois.?ESTHER ROCHON Le défi de l’imaginaire PAUL LEFEBVRE JEAN ROYER Esther rochon n’écrit pas des romans « réalistes ».Elle vient de mériter le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois 1986 pour son roman L’Epuisement du soleil, paru aux éditions Le Préambule.Elle vient aussi de faire paraître une oeuvre du genre fantastique aux éditions de la Pleine Lune, Coquillage, un roman aussi troublant que l’amour et les passions qu’il met en scène (voir l’article de Stéphane Lépine, en page C-3).Ces deux oeuvres littéraires sont portées par une écriture à vous couper le souffle.L’épique traverse L’Épuisement du soleil.Le poétique porte Coquillage.Esther Rochon n’a pas raté son entrée en littérature avec ces deux romans publiés récemment mais écrits entre 1978 et 1982.D’ailleurs — le saviez-vous ?— Esther Rochon était déjà entrée en littérature à l’âge de 16 ans, en 1964, en même temps que le dramaturge Michel Tremblay qui était, comme elle, cette année-là, lauréat d’un prix du Concours des jeunes auteurs de Radio-Canada.Dix ans plus tard, elle publiait son premier roman, intitulé En hom-rnage aux araignées.Puis, elle compta parmi les premiers écrivains de science-fiction à collaborer à la revue Requiem, devenue ensuite Solaris.En 1979, elle était co-fondatrice de la revue Imagine.Et, pendant que des éditeurs comme Robert Laffont, Denoël et Québec/Amérique refusaient ses manuscrits, elle contribuait avec d’autres à la consolidation de la littérature de science-fiction au Québec.La littérature SF et fantastique s’est développée ici loin de l’institution littéraire traditionnelle, qui a toujours regardé ces genres de haut, les qualifiant, bien sûr, de « paralitteraires ».Cette distinction gêne aujourd’hui Esther Rochon.« Il n’y a pas lieu de faire des cloisons aussi étanches, dit-elle, quand ici la littérature se fait par quelques centaines de personnes et par petits tirages, contrairement à ce qui se passe aux Photo Jacques Grenier Esther Rochon.Etats-Unis et en France.D’ailleurs, parlerait-on de “paralitté-rature” si je faisais évoluer mes personnages dans le 19e siècle, au lieu de les placer dans l’archipel de Vrénalik ?» D’autre part, précisera Esther Rochon, « la littérature fantastique et de science-fiction ne s'adresse pas pour autant au futur ni à Tailleurs.Elle s’écrit pour les lecteurs d’ici et de maintenant ».Fille de Marthe Blackburn, scénariste, et de Maurice Blackburn, compositeur, la romancière a donc commencé très jeune à explorer l’imaginaire.« J’inventais des histoires avant de savoir lire et écrire.Quand trop de tension s’accumulait dans ma vie, tout d’un coup m’arrivait une décharge en forme d’histoire », confie-t-elle.Puis, elle s’est mise à écrire à l’école, en réaction à ses cours de littérature française.« Par besoin d’aller chercher des images plus vives que celles que m’offrait la littérature française, où je ne me retrouvais pas complètement même si j’aimais beaucoup la langue.Les seules oeuvres qui me donnaient de la joie étaient celles qui portaient beaucoup d’imagination harnachée à une structure logique, à une his-toire bien racontée.» Suite à la page C-S LE MOT « mime » vous fait-il soupirer d’exaspération ?Si le mot évoque pour vous un type au visage enfariné qui s’amuse à cueillir des fleurs imaginaires ou qui prend un malin plaisir à palper des murs invisibles qui se referment sur lui, je vous comprends.Le problème, c’est que le mime, ce n’est pas cela.Une pareille association d’idées n’a rien à voir avec le mime tel qu’il se pratique en ce moment.Quand on vous dit le mot « musique », vous pensez à autre chose que Frère Jacques, non ?Le pierrot à lunettes fumées sur l’affiche du Festival international de mime de Montréal n’est pas là pour que vous l’admiriez, il est là pour regarder avec vous ce que sa progéniture est devenue.Ainsi, pendant ce festival qui commence jeudi pour se terminer le 31 mai, vous pouvez être tranquille : il n’y aura personne en chandail rayé qui s’efforcera de vous faire croire qu’il marche contre un vent violent.« Ce n’est pas évident de définir le mime aujourd’hui, dit Robert Dion, qui a assuré la direction artistique du festival.Le mime est un art traditionnellement silencieux qui s’exerce à partir de certains codes et grâce a certaines techniques.Mais ces codes et ces techniques sortent maintenant du cadre du mime strict pour s’intégrer aux autres langages de la représentation théâtrale, dont, bien sûr, la parole.Le mime se manifeste surtout, de nos jours, dans ce qu’on appelle le théâtre “gestuel” : du théâtre où le corps des acteurs est autre chose qu’un support de la bouche, pour devenir la principale instance signifiante, ou au moins un lieu de sens aussi fort que la parole.« Ce qui m’intéresse, dans ce festival, c’est de mettre en valeur le théâtre gestuel, d’en faire connaître les possibilités.Je voudrais que le grand public, celui qui, jusqu’ici, a hésité à aller voir les spectacles de Carbone 14 et d’Omnibus, vienne voir de quoi il s’agit.Mais je voudrais aussi queles gens du milieu théâtral viennent en grand nombre, pour que les auteurs et les comédiens réalisent la force expressive du corps au théâtre.Je veux contribuer, par ce festival, au développement de la dramaturgie québécoise, aider à éclairer des voies pour qu’advienne une dramaturgie qui fasse réellement place au corps.Le mime, ce n’est pas juste pour les enfants et les marginaux.Le Festival international de mime de Montréal Haïssez-vous le mime ?« Comme homme de théâtre, poursuit Robert Dion, je suis intéressé par le jeu.Et le jeu psychologique, qui domine nos scènes, ne va pas très loin.Le festival amène des exemples de jeu différents.Il est important de voir tout ce que peut véhiculer un corps qui s’exprime de façon rigoureuse.Il faut que le festival ait une influence sur notre théâtre : c’est ça l’important.» Le premier festival de mime, en 1983, avait été un succès aussi foudroyant qu’inattendu.Celui-ci, programmé avec davantage de liberté et d’expérience, devrait à nouveau soulever l’enthousiasme.Outre le Canada et le Québec, sept pays étrangers seront représentés, dont l’Australie, l’Italie, la Chine et la Tchécoslovaquie.En plus de ces spectacles de la sélection officielle, qui seront présentés au théâtre Saint-Denis, au Spectrum et dans les salles de l’UQAM, on pourra assister à des animations au complexe Desjardins et dans la rue Saint-Denis.Des troupes étrangères donneront des ateliers.La Cinémathèque québécoise présentera des films sur le mime et le théâtre gestuel, dont un documentaire sur Tadeusz Kantor.Et, comme pour tout festival qui se respecte, il y aura un « off».Une des qualités du festival, c’est qu’il demeure comestible : on peut tout voir sans risquer l’indigestion.Il y aura des Américains venimeux ( Autobahn, par The Adaptors), des Français moqueurs (Science-friction, par le théâtre de la Mie de pain), des rockers italiens (Il Ladro di anime, par la Compagnia teatrale di Giorgio Barberio Corsetti), des Australiens fous comme des tracteurs (Outer Sink, de Los Trios Ringbarkus), deux Tchèques inquiétants (Le Bouffon de la reine, de Boleslav Polivka), des acrobates chinois et un Suisse célèbre : le clown-mime Dimitri.Il y aura même des Canadiens anglais, et drôles en plus : Arêté, d’Alberta, et Axis Mime, de Colom- bie-Britannique.La sélection québécoise nous permettra de (re) voir l’Écran humain et l’hilarant Orner Veilleux.Il y aura aussi ce petit bijou qu’est le Cercle vicieux de Dulcinée Langfelder et une création d’Omnibus, mise en scène par Jean Asselin sur un texte de Robert Claing : Le Temps est au noir.La soirée de clôture, qui sera animée par Louiselte Dussault et Jean Besré, sera spécialement dédiée à l’année internationale de la Paix; plusieurs artistes du festival y contribueront.Le « Off Plus», dont la mime Jocelyne Lemieux a assuré la direction artistique, ne risque guère d’être un parent pauvre.On pourra y voir, entre autres, l’Américain Torn Leabhart (un artiste brillant, qui est aussi un important théoricien du mime), les Français Steve Wasson et Corinne Soum, les affreux Bouffons de Bullion, le groupe Cible dans une création sur le thème de Suite à la page C-9 Le Bouffon de la reine de Boleslav Polivka (Tchécoslovaquie) et, à droite, Kari Margolis dans Autobahn de The Adghpj“*rsDan'el Collln*91 Jow1 Kra,ochv" i in11 C-2 1 Le Devoir, samedi 17 mai 1986 LE DEVOIR CULTUREL LA VIE LITTERAIRE ' JEAN ROYER Finalistes dn Gouverneur géné-, rai — Le Conseil des arts du Canada dévoilera, le 3 juin àMontréal, les ; lauréats des prix littéraires du Gouverneur général pour 1985.Voici les finalistes dans les diverses catégo-; ries en français.Romans et nouvelles : Louise Bouchard, Les Images ; (Herbes rouges); Jean-Paul Fugère, » Popa, moman et Je saint homme L(Hurtubise/HMH); Fernand Ouel- • lette, Lucie ou un midi en novembre '.(Boréal); Suzanne Paradis, La Ligne ; bleue, (Leméac).Poésie : Anne-Ma- ¦ rie Alonzo, Bleus de mine (Noroît) ; .François Charron, La Vie n’a pas de sens (Herbes rouges); Patrice Des-I biens, Dans l’après-midi cardiaque, * (éd.Prise de parole); Paul Chanel ¦ Malenfant, Les Noms du père suivi ’ de Lieux dits : italique (Noroît) ; André Roy, Action writing (Herbes rouges).Théâtre : Michel-Marc Bouchard, La Poupée de Pélopia ( Leméac); Francine Noël, Chandeleur (VLB éditeur); Maryse Pelletier, Duo pour voix obstinées (VLB édi- .teur).Études et essais : Lysianne Gagnon, Chroniques politiques (Bo-.réal) ; Hélène Pelletier-Baillargeon, ; Marie Gérin-Lajoie (Boréal); François Ricard, La Littérature contre ! elle-même (Boréal).À noter que les éditions Boréal, di-! rigées par Antoine del Busso, sortent ; déjà gagnantes dans la catégorie des - essais, avec trois de leurs auteurs comme finalistes.?LE SILQ — Après la déception des éditeurs québécois, l’an dernier, sur l’atmosphère « littéraire » du Salon international du livre de Québec, c’était au tour des éditeurs étrangers de se plaindre, cette année, au directeur général, M.Lorenzo Michaud.Ce dernier a menacé d’organiser un salon qui les excluerait, si les plaintes ne cessent pas ! Le SILQ a reçu environ 80,000 visiteurs mais ne peut plus atteindre les 100,000 depuis deux ans.À noter que le Salon de Québec attire un public aussi nombreux que celui de Montréal ?Jeunes auteurs — Le Salon du livre de Québec org'anise un concours pour les jeunes auteurs (16-20 ans).Ce concours veut découvrir des jeunes romanciers.Les textes, soumis avant le 31 décembre, devront avoir 100 pages dactylographiées à double interligne.On adresse sa participation au Salon international du livre de Québec, place Belle-Cour, 2590, boulevard Laurier, bureau 760, Sainte-Foy, G1V 4M6, ou aux éditions Fides à Montréal.Les premiers prix du concours de cette année, édités par Fides, sont : pour le roman (prix du Lieutenant-Gouverneur du Québec, Lorraine Le-may (L’Enfant aux yeux pâles maquillés de noir) ; pour l’innovation littéraire (prix Radio-Québec), François Morrissette (L’Encre saphir) et, pour la catégorie littérature de jeunesse (prix Paul-Aimé-Martin), Luc Ainsley (Kadel).?Des revues — Il y a les revues presque clandestines, dont on ne parle jamais, où de jeunes écrivains aiguisent leur plume.Terminus, dans son numéro 8, s’en prend à France Théoret en reproduisant un extrait d’un pamphlet délirant, puis nous donne des poèmes inédits de Gilbert Langevin, Yves Boisvert, Janine Thomas, entre autres.De son côté, la revue Dixit.01, dans sa 6e livraison, propose un texte de « violences indéchiffrables » signé par Joël Pour-baix et Dominique Robert.Il y a les revues mieux implantées et qu’on dit « officielles », qui préparent des numéros thématiques, comme Liberté, désormais dirigée par François Hébert (l’autre).Le numéro 164 est consacré à la poésie d’Emily Dickinson.Charlotte Melan-çon, qui a dirigé cette livraison, a traduit une quarantaine de poèmes et réuni des articles de Pierre Nep-veu, Martin Sylvestre, Robert Melan-çon, Gilles Farcet et Jacques Brault.On note quelques répétitions dans ces articles mais le numéro reste une somme exemplaire sur Emily Dickinson.Dommage, cependant, qu’on n’ait pas invité le poète Michel Garneau, qui a écrit, à partir de l’oeuvre et de la vie de la poétesse américaine, un poème magnifique intitulé Cousine des écureuils et une pièce de théâtre qu’il faut traiter de chef-d’oeuvre : Emilie ne sera plus jamais cueillie par l’anémone (VLB éditeur).?Prix — Le prix Edmond-de-Nevers pour 1986, attribué par l’Institut québécois de recherche sur la culture, a été attribué à Michel Sarra-Boumet, de Hull.Ce prix a pour objet d’encourager les jeunes chercheurs.Trente-huit thèses provenant de six universités québécoises étaient inscrites au concours.?Alphonse Piché — Le prix littéraire des Trois-Rivières sera remis lundi au poète Alphonse Piché.Vi- ALPHONSE PICHÉ ¦ Les mots de l'inquiétude GÉRALD GAUDET ENTRE NOUS, les tendresses complices, une amitié réelle qui part des mots et qui y retourne dans une même passion de l’humain.Le regard parfois s’inquiète, la voix s’indigne et se désespère, mais une .énergie obscure toujours donne aux ¦ signes du moment la force de prendre tout ce qu’il reste de vie à saisir.Exactement.Dans le plaisir de vivre ici et maintenant, encore.Entre nous, des livres, mais plus et mieux que les livres : l’émotion juste qui anime tout le réel.Aujourd’hui.Alphonse Piché, à 69 ans, recevait, le 12 mai dernier, le prix de la Ville de Trois-Rivières après Catien La-pointe et Clément Marchand.Poète inquiet et amoureux comme Baudelaire, son ami, son frère, il est entré en poésie à une époque où il était nettement plus convenable de faire autre chose, comme si ses Ballades de la petite extrace (1946) n’étaient pas une façon de se rendre solidaire de son époque en décrivant la vie quotidienne des gens qui la font, comme l’avait fait Villon quelques siècles plus tôt.Ont suivi Remous (1947), Voiesd’eaue t Gangue que L’Hexagone regroupait, en 1976, sous le titre Poèmes et qui devait recevoir le prix du Gouverneur général cette année-là.Mais c’était avant cette oeuvre absolument exceptionnelle dans notre littérature qui jette un regard cruel, mais précis, sans fioritures, avec un lyrisme cru, sur la vie qui se ( ^ LE DEVOIR CULTUREL est dirigé par Robert Lévesque \____________________/ défait atrocement au moment du vieillissement.Avec ce livre intitulé Dernier Profil, Alphonse Piché pensait faire un adieu a la vie et à la poésie.Ses poèmes publiés dans la revue Estuaire nous prouvent que l’homme n’a pas dit son dernier mot.Ces textes, qui ont l’érotisme exact de leur âge, ajoutent des parcelles d’inédit.On peut les lire comme une façon de toucher la vie quand le sentiment de la fin se fait trop pressant.Comme une façon de se permettre des paradis artificiels.« Ce n’est pas la crainte de l’au-delà qui m’habite, précise le poète.C’est la peur de perdre la vie.C’est ça qui me hante continuellement : perdre la lumière, perdre un lever de soleil le matin.Quand on dit que du jour au lendemain c’est fini, il n’y a plus un lever de soleil qui va frapper tes yeux, il n’y a plus rien, pas même une journée d’hiver.» Alphonse Piché est là, devant moi, plus seul que jamais devant son angoisse de la mort.Nos âges nous séparent.Il y a des voix comme la sienne qui touchent plus directement au coeur.Ces voix, on les reconnaît et on les entend à cette part d’intolérable qu’elles soulèvent et intensifient.Comme dans l’amour précisément, un ton se vérifie dans tous les possibles d’un désir qui s’amorce et se réalise.« Moi, j’ai toujours voulu explorer l’humain, son contenu spirituel, ses relations à l’amour, à la misère, à la douleur, à la détresse, finalement à la mort.C’est toujours l’humain qui m’intéresse.Je m’en tiens à Baudelaire qui disait qu’il faut plonger dans l’inconnu pour trouver du nouveau.Il faut aller a l’essentiel.Baudelaire, ce fut mon grand choc.Je reconnaissais en lui les mêmes passions, les mêmes poussées vers le sexe, vers la décrépitude de la conditon humaine; je reconnaissais avec lui une sorte d’élévation de l’esprit, et même une inquétude de Dieu jusqu’à un certain point.» Pour rejoindre ce niveau d’exi- gence, Alphonse Piché croit la solitude nécessaire.C’est le seul moyen, pour lui, d’entrer en soi et de se mettre tout entier dans sa poésie.« Frappe-toi le coeur, c’est là qu’est le génie », disait Musset.C’est la que l’urgence s’appelle et s’invente.« 1 n’y a pas de distractions possibles : on arrive dans sa chambre qu’on connaît depuis des années, on se sent isolé et on peut entrer en soi.» Mais traduire l’humain dans toute son étendue, comme le fait le poète des Trois-Rivières, demande une attention au réel que seul un regard lucide peut rejoindre.Toute la vie parfois se joue dans une flaque d’eau sale, dans deux amoureux qui se tiennent par la main, dans une femme qui étend son linge.Ce concentré d’existence retrouve sa forme juste dans le haïku qu’Alphonse Piché aime bien.« Un haïku, c’est une représentation des êtres et des choses le plus succintement possible et avec le plus d’intensité.En dix-sept syllabes, il faut que tu donnes un peu d’éternité.Autrement, ce n’est que du verbiage.Il faut que ce soit au-delà de ce que l’on est, au-delà de ce que l’on peut penser.C’est une zone mystérieuse qu’il nous est impossible d’expliquer mais qu’on doit sentir comme dans ce poème que tu aimes bien : Visage à la vitre / un enfant éternel — regarde le vide.» Le haïku, c’est, au fond, une autre manière pour Alphonse Piché d’arriver au sentiment juste du réel, comme si, dans son besoin de noter des moments où la vie se fait et se défait, où les choses se déchirent et passent, il y avait une intensité qui se concentrait.« Le poème doit tendre à la précison, à la véracité, à la chose elle-même sentie ou éprouvée.« Je crois qu’on peut saisir la poésie uniquement dans le réel, mais le réel saisi.Ce n’est pas facile.Quand on saisit le réel dans toute son horreur ou dans toute sa beauté, c’est presque intraduisible.Je regarde un nomme comme Homère; quand il VIENT DE RARAiTRE ^L’héritage d’Edward Sapir Wà r UN DOSSIER SANS PRÉCÉDENT La petite revue de Philosophie vol.7, no 2, en vente en librairies Préwntation Robert Nadeau La contribution de Sapir à l'étude du langage Gillet Bibeau L'hypothèse Sapir David Fielding Commentaires wr let contributions de Gilles Bibeau et de David Fielding Claude Gagnon Enseignar la linguistique Quoi enseigner ?Comment enseigner ?André G.Turcotte Les trois coups de la communication théâtrale Brigitte Purkhardt 1976/1966 Heideggar dix ans après Pierre Desiardms ________ Notule sur une édition privée de (IRE ET TEMPS Roland Houde ______ Idéologie et utopie dans le DE MONARCHIA Claude Savary Le féminisme sera-t-il au randea-fous du Grand Soir 7 France Giroux Collège Edouard Montpttit En vanta dans las librairias at par abonnemant: a/s Sylvie Lemay, Service de l'édition collège Édouard-Montpetit 945, chemin de Chambly Longueuil, QC J4H 3M6 L’économie de partage Martin Weitzman J.C.Lattès Le livre a été rédigé par un professeur du MIT.L’idée est que le mode de détermination des salaires doit être transformé.Il faut faire varier les rémunérations avec soit les profits soit les recettes de chaque entreprise.C’est exactement ce que font les Japonais avec leur système de primes annuelles.En vente chez votre libraire vant dans la région depuis presque toujours, M.Piché a d’abord été un poète néo-classique et un artisan du vers avec ses Ballades de la petite extrace.Il est devenu un de nos grands poètes modernes avec son plus récent recueil, Dernier Profil, publié aux Écrits des Forges.Ce livre nous donne des pages parmi les plus tragiques qu’on ait écrites sur l’amour et la mort.(On lira ci-des-sous un entretien de Gérald Gaudet avec M.Piché.) ?Les ondes littéraires — À TVFQ (câble 99), à 21 h 30, l’émission Apostrophes est consacrée aux « livres du mois ».Bernard Pivot reçoit Alphonse Boudard, David Girard, Alberto Moravia et Gilles Perrault.À14 h, en reprise, ce sera l’émission La Star et les débutants.Au réseau AM de Radio-Canada, la semaine littéraire se passe à 13 h avec Suzanne Giguère.Lundi elle reçoit Émile Gardaz, l’excellent poète et homme de radio suisse.Mardi, elle interviewe Célyne Fortin, auteur du recueil Au coeur de l’instant, publié à ses éditions du Noroît.Vendredi, elle reçoit Michel Gosselin, l’auteur du roman La Fin des jeux chez Triptyque.Au réseau FM de Radio-Canada, on peut écouter à chaque jour Libre Parcours avec Gilles Archambault et ses collaborateurs.Le mardi à 19 h, c’est l’heure du magazine En toutes lettres, réalisé par André Major et animé par Réjane Bougé.À CIBL-FM, Yves Boisvert lit des pages d’un poète québécois, le dimanche soir à 19 h 30.Et à CINQ-FM (102,3), Danielle Roger présente, le jeudi matin à 9 h 30, son émission L’Oreille dans les livres.Au réseau de télévision Vidéotron (câble 9), Ghila-B.Sroka propose Le Plaisir de lire, des rencontres avec des écrivains diffusées le lundi à midi, le jeudi à 19 h et le samedi à 9 h.LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND LITTÉRATURE Léonide Borodine, Changer de vie, Gallimard, 209 pages.Entre deux incarcérations, Léonide Borodine a eu le temps d’écrire quelques ouvrages, dont le recueil de nouvelles Récit de la liberté.Ce roman-ci nous raconte quelques semaines dans la vie d’un intellectuel moscovite.On y apprend, entre autres, comment composer avec les éléments du régime dans la capitale et combien il peut être difficile de changer de vie dans un système rigide .John Updike, Navigation littéraire, essais et critique, Gallimard, 367 pages.Cet ouvrage est le prolongement de La Vie littéraire, série d’essais sur des oeuvres américaines et européennes.L’auteur des héros « Rabbit » et « Bech » analyse et critique, avec un style séduisant qui manie bien humour et érudition, les oeuvres de Melville, Hawthorne, Hemingway, Whitman, Joyce, Kafka, Kundera, et bien d’autres.Enfin, il parle avec ironie de lui-même et de ses livres.POÉSIE Wilfrid Paquin, Arthur de Buaslères, poète, et l’école littéraire de Montréal, Fides, 118 pages.Né à Montréal en ISTTjjnorten^^^^nemb^^^ l’École littéraire de Montréal avec, entre autres, Émile Nelligan, Albert Lozeau, Lucien Rainier et Albert Ferland, Arthur de Bussières est l’auteur d’un recueil de poèmes posthumes intitulé, par Casimir Hébert, Les Bengalis.Wilfrid Paquin (alias Charles Lorenzo) nous présente son univers poétique, son oeuvre et son histoire._ THÉÂTRE Jean Anouilh, Oadlpe ou le roi boiteux, La Table ronde, 95 pages.La tragédie n’arrête pas de nous interpeller à travers les âges.L’auteur d’une excellente adaptation d’Antigone nous propose, cette fois-ci, un Oedipe boiteux (c’est d’ailleurs la signification étymologique de son nom).SCANDALE Anthony Summers, Le* Vies secrètes de Marilyn Monroe, Presses de la Renaissance, 524 pages.Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Marilyn Monroe sans jamais avoir osé le deman-__________________________ der.Son désir insatiable d’avoir des enfants; ses fantasmes qu’elle révélait à son psychiatre; ses liaisons dangereuses avec les frères Kennedy; le rôle que voulait lui faire jouer la Mafia contre ces mêmes Kennedy; et, finalement, sa mystérieuse mort.Ce livre regroupe quelque 600 témoignages.Des photos agrémentent le tout.HISTOIRE Jacques Langlais et David Rome, Juifs et Québécois français, 200 ans d’histoire commune, Fides, coll.« Rencontre des cultures », 286 pages.Cette histoire de la communauté juive au sein de la communauté québécoise est plus un dialogue entre un Québécois et un juif qu’un ouvrage scientifique.L’accent y est mis sur la communication et l’échange avec l’autre.Un livre d’apprentissage et de découverte de soi.James lain Gow, Histoire de l’administration publique québécoise, 1867-1970, Les Presses de l’Université de Montréal et l’Institut d’administration publique du Canada, 440 pages.C’était tout une tâche que d’analyser l’histoire de notre administration publique depuis le début de la Confédération jusqu’en 1970.James lain Gow l’a menée à bien au terme d’une longue recherche.Véritable livre de référence, avec de nombreux tableaux et graphiques, cet ouvrage décortique les administrations successives sous toutes les coutures.i\im vi SKM MERS I ustmmMm MARILYN MONROE Photo Jacquot Grenier Alphonse Piché.décrit un combat, il nous dit : “Le soldat tomba du haut de la falaise et on vit ses intestins se répandre dans la terre.” Ça, c’est une image qui frappe.C’est exactement le réel, exactement ce qui se produit.La poésie, ce sont les faits, les mots justes.» On l’a bien vu dans Dernier Profil et dans les derniers poèmes publiés dans la revue Estuaire, même si le poème se fait à partir d’une vie atroce et d’une très grande vulnérabilité, puisque la vie est en train de se défaire, il y a tellement de force dans récriture qu’il se produit un renversement : le poème donne de la force à ce qui était intolérable dans sa fragilité.D’ailleurs, Alphonse Piché a toujours aimé Wagner.« À14 ans, j’écoutais Wagner.J’aimais s^s grands rythmes.C’était comme une mer qui montait.Quand il commençait un grand crescendo comme dans Tristan et Isolde, le fameux crescendo du duo.Ça monte, ça monte, c’est un ouragan.C’est une vague immense.On se dit : ça n’a pas de sens, il faut que ça arrête, puis ça continue.Ça devient d’une intensité presque déroutante, alarmante.Puis ça éclate dans le dernier accord.Là, on sent que tout vient de se briser.« C’est comme le mouvement du poème, le sonnet surtout : il faut monter, gagner en intensité puis, un moment donné, arrive la chute.C’est fini.Un poème, quand c’est fini, c’est fini.Il n’y a rien à ajouter.« C’est comme la vie.Je sens ça depuis longtemps, mol l’approche de la vieillesse dans beaucoup de domaines.Penses-y, Gérald, tu es encore jeune, qu’est-ce qui reste ?Peut-etre rien que quelques mois, et puis après on disparaît.Il n’y a pas à dire, il n’y a pas de retour on disparaît.Est-ce que c’est concevable ?C’est intolérable après avoir connu tout de la vie, après avoir aimé, souffert, appris, donné, reçu.Un moment donné, tu t’étends, t’es parti.Puis, ça ne prend pas de temps : trois jours et puis tu es disparu a tout jamais.À tout jamais ! » Comment vivre alors avec l’angoisse du temps quand on sent la vieillesse approcher ?« Le temps, c’est une sorte de pierre d’achoppement.C’est une sorte d’ancre.J’essaie de m’ancrer dans cette maudite vie avec ça.Il y en a qui se font des ancres avec des enfants, moi c’est avec des bouquins.Mais c’est bien futile.Ça nous fait une belle jambe quand on est rendu six pieds sous terre.« C’est dur.Tu ne peux pas le sentir, toi, tu es trop jeune.Tu vas voir, à un moment donné, tu vas dire : pourquoi ?On naît sans le désirer par une sorte de vouloir universel, communautaire, souvent accidentel, puis on part sans le désirer.On est atteint soit d’-un mal incurable, soit d’un mal atroce.Tu t’en vas dans des douleurs épouvantables, puis tu disparais à tout jamais.C’est ça, la vie.En attendant, tu te gonfles, tu te souffles avec toutes ces drogues-là.» Poète sensuel, Alphonse Piché donne au réel sa touche sensible quand il aborde le rapport amoureux.Là, il y a toute la vie qui naît, toute la vie qui s’épuise, toute la vie qui se touche, la vie qui se prend, toute la vie qui se donne.mmmm guvRi RECENT I 251 Ste Catherine E.OUVERT 7 JOURS JUSQU'A 21 HEURES Librairie Champiqny inc 4474.rue Samt-Donis Montreal (Que ) 4 844-2587 a Chammsny UN JOUR OU L'AUTRE I I-1 ! Le guide du routard conçu par les Guides Bleus ‘Pour ceux qui voyagent pas cher homtd.HACHiT* 1986/87 11 Titres disponibles: États-Unis — Canada Italie Grèce Irlande Espagne — Portugal Maroc Inde — Népal — Ceylan Week-ends autour de Paris Europe du Nord Grande-Bretagne Pérou — Brésil Afrique Noire Proche-Orient Mexique — Antilles Tunisie — Algérie — Sahara En vente chez votre libraire VLB/ESSAIS L'IUli*___ le philosophe •t 1* fend L’ITALIE: LE PHILOSOPHE et le GENDARME Des textes de Jean-Marc Piotte, Toni Negri, Franco Pipemo, Bruno Ramirez, Marc Lesage, Dominique Ritchot, Jacques Lévesque, Félix Guattari, Gian Maria Volonté, et de plusieurs autres.Une Italie à découvrir! 276 pages — 16,95$ GABRIEL DUMONT LE CHEF DES MÉTIS ET SA PATRIE PERDUE La biographie attachante de celui qui fut le chef incontesté du peuple métis.Une histoire à découvrir avec passion.«S’il avait été Américain, Gabriel Dumont aurait été aussi célèbre que Buffalo Bill.» 360 pages — 16,95$ JEUNESSES: DESILLUSIONS TRANQUILLES Un premier bilan de l’Année Internationale de la Jeunesse.Le point sur le mouvement étudiant.Un regard «de l'Intérieur» sur l'école au secondaire, l’amour et l’amitié, la sexualité, le chômage, etc.__________234 pages — 12$ > A 3100 Le Devoir, samedi 17 mai 1986 ¦ C-3 LE DEVOIR CULTUREL __LE FEUILLETON_ Un Anglais sous le drapeau aux cinquante étoiles LISETTE MORIN ?William Boyd, La Croix et la bannière, Balland, éditeur, 356 pages.EN M’EXCUSANT pour le jeu de mots trop facile, je rappelle que c’est sous « la bannière » à'Apostrophes que William Boyd,fit, l’année dernière, une entrée en fanfare dans le monde littéraire francophone.Le parrainage de Pivot est devenu, pour le meilleur et pour le pire, indispensable au succès d’un livre dans la France «médiatisée».Pour Boyd, et de son propre aveu, « les autres écrivains anglais sont un peu jaloux.» Qu’en sera-t-il de La Croix et la bannière, dont le titre original était tout simplement Stars and Bars ?Autant le jeu de mots était facile, en préambule, autant il m’apparaît difficile de prédire à ce nouveau roman, dont la jaquette-couleurs raccrocheuse eût été plus indiquée pour une réédition des Liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos, un succès comparable ou au moins égal à Comme neige au soleil (Balland, 1985).Non pas que l’habileté de ce jeune écrivain n’y soit, une fois encore, confirmée.Non pas que le héros de cette aventure rocam-bolesque ne puisse vous accrocher, dès les premières pages et jusqu’aux dernières.Mais bien parce que l’histoire, contemporaine, satirique et même, à certains moments, franchement cruelle, l’histoire de Henderson — la quarantaine timide et même dépressive, expert en tableaux, venu aux États-Unis pour y tromper le mal d’amour — est ambiguë et souvent déroutante.Entre les premières « vingt-quatre heures » et les dernières « vingt-quatre heures à New York» qui constituent la première et la dernière parties du ro-man, il se passe .« le sud » c’est-à-dire la confrontation d’un Anglais bcbg, encore tout englué de ce qu’il définit comiquement comme « une dose finale de crasse européenne » dont il avait eu envie avant de « s’exposer à l’éblouissante hygiène du Nouveau Monde », et une famille américaine comme on pourrait en rencontrer dans un roman, disons de John Irving.En service commandé, Henderson, qui n’a pu éviter qu’on lui impose, comme compagne de voyage, Bryant, sa fille et celle de son ex-femme Mélissa, s’en va expertiser les tableaux d’un richissime Sudiste, du nom de Loomis Gage, qui habite une sorte de château délabré dans les environs d’Atlanta.Au sein d’une incroyable tribu : un fils, une fille, un chauffeur, une domestique, qu’il faut laisser au lecteur le plaisir de connaître.L’employeur new-yorkais de Henderson, la maison Mulholland, Melhuish, a un besoin pressant de conclure enfin une bonne affaire.D’où les efforts, d’abord couronnés de succès, de « l’expert », avec le patriarche, un expert d’ailleurs ébloui par la collection Gage.Là où les choses se gâtent, c’est quand on apprend que Freeborn Gage, le fils du collectionneur, acoquiné avec des Italiens — des maffiosi dans la tradition du film de second rayon — a sans doute déjà vendu les tableaux.Voilà pour l’anecdote, qui se termine en véritable cauchemar pour Henderson, dans une sorte de « finale » digne d’un thriller de bonne quaüté.Mais La Croix et la bannière, s’il répond aux exigences du genre, est beaucoup plus qu’un polar.Dans cette satire, souvent corrosive, on retrouve le conteur original, humoriste tendre, de Comme neige au soleil, découvrant cette fois, avec stupéfaction, une Amérique dont il rêvait, qu’il aimait déjà, avant de l’avoir jamais vue.Dans le voyage fantastique, au sens plein du mot, qu’il accomplit en compagnie de cette adolescente « avertie » qu’est Bryant, il « apprend » les petites villes, les'cam-pagnes, les institutions de l’Amérique profonde, sans parler de.sa cuisine.Boyd prouve, et surabondamment, qu’il a l’étoffe d’un grand romancier.Qu’il peut, d’un livre à l’autre, changer de registre sans perdre aucun de ses moyens.Parti pour un voyage de quarante-huit heures, Henderson vivra plusieurs jours dans ce heu incroyablement folklorique, pour lui, Anglais si passionnément imbu de son « bon droit » et de sa culture, qu’est le village de Lu-xora Plage (il ne faut pas y chercher la mer, ni même un lac), en Géorgie.Comment un millionnaire, enrichi par l’exploitation d’un brevet sur les parkings, s’est constitué une galerie de Sisley, Derain, Utrillo, Braque, Vuillard; comment Henderson est déconcerté par le lieu où on les a conservés, et la façon dont on veut en tirer le plus de millions possible; comment tout cela s’évanouit, dans une cascade de poursuites et d’assauts sur la personne du pauvre expert, c’est ce qu’il faut lire dans La Croix et la bannière, tout en assistant à la « dégriserie » d’un naïf de quarante ans, dans sa découverte de l’Amérique.Autant que l’on puisse en juger, quand on n’a pas lu l’original, la traduction de Christiane Besse semble très fidèle.En tout cas, les considérations de Henderson, quand il supporte l’affreuse jojotte qu’est Bryant, sont savoureuses.« Son humeur, peut-on lire à la page 93, quand il contourne Philadelphie, s’assombrit.Il éprouvait un désenchantement total à l’égard du haut fourneau fumigène installé à ses côtés sur la banquette avant » ( ! ) Et, à propos de sa femme divorcée, qu’il comptait réépouser, on apprend que « le salon était de la meme couleur que les vêtements de Mélissa : blond, beige et crème.Il la camouflait complètement.Un jour, après s’etre servi un verre, Henderson s’était retourné et avait cru qu’elle avait disparu — mais elle s’était seulement mise devant les rideaux .» (On se croirait pour un peu dans une séquence & Interiors de Woody Allen ! ) Tout le roman est parsemé de ces trouvailles qui donnent au lecteur le plaisir double, quand il est canadien, de la complicité dans la satire.Henderson est un frère ès-tradition britannique et française, donc européenne.Et le livre de William Boyd est le portrait, souvent triste et désenchanté, d’une grande frustration envers la grande Amérique, quand elle est vue par le petit bout de la lorgnette.Grands opéras du répertoire Alexis Payne Fayard GRANDS OPERAS I)U REPERTOIRE llesionc des livrets Analyse musicale Ihsmgruphu Alexis Payne l*ayard Résumé des livrets.Analyse musicale.Discographie.Cent grands opéras du répertoire sont analysés dans ce livre.Une biographie du compositeur, les circonstances de la création, un résumé détaillé de l’intrigue, un rappel des principaux airs et passages orchestraux.En vente chez votre libraire iiatre milliards d’hommes sur 6 continents dans votre bibliothèque Vous serez heureux de pouvoir consulter à tout moment "La Grande Encyclopédie du Monde", d'y retrouver un détail économique, un nom oublié, un lieu perdu, d'y vérifier vos connaissances.14 volumes reliés, plus de 15000 illustrations en couleurs, plusieurs milliers de cartes géographiques thématiques, diagrammes et tableaux statistiques récents.Index et bibliographie complète pour chaque volume et l'index général à la fin de l'ouvrage.¦ TSS a PLAN DE L’OUVRAGE VOLUME 1 - EUROPE Espagne Gibraltar Andorre Portugal France Monaco Pays-Bas VOLUME 2 - EUROPE Belgique Luxembourg Allemagnes Royaume-Uni Irlande VOLUME 3 - EUROPE Suisse Liechtenstein Autriche Italie Saint-Marin Vatican Malte Grèce Bulgarie Yougoslavie VOLUME 4 - El TROPE Albanie Roumanie Hongrie Tchécoslovaquie Pologne Finlande Suisse VOLUME 5 - EUROPE Norvège Danemark Islande Union soviétique VOLUME 6 - ASIE Turquie Chypre Syrie Liban Israël Jordanie Arabie Saoudite Yemen Les Emirats du Golfe Irak VOLUME 7 - ASIE Iran Afghanistan Continent indien VOLUME 8 - ASIE Péninsule indochinoise Chine Hong-Kong VOLUME 9 - ASIE Taïwan Mongolie Corée Japon Philippines Malaisie Indonésie Singapour VOLUME 10 - AFRIQUE Maroc Algérie Tunisie Libye Égypte Soudan Éthiopie Somalie Djibouti Kenya Ouganda Tanzanie VOLUME 11 - AFRIQUE Afrique de l’ouest Afrique centrale Afrique équatoriale Afrique australe Madagascar île Maurice Les Comores Les Seychelles La Réunion VOLUME 12 - AMÉRIQUES Groenland Canada États-Unis Mexique Bahamas Porto-Rico VOLUME 13 - AMÉRIQUES îles Caraïbes Les États Andins Guyane Brésil VOLUME 14 - AMÉRIQUES Uruguay Paraguay Argentine Chili OCÉANIE Australie Nouvelle-Guinée N ou vel le-Zélande îles du Pacifique ANTARCTIDE Je désire recevoir, sans aucun engagement de ma part, la documentation sur «La Grande Encyclopédie du Monde».NOM:.ADRESSE:.VILLE:.CODE POSTAL:.LES ENCYCLOPÉDIES POPULAIRES INC.1246 St-Denis, Mtl, H2X 3J6,843-3361 C-4 ¦ Le Devoir, samedi 17 mai 1986 LE DEVOIR CULTUREL CORNELIUS CASTORIADIS, La réalité dépasse la science-fiction philosophe de l’imaginaire social HEINZ WEINMANN VENU de New York où il donne un séminaire, Cornélius Cas-toriadis est de passage à Montréal, le temps d’une conférence : « Enjeux actuels de la démocratie ».Emploi du temps serré.Le matin, il voit quelques amis.Il a accepté l’entrevue meme si son bus part pour Ottawa dès 14 h : une autre conférence.Je rencontre Castoriadis pour la première fois.D’une affabilité exquise, il me pose une première question : « Combien de temps vous faut-il pour cette entrevue ?» « Une heure environ ».« Bon, or fera l’entrevue d’abord, on verra ensuite s’il nous reste du temps pour le déjeuner.» Assis en face de lui, je sens cette énergie concentrée qui informe tout à la fois son être-au-monde, sa philosophie, sa phrase qui déborde de sens, jusqu’à son ton de style parfois caustique.Philosophe qui a chanté et pensé les changements radicaux de la Révolution russe de 1917, Castoriadis a été vite déçu par ses lendemains désenchanteurs qui fossilisent la pensée dans un système, et donc la tuent.Il fait la critique du marxisme à une époque (au début des années soixante) où la plupart des intellectuels français se battent encore pour la faucille et le marteau.Vingt ans après, il est facile de hurler avec la meute : « Marx est mort.» Lorsque Castoriadis commence la grande recherche, dans laquelle il est toujours engagé, sur l’« imaginaire social » qui aboutit provisoirement dans L'Institution imaginaire de la société (Seuil, 1975), il est un solitaire qui marche sur des sentiers non battus.Vingt ans après, l’« imaginaire » s’est banalisé à force d’etre mis à toutes les sauces.Des instituts spécialisés « gèrent» l’imaginaire.Il paraît alors impérieux d'arracher l’imagination radicale, jaillissement pur, à la représentation d’un déjà-vu, au spéculaire (voir à ce sujet [’«imagination» sartrienne) qu’elle est venue signifier en Occident.Comment la soustraire également à l’influence de la « création » théologique qui a hypothéqué l’imaginaire judéo-chrétien ?Voilà quelques-unes des questions qui jalonnent les deux grands livres que Castoriadis a actuellement en chantier.En attendant leur publication, l’auteur nous donne un aperçu vivant de son activité intellectuelle des dix dernières années, grâce à un recueil de ses principaux écrits réunis dans Domaines de l’homme, qui vient de sortir au Seuil.Comment « définir » Castoriadis, étant donné la multiplicité des domaines que son esprit a labourés ?Sociologie, politologie, tiers monde, rapports Est-Ouest, il a analysé dans son dernier livre la « strato-cratie» (basée sur l’armée) de l’URSS.« Ce qui définit le mieux l’unité de ce que j’essaie de faire, c’est le titre du livre qui est en train de paraître, les domaines de l’homme.Domaines au sens fort du terme : non pas que cela “appartient” à l’homme, mais c’est là-dedans que l’homme est voué à se tourner, à retourner la terre, à se comprendre.Même s’il n’en est pas le propriétaire, c’est lui qui les a créés, ces domaines.» L’aventure de Castoriadis commence en Grèce durant la Deuxième Guerre mondiale où il s’engage dans la résistance.Dès 1945, il émigre en France, militant dans les Jeunesses communistes et chez les trotskistes.Tout jeune, il dépense déjà son énergie à vouloir réformer le Parti communiste.Lutte entre David et Goliath.« Dès 1948, nous avons fondé cette revue qui s’appelait Socialisme ou barbarie et qui a paru jusqu’en 1966.J’en ai rédigé les principaux textes d’orientation.Nous pensions que, même s’il fallait le réformer, le marxisme contenait malgré tout les germes pour réformer l'époque.Ce qui n’allait pas avec les marxistes du temps, c’est qu’ils étaient sclérosés et qu’ils avaient méconnu le véritable esprit de Marx.» Mais, progressivement, l’idée s’est fait jour que si « c’était la faute, au Parti communiste », Marx y était aussi pour quelque chose dans la sclérose du parti.« Malgré quelques géniales inspirations de jeunesse, Marx était prisonnier de l’imaginaire capitaliste.Il pensait en termes de forces productives : plus précisément, c’est l’expansion de ces forces qui est, selon lui, la condition de la libération.Il laissait complètement de côté la politique.Marx pensait qu’une fois les problèmes economiques réglés, la politique suivrait.C’est ce que n’importe quel libéral aurait dit.» Ce que Castoriadis retient de Marx, c’est son idée de la praxis, qu’il ne suffit pas de penser des utopies, des cités idéales, il faut intervenir dans le politique pour qu’au moins quelques-unes de leurs conditions se réalisent.C’est pourquoi la philosophie de Castoriadis est une « philosophie intervenante ».Il manifeste ses idées sur l’agora, comme ses ancêtres grecs l’ont fait jadis.« Je tiens à manifester ce que je pense.Je tiens à dénoncer un certain nombre de choses.Évidemment, si on voulait dénoncer tout ce qui vous déplaît, on ne ferait rien d’autre.Mais il y a des situations qui me paraissent excessives : cela peut être la Pologne ou bien, quoique sans comparaison, les “nouveaux philosophes”, ou un certain tiers-mondisme.Depuis la fin de Socialisme ou barbarie, je me reproche de ne pas avoir assez manifesté, parce que j’ai été pris par la préparation des livres, par mes séminaires.» « L’homme est libre, et partout il est dans les fers.» Castoriadis ne cesse de réfléchir sur ce paradoxe énoncé d’abord par Rousseau, donc d’essayer de comprendre les fondements du totalitarisme.Dans un article, « Les destinées du totalitarisme », contenu dans ce livre, Castoriadis évalue le totalitarisme russe selon les critères de Hannah Arendt.Aujourd’hui, l’URSS n’est plus un pays totalitaire au sens « classique » du terme.« Totalita-rime tranquille, moins délirant, donc d’autant plus dangereux.Ce que j’ai dit à propos de Hannah Arendt, c’est une tentative pour aller au-delà de son analyse, non pour revenir en deçà.Ce dont Arendt ne peut pas rendre compte, c’est la question que je pose dans ce texte : qu’arrive-t-il à un régime totalitaire lorsqu'il est reste au pouvoir pendant 70 ans ?Est-ce qu’une société peut rester dans un état d’incandescence délirante pendant 70 ans ?La réponse est évidemment non.» Un jour, au début des années soixante, le monde de Castoriadis change de visage.Les décors s’écroulent : le militant découvre la force, la dynamique qui travaille .nos sociétés, leur « institution imaginaire ».« A la suite d’une reprise des travaux d’autrefois sur Freud et d’un voyage que j’ai fait en Extrême-Orient, j’ai eu ma “nuit de Pascal et de Descartes”.C’était à Bangkok où, tout d’un coup, j’ai été frappé par la présence de l’imaginaire dans l’histoire de l’humanité, par l’évidence du caractère totalement arbitraire de ce que chaque société crée.Depuis 1962-63, je n’ai cessé d’approfondir les choses sous cet angle qui me semble méconnu.Car les philosophes ont toujours parlé de l’imaginaire de l’individu, mais jamais de l’imaginaire du champ social et historique qu’on ne peut imputer à une personne déterminée.Ce qui, par exemple, crée la langue.» Dans cette optique, évidemment, la vieille opposition sujet-objet est dépassée.Nous déterminons autant cet imaginaire des institutions que ces dernières nous déterminent.« L’histoire des sciences le prouve assez, cet enlacement de l’objet et du sujet.Il v a de la vérité, mais cette vérité, nous la trouvons, il faut que nous l’inventions, la créions pour qu’on puisse la retrouver dans ce qui n’est pas nous.» Depuis Nietzsche et Heidegger, la modernité la plus radicale s’est pensée en se mirant dans le rétroviseur de la philosophie grecque.La pensée grecque est omniprésente aussi chez Castoriadis.Evidemment, c’est là son origine.En témoignent les titres de ce livre qui sont en grec (Kairos, Logos) et l’étude « La polis grecque et la création de la démocratie ».On peut se demander si nous pensons la Grèce sans que nous y pensions, autrement dit s’il n’y a pas en Occident un inconscient non pensé de la pensée grecque.« C’est une question très importante.Il y a incontestablement en Occident un inconscient qui est travaillé par la question grecque.Il y a plusieurs interprétations — et mésinterpré-tations — de cette pensée.Politiquement, l’Occident n’est pas véritablement l’héritier de la Grèce, mais de Rome.Rome qui est restée jusqu’au bout une oligarchie.Nos sociétés sont des oligarchies.« Si on fait l’histoire de l’interprétation de la Grèce par l’Occident, on voit cette double chose : cette incroyable fascination exercée par la Grèce sur l’Occident depuis le XlIIe siècle et, en même temps que cette fascination, la production d’une image qui correspond au schème imaginaire du présent.L’histoire de la philologie antique, c’est l’histoire de la pensée occidentale à partir du XlVe siècle.Plus je réfléchis sur les textes grecs, plus me viennent à l’esprit des situations actuelles.» Sur cette toile de fond de la démocratie grecque, Castoriadis comprend donc mieux que quiconque les enjeux de nos démocraties modernes.« Les germes du mouvement émancipatoire, qui a repris en Occident depuis le XlVe siècle et donné ses traits libéraux à nos sociétés, sont menacés.Menacés de l’extérieur par la “stratocratie” russe.Et, à cet égard, les sociétés occidentales me paraissent particulièrement fragiles.Tous les idiots qui discutent ces questions ne comprennent pas qu’il ne s’agit pas d’une confrontation de pistolets ou d’électronique.C’est une confrontation de morales, de significations imaginaires, de croyances des gens, de la force morale des régimes.« Des hordes de Huns peuvent détruire les cités les plus florissantes.Byzance est tombée devant les Turcs.Les Byzantins traduisaient Aristote, les Turcs ne savaient ni lire ni écrire.Excusez-moi (rire), vos ancêtres les Germains sont entrés dans l’Empire romain comme dans du beurre.Ce n’est pas la technologie romaine qui les en a Suite à la page C-11 LETTRES QUEBECOISES STÉPHANE LÉPINE ?Esther Rochon, Coquillage, éditions de la Pleine Lune, 1985, 145 pages.* Aurores boréales 2,10 récits de science-fiction, avant-propos de Daniel Sernine, Le Préambule, collection « Chroniques du futur » n° 9, 1985, 290 pages.LA SCIENCE-FICTION a 60 ans.C’est, en effet, dans le premier numéro d’Amazing Stories, en 1926, qu’apparaît pour la première fois, en sous-titre, un néologisme hermétique, un peu barbare : « The magazine of scientifiction ».Je tire cette information d’un article publié récemment dans Les Nouvelles littéraires, où Nicolas Finet soulignait l’anniversaire.Si le merveilleux scientifique, celui de H.G.Wells ou de Jules Verne, est une création du 19e siècle, ce nouveau magazine et son directeur, Hugo Gernsback, vont donc permettre a ce courant littéraire novateur et vigoureux de se cristalliser autour d’un mot.Sans en mesurer la portée, Amazing Stories vient de réussir un grand coup.La seule création d’une étiquette, détail apparemment anodin, va pourtant marquer une étape essentielle : la SF quitte alors la préhistoire pour entrer dans l’âge adulte.Trois ans après sa naissance, la «scientifiction» devient la « science-fiction ».Le mot fait sa première apparition en 1929 dans le numéro un de Science Wonder Stories, un autre pulp (petit journal populaire, tape-à-l’oeil et bon marché, héritier américain de la tradition du roman feuilleton) également piloté par Hugo Gernsback, homme de presse, ingénieur de formation, admirateur inconditionnel et fervent des merveilles de la science.Mais pourtant, soixante ans plus tard, la science-fiction continue de vivre en marge de la littérature officielle et souffre de ne pas être reconnue à sa juste valeur.Littérature populaire, fréquemment méprisée, la SF a pourtant des lecteurs passionnés, qui demandent aux auteurs plus que des images fortes, des situations rocambolesques et des intrigues minimalistes.La SF n’est plus ce qu’elle était : les thèmes gagnent en richesse, en audace, en complexité.Les canevas initiaux ont été étoffés.Des revues pour adolescents où elle était cantonnée, la S F est devenu un véritable genre littéraire, exigeant et sérieux, prestigieux même lorsque pratique par des auteurs comme Isaac Asimov, Frank Herbert ou Stanislas Lem.Comme le souligne encore Nicolas Finet, « on voit enfin s’imposer des auteurs qui, avant d’être de bons vulgarisateurs scientifiques, sont surtout d’authentiques écrivains ».Ainsi, après la guerre, « les épopées triomphantes et la foi progressiste cèdent le pas, la SF devient littérature du doute, de la poésie, de la spiritualité, du désir.La SF n’a jamais cessé de transcrire fidèlement les angoisses et les sursauts d’une époque perpétuellement instable et HP La librairie religieuse du SERVICE DE DOCUMENTATION PASTORALE annonce une GRANDE VENTE PRÉ-INVENTAIRE du 19 au 30 mai 1 986 Remises de 20% 25% 30% sur tout achat en librairie et sur presque toute la marchandise: Livres — Disques — Cassettes — Partitions musicales — Affiches — Cartes de souhaits — Objets de piété.Une bonne occasion pour mettre à jour votre bibliothèque! 312 Sherbrooke Es* Montréal, P.Q.98, Principale H2X 1E6 — Tél.(514) 844-1753 Granby, P.Q.J2G 2T4 Métro: Sherbrooke Tél.: 375-3660 Heures d’ouverture: Tous les (ours de 9h - 17h le Samedi de lOh - 13h Contrée indienne Dorothy Johnson J.C.Lattès DOROTHY JOHNSON I Contrée indienne I \ H hunnih nom» h (.hr h il ! .h\m me qui ! mi l.i/kilx li /h m Dix nouvelles sur l’Ouest à l’aube du XXe siècle.L’auteure a connu un succès considérable (plus de 2 millions d’exemplaires aux États-Unis).Trois grands films ont été tirés de son oeuvres: L’homme qui tua Liberty Valance, Un homme nommé cheval, La colline des potences.Pierre Le Grand Biographie par Robert K.Massie Fayard Robert K Massif < Outre sa taille (près de deux mètres), ses appétits, son extraordinaire puissance de travail et sa prodigieuse soif de connaître, Pierre 1er Alexéevitch avait une passion: les bateaux.À ce personnage hors du commun, l’auteur a consacré une biographie dont on ne sait ce qu’il faut admirer le plus, le souffle épique ou l’érudition.En vente chez votre libraire En vente chez votre libraire bouillonnante .Les principes demeurent : acuité d'observation du réel, laboratoire d’idées.En toile de fond, une même jouissance de l’imaginaire, une même interrogation du présent».Ici, au Québec, les auteurs de science-fiction bénéficient de quelques revues mais sont toujours en quête d’éditeurs.VLB et Leméac ont déjà publié quelques titres, mais s’il fallait remettre une palme à la maison la plus courageuse dans ce domaine, c’est certainement Le Préambule qui la remporterait.Dès 1980, Norbert Spehner créait, aux éditions du Préambule, deux collections entièrement consacrées à la science-fiction : « Chroniques du futur » et « Chroniques de l’au-delà », où seront publiés, entre autres, Esther Rochon ( L’Epuisement du soleil), Daniel Sernine ( Quand vient la nuit), Jean-François Somcynsky (La Planète amoureuse) et Élisabeth Vo-narburg ( L’Oeil de la nuit).Et bientôt, une troisième collection verra le jour, « Parallitératures », consacrée aux essais sur le genre.Tous les auteurs précédemment cités sont présents dans le deuxième tome de cette anthologie qu’est Aurores boréales 2, formée à la fois d'inédits et de textes déjà parus en revues et rassemblant sous une même couverture auteurs chevronnés et débutants.Mais je voudrais surtout attirer votre attention sur Esther Rochon, dont le dernier roman, Coquillage, a été pour moi une véritable révélation.Sans doute plus près du fantastique que de la science-fiction, Coquillage est un ouvrage étrange et envoûtant.À une époque indéterminée, dans la petite ville de Vanir Voi-divane (voie divine ?), un homme et une femme contemplent, dans le soleil du matin, un coquillage grand comme une maison, abandonné sur la grève d’un fleuve.Il y a des années, un monstre y habitait — le nautile — qui, attentif au moindre désir de ses occupants, avait réussi à séduire quelques personnes, à les unir à son propre corps.Ainsi, Thrassl (très seul ?), Irène Drexel et Vincent avaient cédé aux attraits du nautile.François et Xunmil, qui observent aujourd’hui le coquillage vide sur la plage, ont pour leur part remporté une victoire sur le monstre, abandonné « ses plaisirs dégénérés pour réintégrer le monde des amours humaines ».Ce sont eux qui racontent l'histoire du nautile et de ses « locataires» maintenant disparus.Racontée de cette manière, sans la puissance poétique qu’Esther Rochon confère à son récit, cette histoire peut paraître grotesque.Pourtant, le merveilleux, déjà séduisant à un premier niveau, permet ici de nombreuses interprétations.Sans contredit, la SF devient dans ce cas « littérature du doute, de la poésie, de la spiritualité et du désir » et se présente comme une interrogation du présent.Ce récit fascinant à plus d’un égard et qui possède une indéniable valeur métaphorique nous ramène constamment à la même question : qu’est donc ce coquillage 7 Quelle est cette chose qui, charmante, délirante de tendresse, fait que l’on veut tout abandonner pour vivre en elle, pour elle, par elle ?Pour Thrassl, par exemple, « le véritable monstre, c’était Limage merveilleuse, insurpassable, l’image d’amour, de beauté et de force terrifiante qui habitait son esprit et qui l’obsédait.L’autre, le monstre de la réalité, il le voyait si rarement ».Si l’autre monstre est celui de la réalité, celui-ci, le nautile, est donc le monstre du fantasme, de la fiction, du rêve.Lieu de jouissance, d’abandon et de douceur, le coquillage permet l’extase permanente, l’expression de la sensualité, des faiblesses et des souffrances.En fait, il semble impossible d’échapper au nautile puisque, grâce à lui, les occupants connaissent l’abandon, la compréhension, ont l’impression d’une communion parfaite avec eux-mêmes et leurs désirs.Alors que la science-fiction, prisonnière de ses gadgets et d’un langage abscons, me semble habituellement décrochée de la réalité et arrive rarement à en donner une lecture intéressante, ici, avec Coquillage, Esther Rochon livre une fable où le fantastique ne se complaît pas dans un style auto-référentiel mais sert à métaphoriser le réel.Nous avons là une des différences essentielles entre SF et fantastique.La réalité dépasse la science-fiction mais le fantastique en offre plus souvent une vision éclairante.Ou, alors, il s’agit de la différence entre la bonne et la mauvaise science-fiction.Je ne sais trop.Quoi qu’il en soit, qu’il relève d’un genre ou d’un autre, Coquillage est un très bon roman qui — et c’est bon signe — réussit à faire sauter les barrières qui enclosent encore la SF.?Voici quelques textes de références qui vous guideront sur les chemins de la S F si vous ne la connaissez pas, ou ordonneront vos connaissances si vous comptez parmi les initiés .— Histoire de la science-fiction moderne, de Jacques Sadoul, Laffont, coll.« Ailleurs et demain », 512 pages.— L’Effet science-fiction, d’Igor et Grichka Bogdanoff, Laffont, coll.« Ailleurs et demain », 424 pages.— Catalogue des âmes et cycles de la SF, de Stan Barets, Denoël, coll.« Présence du futur », 298 pages.— « Le boum de la science-fiction », de Micheline La France, dans Livre d’ici, mars 1986, pages 4-5.LETTRE-SON MUSIQUE LE SPÉCIALISTE DU CLASSIQUE SPÉCIAL D’OUVERTURE 30% DE RABAIS SUR TOUS NOS DISQUES 33 TOURS JUSQU’AU 31 MAI 5054 AVE DU PARC (COIN LAURIER) — 495-9297 DISQUES • PARTITIONS • VIDÉO ORPHÉE Armand Colin Actualité LA FIN DE L'INNOCENCE Les États-Unis de Wilson à Reagan Artaud, D.Les Américains ont-ils été isolationnistes pendant l'entre-deux guerres?A Yalta, Roosevelt aurait-il pu résister plus fermement aux Soviétiques?Les États-Unis sont-ils responsables de la guerre froide?Avec la perte du monopole nucléaire, le déficit de la balance des paiements, la guerre du Vietnam, la République impériale des Etats-Unis, qui avait atteint son apogée sous Kennedy, connaît-elle un recul sensible devant l’opinion publique?Telles sont, parmi beaucoup d’autres, les questions qui jalonnent l’histoire des États-Unis et à partir desquelles l’auteur tente d'expliquer le destin fulgurant des États-Unis, leur rapide accession aux responsabilités mondiales, leurs difficultés actuelles Ce livre tient compte tout à la fois des tensions intérieures et de l'évolution du contexte mondial, mais aussi de l'idéologie américaine et des discussions stratégiques qui, depuis 1950, ont divisé les Américains Une fresque vivante et dense de la politique américaine depuis 1919 s'appuyant sur les documents et travaux scientifiques récemment publiés Tout en s'efforçant de respecter la plus grande objectivité, l'auteur a néanmoins voulu donner sa vision personnelle de l'histoire proche des États-Unis.Denise Artaud est directeur de recherches au CNRS et enseigne à l'Institut d'Études politiques de Paris Elle collabore régulièrement à la revue Politique Internationale LA FIN DE LES SOVIÉTIQUES DES ANNÉES 80 Kertolay, B.ii.u* Au moment où de nouvelles équipes arrivent au pouvoir en U.R.S.S., c'esi avec une curiosité accrue que nous nous interrogeons sur les réalités concrètes de la société soviétique et sur les principaux changements intervenus ces dernières années.Ce livre se propose de présenter, sens hargne mais sans complaisance, les Russes d'aujourd'hui.hommes et femmes, dans le cadre de leurs institutions et de leur vécu quotidien.Qu'il s'agisse des instruments du pouvoir (nomenklatura.administration.Idéologie, parti, armée), du rythme do la croissance et du niveau de vie (que consomme-t-on.con-bien ça coûte, que gagne-t-on), de la mobilité sociale et de l’éducation, de la vie des familles, de la remise en cause des valeurs communautaires et individuelles, c'est avec sérénité et bonne toi que deux spécialistes français de réputation internationale noua communiquent, dans un style alerte, leurs réponses à ces questions brûlantes de l'ac-tulaité Leur texte est égayé et illustré de caricatures récentes tirées de Krokodil.Colin, 1095,215 pagas __________ 14,SOI Colin, 1985, 380 pages.23,75 $ EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE HABITUEL Pour recevoir gratuitement le catalogue A.Colin, Il voua autflra de remplir le coupon cl-dessoui et dele retourner à Somabec.somabecitée 2475, Sylva Clapin.Case postale 295, St-Hyacinthe, Qué J2S 5T5 Tél : 774-8118 Mtl: 467-8565 ?Veuillez m'expédier sans frais le catalogue A.Colin Nom et Prénom.;.(an capitales) Adresse .Ville.Da,e.Signature. LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 17 mai 1986 ¦ C-5 Dérives et Vice versa : des revues à la page LES REVUES CAROLE DAVID ON COMMENCE à peine à mesurer l’impact d’une publication comme Dérives sur l’évolution et la transformation des mentalités au Québec.En rupture avec l’idéologie nationaliste des années 1970, Dérives s’est volontairement marginalisée en proposant un lieu de rencontre des cultures du tiers monde et du Québec.Par la suite, la dérive vers d’autres territoires s’est pensée en termes de périphéries, de tiers ou de cultures tierces.Ici, les rôles et les entités se brouillent.L’intérêt de Dérives tient aussi en ce qu’elle a révélé que la littérature, pratique surestimée par la plupart des revues de l’époque, restait encore tributaire d’une conception dirigiste.En effet, plus que tout autre pratique, la littérature a prétendu pendant longtemps illustrer de façon presque souveraine la modernité.En substituant l’inclusion à l’exclusion, en proposant d’autres champs d’application et d’autres territoires, Dérives a aussi fait éclater la notion même d’avant-garde : celle-ci voit alors ses sources d’inspiration et ses possibilités s’accroître indéfiniment.En prônant l’ouverture et la lucidité comme fonction critique, la rupture qu’a opérée Dérives se présente sous le signe d’un changement net de valeurs et de perspectives.Le numéro 50, « Et puis écrire et puis », célèbre tous azimuts le 10e anniversaire de cette publication.Fait inusité, la présentation de ce numéro explore les trajectoires multiples de l’édition : 25 imprimeurs, éditeurs, graphistes, professeurs, libraires, lecteurs et collaborateurs sont tour à tour remerciés.Tout en révélant les infrastructures de l’édition, Dérives montre qu’elle demeure tout à fait consciente, par ailleurs, des mécanismes de l’institutionnalisation.Elle revendique en quelque sorte un véritable statut d’éditeur, trouvant ainsi son équilibre dans la jungle des publications culturelles québécoises.Il est vrai que le directeur de cette publication, Jean Jonassaint, ne se contente pas simplement de publier.Il édite.De plus, Dérives occupe une place singulière sur l’échiquier socio-culturel québécois : cette publication hésite entre la reconnaissance institutionnelle et la volonté, par son projet, de prendre ses distances.« Et puis écrire et puis » réunit 22 auteurs québécois rattachés, d’une manière ou d’une autre, à l’histoire de cette publication.Ce numéro présente des textes d’écrivains reconnus — Paul Chamberland, François Charron, André Roy — mais aussi des textes d’auteurs qui en sont à leur première ou deuxieme publication : Jocelyne Boisvert, Louise Warren.Images de la décennie passée (1975-1985) et ouverture sur celle à venir, ce numéro ne prétend pas défendre une esthétique précise mais plutôt indiquer comment la fiction est, elle aussi, une dérive nécessaire.Une des plus belles réussites de l’année.?Vice versa, le magazine « transculturel », illustre bien le nouvel état de la culture : loin d’être en rupture avec le modernisme, l’époque est à la différence, à la séduction coûte que coûte.Vice versa séduit, d’une part, par sa présentation graphique, d’autre part, par ce concept-design dont elle « est le véhicule conscient et émergent : la transculture ».En propo sant des textes en anglais, en français et en italien, cette publication prétend aller vers quelque chose de neuf, d’inédit : le métissage des arts et de la culture qui peut être aussi celui des langages et des identités.Scarpetta n’est déjà plus très loin.Mais il vaudrait mieux parler de l’effet Scarpetta, car on a l’impression d’assister, au fil des numéros, à la fabrication d’un concept-simulacre tant le lecteur a de la difficulté à saisir ce que ce « projet sans une identité idéologique definie » veut dire, au-delà des effets de mode.Contrairement à Dérives, qui affirme clairement ses priorités, Vice versa semble parfois baigner dans la conceptualisation éthérée.On note aussi une tendance, de la part de certains collaborateurs, à trop montrer la singularité du projet.Ainsi, dans le tout dernier numéro, Pierre Bertrand écrit, dans un article intitulé « L’actualité du Refus global » : « À nous de prendre lt flambeau qu’ils (les signataires du Refus global) nous tendent.Vice versa est aujourd’hui le meilleur continuateur de ce mouvement.Un autre mouvement, car pour être le même, il faut qu’il soit tout autre, sans aucune ressemblance.Dès qu’il “ressemble” à Borduas, il n’est rien.» La passion narcissique serait-elle ici le signe d’une nouvelle révolution culturelle ?L’équipe de Vice versa présente son dernier numéro comme une « anti-anthologie » : par cette appellation, on veut signifier que les écrivains invités n’appartiennent pas à l’écriture officielle.Ce numéro propose des textes de fiction mais aussi des articles critiques : entre autres, des lectures de Ferron, d’Aquin et de dérives 50 1:1 PUIS ÉCR1RI: I l IM US Claire de Lamirande.Malgré l’intérêt que suscitent ces articles, j’avoue avoir été déçue par ce numéro qu’on nous avait annoncé comme un numéro sur la critique littéraire au Québec de 1960 à 1985.En fait, je m’attendais à un bilan teinté d’un esprit polémique.Le seul article qui semble amorcer une réflexion en ce sens est celui de Danielle Zana, « Vivre ici en venant d’ailleurs ».L’auteur considère que la critique et la création théâtrale au Québec sont encore enrobées de sirop nationaliste.Doit-on être condamné au silence parce qu’on n’a pas la chance d’être québécois ?demande-t-elle.Ce constat a le mérite de souligner la ifl/iBrl r H difficile réconciliation entre le pluralisme des cultures et l’identité nationale au Québec.« 22 écrivains québécois pris sur le vif » n’est pas un recueil arbitaire.Ce rassemblement d’écrivains mineurs est inévitablement marqué par l’errance, l’exil, la quête.Il n’est pas étonnant de constater qu’ici comme dans d’autres pubücations, la fiction, le récit plus précisément, demeure la forme privilégiée pour exprimer un certain désarroi.Les textes de Fulvio Caccia, Antonio d’Alfonso, Dominique de Pasquale, pour ne nommer que ceux-là, sont les signes d’une « nouvelle » littérature qu’il faut absolument lire.ESTHER ROCHON Suite de la page C-1 Esther Rochon était à la recherche de son propre imaginaire, « mais ce n’était pas une question de nationalité.D’ailleurs, la littérature québécoise, il a fallu que je la lise moi-même, plus tard.Ce que je cherchais en littérature, c’était plutôt ce qui pouvait canaliser le mieux le genre d’émotions que je pouvais ressentir.Quand j’ai commencé à découvrir les écrivains de fantastique de l’Europe et des États-Unis, puis les auteurs de science-fiction, vers l’âge de 12-13 ans, je me suis sentie dans mon élément.C’était une exploration de l’imaginaire où s’allient l’esprit analytique et la logique d’une histoire racontée.Si vous remontez à L’Iliade et L’Odyssée, vous reconnaîtrez ce besoin d’un imaginaire très fort porté par une histoire, qu’on retrouve aussi dans les formes populaires de littérature».Son roman SF, L’Épuisement du soleil, Esther Rochon l’a laissé mûrir longtemps avant de l’écrire.C’est uhe oeuvre ambitieuse, qui couvre mille ans d’histoire d’un peuple imaginaire installé dans l’archipel de Vrénalik.Quand Talm Sutherland découvre ces habitants, jadis voyageurs ou commerçants, figés dans une déchéance hautaine, repliés sur eux-mêmes et isolés des vastes terres du Sud où règne une prospérité agressive, on pense immédiatement au Québec dont Vrénalik serait la métaphore.Aidé par le sorcier Iven-dra et son élève Anar Vrnengal, Sutherland va vivre pleinement le moment d’épuisement du soleil, pour briser l’engourdissement du peuple de l’archipel, afin que naisse une nouvelle confiance.Ce récit épique, d’une forte imagination et rempli de symboles, intègre aussi un précédent roman, Le Rêveur de la citadelle, qu’Esther Rochon avait publié en Allemagne en 1977.Guide Hachette des vins de France édité par les Guides Bleus HACHETTE PLUS DE 5000 VINS PETITS OU GRANDS.T< MJS DEGUSTES ' ET LÈS BONS RAPPORTS QUALITÉ PRIX Le premier vrai guide d’achat des meilleurs vins français présentant plus de 5000 vins tous dégustés “à l’aveugle”, analysés et commentés par plus de 300 experts et professionnels.Destiné au débutant curieux aussi bien qu’à l’amateur exigeant.En vente chez votre libraire Lincoln — Biographie Stephen B.Oates Fayard fayard Le livre est une savoureuse peinture de la vie d’un “selfmade man” fier de ses succès professionnels et matériels.Cette biographie montre un Président qui fait prévaloir sa politique pour l’abolition de l’esclavage et la réconciliation du Sud et du Nord, non sans convulsions, il est vrai.Traduit de l’américain.En vente chez votre libraire Esther Rodion Coquillage O la pleine lune « Les histoires qu’on se raconte à travers le médium de la SF peuvent porter toutes sortes d’émotions, d’angoisses ou d’espérances, dans un langage facilement accessible au lecteur, dit Esther Rochon.Toutes les angoisses qu’on peut ressentir à notre époque peuvent s’exprimer par des fables et des images qui rejoignent l’inconscient.« Dans L’Épuisement du soleil, continue la romancière, on peut retracer la fin de l’époque de la contre-culture.On peut aussi y reconnaître ma lecture de certains écrivains québécois des années 1960 comme Gaston Miron, Jean-Guy Pilon et Fernand Ouellette.J’ai l’impression d’avoir pris une certaine manière d’expliquer des choses chez ces gens-là.Il me semble qu’on sentait dans leurs oeuvres la conscience malheureuse de l’intellectuel québécois, qui était heureux d’être catholique mais ne pouvait pas le rester et ne savait plus très bien où il se trouvait.» Dans ce roman, Esther Rochon aime aussi passer de l’individuel au collectif, elle qui, étudiante, s’était faite une auditrice assidue des émissions de lignes ouvertes de Réginald Martel et André Payette à Radio-Canada, « pour savoir ce que les gens pensent ou voudraient penser, pour apprendre comment les personnages pourraient ensuite me servir de résonance dans cet échange entre l’individuel et le collectif à travers récriture du roman.Cet échange me semble d’ailleurs plus important au Québec qu’ailleurs.Une des choses qu’on adore ici, c’est d’essayer de savoir ce qu’on est collectivement et comment certains individus le réalisent plus que d’autres.» Pour écrire L’Épuisement du soleil, ajoute Esther Rochon, il lui fallait ressentir fortement « une sorte d’angoisse québécoise caractéristique ».C’est bien ce qui marque la tonalité générale du roman, grave et angoissée, qui s’inquiète de la survie d’un peuple semblable à celui du Québec de la fin des années 1970.Cette préoccupation de la survie culturelle québécoise, la romancière la ressent comme un défi continuel.« On est en train de vivre quelque chose d’unique, au Québec, au confluent de plusieurs cultures.On a l’impression qu’on a peine à surnager à l’impact culturel qui nous vient des États-Unis et de l’Europe.Nous faisons face à un défi qui ressemble à celui que nos ancêtres devaient relever en colonisant le pays sans trop savoir comment résister à l’hiver.L’angoisse que cela engendre, c’est aussi la nôtre.Nous devons continuer de relever un défi semblable, aujourd’hui : non seulement celui de vivre en français mais aussi de posséder notre originalité, notre indépendance culturelle propre.» Quant à son plus récent roman, Coquillage, Esther Rochon l’a écrit sur le mode intimiste.Il s’agit d’une sorte de conte fantastique où nous retrouvons, autour d’un monstre marin, à la fois fascinant et repoussant, divers personnages aux prises avec leur passion amoureuse.Thrassl, sa femme Irène, leur fils François Drexel, avec la jeune Xunmil et le musicien Vincent.Le monstre — mâle et femelle — changera leur vie terne de citadins.Ils habiteront à diverses époques un coquillage à plusieurs étages bâti par le monstre-nautile sur la plage de Vanir Voidi-vane.On assiste à l’asservissement amoureux de Thrassl par le monstre, à l’exil douloureux de son fils François, à la passion plus « humaine » de Xunmil, à la fascination que provoque le monstre chez tous ceux et celles qui l’approchent et qu’il dévore plus ou moins, d’une façon ou d’une autre.Cette histoire fantastique peut sans doute s’interpréter comme celle d’une quête de l’amour qui va de la passion confuse jusqu’à l’extrême tendresse.Livre déroutant mais fascinant, Coquillage ne peut laisser personne indifférent.On peut aimer ou haïr ce livre, comme le monstre — nautile, pour les intimes — qu’il invente sur les chemins de l’amour.« Ce fut un livre difficile à écrire, dit Esther Rochon.Je peux diffici- lement le relire aujourd’hui.J’ai l’impression d’avoir poussé plus loin que dans mes autres romans le traitement des émotions.» Coquillage possède trois sources différentes, confie la romancière.« J’avais cinq ans.Nous habitions Ottawa.Je me souviens d’ue scène où, avec ma mère, je passais devant une église.Des gens en sortaient.C’était un mariage.Mais un monsieur d’âge mûr était assis à terre en train de vomir.J’ai ressenti très fortement à ce moment-là une émotion très peu fréquente dans ma vie — heureusement — qui se définissait par un mélange de dégoût et de fascination.J’étais captivée et dégoûtée par le spectacle.C’était quelque chose de vraiment surprenant et nouveau dans ma vie.Cette scène a donné le fond émotif de Coquillage.Avec un autre événement d’enfance.Cette fois, vers l’âge de neuf ans.Je prenais plaisir à dessiner des personnages horribles.Mais mes parents m’ont fait comprendre de ne pas insister.Je me suis juré alors que j’y reviendrais plus tard, sans trop savoir pourquoi ni comment.Plus tard, j’ai joint à ce fond un rêve que j’avais fait alors que j’étais enceinte de ma fille, en 1973.J’y avais vu le coquillage, les tentacules du monstre qui l’habitait et le personnage que mon rêve nommait déjà François Drexel.« J’ai écrit ce livre, poursuit Esther Rochon, comme une métaphore de passions.Je me suis retrouvée en connivence avec le personnage de Thrassl.Il suffisait que je prenne certaines de mes craintes, certaines de mes tendances et que je les amplifie pour arriver à un personnage comme Thrassl.Le monstre-nautile, d’autre part, est un personnage toujours au-dessus de la situation.Ce genre de personnage serait, chez des humains, semblable à une sorte de prêtre, de sorcier ou de roi.Il est un peu mieux que les autres personnages et n’est jamais pris en défaut dans tout le déroulement du livre.» Voilà bien, en effet, l’énigme de Coquillage, où la littérature — celle d’Esther Rochon — continue de chercher le sens de la vie individuelle et collective : « Monstre-nautile, je vis dans les profondeurs sombres, dans les trous noirs, les coins oubliés du réel.J’empoisonne qui me craint, je rends heureux qui me fait confiance; je surgis si on m’appelle très fort.» \ LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 Editions le Préambule Tel.: (514) 651-3646 Collection Le Sens L’ami-chien par Michel Morin L’ami-chien une éthique Uv rumine Michel MOI ISBN: 2-89133-069-2 VIENT DE PARAÎTRE Le sujet se cherche dans son rapport à l’autre mais ne se trouve qu’en se perdant toujours plus.Son expérience lui échappe.Que cherche-t-il?Amour* Amitié?Comment savoir?Quelle est la différence?Tendresse?Violence?Dans ce rapport avec un autre être, de son propre sexe cependant, est-ce bien de l’autre qu’il s’agit ou du même?Échappe-t-il aux pièges du narcissisme?Est-il amant ou éducateur?Aussi, pour éclairer sa propre expérience, se tourne-t-il vers ces auteurs aux pensées contrastées que sont Rousseau et Sade, à travers lesquels'il réfléchit sur l’extrême altérité du sentiment et du désir.Michel Morin, oui est professeur de philosophie au Cegep Longueuil, est l’auteur de plusieurs ouvrages, spécialement re-*—,-.de du Territoire imaginaire de' la culture et Je L’Amérique du Nord et la culture.232 pages — 15,95$ En vente dans les librairies Diffusion: Messageries Prologue 2975.Snrtelon, Montréal II4R 1K6 — Tel.: 332-5860 VLB /LITTÉRATURE ÎVO '.V.A fii.%*¦< iV Oi •- LE PÉRIL AMOUREUX de Daniel Gagnon Dix nouvelles insolites hantées par les frissons de l'amour et de la mort.Un ouvrage tout à fait envoûtant! 138 pages — 11,95$ LA VISITE DES SAUVAGES d’Anne Legault Une pièces fertile en rebondissements et construite comme un roman.Un bon suspens et une belle réussite au Théâtre Port-Royal.146 pages — 9,95$ LES GARÇONS MAGIQUES de Jean-Paul Daoust Des histoires d’amour, faites de souffrances, de jeux d’approches et de reculs, d’espoirs et de déceptions.Une belle générosité! 160 pages — 12,95$ K * 11 re * .>* rok* « ».ll\ » it MAÎTRESSES-CHEROKEES de Josée Yvon Un nouveau récit à la recherche des «Filles sans nom», à travers l’Amérique Une écriture personnelle, une voix autre, syncopée.136 pages — 11,95$ PROGRAMMEURS À GAGES de Jacques Bissonnette Un véritable thriller, écrit par un spécialiste de la sécurité informatique.Une histoire tout à fait plausible, bien que toute ressemblance avec.est tout à fait fortuite! Le livre idéal pour les vacances.282 pages — 14,95$ LES FlEURS DU CATALPA de Madeleine Gagnon Poèmes du temps présent.Le temps de l’heure et le temps qu’il fait.Livre d’amour écrit au 61 des jours, au gré de la température, dans une terre d’exil, de glace et de tendresse.130 pages — 9,95$ 1577 C-6 ¦ Le Devoir, samedi 17 mai 1986 \J7 THEATRE DU RIDEAU VERT ” 'fc direction yvette brind amour mercedes palomino =PRÉSENTft't,°ïl 3“ 20 BERNADETTE 1 JULIETTE0 §¦ ie rexre Elizabeth b ounce t la mise en seine mon loue puceppe reviens mApie-ei la me BtnTHiAUMe, lecureB, em cinq TEMPS tes comeoiens MAKie-i suzAnne cahceau.pa mice t jAcoues L Heueeüx, chhistiahe ha /mono la sçenoexAPHie march oauphmais, les éclairages DAniei desjardims &&&&&?.qoèbécô.se des FesWa\ de # • de MICHEL ^eiUeure P*ce# # • • * * TREMBLAY • • # Mise en scène: ANDRÉ BRASSARD Décor: Guy Neveu MURIELLE DUTIL - RITA LAFONTAINE Costumes: HUGUETTE OLIGNY - GISÈLE SCHMIDT François Barbeau PALI LE MARIER - MARIE-HÉLÈNE GAGNON Éclairages: Une co-Production duThéâtredu Rideau Vert et Michel Beaulieu du Théâtre français du Centre National des Arts 4664, rue St-Denis Réservations de 12h à 19h Métro Laurier, sortie Gilford 844-1793 DI TES-MOI TOUT! MARDI AU SAMtOI 20H30, DIMANCHt I5H00 RfSWÊ THEATRE D'AUJOURD'HUI StRUATIOnS: 523-1211 1297 RAUntAU, MONTRÉAL RI BALLETS Mebil Oil Canada, Ltd.KIROV DE LEMNCRAIX URSS MCMLXXWï LES CONCERTS AIR CANADA ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL CHARLES DUTOIT Mardi - Mercredi 20-21 mai, 20h CHARLES DUTOIT ARMAS MAISTE et ROLF BERTSCH , pianos MONIQUE MERCURE narratrice CARNAVAL DES ANIMAUX RESPIGHI Les Oiseaux PROKOFIEV Pierre et le Loup DELA Le chat, la belette et le petit lapin ROUSSEL Le Festin de l'Araignée SAINT-SAËNS Carnaval des Animaux Prix des billets: 24$, 18$, 13$, 10$ cfb Salle Wilfrid-Pelletier Réservations téléphoniques: Place des Arts '•> V 842 21,12 ,Frais de sen 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $.LES GRANDS CONCERTS ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL CHARLES DUTOIT 16,17, 18, 1f et 22, 23, 24, 25 n|bi REPRÉSENTATIONS' à 20h00 f BILLETS 24L21M7M 4 — nnunn É Une présentation dm “ fcUiTuU I Entreprises Gesse * ÆL Salle Wilfrid-Pelletier Réservations téléphoniques: en collaboration avec Great Artists et Great World Artists Management Inc LE LAC DES CYGNES AVEC ORCHESTRE \ VENDREDI 6 au.DIMANCHE 8 JUIN 20h()0 l/‘S Ballets Kirov sent Uhiqucs, suprêmes".Danceïiragfîzine octobre''82 Mardi - Mercredi 27-28 mai, 20h CHARLES DUTOIT CHOEUR DES FEMMES DE L'OSM (I.Edwards, dir.) Prix des billets: 24$, 18$, 13$, 10$ Si disponible, 100 billets seront offerts à 5$, une heure avant le concert.DEBUSSY-FREEDMAN Trois préludes MENDELSSOHN Le Songe d'une nuit d'été, extraits HOLST Les Planètes Commanditaires: le 27, Canadien Pacifique le 28, General Motors du Canada Ltée Place des Arts 514 842 2112 Frais^de service.Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $.Salle Wilfrid-Pelletier 1 Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842 2112 Fiais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7$ O Salle Wilfrid-Pelletier Oü Place des Arts Réservations téléphoniques .514842 2112 F rais de service.Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $.RADIO-MUSIQUE ?RADIO-CULTURE ?RADIO-CANADA 24 HEURES SUR 24 AL RÉSEAU FM STÉRÉO DE RADIO-CANADA Samedi 17 mai DISK 12h00 Le» Jeunes Artistes Sylvie Beaudoin, p.: Rhapsodie, op.119 no 4 ( Brahms).- Charles Bernard, vc., el l.ouise Bernard, p.: Fantasiestiicke, op 73 (Schumann); extr.Suite no 5 (J.S.Bach).¦ Sonia Giudice, htb., et Maureen Frawley, p.: «Morceau de salon» (Kal-liwoda) et Deux fantaisies, op.2 (Nielsen).13h00 Dm musiques en mémoire Concert de musique classique iranienne.llossein Alizadeh, târ et setâr; Parvin Namazi, chant ; Manoutschehr Fouladvand, santur; Mohammad-Ali Derakhschani, târ; Mohammad Tah-masebi, dombak.Anim.Êlizabeth Gagnon.14h00 L'Opéra du samedi ¦Norma» (Bellini): Rosalind Plowright, Kva Podles, Francisco Ortiz, Luigi Roni, Maryse Aeerra, Bernard-Jean Mura, Choeurs de Radio France et Nouvel Orchestre Philharmonique, dir.Stefan Soltesz.Anim.Jean Deschamps.IShOO Concert intime Robert Verebes, alto, et Gyorgy Tere-besi, vl.: Duo en mi min., op.13 (Spohr).18h30 Musique de table Oeuvres de Grieg, Liszt, Brahms, Al-beniz/Segovia, Fauré, Dvorak et Albe-niz.Anim.Jean-Paul Nolet.20h00 Orchestres américains Orch.symph.de Chicago, dir.Rafaël Kubelik, Edgar Krapp, org.«Peripeteia, pour orgue - création (Kubelik); Symphonie no 3 « Kroiea» ( Beethoven).22h00 Jazz sur le vif D'Ottawa, Aurèle Le Compte.23h00 Musique dé chambre 23h30 Le Voyage intérieur «l.orian Invocation» (Joel Andrews); «i.emurian Sunrise.(Paul Warner).Anim.Yvon Leblanc.mmsmmsm OhOO Musiques dé nuit Anim.Monique Leblanc.5hS5 Méditation «Ce que je dois à mon père.( Maurice Clavel).6h00 La Grande Fugue Ire h.Oeuvres de Haydn, Kreisleret Verdi.- 2e h.: Oeuvres de J.S.Bach, C P.K Bach, Beethoven et Liszt.-3e h.: Oeuvres de J.C.Bach, Mozart, Ravel, Mahler et Buxtehude Anim.Gilles Dupuis.DhOO Musique sacrée «l.oquebanlur variis Unguis.(Tallis); Messe à 5 voix (Byrd); «Miserere mei Deus» (Lully).Anim.Gilles Dupuis.10h00 Récital Guy Fouquet.vc.; Denise Massé, p.10h30 Les Goûta réunis Concert à la salle Pollack de l'Université McGill le 9 janvier dernier.Allan Fast, haute-contre; Chantal Rémillard, Sophie Rivard, vis baroques; Louis Bégin, Mary Cyr, Margaret Little, Betsy MacMillan, violes de gambe; Bank Knox, org.positif : Partita sur « Ach Wie Nightig.(Bohm); Psaume 111 «Ieh danke dem llerrn von gantzem Herzen» (Schütz) ; Sonate en trio, op.2 no 2 (Krieger); «Jubilate Domino, omnis terra., Sonate pour 2 violons, violes de gambe et continuoendo (Buxtehude); Lamento «Ach, dass ich Wassersgenus halte.(H.Bach).Anim.Jean Perreault.11h30 Mélodies Donna Kllmoska, mezzo; Laurent Phi-lippe, p.: «Mai», »l,es Berceaux».Larmes», «l,es Roses d'ispahan», «Prison», «Kn sourdine», «Chanson du pécheur», «Notre amour», «Automne» et «Fleur jetée» (Fauré).12h00 Pour lé clavlér Samson François (4e de 6).Concerto no 2 (Chopin): Samson François et Orch.de l'Opéra de Monte-Carlo, dir.Louis Frémaux; Étude, op.10 no 10 et op.25 no 5, et Ballade no 4 (Chopin): Samson François.Inv.Pierre Brunei de la revue Harmonie-Diapason.Anim.Jean Perreault.13h00 Le* Musicien* par eux-mêmes Table ronde avec Jean-Michel Damase et Jacques Castérède, compositeurs, et Pierre d'Arquenne, imprésario.Anim.Renée Laroehelle.14h30 Concert dimanche Concert enregistré à la salle Pollack de l'Université McGill.The Gerald Dano-vitch Saxophone Quartet (Gerald Da-novitch, sax.sop.; Peter Freeman, sax.alto; Abe Kestenberg, sax.t.; Nancy Newman, sax.bar ): extr.«Le Barbier de Séville» (Rossini/Perreault); «Trois Mois» (Patriquin); «Wapango», «Elegy to Eric Dolphy» (D’Rivera); Petit Quatuor (Françaix); Suite no 1, op.22 (Ha bib); «Ragtime Suite» (Joplin/Per-reault); «Esquisses québécoises» (Perreault).Anim.Jean Deschamps.16h30 Les Grandes Religions «L'Église orthodoxe» (30e de 45).«Histoire de l'Église de Roumanie».Inv.Ion Bria, représentant orthodoxe auprès du Conseil oecuménique des Églises, Genève.Int.Pierre Gariépy.Prés.Jean Deschamps.17h00 Tribune de l'orgue Anim.Jean Perreault.18h00 À travers chants La Génération qui chante, dir.Yvon Thibodeau, Jean Brisard, b., et Yves Beauparlant, p: «Si l'on revient moins riche» (Sardou/Barbevillien/Revaux); «Le paysage finit toujours sur ton visage» (Leclerc); «C’est beau le monde.(Lefebvre/Baillargeon); «Au bout des doigts» et «Un peu plus haut» (Dubois/ Ferland); «Chante avec moi.(Thi-bault/Bourtayre).18h30 Musique de tabla Oeuvres de Novacek, Hahn, Handel, Liszt, Boccherini, Ponchielli, Soleret Loeillet/Grandjany, Anim.Jean-Paul Nolet.20h00 Musiques actuelles Magazine musical qui explique les courants et les tendances de la musique d'aujourd'hui, rend compte des événements musicaux et nous livre des portraits de compositeurs 22h00 Jazz sur le vil Jazzde Yougoslavie: YRT.-Extr.du Festival international de jazz d’Amsterdam.23h00 Musique dé chambre Sextuor pour clavier et cordes, op.110 (Mendelssohn).23h30 Le Voyage Intérieur «Himalayan Bells II» (Karma Moffett) Anim.Yvon Leblanc.Lundi 19 mai 198(5 OhOO Musiques de null Intégrale Gustav Mahler «Frühlings-morgen., «Erinnerung» et «Serenade aus Don Juan»; Yolande Deslauriers-Husaruk, sop.; Janine Lachance, p.-«Hans undGrete., «Phantasie aus Don Juan»: Janet Baker, mezzo; Geoffrey Parsons, p.- Symphonie no 1: Orch.symph de Chicago, dir.Carlo Maria Giulini.Anim Michel Keable.5h55 Méditation «Ils attendaient tous quelque chose.(Maurice Clavel).8h00 Lés Noté* Inégale* Ire h.: Concerto pour clarinette no 1, op.1 (Crusell); «Now Hath Flora Rob'd her Bowers» et «Move Now With Measured Sound» (Campion); Concerto, op 1 no 6 (J.C Bach) ; .The Jolly Miller» (trad ).2e h.: Quatuor pour contrebasse solo, flûte, alto et violoncelle en ré (Sperger); Symphonie no 12 (D.Scarlatti); Sonate pour piano no 27, op.90 ( Beethoven ) ; extr.« Livres de contredanses et de figures (anon.XVIIIe); «Kleiner Zirkusmarsch», op.79 (Koetsier) Je h.: Concerto pour cor en ré (Telemann ) ; extr.«Scarlat-tiana» (Casella); Sextuor pour flûte, clarinette, alto, violoncelle et 2 guitares (Gragmani); «Six pièces faciles dans la première position», pour violon et piano, op.22(Elgar); Symphonie, K.45 (Mozart) Anim Francine Moreau.9h00 Musique en fête 75e anniversaire de la mort de Gustav Mahler.«Hans und Grete», extr.Quatuor en la min.et «Le Chant de la terre» (Mahler).Anim Renée Laroehelle.11h30 Les Jeunes Artistes Catherine Dallaire, vl., et Louise Fo-rand-Samson, p : Sonate no 3, op, 108 ( Brahms) et extr.Sonate en la min., BWV 1003 (J.S.Bach).12h00 L'Art vocal Richard Verreau, ténor, en rappel.Enregistrements (années '60) du grand chanteur canadien, acc.piano et orch.Mélodies, airs italiens et extr.d'opéras.Anim.André Hébert.13hOO Au gré de la fantaisie Anim.Sylvia L'Ecuyer.16hÔ0 En continuité • 8e de 10.«Deux fois un: les jumeaux» par Marie France Rivière.«Le Monde gémellaire des Dogons».Inv.Anne-Marie Petit, chargée d'ethnologie à Grenoble II (sciences humaines).16h30 Documents • 17h00 Libre parcours • Magazine culturel.Anim.François Ricard, Richard Gay et Gilles Archambault 17h30 Présent-musique Magazine d’actualité musicale.Anim.André Vigeant.18h30 Libre échange • Pierre Olivier rencontre Pierre André Rinfret, président de la firme d’investissement Rinfret et Associés de New York, États-Unis.19h00 Les Grands Commis da l'État • 5e de 13.Inv.Louis Bernard et Michel Héroux.Int.Gisèle Gallichan, int.et rech.Jacques Benjamin.2OhOO Concerta européens Festival de Salzbourg 1985.Orch.philh.de Vienne, dir.Herbert von Karajan, Anne-Sophie Mutter, vl.: Concertoen ré, op.35, et Symphonie no 4 (Tchaikovsky).- Festival de l'été carinthien.Walter Klien, p : Pièces, op.116 (Brahms) 22hOO Jazz-soliloque En vedette: Benny Carter, Jackie McLean, Bud Powell, Bruce Forman/ George Cables, Kevin Eubanks, Johnny O'Neal.OTB et Lenny Breau.Anim.Gilles Archambault.23hOO Musique dé chambre «Petite Suite» (Debussy) et Duo pour violoncelles, op.52 (Offenbach) 23h30 Le Voyage Intérieur «Dance of the Tao» (Schawkie Roth).Anim.Yvon Leblanc Mardi 20 mai 1980 OhOO Musiques de nuit Opéra-feuilleton en 4 épisodes présentant «Carmen» de Bizet, avec, dans les principaux rôles: Julia Migenes Johnson, Ruggero Raimondi et Faith Es-ham.Les Choeurs et la Maîtrise de Radio France.l’Orch.national de France sont dirigés par Lorin Maazel.Anim.Michel Keable.5h55 Méditation «Dieu seul peut parler de Dieu» (Maurice Clavel).OhOO Las Notas Inégalés Ire h.: Quintette pour guitare et cordes.G 449 (Boccherini); «Valse de salon, en fa dièse.Impromptu, op.21 no 2, et Romance pour piano, op.8 (Hagg); Sonate pour flûte, viole de gambe et clavecin no 3 (Leclair); Branle (Ger-vaise).- 2e h.; «Bagatelles», op.75a (Dvorak); extr .Petit Livre d'Anna Magdalena Bach.(J.S Bach); extr.«Carnaval des animaux.(Saint-Saëns); «Herbes et fleurs»,«L'Aveuglé Dieu» et • A ce joly moysde may.(Janequin); • Chanson de mai», op.40 (Hassel mans); Symphonie, op 9 no 3 (J.C.Bach).• Jeh.: Ouv.«Pénr énélope» (Car- valho); «In nomine Pavin» (Strogers); «Marche des Cipayes» (Chabrier); Sonate pour violon, op.27 no 2 ( Ysaÿe) ; Concerto «La Pastorella», R.95 (Vivaldi); «Badinter-Galop», op.378 (J.Strauss) Anim.Francine Moreau.9hOO Musique en fête Anniversaire de l'écrivain français Honoré de Balzac.«Petit caprice» (Rossini); «An die feme Geliebte», op.98 (Beethoven); extr.«Iphigénie en Au-lide» (Gluck); Quintette pour instr.à vent, op.91 no 1 (Reicha); paraphrase de «Robert le diable» f Meyerbeer/ Liszt); extr.«Moïse en Égypte» (Rossini); «Krakowiak», op.14 (Chopin); exlr «Années de pèlerinage», 3e année (Liszt); «Cantatedu café», BWV 211 (J.S.Bach).Anim.Renée Laroehelle.11h30 Concert Intime Quatuor Syrinx (Hélène Benoit, Gisèle Fréchette, Diane Caplette et Francine Voyer, fis): Quatuor (Dubois); Quatuor, op.60 (Teherepnine); extr.«Cinq pièces pittoresques» (Bertomieux); «Flûtes en vacances» (Castérède).12hOO L'Art vocal «Carmen» (Bizet): une première à Québec Int.des artisans de la production de l'Opéra de Québec: Odette Beaupré et Christine Lemelin, mezzos, André Jo-bin, t., et Charles Prévost, bar - Reprise de l'émission Mélodies (voir dimanche, llh30).Anim.André Hébert.13hOO Au gré dé la fantaisie Anim.Sylvia L'Ecuyer.16600 La Renaissance: ombras et lumières • !2e de 13.«La Renaissance en périphéries: l’exemple polonais».Inv.Wladimir Krysinski, professeur à l'Université de Montréal Texte, rech.et anim.Robert Mélançon.16h30 La Vie entière • 8e de 9.«Le Fleuve».Conception et anim.Pierre Morency.17hOO Libre parcours • Magazine culturel.Anim.François Ricard, Richard Gay et Gilles Archambault 17h30 Présent-musique Anim.André Vigeant.18h30 Présence de l'art • Trois spécialistes font le point sur l'art actuel.Christiane Charette, Michel Vais et Gilles Daigneault.19h00 En toutes lettres • Magazine consacré exclusivement à la littérature québécoise.Chroniqueurs: Gabrlelle Poulin, Richard Giguère, Jean-Marie Poupart, Gilbert David, André Carpentier et Marie-Claude Tré-panier Anim.Réjane Bougé.20600 Concerts suropéens Festival de Salzbourg 1985.Marjana Ij-povsek, mezzo, et Erik Werba, p.: « Lamento d’Arianna» ( Monteverdi/Orff) ; l.ieder de Schubert, Wolf, Von Einem et R Strauss.22h00 Jazz-soliloque En vedette : Charlie Teagarden, Art Tatum, John Lewis/Helen Merrill, Light-nin' Hopkins, Ray Brown, Thelonious Monk, Art Blakey et Lee Wiley.Anim.Gilles Archambault 23hOO Musique de chambre Quatuor à cordes no 9, D.173 (Schubert).23h30 Le Voyage Inférieur «Inler Dimensional Music» (Iasos).Anim.Yvon l-eblanc mmwamm OhOO Musique* d* nuit Opéra-feuilleron.«Carmen» (Bizet) - 2e de 4 Aram.Pierre-Olivier Désilets.5h55 Méditation «Dieu seul convertit à Dieu» (Maurice Clavel).6h00 Les Notas Inégalés Ire h.Oeuvres de Mercadante, Ortiz et Haydn.- Je h.: Myslivecek, Scarlatti, Baily, Dvorak, Tailleferre et Telemann 3e h.: Oeuvres de Stolzel, Rust, Saint-Saëns, Satie, Fueik et Arbeau.9h00 Musique an fête Anniversaire de Heinz Holliger, hautboïste et compositeur suisse.Trois romances, op.94 (Schumann); Quintette pour hautbois et cordes, K.406 (Mozart); Concerto pour hautbois en ré (R.Strauss); «Sequenza VII» (Berio); Sin-fonia a 8 concertanti (Zelenka); «Psalm» (Holliger), et Variations sur «La ci darem la mano», Wo0 28 (Beethoven).Anim.Renée Laroehelle.11h30 Récital d’orgue Gisèle Guibord, orgue Casavant, église Sainl-Jean-Baptiste de Montréal.Toccata, op.27 no 2 ( Lucas) ; «Basso osti-nato» (Poirier); «Prière» (Tanguay); «Grand Choeur» (Reed).Anim.Jean Perreault.12h00 L’Art vocal «A la Battaglia» (Isaac); cri de guerre des Médicis: un texte retrouvé récemment, chanté par Tens.The Gents de Toronto.Extr.Agincourt» (Walter Leigh) et «Agincourt Song» du film Henri V (W.Ealton).Anim.André Hébert.13h00 Au gré de la fantaisie Anim.Sylvia L'Ecuyer.16h00 Inédits • «L'Irréparable» de Jean-François Som-cynsky Lect.Françoise Faucher.16h 30 Question* da notre tamps • « La relation entre le metteur en scène et l'interprète» (2e de 3).Inv.Gilbert Si-cotte et Daniel Ceccaldi, comédiens.Gilbert Sicotte parle de son travail avec les réalisateurs Jean-Claude La-brecque, Gilles Carie, Francis Mankie-wicz, Jean-Guy Noël et Claude Gagnon.Daniel Ceccaldi évoque le souvenir du metteur en scène François Truffaut.Int Francine Laurendeau.Prés.Marie-Hélène Poirier 17hOO Libre parcours • Magazine culturel.Anim.François Ricard, Richard Gay et Gilles Archambault.17h30 Présent-musique Anim André VigeanL 18630 Progrès et perspective* • • L'épilepsie» Inv.Jean Lapresle, chef du service de neurologie de Bicêtre.Prod Radio France.19600 Premières» Prix Paul Gilson 20600 Concerts européens Festival de Salzbourg 1985.Orch.philh.de Vienne, dir.Riccardo Muti.Symphonie no 5, D 485 (Schubert): Symphonie no 1 (Mahler).- De la Radio hongroise.Choeur de la Radio hongroise, dir.Ist-van Zgmbo .Les Forêts de Transylvanie» et .Des profondeurs» (Bardos).22h00 Jazz-soliloque En vedette: Helen Merrill, Lester Young, Zoot Sims, Ed Bickert, Joe Pass, Adam Makovicz, Big Bill Broonzy et Sonny Stitt.Anim.Gilles Archambault.23h00 Musique da chambra Sérénade pour flûte et cordes, op.77a (Reger) 23h30 La Voyage Intérieur « Dreams of Immortality.( David et Amanda Hughes).Anim.Yvon Leblanc.'Jeudi 22 mai I 9X(> OhOO Musiques de nuit Opéra feuilleton.«Carmen» (Bizet).3e de 4 Anim.Pierre-Olivier Déstlets.5h55 Méditation «Nettoyer la religion de la philosophie.(Maurice Clavel).8h00 Las Notas Inégale* Ire h.: Oeuvres de Hlrai, Beethoven et CPE Bach.-2eh.: Oeuvres de Mozart, Schütz, Mande! et Liszt.- Je h.: Oeuvres de Vivaldi, Babou, Schumann, Ibert, Poulenc et Castelnuovo-Tedesco.9600 Musique an fête Anniversaire de Mary Cassat, peintre américain.Concerto pour mandoline en do (Vivaldi); «Images» pour orchestre (Debussy); extr.Deuxième Livre de clavecin (Couperin); mélodies tradi tionnelles japonaises; extr.«Tableaux de l'enfance», op.27 (Kabalevsky); «Suite pastorale» (Chabrier); Trio, op.11 (Fanny Mendelssohn).Anim.Renée i Laroehelle.11h30 Récital Andrew Tunis et C.Csheng, pianistes.12hOO L'Art vocal Un grand ténor hongrois, Joszef Réti: (extr Psaumes 13et23 (Liszt).- Deux répertoires, deux mezzos: extr.«Chanson d’Eve» (Fauré) par Lucy Shelton; Lieder de Schumann par Birgit Finnila.Anim.André Hébert.13h00 Au gré de la fantaisie Anim.Sylvia L’Ecuyer.16600 La Créativité au présent • 8e de 9.«Créativité et communication».Inv.Chantal Jolis, Jacques Larue-Langlois, Jean-Pierre Désaulniers.Rech., int.et anim.Richard Bourdeau.16630 Des animaux et des hommes du Québec • 9e de 10 «La grande pêcherie».Lect.Christine Lamer.Rech.et anim.Jacques Folch-Ribas, 17h00 Libre parcours • Magazine culturel.Anim.François Ricard, Richard Gay et Gilles Archambault.17h30 Présent-musique Anim.André Vigeant.18h30 Du monde entier au coeur du monde • «Les Indiens Naskapis de la Côte Nord du Québec».Inv.Danielle Desmarais, anthropologue et professeur de sociologie à l’Université de Montréal.19600 Sous le regard des sociologues • 18e de 19.«À propos de l’État».Inv.Gilbert Renaud, professeur à l’Université de Montréal, Pierre Birnbaum, professeur à l’Université de Paris, Jean-Pierre Cot, homme politique et ex-professeur.Texte et anim.Pierre Villon.19h30 Littératures: la modernité littéraire au Québec • 10e de 12.«La modernité et le théâtre».Inv.Josette Ferai, professeur.Textes, rech.et int.Claude Beausoleil et Michael Delisle.2OhOO Orchestras canadiens Orch.symph.de Kitchener- Waterloo, dir.Agnes Grossmann; Osian EUis, hp.: Ouv.«Don Giovanni» (Mozart); Concerto ( Mathias) ; Symphonie no 4 «Romantique» (Bruckner).22h00 Jazz-soliloque En vedette : Clark Terry, Art Pepper, Charles McPherson, Lee Konitz, Elmo Hope, Double Six, Tommy Flanagan et Kenny Dorham.Anim.Gilles Archambault.23h00 Musique de chambre Quatuor à cordes en mi min.(Verdi).23630 Le Voyage Intérieur «Selamat Siang», «Glide» (Peter Davison) Yvon Leblanc.Vendredi '2li mai KIHli OhOO Musiques d* nuit Opéra-feuilleton.«Carmen» (Bizet).Dern.de 4.Anim.Pierre-Olivier Désilets.5655 Méditation « L'amour est ce qu’il y a de plus difficile» ( Maurice Clavel).6600 Las Notas Inégal** Ire h.: Oeuvres de Boccherini, Call et Clementi.- 2e h.: Oeuvres de Mozart, Purcell, Boulanger, A.Scarlatti et Ferrari.-3e h.: Oeuvres de J.S.Bach, Gla-zounov, Liszt et Rldout.Anim.Francine Moreau.OhOO Muslqus *n fêta Gabriel Fahrenheit, physicien allemand.«Les hauts el les bas d'un climat musical».Anim.Renée Laroehelle.11630 Orchastre d* chambre daQuébac Dir.Simon Streatfeild; André Jutras hautbois d'amour: Concertoen la.BWV I055 (J.S.Bach); Sérénade, op.20 (Elgar).CB.I-FM I00.B CHAI IM BS.3 CBOf- FM 102.5 (W-FM 100,7 CBV-FM 95.3 CM BR FM 10] ,S ( BF FM I 104.3 ( hio>iH""i _ ¦ \1.>ikt.n Oit.m.i Hull Montre,il yk\ Kimoiiski limV|
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