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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1986-09-06, Collections de BAnQ.

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ï.~m&0! Photo Jacquet Grenier LE DEVOIR CULTUREL _C • Montréal, samedi 6 septembre 1986 PHILIPPE DJIAN ALAIN CAVALIER ?Des richesses du cinema povera Cela n’est pas étonnant : une écriture au rythme haletant, chapitres courts, images fortes, écriture traversée d’un humour presque désespéré.Un récit qui part dans toutes les directions sans ligne de conduite préalable, mais où les détails et les atmosphères importent, où des personnages fermés sur eux-mêmes grouillent, souffrent, changent souvent d’emploi, de maison, d’amour, se tapent ae nombreux kilomètres de route, s’émeuvent du miroitement de l’eau au coucher du soleil, de la saveur d’un chili con carne ou de la texture d’une culotte de femme.Des personnages aux contours flous, qui s’aiment, s’admirent et s’entre-déchirent, sans morale particulière à défendre.Certains ont crié au génie et au renouveau du roman français, et un public (jeune) se reconnaît dans ces gros pavés captivants (les ventes se chiffrent par centaines de milbers d’exemplaires).D’autres fustigent le laisser-aller du style et un bon nombre de critiques français crient à l’effet de mode et à l’imposture.Un exemple : un récent numéro du Magazine littéraire (habituellement peu suspect de mesquinerie) se demande ce que la littérature y gagne, en écrivant que le dernier Djian « dégage une odeur rance » et que l’auteur est une sorte de « Dupont-Lajoie beatnik, rustre et fier de l’être, replié dans son anti-intellectualisme borné ».Aie ! Le principal intéressé, lui, semble se ficher éperdument de ce qu’on raconte sur lui (« les gens sont jaloux », lance-t-il).Il ne fréquente pas le milieu littéraire, vit à Biarritz, loin de la foule déchaînée, et, dans un bar de la rue Saint-Denis, il commande un café pendant que sa femme assiste à l’entretien.Très gentil, fraternel et presque humble, il n’a rien d’un Bukowski dépravé, contrairement à ce que certains lecteurs ont pu croire.Son succès public et la hargne de certains critiques l'étonnent ?« Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, répond-il.En ce moment, en France, il ne se passe rien, les gens en ont marre de lire toujours la même chose, alors quand quelqu’un lit quelque chose d’un peu différent, ça ressort.Moi, je crois que j’ai encore beaucoup à travailler avant d’être un bon écrivain.» Tout ça balancé simplement sur le ton d’un vieux chum qui vous raconterait ses petites histoires.Djian a fait des études en lettres et en journalisme.Il a travaillé ici et là (dans une banque, comme libraire, comme docker, etc.), a rewrité des articles pour Détective (un équivalent parisien A'Allo-Po-lice), a toujours écrit dans de petits carnets.Djian est le chantre de l’écriture démocratique : « Écrire, comme peindre, est un besoin naturel pour beaucoup de gens.Pour les ecri- Sulte à la page C-5 MARCEL JEAN 4 CANNES en mai 1986 quelques jours avant la pro-jection de Thérèse, personne ne s’attendait à ce que le véritable coup de foudre du festival aille, non pas à Catherine Deneuve ou à Kim Basinger, mais plutôt à sainte Thérèse de Lisieux, cette carmélite qui avait attiré l’attention d’Alain Cavalier, le plus secret des cinéastes français.Auparavant auteur de huit films en 24 ans, Alain Cavalier retrouvait pour la première fois l’une de ses oeuvres projetée sur l’écran du Grand Palais, et le destin voulait que ce soit à la fois son film le plus modeste et le plus beau.Thérèse était un choc, l’un des plus beaux films de ces dernières années.Nous n’avions rien vu de Cavalier depuis Un étrange voyage, en 1981.Chuchotant presque, observant une pause après chaque phrase, souriant timidement, le cinéaste explique les raisons de ce long silence : « Je fonctionne par cycles de quatre films.Or Thérèse est le début du troisième cycle.Alors, comme j’ai besoin de trois ou quatre années pour penser entièrement un cycle, pour faire en sorte que les films le composant se répondent les uns les autres, je dois me retirer pendant une assez longue période.Je ne suis pas une machine à filmer, j’ai besoin d’un long temps de conception pour trouver mes formes.» Intrigué, je lui demande com- Alain Cavalier et (ci-dessous) Catherine Mouchet dans le rôle de Thérèse de Lisieux : « un cinéma où la caméra n’a pas un regard érotique sur les femmes ».ment il a pu avoir l’idée incongrue de faire un film sur Thérèse de Lisieux, ce qui est totalement à contre-courant.« C’est l’enfance, ré-pond-il.Quand j’étais au collège, au pensionnat, Thérèse était une star dans le système d’éducation catholique.J’étais donc pris avec deux sortes de stars : d'un côté, Thérèse et, de l’autre, les stars de cinéma, qui représentaient un peu le diable.« Plus tard, lorsque j’entrais dans une église pour fuir le bruit de la rue, je remarquais que la statue de Thérèse avait toujours, à ses pieds, des cierges allumés.C’était donc qu’elle entretenait des rapports télépathiques avec des tas de gens qui venaient lui causer de temps en temps.« Enfin, un jour, j’ai mis la main sur une édition critique de ses écrits, car le carmel ou elle avait vécu avait décidé, pour le centenaire de sa naissance, de libérer des documents jusque-là gardés secrets.On y apprenait tout : sa température, l’évolution de sa tuberculose, ses dernières paroles, etc.« En conjuguant mes souvenirs Suite à la page C-8 ANGÈLE DAGENAIS LA SALLE Wilfrid-Pelletier devrait connaître, l’été prochain, un véritable facelift, et ce, tenez-vous bien, au sens propre ! Non seulement doit-on changer les 3,000 fauteuils de la grande salle, les tapis et les revêtements muraux, moderniser les équipements de scène et agrandir la fosse d'orchestre pour y loger 120 musiciens, mais un projet sur les tables à dessin prévoit l’installation, dès juin 1987, d’une scène escamotable permettant de préserver intégralement les décors d’opéra ou de comédie musicale, les soirs de relâche lyrique, tout en offrant la possibilité de présenter un tout autre spectacle dans la grande salle.Claud* * Bureau *t auoclé* Cette maquette laisse entrevoir à quoi pourrait ressembler la scène escamotable que la Place des arts souhaite installer dès l'été prochain.Composée de quatre modules entièrement équipés et insonorisés, montés sur ascenseurs hydrauliques, cette scène permet de garder intacts les décors d’opéra (que l’on aperçoit en blanc sur le dessus), les jours de relâche, pendant qu'on présente un autre spectacle, concert ou récital dans la salle.Cette photo montre la scène à moitié sortie du sous-sol.nouveau concept d’ingénierie utilisant des ascenseurs hydrauliques, a expliqué M.Morin, qui fera certes l'envie de toutes les salles de spectacles aux prises avec un problème analogue à celui de la Place des arts, c’est -à dire l’impossibilité d’utiliser une grande salle les soirs de relâche de l'opéra à cause de l’encombrement des décors et de la mobilisation du dispositif de scène et d’éclairage pour la production lyrique.Ce projet vise donc à saiisfaire les principaux clients de la Place des arts, notamment i'OSM — qui pourra répéter à loisir « en sous-sol » sur la scène escamotable entièrement sonorisée et qui, M.Morin en fait le pari, ne quittera pas de sitôt le complexe cult urel de la rue Sainte-Catherine.Mais, même si I’OSM devait quitter la Place des arts, M.Morin est convaincu qu’il ne voudra pas s'éloigner de ce qu’il appelle « la cité culturelle » qui se construira autour de la PdA sur les terrains appartenant à l’État du Québec et qui s’étendent jusqu’à la rue Sherbrooke sur sa face nord.« Les organismes culturels benèlicient grandement d’une concentration d’équipements et de services.Pensez au Lincoln Center à New York qui comporte sept ou huit bâtiments.Le temps est fort propice à une remise en question sérieuse des équipements à Montréal, précise-t-il, Si l’on passe à côté de la question cette fois-ci, on n’aura probablement jamais plus l’occasion de compléter à moyen terme le concept de la Place des arts — par différentes petites sal- Sulte à la page C-6 PAUL CAUCHON LA PLUPART des types qui écrivent aujourd’hui ont perdu la foi.Dans un bouquin, on doit pouvoir sentir • l’énergie et la foi ; écrire un livre, ça devrait être comme si tu t’envoyais 200 kilos à l’arraché » (in 37°,2 le matin).Cette foi de l’écrivain, insensible aux modes, qui écrit dans le sang, la sueur et les larmes, ça existe ?Avec une telle citation, on devrait sortir les panneaux : « Danger, écrivain au travail ! » Ou encore : « Danger, écrivain-vedette ».Philippe Djian, 37 ans, est l’auteur de 37°,2 le matin (la température du corps humain), dont le film de Beineix, qui vient de remporter le Grand Prix des Amériques au Festival des films du monde, traduit admirablement bien l’atmosphère.Bleu comme l’enfer a aussi été adapté au cinéma (par Yves Boisset) et les droits d’adaptation sont réservés sur deux autres titres.?Se servir de toutes ses vies Philippe Djian : « J’essaie d’écrire des trucs que j’aimerais lire .» C'est ce qu’annonçait, dans une entrevue au DEVOIR cette semaine, le nouveau directeur général de la Place des arts, Guy Morin, en précisant que l’étude de faisabilité de ce projet est complétée et qu’elle est pré- sentement soumise pour consultation aux principaux locataires de la salle Wilfrid-Pelletier : l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Opéra de Montréal et les Grands Ballets canadiens.I .Conçu par la Société scénographique San-che, inc., avec la collaboration des firmes Gagnon-Laforest et BBGL architectes, ce projet coûterait $ 7.5 millions et serait réalisable au cours des mois d’été.Il s'agit d’un i : Place des arts : le premier lifting EN LIBRAIRIE Les sciences sociales en crise Connaissance et action : de nouvelles incertitudes Savoirs scientifiques et pouvoirs L’éclatement de modes de connaissance numéro réalisé par Jacques Fisette, Pierre Hamel, Gilbert Renaud, Céline Saint-Pierre et Ricardo Züâiga revue internationale d’action communautaire numéro 15/55 EDITIONS SAINT-MARTIN 4073, rue Saint-Hubert, suite 201 Montréal, Québec H2L 4A7 (514) 525-4346 > C-2 ¦ Le Devoir, samedi 6 septembre 1986 LE DEVOIR CULTUREL Avec Jasmin La littérature du dimanche soir PAUL CAUCHON LA LITTÉRATURE aura-telle enfin droit de cité au petit écran ?En attendant de savoir où loge le nouvel En tête de Radio-Canada, qui prendra l’affiche sans Denise Bombardier, après les Fêtes, la chroniqueuse Louise Faure promet qu'elle invitera une fois par semaine un écr.ivain à Télé-Service, sur les ondes de Radio-Québec.Mais tout le monde surveillera avec attention la nouvelle émission du réseau Qliatre Saisons, Claude, Albert et les autres, qui prendra l’affiche le dimanche soir à 22 h 30, quinze minutes avant la fin d'Apos-trophes.au réseau TVFQ.Claude Jasmin, qui anime l’émission, déclare d’ailleurs s’être inspiré du best-seller télévisuel de Bernard Pivot.« C’est une bonne formule, il n’y avait pas de raison de chercher autre chose.» À toutes les semaines, donc, on invitera durant une heure des « gens qui écrivent », et cette définition est assez large pour englober plusieurs activités D’abord des écrivains, qu’ils aient écrit le roman du siècle ou le livre de cuisine de la semaine, mais aussi des journalistes, des scénaristes de cinéma, des dramaturges, des paroliers, et même des bé-déistes si ça se trouve.L’émission surveillera de près l’actualité et, contrairement à Apostrophes, on pourra y retrouver des LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND JEUX Georges Pérec, Les Mots croisés II, POL et Mazarine.Pour les cruciverbistes invétérés, voici le deuxième tome des mots croisés de l'auteur de La Vie mode d'emploi.On y retrouve plus de 40 grilles avec leur solution.Un excellent avant-propos relate les difficultés de la fabrication de mots croisés.ESSAI France Huser, La Chambre ouverte.Seuil, 248 pages.Avec ce livre, la rentrée littéraire s'annonce intéressante aux éditions du Seuil.On se souvient des deux premiers romans de France Huser, La Maison du désir et Aurélia, remarquablement bien accueillis par la critique et le public.'Dans La Chambre ouverte, elle nous raconte les relations tendues entre deux jeunes femmes et un homme.Didier van Cauwelaert, Les Vacances du fantôme, Seuil, 390 pages.On attend beaucoup du troisième roman de ce jeune auteur.Ses deux premiers romans et sa première pièce ont tous obtenu des prix importants.Dans Les Vacances du fantôme, il nous narre les aventures d'un homme, Roger Croutin, qui se réveille un matin dans la peau d'un autre homme.Antoine de Latour-Jacob.LITTÉRATURE Anne Henry, Proust, Balland, 351 pages.Ce livre rassemble des études, des documents et des citations critiques.L’auteur essaie, plus particulièrement, de situer Proust par rapport à la tradition.Elle démarque la thématique prous-tienne, d'apparence traditionnelle, de sa recherche formelle révolutionnaire.Jean Paris, Balzac, Balland, 356 pages Cet ouvrage est une lecture et une interprétation nouvelle qui considère La Comédie humaine comme un système du monde et de l'écriture à la limite de la métaphysique et du roman.ÉROS Parlez-nous d’amour, témoignages d'écrivains recueillis par Jeanne Cres-sanges, Flammarion, 286 pages.Des éorivains — entre autres, des académiciens en nombre, comme Jean Dutourd.François Nourissier, Jean d’Ormesson, Michel Déon .— nous parlent naïvement de leur ambur, de leurs passions, de leurs peines, de leur espoir.C'est une façon intéressante d'aborder l'intimité de nos auteurs favoris.FOURMIS Jean-Henri Fabre, Souvenirs d’un entomologiste, Balland, 283 pages.Cet homme, né en 1823, avait la passion des insectes.Très jeune, il se promenait dans les champs en regardant sous les feuilles pour observer les moeurs des petites bestioles.Dans ce choix de textes, pris dans les 10 volumes qui composent l'ensemble de ses Souvenirs entomologiques, il mêle à ses découvertes des fragments d'autobiographie La chambre ouverte •SES le Service d’animation culturelle de l’Université de Montréal vous propose un programme MUSCk f pour la saison automne muI»-' Gary Burton et Ralph Towner, Steve Swallow et Makoto Ozone, Larry Coryell aCHANSON FRANÇAISE: Marc Ogeret, Graeme Allwright, Jacques Bertin, Catherine Sauvage Université de Montreal Services aux etudiants Service d animation culturelle .demandez notre programme au 343-7682 MBS ATELIERS en musique, arts visuels, théâtre, vidéo, photographie, encadrement, etc.m CINEMA AMERICAIN New York LA VIE LITTERAIRE JEAN ROYER Photo Jacquot Grenier Claude Jasmin : la démocratie littéraire.invités qui n’écrivent pas en soi, ou des écrivains qui n’auront pas publié durant les dernières semaines.Claude Jasmin donne un exemple : « Si l’émission avait existé cet été, nous aurions fait un “spécial Chine" autour'de l’exposition des trésors chinois, avec des spécialistes et des écrivains qui ont déjà écrit sur le sujet, même si leur livre est paru depuis longtemps.» Claude Jasmin se veut démocratique : parmi ses projets, il caresse l’idée d'inviter des scripteurs de vaudeville et de cabaret, et « mon plus gros défi, dit-il, je le préparerai durant six mois : une heure consacrée à la poésie, avec des gens comme Miron ou Denis Vanter».Claude Jasmin et son recherchis-te, Albert Martin (d’où le Claude, Albert et les autres), cherchent de bons communicateurs et organiseront chaque émission autour d'un thème fort.Comme à Apostrophes, chaque invité devrp avoir lu la production des trois ou quatre autres invités, pour les féliciter ou les engueuler, et, en fin d’émission, une « vitrine du livre » soulignera les bonnes lectures, au grand plaisir des libraires.À quoi cela ressemblera-t-il concrètement ?Nous avons appris le contenu des premières émissions.À noter que l’ordre de diffusion n’est pas encore décidé.Une émission, donc, consacrée aux « succès de l’année 86 », avec Dany Laferrière ( Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer), Suite à la page C-3 La rentrée — La saison littéraire qui s’ouvre sera-t-elle plus riche que la dernière ?Seuls nos éditeurs le savent pour l’instant ! Mais à jeter un coup d’oeil sur les premières listes qui nous sont parvenues, on s’aperçoit que des écrivains connus renouent avec la publication, cette année : Jacques Godbout ( Une histoire américaine, Seuil), Antonine Maillet (Le Huitième Jour, Leméac), Marie-José Thériault ( L’Knvoleur de chevaux, Boréal), Yves Beauchemin (son journal, Québec/Amérique), Émile Ollivier ( La Discorde à cent voix, Albin Michel), Fernand Ouellette ( Les Heures, poésie, l’Hexagone), Gérald Godin (Soirs sans atout, poésie, Écrits des Forges), entre autres.De toute façon, nous vous donnerons bientôt le panorama le plus complet possible de cette rentrée déjà prometteuse.D’ici là, nous invitons les éditeurs à nous faire parvenir leur programme d’édition pour l’automne.* ?Avis aux éditeurs — Les éditeurs et diffuseurs sont priés également de ne pas oublier le chroniqueur de « La vie littéraire » sur leur liste de presse.Recevoir leurs livres permettra de choisir les auteurs à commenter ou à interviewer pour le cahier du samedi, et de choisir les livres à recommander pour « Les choix du DEVOIR » publiés le vendredi de chaque semaine.?En poche — On ne peut pas passer sous silence l’apparition d'une nouvelle collection de poche.C’est L’Amélanchier, le récit de Jacques Ferron, qui inaugure la collection « Courant », chez VLB éditeur, la maison animée par Jacques Lanctôt.Disons tout de suite que voilà une édition bien soignée.?llertel — François Hertel, décédé il y a quelques mois, ne sera pas trop vite oublié : son ami, l’écrivain Jean Tétreau vient de faire paraître au CLF sa biographie : llertel, l’homme et l’oeuvre.?* Choix du libraire — Pour septembre, l’Association des libraires recommande le livre de François Benoit et Philippe Chauveau, Acceptation globale, publié aux éditions du Boréal.?A Laval — La Société littéraire de Laval inaugure ses activités le 16 septembre à 19 h à la Maison des arts (1395, boulevard de la Concorde ouest).Le président, Patrick Cop-pens, présentera le calendrier des activités de l’année.L’invité d’honneur sera le poète Gaston Miron, de retour d’une longue tournée en Europe (France, Irlande, Italie, Espagne, Portugal, etc.).?Gagnant — Le jeune David Mor-tenson, de Magog, est le gagnant du concours « Safari pour des héros » tenu en mai et juin derniers à travers le Canada.Il gagne un voyage au Sénégal via Paris, accompagné de ses parents.?Répertoire — L’Union des écrivains français vient d’éditer un premier dictionnaire-répertoire de ses 150 membres.Toute commande \ LE DEVOIR CULTUREL est dirigé par Robert Lévesque V J Nouvelle parution Santé mentale au Québec Au printemps 87, il est prévu que le Ministère de la Santé et des Services sociaux présente à la population un projet de politique en santé mentale Afin de se préparer à la discussion de ce projet, Santé mentale au Québec propose aux citoyens et citoyennes son dernier numéro: Politiques et modèles.(VOL.XI, No 1, JUIN 1986) Camille LAURIN La maladie mentale: un défi à notre conscience collective.105 Marcel SENECHAL Les C.L.S.C.et la santé mentale.117 Richard BRUNILLE Gilles MARSOLAIS Le débat au sein de la CSN sur l'organisation de la santé mentale.124 LES MODELES Luciano BOZZINI De l'Italie au Québec: implications de lu réforme psychiatrique italienne.133 Danielle BERGERON Lucie CANTIN Pour une nouvelle approche clinique de la psychose: le «388».149 J’AI LU.173-6 Communications brèves.177-84 Tribune des lecteurs et lectrices.185 Evénements régionaux.186-90 Ce numéro est disponible dans toute bonne librairie.On peut aussi se le procurer par la poste.Prière d’envoyer un chèque ou mandat poste au montant de 10,00$ à l’ordre de: Communauté et santé mentale (Cosame) inc., C.P.548 Suce.Place d'Armas Montréal, H2Y 3H3 SOMMAIRE Présentation.3 EDITORIAL Yves LECOMTE Le système de soutien communautaire: hypothèse pour une réforme des services en santé mentale.S LES PRÉALABLES AUX POLITIQUES Gilles BIBEAU Le facteur humain en politique: application au domaine de la santé mentale.19 Ellen CORIN Gilles LAUZON Les évidences en questions.42 Louise BLAIS Les dessous du travail en santé mentale.59 Thi Hong Trang Dao Tribune libre: Cartes sur table avec Carlo Sterlin.66 LES POLITIQUES Willy APOLLON Pour une politique en santé mentale.75 P tJQ^ remise s 10% de « o nO.Pi S COOPUQAM GRAND DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE 10 VOLUMES EN COULEURS LAROUSSE éventuelle de cet ouvrage doit être adressée à Claire-Lise Charbonnier, 3, avenue Joseph-Bédier, 75013 Paris.L’ouvrage se vend 100 francs par la poste.?Boréal — La Société du fantastique et de la science-fiction Boréal tient son huitième congrès du 5 au 7 septembre au Centre culturel de Longueuil (100, rue Saint-Laurent ouest).Le coût de l’inscription au congres est de ¥ 25.On y remettra, le 7, le prix Boréal.Parmi les invités : William Gibson, Patrice Duvic, Esther Rochon, Daniel Sernine, Pierre Fournier et Donald Kingsbury.L’événement est organisé en collaboration avec la bibliothèque municipale de Longueuil.?Apostrophes — Avec l’apparition du réseau Quatre Saisons, TVFQ (câble 99) change de position et passe du canal 5 au canal 30 de votre câblosé-lecteur.Ce dimanche à 14 h , Bernard Pivot a pour thème de son émission « Les horreurs de l’amour ».Il reçoit Joëlle Guillais, Hervé Jaouen, Daniel Karlin et Tony Lainé ainsi que Jacques Ruffié.À l’émission de 21 h 30, Pivot présente, en reprise, « La vie des stars » avec Simone Signoret, Jean-Pierre Aumont et Jean-François Josselin.Rappelons que les liseurs qui n’ont pas la télévision câblée peuvent visionner Apostrophes tous les dimanches à 14 h à la librairie Hermès d’Élisabeth Marchaudon (1120, avenue Laurier ouest, à Outremont).Bonne semaine de lectures ! LIVRES RÉCENT ET ANCIENS Achat et venta la plus grande librairie .-oNîsELl 251 Ste Catherine E.Vends plans et règles jeux société éducatifs et autres.Cherche éditeur pour romans tendance chrétienne originale.Tél.: 0-11 33 87 07 75 90 entre 10 h et 24 h (heure française).ATRICK J&tefcS' Prfl(;< k toII LOZE monde qu'il ne reconnaît plus, dans la nuit des bars, le héros, Rodolphe, se loisse déchirer par des amours impossibles REBELLES par la poste, envoyez un chèque de 14,95$ + 1.00$ aux Éditions Rebelles, C.R 753 Verchères, JOL 2R0 votre nom.adresse.disponible en librairie Diffusion PROLOGUE Boycottons Classic, W.H.Smith et Célébration! Avec l’autorisation du gouvernement fédéral, le groupe d’affaires britannique W.H.Smith a acheté les librairies Classic le 18 novembre 1985.Le syndicat des employé-e-s des librairies Classic (CSN) a la certitude que W.H.Smith veut les fermer et accroître son emprise sur le marché / canadien du livre.En plus de menacer, à court terme, 35 emplois à Montréal, cette transaction, à moins que le gouvernement n’intervienne, met en péril l'identité culturelle canadienne et tout particulièrement les maisons d’édition canadiennes.En effet, W.H.Smith est reconnu pour vendre des "best-sellers’’ ainsi que des bibelots qui remplacent les livres sur ses étagères.W.H.Smith ne doit pas fermer les librairies Classic de Montréal et il doit reprendre à son service des “professionnel-le-s’’ du livre.Cette publicité a été retenue et payée par le Syndicat de Classic Bookshops (CSN) A 1 LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 6 septembre 1986 M C-3 LE FEUILLETON Naples .au baiser de feu ! LISETTE MORIN * Jean-Noël Schifano, La Danse des ardents, roman, Gallimard, 1986, 345 pages.LA RENTRÉ K littéraire - imminente apportera sans doute quelques-unes de ces rencontres que les intéressés, éditeurs et écrivains, qualifient de fortuites, mais qui ne laissent pas d’étonner, et même de rendre sceptiques, les lecteurs.Ainsi en fut-il, l’année dernière, de ces « mémoires » de foetus, brefs parce que liminaires dans Naissance d'une passion, de Michel Braudeau ( Le Seuil), plus arrondis, si l’on me permet l’expression pour un sujet.foetal, dans La Vie d’un bébé, de François Weyergans (Gallimard).Autre idée, fort exploitée : le viol comme entrée .en la matière, dans Les Noces barbares, de Yann Queffélec (Gallimard), et que je viens de retrouver dans le roman, paru au début de l’année, de Jean-Noël Schifano et intitulé La Danse des ardents.Là s’arrête la coïncidence, au moins pour Schifano, traducteur émérite d’Eisa Morante, entre autres grands Italiens, et spécialiste de l’Histoire napolitaine.Histoire avec un grand « H », il faut le préciser, parce que, s’il abonde en anecdotes, en tranches de vie truculentes et Jean-Noël Schifano.même scatologiques, le livre de Jean-Noël Schifano est aussi, est peut-être d’abord une bonne initiation au destin historique de la ville de Naples, au XVIIe siècle.« Pour les chroniqueurs, l’existence de la piazza Mercato (le quartier populaire et même misérable où l’auteur fait vivre et mourir Antonia Gargano, mère de son héros, Masa-niello) ne commençait vraiment qu’avec la décollation d’un prince téméraire et l’épouvantable chagrin d’une mère.De cette tragédie origi- Jasmin et la littérature du dimanche soir Suite de la page C-2 Louise Leblanc (Pop-Corn), Jean-Robert Sansfaçon ( Loft Story) et Jacques Savoie ( Le Récif du prince).Une émission sur les scénaristes de cinéma, avec Philippe Djian (37°,2le matin), Monique Annaux (Black Mic-Mac), Michel Deville (Le Paltoquet), Denys Arcand (faut-il vous dire le titre ?) et Miou-Miou ( Tenue de soirée)."Une autre sur le théâtre, avec An-tonine Maillet pour son nouveau roman, Janine Suttopour la création d’une nouvelle pièce de la même Maillet cet automne, René-Daniel ENFIN UN DICTIONNAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE EN UN SEUL VOLUME
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