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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-09-13, Collections de BAnQ.

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,E DEVOIR CULTUREL CAHIER c Montréal, samedi 13 septembre 1986 Jacques Godbout Une histoire américaine nut fan.< 3 m.Hhf JACQUES GODB ?Québec en Amérique JEAN ROYER JACQUES GODBOUT poursuit, avec son septième roman, Une histoire américaine, son témoignage d’écrivain sur l’histoire du Québec contemporain.Nul romancier mieux que lui, peut-être, n’aura su saisir sur le vif les étapes de notre quête d’identité.Vingt ans après Le Couteau sur la table et Salut Ga-larneau .', son dernier roman nous fait plonger dans une utopie québécoise actuelle : celle de la Californie et des États-Unis, où son personnage, Grégory Francoeur, va se perdre avant d’entrevoir une utopie nouvelle : celle d’un métissage culturel et planétaire.Le romancier Jacques Godbout prend une longueur d’avance sur les idées reçues.Ses antennes bien aiguisées lui font voir et nous font vivre, à travers le suspense d’Une histoire américaine, les liens qui existent entre la génération des nationalistes qui avaient 25 ans à la Révolution tranquille et celle des jeunes des années 1980 pour qui le Québec est au monde.Une histoire américaine, suspense policier, mais aussi méditation politique, est un roman sincère.Cette oeuvre personnelle, où transparaît la continuité intellectuelle qui anime autant l’essayiste, le cinéaste et le journaliste que le romancier qu’est Godbout, concerne à la fois la désillusion de l’après-ré-férendum et l’espoir d’un Québec renouvelé.Grégory Francoeur, incorrigible activiste, s’est toujours servi du pouvoir des mots pour « faire le bonheur des gens », comme il dit.C’est une sorte de libéral généreux.Il a fait de la publicité puis de la politique.Arrivé en Californie pour réaliser une enquête sur le bonheur, il est happé par une affaire de trafic d’immigrés clandestins.Il est donc emprisonné, mis en demeure de rédiger une longue défense en forme d’autobiographie, pris en tenaille entre les chantages du FBI et ses souvenirs, qui remontent len- roman, je peux tout dire, à condition de tenir le bon pré texte.Le roman est toujours l’occasion d’une méditation sur la vie, qu’on le veuille ou non.Même dans les romans d’action les plus primaires, il y a toujours un moment où l’un des personnages est obligé de méditer sur ce qui lui arrive.« Le roman est un outil privilégié pour cerner ce qui nous arrive et ce qui m’arrive.Je ne connais pas de façon plus satisfaisante pour rester dans un état de santé mentale relatif.À cela s’ajoute le fait que c’est un moyen de communiquer avec plein de gens tout en leur laissant la possibilité d’inventer pour la moitié au moins le livre.Car, même si le romancier nomme et décrit ses personnages, le lecteur est bien obligé de se fabriquer son Francoeur, son paysage.Le livre appartient donc au lecteur.J’aime beaucoup ce partage, où existe aussi une dimension de liberté.Tandis que, dans l’essai, tu fais une démonstration à laquelle doit se soumettre ton lecteur, selon la qualité de ton raisonnement.Il y a dans l’essai une dimension dictatoriale.« Le roman, au contraire, révèle un jeu de liberté totale.C’est ce qui me plaît dans ce genre.Combien de temps cela va-t-il durer ?Cela dépend peut-être de la génération de mes lecteurs.Mauriac a décidé un jour qu’il n’écrirait plus de roman : plus personne de ma génération ne me lit, disait-il, ajoutant qu’on est toujours le romancier d’une génération.Et il s’est mis à faire du journalisme.Moi, si je me retrouve sans lecteur, je ne vais pas m’obstiner plus longtemps.La littérature, c’est un échange.Je ne vais pas écrire pour moi seul.» Jacques Godbout perçoit, en effet, le monde comme un rapport de société, un rapport entre individus mais aussi entre groupes.Il écrit pour clarifier ce qui se dessine et même, si possible, l’influencer, dira-t-il.Son dernier roman concerne donc les Québécois de sa génération, qui ont réalisé l’émancipation culturelle du Québec depuis l’élan de la Révolution tranquille tement, d’un long séjour ancien en Éthiopie.Ainsi, Francoeur, ce Québécois renvoyé à lui-même, devra-t-il quitter son rêve américain pour sa conscience planétaire.Ce personnage, il ressemble à n’en pas douter aux Québécois qui ont l’âge du romancier.Ses chemins ressemblent à ceux de Godbout.Ainsi, dès la page 21 : « Il ne pouvait rien entreprendre qui n’ait une saveur sociétale.Il avait toujours cherché à habiter ce lieu béni où se rencontrent le privé et le public.Il se donnait et se prenait tout à la fois, protégeant de toutes ses forces son intimité mais s’avançant dans la foule à visage découvert.Coeur saignant.» Roman d’action mais aussi de réflexion, Une histoire américaine ne manque ni d’humour ni de style.Godbout n’a peut-être jamais été aussi à l’aise dans son écriture.Il avait du temps pour écrire ce roman, dit-il, lorsqu’il était, comme son personnage, professeur invité à l’Université de Berkeley, il y a deux ans.« Le roman est une des formes où l’écrivain se sent le plus libre, me dit Jacques Godbout.Dans un Photo Jacques Grantor Jacques Godbout : « Si je me vois par mes propres yeux, l’autre finira bien par me voir.» des années 1960 jusqu’à l’échec du référendum de 1980.Mais cet échec du référendum, il faut en sortir.Ce n’est, d’ailleurs, que l’échec d’une question d’avocat, mal tournée et tarabiscotée, qui ne pouvait pas emporter le « oui » d’un peuple.Pour Godbout, il ne faut pas non plus confondre le nationalisme et l’identité des Québécois.« J’ai toujours été plus patriote que nationaliste, me dira Godbout.Il y a là une différence.Pour moi, le nationaliste est le plus souvent sur la défensive tandis que le patriote est à l’offensive.Par exemple, cet été aux États-Unis, pour relancer la statue de la Liberté, on a assisté à une série de fêtes patriotiques qui ont resserré les liens de la nation américaine.Chez nous, au Québec, depuis le référendum, nous n’avons plus tenu de fêtes.Celles-ci étaient nationalistes, sur la défensive.On s’est replié encore plus sur nous-mêmes depuis 1980.Mais le Québec s’était déjà ouvert au monde, entre-temps.C’est pourquoi je pense qu’on va assister bientôt à un transfert de l’énergie nationaliste de repli sur soi à une énergie de fierté et de patriotisme, qui est autrement conquérant et plus intéressant parce qu’il n’est pas exclusif.« Quand tu construis sur la nation, tu es obügé de la définir.Tu te demandes alors s’il faut que tu sois né à l’île d’Orléans et, si tu arrives d’ailleurs, peux-tu faire partie de la nation ?Je n’aime pas ce jeu nationaliste.Parce que ma femme est née à l’étranger, puis mon fils, et je me rends compte qu’ils sont aussi québécois qu’on peut l’être.Ce n’est donc pas tout à fait le lieu de ta naissance qui détermine ton identité, mais bien le lieu de ta culture et de ton activité.D’ailleurs, dans le sens patriotique, tu peux dire : oui, écoutez, les enfants, on va maintenant se lever et tenir notre place en Amérique ! On est capable de le faire.» La quête d’identité du Québécois en est donc arrivée pour Godbout, dans la réalité et dans son roman, à cette « histoire américaine ».Mais justement, cette histoire n’est pas la fin du monde, encore moins celle du Québec.Le rêve californien, devenu cauchemar pour le personnage de Grégory Francoeur, n’était qu’une étape nécessaire.Comme l’est encore aujourd’hui la fascination des jeunes envers les États-Unis.Godbout nous rappelle, d’ailleurs, cette page de Jack Kerouac dans On the Road, où le romancier d’origine québécoise écrivait en substance : je suis parti, je me suis rendu à San Francisco et là, j’étais face à la mer.Il ne me restait plus qu’une chose à faire : revenir.« Kerouac avait raison, dit Godbout.On va au bout d’un mythe, on se rend à l’extrême ouest de l’Amérique, on regarde la mer et c’est le vide, ultimement.D’ailleurs, il n’y a pas de peinture, il n’y a pas d’art sur la côte ouest.Il faut revenir.De toute façon, les gens reardent tous vers l’est.Ils regar- ent tous vers New York, vers Lon- Sulte > la page C-3 Vv,ABCANG ADEUS -SFITGANC.I AMADtÏN- mozart Mozart .i MKdlVH I .^ NATHALIE PETROWSKI Carolyn Carlson dans Blue Lady : escapade vénitienne et errance Intérieure.Mozart, sa vie et son oeuvre Par Theodor de Wyzewa et Georges de Saint-Foix ^ LE GRAND OUVRAGE DE RÉFÉRENCE SUR MOZART ENFIN RÉÉDITÉ! » Tomé 1:1756-1777 / L'enfant prodigue-Le jeune maître / 832 pages - 24,95 $ o Tome 2:1777*1791 / Le grand voyage-L’épanouissement-Les dernières années /1010 pages • 24,95 $ Un ouvrage unique qui se présente encore aujourd'hui comme le plus précieux livre de chevet que puisse posséder l’amateur mozartlen.Par les témoins irremplaçables de la grande époque de la musicologie française du début de ce siècle.„ COLLECTION «BOUQUINS» RHRFRT I AFFONT EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE - * EN LITTÉRATURE, il y a eu Jack Kerouac.En musique, il y a Tom Waits.Au cinéma, il y a maintenant Jim Jarmusch.Trois noms, un même esprit.Celui d'une marginalité, poétique et vagabonde, sur fond de jazz cool et de néon clignotant.Jim Jarmusch traduit en images ce que Kerouac mettait en mots et ce que Tom Waits met en musique.Il n'a fait que trois films, mais quels films ! Permanent Vacation, Stranger than Paradise et le tout dernier, Down by Law, qu'il viendra présenter au Festival du nouveau cinéma de Montreal en novembre : trois films d’une originalité étonnante, à la fois libres et magnifiquement structurés, des films qui saisissent l’esprit du temps et le couchent sur écran, dans un noir et blanc richement contrasté qui vient défier le clinquant du technicolor; avec un minimum de moyens et d'effets pour un maximum de sensations aussi belles que douloureuses.Plus que tout autre jeune cinéaste du nouveau vieux cinéma, Jim Jarmusch, 33 ans, né en Ohio d'immigrants tchéco-allemands, est le cinéaste de sa génération.J’ai rencontré l'enfant prodige au festival du film de Toronto.Down by Law, avec John Lurie, Tom Waits et Roberto Benigni, y était projeté pour la première fois en Amérique du Nord.J'ai vu Jim Jarmusch franchir la porte de la chambre d'hôtel, longue silhouette noire coiffée de cheveux argent, avec des bottes aussi pointues que son visage émacié.Je l’ai reconnu immédiatement sans l’avoir jamais vu.Il a le physique de l’emploi, mais surtout le physique de ses films.Il promène sur le monde un air faussement détaché, un vague à l’Ame de fin de siècle.Mais qu'on ne s’y trompe pas : derrière la carapace d'indifférence, se cache un être foncièrement à l’écoute de son temps.Les histoires de ses films importent peu.Seules les atmosphères comptent.Ce sont elles qui contiennent l'essence même de son travail et qui révèlent son thème préféré, l'enfermement moral d’une génération Photo ' Black Snaka, Inc.Jim Jarmusch, scénariste et réalisateur de la comédie Down by Law.qui, quoi qu’elle fasse, où qu’elle aille et quoi qu’elle dise, est mal dans sa peau.Dans Stranger than Paradise, les personnages se baladaient de chambre en chambre.Dans Down by Law, la chambre est devenue une cellule de prison.Trois hommes sans affinité s’y retrouvent et se lient d'amitié avant de s'évader miraculeusement par un tunnel, pour se retrouver devant une cabane en forêt qui ressemble étrangement à leur vieille cellule.Ici encore, les personnages de Jarmusch tournent en rond sans aller nulle part, s'évadent sans jamais se libérer.En apparence, ces personnages pourraient facilement passer pour les petits fils de Jack Kerouac.Mêmes corps affalés et faméliques qui flottent dans leurs vêtements trop larges.Mêmes cheveux courts recouverts de feutres insolents.Même attitude cool.« J'aime les Heat pour leur côté marginal, dit-il.Je ne Suif à la paflB C-9 MATHIEU ALBERT Cm EST écrit partout : l’influence américaine a ^procuré le levain nécessaire à l’éclosion de la nouvelle chorégraphie française.On n’a qu’à feuilleter n’importe quelle revue parisienne des années 70 pour découvrir la fascination exercée à l’époque par l’audace des chorégraphes américains sur les jeunes générations de la capitale française.Leur vocabulaire est neuf, inédit, ingénieux, ahurissant pour qui ne possède de la danse que la vision pétrifiée offerte par le ballet classique.Mais, avant d’atteindre ce zénith, les premières percées américaines écopent de la ciguë jetée par une critique pusillanime.Martha Graham, qui fait halte pour la première fois à Paris en 1950, n’y récolte que mépris et dérision.Quatorze ans plus tard, l’art pratiqué par Cunningham ne réussit, pour sa part, qu’a éveiller ricanements et suspicion.A Paris, le ballet classique demeure la référence incontournable, le critère exclusif de validité hors duquel tout ne peut être que funeste anomalie.Mais, à ces premières années de défiance, succède l’engouement.Peu à peu, des groupes se forment, des stages s’organisent, plusieurs danseurs et chorégra- CAROLYN CARLSON hes s’exilent à New York, où les studios de Cunning-am deviennent le sanctuaire par excellence pour qui souhaite s’initier aux rites nouveaux de la post-modernité.En France, le chorégraphe américain Alwin Nikolais est invité, quant à lui, à prendre la direction du tout nouveau Centre national de danse contemporaine, inauguré à Angers en 1981.Poste auquel lui succédera, deux ans plus tard.Viola Farber, ex-disciple de Cunningham.Entre-temps à Paris, Susan Buirge, danseuse retirée de la tribu Nikolais, donne des classes.Tandis que Carolyn Carlson, également issue du clan Nikolais (chez qui elle a dansé de 1965 à 1971), quitte New York pour s'installer à Paris.Suif à la page C-8 ?Une Américaine à Paris JIM JARMUSCH ?L’élégance du têtu C-2 ¦ Le Devoir, samedi 13 septembre 1986 LE DEVOIR CULTUREL LA LANGUE AU CHAT MARC MORIN La rentrée des pissenlits E'r COLIER, le premier livre à m’appartenir en propre fut Le Petit Larousse.Il n’était pas illustré, mais qu'à cela ne tienne — on n’était pas encore entré dans l’ère de l’« odieux visuel » — chacun de ses mots me valait cent images.De là me vient le culte des mots, avec la vieille Underwood de mon père sur laquelle je piochais les mystérieux signes de notre langue avant même que d’avoir appris à tracer le premier « a » minuscule de ma première maîtresse (d’école, s’entend).Depuis, les dictionnaires, lexiques et autres réservoirs de mots se sont succédé, sous la lampe Aladin de mes premiers devoirs, sur mon pupitre de collégien, au chevet de mes lectures nocturnes, à la rescousse de mes mots croisés, jouxtant aujourd’hui ce clavier comme l’ordinaire (p.703) de notre Eglise cathodique (p.172).« Je sème à tout vent » : peut-être ai-je retenu la devise de Larousse avant même le « Je me souviens ».Plus rabelaisienne que la fleur de lis (pluriel du latin « lilium »), l’humble fleur montée en graines m’a sans doute donné ce goût, qui me reste malgré la cigarette.et les discours électoraux, de manger le pissenlit par la racine, fût-elle grecque, latine, saxonne ou occitane.(Plus prudes ou moins portés sur l’urolagnie — p.1048 — les Anglais ont retenu le nom spécifique «dent-de-lion», ou « dandelion ».) Les Éditions françaises, qui diffusent ici les styles (p.961) et stigmates (p.958) jamais fanés du grand oeuvre de Pierre Larousse (p.1456), m’ont fait le bien grand plaisir, teinté de la nostalgie du tout premier porte-mots de mon enfance, de me faire tenir l’édition 1987 du Petit Larousse illustré.Le pli (p.775) qui accompagne le P.L.i.me signale que, pour la première fois depuis sa naissance en 1856, l’ouvrage parait simultanément sur les marchés canadien et français.Il a aussi tombé (p.1013) la jaquette traditionnelle, mais n’allez pas croire que « le roi est nu » : avec plus de 52,000 mots de la langue française, 24,000 noms propres, 4,200 photos et 245 cartes, ses « pages roses » et ses drapeaux, il a de quoi vous tenir en haleine comme la plus voluptueuse strip-teaseuse (p.960), le plus séduisant mignon (p.637) semant leurs pétales à tout venant.Je vous laisse l’agrément (p.23) d’égrener le pissenlit pour égayer vos jeux de mots, d'effeuiller la rose des vents jusqu’au septentrion (p.925), puis de perdre le nord (p.683) en voyageant à la carte.géographique.Le plaisir de nommer les choses vous accompagnera de l’abaca (p.1) au zythum (p.1088).À la recherche du temps perdu (p.1089), vous finirez, sans pour autant causer finno-ougrien, chez les Zyrianes (p.1792).« Nunc est bibendum » (pages roses) à la santé des mots, à la gloire des pissenlits ! il IN IV Entre le vivre et le ressouvenir MADELEINE QUELLETTE-MICHALSKA ?Diane de Margerie, Le Ressouvenir, Paris, Flammarion, 339 pages.1 9 AUTOBIOGRAPHIE est à la mode.Plusieurs y succom-' bent, ne laissant parfois rien d'autre qu’une trace narcissique enrobée sur elle-même.Ce n’est pas le cas de Diane de Margerie dans Le Ressouvenir, qui nous a donné l’un des plus beaux textes de la langue française avec I.'Arbre de Jessé.Ici, pas de complaisance ni d’at-tendrissement.Des anecdotes, faits et gestes de la vie passée sont rappelés à la mémoire, moins pour en faire état que pour soulever des in-n ogalions fondamentales.Pour-ioi choisit-on de se souvenir de ceci tôt que de cela ?Comment s'ef-ctue la stratification de la mémoire ?A quoi tiennent les sélections que nous effect ms sans détermination conscient» apparente ?Y il quelque chose derrière le sou-nir qui demeure irréductible au luvenir parce qu'il le dépasse en , rofondeur et en signification ?Pourquoi par exemple, les enfants écartent ils si aisément les parents de leur vie passée pour s’attacher à des objets, lieux et instants qui n’ont de sens que pour eux-mêmes, sinon par la poussée d'un devenir qui leur eut pressentir, à travers ces supports imaginaires, « ce qu’ils passeront la vie entière à vouloir exprimer » ?Dans cette expérience, le détail a tendance à l’emporter sur l’ensemble.C’est par le détail que se révélera le désir de la totalité, le sentiment de sa perte ou de son inaccessibilité.« J’étais condamnée, écrit l’auteur, à la vision intime, mais fragmentaire, de l’essence.|.] Le sentiment de mon identité, je ne l’au- LA VIE LITTERAIRE rai qu’au moment de le perdre.» Diane de Margerie effectue, par l’acte du ressouvenir, une démarche philosophique qui ne craint pas d’aborder des grandes questions par le menu côté des choses.C’est ainsi, à propos de l’identité, qu’elle touche à l’importance du lieu (« Parfois nous ne sommes plus rien qu’un lieu »), aux multiples visages de la vérité incarnés par des perceptions différentes, à la nécessité de changer (« vouloir la fixité n’est rien d’autre que d’éprouver la nostalgie de la mort»), à la civilisation comme culte nécessaire des apparences, à l’amour comme expérience et leurre de la continuité (« l’envie de tomber amoureux, mais l’art de savoir rompre»).On pourrait continuer d’énumérer longtemps la beauté fulgurante des divers éléments qui composent Le Ressouvenir, cette résonance d’une voix lointaine et cependant familière qui nous informe de ce que nous sommes, de ce que nous devenons à travers nos déplacements, nos blessures, nos fièvres, nos amours.Elle-même a cumulé des expériences : départs, divorces, déracinements, maternités.Elle a beaucoup voyagé.Elle a vécu à Pékin, Rome, Chartres qui lui inspira L'Arbre de Jessé Elle savait regarder, noter l’essentiel, fuir la mode et l’exotisme.Ce livre nous apprend qu’elle sait vivre, c’est-à-dire se renouveler.L’écriture s’en ressent, ardente et nette, lucide et vigoureuse.« La voix Passe, comme je passe », écrit-elle à avant-dernière page.La sienne, à l’opposé de certaines autres trop rivées à l’événement ou trop soucieuses de l’effet de surface, indique des passages où l’on est tenté de s'aventurer.C’est bon signe.LE DEVOIR VOUS OFFRE IA QUALITE l’OUK INSERER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 Hü LIVRES RECENT ET ANCIENS Athot et vante la plu» grande llbrolris 251 Sle Catherine E DE jti JEAN ROYER La place de l’écrivain — On dit souvent qu’au Québec l’écrivain n’a pas de statut social.C’est-à-dire qu’il n’est pas considéré comme un citoyen à part entière par sa seule écriture.En effet, cela ne va pas de soi ici comme en France, par exemple, où la littérature fait partie de la tradition culturelle.Au Québec, la littérature ne semble même pas faire partie de l’Histoire.C’est comme si nous n’avions pas d’histoire littéraire ! Pourtant, Montréal, Québec et d’autres villes ont vu naître et mourir des centaines d’écrivains.Pourquoi alors ne pas le rappeler par des plaques qui nous remémorent notre histoire littéraire sur les murs et les édifices, comme cela se fait dans toutes les grandes villes du monde ?Avons-nous perdu la mémoire ?Avons-nous honte de nos écrivains ?Aurons-nous un jour le sens de notre propre histoire ?L’Union des écrivains est certes à blâmer pour ce « silence » dans la ville.Depuis deux ans, un dossier dort dans les bureaux de l’Uneq, où il est prévu de demander à la Ville de Uw > le héros.Rodolphe.••e laisse anc’-iw par aes amours impossibles et par la drogue INVITATION INFORMATION — UN COURS .198/2 (3 crédits): te» Amtficimes: Djuna Birntv Jane Laura Riddini-Jackson PAR MICHELE CAUSSE auleurt.féminisit française Le» Lundi» É partir du 13 septembre.I9M de ItOOé ISOOh R*n»*lff»rme»nrtljM>1ptl« '—msammam par ta post*.vorét un chèque de 14 95$ ?100$ H cOttiC au» Editions Rebelles.CF 753 verchéres JOl 2R0 votre nom adresse disponible en iibroine Diffusion PROLOGUE Le frère Marie-Victorin aura-t-il sa plaque historique ?Montréal de dévoiler à chaque année quelques plaques identifiant des lieux où vécurent des écrivains importants.Ce dossier ne semble pas intéresser les bureaucrates ni les administrateurs de l’Uneq, plus occupés à gérer des programmes immédiatement « rentables ».Avant de faire des colloques sur le statut économique de l’écrivain, les gens de l’Uneq feraient mieux de commencer par le commencement : c’est-à-dire promouvoir le statut social de l’écrivain et sa présence dans la ville.L’Uneq pourrait prendre l’exemple de citoyens de Longueuil, qui se battent ces temps-ci pour que ne soient pas détruits les lieux où vécut le frère Marie-Victorin de 1933 jusqu'à sa mort en 1944.Il s’agit d’un appartement au rez-de-chaussée de l’ancien collège de Longueuil, désaffecté depuis huit ans, qu’on veut raser.Le grand botaniste et écrivain Marie-Victorin y a travaillé à sa célèbre Flore laurentienne.Les écrivains Yves Beauchemin et Pierre Dansereau, de même que des associations scientifiques et politiques appuient le projet de conserva- LE DEVOIR CULTUREL est dirigé par Robert Lévesque tion des appartements de Marie-Victorin.?Les Intellocrates — Il y a, dans l’édition comme ailleurs, des centres de pouvoir, des réseaux d’amis qui risquent de fausser parfois la réalité.En France, on a déjà pointé du doigt ceux qu’on appelle les « intellocrates » : ces intellectuels qui sont à la fois éditeurs et critiques et cumulent les chroniques et les lieux de pouvoir.À Montréal, cela se passe à une échelle plus modeste mais réelle.Lisez la dernière livraison du magazine L’Actualité sur « Les Québécois qui montent ».Dans ce numéro, la littérature est très mal servie : aucun poète ni romancier ayant fait leurs preuves ne sont présentés au public.Les mieux servis dans le choix des littérateurs qui montent, ce sont les gens des éditions du Boréal et de la revue Liberté, deux lieux auxquels appartient le collaborateur de L’Actualité, l’écrivain Jacques Godbout.Ce dernier présente le critique François Ricard, avec qui il travaille aux éditions du Boréal et à Liberté.Godbout fait, de plus, allusion, dans son article, au film qu’il a lui-même réalisé avec la collaboration de Ricard sur Hubert Aquin.Le même numéro de L’Actualité présente, en littérature, un autre critique de Liberté, Jean Larose, et un jeune romancier acadien, Jacques Savoie, qui a publié un livre à Boréal, où Godbout travaille comme conseiller à l’édition et au marketing.Il ne s’agit pas de nier la qualité des littérateurs choisis mais de savoir qu’ils viennent des mêmes lieux d’édition et que leur présence ne correspond pas nécessairement à la réalité de l’histoire littéraire actuelle, où la poésie, entre autres genres, comprend des oeuvres qui « montent».?À la revue Liberté — L’écrivain Yves Beauchemin vient de se joindre à l’équipe de rédaction de la revue Liberté.Il a déjà assisté à quelques réunions et participera au prochain sommaire de la revue, nous assure le directeur François Hébert.Yves Beauchemin est actuellement membre du bureau d’administration de l’Union des écrivains québécois.?À Quatre Saisons — À l’émission fast-food culturelle du nouveau réseau de télévision Quatre Saisons, Premières, on cite des noms d’écrivains québécois sans faire voir leurs parutions, mais on se promet d’inviter exclusivement des écrivains étrangers à l’écran.Il est vrai que le monde des livres aura aussi son émission, le dimanche soir à 22 h 30.Claude Jasmin animera, dès cette semaine, l’émission Claude, Albert et les autres.* * * Apostrophes — Bernard Pivot nous réserve, ce dimanche à 21 h 30, à TVFQ 99 (câble 30), une reprise de son émission du 19 mai 1978 consacrée aux « itinéraires d’hommes ».L’émission est diffusée en hommage à Henri Vincenot, décédé le 21 novembre 1985.On y retrouve aussi les écrivains Michel Déon, Marcel Jul-lian et Jean d’Ormesson.Dictionnaire visuel : le bon coup de Jacques Fortin JEAN ROYER LES ÉDITIONS Québec/Amérique partent à la conquête du monde avec le lancement, cette semaine, du Dictionnaire thématique visuel, une sorte de dictionnaire universel par le mot et par l’image, dont les premières versions, en français et en anglais, comptent un premier tirage de 100,000 exemplaires.Le pdg J acques Fortin gardera tous les droits d’édition de l’ouvrage dans diverses langues.Le dictionnaire sera diffusé par des éditeurs associés.Au Canada par Stoddart Publishers, de Toronto, et aux États-Unis par Facts on File, de New York, pour la version en langue américaine.En Angleterre par Harrap, pour la version anglaise.Des négociations sont en cours pour d’autres versions de l’ouvrage en France, au Mexique (espagnol) et en Tunisie (arabe).D’autres éditeurs européens et asiatiques s’intéressent à ce dictionnaire véritablement universel conçu au Québec sous la direction du linguiste et lexicographe Jean-Claude Corbeil.Toutes les éditions du dictionnaire seront imprimées au Québec.Le projet a d’ailleurs fait naître dans la Beauce, la patrie de l’éditeur Jacques Fortin, une nouvelle imprimerie qui aura reçu, d’ici janvier, des commandes pour un million de dollars et qui a pris le nom « modeste » d’Interglobe.Le lancement de ce dictionnaire constitue peut-être l’événement le plus important de l’édition québécoise, après le succès du Matou (un million d’exemplaires vendus) par le même éditeur.« Il est clair que l’édition québécoise doit sortir de son ghetto, c’est la condition de sa viabilité à long terme, disait cette semaine Jacques Fortin.Ce ne sont pas le talent, la compétence ni les idées originales qui manquent au Québec.Mais il faut que nous fassions valoir à l’étranger notre culture et notre aptitude à produire des ouvrages de portée universelle », commentait M.Fortin, qui a confié l’édition du dictionnaire à Jean-Claude Corbeil, ex-directeur de l’Office de la langue française et rédacteur de la loi 101, aujourd’hui secrétaire général du Cirelfa (le Conseil international de recherche et d’étude en linguistique fondamentale appliquée).Avec une équipe d’une dizaine de terminologues et de dessinateurs, dont son assistante, Ariane Archambault, et la graphiste Sylvie Lévesque, M.Corbeil a réuni, dans un volume relié de 800 pages, l’inventaire le plus actuel et le plus complet des mots et des objets qui composent notre univers quotidien : plus de 25,000 mots et de 3,000 illustrations.Grâce à ses multiples index, l’ouvrage permet de passer de l'objet à son appellation ou, inversement, du vocable à l’objet qu’il décrit en un clin d’oeil.Chaque version nouvelle du dictionnaire dans une autre langue que le français et l’anglais devra tenir compte de l’usage de la civilisation concernée.Il ne s’agira donc pas pour l’éditeur associé de se contenter de traduire l’ouvrage original mais bien d’en créer un nouveau selon les besoins et la réalité culturelle de son marché.D’ailleurs, chaque édition étrangère du dictionnaire sera dirigée par M.Corbeil.Il faut, d’autre part, noter que l’édition canadienne et américaine de l’ouvrage a été entièrement réalisée dans sa version anglaise par l’équipe francophone qui a produit la version française.Ces deux premières éditions de Touvrages n’utilisent que 70 % des données et documents déjà recueillis par l’équipe éditoriale de Québec/ Amérique.Il est donc clair que le Dictionnaire thématique visuel aura aussi de nombreuses autres applications terminologiques, sous forme Suite à la page C-5 AMELANCHIER L’AMÉLANCHIER de Jacques Ferron Ce merveilleux récit de Jacques Ferron paraît enfin dans une nouvelle édition entièrement refaite, avec une préface de Gabrlelle Poulin, un avant-propos de Marie Ferron, des notes explicatives, un choix de critiques et jugements, une bibliographie et un sommaire biographique.Une oeuvre envoûtante, le premier titre de la collection «Courant».«Disons tout de suite que voilà une édition bien soignée».Jean Roper VLB Éditeur U petite maison de la grande littérature >ATRICK LOZE Dans un monde quii ne teconnail plus, aans la nuit des dois LE HUITIEME JOUR Antonine Maillet Reprenons l'histoire depuis le début Tout a commencé avec la création du monde Création en six /ours, nous dil-on, six petits /ours, avec un Créateur qui s en va en plus se reposer le septième1 Vraiment ce n'était pas sérieux On peut bien avoir hérité d'un monde boiteux et rabougri1 lin monde inachevé Inachevé Ce heul mot donne envie de soitu ses crayons (le cou leur, ses compas, ciseaux, equerres.rabots, pinceaux de sortir sa plunie Mais qu'est ce que ç>i peut donner sinon un livre de plus 9 Non.le seul ospn r se cachr dernere I hon/on.dans les plis du temps au creux dr I imper ce pl l e seul espoir est dam ^h GRAND DICTIONNAIRE E 10 VOLUMES EN COULEURS ;, complète et A .fl» d’acc iOTH-P1-00 facile d’accès fur rfîitifliÉÉMfinM toosâ " ,P Y*’ aOB w>°V H*nton ni A V REBELLES en vente chez votre libraire 16 95 $ 9 9 Le Devoir, samedi 13 septembre 1986 ¦ C-3 LE DEVOIR CULTUREL Un activiste en retrait LETTRES QUEBECOISES STÉPHANE LÉPINE * Jacques Godbout, Une histoire américaine, Seuil, 1986, 190 pages.f jNE HISTOIRE américaine, de t /.Jacques Godbout, est à la fois un témoignage historique et politique, le récit d’une incarcération et le portrait d’un intellectuel qui affronte l’administration de la justice avec,, comme seule arme, l’écriture.Ce roman est une réflexion sur l’écriture et le pouvoir des mots, sur les rapports de l’art et de la société, sur l’engagement socio-politique des intellectuels, et une métaphore de la société américaine.Une histoire américaine est un roman noir.Il s’ouvre avec la voix d’un narrateur décrivant la cour d’une prison où un homme est détenu pour viol et incendie criminel.Cet homme prendra à son tour la parole.Ayant obtenu trois semaines de sursis avant l’interrogatoire final, il va rédiger sa propre version des faits.Nous guidant d’un événement à un autre, d’un souvenir à un autre, d’une observation à un fait social, Gregory Krancoeur traverse sa mémoire et son attente, solitaire, dans le refuge de son écriture, se soutenant d’elle seule et dans un constant décalage à la réalité qui l’entoure et aux incidents récents de sa vie, comme si seul le temps différé de l’écriture et sa situation d’activiste retraité étaient capables de lui ouvrir les yeux, de lui faire comprendre cette histoire américaine dont il est le héros maladroit.À travers le journal de prison de Gregory Krancoeur et les commentaires du narrateur, nous faisons connaissance avec un idéaliste qui a l'impression d’avoir été floué.Cet homme de 48 ans, ancien député à l’Assemblée nationale, célèbre dans le monde des communications, ne peut « rien entreprendre qui n’ait une saveur sociétale ».Que ce personnage soit une métaphore d’une génération qui s’est battue et qui ne songe plus aujourd’hui qu’à s’exiler (réellement ou symboliquement), cela est évident : toutes les existences, toutes les expériences, tous les discours, toutes les idéologies et toutes les ambitions d’une époque y cohabitent.Invité par une université d'État, Francoeur est chargé de faire une enquête sur le bonheur pour le compte d’une association américaine.Il va donc délaisser des problèmes familiaux, un sentiment d’échec et le climat de désenchantement politique qui règne actuellement au Québec et partir pour la Californie.Décrit par sa femme comme un « boy-scout à la recherche d’une cause, d’un sens historique, d’un chef clairvoyant, d’une générosité planétaire » (elle n’a d’ailleurs pas entièrement tort), notre « papillon de nuit » va aller se cogner a la lumière californienne, se brûler les ailes.Lorsque les Américains du Sud quittent leurs pays pour rejoindre les USA, le Nord tant vanté par les médias, terre d’élection de la high tech, de Velectric light et des flush toilets, ils se retrouvent le plus souvent dans des blanchisseries, des usines ou des grands hôtels, travaillant, en coulisses, à la fabrication du rêve américain sans pouvoir en profiter.Lorsqu’un intellectuel québécois se rend en Californie, ne participe-t-il pas au même mouvement de désillusion ?Vous l’aurez compris, Une histoire américaine est aussi un roman politique.Il faut, toutefois, entendre par là ce que ne sont pas les romans qui s’avancent en général sous cette étiquette.C’est une oeuvre politique par la bande, par le biais de la mé-tonytnie et de la métaphore.Une histoire américaine ne traite pas directement de l’apolitisme actuel, de la mort des utopies ni du sentiment d’échec d’une génération.Mais, si Jacques Godbout réussit à éclairer ces questions au lieu, comme il serait facile, de stupidement les illustrer, c’est, en particulier, parce qu’il opère ce déplacement nécessaire (métonymique) dont Brecht avait donné la règle : ce transfert, en l’occurence, d’un fragment du Québec en Californie.Ce qui est politique, ce n’est pas, comme Godbout a tendance à le faire à certaines occasions, de nous resservir le brouet réchauffé du conflit éloquent et du héros positif ; c’est plutôt de montrer comment le narrateur et le sujet du roman, lui-même narrateur (ils représentent, en fait, deux moments d’une pensée en train de se constituer), se trouvent confrontés dans un espace minuscule — celui de la cellule et celui du roman — aux problèmes de la transcription du conflit.Dans une Amérique où régnent les médias, Godbout et son personnage-écrivant savent que la voix et la présence réelle sont des armes dérisoires.Gregory Francoeur serait, en fait, le dernier grand naïf s’il croyait pouvoir se passer d’un médium pour communiquer avec ses supporters éventuels comme avec la loi, qui est contre lui.Gregory, comme Godbout, écrit donc.Pour tenter de sauver sa peau, sa foi, sa cause et pour s’inscrire, quoi qu’il arrive, dans l’Histoire, il sait que l’écriture est son ultime arme, le dernier canal pour lui permettre de communiquer avec l’histoire des USA et lutter contre cette figure médiatique du pou- voir.Médium pourtant bien faible que celui de l’écriture, ridicule même si on le compare à l’efficacité implacable du langage publicitaire ou télévisuel, surtout lorsque le texte, écrit en français, cette langue minoritaire, doit être traduit pour être compris par les hommes de loi.Écrire en français, et en prison, pour se battre contre la loi américaine, c’est se munir d’une fronde pour abattre Goliath, Pourtant, Davia.Une histoire américaine est donc, enfin, une fable assortie d’une morale : si l’Occident tout entier n’est plus* qu’un médium traversé de part en part, habité systématiquement par le fantôme d’une Amérique qui n’est d’ailleurs jamais que le reflet faussé d’elle-même, seuls ceux qui sauront échapper au pouvoir des médias et de la médiatisation pourront dévoiler la réalité américaine, dévier de la fatalité historique.C’est la situation noire (comme un roman d’espionnage), politique et morale de ce système illusoire qui fabrique des images et en éprouve les effets dont Une histoire américaine donne le tableau à la fois déprimant et salubre.Mais, soyons objectif, Une histoire américaine n’a pas que des qualités.On pourrait suivre à la lettre, page à page, tous les « suivez mon regard, je vais vous dire quoi penser » que nous indique avec force l’auteur ou les dialogues du roman et qui sont fréquents chez Godbout.Cet aspect moralisateur et pédagogique peut agacer mais, en ces temps sinistres de vacuité idéologique et de léthargie confortable, les lecteurs, sevrés de débats apolitiques et souvent bêtifiants, ne se plaindront certainement pas de suivre un regard qui mène quelque part.Coup porté contre les tenants actuels de faux discours et de fausses révolutions, Une histoire américaine met en scène un personnage auquel beaucoup de gens s’identifieront.Fruit d’une génération, fait de sa chair et de son corps, porte-parole de son âme et de ses doutes, cet intellectuel quadragénaire, nationaliste déçu mais jusqu’au-boutiste, bien installé socialement mais méprisant le confort et l’indifférence, ne pourra que parler aux Québécois.Directement synchrone avec la situation politique du moment, Gregory Francoeur, en mêlant adroitement observations et expériences acquises, s’applique à trouver une explication au pouvoir (d’abord médiatique) américain, à en traquer les manifestations les plus subtiles.Placé dans la position idéale du témoin occulté, distancié et donc plus lucide, ce personnage sait traiter un pan de réalité sociale, sait analyser les instants déterminants de sa vie et les faire coïncider avec les instants déterminants de l’histoire québécoise et américaine des vingt dernières années.I'achisMTC américaine Jacques Godbout au lancement d'Une histoire américaine.Jacques Godbout Suite de la page C-1 dres ou Paris.Ils savent bien qu’ils n’ont pas de culture.« Je pense que mon personnage, en un sens, a pu avoir vécu des choses que l'on vit ici.La grande crise, dans le Québec, en ce moment, réside en ce que beaucoup de Québécois s’imaginent que la survie est aux États-Unis et qu’ils doivent “devenir américains”.Mais, dans six mois, ils vont découvrir qu’ils le sont déjà, américains.Qu’ils n’ont pas besoin d’imiter bêtement ce qui se passe de l’autre côté de la frontière puisqu’ils y sont en Amérique ! Ils n’ont qu'à prendre leur histoire et à se tenir debout : ils sont américains comme d’autres ! Mais, par un phénomène de compensation, de séduction, et par ignorance, les trois quarts des gens qui se comportent de cette manière sont purement ignorants de ce que c’est que d’être états-uniens.Ils vont revenir de leur ijlusion et de leur ignorance.C’est une question d’étape, dans la quête de leur identité.» Ainsi faut-il bien lire Une histoire américaine et s’apercevoir que l'aventure de Grégory Francoeur n’illustre pas l'échec d’une génération mais une étape de son évolution.Il ne s’agit pas, non plus, pour le romancier de faire apparaître la mort des utopies.Au contraire.Le Québécois revient de Californie amoureux de l’Éthiopienne Terounech.Il repart dans une nouvelle utopie de métissage culturel.Prix de COOP UQAM ENFIN UN DICTIONNAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE EN UN SEUL VOLUME !ï-fc CTtTEL ilaîb» JOMPÏ'BT! ' CO'NOMIQ^ .« C’est la vision planétaire qui devient l’utopie de Grégory Francoeur, précise Godbout.Et cette utopie est partagée par les garçons et les filles que je connais et qui ont 25 ans.Ils ne sont pas moins québécois que nous, sauf qu’ils n’ont pas de problème d’identité.Moi, je suis né avec un problème d’identité.J’ai passé ma vie à essayer de le résoudre.Mais je sais où j’en suis, maintenant.Eux, ils entrent dans cette utopie planétaire.On va voir comment cela va se passer.« Pour ma part, conclut l’auteur d'Une histoire américaine, je sais beaucoup mieux aujourd’hui ce que nous sommes, Québécois, par rapport au reste du monde.J'ai assez circulé pour le savoir.J’ai assez voyagé pour être heureux de revenir à Montréal à chaque fois.J'ai découvert que nous avions un rapport au monde qui n’oxiste pas ailleurs.L’erreur la plus fréquente que nous faisons, c’est de penser que notre identité dépend de la connaissance que les autres peuvent en avoir.Ce n’est pas parce que le monde entier, et des pays comme les États-Unis et la France, nous ignorent que nous n’avons pas d’identité.J’ai donc cessé d’essayer de me voir dans les yeux de l’autre.Si je me vois par mes propres yeux, l’autre finira bien par me voir.S’il ne me voit pas, tant pis pour lui ! Moi, je le vois, lui, et je nous vois, nous.Je n’ai plus besoin de cette espèce d’affirmation de mon existence par dieu-le-père américain ou dieu-la-mère française.» Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS En collaboration avec I' .Office ’ , desrs'nuids diçnis Aujourd'hui 13 septembre de 14h à16h TRIBUNE JUIVE Numéro sur Borgès Samedi 27 septembre de14hà 15h ELISABETH BADINTER Samedi 4 octobre de 14h à16h JEAN RENAUD____________ samedi 18 octobre de 14h à16h EMILE PLUVIER 1120, av.laurier ouest outremont, montréal tél.: 274-3669 ssSs sil .VAV.W.VJ.V.V.*.FRANCE « NATACHA JEAN-PAUL CLAUDE DOROTHEE La chambre ouverte Natacha Michel Impostures •t séparations Les vacances du fantôme I-es voix blanches CLAUDt MLAXUt La mosaïque Roman La maison du désir affirmait un écrivain La chambre ouverte révèle une romancière Ici et là se découvre un art oublié celui de décrire purement, simplement, tout l'abandon des sens 256 p 19,50$ Fiction A Cle Neuf variations, dont certaines touchent au sublime, et d'autres au fantastique, par une grande styliste de la littérature psychologique d'aujourd'hui.346 p 22.95$ La Belle Atlantique Je m appelais Roger Croutin, j'avais 22 ans.j'étais garçon boucher et.jeudi, je devais épouser Josiane Mais quand je me suis réveillé ce matin, je n'étais pas dans les bras de ma fiancée, ni dans mes draps, ni dans ma vie.Par l'auteur de Vingt ans et des poussières et Poisson d amour 396 p 22.95$ En un savant ieu de miroirs ou la vérité n'est jamais sûre, comme sur la scène d'un théâtre où le mensonge est de règle, Jean-Paul Laurent nous offre un portrait troublant, inattendu, d'une génération au tournant de son destin la sienne.192 p 19,50$ S E U I L SEUIL Sur quatre temps - an 387 de notre ère.1939.1945, 1966 - la valse éternelle de la barbarie Celle qui s'attaque è l’art, aux hommes.aux sentiments Que ce soit la nature, la guerre ou le goût SEUIL SEUIL La Bette Atlantique décrit ce moment où les choses de la vie prennent corps, se figent sans que.ici.on puisse parler de défaite! 240 p 19.50$ du profit, la folle danse de la destruction se perpétue 320 p 22.95$ E U I L SEÜII.*bmè WMi MIÆÆ smm .le® C-4 ¦ Le Devoir, samedi 13 septembre 1986 LE DEVOIR CULTUREL LE FEUILLETON Raymond Queneau pendant la drôle de guerre LISETTE MORIN ?Raymond Queneau, Journal 1939-1940, suivi de Philosophes et voyous, Gallimard, 257 pages.EN LUI consacrant, près de 10 ans après sa mort, l'un de ses célèbres dossiers, Le Magazine littéraire écrivait : « Il semble que Raymond Queneau soit épargné par le phénomène bien connu du purgatoire .» Il est vrai que si l’on entend de moins en moins, parce que les radios sont oublieuses, la célèbre scie « Si tu t’imagines, fillette, fillette .» pas plus d’ailleurs que les autres succès de Juliette Greco, les romans de Queneau sont constamment réédités, en éditions de poche, et les exégètes continuent à scruter l’oeuvre du père de Pierrot mon ami et de Zazie dans le métro.Bien mieux : on prépare l’édition critique de ses Oeuvres complètes dans la Pléiade, l’importantissime bibliothèque dont il dirigea, pendant des années, l’Encyclopédie.Et c’est sans doute pour faire prendre patience aux « queneauphiles » que Gallimard publiait, en avril dernier, les premières pages du Journal (1939-1940).L’éditeur a toutefois eu raison de nous « avertir » que cette partie du journal intime de Raymond Queneau « fut écrite, à l’origine, sans idée de publication ».La surprise n’en est pas moins grande, pour un habitué de ses romans, de considérer ce conscrit de la dernière grande guerre, vivant au jour le jour « la drôle de guerre » — le journal va du 5 juillet 1939 au 24 juillet 1940 — mais n’en re- Raymond Queneau, autoportrait (1948).latant que les menus, très menus événements de la caserne et de sa vie conjugale, qui se poursuivit au hasard des permissions et des « visites » que lui rend sa femme.non pas au front (Queneau n’y sera jamais) mais dans ce qu’on appelait autrefois « les villes de garnison » où son régiment sera envoyé.De jour en jour, et même plusieurs fois par jour, nous saurons tout de la vie .intime d’un mobilisé, qui trompe l’ennui en étudiant le grec (Queneau voulait devenir enseignant) et même l’anglais, qui varie l’ordinaire de la cantine en mangeant le plus souvent possible dans les restaurants, en jouant à la belote avec ses camarades, en buvant sec comme eux, bref en menant le train-train de la vie militaire quand « il ne se passe rien ».Tout cela émaillé, de façon constante, par des allusions à ses ennuis de santé, la liste des médicaments qu’il absorbe pour lutter contre différents maux (bronchite, insomnie, légers désordres stomacaux ou intestinaux, etc.) Mais la déception réelle, qui vous accable à la lecture de ces pages du « mémorial » de guerre de Queneau, c’est le style télégraphique qu’il utilise, se contentant d’abréviations pour les mots courants et d’initiales pour les références aux amis — écrivains connus ou moins connus — et membres de sa famille.D’où une profusion de notes, rassemblées en fin de volume, et qu’on est bien forcé de consulter à tout moment si l’on ne veut pas périr d’ennui dans cette suite de banalités.Comme on comprend l’auteur de ce journal « de guerre » ( ! ) d’avouer, à la date du 27 avril 1940 : « Sécheresse.Rien.Ça ne rime plus à rien d’écrire ici.» Mais il continuera néanmoins de consigner le temps qu’il fait « assez chaud, même.Le calme de la campagne, les insectes qui s’agitent.Le bleu du ciel.L’herbe jeune, les veaux, les nouvelles couvées : oisillons et poulets, les bourgeons, les fleurs fruitières déjà tombées.Des jeunes filles qui chantent.Ainsi soit-il».Ce qui en étonnera plusieurs, qui ébahira sans doute les admirateurs d’un Raymond Queneau si souvent cynique dans ses ouvrages, c’est que « le conscrit » de 1940 va régulièrement à la messe, récite le Pater tous les soirs, discute de foi et de religion avec les amis ou les compagnons de caserne, bref, est un pratiquant très orthodoxe.Il va même, à la date du 15 octobre 1939, consigner cette observation étonnante, après avoir révélé « qu’il commençait Rabelais », qu’il a « mangé du boudin et joué au billard russe chez la mère Beau-chêne», qu’il s’en est suivi une « mauvaise nuit (début d’asthme, éphédrine — élévation vers Dieu) », il va donc nous apprendre qu’il assiste à la messe, en ajoutant, scandalisé : « Jamais vu ça : un prêtre traduit en français le texte sacré (liturgique) au fur et à mesure.On se croirait dans un temple protestant.Je suis dégoûté», conclut Queneau .Heureusement qu’il y a, pour le soldat comme pour celui qui lit son journal, la lecture salvatrice.Pour être tout à fait complet, Queneau donne, à la fin de son « journal de la drôle de guerre », la liste, imposante, des livres qu’il a réussi à lire et à relire, fréquentant aussi souvent qu’il lp peut les bibliothèques publiques des bleds où l’on envoie sa compagnie, en recevant les nouveautés de sa femme et de ses amis de la NRF (il est déjà chez Gallimard).Mais, pour un profane de l’oeuvre de Queneau, rien n’indique, dans cette suite de notes, de détails « intimes » de sa vie (le nombre de fois qu’il se lève pour « pisser », l’habitude « de se branler ».pour aider au sommeil, la comptabilité précise de « ses devoirs conjugaux » quand sa femme le rejoint, ou qu’il monte à Paris en permission), rien n’annonce le futur auteur des Exercices de style.De temps à autre, mais de loin en loin, la langue de Zazie : « Tout mon plaisir d’être là (Queneau se souvient d’un voyage en Espagne) était gâché par les hurlements; heureusement (sic) qu’il y a eu Franco : tout s’est tu.» Et, un peu plus tard, à propos d’un rêve (car l’explication, quand il la trouve, nous est aussi fournie des rêves de l’auteur), on peut lire « le caractère différent » d’une sorte de vision ou d’hallucination, contrairement aux « images du rêve, qui sont plates, ou perspectivées», alors que les autres sont « volumineuses ».Mais ces « éclairs » sont rares, dans le tissu monotone, souvent répétitif de ce journal de guerre.Où, en fin de compte, la guerre n’occupe guère de place.Mais.c’était sans doute ça, la terrible réalité de.la drôle de guerre.Il faudra donc attendre la suite du Journal de Raymond Queneau pour le retrouver « tel qu’en lui-même ».Association culturelle T.X.Renaud Conférences culturelles TOUS LES MERCREDIS À 20H.17 SEPTEMBRE MYCÈNES ET L’ORIGINE DE LA GRÈCE ANCIENNE: ART ET CULTURE par Suzel Perrotte prof, de l’U.de M.DIAPORAMA 24 SEPTEMBRE MICHEL-ANGE par Michel Brunette M.hist, de l’art DIAPORAMA I OCTOBRE ARCHITECTURE DU PRÉSENT ET DU PASSÉ À MONTRÉAL ET AU QUÉBEC par Jean-Pierre Bonhomme journaliste à La Presse DIAPORAMA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE 1700 RUE ST-DENIS (entre Ontario et de Maisonneuve) ENTRÉE: MEMBRE & ÉTUDIANT: 3* NON-MEMBRE: 6t AUCUNE RÉSERVATION FOIRE DU LIVRE ANCIEN DE MONTREAL 40 LIBRAIRES IMPORTANTS DE PARTOUT AU CANADA UN CHOIX INOUÏ DE LIVRES SUR TOUS LES SUJETS.Livres épuisés et anciens * De collection * Histoire * Canadians * Americana * Livres rares * Editions limitées et signées ET DE SUPERBES GRAVURES ANCIENNES * Littérature * Voyages * Exploration * Livres d’art * Illustrés ‘l|# ' Le Centre Sheraton Montreal « 1201 Dorchester Ouest Samedi 20 septembre 1986 de 12 à 20 heures.Dimanche 21 septembre 1986 de 11 à 17 heures.75 premiers de classe LES REVUES CAROLE DAVID POUR la rentrée, L'Actualité fait le point sur la dernière décennie en proposant, dans un numéro hors série, 75 Québécois « qui incarnent mieux que d’autres les rêves d’une génération».Prophètes d’aujourd’hui, divinités de demain, ces 75 premiers de classe posent pour la postérité.Avant de produire l’état civil de ces têtes d’affiche, le lecteur est mis en garde : le choix pourrait lui paraître arbitraire, mais « il s’agissait plus modestement de discerner une orientation.» C’est plutôt l’orientation du jury que le lecteur aimerait connaître ! Ainsi, en littérature et critique, les François Ricard, Jean Larose et Jacques Savoie remportent la palme.Les deux premiers enseignent à l’université, écrivent dans la revue Liberté et frisent la quarantaine.La littérature et la critique seraient-elles essentiellement yuppies et institutionnelles ?Quand la littérature se fait virile, François Ricard pose en joueur de golf émérite et Jean Larose est comparé à un coureur de formule 1.J’attend la suite dans la chronique de Jacques Beauchamp.Si Georges-Hébert Germain prend la peine de présenter Jean Larose comme « celui qui a démonté jusqu’à la dernière pièce l’aberrante et complexe machine poétique de la BJ et de la NBJ.», on comprendra qu’il s’agit avant tout de consacrer les dignes représentants d’une certaine tradition littéraire qui se complaît dans la chasse aux sorcières.Dans le domaine culturel, les femmes sont peu représentées ; il y a bien Suzanne Lebeau, auteur de théâtre pour enfants, Marie-Louise Guay, illustratrice de livres pour enfants (Oh ! maman), et Léa Pool, cinéaste, mais c’est plutôt du côté du spectacle qu’elles se retrouvent.Comédiennes et chanteuses feuillettent à l’infini la carte du Tendre en dévoilant leurs ambitions et leurs passions secrètes.À L’Actualité, les mythologies se créent sous la protection du dieu PME.Ainsi, dans la catégorie éditeur, Guy Perron, de Québec-Rock, « spécule sur la jeunesse ».Pas un mot sur les éditeurs de périodiques culturels et les « autres éditeurs ».Il semble, cependant, que seul le magazine Vice versa soit en voie de consécration : « Ils sont les éditeurs de demain, ils iront loin », dixit Jacques Godbout.Merci, papa ! On cherchera en vain dans cette suite de portraits un nouvel esprit, la véritable génération montante.Pourtant, elle existe et se situe, bien souvent malgré elle, dans la marginalité où elle ne risque pas de remettre en question les becébégéis-tes.Différentes revues — Qui-vive, L’Oeil rechargeable.Ciel variable et Révoltes — représentent des tendances politiques et culturelles qu’il faudrait ne pas ignorer.L'Actualité titre : « La deuxième révolution tranquille » : celle-ci ne risque pas de nous faire tomber de nos chaises.Pis encore, elle nous donne franchement envie de ne pas mourir pantouflard ! ?* De L'Actualité à Spirale, la NBJ continue de susciter des controverses.Dans sa livraison d’autonome, Spirale pubüe la réponse de l’équipe de la NBJ au constat que Pierre Nepveu dressait à propos de cette revue dans un numéro précédent.Vient de paraître U omttm mot une* tmmqwui Ce débat, qui se fait sur des considérations d'ordre esthétique, contribue à maintenir la pluralité des discours sur la littérature, mais révèle aussi ce qui se cache derrière cette querelle : de part et d’autre, on lutte, qu’on le veuille ou non, pour une certaine reconnaissance symbolique.Qui a tort ?Qui a raison ?Match nul, puisque ces deux conceptions de la littérature qui s’affrontent semblent irréconciliables.Pendant qu’à Toronto, la presse cherche le véritable point G du Déclin, ici, les différentes analyses et réflexions sur ce film-événement nous font découvrir chaque jour les nouveaux points chauds du Déclin.Toujours dans la dernière livraison de Spirale, on lira avec intérêt l’article d’André Roy sur ce sujet.Cette analyse met au premier plan le spectateur, l’homme et la femme ordinaire du cinéma ; « Ce n’est pas le regard du réalisateur qui est le point de repère (dans ce film), c’est celui du spectateur.D’où beaucoup de mimétisme pour se dédouaner.» C’est ce qui expliquerait, d’une certaine façon, non seulement le succès populaire de ce film, mais aussi le débat qu’il suscite de la part des intellectuels.Roy montre aussi comment cette oeuvre s’inscrit dans le projet du cinéaste Arcand qui dévoile, avec ce dernier film, le véritable sujet de tous ces films : le sexe.Dans LVR du mois de septembre, Francine Pelletier nous livre, elle aussi, sa lecture du Déclin.Elle se demande si le film d’Arcand n’est pas que la réinterprétation de la guerre des sexes.En effet, ces héros de cinéma ne sont pas seulement à la mode : ils nous parlent d’un sujet qui semble délimiter la géographie du monde.Pelletier met en parallèle la théorie d’Élisabeth Badinter élaborée dans L'Un est l'a utre et la fiction du cinéaste québécois : l’une prédit l’avenir androgyne tandis que l’autre sonne la fin de l’utopie amou reuse.Également au sommaire de ce numéro, une entrevue avec Élisabeth Badinter qui complète fort bien la réflexion sur Le Déclin.De plus, L VS offre à ses lectrices un dossier substantiel sur la féminisation.En juin dernier, l’Office de la langue française a publié un premier lexique de féminisation des titres et des fonctions.Mais la nouvelle a été peu commentée dans l’ensemble des médias.Cette série d’articles a le mérite d’engager un débat et d’énoncer clairement les enjeux de cette entreprise.Du Déclin à la NBJ en passant par la féminisation, la rentrée s'annonce, sans perdre le contact avec les moments importants de l'été.J lit S*-7 CONCOURS / La relève du roman québécois PRIX ROBERT-CLICHE BOURSES LE SOLEIL Parrainé par la Société doa Écrivains Canadiens (section Québec) Présenté par le Salon International du livre de Québec.Le concours -La relève du roman québécois» est ouvert è tous les hommes e* femmes du Canada, d'expression française (16 ans révolus et plus, de citoyenneté canadienne), qui ne font pas partie des écrivains professionnels et dont les oeuvres n'ont jamais été publiées.Ce concours favorise uniquement le genre littéraire -roman» de langue française et ce, dans toutes ses formes.Procurez-vous la copie complète des réglements et le formulaire d'inscription è l'adresse suivante: Salon International du livre de Québec « U relève du roman québécois » 2590, boul.Laurier, chambre 760 Ste-Foy G1V 4M6 ou chez tout bon libraire Les participants devront faire parvenir leur manuscrit par courrier recommandé, au plus tard le 30 novembre 1986 è minuit, le cachet de la poste en faisant fol.Une collaboration du quotidien LE SOLEIL la Société dae Écrivains Canadtena (aactlon Québec) et Natlonalr.Je || D c p è m cl | o u n o u c IM l Après La vie arrachée.Michèle Mailhot nous livre ses Notes de parcours.()\ Us À travers l’écriture de ce journal, c’est le difficile apprentissage de la sérénité qu’il nous est ici donné de lire.KNVKNTK PARTOUT 2m ***** laa éditions la prssss CHANSON FRANÇAISE international! MARC OGERET GRAEME ALL WRIGHT JACQUES BERTIN CATHERINE SAUVAGE 16, 17, 18, 21, 22, 23, 24, 25 octobre 20:00 20, 21, 22, 25, 26, 27, 28, 29 novembre 20:00 29, 30, 31 janvier, 3, 4, 5, 6, 7 février 1987 20:00 7, 8, 9, 12, 13.14, 15, 16 mai 1987 20:00 LE DEVOIR Au Centre d'Essai de l'Université de Montréal, 2332, boul.Édouard Montpem (métro Snowdon ou laurier, autobus 511 14$ (grand public), 12$ (étudiants de l'U.de M.) Abonnement»: 46$ (grand public) 40$ (étudiants de l'U.de M.) Réservation»: 343 7682 ccafezaP LES PRODUCTIONS PBRRX JOBIN GARY rt RALPH BURTON El TOWNER Vendredi, 3 octobre 21:00 STEVE SWALLOW MAKOTO OZONE Jeudi, 6 novembre 21:00 LARRY CORYELL 4 décembre 21:00 Univaraité da Montréal Servir»» au» étudiant» Service d'animation culturalle À la Salle Claude Champagne de l'Université de Montréal 220, av.Vincent-d'lndy (métro Snowdon ou Laurier, autobus 511 Siège» rénraéa: 18$ (grand public), 14$ (étudiants de l’U.de M.) Abonnement»: 40$ (grand public), 36$ (étudiants de l'U.de M.) Les billets «grand public» sont en vente è tous les comptoirs Ticketron Réservation»: 343 7682 Labatt Le Devoir, samedi 13 septembre 1986 ¦ C-5 t i | ! ! .LE DEVOIR CULTUREL Entretien avec Nicole-Lise Bernheim ?D’ici, d’Asie et d’ailleurs MARCEL JEAN IL PLKUTdes hallebardes, mais la musique qui envahit le café nous pousse sur la terrasse.Avec l’auvent comme allié, nous débutons l’entretien.Elle s’appelle Nicole-Lise Bernheim, elle est française et vient présenter son dernier livre, son sixième : Chambres d’ailleurs.Elle y raconte le Japon, l’Inde, Taiwan,' Singapour, le Népal et le Pakistan.Elle y raconte un long voyage en adoptant le parti pris de s’intéresser avant tout aux chambres, donc au quotidien du voyageur.Je ne sais pourquoi, l’idée de voyager en Asie sans beaucoup d’argent, en étant près des gens, se marie bien à une maigreur extrême.Je l’imaginais plus sèche, moins ronde.Je le lui dit.Elle me répond qu’effecti-vement, à son retour, elle pesait huit kilos de moins.Je lui dis qu’elle n’a pas l’air, non plus, d’un pendant féminin de Jack London.Elle en convient et se situe immédiatement par rapport aux aventuriers : « Je n’ai pas du tout le sentiment d’être une aventurière, dit-elle.Même si je voyage dans des conditions qui ne sont pas toujours faciles, ce n’est pas de l’aventure.Je me situerais plutôt dans la lignée d’un Paul Morand, ou d’un Henri Michaux pour Le Barbare en Asie.Je dirais que l’écriture de Michaux est aussi “féminine” que la mienne.En fait, c’est d’une inspira- tion plus poétique que journalistique.Comme lui, je m’intéresse aux petites choses que je trouve essentielles.Je n’ai pas le sens politique qui donnerait à mon écriture sa dimension journalistique.» Il y a quelque chose de fascinant chez ces voyageurs qui écrivent.Plus que chez les autres écrivains, on dirait que, chez eux, l’écriture est un moyen de se mesurer à la réalité.« Oui, affirme Mme Bernheim, car lorsqu’on relate un voyage on est constamment confronté aux paysages, à leur description.C’est très difficile de décrire une couleur ou une odeur.» Ce côté descriptif fait de Chambres d'ailleurs une sorte d’anti-guide de voyages.Un livre qu’on amène avec soi en vacances, en voyage, pour y retrouver autre chose, un autre « point de vue » que celui des guides habituels.C’est ce qui fait son charme et sa singularité.Dans son sac, Nicole-Lise Bernheim garde un grand carnet rouge dont la couverture rigide lui permet d’écrire partout, dans les trains, dans les gares, dans les parcs et dans les montagnes.Tout au long de ses voyages, elle prend des notes, qui seront ensuite retravaillées à Paris et finiront par devenir livre.Mais cette passion du voyage est toute récente : « Avec L’Aigle et la soie (Stock, 1984) ont commencé mes voyages.J’y racontais les voyages d’iine femme au début du siècle, et j’ai accompagné mon personnage en Algérie, au Mexique et à Naples.» Ensuite, il y a eu Chambres d’ailleurs, et maintenant elle songe à un livre sur le Labrador.Pourquoi le Labrador ?Parce que, explique-t-elle, elle a le goût du froid, du blanc, de la neige.Aussi, parce que le Labrador est grand, qu’il y a les caribous et que sa fascination pour les grands pays relève du fait que, pour elle, la nature constitue une permanente frustration dans ces petits pays européens où il n’y a plus de place pour les animaux.' Le ton décidé de sa voix, sa calme assurance qui repose sur une évidente simplicité, laissent voir que Nicole-Lise Bernheim est de celles qui arrivent à leurs fins sans rien démo lir.Elle n’est pas du type terroriste.Plutôt du genre posé, avec une force de caractère et une capacité d’adaptation qui lui permettent de passer par bien des endroits.D’ailleurs, sa biographie démontre à la fois sa polyvalence et son aptitude à ouvrir de nouvelles voies.D’abord, elle se fait organisatrice.En 1974, à Paris, elle organise le premier festival de films de femmes d’Europe.La même année, elle travaille avec Marguerite Duras sur India Song.Elle y est assistante-son, ce qui veut dire qu’elle s’occupe de faire jouer la désormais célèbre musique de Carlos d’Allessio en playback pendant le tournage.De cette expérience naît un livre, son premier : Marguerite Duras tourne un film.C’est ensuite qu’elle continue à donner libre cours à sa passion pour le cinéma lorsqu'elle découvre Alice Guy.Alice Guy, Mademoiselle Alice, est une des pionnières du cinéma.L’inventrice du cinéma de fiction (La Fée aux choux, 1896), avant Mé-liès.En 1975, Mademoiselle Alice n’a pas encore droit à ce titre.Ignorée par la plupart des historiens du cinéma, elle n’est considérée que par Charles Ford et Francis Lacassin (qui ne la situe cependant pas encore avant Méliès).Mettant la main, presque par chance, sur le manuscrit de l’autobiographie d’Alice Guy, Nicole-Lise Bernheim allait le préfacer et le faire éditer.Elle allait ensuite lui consacrer un court métrage ( Qui est Alice Guy ?, que nous avons vu au récent festival des films de femmes de Montréal), un scénario de long métrage (qu’elle n’a jamais tourné) et une émission de radio.La radio est, d’ailleurs, l’un des moyens d’expression privilégiés de Mme Bernheim.Elle y revient toujours.Si l’on ajoute qu’elle fut critique de cinéma et, même, femme de théâtre (une adaptation de Goldoni plus une pièce intitulée La Grande Revue gothique), le portrait est complet.« Mais je me considère maintenant écrivain.»> Après six livres, elle en a le droit.Chambres d’ailleurs, lieux neutres, lieux de surprises, endroits où on lave son linge, où on fait sa toilette et où on se repose.Lieux de l’amour Photo Louise Lemieux Nicole Lise-Bernheim.aussi.Chambres d'ailleurs est dédié à son compagnon de voyage.« Je voulais que ce soit un livre d’amour, même si je n’ai pas ouvert les lits.le voulais aussi que le compagnon de route puisse être le lecteur.C’est en partie pour cela que je lui dis “tu" et que je ne le nomme jamais.» Nicole-Lise Bernheim, son carnet dans son sac, est sur son départ.Sa destination est Wabush, loin de Calcutta, de Bénarès, de Kathmandou, de Kyoto et de ces autres villes aux noms qui font rêver.Souriante, elle part avec le même compagnon.Elle nous promet d'autres chambres, d'autres observations.Peut-être, cette fois-ci, fera-t-elle plus confiance à la fiction.Elle y pense.Elle s’en va.Le Labrador mythique aux yeux de tant d’Européens s’offrira à elle, la défiant d’y découvrir autre chose que ce qui en a fait le folklore.Histoire à suivre.SAINT-MARTIN I mirewcr L* ENTRÉE l)A\S LA MODERNITÉ Sfkinar, ndlorv H AU &3M Parlez à la rencontre de cinq Québécois dont l’oeuvre' a Walser : le sourire du clown solitaire permis l’entrée du • Québec dans la modernité: Édouard Montpetit, le frère Marie-Vic-torin, Jean-Charles Falar- il n'était pas fou!!! CTigairl n’était \x rteau Cannant fair* l'amour aura un Ntgre «ans se fatiguer 12.95$ 844-2587 OUVERT 7 JOURS JUSQU’À 21 H Librairie Champigny Inc.4474, rue Saint-Denis Montréal deau.le père' Georges-Henri Lévesque et Paul-Émile Bor-duas.IR, 95$ MATERNITE EN MOU YEMENI 154 pnqes / rhr.nncs participantes Montréal: \pence du livre français.Ch.impignv.Coop Aluintsie.Coop Maisonneuve.Coop Rosemont.Coop CQAM., I loi -pncnult.Denture.Du Square.I lammanon.Hermès, lettré Son.Marché du livre.René Martin.Parchemin.Ruffin.Renaud -liras.Ste-Thérèse, l'Diversité tie Montréal Québec: ( oop I \ (rameau, (iénéral française.I aliberté.Pantoute Chicoutimi: Bouquinistes Ri niouski: Blais.Trois-Rivières: I ihlae.Clement Morin I strie: Biblairie.Oiitaouais: Capitale.I Veinure.1 rillium COMMENT FAIRE L’AMOUR AVEC UN NÈGRE SANS SE FATIGUER de Dany Laferrière Il fout lire, si s«» ce n’est pos déjà fuit, ce roman drôle.différent, coloré, touchant, moqueur, écrit par Monsieur Météo dp la télévision Quatre Saisons.I.e seul ouvrage québécois à figurer parmi les 500 meilleurs romans de l'année choisis par Liv res Hebdo.PROGRAMMEURS À GAGES de Jacques Bissonnette «Si l.i dynamique du récit est assez efficace, si ce livre s'appuie sur une documentation solide et des descriptions minutieuses.Programmeurs à •luges va sûrement être obligatoire dans les cégeps, cet automne, comme manuel d'introduction à l’informatique.» Stéphane I épine.Le Devoir.«Une fascinante aventure que Ton sciit avec la même attention haletante que s'il s'agissait il un film d Alfred Hitchcock » ,1 C.Dussault.G* Presse.«Ce roman sur I espionnage informatique utilise toutes les recettes habituelles du thriller, et avei succès.» M Ivoirin.Nos livres 281 pages 14.95$ l a maternité aujourd'hui: esi-elle uniquement programmée, sur mesure, coupable, domestiquée?Et si elle était antre, subversive?Des femmes dé renommée internationale, bis-, loriennes, économistes, écrivaines.psychanalystes.nous la présentent sous un nouveau jour 19,95$ NELLIGAN N’ETAIT PAS FOU Bernard COURTEAU «Malade et surmené par la rêverie de récriture.» «Il venait d'épuiser toutes les forces, toutes les lumières de son intelligence.» «Alors qu’une incurable maladie terrassa le poète.» «Enfant gâté du génie, le pauvre poète est devenu sa victime.» On a tout dit (ou presque.) sur NELLIGAN, sauf l’essentiel; Dans quelles circonstances l'a-t-on enfermé?F.t s’il s'était laissé enfermer?Que s'est-il passé dans la vie du poète, qui expliquerait un tel silence auUvur de certains événements, au point que près de ts cuir grand nombre de faits < cinquante ans après sa mort, un très minants nous soient encore cachés.ou mal connus?QUEL EST LE MYSTÈRE NELLIGAN?Ce livre permettra de pousser la réflexion et de tirer les conclusions qui risquent fort de ne pas coïncider avec les tentatives d'explications qui ont prévalu jusqu'à ce jour.NELLIGAN N'ÉTAIT PAS FOU se lit comme un roman policier.Tel un fin limier.Bernard COURTEAU, le poète, le passionné de Nelligan depuis 30 ans.démontre de façon implacable, preuves inédites à l'appui, que Nelligan n'était pas fou.DÉSORMAIS, NELLIGAN ne pourra plus être lu et enseigné comme hier.On ne lit pas ce livre.On le dévore, malgré l'écœurement que l'on ressent.C'est ' " “ ' ‘ • ¦ - du Edgar Allan Poe, sauf que ce n'est pas de la fiction SOLEIL 20août 19%), chard Daignaull.le En vente chez tous les bons libraires 12.95$ Distribution exclusive QUÉBEC LIVRES 327-6900 L-0 uàI Û G o uâS otMJCau LETTRES ALLEMANDES DIANE-MONIQUE DAVIAU ?Robert Walser, Les Enfants Tanner, roman traduit de l’allemand par Jean Launay, Gallimard, 1985, 294 pages.IL Y A déjà 30 ans que Robert Walser est mort et pourtant quelques-unes de ses oeuvres n’ont pas encore été traduites en français.Ce qu’il y a d’étonnant dans l’histoire de cet écrivain suisse, c’est qu’il a été reconnu et admiré par plusieurs écrivains importants de sa génération, dont Kafka, Benjamin, Musil, Morgenstern, Franz Blei et Hermann Hesse, sans jamais toutefois atteindre à une véritable renommée : bien au contraire, l’intérêt qu’il avait suscité avec la publication de ses trois premiers romans diminua peu à peu lorsqu’il se consacra à d’autres genres littéraires dans lesquels il semblait certes exceller davantage mais qui avaient la tare d’être considérés comme des genres mineurs.Puis, il entra dans une clinique où il devait passer les 27 dernières années de sa vie et sombra dans l’oubli bien avant sa mort en 1956.Le roman L'es Enfants Tanner, que les éditions Gallimard viennent de traduire en français, était le premier de Walser.Écrit en quelques semaines, il fut publié en 1907 et suivi, en 1908 et 1909, de deux autres romans : Le Commise t L’Institut Benjamenla, qui sont, en fait, chacun l’agrandissement d’un épisode inséré au départ dans Les Enfants Tanner mais retranché du livre par l’éditeur.Les Enfants Tanner et Le Commis commencent d’ailleurs de la même façon : « Un beau matin, un jeune homme .».Les trois romans sont largement autobiographiques et Walser considérera plus tard la part des événements réels comme la mauvaise part de son livre, car il se pardonnait difficilement les « jugements trop intimes » sur ses freres et soeurs qu’il s’était permis ainsi de livrer au public.Les trois romans s’inscrivent, d’une certaine manière, dans la tradition classique du roman d’éducation allemand mais ils démontrent finalement l’impossibiité de Walser de rester fidèle a une tradition à laquelle il ne peut plus croire : le héros, dans Les Enfants Tanner comme dans les deux autres romans, ne parvient ni à l’intégration sociale ni à la maturité visées par les lois du genre.11 est très difficile de résumer un texte de Walser, qu’il s'agisse d’un roman ou d’un texte de deux pages.Ici, le prétexte du récit est l’histoire de Simon, un jeune homme en réserve d’emploi dans la Suisse de 1900.Les autres enfants Tanner, frères et soeurs du narrateur, sont présents dans tout le roman mais n’apparaissent que dans leur relation a Simon, le plus jeune et « celui qui porte le moins d’espérances ».Hedwig, institutrice dans un petit village et chez qui Simon se réfugie lorsqu’il n’a plus le sou; Klaus, l’aîné malheureux qui croit de son devoir de rappeler constamment à l’ordre son frère bohème; Kaspar, l’artiste qui est bien plus un ami qu’un frère, et Emil, de- puis longtemps interné dans un asile, ne servent qu’à bien faire ressortir la nature véritable de Simon, les aspects admirables ou condamnables de sa personnalité et de son existence.Ce qui unifie le texte et fait d’une série d'épisodes disparates un récit qui se tient, c’est la voix d'un artiste qui semble être resté jeune, spontané et naïf et qui relate les événements à la façon d’un jeune homme qui bavarde : d’une manière à la fois insouciante et circonspecte, employant une langue négligée et prenant pourtant constamment de prudents détours.Ce qu’il raconte semble toujours tiré d’un domaine intime dans lequel un vis-à-vis n’existe pas.Le narrateur ne cherche pas à expliquer, à justifier, même lorsqu’il émet des jugements sévères sur lui-même et sur les autres.Les rapports qu’il entretient avec le monde qui l’entoure sont de l’ordre du rêve, de la fantaisie, de la réflexion, de l’imagination.Musil, dont Les Désarrois de l’élève Tôrlessont paru la même année que Les Enfants Tanner, disait à propos des « jeux » de Walser : « Une prairie est chez lui parfois un objet réel, mais parfois quelque chose qui n’a lieu que sur le papier.[.) Je veux bien qu’il s’agisse de jeux, mais ce ne sont pas des jeux d’écriture — malgré une maîtrise du langage qui ne cesse pas de vous éblouir —, ce sont des jeux humains où il y a beaucoup de douceur, de rêve, de liberté et toute la richesse morale d’une de ces journées apparemment inutiles, paresseuses, ou nos plus fermes convictions se desserrent et entrent dans une agréable indifférence.» C’est cette atmosphère d'agréable 5*5 EDITIONS W SAINT-MARTIN 4073 rue Saint Hubert suite 201 Montreal Quebec H2L 4A7 (514) 525 4346 indifférence, dans laquelle baigne le.roman de Walser, qui risque le plus de dérouter le lecteur non averti.Le sujet du récit, ici comme dans les autres textes de Walser, semble parfois sans importance; l’objet de réflexions peut parfois paraître futile; le récit est mené avec une légèreté qui frôle justement l'insouciance et l’indifférence.Mais c’est également cette ambiance qui confère aux livres de Walser leur charme fragile.Chaque fois qu’un épisode semble se terminer en queue de poisson, on découvre, derrière l’agréable indifférence, la solitude du clown qui se détourne du monde en souriant, qui part lorsque les difficultés deviennent trop grandes, tire sa révérence aux bourgeois dont la vie trop sérieuse et trop pauvre lui enlève l’envie de devenir enfin, lui aussi, un citoyen à part entière, un membre de la société.Le clown retourne vers les privilèges de sa marginalité et jouit de la liberté que lui confère sa réputation de marginal.Il se réfugie dans le souvenir et la fantaisie et se console en se disant qu’il s’est trompé d’époque.Entretemps, Walser aura présenté au lecteur un rêve, une journée pluvieuse; il lui aura minutieusement décrit un jeune homme, une journée de printemps, une dame; il lui aura fait sentir ce qu’est une maison, une campagne, une ville; il lui aura fait part de sa conception de l'amitié, du travail, de la liberté.Le tout rédigé d'un seul jet, en ne donnant ni plus ni moins que ce qui peut être donné sur le moment.Walser détestait relire ses textes et affirmait nç jamais retrancher ce qui était déjà sur le papier.Les écrivains qui ont aimé Walser ont souvent parlé de son écriture dans des termes semblables à ceux qu’employait Hermann Hesse pour présenter les trois romans de l’écrivain suisse : « Les défauts de Walser, ou ce que j’appelle ainsi, sont d’un genre tel qu’a la fin je ne sais plus moi-même si je voudrais-m’en passer.» Dictionnaire Suite de la page C-2 d’éditions spécialisées selon la demande.Il aura aussi des applications didactiques, sous forme d'éditions scolaires accompagnées du matériel didactique correspondant aux diyers niveaux d’enseignement, et des applications informatisées, sous forme de minibanque de terminologie spécialisée et de logiciels d’interrogation souple de l’image au mot et du mot à l’image.Le Dictionnaire thématique visuel de Québec/Amérique et de ses éditeurs associés prend la succession d'un mauvais dictionnaire visuel américain publié au début des années 1980, le What's What, et d’un premier ouvrage du genre, le Duden, conçu en Allemagne dans les années 1930 et qui avait été diffusé, lui aussi, en plusieurs langues.f* LES LIVRES DE VOTRE RENTRÉE SONT ARRIVÉS! ET ILS VOUS ATTENDENT TOUS À LA LIBRAIRIE CHAMPIGNY.î Ik illinium C-6 ¦ Le Devoir, samedi 13 septembre 1986 LE DEVOIR CULTUREL \(7 THEATRE DU RIDEAU VERT direction yvelle brlnd amour mercedea palomino À compter du 1er octobre mi GARROCHËS EN •S PARADIS "i”“ H I / lf 1/ lui V .twsm ’ mise en scene R OL AN D L AROCH E .YVETTE BRIND'AMOUR fl .GILLES PELLETIER • JANINE SUTTO .HÉLÈNE LOISELLE • ROGER BLAY .DIANE LAVALLÉE • ALAIN LAMONTAGNE .n.ér.or Marcel Dauphinais Éclairages Nick Cernovitch Costumes: François Barbeau \\ LE LIMONAIRE présente «Chants pour les amours mortes» écrit et mis en scène par Jacques Bonin Musique classique originale de Bomard Bouchard avec Odotto Guimond comédienne et 6 musiciens en scène Au chonoy Hall do l’Igliso ERSKINE AND AMERICAN UNITED CHURCH 3407 avenu# du Musée, du 16 au 27 septembre, relâche les 21 et 22, r«pré»ntatton è 20630._________________«éaenreftom 350-3300.Du 3 septembre au 25 octobre 1986 Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?SEPTEMBRE A z/OSM ¦ La Société de la Place des Arts rie Montréal présente Françoise Faucher Benoît Girard dans 4664, rue St-Denis Métro Laurier, sortie Gilford Réservations de 12h a 19h 844-1793 SPECDICI PRÉSENTE LA SERIE TOKYO STRING QUARTET ANGELE DUBEAU Grand prix des ameriques Soliste de l'année I987 PHIUP GLASS Musicien de I année I985 WYNTON MARSALIS 6 Grammy awards AVEC SO MUSICIENS DU EASTMAN WIND ENSEMBLE LUNDI 27 OCTOBRE THEATRE MAISONNEUVE SCHUBERT BEETHOVtfKQAVEL LUND117 NOVEMBRE \ THEATRE MAISONNEUVE N MOZART DEBUSSY PROKOFIEV KREISLER : FRANCK PIANISTE ANDREW TUNIS VENDREDI 6 FÉVRIER WILFRID PELLETIER SES GRANDS SUCCES LUNDI 9 MARS WILfRID PELLETIER LES CLASSIQUES DU DEBUT DU SIECLE % m V' ***¦> , Vr & fl l: w CHOEUR DES PETITS LUNDI 23 MARS , CHANTEURS DE VIENNE wilerid pelletier \ LES GRANDS AIRS VIENNOIS m TOTAL DE LA SÉRIE: S94.EN VENTE JUSQU'AU 4 OCTOBRE 3 SEMAINES SEULEMENT POUR VOUS GARANTIR LES MEILLEURS SIEGES -On assiste, avec celle pièce bien ficelée, au plus magnifique des duos d'acteurs.-.le plus riche et le plus serré des échanges que l'on ail vu depuis longtemps sur une scène de Montréal.- Robert Lévesque, Le Devoir -.un tort bon texte, remarquablement interprété, un délice pour amateurs de théâtre.- Raymond Bernatchez, La Presse Du mardi au samedi: 20 heures Mardi,mercredi, jeudi: 10 $; vendredi, samedi: 12 $ Place des Arts AU GUICHET OU PAR RESERVATIONS TELEPHONIQUES 1-514-842-2112 cfb Le Café de la Place Place des Arts Reservations téléphoniques 514 842-2112 Frais de ser Redevance de 1 $ sur tout billet de plusTie /$ Mardi - Mercredi 16-17 septembre, 20 h CHARLES Di TOIT.chef FLORENCE QUIVAR, mezzo-soprano Choeurs de l’OSM (Iwan Edwards, chef) LES CONCERTS G ALA MAHLER Symphonie n°3 Commanditaires: le 16, American Express Canada, Inc.le 17, Investissements Triiec Limitée Lundi - Mardi 22-23 septembre.20 h LES GRANDS CONCERTS CHARLES DITOIT, chef .CHO-LIWG LIA.violon MERCURE Lignes et points SI HEU l S Concerto pour violon K.STRAUSS Lin Heldenleben (Richard Roberts, violon) Commanditaires: le 22.le 23.La Corporation Cadillac Ealrvle» Limitée Pétro-Canada Inc.Mardi - Mercredi 30 septembre - 1" octobre.20h CHARLES DITOIT.chef LES CONCERTS GALA BARTÔK Deux portraits (Richard Roberts, violon) BRAHMS Symphonie n° 3 BARTÔK Musique pour cordes, percussion et célesta Commanditaires: le 30.le r.Hydro-Québec Comité féminin, Orchestre symphonique de Montréal 00 L'Opéra du samsdl .Das Rhemgold.(Wagner): Roger Ro-loff.Hermann Becht, Peter Scnreier, Matti Salminen.Matthias Holle, Graham Clark.Wolfgang Müller-Lorenz.Cornelia Wulkopf, Susan Roberts; Choeurs et Nouvel Orchestre philhar monique de Radio France, dir Marek Janowski Arum Jean Deschamps 18600 Mélodies Joseph Rouleau, b., et Louise-Andrée Baril, p.:.I.ultima canzone, et.La se-renata.(Tosti); «Je t’aime* (Gneg); •Le Cor.(Flégier), .Danse macabre.(Saint-Saëns), .Joshua Fit the Battle of Jericho, et .Shortnin’bread.(Negro Spirituals); .L'Airdela puce.(Mous-sorgsky).1Bh30 Mustqu* d* tsbis ¦Berceuse.(Gershwin); exlr .Album pour la jeunesse* (Schumann); Concerto pour violoncelle en do ( Haydn) ; Ballade, op 23 (Chopin).Quintette pour n&te et cordes, op 45 no 1 ( Boccherini ) ; Concerto pour piano no 9.K 271 ( Mo zart).Anim.Jean-Paul NoleL 20M0 Orchestre* américains Orch.symph de Chicago, dir.James Levine.Kiri Te Kanawa, sop .The Unanswered Question.(Ives); .I«lt6e Bright Seraphim, extr .Samson.(Handel); .Bella mia Mamma.K.323 (Mozart).Three Places in New England.(Ives); «Quatre Derniers Lieder.et •Till Eulenspiegels lustige Streiche* (R Strauss).22600 La* Muatd*na par Inv Brigitte Haudebourg.claveciniste Amm Georges Nicholson.23600 Jau aur I* vH Émission enregistrée au Festival Inter national de Jazz de Montréal 1934 En vedette Jean Beaudet Quartet Anim Michel Benoit,________________________ imam hr I l m ptrmhi « I 0600 Musiques do null U nuit, des musiques de toutes les épo ques et de tous les pays vous accompagnent juaqu'k l'aube An Nicholson S6SS MédHatton •Chaque jour je commence.( Ambroise Carre) Anim Georges Oh&O La Qrenda Fugua Ire k.Sonate pour 2 violoncelles et clavecin.op 5 no 2 (Gemlnlani); .La-mento d Anana.(Monteverdi).Suite no 4 ( Hottelerre) - la h.: Ouverture en sol min (Telemann); Sonate pour violon, violoncelle et clavecin, op 2 no 12 (Vivaldi).Sonate en d bém pour clan-nette et piano (Bax); extr.«Semele.( H andel ).- le h.Dlvertünenlo, K 224 (Mozart); Partita pour clavier no 1 en al bém (J.S.Bach), .The Lerk Ascending.(Vaughan Williams) Anim GUlei Dupuis 11)00 Muilqut |§qf4t Extr .Liturgie de saint Jean Chryso» tome.(Racnmanlnov).Anim Cillez Dupuis 10h00 ilécttlt Paul Marcotte, cor.et Michel Fournier, p.: .Tre Peztl In forma dl sonata.(Pliai); Sonate en fa pour cor (HInde mlth) 10h30 Lm Goût* réunis «La filiation polyphonique.(2e de 5).Déploration sur la mort d’Ockeghem.; motet.Benedicts es caelorum regina.et .Miserere.(Josquin des Prez); motets .Nesciens Mater, et «Quaeramus cum pastoribus.(Mouton).Anim.Jean Deschamps et Marie-José Turcotte.Textes et rech.Francois Filiatrault.11 h30 Concert intima Guy Vanasse, fl., Guy Carmichael cor.et l.ysette Bnère.p.: Trio, op.188 (Rei-necke) 12600 Pour la clavier Prélude, op.28 no 17, extr.Sonate no 2 en si bém.Etudes, op.23 no 9.et op.10 nos 12.7et 3 (Chopin); «Romances sans paroles., op.38,33,47 no 2, et op.30 no 5 (Mendelssohn).Mazurkas, op.7 no 1, op 24 no 4, op 63 no 3, et op.48 no 2 (Chopin); .L'Hirondelle.(Schubert/ Liszt).Ignaz Fridman, p Inv Pierre Brunei Int.Pierre Rainville 13600 Suit* canadienne Anim.Jean-Paul Nolet.14630 Concert dimanche Orch de la Radio de Berlin, dir.Nikolaus Harnoncourt.Thomas Zehetmair.vl: Symphonie no 25.K.183; Concerto pour violon no 2.K 211 et Symphonie no44.K 550 (Mozart) Anim Jean Deschamps 14630 Lta Grand** Rangions • L'Évangile et les cultures.(2e).Missions et schismes au risque des grands ensembles socio politiques.Inv.Philippe I.écrivain Consultant Gilles Lan- gevin, s.J.de l'Université Laval Anim.liane Glguère 17600 Tribun* d* l'orgue • La musique d'orgue au Canada.(2e de S).Messe double: kyrie et «Pange lingua.( Livre d'orgue de Montréal) : Kenneth Gilbert.Pange lingua.(Grtgny) John Grew; Messe du 4e ton et Magm Meat de la Messe en si min.( Livre d'or-ue de Montréal): Kenneth Gilbert, nv Élizabeth r;allai Morin Anim Jean Pierre Saunol 18600 A travare chants Concours radiophonique national des chorales d’amateurs 1984 (2e de 4) Anim Myra Créé.14630 Musique d* tabla Anim Jean Paul Nolet 20600 Musique* actuelle* Émission consacrée t Francois Morel Amm.Janine Paquet 22600 Communauté da* radio* publique* d* langue français* * Ire partie Lecture d'une adaptation radiophonique du roman de Michel Goeldlin «Juliettecrucifiée.(2ede 5) Prod Radio Suisse romande — 2e par Me: .l« Journal intime* (2e de 5).Jour nal intime et psychanalyse Inv Béatrice Didier et Roland Auguel Prod Radio France 23600 Jau aur la vit .JauUKR.(2ede9) Émissionenre gislrée au Festival International de jazz de Montréal I984 En vedette Irène Sweltzer.p.(Suisse) Anim Ml ehcl Benoit fJ priol* (Warlock).Anim.Francine Moreau.9600 Musique en téta Le 150e anniversaire du diocèse de Montréal (Ire de S).ISO ans d'histoire et de réalisations.Choral, BWV 727 (J.S.Bach); extr.Messe d'orgue.(Gri-gny); Concerto en ré pour violoncelle et cordes (Boccherini); extr.Histoire de la naissance de Jésus-Christ* (Schütz); Quatuor.K.1S5 (Mozart); «Messe pour tous les temps.(Lauren-celle); Symphonie no 3 (Schubert); .Essercizi.pour clavecin (D.Scarlatti ) ; «Christus faclus est.( Bruckner) Anim.René Larochelle.11630 Las Jaune* Artiste* Guy Pelletier, fl.: Sonate en la min., BWV 1013 (J.S.Bach); extr.«Incantations.(Jolivet).12600 Préaant-muslqua Anim.André Vlgeant.13h00 Au gré de la fantalsl* Concours-énigme.Anim.Sylvia L'Ecuyer 16600 Libre parcoure • Actualités littéraires.Anim Gilles Archambault 16630 D* l'opium au chocolat • 3e de 15.«Géographie de la drogue.Inv Pierre Brisson, Jacob Suissa.Gilles Bibeau.Ronald Verbecke et Jef-Louis Bonnardeaux Rech.et anim.Albert Martin.17600 Latitude* • «Tour de Bretagne.(3e de 13).La Bretagne d'Iuer et d'aujourd'hui.Inv.Loeiz durent Int.et amm.Richard Joubert.17630 L'Air du soir Amm Danielle Charbonneau 19600 Musique d* chambre •Chanson I.ouis XIII et Pavane dans le style de Coupertn.(Krelsler): Itzhak Perlman, vl., et Samuel Sanders, p.; Quatuor no l.op t5(Fauré): Ens.Do mus.extr .La Flûte enchantée.(Mozart): Munchner Blaserakademle.Amm.Michel Keable 20600 Concerta européen* Semaines musicales d'Ascona.The English Concert, dir Trevor Ptnnock: Suite no 1.BWV 1044 (J.S Bach).- Fes tival de Berlin.Ensemble l.inos: Séré nade, op 16 (Brahms), extr.«Die Leiden des jungen Werther.(Von Bose); Symphonie de chambre, op 9 (Schoen b»r») 21630 Théétra du lundi • Ire partie magazine d'actualité culturelle Anim Michel Vais.2e partie: • Deuil* de Michel Philip - 2e prix (40 minutes) du XI Ve Concours d'oeuvres dramatiques radiophoniques de Radio Canada.I«ct Denis Bernard et Simon Fortin 23600 Jaaz-aolMoque • Little Benny.Walter Davis; «My Funny Valentine.: Don Ryas, «Dig.Donald Ryrd.«Snake Johnson, fed Curson, .1 Double Dare You.: Doc Cheatam, .Epistrophy.Johnny Grtl-(in/Eddie .Lockjaw.Davis.You Promised.Janet I jwson Amm Gilles Archambault.ph néi : Duo no 2, op.147 (Beethoven); 1 en si bém.(Gebauer) ; «Pas de 0600 Musique* da nuH Amm Monique («blanc 8688 Méditation •Continuer ou commencer la route.(Ambroise Carré).8600 les Notas Inégal sa Irek.Quatuor no 2 pour hautboli et cordes (Krommer-Kremar).«Scènes d éniants.op.13(Schumann); Concerto, op Ino 1 (Corelli) • le b.Con certtno pour clarinette, op.28 (' .Suite anglaise., BWV 808 (J.S Bach •Stalls xplendena* (Lllbre Vermeil Montserrat); Concerto pour cordes en la.R 138 (Vivaldi) le k.Suite en fa pour2coraet cordes (Telemann).Pièce* brèves pour violon et piano (Perry), Pavane, op.30 (Fauré); Intrude et allemande (Brade).«Suite Ca \|;n(!i Ut si nii-mlu t1 IWii ___J Musique* d* nuN Amm Monique I«blanc Sh§§ Mtdllftton «Quand Dieu voudra.Je voudrai aussi.(Ambroise Carré).'ii Ire b.: Concerto pour hautbois en ré min (Lebrun); .Ave Merle.(Verdi); Sonate pour violon et piano.K 288 (Mozart); Menuet, G.275 (Boccherini).• 2e k.: Concerto pour orgue, op.7 no I (Handel), .Suzanne un Jour, et «Le Chant de l'alouette.(C.Lejeune); •Jeux, pour flûte et piano (Ibert); «Asturias Leyenda.et «Castella.( Albe-nli).Concerto groiao, op.7 no 1 (Ce - - - -—7|4i mimant) -leh.: .Rondo de société., Hu pe i >U> (Holbome), Sym- op 117 (Hummel); 2 danses médiévale* flûte et harpe (l.auber).«Gai- our (lût* at hart an), et .Ttntemeli honie en ré (Cimarosa); .Polonaise ¦froïque., op.53 (Chopin).Anim.Francine Moreau.9600 Muelqua an fête 150e anniversaire du diocèse de Montréal (2e de 5).Une visite de quelques églises de Montréal: leurs qaalités acoustiques et leurs trésors d'orfèvrerie.Canzona pour orgue, BUXWV 107 (Buxtehude); Concerto pour piano no 12, K.414 (Mozart); Sonate pour guitare (Sor); «Missa pro trecentesimo anno.(Hétu); «Les-Oiseaux.(Respighi).Anim.Renée Larochelle.11630 Concart Intima Hélène Gagné, vc., et Sherman Friedland, cl.Duo no deux.(Bottenberg).12600 Préaant-muslqua Amm.André Vlgeant.13600 Au gré da la fantalsl* • Mont Orford I986.(3e de 9).François-René Duchâble.pianiste, interprète des oeuvres de Chopin et Liszt.Anim.Sylvia L'Ecuyer.16600 Libre parcoure • Actualités littéraires.Anim.Gilles Archambault.18630 Préaanca de l'art • Actualités artistiques et entretiens sur le thème «Art et politique.Anim.Christiane Charette.Gilles Daigneault et Rober Racine.17h30 L’Air du soir Anim.Danielle Charbonneau.19600 Musique d* chambre Grande sonate pour clavier et violoncelle op 21 (Ries): AllonsKontarsky.p, et Klaus Storck, vc.; Quatuor à cordes.op.51 no 2 (Brahms): Quartetto Italiano.Anim.Michel Keable 20600 Concerta européen* Festival de Berlin et Festival d'orches-tres des Radios allemandes Orch.symph.de la Radio SDR.Stuttgart, dir.Gianlulgi Gelmetti, Teresa ZyUs-Gara.sop.: «Atmosphères, pour grand orchestre (Ligeti); .Quatre Derniers Lieder.(R Strauss): .Threnos.(Pende reckl); «Prélude k l'après-midl d'un (aune.(Debussy); «Daphmsel Chloé.2e suite (Ravel) 21h30 En toutes lettres « Magazine consacré à la littérature de chez nous Chroniqueurs: Roch Poisson (fiction); JérAme Davlault (essais); Robert Mélançon (poésie); René Fer-ron (reportage).- «Ce serait la nuit, de Claire Dé Lect.Madeleine Arsenault Anim Réjane Bougé.23hOO Jazx-ftollloQua • Loaded With Bass.Bob Enevoldsen; ¦Will You Still Be Mine.: Art Farmer.•In A Rotten Mood.Bob Brookmeyer.• Improvisational Suite No l«: Don El Its.«How Deep Is The Ocean.: Chet Raker/Paul Bley.Amm.Gilles Archambault Mon rod i IT softtoiiihro Ifwfl 0600 Musique* d* nuH Anim Pierre Ollvter Désllels 8685 Méditation • Nostalgies de civilisation ou d'Êvin gtle.(Ambroise Carré).8600 Las Nota* Inégal** Ire k.: «La Ptémontalse.(F Couperin); Trio pour cordes.D 471 (Schubert).Detune.(Sugtyama), Concerto en sol pour flOle (Tartlnl).¦ 2e k.: Toc cita (Freacobaldi); .You Say ‘TIs Love, et .For Love Ev'ry Creature 1s Formed By His Nature.(Purcell); Sonate pour baaaon et b.c, op 24 no f (Devienne); Prélude, op I no I; Intermezzo.op.7 no 2, et Gigue, op 3 no 2 (Liadov), Danses villageoises (Oré-try).• 2e k.: Concerto en ré pour note, htutbols et cordeo ( Finch ) ; Sonate no 7 en do ( Blber) ; Caprices, op.I nos I, II et II (Pogmlnl); .Marchaécossaise sur un thème populaire.(Debussy); Sonate no lOpour violoncelle et piano (Va lenllnl); Concerto à 4 no I (Gtluppl).Frsnctne I ‘ 9600 Muolquo an tête Le I50e anniversaire du diocèse de Montréal (3e de 5).L’église de la Visitation au Sault-aux-Récollets célèbre ses 250 ans.Cantique sur la rettratte des Anglois.(Colombière); extr.«Livre d'orgue de Montréal.; Concerto en la min.pour flûte (Blavet); Cantate, BWV 10 (J.S.Bach); Quatuor, op.51 no 1 (Brahms); «Wo Bist du Licht* (Vivier); Musique de la Nouvelle-France.Anim.Renée Larochelle.11h30 Récital d'orgue Pierre Bouchard, orgue Helmuth Wolff, salle Redpath de l'Université McGill • Ad coenam.(Titelouze); Suite du 1er ton (Nivers); «Verbum supernum.(Grigny).Anim.Jean Deschamps.12600 PréoanJ-mutlqua Anim.André Vlgeant.13600 Au gré do la fantalsl* Anim.Sylvia L'Ecuyer.16600 Libre parcours • Essais québécois non littéraires.Anim.Dorval Brunelle 18630 Recherchas sclantlflquas au Canada• 16e de 20.L'énergie nucléaire.Inv.Frank McDonnell, dir.physique des réacteurs.Énergie Atomique du Canada I.tée et Marcel Leblanc, prof, de physique nucléaire à l’Université d'Ottawa Rech.et int.Michel Icart.Anim.Gustave Héon.17600 Progrès at parepacthres • Techniques de détection de la pollution.Prod.Radio France.17630 L'Air du soir Anim.Danielle Charbonneau 19600 Musique d* chambre «The Londonderry Air.(Bridge): Delmé String Quartet; «Le Montagnard.op.34 (Cosle): Simon Wynberg.gui., et John Anderson, htb.; Quatuor, op 4 no 3 (K.Stamitz): Jean-Pierre Rampai, fl.et Trio à cordes français ; Trio.op.15 (Smetana): Trto Pro Arte; Sinfonia no 2 ( Mendelssohn) : orch.de chambre d'Amsterdam, dir.Marinus Voorberg Anim.Michel Keable.20600 Concart* européen* Festival du chôteaude l.udwlgsburg.Ensemble de chambre de Bêle: Extr.• L'Offrande musicale*.BWV 1079 (J.S.Bach).Quintette,op.26 (Schoenberg); Sonate pour flûte, alto et harpe (Debussy).Mladi.(Janaeek).21630 La Feuillaison • Histoires insolites et contes cruels: «Le lus beau dîner du monde.Prod.Radio rance.22600 Littérature* • •Situations de la modernité.(3e de 20).Inv Élisabeth Roudlnesco.psychanalyste et critique.Rech et Int.Jean La-rose 22630 Questions d* nob* lamp* • • La planète Gaspésle et ses visiteurs.(Se de 5) Le système J3600 Jazz-sollloau* • When Your Lover Has Gone.: Gerry Mulligan/Chet Baker, .There's a Small Hotel.: Dorothy Ashby.Just KKkUnV Michel Cimilo.Interplay, et .Time Remembered.: BUI Evans: «A Child Is Born.: Stanley Turrentlne.Ben's Blues.Ben Webster.Anim.GlUea Archambault op.40 nos 3 è 5 ( Dvorak).Anim.Franchie “ trio en do min.(Quantz) ; Introduction et rondeau pour harpe et pianoforte (Jadin); .Ballabille con varlaziont.pour clarinette piccolo (Panizza); • Descriptionsautomatiques.(Satie); Smlonle no 2 (Albinoni) ; Danses slaves, cine Moreau.9600 Musiqua an fM* Le 150e annlveraire du diocèse de Montréal (4e de 5).Les 15 ans de «Rencontres.Cette série, issue du Service des émissions religieuses de la télévision de Radio-Canada, a accueilli, au cours des années, quelques centaines de philosophes, écrivains, musiciens, théologiens, sociologues.Ils sont venus nous livrer leur vision personnelle de la vie.Anim.Renée Larochelle.11630 Récital Lise Boucher, p.: Rondo, op.51 no 1, et 15 Variations, op.35 «Eroica» (Beethoven).12600 Préaant-muslqua Anim.André Vlgeant.13600 Au gré da la fantalsl* Anim.Sylvia L'Ecuyer.161)00 Libra parcours • Littérature étrangère.Anim.Gilles Archambault.16630 Poaltlons • Inv.René Pommerleau.Rech.Suzanne Robert.Anim.Francois Ricard.17h00l Pi 3e de 12.«Les députés et les services gouvernementaux.Inv.Jean-Robert Gauthier, député d’Ottawa-Vanter, et Luc Fortin, politicologue à l’Université Carleton.Rech.texte et tnt.Clinton Archibald.Anim.Gustave Héon.17630 L’Air du soir Anim.Danielle Charbonneau.19600 Musiqua da chambre Duo pour violoncelles, op.1 no 2 (Duport); Frédéric Lodéon et Xavier Ga-gnepain.vc , Sonate pour violon et piano.K.378 (Mozart): Henryk Sze-' ’ vgrid Haebler,p.; Quatuor, ryng, vl., et Ingrid 1 op.TSi ‘ " 18no 1 (Beethoven): Quartetto Ila-Uano Anim.Michel Keable.20600 Orchestras canadien* 22600 Libre échange • Charles Temerson s'entretient è Paris, avec Philippe Guerlain, président de la Société des parfums Guerlain.22630 visage* da l'Europe d* l’Est* lr.•lumit | s wpi(•titlin’ I Wti idanult Anim Pierre-Olivier DésUeta.8688 Méditation • Répélez-le: Dieu nous aima.(Ambroise Carré).3e de 28.1058.l'Insurrection hon-olse*.Inv.Mtklos Molnar, historien.:ech., Int.et prés.Charles Larochelle.23h00 Jazz-sollloau* • My Funny Valentine.: Chet Baker; • Body And Soul*: Paul Desmond/ Gerry Mulligan, «Here Comes Springtime.: Dlno Betti Van der Noot, .Lady Linda.: Duke Jordan.«Old Folks.: Anthony Braxton; «Crystal Bells.: Chet Baker Anim.G tiles Archambault.Vrmlmli !!• M'ptrmhir lMSii 0600 I Anim.Pterre-Oilvter Désllels 8688 Méditation • Réalité ou merveilleux symbole?.(Ambroise Carré).8600 Las Notas Inégal** Ire k.c : «Danses et airs antiques, suite no 1 (Respighi); Sonate no 8en do min.(Zelenka); Barcarolles noa,7,8 et I '' ¦ 2e h.: Concerto en do pour ter.(Palestrina); Trio (Contant); Concerto pour piano, op.16 (Grteg) ; Suite pour violoncelle seul, BWV 1007 (J.S.Bach); Concerto grosso pour orch.de chambre (Papineau-Couture); «Variations en passacallle.(Prévost); Messe anniversaire du diocèse de Montréal.Anim.Renée Larochelle.11630 Orchestra da chambre da Québec Dir.Pierre Morin; Jean-Louis Rousseau, vl., et Rachel Martel cl.; Concertos pour violon, op.4 nos 1 et 3 et Concerto en la pour clavecin et orch.k cordes (Vivaldi).12600 Préaant-muslqua Anim.André Vigeant.13600 Au gîé da la fantaisie Pierre Nadeau, journaliste, vient nous présenter la musique qu'il aime.Anim.Gtlles Dupuis.16600 Libre parcoure • Chronique de cinéma avec Richard Gay.Anim.Gilles Archambault.18h30 L* Pouvoir da* mots • 3e de 12.«Les gros mots.Inv.Janine CorbeU, psychologue, et Jean-Pierre Pt-chette, ethnologue.Rech.et anim Claudette Lambert.17600 Documents • Lite Maurice (Ire de S).17630 L'Air du soir Anim.Danielle Charbonneau.19600 Musique do chambre Octuor.D.803 (Schubert); Academy of St.Marttn-in-the-Fields.Anim.Michel Keable 20600 Las Grands Concart* Concert à l'occasion du 150e anniversaire du diocèse de Montréal.Hymne du 150e anniversaire.(Fauberl); .Acclamation.(l-anglais); .Fanfares pour tous les temps.( Delerue) ; «Trots visions de l'Apocalypse.(Caslérède); «Magmficat.(Faubert).Claudine Cûté, sop.; Hélène Dugal et Gisèle Gulbord, org.; choeur et ens., dir.Marcel Lau-rencelle.22600 En continuité • «Alexis Kagame.Prod, de Radio Rwanda 22630 Kafka • 3e de 5.«Kafka, l'ombre du père*.Inv.Marthe Robert, critique et essayiste.Int.k Parts: Richard Salesses.Rech., texte et anim.Marcel Bélanger.Lect.Vincent Davy.23600 Jazz-aollloqua «True Blues, et .Traveling.: Modem Jazz Quartet.When Day Is Done* : Al Cohn; .Birk's Works.: Red Garland; • Ain't Misbehavin'.; Zoot Sims; .Indian Song.: Wayne Shorter; «Heritage.: Ed Thigpen.Anim.Gilles Archambault.ior è cordes, op.10 (De-oly boy.(Sermiay); Con-bourieoii., W.43 no 5 h).-Iik.: Impromptu, Irek.Quatuor è cordes.O] bussy); «Au Joly' certo «Hambouri (C P E Bach) op 04 no I (Schubert).Pear Gynt.(Grieg); Concerto no 3 pour musette et I ¦«); «Marche fu-1 Anim : i Moreau ¦rteg) ; Concerto no 31 clavecin (M.Corrette)._____ nèbre d'une marionette» (Gounod); danaea de Hongrie - le b.: Sonate en mandoline (Palsleilo); «SeguHUUa espagnole» (Nln); Concerto en do pour rtûte (Baston); «Dexa la aljava» (De Mllanei); extr «Vendredis» (Rlmsky Korsakov) - k k.: Sonate pour clavecin no 24 (Scarlatti); Stnfonla a 8( Albrtcl); .Scaramouch*.(Milhaud); «Jota* (Fuchs); «Tentation de In Renals-iince.(Rak); Symphonie, K.75(Mozart).Anim.Prandne Moreau.ohoo Nliulquq on fêla Le 15te anniversaire du diocèse de Montréal (dam d* I).L'Impact du diocèse de Montréal aur ITilMobe de notre musique Chant grégorien; .SUbat Ma- Samedi JO M-ptemme 0600 Mualqua* d* nuH Anim.Georges Nicholson 5685 Méditation • La vie est la complice de Dieu.(Ambroise Carré).6h00 La Gronda Fugua Ire h.: Sonate no 2 pour violoncelle et clavecin, BWV 102S (J.S.Bach); Concerto en ré pour clarinette ( Molter) ; Sonate pour piano, op.7 no 3 (Beethoven) k k.«Jesu CrtaU, .Rosatnyol., • Les Esclops.et «Ja mais non er.anon ), Toccata à 2 luths (Ptcclnlnl); foccsts, BWV 015 (J S.Bach); Con certo pour 2 (lûtes en la min.(Telemann).-kk: .Introduction, thème et variations., op posth.(Weber); Qutn-| tette no 3.G 447 (Boccherini); Suite pour violon, alto *t orch.op.10 no 1 ( At-terberg); «Llebeatraum.(Liait).-4e h.: Symphonie.K.134 (Mozart); • Feuillet d'album.(Wagner); «Les Moissonneurs, (folk, bulgare), extr • I.Automne.(Glaiounov); «Erltana.( Albenlz); extr.Quintette, op.42 (PI-blch), .YeSpottedSnakes«,op.01 no2 (Mendelmohn).Anim Gtlles Dupuis 10600 Chronlau* du dlaque b Anim, Normand Séguin.« Émission ouHureila CRI |AI |(H> M CRU IM ‘)N.* ( ROI IM 102.5 ( IU -IM 100.7 ( BV IM OS.1 , ( IBB I M 101.> ( Bl IM I 104.3 MLltl.i IL Mnntir.il LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 13 septembre 1986 ¦ C-7 La Société 842 2112 1 tout biltrt de plus de 7 30 mars, 1987 20 octobre, 1986 24 novembre, 1986 17 novembre, 1986 10 avril, 1987 16 février.1987 8 décembre, 1986 20 avril, 1987 23 mars, 1987 4 mai, 1987 26 janvier, 1987 25 mai, 1987 2 avril, 1987 15 janvier, 1987 23 avril, 1987 de Gildas Bourdet Mise en scène: Alain Milianti et Gildas Bourdet Pièce à succès d'un |eune auteur français, cette insolente clownerie érotique f réinvente, dans un langage ^ savoureux et délirant, le thème ^ de l'éternel trio.~ Du théâtre choc! 6 octobre, 1986 Orner Veilleux, clown politique PAUL LEFEBVRE SERIE LYRIQUE Théâtre Maisonneuve / Lundis 20h00 RAFFI ARMENIAN: chef d'orchestre attitré RAFFI ARMENIAN Chef d'orchestre JOSEPH ROULEAU Basse JEAN EUDES VAILLANCOURT Chef invite PAULINE VAILLANCOURT Soprano JACQUES BEAUDRY Chef invité COLETTE BOKY Soprano | Compositeurs russes G VERDI R STRAUSS 2° chaine de valses du ' Rosenkalvalier" R STRAUSS les 4 derniers Lieders F POULENC La voix humaine L V BEETHOVEN leonore G VERDI Force du destin P TCHAIKOVSKY Suite Romeo et Juliette G VERDI 4'1 acte d Otello W A MOZART Extraits d opera RAFFI ARMENIAN I Chef d'orchestre | I Ain II R LYRIQUE DE l OPERA DE MONTREAL (Co production) WA MOZART Les noces de Figaro RAFFI ARMENIAN Chef d'orchestre MARIE DANIELLE PARENT CLAUDE CORBEIL G ROSSINI G VERDI R LEONCAVALLO P MASCAGNI Marc Bélanger, dir.art série Pop Agnès Grossmann, dir.mus.série classique Serge Garant, série contemporaine Raffi Armenian, série lyrique Paul-André Boivin, série éducative ABONNEZ-VOUS et • Obtenez un billet gratuit pour le Requiem Allemand de Brahms vendredi tO avril 1987 à r église Saint-Jean Baptiste • Assurez vous d avoir un siège réservé d un concert à l’autre Abonnez-vous en téléphonant au 282-9565 / 282-9576 Bureau d'abonnement du lundi au vendredi de 9:30 à 4:30 ' Les abonnements à pn* réduits pour les étudiants et les personnes âgées de 65 ans et plus sont disponibles * * La programmation est suiette à changement sens préavis YVES DAGENAIS, c’est le directeur artistique, c’est lui qui impose à Orner les sujets de sketches, ainsi que les analyses sur les sujets en question; mais le traitement scénique, ça regarde Orner.» La phrase serait banale si Yves Dagenais et le clown Orner Veilleux n’étaient qu’une seule et même personne.Après un premier spectacle qui a connu 252 représentations et qui s’est baladé jusqu’au Japon, Yves-Omer Veilleux-Dagenais présente, à la salle Fred-Barry, depuis jeudi, une nouvelle série de 16 numéros.Dagenais est de la génération du « Jeûne Théâtre », de ceux qui, au début des années 70, se sont engagés politiquement et socialement dans leur art.Il a travaillé avec le Parminou, avec la Cannerie, avec la Grosse Valise.« Dans la vie comme sur scène, dit-il, je m’intéresse à la politique.Je ne parle pas de la politique partisane.Ce serait plus juste si je disais le politique.Depuis 10 ans que je travaille sur scène, depuis 10 ans que je pratique un art préoccupé par le politique.Avec les années, cependant, la fonction sociale de mon travail artistique s’est déplacée.Avant, j’étais de ceux qui apportaient sur scène des solutions aux problèmes sociaux et politiques.Plus maintenant.Je montre sur scène la façon dont nous vivons — dont je vis.Je montre des points de vues, des contradictions, des ambiguïtés, car il y a des choses qui, pour moi, ne sont pas claires.Je ne crois pas qu’il soit du ressort de l’artiste de fournir des solutions.Il doit être un visionnaire.Porter des regards; or les miens sont critiques.Et critiques de moi-même d’abord et avant tout.» Clown satirique, clown observateur, Orner Veilleux présente de brefs sketches muets sur des sujets tirés de la vie quotidienne.Utilisant le mime et, surtout, la pantomime — et la bouche ne cesse de lui aller, même s’il n’en sort aucun son — il pratique un langage gestuel clair, visant toujours la compréhension immédiate.« Mon travail corporel s’est épuré avec le temps, dit-il.Pas besoin de faire 10,000 gestes pour dire une chose; un seul geste, le bon, suffit.C’est pour cela que j’essaie de développer une gestuelle simple qui emploie des codes connus.Dans ce nouveau spectacle, il y a encore sûrement des scories gestuelles qui ne partiront qu’avec le temps; elles sont là par insécurité.On a toujours tendance à en faire trop.« Ce deuxième spectacle, affirme-t-il, sera plus mordant que le premier, plus sombre.La structure des sketches sera généralement celle-là : gag, gag, gag, gag, gag, puis, une claque au visage, brusquement.Nous vivons dans une réalité dure que les médias cachent ou embellissent.Moi, j’interprète le quotidien à ma façon pour en montrer le fonctionnement.On se met à retirer le libre droit à l’avortement; alors, moi, je fais un sketch où le pape a mis enceinte mère Teresa, qui n’est pas sûre de vouloir renoncer à ses oeu vres de charité pour élever un enfant.La réalité dont va parler Orner touche à toutes sortes de choses : la Photo Michel Dubroull Yves Dagenais alias Orner Veilleux : gestuelle de la vie quotidienne.répression contre les fumeurs, le sida, le terrorisme, les boubou-macoutes.Mon personnage de rocker revient dans urj sketch intitulé : “Rocker II, la Mission”.J’ai travaillé avec Normand Canac-Marquis, qui m’a poussé à aller plus loin.» Interrogé sur la difficulté de faire de la satire politique à une époque dépourvue de projet de société, il répond : « J’ai résolu, pour moi, le problème du manque d’utopie : il faut vivre d’espoir.Voir les grandeurs et les bassesses du monde.Pour l’instant, personne ne sait vers où il va.Mais je crois que c’est sain.Que les spectacles en ce moment soient mal définis, cela me va.Il faut oser dire : “Je ne sais plus.” Que des gens qui font du théâtre politique se mettent à dire “je”, cela me va.» Théâtre Maisonneuve Place des Arts Placides Arts de Montréal çn collaboration avec L’Office des Tournées du Conseil des Arts du Canada et l'Association française d'action artistique du ministère des Relations extérieures présente le théâtre de la Salamandre dans ‘¦y/- LE SAPERLEAU PAUL LEFEBVRE ELLE EST inimitable.Avec sa beauté sans artifice, sa voix cassée et, surtout, sa façon de jouer sur scène.Car ce qui fait d’elle une comédienne unique, c’est cette façon qu'elle a de donner aux personnages qu'elle interprète une bouleversante quotidienneté, une énergie concrète, immédiate.Avec Markita Boies, un personnage a toujours une personnalité.Depuis jeudi, on peut la voir dans Si toi aussi lu m’abandonnes., de Pauline Harvey et Lise Vaillancourt, présenté par le Théâtre expérimental des femmes à l'espace Go.« C’est bizarre, dit-elle, moi qui me suis toujours considérée comme une “jeune comédienne”, je me rends compte, en travaillant à ce spectacle, que ça fait 10 ans que je fais le métier et que les “jeunes comédiennes”, ce sont Suzanne Lemoyne, Lynne Archambault et Chantal Lamarre, avec qui je joue.» En 10 années presque entièrement consacrées à la scène, Markita Boies a joué autant dans de petites productions autogérées qu’avec des théâtres institutionnels comme la Compagnie Jean-Duceppe, la Nouvelle Compagnie théâtrale et, surtout, le Théâtre du Nouveau Monde où, depuis qu’Olivier Iteichenbach est directeur, elle travaille régulièrement.Elle y a élé Desdémone dans Othello, Marianedans Tartuffe, Constance Weber dans Amadeus, Colette dans Un reel ben beau ben triste, de Jeanne-Mance Delisle.Si beaucoup de gens ont pu voir sa Madame Bo-nacieux dans Les Trois Mousquetaires à la N CT, peu ont vu sa Colotn-bine dans la Commedia dell'arte de Claude Jutra et son travail dans Les Filles de l'amour divin, de François Beaulieu, ces spectacles par lesquels, peu après sa sortie de l’option théâtre du collège Lionel-Groulx en 1977, elle a attiré l'attention du milieu théâtral par son exceptionnel talent.En travaillant au Théâtre expérimental des femmes, Markita Boies renoue avec une compagnie en laquelle elle a cru dès le début : en 1979 et 1980, elle jouait, en effet, dans les deux premiers spectacles du TEF, La Peur surtout et Parce que c'est la nuit.« Le goût m’est venu de retravailler au TEF quand, ce printemps, lors de la soirée d’ouverture du dernier Festival de créations de femmes, qui avait pour thème l’érotisme, on m’a demandé de clore la soirée en lisant l’inédit que Nicole Brossard avait écrit pour l’occasion.J’y ai retrouvé un esprit et j’y ai revu des femmes avec qui je n’avais pas travaillé depuis longtemps.C’est ainsi que je me retrouve, cette année, dans ce spectacle et, aussi, dans le Photo Robert Etcheverry/TNM Markita Boies, la Desdémone d’Othello (Raymond Bouchard), au TNM.agNesgrossmann Chef d'orchestre BERNARDJEAN Hautboïste A FREEDMAN Little symphony R STRAUSS Concerto pour hautbois L V BEETHOVEN 7' symphonie - spectacle Djuna Barnes que va mettre en scène, en janvier, Louise La-prade.« Les spectacles que j’avais faits au TEF dans ses tout débuts avaient été importants pour moi.C’était quelque chose que de participer à la création d’un théâtre féministe, neuf dans son contenu comme dans ses formes.J’y avais réalisé que le travail d’actrice pouvait être vraiment créateur, même en dehors d’une création collective.» Si toi aussi tu m’abandonnes.est une pièce de Pauline Harvey et de Lise Vaillancourt.« Pauline a fourni les mots, les rythmes et l'univers, et Lise a structuré ça pour le théâtre », dit Markita Boies.Pauline Harvey, romancière, auteur d'Encore une partie pour Berri, a toujours été fascinée par la scène.« L’écriture de Pauline, dit Markita Boies, c’est une parole, c’est du rythme.On n’a qu’à se souvenir de son texte Ta dactylo va taper.C’est une joie d'avoir à se mettre ces phrases-là dans la bouche.Et c’est une joie aussi de jouer un auteur de mon âge; je me retrouve dans son univers.Je joue le 24, 25, 26 septembre 1986; 20 heures 27 septembre: 21 heures Billets: 14$, 16$, 18$, 20$ Avec Françoise Bénéjam Christian Drillatid Agnès Mallet Guy Perrot COUPON D'ABONNEMENT Nom Name I Adresse Address ! Vtlte City Code postal [ Téléphoné domicile residence Pureau office cheque inclus cheque enclosed Master Card Visa American Express ! No decade card number Date d expiration expiry date Signature RETOURNERA RETURNTO Orchestre Métropolitain 1501 Jeanne Mance Montreal Oué H2X 129 I l Ochestre Meuopoiitam a besoin de votre aide Votre j don deductible d impôt sera grandement apprécie C« inclus mon don de $ I The Orcbestre Métropolitain needsyour Help YouUat I deductible contribution sett be greatly appreciated È nc»os#d is my contnbution of $ rôle de Guillemette, une sorte de chanteuse western du Vieux-Montréal.Elle a laissé sur les bords de la rivière Péribonka sa grande amie d’enfance Patricia (qu'interprète Maryse Pigeon) pour vivre en ville.Elle se retrouve dans un entrepôt squatté par trois jeunes femmes qui s’introduisent dans sa vie et qui lui permettent de se situer elle-même.Je n’ose pas dire que c’est un spectacle sur ce que vivent les femmes de 20 et 30 ans; ce serait plutôt là la matière de base de la pièce.C’est une transformation en paroles, en musiques, en rythmes, en images d’une manière de vivre et de rever, une manière unique, qui, grâce à Pauline et Lise, devient visible, audible, se fait oeuvre d’art.« Ça me fait du bien de faire à nouveau de la création, conclut-elle, parce qu’on ne peut pas imiter.Rien n’est acquis en création.Et j’aime ça.» SERIE CLASSIQUE Théâtre Maisonneuve / Lundis 20h00 AGNÈS GROSSMANN: directrice musicale, chetdorchestre attitrée AGNES GROSSMANN Chef d orchestre LOUIS LORTIE Pianiste ‘ WAGNER Ouv «Maître-chanteur» BEETHOVEN 3e Concerto DVORAK 8e Symphonie JACQUES BEAUDRY Chet invité PIERRE JASMIN Pianiste F MOREL Esquisse op t L.V BEETHOVEN 5e Concerto pour piano L.V.BEETHOVEN 3e symphonie AGNES GROSSMANN Chef d'orchestre CHARLES PREVOST GAELYNEGABORA CHOEUR de l'O.M Concert special (gratuit pour les abonne si J BRAHMS Requiem Allemand  l'Eglise Saint Jean Baptiste AGNES GROSSMANN Chef d'orchestre CHOEUR de l'O.M AGNÈS GROSSMANN Chef d'orchestre HENRI BRASSARD Pianiste "Concert-Noel" A CORELLI Concerto de Noel J S BACH Cantate no .62 F SCHUBERT J HÉTU Symphonie no 3op 18 WA MOZART: Concerto pour piano K 453 R SCHUMANN 4e symphonie SERIE CONTEMPORAINE Théâtre Maisonneuve / Jeudis 20h00 SERGE GARANT, chetd'orchestre attitré WALTER BOUDREAU, cheld'orch invite SERGE GARANT Chel d'orchestre OUINTETTE A VENT DU QUEBEC MARC ANDRE HAMELIN Pianiste B MATHER Symphonie Ode J HÉTU C VIVIER D BOULIANE WALTER BOUDREAU Chel dorcheslre ROGER BOUTRY Chel invité Solistes à confirmer M RAVEL A ROUSSEL | 3" symphonie AGNÈS GROSSMANN Chel d'orchestre “Concert viennois” W A MOZART Ouverture "Figaro" F SCHUBERT Symphonie machevee A BRUCKNER 41'symphonie Concerto pour Quintette â vent 8 Orchestre â cordes (création | Onon Douze tiroirs de demi ventés pour alléger votre descente I "20,ranniversaire de i SMCO" (Société de musique contemporaine du Quebec) J PAPINEAU COUTURE F MOREL B MATHER S GARANT Q TREMBLAY SERGE GARANT Chef d'otchestre Pièce concertante no 5 Prismes anamorphoses Music lor Vancouver Oltrande II Fleuves J RFA C VIVIER C VIVIER Ouverture (création) Zipangu Siddhadha i création) SECTION SÉRIES CLASSIQUE LYRIQUE CONTE MP Parlorr» AA N Corbeille A C 15» x 7 ¦ 105» 151x5*75» 15».1.46» Perl en* O » Corbeille D t ioi ¦; * ;o$ 10» x 5 • 50» ’ 0» » 3 • 30» ••icon 6*x7< «n 6»*5-r 30» 6»x3*l8» Théâtre Maisonneuve Place des Arts L’inimitable Markita 855329 C-8 ¦ Le Devoir, samedi 13 septembre 1986 LE DEVOIR CULTUREL MUSIQUE Les anniversaires de l’automne CAROL BERGERON LE 150e du diocèse de Montréal, le 50e de Radio-Canada et le 20e de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) : trois anniversaires que l’automne 86 permettra de souligner par un certain nombre de concerts importants.C’est d’abord Radio-Canada qui célébrera le 150e du diocèse de Montréal en présentant un événement qui rassemblera près de 250 musiciens sous la direction de Marcel Lauren-ceile, le 19 septembre, à l'église Saint-Jean-Baptiste.Un Magnificat pour choeur, soprano, ensemble de cuivres, deux orgues et timbales, du compositeur québécois Jacques Fau-bert, sera créé.Le programme comprendra également VHymne du 150e anniversaire, du même auteur, /lc-clamations pour orgue, de Jean Lan-glais, Fanfares pour tous les temps, du compositeur de musique de film Georges Delerue, et lYois Visions de l’Apocalypse, de Jacques Casterède (dont ori fête cette année le 60e anniversaire de naissance).Pour marquer son 50e anniversaire, Radio-Canada s’offrira l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM), l’espace d’un concert, le 2 novembre à la salle Wilfrid-Pelletier.Charles Dutoit dirigera la Cantate pour une joie, de Pierre Mercure, avec le soprano Marie-Danielle Parent et les choeurs de l’OSM.(À ce propos, rappelons que le réseau FM de Radio-Canada enregistrera, avec Charles Dutoit et son orchestre, l’intégrale pour orchestre du compositeur québécois afin d’en faire une diffusion discographique dans la série SM 5.000 des Entreprises Radio-Canada.) Le programme comprendra également la Symphonie en ré, de César Franck, et Rugby, d'Arthur Honegger.Dans le cadre d’échanges entre les radios publiques de langue française, on donnera la création d'un Concerto pour tuba, clarinette et piano, avec Michel Massot (Belgique), Antony Morf (Suisse) et Louis-Philippe Pelletier (Québec), une oeuvre du compositeur belge Claude Le-doux.L’an prochain, la radio de la Suisse romande s'occupera de la première exécution d’un Concerto pour piano du compositeur québécois José Évangélista.La Société de musique contempo- Serge Garant dirigera le concert du 20e anniversaire de la SMCQ.raine du Québec célébrera son 20e anniversaire de fondation, le 4 décembre à la salle Pollack, par un concert auquel participeront le Quatuor Morency et l’Ensemble de la SMCQ dirigé par Serge Garant.Le Quatuor n° 3, du compositeur canadien R.Murray Schafer, et Déserts, d’Edgar Varèse, voisineront avec deux commandes de la SMCQ, dont l’une à José Évangélista et l’autre à Serge Garant.À ces trois événements viendront s’ajouter un grand nombre d’émissions radiophoniques et de concerts qui devraient, si cela n’est pas déjà fait, nous faire prendre conscience de la grande vitalité du milieu musical québécois.Au cours des sept concerts de sa prochaine saison, la SMCQ fera entendre neuf créations de compositeurs québécois : Papineau-Couture, Garant, Évangélista, Brégent, Arseneault, Boucher, Roy, Gougeon et Steven.Là, comme dans la série des Grands Concerts de Radio-Canada, les interprètes d’ici seront prioritairement mis à contribution.Sans Radio-Canada et sans la SMCQ, on peut se demander ce que serait devenue la création musicale au Québec.Les sept premiers Grands Concerts du réseau FM de Radio-Canada évoqueront quelques-unes des émissions musicales qui ont contribué à établir sa réputation, dès le 7 novembre et jusqu’au 19 décembre, à la salle Claude-Champagne : la Sérénade pour cordes que dirigeait Jean Deslauriers; les concours dédiés aux jeunes compositeurs.Premières (ce concert marquera l’anniversaire de trois compositeurs du Québec : le 70e de Jean Papineau-Couture et le 60e de François Morel et de Clermont Pépin); Jeunes Musiciens; Les Petites Symphonies, que l’on contait à la direction de Roland Leduc; Nos futures étoiles (concours qui couronnait notamment Vickers, en 52, et Quilico, l’année suivante), et Les Chorales du Canada français.Cet intéressant retour dans le passé fera cependant appel à des interprètes d’aujourd’hui.Certains de ces concerts feront l’objet d’une semaine d’émissions à Musique en fête (de 9 h à 11 h 30, du lundi au vendredi) pour mieux préparer l’auditeur à l’événement du vendredi soir.La redécouverte de notre patrimoine musical intéresse actuellement un grand nombre de musiciens et de musicologues, comme en témoignent la publication récente de Y Encyclopédie de la musique au Ca- nada, les éditions du Patrimoine musical canadien, les recherches de l’Association pour l’avancement de la recherche en musique du Québec ( Armuq), ainsi que plusieurs travaux et cours universitaires sur le sujet.Une émission hebdomadaire de 90 minutes (le dimanche après-midi) sera consacrée aux compositeurs québécois d’avant 1950.On pourra ainsi apprécier des oeuvres de Léo Roy, Auguste Descaries, Georges-Émile Tanguay, Joseph-Arthur Bernier, Antoine Dessane, Albertine Mo-rin-Labrecque et de plusieurs autres.Sauf pour les connaisseurs, tous ces noms sont tombés dans l’oubli Derrière les institutions que l’on fête, il y a eu des hommes et des femmes qui les ont créées et il y en a d’autres qui les gardent vivantes et dynamiques.En pensant à eux, la SMCQ a eu l’heureuse idée de dédicacer ses sept concerts : les fondateurs Serge Garant (le 25 septembre), Maryvonne Kendergi (le 15 octobre), Jean Papineau-Couture (le 29 janvier) et Hugh Davidson (le 26 février) seront honorés, ainsi que les interprètes de la SMCQ (le 4 décembre) et le service de la musique de Radio-Canada (le 19 mars).Fille a même penser remercier son public en offrant son dernier concert (le 16 avril) au doyen des ses abonnés, André Rossinger.I.e Quat’Sous présente Losing Time de John Hopkins traduction de Simon Fortin mise en scène de Alexandre Hausvater avec Frédérique Collin, Louison Danis, Roger Léger, Robert Marien, Claude Marquis Carolyn Carson Suite de la page C-1 Le mouvement est irréversible.Cunningham et Nikolais sont rois : les épigones pullulent.Le nouveau bouger français apprendra à battre le sol via les modèles importés par les Américains.La période de gestation s’étendra jusqu’au début des années 80.Parmi la cohorte new-yorkaise qui débarque à Paris, Carolyn Carlson (qui sera à Montréal pour la première fois cette semaine) fait figure d’exception.Alors que la plupart de ses pairs ne voient dans l’Europe qu’un lieu plaisant de transit, la danseuse y choisit l’exil.Un exil définitif qui répond chez elle à un besoin d’etre présente là où les choses n’existent encore qu’à l’état d’embryon, qui découle également d’une attirance spontanée pour l’Europe, qu’elle découvre pour la première fois en 1968, lors d’une tournée avec Nikolais.« Il y avait quelque chose ici qui m’attirait, dit-elle.Je suis incapable d’expliquer quoi au juste, mais le sentiment que j’éprouvais était très fort.C’est probablement une question d’intuition.» Une intuition qui fut également sa bonne étoile.Car, aussitôt débarquée à Paris, les engagements affluent.Les éloges s’accumulent sur sa tête.Carolyn Carlson est sollicitée ; Avignon, Hambourg, Rome, Bordeaux, sans oublier Paris, où elle apparaît en 1976 au bras de Rudolf Nureyev dans un ballet du chorégraphe américain Glen Tetley, ( Tristan).Mais, pour Carolyn Carlson, le tournant décisif ne s’est pas produit au côté du célèbre transfuge; il s’est produit plutôt quelque part en 1973, lorsqu’elle monte sur la scène de l’Opéra de Paris pour présenter Densité 21,5, un solo réglé sur une musique d’Fldgar Varèse ; dans la salle, un murmure d’éblouissement, la fascination est totale (« tout le monde a déliré sur le solo », s'exclame-t-elle).Le directeur de l’Opéra, Rolf Lieberman, n’échappe pas, lui non plus, à l’envoûtement.Quelques ficelles sont tirées : l’année suivante, Carolyn Carlson se voit consacrée choré- graphe-étoile de l’Opéra.Un poste assorti, cependant, d’une tâche ti-tanesque : former, à l’intérieur même de l’institution, une compagnie parallèle vouée à la diffusion de la danse moderne.Un projet insensé et magnifique qui verra le jour en 1975.Son nom : le Groupe de recherche théâtrale de l’Opéra de Paris (GRTOP).Au départ, tous les effectifs sont recrutés à l’extérieur de l’Opéra, aucun danseur maison ne se portant volontaire.L’aventure, on le sait, n’est pas le propre de qui a choisi de vivre les pieds vissés aux chaussons.Mais l’expérience porte fruit ; en cinq ans, une vingtaine de ballets sont créés, un nouveau créneau est ouvert.Le GRTOP acquiert rapidement un rayonnement suffisamment étendu pour prétendre à la permanence.(Il est aujourd’hui placé sous la gouverne de Jacques Garnier.) Mais Paris n’est qu’une étape.En 1980, Carolyn Carlson bifurque vers Venise.« J’ai quitté le Groupe parce que Rolf Lieberman quittait la direction de l’Opéra, dit-elle.Aussi parce que, pendant les cinq ans où j’y ai travaillé, ce que j’ai accompli en termes de composition de ballets est énorme.Et, finalement, parce que le Groupe était lui-même parvenu à un point tournant : tous les membres l’ont quitté au même moment.Et, aujourd’hui, à peu près tous ceux qui en faisaient partie ont formé leur propre compagnie.» Retour à la case départ.Venise est un terrain vierge.La danse moderne, et encore moins les audaces exploratoires du nouveau bouger n’ont jamais su y prendre racine.Un endroit de reve pour qui veut renouer avec les aléas du recommencement.Ainsi, Carolyn Carlson forme une nouvelle compagnie, le Teatro dama di Carolyn Carlson, qui logera sous le toit du théâtre La Fe-nice, à l’invitation de son directeur, maestro Italo Gomez.« Après Paris, Venise était comme un don du ciel, confiait-elle, le printemps dernier, à un journaliste allemand.Venise offrait la possibilité de retrouver le calme, decor et éclairages de Michel Demers Costumes de Mario Bouchard musique de Claude Simard du 2 3 septembre 3u 1 8 octobre réservations: 845-7277 LE QUAT’SOUS ÎOO est, avenue des Pins, Montréal Krvstim Dimanche 5 octobre, 20h BEETHOVEN Sonate no 6 en fa pUlTIO majeur, opus 10, no 2 SCHUBERT 4 Impromptus, opus 90, (D.899) SCHUMANN Sonate en fa dièse mineur, opus 1 1 presentation n l ne commandite ai lliirliri'or inc.f neuisxh* 1 HHi/nrru p/u n Billets : 24 S - 16 S n Théâtre Maisonneuve U U Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842 2112 Frais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $ Rideau 20 heures précises Les 9.13,18, 20, 24, 27 et 29 septembre Billets en vente maintenant Avec: Diana Soviero Alberto Cupido Pierre Charbonneau Gaétan Laperrlére Odette Beaupré Marion Pratnicki Gregory Kunde Grégoire Legendre Charles Prévost de Gounod S££uSS?" Assistant chef d’orchestre: Brian Law Société de musique contemporaine du Québec Serge Garant, directeur artistique C’est le temps de vous abonner à la 21e saison de la SMCQ.Au programme cette année: sept concerts extraordinaires, plus deux concerts hors-série.Des compositeurs de renom, des artistes qui ont fait leur marque ici et en Europe, un des organismes de musique contemporaine les plus connus et respectés au monde.Célébrez avec nous 20 ans de création et découvrez cette musique inventive, sérieuse ou amusante, toujours étonnante et actuelle.53 Oè*«ets 80Y fle*P°s Cad®* ueta*vf.® Steve*1 Soüc"er vw'ef Scbalet Gatai" fenO®V flotte* DAattte* Vtt\en ,eOv° Ouco' M*®ne eettéo autt Va*®8®.coûta*® PaP'ne“U |W°" Cttan 0009®°° Tous les concerts ont lieu le JEUDI SOIR sauf le mercredi 15 octobre 1986.Abonnement: 40$ — Étudiants et Âge d’or: 20$ une réduction de 33% sur le prix régulier SMCQ.1500, bout de Maisonneuve Est.bureau 402 Montréal (Québec) H2L 2B1 526-5117 Directeur artntique Directeur général Jacquet Lanqevtn Cette production est prétentée grâce à la collaboration d’AIr Canada ei de la Êt BANQUE NATIONALE Les compagnies suivantes ont contribué à la présentation d une soirée d’opéra Banque Nationale et Air Canada 9 septembre •ail Canada 13 septembre Gaa Métropolitain 18 septembre Ultramar Canada Inc.20 septembre Mise en scène: Barnard Uian Scénographie et costumes: Claude Girard Billets 14$ 1B.SOS 27,$0$ 19,$0$ 49.90$ tftRaco Canada Inc.24 septembre Charetta.Fortier, Hawey Touche Rott 27 septembre fuit Royal 29 septembre de vivre au bord de l’eau, sans voiture, de recréer une compagnie; pour moi, c’était un besoin.» L’escapade dure quatre ans.Un épisode, a ses yeux, idyllique, au cours duquel elle réalise Blue Lady (en 1983), solo qui sera présenté à Montréal, salle Maisonneuve, de mercredi à samedi prochain, et au Centre national des arts d’Ottawa, lundi le 22.Une pièce conçue à l’image d’une errance intérieure.Une descente au fond d’elle-même via cinq personnages féminins dont elle incarne tour a tour les joies et désespoirs.FJn tout, une heure et quart de dérive par-delà les apparences, dans un tête-à-tête introspectif fait de magie et de mystère, de tendresse et de candeur.Comme la vérité d’une vie qui s’exprime dans le chuchotement ému de ses émotions.Une pièce inspirée par Venise, affirme-t-elle, mais aussi, et surtout, par les dizaines de poèmes qu’elle rédige goulûment lorsqu’elle réussit à dérober quelques heures à son rôle de directrice de compagnie.Aujourd’hui, après plus de 15 ans d’exil (après Venise, elle se fixe de nouveau à Paris), Carolyn Carlson perçoit nettement l’émergence d’une nouvelle vitalité en Europe.« Des choses très intéressantes naissent ici actuellement, et je crois que ce ne sont plus les États-Unis qui donnent le ton.Il me semble plutôt que l’Allemagne et la France sont les deux pays qui “montent” à l’échelle mondiale.« Peut-être cela est-il dû à leur culture et à leur histoire, mais je trouve que les Européens prennent davantage de temps que les Américains pour réaliser une oeuvre.En Amérique, les gens sont spontanés.En Europe, la réflexion (sur le pourquoi des oeuvres) joue un rôle plus important; les chorégraphes ne cherchent pas qu’à assembler des combinaisons de pas différents.» Sa préférence ?« J’aime les choses qui savent m’émouvoir.» Voilà qui est tout dit ! Carolyn Carlson, une chorégraphe éprise de la beauté du mouvement.PARTITIONS CLASSIQUES’ Méthodes et Ëtudes 20% Remise professeurs et étudiants Lettre-Son MUSIQUE 5054 AVE DU PARC 495-9297 MUSICA L OPÉRA DE MONTRÉAL 29 SEPT.1986 Ensemble PRO MUSICA (Charles Dutoit) 20 0CT.I MUSICI de Montréal /Ensemble TUDOR (à l’église St-Andrew and St-Paul) 24 NOV.MUSICA ANTIOUA KÛLN (Cologne).(à l’église St-Andrew and St-Paul) 15 DÉC.LOUIS LORTIE, pianiste 19JAN.1987 MUSIC FROM MARLBORO 16 MARS MARTTI TALVELA, basse, (Cycle Winterreise de Schubert) 13 AVRIL CLAUOE HELFFER, pianiste II MAI AMERICAN STRING QUARTET/ HEINZ HOLLIGER, hautboïste HUIT CONCERTS Parterre, Corbeille A-B: 80 00$ Corbeille.C, D.E: 7000$ Balcon 55 00$ Étudiants: 30 00$ redevance PD A incluse ¦ Billets à l'unité: 12$, 10$, 8$.5$ (étudiants) Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842 2112 Frais de service Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 7 S Société PRO MUSICA |13hé17h) 845 0332 Montréal nia Stanley.(Québec) Cm mndi H3A1PI Le Devoir, samedi 13 septembre 1986 M C-9 LE DEVOIR CULTUREL La saison 86 du NYCO Quand New York se donne des airs français MAURICE TOURIGNY NKW YORK — L'opéra français.Quel est son avenir ?Quelle place lui revient sur les scènes internationales ?Qu'apporte-t-il au public de 1986 ?Voilà les questions qu’on se pose dans les milieux d’opéra, aussi bien en Europe qu’en Amérique.Alors qu’on redécouvre les opéré sérié de Mozart et que la tétralogie wagnérienne fait courir les foules, à une époque où la tragédie et les spectacles à grand déploiement remplissent les salles, les opinions sont partagées.Pour les uns, le répertoire français est désuet, de peu de poids, sans résonance pour l’auditeur d’aujourd’hui.D’autres, au contraire, y trouvent les antidotes idéaux à la violence de notre siècle : lyrisme, déli- catesse et sentimentalité.Répondant aux attentes de ces derniers, le New York City Opera profite de sa 42e année pour monter un festival d’opéras français comprenant six oeuvres jouées dans leur langue originale, en alternance avec le reste du répertoire.On propose aussi au spectateur une série de conférences, d’entrevues et de présentations sur le style français et sa tradition ; pour quelques dollars, dans une salle voisine du Lincoln Center, on peut entendre des chanteurs, des chefs d’orchestre et des critiques discuter et illustrer les opéras au programme et ce, tous les lundis soir.Massenet est à l’honneur : trois de ses 27 opéras apparaissent au calendrier.D'abord, Werther, dans une nouvelle production de Lotfi Man-souri, directeur de la Canadian Opera Company de Toronto.Jerry Hadley interprète l’amoureux tour- JIM JARMUSCH Suite de la page C-1 crois pas que c’étaient de grands écrivains, encore que j’ai énormément de respect pour Kerouac et Burroughs, mais je crois toutefois que c’étaient de grands explorateurs.» Contrairement aux personnages impatients, assoiffés d’action et vibrants de Kerouac, ceux de Jarmusch ne vibrent à rien.Ils sont dans l’inertie et l’inaction.Ils ont beau bouger, voyager, s’agiter, ils n’arrivent jamais à sortir d’eux-mêmes.C’est la première remarque que je lui lance.Il acquiesce sans surprise et sans chercher à se défendre.Assis sur une des deux chaises de la chambre d’hôtel nue, totalement présent et concentré, il enchaîne : « C’est vrai, mes personnages sont piégés par eux-mêmes.Je crois que tout dépend de la perspective que l’on a sur les choses.Tant qu’on ne change pas de perpective, tant qu’on ne change pas de l’intérieur, on passe comple- LES ENFANTS MAL AIMÉS ON BJ RETROUVE DANS VOTRE OUARTER! ET CHEZ VOUS.Québec ss tement à côté de la vie.Mais je ne veux pas en faire un message moralisateur.Mes films sont avant tout des comédies, noires certes, mais des comédies.» Ses films ne sont jamais improvisés; ils sont à la fois libres et maîtrisés.Rien n’est laissé au hasard.Il raffine et peaufine ses idées au fur et à mesure.Au premier jour de tournage, pourtant, tout s’arrête et le film trouve sa forme définitive.« J’aime ce qui est formellement précis et élégant.Cela ne veut pas dire que je n’aime pas les choses crues, sauvages et brouilllonnes.En fait, j’ai plus de respect pour les films crus et brouillons ; c’est normal, ils sont à l’opposé de moi.Mes films préférés sont ceux de Robert Frank, ou encore les premiers films de John Cassavetes, mais je sais que je suis loin d’eux et proche d’Antonioni.L’élégance, l’esthétisme me viennent naturellement, mais c’est le contraire qui m’inspire.» À 33 ans, Jim Jarmusch est incontestablement un jeune maître du cinéma contemporain.Il n’en a que vaguement conscience.« J'ai confiance en moi au niveau visuel, je sais que je suis capable de traduire ce que je sens par les images et les cadrages; c’est au niveau de la direction d’acteurs que je me sens moins sûr.C’est pour cela que je vais aller étudier dans une école de théâtre; je crois qu’on ne peut pas comprendre les acteurs tant qu’on n’est pas passé par la même expérience qu’eux.Je sais qu’il y a des réalisateurs qui se foutent éperdument de leurs acteurs.Pas moi.Il n’y a finalement qu’eux et leurs personnages qui m’intéressent.Je ne suis pas un cinéaste à effets spéciaux, ni à scénarios tarabiscotés; mes histoires sont idiotes.Ce sont les personnages qui me hantent et qui sont au coeur de mon travail.» A-t-il conscience de traduire exac- L’EXPO ZEROZOISTE UN SHO BOUILLANT DE TABLO par ZÉRO ZOO 1850, Shèrbrouc o.E3 Gui, 931-3149 jusqu’au 1er novembre Jeu.Ven.: 12h i 22h Mer.Sam.Dim.: 12h à I9h slvousPé^ T0psiç32 ëGOl)T£l COMFIIIEM «»&*l Le Groupe Genre présente du 17 au 28 septembre un texte d’AUGUST STRINDBERG traduit par BORIS VIAN mise en scène de H.Delfaut centaur i » h AN< ois I M< >N 1 Ml A| 4 A V11 H Qv ?n reservations 288 3161 menté; à la suite de son triomphe au Staatsoper de Vienne en 1982, le jeune ténor lyrique a vu sa carrière prendre un tour inattendu.Les maisons américaines se l’arrachent; ses débuts au Met.à Chicago, à San Francisco et à l’Opéra de Paris sont annoncés pour les deux prochaines années.Malgré la pénurie générale de ténors et les demandes pressantes de nombreux opéras, Hadley reste fidèle au NYCO où il chante depuis 1980; en septembre, il y jouera un autre héros goethien, Faust de Gounod tel que conçu par Frank Corsaro.Le deuxième Massenet à l’affiche est un opéra rarement entendu en Amérique : Don Quichotte.Dernier drame lyrique du compositeur, créé en 1910, Don Quichotte est monté par le Britannique John Copley et met er.vedette l’extraordinaire basse Samuel Ramey dans le rôle titre.Au pupitre, Mario Bernardi, qu’on tement l’esprit du temps ?Il ne s’est pas vraiment posé la question.Il fait des films qui lui ressemblent.Point.« Je suis cynique comme tous les gens de mon âge, je n’ai pas grand espoir quand je vois tout ce qui se passe.Je crois qu’il ne nous reste pas grand-chose sur terre, sinon les rapports humains.J’y crois, à ces rapports.C’est mon côté optimiste.C’est un optimisme teinté de tristesse et de cynisme, mais il est là quand même.Je prends les choses très au sérieux et, en même temps, je m’en fous.J’ai 33 ans, ma vie est à moitié finie mais je ne suis pas pressé, je ne veux pas qu’on me pousse à produire de façon infernale, je ne veux surtout pas qu’on me dise quoi faire.Je suis têtu, je ne ferai jamais le film d’un autre, je n’ai ni l’intérêt ni les dispositions pour le faire.La vie est trop courte pour la perdre à faire des conneries.» Et Hollywood ?Wim Wenders, un jeune prodige de sa trempe et un ami de longue date, a été tenté par la grosse machine américaine.En sera-t-il ainsi pour lui ?« Cela m’étonnerait, répond-il avec conviction.La différence entre Wim et moi, c’est que lui est européen et moi américain.Des cinéastes comme Wim ou Bertolucci n’ont pas la même vision de Hollywood que moi.Ils croient parfois que c’est le centre mondial du cinéma.Moi, je crois, au contraire, que c’est Paris.» Jim Jarmusch n’a rien de Y ugly American, rien non plus de l’Américain moyen.Et pourtant, il a grandi dans l’Ohio, tout près du campus de l’université Kent, sur fond de grondement de mitraillettes.Il a voulu joindre le rang des contestataires mais voilà, il n’avait pas l’âge légal.Il s’est nourri de la révolution culturelle des années 60 sans pouvoir y participer, observant à distance les choses du haut de ses 14 ans.Il attendait son heure.Elle vient de sonner.pourra à nouveau applaudir dans le troisième Massenet du festival, Cen-drillon, une production de Brian MacDonald d’abord vue à Ottawa en 1979.Qui dit opéra français dit Carmen; la bohémienne de Bizet revue par Frank Corsaro devient une loyaliste de la guerre civile espagnole de 1936.Cette Carmen étonnera le public encore une fois : en plus d’actualiser l'oeuvre, Corsaro peint la relation des protagonistes dans un éclairage qui en dérange plusieurs.Les Pêcheurs de perles de Bizet font aussi partie du festival avec le soprano Faith Esham en Leila.Outre ces six opéras, la saison d’été du N YCO, ouverte le 1er j uillet avec Candide de Leonard Bernstein, offre quelques titres favoris : Le Nozze di Figaro, Die Fledermaus avec le Canadien Theodore Berg en Von Eisenstein, La Bohême et Ma-dama Butterfly sous la baguette de Christopher Keene, qui a fait part de sa démission du poste de directeur musical du NYCO.Sergiu Comis-siona, chef d’origine roumaine, lui succédera le 1er janvier 1987.Du 26 août au 7 septembre, place à l’opérette avec The New Moon de Sigmund Romberg, un compositeur américain né en Hongrie, mieux connu pour The Student Prince et ses dizaines de mélodies populaires.Après cet intermède léger, on revient à l'opéra jusqu’à la fin de la saison, le 16 novembre.L’événement le plus attendu de la deuxième moitié de l’année : la création de X (The Life and Times of Malcolm X) du jeune Anthony Davis.Pianiste de jazz réputé, Davis combine, dans son premier opéra, jazz, musique symphonique et airs traditionnels noirs pour arriver à ce que des critiques ont appelé un « grand opéra américain » après une avant-première à Philadelphie l’automne dernier.Le livret raconte des épisodes de la vie de Malcolm X, le leader noir assassiné à Harlem en 1965.La reprise de L’Amour des trois oranges, de Prokofiev, dans des décors et costumes de Maurice Sendak et chantée en version originale française ne manque jamais de plaire aux petits et aux grands.Depuis ses débuts à Glyndebourne en 1982, cette production, signée Corsaro, joue à guichet ferme.Les gigantesques poupées animées et chantantes, la musique pleine de rebondissements et les éléments grotesques de la comédie du XVIIIe siècle de Carlo Gozzi amusent tous les publics.La saison d'automne comprendra aussi La Traviata, Norma dans une mise en scène très contestée d’An-dreî Serban et Mefistofele de Boîto avec la basse John Cheek.Le NYCO clôturera 1986 par une semaine de représentations du Candide de Bernstein qu’on a volé aux théâtres de Broadway pour l’admettre sur la scène de l’opéra.Le N YCO Récital unique Samedi le 22 septembre à 20h30 .une production Pierre Jobirî cD^çjP, • tritnciom 255 Ontario Est Rés.: 284-7126 (de 13h à 18h sauf le dimanche) lit ont plut qu'un* tlmplt touch» dt génlt comlqut.tn réalité, lit tont trèt trtt tmuttnlt Tofonlo »ttr 88/01/Il Si l'on arrivait .» mélanger, à parts égales.Red Skelton.Danny Kaye.Buster Keatôn.The Three Stooges.Laurel & Hardy et Charlie Chaplin, on obtiendrait a coup sûr les COtOMBAIONI» COLOMBAIONI IIS 2 ”STANI)-UI>” COMIQUES I ES PLUS DRÔLES DE I I I ROIM EES “CLOWNS" DE FELLINI MERCREDI 8 AU VENDREDI 10 OCTOBRE 20H00 SAMEDI 11 OCTOBRE 18H30 ET 21H30 Une production Specdici ckQj*^ Theàtre Maisonneuve Place dos Arts Photo Suun Cook/Martha Swop* Aaaodataa Michael Cousins (Nadir) et Stephen Dickson (Zurga) dans Les Pêcheurs de perles de Bizet.a d’ailleurs récemment endisqué l’intégrale de l'oeuvre inspirée du conte de Voltaire.La mise sur pied des 20 semaines de spectacles du NYCO n'a pas été chose facile, cette année.En plus des habituels tracas financiers auxquels doit faire face Beverly Sills, directrice de la maison, une catastrophe est venue menacer la survie du NYCO : en septembre dernier, un incendie criminel rasait les entrepôts de l’opéra, détruisant les décors et costumes de 74 spectacles.Bien sûr, les assurances compensent une partie des pertes par des sommes importantes mais tout de même insuffisantes pour reconstruire le répertoire perdu II a fallu faire appel aux mécènes, aux riches entreprises, négocier des gels de salaires avec les syndicats, composer une saison avec les productions épargnées (restées dans les remises du Lincoln Center).Tout cela pour préserver la vocation populaire du NYCO où il est encore possible de voir un opéra pour le prix d’une entrée au cinéma.Après des temps difficiles dans les années 70.l’accession de Beverly Sills à la direction ravive le NYCO.Un des moyens utilisés pour ramener le public : les sur-titres.Les opéras sont donc chantés dans leur langue originale et sur-titrés.L’usage du procédé de plus en plus répandu aux États-Unis provoque un autre débat parmi les administrateurs aussi bien que parmi les chanteurs et les metteurs en scène.Mais, au NYCO, les spectateurs ont raison ; dans un sondage récent, 96 % d’entre eux ont exprimé leur approbation des sur-titres.Opéra populaire au budget cinq fois plus petit que celui de son voisin le Met ($ 16 millions par rapport à $ 80 millions), le NYCO favorise les artistes américains; mais, depuis le début de son histoire, il a su recon-naîre le talent de beaucoup de Québécois : Fernand Martel, Richard Verreau, Joan Patenaude, Huguette Tourangeau, Louis Quilico, Joseph Rouleau, André Turp, Michèle Boucher, Louise Lebrun, Claude Corbell, Claudine Carlson.Orchestre Métropolitain SÉRIE CLASSIQUE Agnès Grossmann Directrice artistique AGNÈS GROSSMANN Chef d’orchestre LOUIS LORTIE Pianiste WAGNER: Ouv.«Maître-chanteur-BEETHOVEN: 3' Concerto DVORAK 8' Symphonie Abonnement: 282-9565 — 282-9576 Cfb Théâtre Maisonneuve 11842 2112 Place des Arts , y » 1111 théâtre auteur-acteur/Normand Daoust - coordinaîion/Francine Noël decor-éclalraqe/Michei Demers - coslumes/Suranne Herel • bande sonnre/Carnl Clément DÈS le 18 Septembre, mardi au samedi/20H30 dimanche/15H0Û Réservations/523-1211.1297 rue Papineau.Montréal C-10 ¦ Le Devoir, samedi 13 septembre 1986 LE DEVOIR CULTUREL HUMEURS NATHALIE PETROWSKI Les séquestrés de DEPUIS QU K je suis rentrée de vacances, je ne sors plus.Ma lélé me l’interdit.Ma télé me séquestre.Je ne sais pas exactement comment c’est arrivé.Je peux seulement vous dire que je suis revenue en ville, en forme et pleine d’entrain, prête à renouer avec le monde urbain et à plonger dans la mer agitée des mondanités.Ma télé m'attendait, tapie dans un coin sombre de l’appartement.Klle a commencé par me bouder.Je l’avais abandonnée depuis trois mois.Klle ne le prenait pas.Son foyer éteint avait failli crever de froid et ses lampes couvertes de poussière menaçaient de faire la grève si on ne les activait pas.Me foudroyant de regards assas- sins striés d’éclairs fulgurants, ma télé s’est mise à décliner la longue liste de trahisons que je lui avais fait subir cet été.Cela sentait la crise de jalousie.Non seulement l’avais-je abandonnée à son triste sort, mais j'avais osé — comble de la perfidie — la tromper avec de vieux ringards qui n’ont rien de mieux à faire dans la vie que de noircir des pages blanches en se faisant passer pour des auteurs avec un grand « A ».Tout ce que ma télé connaît, ce sont des petits auteurs-scrip-teurs-esclaves qui grenouillent, scribouillent et blanchissent de liquid paper les textes de leurs téléromans.Ma télé n’aime pas les auteurs et encore moins les écrivains.Klle dit qu’ils ne servent à rien.Klle prétend que, de toute façon, plus personne ne sait lire.Je n’ai pas voulu la contredire ni la décevoir, mais entre nous, la meilleure émission de télévision ne pourra jamais rivaliser avec le plaisir brûlant d’un livre que l’on tient entre ses mains, tout contre soi et qui fait voyager dans le temps et l’espace sans pause publicitaire.Mais le moment n’était pas indiqué pour lancer le débat.J’ai encaissé sans rien dire.Après mes lectures décrétées débiles, ma télé s’est mise à me reprocher mon flirt avec le cinéma.« Pauvre tarée, m’a-t-elle lancé, d’un air méprisant, tu ne sais même pas que le cinéma est mort, qu’il n’y a plus personne dans les salles, sinon des rongeurs édentés qui se nourrissent de pop-corn et de coke renversé.» J’ai bondi, prête à lui réciter l’évangile selon Jean-Luc Godard, et puis, à quoi bon, ma télé est une inculte, une tiers-mondiste de la culture.Klle croit que Jean-Guy Leboeuf est le grand sauveur de l’humanité.Inutile de se battre avec une plus petite que soi.Je crois bien que c’est à ce moment-là que j’ai commencé à la prendre en pitié.J’ai même éprouvé une sorte de compassion pour cette pauvre petite boîte noire, aussi négligée qu’un cactus, et qui continuait à survivre et à sévir malgré tout.Ce fut le début de ma déchéance.Après quoi j’essayai, d’abord faiblement, de lui donner raison comme une épouse coupable qui ferme les yeux au lit et fait semblant de trouver son vieux mari sexy.Je me suis prise au jeu.J’ai même réussi à me convaincre, par je ne sais quel perversion de mon imagination, que ma télé était branchée sur l’esprit du temps, qu’elle était le plus puissant agent de changement de l’âge nucléaire.Ma télé, pour qui la démagogie est une seconde nature, a immédiatement changé d’attitude.Klle s'est radoucie, elle m’a fait le coup du charme.Klle m’a installée confortablement sur le divan, m’a servi un verre et a remplacé mes talons hauts par des pantoufles en la télé Phentex.Elle a allumé ses grands feux et déversé sur moi ses quatre saisons d’images en techni-horreur.J’ai regardé, fascinée, médusée, l’oeil hypnotisé par les petits points qui sautaient comme des puces sur l’écran.J’ai regardé le monde foncer en trombe a travers mon salon, en me demandant si l’attentat contre Pinochet était une nouvelle réclame pour Budweiser.D’abord excitée par le feu d’artifice, je me suis lentement sentie défaillir, mes paupières sont devenues lourdes, l’énergie du début est devenue fatigue et abrutissement.J’ai voulu me lever, mais peine perdue, ma télé m’avait, à mon insu, ligotée avec le fil du câblosélecteur.Trop tard.Inutile de résister à un mouvement plus fort que soi.Comprenant que je ne pourrais plus jamais sortir, j’ai obtenu de ma télé la permission de faire quelques coups de téléphone.Je croyais devoir converser avec les répondeurs automatiques de la ville.Mais non.Toute la ville était séquestrée dans son salon et voguait joyeusement à la barre du Gerrold.Il y en a même qui m’ont avoué faire quelques brèves escapades à l’extérieur en se faisant remplacer au pied levé par leur magnétoscope.Certains ont établi un horaire précis avec leur machine.Ils partagent désormais leur temps entre les émissions qu’ils voient au moment où elles sont diffusées et les émissions qu’ils enregistrent et regardent aux environs de quatre heures du matin.Il y en a qui interrompent des soupers d’amis, abrègent le séjour au bistro, annulent des rendez-vous galants pour ne pas manquer un quart de seconde d’émission.Je n'ai malheureusement pas pu leur parler longtemps.Ma télé, tou-jours aussi exclusive, a mis fin abruptement à la conversation.Elle ne perd rien pour attendre, celle-là.À la première occasion, je lui dis ses quatre vérités, noir sur blanc.À la deuxième, je demande le divorce pour babillage, radotage et abus de pouvoir.À la troisième, je passe aux actes.Je la branche sur le four micro-ondes et je la fais fondre.Dufresne, l’électrochoc PAUL CAUCHON Top Secret de et avec Diane Dufresne; organisation dramatique : René-Richard Cyr; direction musicale Marty Simon et ses musiciens; costumes : Michel Robidas; décors : Pierre Major; régie et éclairage : Alain Lortie; son ; Michel Léveillé; coiffure : Pierre Lafontaine; collaboration : Mouffe.Au TNM jusqu'au 27 septembre.COMME TOUJOURS chez Dufresne, le spectacle commence dans le hall.Espions d’un soir, Japonais de pacotille, détectives de bande dessinée, un public parade dans des costumes rassemblés à l’aide de guenilles ou de visites chez Ponton.Comme une troupe de saltimbanques rassemblée pour fêter sa reine, grande prêtresse des désirs inassouvis et des délires d’un soir qui font oublier le quotidien.Comment parler de Top Secret ?C’est un électrochoc, un voyage en montagnes russes, un délire total et contrôlé qui, sans contredit, est un des meilleurs spectacles jamais présentés par Dufresne.Un spectacle qui plaira avant tout à ses vrais fans (si vous n’appréciez pas vraiment le personnage, vous risquez de sortir à l’entracte en courant — j’en connais à qui c’est arrivé).Jamais elle n’a été si proche de son public.Certaines personnes comprennent mal ce besoin qu’elle a de toujours parler de ce public qui serait sa seule raison de vivre.Il faut la voir au TNM pour comprendre ce que ça implique.Ce public, elle le provoque, l’appelle, lui parle comme à un amant, le gronde s’il n’applaudit pas assez; elle descend dans l’allée pour le toucher, lui chanter littéralement dans le creux de l’oreille, se nourissant de ses réactions, lui re- donnant amour, désir et agressivité comme en vagues d’énergie pure.Jamais je irai vu Dufresne aussi dégagée, parodique et drôle.Oui, drôle.Dans La Vie en rose elle imite Rina Ketty en racontant l’époque des concours de sa jeunesse où l’on s’extasiait de sa polyvalence.Dans Blitz, elle arpente la scène en mimant cris d’oiseaux et d’animaux, ricanant dans une sorte de délire indescriptible.On a l’impression que seule une bombe atomique tombée sur Montréal aurait pu l’arrêter.C’est un spectacle qu’elle a scéna-risé, un spectacle réglé au quart de tour, aux éclairages dramatiques et à la sonorisation parfaite, avec des comédiens qui montent sur scène et des musiciens cachés dans la fosse d’orchestre.Une véritable machine de guerre au service du mystère et du spectacle, au sens premier du terme (le spectacle étant « un événement qui doit susciter des réactions », dixit Le Petit Robert ! ) Elle arbore des costumes magnifiques et invraisemblables, telle cette robe vaguement « madame Pompadour » qui doit bien faire cinq MICHEL LAGACÈ jusqu’au 5 octobre 1986 13 •- v_' (V)
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