Le devoir, 25 octobre 1986, Cahier C
LE DEVOIR CULTUREL Montréal, samedi 25 octobre 1986 VOS HOTES GUY ET DODO ijre»\ Dîners i JARDINS j Table d'hôte d affaires V ÎMUS J midi et soir Cuisine Bourgeoise^^^/semce personnalisé 4024 STE-CATHERINE OUEST P 1-» Métro Atwater Réservations 935-3277 - Les Prix du Québec 1986 JACQUES BRAULT BETTY GOODWIN ?Leçons de solitude JEAN ROYER JACQUES BRAULT nout donne, depuis trente ans, des « leçons de solitude ».Son oeuvre de poète et de philosophe s’élabore à partir du silence et de la contemplation, sur les chemins de la connaissance et de la réflexion.Elle est celle d’un « penseur pensif ».Elle est celle d’un poète « gagnant l’admirable, la saveur de chaque instant (petite éternité), contre l’en dessous, l’horreur du temps qui nous tue ».Le prix David 1986, la plus haute distinction littéraire du Québec, couronne aussi une oeuvre qui prend sa source dans la fraternité, chantée dans un premier livre de poésie ( Mémoire, 1965), qui a influencé la génération de Parti pris dans les années 1960, qui a participé ensuite aux efforts de la revue Liberté et qui s'est associée à l’émancipation du Québec.Aujourd'hui, Jacques Brault a appris à côtoyer le silence (« Et le silence, le silence comme vertige de la parole »), il s’est retiré loin de tous les bruits de foule.Il chemine, solitaire, à travers des livres, édités au Noroît, qui s’écrivent à distance de nous, dans une intimité aux prises avec les questions de l’amour et de la création.Dans ces récents li- vres ( 7Yois fois passera, 1981 et Moments fragiles, 1984), le poète affronte la solitude millénaire et contemporaine de l’homme, contemplant le monde en compagnie d’autres poètes tels Komachi (9e siècle japonais) et Sylvia Plath.D’ailleurs, Jacques Brault a toujours cheminé en compagnie des poètes.Quel éditeur remettra sur le marché son merveilleux recueil d’essais, Chemin faisant (La Presse, 1975), où Brault nous présentait ses poètes les plus chers : Gaston Miron, Nelligan, Baudelaire, Saint-Denys-Garneau, René Char, Alain Grandbois, Henri Michaux et Juan Garcia ?Car voici un des plus beaux livres sur la poésie.N’oublions pas, non plus, que Brault a dirigé l’édition critique de Saint-Denys-Garneau avec Benoît Lacroix et qu’il a présenté l’oeuvre d’Alain Grandbois dans la collection « Poètes d’aujourd’hui » de Pierre Seghers (1968).Né en 1933 à Montréal, Brault travaille d’abord comme manoeuvre pour payer ses études, puis devient professeur de philosophie et de littérature à l’Université de Montréal.« Dans mon enfance, il n’y avait qu’un livre : l’Almanach du peuple», a-t-il écrit.Cette enfance, nous en retrouvons la mémoire dans son premier livre de poésie, où le lyrisme de Brault, hérité de Grandbois et peut-être d’un poème inédit de Gaston Miron (« Rue Saint-Denis»), ajoute son chant de tendresse à la véhémence de Miron et à la colère de Cham-berland, dans les années 1960.Jacques Brault sait bien « qu’être poète ne fait pas partie de l’état civil », mais il a choisi la poésie «.faite homme parmi les hommes ».Ses premiers recueils, qui seront bientôt regroupés au Noroît, explorent le quotidien difficile, affirment la dépossession du corps in-vividuel et social et cultivent la mélancolie, comme l’a fait remarquer un jour Philippe Haeck.Son univers poétique, Jacques Brault l’a bien défini dans cet autre livre contre la mort, Trois fois passera : « Je me sens bien dans nos lieux communs.C’est au fond du quotidien que gît le merveilleux.Il y en a qui se consacrent aux grandes choses — et je les admire ; il y en a qui s’accordent avec les petites choses — et je les aime.L’errance de l’eau, la rue où le temps mène sa flânerie, le clochard caché en chacun, la patience illuminée d’un mur, voilà des fils conducteurs et que je touche de la main.Pour aller ou ?» À cette dernière question, il avait déjà répondu : « Le chemin de l’écriture ne s’achève nulle part.» Suite à la page C-7 Jacques Brault, prix Athanase-David 1986.Photo Marc Lajole/mlnistère ides Communications COLETTE BOKY ?Une situation CAROL BERGERON toujours déplorable Photo Bornant Valléa/mlnlatOro dot Communlcoll Colette Boky, prix Denise-Pelletier 1986.UAND ON vous accorde // 1 lun prix, on l’accepte.Le ' ' prix Denise-Pelletier est pour moi un honneur, en même temps que la reconnaissance de ma carrière musicale.J’en suis donc très heureuse.» Rencontrée au sor-.tir d’une répétition, Colette Boky n’avait cependant pas que des mer-cis à l’égard du gouvernement québécois qui lui accorde cette insigne distinction.« Je l’accepte, mais cela ne m’empêche pas d’avoir d'énormes réserves.Je ne peux pas fermer les yeux sur la situation déplorable qui prévaut actuellement dans le domaine des arts au Québec.» Colette Boky estime que les coupures radicales que l’administra-tion Bourassa fait et s’apprête à faire subir aux arts « nous font régresser de 40 ans ».Il faudrait imaginer des politiques culturelles plus généreuses et mieux adaptées aux besoins de notre société, car « que voulez-vous qu’on espère, quand on coupe partout ?11 est question de fermer les écoles de théâtre et de sabrer dans les bourses aux étudiants : c’est affolant et très insécurisant pour les artistes».« Ici, comme en Europe, ajoute la cantatrice, les arts ont besoin du soutien de l’Etat.Nous ne pouvons pas, comme aux États-Unis, comp- Sulte à la page C-7 MM ?L’après-bataille profondes lui disent que l’oeil voyeur de la caméra doit abolir la distance et établir une complicité avec son sujet.Progressivement, il délaissa ’.e télé-objectif pour le grand angulaire.Il s’approche des gens, les apprivoise, les met en confiance, les laisse se livrer à la caméra.Michel Brault sera le premier cinéaste-technicien-auteur d’ici à développer une réelle politique de l’imagemais aussi de l’éclairage, de l’angle et du cadrage, politique qui contribue à libérer l’image et à l’affranchir de l’académisme qui la brime, de la tradition littéraire qui la retient et du colonialisme culturel qui l’éloigne de son identité propre.Avec Brault, l’image cinématographique québécoise trouve non seulement une identité, elle retrouve la liberté d’esprit et, surtout, elle découvre l’indépendance.Mais cela ne suffit pas.L’homme est impatient de voir les choses changer, socialement et politiquement.En 1969, il fonde le Syndicat national du cinéma pour court-cir-cuiter les tentatives des syndicats américains qui cherchent à s’implanter au Québec.Pendant dix ans, il sera un farouche militant du nationalisme.Il partira, seul sur la route, avec sa caméra et son magnéto, répandre la bonne nouvelle et évangéliser le Québec au complet.Cela ne l’empêchera pas de continuer à faire des films en tant que directeur-photo, puis en tant que metteur en scène ( Les Enfants du silence, Entre la mer et l'eau douce, La Fleur de l’âge, L’Éloge du chiac).Les Ordres, tourné en 1974, lui vaut le prix de la mise en scène au Festival de Cannes.Après Cannes, après l’élection du Parti québécois, Brault quitte la mise en scène pour la production d’une série de 27 films sur la musique traditionnelle, intitulée Le Son des Français d'Amérique et co-réalisée avec André Gladu.Depuis quelque temps, pourtant.GILLES DAIGNEAULT ON SAIT que Borduas aimait passionnément le présent dont il déplorait, dans Refus global, « l’assassinat massif.à coup redoublé du passé ».Or tout se passe comme si le jury du dixième grand prix du Québec en arts visuels avait voulu faire plaisir à son artiste éponyme.Depuis 1977, en effet, le prix Paul-Émile-Borduas a couronné des créateurs qui ont marqué, à des titres divers, l’histoire de l’art québécois, et il pourra sûrement le faire pendant de nombreuses années encore.Mais, avec Betty Goodwin, il s'intéresse davantage a l’actualité et à l’intensité qu’a la longévité et à l'historicité de l’oeuvre.Et je crois que, pour une fois, il ne se trouvera personne pour s’en plaindre.D’autant que la lauréate de 1986 ne travaille pas depuis moins longtemps que la plupart de ses prédécesseurs.Simplement, elle a toujours été démesurément exigeante, et elle « tâtonnera » pendant 25 ans avant de produire ses premières vraies images, la fameuse série des « Vestes », imprimées à l’eau-forte, qui lui vaudra tout de suite une reconnaissance internationale dans les milieux de la gravure.C'était au début des années 1970, et Betty Suite à la page C-7 MICHEL BRAULT NATHALIE PETROWSKI SOUS LE PONT Jacques-Cartier, dans un vaste entrepôt aménagé en bureaux, il y a cette phrase épinglée au mur : « Malheur à ceux qui tournent sans apporter une vision du monde, sans une notion personnelle sur leur métier, sans être motivés par une violente émotion.» La phrase est du cinéaste Bernardo Bertolucci.Elle trône sur le grand mur latéral des quartiers généraux de Nanouk Films, la compagnie de production de Michel Brault, 58 ans, prix Albert-Tessier 1986, la plus haute distinction dans le domaine du cinéma accordée par le gouvernement du Québec.Michel Brault ne refuse pas le prix même s’il lui est accordé par un gouvernement qu’il ne tient pas dans son estime.Son dernier long métrage de fiction, Les Ordres, a d’ailleurs été réalisé sous et contre le premier ministre en place.« Pourquoi le refuserais-je, demande-t-il : je n’ai aucune raison, d’autant plus que je considère que c’est le peuple du Québec qui m'accorde le prix et non un gouvernement.» C’est peut-être une des rares fois dans sa vie que Michel Brault accepte et acquiesce sans protester, sans remettre en cause, sans questionner, bref, sans cette émotion violente qui, en 1949, le pousse à abandonner la préparation du baccalauréat et à renoncer au mot en faveur de l’image.Renoncer n’est d’ailleurs pas le verbe indiqué pour Michel Brault.Aujourd’hui encore, sous le coup d’un désarroi post-référendaire, il affirme qu’il ne renonce jamais à rien : ni a l’indépendance, ni à la langue française, ni au rôle de scénariste et de metteur en scène qu’il a pratiqué de façon sporadique et seulement quand la situation — historique, politique, sociale — le commandait.Michel Brault ne renonce pas.Il se bat, se bute, perpétuellement en rupture de ban avec les institutions, les systèmes et les traditions qui l’enferment et le limitent.Entre 1953 et 1954, fraîchement émoulu d’un stage à l’ONF, il s’intéresse à la lumière et à l’éclairage.Ses observations l’amènent à exploiter la lumière naturelle au détriment de la lumière artificielle qui, comme son nom l’indique, est.artifi cielle, donc éloignée, aliénée de la réalité.C’est à cette époque aussi qu’il commence à s’intéresser au grand angulaire.Ses convictions Photo Marc Lajole/mlnlatèro des Communications Betty Goodwin, prix Paul-Émile-Borduas 1986.?Place à la magie! Michel Brault, prix Albert-Tessier 1986.LAISSEZ-MOI DEVENIR par le Dr Gilles Racicot, pédiatre Une plongée bouleversante et révolutionnaire sur la relation mère-père-enfant.Parents et éducateurs, à lire absolument! .- COLLECTION RARC0UHS dirige* pu Jowiit Sunk* Stankç 4 C-2 H Le Devoir, samedi 25 octobre 1986 LE DEVOIR CULTUREL LA VIE LITTERAIRE JEAN ROYER Changements à l’Uneq — L’Union des écrivains québécois a procédé à des changements dans son organigramme.Les deux secrétaires généraux se voient confier de nouvelles tâches.Michel Gay devient directeur général et Jean-Yves Collette, chef des communications.D’autre part, Ginette Major est nommée assistante à l'administration auprès de M.Gay.Les deux ex-secrétaires généraux sont aussi co-directeurs de la revue nbj.Pour remplir pleinement, et sans conflit d’intérêts, son poste de directeur général, Michel Gay a choisi de démissionner du conseil d’administration de la nbj.Son départ sera effectif dans quelques semaines.?Visiteurs — Plusieurs écrivains et professeurs étrangers intéressés à la littérature québécoise étaient de passage à Montréal ces jours-ci.Lefte Rufte, de Norvège, qui enseigne le roman québécois à l’Université de Bergen, est venu rencontrer des écrivains de Montréal et de Québec.De même, Mme Wang, qui enseigne la littérature québécoise à Pékin, a fait la connaissance de quel- ques poètes et romanciers.Mme Wang avait fait un premier séjour à l’Université Laval, il y a huit ans.Elle espère publier en Chine une anthologie de la poésie québécoise.Enfin, plusieurs étrangers ont participé, la semaine dernière, au congrès international de la traduction littéraire, qui avait lieu à Montréal.Les traducteurs accueillaient quelques écrivains québécois, dont Monique LaRue, Alice Parizeau, Roger Des Roches, Daniel Sernine, Marco Micone et Jacques Godbout.?Le choix du libraire — Le choix du libraire pour le mois de novembre 1986 s’est porté sur le récent livre d’Antonine Maillet, Le Huitième Jour, publié aux éditions Leméac.?Prix de l’Institut d’histoire — L’Institut d’histoire de l’Amérique française a décerné ses quatre prix annuels.Le prix Lionel-Groulx, offert par la Fondation Lionel-Groulx pour le meilleur ouvrage scientifique consacré à un aspect de l’histoire de l’Amérique française, a été attribué à Denys Delâge pour Le Pays renversé — Amérindiens et Européens en Amérique du Nord-Est, 1660-1664, publié au Boréal-Express.Le prix Guy-Frégault pour le meilleur article paru dans la Revue d’histoire de l’Amérique française, a été décerné à Laurier Turgeon pour son article « Redécouvrir notre 16e siècle : les pêches à Terre-Neuve d’après les archives notariales de Bordeaux ».Le prix Michel-Brunet a été attribué à l’ouvrage de Pierre-E.Audet, Les Officiers de justice, des origines de la colonie jusqu’à nos jours, publié chez Wilson et Lafleur.Enfin, le prix Maxime-Raymond, créé par la Fondation Lionel-Groulx pour couronner la meilleure biographie pendant une période de trois ans et attribué pour la première fois cette année, est allé à Hélène Pelle-tier-Baillargeon pour sa biographie de Marie Gérin-Lajoie, publiée chez Boréal.?Conférencier — Hubert Reeves sera présent au Québec du 30 octobre au 15 novembre pour présenter son nouveau livre, L’Heure de s’enivrer.L’Univers a-t-il un sens ?, paru au Seuil.L’écrivain et astrophysicien prononcera une série de conférences à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal du 10 au 13 novembre.Dans son dernier livre, l’auteur se demande si l’intelligence est un cadeau empoisonné pour l’homme qui s’en sert pour se fabriquer des armes de destruction depuis des millénaires.« Le sens de la vie ne serait-il que de nous replon- ger dans le néant ?La catastrophe n’est pas inévitable.Le sort du sens est entre nos mains », s’inquiète le directeur de recherches au CNRS et au Centre d’études nucléaires de Sa- clay- ?* Poésie — Les lectures de la galerie SKOL (3981, boulevard Saint-Laurent, espace 222) présentent, demain à 13 h, Michel van Schendel, qui publie aux éditions de l’Hexagone L’Extrême Livre des voyages.Le Festival de poésie de l’Association des travailleurs et travailleuses des arts et de la culture du Québec se poursuit jusqu’à demain à la galerie Espace global (4468, rue de Brébeuf ).Cet après-midi à 17 h, c’est le récital de Denise Boucher.Demain, c’est au tour de Gilbert Langevin.A Place aux poètes, mercredi à 21 h, Janou Saint-Denis reçoit Valérie Dubreuil, accompagnée de Benoît Duberger aux sons électroniques.Le récital a lieu à La Chaconne, rue Ontario.?* ?Les ondes littéraires — Au réseau Quatre Saisons, l’émission Claude, Albert et les autres a pour thème « Une histoire sans bon sens, ou les illusions perdues ».Si l’animateur Claude Jasmin les laisse parler, nous entendrons les auteurs François Benoît (Acceptation globale, Boréal), Pierre Gravel ( La Fin de l’histoire, l’Hexagone), Andrée Dahan (Le Printemps peut attendre.Quinze) et Jacques Godbout ( Une histoire américaine, Seuil).L’ÉCRIVAIN ET L’ESPACE LES ESSAIS JEAN CHAPDELAINE GAGNON ?L’Écrivain et l’espace.Communications de la douzième Rencontre québécoise internationale des écrivains, tenue à Québec du 27 avril au 1er mai 1984, L'Hexagone, 1985, 187 pages.lOUT EST espace pour l’écrivain.Image par excel- « T V -l-li - lence de ce qui a été découvert, rappel de ce qui reste à découvrir, de ce qui, peut-être, demande à être trouvé, l’espace est territoire, domaine, étendue, liberté, texte.Il est là où se meuvent les corps, là où l’esprit circule.Cet espace que tout être humain identifie en lui-même n’est-il pas en définitive la grande ouverture sur le monde dont l’écrit, espace lui-même, peut témoigner ?» (p.7.) Plus de quinze auteurs, québécois et étrangers, avaient été invités à commenter cette proposition dans le LIVRES RECENT ET ANCIENS Achat et vente la plus grande librairie ISte Catherine E.Estuaire Le poème en revue VOUS ÊTES CORDIALEMENT INVITÉ à fêter NOS 10 ANS d’existence A cette occasion, nous vous ferons CADEAU d'un RÉCITA / de 10 ANS DE POÉSIE, avec, par ordre d’entrée sur scène; Gilles HÉNAULT Nicole B ROSSA RD Madeleine GAGNON François CHARRON Yolande V1LLEMAIRE France THÉORET Jean-Paul DAOUST Mario CHOLETTE PaulCHAMBERLAND Jean ROYER Pierre NEPVEU Claude BEAUSOLEIL Denise DESAUTELS Louky BERSIANIK Hélène DORION Gérald GAUDET À ce premier cadeau, nous ajoutons quelques verres de vin et UN RABAIS EXTRAORDINAIRE SUR NOS ABONNEMENTS.Où?À LA GALERIE SKOL 3981 St-I,aurent Suite 222, Montréal Tél.: 842-4021 Quand?Dimanche, 2 novembre 1986 à 14h BIENVENUE cadre de la douzième Rencontre québécoise internationale des écrivains.Il en a résulté ce deuxième compterendu, publié aux éditions de l’Hexagone, d’une manifestation qui gagne chaque année en popularité.L’ouvrage devrait intéresser tout lecteur passionné de littérature.L’étudiant et le professeur y trouveront, de plus, un bon outil pédagogique.On avait confié à Pierre Perrault la difficile tâche de prononcer l’allocution inaugurale.Dans un texte intitulé « L’alidade » — instrument de mesure en géodésie, en topographie et en astronomie — Perrault oppose deux conceptions de l’espace et du voyage, privilégiant la dernière : celle de Colomb qui, « ayant navigué l’imaginaire [.] a vécu la fiction » (p.16), à celle de Cartier qui aura inventé le réel, aura lu la vie plutôt que les seuls livres.Mais comment, demande Perrault, « écrire ce qui n’a pas été écrit ?Comment naviguer des eaux qui n’ont jamais été navi-guées ?J’avais lu tous les livres.Il me restait à lire les hommes, les paysages, les montagnes (.]» (p.27).Véritable invitation au voyage dans ce pays qui est le nôtre et qui reste entier à écrire.« L’ali- dade » est du meilleur Perrault, malgré ses tics que font oublier ses nombreux bonheurs d’expression.Dans un texte en apparence léger, où fuse un humour trop rare dans le recueil, le Roumain Virgil Tanase remarque que l’homme — à commencer par le militaire — n’a découvert l’espace et la distance que pour aussitôt tenter de les abolir.À cette tâche se sera également attelé l’écrivain dont c’est « le propos de l’oeuvre de construire un espace pour aussitôt le détruire, de se donner des règles pour aussitôt les déjouer, de mener le lecteur en l’abusant et de l’embarquer dans un langage pour bientôt l’abandonner seul sur un rivage inconnu.» (p.80).De son côté, Louis Caron propose une communication où son talent de conteur trouve à s’exprimer librement.« Je vais vous raconter une histoire » (p.111), écrit-il d’emblée.Caron se permet même de critiquer poliment ses pairs : « Nous nous sommes interrogés depuis trois jours, souvent en termes abstraits, sur la vérité du dedans et sur celle du dehors » (p.114).Après lecture de l’ouvrage, cette observation apparaît justifiée, Certains textes souffrent parfois d’inflation verbale et de « théoricisme », mal que décèle d’ailleurs, surtout chez les Européens, la Suissesse Edith Habersaat, qui le déplore, même si elle n’en est pas totalement préservée.On goûtera, toutefois, la prose alerte de Madeleine Ouellette-Mi-chalska, qui reproche à l’Amérique de ne pas savoir reconnaître l’Autre pour ce qu’il est, de se contenter d’un regard de tourisme : « L’espace est perspective, forme extérieure, si je le garde à distance.Dès que je vais à lui et qu’il vient à moi, s’abolit la frontière intériorité/extériorité et commence l’infinie création du déplacement et de l’accueil » (p.54).Parmi les autres écrivains invités à prendre la parole, mentionnons l’Américain Herbert Gold, les Québécois Monique LaRue, Camille Laverdière, Madeleine Gagnon et Claudette Charbonneau-Tissot ainsi que la Belge Irina Goeree et la Française Jeanne Hyvrard.On lira aussi le texte de Jean Rousselot, d’une écriture laborieuse, et celui, trop bref, de Rachid Boudjeda.Mais, surtout, on se régalera de ceux du Mexicain Roberto Vallarino, véritable éloge de la liberté des créateurs invités à l’espace de la dissidence — « seul espace définitif » LE SOUFFLE OU IL VEUT QUINZE ANS D’ÉDITION DE POÉSIE EXPOSITION: DERNIÈRE SEMAINE ______j LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND ROMANS DE LA RENTRÉE Jean-Denis Bredin, L'Absence, Gallimard, 160 pages.Un homme part pour Venise avec sa mère mourante.Ils vont vivre, en dix jours, une relation déchirante.La mère meurt, puis l'homme disparaît.Un roman touchant de simplicité, de tendresse, qui reste fiché dans le coeur, comme disait l'académicien Bertrand Poirot-Delpech.Bernard Sichère, La Gloire du traître, Denoël, colt.» L’infini », 262 pages.Une autobiographie ?Allons donc.Comme dans son premier roman, Je, William Beckford, Bernard Sichère use du pronom personnel « je » pour nous faire croire à des confessions.Et cela fonctionne à merveille ! Les propos de Jonathan Blake, espion, traître, érudit, esthète, nous rendent sympathique et attachant ce personnage trouble.À la fin du roman, on n'ose plus le juger.On aura reconnu, derrière le prête-nom de Jonathan Blake, le grand aristocrate britannique et agent double Anthony Blunt.Éric Neuhoff, Des gens Impossibles, La Table ronde, 189 pages.Neu-hoff brosse le portrait impertinent et sans aucune complaisance des paumés parisiens bebg.Polémiste hors pair, comme nous l'avions vu dans Nos amies, les lettres, il slattaque, cette fois-ci, aux habitudes de ces bonnes gens.A son habitude, Éric Neuhoff utilise des formules percutantes et hilarantes.Philippe Labro, L'Étudiant étranger, Gallimard, 296 pages.Le grand reporter, cinéaste, directeur de RTL, raconte, dans ce livre, ses folles années d'apprentissage dans un collège américain.Ce chantre de l’« american way of life » nous montre, à travers son cas particulier, comment se forme l'esprit d'un peuple.Nicolas Bréhal, L'Enfant au souffle coupé, Mercure de France, 205 pages.Toujours en compétition pour les prix Fémina et Goncourt, L’Enfant au souffle coupé raconte les rêves d'un enfant asthmatique qui vit, en pleine occupation; avec trois femmes, veuves de trois frères juifs.Daniel, né de la jnort, provoquera finalement la mort.Marcelin Pleynet, Prise d'otage, Denoël, coll.« L'Infini », 239 pages.Violence, sexualité, énigme, alcool, hallucinations, obsessions, oubli, jouissance, etc.Tout ça dans un même roman .C’est le lecteur que Marcelin Pleynet prend en otage .François Cavanna, Les Fosses Carolines, Belfond, 367 pages.Roman d’aventure ?Roman d'amour ?Roman historique ?Cavanna retrace, à gros traits et sans ménagement, les temps héroïques où se fit l'Europe des bâtards.Fernando Arrabal, La Vierge rouge.Acropole, 258 pages.Cet homme de théâtre espagnol, peintre, cinéaste, spécialiste des échecs, se lance maintenant dans le roman.L'histoire abracadabrante d'une petite fille issue des sciences nouvelles, petite génie de la génétique, mais qui demeure sans père.% m LA TABLE RONDE (p.147) — et de l’Islandais Sigurdur A.Magnusson : « Goûter au fruit défendu de l’arbre de la connaissance, atteindre les recoins les plus profonds et les plus impénétrables de l’existence : ce vieux rêve est, depuis des temps immémoriaux, l’élément moteur de toute création littéraire, et le sera sans doute jusqu’à la fin des temps; car l’espace à découvrir est illimité et inépuisable » (p.154).Les lecteurs se réjouiront d’apprendre qu’à compter de cet automne, alors que paraîtront à l’Hexagone les actes du colloque de 1986, sous le titre La Tentation autobiographique, ils n’auront plus à at- tendre un an pour prendre connaissance des communications présentées lors des rencontres québécoises internationales des écrivains.On a, en effet, décidé de ne pas tirer un livre du colloque de 1985 tenu sous le thème de l’humour.Signalons, enfin, que la prochaine rencontre se tiendra à Montréal, du 24 au 28 avril 1987, sous le titre « Écrire l’amour II ».Pour marquer le 15e anniversaire de cette manifestation, les organisateurs ont, en effet, décidé de reprendre le thème de 1983 que seront appelés à développer des écrivains conviés à l’un ou l’autre des quatorze colloques précédents.Oeuvres récentes présentées à: LA TROISIÈME GALERIE 225, Côte de la Montagne Québec, Qc.Tél.: (418) 694-9111 et GALERIE ESTAMPE PLUS 49, Saint-Pierre .Québec, Qc.Près de la Place Royale Tél.: (418) 694-1303 Du 19 octobre au 14 novembre 1986 LES BEAUX LIVRES POUR II.’HALLOWEEN Venise crtnuivtdpour loin Uli I*., e *^4 & zL/aquiillez-vous ! Costumez-vous! Faites la fête! |Fji vente chez votre libraire Des costumes et des maquillages exotiques photographiés lors du carnaval de Venise : les astres, les animaux du bestiaire, les orientaux, etc.64 pages illustrées en couleurs.iïnffrfftTi Des maquillages traditionnels ou extravagants pour vous mettre la tête et le coeur en fête I 64 pages illustrées en couleurs.13,95$ les herbes rouges MASSÉ b"!: I.UX'S 'Ann SAINTE-MARIE les herbes rouges ( VI il DU FOI il.Mk.h*HfV Sriinlp-M.tric ES Exposition du 23 septembre au 1er novembre 1986 Bibliothèque nationale du Québec Du mardi au samedi de 9h a I7h 1700, rue Saint-Denis, Momtcal Québec s: mJM C.P.Nom les herbes t 81, bureau E, Montréal, *ouges Québec H2T 3A5 Adresse A LE DEVOIR CULTUREL Dix figures de l’amour LETTRES QUEBECOISES STÉPHANE LËPINE ?Aimer, 10 nouvelles par 10 auteurs québécois.Équipe dirigée par André Carpentier, Quinze, 1986, 192 pages.L« AVANTAGE, et le but, de ce sixième ouvrage de la série de collectifs consacrés à des thèmes et à des sujets divers (science-fiction et fantastique, humour et, très bientôt, cinéma) est, comme le souligne André Carpentier dans sa post-face, « d’inciter des auteurs d’ici à écrire des nouvelles et finalement d’engager une défense et illustration de cette pratique souvent mésestimée ».Mais ces recueils de « commandes », avec ce qu’ils comportent justement d’obligation, d’absence d’unité (ce qui devrait être le propre du recueil), sont souvent très inégaux.Produits d’un groupe de nouvellistes aux abois qui veulent affirmer leur existence et ressentent le besoin de se mettre sous une image de marque commune et d’avoir recours à une bannière, ces collectifs font se côtoyer, sous un même thème et en l’absence de tout critère (l’ouvrage n’est qu’un prétexte et n’a pas de raison d’être en lui-même), le meilleur (ceux qui peuvent respecter la commande tout en ne se laissant pas « encadrer»), le moyen et le pire, créant, de plus, l’inévitable et cruel effet-palmarès qui distingue les auteurs ayant su s’approprier et oublier la commande de ceux, d’autant plus accablés, pour qui l’exercice s’est avéré peu concluant.Dans « La grande nuit blanche », d’André Major, l’amour se vit en communion intime avec la nature québécoise, attrayante mais changeante, belle mais souvent inhospitalière.La nature de la femme en est-elle de même ?.Dans un univers matériel (piste rocailleuse, masse d’épinettes et eau glaciale), sensuel (l’odeur des corps et de l’environnement, l’odeur des conifères et du poisson grillé), dans un contexte de lutte pour la survie, un homme est confronté, corps et âme, à une nature féminine, à une femme qui prendra soin de lui comme une mère (nature ?) jusqu’à ce que survienne une séparation violente.Major fait un portrait « élémentaire », à vif, d’une certaine nature amoureuse, en prenant le bon parti, c’est-à-dire ni le symbolisme primaire ni le romantisme, mais le trivial : les corps imprégnés des éléments et de l’amour.Déception avec « Léa et Paul, par exemple », de Monique Proulx.Le titre est-il un clin d’oeil à l’univers cinématographique de Léa Pool ?.Je ne sais pas.L’auteur met en scène un couple qui revit, étape par étape, divers moments de ses amours sous la forme d’une succession de séquences artificiellement reliées les unes aux autres, dans un ordre non chronologique.Non, cette petite histoire d’amour n’a rien à voir avec les films On est plein » Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS En collaboration / avec r A JH ICC clcsr 'mi ' V 7WH LS v Ÿ 77/.V Aujourd’hui 25 octobre de 14h à 16h MARIE-LOUISE GAY Voyage au clair de lune Éditions Héritage Vendredi 31 octobre de 19h à 21h CHRISTINE L’HEUREUX et MIREILLE LEVERT l-es déguisements d'Amélie aux éditions IjA COURTE ÉCHELLE samedi 1er novembre de 14h à 16h lOième Anniversaire de la REVUE ESTUAIRE samedi 8 novembre de 14h à 16h FRÉDÉRIC BACK et GHYLAINE PAQUIN-BACK samedi 15 novembre de 14h à 16h SÉBASTIEN JAPRISOT samedi 22 novembre de 14h à 16h CÉCILE CLOUTIER 1120, av.laurier ouest outremont, montréal tél.: 274-3669 de Léa Pool.C’est trop superficiel, anecdotique, téléromanesque.De même, « Êliane et Fred », d’André Berthiaume, est une nouvelle qui n’a pas vraiment sa place dans ce recueil.Berthiaume, qui a écrit l’un des plus importants recueils de nouvelles jamais publiés au Québec (Incidents de frontières, 1984), nous a habitués à des textes plus étoffés.C’est sans doute la raison pour laquelle Éliane et Fred déçoit.Pour sa part, André Carpentier a visé haut mais, après 15 pages, le lecteur cherche encore la cible.et la flèche.« Apparemment sorti de l’inventaire d’un discours amoureux désuet », Rosaire s’emmêle « dans la complexité inextricable des sentiments ».Serment difficile à respecter, serrement difficile à oublier, ce qui unit monsieur Rosaire et son Fleuron n’est déterminable qu’à moitié.Avec « Le serment de la cuisse », Carpentier n’a pas voulu s’attarder aux événements habituellement relatés dans la littérature amoureuse mais plutôt à la dépendance, à la mémoire indéchiffrable.Cela donne une vision prismatique ambiguë mais étrangement séduisante.Dans « Jouez-moi Dumka », Suzanne Robert joue aussi sur la valeur prégnante de la mémoire.C’est un texte attendrissant, traversé par une douleur diffuse, qui parle d’une femme allant à la rencontre de ses souvenirs, à la fois pour les éteindre et les rallumer.Le sujet est fort; la nouvelle, bien construite, a la froideur et la lucidité de son personnage.L’évocation y prime sur la description, l’analyse psychologique sur l’anecdote, ce qui, dans une nouvelle aussi courte, est très rare.De la même façon, Diane-Monique Daviau, dans « Le dernier accrochage », fait de la mémoire et de l’ou-bli, du temps et des perceptions va- riables les éléments de son texte qui a la liberté d’un impromptu, et en même temps démontre une extrême rigueur dans sa composition, les personnages, leur interaction, le rythme des gestes et des mots étant travaillés comme la partition d’un quatuor, sans aucune raideur.De plus, Daviau travaille sur un sujet difficile (l’insaisissabilité des sentiments) que la nouvelle a la force de ne jamais exposer.Dans « L’agression », Marc Pro-vencher avertit ses lecteurs qu’ils seront « les témoins dubitatifs puis attendris » d’une liaison qui « prendra naissance entre un solitaire endurci et une androphobe » au moment d’une agression.Comme c’était le cas pour Notre Histoire, le film de Bertrand Blier, le narrateur ne cesse ici de répéter qu’il va raconter une histoire mais, emmêlé dans le métalangage et la description du contexte, il aura le temps d’ennuyer son lecteur avant que la rencontre se produise.Il ne fallait pas croire que VLB allait répondre a une commande sans y réaffirmer son emphase admirable.« Docteur L’Indienne », ce conte débridé, à l’écriture foisonnante, marqué par les contes et légendes québécois, se veut l’inénarrable récit d’une petite fille dont les petits seins se sont mis à venir par-devant et qui, entourée de son père, du pasteur Ho-seph-David-Bartholémie Rioux, de Docteur L’Indienne et de la grosse et fertile Morue-Mère, va s’éveiller à la sensualité.Ferron et Thériault n’auraient pas fait mieux.Aussi échevelée, aussi amusante, d’une lubricité aussi ludique, la nouvelle d’Élisabeth Vonarburg s’oriente, pour sa part, du côté du fantastique, mais nous fait assister, elle aussi, à une naissance du Sujet amoureux.Le Sujet que l’on crée ’ dans « La carte du Tendre » n’a rien à voir avec la jeune fille de VLB, mais leur éducation sentimentale engendre, chez le lecteur, le même étonnement.Une fois de plus, Marie José Thériault signe un texte magnifique.« Mains-Maisons » est le plus beau texte de ce recueil.Dans un train qui file à travers la campagne, une femme se laisse submerger par les pensées, le passé, les visions, les mots prononcés, les gestes retenus .« Perpétue le suspens où tu erres, se dit-elle, tes détresses familières te menacent moins (crois-tu) qu’une nouvelle douleur.» Alors que le temps est suspendu, qu’elle est là, immobile, elle ne cesse pourtant de se déplacer.Les images défilent.« Elle ne s’approuve guère de refuser l’évidence des signes où lire désormais le mot amour.» Même si ce n’était que pour le texte de Marie José Thériault, vous vous devez de lire Aimer.4474, rue Saint-Denis Un 844-2587 René Lévesque rég.10“ Cliampigny VAN DE VELDE Une méthode de piano progressive pour adultes, debutants ou non.Chaque morceau étudié est abordé par des exercices qui reprennent les acquisitions précédentes.26 x 34 cm - 80 pages - 23,25 $ LE LANGAGE DU CLAVECIN 120 pages — 39,95 $ En vente chez votre libraire anHMD L’avisé productif ou Infinir GUY FERLAND ?Philippe Sollers, Paradis II, Gallimard.115 pages.«T: |U N E vas pas me dire que tu as lu Paradis II ! C’est complètement illisible ! Sans ponctuation, avec des mots qui défilent sans arrêt; il fait vraiment tout pour se faire remarquer, ton Philippe .En plus, ses propos pornographiques mêlés de religiosité, pour choquer la galerie, ne troublent plus personne.Pour tout te dire, mon cher, il laisse indifférent et ennuie le lecteur avisé.— Ha ! Oui.Et est-ce que tu Tas lu ?— Non, mais j’en ai beaucoup entendu parler.— Laisse-moi te dire, alors, que tu pourrais être agréablement surpris en le lisant.D’abord, tu verrais que Paradis est loin d’être illisible.Je dirais même plus : ce livre nous apprend à lire.En effet, en le lisant à voix haute, on comprend le lien qui unit la lecture (et l’écriture) au souffle.Et comme Sollers est au plus près du corps de l’écriture, il nous fait sentir fortement la présence de sa voix.Le plaisir qu’on éprouve alors à suivre, en y participant, le rythme de l’écriture, est un des grands moments de la littérature.Quant à prendre Sollers pour un simple provocateur hors pair, ou un profiteur de modes, c’est une analyse qui ne tient pas debout.— lia ! oui.Et comment cela, mon cher ?— Eh bien ! en dépouillant l’écriture de tous ses attributs, Sollers donne toute la place à la parole.Comme disait Barthes, il fait du langage le sujet de son écriture.Pour expliquer brièvement, disons que tout, dans Paradis, est une question de temps.Le temps du récit, le temps de la narration et le temps de la lecture coïncident.En fait, il n’y a plus de temps — de même qu’il n’y a plus d’espace — à l’extérieur du livre.Ce que voudrait ainsi rejoindre l’écriture “soller-sienne”, dans son infinitude, c’est Dieu.— Tiens, nous y voilà ! — En effet.On n’y échappe pas.En voulant écrire l’instant, ce qu’il appelle le présent parfait, Sollers est entraîne dans le tourbillon de l’infini.Et ça n’arrête pas.Jamais.L’“hymanité” n’y pourra rien.L’écriture de Sollers est donc en train de recouvrir l’univers dans l’écoulement du temps.Et tout cela est “ponctivé” par la “néprose em-phrasique” et infinie de la répétition “sollersienne”; c’est-à-dire par Paradis.Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire sur les thèmes de Sollers; sur la pornographie, la théologie, la philosophie, la littérature, la biologie, etc., mais cela nous conduirait trop loin.Contentons-nous de lire Paradis, en gardant l’esprit de rythme, comme une partie de “la seule parole que nous sommes mais que nous ne pouvons pas exprimer puisqu’elle nous enferme dans la seule parole exprimée”.Ainsi soit-il ! » ELISABETH BADINTER ELISABETH BADINTER L’UN EST L’ AUTRE DI S Itl l AI IONS I NI Itl HOMMI S I lit MMI S 1 7 i ••••••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••A •••••••••••••••••••••••••A DÈS MERCREDI 22 OCTOBRE 86 ••••••••••••••••••••••••A* •••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••ft •••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••A SUPER ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••••••••••••••••< ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• ••••• •••••••••••••••••••••••••• .If-I li-Er-rx .:::::::::::::::::::::::::: heures d’ouverture I:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: :::::::::::::::::::::::::: lundi, mardi, mercredi 9h a i7h .:::::::::::::::::::::::::: jeudi, vendredi 9h a 2ih ::::::::::::::::::::::::::.:::::::::::::::::::::::::: samedi 9h à uh îî:!ïs:ssïîîSïîî::iîîîSî::v.,M*v*:îr\‘"?*.:::::::::::::::::::::::::: dimanche uh a i7h •••• •••• •••• •••• •••• •••• aaaa •••• •••• • ••• •••• •••• •••• •••• • ••• • ••• •••• •••• •••• -••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••••••••••a •••••••••••••••••••••••••••••••••a •••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa» •••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaa ••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaa •••••••••••••••••••••••••••••••¦ aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa •••••••••••••••••••••••••••••a ••••••••••••••••••••••••••••a* aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa aj ••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa •••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaa ••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaai aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa • ••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa j •••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaai jjjjjF**#***********?**?*****?***## • a a a a •aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaââH RENOVATION ' ¦¦ / [RABAIS POUVANT ALLER JUSQU’À 7U 70 '••••••••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, aaaaaaaaaaaaaa , aaa SUR TOUS LES LIVRES ETIQUETES ••••••••••••••••••••••ai ; Cil Dnilf*E I EN nUUub.•••••••aaaaa aaaaaatai.aaaaaaaa •••••••e aaaaaaat aaaaaa ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••aaaaa*«aaaaa*aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa * ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa | ••••••••••••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa , aaaaa I ••••a I ••••• I ••••• " •••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa j •aaaa | aaaaa , • aaaa I ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ••••• mmmm Mjanaaai aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ••••• CAI Dili II* C ••••••••••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa’ ***** PM nlllll'BP* •••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaj ________ aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa a aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ••••••••••••••••••••••••••••••••aaaaa*a#a#a#aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa* •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••J ««aaa , * “ * ***** îîîîîDC •••••••••••••••••••••••••••••aaaaaaaaaa****aa#aaaaaaaaaâââaâââîââââââ ****** x ••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ÜÜIA PRIX EXCEPTIONNELS 1|F ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••a**•••••••••••••••' ••••••••••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaai •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••* ::::: Ne ratez pas l’occasion de vous procurer H::::::* •••••••••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.aaaaaaaaaaaaa 4 ââaâa votre carte-client «AVANTAGES LEMÉAC» ••••••••••••••••••••••••••••• ••••••••••••••••••••••••••aaa*i ••^••••••••••••••••••••••••••aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa •••«••••••••••••aaaa«»aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ••••••aaaaaaaaaaaa ••••••aaaaaaaaaaai aaaaaaaaaaaaaaaaa! aaaaaaaaaaaaaaaaa aaaaaaaaaaaaaaaaJ Hélène Rioux L’HOMME DE HONG KONG nouvelles QUfMCAMfMQUt Hélène Rioux Gagnante du IIe concours de nouvelles de Radio-Canada ( 1985) L’Homme de Hong Kong Un recueil percutant! io $;> [ dirigée par André VanaSse 130 pages Les Editions Québec/Amérique, q— I 450 Shferbrooke Est, suite 390, Montréal, Qc, 112L 1J8 9.95$ | Commandes téléphoniques acceptées: (514) 28X-2371 nn^llr, C-4 ¦ Le Devoir, samedi 25 octobre 1986 LE DEVOIR CULTUREL :\ (académie LA MAGIE DU PASSÉ Père Marcel-Marie Desmarais o.p.couroi 464pages i8 95$ en vente chez votre libraire asmaift ti siirru be l’HARMATTAN Sylvain Trwdal «si CHliVER L'tOI AN mtm *Wrl«_Cjrdlaal Le Médé* d'Buriplde IL FAUT LIRE vlb éditeur, la petite maison de la grande littérature Le magazine littéraire disponible dès maintenant chez votre libraire ] imt ai tf Ml Dis PÜWÜ.CS 68 page* — 8.95$ Photo Jacquet Grenier France Huser : « l'amour comme un acte de lumière .» voulais écrire une histoire d’amour et de sensualité, avec des rapports durs entre les amants, qui aillent au bout de la sensualité, quels que soient les déchirements que cela procure ch''-’ “ux, même si justement on doit frôler le sadisme, sans concession à des respects sociaux ou à un langage de convention trop codé.« Ainsi, la littérature est nécessaire à la vérité.Je ne parle pas de la littérature de salon mais de celle fondée sur quelque chose de vrai.Comme dans la poésie de René Char, où il s’agit toujours de saisir l’étincelle.La rencontre de deux éléments, comme des pierres qu’on frotte, fait arriver le feu.Comme dans le dernier roman d’Anne Hébert, Les F'ous de bassan, où il y a une voix.J’entends encore le vent qui souffle dans ce roman.On sent exister dans ce roman une violence de la nature qui s’impose au-delà de tous les effets de littérature.« Souvent, dans mes livres, si l’anecdote n’est pas vraie, elle évoque cependant une sensation réelle que je veux essayer de comprendre par l’écriture — que ce soit une sensation de peur ou d’éblouissement, de trouble physique ou d’émotion.Je trouve douloureux de voir que, dans la vie, on ne s’arrête jamais assez sur ce qu’on ressent très fugace-ment.Il y a une possibilité de bonheur dans tous les gestes du corps.Je l’ai éprouvé une fois, durant un cours de danse.Cela correspondait à une vérité du corps.Ainsi, dans la littérature, j’aime ce qui correspond à une vérité d’être.Non pas ce qui est exclusivement autobiographique mais ce qui, dans le mensonge de l’écriture, découvre une autre vérité — plus vraie.« Dans le corps, dans le désir, il y a quelque chose a préserver.Je trouve triste l’idée d’abandon.Au contraire, dans les poèmes de Louise Labé, par exemple, l’amour et le bonheur deviennent le moment où l’on est amoureux de la vie elle-même.Il ne s’agit pas seulement d’un amour du corps, en fait.D’autre part, je trouve qu’un certain ascétisme est nécessaire, que seuls une conduite de rigueur et un respect de soi-même peuvent nous amener au désir et au plaisir.Il ne s’agit pas de s’abandonner pour avoir son plaisir.Louise ne fait pas l’amour parce qu’elle a du temps à perdre, qu’il fait froid ou qu’elle est triste, un jour d’abandon.Au contraire.Elle fait l’amour comme un acte de lumière.» Le Souffle de l’Harmattan Sylvain Trudel — 192 pages Deux enfants, un Noir et un Blanc, se lient d’amitié et vivent des aventures incroyables.Dégoûtés par le monde des adultes, ils rêvent d'appareiller pour leur île magique.L'aventure se terminera tragiquement, mais le lecteur sortira du roman ébloui par l’intense poésie que l’auteur a su y évoquer.15,95$ MARIE CARDINAL La Médée d’Euripide GUYLÈNE SAUCIER Motel Plage Saint-Michel So Uk Marcel Larché — 192 pages Un Occidental à l'emploi d'une banque à Hong-Kong est fasciné par Sook Yin, une jeune femme qui lui confie une mission d'espionnage Thriller, roman d'amour, So Uk est aussi une magnifique évocation de Hong-Kong par quelqu'un qui la connaît et l'aime profondément.16,95$ Crever l'écran — 208 pages Paule Baillargeon, Micheline Lanctôt, Jeanpierre Letebvre, Marcel Jean, Nathalie Petrow-ski, Jean-Marie Poupart, Jean Ethier-Blais, Claude R.Blouin, Marie Laberge et Suzanne Jacob explorent cette usine à rêves, le cinéma.16,95$ 128 pages —10,95$ Une histoire peu banale, celle de deux femmes qui ont connu l’exil et la différence.Un livre nécessaire pour comprendre l’histoire des femmes et son rapport à l’histoire de l’Humanité.Un texte qui fera date! (A l’affiche au TNM 8 compter du 18 novembre) Qpin^ Jérémie ou le bal des pupilles Marc Gendron — 192 pages Après Louise ou la nouvelle Julie et Les espaces glissants, Marc Gendron nous livre une satire mordante des milieux de renseignement.L'outrance des images et une grande virtuosité dans l'utilisation de la langue en font un roman qui déconcerte et éblouit 15,95$ Baby-Boomers Réjean Vigneault — 288 pages Une fresque tourbillonnante et fantaisiste, tendre et lucide, qui raconte les déboires d'excamarades de collège dont les destins s'entrecroisent.Avec une verve inimitable, Réjean Vigneault nous offre un portrait des baby-boomers plus vrai que nature 18,95$ Aimer — 192 pages Dix étonnantes variations sur un thème connu signées André Major, Monique Proulx, André Carpentier, Suzanne Robert, Victor-Lévy Beaulieu.Diane-Monique Daviau, Marc Pro-vencher, Marie José Thériault, André Berthiaumeet Elisabeth Vortarburg.15,95$ Un petit village, un motel banal perdu au milieu de la campagne, au début de l’été.Une étrange histoire de meurtre vient troubler la douce monotonie estivale: crime passionnel?drame familial?meurtre crapuleux?9* CONCOURS DU PRIX «ROBERT-CLICHE » Vous avez jusqu’au 30 novembre 1986 pour faire parvenir votre manuscrit à: «LA RELÈVE DU ROMAN QUÉBÉCOIS» Salon international du livre de Québec Place Belle-Cour 2590, boul.Laurier, chambre 760 Sainte-Foy, Qc.G1V 4M6 Tél.: (418) 658-1974 FRANCE HUSER Démêler le désir de la tendresse JEAN ROYER QUAND J’AI rencontré France Huser, son troisième roman publié au Seuil, La Chambre ouverte, se vendait à Paris au rythme de 1,000 exemplaires par jour.L’éditeur en était au 41e mille, deuxième tirage.France Huser, elle, se dit aussi étonnée de ce succès que de celui de son premier roman, La Maison du désir.Les deux livres rejoignent des préoccupations contemporaines : la recherche de la vérité de son corps et du désir qui l'anime.Mais, si le premier roman est apparu au public et à la critique comme un lieu du culte de l’homme, ce second roman doit être considéré comme celui du culte de la femme.En effet, dans La Chambre ouverte, il s’agit du plaisir, du désir et de l’amour de Louise pour Antoine.Afin d’approfondir la connaissance de cette relation, Louise introduira entre eux Sabine.Ce triangle deviendra le miroir de l’amour de Louise.Sabine deviendra son double pour mieux reconnaître l’amour d’Antoine pour elle-même.Dans ce mensonge féminin, se définit la fidélité à son propre désir.Et cette impudeur des jeux de l’amour tels que décrits par France Huser nous fait voir en Louise un personnage qui cherche à se réconcilier avec l’idée d’être femme.Ici, la femme n’est plus l’objet de l’amour mais c’est le sujet qui parle, qui caresse, qui jouit et qui cherche à conserver en son corps à elle le souvenir du corps de l’autre.Car l’amour est cruel dans sa fugacité.C’est pourquoi il faut aller au bout du plaisir, au bord de la douleur, dans la plénitude de son désir.La Chambre ouverte est un livre qui peut choquer les « faux » amoureux, soumis à la consommation du désir et aux habitudes de l’amour tels que la société moderne veut nous les faire vivre.Mais ce roman réussit, en fait, à démêler le désir de la tendresse et à distinguer le plaisir de la simple possession par l’autre, pour faire surgir enfin la femme comme sujet amoureux.France Huser a réussi à percer le mensonge amoureux.Dans le miroir de son personnage, apparaissent l’enfance de Louise, son passé, et le personnage de Sabine, son double et son présent.D’ailleurs, chacun des trois romans de France Huser nous renvoie à l’enfance.« C’est le moment de la vie où les sensations sont les plus forte, dit la romancière.Dans l’enfance, on échappe à un discours logique.On vit des moments de vérité et de sensations de choc plus grands devant l’eau, les couleurs, le corps.Ce sont des moments miraculeux.» Fille d’ingénieur, France Huser a vécu une enfance heureuse en Algérie où l’ont impressionnée la terre rouge, les étendues de sable, la chaleur et un univers de douleur et de deuil qui sont très présents dans ses livres.Après des études en lettres, en art et en danse, elle s’est retrouvée critique d’art au Nouvel Observateur.Pas étonnant, non plus, que ses romans s’écrivent comme des suites de tableaux à vif, où la couleur et la sensation forte dominent.« C’est vrai.J’écris ce que je vois.Comme un tableau.Les couleurs sont importantes et la sensation visuelle l’emporte.Quand la scène est finie, il y a une cassure.Comme dans la vie.Il y a des moments qui sont tout à fait précis comme un tableau avec des couleurs fortes.Entre ces moments intenses, ce n’est pas la peine d’écrire ce qui se passe.» Dans La Chambre ouverte, l’héroïne veut surtout reconnaître son désir pour accéder à sa vérité de femme.Elle cherche à se débarras- MICHEL BRAULT Suite de la page C-1 ou plutôt depuis le référendum, Michel Brault se tient tranquille dans son coin.« Ce que je fais ?demande-t-il.Eh bien ! je fais les films des autres.L’année prochaine, cependant, je vais réaliser mon propre film, un film historique.Je l’ai écrit de peine et de misère depuis quelque temps.Cela dit, il est vrai que socialement je suis moins actif qu’avant.Si je fais le point, je dirais que mes activités du passé étaient de l’agitation de jeunesse alimentée par des circonstances, par une conjoncture.D’abord, le Québec a été en ébullition pendant la partie centrale de ma vie, c’est-à-dire entre 30 et 50 ans.Le Québec s’est remis en question pendant cette période-là, d’où mon implication.Je LE DEVOIR CULTUREL iirigé par Robert Lévesque me suis fait happer par les circonstances.Depuis 1980, il n’y a plus d’urgence dans l’air, alors je me repose, je réfléchis.Il faut dire que je suis encore sous le choc, encore en désarroi depuis l’échec du référendum.Je ne l’ai pas digéré et je ne suis pas le seul.En fait, c’est impossible à digérer, même six ans plus tard, même cent ans plus tard.On va mettre des siècles à en revenir.» Aujourd’hui, la question de la langue est la seule qui inquiète et indigne Michel Brault.« Si le désabusement continue à se répandre comme il se répand en ce moment, c’est la fin du français au Québec.Moi, je le vis et je le vois chaque jour, sur le plateau du film que je tourne actuellement.C’est un film pour enfants tourné en anglais par un réalisateur tchèque.La langue que l’on parle sur le plateau est incroyable.Voilà un plateau parfaitement bilingue.Politiquement bilingue peut-être, mais, dans les faits, c’est un plateau unilingue anglais sur lequel les Français cassent et anglicisent leur français comme jamais.Pendant ce temps-là, les Anglais continuent à parler un anglais parfait, même ceux qui savent parler français.À mon avis, c’est un signe très inquiétant, et si on ne fait pas quelque chose de fort et d’énergique comme la loi 101, c’est la fin du français au Québec.» Michel Brault ne quittera pas pour autant le plateau de tournage pour protester contre la langue qui s’y parle.« D’abord, je me retrouverais probablement tout seul dans la rue et ça ne servirait à rien.Avant, j’étais très collé à la réalité politique.Aujourd’hui, c’est plus gratuit, je m’enthousiasme davantage pour la technique, pour le cinéma.Ça me dérange parce que, pendant 20 ans, j’ai vécu une aventure politique passionnante.Du jour au lendemain, tout s’est arrêté, alors je ne sais plus.Je sais qu’un jour, dans la cour de récréation, alors que j’étais enfant, un professeur m’a insulté.Je me rappelle m’être dit, à ce moment-là, que j’allais lui prouver, à lui et aux autres, de quoi j’étais capable.J’ai fait Les Ordres avec la me., o émotion : je l’ai fait contre Trudeau qui venait de déclarer que tout était r*glé et qu’on n’en parlait plus.Je roulais lui prouver que rien n’était réglé.Aujourd’hui, je crois que nous sommes tous dans l’après-bataille; on ramasse les pots cassés jusqu’à la prochaine fois.» ser des définitions culturelles du désir qu’on lui a mises sur le dos comme les pelures de son éducation.« C’est vrai.Il faut échapper au faux désir que nous fabrique la société.Il faut fuir ses habitudes.Et retrouver quel est son désir réel, celui qui nous convient, pour lui être fidèle.Il existe une fidélité, non pas à un homme précis mais à un désir, le sien.Cela correspond à une recherche de soi.Par exemple, dans mon dernier roman, la jalousie n’existe pas.C’est peut-être une invention sociale, la jalousie.Après tout, on pourrait tout aussi bien être jalouse de soi-même par rapport à un homme qui a aimé la femme qu’on était et qui l’aime moins ! Dans mon roman, il n’y a pas de jalousie entre Louise et Sabine.Au contraire, elles ont le sentiment d’être soeurs, puisqu’elles partagent les caresses du même homme.Souvent, les gens sont malheureux parce qu’ils recherchent des désirs et des plaisirs que la société leur impose.« Le désir exprime un moment où le corps est entièrement vivant et anime.Toute la vie est concernée dans le désir.C’est un moment de pleine possession de soi-même et d’extrême tension.Évidemment, il ne s’agit pas ici d’un désir-abandon.Il y a toujours, chez l’une des héroïnes, un désir complètement assumé, qui est un épanouissement, qui va vers une volonté d’exister pleine ment.Le désir nous mène à la redécouverte de soi, de son corps, à une exigence d’être.Comme, quand on nage, l’eau nous recouvre entièrement mais on n’est pas passif pour autant.On s’étire dans l’eau mais on dirige la nage.Du bout des orteils à la racine des cheveux, on se sent entièrement vivant.« Louise, l’héroïne de La Chambre ouverte, ne se croit pas obligée d’être amoureuse.Elle n’est pas comme ces gens qui, d’après la terrible phrase de La Rochefoucauld, n’auraient jamais été amoureux s’ils n’avaient pas entendu parler de l’amour.Pour Louise, le feu de l’amour est là en même temps que la souffrance indissociable du bonheur.On me dit parfois que j’ai une vision cruelle de l’amour, dans mes romans.Mais je crois que c’est l’amour qui est douloureux.Si j’aime quelqu’un, comment ne pas en être complètement bouleversée ?Comment imaginer que cela passe sur vous sans vous changer ?De toute façon, on devrait avoir peur, en amour, et se dire qu’on deviendra quelqu’un d’autre après avoir connu l’amour.À moins que cet amour ne soit qu’un contact d’épiderme, et ce n’est pas la peine al^rs d’en parler.« Dans La Chambre ouverte, je LES LIVRES DE L'AUTOMNE CHEZ LES QUINZE, ÉDITEUR! La MAISON-THÉÂTRE Nuit de Jean-Pierre Perreault ¦ Un lieu branché pour les enfants Bal au blockhaus PAUL LEFEBVRE LA MAISON-THÉÂTRE est dans sa troisième saison.Et il y a peu d’organismes culturels qui peuvent se vanter de s’être aussi rapidement implantés que cette Maison québécoise du théâtre pour l’enfance et la jeunesse.Née du regroupement d’une vingtaine de compagnies professionnelles oeuvrant dans le domaine du théâtre pour enfants ou pour adolescents, la Maison-Théâtre était une nécessité.La directrice générale, Stéphane Leclerc, fait remarquer : « Tout indique, en particulier le succès phénoménal des matinées scolaires, que nous répondons à un besoin réel.» Mais il y a une autre cause au succès de la Maison-Théâtre : le théâtre pour l’enfance et la jeunesse produit au Québec est, tout simplement, un des meilleurs au monde, avec celui fait en Allemagne et en Italie (deux pays, d’ailleurs, avec lesquels les troupes québécoises ont des échanges continus).Est-il besoin de rappeler que la plus longue tournée européenne (196 représentations ! ) d’un spectacle québécois est celle d’Une lune entre deux maisons, de Suzanne Lebeau, par le Carrousel et que le seul spectacle de théâtre québécois à avoir été invité au très prestigieux et très avant-gardiste Next Wave Festival de la Brooklyn Academy of Music a été Crying to Laugh (Pleurer pour rire), du théâtre de la Marmaille ?C’est que le théâtre québécois pour enfants et pour adolescents ne se contente pas de conter de belles histoires.Il fournit à son public des représentations du monde qui lui permettent d’avoir prise sur le réel.C’est un théâtre qui respecte le point de vue de ses spectateurs et qui les considère comme des membres à part entière de la société dont ils font partie.« Le théâtre pour enfants se porte bien, très bien, affirme Stéphane Leclerc, et ce, malgré les difficultés financières qu’il a connues ces dernières années.Nous avons même eu peur, au moment de la récession, que la création s’essouffle.Au contraire, c’est un champ de création en ce moment riche et prolifique.Depuis quinze ans, soit depuis la naissance du mouvement du Jeune Théâtre qui a amené un nouveau souffle au théâtre pour l’enfance et la jeunesse, c’est un domaine qui a connu plusieurs courants.En ce moment, c’est un théâtre qui est moins didactique, moins collé à un réalisme concret qu’il ne l’a déjà été.Les artistes se sentent aujourd’hui plus libres et ils ont trouvé comment faire la synthèse de leurs désirs artistiques avec les objectifs qu’ils fixent au théâtre pour enfants.Si la Maison-Théâtre “fait partie du portrait”, c’est qu’elle est directement branchée sur ce mouvement créateur.« Il n’est guère facile, poursuit Stéphane Leclerc, dans de telles conditions, de faire la sélection des spectacles; cette année, nous avons été obligés de dire non à de très bonnes choses.Pour nous en sortir, nous avons mis au point un mode de sélection original qui fait appel à un comité de consultation indépendant du conseil cradministration : le conseil construit la saison en suivant ses objectifs, d’une part, et, d’autre part, les recommandations du comité.» Cette saison-ci, le théâtre pour adolescents a été regroupé en mars.Trois productions accompagnent un événement-colloque, coordonné par Hélène Beauchamp, portant spécifiquement sur le théâtre et l’adolescence.« C’est que les adolescents n’aiment pas être mis dans le même Photo Jacques Grenier à!+i,.«.y',', Stéphane Leclerc, directrice générale de la Maison-Théâtre.panier que les enfants, dit Stéphane Leclerc.Ils ont tendance à associer théâtre à théâtre pour enfants et commencent, vers 10 ans, à trouver cela “bébé”.C’est alors qu’ils lâchent le théâtre pour Corey Hart.Mais, quand un spectacle réussit à se faire connaître d’eux, cela marche très fort; on n’a qu’à penser au succès d’Où est-ce qu’elle est, ma gang ?.» Pour les enfants, la Maison-Théâtre présente, cette année, huit spectacles : d’abord, actuellement, Folie furieuse, une comédie musicale du théâtre de la Vieille 17, ui avait produit Le Nez; en suite il y aura Le Cocodrille, e Louise Lahaye, présenté par L’Arrière-scène, où une femme enceinte se rappelle son enfance; Comment devenirparfait en trois jours, du théâtre des Confettis, mise en scène de Robert Lepage, une critique des recettes miracles; Coup de fil, du théâtre de Carton, un spectacle qui confie aux enfants ce qu’est le monde des adultes; Coeur à coeur, une création de ces magiciens de la marionnette que sont les gens du théâtre de l’Oeil; Bouche décousue, de Jasmine Dubé, pour que les enfants rompent le silence entourant les agressions sexuelles dont ils sont victimes; et, finalement, la venue du Teatro dell’angelo, d’Italie, avec Robinson et Crusoé et l’hilarant Pigiami.« Nous avons encore beaucoup de projets, conclut Stéphane Leclerc : nous souhaitons toujours avoir notre propre lieu, car la salle du Tritorium, dont nous disposons en ce moment, est peu adéquate.Et, si tout est au beau fixe du côté des matinées scolaires, il y a encore du travail à faire pour les représentations grand public.C’est pourquoi notre campagne d’abonnement a été, cette année, plus visible.» MATHIEU ALBERT Nuit, une production de la Fondation Jean-Pierre Perreault.Chorégraphie : Jean-Pierre Perreault.Conception des éclairages : Jean Gervais.Danseurs : Claude Godbout, Louise Bédard.Hélène Blackburn, Pierre-André Côté, Annie Dréau, Pierre-Paul Savoie, Daniel Soulières et Tassy Teekman.À la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’UQAM jusqu'au 2 novembre.ÏLS SONT là devant nous, pendant une heure et demie, à défiler comme des bagnards, comme un cortège de personnages lugubres pris au piège sur une scène devenue leur blockhaus.Un lieu malsain et bouleversé qui suinte de fond en comble l’odeur fétide de la malédiction; le désespoir est sans issue.Peu à peu, l’étau se referme : tourment, souffrance et malaise se conjuguent pour former une symphonie pathétique où la tendresse de chacun ne s’exprime plus que sous la forme atavique de la brutalité.Les corps s’entrechoquent ou s’esquivent, parfois s’étreignent, mais toujours à travers des élans de passion maladroite, indécise, dérisoire.Comme un amour qu’on veut dévoiler, mais dont la pudeur garde noués à la gorge les mots qu’il faut pour le dire.Avec Nuit, présenté à la salle Marie Gérin-Lajoie de l’UQAM, Jean-Pierre Perrault poursuit le cycle infernal inauguré par Joe, en 1983, et Stella l’année dernière.Cette fois encore, sont au rendez-vous la même gestuelle coriace, les mêmes humeurs empoisonnées et corrosives, le goût du chorégraphe pour les trajectoires bétonnées, cousues au fil de fer.Des trajectoires, on le sait, scandées par le martèlement des pas au sol de danseurs chaussés de bottes militaires.Comme Joe et Stella, Nuit est partout traversé d’une véhémence extrême, une oeuvre où le chorégraphe pose de nouveau un regard plein de désarroi et de défiance sur une époque qui nous glisse entre les doigts, et dont il redoute l’aveuglement.Pour la mise en scène, imaginez quelque chose comme un huis-clos, sorte de goulag souterrain privé de tout horizon, où la danse, imprégnée de la morosité des lieux, prend des allures de bal funèbre.Une errance macabre menée au rythme appesanti d’une complainte élevée à la détresse.Un hymne magistral à l’impuissance, à la vulnérabilité.Car, au coeur de la turbulence, se profile en filigrane une sensibilité infinie dont l’expression reste à jamais larvée par la ru desse implacable dont l’oeuvre est assaillie.Côté technique, Perreault excelle, encore une fois, dans l'art d’orchestrer les mouvements d’ensemble.Il excelle, également, dans l’art de réaliser l’osmose entre les éclairages de clair-obscur, qui n'illuminent que partiellement la scène, et les décors, comme toujours, dont les coloris austères ne débordent jamais le registre des teintes grisâtres.Un travail de décorateur chevronné.Mais l’oeuvre n’est quand même pas sans défaut.Par exemple, la prédilection qu’éprouve le chorégraphe pour le colossal le prive de la minutie requise à la fabrication des pas de deux et des solos.Exception faite de quelques enchaînements d’une beauté troublante (interprétés, pour certains, par Louise Bédard, qui apparaît pieds nus, et Tassy Teekman), le chorégraphe demeure impuissant à maintenir le niveau d’intensité lorsque la scène se déserte.La chorégraphie s’effiloche, des longueurs s’installent, certains passages, à peu près inconsistants, semblent ne répondre qu’à la seule volonté de vouloir meubler du temps.L’utilisation de bottes militaires n’est peut-être pas étrangère aux déficiences du chorégraphe.Car pareilles chaussures, on s’en doute, imposent obligatoirement l’emploi d’un type de vocabulaire particulier.Un vocabulaire plus près de la robustesse que de l’élégance, qui laisse, par conséquent, une marge très mince au raffinement de la subtilité ainsi qu’au détail du geste ciselé.Dans la plupart des cas, l’énergie distillée par la meute ne parvient jamais à se condenser à l’intérieur des solistes qui, tour à tour, restent seuls en scène.L’énergie s’étiole, le labour du sol, si incisif ailleurs, n’est plus que mollesse, presque divagation.Perreault possède tout entier l’art de faire vivre le gigantesque.Il échoue, en revanche, dès l’instant où il se confronte aux exigences du face-à-face avec la singularité de chacun de ses interprètes.C’est la carence du chorégraphe, la faiblesse de Nuit.Photo Robert Etcheverry Nuit : le cycle infernal se poursuit.f CITADELLE PL CHARLES-MATHIEU DANSE Chorégraphie: Charles-Mathieu Brunelle ^Musique: Wolff Tycoon I ex tes: Alice Ronfard Espace Libre Du 30 oct.au 12 nov., 20h30 1945 rue Fullum métro Frontenac Réservations (514) 521-4191 “Le monde entier adore le livre.Elle vous a conquis à la télévision.Ne ratez pas la comédie musicale.” iPly %» 4 Anne Of Green gables LA COMÉDIE MUSICALE PRÉFÉRÉE DU CANADA.SI'R I.A SUf.NE Dll LA PI,ACF.DES ARTS -THÉÀTRE MAISONNEUVE OU 3 AU » NOVEMBRE .TRACEY MOORE Festival de Charlotlcutwn dans le rôle de Anne of Green Gables IBM ei ELIZABETH MAWSON SÈl dans le rôle de Manila Culhbert Livre de Donald Harron Musique de Nornian Campbell Paroles de Donald Harron el Norman Campbell Mise en scène el chorégraphie de Alan Lund Twmmmuii ornuti H14 TOM» MW Canadian IVifii ¦< Soirées: Lundi - samedi: 20 h Matinées: mer.cl sam 14 h Billets: Soirées: 22,50 $.20.00 S, 17,50 $ Matinées: 20,50$, 18,00$.15,50$ Nous offrons un escompte à certain groupes, aux étudiants et aux gens de l’âge d'or.Billets en vente dès maintenant à la Place des Arts ainsi qu'à d'autres kiosques de billets.MERVEILLEUX DIVERTISSEMENT POUR TOUTE.LA FAMILLE.PRENEZ VOS BILLETS SANS TARDER! Cft) Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842 2112 Frais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $ AN TANGO ARGENTIN^ MUSIQUE, CHANT, DANSE En accord avec ARTHUR SHAFMAN INTERNATIONAL LTD.Les ENTREPRISES GESSER « présentent ' tSwtt&g o# flr* SÊÊmdmigi 27 et 28 octobre 1986, 20h30 Billets: 26$, 23$, 20$, 17$ Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112 Frais de service.Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $.Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Réservations téléphoniques b 14 842 2112 trais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 1 $ rw/-, rnxnn c riui\im t UNE PRESENTATION GJZJQ * .HIU.KTS /»“.Il“ H Salle Wilfrid-Pelletier U U Place des Arts jui n rrt v \\ / muhi., s\u t: hou.wn nm nei.le avec ?Tango Plus ?Hécîor Silva bandonéon, (Buenos Aires) ?Genoveva et Héctor danseurs,(Buenos Ali Direction Musicale ?Ramôn Pelinski.RESERVATIONS ET INFORMATIONS: (514)270 8538 BILLETS: S15 et $10 (etudiants, age d'or) v.tH.:Llbr.|fl.d Outr.mont.1284 fc.rn.n LES BALLETS TROCKADER© DE MONTE CARLO UN SPECTACLE HILARANT ET SATVRIQUE PAR DES DANSEURS EN TRAVESTIS! Dimanche, 9 novembre 1986, 20h00 BILLETS: 26$, 23$, 20$, 17$ NOUVEAU SPECTACLE "!m langue de chez-nous VENDREDI 7 ET SAMEDI S NOVEMBRE 20h00 C-6 M Le Devoir, samedi 25 octobre 1986 LE DEVOIR CULTUREL Le Montréal postmoderne DISGtUES CAROL BERGERON ?Montréal postmoderne : de Claude Vivier, Pour violon et clarinette, avec Louis Grinhauz (violon) et Michael Dumouchel (clarinette); de José Évangélista, Clos de vie, avec l'Ensemble de la SMCQ, dir.Serge Garant; de John Rea, Treppenmüsik, avec l'Ensemble de la SMCQ, dir.Serge Garant; de Denis Gougeon, Voix intimes, avec Marie-Danielle Parent (soprano), Yolande Parent (soprano), l'ensemble des Événements du neuf, dir.Lorraine Vaillancourt.Centredisques CMC 2085 LA SORTIE de ce disque coïncide, à quelques semaines près, avec le lancement de la neu-viève saison des Événements du neuf, par conséquent, avec le premier grand anniversaire de cette so- LONDRES (Reuter) — Le prix Booker, le Concourt anglais, a été attribué, mercredi, à Kingsley Amis.The Old Devils, un roman cynique ayant pour cadre les communautés fermées du sud du pays de Galles, a été couronné « pour son comique brillant et pénétrant ».Il dépeint des ciété de concerts.Aussi bien qu’on le souligne maintenant, car il faudra attendre 90 ans avant que l’on puisse fêter la rencontre de ce premier « neuf » avec son alter ego.Les Événements du neuf, nous dit-on, ont toujours lieu le 9 du mois, à neuf heures, chaque fois dans un lieu différent et chaque fois pour quelque chose de.neuf.C’est ainsi que, pour le public montréalais, transparaît l’activité originale du groupe des Événements du neuf, pour qui le nombre « 9 » revêt une signification toute particulière, mais pour qui, également, le « neuf » est une condition essentielle de l’événement proposé.L’idée a germé du désir de quatre jeunes musiciens (Lorraine Vaillancourt, José Évangélista, John Rea et Claude Vivier) de faire encore plus pour la diffusion de la nouvelle mu- hommes âgés qui se réunissent pour leurs séances quotidiennes de « bible », en fait, des réunions de beuverie dans un pub à l’enseigne de « la Bible et la Couronne », tandis que les femmes, de leur côté, se rassemblent à la maison pour des soirées arrosées.sique.Aujourd’hui, l’équipe comprend cinq personnes.A Lorraine Vaillancourt et John Rea, sont venus s’ajouter le sociologue Léon Bernier et les compositeurs Denis Gougeon et Rémi Lapointe.La formule permet une présentation « informelle », « éclatée » (pour employer un mot à la mode) des concerts.On cherche des rapports nouveaux, inattendus, entre les oeuvres et le public.On évite autant que possible le rituel familier des salles de concert.Depuis 1978, on a ainsi présenté 31 « événements » musicaux : 31 groupes, orchestres ou artistes invites y ont participé; 218 oeuvres de 176 compositeurs différents y ont été jouées.Pour fêter leur neuvième anniversaire, les Événements du neuf présenteront, les 9,10,11 et 12 décembre, au Nouveau Théâtre d’Outremont, Kopernikus, l’opéra du compositeur québécois Claude Vivier.Cette oeuvre fut créée à Montréal, au Monument national, en 1980.Lorraine Vaillancourt et Marthe Forget assureront respectivement la direction musicale et la mise en scène de cette nouvelle production.Sous le titre « Créations du printemps », les 9 et 10 avril 1987, sera placé le second événement de la saison.Le programme comprendra des Le Booker à Kingsley Amis .Montréal .Istmderne oeuvres de José Évangélista, Alain Lalonde, Michel Longtin, Silvio Pal-mieri, Gilles Tremblay, Francis Dho-mont, Denys Bouliane et Alexina Louie.Attachés aux concerts-événements depuis quatre ans, les désormais célèbres brunchs-rencontres, animés par Robert Léonard, se poursuivront cette année encore, le dimanche de midi à 14 h, au restaurant Le Berlin (101, rue Fairmount ouest).Demain (26 octobre), le brunch soulignera le contenu de la saison-anniversaire des Événements du neuf.Le rendez-vous du 30 novembre se fera autour de Kopernikus, de Claude Vivier.Le disque Montréal postmoderne rassemble quatre compositeurs qui ont fait (Vivier et Évangélista) et qui font encore partie ( Rea et Gougeon) du groupe des Événements du neuf.Il ne faudrait pas oublier la participation de Lorraine Vaillancourt, qui dirige l’ensemble des Événements du neuf.Cela aurait pu suffire à provoquer l’intérêt des mélomanes, mais il y a plus.Rea, Évangélista et Gougeon partagent avec Claude Vivier (mort en 1983) une pensée musicale qui (dans les oeuvres ici regroupées) donne à cet enregistrement une grande et fascinante unité.En laissant à d’autres le soin d'en analyser tous les paramètres (et de justifier l’utilisation du mot « postmoderne »), ce document permet de se rendre compte à quel point la démarche de Vivier a trouvé écho chez certains de ses collègues.Ce disque, à posséder à tout prix, s’est fait avec la collaboration de l’Ensemble de la SMCQ, dirigé par Serge Garant.L'organiste Monique Gendron (ci-dessus), professeur au Conservatoire de musique du Québec à Hull, rentre d'un séjour en Europe qui lui a permis de donner des concerts en Autriche, en Suisse, en France et en Italie.Mme Gendron a profité de son séjour à Vienne pour s'entretenir avec le compositeur Michael Radulescu de ses oeuvres pour l'orgue.Elle a également eu des entretiens avec Isolde Ahlgrimm, professeur de clavecin à l'Académie de musique de Vienne.MONIQUE GENDRON -î?O1?£ ¦“ -O « " (N Q = 5 T* tü ~ ?• » > o Ç- • wj — * *3 -c _ 'S £ 3 CC Lf) CC D CL QJ "rô CO Une production du Houston Grand Opera Rideau: 20 heures précises Les 18, 22, 27, 29 novembre, 3, 6 et 8 décembre Mikael Melbye Patrick Power Costanza Cuccaro Sharon Christman Don Garrard Billets en vente maintenant Billets: 14$ 18,50$ 27,75$ 39,50$ 45,50$ « / m Directeur artistique # ^1 J 1^ Jean-Paul Jeannotte E II Directeur général Lar A A \ Jacques Langevin DE |V\ONTREAL Marie-Danielle Parent Les chanteurs de Bernard Fitch L'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal Les compagnies suivantes La Presse ont contribue a la presentation 18 novembre d'une soiree d'opera Pétroles Esso Canada 22 novembre Nabisco Brands Itee 27 novembre Sun Life du Canada 29 novembre i i :•]( Groupe Fourny Itee 3 décembre Trust general du Canada 6 décembre Elias Y.Malka 8 décembre La flûte enchantée de Mozart Direction d'orchestre: Raffi Armenian Mise en scène: Frank Corsaro Décors et costumes: Maurice Sendak Éclairages: Neil Peter Jampolis Assistant chef d'orchestre: Brian Law L'Orchestre symphonique de Montréal Le choeur de l'Opéra de Montréal Cette production est presentee grace a la collaboration de RADIO-MUSIQUE ?RADIO-CULTURE ?RADIO-CANADA 24 HEURES SUR 24 AU RÉSEAU FM STÉRÉO DE RADIO-CANADA Samedi 25 octobre 1986 12h00 Les Jeunes Artistes Élise Desjardins, p Prélude, choral et fugue ( Franck); Prélude et fugue en do dièse min (.J S Bach) - (Maude Richard.vl , et Berta C.rinhauz.p.• Poème» (Chausson); «Zapateado» ( Heifetz) 13h00 Des musiques en mémoire De Québec.La musique traditionnelle pour \ lolon (dern de 2).Inv Usa Orn-stem Anim.Robert Routhillier 14h00 L'Opéra du samedi «Fidolio» (Beethoven) Irena Wel hasch.Richard Margison.Ronald lledlund, l.yn Vernon.Victor Braun.Herbert Ray, Richard Sutherland.Frederick Donaldson.Michael Delos, choeur et orch de l'Opéra de Vancou ver.dir Stefan Minde Anim Michel Keable 18h00 Mélodies De Québec René Boutet, t .et Rachel Martel, p I8h30 Musique de table ouv «Candide» (Bernstein).Sonate pour alto et piano, op 120 no 2 (Brahms).«Concerto sérénade» pour harpe (Rodrigo).«Pavane» (Fauré).«Etudes», op 25.op posth.26 et 27 (Chopin) Quatuor, op 19 no 2 (Fossa).Anim Jean Paul Nolet 20h00 Orchestres américains orch sy mphomque de St - Louis, dir Leonard Slatkin.I.ynn Harrell, vc.ouv «Russian et Ludmilla» (Cilinka).Sinfoma concertante, op 125 (Prokofiev ) Symphonie no 5.op.47 (Chosta-ko vit ch) 22h00 Les Musiciens par eux-mêmes Inv Bruno Rigutto.pianiste Int.(îeor-ges Nicholson 23h00 Jazz sur le vif Émission enregistrée au Festival inter national de .la//de Montréal 1986 En vedette ogane Song Anim Michel Be noit Dimanche 26 octobre 1986 0h00 Musiques de nuit La nuit, des musiques de toutes les épo ques et de tous les pays vous accompagnent jusqu’à l'aube Anim Georges Nicholson 5h55 Méditation «Notre vie a un sens» (Christian Cha bams) 6h00 La Grande Fugue Ire h.3 Sarabandes (Satie), Suite en ré min ( Marais) ; Canon ( Milano) 2c h.( 'oncerto pour violon, violoncelle et orch.op 102 (Brahms).3 Romances pour piano, op 28 (Schumann) • 3e h.«Wiegenlied».I) 867 (Schubert).Nocturnes, op 9 (Chopin) Concerto pour hautbois.R 454 (Vivaldi); Con cerlo pour violon no 1.op 6 ( Paganini) Anim Gilles Dupuis.9h00 Musique sacrée «Marche religieuse» (Gluck).«Messe solennelle en l'honneur de Ste Cécile» (Gounod); «Ave Maria» (Gounod) Anim Gilles Dupuis 10h00 Récital Car men Fournier, vl Sonate (Zimmerman); «Xnoybis» (Scelai) 10h30 Les Goûts réunis Festival de musique baroque de l.a mèque au Nouveau Brunswick Luc Beauséjour,clv «The King's Hunt» ( Bull ).Capriccio no H (Froberger).«Concerto italien».RWV 97I (.I S Bach),.Sonates.K 1.K.159et K 141 (1) Scarlatti) Sonates pour flûte et clavecin.BWV 1030 et BWV 1020 (.1 S Bach) Luc Beauséjour et Danielle Bourget Anim Michel Keable 11h30 Concert Intime Danièle Bourget, fl.Louise Trudel.vc et Françoise Bertrand, p Trio, op 63 (Weber).Ballade pour flûte, violon celle et piano (Lefebvre) 12h00 Pour le clavier Grand dossier sur le pianiste Solomon (5e de 13) Sonate, op 2 no 1.et Sonate, op 13 «Pathétique» (Beethoven): Solomon Inv Pierre Brunei Int Pierre Rainville.13h00 Suite canadienne Anim André Hébert 14h30 Concert dimanche Andrew Tunis, p Sonate.K 333 ( Mozart); Fantaisie «Wanderer», I) 760 (Schubert).«Veils» (C.ellman); Sonate no 3.op 58 (Chopin) Anim.Jean Deschamps 16h30 Les Grandes Religions «L'Évangile et les cultures» (8e) La culture chrétienne face à la Renaissance et à la Réforme Inv Jean De lumeau Consultant; Gilles Langevin.s j.de l’Université Laval Anim Diane G iguère 17h00 Tribune de l'orgue «La musique d'orgue au Canada» (dern.de 8) Prélude et fugue en la bém (War ren ) I .ucien Poirier « Panis angelicus» et «In manus tuas Domine» ( Détour neau); «offertoire du Mercredi des cendres» (l)escarries) et «Prière à la Vierge» (Vallières) Claude Létour neau.bar .et Hélène Panneton.Pré lude et fugue en do min (Willan) Danny Rélisle.Introduction, passa caille et fugue (Willan): Robert Girard Anim.Michel Keable 18h00 À travers chants De Québec Chorale de l'église Saint Coeur de-Marie.dir Claude GosseLn Chant grégorien; «Popule meus» (Vie toria).«(> boni* Jesu.miserere nobis» (Palestrina).«Magnificat» du Ville ton ( Dracomus); Messe no 1 (Charpen lier) Anim MyraCree 18h30 Musique de table Marche militaire», I) 733 no 1 (Schu bert ).6 Variations sur «Nel cor piu non mi sento» pour violon et guitare, op 42 ( V'anhal).Concerto pour piano no 20.K 466 (Mozart).Andante et rondo «All ungarese».op 35 (Weber); extr Symphonie no 7.op 92(Beetho ven > Trio pour violon, violoncelle et clavecin no 43.II XV/27 (Haydn): extr «Sonata a la F,spanola» (Rodrigo) Anim Jean Paul Nolet 20h00 Musique actuelle Concert enregistré le 16 juin 1986 au Centre national des Arts à Ottawa pour célébrer l'Année internationale de la musique canadienne Jocelyne Fleury Coûtu.mezzo; orch du CNA.dir Walter Boudreau «Melodien» (Ligeti).«Wo bist du l.icht» (Vivier); «Durées» (Tousignant).«Plages» (Garant) Anim.Janine Paquet 22hOO Communauté des Radios publiques de langue française • «L'expertise en question l'assassin est il coupable ’» par Kliane Contint.Prod Radio France 23HOO Jazz sur le vif «Jazz t KH» (8e de 9) Émission enre gistrée au Festival international de jazz de Montréal 1986 En vedette Quintette Mario R use a (Italie) Anim Michel Be noit Lundi 27 octobre 1986 OhOO Musiques de nuit Anim Monique Leblanc 5h55 Méditation «Quand une mère a la foi» (Christian Chabams) 6h00 Les Notes Inégales Irr h F.xtr «llippolyteet Aride» (Ra meau » Sonate bucolique pour saxo phone alto et piano (Sauguet ).Sonates pour clavecin.K II et K 12(1) Scar latti) 2e h.«Mariagecampagnard» (Sodermann); ( oncerto en ré pour or gue ( Paer).«Affetti musicali».op 1 (Marini) 3e h.extr «Florilogium se cundum» (Muffat); «A la manière de Borodine» et «A la manière de Cha brier» (Ravel).«Adagio» (l)elerue).«.la mais non er» (Riquier); «Praelu dium et allegro» et «La Chasse» ( Kreisler); Concerto pour 4 clavecins, BWV 1065 (J.S Bach).«Happy Birth day improvisations dans le style de Gershwin*» (Bayless).Anim Francine Moreau.9h00 Musique en fête «50 ans de musique à la radio française de RadioCanada» (Ire de 5) Revivez les moments mémorables de nos émissions musicales tout en passant par une gamme d’événements tantôt drôles, tantôt émouvants Anim.Renée Laro chelle 11h30 Les Jeunes Artistes Josée Allard, p.: Sonate.Il XVI/50 (Haydn).Ballade no 1.op 23 (Chopin); Sonate.K 87 (I).Scarlatti).12h00 Présent-musique Magazine d'actualité musicale sous forme de reportages, de chroniques et d'entrevues en provenance du pays et des principales capitales de la musique.Anim.André Vigeant 13h00 Au gré de la fantaisie Concours énigme Anim Colette Mersv 16h00 Libre parcours • Actualités littéraires Anim.Gilles Ar chambault 16h30 De l’opium au chocolat • 9e de 15 «Le cannabis».Inv.Georges Kahl, Hugo Verlomme et Jacob Suissa Rech et anim Albert Martin.17h00 Latitudes • «Tour de Bretagne» (9e de 13).La tra dit ion orale l'enseignement de la lan gue bretonne Int et anim Richard Jou-bert 17h30 L’Air du soir t n bouquet des plus belles pages du répertoire lyrique et symphonique conçu spécialement pour agrémenter l'heure du souper Anim Danielle Charbon neau 19h00 Musique de chambre et Concerts européens orch philharmonique de Berlin, dir Vaclav Neumann.Walter Klien.p ouv «Iphigénie en Aulide» (Gluck); Concerto no21.K 467 (Mozart); Sym phonie no 6 «Fantaisies symphoniques» (Martinu) De la Radio hongroise Dezso Ranki, p Sonate.K 570 ( Mo /art) Anim Michel Keable 21h30 Théâtre du lundi • Ire partie magazine d’actualité cultu relie Anim Michel Vais 2c partie «olivier» de Michel Gosselin.Lect Gi nette Roivin, Luc Durand.Jean Besré et Angèle Coulu 23h00 Jazz-soliloque «Groovm High» Idrees Sulieman.«Chant» George Young.«Yardbird Suite» Anthony Braxton.«Endangered Species» Pat Metheny/Ornetle Coleman.«Startusphunk» (iil Evans Anim Gilles Archambault Mardi 28 octobre 1986 OhOO Musiques de nuit Anim Monique Leblanc 5h55 Méditation «La mère a une tâche essentielle» (Christian Chabams) 6h00 Les Notes inégales Ire h Concerto grosso, op 6 no 9 ( Han del).«Trio pathétique» (Glmka).« Adieu joie» (folkl russe).Sonate en do pour 2 violons, viole de gambe et b c (Buxtehude) 2e h «Country Gar dens* (Grainger).«In a Monastery Garden* < Ketelbey » «Jardins sous la pluie» (Debussy); extr «Nuitsdans les jardinsd Espagne» (Falla).Trio en fa |x>ur flûte à bec alto, alto et b.c.(C P F.Bach).«Danses norvégiennes», op 35 nos 2 et 4 (Grieg) 3e h.Symphonie no 12.K 110 (Mozart).«12 Short Pieces* pour violon et piano (Parry).« Drink Tonight of the Moonshine Bright - el «Dainty Fine Aniseed Water Fine» (I.awes).«The Singing Club* (Arne), extr «The Aristophamc Suite» (Vaughan Williams) Anim Francine Moreau 9h00 Musique en fête «50 ans de musique à la radio française de Radio-Canada» (2e de 5).Anim Re née Larochelle.11h30 Concert intime Gvorgy Terebesi, vl., et Robert Vere-bes.alto Grand duo concertant en sol (Stamitz); Duo pour violon et alto (Skalkottas).12h00 Présent-musique Anim André Vigeant 13h00 Au gré de la fantaisie «Centre d'Art Orford 1986» (8e de 9).Rodney Friend, vl., et Jamna Fiai kowska.p : oeuvres de Schubert.Brahms et FJgar Anim.Colette Mersy.16h00 Libre parcours • Actualités littéraires.Anim.Gilles Archambault 16h30 Présence de l’art • Actualités artistiques et entretiens sur le thème «Art et politique».Anim Christiane Charette, Gilles Daigneault et Rober Racine 17h30 L'Air du soir Anim.Danielle Charbonneau 19h00 Musique de chambre et Concerts européens orch symphonique de la Radio de Ber lin.dir Gunter Wand Symphonie no 8 (Bruckner).Anim.Michel Keable 21h30 En toutes lettres • Maga/ine consacré à la littérature de chez nous Chroniqueurs Roch Poisson (fiction); Jérôme Daviault (essais); Robert Mélançon (poésie); René Fer ron (reportage).«Le Message rêvé» d’André Berthiaume Lect.Yves Massicot te Anim.Réjane Bougé 23h00 Jazz-soliloque «Singing at the Copper Rail»; Scott Hamilton; «I’ve Just Seen Her»; Pepper Adams/Zoot Sims.«Let’s Call This» et «Monk's Mood» Thelonious Monk; «Gene's Lament» Gene Harris/Stanley Turrentine; «In Memoria de Chano Pozo» Charlie Byrd; «Cute»: Donald Byrd Anim Gilles Archambault Mercredi 29 octobre 1986 OhOO Musique* de nuit \nirn PierreOlivier Désilels.ShSS Méditation «Préparer les êtres.» (Christian Châtiants) OhOO Les Note* Inégale* Ire h Quatuor avec piano, op 23 (Dvo rak).Snnale pour piano, op 25 no 6 (Clementi); Symphonie, op 3 no3 (Ou-pis de Camargo) 2e h.Concerto, op 26no6(Boismortier).3»Shantte-( Arnold): exlr «Petrouchka» (Stra vinsky); Concerto pour clavecin, W 43 un 3 (( P K Bach ) 3e h.Concerto en ré pour flûte (C.aluppl); «l.a passe ggiata» (Rossini); «Sposallzio» ( l.iszl).«Aria del C.ran Duca», exlr -l.a Manlnvana» (Zannelli).exlr • Huma.(Bizet) Anim Francine Mo rcau 9h00 Musique en (été -50 ans de musique à la radin française de Radin Canada» (3e de 5) Anim Re née Larochelle 11h30 Récital d'orgue Martha Hagen.orgue Karl Wilhelm, église Saint Honaventurc à Montréal Sonate.K 2X7 ( I) Scarlatti ).Sonates no Set no4 (CP K Rach) Anim Jean Deschamps 12h00 Présent-musique Anim André Vigeant 13h00 Au gré dé la tantelslt Ire de S visites dans les Maisons de la culture de Montréal On y évoque les caractères distinctifs de chacune et les diverses activités qui s'y déroulent Kn direct de la Maison de la Culture Mai sonneuve, 4120.rue Ontario est, Mont réal l.e public est invité Kntréc libre Anim Colette Mersy 18h00 Libre parcours • Kssais québécois non littéraires Anim I larval Brunette.I6h30 Visions actuelles • 2e de 14.L'anthropologie aujourd'hui».Inv André l.anganey, biologiste et généticien.et Philippe l.efèvre-Wilier, médecin et généticien Reeh., texte et int Janine Delaunay Lect.Diane C,i-guère.17h00 Progrès et perspectives • «12 clés pour la biologie» (6e de 12).Organisation et régulation.Inv.Jean Ta vlilzki.prof de biologie à l’Université Paris Vil Prod.Radio France.17h30 L'Air du soir Anim.Danielle Charbonneau 19h00 Musique de chambre et Concerts européens Orch philharmonique de Berlin, dir Seiji Ozawa.Pierre Amoyal, vl.: Concerto, op 26 (Bruch); Symphonie no 2 (Bruckner) Anim.Michel Keable 21h30 La Feuillaison • «La Danse de l'amante» de Madeleine ouellette-Michalska Lect.Monique Miller, ('a)henne Bégin et Vincent Davy.22h00 Littératures • -Situationsde la modernité» (9ede 20) Inv Jean Chesneaux, historien.Rech.el int Jean l.arose 22h30 Questions de notre temps • ¦ Architectes et designers» (4e de 10) Inv François Décarie, designer d'intérieur Anim Jacques Folch Ribas 23h00 Jazz-soliloque «If You Could See Me Now» Horace Tapscotl; «Hemispheres»: Anthony Davis; «One F'or My Baby» Tommy Flanagan Anim C.iUes Archambault .Jeudi .'iO octobre 1986 OhOO Musiques de nuit Anim Pierre-Olivier DésileLs.5h55 Méditation «Les erreurs d'une certaine catéchèse» (Christian Chabanis) 6h00 Les Notes inégales Ire h.Concerto pour 4 instr el clavecin (Berezovsky); «Rigaudon», «fclé gie» el «Tambourin» (Rameau/Go-dowsky); Concerto pour clannelte no I.op 73 (Weber) 2e h Sonate pour violon el piano, op 100 (Brahms); exlr.¦ I.libre Vermeil de Montserral».Bal lade pour flûte et orch.( Martin); Con certo pour orgue, op 26 no 1 (Corretle) 3e h.Sonate en la pour flûte, hautbois d'amour et b.c.(I.olti); «Automne» (Thompson).3 Romances.op 28(Schu mann): Concerto en la pour hautbois (A Scarlatti), ouv -Don Pasquale» (Donizetti) Anim Francine Moreau 9h00 Musique en tété «50 ans de musique à la radio française de RadioCanada» (4e de 5) Les multi-pVs visages de la radio française sur le grand territoire canadien Aujourd'hui, les 5 stations du réseau FM (Ottawa.Québec.Chicoutimi, Rimouski et Mono ton) prennent l'antenne pour nous ra conter leur histoire Anim Renée l.a roehelle.41h30 Récital De Moncton Belinda Cade.hth .et Me chel Cardin, gui 12h00 Présent-musique Anim André Vigeant 13hOO Au gré dé la fantaisie Anim Colette Mersy 16h00 Libra parcours • Littérature étrangère Anim C.llles Ar chambault 18tt30 Positions • Réflexion sur la place des intellectuels dans la société Inv Claude (ialarneau, historien Rech Suzanne Robert Anim Francois Ricard 17hOO Los Dédales do l'administration fédéral# • Se de I2 »l.e ministère des Affaires ex térieures.Inv Marcel Houssin, ex-fonctionnaire de la Chambre des cnm munes et du ministères des Affaires extérieures.Rech , texte et Int.Ctlnton Archibald Anim Gustave Iléon 17h30 L'Air du soir Anim Danielle Charbonneau 19h00 Musique de chambre Anim Michel Keable.20h00 Orchestres canadiens Orch.symphonique de Toronto, dir An drew Davis; Katta et Mariette l.abè-que, p : Symphonie no 104 «Londres» (Haydn); Concerto pour 2 pianos, K.365 (Mozart); «Ksquisse»,op 1 (Morel); «l.a Mer» (Debussy).22h00 Libre échange • Pierre Olivier s'entretient avec Xavier de Boucaud, président de la Compagnie Générale de Géophysique.22h30 Visages de l’Europe de l'Est • 9e de 26.«Roumanie: alliée et rebelle».Rech., int.et prés.Charles Larochelle.23h00 Jazz-soliloque «Old Folks»; Ralph Sutton/Bob Barnard; «A Sailboat in the Moonlight»: Billie Holiday; «Rosetta»: Ruby Braff; «What's New» Woody Herman; .Body and Soul»; Gene Krupa; -F.asy to Love»: Hank Jones/Marian McFarland; .My Old Flame» Helen Humes; • First Light»: Freddie Hubbard Anim Gilles Archambault.Vendredi 31 octobre 1986 OhOO Musiques do nuit Anim Pierre-Olivier Désilets 5h55 Méditation «Valeurs horizontales et valeurs verti cales» (Christian Chabams) 6h00 Les Notes Inégales Ire h.: Concerto en mi bém pour 2 cors (Telemann); Quatuor pour instr à vent.op.8 no 2 (K Stamitz); «O dol-cezzeamarissime» (l.uzzasehi); Sonate pour violon et b c .op 1 no lO.Didone abbandonala» (Tartim) 2e h.: extr.«l.a Foire villageoise» (Benda); 6Dan-ses pour piano (Massenet); «Hungarian Rock» (Ligeti); 5 Contredanses,qua drilles et menuets.Il IX no 29 et 24 (Haydn); «La Valse de l'Kmpereur», op.437 (J .Strauss) - Je h.: «Alcidianeet Polexandre» (Lully); «Paris» (Mil haud); exlr .Jocelyn.(Godard); -Ma laguena».op 21 no 1.et «Habanera».op 21 no 2 (Sarasate); «The Five of Us» (Previn) Anim Francine Moreau 9h00 Musique en téta .50 ans de musique à la radio française de Radio-Canada» (dern.de 5) l.es différents processus de production des émissions musicales.Comment se font nos émissions?Quel est le rôle du réalisateur, du technicien, du recherchis le:’ Comment fonctionnent les services connexes à la production : discothèque, bibliothèque, archives et conservation des émissions, relations internationales, etc Anim Renée Larochelle.11 h30 Orchestre de chambre F.nglish Chamber Orchestra, dir Paul Angerer Sinfoma en ré (Galuppi).• Ca nierai u de Berne, dir Thomas Furi, et Heinz Holliger.htb Concerto en do (Lebrun) 12h00 Présent-musique Anim André Vigeanl 13hOO Au gré de la fantaisie Véronique Robert, journaliste, vient nous presenter la musique qu'elle aime Anim Gilles Dupuis 18h00 Libre parcours • Chronique de cinéma avec Richard Gay Anim Gilles Archambault 16h30 Le Pouvoir des mots • 9e de 12 »l.e journalisme» Inv Paul André Comeau.rédacteur en chef au journal Le Devoir Rech.el anim (Tau dette Lambert 17hOO Documents • • Le vin» (4e de 5) Vins de soleil, vins solides les Hermitages et autres crûs des Côtes du Rhône Max Chapoutier, propriétaire viticulteur à Tain l'Her mitage Amalcursel connaisseurs du Canada français Jacques Benoît, journaliste à la Press*'.Jules Rniseux.som nieller, el Pierre Chrétien, fabricant de vins «maison» Anim André Hébert 17h30 L’Air du soir Anim Danielle Charbonneau 19h00 Musique de chambre Anim Michel Keable 20h00 Les Grands Concerts De l'église Nolre-Dame-de-C.râce à Chicoutimi Kns.instrumental du Qué bec (Barbara Todd, fl., Jacques Simard, htb., Renald Saint-Pierre, cb„ et Sylvain Doyen, clv ): Sonate en trio pour flûte, hautbois et b.c.(Telemann); Sonate pour hautbois et b.c., op.5 no 1 ( I.oeillet ) ; Sonate en mi min.pour con trebasseel clavecin (Demoivre); Sonate pour flûte, hautbois et b.c.no 5 (Sammartim); Sonate pour flûte, haut bois et b.c no 6 (Corelli); «l.e Parnasse ou [.'Apothéose de Corelli.(Couperin); Sonate pour hautbois et clavecin, K.14 ( Mozart ) ; Sonate en sol pour flûte, clavecin et contrebasse (M Haydn); Trio pour llûte, hautbois et contrebasse, op 66 no 2 (Devienne); Concerto pour flûte, hautbois et b.c., P 402 (Vivaldi).22h00 Magazine International de* arts de la C.R.P.L.F.• Anim.Louise Simard 22h30 Glenn Gould et les Variations Goldberg • 4e de 5 « l.e point de vue de Gould» Par ttetpants: Georges Guillard, Igor l.azko, Bruno Montsaingeon, Richard Sagala, Thérèse Salviat et Pierre Schaeffer Prod Radio France 23h00 Jazz-soliloque •Can't Help Lovin' That Man» et «Love Walked In»: F.rrolt Garner; «Quit in Time»: Clifford Jordan; «Lookin' For Someone to Love»: Archie Shepp; «Monk's Mood.Roswell Rudd/Sieve l.acy; «For Now.: Chet Baker; -Short Visit»: Gil Kvans.Anim.Gilles Ar chambault Samedi 1er novembre 1986 OhOO Musiques de nuit Anim Georges NichoLson ShSS Méditation « Le problème du mal» (Christian Chabams) 6h00 La Grande Fugua Ire h.Quatuor, op.59 no 1 (Beelho ven); -Marche funèbre pour llarpo-lyre» (Sor).¦ 2e h.: Quintette pour clarinette et cordes, op 34 (Weber); Concerto pour cor no 2, K.417 (Mozart); extr Sextuor, op.18 (Brahms).Deux gaillardes el une complainte (Dow-land ) 3e h.; Concerto en sol pour alto et cordes (Telemann); Thème et varia lions pour cor, op 13 (F Strauss); Cinq stances de madrigaux (Martinu); So nate en trio, RWV 1039 (J S Bach).4e h.Le veoir dit» (Maehaul); Concerto grosso, op 6 no 7 (Corelli); extr -Aida» (Verdi); exlr «Folhas» (Paniagua); «Le Streghe.(Paganini); Sonate no 25.op.79(Beethoven).Anim.Gilles Dupuis 10h00 Chronique du disque Inv Françoise Gélinas, pianiste, el Carol Bergeron, critique musical au jour nal Le Devoir Anim Normand Séguin • Emission culturelle RADIOJOURNAUX Du lundi au vendredi : 6h00.7h00,8h00,9h00,12h00 20h00 et 23h00 Samedi et dimanche: fihOO, 7h00,8h00.12h00 20h00el23h00 «Cï: CBJ-FM I00.9 CBAF-FM 98,3 CBOF-FM 102.5 C’BK-FM 100,7 CBV-FM 95,3 CJBR-FM .101.5 CBF-FM-I 1043 t’hlL'lHItlIDI Mi melon Ottawa II till Montréal Oiichei Kintotiski I mis Un iètvs.«c: LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 25 octobre 1986 ¦ C-7 JACQUES BRAULT BETTY GOODWIN (LE DEVOIR) - L’harmonie multi-ethnique, c’est un idéal que le sculpteur Armand Vaillancourt essaiera de couler dans un monument, sur les terrains du centre communautaire Christophe-Colomb, au printemps de 1987.L’idée de cette sculpture comme projet collectif a été dé- Photo Jacquot Grenier Armand Vaillancourt.SPECIAL Novembre et Décembre VISITES DE MUSÉE 9h à 5h à Québec 35rSp 9h à 5h à Joliette 25S P P- incluant: transport, billet pour le musée, visite guidée (repas en sus) RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT! LES MONTRÉA LISTES (514) 744-3009 voilée, cette semaine, au centre qui abrite, entre autres, le Comité d’amitié Québec-Italie et le Collectif des femmes immigrantes.Dans quelques jours, Carrefour international y emménagera, venant rejoindre le Centro Donne et l’Association pour l’éducation interculturelle du Québec.Depuis trois ans, ce centre rayonne dans les communautés culturelles, dans le but de faciliter l’accueil et l’intégration des minorités ethniques en milieu québécois.Le monument à réaliser devrait être financé par diverses personnes et plusieurs organismes ayant déjà marqué leur intérêt pour ces objectifs.Pour Vaillancourt, dont une sculpture-fontaine ( La Débâcle) orne la place du Québec, boulevard Saint-Germain à Paris, « l’oeuvre en tant qu’oeuvre authentique doit avoir cette qualité qui est celle de se faire partager par d’autres ».Ce sont des immigrants, des réfugiés ou des Québécois enracinés depuis plus longtemps qui tailleront le granit, dans une carrière que Vaillancourt a choi- .Gèncerts de musique A „ de chambre dcdlegra Quatuor violon alto Vladimir Landsman Charles Melnen violoncelle Katherine Skorzewska piano Dorothy Fralberg Oeuvres de Mahler, Beethoven et Mozart samedi, 25 octobre 1986, 20h salle Pollack, Université McGill 555 rue Sherbrooke ouest Entrée libre sie, au Saguenay.Des traces de mains, des inscriptions y évoqueront la multi-ethnicité de la société québécoise.On espère que le futur monument, réalisé sous la direction de Vaillancourt, témoignera clairement et de façon permanente de l’interaction de ces diverses communautés.L’espoir se porte également vers la contribution de compagnies ou de groupes qui, en plus d’aider au financement, voudront laisser sur ce monument leurs empreintes.de Jean Racine On entend rien! On comprend tout! «.,11 est malheureux qu'Acte 3 ait produit un tel spectacle.» fl.Bernatchez, La Préaaa «.démarche audacieuse absolument.Intéressante, beaucoup d'énergie, aspect visuel important, qualité d’émotion, une production très très Importante.Daniel Guirard, Bon Dimanche du 25 sept, au 27 oct.à 20h.Dimanche: 15h.Relâche: mar.et mer Bain Laviolette 1570 de Lorimier Angle: de Maisonneuve Métro Papineau Réservations: 276-8091 • une oeuvre chorégraphique de : - ; JEAN-PIERRE PERREAULT du 16 OCTOBRE au 2 NOVEMBRE 1986 à 20h30 (relâche les lum à la Salle Marie Gérin-Lajoie de l'Université du Québec à Montr 1455 rue Saint-Denis (métro BERRI).Billets:$12./ $ 10.(ét ndiants)/ $8.(groupcde 10 personnes et plu Reservations: 282-3456.Suite de la page C-1 Aujourd’hui, après la « suite fraternelle », c’est le murmure de la solitude qui éclaire la poésie de Jacques Brault.Les traces d’une parole fragile, les vertiges brefs, le froid immobile accompagnent le poète sur son chemin solitaire.À nous d'écouter ces « moments fragiles », de partager ce goût de l’effacement.Cette poésie s’est faite tour à tour chaleureuse et solidaire, explorant « notre lieu mélancolique, notre histoire de tristesse », pour ensuite se déployer à la jonction de la mémoire littéraire et des langages du quotidien.Dans ses plus récents recueils, elle épouse les préoccupations de la tradition orientale.La voix de Jacques Brault s’est élevée dans un chant rauque en 1965 pour faire aujourd’hui l’économie de son murmure nécessaire.« Être poète, cela n’a pas beaucoup d’importance en soi.Ce n’est pas un métier, ce n’est pas une fonction : c’est un état d’être », me con- fiait Jacques Brault, en 1979.« Pour moi, disait-il, la poésie dépasse la littérature et la déborde.La place du poème dans la vie est fondamentale, primordiale.Le poème peut prendre toutes sortes de formes, d’allées et venues.Mais il n’est pas seulement pour moi ce qui magnifie l’existence.Le poème peut être chant et célébration mais il est aussi ce qui donne sens : un sens au moins fondateur.La fonction poétique est d’ordre primordial comme la fonction nutritive ou la fonction de reproduction.C’est absolument fondamental dans la transmission et l’amélioration de la vie.Je fais de la poésie un nécessaire.Pour moi, une vie sans perspective poétique n’est absolument pas vivable.Ni personnellement, ni collectivement.» Le poétique et le politique sont cependant, à ses yeux, deux sphères séparées dont aucune ne doit asservir l’autre; d’autant que l’alliance a tendance à tourner aux dépens du politique, les sociétés organisées situant toujours l’homme politique au-dessus de l’homme littéraire.C’est pourquoi il écrira, dans Trois fois passera, que « la poésie apparaît rigoureusement inutilisable ».Enfin, disait Jacques Brault dans un entretien au DEVOIR en 1979, la poésie naît du silence.Le langage, comme la musique, a besoin de silence pour fonctionner.« La poésie littéraire vit autant du silence que de langage articulé.Il y a du silence dans le langage.Pas seulement autour mais dedans le langage.Et j’aime beaucoup cette alliance de parole et de silence.» C’est le même poète qui, à l’écoute du « chant nu de l’indicible », dans son recueil L’En dessous l’admirable (PUM, 1975) ou dans son roman Agonie (Boréal, 1985), écrit cette belle définition de vivre : « Écrire, aimer, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.Il n’est jamais insignifiant ou désastreux d’échouer.J’écris donc dans le but de renouer un fil cassé, de retrouver la force et la douceur de certains mots, de certains silences — trahis.» d’emploi : ce sont maintenant les rôles de soprano lyrique, notamment chez Mozart, qui m’intéressent : la comtesse, dans Le Nozze di Figaro, Fiordiligi dans Cosi, Donna Elvira dans Don Giovanni».Née à Montréal, Colette Boky a terminé ses études au Conservatoire de musique du Québec en 1962, dans la classe du célèbre ténor Raoul Jo-bin.Ses 25 années de carrière l’ont conduite sur de nombreuses scènes lyriques, au Canada, en Europe et surtout aux États-Unis où elle fut membre « à part entière » de la compagnie du Metropolitan Opera de New York de 1967 à 1980.Elle y chanta 28 rôles dans 23 opéras.Son répertoire comprend cependant près de 70 rôles.Depuis cinq ans, Colette Boky a réduit le nombre de ses prestations à la scène pour consacrer plus de temps à l’enseignement et au concert.Le public montréalais pourra la revoir, a la salle Maisonneuve, dans le rôle de Diane d'Orphée aux enfers, de Jacques Offenbach, en décembre, aux Nouvelles Variétés lyriques.En février 1987, elle participera à un concert de l’Orchestre métropolitain.En mai, elle interprétera Mimi, dans La Bohème de Puccini, à l’Opéra de Québec.ser une peu plus d’argent sur la publicité.Après tout, le public ne désire pas autre chose qu’un bon spectacle d’opéra.» Pour en arriver là, il faudrait à l’Opéra de Montréal une direction artistique compétente.Or Colette Boky ne reconnaît pas à Jean-Paul Jean-notte « la compétence nécessaire pour occuper le poste de directeur artistique ».Elle estime qu’il pourrait faire beaucoup plus avec l’argent dont il dispose.« Dans la mise en scène, par exemple, on ne sait pas aller chercher des idées originales.On se laisse trop facilement guider par des étrangers, qui utilisent l’Opéra de Montréal comme un plateau d’essai.» Il va de soi, fait-elle remarquer, qu’affichant une telle opinion sur l’Opéra de Montréal, elle ne s’étonne pas que son directeur artistique l’écarte de toutes les productions dans lesquelles elle pourrait encore chanter.Elle n’y a tenu que deux rôles : dans Cosi fan tulle, de Mozart, et dans Fidelio, de Beethoven.Depuis, précise-t-elle, « j'ai changé $ 275,000 pour un Gagnon Une huile signée Clarence-A.Gagnon a été achetée à un prix record de $ 275,0000, jeudi, lors d’une vente aux enchères à l’hôtel Reine Elizabeth de Montréal.La peinture, intitulée La boulangère, Baie-Saint-Paul, a obtenu le K lus haut prix jamais payé pour une uile canadienne, surpassant ainsi une huile de La wren Harris, vendue en 1981 à Toronto pour la somme de $ 240,000 La boulangère était une des 128 oeuvres de fusain, de peinture à l'huile et ou à l'eau appartenant à Melvyn et Mitzi Dobrin, deux membres de la famille Steinberg.Vaillancourt, sculpteur multi-ethnique Colette Boky à l’opéra.Suite de la page C-1 ter sur l’appui financier du secteur privé.» Visiblement soucieuse et inquiète de ce qui se passe au Québec, elle se demande : « Qu’est-ce qu’un pays sans les arts, sinon un pays sans identité ! » Encore très active à la scène et au concert, Colette Boky consacre, depuis près de cinq ans, un peu plus de temps au Québec afin d’y enseigner l’art vocal à l’Université du Québec à Montréal.À son avis, cependant, le secteur précis de l’art lyrique ne se porte pas très bien : « Pas plus qu’à l’époque de mes débuts est-il possible pour un jeune talent d’ici de faire l’apprentissage de son métier de chanteur sur place.Comme les Jo-bin, Alarie, Simoneau, Rouleau, Savoie, il est obligé de s’expatrier pour aller faire ailleurs ce qu’on ne lui permet pas de faire au Québec.» Selon Colette Boky, seul l’Opéra de Québec fait un effort louable en donnant prioritairement du travail aux artistes qu’on a formés dans nos écoles de musique.L’Opéra de Montréal ne s’est pas donné les mêmes priorités ; « Les éléments les plus doués ne peuvent tout au plus espérer qu’une demi-carrière en chantant dans les choeurs.« Nous formons pourtant les éléments nécessaires pour que l’Opéra de Montréal se donne une politique ferme de priorité d’engagement qui favorise les artistes du Québec avant ceux du Canada et d’ailleurs.Tant qu’à faire venir à grands frais des artistes étrangers que les gens ne connaissent pas, il vaudrait mieux faire travailler les nôtres, quitte à dépen- MllSIQUK CLASSIQUE •DISQUES «LIVRES • VIDÉO • PARTITIONS Lettre-Son MUSIQUE 5054 AVE DU PARC 495-9297 Suite de la page C-1 Goodwin approchait de la cinquantaine.Aujourd’hui, on doit reconnaître que cette longue propédeutique aura été fructueuse.Pin quinze ans, Betty Goodwin est devenue l’artiste la plus importante au pays, autant de l’avis des institutions, chargées d’organiser les grandes manifestations d’art actuel, que de celui des collectionneurs (petits et gros).Les cycles de sa production se sont succédé de la manière à la fois la plus naturelle et la plus inattendue, et l’artiste me dira qu’elle commence à peine, avec la nouvelle série qu’elle vient d’entreprendre, à comprendre tous les hens dont son oeuvre est tissée.On verra mieux tout cela, ajoute-t-elle, dans l’importante exposition que lui prépare actuellement le MBA et que les Montréalais ne verront qu’en fin de parcours, en 1988.Ce qui est heureux, d’une certaine façon, puisque Betty Goodwin, qui participe très activement à l’élaboration du projet, compte bien y ajouter de nouvelles pièces à chacun des points de chute (Toronto, Vancouver et New York).Bien sûr, l’artiste frémit quand on lui parle de sa « rétrospective », alléguant que toute l’aventure ne fait que commencer.L’attribution du prix Borduas, dont elle est extrêmement touchée, lui permet tout juste de reprendre son souffle avant de retourner à ses grands personnages de « Carbone » (dont on peut encore voir un arrangement impressionnant à la galerie René Blouin, jusqu’au 1er novembre).Ces étranges figures, agglutinées et tronquées, prolongent celles des « Nageurs », en plus dramatique puisqu’elles n’ont même plus d’environnement auquel se rattacher.OÙ ÊTES-VOUS?Académie Michèle Provost RETROUVAILLES et BAL DES ANCIENS B.v.p.faire parvenir: NOM:.ADRESSE:.CP VILLE:.TÉL.Année de Graduation: B.A., CEGEP.Sec.V.19.PROFESSION:.1517 ouest, av.des Pins, Montréal, Qué.H3G 1B3 COLETTE BOKY Rappelons que l’image du corps humain ne fait son apparition dans les dessins de Betty Goodwin qu’à l'automne 1980; et’encore très timidement, par le biais d’un emprunt au peintre siennois Duccio.Auparavant, les personnages n’étaient présents qu’en négatif, à travers les traces qu'ils avaient laissées sur des objets très chargés émotivement comme les vestes, les petits carnets de notes, les grandes bâches de camion, les tombeaux, et même des espaces architecturaux comme un édifice manufacturier (rue Clark, en 1977), une salle de classe désaffectée (P.S I., à New York, en 1979) et un banal appartement (rue Mentana, en 1979).En aucun cas, il ne s'agissait pour Betty Goodwin de traiter ces supports très habités comme des « objets trouvés ».Leur propre histoire n’a toujours été qu’un point de départ : « J’étais intéressée, ré pète-t-elle souvent, non pas à conserver leur passé mais plutôt à utiliser ce qui y était important pour mon présent.» De la, une foule d’opérations, souvent analogues d’une entreprise à l’autre, visant à reconnaître la structure et les qualités propres de l’objet, et à les transformer en une sorte d’espace intérieur.« Comme si, écrivit un jour Pierre Théberge, la topologie de son imagination avait pris des formes concrètes à l’intérieur desquelles le spectateur pouvait pénétrer de façon magique.» Puis, de transformation en transformation (autant des matériaux et des techniques que des motifs et des idées), les constructions de Betty Goodwin s'humaniseront imperceptiblement et, dans l’oeuvre présentée lors de l’exposition « OKanada » en 1982, les grands nageurs accompagneront les ponts et les passages trop élevés et trop étroits, avant de se substituer à eux définitivement.« Il n’y a rien comme la création artisiique, dit encore Betty Goodwin, pour me rapprocher autant de l’alchimie.» Et, comme cela se produit chez les alchimistes, Betty Goodwin n’a jamais l’impression d’avoir accompli une oeuvre : le directeur de la galerie René Blouin m’a raconté qu’il avait pratiquement dû désarmer de son pinceau l’artiste qui n’en finissait plus de retoucher son installation, quelques minutes avant l’ouverture de l’exposition.Mais je crois que Borduas aurait compris — et aimé ! — cette passion pour la forme toujours juste et toujours changeante.Û’KBIA FAHH0UÜ nise eiscUe lorraine PM ass.nise eu scene: Suzanne O’Neill avec Normand Canac Marquis.Maryse Gagné, Germain Houde.Suzanne Marier, Geneviève Rioux, Rosalie Ihauvette «cor costumes Martin (erlend éclairaje musique: Vincent Dionne du11not.PiSilÉe.8B rtanillm 8451/2/ IflO.avtue les Pies est ï B$8D ^ Le Devoir, samedi 25 octobre 1986 LE DEVOIR CULTUREL HUMEURS NATHALIE PETROWSKI T E CIEL était sombre mais zé-I; bré d’éclats violents.Contre la *ligne chancelante de l’horizon, le Hilton de Dorval, sinistre navire dans la nuit, attendait l’heure fatidique.L’heure d’un accord historique entre le gouvernement du Québec et Jack Valenti, vénérable émisssaire des multinationales du cinéma américain.L’heure qui allait sonner le début du déclin de l’empire américain.En effet, pour la première fois lier depuis 1922, la première fois en soixante-quatre ans d’impérialisme culturel impénitent, les Américains battaient en retraite.Les Américains renonçaient à une part de la tarte qu’ils avaient pourtant toujours tenue pour acquis.Les Américains s’inclinaient devant la volonté du peuple québécois.Désormais, tous les films qui ne seraient pas à 100 % américains seraient distribués automatiquement par des Québécois.Désormais, les Américains seraient obligés de demander la permission avant d’entrer chez nous avec leur Cobra et leur Rambo.C’est pour nous annoncer la grande nouvelle que nous avions été convoqués, à la dernière mi- nute, en pleine heure de pointe, Hil.dans ce Hilton du bout du monde.Tout pour nous faciliter la tâche, quoi.Jack Valenti, puissant nabot aux cheveux blancs striés d’argent, est arrivé le premier, avec, à sa remorque, trois complets-cravate venus l’assister dans ses trous de mémoire.Lise Bacon l’a suivi de près.Les deux se sont assis devant la presse, sous l’éclairage blafard d’un salon recouvert de papier fleuri malade.Le grondement d’un avion est venu secouer les pots d’eau sur la table et couvrir le bruit creux des conversations.Lise Bacon a parlé en premier, sans utiliser le mot « historique », un mot un peu trop fort pour la circonstance, lui préférant l’expression moins dramatique de « déblocage majeur ».Puis, elle a lancé cette phrase toute faite, qu’elle ne cesse de répéter à travers tous les colloques et conférences qu’elle arpente inlassablement : « Nos négociations avec les Américains ne se sont pas déroulées sur une base idéologique, mais sur une base d’affaires, dans un langage que les Américains comprennent bien.» « Money talks.» Lise Bacon sourit, fière de son coup.« Money talks.» Jack Valenti se redresse sur sa chaise, étire ses jambes trop The Color of Money courtes afin que ses pieds touchent au sol.« Money talks.> .» Jack Valenti signe de sa puissante main, qui ne tremble jamais, l’accord qu’on lui a soutiré en parlant le même langage que lui.« Money talks.» « Qu’on n’y voit surtout pas un précédent de notre part, lance "ale.“ ‘ ' Valenti à la salle.Il n’est pas question de refaire la même chose en Amérique du Sud, au Canada, ou ailleurs.Nous le faisons avec le Québec parce que nous comprenons que sa situation est unique et singulière.» « Money talks.» Bizarre, mais Jack Valenti n’a pas du tout l’air d’un conquérant défait.Le contraire, en fait.Il a plutôt l’air d’un gars qui vient de faire un bon coup.Bizarre, aussi, mais le communiqué remis à la presse ne fait nullement état des trois articles de la Loi sur le cinéma, qui ont sauté à la de-i A mande des Américains.« Money talks.» Les articles en question portaient sur l’argent et la mise en marché.« Money talks.» Plutôt que de laisser le moindre sou au Québec, plutôt que de courir le risque de voir leurs films jouer dans des salles qu’ils n’auraient pas choisies et programmées, les Américains, accules au pied du mur, ont finalement cédé.En échange de plusieurs millions de dollars, ils nous ont accordé un droit de distribution qui nous revenait de toutes façons.« Money talks.» Jack Valenti qualifie le tout de compromis politique.Lise Bacon est d’accord.Tout le monde y trouve son compte, soutient-elle.Valenti se lève.C’est un homme pressé.Son avion l’attend.Il ne peut attendre plus longtemps.Valenti quitte avant tout le monde, en maître et roi qu’il est.Les trois complets-cravate le talonnent au pas de course.« Time is money.» Dehors, la nuit est tombée.La salle au papier peint malade est plongée dans l’obscurité.L’heure des bilans vient de sonner.L’accord historique n’est rien de plus qu’une poignée de films, 150 préci-.sèment, en échange desquels les Américains viennent d’obtenir leur permanence officielle sur les écrans québécois.Pour 150 films, probablement les plus obscurs et les moins rentables du catalogue américain, nos amis du Sud pourront continuer à nous refiler leurs films et à empocher les recettes brutes sans jamais payer la moin-itéquébécoise.dre dette à la société « Money talks.» Le ciel est glauque.Il a la couleur de l’argent.La seule couleur que les Américains reconnaissent vraiment.Rambo peut dormir en paix, et René Lé- vesque peut rêver à poings fermés "'•rla’-“— J- - • sur la lettre de menace que lui a déjà envoyée son grand ami Jack Valenti.Les Américains ne menaceront plus jamais le Québec.Ils savent qu’ils sont ici comme chez eux.Qu’ils sont ici pour longtemps.Jim Corcoran, à côté du courant PAUL CAUCHON JIM CORCORAN n’est pas celui qui fait courir le plus les foules.Jim Corcoran.Cela ne l’a pas empêché de surprendre beaucoup de monde, cet automne, avec un disque : Miss Kala-bash, qui mélange allègrement le rock aux cuivres funk, les clochettes au choeur d’enfants.Corcoran espère bien que ce disque se vende, c’est normal, mais on garde l’impression qu’il ne court en rien après le succès, travaillant avant tout pour le plaisir.« Dans ce métier-là, quand tu t’attends à trop, à ton condo pis à ton voilier, ta carrière ne fera pas long feu », lance-t-il.Ce qui ne l’empêche pas de travailler d’une manière professionnelle, par exemple, en raffinant ses textes, lui qui, au départ, était un anglophone unilingue de Sherbrooke qui s’est pr«is de passion pour la culture francophone, au début des années 70.Nos nationalistes n’en demandaient pas tant : « Je me sens heureux dans la culture francophone.Si j’avais à choisir entre Chicoutimi et Philadelphie, je choisirais Chicoutimi, c’est instinctif et émotif.Et puis, le “marché anglais”, c’est une expression que je ne peux plus supporter.Quand Brel venait ici, il venait chanter, il ne venait pas travailler le marché québécois, à ce que je sache.» Corcoran a investi beaucoup dans son dernier disque, enregistré à Memphis en deux mois, avec des musiciens américains, « parce que je pouvais y travailler le son que je voulais, sans préjugés, explique-t-il, puisque personne n’avait connu là-bas Jim et Bertrand.» Il s’est amplement servi des nouvelles technologies sans se laisser dominer, et à entendre ses chansons légèrement ironiques récitées d’une voix curieusement hypnotique, on comprend vite que Jim Corcoran tient avant tout à son individualité.Ses influences vont de Claude Le-veillée à Sarah Vaughan, du country au jazz ECM, du folk-song h Dick An-negarn, ce chanteur hollandais trop méconnu, dont la voix et le phrasé pourraient rappeler quelquefois Corcoran.Les nostalgiques de Jim et Bertrand, groupe folk des années 70' comme les Séguin, auraient bien aimé revoir les deux bonshommes ensemble.Mais, pour Jim, tout ça appartient au passé.« C’est important de toujours évoluer.Je ne veux pas m’anlzulnoor io m’onniiini Be Smith et Sean McCann ABC News p News 22 23h 25 : Jim & Tammy (24) CICO (TVO) Ontario ”*** * ¦ 1 aminé National Geogn iphic Vue Globale M.E.M.O.Vingt ans express Cinémas & Cinémas : Trois frètes — It.1981 Philippe Noiret, Michele Placido et Vittorio Mezzoqiorno M.E.M.O.Vue Globale (33) VERMONT ETV (PBS) Firing Line Wonder Works p Island .Nature P Masterpiece Theatre P Paradise Postponed (2c/ll) 1, Claudius Masterpiece 111 (reprise de 21 h l , >eatreQ .) 1, Claudius (35) QUATRE SAISONS Montréal tes carnets del 1-nuise Cinéma : Patrouille du cosmos — Ê.-U.1979 Avec William Shatner et Leonard Nimoy I-e grand journal 1 Claude, Albert c Anim.: C.Jasr :t tes autres nln Le cahier des sports 23.40:Camtts (99) TVFQ (télévision française) ^C°*€ ^ fans Brctr-ma- bro 4 Vitamine Animateur : Jacky Tout le monde te sait Apostrophes : Familles, je vous haï Anim.: Bernard Pivot %-me 22h 45 : Le Journal 23h 15 : Radio-I France-Intcmalioi sale Super-éeran Cinéma : Patrouille de nuit (Comédie) FirstnChoiee Super Écran cette semaine Movie : fJeni (Drame) Cinéma : Le docteur et les assassins —G.-B.1985 Timothy Dalton, Jonathan Price et Twiggy Filming Ag- nes of God Cinéma ; Cotton Cluh (Drame de moeurs avec Richard Gere) Movie : Agnes of God —Can.1985 Avec Jane Fonda, Anne Bancroft et Meg Tilly Movie : The Utile Dtsimmer Girl (Drame d'espionnage) Cinéma : Commando
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