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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1987-02-07, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR CULTUREL « B Montréal, samedi 7 février 1987 HENRY-LOUIS DE LA GRANGE Un quart de siècle dans l’ombre de Mahler CAROL BERGERON U NK BIOGRAPHIE monumentale de Gustav Mahler, 3.800 pages réparties en trois volumes publiés chez Fayard, voilà ce que la passion pour le grand compositeur autrichien, mort en 1911, a su inspirer au musicologue français Henry-Louis de La Grange.Ce dernier a consacré plus de 23 ans à refaire, jour par jour, la trame de la vie du célèbre musicien.Dans les années 50, cependant, lorsque Henry-Louis de La Grange s’embarqua dans cette aventure mahlérienne, l’oeuvre symphonique n’était pas encore sortie du purgatoire où l’avait plongé la disparition de son auteur.En reprenant le chemin du concert et en faisant l’objet de nombreux enregistrements discographiques, à partir du milieu des années 60, cette musique qui « ne dénie point l’argument biographique » (Pierre Boulez, dans la préface du premier volume) appelait, de toute évidence, un tel ouvrage.Mais laissons plutôf parler llçnry-Louis de La Grange.De passage à Montréal pour quelques conférences sur Mahler, bien entendu, il a bien voulu accorder au DEVOIR un long entretien.Homme courtois et raffiné, il parle de son sujet avec une passion soumise à un discours aussi clair qu’abondant.A l’écouter, j'ai eu plus d’une fois le sentiment qu’il avait peut-être, dans une vie antérieure, vécu dans l’ombre même de Mahler.« ,Pai eu une curieuse vocation d'archéologue quand j’étais très jeune, en Grèce, et, au fond, elle s’est transformée.Ce que j’ai voulu fairç, c’est un peu reconstituer une vie humaine, ce qui m’a paru encore plus intéressant que de re constituer une civilisation morte, surtout quand il s’agit d’un génie de la musique.Pour moi, et des la fin des années 40, Mahler était le plus méconnu des génies ou le plus grand des méconnus.« On ne trouve un système qu’a posteriori.Ai* départ, mon but était de trouver des choses sur Mahler.De reconstituer, si possible, chaque jour de sa vie.Je suis ainsi devenu, et presque malgré moi, un collectionneur.J’ai acheté des lettres (plus de 220 auxquelles il faut ajouter plusieurs manuscrits), à l’époque où elles ne valaient rien, en grande partie parce que je ne voulais pas que des documents inconnus m’échappent.Je savais que ce serait des lacunes dans mon livre, impossibles à réparer car les marchands d’autographes n’ont pas le droit de donner le nom des acheteurs.« Mon premier travail — surtout dans le cas de Mahler, qui ne datait pas ses lettres, ce qui est une véritable catastrophe pour le biographe — a été de faire une chronologie jour par jour de sa vie.J’ai préparé trois cahiers dans lesquels j’ai rempli chaque jour une lettre, un .événement, un voyage, une heure de train, un nom d’hôtel, etc.Un véritable travail de fourmi.Pour moi, l’idée de déplacer des grains de sable et d’en faire une montagne me parait fascinante.« Le livre n’a pas eu tout de suite 3,800 pages.Ce que j’ai d’abord voulu, c’était simplement trouver le maximum de documents et de faits, et de lettres, et de textes.Toutefois, dans le cas de Mahler, cala n’Jt pas été facile : il s’est passé de tels drames (le nazisme, les bombardements de l’Allemagne, le départ de tous ses amis parce qu’ils étaient juifs) que ç’a été un véritable travail de Romain.En plus, j’ai dû faire tan travail de première main puisque la littérature mahlérienne était à peu près inexistante.Il m’a donc fallu ac-compli’r un travail gigantesque pour retrouver des quantités de choses qui avaient quasiment disparues.» Faut-il s’étonner qu’un Français plutôt qu’un Autrichien se soit intéressé à ce point à Mahler ?« D’abord, les Autrichiens sont fondamentalement antisémites; ils l'ont été pendant très longtemps et ils le sont encore (on l’a bien vu récemment).En plus, ils ne sont pas très mahlériens.Au fond, la plus grande résistance à Mahler est restée l’Autriche.Maintenant, c’est en train de disparaître.Mais, jusqu’à il y a 10 ans encore, je connaissais des musiciens de la Philharmonique de Vienne qui me disaient qu’entre Bruckner et Mahler, nous savons qui est le véritable compo- Suite à la page B-4 Photo Daniel Boudinet Henry-Louis de La Grange : « Un créateur, c'est une espèce de saint .» NATHALIE PETROWSKI ELLE M'Adil : «Je m’appelle Claire Devers, j’ai 31 ans, je suis née à Paris*et je suis cinéaste, » Je l’ai regardée un instant à travers la brume de sa cigarette menthol.Menue, blonde cendrée, le corps enveloppé de noir, le visage qui, dans ses angles irréguliers, rappelle la Françoise Sagan du temps de Bonjour, tristesse mais sans la mélancolie.Je me suis dit : c’est impossible.Cette fille-là n’est pas la vraie Claire Devers, l’auteur de Noiret blanc, un film sur le masochisme des années 80, campé dans un centre de conditionnement physique parisien, gagnant de la Caméra d'or à Cannes cette année et présenté depuis hier au cinéma Outremont.Je lui ai dit : « fîtes-vous bien sûr d’être Claire Devers ?» Elle est partie à rire, d’un rire frais et juvénile qui a secoué ses maigres épaules.J’ai continué : « Comment une gentille fille comme vous a-t-elle pu imaginer une histoire aussi horrible ?» .Car Noiret blanc est un film parfaitement horrible, c’est-à-dire horrible dans la perfection du détail, horrible dans les sensations qu’il suggère et les actes qu’il n’explique jamais.L’horreur y est logée entre les lignes, dans le non-dit du malaise qu’il impose au spectàteur, dans les abîmes qu’il ouvre à l'imagination.L’histoire, à prime abord, est banale.Antoine, un jeune comptable Sms couleur ni pefsonrialitêTèst engagé pour régler les problèmes financiers d'un centre de conditionnement physique parisien.Il se tue à la tâche, travaille de longues heures à jongler avec les chiffres et décide un jour, pour se détendre, de se faire «masser.Le masseur est un Noir bâti comme une armoire à glace.Le premier massage déroute.Antoine, le deuxième davantage.Au bout du troisième, il commence non seulement à y prendre plaisir mais à ne plus pouvoir se passer de la douleur grandissante que lui procure chaque nouvelle séance.Un trou noir vient de s’ouvrir dans la vie grise d’Antoine et il y plonge à pieds joints, quitte à en souffrir, quitte à en crever.Claire Devers brûle de s’exprimer sur le sujet.J’essaie de repérer, à travers un regard, un geste, la faille comportementale qui pourrait justifier l’horreur de son film.Je ne repère rien.Claire Devers .respire la santé.Je lui pose carrément la question : d'où lui vient son goût de l’horreur?« Ce que j’aime dans le cinéma, c’est une vraie histoire et des personnages qui évoluent.C’est pourquoi, j’aime le cinéma de David Kronenberg.Ses histoires commencent de façon banale et se terminent dans l’horreur.Je n’aime pus reconstruire platement la réalité.Je cherche à cerner une réalité | travers des métaphores excessives.J’aime quand on extrapole, quand on force les choses.C'est toujours dans le but de préciser les choses et non de se déconnecter du è « Photo Jacques Grenier Claire Devers : « Sous la complaisance au cinéma, il y a toujours un • cinéaste qui dit “aimez-moi” .» CLAIRE DEVERS ?Visa le noir, tua le blanc que sadiques.Autant, dans les années 70, on essayait de repérer et de s'interdire des relations de pouvoir, autant aujourd’hui je constate une sorte de laisser-aller, de repli sur soi.On se définit en s’affrontant aux choses, on se laisse piéger par des choses qui ne nous plaisent pas mais qu’on fait quand même.On est t,ec nous ^os^opheS 14630 le dimanche r?Wy Gratina totdie! extern Le zinc et la santé Bien-être 159 pages 20,25 Une analyse des plus récentes recherches sur le aine, comme clé de la compréhension de la santé.Vient de paraître chez PAVOT BERNARD SHRGENT L'HOMOSEXUALITE INITIATIQUE DANS L’EUROPE ANCIENNE Bibliothèque historique 297 pages 46,50 Dans l’Europe antique, l’homosexualité et sa nature initiatique en éducation.JAYANT V NARLIKAR Une gravitation sans gravité t'é-WX [XSSOENCX6 Espace des sciences 199 pages 31,95 De la chute des corps jusqu’aux confins du monde, la gravitation impose sa loi, ici expliquée.fWtn&RSs émottoa» «nttwtttts Le développement affectif de Tentant Bien-être 318 pages 34.95 Description d’une vie affective complexe se déroulant selon un processus ordonné qui peut être stimulé et guidé par les parents.DIFFUSION RAFFIN 7870 FLEURICOURT, ST-LÉONARD, P.QUÉ." LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND HISTOIRE Georges Dumézil, Entretiens avec Didier Éribon, Folio/essais, n° 51, 222 pages.Georges Dumézil a toujours été avare de commentaires sur sa vie et son oeuvre Pour lui, « chacun de nous ne fait que jouer un long mélodrame dont il est la vedette, le public et la critique, mais non pas l’auteur ni le metteur en scène, ni le souffleur.» Il s’est pourtant laissé prendre, dans ces entretiens inédits avec Didier Éribon, à la tentation autobiographique A la lumière de ces quelques confidences, on peut mesurer toute l’importance de son oeuvre,, immense et hétéroclite, pour la pensée du 20e siècle.Christiane Desroches-Noblecourt, La Femme au temps des pharaons, Stock/Laurence Pernoud, coll.« La Femme au temps de .», 343 pages.L'Égypte s’est-elle faite sans ou avec les femmes ?L'auteur de cet essai répond, sans hésiter : avec les femmes.Elle nous montre, à travers d’abondants documents, commentaires et témoignages, la place prépondérante de la femme dans la société civile et sa situation privilégiée dans la mythologie égyptienne.LITTÉRATURE Paul Morand, Les Extravagants.Scènes de la vie de bohème cosmopolite Gallimard, 230 pages.Écrit en 1910-1911, alors que Paul Morand n'avait que 22 ans, ce texte longtemps considéré comme perdu refait surface aujourd'hui Il est intéressant de lire un Morand avant Morand, qui n'a pas encore le style bref les métaphores inattendues, le ton ironique et détaché qui feront la marque du grand écrivain.Christine de Pizan, La Cité des dames Stock/Moyen Âge, 291 pages.Née à Venise en 1364, cette poétesse, historienne et moraliste serait « le premier auteur » de la littérature française.Ce livre est une défense des femmes contre la misogynie masculine.ÉROTISME Malek Chebel, Le Livre des séductions, Lieu commun, 148 pages.La vie sociale maghrébine ne semble pas, de prime abord, un lieu hautement érotique.Pourtant, comme nous le montre magnifiquement ce petit livre, le désir surgit souvent des plus petites choses.La pudeur extrême rehausse le plaisir des regards et des signes les plus insignifiants.Les musulmans ont beaucoup de choses à nous apprendre sur les jeux de la séduction.Barthes, à coup sûr, aurait adoré cet ouvrage .BIOGRAPHIE Pierre Petitfils, Nerval, Julliard, 414 pages.Quel poète maudit, nous rappelle çette biographie remarquable.La vie de Nerval ressemble, en effet, à un calvaire.Privé très jeune de sa mère qu'il adorait, Nerval lui voua un culte toute sa vie, culte qui se transforma en idéalisation de l'éternel féminin à travers toute son oeuvre.L'auteur de cet ouvrage tente de taire la lumière sur la vie souvent obscure de ce poète déchiré.Janet Morgan, Agatha Christie, Ascot éditeurs, coll.« Biographie », 351 pages.Elle rêvait d'être chanteuse d'opéra; elle devint archéologue et fréquenta des officiers de l'armée des Indes avant d'épouser Archie.Mary Clarissa Miller, fille sage de bonne famille, a mené une vie à la fois conventionnelle et excentrique, mais toujours assez secrète, Janet Morgan a su pénétrer le milieu fermé des proches du grand écrivain.Sa biographie est basée sur des documents inédits et de nombreux témoignages.Pîpitp PETITFILS Nerval Biographie Julliard Des rabais allant jusqu’à 90% : sur tous les livres en magasin ••••••••••••••••••••••••••••••••••••• ••••••••••••••••••••••••••••••••••••• ••••••••••••••••••••••••••••••••••••• ••••••• ••••••• ••••••• ••••••• ••••••• ••••••• ••••••••••••••••••••••••••••••••••••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• Tousles “Quesais-je?” à 40% de réduction • ••< • ••< • ••I Des milliers de formats de poche à 0,99$ • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• • ••• Promotion en vigueur jusqu’au 28 février 87 Tous/esso/rs jusqu’à 21 fteures LIBRAIRE 371 ouest, ave.Laurier Montréal, QC-H2V2K6 Tél.; (514) 273-2841 les CÉGEPS vingt ans après Gary Caldwell et LM cégéps* vingt ans après iec aux problèmes nce dans l’ensei- Tensionse*'*®l’'*anceS ^ans aujourd’hui Vincent Lemieux et Pierre Joubert , collègialilé Pierre W.Bélanger et Paul Béland .gie sur les appren't'ssages'je cas de Limoilou ^^rudiaXnsciences humaines p» passage d^cègep à l'université François Valllancourt et jean-PavilOesDie"*®' J0eea?éco°te des «rères au cégep.Comptes rendus d -vragessur.es cégeps individu 15 $ ABONNEMENT (3 NUMÉROS) étudiant 9 S inclure une photocopie de la carte d'étudiant Ecrire lisiblement vos nom'et adresse et y joindre un chèque ou un ABONNEMENT mandat à l'ordre de Recherches sociographiques/Unlvorsitè Laval Recherches sociographiques Faculté des sciences sociales Université Laval NOM Québec G1K 7P4 ADRESSE Téléphone (418) 656-2438 CODE POSTAL ¥ I Le Devoir, samedi 7 février 1987 ¦ B-3 LE DEVOIR CULTUREL André Belleau ïfwasë 24,95$ pages Jacques Bertin Suzanne Jacob La passion selon Galatée roman 240 pagès 19.95$ biographie arlea L'AGENCE DU LIVRE FRANÇAIS a le plaisir d’annoncer la nomination de Mme Louise Cholette à titre de Directrice Commerciale.L’agence du Livre Français est une maison réputée pour son fonds universitaire et son service rapide auprès des collectivités.LIBERTE 169 LIBERTE K» La première biographie autorisée sur Félix Leclerc “Félix Leclerc, c’est l’inspiration et le souffle incarnés.La vie et l’oeuvre de cet homme “dépareillé" sont comme une merveilleuse assurance-fierté.Merci pour cette biographie qui nous fera mieux connaître Félix." VIENT DE PARAITRE février 1987 5$ ai ec nos chroniques habituelles.COMMANDE: Je désire un exemplaire du no.169 (5$).?je désire m’abonner (6 numéros, 20$).?NOM ADRESSE CODE POSTAL.Envoyer à LIBERTÉ, CP 399, suce.Outremont, Montréal, H2V 4N3 Prochain numéro: spécial sur la langue (101*!) Photo Suzanne Langevin Dans l’âme de Galatée, toute une panoplie de cicatrices.Comme des tatouages.Plongée dans un western mythologique", Gala se débat afin d’assurer sa survie.Elle cherche farouchement à être séduite.“Gala ou Galatée.Du réel à l’imaginaire et jusque dans la folie, voilà une femme qui ne laisse surtout pas indifférente.(.) Suzanne Jacob a l’art de nous garder en haleine jusqu 'à ta fin.” Anne-Marie Voisard/Le Soleil' (.) des phrases courtes, un style direct, dépouillé, mais qui dit toujours l'essentiel.Et puis une force de prospection qui lui permet de mettre à nu ses personnages dans leurs motivations qu’ils pourraient croire les plus secrètes.” André Gaudreault/Le Nouvelliste Le Roi Heureux arlea LETTRES QUEBECOISES JEAN ROYER ?François Hébert, L’Homme aux maringouins, récit, Québec, éditions du Beffroi, 130 pages.?François Hébert, Le Dernier Chant de l’avant-dernler dodo, avec quatorze dessins d’Anne-Marie Samson, Montréal, éditions du Roseau, collection « Garamond ».145 pages.LyllOMME aux maringouim m’apparaît comme le récit d’un plaisantin.Ce livre devient exemplaire de toute une littérature, québécoise et imbuvable, qui voudrait s’écrire sous les airs féminins d’une tragédie de Sophocle et qui, pourtant, se donne à lire comme les mâles fridolinades d’un Gratien Gélinas.Quand un auteur se prend pour un dieu, le peuple des lecteurs, ses victimes, peut bien se demander quels maringouins l’ont piqué ! Vous m’avez bien lu mais je plaisante.Je ne vais pas vous servir une critique en forme de pamphlet comme les affectionnait tant François Hébert dans nos pages.Je veux simplement vous signaler que son livre n’est pas à lire autrement que pour se faire une bonne blague quand on a du temps de trop.On attendait plus et mieux d’un récit qui s’annonçait sous la belle jaquette du Beffroi avec un détail du Péché originel de Jérôme Bosch tel qu’ont peut l’admirer au grand complet au musée du Prado a Madrid.Le peinture de François Hébert concerne sans doute notre société — j’entends celle des hommes — mais avec une telle évidence qu’on n’en rit plus, qu’on n’en pleure même pas.L’histoire ?Un pêcheur amuse, au bord d’un lac dans les Laurentides, est pris pour un dieu par une nuée de maringouins qui se posent des questions métaphysiques.Celle de François Hébert pourrait se lire ainsi : les maringouins échapperont-ils à l’image qu’ils se font de ce dieu ?J’ai lu ce récit depuis quelques heures déjà et je ne me sens pas du tout « changé », ni plus ému de ma lecture.Le livre ne m’a pas touché et j’ai peut-être tort.Apres tout, je ne suis qu’un lecteur isolé parmi vous ! A cet aimable bavardage de François Hébert s’ajoute un chapitre qu’il a intitulé « Étymologie », où sont cités des auteurs qui ont déjà porté en exemples insectes et poissons : Cicéron, Diderot, Réjean Ducharme et d’autres, sans oublier notre écrivain de tourisme Guy Deshaies.Mais l’« étymologie » que je préfère à l’histoire de François Hébert, c’est cette citation qu’il tire de Cioran : « Que __LE FEUILLETON____ Un certain Alexis Pechkov, dit Maxime Gorki Jacques Bertin FELIX LECLERC Le Roi Heureux FELIX LECLERC FRANÇOIS HÉBERT LISETTE MORIN * Henri Troyat, Gorki, Flammarion, 260 pages.Henri troyat ajoutait deux titres à la liste considérable de ses ouvrages, au cours de l’année 1986.Il a peut-être fait déjà mieux .Tout le monde sait que Troyat, qui mène une double carrière de romancier et de biographe, n’est pas avare de sa prose.Qu’il écrit tous les jours, qu'il ne fait même que cela, cette passion lui ayant valu, dans certains milieux parisiens, une réputation douteuse : celle de tâcheron des lettres.Donc, l’année dernière, on aura pu lire, de Troyat, une oeuvre mineure : À demain, Sylvie, petit roman qui faisait suite à Viou, qui était de l’année 1980.Cette oeu-vrette, que l’auteur présentait comme « le ravissement et le malheur d’avoir quinze ans », se lisait dans une courte soirée mais ne méritait certes pas qu’on lui consacrât un feuilleton.Par contre, la biographie de Maxime Gorki, qui a profité d’une excellente critique, dont un grand « papier » de Claude Roy, dans Le Nouvel Observateur, est la sorte de réussite qui décourage les mauvaises langues et refait une « virginité » à un biographe qui, jusque-là, semblait plus intéressé à raconter la vie des tsars (et d’une tsarine) et celle d’écrivains de bonne extraction que l’histoire d'un vagabond, un vrai moujik comme le fut de naissance Alexis Pechkov, en littérature Maxime Gorki.Gorki, nous apprend Troyat, veut dire l’amer, en russe, alors que Pechkov se traduit par pion.Première observation : en retrouvant Ma vie d’enfant, que je conserve précieusement dans une petite collection d’autrefois intitulée « Les meilleurs livres français », chez Calmann-Lévy, je me suis souvenu qu’on donnait à lire cette assez terrible enfance, d’un petit Russe battu, humilié, condamné au travail à huit ans, aux enfants des écoles de mon enfance.Et que, petits écoliers somme toute privilégiés, qui mangeaient à leur faim et ne souffraient pas, sauf exception, de sévices corporels à la maison, nous lisions Ma vie d’enfant, qui s’appelle aussi Enfance, dans d’autres traductions, comme un petit roman.Sans trop le différencier de Sans famille, d’Hector Malol, ou d’Un bon petit diable, de la comtesse de Ségur, née Rostopchine, donc elle aussi russe d’origine.Lire le Gorki, d’Henri Troyat, c’est prendre conscience que le petit Alexis, devenu un romancier illustre, vivant à Capri, dans une ravissante villa, qui aurait pu adoucir son exil, s’était souvenu de son enfance.sans rien inventer.Pas plus, d’ailleurs, que dans En gagnant mon pain ou dans Mes universités.Biographe, non pas critique littéraire, l’auteur précise que tout en admirant ses illustres aînés, en éprouvant une véritable amitié pour Tchékhov, Gorki ne leur ressemblait guère.Son oeuvre fut, à des degrés divers, et selon des théories qui suscitèrent la réprobation et de virulentes critiques, de la part de Le dernier chant de l'avant-dernier dodo garamond —(du \iscan)— resterait-il de nos tragédies si une bestiole lettrée nous présentait les siennes ?» ?Aux éditions du Roseau, on a eu plus de flair littéraire qu’au Beffroi.Alexis Lefrançois a eu raison d’inaugurer sa collection « Garamond» avec un recueil de fables du même François Hébert.Le Dernier Chant de l’avant-dernier dodo est un ouvrage réussi.Il réunit des fables, des allégories et des textes plutôt poétiques qui, classés selon leur thématique, nous renvoient les images d’un monde qui nous ressemble joyeusement.Dans ce livre, François Hébert retrouve la grande tradition des moralistes mais avec le souci d’imaginer notre monde le plus librement possible.Bien sûr, vous reconnaîtrez ceux qui se déclaraient de « vrais » révolutionnaires.Lénine en tête, son oeuvre entière fut, souvent avec naïveté, un acte de dévotion envers les masses laborieuses.Les qualités éminentes de Troyat biographe se retrouvent dans ce Gorki.Toujours fidèle à consulter les masses de documents qui lui permettent d’étayer sérieusement son travail, l’auteur de ce très beau Gorki précise que la plupart des ouvrages qu’il a consultés étaient des « livres en russe ».D’où l’occasion de signaler cette autre particularité d’un écrivain, toujours famiüer avec la langue de ses parents, mais qui n’est jamais retourné en Russie.Écrivain authentiquement français (d’ailleurs de l’Académie française depuis fort longtemps) Troyat, tout en consacrant une large partie de son oeuvre à des auteurs russes dont le style, le tempérament, les excès de langage sont aux antipodes de son écriture claire, concise et mesurée, donne à voir et à comprendre le tempérament bouillant de ses personnages.Rien n’est dissimulé, dans la biographie de Gorki, des contradictions de l’auteur des Bas-Fonds et des Vagabonds.Ce qu’il apprendra aux lecteurs, plus familiers avec les oeuvres qu’avec l’homme, c’est le comportement de Gorki, avant, pendant et après la Révolution; ses rapports ambigus et déconcertants avec les successeurs de Lénine, avec Staline pendant la dernière partie de sa vie où il fut le chantre officiel du régime.On réapprend, grâce au « reporter » extrêmement efficace qu’est Troyat, les événements qui marquèrent la fin du tsarisme, les émeutes sanglantes et les répressions, lors de l’installation de la Douma : bref, tout ce qui devait préluder au goulag.Que Gorki visita en pleurant parce que son ami Iagoda lui avait décrit la vie idyllique des déportés.Tous les chroniqueurs ont tenu à citer la conclusion, froide et laconique, que donne Henri Troyat à son Gorki.Je ne fais pas exception à la règle : « La mort du plus grand écrivain soviétique avait paru à Staline un excellent prétexte pour dramatiser le débat (il faut lire le procès de ses ennemis).Rien n’électrise mieux les foules que la référence à un cadavre illustre.Ainsi, même par-delà le tombeau, Gorki, le naïf, l’intransigeant, le fidèle, continuait à servir le régime.» Il faut louer, en terminant, l’iconographie du Gorki d’Henri Troyat.Elle est merveilleusement éloquente et donne, de Gorki, de sa famille, et de ses lieux successifs de résidence et d’exil, une idée fort exacte.Suzanne Jacob La passion selon Galatée François Hébert, «.dans cette geste des bas-fonds, la poésie est là: on n’y résiste pas.» Michèle Bernstein.LIBÉRATION* «Livre fort, puissant, déroutant d’une auteure qui habite au plus profond de son oeuvre.Louise Gareau-Desbois.LA VIE EN ROSE «Je ne veux pas que de tels personnages existent, ils me repoussent carrément.et, pourtant, la lecture de MAÎTRES-SES-CHEROKEES m’a marqué.» Stéphane Lépine, LE DEVOIR VLB ÉDITEUR et LE CASTOR ASTRAL En vente dans toutes les bonnes librairies et chez VLB Éditeur, 4665 rue Berri.524-2019 moraliste sans morale bien vite le lion, le rat et meme l’homme des fables d’Ésope et de La Fontaine mais vous les verrez s’émouvoir soug des formes plus contemporaines.Par exemple, lisez celle-ci, intitulée « Les temps modernes » : « Épuisée par un long labeur, la fourmi stressée, posée sur un cachet d’aspirine qu’elle doit maintenant commencer à grignoter, ouvre la télévision et que voit-elle, si ce n’est la cigale dans son plus récent vidéo-clip ?» Le ton des textes change selon les thèmes et les personnages et il faut dire que François Hébert maîtrise son propos avec un amusement cou tinuel pour notre plus grand plaisir de lecture et de réflexion.D’autant que le moraliste, ici, se contente de dessiner le monde sans le juger.Le fabuliste moderne n’ajoute pas la leçon de morale à son regard amusé et c’est au lecteur de tirer ses propres conclusions, aidé en cela, d’ailleurs, par les dessins très drôles d’Anne-Marie Samson.Quand le sourire et le rire sont réussis en littérature, cela l’allège enfin et la nourrit.L’humour de François Hébert nous redonne confiance en la suite du monde et nous fait croire de nouveau que, de livre en livre, nous finirons bien par atteindre un jour les rives du grand fleuve Maturité.François Hébert, en poursuivant son oeuvre d’observateur malin et de fin causeur, nous emporte dans un courant trop oublié de notre littérature.Je n’hésite donc pas à classer « pour tous » et même « pour toutes » ce recueil de fables où il est suggéré de rire avant d’en arriver au « dernier chant de l’avant-dernier dodo », c’est-à-dire au chant désespéré de celui qui sait qu’une langue meurt avec l'avant-dernier qui la parlait.OSÉE YVON MAÏTRESSES-CHEROKEES (roman) B-4 ¦ Le Devoir, samedi 7 février 1987 LE DEVOIR CULTUREL HENRY-LOUIS DE LA GRANGE Suite de la page B-1 siteur.« Mais revenons à mon travail.Il y a d’abord eu la publication d’un premier volume en anglais, aux États-Unis, en 1973.Six ans plus tard, à la suite du succès remporté par le Schubert de Brigitte Massin, l’éditeur Fayard m’a offert de publier mon livre en français.Devant ce problème d'édition, je décide de refaire le premier volume pour la France.J’y incorpore deux énormes dossiers que j’avais récoltés entre 1973 (date de publication du premier volume américain) et 1979 (date de publication du premier volume français).J'augmente et je modifie.Je fais une nouvelle version qui, pour moi, est la seule valable.« Après la sortie du premier volume, il y a eu en France un phéno- mène tout à fait extraordinaire auquel je ne m’attendais pas.Étant originaire de l’aristocratie (ce qui vous fait prendre très peu au sérieux, surtout dans les milieux musicaux) et, d’autre part, ayant consacré une aussi grande partie de ma vie à une seule oeuvre, on me prenait pour un hurluberlu qui n’allait jamais terminer son travail.Stupeur ! le premier volume a été un événement dans la musicologie française comme je crois ne pas exagérer en vous disant qu’il n’y en a pas eu beaucoup dans ce siècle.Des gens se sont pris d’un énorme engouement pour mon travail et j’ai eu une unanimité de bonnes critiques que je crois assez unique aussi.Mes trois volumes ont été en première page du journal Le Monde.« Du jour au lendemain, j’ai été à la mode et Fayard a vendu en deux ans et demi 7,000 exemplaires du pre-mier volume, ce qui est tout de même considérable, avant de refaire une seconde édition en 1981.C’est vous dire qu’il n’y a pas seulement des spécialistes qui l’ont lu.En plus de cela, et avec l’aide de Dominique Jameux (le biographe de Boulez), nous avons fait pour France-Musique (la radio d’État française) d’abord cinq émissions biographiques sur Mahler, d’une durée de trois heures chacune, puis 28 autres émissions de deux heures tous les dimanches matin pendant sept mois.Nous avons été pendant ce temps l’émission la plus écoutée de France-Musique.« Par la suite, j’ai reçu de très nombreux témoignages de person- nes qui avaient lu mon livre.J’en ai tiré la conclusion qu’en dehors des spécialistes, nombreux étaient ceux qui m’avaient lu et que je suis arrivé à toucher le coeur et, en tout cas, à intéresser.Je reconnais qu’au départ, cette entreprise était démente.Si je n’avais pas été un peu fou, je n’aurais pas commencé un travail pareil.« Je suis parti du principe qu’un créateur, c’est une espèce de saint, une espèce de roi, un prince qui m’impressionne beaucoup plus que tous les princes réunis.C’est, pour moi, quelqu’un dont, comme le disait Schônberg, même la manière dont il nouait sa cravate est importante.De sorte que je n’ai jamais entendu un détail qui me paraissait important ou intéressant ou même simplement amusant sur la vie de Mahler qui ne soit pas dans mon livre.« Tout y est, absolument tout, à condition que ce soit digne de foi.Quand ça me paraît exagéré, je le dis.Je n’ai jamais rien éliminé, et je dirais surtout les choses qui pourraient être défavorables à Mahler.D'abord, rien n’est aussi intéressant que la vérité, et ensuite, j’ai eu la •chance d’écrire sur un compositeur dont les défauts ne m’ont jamais gêné.Je suis tombé sur un homme que je trouve être un véritable saint.?Henry-Louis de La Grange donne une conférence sur « Les paradoxes de Mahler » demain 8 février, et sur « Mahler et Vienne » le 23 février à la Place des arts.— Carol Bergeron L'exercice aide à soulager les maux de dos.pamiciPOCTian, MICHELE LEMIEUX Suite de la page B-4 le jeu de lumière qui traverse, inonde ou caresse les personnages.À l’éclat fastueux, elle a préféré l’enchantement, mystique et merveilleux.« La lumière me fascine, admet Michèle Lemieux.C’est normal : c’est la vie ! Je suis née pour vivre le jour.Si j’aime la pénombre, c’est parce qu’elle laisse pénétrer la lumière.Pour moi, la lumière est magique.C’est ce qui rend un vieux fond de cour poussiéreux si beau.» Tous ses livres racontent la lumière.« Winter Magic, c’est l’aventure d’un petit garçon qui n’aime pas l’hiver.Son chat l’invite à découvrir les secrets de l’hiver, à voir l’hiver avec les yeux d’un chat un peu magique.La magie de l’hiver, ce n’est rien de précis : c’est tout ce qui flotte dans l’air.C’est tout ce qui brille, même la nuit, sous la neige.C’est une foule d’infinis détails.» Illustratrice, Michèle Lemieux devient parfois auteur.Pour son éditeur japonais, elle a raconté en anglais une histoire qui fut ensuite traduite en japonais.Quel est ce bruit ?fut d’abord écrit en allemand puis traduit en français.Michèle Lemieux a signé la version allemande ! Comme chacune de ses oeuvres, ce petit album a connu une longue gestation.Michèle Lemieux consacre au moins un an à chaque livre.Parfois deux.Mais Quel est ce bruit ?remonte à l’enfance.Aux peurs de la nuit.Aux bruits qui viennent de nulle part et font naître les pires cauchemars.« Ma soeur était hantée par des images de La Belle et la Bête de Cocteau.Elle entendait les pas de la Bête la nuit.Pour l’apaiser, mon père lui expliquait que ce bruit qui la tourmentait n’était que son coeur.Elle n’y croyait pas, et moi non plus d’ailleurs mais, en vieillissant, j’ai trouvé l’explication merveilleuse et ma soeur est devenue cet ours qui dort l’hiver et se réveille apeuré parce qu’un drôle de truit le poursuit.» Les illustrations de Michèle Lemieux n’ont jamais été « à la mode ».La critique parle de son côté « vieillot ».« Je choisis des textes qui correspondent à mon univers, explique l’illustratrice.Ce ne sont pas des problématiques nécessairement “actuelles” mais c’est ce que je vis le plus intensément.Ce sont mes émotions, mon rapport avec la nature, la poésie de ma vie.Les enfants aiment ça.Pour moi, la langue et le pays sont secondaires.Lorsqu’un de mes albums paraît, je ne suis jamais dans ce pays.Je suis perfectionniste et je refuse certains compromis.Il faut que je travaille avec un texte que j’aime et qu’on m’accorde tout le temps nécessaire pour créer les illustrations.Je suis un peu comme une co- ’fùwlkitctwSik -dx hiUit r/ médienne.Je dois devenir chacun de mes personnages, vivre chacune des situations.Je dessine des esquisses jusqu’à ce que je reconnaisse le personnage.Jusqu’à ce que j’aperçoive celui que le texte avait fait naître en moi.C’est comme lorsqu’on pense à quelqu’un qu’on connaît bien et que son image apparaît clairement dans notre imagination.« Le texte et l’image sont parallèles.Si l’auteur a créé un chat au pelage rayé, mon chat aussi aura des rayures.Je laisse l’auteur me dicter les personnages mais je ne m’arrête pas là.Je ne peux pas me contenter de copier une description.Mon travail à moi, c’est de faire vivre le chat.De mettre quelque chose derrière ses yeux.» — Dominique Demers SIESTE DIRECTION ARTISTIQUE: 13e SAISON RÊJEAN POIRIER ET Q„.QR- CHRISTOPHER JACKSON I9HO- 19H i une mise en scène de LOUISE LAPRADE QUATRE SOIRS SEULEMENT les 11-12-13-14 février à 20h30 RÉSERVA TIONS: 521-4191 présente Concertos telemann „ BACH Baroques boccherini 1 BENDA et LECLAIR Rococo DIRECTION: Réjean Poirier, Daniel Cuiller SOLISTES: Daniel Cuiller, violon (France) Louise Le Comte, flûte à bee Liselvn Adams, flûte Bruce Haynes, hautbois Susie Napper, violoncelle Dimanche 15 février à 20 heures SALLE POLLACK Renseignements: 555, rue Sherbrooke ouest, (Métro McGill) 843*4007 $ Orchestre Métropolitain SERIE LYRIQUE Raffi Armenian Chef attitré JACQUES BEAUDRY Chef d’orchestre LUDWIG VAN BEETHOVEN Ouverture Leonore no.3 WOLFGANG AMADEUS MOZART COLETTE BOKY Soprano Extraits dbpéras Maurerische Trauermusik GIUSEPPE VERDI Ouverture La forza del destino CARL MARIA VON WEBER Extrait du Freischütz JACQUES HÉTU Les clartés de la nuit PIOTR ILYITCH TCHAIKOVSKY Roméo et Juliette Lundi, 16 février 1987-20h00 Renseignements: 282-9565 Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques: 514842-2112.Frais de service.Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 7 S.r RADIO-MUSIQUE ?RADIO-CULTURE ?RADIO-CANADA 24 HEURES SUR 24 AU RÉSEAU FM STÉRÉO DE RADIO-CANADA Samedi 7 février 1987 12hOO Les Jeunes Artistes Stéphane Rancourt, hlb .et Madeleine Bernier Magnan, p : Sonate, op.166 (Saint-Saëns); Sonatine (Szalowskt); Sonate ( Hindemith).- Jocelyne St-lit latt e, vu .et Louise Forand-Samson.p Sonate, op.5 no 2 (Beethoven).13h00 Des musiques en mémoire De Québec Le ( entre de valorisation du patrimoine vivant.Inv.Lisa (>rn-stem et André Marchand Anim.Ri chard Joubert.13h30 L’Opéra du Metropolitan «Le Nozze dt Figaro» (Mozart): Elisabeth Soderstrom (la Comtesse); Kathleen Battle (Susanna); Frederica von Stade ((’herubmo); José van Dam (Figaro); Jorma llynninen (leComte), choeur et orch .dir James Levine Anim.Janine Paquet et Jean Deschamps 18h00 Mélodies Yolande llusaruk.sop .Eugène llusa-ruk.vl.et Janine Lachance, p «Riedi.cheil parto» ( Provenzale).extr.Can-tate no 57 «Selig ist der Mann» (J S Bach); extr.«Il Repastore» (Mozart): « \\ni ne chante pas» (Rachmaninov) «l.iebe.du liimmel âuf Erden» (Lehar) 18h30 Musique de table Intermezzo, op 117 no 1 (Brahms); Concerto pour violon, BWV 1042 (J S Bach); extr Concerto pour piano non «Empereur» (Beethoven); extr «Casse-noisette» (Tchaikovsky); extr «Le Pay s du sourire» (Lehar), extr Quatuor.K 589 ( Mozart) Anim.Jean Paul \olel 20h00 Orchestres américains choeur et Orchestre symphonique de Chicago, dir C.eorg Soit i.et Andras Schill.p Variations, op.25 (l)ohna-nyi).Nocturnes (Debussy); Concerto no t.op 23 (Tchaikovsky).22h00 Les Musiciens par eux-mêmes In\ Henryk Szeryrtg, violoniste Int < ieorges Nicholson 23h00 Jazz sur le vif Émission enregistrée au Festival inter national de Jazz de Montréal 1986 En vedetle llerbie Hancock.Anim.Michel Benoit Dimanche 8 février!987 OhOO Musiques de nuit La nuit, des musiques de toutes les épo ques et de tous les pays vous accompagnent jusqu'à l'aube Anim Georges Nicholson 5h55 Méditation «Dieu est ton père» (Carlo (aretto) 6h00 La Grande Fugue Ire h.Quatuor no 1.op.11 (Tchai ko\sky ) ; Impromptus op 90 nos 2 à 4 (Schubert ).Nocturne, op 9 no 2 (Chopin).2e h.Sinfoniaen fa (Eux); Concerto pour piano.W 46 (C P E Bach).Duo pour flûtes, op 2 no 5 (Quant/); Suite pour clavecin no 4 ( M Corrette).3e h.Variations pour violoncelle et piano sur «La Flûte enchantée» de Mo zart.op 66 (Beethoven); Trio.K 548 ( Mozart ).Ouverture no 1 en ré (J.C Bach) Anim.(Hiles Dupuis 9h00 Musique sacrée «Missa solemnis» (Fiocco); «Erbarm dieh mein.o lierre Cîott» et «Von C.ott will ich nicht lassen» (Krebs) Anim (Hiles Dupuis 10h00 Récital De Québec.Violaine Marie Melançon.vl.et Set h Knopp.p Sonate, op 12nol (Beethoven); extr «Pièces romanti ques».op 75 ( Dvorak ).4 pièces, op 7 (Webern).10h30 Les Goûts réunis Anim Michel Keable 11h30 Concert intime Dennis Prime, cl.Steven Briant.vl.et Janet Scott lloyt.p Trio pour clarinet te.violon et piano ( Khalchaturian) ; Suite pour clarinette, violon et piano (Milhaud).1^hOO Pour le clavier Concours international Franz Liszt 19SH.«Fantaisie et Fugue sur B AC 11».«Sonnet de Pétrarque no 104».«Funérailles».Concerto pour piano no 2 (Liszt); Gregorio Wardile et Orch philh.des Pays-Bas.dir.Anton Kersjes 13hOO Suite canadienne Portrait de J.J.Gagnier.Prélude pour orgue; Mélodies; Suite pour harpe ; Trois esquisses musicales; «Pan aux pieds de chèvre», petite suite pour haut bois et piano Anim.André Hébert 14h30 Concert dimanche Ouv.«Oberon» (Weber).Concerto pour piano no 2.op.21 (Chopin); Symphonie no 5.op 47 (Chostakovitch) : Dmorah Varsi et Orch.philh.de Berlin, dir.Si myon Bychkov Anim.Michel Keable.16h30 Les Grandes Religions «I.Évangile et les cultures» (23e).«Foi chrétienne et culture musulmane; le Maghreb» Inv Jean Dejeux Consultant Gilles Langevin.s j.de l'Université Laval.Anim.Diane Giguère.17h00 Tribune de l'orgue \ium Michel Keable 18hOO À travers chants Eus.vocal Musica Viva, dir Geneviève Boulanger Anim Jean Deschamps 18h30 Musique de table «Moïse Fantaisie» (Paganini); Séré nade pour cordes, op 48 (Tchai-ko\ sk\ ) Fantaisie sur un thème de Thomas Tallis (Vaughan Williams); Concerto pour hautbois, op.52 ( Krom-mer).« À la manière'de Borodme» et «À la manière de ( habrier» (Ravel); extr Quatuor avec piano, op.23 ( Dvorak).\iiiiii Jean-Paul Nolel 20h00 Musique actuelle Concert de la Société de Musique con temporame du Québec dédié à Jean Pa pineauCouture «Détour» (Désilet); «Three Indigenous Songs» (Tenney); « N uit polaire» ( PapineauCouture) ; «Ne pas broncher, plier ou mutiler» (Roy).«Erstarrung» (Sharman) Ma deleine Jalbert el Ens de la SMCQ.dir Walter Boudreau.Anim Janine Paquet 22h00 Communauté des Radios publiques de langue française • Les lundis de l'histoire «Le Propre et le sale l’hygiène du corps depuis le Moyen \ge» de Georges Vigarello; et «I.Aigle chronique politique d'un emblème» d'Alain Boureau Inv Michèle Perrot.Daniel Roche.Louis Marin et Michel Pastoureau.Prod Radio France 23h00 Jazz sur le vif En vedette: Vincent Pionne et Jacques Carrier \mm.Michel Benoit Lundi 9 février I987 OhOO Musiques de nuit \mm Monique Leblanc 5h55 Méditation «La peur de l'Église me fail peine» (Carlo( aretto) 6h00 Les Notes inégales ire h Sonate pour piano.K 533 (Mo /art ) Sonate II à 4 et Sonate VI à 4 (W eckmann).Concerto grosso, op 5 no 1 (Geminiani) 2e h Minuelto gracioso.op 2 no 1 ( Exaudet); Sonate pour flûte et t) c no 8 ( Roman ).Concerto en si bém.pour violon (Telemann); Thèmes el variations pour flûte et piano «Air écossais», op 105 no 3 (Beethoven); Valses pour piano, op post h (Chopin) 3e h.«Carolina Shout» (Johnson), Con cert o pour basson, R 467 (Vivaldi); So nat me pour piano, op.168 no 7 ( l)ia belli).Danses hongroises; Chansons (Weelkes).«Capriol» (Warlock) Anim Francine Moreau 9h00 Musique en fête Anniversaire du critique d'art el socio logue anglais John Ruskin.«Tableaux d'une exposition» (Moussorgsky/Ra vel).«Après une lecture du Dante» (Liszt ); «Fine Alpensymphonie», op.64 (R Strauss): «La Cathédrale engloutie» (Debussy ); Fantaisie sur un thème de Thomas Tallis (Vaughan Williams).Anim Renée Larochelle.11 h30 Les Jeunes Artistes Jean Saulmer.p.; Étude de concert no 2 (Liszt); Sonate (Barber).12h00 Présent-musique Magazine d'actualité musicale sous forme de reportages, de chroniques et d'entrevues en provenance du pays et des principales capitales de la musique.Anim André Vigeant.13h00 Au gré de la fantaisie Concours-énigme.Anim.Colette Mersy 16h00 Libre parcours • Xctualilés littéraires.Anim.Gilles Archambault.16h30 Homo Ludens • 9e de 10 «Le jeu de rôle» Rech.et anim.Daniel Gauvreau.17h00 Latitudes • «I.Aventure qui s'écrit» (en alternance avec «L'Histoire au quotidien»).Les cartes maîtresses.Inv.Yves Lacoste.Rech .texte et int.René Viau.Lect.Jacques Houde 17h30 L’Air du soir l il bouquet des plus belles pages du répertoire lyrique et symphonique conçu spécialement pour agrémenter l'heure du souper Arum.Danielle Charbon-neau 19h00 Musique de chambre et Concerts européens ( oncert de l’( irchestre symphonique de la Radio SDR.Stuttgart; Sudfunk Choi Petit Choeur de Radio-RIAS.dir tri Segal; Knsztina l.aki.sop.; Cornelia Kalhsch.alto; Aldo Raldin.t .Roland Hermann, b «Et exspecto resur-rectionem morluorum» (Messiaen); Messe no l (Bruckner) Festival Pro Musica \nliqua de Radio-Brême.Ens de chambre London Baroque; Concerto grosso, op 6 no 5 (Corelli); Sonate en la mm ( \ Scarlatti).Anim Michel Keable 21h30 Théâtre du lundi • Ire parlie magazine d'actualité culturelle \mm Michel Vais.2e partie: « La Raison du jaune» de Jacques Savoie Interprètes Mona Cyr.Yvan Van hecke.Denis Chamberland.Clément Cormier.Philippe Beaulieu.Marilyn Robak el Maurice \rsenault 23h00 Jazz-soliloque «Cast le Cals» : Ihroshi Suzuki/Masa-hiko Togashi; «Back Woods Song» John Abercrombie: «Warriors Dance» Don Pullen ;.« Women and Money» (John Lee Hooker).Anim Gilles Archambault Mardi 10 février 1987 OhOO Musiques de nuit Anim Monique Leblanc 5h55 Méditation «L'homme joue librement son salut» (Carlo ('aretto) 6h00 Les Notes inégales Ire h.Exit Suite pour clavecin no 11 ( Handel) ; Suite en do pour luth ( Bit t ner).Quatuor pour hautbois et cordes no 2 (Krommer); Symphonie en sol min (Vanhal) 2e h Concerto en do mm.pour flûte (Quantz); «Berceuse à la Vierge», op 91 no 2 (Brahms).Sonate IV pour violon en do ( Biber ).So nales.L 21 el I.2 (I) Scarlatti).Con cerlo en ré pour trompette (Torelli) 3e h.S\ mphome en mi bém ( K Sta nul/).«Hommage à Rellim» pour cor anglaise! harpe (Pasculli).Nocturne et Scherzo (Borodine); « Music Hall Suite» (llorovitz).«Légende», op 59 no 3 ( Dvorak) Anim Francine Moreau 9h00 Musique en fête Musiciens à la plume les écrits de Jo harm Sebastian Bach.Oeuv res de J S Bach Passacaille et fugue pour orgue.BW\ 582; Concerto brandebourgeois no 4, BWV 1049 Partita pour luth.BW V 1006a.Cantate.BWV 201 «Der Streil zvvischen Phoebus und Pan»; «L'Art de la fugue».BWV 1080 Anim.Renée Larochelle.11h30 Concert intime Mount-Royal Woodwind Quintet: «Danses hongroises anciennes» (Farkas); «L'Heure du berger» (Français); «Trois pièces brèves» (Ibert); «Rangai-nes» (Souris); «Ragtime» (Joplin).12h00 Présent-musique Anim.André Vigeant.13h00 Au gré de la fantaisie \nim Colette Mersy 16h00 Libre parcours • Actualités littéraires.Anim.Gilles Archambault.16h30 Présence de l’art • Actualités artistiques et entretiens sur le thème « Art et politique».Anim.Christiane Charetle.Gilles Daigneault et Rober Racine.17h30 L'Air du soir Anim.Danielle Charbonneau.19h00 Musique de chambre et Concerts européens Concert de l’Orchestre symphonique de la Radio de Berlin.Choeur Ernst-Senff.du Riccardo Chailly, Alfred Brendel, p.: Concerto, op.42 (Schoenberg); «Die Seejungfrau» et Psaume no 13.op.24 (Zemlinsky ) Anim.Michel Keable.21h30 En toutes lettres • Magazine consacré à la littérature de chez nous.Chroniqueurs: Jacques-Folch Ribas (fiction); Jérôme Daviault (essais); Roch Poisson (revues): René Ferron (reportage).«Le Cahier de descriptions» d'Elisç Turcotte Lect Madeleine Arsenault.Anim.Ré jane Bougé 23h00 Jazz-soliloque 6h00 Les Notes inégales Ire h.Concert royal no 3 en la (Cou perm); «o Ecclesia» el «o Viridissima virga» (llildegard von Bingen); Duo pour violon et piano.I) 574 (Schubert ).2e h.«Aka Tombo» (Yamada); Sonate pour piano.Il XVI/52 (Haydn); Concert mo pour hautbois et instr à vent (Weber); Chansons populaires d’Espagne et du Portugal; Fantaisie (Petrenko) 3e h.Symphonie no 13.K 112 (Mo/art).Divertissement pour flûte et piano, op.82 nos 3 et 4 ( Moscheles) ; Kindermarchen».op 13 no 8, et «Po lacca».op 5 no 3 ( Mertz); «Dansesde Kalotas/eg» (Vujicsics); Concerto pour 2 haul bois.2 cors, basson et cordes.R 574 (Vivaldi) Anim.Francine Mo roau 9h00 Musique en fête \nmversaire de l'homme politique américain George Washington -Washington's March» (llopkinson); « The Federal Ouverture» (Carr); Concerto grosso, op 6 no 6 ( Handel) ; « \bside M**».« Eee 111 m » et «And Thou shall Know 11» (llerbst); Quatuor.K 458 «La Chasse» (Mozart).«Washington's Birthday» (Ives), Sonate pour piano no 3 (Remagle), Symphonie no 31 «Appel de cor» (Haydn).Anim Renée Larochelle 11h30 Récital d’orgue Louise Fortin Bouchard, orgue Becke rath, oratoire Saint Joseph de Montréal «Gaitilla» (Duron).«Toccata se couda del none tono naturale» et «(’an-zona Franceseseconda» (Salvatore).«Deferencias sobrela Gullarda Mita nesa» (Cabezon): «Tientode medio ré- gis! ro de dos triples de secundo tono» (Arauxo); «Gaitilla XXIII» et «Pasa-calles II» (Cabanilles).12h00 Présent-musique Anim.André Vigeant.13h00 Au gré de la fantaisie Anim.Colette Mersy.16h00 Libre parcours • Essais québécois non littéraires.Anim.Dorval Brunelle.16h30 Jeux d’enfants • 3e de 22.Vulgarisation des résultats des recherches les plus récentes en psychologie appliquée de la jeunesse (de la naissance à 16 ans).Rech.et anim.Danielle Bilodeau.17h00 Progrès et perspectives • «Science, temps et devenir» (dern.de 9) De la thermodynamique à la phénoménologie Prod.Radio France.17h30 L’Air du soir Anim Danielle Charbonneau 19h00 Musique de chambre et Concerts européens Concert de l’Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise, dir.Colin Davis.David Rendall.L: Symphonie no 99 (Haydn); «Te Deum».op.22 (Berlioz) Anim.Michel Keable 21h30 La Feuillaison • «La Main du diable au Lac St-Pierre», récits fantastiques de Pierre-Yves Pépin (2e de 5).«Le Canot fantôme» ( Ire partie).Lect Marcel Sabourin.22h00 Littératures • «La pensée captive» (4e de 15).Petru Dumilriu.Inv Constantin Sloiciu.Lect.Vincent Davy Rech.et anim.Jean-Pierre Myelte.22h30 Questions de notre temps • «Périls et catastrophes».Les volcans Inv.Mohammed El Sabh.organisateur du colloque «Périls et catastrophes» tenu à Rimouski en août 1986.et llaroun Tazieff.vulcanologue.Int.Bruno St-Pierre 23h00 Jazz-soliloque «God Has Smiled ()n Me»; Lester Bowie; «In a Sentimental Mood»: Chico Freeman; «Memories Of You»: Charlie Mingus; «Diddlin'» Clark Terry; «Voodoo»: Sonny Clark Memorial Quartet.Anim.Gilles Archambault.Jeudi 12 février 1987 OhOO Musiques de nuit Anim.Pierre-olivier Désilets 5h55 Méditation «Je ne suis pas seul» (Carlo ( aretto).6h00 Les Notes inégales Ire h.Trio, op, 21 (Dvorak); Sonate pour flûte no 3 ( Mattheson); Concerto grosso no 10 «d’après Scarlatti» (Avi-son) 2e h.Concerto pour violon.BWV 1042 (J S Bach); Sonate pour flûte el be.op 3 no 4 (JB I.oeillet ) ; «Romance», op 69.et «Papillon», op.77 (Fauré), extr.«Dardanus» (Rameau); extr «Terpsichore» (Praetorius).3e h.«Holiday Quickstep» (Ives); Concerto pour 2 hautbois el cordes, op 9 no 9 ( Albinoni); «Souvenir D is maiha» (Saint-Saëns); Sonate concertante pour violon et guitare (Paganini); «Gav otte Pavlov a» (Lincke) Anim Francine Moreau.9h00 Musique en fête Anniversaire du chef d'orchestre et pia niste allemand Hans von Bulow «Nuages gris» (Liszt ); Sonate no 30.op.109 (Beethoven); ouv «Tannhauser» (Wagner).Quintette pour clarinette et cordes (Brahms); Concerto pour piano no I (Tchaikovsky); extr.Symphonie no 5 (Mahler).Ballade pour piano, op 11 (Bulow) Anim Renée Larochelle 11h30 Récital De Québec Jeanne Landry, p «Sonate romantique», extr «.De la pa/ole et du chant» et «Variations sur deux thèmes» (J Landry).12h00 Présent-musique Anim André Vigeant 13hOO Au gré de la fantaisie Anim Colette Mersy 16h00 Libre parcours • Littérature étrangère.Anim.Gilles Archambault.16h30 Positions • Réflexion sur la place des intellectuels dans la société.Inv.Thérèse Gouin-Décarie, psychologue.Rech.Suzanne Robert.Anim.François Ricard.17h00 Libertés et pouvoirs de presse • « La qualité de l’information : un diagnostic s'impose».Inv.Gilles Lesage, journaliste et courriériste parlementaire au journal Le Devoir, et Annie Méar.directrice du département de Communications de l’Université de Montréal.Anim.Hélène Sarrazin et Luce Dion 17h30 L'Air du soir Anim.Danielle Charbonneau 19h00 Musique de chambre Anim Michel Keable.20h00 Orchestres canadiens i nch symphonique de Québec, dir.Thomas Sanderling.Rivka Golani, alto: ouv.«Les Hébrides», op.26 (Mendelssohn ) ; Chaconne pour alto (Colgrass) ; Sy mphome no 4.op.120 (Schumann) 22h00 Libre échange • Pierre olivier s’entretient avec François Gouyou Beauchamps, président du Crédit Lyonnais.Canada.22h30 Visages de l’Europe de l’Est • 24e de 26, «Conditions et luttes ouvrières».Rech .int et prés.Charles Larochelle (M Daniel Boismenu.23h00 Jazz-soliloque «Life Cycle» David Holland; «I Wanted to Say»: Stan Getz; «God Bless the Child»: Sonny Rollins/Jim Hall; «God Bless the Child» : Billie Holiday; «Thinking of You»; Joanne Brackeen Anim.Gilles Archambault Vendredi 13 février 1987 OhOO Musiques de nuit Anim.Pierre-Olivier Désilets 5h55 Méditation «Pas beaucoup de paroles pour prier» (Carlo ( aretto) 6h00 Les Notes inégales Ire h.Concerto en fa pour clavecin (Galuppi); Sonatine pour viole d’amour (Rust); extr.«Chansonnier cordi forme» ( Régis) ; Symphonie, op.3 no 4 (Cupis de Camargo) 2e h.Suite «Kmg Arthur» (Purcell); «L’Heuredes enfants» pour harpe (Grandjany); Étu des.op.10 no 1 et op.posth (Chopin/ (iodowsky ).«Le Beau Danube bleu», op 314 (Strauss) 3e h.Concerto pour flûte op 10 no 6 (Vivaldi); Toccata (Balakirev); «Gaillards» (Brade); Quatuor avec flûte, K.298 (Mozart ).extr «Sparlacus» (Khalchaturian).Anim Francine Moreau.9h00 Musique en fête \ la veille de la Saint-Valentin, quelques correspondances amoureuses.«Le Rossignol en amour» (Couperin); Quatuor, op 130 (Beethoven); Ballade no 4 (Chopin).Concerto pour piano no 1 (Brahms); «Nocturnal» (Britten) Anim Renée Larochelle.11h30 Orchestre de chambre orch \cademy St Martin in lhe-Fields, du loua Brown, vl Concerto no 11 et Concerto no 8 (Telemann) 12h00 Présent-musique Anim André Vigeant.13h00 Au gré de la fantaisie Léo Bosshandler.directeur de la Pro motion des arts, chez Lavallin vient nous présenter la musique qu’il aime \mm Gilles Dupuis.16h00 Libre parcours • ( (ironique de cinéma avec Richard Gay Anim Gilles Archambault 16h30 Vers la musique • lie de 13 «Béla Bartok» Lect.Ronald France et Gérard Poirier.Textes Ro ber Racine 17h00 Documents • «Musicologues» (Irede 4).Bernard Lal-lement.chef de choeur et chef de file.Par ses arrangements nouveaux, étonnants.il fait découvrir aux francophones la richesse de leur patrimoine folklorique.Anim.André Hébert 17h30 L’Air du soir Anim.Danielle Charbonneau 19h00 Musique de chambre Anim.Michel Keable 20h00 Les Grands Concerts «Musique en Nouvelle-France» (Ire de 3).( teuvres retrouvées dans les archives du Québec qui datent du Régime français.Du Sanctuaire Marie-Reine-des Coeurs, à Montréal.Le Livre d'orgue de Montréal et le plain-chant musical «La Messe bordelaise» et «L’Office de la Sainte Famille» : Schola grégorienne Saint-Gall.dir.Clément Morin.et Jacquelin Rochette, org.Prés.Michel Keable.Les mélomanes qui désirent assister à ce Grand Concert gratuit n'onlqu’àse présenter au Sanctuaire Marie-Reine-des-Coeurs, 5875 est.rue Sherbrooke.Montréal.Les portes ouvriront à 19h00 et fermeront à 19h50.22h00 Magazine international des arts de la C.R.P.L.F.• Anim.Louise Simard.22h30 L’Énigme du féminin • I4e de 22.«La bisexualité el le féti ehisme chez Freud».Inv.Jean-Michel Rev.professeur à l’Université de Paris.Rech .texte et anim.Claude Lévesque.23h00 Jazz-soliloque «Los Mariachis» et « Dizzy Moods»: Charles Mingus; «Body and Soul» : Coleman Hawkins; «Call Of the Wild and Peaceful Heart»: Billy Harper.Anim.Gilles Archambault.Samedi 14 février 1987 OhOO Musiques de nuit Anim Georges Nicholson.5h55 Méditation «Pourquoi avoir peur?» (Carlo Caret to).6h00 La Grande Fugue Ire h.Sonate pour arpeggione et piano en la min.(Schubert); Fantaisie, W.67 (C P E Bach); Fantaisie XIII el 2 fantaisies ( Francesco da Milano); 3 madrigaux (Verdelot), 2e h.: Sonate pour violon no 11 en mi (Tartini); Sonate en nn min pour flûte et violon (Bodino); Sérénade pour trio à cordes, op.8 (Beethoven); «Ricuerdosde la Alhambra» (Tarrega) 3e h.Romance pour flûte, op.37 (Saint-Saëns); Sonate concertante en la pour guitare et violon (Paganini); «Plaisird’amour» (Martini); extr Octuor, I).803 (Schubert); Introduction.thème et variations, op.21 (Prager); «Un Sospiro» (Liszt) 4e h.«Fur Elise» (Beethoven); extr «/aide» ( Mozart ) ; Sonates pour piano nos 5 et 6(Cimarosa); Concerto pour violoncelle no 1.II.VIIb/1 (Haydn); Danses viennoises; Tango (Albeniz); «Morgen» (R Strauss).Anim.Gilles Dupuis 10h00 Chronique du disque Inv.Pierre Mollet, baryton, et Jean-Claude Cassous.écrivain et discophile.Anim.Normand Séguin • Émission culturelle RADIOJOURNAUX Du lundi au vendredi OhOO.6h00, 7h00, 8h00, 9h00.I2h00 et 20h00 Samedi et dimanche OhOO, 6h00, 7h00, 8h00.I2h00 et 20h00 CB.I-FM I00.9 .CBAF-FM 98.3 CBOF-FM 102,5 CBF-FM 100,7 CBV-FM 95.3 CJBR-FM 101.50 CBF-FM-1 104.3 ( liicouumi Moncton, Ottawa Hull Montréal Québec Riniouski Trois Rivières t -Le Devoir, samedi 7 février 1987 M B-5 LE DEVOIR CULTUREL « Swing-gomme » : la deuxième manche MATHIEU ALBERT Photo Jacques Grenier Les chorégraphes Hélène Blackburn (à gauche) et Danièle Desnoyer.IL N'ÉTAIT absolument pas question pour Danièle Desnoyer et Hélène Blackburn de réprimer les premières fièvres de leur boulimie créative.En 1984, alors qu’elles n’étaient même pas encore reçues bachelières (au département de danse de l’UQAM), elles précipitaient déjà le cours des choses, avec sept de leurs consoeurs, en créant « Swing-gomme ».Une compagnie lancée en l'air comme on lance une pièce de monnaie, sans directeur ni danseurs attitrés, sans but précis, sinon celui, ingénu et téméraire, de fouler la scène une première fois et d’offrir au public les fruits encore verts de leurs gestations estudiantines.« Nous étions toutes dans le même cours de composition chorégraphique, se rappelle Danièle Desnoyer.Nous avions toutes un besoin très fort de créer.Tous nos cours tournaient en spectacles.On travaillait tout le temps, la semaine comme la fin de semaine.Nous étions toujours T.I.D.E.Bivouac à Montréal MATHIEU ALBERT LA TORONTO Independent Dance Enterprise, mieux connue des familiers sous le nom de T.I.D.E., en promenade continentale à travers le Canada depuis décembre dernier, fera escale à Montréal, trois soirs durant, au Centre Calixa-Lavallée du parc La Fontaine, de vendredi à dimanche prochain.Une compagnie format de poche de six danseurs, co-dirigée par Denise Fujiwara et Sal-lie Lyons.I.a compagnie est née en 1978, à l'heure où s'agitaient encore les derniers sursauts idéologiques en faveur des mouvements communautaires, de la création collective et des partis pris pour l’auto-ges-tion.Dans la foulée, T.I.D.E.fait immédiatement chorus : « Nous avons déjà eu jusqu’à quatre directeurs en même temps, dit Denise Fujiwara : maintenant, deux seuls suffisent.»' I.'image de la compagnie aujourd'hui.en effet, n’est plus exactement la même.Mais le principe de base qui prévaut à son fonctionnement conserve les séquelles héréditaires laissées par les années de sa première croissance.Tous les danseurs engagés doivent obligatoirement se soumettre à l’exercice chorégraphique, 'tous sont également tenus de s’impliquer activement dans la création des oeuvres.Même si chacun des nouveau-n és ne porte officiellement la signature que d’un seul d’entre eux, la paternité, chez T.I.D.E., est no- blement revendiquée comme un geste collectif.« I,’avantage d’un tel système, explique Fujiwara, consiste en ce que la personnalité de chacun des danseurs transparaît dans le produit final.Et en ce qui concerne les spectacles, je crois que s’il y a diversité quant au style des pièces, il y a également une unité d’esprit qui persiste.» Pour le bivouac à Montréal, la compagnie a opté pour un tour de jardin, avec cinq haltes prévues.On pourra voir 7’vvo Rave and Two Hold, de Paula Ravitz (l’une des exdirectrices), From One House, de Tama Soble, Egg, de Muna Tseng (une exception à la règle, la chorégraphe est new-yorkaise).Casting the First Stone, signé Darcey Callison, puis Life Unes, une oeuvre de Denise Fujiwara.« C’est une pièce de danse-théâ tre, dit-elle.Une pièce où j’explore non seulement les relations entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les femmes, et les hommes eux-mêmes.La vie, inévitablement, est faite de conflits.La complicité vraie entre deux personnes est difficile à atteindre.Il y a toujours une part de l’autre qui nous échappe.C’est ce que j’essaie de mettre en évidence.» Les autres pièces au programme logent, à quelques variantes près, au même diapason.Les relations humaines restent pour la majorité des chorégraphes la principale préoccupation.« La pièce de Darcey Callison fait cependant exception, dit la jeune directrice.Il a choisi de traiter des contradictions tmMÿsx w * Photo Cynthia Roberts Tama Soble et Tom Stroud dans Life.Lines, de Denise Fujiwara.perçues dans la peinture de la Renaissance.Contradictions entre le propos religieux, la violence et la sensualité.» Le dernier séjour de T.I.D.E.à Montréal remonte au début de 1984, un laps de temps suffisamment long pour espérer, parmi toutes ces pièces nouvelles, quelques trouvailles à découvrir.Deux plumes.Suite de la page B-2 prend ce qu’il a déjà répété dix fois plutôt qu’une et qui résume, il est vrai, fort à propos sa thèse, à savoir que le chef (huron ou iroquois) « se voit confier la garde des coutumes ancestrales [.] la tâche de remettre le pays à l’endroit, de ressouder le pays brisé en proférant une parole conciliante, réparatrice, parfois même impérative, et en faisant circuler les présents.[.] Le chef amérindien doit aussi résoudre les querelles [.] faire partager son opinion [.) le chef amérindien vise plutôt l’unanimité car il n’a aucun recours contre la dissidence [.] il anime ainsi un rituel pacificateur qui vise à soulager [.] et à recréer le consensus social nécessaire à la survie de la collectivité» (pages 303-304).Conclusion que l'on peut lire presque intégralement sur la quatrième de couverture et qui n’occupe que quelques lignes.De récit, il n’y aura pas vraiment eu; de philosophie, fort peu.CONFÉRENCE PUBLIQUE AVEC Le Professeur Michel Abitbol de l’Université hébraïque de Jérusalem, homme érudit renommé, conférencier et l’auteur de «Les Juifs d’Afrique du Nord sous Vichy”.En marge de l’Holocauste: les Juifs d’Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale (conférence en français).Dimanche 8 février 1987, à 20 heures Auditorium Joseph et Ida Berman de la Bibliothèque publique juive Édifice Cummings 5151, chemin de la Côte Sainte-Catherine Sous les auspices de: Bibliothèque publique juive, Centre commémoratif de l'Holocauste à Montréal, Comité commémoratif de l'Holocauste, Congrès juif canadien (région Québec), Division des jeunes adultes de l'AJCS; Ligue pour les droits de la personne de B’nai Brith (région de l'Est) et l'Université Concordia, Département d'Histoire.Pour de plus amples renseignements, veuillez appeler 735-2386 / 735-6535 ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestre: ALEXANDER BROTT CONCERT BACH ANGELA HEWITT piano "Premier Prix Concours International Bach' Concerto Brandebourgeols no 3 Concertos pour piano en ta mineur et ré mineur Concerto pour violon et hautbois en do mineur Prélude (Partita en ml majeur) CA CONCERTO HYORO-QUÉBEC Lundi soir, 23 février, 20 h 30 Billets: $16 — $8 (A Théâtre Maisonneuve U U Place dés Arts Reservations téléphoniques 51 4 842 2112 Frais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $ rts les SEMYON BYCHKOV, cher \Nl)RAS SCHIFF, piano lundi, mardi.!).H) lévrier 20 h moii i k c oneerlo pour piano TCH \ikO\Sk) Symphonie no (i « Pathétique Billets : ZB S.IPS.IBS.IOS Commanditaires le !).termes liluehills le H).IBM Canada Liée n Salle 0“0 Wilfrid Pelletier Place des Arts Reservations téléphoniques 514 842-2112 Frais de service Redevance de ! $ sur tout billet de plus de 7$ Si disponibles 100 billets seront vendus n b S, une heure muni le concert ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles dutoit les mêmes ensembles.» Après un premier spectacle donné en mai 84, « Swing-gomme », pourtant, disparaît.Les aspirantes chorégraphes croisent la réalité du marché du travail.Les amitiés s'effritent, le clan se disperse.Le compagnonnage scolaire est terminé.Mais les filles de l’UQAM n’avaient pas pour autant dit — collectivement — leur dernier mot.Et la progéniture, placée en état d’hibernation depuis trois ans.refait aujourd'hui surface, mûrie et remaniée.De neuf qu’elles étaient, les jeunes partenaires sont passées à cinq (les trois autres sont Nicole Turcotte, Annie Dréau et Claire Sam-son).Cinq têtes fortes résolues, coûte que coûte, à ne pas se laisser abattre par les sautes d'humeur d’un marche hautement aléatoire, un marché déjà saturé (compte tenu de l’étroitesse des budgets disponibles), où les commandes d'oeuvres, plus que sporadiques, ne suffisent nullement à assurer une permanence dans la création.« Nous ne voulons pas attendre après les autres pour présenter nos pièces.Nous ne voulons pas attendre d’être sollicitées par les compagnies ou les projets qui sont mis sur pied », dit Danièle Desnoyer.Une décision qui nous vaut, du 11 au 22 février à l’Eskabel, une seconde édition de « Swing-gomme », logée cette fois sous la bannière d’Hélène Blackburn avec Modus vivendi et de Danièle Desnoyer, qui signe Des héros désaffectés.« À travers cette pièce, explique Danièle Desnoyer, j’ai voulu expérimenter un travail où il n’y a aucun déplacement, une chorégraphie entièrement exécutée sur place.J’ai fait le choix, par conséquent, d’isoler mes danseurs (au nombre de cinq) en les plaçant chacun sur un podium.La gestuelle s:est développée à partir de cette restriction.Quant au li tre, je l’ai choisi parce que je crois que tous les héros finissent un jour par mourir, à perdre leur valeur symboüque.» Hélène Blackburn privilégie, pour sa part, les vertus d’une inspiration plus enflammée.La chorégraphe manifeste une prédilection pour l’effet théâtral, l’énergie distillée à l’état brut, les trajectoires ficellées à la manière d’une cavalcade.« Mais cette fois-ci, précise-t-elle, il s’agit d’une pièce d’atmosphère.La scène devient un lieu qui se transforme selon l’intensité des éclairages, un lieu qui oscille continuellement entre la discrétion et l’indiscrétion.De façon globale, j’aborde le thème de l’abandon, c’est-à-dire jusqu’où est-il possible pour un individu de faire con- fiance à l’autre, de se laisser aller à la confidence.» Entre les deux oeuvres, nul point de convergence, sinon un refus commun de s’astreindre à la camisole de force d'un seul et unique fil conduc- teur.L’univers est plutôt celui de l’évanescence et de la fugacité.Un monde qui croit beaucoup plus dans la magie des impressions que dans la stricte obligation d'un message à di vulguer.Un bon conseil Faites vérifier votre oLfi tension Jtp artérielle «9 LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR LA NOTE BLEUE GILLES ARCHAMBAULT À la gloire du Président Il F.ST des écrivains, des peintres et des musiciens qui ont tant bon leversé et enchanté notre vie que la simple évocation de leur nom nous émeut.Lester Young est de ceux là pour moi.A la fin de mon parcours, je pourrai dire que de l’avoir écouté de façon si constante m'a rendu moins malheureux à certains moments et fait connaître la joie à d’autres.L'influence de Lester Young, qui a été si forte jusqu’en 1965 environ, perdure.Le jazz a pris d’autres tangentes, et c'est normal, mais il res tera toujours parmi nous des admirateurs inconditionnels de ce génie nonchalant, de ce chantre, pudique et troublant à la fois, de la détresse.Curieusement, les études ou les biographies de celui que Billie Holiday avait appelé «le Président» ont tardé à nous parvenir.La première en date est de 1984.On nous en propose une traduction française (1).Le Lester Young de Dave (lolly est aussi bref que chaleu reux.En 90 pages, l’auteur nous livre un portrait de cet écorché vif, nous fournit des détails inconnus, nous rend l'homme très proche.Ceux qui voudraient une étude plus déterminante du musicien au chapitre de l’esthétique feraient mieux de consulter le /.ester Young de Lewis Porter (2).Les deux ouvrages se complètent.On peut déplorer, comme moi.l’absence d’une analyse plus détaillée de l'homme et de l’oeuvre, mais, à défaut, contentons-nous de ces deux livres.Les principaux pôles de la vie de Lester Young ne nous étaient pas in connus.Né en 1909, à Woodville, petite localité de l'Etat du Mississippi, mais en réalité enfant de la Nouvelle-Orléans, Lester Young mourra à New York 50 ans plus tard.Son père dirigeait l’orchestre familial qui se produisait dans des spectacles forains dans le Midwest et le sud des Etats-Unis.D’abord batteur, puis saxophoniste alto et baryton, Lester à l’adolescence se sépare du clan parce qu’il ne veut plus se rendre dans le Sud à cause des humiliations que lui vaut sa condition de Noir.Dès cette époque, Lester est d’une timidité maladive.Les étapes importantes, nous les connaissons : le passage chez Count Basie, la rencontre avec Billie Holiday, l’ascension fulgurante, le royaume partagé avec Coleman Hawkins, etc.En 1944, survient pour Lester un événement capital.Tenu à faire son service militaire, il connaîtra pendant un an un enfer qui le brisera pour toujours.Alcoolique, atteint de syphilis, il est en butte aux tracasseries d'un militaire raciste qui sera avec lui de la dernière ignominie.Il n’en fallait pas tant pour un être d’une extrême sensibilité, dont la gentillesse était la principale caractéristique.Lorsqu’il quitte l’armée.Lester est un homme marqué.Très rapidement, il redevient la vedette qu’il avait été, obtient des cachets im portants, mais son attitude est de plus en plus renfermée.Il augmente sa consommation d’alcool, s’habille de façon bizarre, marche d’une manière affectée, ne s’adresse plus aux autres qu’en langage codé.Cet homme qui, même enfant, n’a pas connu de domicile fixe s’essaie alors pendant quelques années à la vie familiale.Avec sa troisième femme, il s’installe en banlieue de New York, à Saint Albans, s'occupe tant bien que mal de ses deux enfants.Dans les années 50, les cures de désintoxication se succèdent.Les disques enregistrés pour Norman (Iranz, les tournées avec le ¦la// at the Philharmonie, les apparitions dans les boîtes montrent un être blessé, pas toujours bien inspiré, mais d’une déchirante vérité.Même s’il rejoue inlassablement les mêmes thèmes, il a souvent des accents inoubliables.Les moments d’indescriptible beauté font alors ou blier les carences.En 1959, Lester, qui prend ombrage de la grande popularité de ses émules, Stan (ietz surtout, semble s'être repris en main.Une invitation à jouer à Paris lui semble l'occasion de prouver à l’humanité qu’il n’esi pas un musicien fini.Il en revient en catastrophe et meurt le lendemain.Il s’était remis à boire, à ne pas manger des son ar rivée sur le sol parisien.On raconte que son dernier geste a été de mimer un saxophoniste.Peu importe la réalité historique, l’image est belle.( 1 ) l>a\ e del e dolly.I.ester Young, traduit (le l'anglais par Corine Derhlum.quelques photos el discographie sélective.Pans, éditions daianeièie, lilSIi.123 pages.(2) Low is l’oi ler.Lester Young, Boston.Twayne Publishers.1985.190 pages.L’Orchestre symphonique de Montréal, L’Opéra de Montréal, Les Grands Ballets Canadiens, un TRIO sans pareil, s'associent pour la première fois pour vous offrir trois merveilleuses soirées.Soirée Stravinsky signent resPef'V„ visages.les chorégiapl^ e mondiale.Les Noces et en^ Ja(Ties Kudelka 'aCh°Sredu printemps- Canadiens \ ja Bssion selon St Matthieu j s.Bach r\osca Puccini Michelangelo VeRri, chel d'orchestre.avec Maria Slatmam, OanoRatlanthLomsa Renato Capeco dans une mise en seen de Jean Gascon.En vente du 24 janvier au 24 février seulement (nombre limité d'abonnements) 94 $ pour le TRIO Abonnez-vous en téléphonant au 842-9951 (du lundi au vendredi, de 9h a 17h) American Express — MasterCard — Visa — enRoute B-6 ¦ Le Devoir, samedi 7 février 1987 LE DEVOIR CULTUREL « L'Anticoste » et « Noir et blanc » Du cinéma d’observation FRANCINE LAURENDEAU LfiNTICOSTE, réalisé par Bernard Gosselin et produit par l’Office national du film, s’inscrit dans la grande tradition du cinéma ethnographique illustrée par Jean Rouch, Pierre Perrault, Michel Brault.Le documentariste ne se contente pas d’impressions hâtives.Il s’installe chez les gens qu’il veut filmer.Il apprend à les connaître, il les habitue a la présence de la caméra, il se fait oublier.Et il nous livre des images qui cernent la vérité profonde de son sujet.On comprend que Bernard Gosselin, dont les films inventorient les métiers traditionnels et explorent nos racines terriennes, se soit intéressé à l’île d’Anticosti.La nature y est belle et intacte.Isolée du continent, la société anticostienne a conservé sa personnalité propre, façonnée par une histoire tout à fait singulière, émergeant à peine d’un régime littéralement féodal.Car Anticosti fut donnée en fief et seigneurie à Louis Jolliet par le roi Louis XIV, en 1680.Après cette première colonisation, 111e retomba plus ou moins dans l’oubli.Cimetière marin ou pays de cocagne, les légendes couraient.Anticosti fut vendue et revendue à des sociétés qui n’arrivèrent pas à l’administrer convenablement.Jusqu’au jour où, de nouveau, elle connut son seigneur.À 42 ans, Henri Menier, multimillionnaire, « roi du chocolat en France », rêve de s’acheter une île.Son choix tombe sur Anticosti dont il devient le maître absolu en 1895.Jusqu’à sa mort, en 1913, il fait prospérer son royaume où il construit un village doté d’un hôpital, de routes, d’un chemin de fer, d’une ligne téléphonique, d’un port et d’une immense jetée.Il importe des chevreuils en grande quantité et éümine pratiquement les féroces moustiques en inondant le territoire de grenouilles, pour ne citer que ces deux interventions écologiques.Dans la munificence de sa villa de quatre étages et 30 chambres, il reçoit ses amis au paradis de la chasse et de la pêche.Mais la dynastie Menier fait long feu.L’île sera cédée à des sociétés qui exploitent ses ressources forestières.C’est ensuite l’État québécois qui se porte acquéreur d’Anticosti.Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est seulement depuis 1983 que les habitants d’Anticosti peuvent être, chez eux, citoyens à part entière, propriétaires et non plus, en quelque sorte, métayers.Le film de Bernard Gosselin est donc d'abord une passionnante leçon d’histoire, racontée par d’authentiques témoins dont Antoine Lelièvre est certainement le plus coloré, le plus attachant.On regrette qu’il n’y ait pas davantage d’archives et de souvenirs sur le règne d’Henri Me1 nier dont l’aventure anticostienne pourrait à elle seule faire l’objet d’un long métrage.La caméra suit le rythme des saisons, nous initie aux joies de la chasse au chevreuil et de la pêche au saumon, nous fait découvrir les beau- Alexis et les voleurs SAINT-TROPEZ (France) (AFP) — La résidence que possède sur la Côte d’Azur l’actrice américaine Joan Collins, héroïne du feuilleton Dynasty, a été visitée en son absence par des cambrioleurs qui ont emporté des objets pour un montant global de 100,000 francs (environ $ 17,000), a-t-on appris hier de source policière.L’actrice, alias Alexis Carrington, qui possède depuis un an une maison dans le village lacustre de Port-Gri-maud, près de Saint-Tropez, a découvert le vol jeudi lors d’un brève visite sur la Côte d’Azur.Du matériel tels des téléviseurs, magnétoscope, téléphone portatif avaient notamment été dérobés.Elle a déposé plainte avant de repartir pour Hollywood.N 0 i R ET BLANC UN FILM DE CLAIRE DEVERS LA VALSE DES TITRES DANS LA PRESSE: «CHÉRI FAIS MOI MAL» T&B «COUP DE MAÎTRE» Tétàrama «DESCENTE AUX ENFERS» «UN PREMIER FILM À MASSAGE» y&toif «NOIR ÇA DÉRANGE, BLANC ÇA SÉDUIT» U poini «TOUS LES COUPS SONT DANS LA NATURE» GAI MO «LA MAIN DE MASSEUR» lliTilrÜlîi Du 6 au 12 fév.à 9h30 OUTREMONT 1248, rut Bernard Ouest • 277-4145 ou 277-2 001 tés insoupçonnées d’une nature qui a gardé sa pureté d’origine.Et, surtout, elle regarde les hommes et les femmes qui vivent à Port-Menier, elle les écoute avec amitié.Le tournage est sobre et reposant.Bernard Gosselin fuit l’esbroufe et la poudre aux yeux.Surtout, il ne pousse pas ses personnages dans la voie tentante du cabotinage.Mais il y a des temps faibles et des répétitions.La leçon de pêche au saumon d’un père à son fils et les scènes de chasse au chevreuil m’ont semblé inutilement longues.Comme si le cinéaste, très près de son sujet, avait du mal à prendre une certaine distance.À chacun des réalisateurs présents aux prochains « Rendez-vous du cinéma québécois », on a posé la question : « Quelle est votre première préoccupation lorsque vous faites un film ?» La réponse de Gosselin est limpide : « Me faire des amis.» Mais dans le respect d’une scrupuleuse éthique professionnelle.Il ne faudra pas oublier -de citer L’Anticoste au débat intitulé « L’éthique dans le documentaire » qui aura lieu à ces mêmes Rendez-vous.(Le film sera projeté en première à la Cinémathèque, le mardi 10 février à 21 h 30 et le lendemain à l’Outremont, à 19 h.) ?Également à l’Outremont, un éton- nant premier long métrage qui se méritait la Caméra d’or au dernier Festival de Cannes.Noir et blanc, de la réalisatrice française Claire Devers, est un film tourné à très petit budget, en noir et blanc justement, le vrai film d’auteur même si l’idée est plus ou moins inspirée d’une nouvelle de Tennessee Williams, Le Masseur noir (sur laquelle je n’ai pas réussi à mettre la main).Antoine, un jeune comptable (Francis Frappat), mène une vie calme et étriquée auprès d’une compagne maternelle qui prend pour lui toutes les décisions.Sa maison l’envoie un jour mettre en ordre la comptabilité d’un centre sportif.Minutieux, il découvre bien des négligences, pour ne pas dire des irrégularités.Pour distraire son attention, le directeur du centre lui propose de profiter des installations.Comme il arrive à peine à faire bouger un appareil de musculation, on lui conseille plutôt des massages qui détendront son corps noué.Dominique (Jacques Martial), puissant masseur noir, lui broie les muscles sans ménagement, dès la première séance.Antoine n’a pas un mot de protestation.Au contraire, on comprend peu à peu que ces exercices sont pour lui une révélation.Il poursuit et fait peut-être même traîner son auscultation des livres du centre, résiste avec agacement aux Francis Frappat (et les mains de Jacques Martial) dans Noir et blanc, de Claire Devers.avances d’une collègue, s’éloigne de sa femme et s’abandonne chaque jour davantage au traitement de plus en plus rigoureux que lui fait subir Dominique.Jusqu’à l’ultime délivrance.Claire Devers ne partage visiblement pas l’obsession de son personnage.Elle l’observe, fascinée.Ce n’est donc pas un film pour sado-ma-sochistes.Rien de brutal ni de cho- quant n’est montré, l’aventure est surtout intérieure.« J’étais trop timide .ou plutôt sans curiosité, et sur moi-même je ne savais rien », dit Antoine dans un des rares monologues qui semblent avoir été ajoutés après coup pour éclairer le spectateur qui n’aurait pas compris.L’économie de moyens n’est pas sentie ici comme une restriction.Elle confère à Noir et blanc une pu- reté et une unité de ton qu’il ne faudrait pas confondre avec sécheresse ni même austérité.L’image est éloquente, le son plus encore.Les mains sur la peau, les soupirs, le cri final.La réalisatrice a su trouver, dès son premier film, un style personnel et une façon originale de raconter une histoire qui aurait pu être triviale.(À l’Outremont jusqu’au 12 février, au Laurier du 13 au 26 février.) / 17 z: "Bonnaire” miraculeuse! El 7 \ "Azema” extra! et "Piccoli" fortissimo! -LIBÉRATION Ce film inspiré grâce à ses interprètes, une réussite exceptionnelle DIDIER FARRE et ACTION FILM présentent -TELERAMA Sandrine Bonnaire est admirable et admirablement filmée, puissante et belle, qui s’impose comme la meilleure actrice française [e sa génération.LE MONDE Un film de Jacques Doillon I AU QUÉBEC COMME EN FRANCE: TOUS LES RECORDS D'ASSISTANCE BATTUS! 1 MONTRÉAL + QUÉBEC + SHERBROOKE = 46,689 PERSONNES EN 3 SEMAINES.EN FRANCE 5,000,172 PERSONNES EN 10 SEMAINES.ET LE SUCCÈS CONTINUE .LA PRESSE UNANIME: AU QUEBEC \ LA PURITAINE Sandrine Bonnaire, Michel Piccoli, Sabine Azema «UNE FORCE ET UNE GRANDEUR OÙ l’émotion coule.Serait-ce commettre un sacrilège que d’affirmer que BERRi a fait du meilleur PAGNOL que PAGNOL lui-même.»» - Luc Perreault, LA PRESSE «SUPERBE ET ÉMOUVANT ?.Un très beau film dramatique et tragique.Des comédiens extraordinaires.»» - Richard Gay, BON DIMANCHE «UN CHEF D OEUVRE CAPTIVANT.J aimerais tant faire partager mes enthousiasmes.un film d’une chaleur inimitable.fertile en surprises et en rebondissements.»» - Francine Laurendeau, LE DEVOIR «D'UNE BEAUTÉ HALLUCINANTE.va plaire énormément aux spectateurs qui ont aimé JEAN DE FIORETTE.»» - Martin Smith, JOURNAL DE MONIRÉAL «SIMPLE MAIS UNIVERSEL.Belle oeuvre dont on se souviendra.je ne puis vous souhaiter que le même bonheur que ce film m’a donné.»» - Léonce Gaudreault, LE SOLEIL EN FRANCE «UNE oeuvre INSPIRÉE qui atteint des sommet d’émotion.EMMANUELLE BÉART a la beauté sauvage de MANON, elle s’est inspirée de PAGNOL avec respect et amour.MONTAND et AUTEUIL atteignent ici une grandeur tragique.»» - Robert Chazai FRANCE-SOIR «NAISSANCE D’UNE STAR: EMMANUELLE BÉART est la révélation de MANON DES SOURCES aux côtés d’une autre STAR en puissance, DANIEL AUTEUIL.»» -Frédéric Marc, FEMME «À VOIR ABSOLUMENT, [ensemble est magnifique.on comprendra aussi qu’il touche à l’universel.MONTAND: une émotion sobre et digne.»» - Marie-Françoise Leclère, LE POINI «PRISES de VUES sublimes.Ça sent bon les cigales, ça a le goût du PAGNOL.Allez tous voir 6e film, vous y découvrirez un grand auteur et vous récompenserez une équipe qui, en toute sincérité, a osé le réaliser.»» - M.C., TÉLÉ 7 JOURS JEAN ZALOUM ET LES PRODUCTIONS KARIM présentent LE FILM/ÉVÉNEMENT — EN NOMINATION POUR 9 CÉSARS! ÉLYSÉE 35 MUJON 842 6053 ELYSEE 1 Sam Dim 1:40-3:30-5:20~7:1 _ de Paule Baillargeon II 13 h LES ENFANTS AUX PETITES VALISES de Suzanne Guy BACH ET BOTTINE d'André Melançon 15 h LAPIN de Franck Le Flaguais TURBO CONCERTO de Martin Barry LE GROS DE LA CLASSE de Jean Bourbonnais LE TAPIS DE GRAND-PRÉ de Phil Comeau LE CHIEN DE LUNE de Bruno Carrière 17 h DÉBAT (Entrée libre) — Thème : 1986, un grand cru ?Animateur : Richard Gay 19 h 30 L’HOMME À LA TRAÎNE de Jean Beaudin 10 JOURS.48 HEURES de Georges Dufaux 21 h 30 ENTRE TEMPS de Jeannine Gagné QUI A TIRÉ SUR NOS HISTOIRES D’AMOUR ?de Louise Carré CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE 335, boul.de Maisonneuve est (Métro Berri-de-Montigny) Tél.: 842-9768 CINÉMA O.N.F.DU COMPLEXE GUY-FAVREAU 200, boul.Dorchester ouest (Métfo Place-d’Armes ou Place-des-Arts) Tél.: 283-8229 rétrospective annuelle du cinéma québécois CINÉMA O.N.F.WÊÊÊÊÊ^m DU COMPLEXE GUY-FAVREAU 19 h KASPAR de Stefan Anastasiu EXIT de Robert Ménard le 10 21 h SOLO de Franc ine Léger LA GUÊPE de Gilles Carie 19 h LA FLEUR DE L’ÂGE le 11 — Hommage à Michel Brault FENÊTRES SUR ÇA de Carlos Ferrand LE LYS CASSÉ d'André Melançon 21 h NUIT BLANCHE de Paul Verdy ÉQUINOXE d’Arthur Lamothe 19 h ENTRL LA MER ET L'EAU DOUCE — Hommage à Michel Brault 21 h ENTRE TEMPS de leannine Gagné le 12 QUI A TIRE SUR NOS HISTOIRES D'AMOUR ! de Louise Carré 19 h ADIEU BIPÈDE - Spectacle de Pierre Hébert accompagné de trois musiciens 21 h le 13 Programme de films d'animation - ADIEU BIPÈDE - AH ! VOUS DIRAI-JE MAMAN - L'HEURE DES ANGES - KASPAR - ONIROMANCE - SOLO - TRANSFERT - TURBO CONCERTO 19 h POUVOIR INTIME d'Yves Simoneau le 14 21 h ANNE TRISTER de Léa Pool 19 h LA VIEILLE DAME de Gilles Blais LE DERNIER HAVRE de Denyse Benoît le 15 21 h NIGHT MAGIC de Lewis Furey B-8 ¦ Le Devoir, samedi 7 février 1987 LE DEVOIR CULTUREL HUMEURS NATHALIE PETROWSKI JE SAVAIS que Flora MacDonald n’aimait pas Clayton Yeutter, cette espèce de cowboy américain qui veut nous faire cracher notre souveraineté culturelle sur la table de négociation.Je ne savais pas, par contre, qu’elle admirait Ronald Reagan.J’en ai eu la confirmation cette semaine.Une photo compromettante est tombée par hasard sur mon bureau.Flora se prenait ni plus ni moins pour Ronald.C’est-à-dire pour une actrice.J’avoue que je ne l’ai pas immédiatement reconnue.Après tout, ce n’est pas tous les jours que l’honorable ministre des Communications s’affuble d’un chapeau digne de la reine d’Angleterre, ni qu’elle enfile une robe empruntée à Mé-mère Bouchard.Ce n’est pas tous les jours, non plus, qu’elle daigne fouler un plateau de télévision en abandonnant son titre de ministre pour mieux entrer dans la peau d’une actrice.C’est pourtant ce qu’elle a fait cette semaine, en acceptant un rôle parlant dans la série canadienne The Campbells, diffusée par CTV, le principal rival de la télévision d’Etat à Toronto.Je ne sais si elle a touché un cachet symbolique pour sa performance, ni même si elle s’est montrée à la hauteur de ses ambitions théâtrales refoulées, car il semble que notre honorable ministre nourrisse depuis sa tendre enfance une passion pour le théâtre.Il n’empeche qu’elle vient de créer un sérieux précédent, même si le jeu de la comparaison avec Ronald Reagan la place au moins 20 ans plus tard dans les Maritimes.L’épisode marque un tourant dans l’histoire de la politique canadienne.Pour la première fois, un ministre canadien reconnaît publiquement qu’il n’est pas le désigné de Dieu ni même le maître de nos destinées, mais un simple acteur qui a décroché un rôle dans un film qui s’appelle « Le Destin de la nation ».Flora a probablement accepté le rôle pour signifier à Ronald qu’elle peut l’accoter n’importe quand, dans la comédie ou le drame, et surtout que son contenu canadien peut rivaliser sans difficulté avec l’impérialisme culturel de Ron.Mais, à mon avis, l’incident cache autre chose.Ce cameo du ministre n’est pas innocent.Il est, en fait, une répétition générale pour une super-production que le gou- Le déclin de l’empire conservateur vernement prépare fébrilement.Le film, produit avec des fonds canadiens, interprété par des acteurs canadiens et tourné en territoire canadien, a déjà un titre : Le Dé clin de l’empire conservateur.Il déferlera sur les écrans pancanadiens prochainement, en version bi- lingue.Le site de tournage a déjà été choisi.Le tout se passera sur le bord du Richelieu, dans le bar-salon Oerlikon, qui n’existe pas encore mais qui ne devrait pas tarder à ouvrir, fut-ce en carton-pâte ou en hologramme.Photo CP « A Star Is Born » : Flora MacDonald dans The Campbells à CTV.Des auditions ont présentement cours dans les coulisses du Parlement.Brian Mulroney y tiendra le premier rôle.Le premier ministre ne sera certainement pas pris de court.Ayant étudié de nombreuses années à 1’Actors’ Studio de Ronald Reaganski, nous savons déjà que c’est un acteur-né, quelqu’un qui, d’une simple contraction du visage, peut faire la plus admirable des voltes-faces sans perdre sa crédibilité.Le premier ministre Mulroney tiendra le rôle de l’hôte de la soirée.Il y aura de la tarte au thon pour souper et c’est probablement André Bissonnette qui jouera le rôle de la tarte.Pendant que Flora MacDonald et Pat Carney feront du conditionnement physique au centre Nautilus Plus le plus proche, les gars les attendront au bar-salon en se remémorant leurs souvenirs de guerre.Benoît Bouchard, pianiste réputé, se couchera littéralement sur le piano vers la fin de la soirée et sera assisté par les vocalises d’Édouard Desrosiers, chanteur d’opéra réputé.Jean Bazin, la victime du drame, ira faire un tour aux toilettes et découvrira, malgré toute l’amitié que lui porte Brian, que la tarte pétrie à même les restes d’André Bissonnette était empoisonnée.Le scénario, écrit par Roch La-Salle, prévoit une histoire d’adultère ou encore de casier judiciaire pour trpmper l’attente des spectateurs.Car, au bout d’une heure de solos au piano en compagnie de Benoît Bouchard, les spectateurs auront envie d’un peu d’action.C’est à ce moment-là que Flora fera son entrée triomphale.Elle portera le coup de grâce en faisant jouer une vieille cassette d’Erik Nielsen sur la dégénérescence des élites libérales et sur l’écroulement des institutions gouvernementales.Flora avouera qu’elle n’en peut plus d’être fidèle au parti et qu'elle a décidé de passer chez les libéraux.Les gars l’accableront de reproches et dénonceront ses déclarations sur la souveraineté culturelle.Elle sera traitée de séparatiste, puis de terroriste culturelle.Au signal, un vrai terroriste, probablement d’origine américaine, défoncera la porte d’entrée et prendra tout le monde en otage.Le public canadien sera sommé de payer la rançon mais, vu l’indifférence générale de la population, le terroriste sera obligé de faire sauter le bar-salon Oerlikon qui n’avait pas d’avenir de toutes façons.Le Déclin de l’empire conservateur marchera tellement fort au Canada’que le film remportera un Oscar aux États.Ronald viendra le remettre en main propre à Brian en louant la souveraineté universelle du film.Après quoi, les producteurs américains feront un remake du film en le purgeant, commerce oblige, de tout contenu canadien.DENIS DEMERS (1948-1987) ¦ L’insoutenable vérité de la mort GILLES DAIGNEAULT J FI NFPpensais pas devoir écrire sur Denis Demers avant la fin du mois prochain, au moment de son exposition à la galerie Aubes 3935, ou plutôt j’espérais ne pas avoir à le faire parce que, comme plusieurs, je le savais très malade depuis quelques mois.Il est mort dimanche dernier et, connaissant sa délicatesse d’esprit, j’imagine qu’il aurait préféré partir la semaine même de son exposition.de façon à ne pas prendre trop de place dans les journaux, à en laisser le plus possible pour les autres.Il était comme ça, Denis Demers.Il était toujours le premier étonné des nombreuses marques d’estime que suscitait son travail comme de ses succès auprès des collectionneurs, et il avait continuellement la hantise de ne pas être à la hauteur.Chose certaine, il n’aura pas eu le mêmm 4' , , « fcv temps de décevoir personne, et les critiques étaient à peu près unanimes à croire que le meilleur de lui-même était encore à venir; ce qui était beaucoup dire.Denis Demers est né à Montréal, en 1948, mais il parlait plus volontiers de sa « seconde naissance », vers l’âge de 26 ans, à Marrakech où il avait été fasciné par l’univers culturel de l’ancienne capitale du Maroc comme par l’espace et le silence du désert avoisinant.Dès lors, il cessera de n’être qu’un des plus-brillants-re-présentants-de-la-jeune-peinture-for-maliste pour amorcer une oeuvre éminemment personnelle avec une installation intitulée Moussem des fiançaillés, présentée en 1980 chez Articule (dont il était un des membres fondateurs).Par la suite, tout ira très vite et les séries s’enchaîneront naturellement, avec des retours en arrière et des dérives comme dans l’espace de la mémoire qui deviendra son thème de prédilection; son unique thème.Il s’agira d’une mémoire tantôt archéologique, tantôt très privée, mais le plus souvent hybride comme le sera aussi son écriture qui faisait fi de la spécificité des disciplines (mais toujours avec une force de conviction peu commune).Je faisais partie du jury de la Biennale d’estampe et de dessin du Québec qui avait unanimement décerné son grand prix à.une boîte de sa fameuse série « De courts moments».Demers gardait aussi la mémoire de son propre travail, et cet ancien peintre formaliste ne perdait jamais de vue les enjeux et les exigences de ce vocabulaire plastique qu’il chargeait d’un contenu particulièrement lourd.Ces derniers temps, il était revenu au dessin « pur » et même à la peinture, ce qui lui avait valu d’être très remarqué à Paris, à Toronto, à Mayence, à Bruxelles (où ses toiles sont exposées au moment d’écrire ces lignes); la maladie l’avait forcé à annuler une importante exposition particulière à Athènes.Bien sûr, nous reparlerons de cette ultime production lors de sa présentation a la galerie Aubes 3935, dans quelques semaines.En attendant, il faudra se mettre à l’écoute de l’oeuvre de Denis Demers et apprendre à ne retenir que le meilleur de toute cette histoire.CLAIRE DEVERS en noir et blanc Suite de la page B-1 pour les gens de ma génération était un lieu où des choses importantes se jouaient.On croyait, d’ailleurs, que les arts étaient des revendications aussi vitales que les revendications syndicales, par exemple.» Elle a été de toutes les causes et de tous les combats.Féministe, maoiste, adepte de Foucault, De-leuze et des bonzes de l’anti-psychia-trie, Claire Devers était une ïntec-tuelle en herbe.Pille se destinait au journalisme.Elle voulait vivre au coeur des débats quotidiens.Un jour, les débats se sont éteints.Claire Devers a compris qu’il fallait qu’elle change de cap.Pille s’est inscrite à l’Idhec.« Le cinéma était pour moi un lieu de réflexion plutôt qu’un lieu d’action, sauf que, dès que j’ai fait mon premier film, je me suis rendu compte que j’étais beaucoup plus à l’aise avec les images et les sons qu’avec les mots.J’ai donc décidé de m*y consacrer.J’avais 27 ans.» Elle réalisa Noiret blanc comme un devoir de fin de session, sans s’inquiéter du fait qu’elle entrait de plain-pied dans le monde du cinéma.« J’avais fait trois courts métrages.Noiret blanc n’était que la suite logique de mon travail.Je ne le voyais pas comme mon premier film mais comme un film de série B, comme un exercice.J’avais très peu d’argent, personne n’était payé, c’était ce qu’on appelle un film-galère.Il y avait une quantité insurmontable de détails techniques à régler.J’ai fait le film dans le brouillard le plus complet.» Avait-elle conscience de capter sur pellicule un peu de l’esprit du temps ?« Pas au tournage, mais quand j’écrivais le scénario, oui.Je voulais décrire une facette de notre personnalité en ce moment.J’ai choisi un personnage mascuün parce que tous mes autres films étaient centrés sur des femmes.Je me suis délibérément interdit un personnage féminin parce qu’avec une femme, je pense qu’il y aurait eu plus de complaisance de ma part, plus de psychologie, plus de sentiments.Je voulais décrire une relation de façon clinique et produire une sorte de cinéma scientifique d’où tout sentimentalisme serait évincé.« Je voulais que les gens ressentent certaines sensations, mais pas forcément qu’ils souffrent.La souffrance, dans ce film, je crois qu’on la vit comme une répulsion; c’est positif quand même.Je ne crois pas que je sois sadique, d’autant plus que, pour moi, le sadisme et le masochisme sont deux choses distinctes.Un maso ne cherche pas un sadique, et vice versa.Le sadique ne pourrait supporter de faire souffrir quelqu’un qui y prend plaisir.Même chose pour le maso qui ne veut pas de quelqu’un qui va trouver du plaisir en lui faisant mal, puisque c’est son propre plaisir qu’il défend.C’est pourquoi le Noir, dans mon film, n’est pas sadique.C’est lui, la vraie V .Victime.» Claire Devers parle beaucoup.Peut-être parle-t-elle autant pour remplir les gouffres qu’ouvre son film.Peut-être pour s’expliquer à elle-même ce film qui la dépasse et qu’elle a toujours refusé de voir au complet dans une vraie salle.Claire Devers parle beaucoup mais sans complaisance.« Je n’aime pas la complaisance, dit-elle, parce que je la vois comme une forme de lâcheté.C’est une façon de ne pas aller jusqu’au bout des choses, de les préserver, de ne pas tout dire, de mentir un peu.Et puis, sous la complaisance au cinéma, il y a toujours un cinéaste qui dit “aimez-moi”.Moi, j’aime mieux le cinéma de la cruauté.» Nous nous quittons sur ces derniers mots.Je sais maintenant que j’ai bel et bien rencontré Claire Devers, qu’elle a 31 ans, qu’elle est cinéaste à Paris et, surtout, qu’elle sait exactement ce qu’elle veut et où elle s’en va.— Nathalie Petrowski RENDS-MOI MOW PAY Un film de TAHANI RACHED Une production de l'Office national du film du Canada Exilé depuis 20 ans, un Haïtien retourne dans son pays au lendemain de la chute du régime Duvalier.Quelle Haïti retrouvera-t-il?En première le samedi 7 février à 19 h 30 au Cinéma Outremont À l'affiche du Cinéma Outremont les 8 et 9 février puis à l'Autre Cinéma du 10 au 19 février, à 19 h 30 également.9 Office National national du film Film Board du Canada of Canada Un dessin récent de Denis Demers (à gauche, photographié en Allemagne l'année dernière).CHRISTOPHE LAMBERT AMOUREUX FOU! 111.CVIï YCllI ¦s MARCO FERRERI avec CHRISTOPHE LAMBERT EDDY MITCHELL • FLORA BARILLARO et la participation d AGNES SORAL scénario original de MARCO FERRERI • une coproduction franco italienne A.F.C./23 GIUGNO/UGC/FILM A 2/TOP 1 • distribué par LES FILMS RENÉ MALO CINtMAS CINEPUX OOfON m ST DENIS STE CATHERINE 288-2115 TOUS LES JOURS: 12:45 - 2:55 - 5:05 • 7:15-9:20 LKRYSTYNA jÂÜMl «ItAMY FHËŸ1 dans un Mm de HELMA SANDER8 BRAHMS LE DAUPHIN BEAUBIEN PfltS 0 IBERVILLE 771 6060 LapütA scenario H£i WA SANDERS BRAHMS Musique MAT1MIS MfvFf SEMAINE: 7:30 - 9:30 SAM.-DIM.: 1:30 - 3:30 -5:30 - 7:30 - 9:30 © |vj/\vn>/\rvi LA U UULULIN LLUHt MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN — MAGGIE SMITE Chambre avec Vue VERSION FRANÇAISE “A ROOM WITH A VIEW" MAGGIE: SMITH - DF NHOLM F.LUOTT LE DAUPHIN BEAUBIEN PBES 0 IBERVILLE 7?1 6060 SEMAINE: 7:00 - ?:20 SAM.-DIM.: 2:00 - 4:30 -7:00 - 9:20
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