Le devoir, 14 février 1987, Cahier C
4 jft PmiljÉijMiNMP* tmï ‘«ïaA HEU* Mkmem ««< jp>&JW*~ LE DEVOIR CULTUREL C - Montréal, samedi 14 février 1987 LES ANNÉES SAUVAGES JEAN CARRIÈRE ROMAN UN GRAND COUP DE CHAPEAU A L’AMOUR FOU! 381 PAGES / 25,95 $ ROBERT LAFFONT / J.J.PAUVERT EN VENTE CHEZ VOTRE FOURNISSEUR un puissant dictame qui charme son coeur et guérit son esprit — et par la même occasion le nôtre ! Derrière la pipe de François Hébert se révèlent volontiers, au cours de notre entretien, les quatre personnes littéraires qui grouillent en lui.L’écrivain, intuitif et spontané.L'universitaire, qui objective la littérature.Le critique, qui vit les textes des autres.Puis le directeur de la revue Liberté, l’animateur qui doit se faire « accueillant et bienveillant, dit-il, tout en gardant un sens critique ».Car François Hébert, ce n’est pas seulement le critique critiqué par le milieu lors de son passage aux pages littéraires du DEVOIR, mais aussi un écrivain qui, apr^s quelques tentatives du côté du roman et du récit, vient de réussir un recueil de fables étonnant et détonnant au milieu de la traditionnelle gravité de notre littérature.« Je n’ai pas choisi le rire.C’est le rire qui m’a choisi, me confie Hébert.Mais l’ironie et l’humour sont difficiles à manipuler en littérature et j’avoue que je n’ai pas toujours réussi à le faire dans mes livres.» Le sourire est difficile à soutenir d’autant qu’il ne vient jamais tout seul.Il peut cohabiter avec le lyrisme pour le nier, comme chez Lautréamont, ou avec la tragédie, comme chez les clowns.« C’est dans la naissance du tragique que le comique agit comme déclencheur d’une prise de conscience, précise Hébert.Quand tu penses à ce que raconte Yvon Deschamps, ce n’est pas drôle.Sauf qu’il trouve la façon de désamorcer la perception habituelle chez les gens et qu’il fait naître ainsi le tragique par le rire.» Fabuliste, François Hébert l’est devenu par la force de l’écriture.« Mon projet était de créer un texte à partir d’un point : d’un bourdon qui cogne à la vitre, du cri rauque d’une biche apeurée par mon chat, d’un érable en fleur aperçu par la fenêtre.Recréer l’émotion de l’événement, creuser le spectacle extérieur, qui se jouait autant dans ma tête, dans ma main et dans le coeur, et créer sur le papier une forme.Il est certain qu’à ce mo-ment-là tu ne parles pas seulement de l’animal ou de l’arbre mais que tu fais de la projection : tu parles de toi et des autres.» Depuis l’aube des temps connus, les fabulistes parlent et écrivent.« Cela correspond à un désir d’enfance et de jeunesse chez l’homme.Il veut retrouver une sorte de vi- Suite à la page B-6 NATHALIE PETROWSKI ANDRÉ MELANÇON a deux enfants.Deux grands enfants.C'est un détail mais un détail important.Depuis qu'il a abandonné le travail social pour le cinéma, André Melançon se consacre corps et âme à la cause des enfants.En 12 ans, il a réalisé 16 films qui, d’une manière ou d’une autre, parlent de l’enfance ou tout simplement donnent la parole aux enfants.Des Vrais Perdants en passant par Comme les six doigts de la main jusqu’à La Guerre des tuques, Bach et Bottine et, tout dernièrement, Le Lys cassé, André Melançon sonde inlassablement le monde mystérieux et souvent douloureux de l’enfance.S’il n’avait pas d’enfants, on pourrait se poser de sérieuses questions sur les motivations qui le poussent à n’explorer qu’une seule facette de l’âme humaine.Mais, puisque André Melançon a des enfants, il doit savoir de quoi il parle.Il n’empêche que cette démarche singulière, qui relève autant de l’entêtement que de l’idée fixe, a de quoi surprendre.Les enfants ont beau faire partie intégrante de la vie en société et de la vie tout court, est-ce une raison suffisante pour revenir sur le sujet et tapisser les écrans de leurs petites frimousses attendrissantes ?Pour André Melançon, tous les prétextes sont bons pour parler des enfants et, surtout, pour faire à travers eux la morale aux adultes.Nous sommes assis à la table d’un cafédu Vieux-Montréal.Melançon domine l’horizon.Il a une carrure d’ogre tempérée par le regard doux et brun d’un gros ourson.A côté de lui, Geneviève, la femme de sa vie, une toute petite bonne femme, le fait paraître encore plus immense.Les traits tirés par le décalage horaire — il revient de Pologne où il a présenté Bach et Bottine — Melançon s’entête à ne pas voir de différence fondamentale entre Bach et Bottine et son tout dernier film, Le Lys cassé, une oeuvre télé de 48 minutes sur le thème de l'inceste.Pourtant, les différences sont flagrantes.Le ton du Lys cassé est plus grave, le traitement plus réaliste, la gentillesse proverbiale qu’on associe habituellement au cinéma de Melançon a cédé le pas au drame dur qui ne relève ni de la sensiblerie ni même des bons sentiments.Usant de pudeur et de retenue, Melançon décrit l'inceste sans complaisance, sans non olus ANDRÉ MELANÇON «Les enfants sont pas cute» tomber dans 1 horreur frelatée des la fantaisie poétique de Bach et pères tortionnaires qui violent im- Bottine.punément leurs innocents enfants.André Melançon n’est pas d’ac- La dureté du sujet semble lui aller —- comme un gant, mieux même que Suite à la page B-6_ Photo Jacques Grenier André Melançon : « l’enfance, c’est.une pizza ! » François Hébert : « v v é à partir d’un bourdon qui cogne à la vitre.» MAURICE TOURIGNY NEW YORK - Le New York Times y est allé de son éditorial : c’est dire l’importance de l’affaire aux yeux des autochtones.Sans conteste l’événement le plus attendu du calendrier culturel 1986-87, l’ouverture de l’aile Lila-Acheson-Wallace du Métropolitain Museum, le mardi 3 février, n’a pas calmé la controverse : le Met, catalogue inépuisable de l’histoire de l’art mondial, outrepasse-t-il ses capacités en se mêlant d’art contemporain ?Les opinions vont d’un extrême à l’autre.Le fonds d’art moderne du Met compte environ 5,000 oeuvres (peintures, sculptures et travaux sur papier de 1900 à 1985) dont plusieurs centaines sont exposées dans les 22 nouvelles galeries.Qu’ajoute cette collection à celles du MoMa, du Whitney et du Guggenheim, les trois grandes institutions d’art actuel à New York ?« Rien du tout », affirment certains critiques; « une pièce additionnelle au gigantesque casse-tête de la modernité », répliquent certains autres.Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas se rendre à l’évidence : avec ses 40,000 pieds carrés distribués sur trois étages, avec sa splendide cour vitrée à éclairage naturel Le Met au goût du jour l’aile Lila-Acheson-Wallace réservée à la sculpture, avec ses galeries aérées et hautes de plafond, l’aile Lila-Acheson-Wallace devient un des plus beaux espaces d’exposition de Manhattan.Et heureusement, puisque le projet aura coûté $ 26 millions offerts au Met par la co-fondatrice de Reader’s Digest (d’où le nom de l’édifice), par la Ville de New York et par différents mécènes.Le dernier volet de l’entreprise sera dévoilé en juin : un jardin de sculptures de 10,000 pieds carrés sur le toit du musée.Malgré tout, les détracteurs sont nombreux.On se plaint moins de l’architecture, qui ne vole jamais la vedette et qui favorise le rapport aux oeuvres, que de la collection elle-même.Quiconque s’attend à un deuxième Musée d’art moderne sera déçu.Les acquisitions relativement récentes du Met ne peuvent rivaliser avec les Matisse du MoMA, ni avec les expressionnistes du Guggenheim.Willliam S.Lieber-man, directeur de la nouvelle section, ne cache pas que des lacunes considérables devront être corrigées avec le temps ; par exemple, le Met ne possède aucun Jasper Johns, pas de tableaux constructivistes ni futuristes.Ceci dit, les visiteurs y verront des oeuvres sublimes qui méritent mieux que les cases d'une voûte inaccessible et Photo* The Metropolitan Muséum ot Art Stepping Out (1978), de Roy Lichtenstein, et (à droite) The Dance of Latin America (1983), de Luis Cruz Azaceta : où seront dans 50 ans les Cindy Lauper des arts plastiques ?qui, à elles seules, justifient la création de l’espace.Si la critique new-yorkaise pose à la dure à cuire, tant pis.Le chic des « experts », c’est de crier bien haut que rien ne les impressionne; d|ailleurs, il est plus facile d’exhiber au public l’indifférence et le mépris, fussent-ils forgés, que de révéler l’émotion, la surprise, le plaisir ressentis devant les toiles accrochées au Met.Messieurs et mesdames les blasés peuvent tou- Suite à la page B-6 FRANÇOIS HÉBERT ?Un auteur derrière sa pipe JEAN ROYER DERRIÈRE la pipe d’un auteur, qu’est-ce qui berce son âme ?demanderait Baudelaire.Quelle douleur cache ce réseau mobile et bleu qui monte de sa bouche en feu ?Mais si l’auteur vous donne cette photo de lui où son regard monte en fumée, oubliez la douleur pour le rire.Voyez François Hébert, professeur sérieux, critique coloré et maintenant joyeux fabuliste avec la publication de son beau livre aux éditions du Roseau, Le Dernier Chant de l’avant-dernier dodo : il a su rouler C-2 ¦ Le Devoir, samedi 14 février 1987 LE DEVOIR CULTUREL LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND CRITIQUE Jean-Yves Tadié, La Critique littéraire au XXe siècle, Belfond, coll.« Les Dossiers Belfond », 324 pages.La critique littéraire est devenue, au 20e siècle, une littérature au second degré.Jean-Yves Tadié ne fait pas de l'histoire littéraire, même si son exposé suit un ordre méthodique et chronologique.Cet ouvrage veut nous donner des outils et des méthodes d'analyse d'oeuvres littéraires, en parcourant les grands courants de la critique moderne.Hugues Corrivrau et Normand de Bellefeuille, À double sens.Échanges sur quelques pratiques modernes, Les Herbes rouges, 246 pages.Un livre dense.Un discours à deux voix sur un sujet insaisissable : l'écriture.Un désir de cerner un objet qui échappe toujours à toute emprise : la modernité.Les auteurs n'avaient pas le choix.Ils ont pratiqué un discours éclaté, fragmentaire et épistolaire, rempli de citations et de références.L'ouverture de leurs textes illustre à merveille leurs propos.La théorie littéraire, la poésie, la philosophie, etc., sont invoqués au procès de ce singulier débat.Un livre à méditer lentement.POLITIQUE Gandhi, Résistance non violente, Bu- chet/Chatel, 326 pages.Gandhi a réellement bouleversé l'activité politique.Son idéologie se résumait à un mot : « Satyagraha », ce qui veut dire : adhérer à la vérité.Pour lui, il n'y avait qu'une voix pour accéder à la vérité : « L'arme du satyagrahi (le croyant) est la non-violence.» Concrètement, pour faire pression, la non-violence prenait la forme du jeûne, de la non-coopération ou de la négociation.Ce livre rassemble tous les enseignements, écrits, entrevues, etc., du Mahatma Gandhi BIOGRAPHIE Maurice Lever, Isadora, roman d’une vie, Presses de la Renaissance, 432 pages.La vie mouvementée et la mort tragique d’lsadora Duncan auront marqué la mémoire du 20e siècle.L'auteur de cette biographie cherche à retrouver la passion dévorante de la grande danseuse à travers une évocation sensible de sa vie.Zsolt Harsanyi, La Vie de Liszt est un roman, traduit du hongrois par Françoise Gai, Actes sud, 533 pages.Cette évocation de la vie de Liszt est, par sa richesse, sa saveur particulière et sa justesse de ton, une des plus brillantes réussites de ce grand poète et romancier hongrois, mort en 1943.LITTÉRATURE Micheline La France, Le Fils d'Ariane, La Pleine Lune, 148 pages.Charmant petit recueil de nouvelles sans prétention, simples et efficaces.Micheline La France sait raconter une histoire, créer une ambiance et camper des personnages en peu de mots.Ces courts récits, parfois tendres, parfois cruels ou drôles, sont toujours débordants d’imagination et nous laissent souvent songeur.Menyhért Lakatos, Couleur de fumée, une épopée tzigane, traduit du hongrois par Agnès Kahane, Actes sud, 373 pages.Né en 1926 dans une colonie tzigane au sud-est de la Hongrie, l'auteur se consacre maintenant entièrement à la littérature.Son premier succès international vient avec la publication de Couleur de fumée qui raconte la terrible tragédie tzigane : la nostalgie de la liberté, la violence tribale et la sanction du génocide.Karin Reschke, L’Espace d’une nuit, traduit de l'allemand par Hélène Belletto, Actes sud, 160 pages.C'est une allégorie de la séduction, de la fuite, du désir et de l'angoisse que nous propose Karin Reschke avec ce roman.Tout cela est condensé et rehaussé par un style vif et particulier qui vaut une renommée internationale à ce jeune écrivain.LA-VIE DE USZE EST UN HUMAN - Avances sur manuscrits Tous les auteurs américains n’ont pas la chance de James Clavell, qui a obtenu $ 5 millions pour le manuscrit de Whirlwind, son dernier roman.L’an dernier, Gregory McDonald, un écrivain du Massachusetts qui tentait depuis 12 ans de vendre le manuscrit d’un roman-détective, a accepté $ 10 en avances pour sa publication.Comme la vente s’est faite par l’entremise d’un agent, celui-ci a touché $ 1 et l’auteur, $ 9.Le livre, Safekeeping, a été loué par la critique lors de sa publication et a connu un tirage un peu plus élevé que la moyenne des polars.Mais l’avance acceptée par McDonald n’est pas un record.A ce niveau, le record est probablement détenu par Stephen King, l’auteur même de It, le best-seller numéro un aux États-Unis en 1986.Il y a quelques années, Stephen King a accepté une avance de seulement $ 1 pour son roman Christine, devenu un best-seller par la suite.Son agent avait alors expliqué que King avait posé ce geste dans un double but : démentir la rumeur qu’il n’écrivait que pour l’argent et inciter les éditeurs à risquer plus d’argent sur les oeuvres des auteurs peu connus.En 1985, Arthur C.Clarke a accepté une somme de $ 1 comme avance sur son livre 2001, The Final Odyssey dont il livrera le manuscrit en 1990.Mais il peut se consoler entre-temps en sachant qu’il recevra une somme d’au moins sept chiffres à ce moment.__pc les herbes rouges TOURIGNY CHARRON les hérités rouge# ~ouges CHARRON i/moim ¦ François Tourigny, Le prix du lait — 3,00$ ¦ François Charron, La chambre des miracles — 5,00$ ¦ abonnement 10 nos, 20,00$ ¦ ci-joint ¦ chèque ¦ mandat postal les herbes rouges C.P.81, bureau E, Montréal, Québec H2T 3A5 Nom.Adresse Code postal LA VIE LITTERAIRE JEAN ROYER Prix de l’ACELF — Deux prix de $ 1,000 récompenseront les gagnants d’un concours de littérature pour enfants ou adolescents.Organisé par l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) dans le but d’inciter les écrivains à écrire pour les jeunes et les adolescents, le concours comprend deux catégories.Les oeuvres destinées aux jeunes de huit à 12 ans ne devront pas dépasser 150 pages.Celles visant les jeunes de 13 ans et plus ne devront pas dépasser 250 pages.Les auteurs ont le choix entre le conte et le roman et devront utiliser un pseudonyme.Les manuscrits devront être présentés en cinq copies avant minuit le 27 mars, au secrétariat de l’ACELF, 1700, rue Sheppard, à Sillery.Les prix seront décernés lors du 40e congrès de l’ACELF, à Ottawa, en août prochain.?Programme des bibliothèques — La bibliothèque centrale de Montréal vient de mettre en circulation deux nouveaux dépliants où sont répertoriées les activités de ses 24 succursales jusqu’au mois de juin 1987, De plus, les utilisateurs des bibliothèques pourront se procurer gratuitement un calendrier personnalisé identifiant les activités propres à la bibliothèque de leur quartier.Ces deux dépliants s’adressent aux jeunes et aux adultes.?Vice versa — Une exposition des illustrateurs du magazine Vice versa sera inaugurée mardi prochain au 3981, boulevard Saint-Laurent (bureau 202), en même temps que le lancement du numéro 17 de la revue portant sur « la culture politique au Québec ».Cette manifestation accompagne une campagne de souscription de la revue trilingue de Montréal.D’autres activités entourent cette campagne de Vice versa : le 4 mars, ce sera une conférence sur « l’art et les affaires » ainsi qu’une vente aux enchères au profit du magazine.?« Les trois Misss » — À la galerie Espace global (4468, rue de Bré-beuf ), dans le cadre de l’exposition intitulée « Les trois Misss » (sic), on proposera des rencontres avec des écrivains : Suzanne Jacob (26 février à 20 h), Yves Boisvert (27 février à 17 h), Yolande Villemaire (13 mars à 20 h), Louky Bersianik (14 mars à 17 h), Paul Chamberland (15 mars à 14 h).?Prix de Lavai — On nous donne de nouveaux détails sur le prix littéraire de Laval.Il a été rendu pos- sible grâce au support conjoint du ministère des Affaires culturelles et de la Ville de Laval, complété par la Fédération des caisses d’économie Desjardins.Le concours est ouvert à tous les résidents de Laval, y compris les membres de la Société lifté-, raire de cette ville.?Michel Butor — Une conférence sur Michel Butor sera présentée le mercredi 18 février à 20 h 30 à l’université Concordia (pavillon Hall, salle H-435,1455, boulevard de Maisonneuve ouest - métro Guy).Cette conférence, intitulée « Musique et architecture dans l’oeuvre de Michel Butor », sera donnée par Jennifer Waelti-Walters, professeur à l’Université de Victoria (Colombie-Britannique).* ?* Lectures Skol — Demain à 13 h 30, Fauteur-compositeur Suzanne Jacob lira ses poèmes dans le cadre des lectures Skol, au 3981, boulevard Saint-Laurent, espace 222.On sait qu’avant de publier ses romans, Mme Jacob a fait paraître un recueil, Gémellaires, à ses éditions du Biocreux.Elle a aussi publié deux disques de chansons.?Marcel Dubé — L’auteur dramatique Marcel Dubé recevra la médaille de l’Académie canadienne-française pour l’année 1986.La cérémonie aura lieu le 27 février.An-tonine Maillet présentera alors M.Dubé.?Nouvelles — La remise des prix du concours de nouvelles de Radio-Canada aura lieu le jeudi 19 février à 17 h à la maison de Radio-Canada.?Place aux poètes — Paul Chamberland sera l’invité de Janou Saint-Denis à la Chaconne, mercredi prochain à 21 h.Le 25 février, ce sera au tour de Marie Savard, qui fera une rétrospective de ses écritures chantées et publiées.?Société des écrivains — Le poète Pierre Trottier sera le conférencier invité de la Société des écrivains, le jeudi 26 février à 18 h 30, au restaurant Le Caveau.M.Trottier vient de faire paraître un nouveau recueil, La Chevelure de Bérénice, aux éditions de l’Hexagone.?Les ondes littéraires — Demain à Apostrophes, 21 h 30 à TVFQ, Bernard Pivot a choisi pour thème : « Familles rétro ».Les auteurs invités évoquent leur enfance, leur famille ou des êtres chers.Ces invités : Claude Mauriac, Alain Bosquet, Ch-ristianne Collange, Suzanne Prou, André Burguière et Martine Ségalen.Au réseau Quatre Saisons à 22 h 30, l’émission Claude, Albert et les autres a pour thème « Les caprices du destin ».Invités : Jean de Bouy, chi-rologue, André Moreau, jovialiste, Ghislain Tremblay, interprète du tarot, et le Dr Claude Tedguy.À la radio FM de Radio-Canada, le mardi à 21 h 30, c’est le magazine En toutes lettres, avec Réjane Bougé.Et le mercredi à 22 h, on entend la série « La Pensée captive », avec Jean-Pierre Myette.Le 18 février, il sera question de l’écrivain Paul Goma.••••••••••••••••••••••••••••O ••••••••••••••••••••••••O ANNUEL ••••••• ••••••• ••••••• ••••••• ••••••• ••••••• * * • * # * * « * • • # # ¦ ••••••• •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• • ••••••fliT-T¥CT Ml'I'lIM 11 U li'llTliM••••••• • ••••••V4x|UiUUUiUU|UmXtifllll9***#*r 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président, Commission de protection de la langue française • Jean-Pierre Proulx, reporter à l'éducation et aux langues officielles, Le Devoir ANIMATEUR: Paul Pupier, directeur, Module de linguistique, UQAM ENTRÉE LIBRE * Le Certificat en langues et cultures dans la société québécoise admet des étudiants pour la session d'automne 1987.Échéance 1er mars 1987.Renseignements: Module de linguistique, UQAM (282 3647) Université du Québec à Montréal qui donne une méthode de travail à toute personne désireuse d’améliorer son français: sec.IV-V-VI-cégeps, universitaires.Un travail autodidactique qui apporte des résultats rapides et durables en orthographe.200 pages — 9,95$ (Élève) A venir: dictées, analyse, stylistique, français des affaires, etc.En vente aux ÉDITIONS MYRTILLE INC.1424, Bégin.Chicoutimi, Québec.G7H 4P4 Tél.: (418) 549-0147 NOUVEAUTÉS JEAN VANIER.UN PROPHÈTE DE NOTRE TEMPS Gilles Laverrière 168 p.*10,95$ Jean Vanier est sans conteste l’une des figures les plus attachantes de notre temps.Pour les personnes démunies, son nom est synonyme de tendresse, de compassion et symbole d’es- ftérance, de dignité.Dans ce livre, il nous ance une bouffée d’air prophétique en nous rappelant la place privilégiée des petits au coeur de l’Église et de l’humanité.A sa ma» nière, Jean Vanier nous montre la route à suivre puisqu’il partage lui-même sa vie avec de petites gens.LA DIMENSION SPIRITUELLE DE NOTRE PROJET DE SOCIÉTÉ Marcel Laflamme 224 p.*14,50 $ Quel genre de société voulons-nous devenir?La société de consommation prévalante a entraîné une crise d’identité, une crise de finalité.une crise de l’homme lui-même.Comment faire refleurir la joie et l’espérance chez les Québécois.L’ouvrage indique le cheminement et démontre que fincarnation d’un projet de société emballant fondé sur l’humanisme chrétien est fort possible à moyenne échéance.ON N’AVORTE PAS SOCRATE Peter Kreeft 192 p.*9,95 $ Un Socrate moderne examine les positions actuelles sur l’avortement avec trois adversaires de taille: un docteur, un philosophe et un psychologue.Peter Kreeft se sert de techniques socratiques pour se rendre au coeur même des objections rationnelles de l’avortement et défier ainsi, avec humour, les habituelles passions de ce débat contemporain.EN VUE DU «GRAND DÉPART» Lionel Bécotte 80 p.*5,95 $ L’auteur a raison.Il faut se familiariser avec la perspective d’une mort certaine pour chacun de nous.Mais celle-ci n’est pas une fin en elle-même: elle n’est qu’une étape spéciale et inévitable.Ce bref exposé peut sûrement favoriser la réflexion méditative sur cette réalité de l’existence.ÉDITIONS PAULINES 3965, boul.Henri-Bourassa est Montréal, Qué.H1H 1L1 Tél.: (514) 322-7341 JEAN VAN m La dimension spirituelle de notre projet de société smm Un débat dramatique sur ^avortement EN VUE GRAND MfXACO?LUC LEC0MPTE CES ÉTIREMENT DU REGARD CES ETIRI DU REGARD fi.LUC «COMPTE i «des petits «flashes» quasi photographiques, dépouillés et fort bien écrits» Gilles Toupin, La Presse 74 pages — 11,95$ PIERRE TROTTIER LA CHEVELURE DE DÉRÉNICE LA CHEVELURE DE BÉRÉNICE PIERRE TROTTIER - * ÉUne certaine volupté d’être, une véritable érothique entendue comme branche particulière de l’éthique.106 pages — 11,95$ POÉSIE DIFFUSION: QUEBEC LIVRES GERALD GAUDET LIGNES DE NUIT «C’est comme une échap passionnelle, clandestine d.’un analyste rigoureux e raisonnable» Michelle Roy, Le Nouvel 84 pages — 11,95$ ÎHEXAGONE LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 14 février 1987 ¦ C-3 K^rgrcnia Suzanne Jacob La passion selon roman 19.95$' Photo ALBERT CAMUS vu par ROGER GRENIER aujourd'hui 14 février de 14h à 16h YVON RIVARD auteur de Les silences du Corbeau Éditions du Boréal_____ vendredi 27 février de 17h à 19h MICHEL BUTOR samedi 7 mars de 14h à 16h REVUE LIBERTÉ « watch ta langue 101!» « Ce livre n'a pas d’autre objet que d’accompagner Camus dans son itinéraire, et pour ainsi dire pas à pas.Plutôt que de suivre les plans architecturaux qu’il se plaisait à composer, il m’a semblé qu’on retrouverait mieux le courant de l’œuvre en la suivant tout simplement du premier au dernier livre, comme on suit une rivière depuis sa source.» (R.G.) — En librairie à 19,95$ Aux éditions Gallimard/Lacombe ROGER GRENIER sera de passage au Québec du 11 au 20 lévrier.Il sera à Québec mercredi, le 18 lévrier, à l'Université Laval, à 15h30, et au Cégep de Sainte-Foy, à 19h.1 120.av.laurier ouest outrèmont.montréal tel.274-3669 Suzanne Jacob Jacques Boulerice : pour une autre enfance LETTRES QUEBECOISES JEAN ROYER ?Jacques Boulerice, Apparence, Paris, Belfond, coll.« Lignes », 124 pages.?Patrick Coppens, Distance, avec des illustrations d’Estelle C., Saint-Lambert, éditions du Noroît.93 pages.SOUS CES deux titres qu’on peut dire banals, Apparence et Distance, se cachent deux ouvrages bien différents qui ne manquent pourtant^as d’intérêt.J’ai particulièrement aimé le recueil de récits de J acques Boulerice.Cet écrivain poursuit, depuis les années 1970, une oeuvre qui raconte, avec une douceur patiente, le sentiment du quotidien.Quant à Patrick Coppens, qui s’essayait jusqu’ici à faire de l’humour en poésie, je pense qu’avec Distance, il se rapproche, si j’ose dire, d’un ton plus personnel et intéressant pour le public lecteur.Jacques Boulerice divise son recueil en deux parties, intitulées « Récits journaliers » et « En réalité ».On ne sait trop pourquoi, car les deux séries de textes se ressemblent et se rejoignent.Ces proses et quelques poèmes sont, en quelque sorte, des petits contes qui recueillent des scènes de la vie quotidienne.Scènes urbaines et familiales où l’écrivain note les visages et les paysages avec la plus grande simplicité.Le regard de l’écrivain se veut le plus direct.Il cherche le détail exemplaire, la parole ou le geste d’un être qui révélera toute la vie.Le regard de Boulerice me fait souvent penser à celui de Félix Leclerc, qui a toujours transcrit dans ses livres des histoires de solitude.Boulerice, sur les traces de Félix, écrit des contes, des petits poèmes qui sont presque des chansons.Ces proses nous transportent sur les places de Montréal, de Québec ou d’ailleurs, sur les bords du fleuve Saint-Laurent ou des rivières Richelieu et Gatineau.Là, des enfants, des vagabonds, des passants nous apprennent les misères et les grandeurs du quotidien.Parfois, Boulerice rend la morale un peu trop évidente.Il abuse aussi, par moments, des mots abstraits et même grandiloquents.Mais l’ensemble du recueil nous donne à lire des pages émouvantes de simplicité, de connivence avec les émotions et les rêves de tous les jours.Boulerice nous donne à lire dans ses textes l’étonnement continuel et la tendresse devant la vie.Il réussit à recréer dans ses proses ce qu’on pourrait appeler «une autre enfance».?C’est aussi un regard neuf sur la vie que recherche Patrick Coppens dans son livre Distance.Ici, l’écrivain joue à devenir l’oracle.Sa réflexion pose des énigmes auxquelles il convie le lecteur.Cette recherche de soi et de son rapport au monde reste empreinte de gravité et le mot « détresse » revient tout au long du livre.Coppens interroge le passé et le présent avec un petit désespoir qui lui pince le coeur.Toutes les pages ne sont cependant pas efficaces.L’écrivain donne à ses mots une charge émotive trop singulière qui ne nous rejoint pas toujours.Son regard « distancié » exprime le plus souvent une sorte.de paraphrase de la vie quotidienne.Cela ne suffit pas à créer de la poésie, même si un certain mystère s'installe.En fait, après avoir abandonné l’humour, Coppens tâte du proverbe et du lapidaire.Il faut cependant dire que l’auteur cède trop souvent aux facilités de langage que lui propose sa culture.Il abuse des allusions (« Mort, où est ta victime ?»), des ' expressions ambiguës, abstraites ou sybillines.De plus, il utilise des expressions qu’on peut dire forcées ou même fautives (« Le dernier est toujours seul », page 37, ou « Aucune version finale ne sera satisfaite », page 61).Enfin, l’écrivain se laisse trop facilement emporter par le moule de l’alexandrin, qui revient, comme une litanie à l’ancienne, renforcer la rhétorique du moraliste.Ce que je préfère dans Distance, ce sont les pages où Patrick Coppens délaisse l’oracle pour l’aveu et trouve alors un ton plus personnel et communicable.____________LE FEUILLETON___ Une Américaine bien tranquille dans la « douce » Albion Suzanne Langevin Dans l’âme de Galatée, toute une panoplie de cicatrices.Comme des tatouages.Plongée dans un “western mythologique’’.Gala se débat afin d’assurer sa survie.Elle cherche farouchemënt à être séduite.“Gala ou Galatée.Du réel à l’imaginaire et jusque dans la folie, voilà une femme qui ne laisse surtout pas indifférente.(.) Suzanne Jacob a Part de nous garder en haleine jusqu 'à la fin.” Anne-Marie Voisard/Le Soleil' (.) des phrases courtes, un style direct, dépouillé, mais qui dit toujours l’essentiel.Et puis une force de prospection qui lui permet de mettre à nu ses personnages dans leurs motivations qu'ils pourraient croire les plus secrètes.” André Gaudreault/Le Nouvelliste ROGER GRENIER Albert Camus Soleil et ombre Ene biographie intellectuelle LISETTE MORIN ?Alison Lurie, Liaisons étrangères, éditions Rivages, 313 pages.POUR UTILISER le langage de la culture .maraîchère, le mois de janvier, pour les chroniqueurs littéraires, se caractérise par des « arrivages modérés ».Les maisons d’édition qui possèdent de bons fonds en profitent pour rééditer leurs grands auteurs.Ainsi de Gallimard qui nous adressait, produits anciens sous de nouveaux emballages, un Maurice Blanchot de 1959 : Le Livre à venir, dans sa collection « Folio/essais », et le tout premier roman de Paul Morand, écrit en 1910-1911, dont on assure qu’il était inédit jusqu’à ce jour : Les Extravagants, avec une présentation et des notes de Vincent Gi-roud.Il faudra sans doute revenir sur ces titres mais, dans le moment où ils nous parvenaient, les éditions Rivages nous permettaient de lire, en traduction française, le prix Pulitzer 1985 : Liaisons étrangères, d’une romancière américaine célèbre dans les pays anglo-saxons : Alison Lurie.Entre la tentation de redécouvrir l’auteur de L’Espace littéraire ou le romancier d’Ouvert et Fermé la nuit, et de lire un roman inconnu, l’hésitation fut de courte durée.Opter pour Alison Lurie, c’était traverser l’Atlantique, quitter une université américaine pour le milieu londonien des professeurs, des écrivains, des artistes et des comédiens.Mais c'était surtout vivre, le temps d’un printemps et d’un été, en compagnie d’une quinquagénaire spécialiste de la littérature et des chansons enfantines, qui ne se fait pas d’illusions, et n’en laisse guère aux lecteurs, sur ses charmes physiques.Virginia Miner — Vinnie pour ses intimes et même pour tout le monde — « est parfaitement consciente des réflexions que ces manoeuvres (elle s’installe très commodément dans le fauteuil de l’avion qui l’amène à Londres) pourraient inspirer à un observateur objectif, qui la trouverait sans doute obsédée par son bien-être ».« Dans cette civilisation, poursuit l’auteur, où les gens jeunes et beaux sont appréciés pour leur énergie et leur égotisme, les femmes vieillissantes et sans beauté sont censées s’effacer, ne pas se plaindre, prendre aussi peu de place et respirer aussi peu d’air que possible.» ' On aurait tort de déduire de ce qui précède que le personnage principal de Liaisons étrangères est un laideron revêche, une célibataire pourrie de petites manies agaçantes.Le séjour d’étude que Vinnie Miner entreprend n’est pas le premier que lui octroie son université, mais il lui permettra, lui permet déjà de rencontrer un compagnon dont le moins que l’on puisse dire est qu’il gravite autour d’une planète tout à fait inconnue de cette intellectuelle plutôt raffinée.Il faut lire le roman d’Alison Lurie tout d’une traite.Ne surtout pas l’abandonner avant la page 31 où un autre personnage, également américain et issu de la meme université de Corinth (sic) apparaît.Le roman est, en fait, le récit extrêmement humoristique, quelquefois même corrosif, d’un séjour à Londres de deux universitaires, l’un beau, grand, jeune et séduisant, l’autre, petite, laide et sans aucun attrait autre que celui de son esprit vif et caustique.Fred Turner, comme il fallait s’y attendre, rencontre une très belle Anglaise, riche et aristocratique, s’en éprend, et vivra en quelques mois l’aventure la plus délirante qui se puisse lire, dans un Londres à la fois conventionnel et inattendu.Quant à Vinnie Miner, c’est avec Chuck Mumpson, « ingénieur sanitaire en chômage en provenance de Tulsa, Oklahoma», qu'elle s’offrira un «interlude» amoureux aussi désopilant qu’attendrissant.Ce qui distingue Alison Lurie de certains de ses compatriotes écri- Un écrivain kényan en prison NAIROBI (Reuter) — L’écrivain kényan Jean-Baptiste Kariamati a été condamné mercredi à sept ans de prison par un tribunal de Nairobi pour port d’armes et appartenance au groupe socialiste Mwakenya.Selon le tribunal, l’écrivain avait reçu son arme du musicien Ochieng Kabasaleh, condamné à la même peine l’an dernier, pour organiser des hold-ups afin de financer l’organisation.Kariamati s’était fait connaître par son livre Ma vie criminelle où il raconte les cambriolages qui lui ont déjà valu 14 ans de prison.Selon le tribunal, le groupe préparait un coup d’État pour mettre en place un gouvernement socialiste.vains, qui la différencie notamment des grands expatriés que furent Henry James et Edit h Wharton, auxquels on la compare bien à tort, à mon sens, c'est une sorte d’écriture constamment revigorante pour le lecteur.Chaque rencontre, chaque party dans la gentry, chaque promenade, chaque flânerie au parc, dans une ville qu'elle adore mais dont elle ne dissimule ni les verrues ni les petits côtés furieusement victoriens, sont le prétexte à des tableaux, ou plutôt des tableautins, dignes de Hogarth ou même de Turner, quand il s’agit d’évoquer les brouillards et les verts paysages de la capitale anglaise.Quant à vous résumer ce qu’il advient des amours londoniennes de Vinnie Miner et de Fred Turner, ne comptez pas sur moi.J'ai eu trop de plaisir à suivre ces étonnants et inoubliables Américains, partout où les conduit l’auteur, pour vous déflorer les Liaisons étrangères ( Foreign Affairs, chez Random House, 1984, pour ceux qui auraient le goût de le lire en version originale) d'Alison Lurie.Je ne saurais, cependant, omettre de vous signaler qu’un troisième personnage « principal » Photo Dominlquo Nabokov Alison Lurie.hante les pages du récit.11 s'appelle Fido, c'est un toutou parfaitement imaginaire et qui n’apparaît qu’aux instants de déprime — assez nombreux mais toujours de courte durée — que subit Vinnie Miner.Fido ou l’Apitoiement sur soi-même est l’une des inventions les plus drôles du roman, mais c’est en même temps l’un des protagonistes les plus signifiants de ce livre intelligent, décapant par son humour toujours fort bien contrôlé, rempli d’épisodes de la plus folle gaîté, succédant à des moments de tristesse infinie.Pour le jeune Fred, si peu dégourdi, pour la déjà vieille, mais très délurée Vinnie, il faut lire de toute urgence Liaisons étrangères.UNE EXPOSITION, UNE RENCONTRE UN BON FILM.UN BON AVEC NOS ARTISTES DIVERTISSEMENT C'EST DE TOUTE EVIDENCE DANS LE DEVOIR OUVERT 7 JOURS JUSQU’À 21 HEURES Librairie Champigny inc 4474.rue Saint-Dejiis Montréal (Que ) 844-2587 ( IklIlHHüm UN JOUR OU L’AUTRE | I-13 T Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS La passion selon Galatée Pour le 150e anniversaire des Patriotes, voici un ouvrage fascinant à découvrir.29 illustrations I74 pages 12,95$ L'insurrection de 1837 à Saint-Charles et le Seigneur Debartzch PIERRE MEUNIER, M.D., FRC,S.c.Préface et postface de Jean-J acques Lefebvre Le seigneur Debartzch.homme d’affaires et homme-politique, joua un rôle capital durant les années qui ont précédé l’insurrection de 1837 à Saint-Charles.En suivant ses pas au long de ce récit, on aura une vue en gros plan de l’histoire locale, ce qui ajoutera à la vue panoramique présentée par les historiens.Dans une première partie, l’auteur retrace la courte biographie du seigneur Debartzch.Une seconde partie est consacrée à l’agitation qui précéda la rebellion.Enfin, en troisième partie, Pierre Meunier décrit la bataille de Saint-Charles lors de l’insurection de 1837.ttfïdes 5710, avenue Decelles, Montréal • H3S 2C5 Tél.: 735-6406 C-4 ¦ Le Devoir, samedi 14 février 1987 LE DEVOIR CULTUREL La saison des Grands Ballets A dieu la hardiesse, bonjour la prudence MATHIEU ALBERT PAS UN SEUL des 3,400 abonnés des Grands Ballets canadiens (GBC) n’a levé le petit doigt lorsque la direction de la compagnie a subitement modifié la composition des programmes de la saison en cours.Le chambardement est passé en douce, sans heurts ni hauts cris, aussi facilement qu’une lame de rasoir enfoncée dans un carré de beurre.« Je n’ai reçu absolument aucune plainte à ce sujet », déclare Marie-Hélène Gagné, responsable du service des abonnements.Voilà qui étonne, car la métamorphose opérée sur les programmes, pour n’être pas intégrale, reste majeure, et marque au surplus, par la prudence des sélections de rechange, un net repli sur l’esprit d’audace qui prévalait l’été dernier, au moment où la programmation était rendue publique.Sur les 11 ballets alors annoncés par les GBC, tous constituaient de nouvelles acquisitions au répertoire.Et pas un parmi ceux-ci n’avait pour origine le grand siècle du romantisme.« Notre conseil d’administration a tout d’abord été étonné, confie Jeanne Renaud, co-di-rectrice de la compagnie, mais il a finalement accepté.» Hélas ! promesse faite n’est pas toujours promesse tenue.Trois ballets anciens déjà inscrits au florilège de la compagnie, soudainement réintroduits dans la grille-horaire, viennent rompre la lancée : Raymonda, de Marius Petipa, Aureole, de Paul Taylor, et le Jardin aux lilas, d’Antony Tudor.Le premier a connu son heure de résurrection en octobre total des productions grimpe de 11 à 13.C’est davantage au niveau de l’image de la compagnie que les remaniements effectués sont porteurs de conséquences.La volonté de hardiesse qui a dominé pendant un moment sur l’orientation artistique de la compagnie s’est dissipée au bénéfice d’un profil,sensiblement plus conservateur.À cet égard, il n’est pas indifférent de souligner l’ajout au présent programme du pas de deux de Don Quichotte, un ballet réa lisé en 1869 par Petipa, roi invétéré du pur classicisme.« Les causes qui nous ont incités à modifier la saison, explique Jeanne Renaud, sont multiples.Tout d’abord, nous nous sommes aperçu qu’à partir du moment où les danseurs ne travaillent que des pièces contemporaines, le corps développe de nouveaux muscles.Et lorsque, ensuite, vient le moment pour eux de retourner à l’exercice du vocabulaire académique, une période de rééducation leur est nécessaire.Alors, pour éviter de perdre les acquis de l’apprentissage classique, nous leur avons donné des oeuvres qui puissent répondre à cette exigence.« D’autre part, les subventions consenties par les trois paliers de l’administration publique n’ont pas atteint les sommes anticipées.Nous avons alors été obligés de faire des choix : La Cathédrale engloutie, de Jiri Kylian, et Jeu de cartes, de John Cranko, ont été supprimés.Nous avons également demandé à Fernand Nault de remplacer son Music-Hall par une pièce de dimensions plus petites ( Visages, prévu du 26 au dernier, les deux autres sont préser.tés à l’occasion du présent séjour de la compagnie à la salle Wilfrid-Pel-letier, du 19 au 21 février.Mais, en soi, les modifications apportées n’altèrent en rien la qualité de la saison.Sur le plan quantitatif même, le public gagne au change : le Gènœrts demi Allegra Quatuor flûte hautbois basson clavecin Timothy Hutchins Theodore Baskin Nadina Mackie Robert Sigmund Oeuvres de Telemann, Bach et Fischer vendredi, 20 février 1987, 20 h.Salle Tudor, 5e Étage, Ogilvy 1307, rue Ste-Catherine Ouest, Montréal Entrée libre présenté les 13, 14 et 15 février à 20 h 30 au Centre culturel Calixa Lavallée (3819, ave Calixa Lavallée) TORONTO INDEPENDENT MNCE ENTERPRISE T• i• #>• i; INFORMATION: 842-3532 LE CHOEUR DE* L’ÉGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL PATRICK WEDD directeur de la musique MUSIQUE SACRÉE DE LA FRANCE Duruflé, Fauré, Langlais Le dimanche 15 février 1987 20h00 L’ÉGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL Rue Sherbrooke (coin Redpath) Offrande volontaire Bienvenue 4 tous -T~ Photo Andrew Oxenham David La Hay et Gioconda Bar-buto dans le Jardin aux lilas.28 mars).Cependant, la soirée consacrée aux chorégraphes montréalais (Paul-André Fortier, Linda Rabin et Ginette Laurin) est demeurée intacte.C’était l’une de nos priorités (du 12 au 14 mars).» Par ailleurs, l’administration de la compagnie a également connu une période de flottement, l’été dernier, Mb STUDIO DE MUSIQUE ANCIENNE DE MONTRÉAL 13e SAISON 1986-1987 TELEMANN BACH BOCCHERINI BENDA LECLAIR DIRECTION ARTISTIQUE: RftjEAN POIRIER ET CHRISTOPHER JACKSON présente Concertos Baroques et Rococo DIRECTION: Réjean Poirier, Daniel Cuiller SOLISTES: Daniel Cuiller, violon (France) Louise Le Comte, flûte à bec Liselyn Adams, flûte Bruce Haynes, hautbois Susie Napper, violoncelle Dimanche 15 février à 20 heures SALLE POLLACK Renseignements: 555, rue Sherbrooke ouest, (Métro McGill) B L'5-1007 niuiiK h O im ni mi\M et le département de musique de l'UQAM présentent «I GMà'M&lU&a Opéra en trois actes de FRANCIS POULENC d'après la pièce de Georges Bernanos Direction artistique COLETTE BOKY Les 17, 18, 19, 20 et 21 février 1 987 à 1 9h30, et le 22 février 1 987 à 14h00.Université du Québec à Montréal, salle Marie-Gérm Lajoie.1455, rue Saint Denis.Local JM 400, niveau métro (métro Bern de Montigny) Renseignements 282-3456 Contribution volontaire de 3,00$ Université du Québec à Montréal (J.T& [ J Pour de plus amples informations sur les tarifs publicitaires et pour les réservations contactez Jacqueline Avril 842-9645 lorsque Danielle Côté, la directrice administrative en poste depuis deux ans, a remis sa démission.« Tout changement au sein d’une direction suppose inévitablement quelques perturbations, commente simplement à ce sujet Jeanne Renaud.« Mais une chose est certaine, ajoute-t-elle, la suppression de trois ballets à l’intérieur d’une seule saison reste un cas exceptionnel.Il y a toujours des changements qui surviennent au cours d’une année mais, règle générale, on essaie de les limiter au strict minimum.» Parmi les oeuvres qui ont résisté à l’épuration, on trouvera, le week-end prochain, Consort Lessons, du jeune chorégraphe anglais (29 ans) David Bintley.Un ballet bricolé en 1983 pour le Sadler’s Well Royal Ballet de Londres, compagnie où il a été chorégraphe et danseur soliste jusqu’en août dernier, avant de rallier les rangs du Royal Ballet.À l’image de l’ensemble de sa production (qui totalise près d’une vingtaine d’oeuvres), Consort Lessons veut faire passerelle entre le culte de la virtuosité, développé en Amérique par Balanchine, et les trajectoires plus feutrées issues de la tradition britannique léguée par Sir Frederick Ashton (co-directeur et directeur du Royal Ballet de 1952 à 1970).« De Balanchine, dit-il, je retiens la vitesse d’exécution et l’exigence de procurer aux danseurs une allure décontractée.De Frederick Ashton, la fluidité et l’aisance avec lesquelles il avait noué les enchaînements les uns aux autres.» rl Le chorégraphe anglais David Bintley.Photo Jacques Grenier Est-il réceptif aux mouvements exploratoires qui prolifèrent depuis 10 ans dans la tribu des jeunes chorégraphes ?: « En 1982, j’ai traversé une crise d’identité artistique.C’est à ce moment que j’ai compris que mon outil de travail restait le langage issu de la tradition classique.» Un choix qu’il n’a pas eu à regretter : dès l’année suivante, il rafle deux prix avec Consort Lessons : le Standard Ballet A ward et le Dance and Dancers Award.Ce dernier, attribué pour la qualité des décors, signés Terry Bartlett, et pour consacrer l’oeuvre meilleure production de l’année.Depuis, le nom du chorégraphe caracole au sommet des valeurs sûres de la chorégraphie contemporaine.Un nom encore inédit pour nous, qui reste à découvrir, de jeudi à samedi prochain, via les GBC.En complément de programme, nous pourrons également voir Jardin aux lilas.Un ballet en forme de psychodrame pour quatre danseurs, réalisé en 1936 par Antony Tudor.Aureole, de Paul Taylor (1962), un pas de cinq léger et fringant.Finalement, le pas de deux de Don Quichotte.« Un pur bijou», affirme Jeanne Renaud.Soyen enfin libéré Cessez de fumer ^2 Programmes d’aide aux artistes Ministère des Affaires culturelles PRIX DU QUÉBEC Le gouvernement du Québec attribue annuellement six prix pour souligner la carrière exceptionnelle de Québécois ou Québécoises qui ont contribué à notre avancement culturel, social et scientifique.Les personnes, groupes ou organismes qui désirent présenter des candidatures doivent faire parvenir un curriculum vitae détaillé, un résumé de la carrière du candidat ou de la candidate ainsi qu'une liste à jour de ses oeuvres et réalisations.Inscription: jusqu’au 1er mai 1987.MÉDAILLES DES PRIX DU QUÉBEC 1987 Les artistes professionnels des arts visuels familiarisés avec le travail en trois dimensions sont invités à participer au concours Médailles des Prix du Québec 1987.Les médailles en argent que les artistes créeront à cette occasion sont destinées à récompenser les six lauréats ou lauréates des Prix du Québec.Les candidats et candidates doivent soumettre un curriculum vitae accompagné d'une vingtaine de diapositives ou de photographies d’oeuvres récentes.Imcrlptlon: jusqu'au 13 mars 1987._______________________ ______________________ STUDIOS DU QUÉBEC Le concours Studios du Québec à Paris, à New York et à Montréal donne la possibilité à des artistes professionnels du Québec d'occuper l'un des trois studios pendant une année.Studio de Paris Le concours s’adresse aux artistes en arts visuels et en musique.L’aide financière accordée peut atteindre 15 000$.Studio de New York Le concours s’adresse aux artistes en arts visuels, en arts d’interprétation, en métiers d’art, en création littéraire et en cinéma.L'aide financière consiste en une bourse d'un maximum de 14 000 $ ou en deux bourses de 7 000 $.Studio de Montréal Le concours s'adresse aux artistes en arts visuels.Une aide financière peut lui être allouée pour des frais de subsistance et de réalisation (1 000 $ par mois au maximum) et pour le remboursement, s'il y a lieu, de ses frais de déplacement, jusqu'à concurrence de 1 000 $.Inscription: jusqu'au 13 mars 1987.BOURSES DU QUÉBEC Le programme Bourses du Québec offre des bourses pour la réalisation de projets de création ou de perfectionnement de longue durée, c'est-à-dire de 5 à 12 mois.Il s'adresse aux créateurs, créatrices et interprètes professionnels reconnus qui ont des réalisations majeures à leur actif en arts d'interprétation, en arts visuels, en littérature ou en métiers d'art.Le montant maximal d'une bourse est de 20 000 $ pour un projet d'une durée de 12 mois.Inscription: jusqu'au 31 mars 1987.ACCESSIBILITÉ Le programme s'adresse aux professionnels québécois de l'art, reconnus par leurs pairs comme des professionnels dans leur discipline et ayant à leur actif des réalisations importantes.Il accueille des projets de recherche, de création ou de perfectionnement d’une durée d'une semaine à quatre mois.Le jury multidisciplinaire chargé de sélectionner les projets est nommé pour un an et siège périodiquement, toutes les six semaines environ.Inscription: jusqu’au 15 mai 1987.STAGES DE PERFECTIONNEMENT EN MÉTIERS D'ART Â L'ÉTRANGER Le programme s'adresse aux maîtres artisans en exercice désireux de se perfectionner à l’extérieur du Québec dans l’une ou l'autre des disciplines des métiers d'art, en design appliqué ou en gestion des entreprises de production.Lors de l'inscription, le candidat ou la candidate devra avoir organisé son stage et avoir reçu l'acceptation écrite de son répondant à l'étranger.La durée des stages est de 3 à 12 mois et le montant maximum accordé est de 25 000 $ pour 12 mois Inscription: jusqu'au 3 avril 1987 Renseignements et formulaires Ministère des Affaires culturelles Diractlon des sarvlcts aux artistes 225, Grande Allée Est 3e étage.Bloc A Québec, Québec G1R5G5 Tél (418) 644-7206 Ministère des Affaires culturelles Servie* aux arlltt** Québec n n LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 14 février 1987 ¦ C-5 Retour du Midem CHARLIE WATTS ¦ Le rêve de gamin du gentleman-batteur SERGE TRUFFAUT L^ÂME discrète des Roiling Stones depuis 25 ans vient de réaliser son rêve de gamin.Entre une partie de pêche à la ligne dans le Dorset et un match de soccer à la télévision, Charlie Watts a pu enfin interpréter sur différentes scènes d’Europe et d'Amérique du Nord les grands succès du jazz d’avant-guerre.à l'image de ces parents qui patientent, pendant que leur progéniture grandit, avant de se payer du bon temps, ce gentleman-batteur aura attendu que les quatres lascars de la plus folle machine de rock’n roll mettent un terme à leurs frasques d’adolescents avant de saisir cette fameuse occasion qui fait le larron.Après avoir fait la vaisselle et la lessive sans dire un mot, il était temps.Comme en témoigne son disque Live at Fulham Town Hall, paru sur étiquette CBS, son big band, c’est sa retraite en Floride.Il y a enfin retrouvé ses amis d’enfance ; c’est le cas du contrebassiste Dave Green et du trompettiste-chauffeur de taxi Colin Smith.Et, parce qu’il est modeste, il a demandé à ce modèle qu’il allait admirer dans les boîtes de jazz du Londres des années 50, le batteur Bill Eyden, de joindre cet orchestre qui réunit « les musiciens anglais que j’admire le plus».« Bill lit tellement bien la musique qu’il peut boire quelques bières sans que cela ne le dérange.Moi, je n’y parviens pas.Et, dans un big band, il faut d’excellents lecteurs, c’est une question d’équilibre.» Quand on est 32 à tambouriner ou à pianoter, il est effectivement conseillé d’avoir de sacrés plombiers.Sinon, c’est bonjour les dégâts ! Comme il est coutume lorsque des retraités se rencontrent, Charlie, Bill, Dave, Colin, John Stevens et les autres se racontent mutuellement leurs « bons vieux souvenirs ».Le disque ne comprend, en effet, que des standards des années 30 et 40, composés par Benny Goodman, Lionel Hampton, Lester Young, Sir Charles Thompson et Charlie Parker.Même s’il a débauché des souffleurs comme Paul Rutherford et Evan Parker, réputés pour leurs jeux avant-gardistes, l’esprit du Charlie Watts Orchestra, du moins celui du disque, s’apparente plus au style de Charlie Ventura ou de Woody Herman qu’à celui du Mingus rageur des années 60 et 70.Pourtant, « l’idéal serait de sonner comme l’orchestre de Charles Mingus à Carnegie Hall».Bref, on laisse aux jeunes le soin d’aller fouiner les sentiers de l’expérimentation musicale.Nous, semblent dire les mines réjouies de la pochette, il y a bien longtemps que nous avons compris que les vins primeurs, c’est dur pour l’estomac.D’ailleurs, l’interprétation de Lester Leaps In, véhicule prisé par une quantité de saxophonistes afin d’improviser longuement, est littéralement pépère.Pas de longs solos, pas d’esbroufes, pas d’éclats.De toute façon, quant six saxophonistes, comme c’est le cas ici, prennent le droit à la parole, le discours doit être concis.Pas de place aux bavardages avec Don Weller, Evan Parker, Alan Skidmore, Bobby Wel-lins, Danny Moss et Courtney Pine.C’est anglais, c’est posé.Et puis, comme une soirée de travail, c’est long, on décide de temps à autre de mettre au repos une partie de la troupe.Alors, les vibraphonis-tes Jim Lawless et Bill Lesage ainsi que le contrebassiste Dave Green jouent seuls et de façon débonnaire Moonglow.Le temps d’une pièce, le Robbin’s Nest de Sir Charles Thompson, tout le monde reprend le collier.On s’y défoule tellement qu’à la fin on se retire à nouveau, laissant Dave Green et l’autre contrebassiste, Ron Mathewson, réciter leur couplet sur Scrapple from the Apple, de Charlie Parker.EN COLLABORATION AVEC SUPER CLUB CF§R92.5 présente * * * * * * * * * * * * * * * * * * * J MER., JEU., DIM.37,50* VEND.40,00* ^ sam.42,50* * * * * FISHER Le 19 au 22 février Le 25 au 28 février FORFAIT DINER/ SPECTACLE TOUS LES SOIRS Dinar servi à 18h30, spectacle à 20M5 __PLUS TAXF U POURBOIRE OPTION SPECTACLE SEULEMENT SAMEDI À 23H 15*.PLUS 2 CONSOMMATIONS MINIMUM * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * ¥ ¥ RÉSERVATIONS — 731-7771 + *«, «Corazon por que pasaes» et «Des caballo mas sulil» (Obradors) 18h30 Musique de table Ouv.«Si j'étais roi» (Adam); «Polacca brillante» (Weber); Concerto pour or gue.op 26 no 1 (Corretle); Quintette avec piano op 115 (Fauré); «Trois Nouvelles Etudes» (Chopin); Sonate pour violoncelle et piano « Arpeggione» (Schubert) Amm.Jean-Paul Nolet 20h00 Orchestres américains Orch.symph de Chicago, dir.Andrew Davis, Mitsuko Uchida, p «Four Sea Interludes», extr «Peter Grimes» (Britten ): Concerto no 4.op.58 (Beethoven); Symphonie no 5, op.100 ( Prokofiev) 22h00 Les Musiciens par eux-mêmes Inv.Pierre Beaudet, pianiste.Int.Geor ges Nicholson 23H00 Jazz sur le vif En vedette: Gerald Danovitch Big Band «Jazz U ER».Emission enregis trée au Festival international de Jazz de Montréal 1986 Milenko Tanatjevic (Yougoslavie).Amm Michel Benoit Dimanche 15 février 1987 OhOO Musiques de nuit Amm.Georges Nicholson 5h55 Méditation «Qui est mon frère ’* (Juan Arias) 6h00 La Grande Fugue Ire h.«Romances sans paroles» (ïlagg); Quatuor.op.76no5 (Haydn), Sônate pour violon et b c., BWV 1023 (J S Bach).«Canzona terza» (Fresco baldi) 2e h.Suite pour clavecin no 2 (Boismortier) ; Concert royal no 3 (Couperin); «Les Petits Riens» (Mo zart ) 3e h.: Sonate en mi bém pour hautbois et orgue (Sweelinck); Sonate pour contrebasse et viole d'amour (Borghi); extr «Danses et airs anti ques» (Respighi); Concerto en mi min pour flûte, hautbois et cordes ( Fasch).Amm.Gilles Dupuis.9h00 Musique sacrée «Duo Seraphim», «Cantate Domino» et «Fugge, fugge anima mea» (Monte verdi); «Nisi Dominus» (Vivaldi).«Canzona sol sol la sol».«Audite prin cipes» et «Salvator noster» (G Ga brieli).Amm Gilles Dupuis 10h00 Récital De Québec Jeanne Landry, p «Sonate romantique», extr.«De la parole et du chant» et «Variations sur deux thèmes» (J Landry).10h30 Les Goûts réunis Anim Michel Keable 11h30 Concert Intime Mount-Royal Woodwind Quintet: «Dan ses hongroises anciennes» ( Farkas), «L'Heure du berger» (Françaix); «Trois pièces brèves» (Ibert); «Rangai nés» (Souris); «Ragtime» (Joplin) 12h00 Pour le clavier Concours international Franz Liszt 1986 Sonate en si min.et Concerto no 1 (Liszt ) Michael Harvey, p., et Orch philharmonique des Pays-Bas, dir Anton Kersjes.13h00 Suite canadienne Georges Sa varia: «Pavane de Michel», «Les Vespalesdans le temple»; «Airs sur des poèmes de Roland Giguère», Trio; «Danse villageoise», et «Variations canadiennes».- Michel Perreault: «Dialogues».«Esquisses québécoises», «Sea G allows» et Sextuor.Anim André Hébert 14h30 Concert dimanche London Fortepiano Trio: Trio, K 496 (Mozart); Trio, H.XV/9 (Haydn); Trio, op 27 no 2 (Clementi) ; Trio, II.XV/27 (Haydn).Amm.Jean Deschamps.16h30 Les Grandes Religions «L’Evangile et les cultures» (24e).«Réalisations et projets de l’Église du Cameroun» Inv.René Jaouen Consultant Gilles Langevin, s.j., de l’Univer sité Laval.Amm Diane Giguère.17h00 Tribune de l’orgue \mm Michel Keable 18h00 À travers chants De Québec Les Rhapsodes, dir Gisèle Pettigrew 18h30 Musique de table Petite pièce (Debussy); Concerto pour clavecin.Il XVIII/11 (Haydn); Double quatuor, op.77 no 2 (Spohr); Concerto pour clarinette no 2.op 74 ( Weber) ; «Children'sCorner» (Debussy).Anim Jean Paul Nolet.20h00 Musique actuelle Concert de la «New Music Concerts» du 16 novembre 1986.«Beny Moré Redi vivo» (Whymss): Accordes String Quartet; «Quintet» (Southam): Marc Widner.p .et Accordes String Quartet.Sextuor ( Papineau Couture) : Fujiko Imajishi.vl .David lletherington, vc.; Kent Teeple, alto; Lawrence Cherney.ht b ; Stanley McCartney, clar, et Peter Lutek.bas ; « An Idyll For The Misbegotten» (Crumb): Robert Aitken.fl.; Beverley Johnston.John Brownell et Richard Sacks, perc .« Music For a Summer Evening» (Crumb): Marc Widner et Bernadene Blaha, p .Bever ley Johnston et John Brownell, perc Amm Janine Paquet 22h00 Communauté des Radios publiques de langue française • « Anthologie insolite de Jacques Pré vert» par Jacqueline llarpet Prod Radio France.23h00 Jazz sur le vif Emission enregistrée au Festival inter national de jazz de Montréal 1986.En vedette Ellis Marsalis.Amm Michel Benoit Lundi 18 février 1987 OhOO Musiques de nuit Arum Monique Leblanc.5h55 Méditation « Notre peur d'être Dieu» (Juan Arias) 6h00 Les Notes inégales Ire h.Symphonie no 63 «La Roxelane» (Haydn); Sonate pour basson, op.24 no 5 (Devienne); extr «Lohengrin» (Wagner/Liszt).Concerto pour haut bois et cordes no 2 «La Cetra» (A Mar cello) 2e h.Concerto pour cordes, op 4 no 8 (Izx’atelli), «Suite the First» pour clavecin (Chilcot ).Sonate pour flûte et piano,op.10 no 1 (Weber).«Solace» (Joplin).Quatuor à cordes no 6 (Chevalier de St-Georges).3e h.: Concerto pour trompette en ré ( Molter).Duo concertant no 1.op 10 (Sejan).Polka (Milhaud); «Espana», op.236 (Waldteufel) Amm Francine Moreau 9h00 Musique en fête Anniversaire du physicien et astro nome italien Galilée Extr «Eurydice» (Péri); Symphonie «L'Harmonie du monde» (Hindemith); extr «Fiori Mu sicali» ( Frescobaldi); «La Nuit transfigurée» (Schoenberg); «Miserere mei.Deus» (Allegri); extr «Des canyons aux étoiles» ( Messiaen) Anim.Fran çoise Davoine 11h30 Les Jeunes Artistes Lucille Ouellette, p.: Chaconne en ré min (J S.Bach/Busoni); «Bruyères», «La Puerta del vino» et «Feux d’artifices» (Debussy).12h00 Présent-musique Magazine d’actualité musicale sous forme de reportages, de chroniques et d'entrevues en provenance du pays et des principales capitales de la musique.Anim.André Vigeant.13h00 Au gré de la fantaisie Concours-énigme.Le tour du monde en musique: Bombay.Anim.Colette Mersy.16h00 Libre parcours • Xctualités littéraires.Amm.Gilles Archambault.16h30 Homo Ludens • Dern de 10.Conclusion et table ronde avec Claude Cousineau, professeur en sciences du loisir à l’Université d'Ottawa; Jean-Louis Allard, philosophe; Lucie Fréchette, professeur au departement des Sciences humaines à l’Université du Québec à Hull.Rech.et anim.Daniel Gauvreau.17h00 Latitudes • I.Histoire au quotidien» (en alternance avec «L'Aventure qui s'écrit»).17h30 L’Air du soir Un bouquet des plus belles pages du répertoire lyrique et symphonique conçu spécialement pour agrémenter l’heure du souper Amm.Danielle Charbon neau.I9h00 Musique de chambre et Concerts européens < irchestre philharmonique de Berlin, du Riccardo Muti, Leon Spierer.vl.: Concerto, op.64 ( Mendelssohn) ; Symphonie no 6 (Bruckner).Amm Michel Keable.21h30 Théâtre du lundi • Ire partie: magazine d’actualité cultu relie Anim Michel Vais.- 2e partie: «Le Maître des archives» de Yolande Villemaire Interprètes: Christian St-Denis.Lise Roy et Johanne Leveillé.23h00 Jazz-soliloque «Junk Blues»: Joe Henderson.«Isn’it Romantic»: Hal McKusick; «Three» Jim Hall; «Dream of You»: Julie London.«Stuff»: Miles Davis: «After Work»: Herbie Mann; «Sometimes I’m Happy» Zoot Sims.Anim Gilles Archambault.Mardi 17 février 1987 OhOO Musiques de nuit \nim.Monique Leblanc.5h55 Méditation «Reconnaître la dignité de l'autre» (Juan Arias).6h00 Les Notes inégales Ire h.«Moments musicaux», op.94.nos 1 à 3 (Schubert ).Sonate pour flûte, alto et harpe (Debussy); Symphonie concertante en fa (J C Bach).2e h.Concerto en mi min pour flûte à bec et flûte traversière (Telemann).Sonates pour clavecin, K.208 et K 86 (I) Scarlatti); extr.«Roméo et Ju liette» ( Prokofiev); extr «Le Cor mer veilleux de l'enfant» (Mahler); extr «The King and I» (Rodgers & Ham merslein) 3e h Concerto grosso, op 6 no 2 (Corelli); Danses hongroises; Grand duo concertant pour violoncelle et piano (Chopin).«L'Oiseaudes bois», op 21 (Doppler).Symphonie no 26.K 184 (Mozart) Amm Francine Moreau 9h00 Musique en fête Musiciens à la plume le livre «Musique et couleurs» d'Olivier Messiaen.«O Sa crum convivium» (Messiaen); «Gi gués», extr «Images» pour orchestre ( Debussy).«Le Merle noir» pour flûte et piano (Messiaen), extr «Les Meslan tges» (LeJeune).Sérénade pour instr.à vent.K 375 (Mozart); «Every Man Prays In Ills Own Language» (Eiling ton); «Le Banquet céleste» (Mes siaen); Quatuor à cordes no 12 (Mil haud ) ; «Trois petites liturgies de la pré sencedivine» (Messiaen).Amm.Françoise Davoine.11h30 Concert intime De Moncton.Edmund Agopian, vl.; Stan Fisher, clar., et Jolene Richard, p.: Suite pour violon, clarinette et piano (Milhaud); Trio (Khatchatunan).12h00 Présent-musique Anim.André Vigeant.13h00 Au gré de la fantaisie Anim.Colette Mersy.16hOO Libre parcours • Actualités littéraires.Anim.Gilles Archambault.16h30 Présence de Part • Actualités artistiques et entretiens sur le thème «Art et politique».Anim.Christiane Charette, Gilles Daigneault et Rober Racine.17h30 L’Air du soir Anim.Danielle Charbonneau.19h00 Musique de chambre et Concerts européens Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise, dir.Colin Davis; Edith Wiens, sop., et Stepen Bishop Kovacevic, p.: Concerto no 5 «Empereur» (Beethoven); Symphonie no 4 (Mahler) Anim.Michel Keable.21h30 En toutes lettres • Magazine consacré à la littérature de chez nous Chroniqueurs: Roch Poisson (fiction); Jérôme Daviault (essais); Robert Melançon (poésie); René Fer-ion (reportage) «La Cavée» de Guy Cloutier et «L'Affaire de la bague» de François Hébert.Lect.Jean Louis Mil-lette.Anim.Réjane Bougé.23h00 Jazz-soliloque «Merger»: Chico Freeman.«Desert Moonlight» Lee Morgan; «Impressions» Roland Hanna; «Sweet Sue»: Red Richards; «Now’s the Time» Max Roach; «Insane Asylum»: Wynton Marsalis.Amm.Gilles Archambault.Mercredi 18 février 1987 OhOO Musiques de nuit Amm Pierre-Olivier Désilets.5h55 Méditation «Pas de christianisme sans la foi dans l'homme» (Juan Arias) 6h00 Les Notes Inégales Ire h.«Landlerische», K 606 (Mozart).Sonate en trio, op 2 no 6 ( Francoeur); «Ave Maria Stella» (Victoria); Con certopour orgue, op 7 no 11 (Handel) -2e h.Quatuor pour flûte, hautbois, cia nnetteetcor, op.8 no4 (K Stamitz); 3 pièces pour harpe et orch (Nader mann).Prélude, op 32 no 12 ( Rach mamnov); «In The Still Of The Night» (Porter); Concerto en ré pour 3 trompettes (Telemann).3e h.Symphonie, op 9 no 3 (Chartrain).Scherzo taren telle, op.16 ( Wieniawski); « Fandan guilla», «Arada» et «Albada» (Moreno-Torroba); « Brook Green Suite» (Holst); Concerto pour 2 violons, R 513 (Vivaldi).Amm Francine Moreau 9hOO Musique en fête \nniversaire du compositeur italien Ar cangelo Corelli Sonate en trio.op.4 no 3 (Corelli); Fugue.BWV 579 (J S.Bach); Sonate pour violon, op.5 no 1 (Corelli); extr «La Resurrezione» (Handel); Con certo grosso, op 6 no 2 (Corelli); «Fantaisie concertante sur un thème de Co relli» (Tippett); Sonate pour trompette et cordes (Corelli); «Variations sur un thème de Corelli».op 42 ( Rachmaninov).«Le Parnasse ou l'Apothéose de Corelli» (Couperin).Amm Françoise Davoine.11h30 Récital d'orgue Jean Eudes Beaulieu, orgue Casavant, église Saint Jean Baptiste de Québec «Moderato».«Choral» et «Finale» extr Symphonie np 7 ( Widor) I2h00 Présent-musique Amm André Vigeant 13hOO Au gré de la fantaisie l.a revue des revues: survol de quelques magazines consacrés à la musi que Nouvelles nationales et internatio nales.parutions discographiques ou lit téraires, petits dossiers, le tout illustré musicalement.Anim.Colette Mersy.16h00 Libre parcours • hissais québécois non littéraires.Anim.Dorval Brunelle.16h30 Jeux d'enfant • 4e de 22.Vulgarisation des résultats des recherches les plus récentes en psychologie appliquée de la jeunesse (de la naissance à 16 ans).Rech.et amm.Danielle Bilodeau 17h00 Progrès et perspectives • «L'Evolution des systèmes complexes» (Irede 6).Prod.Radio France.17h30 L’Air du soir Anim.Danielle Charbonneau.19h00 Musique de chambre et Concerts européens Festival Pro Musica Antiqua de Brême.Eus.London Baroque: Concerto en sol min (Mancini); Sonate, op.5 no 5 (Handel); Concerto pour clavecin, cordes et b c no 4.BWV 1055 (JS Bach).- Orchestre symphonique de la Radio de Berlin, dir.Adam Fischer, Nelson Freire.p.: ouv.«Sémiramis» (Rossini); Concerto no 2 en sol min., op.22 (Saint-Saëns); Rhapsodie hongroise no 2 (Liszt/Schceker); «Le Mandarin merveilleux» (Bartok).Amm.Michel Keable 21h30 La Feuillaison • «La Main du diable au Lac St-Pierre», récits fantastiques de Pierre-Yves Pépin (3e de 5).«Le Canot fantôme» (2e partie) Lect.Marcel Sabourin.22h00 Littératures • «l.a pensée captive» (5e de 15) Paul Goma.Inv.Constantin Stoiciu.Lect.Vincent Davy Rech.et anim.Jean Pierre Mvette.22h30 Questions de notre temps • «Périls et catastrophes».Les tremblements de terre.Inv Jean-Yves Cha-gnon de l’Université Laval, et Cinna Lomnitz.chercheur en séismologie de l’Université de Mexico.Int.Bruno St-Pierre 23h00 Jazz-soliloque «The Hour of Parting»: Earl Hines; «Ad I,ib Blues» Lester Young, «Witchcraft» John Abercrombie; «Blues in the Pocket» Sonny Red; «Tunisian Festival»: Mickey Tucker; «Everything Happens to Me»: Tom Harrell; «Greenhouse» Rob McConnell; « Koko» Super Sax & LA Voices.Anim.Gilles Archambault, Jeudi 19 février 1987 OhOO Musiques de nuit Arum PierreOlivier Désilets.5h55 Méditation «l.a parabole du jugement dernier» (Juan Arias) 6h00 Les Notes inégales Ire h.Concerto en si bém.pour piano-forte (Salieri); Sonate pour 2 flûtes et bu .BWV 1039 (J S Bach); Sinfonia no 1 (Benda) 2e h.: Sonate pour piano, op 37 no 1 (Benda), Sonate en quatuor, op 17 no 4 (Guillemain) ; Chansons françaises de la Renaissance; «La Gi-tana» et «Schon Rosmarm» (Kreisler).r 3e h.Quatuor avec guitare no 6, G.450 (Boccherini); «Bal martiniquais» pour 2-pianos (Milhaud); «Figaro» transcrip-tion de concert ( Castelnuovo-Tedesco ) ; Danses suédoises ( Duben) ; «Poem» pour flûte et orch (Griffes).Anim.Francine Moreau 9h00 Musique en fête Portrait musical de la ville de Tokyo «L’Oiseau pluvier» (trad ); «Trois mélodies japonaises» (Mamiya); «L’Appel lointain du cerf» (trad ); «Danses de Galanta» (Kodaly); «Fantasy on Japanese Woodprints» (Hovhaness); extr «Silk Road» (Kitaro), Quatuor à cordes en sol min (Debussy); Sympho nie «Mandala» (Mayuzumi), «Toward lhe Sea» (Takemitsu).Amm Françoise Davoine.11h30 Récital De Québec Claudio Jaffé, vc., et Ra chel Martel, p Sonate pour violoncelle et piano (Debussy); extr.«Bachianas Brasileiras» no 5 (Villa-Lobos); «Pezzo capriccioso», op.62 (Tchaikovsky).12h00 Présent-musique Anim.André Vigeant.13h00 Au gré de la fantaisie Anim.Colette Mersy.16h00 Libre parcours • Littérature étrangère.Anim.Gilles Archambault.16h30 Positions • Réflexion sur la place des intellectuels dans la société.Inv.Jacques Godbout, cinéaste et écrivain.Rech.Suzanne Robert.Amm.François Ricard 17h00 Libertés et pouvoirs de presse • «Les revues alternatives: le défi d’innover».Inv.Marc Raboy, professeur au département de Communications de l’Université Laval.Anim.Hélène Sar-razin et Luce Dion.17h30 L’Air du soir Amm.Danielle Charbonneau.19h00 Musique de chambre Anim.Michel Keable.20h00 Orchestres canadiens Orch.symphonique de Vancouver, dir.Rudolf Barshai; Trio Golub-Kaplan-Carr: Triple concerto, op.56, et Sym phonie no 6, «Pastorale» (Beethoven).22h00 Libre échange • Pierre Olivier s’entretient avec Jean Gaulin, président de Ultramar.22h30 Visages de l’Europe de l’Est • 25e de 26.«Troisième âge et démogra phie».Rech , int et prés.Charles Laro-chelle et Daniel Boismenu.23h00 Jazz-soliloque «I’m Through With Love»: Scott Hamilton; «Lover» Charles McPherson; «We Burn» et « Beach Music»: Bob Mover: «Strike Up the Band»: Branford Marsalis; «All Too Soon» : Lambert Hendricks & Ross; «Snowy Morning Blues» : James P.Johnson ; «China Bov»: Bix Beiderbecke; «Fooling Myself»: Lee Konitz; «Stardust»: Lester Young.Anim.Gilles Archambault.Vendredi 20 février 1987 OhOO Musiques de nuit Amm.Pierre-Olivier Désilets.5h55 Méditation «L'Eglise que nous aimons» (Juan Arias).6h00 Les Notes inégales Ire h.Trio pour clarinette, violoncelle et piano, op.11 (Beethoven); extr.Suite en si min pour viole de gambe ( Ma rais) ; Concerto pour flûte, op.10 no 2 «l.a Notte» (Vivaldi).2e h.Concerto brandebourgeois no 6, BWV 1051 (J S.Bach); Novelette, op.21 no 5 (Schu mann); Sonate pour flûte et b.c., op 1 no 7 (Handel); «Sacra Symphonia» no 58 (G.Gabrieli).3e h.: «Columbine» polka-mazurka (Lumbye); Concerto grosso, op.10 no 1 (Leclair); Intermezzo et «Danza espanola» (Grana dos); «Soirées musicales», op.9 (Britten) Amm.Francine Moreau.9h00 Musique en fête Le dramaturgé et librettiste français Eugène Scribe Grand duo concertant pour piano et violoncelle sur des thè mes de «Robert le Diable» de Meyer beer (Chopin); Concerto pour harpe (Boieldieu); Ouv.«La Muette de Por-tici» (Auber); extr.«Le Prophète» (Meyerbeer); Sonate pour cordes no 1 (Rossini); Concerto pour hautbois (Pasculli); extr.«Un bal masqué» (Verdi) ; Paraphrase de concert sur «Rigoletto» (Verdi/Liszt).Amm.Fran çoise Davoine 11 h30 Orchestre de chambre de Québec Dir Jean-François Sénart.Symphonie no 1 ( Gounod i 12h00 Présent-musique Amm.André Vigeant.13hOO Au gré de la fantaisie Yolande Villemaire, poétesse, vient nous présenter la musique qu’elle aime Anim.Gilles Dupuis.16h00 Libre parcours • Chronique de cinéma avec Richard Gay.Anim.Gilles Archambault.16h30 Vers la musique • Dern.de 13.«Pierre Boulez».Lect.Ronald France et Jean-Louis Millette.Textes: Rober Racine.17h00 Documents • «Musicologues» (2e de 4).Arne Do-rumsgaard, musicologue norvégien, et les «Canzone scordate», airs classiques et de folklore, admirés par les chanteurs et musiciens,«mais jamais publiés.Anim.André Hébert.17h30 L’Air du soir Anim.Danielle Charbonneau.19h00 Musique de chambre Anim.Michel Keable.20h00 Les Grands Concerts «Musique en Nouvelle-France» (2e de 3).Oeuvres retrouvées dans les archives du Québec qui datent du Régime français.De l’église Saint-Joseph de Ri vière-des-Prairies à Montréal.«Le Temple rebastie» pour soprano (Jacquet de la Guerre); Suite en sol ( Angle-ber t ) ; «Jepthé» pour 2 sopranos (Jacquet de la Guerre); «Deuxième récréation de musique» (Leclair); «Judith» pour soprano (Jacquet de la Guerre): Danièle Forget etSuzie LeBlanc, sop., et Ens.Arion (Claire Guimond, fl.; Chantal Rémillard, vl.; Betsy MacMillan, viole de gambe; Hank Knox, civ.).Prés.Michel Keable.Les mélomanes qui désirent assister à ce Grand Concert gratuit n’ont qu’à se présenter à l’église Saint Joseph de Ri vière-des-Prairies, 10050 est, boul.Gouin, Montréal.Les portes ouvriront à 19h00et fermeront à 19h50.22h00 Magazine international des arts de la C.R.P.L.F.• Amm.Louise Simard.22h30 L'Énigme du féminin • 15e de 22.« La sorcière et l’hystérique : Michelet, Freud».Inv.Monique Schneider, psychanalyste et philosophe.Rech., texte et amm Claude Lévesque.23h00 Jazz-soliloque «Where’ve You Been»: Billy Taylor; «'l he Lady Sings the Blues»: Archie Shepp; «Speak No Evil»: Wayne Shorter; «Two Different Worlds» et «Everytime I Say Goodbye»: Sonny Rollins; «Just One of Those Things» : Max Roach/Hank Mobley; «She’s Wild As Springtime»: Lee Konitz; «Troubles»: Steve Lacy.Anim.Gilles Archambault.OhOO Musiques de nuit Anim.Georges Nicholson.5h55 Méditation «La parabole des talents et la peur» (Juan Arias).6h00 La Grande Fugue Ire h.Trio pour cordes, G.99 (Boccherini ) Symphonie no 2, op.36 - version pour trio (Beethoven); «Êglogues», op.35 nos 5 et 6 (Tomasek).-2e h.Quintette, op.11 no 6 (J.C.Bach); Partita pour 2 guitares «Polonaise» (Telemann); Concerto pour violon.Il Vila/1 ( Haydn); extr.«Pelléas et Mélisande» (Fauré).- 3e h.«Introduction».«Aria» et «Presto» (B.Marcello); Sonate pour violon et clavecin no 3, BWV 1016 (J S.Bach); Variationset scherzo pour quatuor à cordes, op.81 ( Mendelssohn ) ; Sonatine pour piano, op 67 no 1 (Sibelius); «Traumerei» (Schumann).- 4e h.: «Le Cygne» (Saint-Saëns); extr.Symphonie no 5 (Mahler), Concerto pour hautbois (R.Strauss).Quatuor pour flûte et cordes, K 298 ( Mozart).Amm.Gilles Dupuis.10h00 Chronique du disque Inv Rémy Strieker, professeur d’esthé tique musicale au Conservatoire nationale supérieur de Paris, et Antoine Reboulot, organiste.Anim.Normand Sé-guin • Emission culturelle CBJ-FM 100.9 CBAF-FM 98.3 CBOF-FM 102,5 CBF-FM 100,7 CBV-FM 95.t CJBR-FM 101.5 CBF-FM-1 104.3 (liiuuimni VliilK'Inn ( Ill.iu.i Hull Monlrêul Oialx-i Kimnuski I n us R i\ lu vos
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