Le devoir, 18 mars 1987, Supplément 1
Supplément au Devoir du 18 mars 1987 et à Artère d'avril 1987 ,0»0 100 y no i2 ji Quatre grands facteurs d’inteivention Le facteur humain, sur lequel on insiste d'ailleurs le plus spontanément : Mais d’autres facteurs tout aussi importants entrent en ligne décompté.À vouloir trop les négliger, l’on secondamneà ne pas pouvoir intervenir efficacement, ni durablement.Notamment : La technologie des véhicules et de leur équipement, comme cela commence à pren- dre forme chez nous avec les phares allumés automatiquement de jour; les «cyclopes»; les coussins gonflables qui tardent encore trop à être disponibles sur toutes nos voitures.L’environnement physique, qui affecte les usagers de la route et dont on ne se préoccupe encore qu’imparfaite-ment.Trop d’accidents graves pourraient être évités si on localisait lesendroits dangereux du réseau routier, comme la courbe «Craig» du pont Jacques-Cartier, et surtout si on y apportait des correctifs connus depuis long-temps, mais dont on néglige l’utilisation.Pensons seulement aux barrières de protection mobiles entre voies de circulation, aux poteaux escamotables, ou encore aux dispositifs d'absorption des chocs pour protéger l’accès aux viaducs.L’environnement économique et législatif qui, par des incitatifs fiscaux notamment, peut encourager l’industrie de l’automobile et de la voie-rie, de mêmeque les consommateurs, à bénéficier d’un environnement plus sécuritaire.A.C.Des mesures fiscales au secours de la sécurité routière Maguire,*DSC de Rimouski Marcel Sergerie,économiste quelques années, les fabriquants de véhicules automobiles seraient davantage en mesure de supporter seuls les coûts supplémentaires de fabrication reliés à la pose des dispositifs de sécurité compte tenu des économies d’échelle.Ainsi, la compagnie Breed qui fabrique des ballons gonflables aux États-Unis prévoit un coût de 500$ U.S.l’unité pour 100 000 véhicules et un coût de 280$ U.S.lorsque l’on atteindra une production de plus de 500 000 unités.Bien entendu, une réduction de la taxe de vente provinciale à l’achat d’un véhicule dit sécuritaire entraînerait un manqueàga-gner pour le gouvernement québécois.En toute logique, celui-ci ne devrait pas absorber cette «perte financière» et pourrait recourirà plusieurs sources de financement alternatives.- Dans un premier temps, en prenant en considération que le gouvernement canadien perçoit des taxes reliées à la fabrication d’un véhicule automobile neuf, il devrait rembourserau gouvernement québécois la moitié de cette réduction, c’est-à-dire au plus 337,50$ parvéhiculeautomo-bile neuf muni des dispositifs de sécurité; - Dans un deuxième temps, le gouvernement du Québec pourrait augmenter la taxe de vente provinciale de un à deux pour cent sur les véhi-culesautomobiles neufs, non munis de ces dispositifs de sécurité; par Dr Robert et Par les années passées, les gouvernements ont dû, pour améliorer la sécurité des véhicules automobiles ou des bâtiments, y aller par des mesures législatives ou réglementaires.Pour respecter la tendance de notre décennie, nous sommes d’avis qu’il faudrait privilégier des mesures incitatives et prendre la voie du marketing.Pour encourager les consommateurs québécois à acheter des véhicules plus sécuritaires, le gouvernement du Québec pourrait, par exemple, pour une période de quelques années, réduire la taxe de vente provinciale à l'achat de ce véhicule.Ainsi, les véhicules automobiles munies d’un dispositif qui allume les phares automatiquement, de ballons gonflables et de ceintures de sécurité automatiques efficaces pourraient, pardes méthodes faciles à élaborer, être éligibles à la réduction de la taxe de vente.Une réduction d'au plus 675$( 1 ) sur le montant à payer de la taxe de vente provinciale pourrait être une mesure fiscale intéressante, non seulement pour les consommateurs mais aussi pour les fabricants de véhicules automobiles.Pour ces derniers, cela permettrait d’éviter une hausse trop considérable de leurs coûts de fabrication à court terme.Ils pourraient offrir graduellement en équipement «standard» sur tous leurs modèles, plus de dispositifs de sécurité.Après - Dans un troisième temps, une autre source de financement pourrait provenir de la Régie de l’assurance-auto-mobile du Québec (RAAQ) qui augmenterait les contributions à payer au régime public d'assurance pour les véhicules automobiles neufs non munis des dispositifs de sécurité.Cette mesure se justifierait par le risque plus élevé de décès et de blessures graves en cas d'accidents chez les passagers de ces véhicules; - De plus, la RAAQ pourrait peut-être utiliser une partie de ses fonds accumulés dans la «réserve de stabilisation».Cette réserve de stabilisation, à ne pas confondre avec la «réserve actuarielle», se situait à 525,6 millions de dollars au 31 décembre 1985 (2).À la fin de 1986, il est à prévoir qu’elle se chiffrera autour de 600 millions de dollars, étant donné que la RAAQ a pu réduire de quelques 45 millions de dollars en 1986 comparativement à 1985, ses déboursés aux victimes d’accidents.Enfin, le gouvernement québécois pourrait aussi affecter à l’amélioration du réseau routier, pour le rendre plus sécuritaire, un montant équivalent aux revenus de placements des fonds accumulés dans la réserve de stabilisation de la RAAQ.Ainsi, dans l’hypothèse où la RAAQ aurait obtenu un rendement moyen en 1986 de 12% sur la réserve de stabilisation de 525,6 millions de dollars, c’est plus de 63 millions de dollars qui seraient disponibles cette année pour l’amélioration du réseau routier.Cemodedefinancement à même les revenus de placements de la RAAQ, a l’avantage de ne rien coûter au gouvernement tout en créant une activité économique Pour mobiliser les ressources de la société, commencer par celles de l’État -50% de réduction des victimes en 5 ans- Dans leur analyse de la situation présente, les départements de santé communautaire reconnaissent d’emblée laqualitédessoinsdon-nés aux victimes de la route par les centres hospitaliers de notre réseau.Ils considèrent aussi comme non négligeables les mesures déjà instituées pour soulager la détresse physique, moraleet matérielle des gens, qui s’ajoutent très souvent aux traumatismes eux-mêmes.Ce que nous disons plutôt, c’est qu’il est temps de faire plus que ce que nous faisons déjà, pour remédier autant que possible et du mieux possible au gâchisde l’après-accident.Il faut prévenir da-vantageet toujours plus, pour limiter l'hécatombe et réduire les traumatismes au strict minimum.C’est bien beau d’établir un objectif de réduction de 50% du nombre des victimes de la route en cinq ans.Mais, au delà des diminutions annuelles ou occasionnelles, il nous faut considéreren totalité notre bilan des cinq dernières années et ensuite agir pour réduire de 50% le nom- "Wfm bre des victimes au cours des cinq prochaines années.Ainsi, pourrons-nousobtenir des résultats durables.L’Association des hôpitaux du Québec et sa Division de santécommunautaire, qui regroupe les 32 DSC québécois, estiment que cet objectif (50%/5 ans) et le contrôle de sa réalisation relèvent de l’autorité politique gouvernementale, la seule mandatée par la population dans notre démocratie pour assumer cette double responsabilité.Par ailleurs, l’exécution même de cet objectif revient aux divers organismes d’État institués pouraccomplircette fonction et ce, en collaboration étroite avec les partenaires québécois qui oeuvrent dans ce domaine.Nous suggérons donc : • Quelegouvernementdési-gne un responsable unique d'une véritable politique de sécurité routière fondée sur les programmes adéquats, considérant tous et chacun des aspects du problème; • Ce responsable, pour être investi de l’autorité nécessaire, devrait à notre avis être membre du Conseil des Ministres et pourrait aussi s’appuyer sur une politique d’ensemble adoptée ou entérinée par l’Assemblée nationale; • Il devrait pouvoir mobiliser facilement tous ses collègues ministres impiqués directement ou indirectement par les questions de sécurité routière; • Il devrait également pouvoir compter sur tout le support nécessaire pour traiter avec le Gouvernement fédéral en ces matières, afin de garantir une constante harmonisation des politiques les hull DSC de la région de Montreal et les quatre DSC de la Montérégic en conférence de presse au pied du pont Jacques-Cartier d’appoint chez les constructeurs routiers québécois.Ces quelques stratégies d’action et de financement sont, à notre avis, que le début d'une réflexion différente qui doit s'effectuer au Québec.S’il y a un problème de santé que l’on peut pré-venirefficacement c'est bien celui des traumatismes reliés aux accidents de véhicules moteurs.Avec une marge d’erreurs de plus ou moins 20%, nous sommes convaincus que lorsque nous aurons diminué de 50% les traumatismes routiers, la population du Québec pourra économi-serannuellement environ 250 millions de dollars en contribution au régime public d’assurance.L’autofinancement de l’innovation technologique, si populairedenosjoursdans d'autres secteurs, pourrait facilement être très rentable pour ce grave problème de santé publique.Robert Maguire, m.d., m.p.h., chef du DSC de Rimouski; Marcel Sergerie, économiste 1.Le montant de 675$ représente la moHié de la taxe de vente provinciale à débourser à l'achat d'un véhicule automobile neuf de 15 0D0$, dont l'acheteur n'offre pas\au concessionnaire un véhiculelusagé.2.RAAQ, Rapport d'activité 1985, pp.10-52.entre les deux palISers de gouvernement; • Le ministre désigné devrait donc se voir reconnaître expressément un rôle de coordination fort important.Ce qui lui conférerait une autorité supérieure exceptionnelle.Autorité qui irait de soi, cependant, si nous appliquionsau Québec laso-lution adoptée avec un franc succès par le Japon : soit de confier directement cette fonction au Premier ministre.A.C. \ Supplément au Devoir du 18 mars 1987 et à Artère d’avril 1987 %»-" Soigner sa santé plutôt que ses maladies Se donner des objectifs de santé comme société, voilà ce que propose le réseau des CH-DSC.Mais quels objectifs?Comment les fixer?Comment les atteindre?Qui en sera mandataire?Ces questions ou plu*àt les réponses à ces questions entraîneront une façon nouvelle d’aborder la santé, c’est-à-dire, de s'en occuper avant que la maladie ne s’en empare.Les textes de Carole Daveluy, Alain Rochon et Michel Bissonnette apportent des éclairages sur le sujet.Promouvoir la santé, un choix de société par Dr Alain Rochon* DSC Sacré-Coeur N'est-il pas paradoxal de conseiller à un travailleur de cesser de fumer alors que celui-ci travailletoute la journée dans la poussière ou de motiver les gens à bien se nourrir si les aliments sont contaminés par la pollution?Il n’y a pas si longtemps, promouvoir la santé signifiait motiver les gens à ne pas fumer, à modérer leurs excès de boissons alcoolisées, à bien se nourrir et à s’adonner à l'activité physique.On encourageait ainsi une prise de conscience individuelle des citoyens.On faisait la promotion de bonnes habitudes de vie sans se préoccuper de l'environnement dans lequel évolue l'individu.Aujourd’hui, la promotion de la santé ce n'est pas seulement la promotion de bonnes habitudes de vie mais aussi la promotion d'une qualité de vie dans un environnement sain.Autrefois, les médecins et les infirmières étaient les principales personnes habilitées à s'occuper de la santé des gens sinon à guérir les malades.Maintenant, chacun de nous peut et doit contribuer à la promotion de la santé selon ses capacités, ses forces et sa volonté.Ainsi, certaines personnes étudient les différents aspects de la santé, d'autres cherchent à comprendre les raisonsqui motivent les gens à adopter des comportements favorables ou néfastes à leur santé.Il est important de diffuser le résultat de ces recherches aux professionnels et à la population, mais ce n'est pas suffisant : il faut agir.Il n’est plus possible de faire de la santé le domaine réservé des professionnels.La santé est une affaire trop sérieuse pourdéléguercette responsabilité à un petit nombre d’experts et de praticiens.Il est urgent de déclencher une prise de conscience collective qui permettra à tous les citoyens de contribuer à cet effort unitaire.Aujourd’hui même, du simple individu aux autorités gouvernementales, en passant par les médias, les éducateurs, les industriels, les organismes bénévoles, tous doivent participer à la promotion de la santé.Comment?D’abord, pro-mouvoirde bonnes habitudes et une qualité de vie au travail, à la maison, dans les loisirs, partout.Puis financer des projets qui aideront les gens à s’adapter à leur environnement et à le modifier.Il faut aussi légiférer en ayant en tête la promotion et la protection de la santé des citoyens dans les domaines tels que l’environnement, le travail, letransport, l'agriculture, et la santé bien entendu.Enfin, en tant que société, répondre aux questions suivantes est une priorité : Peut-on se permettre de continuer à ignorer le lien fondamental entre la nature et l’être humain?entre la nécessité d’un environnement sain et la survie de l’humanité?Peut-on se permettre de continuer à miser sur la science pourdécouvrir le lien entre un produit toxique et une maladie potentielle plutôt que de prendre des mesures pour prévenir l'existence de ces produits?*L’auteur est président du Comité promotion de la santé du réseau des CH-DSC.Des objectifs de santé plutôt que des objectifs de services par Carole Daveluy*, DSC Cité de la santé Nul n’est besoin de revenir sur les limites du système de santé actuel pour améliorer l’état de santé de la population.La question qu’il faut maintenant se poser est la suivante : Comment amener le Québec et ses acteurs-clés à agir sur la promotion de la santé et ses éléments qui la favorisent?Redéfinir les règles du jeu impose une nouvelle approche de prise de décision dans le secteur de la santé.L’approche privilégiée par le réseau de la santé communautaire en est une de planification.Il n’y a là rien de nouveau à recourirà la planification comme processus de solution de problèmes et d’aide à la prise de décision; toutes les disciplines l’utilisent d’une façon ou d’une autre.Le réseau des DSC propose que les décisions en matière de santé s’appuient sur une démarche de planification dont l’objectif est d’une part d’identifier les pistesNd’action les plus prometteuses pour la santé des Québécois et d’autre part d’en favoriser la mise en oeuvre.La planification se fonde sur l’étude des problèmes de santé de l’ensemble de la population d’un territoire et non seulement sur les problèmes de santé des clien-tèlesqui recourrentdéjàaux services de soins.Une diversité de sources d’information permettra aux études de besoins de refléter le plus fidèlement possible la réalité sanitaire d’une population.La fréquence d’un problème et ses conséquences sur l’individu, sa famille et la société sont les deux facteurs de reconnaissance de l’impor-tanced’un problème.La planification de la santé nécessite une définition d’objectifs de santé préalable à celle des objectifs des services de santé.Ceux-ci doivent en effet être fonction des objectifs de santé et non l’inverse.Identifier les résultats que l'on vise en termes de contrôle d’un problème de santé donné (par exemple, réduire de 15% en 15 ans la mortalité par maladie cardio-vasculaire dans tel territoire ou encore, réduire de 50% en 5 ans le nombre de victimes de la route au Québec : «objectif 50-5») a l’immense avantage d’élargir la perspective pour le choix des actions à mettre en oeuvre.Ainsi, la réduction de la mortalité par maladie cardio-vasculaire nécessite que les individus déjà affectés du problème soient dépistés et traités, notamment les hypertendus.Mais, l’intervention sur l’environnement et le mode de vie est aussi essentielle pour que l’objectif de santé puisse être atteint : le tabagisme, l’hypercholestérolémie, la sédentarité sont ici identifiés comme cibles d’action, ce qui n’est pas le cas dans une démarche orientée d'abord sur les objectifs de services.La démarche proposée par le réseau de la santé communautaire vise donc à cibler les problèmes de santé importants et à identifier les priorités d'actions pour lesquelles il semble toutefois nécessaire de faire éclater les frontières du système de santé.Il faut en effet re- 'Carole Daveluy est conseillère en planification au DSC de la Cité de la santé.Choisir des problèmes de santé par Michel Bissonnette «On n’est plus à l'heure de distribuer des dépliants.» Peut-être est-ce là ce qui traduit le mieux la démarche entreprise par le DSC de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont qui, comme la plupart des autres départements de santé communautaire du Québec, s’efforce de déterminer ses priorités d’action pour les prochaines années.Pour Pierre Boyle, adjoint à la planification et recherche au DSC, le contexte n’est plus à l’éparpillement des énergies.«Au contraire, dit-il, il nous faut maintenant agir avec une plus grande intensité et, surtout, mesurer soigneusement l’impact de nos actions sur les déterminants de la santé.» Dans cette optique, le DSC de Maisonneuve-Rosemont lançait récemment son opération visant à identifier les problèmes de santé les plus importants sur son territoire.«Nous voulons nous attaquer aux principaux problèmes de santé de notre population en intervenant sur l’ensemble des causes de ces problèmes, pas seulement sur un facteur, explique Pierre Boyle.» Les déterminants de la santé Pour agir efficacement, il faut connaître ce que sont les déterminants de la santé.En 1974, le Rapport Lalonde suggérait au gouvernement fédéral quatre familles de déterminants de la santé : les habitudes de vie, les facteurs biologiques, l’environnement et, finalement, le système de soins de santé.Selon Pierre Boyle, les conclusions du Rapport Lalonde sont encore d’actualité.«Il s’agit, souligne-t-il, d’une approche plus complexe, mais aussi plus dynamique, s’adaptant à l’évolution de la société.» Toutefois, et c’est précisément sur ce point que le DSC souhaite intervenir, on constate un écart important entre les connaissances sur un problème de santé et les comportements des gens.«De manière générale, on sait que le tabac est nocif pour la Supplément au Devoir du 18 mars 1987 et à Artère d'avril 1987 é' santé ou, qu’en cas d’accident, ne pas porter sa ceinture peut entraîner des blessures sérieuses; pourtant, au Québec, encore 35% des gens fument et il n’y a pas la moitié des personnes qui s'attachent à bord des véhicules.On doit tenir compte de cela, souligne M.Boyle.» La démarche La démarche du DSC Maisonneuve-Rosemont, comme celle des autres DSC d’ailleurs, a consisté à recueillir le maximum de données sur la mortalité et la morbidité dans son territoire : nombre de décès, hospitalisations, à l’aide de différentes sources, comme les informations de la Régie de l’assurance-mala-die, celles de la Régie de l'assurance-automobile, etc.«On en est arrivé à identifier une soixantaine de problèmes importants.Par la suite, raconte M.Boyle, on a pu diminuer ce nombre à 16 problèmes majeurs.Il a fallu tenircompte des orientations du DSC, de sa mission; autrement dit, de ce qu’il a à faire et de ce qu’il doit faire, spécifiquement.Ensuite, le DSC a effectué un choix, les classant soit dans les priorités de maintien, c’est-à-dire des services que l’on accomplit depuis longtemps ou pour lesquels on a un mandat légal, (par exemple la santé au travail) ou soit dans les priorités de développement, donc les problèmes de santé dans lesquels on veut investir avec plus d’intensité.«Finalement, pour exercer son choix en toute connaissance de cause, le DSC a confronté ces problèmes de santé à des critères de pertinence (fréquence, gravité, impact, connaissances du problème et interventions connues) et de faisabilité (ressources disponibles, intérêt des intervenants, opportunité et consensus social).Cette dernière étape a per-misdechoisircinq problèmes majeurs de santé auxquels le DSC s’attaquera en priorité, en incitant ses partenaires à s’approprier toute action susceptible d’avoir un impact efficace pouraméliorer la situation.Le principal, termine Pierre Boyle, c’est qu’on agisse, peu importe qui le fait.» Réunions stressâmes, têtes lourdes, épaules endolories! Oubliez donc le café, la cigarette et la poursuite de ta discussion avec votre voisin.Rien de mieux qu'une vraie pause-santé : la pause-exercice! Les DSC l'ont essayée, ça marche.ça saute! Pourquoi pas vous?Appelez chez Kino Québec.Les cours à distance de la Télé-université Conçus pour répondre aux besoins de formation des adultes partout au Québec Vous étudiez à domicile, grâce à une documentation écrite abondante et variée.Un tuteur corrige vos travaux et communique avec vous par téléphone.À cette formule de base peuvent s’ajouter des ateliers, des émissions télévisées, des cassettes audio ou des disquettes.Liste partielle des cours (Possibilité de certificats) ¦ SANTÉ ?Santé, personne et société (3 cr.) ?Un univers à découvrir : le corps humain (3 cr.) ?Le réseau de la santé et des services sociaux (1 cr.) ?L’espoir, c'est la vie (3 cr.) ?Sécurité, santé et relations de travail (3 cr.) ¦ FORMATION GÉNÉRALE ?Développement personnel et travail (3 cr.) ?Vieillissement, travail et retraite (3 cr.) ?Français (1 et 3 cr.) ?Psychologie (3 cr.) PRIX : 1 crédit : 34,50 $ (documentation incluse) 3 crédits : 67,50 $ (documentation incluse) ¦ BUREAUTIQUE ?Le traitement de texte (1 cr.) ?Le chiffrier électronique (1 cr.) ?Les bases de données (1 cr.) ?Le bureau informatisé (1 cr.) Note : Les cours de bureautique exigeant la manipulation de micro-ordinateurs se déroulent principalement en salle et ne sont donc pas offerts dans toutes les régions du Québec.Université du Québec Télé-université L’UNIVERSITÉ DANS UNE CLASSE À PART POUR TOUT RENSEIGNEMENT, COMPOSEZ SANS FRAIS à Montréal : 1 -800-361-6808 ou 522-3540 à Québec : 1 -800-463-4722 ou 657-2262 I Supplément au Devoir du 18 mars 1987 et à Artère d’avril 1987 La surdité professionnelle des travailleurs de la construction : Un problème prioritaire par Janine Dalaire La revue de la littérature et l’analyse des données compilées de la Commission de Santé et Sécurité du Travail montrent hors de tout doute que la surdité professionnelle est la maladie la plus répandue chez les travailleurs de la construction.Le Comité provincial de santé au travail des départements de santé communautaire avec la collaboration de la CSST a donc mis au point un programme de santé pour contribuer à prévenir la surdité professionnelle, programmequi devrait être accepté par les représentants des employeurs et des travailleurs via l’Association sectorielle paritaire du secteur de la construction et des travaux publics.Selon le Livre blanc sur la santé et la sécurité du travail publiéen 1978, pourtousles secteurs du travail, la surdité professionnelle occupait la première place avec 30% des cas déclarés alors que les données de la CSST pour l’année 1983 indiquent que la surdité professionnelle touche 40% des cas déclarés cette année-là dans le secteur des bâtiments et des travaux publics.Cette pathologie se retrouve plus fréquemment parmi les corpsde métier suivants : les charpentiers-menuisiers, les opérateurs d’équipement lourd, les grutiers, les électriciens, les manoeuvres et les ferrailleurs.L’ampleurdu problème et la possibilité de gérer des solutions à ce problème a donc fondé le choix des DSC de reconnaître la surdité professionnelle comme le problème prioritaire de santé dans ce secteur du monde du travail.L'acquisition d’une surdité est fonction de plusieurs facteurs mais surtout de la durée d’exposition et de l’intensité du bruit.Le tableau suivant montre comment s’installe la surdité selon ces paramètres.Des bilans collectifs seront dressés parchacun des DSC en plus du bilan provincial.Ces bilans permettront de connaître la fréquence de la surdité professionnelle pour chacun des six corps de métier en 1986 et seront transmis pour information à tous les employeurs concernés ainsi que les objectifs sanitaires à atteindre d’ici 1995 mis de l’avant par le programme.Les deux objectifs du programme-cadre pour la surdité professionnelle mis de l’avant par les DSC sont : - En 1995, la proportion de travailleurs les plus à risque comparaison à l’année 1986.- En 1995 pour l’ensemble des travailleurs des bâtiments travaux publics, le nombre de nouveaux cas de surdité professionnelle au premier stade (stade encore symptomatique) de la maladie devra avoir diminuer de 30% en comparaison à l’année 1986.En effet, la réduction des sources de bruit (outils et équipements) qui affectent particulièrement ces travailleurs-cibles, constitue la principale stratégie préventive à privilégier.De par la loi sur la santé et sécurité du travail, ce sont les employeurs qui sont responsables des activités visant la réduction du bruit à la source.Le programme-cadre prévoit donc aussi des activités d’évaluation environnementale des principaux procédés à risque sur les différents chantiers de construction du Québec.Ces études résulteront en une monographie décrivant ces procédés et les niveaux de bruit générés et orienteront les employeurs et l’Association sectorielle du secteur dans leur effort de prévention primaire.% de cas atteints de surdité professionnelle selon le nombre d’années d’exposition EXPOSITION INTENSITÉ 5 ans 10 ans 20 ans 20 dBA 4% 10% 16% 100 dBA 12% 29% 42% 110 dBA 26% 55% 78% SOURCE : Norme Internationale 150-1999, Estimation de l'exposition au bruit durant le travail en vue de la protection de l’audition, Organisation internationale de normalisation.Suisse, 1975.Le risque de développer une surdité est plus grand à des niveaux de 90 dBA et plus, 90 dBA étant la norme en vigueur au Québec.Mais cette norme ne protège pas la totalité des travailleurs exposés.En effet, 10 à 20% parmi ceux-ci développeront une surdité professionnelle après plusieurs années.De plus, cette norme ne prévient d'ailleurs nullement les effets extra-auditifs du bruit tels les maux de tête, l’irritabilité, la perturbation du sommeil, les tremblements, la perte de poids, les nausées, les troubles digestifs, les troubles cardio-vasculaires.Ces effets extra-auditifs du bruit peuvent de plusentraînerdes réductions de capacité de travail et même favoriser des accidents.50 000 examens en vue Prioriser la surdité profes-sionnelledans un programme de santé qui touchera les corps de métier mentionnés plus haut signifie le dépistage systématique de tous les cas de surdité dans cette population-cible.Les DSC évaluent à plus de 40 000 les travailleurs concernés.Chacun sera invité dans l’année à se soumettre à un audiogramme, un examen qui permet de mesurer la capacité auditive d’une individu à un moment déterminé et de dépister précocement des cas d’atteinte de l’audition.Les travailleurs recevront les résultats de leur examen et seront référés à un oto-rhino-laryngologiste si nécessaire.(charpentiers-menuisiers, opérateurs d’équipement lourd, grutier, électriciens, manoeuvres et ferrailleurs) exposés à plus de 90 dBA devra diminuer de 20% en ii X* t 8 lilt is l es grutiers sont parmi les travailleurs île ta construction les plus atteints par les problèmes de surdité professionnelle.Des employeurs satisfaits de vants : l’impact perçu des interventions de l’équipe santé, la satisfaction des employeurs et leur opinion sur la privatisation.On ne peut pas extrapoler les résultats pour l’ensemble du Québec, ni pour la région montréalaise, mais pour le territoire des deux DSC (Laval, St-Laurent, Montréal-Nord et CartierviIle), les résultats sont significatifs.l’équipe santé Des employeurs satisfaits par Janine Dalaire La santé au travail est un dossier à traiter avec des pincettes tellement il est explosif.C’est une joute virile, diraient certains, que se livrent les parties syndicales, patronales et de la santé! De façon plus nuancée, disons que face aux assertions tranchées des principaux porte-paroles, les DSC de la Cité de la santé et du Sacré-Coeur ont décidé de mener un sondage auprès des employeurs de leur territoire.Ils ont voulu évaluer les aspects qualitatifs sui- Les 2/3 des employeurs, (mais 81 % de ceux des entreprises de plus de 21 employés) croient que les interventions de l’équipe de santé améliorent de moyen à beaucoup l’état de santé des travailleurs.Cette donnée est d’autant plus intéressante que les intervenants en santé et les employeurs s’entendent sur l’identification des risques prioritaires à la santé et la sécurité pour les travailleurs.En effet dans près de 40% des cas, il y a concordance totale dans les risques identifiés par les employeurs et les intervenants santé; le pourcentage s’élève à 77% si l’on considère 2/3 risques et plus.Parmi les moyens qui motiveraient l’employeur à entre- prendre davantage d’activités dans le domaine de la santé et sécurité du travail, c'est la diminution des cotisationsen fonction de la diminution des risques qui aurait le plus d’impact.En effet 81,5% des employeurs se sont déclarés favorables à cette proposition.Parmi ceux-ci, on retrouve davantage d’employeurs de grandes entreprises (88,2%) relativement à ceux des petites entreprises (78,4%).Parmi les employeurs qui ont répondu au sondage, 50% ont bénéficié d’activités de dépistage médical pour leurs travailleurs.Ils se disent très satisfaits de ces activités quant au lieu d’examen et à l'horaire utilisé.Ils ont aussi exprimé leur grande satisfaction quant à l’équipe santé pour le support reçu, la compétence professionnelle et sa disponibilité.Le taux de réponse s’établit à 65,6%.Ce sont les employeurs ou les gérants ou en dernier recours, le représentant patronal du Comité santé sécurité qui ont répondu par téléphone aux questions des intervieweurs de la firme Joly, Tremblay, Dumont, dans la semaine du 23 octobre 1986. M Supplément au Devoir du 18 mars 1987 et à Artère d’avril 1987 Au DSC Saint-Luc, l’accueil des revendicateurs au statut de réfugiés Plusieurs personnes dans le monde vivent des situations sociales et politiques telles, que leur survie depend de l’exil et de l’accueil dans une terre de refuge.Le Québec a traditionnellement répondu favorablement à de telles demandes.On se rappellera il y a une dizaine d’années l’arrivée des «réfugiés de la mer» provenant du Sud-Est asiatique.Leurs besoins étaient grands et urgents notamment ceux de leur santé physique et mentale souvent aggravée par un séjour de plusieurs mois dans un camp de fortune avant leur transfert dans le pays hôte.À cette occasion le réseau de santé communautaire et en particulier le DSC Saint-Luc a dû développer des habiletés pour évaluer leurs besoins et y répondre de façon appropriée.Devant des demandes nouvelles, il fallait inventer des solutions nouvelles.Cette expérience acquise par la force des choses devait servir dans un cadre plus organisé.En effet, parce que la personne demandant l'accueil au Canada et au Québec n'a pas de statut lorsqu'elle arrive, elle devient «un revendicateur au statut de réfugié», en attendant un jugement sur son statut, procédure nécessitant quelques semaines à quelques mois.Or, pendant ce temps, le revendicateur doit continuer à vivre.Il doit se soumettre aux procédures administratives, no-tammentauxexamens médicaux en vue de l'obtention d’un permis de travail, il doit s’adapter à une langue, à un rythme de vie, à une culture, et ceci dans la crainte d'un éventuel refus de son statut.Souvent il est seul, loin de sa famille demeurée dans le pays d'origine, parfois marqué par la torture physique ou psychologique.Les procédures d’intégration à la société d’accueil nécessitent des délais, comme les trois mois requis pour l’obtention de la carte d'Assurance-ma-ladie du Québec.Trois mois c'est suffisant pour nécessiter des soins d'urgence et il faut des ressources adaptées pour y répondre.Conscient de ces besoins et de ces lacunes, le ministère de la Santé et des Services sociaux, par son Conseil de la santé et des services sociaux de la région de Montréal métropolitain (CSSS RMM), donnait le mandat en 1984 au DSC Saint-Luc, de concevoir et de mettre en application un programme de santé communautaire à l’intention des revendicateurs au statut de réfugié.Le premier objectif de ce programme est de faire le bilan de santé du revendicateur en tenant compte des volets médicaux, dentaires et phycho-sociaux.Ce programme s’adresse prioritairement aux personnes démunies et nécessitant une prise en charge de leurs problèmes de santé.Par la suite, on intègre le plus rapidement possible l’individu au réseau de santé usuel.C'est ainsi qu’en juillet 1984, la Clinique Santé-Accueil commençait ses activités.En janvier 1985, le Ministère de la santé et du bien-être social (Canada) avisait leurs agents d’immigration de diriger tous les revendicateurs au statut de réfugié par Yves Robert entrant au Québec vers la Clinique Santé-Accueil surtout dans le but de satisfaire au règlement exigeant des examens médicaux avant l'obtention d'un permis de travail.Les consignes n’ayant pas changé et le nombre de L'approche auprès des rerevendicateurs ayant considérablement augmenté jusqu'à aujourd'hui et les ressources de la Clinique Santé-Accueil étant limitées, elle ne peutaccueillirplusde400 nouveaux revendicateurs par mois sans compromettre la qualité des services offerts.vendicateurs au statut de réfugié nécessite d'être attentif et respectueux des différences linguistiques, culturelles, religieuses et psychologiques des personnes.Ainsi certaines cultures voudront que les hommes ne soient examinés que par des hommes et les femmes par des femmes.Le personnel a dû apprendre les cultures et souvent les langues nouvelles.On n’a pas le choix quand la clientèle provient de 42 pays différents dans un même mois! La Clinique Santé-Accueil a une situation privilégiée à plusieurs égards.Elle doit maintenir des contacts et s’informer sur l’état de santé qui prévaut dans plusieurs pays du monde par des communications constantes avec des organismes internationaux en particulier l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Elle agit comme observatoire de vigilance de l'état de santé des revendicateurs et peut émettre au besoin des avis de santé publique.C'est ainsi qu’on constate que la majorité des revendicateurs récents (85%) sont en bonne santé contrairement à la situation observée à l'occasion de l'arrivée des «réfugiés de la mer».Cette situation, sujette à changements, nécessite la collection et l’analyse des données recueillies afin d'en suivre l'évolution.La Clinique Santé-Accueil est un bon exemple de la capacité d'adaptation des départements de santé communautaire à des besoins nouveaux et illustre concrètement comment il est possible d'avoir une approche intégrée préventive (contraception, immunisations) et curative (santé dentaire, obstétrique, pédiatrie, médecine interne).* Yves Robert est chef du Service de santé publique du DSC St-Luc.Déportement de Sonté Communautaire Hôpital Charles LeMoçne SANTECOM BASE DE RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES SPÉCIALISÉE EN SANTÉ COMMUNAUTAIRE DESCRIPTION VOLUME ET CROISSANCE ™!_.d!.r1-érenip®S b'*31'graphiques spécialisée en santé NOMBRE TOTAL DE NOTICES : 3000 MISE À JOUR : Mensuelle ACCROISSEMENT ANNUEL : 1 800 NOM DE CONTACT Mme Sylvie Desbiens (514) 465-7800 poste 22 communautaire.Elle recense les publications de différents organismes québécois et canadiens tels: DSC, CLSC, CRSSS, MSSS; des ouvrages de références; des rapports de conférence et des articles de périodiques (québécois, canadiens ou de la communauté francophone européenne) en matière de santé communautaire.DOMAINES: • Santé communautaire • Gérontologie • Femme • Nutrition • Santé dentaire • Santé au travail COUVERTURE • Santé mentale • Santé maternelle et infantile (SMI) • Maladie infectieuse • Santé des jeunes • Personne handicapée • Recherche • Statistiques (générales) • Administration • Environnement • Maintien à domicile • Rapport annuel • Droit • Bibliographie i.i — so : I)!' .DT : IA : I OC .IANV.P.2I-2J; 1.1 RI I I RI NCI S 19X4 I’: PÉRIODIQUE I RI FRANÇAIS C: DSCHCLM K l DSCIIl I M V2TI4 I AC I I 1RS 1)1 II KM INA N I S I I TAHAGISMI DANS LA RÉGION DI O! I 11! ( ROUI I All II S.MIC I II I 11 I I MON Ml l)l( \! DI CANADA: 19X4: VOL.111.NO, I.Al COURS D I NE I I I PI VISANT AI I Alil IR 1 A PRÉVALENCE DLS 1 ACTH i RS PL RISQUE MODIFIABLES DLS MALADIES ( A R DIO-\ A SCI LAI RIS ISO II MIQI IS.4X2X IIOMMIS DI: 15 À A4 ANS, CHOISIS Al HASARD DANS 7 VU 1 ES DI I A BAN LI! Il DI pli BIC ON I I II ÉVALUÉS.I E I.AB.AGISM! 1DENTIETI.AU DÉPISTAGE EST ÉTUDIÉ EN FONCTION DIT'AGF I I DI I \ SCOI \RI 11 II I AU AGISMI V CONS II ICI DI LOIN El I AC II UR DI RISQUI 11 PI IJS PRI VAI ENT ((D S', SON I DI S I I Ml I RS I I 19.:', 1)1 S I I Ml 1RS DI PI ES DI 20 CIGARI LI ES PAR LOI R 1 11.V A PI IIS DI SUJETS OUI N'ONT JAMAIS I I ME CME./.1 ES 15-19 ANS (P 0.0011.LA PROPORTION DT X 1 1 Ml 1RS AUGMENTE AVEC 1 E NIVEAU DT SCO TAHITI .I NT IN.(Jl II OIT SOII L'AGE.Il VA SIGNHTCA ITVEMl NI PI CS DE NON — TUMEURS (111 / I ES SU II ES I ES IT IS SCOI A R1SI S.SAN II COMMUN.Al T AIRI .TABAGISME; PRÉVA I I NCI OUI HI C 1ST INFORMATHÈQUE DIFFUSEUR EXCLUSIF DE SANTECOM; QUÉBEC, CANADA, EUROPE FRANCOPHONE m GIRARD, ROY et ASSOCIÉS inc.CONSULTATION : PLANIFICATION • SYSTÈMES • GESTION 21 0 ouest, rue St-Jacques, suite 201, Montréal, Qué.H2Y 1 L9 (514) 288-1 288 ‘fforjapr la Sant* Québec L.___A .J dies et la promotion de la santé.L’objectif principal de la boutique vise à amener les gens à améliorer leur état de santé, en modifiant leurs mauvaises habitudes de vie considérées comme des facteurs de risques pour certaines maladies, telles les cancers, l'obésité et les maladies cardio-vasculaires.La Boutique Santé 2000 connaît un achalandage important, variant selon les périodes, entre 400 et 800 personnes par semaine.Consultations individuelles, dépliants, programmes sur ordinateurs, vidéo-cassettes, causeries, aucun moyen ne rebute les responsables de la Boutique pourfaire passer l'information-santé.De plus, des activités spéciales alimentent des thèmes d’actualité, tel le mois de la santé dentaire, le mois de la nutrition, etc.Tous les organismes de santé à but non lucratif de la région sont invités à venir promouvoir la santé et par le fait même, faire connaître les services qu’ils dispensent dans leurs secteurs respectifs.À titre d’exemple, mentionnons quelques organismes participants à ce genre d’activité : la Société canadienne de ia Croix Rouge, la Société canadiennedu cancer, les centres hospitaliers de la région, lesC.L.S.C., l’Ambulance St-Jean, Kino-Québec-Estrie, l'Association pour la santé mentale, Secours amitié, le Centre de Suite page 17 I ht Boutique Santé 2000.on trouve des services uniques, utiles et gratuits.Sans publicité trompeuse.Pour le consulter, adressez-vous au département de santé communautaire ou au C.L.S.C.de votre région.Les organismes intéressés peuvent en obtenir un exemplaire en écrivant au: Service à la clientèle Ministère de la Santé et des Services sociaux 1088, Raymond Casgrain Québec (Québec) G1S 2E4 Supplément au Devoir du 18 mars 1987 et à Artère d’avril 1987 Nouveau modèle d’intervention La Boutique Santé 2000 La Boutique Santé 2000, situéeen plein coeurdu Carrefour de l'Estrie, un centre par Louise-Marie Loranger commercial d’environ 180 magasins offre un service d’information-santé.C’est un service unique en son genre, administré par le Département de santé communautaire du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke depuis avril 1983.Cette boutique diffère de celles qu’on fréquente habituellement, puisque les emplettes s’y font rares, mais les services de santé y sont nombreux pourqui veut bien en profiter.Promouvoir la santé À la Boutique, on revalorise le concept de la santé, on rend accessible de l’information de haute qualité, on propose des activités touchant la prévention des mala- PLUS DE 700 TITRES Supplément au Devoir du 18 mars 1987 et à Artère d'avril 1987 MÈÊM —I Faire face aux maladies transmises sexuellement (M.T.S.) par Michel Bissonnette et Deborah Boney un lourd fardeau au système de santé.De plus, nous devons constater malheureu-sementquecesont les jeunes, les 15-29 ans, qui constituent la majorité des cas de MTS et l'on remarque également, chez eux, une grande augmentation des taux de salpingite aigue, de grossesse ectopique et de stérilité involontaire.Prévention = condom Cela motive le réseau de santé communautaire à met- tre en branle une vaste campagne de prévention des MTS, dès le mois d'avril.Cette campagne portera sur la promotion d'une mesure reconnue et efficace de prévention primaire : le condom.La perspective de cette campagne est fort simple; la santé publique est attaquée, nous connaissons présentement le moyen d’enrayer la propagation de la maladie (le condom) et nous entendons faire ia promotion de ce moyen.Depuis 1983, deux cam- pagnes ont été menées par les DSC dans le dossier des MTS, sous le thème «Êtes-vous actif sexuellement».La première s'est surtout limitée à la région métropolitaine, alors que la seconde a touchée un grand nombre de régions.Celledecetteannée, les départements de santé communautaire la souhaitent provinciale et sollicitent l’appui de tous ceux et celles qui sont préoccupés par ce problème de santé.Alors que les campagnes précédentes avaient pour objectifs de faire connaître le problème des MTS et d’orienter la population, surtout les 15-24 ans, vers les ressources et les services de santé pourfins d'information, de dépistage et de traitement, la campagne de 1987 visera donc la promotion d'un moyen de prévention.Tous les détails seront dévoilés à la fin du mois de mars et au début du mois d'avril par le réseau de santé communautaire.L’augmentation des maladies transmissibles sexuellement (MTS) est actuellement considérée comme un des problèmes importants de santé publique au Québec, au Canada, comme à l’étranger.Lorsque l’on parledes MTS, en ce moment, un mot revient surtoutes les lèvres :leSIDA.Or, c’est loin d’être la seule de ces maladies qui nous préoccupe.Les dernières statistiques, de février 1987, démontrent un total de 274 cas de SIDA au Québec depuis 1980, et ce nombre double à chaque 10 mois.Par ailleurs, on note aussi quelques 6 400 cas de gonorrhée rapportés en 1985 et, chose troublante, ce nombre ne constituerait que 15% des cas existants.La chlamydia, une MTS présentement non déclarable, semble être de deux à trois fois plus importante que la gonorrhée.Devant une telle situation, il est important d’entrepren-dredes interventions de prévention primaire chez les populations présentant un facteur de risque pour ces maladies.En effet, les coûts sociaux et économiques des MTS et leurs complications infligent Suite de la page 16 santé des femmes, la Société d’arthrite, la Société d’Alzheimer, le PRIPP, la Fondation canadienne pour la colite-iélite, l’Association des non-fumeurs, etc.A la Boutique Santé 2000, on trouve la Clinique du voyageur international.Elle offre un service de consultation médicale et de vaccination à ceux qui partent vers des pays tropicaux.Vous êtes hypertendu?Les médecins de la région réfèrent leurs patients souffrant d’hypertension artérielle à la Boutique pour les aider à établir un suivi adéquat.Par ailleurs, la Boutique offre aussi un service de dépistage de cette maladie très répandue."Louise-Marie Loranger est responsable de la Boutique Santé 2000 SYSTÈMES DE TRAITEMENT DELA PENSÉE Les systèmes de dictée pour vous rendre plus productif.» Systèmes de téléphones électroniques avancés vendu au Québec par: CP Comdic 4631, Papineau Montréal (Québec) H2H1V4 (514)527-2471 Venez nous rencontrer au Salon Santé ’87 au kiosque 931-1030, le 29 et 30 avril m Supplément au Devoir du 18 mars 1987 et à Artère d’avril 1987 sr Wm Connaissance et surveillance de l’état de santé de la population Dans tes médias, on aborde souvent les questions de santé par le biais d’événements spectaculaires : les trans-plantationscoeur-poumon, la fécondation in vitro, les greffes, les nouvelles technologies médicales.Ces événements sont rapportés le plus souvent avec un certain éclat.Les cordes sensibles sont moins touchées par la santé communautaire où des gens travaillent à examiner l’état de santé de la population dans son ensemble.Leur objectif : fournir aux décideurs, gouvernementaux particulièrement, mais aussi à ceux des établissements où ils sont attachés, des portraits, des analyses, des problématiques qui scrutent l’état de santé de la population dans une perspective d'améliorer la santé, de prévenir par Janine Dalaire les problèmes de santé et de promouvoirlasanté.Ces gens sont des professionnels de la santé publique et communautaire qui travaillent en équipes pluri-disciplinaires : sociologues, nutritionnistes, épidémiologistes, infirmières, spécialistes en santé communautaire, médecins, agents de recherche, etc.Ils traitent des données démographiques (naissances, décès.), des données des Régies de l’as-surance-maladie et de l’assurance automobile, des données fournies par le Bureau de la statistique du Québec et de Statistique Canada, les résultats de recensement.Ils puisent donc à plusieurs banques de données, dégagent les taux de mortalité et de morbidité, tracent le portrait de santé de la population.Mais le constat de situation ne suffit pas.Pour intervenir en prévention de maladies ou de problèmes de santé, il faut connaître les causes et les facteurs qui entraînent des problèmes de santé.C’est ainsi qu’on a pu enrayer les maladies contagieuses par la vaccination obligatoire.Or, l’étude, particulièrement des facteurs de risque n’est pas nécessairement reliée à l’analyse des données sur la consommation de services de santé (consultations médicales, soins hospitaliers.).Il faut donc, en santé communautaire, mener des recherches originales pourcer-ner le bilan de santé d’une population, au delà de la consommation des services à laquelle elle s’adonne.Par exemple, dans une population donnée, comment se présentent les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires?Qui est soumis àtous les facteurs (tabagisme, hypertension, stress et sédentarité?Qui est au prise avec un ou deux facteurs?Pour intervenir en terme de Santé Québec : le bilan de santé des Québécois Pour la première fois au Québec, une recherche s’est fixée comme objectif de tracer le bilan de santé de la population du Québec.Et cette fois, la santé, c’est la santé physique et mentale.Déjà près de 2 000 ménages ont été sollicités pour participer à cette recherche.Près de 12 000 autres le seront avant la fin de l’année 1987.Le bilan de santé permettra aux responsables de la santé, tant du ministère de la Santé que des Départements de santé communautaire d’élaborer politiques, programmes et services de santé en fonction des besoins réels de la population.Ce vaste échantillonnage assure des résultats d’enquête valides pour l’ensemble du Québec bien sûr, mais aussi pour chacun des 32 DSC.Les problèmes de santé varient d’une région à l’autre, ne serait-ce qu’à cause de l’environne- par Janine Dalaire ment.S’il faut établir des priorités à l’échelle du Québec, il faut aussi respecter les particularités régionales et possiblement locales dans l’organisation des services de santé.Santé Québec est menée conjointement par les DSC et le ministère de la Santé.C’est la firme SORECOM qui a la responsabilité de mener les entrevues.Un représentant par ménage échantillonné se soumet à une entrevue au nom du ménage, après quoi chaque membre du ménage âgé de plus de 14 ans répond individuellement à un questionnaire sur ses habitudes de vie.Les premiers résultats seront disponibles à l’été 1988.Aline Emond, directeure de Santé Quéoec soutient qu’il faudra répéter cette enquête à tous les cinq à sept ans pour suivre l’évolution de la santé des Québécois Autrement comment évaluer si les choix des politiques et des services ont atteint leurs objectifs et comment serait-il possible de s’ajuster aux problèmes nouveaux qui assaillent la santé des gens?prévention de maladies cardio-vasculaires, il faut connaître les population cibles affectées par chacun des facteurs de risques.De plus, quelleest l’importance des journées perdues pour raisons de maladies (mauvaise digestion, migraine, mal de dos, état dépressif.), sans qu’il y ait de recoursà un médecin?Quels médicaments sont pris sans prescription, à quelle fréquence, dans quelles circonstances?Ce ne sont là que quelques exemples des aspects de la santé qui retiennent l’attention des spécialistes de la santé communautaire.À l’ère de la planification, de la formulation de politiques, d’objectifs, de programmes et de mesures, la connaissance des situations réelles estfondamentale.C’est un des premiers mandats des DSC tant pour eux-mêmes que pour les autres intervenants du réseau de la santé.C’est moins flamboyant que de réanimer une personne venant de subir un infarctus.Même si l’expertise en santé communautaire se développe au Québec, les interventions pourfairediminuerles maladies cardio-vasculaires, les traumatismes dus aux accidents de la route ou la carie dentaire ne feront probablement jamais la manchette.Sauf, et l’exception confirme la règle, la campagne qui s’amorce en faveur du condom pour prévenir le SIDA.Mais le débat ne porte pas sur la santé.La Division de la santé communautaire de l'Association des hôpitaux du Québec, regroupant les 32 CH-DSC, présente Le 19 mars 1987 Hôtel Loews Le Concorde Québec colloque et la 4ntde sante % \f*>m- AHQ JIL nr Inscription sur place : Frais 135 S Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec B, ar ses recherches, l’Institut contribue à identifier et éliminer les dangers pour la santé et la sécurité des travailleurs Si vous désirez être informé des recherches menées ou financées par l’Institut, abonnez-vous gratuitement au bulletin d’information L’IRSST en vous adressant à: Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec Direction des communications 505, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3C2 tél.:(514)288-1551 poste 205 Supplément au Devoir du 18 mars 1987 et à Artère d’avril 1987 ' .IHBBbÉ La santé communautaire en terre Inuit par Dr Gilles Julien*, DSC du CHUL Le Nouveau-Québec Inuit (Région 10-A) comprend près de 6000 personnes vivant sur un territoire immense et réparties sur 13 villages.Les Inuits sont des Québécois à part entière, avec une culture et des traditions propres, mais qui vivent depuis quelques années le choc de la vie facile apportée, par notre civilisation.Dans les derniers 10 ans, l’accessibilité aux services de santé s’est améliorée de façon très rapide.Deux hôpitaux -CSS offrent maintenant des services de santé de qualité.Les dispensaires de chaque village avec un personnel infirmier hors pair fournissent aussi les soins de santé de base et une médecine de première ligne satisfaisante.L’état de santé résumé par la mortalité et la morbidité générale s’est améliorée gran-dementquoiquedefaçon non comparable à la population du Sud du Québec.La fréquentation des dispensaires et des hôpitaux y est aussi très élevée.Au plan de la santé préventive, il y a aussi des améliorations notables.Les taux de vaccination sont très élevés et atteignent presque 100% de la population.Les grandes endémies telle la tuberculose sont relativement souscontrôle (environ 10cas nouveaux par année).Les différentes maladies sont prises en charge par des techniques modernes et les trai- tements offerts sont maintenant d'excellente qualité.Le contrôle des maladies infectieuses y compris les maladies plus rares telles la trichinose, le botulisme, la rage, se fait de façon rapide et efficace et habituellement à l'aide de programmes spécifiques.À titre d’exemple, l’otite moyenne chronique qui a une prévalence élevée et qui est responsable de nombreux problèmes de surdité chez les jeunes (environ 20% chez la population scolaire), fait l’objet d’un programme d’envergure : depuis deux ans, un dépistage agressif a permis d’identifier les jeunes souffrant de surdité débilitante et un traitement efficace leur a été offert; des études sont entreprises pour améliorer la connaissance de «l’otite des Inuit» et son traitement; enfin deux recherches majeures sont en cours pour tenter d'identifier les causes de cette maladie qui atteint plus de 50% des jeunes Inuitd'aujourd’hui qui n’existait pas il y a 30 ans! La santé communautaire «organisée» en est elle à ses premiers balbutiements au Nord.Le système de santé du Nouveau-Québec est semblable à celui du Sud depuis la convention de la Baie James en 1978 : pasdeCLSC mais un DSC (CHUL-Qué-bec) vaguement responsable de la santé communautaire surce territoire (sans contrat) et un CRSSS en pleine structuration.Il y a bien un point fort cependant : les Inuit vivent en milieu clos par petits villages isolés (seul l’avion y donne accès).La mentalité y est de type communautaire de façon traditionnelle, avec ses leaders et ses regroupements : la santé, comme la justice, comme la politi- que, comme les loisirs concerne tout le monde, ce qui n’est pas sans rappeler nos anciennes mentalités de village.Cependant cette force communautaire a longtemps été en marge du système de santé que nous y avons exporté et en voulant trop bien soigner, nousavons parfois négligé la communauté elle-même.Les Inuits ne participent plus ou pas encore à la gestion de leur santé et du système de santé : ils le subissent.Récemment, une volonté s’est exprimée pour reprendre contrôle de la santé à travers divers événements significatifs : les femmes inuit de la Baie d’Hudson ont manifesté leur désir de reprendre en main la périnatalité (lire lesévénementsglobaux qui entourent la naissance).De nombreuses personnes inuit ont participé à l’élabo- ration et à la mise en place du programme de contrôle de l'otite et de l'audition.Les enseignants des écoles inuit se sentent concernés par la santé et demandent de collaborer à la surveillance et au dépistage des affections qui touchent la santé des enfants et au processus de réadaptation.Les demandes d’information et deformation en santé sont nombreuses parmi la population.Le processus de santé communautaire qui implique les notions d’autonomie, de participation, d’échanges, de formation est en marche au Nouveau-Québec."Dr Gilles Julien est médecin-conseil au protêt Nord, au DSC du CHUL.-N CONSEIL ET GESTION D’ORGANISATIONS MEMBRE DU GROUPE CGI Un groupe de plus de 20 professionnels, tous associés Un groupe d'administrateurs ayant tous des expériences concrètes dans la gestion d'établissements et d'organismes Une équipe multidisciplinaire spécialisée en: gestion intérimaire ADMINISTRATION GESTION DE PROJETS D’IMMOBILISATIONS SYSTEMES D’INFORMATION Une présence dans le secteur de: la santé et les services sociaux L'ÉDUCATION Plus qu'une entreprise de consultation: UN PARTENAIRE ______________________________________________________________________________________J smÉcm Société de recherche en sciences du comportement 1- Études d’opinions, d’attitudes et de comportements 2- Analyses de besoins des clientèles 3- Monographies socio-économiques 4- Études de motivation 5- Analyses typologiques 6- Études d'images Une maison au service des administrateurs et des gestionnaires depuis 1969, Sorécom Inc.s’est entre autre signalée dans les types de recherches suivants : Sorecom Inc.donne la gamme 7- Études de marché 8- Études organisationnelles complète des services reliés à la recherche et à la consultation.500 Ouest, rue Sherbrooke, Bureau 200, Montréal, Québec H3A 3C6 / (514) 281-1901 112 Dalhousie, Bureau 003, Québec, Québec G1K 4C1 / (418) 692-1687 Supplément au Devoir du 18 mars 1987 et à Artère d’avril 1987 L’infirmière dans un monde en évolution e concept de la santé a beaucoup évolue depuis quelques décennies.Aujourd’hui, il ne suffit plus de prévenir et de guérir la maladie, il faut assurer la promotion et le maintien de la santé.Et prolonger l’espérance de vie n'a de sens que si l'on se soucie de conserver la qualité de vie, c’est d'exercer ses activités habituelles.Préoccupée par une conception environnementale de la santé, l'infirmière d'aujourd’hui est particulièrement sensible aux conditions inadéquates de l’environnement, aux inégalités socio-économiques qui influencent les façons de naître, de vivre et de vieillir, ainsi qu'aux croyances relatives à la santé.Ainsi, qu'il s'agisse de violence à l'intérieurde la famille, de stress exagéré au travail, de drogue ou de maladies transmises sexuellement, l’infirmière, reconnaissant le lien direct entre les composantes de l’environnement et la qualité de vie des individus, se penche fréquemment sur ces problèmes sociaux.T rès souvent, c'est à elle qu’incombe la responsabilité de dépister les conditions de vie insalubres et, dans certains cas, de les prévenir, et même d’y apporter des éléments correctifs.Que ce soit à domicile, à l’école, à l’usine ou dans tout établissement de santé, l’infirmière travaille essentiellement à la promotion, au maintien età la restauration de la santé des individus, des familles et de la communauté.Selon les situations, même si l’un ou l’autre de ces aspects prédomine, c'est l'interaction de tous ces éléments qui justifie et guide ses interventions.Mais comment justement intervient-elle?Un service professionnel En tant que professionnelle de la santé, l’infirmière offre un service personnalisé, un service qui respecte l'ontologie de la personne comme étant un être unique, indivisible et libre de faire des choix.Ce faisant, elle tient compte de ses composantes biologiques, psychologiques, sociales et culturelles.Elle possède des connais- L’infirmière réconforte et se préoccupe du bien-être des personnes, avec art, patience, douceur et dévouement.sances et des compétences qui relèvent du domaine des sciences infirmières et des sciences connexes telles que la biologie, la à-dire la capacité pour l'individu psychologie, la sociologie.Concrètement, qu'est-ce que cela signifie?Dans son milieu de travail, l'infirmière ne se limite pas uniquement à des activités de soins pour soulager la douleur et assurer le bien-être et le confort, elle fournit aussi aux différentes clientèles l'information, l'enseignement ou les conseils qui leur permettent de répondre à leurs besoins et même de participer à leur traitement.Dans la plupart des cas, d'autres personnes participentaux soins fournis.Ce qui amène du reste l'infirmière à coordonner les activités de l equipe de soins, à contrôler l’ensemble des soins infirmiers dispensés ainsi qu’à prévoir leurs conséquences sur la condition de santé des individus.Tout particulièrement, l'infirmière adapte son service aux besoins des bénéficiaires et ce, tout au long de leur vie.Plus proche de la clientèle que tout autre intervenant ou professionnel de la santé, l’infirmière agit en collégialité.Elle travaille quotidiennement avec d’autres personnes et au sein de plusieurs groupes, notamment la famille, l'équipe de soins multidisciplinaire, l'équipe d'infirmières et les associations communautaires.Quoiquecontrediteen certaines occasions, les autres professionnels de la santé lui reconnaissent ce rôle et la voient de plus en plus une intervenante de première ligne.Nombreux champs d’action Le vaste éventail des préoccupations qui pointent dans les nombreux champs d'action de l’infirmière a mis en relief un besoin de se regrouper.Pas surprenant que plus de vingt associations ou regroupements d'infirmières aient vu le jour au cours des dernières années.Tous ces groupes travaillent au maintien et au développement des connaissances de leurs membres.Une pléiade de domaines sont couverts : neurologie et neurochirurgie, réadaptation, néphrologie, urgence, santé du travail, stomothérapie, gérontologie, psychiatrie, salle d’opération, santé communautaire, approche holistique des soins, santé respiratoire, prévention des infections, toxicomanie, cardiovasculaire, oncologie, santé des jeunes, évaluation des soins, études supérieures, enseignantes au collégial.Par contre, la clinique, la gestion, l'enseignement et la recherche constituent les grands axes du nursing.La clinique Selon les dernières statistiques de l’Ordre des infirmières et infir-miersduQuébec,oncompte38 992 infirmières dans les hôpitaux pour 3 866 dans les centres d’accueil, soit environ 85% des membres de la corporation Pourelles, l'objectif principal est d’aider le bénéficiaire dans sa propre prise en charge pour recouvrer la santé et tendre vers un état de bien-être optimal.En milieu institutionnel, l’infirmière travaille sous le signe de la continuité, de la constance et de l'assiduité.Surdes périodes variant de 8 à 12 heures consécutives, elle assure le maintien des services 24 heures sur 24, sept jours par semaine.Chaque décision prise et chaque geste posé se fondent non seulement sur sa dextérité, mais aussi sur sa capacité d’observation, d’analyse et de synthèse.Inspirée par une conception de soins individuelle adaptée à l'individu unique qui se trouve devant elle, elle encadre ses interventions dans une démarche de soins ap- ressources, ne doivent-elles par relever un immense défi pour distribuer les services de santé que requièrent les populations?La gestion Bien que la clinique représente la partie la plus visible du travail de l’infirmière, depuis plusieurs décennies, tant dans les centres hospitaliers que dans les centres d’accueil, les soins infirmiers sont dirigés par des infirmières.L'infirmière gestionnaire assure de par sa formation et sa compétence, un leadership important dans les soins infirmiers, suscitant la participation des infirmières aux décisions relatives à l'organisation de leur travail.Tout en faisant du confort et du bien-être du bénéficiaire son ultime objectif, l'infirmière gestionnaire allie à sa compétence clinique une capacité de gérer des ressources humaines, matérielles et financières Du début à la fin de la vie, l’infirmière prône la santé dans tous les milieu.propriée à chaque personne.Notons que depuis quelques années, des infirmières cliniciennes spécialisées ayant achevé un deuxième cycle universitaire, oeuvrent directement auprès de la clientèle dans certains milieux cliniques et communautaires.Par ailleurs, les tendances actuelles à favoriser le maintien des bénéficiaires dans leur milieu de vie et à désinstitutionnaliser ont pour effet d'ouvrir de plus en plus aux infirmières qui oeuvrent en santé communautaire le domaine des soins curatifs ainsi que celui des services de réadaptation et de la réinsertion sociale.En plus, l'infirmière s'ingénie à poursuivre des activités de promotion de la santé et de prévention qu'elle met de l'avant par des rencontres individuelles, de l’animation de groupe, des services téléphoniques dispensant conseils et orientation, des cours, des visites à domicile, etc.Étant très souvent le premier contact de l’usager avec le système de santé, l’infirmière des C.L.S.C.analyse ses besoins de santé et son contexte de vie, lui fournit les soins requis dans l’immédiat et l'informe des services disponibles.De plus, elle dirige le bénéficiaire vers d'autres professionnels de la santé (médecin, psychologue, travailleur social et diététiste) ou vers d'autres services (juridiques, communautaires).Elle travaille avec des clientèles multiples, aux prises avec des problèmes de santé autant aigus quechroniquesde mêmequ'avec des clientèles très vulnérables (enfants mal aimés, femmes violentées).Pourelle priment l'information, la formation et le soutien des individus et de leur famille.Et que dire des infirmières qui travaillent dans les régions éloignées?T rès souvent loin de toutes dans un climat favorable aux exigences de l’heure et ouvert aux perspectives de l'avenir.Selon la structure organisationnelle des établissements de santé, l’infirmière occupe également des postes de chef d’équipe, d'infirmière-chef, de chef d'unité de soins ou de coordonnatrice.L'enseignement Plusieurs infirmières assurent la formation des étudiantes en soins infirmiers dans les institutions d'enseignement ou dans les établissements de santé à l’intérieur du cadre de la formation en cours d'emploi.L'infirmière qui enseigne favorise l'acquisition de connaissances scientifiques, le développement d'habiletés motrices, l’exploitation du jugement de l’étudiante, et soutient les valeurs préconisées en soins infirmiers.La recherche La recherche se doit d'ètre au service de la pratique.Dans ce domaine crucial, le défi consiste à améliorer la qualité des services dispensés pour le bien-être des citoyens par le biais du développement des connaissances en soins infirmiers.Les secousses de l’heure Évoluant dans un environnement économiquedifficile, directement et plus durement touchée par les coupures de postes, l’infirmière doit démontrer une polyvalence dans un monde d’expertise de plus en plus pointue.D’une part, l’infirmière voit son service menacé et d’autre part, ce service est de plus en plus exigeant en termes de compétence et de responsabilité.Que dire aussi du climat de plus en plus déshumanisé des établissements régis en fonction de la rentabilité?Que dire encore de la promotion de ces types de gestion très difficilement conciliables avec l’esprit d’une continuité de soins pourtant essentielle?Tout cela, bien sûr, a causé une brisure dans le sentiment d’appartenance des infirmières, brisure renforcée par un accroissement des postes à temps partiel, l'ajout des équipes volantes, le non-remplacement des absences, etc.Une planification inappropriée, la division du travail et la lourdeur de la tâche amènent les infirmières à travailler à la chaîne et à un rythme effréné, ce qui affecte, de façon significative, la qualité souhaitée du service.Ces facteurs portent atteinte à ia liberté de l’infirmière qui se sent brimée dans sa pensée et dans ses gestes; ces éléments ne sont pas étrangers à l'absentéisme, à la démobilisation et à la désertion de la profession.À cela s'ajoutent également le spectre d’un taux de chômage en croissance, surtout chez les jeunes qui redoutent d’avoir à affronter le monde du travail avec une formation initiale fragile, un sentiment de découragement en regard du climat de travail ainsi qu'une tâche de plus en plus lourde et souvent dévalorisée.Une formation de plus en plus exigeante Comme pour toute profession au service de ia population, il y a continuellement lieu de s’interroger sur l'adéquation entre les besoins, les services à offrir et la formation nécessaire pour y répondre.Par ailleurs, compte tenu de l’évolution constante des besoins de santé de la population et des modes de distribution des services, les objectifs de la formation professionnelle en soins infirmiers sont de plus en plus exigeants.À cette évolution des besoins de santé et à la mutation du système de distribution des services de santé et des services sociaux se greffent d’autres aspects qui entraînent des modifications en profondeur du rôle et des responsabilités des infirmières : les modifications de son environnement ainsi que l’utilisation progressive de l’informatique et de nouvelles technologies.Les programmes de formation professionnelle devront aussi être adaptés à ces changements.D’ailleurs, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec s’est déjà prononcé à l’effet que la formation initiale de baccalauréat en sciences infirmières devienne la condition minimale à l’admission à l’exercice de la profession d’infirmière.Une telle position découle d’une appréhension des changements constants et évolutifs de la notion de santé, de la nature et de l’ampleur des besoins de santé, du type de services à rendre et des exigences d’une formation adéquate.L’O././.Q.est la corporation professionnelle des infirmières et infirmiers du Québec.Elle regroupe plus de 56 000 membres.Ordre des infirmières ¦1*^ et infirmiers du Québec 20
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.