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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1987-05-27, Collections de BAnQ.

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IStTL BRTXF ULE.trudel.MOXETTE & IAP0N1Â1XH COURTIERS D'ASSURANCES 10000.rue Lajeunesse, Montréal, (Québec) H3L 2E1 (514)384-7950 Vol.LXXVIII — No 121 ?Quelques averses ou orages.Max.: 25.Détail page 19 Montréal, mercredi 27 mai 1987 extérieur de Montreal métropolitain î>0 cents Cote Nord Gaspesie Toronto Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Mitterrand rassure le Québec sur l’amitié fidèle de la France Il rappelle la rela tion directe, privilégiée et irréversible.BERNARD DESCÔTEAUX QUÉBEC — La France attacheé une importance et une signification toute particulière à sa relation directe et privilégiée avec le Québec qui peut avoir confiance.Cette relation est irréversible, a assuré hier solennellement le président François Mitterrand.Ne voulant pas que les Québécois prennent ombrage de la normalisation des rapports entre la France et le Canada, le président de la République française a tenu à faire ainsi une mise au point qui lèverait toutes les ambiguités.À deux reprises hier soir, dans un discours prononcé à l’Assemblée nationale, il a ainsi voulu rassurer.« Le seul fait que le président de la France soit là devant les principales personnalités et les élus du Québec marque bien que la nouvelle rencontre entre le Québec et la France est désormais irréversible.Cette volonté de rassurer, le président français la tenait de certaines inquiétudes exprimées devant l’importance que prenait le volet canadien dans ce premier voyage d’un président français au Canada depuis le célèbre « Vive le Québec libre » du général de Gaulle en 1967.Ce voyage qui pour les deux tiers s’effectue au Canada a pour but premier de normaliser les relations franco-cana- AU SOMMAIRE GUERRE ENTRE ASSUREURS Les assureurs-vie du Québec rompent avec ceux du reste du Canada après plusieurs années de disputes.Page 5 FORTIER S’OPPOSE À OTTAWA Le ministre Fortier ne veut pas que le fédéral s’implante dans le champ des valeurs mobilières, de compétence provinciale.Page 7 L’ANGLETERRE MINIATURISÉE L’ile de Wight où l’on se rend en aéroglisseur ou en catamaran depuis Portsmouth ou Southampton, recèle un patrimoine historique et culturel qui incarne une Angleterre miniaturisée, avec ses châteaux, ses manoirs et ses musées.Marie Laurier en revient et elle livre ses impressions.Page 13 sfle*lcieU* îr A VENIR n 'est à per-SJ È sonne », a-t-on dit.'' Quelle folie alors de le préparer, avec l'ambition de mettre le grappin dessus ! m Quand Beethoven a écrit ses oeuvres les plus « tonnantes », il était sourd.Il aurait dû penser que ses auditeurs ne l'étaient pas.m Le baiser le plus long : embrasser une carrière.m On appelle gazon cultivé de l'herbe déplômée en botanique.— ALBERT BRIE diennes.L’inquiétude pouvait être d’autant plus grande chez certains que lundi à Ottawa, M.Mitterand n’a pas une seule fois prononcé le mot Québec et qu’il a à peine évoqué la présence francophone au Canada.Cette préoccupation de rétablir un certain équilibre, le président Mitterrand l’avait dès hier matin alors qu’il commençait à Gaspé son séjour en terre québécoise.« Je prononce ce mot Québec avec amour, je le prononce avec respect, je le prononce avec espoir », a-t-il dit devant une foule de près de 1,000 personnes venus le saluer alors qu’il entreprenait une petite tournée, fort tranquille, de la Gaspésie.Il n’y a guère de mots dans l’histoire de la langue française qui aient autant apporté au sentiment qu’ont les Français d’être indispensables à la vie du monde, a-t-il ajouté.Les Québécois sont la meilleure preuve de ce que nous valons et de ce que nous pouvons, a-t-il dit, soulignant sa confiance de voir les Québécois continuer pendant encore les quatre autres siècles à « être les témoins, les acteurs, les porteurs » de notre civilisation commune en Amérique du Nord.À l’Assemblée nationale, M, Mitterrand devait reprendre ce thème en insistant sur les questions de langue et de francophonie.Il a souligné Voir page 10 : Mitterrand Ottawa craint d’offusquer le reste du pays MICHEL VASTEL OTTAWA — Les éléments radicaux du Canada anglais ont tellement durci le ton depuis l’accord du lac Meech que le gouvernement fédéral remet l’annonce de plusieurs projets importants, y compris la nouvelle loi sur les iangues officielles qui ne sera plus déposée avant l’automne.LE DEVOIR a pris connaissance d’un mémorandum du vice-premier ministre, Don Ma-zankowski, aux partis de l’opposition dans lequel il dresse la üste de ses priorités.La ‘Govern ment pre-recess shopping list’ comprend une douzaine de projets de loi, dont cinq sur les ré fugiés, l’accès de l’assurance chômage aux pré retraités, la ré forme des institutions financières et les transports devront être adoptés avant l’ajournement.M.Mazankowski annonce en outre son intention de faire sanction ner, avant le 24 juillet, la résolu tion constitutionnelle, trois projets de loi qui restent encore à être déposés et la motion sur le rétablissement de la peine capi taie.Un haut fonctionnaire associé Voir,page 10 : Ottawa Méfions-nous, dit Lévesque Le premier ministre Robert Bourassa a accompagné le président Mitterrand pour une promenade sur le quai de Percé.Le Parc du Mont-Royal sera plus accessible et plus grand MICHEL C.AUGER La Ville de Montréal et plusieurs partenaires devraient annoncer au cours des prochaines semaines un vaste plan de mise en valeur et d’agrandissement du Parc du Mont-Royal.L’essentiel de ce projet — mis de l’avant par l’association Les Amis de la montagne — vise à rendre accessibles au public des espaces verts appartenant actuellement à des propriétaires privés, affirme le président de l’Organisme, M.Peter How-lett.Le terrain le plus important de cet agrandissement du Parc du Mont-Royal appartient présentement à l’Université de Montréal.Il s’agit d’un site boisé de forme irrégulière de 25 à 30 acres autour du centre sportif de l’Université près de la future station de métro Vincent d’Indy.Ce site avait fait l’objet d’une controverse au cours de la campagne électorale de novembre dernier Jean Doré alors qu’un promoteur privé proposait d’utiliser une partie du terrain l’Université pour en faire un centre de ski.«’Il s’agit, et de loin, du terrain boisé le plus intéressant sur la montagne», affirme M.Howlett.A l’Université de Montréal, on affirme avoir été contacté par les Amis de la montagne et être disposé à discuter de la mise en valeur de la montagne avec les divers intervenants.« L’Université se prêterait à toute étude de faisabilité au sujet de ce parc », affirme le directeur des communications Louis-Martin Tard qui indique toutefois qu’on en est qu’au stade préliminaire.Selon M.Howlett, le projet de mise en valeur et d’agrandissement du Parc du Mont-Royal se ferait sur une base essentiellement volontaire et serait mené essentiellement par les villes de Montréal, Outremont et Westmount.L’Université de Montréal et les divers cimetières qui occupent une partie de la montagne ont également été contactés.Les municipalités seraient surtout mises à contribution pour améliorer l’accès à la montagne.Ainsi, selon M.Howlett, il faut trouver un moyen de permettre aux piétons de franchir le Voir page 10 : Mont-Royal BERNARD DESCÛTEAUX PERCÉ — L’ancien premier ministre René Lévesque est devenu plus critique à l’égard de l’accord constitutionnel du lac Meech, estimant maintenant qu’il vaudrait mieux ne pas signer cet accord si le gouvernement Bourassa ne peut obtenir certaines précisions.Interrogé par un groupe de journalistes hier, peu avant qu’il n’aille déjeuner en compagnie du président Mitterrand et du premier ministre .Bourassa, M.Lévesque a indiqué que tel que rédigé l’accord du lac Meech lui apparaissait dangeureux.«On n’est pas pressé», a-t-il dit.Ce qui inquiète l’ancien premier ministre, ce sont les deux articles de l’accord qui ont soulevé le plus de critiques : le pouvoir de dépenser et la reconnaissance du Québec comme société distincte.Le consensus est d’ailleurs assez fort que le gouvernement Bourassa a commencé à ten ter de négocier avec les provinces et le gouvernement fédéral certaines précisions qui semblent difficiles à obtenir toutefois.L’ancien leader péquiste par ces propos se rallie en quelque sorte au mouvement d’opposition contre cet accord.Au tout début, il avait apporté son soutien enquelque sorte au premier ministre Bourassa.Rappelons qu’il avait alors affirmé que dans les circonstances cet accord n’était pas si mal et qu’il n’était certes pas le «monstre du lac Meech» comme le prétendait Pierre Marc Johnson, le chef du Parti québécois.Depuis, il s’était gardé toutefois de tout commentaire jusqu’à hier.«Plus ça se précise, plus les points sont mis sur les «i», d’une façon en anglais, d’une autre façon en fran- çais, plus je crois qu’il faut se méfier», a dit M.Lévesque.«Je crois honnêtement que si c’est pas clarifié convenablement, siirtout sur la question du pouvoir de dépenser (.), il me semble que ce serait pas mauvais d’attendre.On n’est pas Voir page 10 : Lévesque L’organiste est accusée de meurtre BERNARD MORRIER Deux accusations de meurtre sans préméditation ont été portées hier contre Wilhel-mina Tiemersma, une organiste de 37 ans, soupçonnée d’avoir provoqué tôt lundi malin l’incendie de l’église unita-rienne de Montréal dans lequel deux pompiers ont perdu la vie.L’accusée, vivant visiblement un choc émotif, est ap parue en vêtements peu soignés, les yeu* hagards et l’air penaud devant le juge Bruno Cyr, qui a mis moins d’une mi nute à disposer du dossier.Celle-ci reviendra devant le tribunal le 5 juin prochain pour la communication de la preuve, soit l’étape précédant Voir page 10 : L’organiste LE FESTIVAL DES AMÉRIQUES Meredith Monk, la star et ses tortues ROBERT LÉVESQUE L’Amérique post-moderne, celle de Meredith Monk, une des stars de l’audace multi média new yorkaise, a donné des allures déroutantes aux premières heures, hier soir, de la seconde édition du Festival de théâtre des Amériques.D’abord avec des ennuis techniques qui ont interrompu son spectacle, Turtle Dreams, puis avec un langage éminemment elliptique, à la fois minimal et complexe, Meredith Monk est arrivée difficilement à convaincre un auditoire pourtant acquis d’avance par la solidité de sa réputation de « figure dominante » de la performance.Turtle Dreams, un spectacle pour initiés dont toutes les places (à la salle D.B.Clarke de l’université Concordia) sont vendues jusqu'à la dernière vendredi, aurait pu ouvrir le festival de la nouvelle danse, comme «e-lui de la musique contemporaine, ou celui de la performance universelle, tant Meredith Monk (et c’est là une de ses grandes qualités) réussit à amalgamer tous les arts (la danse, le chant, le cinéma, le théâtre, la poésie, la musique) en une écriture globale qui pousse loin la tendance des années quatre-vingt qui veut que plus rien ne se classifie.Son spectacle, sur le mode d’un cabaret, c’est-à-dire fait de numéros enchaînés, est en fait Voir page 10 : Festival Torture et détournement d’argent Séoul remanie son gouvernement SÉOUL (AFP) — Le président sud-coréen Chun Doo-Hwan a remanié en profondeur son gouvernement hier et nommé un nouveau premier ministre, ce que les observateurs interprètent comme un effort pour désamorcer une crise politique exacerbée en particulier par une tentative de la police de dissimuler la mort sous la torture d’un étudiant.Le président a nommé M.Lee Han-Key (70 ans) premier ministre aussitôt après avoir reçu une lettre de démission de M.Lho Shin-Yong et du cabinet de 26 membres qu’il dirigeait.Avant de remettre sa lettre de démission, M.Lho a déclaré hier à la presse que le cabinet assumait « l’entière responsabilité politique et morale » pour le meurtre de l’étudiant, et pour un scandale financier mettant en cause une des principales sociétés de transports maritimes.Parmi les huit ministres limogés, figurent le vice-premier ministre et Voir page 10 : Séoul Les policiers sud-coréens forment un barrage pour empêcher les journalistes d’accéder à cinq policiers qui doivent être interrogés relativement à un cas de torture.Certificats de placement garanti Semaine du 25/05/87 Taux sujets à changement sans préavis.TBéssafl® spécial" OBLIGATIONS D’ÉPARGNE PAR TÉLÉPHONÉ Achetez-les maintenant Tél.: 878-8111 Mduemhfù 1253, avenue McGill College 6633, rue Sherbrooke Est 132, boulevard Labelle Montréal [»] 878-8181 Montréal R!j 253-1720 Rosemère 437-0710 Membre du Groupe La Laurentienne 10 ¦ Le Devoir, mercredi 27 mai 1987 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Lévesque pressé», a ajouté l’ancien premier ministre.«Car après tout, on n’a pas notre constitution et les pouvoirs qu’on a dans la constitution actuelle, il faut pas qu’on empiète dessus de l’extérieur», a-t-il poursuivi.Pour la définition de la notion de société distincte où l’accord est trop vague selon une majorité de critiques, M.Lévesque notera que «s’il s’agit de définir un peu les mots société distincte, je vois pas pourquoi on mentionnerait pas le fait que c’est une société française».4 Mitterrand que nuis étaient aussi bien placés que les Québécois pour potter le français nouveau qui se crée à la rencontre des langues et des cultures.L’attitude du président Mitterand à Ottawa lundi n’avait pas inquiété les autorités québécoises.Le premier ministre Robert Bourassa devait souligner l’arrivée de son invité en parlant d’un « évènement extraordinaire » et noter l’amitié jamais démentie de la France, quels qu’aient été ses dirigeants.C’était cependant une sorte d’appel du pied à M.Mitterrand pour qu’il ne démente pas cette amitié.Présent à cette première journée de la visite de M.Mitterrand, l’ancien premier ministre René Lévesque devait pour sa part souligner que le Québec ne doit pas prendre ombrage de la normalisation des relations entre la France et le Canada.« Un jour, il fallait bien que cela arrive », a-t-il dit à un groupe de journalistes.Rappelant que le Canada et la France sont des alliés militaires, l’ancien premier ministre a souli-gngé qu’après 20 ans, il n’y a rien d’exceptionnel à vouloir rétablir des « relations de bonne convenance ».Les liens spéciaux entre la France et le Québec demeureront car « hors de l’Europe, le prolongement de la civilisation française, c’est le Québec français ».L’ancien premier ministre devait aussi souligner que le président Mitterrand doit revenir au mois de septembre et qu’il fallait tenir compte de ce fait.M.Mitterrand devait signaler hier soir que de fait qu’il regrettait de passer si peu de temps au Québec et à Québec et qu’il s’agissait en quelque sorte d’un rendez-vous remis puisqu’il allait revenir.M.Lévesque était hier au premier rang, à côté du premier ministre Bourassa, pour accueillir le président français au Québec et lui faire visiter sa Gaspésie natale.Ils devaient déjeuner ensemble, en compagnie d’un autre Gaspésien, le ministre Gérard-D.Lévesque, dans un restaurant de Percé.Cette tournée de M.Mitterrand en Gaspésie s’est déroulée sur un mode on ne peut plus tranquille et calme.Nulle part de grandes foules.Sauf pour le discours de Gaspé.Et encore, il y avait beaucoup d’écoliers qui avaient eu congé.L’accueil officiel de M.Mitterrand en terre québécoise se faisait à Gaspé.Le lieutenant-gouverneur, Gilles Lamontagne, le premier ministre Bourassa, le ministre des Relations internationales, Gil Rémil-lard, et d’autres personnages officiels assuraient l’accueil fait dans la plus grande simplicité.Aucune fanfare, ni oriflammes.Seul le tapis rouge était là, et encore on dût le clouer au sol au dernier moment pour éviter que le vent ne le déplace.Le premier arrêt du président fut à la cathédrale de Gaspé.Une courte visite pour voir un tableau offert par la France en 1934 pour marquer le 400e anniversaire de la découverte du Canada, puis ce fut le dépôt d’une gerbe de fleurs à la Croix de Jacques Cartier et enfin la visite du musée de Gaspé.Notons que le bref discours improvisé de M.Mitterrand prévu de cinq minutes dura vingt bonnes minutes, le président s’étant laissé prendre par l’émotion de l’histoire qu’il revivait.A Percé, le président, accompagné du premier ministre et des deux Lévesque jeta d’abord un bref coup d’oeil au célèbre rocher et, sur le quai, prit le temps de serrer la main à quelques pêcheurs de homards invités à le rencontrer.Puis ce fut le déjeuner au restaurant Le Gargantua, sur les hauteurs de Percé.4 Mont-Royal boulevard Camilien-Houde et l’avenue du Parc, tout particulièrement le viaduc avenue des Pins-avenue du Parc, s’ils veulent avoir véritablement accès à la montagne.Selon le maire Jean Doré, qui a fait allusion au projet hier lors d’un discours devant la corporation des concessionnaires d’automobile de Montréal, il s’agit de « protéger et agrandir la montagne qui est aussi importante pour Montreal que Central Park ne l’est pour New York », a soutenu le maire, ajoutant que la montagne est un véritable « monument» pour la métropole.Selon M.Doré, les Amis de la montagne devraient proposer aux propriétaires de terrains entourant le Parc du Mont-Royal de signer un protocole d’entente pour travailler ensemble à la mise en valeur de la montagne.L’agrandissement ne serait pas nécessairement fait par expropriation, mais la Ville pourrait négocier des droits de passage avec divers propriétaires, affirme M.Doré.Il n’est pas question de déménager quiconque est déjà établi sur la montagne, affirme M.Doré, et il faudra sous peu trouver une solution pour l’antenne de la Société Radio-Canada et d’autres diffuseurs, puisqu’il n’existe aucun autre site que la montagne qui puisse être efficace à cette fin.Mais, répète le maire, il n’est évidemment pas question d’une tour de transmission dans le style de la tour du CN de Toronto, un projet cher à son prédécesseur Jean Drapeau.D’autre part, le maire affirme envisager la création d’une Fondation privée qui serait chargée de recueillir les dons du secteur privé pour la mise en valeur de la montagne.Cette fondation pourrait ressembler à celle qui a été créée à New York pour Central Park.Selon le maire d’Outremont, M.Jérôme Choquette, on pourrait assister d’ici quelques semaines à la signature d’un protocole d’entente entre sa ville, Westmount et Montréal établissant les principes qui doivent guider les actions des municipalités à l’égard de la montagne et qui pourrait éventuellement résulter en une autorité tripartite qui pourrait gérer un parc inter-municipal, même s’il veut tout d’abord voir les implications économiques d’une telle initiative.Une partie non-développée de la montagne appartient actuellement à la Ville d’Outremont (au nord de du cimetière juif et de l’école Vincent-d’Indy) et M.Choquette serait tout à fait disposé à la transformer en parc naturel.D’autre part, dans un discours à l’occasion de la semaine des Forêts, au début du mois, le conseiller Hubert Simard, président de la Commission d’aménagement de la Communauté urbaine de Montréal avait indiqué d’autres initiatives qu’entend prendre la Ville de Montréal pour protéger la montagne.Ainsi, Montréal veut demander au gouvernement du Québec de déclarer la montagne et son périmètre AUJOURD’HUI Un organisme sans but lucratif offre un emploi d'été d'animateur ou animatrice psveho-soeial(e) et technicien(ne) en loi sirs à une étudiante ou un étudiant, commençant le 1er juin, pour 13 semaines, au salaire minimum.Quelques exigences sont cependant requises.Projet « Roue libre » : 871-1097.¦ Conférence intitulée « Musique : Georg Friedrich Handel (1685-1759) », avec le Dr Mare-P.I.aynay, aujourd’hui à 13 h 30 au pavillon Lalemant du collège Jean-de-Bi ébeuf (5265.rue Decelles).342-1624.¦ Le Chez-nous des artistes présente un défilé de mode (hommes, femmes enfants).ce soir à 20 h au Buffet antique (6086, rue Sherbrooke est).255-0117.¦ Les Assistants bénévoles qualifiés au service des jeunes invitent les membres et leurs amis à la formation continue, ce 27 mai à 9 h au pavillon Georges-I.ebeau (55, boulevard Gouin ouest); conférence donnée par Mme Marie Bertrand, psychologue.331-2599.¦ ("est la journée « portes ouvertes » au Centre communautaire des aînés Saint-Michel-Rosemonl (3780.rue Villeray); au programme : conférences, kiosques d’information, etc.374-3470.¦ La bibliothèque municipale de Saint-Léonard (8420, boulevard Lacordaire) reçoit Michel Guay, qui donnera une confé rénce sur la Thrace, ce soir à 19 h 30.328-8516.¦ L’Association des parents et amis du bien-être mental invite les personnes intéressées à se renseigner sur le déséquilibre psychique et mental, ce soir à 19 h 30, au 7105, boulevard de LaSalle, 2e étage.761-6131, poste 2920.¦ Rencontre sur « l’allaitement maternel dans le quotidien aujourd’hui », à 13 h 30 au CLSC Samuel-de-Champlain (1670-C, boulevard Provencher, à Brossard).465-4452.¦ ("est la soirée des parents 1987 au cégep John-Abbott (édifice Thérèse-Cas-grain.Sainte-Anne-de-Bellevue), ce soir dès 19 h 45, dans le but d’informer les parents des étudianLs admis sur les services offerts au collège à l’automne 1987.457- 6610.¦ Le Centre des femmes du plateau Mont Royal propose une discussion sur les problèmes d'obésité et de boulimie, ce soir à 17 h au 4633, rue de Chambord.526-4146.¦ Atelier de danse israélienne, avec Mis-hael Barzilay.cesoiret demain au YW Y Mil A de Snowdon (auditorium Samuel-Grover, 5480, rue Westbury ).738-8867.¦ Les Clayerafters tiendront leurs jour nées d'accueil à compter du samedi 30 mai au Stewart Hall (176, Bord-du Lac, à Pointe-Claire) de 10 h à 17 h.¦ 1 .'inscription pour les jeunes (de cinq à 12 ans) au camp de jour de Laval se déroule ce soir entre 18 h 30 et 20 h 30 à l'école secondaire Monl-de-Lasalle (125, boulevard des Prairies, à Laval-des-Prai-ries) 669-1649 (Ginette).¦ L'Association culturelle T.-X.-Renaud vous invite à une conférence (avec mu-sique/diaporama) du professeur Marie-Louise Lefebvre sur l'Opéra de Pékin et le théâtre traditionnel chinois, ce soir à 20 h à la Bibliothèque nationale (1700, rue Saint-Denis métro Berri).332-4126.¦ Soirée d'improvisation offerte aux parents et à la population de l.ongueuil par des jeunes, ce soir à 20 h au CLSC de Lon-gueuil-Ouest (1972, chemin de Chambly).651-9830, poste 315.¦ L’Association des grands frèreset des grandes soeurs de Montréal offre une soirée d'information à l’intention de ceux et celles qui sont intéressés à vivre cette expérience, aujourd’hui à 17 h 30 au 3740, rue de Berri, 3e étage.842-9715.comme site du patrimoine en vertu de la Loi sur les biens culturels.Le conseil municipal pourrait enclencher ce processus dès la mi-juin.Cette réunion du conseil municipal pourrait également adopter un règlement pour la protection des arbres sur le territoire de la montagne et qui exigerait un permis pour tout abattage.4 Ottawa à la réforme de la politique des langues officielles confirme que c’est la crainte du ressac dans l’Ouest contre une politique perçue comme « un deuxième cadeau au Québec » -après l’accord du lac Meech - qui a fait reculer le gouvernement.C’est notamment le ministre des Relations fédérales-provinciales, le sénateur Lowell Murray, qui a bloqué tout dépôt du projet de loi sur les langues officielles, promis pour janvier dernier, au cours d’une récente réunion du comité des priorités du cabinet fédéral au lac Meech.On a d’ailleurs mesuré depuis une semaine le caractère sensible de tout ce qui touche au bilinguisme par les réactions du Canada anglais à la politique de gestion du personnel introduite au ministère de l’Énergie par M.Marcel Masse.Alors que le Edmonton Sun compare M.Masse à Peter Botha et la promotion des francophones dans le ministère à une sorte d’Apartheid , le Toronto Sun, dans deux chroniques, parle de « politiques racistes » et laisse croire à ses lecteurs qu’on pourrait éventuellement vérifier les origines généalogiques et faire passer des tests bio-logico-culturels aux cadres avant de leur accorder une promotion ou de les engager ! Très mal présentée aux employés du ministère de l’Énergie, elle donne lieu actuellement à une campagne sournoise des cadres de l’Énergie et de sociétés de la Couronne comme Petro-Canada, contre le ministre québécois.Alors que la nouvelle politique suggère de s’assurer qu’au moins un tiers des candidats à de nouveaux postes sont francophones, les cadres anglophones ont compris que c’est le tiers des personnes engagées qui devront être francophones.Le Commissariat des langues officielles déplore pour sa part que le gouvernement se montre ainsi « pusillanime » en n’essayant pas de faire preuve de leadership et en expliquant au Canada anglais, en particulier de l’Ouest, que la politique des langues officielles ne constitue pas un « cadeau » au Québec, mais représente une protection pour toutes les minorités, y compris la minorité anglophone du Québec.Le discours du Trône du 1er octobre 1986 rappellait que « dix-sept ans après son adoption, la Loi sur les langues officielles a maintenant besoin d’être révisée ».Le Commissariat aux langues officielles et le comité mixte du Sénat et des Communes ont publié leurs recommandations depuis plusieurs mois.Ceux qui ont vu le projet, préparé par le ministre de la Justice, Ray Hnatyshin, affirment qu’il est « volumineux et global ».Par ailleurs, M.Mulroney « continuerait à être d’une détermination inébranlable à ce sujet », mais il s’est rendu à l’argument que le rapatriement du Québec, après l’affaire du F-18 et la réaffirmation du « French power », cela commence à faire beaucoup pour la tolérance des Conservateurs de l’Ouest.Par ailleurs, dès le lendemain de l’accord du lac Meech, un proche conseiller de M.Robert Bourassa avait confié au DEVOIR qu’il « n’y aura pas de F-18 pendant les deux ou trois prochains mois ».De fait, depuis le 30 avril, les conseillers de MM.Mulroney et Bourassa se consultent quotidiennement pour désamorcer toutes les bombes politiques qui pourraient exploser d’un bout à l’autre du pays.La création de l’Agence spatiale et surtout sa localisation comme le choix de son président sont autant de décisions qui ont été, en même temps que le dépôt du projet de loi, reportés à l’automne.On ne parle plus non plus de la question du Centre bancaire international qui soulevait la colère des milieux financiers de Toronto.De son côté, le gouvernement du Québec évite de faire trop de pressions sur le gouvernement fédéral dans des dossiers comme la papeterie de Matane et les approvisionnements en gaz naturel de Petro-mont.De même, l’annonce de la création d’une Agence de développement de l’Atlantique, celle d’un programme de diversification de l’économie de l’Ouest du pays, et la réponse d’Ottawa au rapport Picard sur le développement économique de Montréal -trois projets intéressant le ministère de l’Expansion industrielle régionale - ont été mis sur la glace et ne surviendront plus « avant après l’adoption de l’accord du lac Meech».Les hauts fonctionnaires et les ministres responsables de projets politiques prêts à être annoncés sont maintenant frustrés de se faire régulièrement bloquer par la machine politique du premier ministre, en particulier son chef de cabinet, Derek Burney, et son principal stratège, Dalton Camp.Selon les membres de l’opposition, qui ne sont cependant pas prêts à se faire bousculer par le gouvernement fédéral, deux raisons expliquent cette stratégie du silence ; ¦ le gouvernement fédéral admet que l’appui aux conditions du Québec est extrêmement fragile (comme un sondage de la chaîne Southam le démontrait d’ailleurs en fin de semaine ), et craint les débats que chacun des reprise des travaux parlementaires, normalement prévue pour le 14 septembre, et ainsi ne pas avoir à faire face aux partis d’opposition avant que le Congrès américain n’ait été saisi, le 5 octobre prochain, du projet d’accord de libre-échange.4 L’organiste la tenue de l’enquête préliminaire Dans une entrevue suivant immédiatement la comparution, l’avocat de l’accusée, Me Daniel La-fleur, a reconnu que celle-ci était une transsexuelle ayant légalement le statut de femme depuis quelques années et qu’en conséquence, elle serait hébergée au centre de détention Tanguay au moins jusqu’à la prochaine procédure et par après s’il y a lieu.Par ailleurs, à ceux qui s’étonnaient que les chefs d’accusation n’en comportent aucun ayant trait au crime d’incendie criminel, Me La-fleur a répliqué que c’était là le choix de la Couronne, laissant entendre qu’en tant que défenseur, ce n’était sûrement pas son rôle d’en demander davantage.Bien que le ministère public puisse s’il le juge à propos porter d’autres accusations, Me Lafleur, qui a dit ne pas être assuré d’apparaître au dossier dans toutes les prochaines procédures, a souligné que la défense s’en tenait pour l’instant aux deux accusations de meurtre sans préméditation.Quant à l’état mental de l’accusée, bien qu’il ait reconnu que celle-ci était terriblement déprimée, l’avocat a refusé d’en discuter plus avant expliquant qu’il s’agit là d’un élément qui pourrait être invoqué en cours de procès.La femme de 37 ans, qui habite rue Sauvé à Dorion, est notamment accusée du meurtre des pompiers Pierre Létourneau (31 ans) et Jean-Pierre Longpré (32 ans), tous deux pères de trois enfants.A l’emploi du service d’incendie de Montréal depuis neuf ans, ils ont péri quand l’échelle dans laquelle ils se trouvaient a été brusquement projetée au sol, puis ils furent ensuite ensevelis sous des tonnes de débris provenant de l’effondrement d’une partie de la toiture de l’église en flammes.Ce n’est qu’en toute fin d’après-midi que Wilhelmina Tiemersma a pu répondre du meurtre des deux hommes, une alerte à la bombe découlant d’un appel anonyme reçu à 13 h 40 ayant complètement paralysé toutes les activités du Palais de justice jusqu’à 16 heures.Après une fouille minutieuse de près d’une heure, les gardiens de sécurité devaient effectivement découvrir un colis suspect dans une salle de toilette du lie étage de l’immeuble.On fit immédiatement appel à l’escouade spéciale d’intervention tactique de la police de la CUM et, à 15 h 26, on ouvrait une grande enveloppe brune dans laquelle on soupçonnait la présence d’un engin pour finalement découvrir qu’elle ne contenait qu’un inoffensif livre neuf oublié par mégarde.4 Séoul La Société Canada-Chine (1072, boulevard Saint-Laurent, 2e étage) vous invite à sa soirée d’information avec diapositives, ce soir à 19 h 30, sur les itinéraires qu’elle offre en Chine.866-4119.¦ L'Association des hommes séparés ou divorcés de Montréal présente une soirée avec M.Michel Légaré, notaire, qui par lera de certains aspects juridiques et légaux de la séparation et du divorce, ce soir à 19 h 30 au Centre Saint-Pierre (1212, rue Panet).325-1512.gouvernements sera obligé de tenir dans sa propre assemblée législative; déjà cette semaine, le gouvernement minoritaire de l’Ontario a dû lâcher du lest en accordant la tenue d’un débat d’une journée et les journaux de l’Ouest font tous campagne sur le thème : « pourquoi tant de hâte ?», à accepter cet amendement constitutionnel ; ¦ le gouvernement veut profiter des trois semaines de session supplémentaire en juillet pour retarder la ministre de la Planification économique, M.Kim Manh-Je, dont la démission serait liée au scandale de la compagnie Pan Ocean.Son président, M.Park Ken-Suk aurait, selon la presse, empoché des millions de dollars tandis que le gouvernement consentait une aide financière massive à sa société en difficulté.Selon les observateurs, le président Chun a été contraint d’accepter la démission de son premier ministre après que l’Église catholique, relayée par l’opposition et la presse, a accuse la semaine dernière la police et la justice d’avoir caché la vérité concernant l’enquête sur la mort sous la torture de l’étudiant Park Chong-Chul en janvier dernier, en protégeant les vrais coupables.« Au-delà des droits de l’homme, le problème de la crédibilité au plus haut niveau est posé », a déclaré un diplomate.Le président Chun a également voulu désamorcer une crise qui, au-delà de sa personne, atteint le régime soutenu par les militaires au moment où il cherche à assurer sa succession au pouvoir, ajoute-t-on de source diplomatique.En outre, la famille de l’étudiant, qui a été victime du supplice de la baignoire, a affirmé avoir reçu des menaces de mort et des promesses d’argent en échange de son silence.« L’affaire met en cause la collusion police-justice, une série de contre-vérités et n’est toujours pas éclairée », a commenté un diplomate.Même si la crise reste pour l’instant limitée aux contestataires les plus déterminés du régime, opposition parlementaire, dissidence et église, la désignation du successeur du président Chun, prévue le 10 juin, est entourée d’un climat de scandale.Le Parti démocratique de la justice (DJP) au pouvoir a l’intention de désigner dans deux semaines son prochain chef, M.Roh Tae-Woh, comme candidat à la succession de M.Chun.J .Après l’échec d’un an de débat sur une réforme constitutionnelle qui garantirait un gouvernement démocratique à la suite du retrait du président Chun prévu en février prochain, ce dernier a tranché en annonçant le mois dernier que la démocratisation était reportée après la tenue des Jeux olympiques de 1988.L’opinion a été extrêmement déçue, reconnaît-on au gouvernement, tout en accusant l’opposition d’intransigeance.Les dirigeants de l’opposition parlementaire ont en effet répliqué en annonçant un boycottage de l’élection de 5,000 grands électeurs, qui doivent désigner en novembre le successeur du président Chun.Le même processus permit à cet ancien général de faire entériner en 1981 son accession au pouvoir par un coup de force l’année d’avant.Son successeur probable, l’ancien général Roh Tae-Woo qui soutint Chun dans sa tentative en 1980, s’expose ainsi aux mêmes attaques que factuel hôte de la Maison bleue.ECONOMIE DE $150 MILLIONS Les boubou-macoutes sont là pour de bon GILLES LESAGE QUÉBEC — Près de $ 150 millions ayant été économisés en un an au chapitre de l’aide sociale par les visites à domicile, ces dernières se poursuivent pour vérifier la conformité des dossiers à la réglementation.C’est ce que le ministre de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu a fait savoir hier, au début de l’étude des crédits annuels de ce ministère.Repoussant les critiques de l’opposition, M.Pierre Paradis rappelle qu’une expertise interne estimait en 1985 à 18 % le nombre de dossiers erronés à l’aide sociale.D’où le dégagement d’agents visiteurs à domicile, baptisés ironiquement les « boubou-macoutes ».Le programme a très bien fonctionné et a rencontré ses objectifs généraux, dit le ministre, grâce à la discipline des fonctionnaires dans cette tâche délicate.Au total, du 20 mai 86 au 31 mars dernier, 122,752 dossiers ont fait l’objet d’une décision, à la suite de ces visites, avec les résultats suivants : ¦ annulation de l’aide ; 10,034 cas (8.2%); ¦ demandes refusées : 5,343 (4.4%); ¦ modifications à la baisse : 3,755 (3.1 %); ¦ modifications à la hausse ; 1,745 (1.4%).Donc, 20,877 dossiers, soit 17.1 %, ont subi des modifications.M.Paradis commente que ces visites auront permis à 122,752 bénéficiaires d’avoir la certitude que leur dossier est conforme à la loi et aux règlements.De fait, le programme est si efficace que, au lieu des $ 68 millions d’économie prévus l’an dernier par le resserrement des contrôles, près de S 150 millions ont été épargnés.Davantage, si l’on tient compte de l’ensemble des compressions et des crédits périmés, c’est d’une somme de $265 millions dont il s’agit.Selon M.Paradis, cela démontre que l’ancien gouvernement faisait non seulement preuve de laxisme administratif, mais qu’il avait perdu le contrôle des finances de l’Etat.Pour lui, le dossier de l’aide sociale demeure majeur et prioritaire.En avril 86, il y avait 415,093 ménages, soit 692,507 personnes, qui vivaient de l’aide sociale, au coût de près de $ 190 millions pour ce seul mois.En avril 87, il y avait 389,600 ménages, soit une baisse de 5.6 % ou de plus de 26,000 ménages en un an ; donc, plus de 43,000 personnes ne dépendaient plus de l’aide sociale.Le ministre estime que les efforts du gouvernement pour améliorer l’économie et augmenter les investissements ont commencé à porter fruits.Au total, les crédits de l’aide sociale, l’an dernier, étaient de près de $ 2.2 milliards; cette année, ils sont de $ 34.7 millions de moins, une baisse de 1.6 %.Toutefois, si on compare les crédits 87-88 à la dépense probable 86-87, il y aura une augmentation de $ 44.4 millions, selon le cahier explicatif du ministère.Ce qui s’explique par le coût de l’indexation annuelle des prestations, et par une baisse anticipée de 2.1 % de la clientèle moyenne.D’autre part, M.Paradis a réitéré l’engagement gouvernemental de trouver, au cours du premier mandat, un mécanisme d’accès au régime des rentes pour le conjoint au foyer.Il rapporte que les discussions interministérielles progressent normalement et qu’il a l’intention de consulter la population dès qu’il pourra proposer des hypothèses de solution.De son côté, le député péquiste de Verchères s’inscrit en faux contre les prétentions du ministre.Il estime que, depuis 18 mois, l’écart entre les riches et les pauvres s’est élargi.L’effet combiné des mesures gouvernementales a eu pour effet d’appauvrir des personnes déjà pauvres, lance M.Jean-Pierre Charbonneau.De plus, les visites à domicile aux assistés sociaux, qu’il qualifie de harcèlement, ont humilié et discrédité les bénéficiaires, en plus d’augmenter les préjugés de la population à leur égard.Le député en a également contre le projet de réforme annoncé la semaine dernière par le ministre.Selon M.Charbonneau, ce sera la parité à l’envers, en ce sens que les assistés sociaux âgés seront mis sur le même pied que les jeunes, victimes du statu quo.Il estime que le ministre a mal fait ses devoirs et que la réforme est tronquée.Il prévoit qu’une réforme sérieuse coûtera au bas mot $ 1 milliard, si elle touche toutes les personnes aptes au travail.M.Paradis rejette ces allégations.Les travailleurs syndiqués ont eu des hausses salariales de moins de 4 % l’an dernier, tandis que l’aide sociale a été indexée à 4.1 %; de plus, le salaire minimum a augmenté de 8.7 %, celui des travailleurs à pourboires, de 10.6%.Selon le ministre, c’est quand le PQ laissait le « bar ouvert » de l’aide sociale que les bénéficiaires étaient dévalués dans l’opinion publique et à leurs propres yeux.« Roh est juste un autre Chun.Le prochain gouvernement n’aura pas plus de légitimité que l’actuel », a accusé le plus célèbre dissident sud-coréen Kim Dae-Jung, assigné à résidence et privé de visites depuis début avril.4 Festival une courte (une heure vingt) mais intense réflexion plastique et sonore sur le drame le plus universel de l’époque, la menace nucléaire.Les rêves de la tortue, si je traduis le titre à ma façon, ce sont ceux de l’angoisse d’en être réduit à se confondre au sol tout en pouvant imaginer le vol.Les numéros, comme Tokyo Cha-Cha ou Berlin Waltz, sont construits d’impressions, d’images, qui peuvent aller dans plusieurs sens, selon la perception de chaque spectateur, mais les impressions s’unifient à certains moments forts où un sentiment bien cerné réussit à s’élever ; le dérisoire de la fête, alors que chaque danseur se désarticule, la naissance de la peur, alors qu’un chant fait de sons répétés (on pense à la musique répétitive de Philip Glass, mais aussi à celle angoissante de Luciano Bé-rio) s’insinue peu à peu en nous tout en prenant l’allure folle d’une sirène.Dans l’ensemble, le travail de Meredith Monk fait penser aux constructions de l’Allemande Pina Bausch.Mais Monk va moins loin Hydro-Québec Entente de principe chez les ingénieurs Hydro-Québec et le syndicat de ses 1,100 ingénieurs (SPIHQ) viennent de conclure une entente de principe, après 23 mois de négociation.Il y aura vote en assemblée syndicale sur cet accord de principe, le 2 juin.L’exécutif syndical en recommande l’acceptation.Selon les termes de l’entente intervenue le 25 mai, aucune augmentation salariale n’est consentie pour 1986, chaque ingénieur recevant un forfaitaire de 4 %.Des augmentations individuelles de 2 % sont versées pour 1987 aux ingénieurs (3,5 % pour ceux qui sont en progression à l’intérieur de l’échelle) et une hausse de 2 % (4 % pour la deuxième catégorie).Il y aura indexation en 1987 et 1988 si le taux d’inflation était supérieur à 5 % et 5,5 %, respectivement.Quant au plan de carrière, le statu quo est agréé pour la durée de la convention ; un comité paritaire auquel s’adjoindra un spécialiste aura pour tâche, en cours de convention, de suggérer les changements à apporter à ce plan de carrière, s’il y a • lieu.que Bausch dans la théâtralité de son écriture.On reste devant des esquisses, plutôt que devant un plan complet.Et ce .n’est qu’à certains moments qu’une scène nous touche, comme au tout début lorsqu’une femme en noir, avec le seul jeu de ses mains, jointes de telle sorte qu’elles forment une fissure, un vagin, capte toute l’attention.Aussi, dans Berlin Waltz, lorsque les cris des quatre interprètes rappellent les jeux inquiets des enfants qui se font et se refont mentalement toujours le même scénario comme pour exorciser la peur, le noir, le trouble.Le FTA, édition 87, veut être un lieu d’audaces et de création.Il l’était complètement hier soir à Concordia.Avant ce premier choc, les dirigeants du festival ont reçu la presse et le milieu théâtral dans la cour de l’École nationale pour lancer l’événement qui durera jusqu’au 7 juin.Ni le maire Doré, ni les ministres Lise Bacon et Flora Macdonald ne s’étaient déplacés.Et le vin s’est mis à manquer dans les premières minutes.Quoiqu’il en soit, tout semble parti pour de bon, et le marathon offre demain pas moins de six spectacles, du Brésil, du Mexique, des États-Unis, du Canada et du Québec.Incidemment, on apprenait hier que le président du jury est le metteur en scène André Brassard.Un solide gaillard qui en a vu d’autres.27 mai par la PC et l'AP 1986: cyclone sur le Bangla-Desh: 3.000 morts selon la Croix-Rouge, 20.000 selon d’autres informations.1985: ouverture à Rome du procès des complicités bulgares d’Ali Agca, le jeune Turc qui a tenté d’assassiner Jean Paul II le 13 mai 1981.1972: le président Nixon s’incline à Léningrad sur la tombe des victimes du siège allemand pendant la guerre.1971: l’URSS signe un pacte de 15 ans avec l’Egypte, qu’elle s’engage à aider à recouvrer tous les territoires occupés par Israel.1952: signature du Traité de Paris sur la Communauté européenne de défense (CED).1931 : premier vol humain dans la stratosphère quand Auguste Piccard et Charles Knipfèr montent en ballon jusqu’à 51 mille 793 pieds.1910: mort de Robert Koch, mér-decin et microbiologiste allemand, quidécouvrit le bacille de la tuberculose, né en 1843.1905: les Japonais détruisent 32 bâtiments de la flotte russe dans le détroit de Tsushima, près des côtes de la Corée.1603: Samuel de Champlain débarque en Nouvelle-France.1564: mort du Réformateur français Jean Calvin, né en 1509.Ils sont nés un 27 mai: l'écrivain anglais Arnold Bennett (1867-1931 ) ; le peintre français Georges Rouault (1871-1958); la danseuse américaine Isadora Duncan (1878-1927); le chanteur canadien Bruce Cockburn a 42 ans.v 20 ¦ Le Devoir, mercredi 27 mai 1987 SPORTS Un gain de 4-3 des Flyers force la présentation d’un 6e match Une véritable leçon de courage GUY ROBILLARD EDMONTON (PC) - On avait éliminé les Flyers trop vite.Ils n’avaient qu’à lire les journaux d’Edmonton pour s’en rendre compte et ils ont comblé des déficits de 2-0 et 3-1 pour battre les Oilers, chez eux, 4-3.Ces derniers dominent toujours la finale de la coupe Stanley, 3 matchs à 2.« Il nous faut surmonter une montagne, mais nous sommes de bons grimpeurs», avait annoncé Rick Tocchet, l’auteur du but victorieux à la sixième minute de la troisième période.Brian Propp avait aupâravant soutiré la rondelle à Craig Muni pour mériter sa quatrième mention d’assistance, ce qui égale un record d’équipe en séries éliminatoires.J uste avant ce jeu, Glenn Anderson avait raté la meilleure occasion des Oilers au cours de l’engagement, en dirigeant sur Ron Hextall un dur tir que celui-ci n’a jamais vu.Jari Kurri a aussi été menaçant à deux reprises vers la fin de la période.Mais dans l’ensemble, après avoir été dominé au premier engagement, les coriaces Flyers ont donné une leçon de courage et de ténacité à leurs rivaux.Comme lors des deux matches précédents, les Oilers ont pris un avance de 2-0 et les Flyers ont dû attendre à la dernière minute pour inscrire leur premier but de la série au premier engagement.Les Oilers auraient pu détenir une avance beaucoup plus prononcée à Première période 1— Edmonton, Kurri 14 Gregg, Krushelnyski.2:58 2— Edmonton.McSorley 3 Gretzky.6:39 3— Philadelphie.Tocchet 10 Propp, Eklund 1910 Pénalités — Tocchet Phi, Coffey Edm 2:23.Brown Phi 2:49.Samuelsson Phi 10:52.Pou-zar Edm 15:10.Deuxième période v 4— Edmonton.McSorley 4 Huddy, Pouzar.1:32 5— Philadelphie, Crossman 4 Propp, Eklund.8:08 6— Philadelphie, Eklund 7 l’issue d’une première période qui a donné lieu à du jeu très ouvert, puisque Ron Hextall a arrêté tour à tour Paul Coffey, Wayne Gretzky puis Jari Kurri sur le retour, et Esa Tik-kanen, chaque fois sur des échappées.Kent Nilsson a de plus frappé le poteau d’un tir frappé et il s’est vu refuser un but qui aurait dû être accordé en prenant son propre retour, la rondelle n’ayant jamais été im- Propp, Tocchet.12:40 Pénalités — Messier Edm 12:10, Sutter Phi, Krushelnyski Edm 12:48, Smith Phi, Kurri Edm 18:39.Troisième période 7—Philadelphie, Tocchet 11 Propp.5:26 Pénalités — Smith Phi, Ruotsalainen Edm 6:11 Tirs au but Philadelphie.16 6 13 —35 Edmonton.16 10 8 — 34 Gardiens — Philadelphie, Hextall: Edmonton, Fuhr.Assistance — 17,502 mobilisé.L’arbitre Don Koharskt était cependant placé de l’autre côté de l’action.Jari Kurri a ouvert le pointage dès la troisième minute, ayant déjoué Hextall d’un angle difficile pendant un jeu de puissance à six attaquants contre quatre, puisque Dave Brown était déjà puni et que Ron Sutter attendait de servir une punition retardée pour avoir brisé son bâton sur Kurri.Quatre minutes plus tard, Brad McCrimmon avait le malheur d’échapper une rondelle devant Gretzky et le retour du lancer frappé dû joueur des Oilers est demeuré aux pieds d’Hextall, au grand plaisir de Marty McSorley, qui a poussé la rondelle dans le filet.Les Oilers ont continué de mener les attaques les plus dangereuses et Hextall a eu maille à partir avec McSorley.Mais après plusieurs chances ratées par les Oilers, qui négligeaient leur défensive, Tocchet a pu percer la muraille de Fuhr, grace à une passe de derrière le filet de Brian Propp.Flyers 4, Oilers 3 Photo PC Les Oilers avaient entrepris le match en lion, mais les Flyers ont patiemment attendu le bon moment, en deuxième moitié de rencontre, pour attaquer et prendre les devants au pointage.Cette fois, Grant Fuhr veillait.S Bassett et Kelesi accèdent au 2e tour des Internationaux de Paris Irrégulier, McEnroe n’a pas fait le poids Photo AP Incapable de retourner les lobs précis de l’Argentin Horacio de la Pena, l'Américain John McEnroe a plié l’échine en quatre sets.Il devra maintenant attendre le tournoi de Wimbledon, si on lui permet de jouer.PARIS (AFP) — Dure journée pour deux des vedettes des Internationaux de France de tennis, hier, au stade Roland-Garros, à Paris: l’Américain John McEnroe, tête de série numéro 7 et le Français Henri Leconte (no 9), ont été mis KO dès leur entrée en compétition.McEnroe qui, décidément, ne peut pas s’adapter au jeu sur terre battue, a perdu en quatre sets devant l’Argentin Horacio de la Pena, 20 ans, 49e joueur mondial, redoutable lifteur, également gaucher.McEnroe, finaliste en 1984 et toujours à la recherche d’un titre à Paris, a gagné le set initial mais a été ensuite incapable de contrôler le lift de son adversaire, commettant un grand nombre d’erreurs directes.Il est vrai que son déplacement a été aussi défectueux à cause peut-être d’une cuisse douloureuse.De la Pena a finalement gagné 4-6, 6-2, 6-4 et 6-2.C’est le deuxième échec de McEnroe au premier tour d’un tournoi du grand chelem (il y avait eu sa défaite l’an dernier à Flushing Meadow1 contre Paul Annacone) en dix ans de professionnalisme.« Je me suis trop entraîné ces derniers temps », devait-il dire.L’ancien numéro un mondial va maintenant concentrer tous ses ef- ¦ La solution aux problèmes d’assistance au stade Les Expos ont besoin d’un « héros » WESLEY GOLDSTEIN• ( PC ) — Vers la fin de leur dernier séjour à domicile, les gens de marketing des Expos de Montréal ont fait en sorte que l’équipe attire une bonne foule lors d’un match contre les Dodgers de Los Angeles.Le stratégie de mise en marché a obtenu l’effet désiré.Mais elle a aussi laissé transparaître les sérieux problèmes qu'ont ceux qui ont pour tâche de vendre cette équipe.Les Expos disputaient la victoire aux Dodgers un dimanche après-midi et ils étaient en voie de balayer les honneurs de la série de trois rencontres contre trois des meilleurs lanceurs partants de la ligue.Comme on donnait, ce jour-là, un « balladeur » aux gens qui assistaient au match, les Expos ont attiré plus de 40,000 spectateurs — la meilleure foule de baseball des deux dernières années à Montréal, si l’on fait exception des matches d’ouverture.L’équipe montréalaise avait déjà battu Fernando Valenzuela et Bob Welch et, en ce dimanche après-midi, elle a marqué sept points dans les deux dernières manches, pour disposer d’Orel Hershiser.« Si les partisans ne reviennent pas Murdoch dirigera les Blackhawks CHICAGO (AP) — Bob Murdoch st le nouvel entraîneur-chef des tlackhawks de Chicago.Âgé de 40 ns, Murdoch, un ancien défenseur e la LNH, était l’adjoint de Bob ohnson avec les Flames de Calgary lepuis cinq ans.Il succède à Bob Pulford, qui con-acrera tout son temps à ses foncions de directeur-gérant.Pulford a issumé les deux fonctions d’entraî-leur et de directeur-gérant la saison lernière et les Blackhawks se sont jualifiés de justesse pour les séries •liminatoires avant d’être éliminés lès le'premier tour par les Red iVings de Detroit.Murdoch a mentionné qu’il avait iccepté l’offre du Chicago après jvoir appris que les Flames avaient ;mbauché Terry Crisp à titre d’en-raîneur-chef la semaine dernière.Murdoch, diplômé de l’Université le Waterloo en Ontario, a aidé le Canadien de Montréal à remporter la coupe Stanley en 1970-71.après un match comme celui-ci, ils ne reviendront jamais », avait déclaré le vétéran joueur de troisième but Tim Wallach, après coup.Joueurs découragés Le soir suivant, pourtant, les Expos n’ont attiré que 12,000 personnes.Il en est ainsi depuis quelques années.Depuis qu’elle a atteint un sommet de plus de deux millions de spectateurs au début de la décennie, l’assistance globale des Expos est en chute libre.Cette année, même avec un toît sur le stade olympique, l’équipe n’a attiré environ que 35,000 spectateurs de plus que l’an dernier.Les raisons pour expliquer ce phénomène spnt diverses: elles vont du manque de compétitivité de l’équipe à la désillusion des amateurs qui attendaient davantage de ce qui devait être l’équipe des aimées 80.« Les amateurs de sport de cette ville ont été habitués à socialiser avec leurs équipes sportives, dit le sociologue Allan Turow'etz.Or il semble qu’au cours des dernières années, les Expos ont détruit les liens qui existaient entre eux et leurs partisans.» Turow'etz souligne également le point le plus important selon lui : le mythe du héros.« Les gens assistent à des événements sportifs non pas parce qu’ils sont des inconditionnels de l’équipe, mais parce qu'ils veulent voir un joueur en particulier, soutient le sociologue.Et les Expos ont perdu leurs héros.» « Les Rogers, Carter et Daw'son — les vedettes de l’équipe au fil des ans — ne sont plus là.» forts sur le tournoi de Wimbledon.À condition que son mental, bien fragile en ce moment, soit au rendez-vous et que les organisateurs britanniques veuillent bien de lui.Le AU England ClubAe Wimbledon se proposerait, en effet, de refuser sa participation en raison de son comportement, la semaine dernière, à Dusseldorf.Leconte a été l’autre grande victime de cette deuxième journée, au cours de laquelle 28,322 entrées payantes (record absolu) ont été enregistrées.Le numéro un français a certes des circonstances atténuantes.Opéré en février dernier d’une hernie discale, il n’a pas totalement récupéré.Se plaignant d’un étirement à la jambe gauche, il n’a pas pu jouer avec tous ses moyens et son adversaire, l’Allemand de l’Ouçst Ricki Osterthun (124e mondial) l’a emporté en quatre sets.Une autre tête de série a disparu hier: le numéro un Australien Pat Cash (no 12), battu par l’athlétique Américain Jim Pugh, 96e mondial.Un résultat qui n’est pas surprenant quand on connait les difficultés de l’Australien sur terre battue.En revanche, les Suédois Anders Jarryd et Stefan Edberg, le Tchécoslovaque Miloslav Mecir et l’Équatorien Andres Gomez ont franchi le premier tour avec aisance.Par ailleurs, un orage est venu interrompre définitivement cette deuxième journée alors que l’Allemand de l’Ouest Boris Becker, l’Américain Jimmy Connors et le Suédois Kent Carlsson avaient presque obtenu leur qualification pour le deuxième tour.En revanche, le Suédois Mikael Pernfors (No 13), finaliste l’année passée, était accroché par le Français Tarik Benhabiles, qui avait égalisé à un set partout (6-4, 3-6).Pernfors menait 2-1 dans le troisième set quand la pluie a fait son apparition.Finalement l’Autrichien Alex An-tonitsch a défait le Le Lavallois Martin Laurendeau en quatre sets de 6-2, 2-6, 6-3, 7-6 (7-3).En simple dames, une tête de sé- rie, l’Américaine Melissa Gurney (no 16), a perdu contre l’Australienne Nicole Provis.Pour sa part, la tenante du titre, l’Américaine Chris Evert (no 3), n’a pas fait de détail contre l’Allemande de l’Ouest Eva Pfaff, alors que Martina Navratilova, autre Américaine, a battu la Française Catherine Tanvier après avoir eu contre elle une balle de set dans le tie-break de la deuxième manche.Également journée gagnante pour la Tchécoslovaque Hana Mandli- kova, la Bulgare Manuela Maleeva, l’Ouest-Allemande Claudia Kohde-Kilsch et la Suédoise Catarina Lindq-vist.Les Canadiennes ont par ailleurs bien fait alors que Carling Bassett et Helen Kelesi ont accédé au deuxième tour.Bassett a défait facilement la Japonaise Akiko Kijimuta tandis que Kelesi a concédé le premier set avant d’éliminer l’Allemande de l’Ouest Sile Meier 2-6,6-0 et 6-2.Coupe Stanley Dimanche Edmonton 4, Phil’phie 2 Mercredi Edmonton 3, Phil’phie 2 Vendredi Phil’phie 5, Edmonton 3 EDMONTON .PHILADELPHIE Dimanche Edmonton 4, Phil’phie 1 Hier Phil’phie 4, Edmonton 3 Demain Edmonton à Philadelphie Samedi, 30 mai Philadelphie à Edmonton* (* — si nécessaire) Les meneurs {Partie d’hier non comprise) F NALE BASEBALL Ligue nationale Lundi Cincinnati 5, Chicago 4 New York 8, S.Francisco 7 Atlanta 14, St.Louis 5 Houston 7, Pittsburgh 2 Montréal 3, Los Angeles 1 Phil’phie 6, San Diego 4 Hier Cincinnati 3, Chicago 2 Atlanta 5, St.Louis 4 Houston 10, Pittsburgh 3 Philadelphie à San Diego Montréal à Los Angeles New York à S.Francisco Aujourd'hui New York, Cone (2-2) à San Francisco, Ham-maker (2-1), 16 h 05 Chicago, Moyer (4-3) à Cincinnati, Reuss (0-2), 19 h 35 Pittsburgh, Reuschel (3-2) à Houston, Ryan (2-4), 20 h 35 Philadelphie, Carman (2-3) à San Diego, Hawkins (2-5), 22 h 05 Montréal, Smith (2-1) à Los Angeles, Valenzuela (4-2), 22 h 35 Ligue américaine Lundi New York 6, Californie 3 Toronto 6, Seattle 5 Kansas City 6, Chicago 1 Boston 10, Cleveland 6 Detroit 8, Texas 5 Baltimore 4, Oakland 3 Hier Boston 6, Cleveland 5 Kansas City 5, Chicago 4 Minnesota 4, Milwaukee 2 Texas à Detroit Aujourd'hui Seattle, Bankhead (5-3) à New York, Hudson (6-1 ), 19 h 30 Californie, Witt (5-4) à LIGUE NATIONALE Baltimore, McGregor (2-5), 19 h 35 Cleveland, Niekro (2-4) à Boston, Clemens (3-4), 19 h 35 Texas, Loynd (1-1) à Detroit, Morris (5-2), 19 h 35 Oakland, Haas (1-1) à Toronto, Johnson (2-3), 19 h 35 Kansas City, Leibrandt (6-2) à Chicago, Dotson (2-4), 20 h Milwaukee, Wegman (3-4) au Minnesota, Viola (2-5), 20 h 05 éh Les frappeurs (Partie d'hier non comprise) Section Est 9 P ST.LOUIS.26 16 CHICAGO.26 18 MONTRÉAL.22 21 PITTSBURGH.21 21 NEW YORK.20 22 PHILADELPHIE.18 23 Section Ouest SAN FRANCISCO.26 18 CINCINNATI.25 20 ATLANTA.23 22 HOUSTON.22 22 LOS ANGELES.21 23 SAN DIEGO.11 35 pb C8 ppcc moy.dilf.Brooks 16 2 0 0 125 moy.Candaele 154 49 8 0 .318 .619 — Engle 39 9 4 1 231 .591 1 Fitzald 75 15 7 1 200 .512 4 Vt Foley 75 17 10 2 227 .500 5 Galarraga 144 49 30 4 340 476 439 g Johnson 27 5 2 0 185 7 Zi Law Nichols 151 47 44 13 22 8 5 1 291 277 .591 Raines 87 30 13 3 345 — Reed 31 4 4 0 .129 .555 1 V4 Shines 9 2 0 0 222 .511 3 Vi Stefero 56 11 3 1 196 500 4 Wallach 154 47 30 5 305 477 5 Webster 166 46 18 2 277 '239 16 Win’gham 64 17 13 1 266 Buis volés: Webster 11; Rai- LIGUE AMÉRICAINE NEW YORK .TORONTO .MILWAUKEE BALTIMORE Section Est .29 .25 .22 24 15 17 18 20 ,659 595 550 .545 b a pts DETROIT 21 21 500 7 Gretzky, Edm.5 27 32 BOSTON 19 25 .432 10 Messier, Edm.u 16 27 CLEVELAND 15 30 .333 14V4 Anderson, Edm.13 12 25 Section Ouest Propp, Phi 11 12 23 KANSAS CITY.26 16 .619 — Kurri, Edm 13 9 22 SEATTLE 22 22 .500 5 Naslund, Mtl 7 15 22 MINNESOTA 22 22 500 5 Eklund, Phi 6 16 22 CALIFORNIE 21 23 477 6 Robinson, Mtl.3 17 20 OAKLAND 20 23 .465 6 Vi Walter Mtl 7 12 19 CHICAGO 17 24 415 8 Vi Smith, Mtl 9 9 18 TEXAS 17 24 415 ay, nés 10, Foley 4; Winningham, 3; Candaele, Johnson, Wallach, 2; Engle, Fitzgerald, Law, Shines, 1.Les lanceurs Brown.Burke Heaton.McClure McGatfigan Sebra Smith.Sorensen.St Claire .Tibbs Youmans Victoires préservées: McGaf-tigan 6; St Claire, Burke 4 fl-P ml pm i rab i mpm 0-1 3.1 1 4 2 70 0-0 201 3 10 1 33 5-2 651 28 39 386 2-1 15.1 9 10 5 29 0-0 330 7 32 191 2-4 41 1 18 33 392 2-0 25.1 16 21 568 3-1 340 8 15 212 2-3 25.1 14 16 497 4-4 56.0 32 34 5.14 2-3 351 23 29 586 SCIE A BARAS RADIALE 10” RYOBI • Piédestal en fonte tout d une seule pièce pour plus de rigidité et solidité Moteur puissant sur roulement à billes 2 M2 c v Poids 105.6 Ibs SUPPORT À ROULEAU J FOREUSE Fabriquée en Angleterre SCIE A RUBAN POUR MÉTAL 7” x 12” • Haute vitesse (1 7 600 ipm) Embrayage de sûreté exclusive • Commutateur de mise en march et d'arrêt clef de sûreté pour prévenir mise en mouvement par accident Abilité pour coupe à l'angle Poids 650 Ibs Utilisation vertical/horizontal Étau à relâchement pour travaux successifs rapides Déplacement hydraulique ajustable • Micro commutateur pour arrêt automatique • Moteur 1 c v monophasé 110/220 volts MODÈLE B025 tf" Complete avec système, refroidisseur.moteur contrôle hydraulique sur paneau de contrôle manuel d'instructions Lame et table pour coupe verticale Ajustable de 25” a 44 d'hauteur | BASE FACULTATIVE » Poids 13 Ibs MODELE B922 Mandrin 3 mors Avec pignons doubles sur roues d'engrenage MODÈLE B025/100 *3635 SOCLE POUR SCIE RAIDALE 10” MODELE B922/100 MODELE B876 RABOT NSEMBLE DE POINÇONS D’OUTILLAGE POUR PRESSE • Traité à la chaleur et tempéré • Longueur 4 7/8" • Ensemble de 28 pcs avec base en métal Dimension 3/32 - M” par .____ 1/64 ainsi que 17/32 de MODELE B236 dimensions pratique £ • Recommandé pour ^ fabncant d'outils DEMI-VARLOPE MODELE B859 Pièces de rabot usinées pour precision d'assemblage Ouverture de base pour couteau bien usinée pour parfait ajustement de pièces du rabot Pour rabotage sur bois rude et préparation de finition De bonne longeur permettant meilleur nivelage Base d'un bon fini avec bouton d'ajustage en laiton pour ajustement de précision Largeur 2 Longueur MODÈLE B858 $4095 9 3/4" Largeur 2 Longueur 14 Busy Bee Machine Tools ifr 6) 738-1292 —- I .I Priv ertnf ualiktac il icm i ' i 18 Basaltic Road, Concord, Ontario L4K 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