Le devoir, 21 janvier 1992, Cahier B
CAHIER COr'ITTf mVvIL 1 Si Le Devoir, mardi 21 janvier 1992 T WW * V *JÊ Un mélo tout neuf Imaginez une création musicale d’aujourd’hui qui ressemblerait à une sérénade pour cordes de Vincent d’Indy, écrit Robert Lévesque en parlant de la pièce de Simon Fortin, Le pays dans la gorge.Heureusement, il y a la grande Janine Sutto, le sel et le piment dans la fadeur qui l’entoure.Page B-3 Dissensions au sein de la CEI Deux semaines après l’augmentation brutale des prix, les magasins sont toujours vides en Russie.La multiplication par trois, quatre ou cinq des prix de détail imposée à l’ensemble des Républiques de la CEI par le président russe, Boris Eltsine, n’a pour l’instant pas conduit à une amélioration de l’approvisionnement.Page B-5 Les outrances de The Gazette Selon Josée Legault de l’UQAM et Gary Caldwell de l’IQRC, le journal The Gazette déforme systématiquement la réalité québécoise pour dresser un portrait négatif de ses habitants francophones.Dernier exemple en date : le silence total du quotidien sur le Bicentenaire des institutions parlementaires du Québec.Page B-8 D'un soleil à l’autre Après les Américains et les Européens, les insulaires du Soleil Levant auront à leur tour le plaisir de faire connaissance avec le Cirque du Soleil.Une tournée de 120 représentations, devant 800 000 spectateurs, dans laquelle la société Fuji a investi 40 millions $, dont le Cirque retirera un revenu garanti de 6 millions $.Page B-6 La difficile intégration des handicapés à l’école PHOTO JACQUES NADEAU Les déficients intellectuels sont les plus rejetés par le système scolaire, puisque la déficience intellectuelle va à l’encontre des objectifs mêmes du développement cérébral que se fixe l’école.Les déficients intellectuels traînent encore loin derrière Caroline Montpetit IL Y A QUARANTE ans, la simple idée d’intégrer un déficient intellectuel dans une classe régulière eût créé un esclandre tant chez les parents que chez les professeurs et élèves de toute école québécoise normale.Cantonnés dans les centres d’accueil ou dans les hôpitaux québécois, les jeunes souffrant de désordres intellectuels ou de troubles sérieux de comportement faisaient littéralement partie d’une classe à part, portant simplement la mention « non scolarisables », comme toute évaluation de potentiel de développement scolaire.Mais le temps a passé et le Québec a changé.Dans les années 60, les jeunes handicapés, aux désordres moteurs ou intellectuels, passaient des hôpitaux aux écoles spéciales toul nouvellement créées.Le système permettait ainsi une certaine scolarisation de ces enfants, dépassant le cadre très limité de la famille et du milieu hospitalier.À la fin des années 70, ils franchissaient enfin la porte des classes spéciales, intégrées dans les écoles régulières cette fois, pour pousser à la fois la scolarisation et la socialisation du jeune déficient dans un groupe hétérogène plus conforme à son milieu de développement initial.Aujourd’hui, ce sont dans les classes normales, tant au niveau primaire que secondaire, que les déficients intellectuels demandent à être intégrés.Mû par le courant international, qui tente également de briser les barrières de l’école normale pour en donner l’accès aux enfants handicapés, le gouvernement québécois adoptait, en 1979, la politique d’adaptation scolaire qui favorise l’intégration à l’école normale de tous les élèves présentant des déficiences, et ce, jusqu’à l’âge de 21 ans.Au même moment, la création de l’Office des personnes handicapées, et l’ajout à la Charte québécoise des droits et libertés d’une clause identifiant spécifiquement la discrimination fondée sur le handicap, tentait de garantir aux personnes aux capacités limitées le droit de bénéficier de tous les services et des lieux offerts à l’ensemble de la population.« De toutes les personnes souffrant d’un handicap limitant leurs habiletés, ce sont les déficients intellectuels qui sont les plus rejetés par le système scolaire, puisque la déficience intellectuelle va à l’encontre des objectifs de développement cérébral de l’école », explique Daniel Carpentier, du service de la recherche de la Commission des droits de la personnes du Québec.La marche vers l’intégration se poursuit donc, mais les grands prin- cipes et le cadre légal actuel ne sul-fisent pas.En février, le ministre de l’Éducation du Québec, M.Michel l’agé, fera connaître les nouvelles orientations de son ministère pour accélérer l’intégration.Dans plusieurs commissions scolaires du Québec, les enseignants, comme certains parents d’élèves dits « normaux », demeurent en effet rébarbatifs à l’intégration d’un ou de des déficients intellectuels dans leurs écoles, et les luttes opposant les parents de jeunes handicapés et les commissions scolaires se poursuivent toujours sans merci devant les tribunaux.26 % des déficients intellectuels « légers » fréquentent les classes normales au primaire, et 3 % seulement au secondaire.Dans les cas de déficience intellectuelle «c moyenne », l’intégration est de l’ordre de 23 % au primaire et de 1 % au secondaire.Le « plan d’intervention », adapté à chacun des élèves identifié par le ministère, et mis sur pied par la commission scolaire, favorise encore parfois la classe spéciale au détriment de la classe ordinaire, maintenant ainsi un système ségrégué qui retarde l’intégration généralisée souhaitée.« Je suis née en Afrique du Sud, disait la mère d’une jeune handicapée dans le cadre d’un vidéo tourné à la commission soclaire llamilton-Wes-thorne, au Nouveau-Brunswick, où tous les élèves sont désormais intégrés.Dans mon pays, je devais fréquenter des lieux particuliers, emprunter des autobus particuliers, j’ai été profondément déçue lorsque j’ai découvert que je devrais mener ici la même bataille pour l’intégration de mon enfant ».Dans le cas de la commission scolaire Saint-Jean-sur-Richelieu, qui conteste présentement en Cour d’appel la décision du tribunal des droits de la personne d’intégrer un jeune handicapé, l’enquête de la Commission des droits de la personne a démontré que les élèves de classe spéciale prenaient leurs repas à des heures différentes des autres élèves, et fêtaient séparément les fêtes de Noël et de l’IIalloween.Dans l’ensemble, l’intégration de tous les handicapés est plus pronon- cée au primaire qu’au secondaire.Les élèves souffrant de déficiences motrices fréquentent plus souvent les classes ordinaires que leurs camarades déficients intellectuels.Au primaire, 78% des jeunes souffrant de déficience motrice légère sont en effet intégrés, contre 56 % au secondaire.Les enfants souffrant de déficiences motrices graves sont intégrés de 60 à 62 % au primaire, et dans une proportion de 35% au secondaire.Pour leur part, 26 % des déficients intellectuels légers fréquentent les classes normales au primaire, et 3 % seulement au secondaire.Dans les cas de déficience intellectuelle ¦< moyenne », l’intégration est de l’ordre de 23 % au primaire et de 1 % au secondaire.« Ce qu’il faut — et c’est ce que le ministère tente de faire — c’est de renverser la cascade qui pousse les déficients de la classe régulière vers la classe spéciale, pour permettre au contraire une meilleure intégration au fur et à mesure que l’élève grandit », explique Sylvie Godbout, dont la nièce Annie Boisvert, déficiente intellectuelle, s’est vu refuser en 1990 l’accès à la classe spéciale de la polyvalente l’Escale de la commission scolaire de l’Abesterie.La mère de la jeune Annie conteste présentement la décision de la commission scolaire devant les tribunaux.Si les politiques passées du ministère ont permis l’intégration massive des élèves « présentant des difficultés d’apprentissage », soit affichant un certain retard scolaire, ou encore une intégration relative des jeunes souffrant d’un handicap moteur ou physique, les déficients intellectuels, pour leur part, traînent toujours derrière dans des classes qui leur sont exclusivement destinées.« Nous qualifions de déficient léger une personne qui a terminé l’équivalent d’un cours primaire à l’âge adulte.La déficience moyenne peut faire qu’un adulte a atteint pour sa part une deuxième ou une troisième année de primaire », explique Pierre Roberge, responsable de l’adaptation soclaire au ministère de l’Éducation du Québec.90% des 150 000 élèves visés par les mesures d’adaptation du ministère sont en fait des élèves dits « en difficulté d’apprentissage », soient des élèves d’une intelligence normale, qui n’ont pas de déficience spécifique, mais qui affichent un retard scolaire marqué dans plusieurs matières scolaires.« Ce sont les élèves qui allaient autrefois en professionnel court, une formation pointue et très peu polyvalente, ajoute Pierre Roberge.Une partie d’entre eux étaient également ségrégués ».Voir page B-2 : Intégration PERSPECTIVES /SANTÉ La qualité ne coûte rien, la non-qualité est exorbitante Jean Francoeur LA QUALITÉ, c’est gratuit.Ce qui coûte, c’est l’absence de qualité, c’est-à-dire tout ce qui a pour conséquence « que les choses ne sont pas faites comme il faut du premier coup ».C’est sur ce paradoxe que s’ouvre un guide publie par l’Association des hôpitaux du Québec (AIIQ) portant sur les moyens de réduire les coûts de la non-qualité en milieu hospitalier.Les deux auteurs, MM.Gilles Lebeauet Raymond Roberge, sont d’avis que les principes mis de l’avant par les spécialistes de la gestion de la qualité dans les entreprises de production de biens et services sont applicables, à quelques adaptations près, dans le secteur de la santé.M.Lebeau est adjoint à la direction du département de santé communautaire de l’hôpital du Sacré-Coeur de Montréal et M.Roberge est directeur de la recherche à l’AIIQ.Le document a été réalisé à l’hôpital du Sacré-Coeur dans le cadre d’un travail de maîtrise en gestion de projet de l’Universitédu Québec à Montréal.Dans le secteur privé, la non-qualité d’un produit ou d’un service peut être fatale : insatisfaction de la clientèle, perte de renom, dégringolade des ventes, pouvant aller jusqu’à la fermeture ou la faillite.I .es conséquences sont moins visibles et, en quelque sorte, moins dramatiques dans le secteur public où les entreprises, tels les hôpitaux, sont le plus souvent à l’abri des sanctions du marché.L’inefficience dans l’utilisation des ressources n’en est pas moins réelle et se traduit par des coûts excessifs imposés aux contribuables et, éventuellement, par des goulots d’étranglement qui réduisent l’accessibilité aux services.MM.Lebeau et Roberge ont voulu mettre entre les mains des gestionnaires hospitaliers un nouvel outil qui leur permettrait, dans le cadre d’une démarche d’évaluation de la gestion, de recueillir et d’analyser des informations sur les coûts de la non-qualité des services offerts par les établissements.Tout au long de la « chaîne de production » de leurs services, les hôpitaux connaissent des défaillances.Erreurs à l’interne : rebuts, perte de nourriture, de médicaments, de films, accidents du travail, absentéisme, arrêt consécutif à un bris d’équipement.Erreurs également qui leur imposent des coûts additionnels : reprises d’examens radiologiques ou de laboratoire, examen et suivi des plaintes des patients, frais d’assurance-responsabilité.Sans compter les coûts non mesurables qui sont imposés aux patients, tels les coûts du transport, le temps d’attente et la perte de salaire dans les cas de reprise d’un examen ou d’un traitement, également tous les coûts liés aux multiples Voir page B-2 : Qualité m,**‘00'ON'“ ¦ ¦ i \ Le 1 la Quezon V ¦ Le Roman ¦ i M ç,v'pduvaV's"u' H 1 indienne ¦ 1 1 Cm ûué\yéc°'s 1 1 „ de Jean Racine, m.en s.Brigitte Haent-jens, du 14 janv.au 15 fév.à 20h.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal (598-5810)— Le Théâtre Populaire du Québec présente • Le pays dans la gorge • de Simon Fortin, m.en s.Serge Denoncourt, du 16 au 25 janv.à 20h.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)— ¦ La p’tite marchande • production de l'Illusion, théâtre de marionnettes, texte de Michel Garneau, m.en s.Petr Baran, du 15 janv.au 7 fév, sam.dim.à 15h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Denise-Pelletier, 4353 est Ste-Catherine, Montréal A SURVEILLER Ce soir à 19 h 30, l'Association des parents et amis du malade mental Rive-Sud tiendra une rencontre sur le thème : « Attentes réalistes et irréalistes face à la maladie» par Mme Françoise Beauregard, au Centre d’accueil Chevalier de Lévis, 40 rue Lévis, près du Ch.Chambly, Longueuil.Entrée libre.Rens.: 677-5697, ¦ Ce soir à 17 h, soirée d’information et d'inscription à Montréal à la Télé-université, 1001 rue Sherbrooke est, porte 2100.Rens, : 522-3540 ou 1-800-361-6608.Aujourd’hui à 13 h 30, le Forum des citoyens âgés de Montréal vous invite à un café-forum, animé par M.Huyhn Cong Hau qui parlera de l'Indochine française, au 1030 rue St-Alexandre, bur.902.Rens.: 393-9345.¦ Si vous voulez améliorer votre lecture à vue et chanter dans un ensemble vocal, l'Ensemble vocal CAMMAC-Montréal, sous la direction de Jean-François Gauthier, répète tous les mardis soirs à l'église de Très Saint-Sacrement, 500 ave Mont-Royal est.Rens.: 484-2636.¦ Ce soir à 19 h, l'Association du Québec pour enfants avec problèmes auditifs organise une conférence sur les services educatifs au niveau secondaire et collégial pour les élèvse sourds et malentendants, au 3600 rue Berri.Confirmation à Madeleine Beauchamp au 351-6269.¦ Nouvelle Acropole vous propose un cycle de dix cours visant à faire faire un tour d’horizon des principaux courants de pensée et des religions qui ont marqué l’humanité, le mercredi 22 janvier à 19 h 30, au 1631 rue St-Denis.Réserv.: 848-0553, ¦ Le Centre d’activités physiques du Collège de Rosemont vous invite à vous inscrire à son programme d'hiver 1992, le 22 janvier de 19 h à 21 h.Les cours offerts sont : conditionnement physique, taî chi, gymnastique douce/yoga, golf, tennis, relaxation, réflexologie, etc.Rens.: 376-1620, poste 217.¦ La Fondation des maladies du coeur du Québec est à la recherche de bénévoles pour préparer son envoi postal annuel.Le travail se fait au 440, boul.René-Lévesque ouest, bur.1400 à Montréal.Rens.: Tracey Abbey Taylor au 871-1551, ¦ Les Associés bénévoles qualifiés au Service des jeunes, 9335 rue St-llubert à Montréal, ont besoin de bénévoles.Rens.: Yolande Chartier au 637-8186 ou 389-9315.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9h à 20h; à l’Université McGill, Édifice d’ingénierie McConnell, 3480 rue University, de 10 h à 17 h 30; au sous-sol de l’Église St-Jean-de-Matha, 6821 rue d'Aragon, de 12 h 30 à 20 h 30, et à Longueuil, la Maison de l'éducation des adultes, 25, Chemin Chambly, de 10 h à 16 h 30, Rens.: 937-1941.¦ Inscription aux activités du service des activités culturelles de l’Université de Montréal, du 20 au 24 janvier de 9 h 30 à 20 h, au 2332, boul.Édouard-Montpetit, 2e étage, portes C-2521 et C-2524.Rens.: 343-6524.¦ Le club de ski Détour Nature offre des excursions en ski de fond chaque weekend.Les prochaines destinations ont lieu le 25 janvier à Duchesnay et le 26 janvier au Mont Tremblant.Rens.: 271-6046.¦ Le Conseil des relations internationales de Montréal vous invite à un déjeuner-causerie avec M.Jacques Parizeau qui nous entretiendra des relations internationales d’un Québec souverain, le jeudi 23 janvier dès 11 h 30, à l’Hôtel Le Quatre Saisons, Saisons A et B, 1050 rue Sherbrooke ouest.Réserv.: 523-7520.¦ L'événement « Le nouveau partenariat, en avons-nous les moyens ?», qui aura lieu le 24 janvier à l'Hotel Delta à Montréal réunira les docteurs André Aubry, Robert Marier, Clément Richer, Augustin Roy de même que des représentants du ministère de la Santé et au réseau de la santé.Inscr.: 842-4861, poste 222.¦ Le Centre des femmes, situé au 3585 rue St-Urbain, vous propose une panoplie de cours et d’ateliers de choix.Inscr.: les 21, 22 et 23 janvier de 13 h 30 à 19 h 30.Rens.: Renée au 842-1066.¦ Ce soir à 19 h 30, Eaux vives, groupe de soutien moral et de ressourcement spirituel, vous convie à une rencontre, au Point Villeray, salle de la paroisse St-Al-phonse, studio 1, 570, boul.Crémazie est.Rens.: Claudette au 323-9779.MATINEES A 'jndi ou v«ndr»di FAMOUS PLAYERS (253-8974)— • Ubu Roi » d'Alfred Jarry, m.en s.Daniel Roussel, du 4 au 14 fév.à 20h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred-Barry, 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Le Théâtre du 100e Singe présente • Brigitte et Jocelyn en voie de disparition » conception et interprétation: Diane Jean et Alain Francoeur, m.en s.Jacynthe Harvey, du 14 janv.au 8 fév.à 20h.30 RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— ¦ Anna » de Robert Claing, m.en s.Marie Laberge, à compter du 7 janv., mar.au sam.à 20h.30, dim.a 15h.SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 bout de l'Avenir, Laval (667-2040)— Les Grands Explorateurs présentent iles de lumière: Réunion, Maurice.Rodrigues, Mayotte, de Jean-Marc Boisseau, du 21 au 29 janv., lun.au mer.20h., jeu.au sam.19h.et 21 h.30, dim.13h.30,16h.et 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal (398-4547)— Récital de graduation, Renée Geoffrion, piano, oeuvres de Beethoven, Bartok, Debussy et Chopin, le 21 janv.à 20h.SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Montréal- Nigel Smith, baryton, avec Joanna G'Froerer, flûte, Guillaume Saucier, violoncelle et Marc Couroux, Paul Helmer et Allison Gagnon, piano, oeuvres de Widor, Rzewski.Brahms, Ibert et Ravel, le 22 janv.à 20h.THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI: 3900 St-Denis, Montréal— ¦ Conte d'hiver 70 » de Anne Legault, du 7 fév.au 1er mars— Le Théâtre Pluriel présente 3 textes: ¦ Lazy-boy • de Isabelle Cauchy, • Sur la route de Spéculons » de Jean Schmouth, et ¦ Les limbes— huit portraits • de Michel Marc Bouchard, les 22-23 janv.à 20h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— « Balconville » de David Fen-nario, m.en s.Paul Thompson, du 9 janv.au 2 fév.THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique.Montréal (843-7738)— Danger Public présente .Danny et les flots bleus de l'océan » de John Patrick Shanley.m.en s.Jean Laliberté, du 7 au 26 janv.à 20h.30, dim.16h — Le théâtre 1774 présente • Woman by a Window » m.en s.Paula de Vascon-celos, du 31 janv.au 23 fév., mer.au sam.à 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA.Montréal (842-2112)— • Chapitre deux.de Neil Simon, m en s.Monique Duceppe, du 7 janv.au 8 fév.THÉÂTRE NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « En attendant Go-dot • de Samuel Beckett, m.en s.André Brassard, du 21 janv.au 15 fév., mar.au ven.à 20h , sam.I6h et 21h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— * Les vaches sacrées.de René Brisebois et François Camirand, m.en s René Richard Cyr, du 20 janv au 15 fév., mar au sam à 20h , dim.à 15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montréal (844-1793)— • Cinq Nô modernes » de Yu-kio Mishima, traduction Marguerite Yourcenar, m.en s.Martine Beaulne, du 14 janv.au 8 fév., mar.au ven.à 20h, sam 16h.et 21h., dim.à 15h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Le Théâtre du Trident présente • La maison de Bernards Alba » m.en s.Michel Nadeau, du 14 janv.au 8 fév THÉÂTRE de la BORDÉE: 1143 St-Jean, Québec (418-694-9631)— • Ti-Coq » de Gratien Gélinas.m.en s.Ginette Guay, du 14 janv.au 8 fév., mar.,au sam.â 20h.30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazie, Québec (418-529-2183)- Le Théâtre ô Délire présente • Darwin • de Antoine Laprise et Patrie Saucier, m.en s.Patrie Saucier, du 9 au 24 janv.à 20h — Le Carré-Théâtre et Tess Imaginaire présentent « Alexis » de Guy Dufresne, m.en s.Mario Boivin, du 28 janv.au 8 fév.à 20h.N’ATTENDEZ PAS DE LE USE DANS LES JOURNAUX 5?2S5»« • r DONNEZ DE TOUT COEUR DES AUJOURD’HUI! çp FONDATION DES MALADES DU COEUR AUGMENTEZ VOS CHANCES DE LUTTER CONTRE L’ENNEMI NUMÉR01 AU CANADA feposculc 0LLYW00P TAMANRAm US MflllEURS FILmS PUBLICITAIRES Du mond! Cannes 1991 6e SEMAINE VAN GOGH ?{DOLBY stereo] Le PARISIEN © O »f* GATmMim» O 1 PARISIEN I 130 5 00 8 30 PARISIEN 4 1 00 4 30 8 00 , I) (I t fi I.! V I I I) r VERONIQUE BDDIoolbv stereo]^.nv> MiHtwmi O ma vasaJ '2 4e MOIS ««ffP | i! i ¦ 440, boul.René-Lévesque ouest Bureau 1400 Montréal, Québec H2Z1V7 (514) 871-1551, 1-800-361-7650 Fax: (514) 871-1464 la» («‘lôviKion «lu mardi soir «‘ii mi «‘lin «l‘«M‘il 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montreal 17h30 / Ce soir Détecteurs de mensonges Marilyn q Cormoran q Dallas q Le Téléjournal q Le Point/météo/sport Studio libre Cinéma r o .WCAX (CBS) ° > Burlington News Newsq The Golden Girls Cinéma : Born on the Fourth ol July—km.89 q Avec Tom Cruise et Caroline Kava News Urban Angel rë~I WPTZ(NBC) L-HJ Plattsburgh News News q Jeopardy ! Wheel ol Fortune In the heat ol the night q Law & Order q Super bloopers and new practical jokes News The Tonight Show CBMT(CBC) Montréal Newswatch CBC Newsmagazine On the road again q The 5th Estate q Market Place Manq Alive The National q The Journal News Newhartq Welcome back.q H9 EX" Le TVAÇ éd.18 hres Jeopardy Chambre en ville q Chop-Suey Loto-quiz Le match de la vie q AdLib Le TVA q éd.réseau Les q sports Des mots pour le dire CTTï CFCF (CTV) Montreal Puise q Entertainment Tonight Fighting Back! Cinéma : Born on the Fourth ol July—km.89 q Avec Tom Cruise et Caroline Kava Newsq The Arsenio Hall Show fT» TV5 (Télé BfcJ Francophones Nord-Sud Des chiffres et des lettres Journal de TF1 Vision 5 Envoyé spécial Tous à la une/ Spécial Roch Voisine 22h45/Ciel, mon mardi ! CIVM (R.-Q.) '•> Montreal Passe- Partout Téléservice L’équipe Cousteau q à la decouverte du monde Feu vert q Rideau q Téléservice Pause musicale m r- Musique vidéo Fax : L’Inloplus Flashback Rockambo- lesque.Rock en bulle Musique vidéo 759-, WVNY (ABC) '•4AI Burlington News q Star Trek .The Next Generation Fuliq House Home Improvement Roseanne Coach q Civil Warsq News p Nightline Commercial Programs d® K 19h / Muchwest Fax Lile on Venus Ave.Vidéoclips Monkees — Spotlight / Genesis Power 30 fôô.VERMONT 'OjJj ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour q The Nightly Business.Crossroads Novaq Frontline q Innovation Specials q Cinéma : The Naked Jungle—km.53 Avec Charlton Heston et Eleanor Parker ® SL.La roue chanceuse Zizanie Au nom de la loi Cinéma : Le voleur de désirs —Am.84 Avec Steven Bauer et Barbara Williams Le Grand Journal Sports plus Cinéma : L'été en pente douce —Fr.86 Avec Jean-Pierre Bacri et J.Villeret (S?) WCFE (PBS) 17 h/Childrefi Programs The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshour q Novaq Frontline q 40 Something Eastenders Secret Agent Le Devoir, mardi 21 janvier 1992 ¦ B-5 MONDE LES DISSENSIONS AU SEIN DE LA CEI ET LA LIBÉRATION DES PRIX EN RUSSIE Clochemerle à Sébastopol La flotte, enjeu de la querelle Moscou-Kiev Jan Krauze Le Monde SÉBASTOPOL — L’enjeu, l’un des enjeux majeurs de la querelle russo-ukrainienne est là, étalé tout le long des quais de la profonde échancrure de Sébastopol « perle de la mer Noire » noyée dans la grisaille de l’hiver.Des dizaines de navires de surface et de sous-marins, un vaste échantillon de cette flotte de plus de 300 bâtiments et de 28 sous-marins, qui arborent toujours un drapeau d’un autre âge, blanc à bandes bleues, avec en rouge, la faucille et le marteau.Querelle des drapeaux — car il faudra bien finir par le remplacer — querelle du serment, querelle des bases et des chantiers navals; rien n’est vraiment réglé en dépit des négociations en cours à Moscou et de la récente rencontre des présidents de la CEI, conclue sur un communiqué aussi ambigu que les précédents.La ville, les équipages et les officiers sont en plein désarroi, le présent est absurde et l’avenir incertain ou bouché.Si l’on se dispute, c’est sans doute moins pour les navires que pour le prestige, moins sur le fond que sur la forme, et l’on affiche à la face du monde des conflits dignes de Cloche-merle.Le haut commandement de la flotte refuse catégoriquement le moindre contact avec un groupe de journalistes étrangers, exceptionnellement autorisés à pénétrer dans cette zone militaire interdite, pour l’excellente raison que ces journalistes sont venus de Kiev et que leur voyage a été organisé par le ministère ukrainien des Affaires étrangères.Chacun aura donc prouvé ce qu’il voulait prouver.L’amiral Tcherna-vine, commandant en chef de la flotte ex-soviétique, et l’amiral Kasatonov, commandant de la flotte de la mer Noire, auront fait la hautaine démonstration que l’Ukraine n’a pas les moyens d’affirmer l’autorité qu’elle revendique sur une partie au moins de cette flotte, toujours aux ordres du seul commandement, théoriquement « communautaire », de Moscou.La croix de Saint-André Les journalistes n’auront pu mettre le pied sur le moindre bateau, interroger le moindre commandant.Quant aux officiels ukrainiens, ils auront plus ou moins fait la démonstration de la mauvaise volonté de l'autre partie.Dans l’affaire, ce qui aurait naguère passé pour l’essentiel — la préservation de secrets militaires — aura été complètement oublié.Pendant que les officiels se chamaillent, les représentants de l’ex-impé-rialisme avaient tout loisir de parcourir le port et, au besoin, de louer un bateau pour filmer sous tous les angles et sans la moindre entrave les navires de guerre de l'ex-URSS, avec plus de liberté sans doute que dans aucune base militaire occidentale.Aucun problème non plus pour parler, dans la rue, sur les quais ou sur un ferry qui traverse le port, aux officiers et sous-officiers, vêtus de leur bel uniforme de drap noir.Ils sont loin d’être tous du même avis, mais la plupart trouvent normal que l’État ukrainien souhaite avoir sa flotte et bon nombre d'entre eux, y compris parmi les Russes, se disent disposés a prêter serment de fidélité à l’Ukraine.Mais peut-être n’auront-ils, en fin de compte, pas à le faire ?Les présidents de la CEI semblent s’etre mis d’accord pour éviter cette épreuve à des hommes qui avaient tous juré de défendre la « patrie soviétique » et considèrent souvent comme contraire à tous les principes de la morale publique l’idée de prêter un second serment.Seules les nouvelles recrues devraient, en principe, déclarer publiquement leur engagement à servir l'une ou l’autre des Républiques.On a aussi concocté à Moscou le texte d’un serment spécial pour les soldats des forces dites stratégiques, et donc communautaires.Mais, là-dessus, l’Ukraine et la Biélorussie ne sont pas d'accord, tout comme la Moldavie et l’Azerbaïdjan.Au fil des conversations improvisées, l'impression recueillie recoupe à peu près les résultats du référendum sur l’indépendance de l’Ukraine.Les équipages de la flotte ont voté oui à près de 75 %.Mais il ne manque pas non plus d’officiers, faisant écho a leurs collègues réunis au même moment au Kremlin, défendant contre vents et marées, l’unité des forces armées.Ils affirment qu’il est techniquement impossible de diviser la flotte, ou encore que les dirigeants de Kiev sont « militairement incompétents ».D’autres, plus nombreux apparemment, répondent qu’on ne saurait imaginer des forces unies en l’absence d’État uni.Bref, on nage, on ne sait pas où l’on va.De plus, certains soupçonnent les forces présentées comme communautaires de n'être qu’une institution provisoire, vouée à revenir à la Russie.Préoccupations matérielles Le nouveau drapeau supposé remplacer, au terme d’un accord réalisé jeudi à Moscou, le drapeau soviétique pour les forces stratégiques est tout a fait de nature à nourrir ce soupçon : c’est la croix de Saint-André, bleu sur fond blanc, c’est-à-dire tout simplement l’emblème de la vieille marine russe.Il y a aussi, affleurant dans la conversation, le doute et parfois l'aigreur.Tel lieutenant russe ne veut dire qu’une chose : « De toute manière, rien ni personne ne réussira à relever ce peuple.» Quant à son sort personnel : « Ici, je n’ai pas où me loger et ailleurs je n’ai pas où aller.» Tous ne sont pas aussi amers mais les préoccupations matérielles, le logement, sont pour tous un souci essentiel.Boris Eltsine le sait mieux que personne qui, le jour même, depuis la tribune du Kremlin, promettait monts et merveilles à son public d’officiers : des terrains et « 1000,2000 ou 3000 $ pour aider les officiers à construire leur maison.C’est peut-être alléchant, même si le président russe a attendu en vain les applaudissements de reconnaissance, mais l’Ukraine n’est pas non plus en mal d’arguments.Son président, Léonide Kravt-chouk, a offert 350 millions de roubles pour l’entretien des équipages de la flotte, et le climat et l’agrement — relatif — de la vie sur les bords de la mer Noire sont au moins aussi importants.C’était le rêve de tout marin soviétique d’être nommé dans cette flotte.« Aujourd’hui, ils jureraient fidélité à n’importe qui, même au tsar, pour rester à Sébastopol », affirme un capitaine, ex-rédacteur en chef du Drapeau de la patrie, le journal de la flotte.Il vient d’être limogé par l’amiral Tchemavine, pour avoir publié un discours de Leonid Kravtchouk sur l’avenir des forces armées ukrainiennes.Une flotte à vendre ?Les médias sont en effet une arme privilégiée de la bataille que se livrent Moscou et le haut commandement d’une part, Kiev de l’autre.Les Ukrainiens se plaignent abondamment des procédés des journaux russes et de la télévision de Moscou, qui, de fait, n’y va pas avec le dos de la cuiller.Même le départ de Sébastopol, à la fin de l’annee dernière, du porte-aéronefs ultra-moderne Ami-ral-Kouznetsov est présenté ici comme un exemple typique de désinformation.Il ne s’agissait nullement d’une manoeuvre surprise destinée à empêcher l’Ukraine de mettre la main sur le « joyau » de la flotte.Le bâtiment, d’abord baptisé Brejnev, avait été construit pour la flotte du Nord et l’Ukraine ne l’a jamais revendiqué, pas plus qu’elle ne revendique les deux autres porte-aéronefs actuellement en construction aux chantiers Nikolaev.L’avenir de ces chantiers est aussi un sujet de controverse.Même si, selon le capitaine de première classe Danilov, ex-commissaire politique de haut rang devenu « représentant du président Kravtchouk », le problème n’est pas aussi sérieux qu’on le prétend : « Sans révéler de secret militaire, je peux vous dire que la Russie a des chantiers tout à fait capables de construire de grands navires.» Même chose pour les ports.Sébastopol, reconnu dès la fin du 18e siècle comme un abri naturel sans pareil sur la mer Noire, ne serait pas une perte irréparable pour une Russie qui, affirment plusieurs officiers ukrainiens, pourrait fort bien, moyennant quelques aménagements techniques, baser sa flotte locale à Novorossiisk.Mais Sébastopol n’est-elle pas la « ville de la gloire russe », comme le proclament aussi bien les brochures de propagande de l’époque soviétique que les médias de la Russie démocratique ?« Si vous voulez parler d’histoire, alors regardons-y de plus près », rétorquent les Ukrainiens, qui a leur tour alignent leurs argumenLs.Il reste que Sébastopol — 400000 habitants — a une population aux trois quarts russe, ce qui ne l’a pas empêché de se prononcer à une faible majorité pour l’indépendance de l’Ukraine.Il reste aussi que, si Sébastopol a toujours une superbe flotte, elle n'a depuis 15 ans pratiquement plus d’eau courante et qu’il faudrait peut-être songer à réparer les réservoirs qui fuient et à acheminer de l’eau si l’on veut vraiment, comme le souhaite la municipalité, permettre aux touristes d’Ukraine, de Russie ou d’ailleurs, de contempler à loisir les beaux navires et leurs fiers drapeaux.Ce qu’il en restera du moins, car sur ce point tout le monde est d’accord, sauf peut-être les amiraux de l’état-major : il faudra réduire cette flotte largement disproportionnée.Un capitaine propose meme une solution bien terre à terre : la vendre et répartir l'argent entre les Républi ques de la Communauté.SMS*® mmmL ySM-B'S'- .CTZJ K» îml mm rmms' L’inflation au galop Les hausses brutales entretiennent la contestation La multiplication par trois, quatre ou cinq des prix de detail n’a pas encore conduit à une amélioration de l'approvisionnement.Erik Izraelewicz Le Monde UN CHOC sans la thérapie?Deux semaines après l’augmentation brutale des prix du 2 janvier, les magasins sont toujours vides en Russie.La multiplication par trois, quatre ou cinq des prix de détail imposée à l’ensemble des Républiques de la Communauté des États indépendants (CEI) par le président russe, M.Roris Eltsine, n’a pour l’instanl pas conduit à une amélioration de l'approvisionnement.Dans la population et parmi les députés russes, la contestation de la « thérapie de choc» engagée par Moscou sur le modèle polonais s’étend.Avant-hier, de nouvelles manifestations ont été organisées en Ouzbékistan, où de tels mouvements avaient provoqué la mort d’au moins six personnes le jeudi précédent.Hier, des protestataires se sont également rassemblés à Vladivostok.La réforme des prix n’aura-t-elle été qu'une manoeuvre maladroite plongeant l’ex-empire soviétique dans les affres de (’hyperinflation de type latino-américain ?Est-elle, au contraire, le premier pas, douloureux, vers l’économie de marché ?Soutenue par les organisations internationales comme le Fonds monétaire international (FMI), cette stratégie fait naître des risques d’explosion sociale qui inquiètent Moscou mais aussi les capitales occidentales.La réforme des prix est une clé essentielle pour le passage d’une économie centralement planifiée à une économie de marché.Dans le système soviétique, les prix reflètent davantage des priorités politiques que des réalités économiques.Fixés administrativement, ils ne traduisent ni le rapport entre l’offre et la demande ni le prix de revient des produits.Ils sont davantage le fruit de compromis entre bureaucraties (le parti, l'administration du plan cen-j Irai, les ministères sectoriels.), intégrant ainsi et à des degrés divers des priorités économiques, sociales et politiques.Exemples : considérés comme des produits de première nécessité, le pain, l’énergie, le ticket de métro ou les habits pour enfants étaient vendus à très bas prix.Biens de luxe, la voiture individuelle, le manteau de fourrure ou la vodka étaient au contraire très coûteux.Les prix étaient I ainsi un instrument de la redistribu-I tion sociale, le budget central jouant un rôle d’intermédiaire.Schéma! î quement, les taxes perçues sur les produits de luxe servaient à financer I les subventions sur les biens de première nécessité.Par ce système, le Plan, l’État et le Parti communiste prétendaient orienter à travers la structure des prix, celle de la consommation.Dénoncé à l'envi par de nombreux économistes — parmi les proches de M.Mikhaïl Gorbatchev notamment.— ce système conduisait à des absurdités régulièrement montées en I épingle dans la presse soviétique.Et depuis longtemps.Certes, il suffisait de quelques kopecks pour acheter un litre de lait.mais il n'y avait pas de lait dans les magasins d’État.Pour alimenter le bétail, les fermes préféraient acheter du pain — au prix subventionné — que des céréales ! La Russie manquait de devises.mais gaspillait allègrement dans des embouteillages monstres son pétrole vendu à un très bon prix.Dès 1987, M.Gorbatchev — comme certains de ses prédécesseurs d’ailleurs — avait évoqué une réforme des prix.Annoncée, celle-ci sera constamment reportée pour finalement déboucher sur les hausses d'avril 1991.La désintégration générale du système conduit en fail, en 1991, à un effondrement de la production (une chute de 15% du produit intérieur brut), à une explosion du déficit budgétaire (20% du produit intérieur brut) et de la masse monétaire en circulation.Avec l’émergence de marchés libres, notamment des marchés de gros, où les prix se fixent en fonction de l’offre et de la demande (les Bourses de marchandises), les prix s’envolent ! L’inflation aurait été de 200 % sur l’ensemble de 1991, avec un rythme de 600 % à 700 % en lin d’année — des chiffres à prendre avec prudence, l’appareil statistique n'étant pas moins délabré que le reste.Fondamentalement, le système des prix administré n’a cependant pas été cassé.Un relèvement administré Avec son équipe de jeunes économistes ultra-libéraux, M.Eltsine annonce, dès octobre, son intention de s’y attaquer.La réforme des prix engagés le 2 janvier par son gouvernement « kamikaze » — après plusieurs reports — n’est pourtant qu'une première étape.Il ne s'agit pas encore d'une véritable libéralisation, mais essentiellement d’un relèvement administré des prix des principaux produits de consommation.L’Étal maintient son contrôle sur les prix des produits relevant de «monopoles naturels» (énergie, transport, communications) et sur ceux des produits importants pour la population (pain, lait, sucre, huile.).« La politique des prix est orientée dans le sens d'un changement des structures existantes, leur rapprochement avec les prix mondiaux sera progressif ».explique M.Andreï A.Nechaev, vice-ministre de l'Économie chargé de la réforme des prix.D’ores et déjà, le gouvernement a dans ses cartons une seconde série de hausses pour le printemps.Selon M.Egor Gaïdar, vice-premier ministre, les prix à la consommation vont globalement doubler en janvier, puis à nouveau en février.L’inflation va permettre d'absorber une partie des encaisses de la population et va faire revenir les marchandises dans les étalages des magasins.L’approvisionnement s’améliorant, les prix se stabiliseront.Conseillé par la même équipe d’économistes occidentaux que le gouvernement de Varsovie (et notamment par l'Américain Jeffrey Sachs), M.Gaïdar veut engager la Russie — et à sa suite les autres Républiques de la CEI — dans un scénario de type polonais.On peut se demander si elle est parfaitement adaptée aux conditions de l’ex-URSS.Le terreau y est en effet bien différent, la situation politique aussi.Par rapport aux pays est-européens, les Républiques de la CEI souffrent d'abord d’une moindre proximité historique et géographique à l'égard du marché.Soixante-dix ans d’économie centralement administrée ont modifié les comportements économiques.Alors qu'en Pologne les paysans, privés, ont réagi à la li bération des prix en remettant sur le marché leurs produits, il n’est pas sûr que les fermes d’État soviétiques en fassent autant aujourd’hui.La volonté de privatiser l’agriculture, enfin affichée à Moscou, risque de se heurter à un manque de vocations.Jusqu’à présent, sur 15 millions de salariés agricoles susceptibles de prendre en location des terres, 60 000 à peine se sont portés candidats.Sur le marché kolhkozien, un paysan russe ne réduit pas ses prix en fin de journée : il tente de vendre sa marchandise le lendemain et les jours suivants au même prix — un prix li bre, certes, mais fixe, car un prix est fixe, — quitte à se retrouver avec des invendus ! La planification est aussi dans la tête.Plus immédiatement, la situation politique apparaît aussi dans l'ex-URSS nettement moins favorable que dans les pays d’Europe centrale.La désintégration du système est beaucoup plus avancée.L'éclatement de l'empire et le début des guerres économiques entre les différentes Républiques rendent plus difficile encore la transition.Le gouvernement russe affirme vouloir jouer le rôle de locomotive.Il l'a fait, non sans difficulté, avec la libération des prix.La Russie n’évitera cependant l’hyper-inflation qu'à trois conditions.Que le chemin vers la liberté complète des prix soit poursuivi.Que les autres réformes de structure qu'impose le passage au marché (fin des situations de monopole, développement de la propriété privée, création d'un système bancaire et financier .) soient engagées simultanément.Qu’une stricte rigueur budgétaire et monétaire soit enfin assurée.Réduire les dépenses de l’Étal, fermer les usines les plus inefficaces, accélérer la reconversion du complexe militaro-industriel, remettre en cause certains avantages sociaux.augmenter les impôts, stopper la planche à billets, restaurer l’usage de la monnaie : mener une telle politique nécessite tout d'abord une forte détermination du pouvoir central.Cela suppose ensuite une adhésion de la population à ce pouvoir.Il n'est pas sûr que l'une et l’autre de ces conditions soient aujourd’hui remplies à Moscou.Entre la rapidité du tir et sa pré- cision, M.Elstine a donc choisi la rapidité.La réforme des prix du 2 janvier est « une opération chirurgicale sans anesthésie », estime l’écono misle russe Nikolaï Schmelev.La brutalité de l’opération est approuvée par le FMI.Face à la résistance des structures bureaucratiques et du complexe militaro-industriel, il est vrai qu’un coup de force était nécessaire.L’une des erreurs de M.Gorbatchev aura peut-être été justement d’avoir trop hésité dans ce domaine.L’avenir radieux Une série de nouveaux tirs attendent M.Eltsine.Il lui faut faire preuve maintenant non seulement de rapidité, mais aussi de précision.Dans quelle mesure va-t-il accepter une répercussion de la hausse des prix dans les revenus ?Comment va-I il faire accepter la réduction importante des effectifs de l’État ?Comment va-t-il réagir à l’inévitable mécontentement social que vont engendrer le chômage, la diminution du pouvoir d'achat, la dévaluation de l’épargne des petites gens, l’accroissement des inégalités.?M.Eltsine avait, après le putsch raté du 19 août, un formidable capital politique.A l'instar de M.Nikolaï Schmelev, nombre d’économistes lui reprochent aujourd’hui de ne pas l'avoir utilisé immédiatement — dès septembre dernier — pour engager les réformes nécessaires.Les nouveaux capitalistes russes s’inquiètent aussi de ses projets fiscaux et de ses hésitations sur le droit de propriété des terres.Mais surtout, après l’opération sur les prix, la population commence à douter.Un affaiblissement du leadership à Moscou, serait un mauvais coup pour les réformes économiques.Lors de ses voeux à la population, M.Eltsine s'est voulu rassurant.« Ce sera dur, mais ce ne sera pas long, six ou huit mois », a-t-il déclaré alors qu'il s’expliquait sur la réforme des prix.Les habitudes sont dures à perdre.Alors qu’il sait que la transition sera longue et douloureuse — la population ne devrait pas en ressentir d’effets positifs avant dix ans, selon l’un de ses conseillers — il promet une amélioration pour très bientôt.Est-ce vraiment la meilleure manière d’entretenir son crédit auprès de l'opinion ?La promesse d'un « avenir radieux », les ex-Soviétiques connaissent. B-6 B Le Devoir, mardi 21 janvier 1992 TÉl.ÊVISïOM Projet de CNN à la française PARIS (AFP) — Trois chaînes de té-lévion privées françaises, TF1, Canal Plus et M6, ont annoncé hier soir qu’elles « étudient en commun un projet de chaîne française d’information continue».Cette nouvelle chaîne remplacerait La Cinq, chaîne privée française possédée par le groupe d’édition français Hachette, dont le dépôt de bilan a été annoncé en décembre.File « serait diffusée sur le territoire français en utilisant le réseau de diffusion de La Cinq, et par satellite sur l’ensemble de l’Europe et des pays du Maghreb dans un premier temps, avant de viser une couverture mondiale », précisent les trois chaînes dans un communiqué commun, transmis par TF1 — première chaîne française en terme d’audience.Le programme de la future chaîne « serait entièrement constitué d’émissions d’information sous forme de flashes, journaux, chroniques, magazines et débats », précisent les signataires.« Elle émettrait au minimum 16 heures par jour et serait principalement financée par les chaînes, au prorata des retombées publicitaires dont elle bénéficierait du fait de l’arrêt de la Cinq, ainsi que par la publicité directe recueillie ».Le capital de la société serait « majoritairement détenu et à égalité de participation par les diffuseurs ».Pour ses promoteurs, la « réalisation d'une telle chaîne, dont l’intérêt général est évident, répond à un grand dessein de permettre à la France de disposer, face aux grands programmes anglo-saxons (CNN, Sky News) et aux projets allemands, d'iine chaîne francophone d'information à vocation internationale».Le projet TF1 — Canal + — M6 se place dans le cadre d'une disparition de La Cinq.La chaîne, en dépôt de bilan, est toujours sous administration judiciaire.Ce projet ignore ainsi totalement l’annonce de projet de reprise (ou de continuation) lancé la semaine dernière par l’homme de télévision itaüen Silvio Berlusconi, tout autant que la proposition, de reprise de cette chaîne par des collectivités locales françaises, faite au même moment par le sénateur français RPR (droite néo gaulliste) Charles Pasqua.Par ailleurs, le communiqué des trois chaînes privées ne fait aucune allusion au projet de chaîne européenne d’informations multilingues Euronews, piloté par l’Union européenne de radiodiffusion (UER), dont sont membres les deux chaînes publiques françaises A2 et FR3.jtS^rà» 5&U .—.à, Le Cirque du Soleil donnera 120 représentations au Japon, devant 800 000 spectateurs.D’un soleil à l’autre Le Cirque du Soleil à la conquête du Japon Pierre Théroux Collaboration spéciale TOKYO — La rencontre était inévitable.Après les Américains et les Européens, les insulaires du Soleil Levant auront à leur tour le plaisir de faire connaissance avec l’ambassadeur culturel québécois par excellence des dernières années : le Cirque du Soleil.Une tournée de huit principales villes qui s’amorcera à Tokyo le 22 mai pour se terminer dans le sud du Japon le 31 août, en passant notamment par Sapporo, Osaka et Hiroshima.Près de 120 représentations devant 800 000 spectateurs potentiels.« La tournée japonaise constitue sans doute l’un des plus grands moments de notre histoire.Il s’agit d'une nouvelle expérience et on aime bien relever les nouveaux défis », a indiqué hier en conférence de presse le président fondateur Guy Laliberté qui, en compagnie de dirigeants de Fuji et de la Brasserie Kirin, lançait officiellement la campagne promotionnelle, en rappelant l’histoire fabuleuse de ce groupe d’amuseurs publics, mis sur pied en 1984 dans le cadre des célébrations entourant l'anniversaire de la venue de Jacques Cartier.« Ce n’est pas un cirque traditionnel, mais plutôt un spectacle comme on en retrouve sur Broadway et nous estimons que les animaux sont plus libres dans leur na-bitat naturel », a-t-il par ailleurs pré- cisé à l’intention de ceux qui s’interrogeaient sur leur absence.Vidéo ainsi que sons et lumières ont ébloui la galerie des nombreux invités et journalistes présents.Sans oublier les quatre jeunes filles contorsionnistes de la troupe qui ont fait les délices des photographes et qui auront la chance, cette semaine, de répéter leurs prestations devant les caméras de.Fuji Télévision, exclusivement, mécénat oblige.Cette dernière met d’ailleurs la touche finale à un documentaire d’une heure, du style The Making of.; relatant l’aventure japonaise depuis ses balbutiements il y a quatre ans, et qui sera présenté'nationalement quelques jours avant le début de la tournée.Une équipe de tournage a même suivi le Cirque à Chicago, là où Keiichi Tsukada, directeur général de Fuji Télévision et à qui le Cirque est redevable de sa présence au Japon, a tombé sous le charme pour la première fois.« Une nouvelle expérience, le titre de leur spectacle aux États-Unis, voilà ce que fut également pour moi le Cirque du Soleil.L’éclairage, la musique, les costumes et les performances, tout y est extraordinaire », a-t-il tenu à souligner.Intitulée Fascination, la tournée du Cirque du Soleil au Japon prendra des airs de « meilleurs succès de » alors que 70 artistes reprendront les numéros qui ont fait la renommée de la troupe au cours des dernières années.N’en déplaise à Hiroshi Matsui, directeur général de Kirin, qui affirmait vouloir « raffiner (sic ! ) cette présentation au goût des Japonais », aucun élément a saveur locale ne sera incorporé au spectacle, sinon une chanson — assez cucul d’ailleurs — s’adressant aux adolescents et interprétée par un duo de jumelles.Mais il y aura néanmoins une nouveauté.Le Cirque du Soleil a dû effectivement faire certaines concessions alors que, pour la première fois, il ne se produira pas sous son célèbre chapiteau bleu et jaune, mais plutôt dans différents « stades » pouvant accueillir de 5000 à 9000 personnes.« Le spectacle sera moins intime, avouait Jean David, vice-président marketing et communications.Mais la difficulté d’avoir des terrains et surtout la stricte réglementation imposée par les conditions climatiques, les typhons en particulier, ne nous laissaient pas le choix.» De plus grandes salles, donc, alors que l’aspect visuel sera amplifié et qu’un plus grand nombre d’artistes, pour chacun des tours de piste, seront présents sur scène.Rappelons que le succès financier de cette tournée est d’ores et déjà assuré.La société Fuji y a investi 40 millions $ et l’entente stipule que le Cirque du Soleil en retirera un revenu garanti de 6 millions $.Sans compter la vente de produits, tels chandails et vidéo, dont les profits seront partagés à part égale.Ah oui, j’oubliais.Le prix des billets varie de 40 à 120 $ ! LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d'emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 Avis LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 8h30 à 16h00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l’édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 loi Propriétés à vendre ACHETE *Ou* ge*^ oh D'oo'é'é Vcre 529-3*26 AHUNTSIC.Ourga ow 3cra"S'es.2 sloops.2 Cuises sc e 'c" ce a* •hi cec-cessée avec foyer, s/so fn g'era *TOif\19CXCS 38 -5777 LD.B 3our se-erne'’4 *9 5CCS.vo-save?«n oea* codage 87, * c-q^vhs.'oye'.gc-ege.Die rod *e"e.56CC o co' ce *e"0 n Suûe'De~e"* oaysagé.dancrer CO s fra"c, dcs ce vos'' e* o-è’e, e* ?592 7933 ac/ès 8 -hahs MONTRÉAL OUEST.* c c , "O soi OOA yo‘Hzc"H D'éscor"ocrés 2 9CC9 *48-5546 SÏÏ-DOROTHEE ou^ga ow 9 d èces.2 s loo's, 2 'oyer oic^e c'e-sée.oayées.p'ès ces aso'oses "o ris ce 12C 7X5.689:772 103 Condominiums Co-propriétés WES HOPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT Corao" ' ce s'es'ge.tou' d* 7*"cs.6e~e é'ege vjh cégcgée e* SéOH'LH Sj' ( ee’ ocié ofo*égé.é'e •"k’BA 5CC o ca o -s e~ xe vhs ce *CC o co.2 s /oacs.2 gc’ogei r'ê'M ’oussevees rcluont sc/os.ose'es r'kfH/H e* Btê'BAB.oc' ‘o ao O'', sa e d'exe'ccei Co'T',c*o'' de Quo *é.cor'cefge ’éiw coo'oo'évrei 'esoo^jooes scor',o'*, o'oi '** *é de *o«4es o-H Hi r/e "•~édc‘e're^ ?'x 2 C : 5/ ’H'OHI VO.A jour: 987-3838, «c* 388-2704 ST-LÉON A PO 3eo* g-a^d 5 72.^oeccooe oeo^co «o de co"~oo *éi,2 s/r,Q rs D'Qjf " *é des ce*ves '.o” ~h’o o,/ ah voh ouog rH'o: vo r BdrdictfaDè.63CCC5 727 7567.353-1382 Extérieur de Montréal BOUCHERVILLE: (Har*« unique! 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