Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le devoir, 1992-05-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
La petite boite où l'on mange bien Salons privés ’§ J ! ouvert le dimanche .U Vol.LXXXIII — No 101 Ensoleillé.Max.: 15.Détail page B-7.Montréal, vendredi 1er mai 1992 3 CAHIERS— 1.30 + tps * tvq SOCIÉTÉ Quand l’univers tenait dans un dé à coudre Le satellite américain COBE nous apportait récemment des révélations sur la genèse du monde.En captant l’écho des débuts du monde, il confirmait un peu plus la théorie du Big Bang, cette formidable explosion qui a donné naissance à notre univers.Paul Cauchon s’est fait expliquer la portée de ces découvertes.Page B-l Québec n’a pas l’intention de fermer Tioxide Jocelyne Richer de notre bureau de Québec LE MINISTRE de l’Environnement, Pierre Paradis, a beau brandir bien haut son épée de Damoclès sur les cheminées de Tioxide à Tracy, il reste que le gouvernement du Québec n’a nullement l’intention de fermer l’usine, a appris LE DEVOIR.Au contraire, dans ce dossier téléguidé par le cabinet du premier ministre, le mot d’ordre est au « gentleman’s agreement », en vue d’éviter que la multinationale britannique ne quitte le Québec.Si tout se passe comme prévu, on trouvera un terrain d’entente entre le ministère et la compagnie, permettant de « revoir l’échéancier », donc de tolérer les rejets de polluants dans le fleuve pendant encore deux ans.Le ministre Paradis disait plutôt cette semaine, publiquement, que son ministère donnait jusqu’au 29 mai à la compagnie pour traiter ses eaux usées, sinon il mettrait la clé dans la porte.Or, des sources fiables indiquent que ce scénario ne correspond pas du tout à la réalité qui circule dans les bureaux du gouvernement.Car la compagnie n'a jamais caché sa décision de ne pas investir dans la modernisation de ses équipements de Tracy, cela était bien connu au mi- EXCLUSIF msière de l’Environnement, où jusqu'à tout récemment, a-t-on appris, on se montrait compréhensif.Chez Tioxide, on s’est d’ailleurs montré surpris de la sortie de M.Paradis.Et l’avis préalable expédié cette semaine ne changera rien aux décisions à venir prises par Tioxide, à Montréal ou à Londres.En fait, le premier ministre Bou-rassa et le ministre Paradis connaissaient les projets de Tioxide depuis près d’un an.Une rencontre avait eu lieu à Québec, en juin 1991, en présence du président de Tioxide Canada, M.Jean-Marc Turcotte, et du chef de la direction du groupe Tioxide, à Londres, M.Rob Margetts.De plus, M.Bourassa s’est rendu à Londres rencontrer ce dernier, en janvier dernier, lors de son séjour en Europe.M.Margetts a expliqué l’an dernier à ses interlocuteurs québécois que la haute direction de l’entreprise devait prendre une décision : de deux choses, l’une, ou bien on fermait boutique, pour reconstruire ailleurs au Québec une usine non polluante, ou bien on fermait boutique et on quittait le Québec.Tioxide projetait donc de cons-Volr page A-4 : Tioxide Los Angeles s’embrase L’acquittement de quatre policiers blancs provoque les pires émeutes raciales en 30 ans : au moins 16 morts et 440 blessé: d'après Reuter et ALT LOS ANGELES — Seize personnes ont été tuées et au moins 440 ont été blessées à Los Angeles au cours d’émeutes mercredi soir et hier matin, selon le dernier bilan donné de source judiciaire.Des dizaines d’immeubles brûlaient encore hier et la police s’efforçait de reprendre le contrôle de quartiers à majorité noire qui se sont embrasés après l’acquittement mercredi de quatre policiers blancs jugés pour avoir roué de coups un automobiliste noir.Le maire noir de Los Angeles, Tom Bradley, a proclamé un couvre-.feu général dans la ville.Il a déclaré que les pillages, qui se sont poursuivis dans la journée en s’étendant à plusieurs quartiers blancs de la ville, n’ont pas été perpétrés « par des personnes indignées par l’acquittement des quatre policiers mais par des irresponsables ayant décidé de profiter de la situation».L’Institut d’information des assurances estimait les dégâts à au moins 100 millions?.Les forces de l’ordre, qui ont été débordées pendant une bonne partie de la nuit, ont procédé à plus de 250 arrestations.À Washington, le président George Bush a annoncé que l’administration étudierait les possibilités d’entamer de nouvelles procédures judiciaires contre les quatre policiers.Dans une déclaration, il a appelé « instamment tous les Américains à réagir avec calme et tolérance à la situation ».Le président, qui avait dit aupa- Volr page A-4 : Los Angeles - Ht Mê mm fill àÆ I 4» - * .-4.>%?- ¦ fcL ’J**, V\* 1 % ¦ ' *:>r — mÈMÈm V > JÈÊI PHOTO AP Des milliers de Noirs sont descendus dans les rues des quartiers déshérités de la périphérie sud-est de Los Angeles, saccageant, pillant et incendiant magasins et maisons.Des groupes de jeunes s’en sont pris à des automobilistes blancs, dont certains ont été extirpés de leurs voitures et battus.Nouvelle saignée chez Air Canada 350 postes supprimés Serge Truffaut APRÈS UN exercice financier désastreux — 218 millions $ de pertes en 1991 —, Air Canada a élaboré un plan de restructuration selon le bon vieux principe du « faire plus avec moins » dont l’écho le plus dramatique est sans aucun doute le renvoi de 350 personnes portant ainsi à.3500 le nombre de postes supprimés en moins de deux ans.Cette nouvelle saignée dans les ressources humaines d’un transporteur qui a promis hier à ses actionnaires un retour à la rentabilité d’ici le terme de 1993, s’effectuera comme suit : 250 cadres devront quitter leurs lieux de travail d’ici le 1er juillet prochain avant qu’une autre cen-Volr page A-4 : Air Canada L’Ontario ramène son déficit sous la barre des 10 milliards $ Suzanne Dansereau de la Presse canadienne TORONTO — Les Ontariens paieront plus cher d’impôt en 1992, tandis que le fardeau fiscal des petites et moyennes entreprises sera allégé en vertu du deuxieme budget néo-démocrate déposé hier à Queen’s Park.Un budget qui, contre toute attente, ramène le déficit de la province sous la barre des 10 milliards ?pour l’année 1992-92 et qui garde relativement intact le niveau des services gouvernementaux, malgré une importante réduction de la croissance des dépenses.Le contrôle du déficit semble avoir été une considération majeure dans l’élaboration de ce budget.L’an dernier, lorsque le premier budget du jeune gouvernement NPI) a fait passer de 3 à 9,7 milliards le déficit projeté, le milieu financier a hurlé et la cote de crédit de la province a dégringolé.Cette année, visiblement, on a voulu éviter ce mauvais climat.On a d’abord fait miroiter le pire : ainsi, voilà quelques mois, le trésorier parlait d’un déficit de 14,3 milliards ?pour 1992, et de 11 milliards $ pour 1991.Mais les bonnes nouvelles sont arrivées hier.Le trésorier Floyd Lau-ghren était tout fier d’annoncer que le déficit de 10,9 milliards en 1991 (soit 1,2 milliard de plus que les 9,7 milliards prévus) baisserait d’un milliard de dollars en 1992 pour se situer à 9,9 milliards $ (ce qui, du reste, représente une hausse par rapport à la première projection de 8,9 milliards faite l’an dernier).Pour réussir ce tour de magie, le trésorier a décidé de puiser dans les poches des contribuables.Non seulement celles des « riches » mais aussi celles des gens de la classe moyenne.Queen’s Park empochera cette année plus de 1 milliard $ provenant Voir page A-4 : L'Ontario Meech ressuscité ?d'après la Presse canadienne EDMONTON — Le gouvernement fédéral et la plupart des provinces ont pavé la voie au retour du Québec à la table des négociations constitutionnelles, hier, en incorporant la substance du défunt Accord du lac Meech dans un nouveau pacte d’unité, comme l’exige le Québec.« Nous avons fait d’importants progrès en direction de Meech aujourd’hui, a déclaré le ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark, à l’issue de deux jours de pourparlers avec ses homologues.J’espère qu’il sera possible pour le gouvernement du Québec de décider de participer à nos discussions.» « Je pense qu’il est clair qu’il y a ici une détermination à accomplir des progrès importants et à respecter les éléments de Meech.» Le premier ministre du Québec Robert Bourassa a repris hier ce que son ministre des Affaires intergouvemementales avait dit la veille.Si le Québec a des garanties qu’il obtiendra ce que l’Accord du lac Meech lui donnait, a déclaré le premier ministre à l’Assemblée nationale, la Voir page A-4 : Meech LE PRÉSIDENT DU MOUVEMENT DESJARDINS AU DEVOIR (2) Claude Béland appelle à un véritable consensus social PHOTO JACQUES NADEAU Claude Béland Claude Turcotte SANS RENIER l’importance des consensus déjà atteints au Québec sur les grands concepts et un certain nombre de principes, tels la mondialisation de l'économie, une plus grande compétitivité des entreprises et un effort collectif accru, il s’agit désormais de voir les choses « à la loupe » pour en arriver très concrètement a une concertation beaucoup plus profonde dans les diverses couches de la société sur des sujets souvent explosifs, comme les salaires, les services gouvernementaux, les finances publiques et ultimement sur « un consensus social et les actions qui permettront de réaliser un projet de société repensé et rebâti».Voilà le défi que s’apprête à relever M.Claude Béland, président du Mouvement Desjardins, président des états généraux de la coopération qui se déroulent à Saint-Hyacinthe cette fin de semaine, et surtout président du Forum sur l’emploi où patrons, syndicalistes et autres partenaires sociaux se retrouveront bientôt pour débattre toutes ces questions.L’envergure de la réflexion est telle qu’on ne peut pas écarter l'hypothèse que tout cela rejoigne le grand débat constitutionnel.« Il nous faut penser l’État-nation avant la planète », disait M.Béland dans une entrevue au DEVOIR cette semaine, en confirmant son impatience de voir souvent la discussion économique se limiter à l'argument de la mondialisation.« Qu’on le veuille ou non, expliquait-il, les gens vivent dans une rue, un quartier, une ville ils ne vivent pas sur une planète.C’est la rue, le quartier, la ville qu’il faut organiser et faire en sorte qu’il y ait un lieu de vie convenable pour tous.Ce ne sont pas les règles de la mondialisation des marchés qui vont faire le succès de l’économie d’ici; ce sont plutôt les règles que Fonds régionaux ; Desjardins veut prendre le leadership Claude Turcotte L'ESPRIT de clocher cause certains problèmes pour la mise en place de fonds régionaux de capital de risque, projet divulgué en mars dernier lors des assemblées générales du Mouvement Desjardins.Le dossier n’avance pas, parce que c’est l’anarchie ou la cacophonie qui prédomine, comme l’illustre la description de la situation telle que présentée par M.Voir page A-4 : Fonds régionaux nous nous donnerons à nous-mêmes, que nous maîtriserons et que nous mettrons au service de notre propre projet ».M.Béland, qui dans un premier article paru hier reconfirmait son appui à l’option souverainiste, reconnaît volontiers qu'il peut y avoir un coût de transition vers la souveraineté, mais il ajoute aussitôt que le statu quonstitutionnel a également un coût à court et à long terme.M.Béland rappelle qu’en 1982 et 1983, quelques années après le « non » des Québécois à la souveraineté-association, les taux d’intérêt ont atteint des sommets record.« En 1992, c’est l’augmentation de la dette ontarienne qui est une menace à la montée des taux d’intérêt, mais si cela Voir page A-4 : Claude Béland ÜE U a=iuj ^ û_ 350e ANNIVERSAIRE de MONTREAL RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 8 mai 1992 Montréal en fête ! Le 15 mai commencent les 150 jours de célébrations du 350e anniversaire de fondation de Montréal, LE DEVOIR se joint à la fête et publie un cahier spécial qui présentera les expositions (plus de 80) qui ont lieu à Montréal pour marquer cet événement.En plus d'un calendrier de ces expositions, on trouvera dans ce cahier des textes présentant les expositions les plus importantes qui seront regroupées par thème: Histoire, politique, littérature, religion, beaux-arts et art contemporain, architecture, sciences.On traitera aussi des activités populaires qui auront lieu pendant cette période.50 000 exemplaires supplémentaires de ce cahier qui sera publié dans l'édition régulière du DEVOIR du 16 mai seront aussi distribués sur les lieux de plusieurs de ces expositions.¦ .PARUTION le 16 mai DANS LE DEVOIR A-2 M Le Devoir, vendredi 1er mai 1992 Québec peut tenir le référendum sur les offres sans amender la loi 150, dit Rémillard Michel Venne de notre bureau de Québec LE GOUVERNEMENT du Québec peut tout à fait légalement tenir un référendum sur les offres constitutionnelles sans amender la Loi 150 qui prévoit un référendum spécifiquement sur la souveraineté d’ici au 26 octobre, prétend le ministre des Affames canadiennes, M.Gil Rémillard.« On devrait amender la loi 150 dans une seule circonstance, a-t-il déclaré : si on ne peut pas respecter l’échéancier de la loi ».Mais entretemps, le gouvernement peut se prévaloir des dispositions de la loi sur les consultations populaires et tenir un référendum sur le sujet qui lui convient, a rappelé M.Rémillard.Les points saillants TORONTO (PC) — Voici les points saillants du budget de l’Ontario déposé hier : ¦ Déficit : de 10,9 milliards $ en 1991- 92, il baisse à 9,9 milliards $ en 1992- 93.¦ Dépenses : de 52,3 milliards $ à 54,8 milliards !, l’augmentation est contenue à 4,9% (2% seulement dans la Santé), ce qui représente la plus faible augmentation depuis 1953.¦ Revenus : de 41,3 à 44,9 milliards $, une hausse de 8,6%.¦ Impôts des particuliers : des hausses d’impôts pour les classes moyenne et supérieure.L’Ontario récupère la baisse de la surtaxe fédérale et impose une surtaxe de 14 % à ceux qui gagnent plus de 53 000 $.¦ Impôt des entreprises : les banques sont encore touchées.Une surtaxe temporaire est imposée sur leurs revenus tandis qu’une nouvelle hausse de l’impôt sur le capital est imposée.¦ Les secteurs de la fabrication et de l’exploitation des ressources naturelles voient leur taux d’imposition baissé de 1 %, tandis que les petites et moyennes entreprises bénéficient d’une baisse d’impôt d’un demi-point.¦ Un nouvel impot-santé est imposé aifx tavailleurs autonomes gagnant plüs de 40 000 $ d’un travail indépendant.¦ Impôt minimal sur les corporations: le projet est remis à l’an prochain.¦ Recherche et développement: Création d’un Fonds de partenariat sectoriel.¦ Création d’emplois : Trois fonds d’investissement sont mis sur pied; un pour la formation et la création d’emplois (promesse de créer 100 000 emplois en trois ans et de former 80000 travailleurs); un fonds pour les immobilisations (10000 emplois); et un fonds pour la construction de 20000 logements abordables.¦ Régime-minceur dans la fonction publique : on gèle les salaires de 3900 employés, on abolit 2500 postes en deux ans et on coupe de 10 % dans les budgets de fonctionnement.¦ Pas de taxe sur les cigarettes, mais une taxe « écologique » sur les contenants de boissons alcoolisées non-réutilisables.Conséquence de cette mesure : le prix de la caisse de 24 canettes de bière augmentera de 3,10$.¦ Garderies : 20 000 nouvelles places seront créées.¦ Équité salariale : le gouvernement injectera 285 millions $ de plus cette année dans le programme existant.¦ Casinos : le gouvernement veut en ouvrir dans les villes frontalières.¦ Aide aux personnes âgées : on remplace les subventions par des crédits d’impôts, en vertu desquels les gens âgés gagnant moins de 23 000 $ par année auront plus alors que ceux gagnant plus de 23 000 $ auront moins que le programme actuel.avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l'art 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté ét transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en laveur dans les 30 jours de cette publication Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée à: La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la Endroit demande d'exploitation •RESTAURANT OSTERIADU VIEUX BELOEIL -INC ^Restaurant Osteria • du Vieux Beloeil rStc.314 boul Laurier - Beloeil .bossier 375-428 1 Bar sur terrasse 914 boul.Laurier Beloeil : 2866-6410 1 Restaurant 2229, avenue 2945-9591 Permis 354 boul .QUÉBEC INC pour servir Mont-Royal QUÉBEC INC additionnel de Taschereau ,4e Goût de la Montréal Mike Billard Bar sur La Prairie "Thaïlande 849, rue Viger terrasse •2229, avenue Brossard Mont-Royal Dossier: 943-571 Montréal SABOURIN, Roger 1 Bar avec 1021, Bleury Dossier 958-777 Bar L'Adrénaline danse et Montréal AUMAIS, Antoine 2 Restaurants 6455,rue 1021.Bleury spectacles Bislro L'Entre- pour vendre Beaubien Est Montréal 1 Bar sur Gens dont 1 sur Montréal Dossier 209-924 terrasse 7081, Jean-Milot terrasse LES AUBERGES Permis 602, boul.Montréal ET MOTELS additionnel de Labelle Dossier.710-707 BRADY INC Bar sur Laval 125295 CANADA Changement 168.Prince- Café Toxédo Enr.terrasse INC de catégorie Arthur Est 5450, Côte des Chez Demos de 3 Restau- Montréal Neiges 168, Prince-Arthur rants pour Suite 525, Est vendre dont 1 Montréal r! Montréal : Dossier 405-199 p' RESTAURANT /.QABERTO II INC ^•hestaurant Oaberto II ; 1177, Delà * Montagne | Montréal ; Dossier 328-088 ! DELBRASSINNE, ,’ Frank ' Bistro Le Cartoon I 3539, rue Lacombe Montréal Dosser 959-395 ‘ RAHMAN.Habibur ¦ Restaurant Calé î tu Parc Bobby »S30, rue Ogrlvy S Montréal ‘ Dossier 922-484 * 142513 CANADA ÏINC ‘ Mario Sport Bar 8974, Langelier f St-Léonard : Dossier 959-205 s VILLA GALDONI flNC.| Villa Galdoni inc 15940 boui des * Grandes Prairies ¦¦ St-Léonard | Dossier 373-472 * 2533-9136 t QUÉBEC INC J Restaurant Mikes x 2405, rue Fleury ! Est J Montréal s Dossier 959-247 ] MARKOWITZ, J Cynthia n Angeli Calé ; 1844, Amherst * Montréal » QUÉBEC INC i Restaurant j Terrasse Bellmi de î Repentigny j 324, Notre-Dame î Repentigny j Dossier 959-155 ’ RUB ST-PATRICK INC Restaurant St-Patrick 774, rue St-Pierre Terrebonne sur terrasse S 3 Restaurants pour servir dont 1 sur terrasse Permis additionnel 1 bar sur terrasse 1177, Delà Montagne Montréal 2 Restaurants 3539, rue pour vendre Lacombe dont 1 sur Montréal terrasse 1 Restaurant 520.rue pour vendre Ogilvy Montréal 2 Bars 8974, Langelier St-Léonard 1 Restaurant 5940 boul pour vendre des Grandes avec danse Prairies St-Léonard 2 Restaurants 2405, rue pour vendre Fleury Est dont 1 sur Montréal terrasse 1 Restaurant 1844 pour vendre Amherst Montréal 1 Restaurant 324, Notre-pour vendre Dame Repentigny Permis 774, rue St- additionnel 1 Pierre Bar sur Terrebonne terrasse Dossier: 953-620 2762986 CANADA INC Resto-Bar Sportif Racers 515, boul.Curé Labelle Local 20.Laval Dossier: 937-136 2769182 CANADA INC.Dunn's Famous Smoked Meat Shoppes 5601, Paré, suite 215 Mont-Royal Dossier 803-999 2858-7681 QUÉBEC INC L'Oiseau Matinal Restaurant 1694, Remembrance Lachine Dossier: 915-967 2760-2317 QUÉBEC INC.Sheewaz 3523-A boul.St-Laurent Montréal Dossier: 803-569 Permis 515 boul.additionnel 1 Curé Labelle Bar sur Local 20, terrasse Laval 1 Restaurant 3604 boul.St pour vendre Charles Kirkland 1 Restaurant 1694.pour vendre Remembrance Lachine Changement 3523-A boul de capacité et St-Laurent autorisation de Montréal danse dans un Bar Permis additionnel 1 Bar sur terrasse Dossier: 884-643 COTTET.Colette Restaurant Le Corail 2300, rue Mont-Royal Est Montréal Dossier 959-619 CREDALI, Giovanni Resto Bar Dance Fox 1790 boul des Laurentides Laval Dossier 358-804 LE GAMMON CLUB D'ECHECS ET DE BACKGAMMON INC Le Gammon Club d’Êchecs et de Backgammon Inc 5086,16e Avenue Montréal Dossier 894-931 RONALD PATRONI, XAVIER PATRONI Torms 920, rue Robin app 101, Montréal Dossier 959-635 RESTAURANT SINGIDUNUM INC Restaurant Singidunum Inc 323, rue Roy Est Montréal Dossier 269-688 SODEXHO CANADA INC Sodexho Canada 774, rue St-Paul Ouest Montréal Dossier: 959-478 LES RESTAURANTS SPORTSCENE INC Cage aux Spons (Beaumont) 426.Ste-Hélène Suite 300 Montréal Dossier 285-437 1 Restaurant 2300, rue pour vendre Mont-Royal Est Montréal Changement de capacité d'un Restaurant pour vendre Permis additionnels un Bar avec danse et un Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1790 boul.des Laurentides Laval 552, Ste-Catherme Est Montréal 1 Restaurant 3434, St-pour vendre Denis Montréal 2 Restaurants 323.rue Roy pour vendre Est Montréal 1 Restaurant 350, Place pour vendre Royal Montréal 1 Bar 1240-1244, 1 Restaurant Beaumont pour vendre Mont-Royal Le président et directeur général Qhlelaln K.-Laflimme, avocat Québec a o n a Le premier ministre, M.Robert Bourassa, a pour sa part confirmé en Chambre qu’il serait disposé à retourner à la table de négociations constitutionnelles multilatérales s’il obtient « des garanties de résultat ».Il ajoute que si le reste du pays s’entend pour inclure dans la Constituion le contenu de l’accord du lac Meech en substance, « ça peut certainement être examiné comme une garantie de résultat », dit-il.Pour M.Bourassa, un retour à la table ne constituerait pas une tra- hison de son engagement pris en juin 1990, dans la foulée de l’accord du lac Meech.C’est « actualiser la stratégie », dit-il.Mais pour le faire, a-t-il précisé, « il faut des événements pour le justifier».M.Rémillard a expliqué en commission parlementaire que le gouvernement peut tenir un référendum sur les offres.Il n’a qu’à déposer un projet de question à l’Assemblée nationale et la mécanique s’enclenche : débat, recensement des voteurs, campagne et scrutin.Pendant ce temps, la loi 150 continue d’exister.Elle est en quelque sorte mise entre parenthèses.« Si les gens disent « non » aux offres, dit-il, il demeure possible de déclencher un référendum sur la souveraineté, après coup ».Le gouvernement peut donc continuer à brandir la menace d’un référendum sur la souveraineté.Bien entendu, a expliqué le ministre, « si les gens disent « oui » aux offres, on ne va pas leur demander s’ils ne voudraient pas quand même la souveraineté ».À ce moment-là, et après que le référendum aura eu lieu, le gouvernement devrait toutefois amender ou abroger la loi pour se défaire de l’obligation de tenir un référendum sur la souveraineté.Ce serait alors pure formalité.M.Rémillard soutient qu’un référendum sur les offres serait en accord avec les principes de la loi 150 et l’esprit du rapport Bélanger-Campeau qui prévoit l’existence de deux voies, l’une la souveraineté, l’autre celle des offres liant Ottawa et les provinces.Des gens d’affaires jugent le budget ontarien «irresponsable» et «sans vision» Suzanne Dansereau de la Presse canadienne TORONTO — À prime abord, le gouvernement ne semble pas avoir satisfait le milieu des affaires avec le budget qu’il a déposé hier.« C’est un budget sans vision, un budget de sauve qui peut », disait hier l’économiste de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes Pierre Cléroux, qui accuse le gouvernement Rae d’être « irresponsable », avec son déficit à 10 milliards $.« Il n’y a rien dans ce budget qui va redonner confiance aux gens d’affaires », ajoutait de son côté le président de la Chambre de commerce de l’Ontario Pat Palmer.Les deux représentants croient que le déficit de 10 milliards $ est en- core trop élevé.M.Cléroux refuse de se laisser séduire par le ministre Laughren lorsque ce dernier se targue d’avoir réduit le déficit.« Les prévisions pour le déficit de 1992 étaient à 8,9 milliards $.Il s’agit donc d’une augmentation par rapport à ces prévisions.Quant aux prévisions pour 1991, qui s’élevaient à 9,7 milliards!, elles n’ont pas été respectées (puisque le déficit s’élève à 10,9 milliards!).Comment alors croire les prévisions pour 1992 ?» s’est-il exclamé.M.Cléroux affirme que le gouvernement aurait dû commencer l’an dernier à couper dans ses dépenses, ce qui lui aurait permis de réduire davantage son déficit.Quant aux hausses d’impôts, elles auront un impact psychologique néfaste sur les consommateurs, disent les deux institutions.« Ce qu'il fallait cette année, c’étaient des mesures pour donner confiance aux consommateurs qui ont arrêté d’acheter, pour relancer l’économie.Or, le budget de M.Laughren décourage le consommateur».D’autre part, la FCEI s’étonne que le budget ne contienne aucune mesure pour contrecarrer le commerce transfontalier.« Les casinos ?c’est une farce », dit M.Cléroux.Les villes frontalières réclamaient plusieurs mesures, dont l’harmonisation avec la TPS fédérale, le droit de donner des subventions aux entreprises et l’ouverture des commerces le dimanche pour lutter contre le commerce transfontalier.Or, aucune de ces mesures réclamées ne se trouvent dans le budget, faisait remarquer hier M.Cléroux.Quant aux programmes d’aide à la création d’emplois, M.Cléroux es- time qu’ils ne créeront que des emplois temporaires.Toutefois, la FCEI accueille favorablement le projet de formation pour les travailleurs et les assistés sociaux.On se réjouit également des allégements fiscaux pour les petites et moyennes entreprises et pour les entreprises oeuvrant dans le secteur de la fabrication et des ressources naturelles.Toutefois, les impacts bénéfiques de ces allégements seront contrecarrés par des augmentations de coûts de licenses et de permis décrétés dans le budget, fait remarquer M.Cléroux.De son côté, la Chambre de commerce estime que ces mesures sont « mineures» et estime que la taxa- ’ tion des banques sera néfaste, car-« on envoie un signal que les profits ' seront taxés », disait hier M.Palmer.Six groupes écologistes ne font pas confiance à Lise Bacon Louis-Gilles Francoeur SIX GROUPES environnementaux, qui suivent de près le dossier énergétique, ont demandé hier à la ministre de l’Énergie et des Ressources, Mme Lise Bacon, de faire confier au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) son projet de Stratégie québécoise d’efficacité énergétique.Comme le prochain plan de développement d’Hydro-Québec, il semble que la consultation envisagée par la ministre soit plutôt du type privé.Les groupes n’acceptent pas de jouer le jeu d’une telle stratégie, ayant de plus en plus l’impression qu’on les utilise, voire qu’on les neutralise par ces consultations qui tiennent lieu de débat public.Qualifiant la consultation organisée par Mme Bacon de « bâclée et de restreinte », les groupes estiment qu’ici comme ailleurs les enjeux sociaux et politiques du dossier énergétique doivent se discuter sur la place publique et que l’évaluation du dossier doit être confié à des personnes indépendantes du pouvoir politique qui parraine cette stratégie.Les groupes ont reproché à la ministre de limiter sa consultation « d’une autre époque » à un nombre restreint de groupes et d’associations, dont ils n'ont pu d’autre part obtenir la liste.Ils n'acceptent pas que seuls les groupes invités puissent participer aux rencontres.Pas plus qu’ils n’acceptent d’être consultés quelques jours après avoir reçu des documents de cette importance.Les groupes estiment que non seulement des audiences du BAPE sont requises pour une question de cette importance, mais qu'elles doivent être télévisées à la grandeur du Québec, en direct, comme ce fut le cas récemment des audiences sur la politique de gestion des déchets de la Ville de Montréal.ESULTATS I o l o u * r h r r Tirage du 92-04-29 7 15 28 29 33 41 Numéro complémentaire: 13 Un règlement limitera les produits destructeurs de la couche d’ozone ! Rollande Parent de la Presse canadienne LE MINISTRE québécois de l’Environnement, Pierre Paradis, a annoncé hier l’entrée en vigueur prochaine d’un règlement visant à mettre un frein à l’utilisation de substances réputées destructices de la couche d’ozone, dont les CFC (chloro-fluorocarbures).Le projet de règlement adopté le 15 avril dernier par le conseil des ministres est en fait la réponse québécoise aux engagements internationaux pris par le Canada et au consensus pan-canadien établi le mois dernier à Vancouver.Le Protocole de Montréal signé par le Canada et 46 autres pays en 1987 prévoyait la réduction de moitié de la consommation des CFC à partir de juillet 1998.Par la suite, soit en juin 1990, le Canada et 90 autres pays se sont engagés à bannir l’usage des CFC d’ici l’an 2000.Plus récemment, le mois dernier, le Conseil canadien des ministres de l’Environnement a annoncé que l’élimination des CFC devait se ter- miner au plus tard le 31 décembre 1995.Le ministre Paradis a profité de son passage, hier, au séminaire organisé par un regroupement de propriétaires et administrateurs d’immeubles et un autre constitué d’ingénieurs en chauffage, réfrigération et air climatisé pour esquisser les grandes lignes du règlement à venir.D’ici 1995, le Québec compte avoir banni complètement les CFC qui sont utilisés dans les systèmes de réfrigération et climatisation (à 43 %), dans les rembourrrages et isolants en mousses plastiques (à 38 %), dans les solvants industriels (a 14%), dans les stérilisants au gaz (à 3 %) et dans les aérosols (à 2%).Selon la nature de l’utilisation, la date d’entrée en vigueur de l’interdiction de l’utilisation des CFC s’échelonnera du 1er janvier prochain au 1er janvier 1996.Mais il est clair qu’« à partir du 31 décembre 1995, les CFC ne seront plus réutilisables, ils ne seront plus en production, ne seront plus importables », a expliqué le ministre Paradis.À titre d’exemple, les automobiles actuelles oui seront encore en circulation apres 1995 devront être converties à une autre substance que les CFC.Dans le cas de réparations, le projet de règlement prévoit que les techniciens en réfrigération seront tenus d’avoir le materiel nécessaire et le savoir-faire pour récupérer les CFC, plutôt que les purger dans l’atmosphère.Au Québec, seule la Ville de Montréal fait déjà la récupération des CFC contenus dans les vieux réfrigérateurs.Outre les CFC, d’autres substances seront visées par le règlement : les halons, les H CFC (hydro-chloro- • fluorocarbures), le tétrachlorure de • carbone et le méthylchloroforme.Les halons que l’on retrouve uni-' quement dans certains extincteurs1 d’incendie portatifs et automatiques * seront interdits de vente au public à'* compter du 1er juillet prochain, h La récupération deviendra obligatoire dès le 1er juillet prochain dans le cas des HCFC utilisées dans les climatiseurs domestiques et les.systèmes de réfrigération en rerm placement des CFC.Jean Campeau fixe les règles minimales d’un référendum sur les offres fédérales Frédéric Tremblay de la Presse canadienne QUÉBEC — Le coprésident de la Commission Bélanjger-Campeau, Jean Campeau, croit que M.Bourassa respecterait les conclusions du rapport de sa commission s’il tenait un référendum sur des offres fédérales « valables et liant tous les gouvernements des provinces».Rencontrant les journalistes, hier à Québec, quelques minutes avant de prononcer un discours sur la décentralisation des pouvoirs devant l’Institut d’administration publique du Canada, M.Campeau a rappelé que les travaux de sa commission avaient clairement dégagé deux options possibles, soit celles d’un réel renouvellement du fédéralisme ou la souveraineté.L'ex-président de la Caisse de dépôt et de placement du Québec prévient cependant que le gouvernement Bourassa ne pourrait pas accepter n'importe quelles propositions fédérales.« Il ne faut pas que ce soit de petites offres de rien, a mentionné M.Campeau.Si le Québec décide d’accepter ces offres valables-là, eh bien, il les acceptera.Si les offres n’étaient pas valables, ne lient pas les gouvernements, le rapport disait qu’il y aurait un référendum sur la souveraineté ».Jean Campeau, maintenant président du conseil d’administration de Domtar, réserve ses commentaires sur les événements politiques actuels, dont la volonté ae M.Bourassa de retourner, à certaines conditions, à la table des négociations constitutionnelles.« On portera un jugement quand le temps sera venu.(.) On décidera quand les enjeux seront vraiment sur la table », a-t-il indiqué.Appelé à commenter les déclarations de Brian Mulroney, qui alertait les Québécois, mardi soir, contre les « conséquences néfastes de la séparation», M.Campeau a fait valoir que le milieu des affaires québécois serait tout à fait en mesure de s’adapter à la souveraineté si elle devait avoir lieu.« Un homme d’affaires cherche à éviter tous les changements.Mais dès qu’un changement est fait, qui est-ce qui s’ajuste le plus vite ?, c’est le milieu des affaires », a-t-il soutenu.Jean Campeau, qui ne cache pas ses convictions souverainistes, a cité quelques exemples de changements survenus par le passé et avec lesquels les gens d’affaires québécois ont su rapidement composer.Ce fut le cas, a-t-il dit, de la loi 101, qui a imposé le français comme langue de travail au Québec, de la loi de ; l’assurance-automobile, ou encore de la loi anti-briseurs de grève.À propos de la souveraineté partagée, que prône depuis quelque temps le premier ministre Bourassa, Jean Campeau se limite à rappeler que la souveraineté se définit sous, trois critères précis : le pouvoir dei taxer et ceux de faire des lois et (le^ signer des pactes internationaux,-* comme un accord de libre-échange, ! Devant les membres de l’Institut d’administration publique, M.Campeau a traité notamment d’un nouveau partage des responsabilités entre un gouvernement d’un Québec souverain et le monde municipal.Il a été entre autres question des soins de santé et de développement économique régional.GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 274 368,90 $ 5/6 + 11 62 028,20 $ 5/6 371 1 471,30 $ 4/6 16 949 61,70$ 3/6 305 279 10,00$ Ventes totales: 16 892 284,00$ Prochain gros lot (approx ): 5 000 000,001 Le dossier des casinos serait truqué par l’improvisation et le manque d’objectivité Prochain tirage: 92-05-02 Rollande Parent de la Presse canadienne Ejjtra sxs NUMÉROS LOTS 346245 100 000 S 462 4 5 1 000 S 62 4 5 250 S 24 5 50 S 4 5 10 S 5 2 S TVA le réseau des tirages Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité LA CORPORATION de promotion à Mirabel (COPAM) qui favorise l’établissement d’un casino à cet endroit a accusé hier le gouvernement du Québec de manquer de transparence et de faire preuve d'improvisation dans le dossier des casinos.« Je dénonce le manque flagrant d’objectivité du gouvernement dans le dossier des casinos et l’accuse d’improvisation », a lancé le président de la COPAM, André Gamache, hier.M.Gamache a indiqué n’avoir reçu aucun commentaire à la suite du dépôt, en mai 1991, du projet détaillé de l’établissement d’un casino géré par l’entreprise privée à proximité du Château de l’aéroport de Mirabel et de l’aéroport.À la lumière des informations recueillies dans les médias, les dirigeants de COPAM ont noté que leur projet n’avait pas été considéré, le gouvernement s’étant contenté d’étudier un mémoire de Loto-Québec qui se limitait à deux endroits potentiels : Montréal et Charlevoix.« Sur quelles bases le gouvernement s’appuie-t-il pour examiner le choix de deux sites seulement ?», a demandé M.Gamache.Pour l’heure, les dirigeants de la COPAM constatent que les discussions gouvernementales se déroulent uniquement avec deux organismes d’État, la Régie des installations olympiques, d'une part, et le Palais des Congrès, d’autre part.La COPAM veut que cessent les discussions « en catimini » et que le gouvernement révèle sur quels critères il entend baser sa decision.Selon M.Gamache, ces critères devraient avoir trait à la rentabilité, la sécurité et l’impact social.Finalement, le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, estime que « sur la base de critères précis pour la localisation des casinos au Québec, quant à la rentabilité, la sécurité et l'im- Bact social, le site de l’aéroport de-firabel s'impose comme le choix lé plus logique et le gouvernement du-Québec a le devoir de le considérer.» La COPAM estime que 2,5 millions de personnes transitent annuellement à Mirabel durant une durée moyenne de trois heures. Le Devoir, vendredi 1er mai 1992 M A-3 .Le Montréal de Jean Doré n’est pas en déclin mais en mutation Jean Chartier « MONTRÉAL a lancé au Canada la révolution industrielle au début du XXe siècle », a rappelé hier le maire Jean Doré, à la veille des Fêtes du 350e anniversaire.Il tenait ce discours devant une assemblée de commerçants et d’entrepreneurs, les invitant à donner un nouveau souffle à la Métropole : « Il s’agit de remettre Montréal au travail».Le maire fait l’analyse suivante de la situation actuelle : « Montréal n’est pas une ville en déclin, c’est une ville en mutation.Les problèmes n’y sont pas seulement d’ordre conjoncturel, ils sont d’ordre structurel ».Dans ce contexte, il y a lieu de moderniser l’espace industriel.M.Doré rappelle à ce propos que le ministre Gérald Tremblay a mis de l’avant une stratégie de développement des grappes industrielles, notamment en aéronautique, en télécommunication et en pharmacologie.Tout ne doit pas s’arrêter avec les célébrations du 350e anniversaire, dit-il, et il cite des exemples dans ce sens.Ainsi, Montréal achète des biens et services pour 480 millions $ par année au moyen de ses sociétés para-municipales et un fichier de fournisseurs a été instauré pour susciter le développement des petites entreprises.La Commission d’initiative de développement économique se servira de ce fichier pour susciter le développement de petites compagnies montréalaises.M.Doré a décrit aux membres du club Kiwanis d’autres mesures positives, selon lui, prises par l’administration municipale : réductions de taxes pour améliorer les devantures de magasins, exonération pour des investissements allant jusqu’à 100 000 $, redéveloppement des artères commerciales dans les quartiers par l’entremise de l’Opération Commerce.Un montant de 41 millions $ sur sept ans sera aussi investi dans la mise en valeur des artères commerciales.Finalement, la Ville propose des crédits de taxes aux commerçants propriétaires de leurs immeubles, et des subventions directes aux commerçants qui sont locataires.Le maire rappelle que la Ville de Montréal a investi depuis 10 ans dans la modernisation ou l’expansion de 160 bâtiments industriels sur le territoire, ce qui a entraîné des investissements immobiliers de la part du secteur privé de l’ordre de 160 millions $ et des achats d’équipements d’une valeur de 128 millions $.m* ' 675 détenus pillent à Bordeaux s les sous-sols de quatre ailes « On ne peut construire des prisons du jour au lendemain », dit Ryan ; PHOTO CP Les I s policiers de la SQ avaient revêtu leur équipement anti-émeute avant de pénétrer dans la prison dévastée par les prisonniers.d'après la l'resse canadienne LE CALME est revenu tôt hier matin au centre de détention de Bordeaux, où des émeutiers ont causé des dégâts matériels de l’ordre de 1 million $ durant la soirée de mercredi et la nuit d’hier.Selon les autorités carcérales, environ 675 des quelque 1000 détenus de cette prison provinciale ont saccagé les sous-sols de quatre des six ailes de l’établissement.En plus de mettre le feu à des matelas, ils se sont attaqués à la plomberie, aux toilettes et au système de chauffage, arrachant les calorifères des murs.La révolte des détenus, qui se plaignent depuis plusieurs semaines des problèmes de surpopulation à Bordeaux, a débuté vers 20 h mercredi soir dans le secteur D, où des prisonniers ont démoli les châssis des fenêtres.Ils ont ensuite lancé ces débris de même que des matelas dans la cour de récréation où d’autres détenus se sont chargés d’y mettre le feu.Les désordres se sont ensuite propagés aux autres secteurs.Le directeur du centre, M.Arthur Fauteux, a révélé au cours d’une conférence de presse que les détenus du secteur D était « en confinement » depuis mercredi matin parce qu'à plusieurs reprises depuis le 9 avril ils avaient refusé de regagner leurs cellules le soir, pour protester contre la surpopulation, tout en réclamant une demi-heure supplémentaire de récréation et de télévision.Selon M.Fauteux, les autorités ont pu reprendre le contrôle total à l’intérieur des murs vers 6 h 30 hier ma- tin avec l’aide des membres du groupe d'intervention tactique de la Sûreté du Québec.À ce moment, tous les détenus avaient réintégré leurs cellules à l’exception d’une quarantaine qui devaient être transférés ailleurs dans l'institution ou vers d’autres centres de détention provinciaux.L’intervention des policiers a en outre été nécessaire afin de permettre aux pompiers d'avoir accès aux nombreux foyers d’incendie allumés par les mutins.De son côté, la police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) s’est chargée d’établir un périmètre de sécurité aux abords du centre de détention, situé boulevard Gouin, dans le nord-ouest de Montréal.Dans le bilan qu’il a dressé hier matin, M.Fauteux a indiqué qu’une aile de l’institution pouvant accueillir 170 détenus avait été rendue complètement inutilisable.Quatorze détenus ont été blessés au cours des échauffourées, dont sept qui ont été hospitalisés.L’un d’eux aurait été sérieusement blessé à un oeil par une balle de plastique.La prison de Bordeaux a été construite il y a 80 ans et pouvait à l’époque accueillir un maximum de 850 détenus.M.Fauteux a soutenu qu’il n’y avait pas de problème de surpopulation à Bordeaux depuis le 17 avril dernier alors que l’on a ajouté 96 places additionnelles, portant la capacité totale à 1065 lits.Or, a-t-il précisé, il y avait 980 détenus mercredi soir, au moment où l’émeute à éclaté, et 1023 mardi soir.« Depuis le 17 avril, nous n’avons.; eu aucune difficulté à loger tout no-'1 tre monde », a-t-il précisé.À Québec toutefois, le ministre dé" la Sécurité publique, Claude Ryan, a ; indiqué que le gouvernement pren-^ dra des mesures à court et à long*, terme pour solutionner le problème.Il a reconnu que les établissements de détention du Québec, elv plus particulièrement celui de Bon deaux, faisaient face depuis quelques) î mois à un « débordement de capal-^ cité».il; « Nous allons aviser pour des me-< « sures à court terme.Il y a des md jour au lendemain non plus », a inj:,-> diqué M.Ryan.t fq M.Ryan a précisé que la capacité d’accueil dans les centres de déten-m tion du Québec, normalement de 3500* détenus, est actuellement dépassée1 -de quelque 500 prisonniers." Le porte-parole de l’opposition pé-quiste, Guy Chevrette, a sommé de; son côté le gouvernement libéral de' prendre ses responsabilités en cori-13 struisant les deux pénitenciers qu’il a • ' promis depuis sept ans dans la ré'-gion de Montréal.« Ces engagements ont été pris/! lors des campagnes électorales de'; 1985 et de 1989 et n’ont jamais été/' respectés », a déploré M.Chevrette." ' « Le gouvernement devra prendre ‘J ses responsabilités sinon on va re-„ vivre ces situations à plusieurs en-;, droits », a dit M.Chevrette.' «,! M.Chevrette a rappelé que les pri des h Les terrains de l’ancienne raffinerie Texaco sont contaminés au-delà de toute prévision Louis-Gilles Francoeur LES TERRAINS de l’ancienne raffinerie Texaco, aujourd’hui propriété d’Esso, abritent des quantités considérables de produits toxiques et dangereux qui suintent en permanence dans le fleuve.Le sous-sol y est si contaminé que les-eaux souterraines ne pourraient, à certains endroits, être rejetées dans un égout ou dans un dépotoir car elles dépassent le niveau de ce qui est considéré au Québec comme un déchet industriel dangereux.C’est ce que révèle une synthèse des études de caractérisation, effectuée en 1989 par le ministère québécois de l’Environnement, à partir des études commandées par Texaco à divers consultants.Ce document a été rendu public hier par le Comité de vigilance de la rivière des Prai- ries, qui l’a obtenu récemment en vertu de la Loi d’accès à l’information.On savait que le terrain de Texaco recélait deux sites d’enfouissement de déchets dangereux reconnus comme tels dans la classification officielle de la province (GERLED).Ce qui n’était pas connu, c’est la contamination générale d’une grande partie des sols de l’ancienne raffinerie, l’utilisation répétée à cet endroit de terre contaminée comme matériel de remblayage dans le Saint-Laurent et la présence d’équipements souterrains contenant encore des hydrocarbures, y compris a proximité des quais appartenant au Port de Montréal.Les citoyens du secteur Rivière-des-Prairies ont loué le souci d’Esso Canada de vouloir être la première pétrolière à décontaminer ses terrains.Employés des Postes et actionnaires ?OTTAWA (PC) — Ottawa se propose de permettre aux employés de Postes Canada de devenir actionnaires de la société, jusqu’à concurrence de 10% de l’actif du service postal.Le plan fédéral, dévoilé hier, a aussitôt été dénoncé par l’opposition qui y voit un premier pas vers la privatisation de la Société canadienne des postes.Le ministre Harvie Andre, responsable de la société de la Couronne, nie l’allégation, mais il n’écarte pas totalement cette possibilité.« Ce n’est nullement un premier pas vers la privatisation », a-t-il maintenu en conférence de presse, après avoir déposé aux Communes le projet de loi amendant la loi sur les Postes pour autoriser les employés à se porter acquéreurs d’actions.La législation vise à créer un programme d’épargne-actions permettant aux employes d’investir dans les Postes.Les travailleurs intéressés pourraient collectivement détenir un maximum de 10% de l’actif, sous forme d’actions sans droit de vote.Le gouvernement conserverait le contrôle de toutes les actions avec droit de vote.Aucune évaluation des actions n’a été soumise aux employés.Le président de Postes Canada, M.Donald Lander, a indiqué que de tels détails ne seraient précisés qu’une fois la législation adoptée par le Parlement.Le ministre Andre a exprimé le souhait que le projet de loi soit étudié en comité parlementaire d’ici quelques semaines et adopté rapidement, et il compte qu’une participation des employés, par le biais d’un régime d’épargne-actions, « instituera un nouveau partenariat entre la direction et les employés de Postes Canada.» Les syndicats des Postes n’ont pas encore été consultés sur le projet, mais des discussions sont prévues.L’entreprise, longtemps aux prises avec des relations de travail conflictuelles, compte 57 000 employés.Mais ils ont dénoncé la permission accordée par Québec à cette compagnie, propriétaire depuis 1989 des terrains de Texaco, de recourir à un « traitement thermique » qui est, en réalité, une incinération dont on tire de l’électricité, ce qui lui permet d’échapper à une évaluation publique de ses impacts.Les citoyens du secteur, appuyés par Action Rebuts, le groupe qui talonne le projet d’incinérateur de la Régie métropolitaine des déchets, ainsi que le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets, ont réclamé hier du ministre québécois de l’Environnement, M.Pierre Paradis, qu’il suspende le Sermis accordé en décembre dernier Esso et qu’il ordonne au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) de tenir une enquête sur toute l'opération « avant que Montréal-Est ne devienne le paradis des cheminées toxiques ».Les trois groupes qualifient d’incohérente l’attitude de Québec qui exige une audience publique du BAPE sur le projet d’incinérateur de déchets domestiques de la Régie et qu’il soustraie à un examen public l’incinération de déchets toxiques, même dans un appareil similaire qui ne devient pas sécuritaire du fait qu’il produit de l’énergie.Selon les options mentionnées au rapport, il en coûterait environ 25 millions $ pour enfouir à Sarnia, en Ontario, les sols contaminés de l’ancienne raffinerie et environ 15 millions $ pour le « traitement thermique » par le procédé Taciuk, préconisé initialement par l’Environnement, et qui a finalement été mis de côté par Esso au profit d’une incinération avec récupération de chaleur, un procédé européen.Selon le rapport rendu public hier, on a trouvé sur l’ancienne raffinerie : ¦ des déchets solides et dangereux enfouis à plusieurs endroit sur le terrain, y compris des remblais formés de sols contaminés; ¦ un véritable treillis de canalisations, dont certaines semblent toujours contenir des hydrocarbures, ainsi qu’une jetée qui ont été enfouis dans ce qu’on appelle le « East Plant» et le « Dock», au bord de l’eau.On y trouve notamment 2500 mètres cubes de boues huileuses, classées comme déchets dangereux, et un volume indéterminé de sols contaminés; ¦ on a aussi trouvé des hydrocarbures en phase flottante, pouvant atteindre un pied d’épaisseur près du « Dock »; ¦ l’eau qui circule à travers deux des trois couches géologiques du secteur « atteint le fleuve Saint-Laurent » depuis des décennies, précise le rapport du ministère qui n’explique pas pourquoi ses services ne sont pas intervenus avant; ¦ les contaminants « majeurs » identifiés dans le terrain sont les huiles et graisses, les composés phénoliques, le soufre, les cyanures, le benzine, le chlorobenzène.On a trouvé dans les eaux du terrain des huiles et graisses, des composés phénoliques, de l’arsenic, des cyanures et du benzène.Les contaminants « secondaires » ajoutent à cette famille de l’é-thylbenzène, du xylène et plusieurs métaux lourds toxiques.Certaines concentrations dépassent de plusieurs centaines, parfois des milliers de fois, les normes du Règlement sur les déchets dangereux.sonniers étaient des humains et, qu’on devait en tenir compte pour fi-,, xer les conditions de détention qu'ils», subissent.« Au lieu de se promener,." le ministre devrait s’occuper de.prendre les décrets et les décisions^ qui s’imposent », a dit M.Chevrette.Ce problème de surpopulation en milieu carcéral n’est pas l’apanage exclusif du Québec.Réunis à Ottawa, les représeri- '; tants syndicaux des pénitenciers et ; prisons provinciales du Canada vieri- i nent tout juste d’aborder la question; ; Selon le représentant des em- : ployés du Service correctionnel du Canada, François Gaudreau, la surpopulation dans les institutions est généralisée partout et de plus en plus inquiétante.Selon lui, il y aura d'autres mutineries puisque la double occupation engendre la violence chez les détenus.Actuellement, parmi les onze pénitenciers fédéraux au Québec, plus de 500 prisonniers partagent leurs cellules simples.En Ontario, on en compte 650.Les Belles Rencontres de la librairie HERMES Vendredi le 1 er mai de 17h à 20h Lancement du numéro spécial de La Revue HORIZONS PHILOSOPHIQUES « Philosophie et sciences: Du concept au réel» iW ,1(S oit i' 1120.ave.laurier ouest outremont, montréal tél : 274-3669 SAMEDI ® Ça change pas le monde.Sauf que loto-québec A-4 M Le Devoir, vendredi 1er mai 1992 Surplus de caisses de retraite Bourbeau imposera l’arbitrage obligatoire Jocelyne Richer de notre bureau de Québec EMPLOYEURS et travailleurs devront trouver un terrain d’entente, à défaut de quoi un arbitre se chargera de décider à qui vont les surplus accumulés dans la caisse de retraite de l’entreprise.Le ministre de la Sécurité du revenu, de la Main-d’oeuvre et de la Formation professionnelle, M.André Bourbeau, prépare un projet de loi qui ira dans ce sens et qui sera déposé à l’Assemblée nationale avant la date limite du 14 mai.Au cours d’une entrevue au DEVOIR, le ministre Bourbeau a dit que ce dossier avait suffisamment traîné en longueur et qu’il croyait cette solution raisonnable autant pour les employeurs que pour les employés, bien qu’il s’attende à ce que sa décision ne fasse pas que des heureux.Plus tôt en matinée, le Conseil du patronat et la Chambre de commerce avaient convoqué la presse dans ce dossier, sachant que le ministre s’apprêtait à prendre position, afin de dire publiquement qu’ils réserveraient une opposition farouche à M.Bourbeau si jamais il s’avisait de légiférer en faveur de l’arbitrage obligatoire.« S'il veut changer les règles du jeu, il vivra avec les résultats de; sa décision.Jamais, nous n’accepterons cela », déclarait, hier soir, au DEVOIR le président du Conseil du patronat, M.Ghislain Dufour.La loi entraînera la levée du moratoire qui gelait depuis trois ans et demi les surplus des régimes de retraite des entreprises privées, d’une valeur globale dépassant le milliard de dollars.Présentement, on estime qu’il y aurait une centaine de cas problèmes, dont l'enjeu total est évalué à 100 millions $, où travailleurs et syndicats d’une entreprise s’affrontent, s’estimant tous deux propriétaires de ces bonis au régime de retraite.Au total, environ 12 % des travailleurs québécois pourraient être visés par la loi, soit tous ceux qui contribuent au régime de retraite à prestations déterminées de leur entreprise.Après quelques tentatives infructueuses (en juin dernier, notamment, il avait dû retirer un projet de loi, en raison du tollé soulevé tant en milieu patronal que syndical), M.Bourbeau espère cette fois-ci avoir accompli « la quadrature du cercle ».Il a renoncé à imposer une formule applicable à toutes les entreprises pour lui privilégier un réglement négocié SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Tioxide truire une usine à Bécancour dès 19.92, et de fermer la section polluante de l’usine de Tracy en 1994, quand l’usine de Bécancour serait en opération.L’usine de Tracy deviendrait « une usine de finition », n’entraînant aucun rejet' dans le neuve.Cçlle de Bécancour, ultra-moderne, utiliserait un procédé au gaz, non polluant, et qui, semble-t-il, respecterait les normes québécoises.Si, par contre, le conseil d'administration décidait d’implanter sa nouvelle usine aux États-Unis, on fermerait alors la partie polluante de l’usine de Tracy, réduisant de moitié lai capacité de production et le personnel.Dans les deux cas, on n’en-frpindrait plus les normes environnementales québécoises.Sauf que la deuxième hypothèse, entraînant des pertes d’emplois, souriait peu au gouvernement, bien entendu.Le problème, advenant la première hypothèse (et la plus probable), devenait d’emblée l’intervalle de deux ans de délai pour la construction de Bécancour.Tioxide veut continuer à faire fonctionner Tracy.« J’ai besoin de garder ma clientèle et mes employés, disait hier M.Turcotte, en entrevue téléphonique au DEVOIR, je ne peux quand même pâs les mettre à la porte pour les réengager en 1994.» J/entreprise, qui fabrique du pigment de titane, a besoin d’une seule chose pour se conformer aux normes environnementales : un peu de temps.Dans deux mois, le conseil d’administration doit prendre sa décision.Si effectivement l’entreprise se présente avec un engagement ferme de construire Bécancour, le ministre Paradis promet de « faire preuve d’équilibre et d’ouverture », et d’envisager une entente permettant le .fonctionnement de l’usine dé Tracy, admet sa porte-parole, Mme Sylvie Marier.Le premier ministre Bourassa tient à l’investissement de Tioxide à Bécancour, en ces temps où les grands projets de développement industriel ne sont pas légion au Québec.Tioxide investirait 175 millions $ dans le projet de Bécancour, qui pourrait être en chantier dès l’été.Tioxide Canada emploie 260 travailleurs, mais l’entreprise fonctione actuellement au ralenti avec 170.Bécancour ajouterait quelque 108 nouveaux emplois.« De plus, c’est un siège social qui demeure à Montréal», fait valoir M.Turcotte.De toute façon, comme l’expliquait mercredi LE DEVOIR, le processus judiciaire peut faire en sorte de suspendre l’application de l’ordon- au cas par cas.Son projet de loi visera à « faciliter la conciliation », grâce à « une nouvelle formule améliorée ».Si les deux parties n’arrivent pas à s’entendre, la loi prévoira la nomination d’un arbitre qui veillera-à trancher le litige plus rapidement que ne le ferait le processus judiciaire, dit M.Bourbeau.L’arbitre rendra une décision finale et irrévocable.Cette orientation est conforme aux recommandations formulées par M.Claude Castonguay, l’ex-ministre et l’ex-coprésident de la commission Castonguay-Dobbie (devenue Beaudoin-Dobbie, appelé à la rescousse comme expert-conseil pour trouver une solution à ce problème qui traînait depuis 1988.Le moratoire sur les excédents d’actifs, résultant de la flambée des taux d’intérêt, a été imposé par le gouvernement du Québec le 15 novembre 1988.Ce geste avait été rendu nécessaire parce que des employeurs, aux prises avec des difficultés financières, s’étaient servis dans la caisse.L’an passé, le ministre Bourbeau avait cru trouver la solution au problème en proposant un partage au prorata des cotisations versées par l’employeur et l’employé.Sauf que les deux groupes revendiquent mordicus la propriété exclusive de ces surplus.Tous deux ont donc rejeté le projet, forçant le ministre à battre en retraite.En novembre dernier, M.Bourbeau avait tenté de présenter au patronat un projet d’arbitrage, aussitôt taillé en pièces par le Conseil du patronat, l’AsSociaion des manufacturiers et le Mouvement Desjardins.Les employeurs disent refuser de renoncer à recourir aux tribunaux pour trancher un litige.Le patronat tient à ce que le recours a l’arbitre demeure un procédé « volontaire et non obligatoire».« Nous ne pouvons consentir à ce que le recours aux tribunaux civils ne soit plus possible, a dit M.Dufour.En effet, la majorité des employeurs ayant mis en place dans le passé des régimes de retraite à prestations déterminées, en tenant compte des lois et des règlements en vigueur à l’époque, il serait inacceptable et tout à fait arbitraire que le législateur change change maintenant les règles du jeu pour imposer à chacune des parties une nouvelle procédure obligatoire pour trancher des questions d’importance capitale.» nance si l’entreprise en appelle à la cour municipale de la décision du ministère.Tioxide pourrait alors continuer à fonctionner, peut-être jusqu'à ce que Bécancour soit prête à entrer en opération.4 Los Angeles ravant que le verdict lui avait inspiré un « un profond sentiment de frustration et d’angoisse personnelle », a indiqué qu’il ne pouvait garantir qu’une nouvelle procédure serait possible.Le pasteur Jesse Jackson et d'autres dirigeants noirs ont pressé pour leur part le département de la Justice d’entamer rapidement des poursuites contre les quatre policiers acquittés pour violations des droits civiques.« Nous avons affaire à un déni de justice », a dit l’ancien prétendant à l’investiture démocrate pour les présidentielles.Magic Johnson, le célèbre basketteur a déclaré : « Mon message est qu’il est normal d’être en colère, a-t-il dit.Mais vous devez trouver un moyen de canaliser cette frustration, cette colère, et de ne pas sortir dans la rue », a-t-il ajouté.Les pompiers de Los Angeles, qui ont été empêchés dans bien des cas par les émeutiers d’intervenir au cours de la nuit, ont déclaré qu’ils n’avaient pas les effectifs nécessaires pour combattre tous les incendies, dont le nombre était estimé à plus de 300.L’état d’urgence était toujours en vigueur hier dans les quartiers chauds, où la (larde nationale, mobilisée par le gouverneur de Californie Pete Wilson, devait commencer à patrouiller aux côtés de la police.Le maire noir de Los Angeles, Tom Bradley, a imposé un couvre-feu nocturne dans toute la ville.La municipalité a interdit les ventes d’armes et même d’essence, sauf aux automobilistes.Les violences ont éclaté quelques heures après l’annonce du verdict rendu par un jury composé de dix Blancs, un Hispanique et un Américain d’origine asiatique contre les policiers accusés de s’être acharnés sur un Noir, Rodney King.Des milliers de Noirs sont descendus dans les rues des quartiers déshérités de la périphérie sud-est de Los Angeles, saccageant, pillant et incendiant magasins et maisons.Des groupes de jeunes s’en sont pris à des automobilistes blancs, dont certains ont été extirpés de leurs voitures et battus.Des coups de feu ont été tirés contre la police et les pompiers, impuissants dans bien des cas face aux incendies qui ont illuminé la nuit de Los Angeles.Près de 300 sinistres ont été signalés par leurs services, avec pour effet de priver d’électricité des quartiers entiers.Los Angeles n’avait pas connu de telles violences depuis les émeutes raciales du quartier de Watts, en 1965, qui avaient fait 34 morts.« Il faut brûler leurs quartiers, pas les nôtres », criait un Noir dans un mé- PHOTO AP Colère.noire Des dizaines d'immeubles brûlaient encore hier matirj et la police s’efforçait de reprendre le contrôle de quartiers à majorité noire qui se sont embrasés après l'acquittement mercredi de quatre policiers blancs jugés pour avoir roué de coups un automobiliste noir.L’institut d'information des assurances estimait les dégâts à au moins 100 millions de dollars.L'état d'urgence était toujours en vigueur hieri dans les quartiers chauds, où la garde nationale, mobilisée par le gouverneur de Californie Pete Wilson, devait commencer à patrouiller aux côtés de la police.gaphone au plus fort des violences.« Il faut aller à Hollywood et Beverly Hills».Les émeutes n’ont pas épargné le centre-ville, où des manifestants de toute race ont attaqué à coups de pierres l’Hôtel de ville, l’immeuble du Los Angeles Times et le siège de la police aux cris de « Pas de justice, pas de paix ».Le procès des quatre policiers avait été déplacé à une centaine de km de Los Angeles à la demande de la défense, qui craignait une « atmosphère de lynchage».Après sept jours de délibération, les jurés du tribunal de Simi Valley les ont acquittés totalement des chefs d’accusation les plus graves et n’ont pu se mettre d’accord sur une inculpation mineure — usage excessif de la force — qui pesait sur l’un des quatre.Filmé par un témoin, le passage à tabac brutal de Rodney King avait suscité l’an passé une vague de protestation en même temps qu’il avait fait monter les tensions raciales.Les images de quatre policiers s’acharnant à coups de pied et de matraques sur un homme à terre — l’un était accusé d’avoir asséné à la victime 45 coups de matraque — avaient fait le tour du monde et amené les autorités à ouvrir une enquête sur les méthodes de la police de Los Angeles.Des 16 victimes recensées, l’une, un chauffeur de camion noir de 25 ans, a été battue à mort après avoir été extraite de son véhicule et une autre, un Hispanique, a succombé à une blessure par balle.La police a abattu au moins trois personnes, un homme masqué qui fuyait la scène d’un pillage et deux tireurs isolés au terme d’une violènte.fusillade.Enfin des manifestations se sont déroulées hier après-midi à Atlanta, où une confrontation a dégénéré en incidents violents, San José, Minneapolis, Denver, Cleveland, Bâton Rouge, Kansas City, Topeka, Amherst et Hartford ainsi qu’à Washington où des manifestants se ressemblaient en début de soirée devant un commissariat de police situé à proximité du Capitole.4 Fonds régionaux Claude Béland, président de Desjardins, dans l’entrevue accordée au DEVOIR cette semaine.« Tout le monde veut son fonds et dit qu’il veut être le premier à avoir un fonds.Le maire de Laval a déjà invité les gens à investir dans son fonds.Allons-nous nous retrouver avec 20 ou 25 fonds municipaux ?Peut-on mettre des capitaux de risques partout ?Nous ne sommes pas nombreux à offrir ce type de capital et j’ai peur que cela porte à des enjeux de surenchère».En fait, M.Béland aurait souhaité qu’il y ait « un chapeau » au-dessus de toute cette opération.Ce n’est pas le cas, de telle sorte que les règles du jeu ne sont pas clairement établies et que la région n’est pas définie de la même façon par tout le monde.Quand on parle de fonds régionaux, de quelles régions s’agit-il ?De celles de Desjardins ?De celles des municipalités ?Des régions administratives du gouvernement ?Ce n’est pas clair.En lançant l’idée des fonds régionaux, Desjardins présentait la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ comme des partenaires naturels dans ce projet, ce qui est encore le cas.Mais, qui va déterminer ce qu’est une région ?« Nous, nous aimerions prendre le leadership, mais nous n’osons pas le dire », confie M.Béland, en déplorant que le projet piétine un peu trop et qu’il va falloir que ça bouge.Invité à être plus explicite, le président de Desjardins a apporté cette précision : « Nous le ferons seul, s’il le faut».Il a reconnu cependant que cela n’aurait pas le meme impact que si tous les intervenants s’entendaient sui un même code de règles à suivre M.Béland a cependant ajouté que la situation n’est pas encore tragique et que l'idée des fonds régionaux suscite beaucoup d’intérêt.Il a aussi formellement déclaré qu’il n’y a aucun conflit à cet égard au sein même de Desjardins.Un journal a récemment avancé qu'il y avait des divergences d’opinions sur ce plan entre le président du Mouvement et le président de la Fédération de Montréal et de l’Ouest du Québec, M.Jocelyn Pro- teau.M.Béland a rappelé que c’est M.Proteau lui-même en tant que président du comité d’investissement qui a présenté la proposition de créer des fonds régionaux.4 Claude Béland arrive,on dira que c’est causé par la Constitution », prédit cet ex-membre de la Commission Bélanger-Campeau, dont les préoccupations dépassent largement les escarmouches politico-constitutionnelles.En tête de liste de ses objectifs et valeurs, il y a la création d’emplois ici pour les gens d’ici, ce qui n’est pas facile à atteindre, puisqu’après un cycle de croissance économique exceptionnellement long, on a à peine réussi au Québec à faire baisser le taux de chômage aux environs de 10%.M.Béland souligne qu’actuel-lement dans certaines régions un travailleur sur deux est sans emploi.Comment sortir de ce fléau social ?« Il faut voir l’économie d'ici sous la loupe, ce qui implique une concertation très forte », répond-il en déplorant que le redressement de l’économie se fasse encore « sur le dos des ressources humaines».Tout le mondç reconnaît que la création d’emplois passe nécessairement par des entreprises plus compétitives, mais cela implique-t-il que les travailleurs doivent dorénavant accepter des salaires comparables à ceux payés au Mexique ?A priori, les travailleurs québécois répondent non, mais la solution au dilemme ne peut venir que d’une concertation jusqu’au dernier échelon de travail dans les entreprises.M.Béland critique par ailleurs les incohérences et les attitudes cloisonnées dans les gestes quotidiens qu’il remarque un peu partout dans la société.Par exemple, certains s’en prendront aux coûts unitaires salariaux trop élevés des autres, mais en invoquant pour eux l’argument du rattrapage ou du rendement exceptionnel.Il cite à ce propos l’écart grandissant aux États-Unis entre les salaires des employés et ceux de leurs dirigeants.Il voit aussi l’incohérence dans le domaine public.Beaucoup de monde demande là baisse des dettes gouvernementales, en exigeant du même coup plus de services de l’État et en refusant toute modification aux programmes existants.Le président du Forum sur l’emploi promet qu’à partir de juin prochain les participants à cette table de concertation seront invités à répondre à cette question directe : « On fait quoi à partir de maintenant ?» En outre, asssure M.Béland, « nous allons faire le gros débat des finances publics au Forum sur l'emploi », ce qui promet une certaine animation dans ce contexte où les fonctionnaires et les dirigeants syndicaux se retrouvent dans une situation de confrontation avec l’État-employeur.Les capitalistes québécois n’échappent pas davantage à l’oeil scrutateur de M.Béland qui plaide passionnément en faveur d’un plus grand nombre « d'entreprises à propriété largement répartie », ce qui englobe la formule coopérative, mais aussi le capitalisme à la façon des Allemands et des Japonais qui voient l'avenir au-delà du bénéfice à court terme et qui intègrent les valeurs collectives.À son grand regret, M.Béland ne voit à peu près rien de cela au Québec, sauf chez Molson qui existe depuis 200 ans et dans les institutions collectives comme les caisses populaires et les coopératives agricoles, qui ne peuvent pas être vendues ou exportées.Le président de Desjardins déplore l'individualisme des Québécois, dont certains après avoir fait fortune ici s’en vont ailleurs.Il avoue cependant que l’individualisme se manifestait même chez Desjardins, il y a à peine cinq ans, lorsqu’on a pris la décision d’accepter des partenaires extérieurs dans des filiales contrôlées par le Mouvement.Certains ont exprimé des réticences à accepter ces « étrangers » qui étaient pourtant des Québécois pure laine.Québec Inc., dont on a beaucoup parlé, a été un exercice de concertation auquel l’État a participé.Mais là encore, le capitalisme privé québé cois, conforme en cela au capitalisme nord-américain, hésite à aller dans cette direction.En attendant révolution des mentalités, il reste alors certaines institutions, à peu près toujours les mêmes, Desjardins, la Caisse de dépôt et le Fonds de so- lidarité, qui acceptent de pratiquer le capitalisme « patient », autour desquelles peuvent surtout s’articuler des efforts de concertation économique.M.Béland rappelle tout de même que Desjardins a des moyens limités, d’où l’importance d’élargir la liste des partenaires.Les états généraux de la concertation qui ont lieu à partir d’aujourd’hui vont certainement fouiller ce créneau.« Je n’ai jamais autant senti que dans la préparation des états généraux le besoin qu’ont les gens de dire qu’ils veulent rester ici, là où ils sont », a constaté celui qui préside le Conseil de la coopération.4 Air Canada taine d’hommes et de femmes oeuvrant dans les divers services administratifs et techniques ne pointent aux centres de chômage d’ici le 1er novembre.Plus de 30 % de ces 350 licenciements seront commandés dans la région montréalaise.Nommé en début d’année au poste de vice-président du conseil, président et chef de la direction, M.Hollis L.Harris, le parrain de cette restructuration, a expliqué hier aux journalistes que la haute direction d’Air Canada n’avait pas d’autre choix que de prendre une mesure aussi draconienne que celle annoncée si on voulait augmenter de 300 millions $, soit 10% des coûts, le bénéfice d’exploitation.Cette autre coupe à blanc dans le personnel réduira de 20 millions $ par année la masse salariale.L’objectif financier étant ambitieux, ces suppressions de postes seront suivies de coupures tous azimuts.En fait, un programme de soustraction dans les frais liés aux consultations en tout genre, aux rénovations des différents centres physiques composant le réseau international d’Air Canada sans compter la mise au ban de divers projets a été arrêté afin de permettre une économie de 80 millions.Bref, l’un dans l’autre, soit les mises à pied combinées aux coupures, Air Canada devrait économiser 100 millions $.C’est en tout cas la certitude de M.Hollis qui se promet d’amorcer prochainement des pourparlers avec les syndicats, car.Car des coupures dans le personnel, il se pourrait fort bien qu’il y en ait d’autres d’ici la fin du présent exercice.En effet, il est vraisemblable que les ponctions qu’on entend réaliser dans différents postes budgétaires entraînent d’autres suppressions de postes.Il n’est pas possible, pour l’instant du moins, de quantifer ces éventuelles coupures.Pour renouer le contact avec la rentabilité financière, M.Hollis a donc concocté un plan qui prévoit des coupures en aval qui s’accompagneront, en amont, de gestes qui vont passablement modifier le profil d’Air Canada tel qu’on le connaît actuellement.Sur le front des opérations, le nouveau chef de la direction entend harceler le gouvernement fédéral afin que ce dernier rectifie les règles du jeu de manière à ce qu’elles soient justes ou égales pour tous les acteurs de l’industrie canadienne comme il entend poursuivre des négociations avec US Air avec l’espoir d’en arriver à une alliance stratégique.Pourquoi M.Hollis entend-il faire pression sur le gouvernement ?À cause du Japon.Plus précisément, tant M.Hollis que M.Claude Taylor ne comprennent pas comment il se fait que le fédéral n’ait pas encore accordé à Air Canada des droits sur les routes entre le Canada et le Japon, marché vital pour son avenir, alors que son principal concurrent, Canadian Airlines, en détient, lui, des droits.Dans l’esprit de M.Hollis, il est tout à fait absurde « que nous ayons un marché ouvert à la concurrence, je pense aux lignes de l’Atlantique, et un marché fermé, soit le Pacifique.Si Canadian détient des droits, comme nous, sur des routes européennes, pourquoi n’aurions-nous pas des droits sur le Japon ?».Une situation si surréaliste qu’elle a fait déclarer à M.Taylor : « Certains croient à tort qu'Air Canada demande l’aide du gouvernement fédéral.Rien n’est moins vrai.Ce sont les dessertes internationales de l’autre transporteur (Canadian) qui sont protégées».En ce qui concerne maintenant les discussions que poursuivent Air Canada et US Air, il est important de souligner que dans le cas d’une en- tente, le profil respectif de la propriété des deux acteurs en présence ne serait modifié.Le but recherché ?Une alliance stratégique, un échange de services qui permettraient à Air Canada de se doter d’un inventaire de routes aériennes suffisamment important pour éviter d’être asphyxié par les gros, les très gros transporteurs que sont United Airlines, British Airways, Japan Airlines et autres Air France ou Lufthansa.Car, à long terme, il n’y aura de la place que pour un seul transporteur canadien.4 Meech province envisagera de retourner à la table des négociations constitutionnelles.M.Bourassa posait cinq conditions minimales pour la signature de l’Accord du lac Meech, et la plupart des provinces se sont rendues à ces conditions au cours des pourparlers d’Edmonton.Elles ont convenu que : ¦ le Québec devrait être reconnu comme société distincte (reste à savoir l’interprétation que les provinces font de cette notion); ¦ les provinces auraient un droit de retrait des programmes fédéraux avec compensation, à condition qu'elles offrent des programmes similaires conformes aux objectifs nationaux; ¦ trois des neuf juges de la Cour suprême du Canada viendraient du Québec;- ¦ chaque province aurait plus de contrôle sur l’immigration sur son territoire; ¦ la majorité des changements à la Constitution exigeraient l’accord de sept provinces représentant 85 % de la population.A ce sujet, le Québec réclame un droit de veto sur tout changement constitutionnel.Cette dernière clause rendrait virtuellement impossible toute modification constitutionnelle sans l’approbation du Québec.4 L’Ontario des contribuables.Tout d’abord, le gouvernement ontarien augmente le taux d’imposition des particuliers d’un montant équivalent à la baisse de la surtaxe qu’a proclamée le gouvernement fédéral en février dernier.Autrement dit, l’Ontario récupère ce que le fédéral vient de donner aux contribuables.De plus, le gouvernement ontarien impose une surtaxe de 14 % aux contribuables qui gagnent plus de 53 000 $.L’an dernier, cette surtaxe ne s’appliquait qu’aux « riches » qui gagnaient plus de 84 000 $.L’an prochain, le taux de la surtaxe sera porté à 20 % pour ceux qui gagnent plus de 69 000$.À titre d’exemple, une personne seule gagnant 65 000 $ en Ontario paiera 305 $ de plus d’impôt en 1992, tandis qu’une famille de quatre avec un revenu totalisant 60 000 $ paiera 170 $ de plus.Au taux marginal maximum d’imposition, l’Ontario et le Québec sont maintenant à égalité.Pour les entreprises, le fardeau fiscal a été allégé.Les PME (petites et moyennes entreprises) bénéficient d’une baisse d’un demi-point de leur impôt, tandis que les entreprises oeuvrant dans les secteurs de la fabrication et des ressources verront leur taux d’imposition réduit de 1 %.« Le message que nous voulons envoyer aux entreprises est que nous voulons qu’elles investissent ici », expliquait hier M.Laughren.Toutefois, le gouvernement Rae n'épargne pas les banques.Une surtaxe temporaire de 10 % leur est imposée jusqu’en octobre 1993.De plus, leur taux d’impôt sur le capital, qui avait été augmenté de .8 à 1 % l’an dernier, passe à 1,12 % en 1992.M.Laughren a expliqué hier que ces hausses d’impôts étaient très « raisonnables » compte tenu de la dure situation fiscale que vit son gouvernement.Il a ajouté que le gouvernement aussi avait fait sa part : « N’oubliez pas que pour chaque dollar de plus payé en impôt par le particulier, le gouvernement en coupe 4 $ dans ses dépenses ».La limite des dépenses est un deuxième objet de satisfaction pour le gouvernement ontarien.Le ministre Laughren a fortement insisté hier pour dire à quel point il était fier d’avoir épargné trois milliards de dollars cette année en dépenses budgétaires.Ces dernières vont augmenter de 4,9 % à 54,8 milliards $ en 1992, ce qui constitue une faible augmentation si on la compare au taux moyen de 10,6%, que l’Ontario a accusé de 1984-85 à 1990-91.En fait, il s’agit de la plus faible croissance des dépenses en 39 ans, peut-on lire dans le budget.Dans le secteur de la santé; la croissance des dépenses sera encore plus faible, à 2 %.Ce qui, reconnaissait hier le ministre, laisse présager des mises à pied et des restructurations majeures.À ce sujet, le gouvernement publiera un document dans quelques semaines.Le gouvernement Rae a également annoncé la poursuite de gels de salaires, de réduction de dépenses de fonctionnement de même que l’abolition de 2500 postes dans la fonction publique.Fidèle à la tradition néo-démocrate qui veut que les gouvernements créent l’emploi, le gouvernement ontarien a mis sur pied trois fonds d’investissements, l’un pour l’emploi et la formation, l’autre pour la construction de logements abordables et un troisième pour les travaux publics.On espère créer plus de 110 000 emplois et former 80 000 travailleurs ou assistés sociaux.Résumant son budget, hier, le ministre Laughren a dit qu’il avait été une délicat exercice d’équilibre.Il a dit espérer que les firmes d’évaluation de crédit, qui décideront d’ici un mois si la cote de l’Ontario doit encore baisser sur les marchés financiers, prendront en compte l’effort que son gouvernement a fait en vue d’une « saine gestion » des finances publiques, dans un contexte économique difficile, où les coûts sociaux grimpent en flèche et où l'Ontario accuse un manque à gagner de 4,5 milliards $ en transferts fédéraux. ECONOMIE Le Devoir, vendredi.1er mai 1992 % 1.2 1.0 0.8 0.6 0.4 0.2 0.0 -0.2 ¦0.4 -0.6 -0.8 -1.0- -1.2 roissance économique Evolution mensuelle (dessaisonahsèe) Produit intérieur brut I ta~r~ÏÏH [F u FMAMJJASONDJF 1991 '92 -0,5% Déc.'91 i +0,2% Jan.'92 ?0,1% Fév.92 (PC) Léger pas en avant de l’économie OTTAWA — Pour le deuxième mois consécutif, l’économie canadienne a connu une légère amélioration en février (0,1%), a annoncé hier Statistique Canada.L’agence fédérale a aussi réévalué à la hausse ses prévisions du mois de janvier de 0,1 a 0,2%.Les analystes craignaient que l’économie faiblirait encore dans le premier trimestre de l’année, même le ministre des Finances Don Mazan-kowski en avait parlé dans son budget.Malgré une amélioration de la situation depuis le début de l’année, le taux de chômage demeure quand même très élevé — 11,1 % en mars.Malgré les faillites qui font de nombreuses victimes partout au Canada dans les centres commerciaux, les ventes au détail n’en demeurent pas moins un point fort de l’économie, selon Statistique Canada.Files ont augmenté de 0,2 % — la quatrième progression en autant de mois.La finance, les assurances et l’immobilier ont aidé à relevé la situation économique dans le secteur des services.Pour ce qui est de la production-des biens, le secteur manufacturier a progressé quelque peu.Par contre les profits enregistrés dans le secteur des mines et celui des transports ont été contrebalancés par une baisse de 1,4% dans la construction.Le produit intérieur brut annualisé était de 502,2 milliards $ en février contre 502,1 milliards $ en janvier.Péladeau a l’oeil sur le New York Daily News La situation se dégrade chez Donohue qui cause une perte de 9,9 millions au 1er trimestre Robert Dutrisac MÊME SI Conrad Black vient d’être choisi comme le seul acheteur potentiel avec qui les négociations s’amorcent, Pierre Péladeau s’intéresse sérieusement au New York Daily News, ce quotidien mis en vente à la suite de l’effondrement de l’empire Maxwell.« Il n’y a rien qui dit qu’on ne fera pas de bld sérieux pour le New York Daily, a laissé savoir M.Péladeau qui s'exprimait sur les possibilités d’expansion des publications du Groupe Québécor au cours d’une conférence de presse.Le holding Québécor tenait hier l’assemblée annuelle de ses actionnaires à Montréal.Québécor s’intéresse activement depuis un certain temps déjà au New York Daily News, un tabloïd comme Le Journal de Montréal, format pour lequel M.Péladeau affiche une nette prédilection.Aux prises avec de sérieuses difficultés financières depuis plusieurs années, le New York Daily News, qui tire à 800 000 exemplaires, a fait appel en décembre au chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites afin de se protéger de ses créan- ciers.Le courtier new-yorkais Salomon Brothers est chargé de trouver un nouvel acquéreur pour le quotidien, laissé sans capitaine depuis la débâcle de Maxwell Communications, d’ici le 30 juin prochain, une échéance fixée par la Cour.M.Péladeau ne s’inquiète pas outre mesure du fait que Hollinger, l’entreprise de M.Black, ait été d’emblée sélectionnée par Salomom Brothers.Les parties ont jusqu’au 26 mai proehian pour s’entendre.« Pour forcer la main aux acheteurs, on annonce qu’un d’entre eux est en avant et tout les autres se manifestent.C’est une tactique en affaires », a fait observer M.Péladeau.À la fin des années 70, M.Péladeau avait essuyé un revers retentissant aux États-Unis avec le Philadelphia Journal, un tabloïd lancé par Québécor.Mais il n’y a aucun rapprochement à faire entre le Journal et le Daily News, a-t-il soutenu.Tirant à 250 (KM) exemplaires, le Philadelphia Journal était le quatrième quotidien dans un marché beaucoup plus petit que New York alors que le Daily News n’a que le New York Times et le New York Post comme concurrents.« Le Daily News a la publicité.Les gens veulent le garder», a-t-il souligné.« Le gros problème du Daily News, ce sont les coûts d’exploitation.Maxwell n’a pas suffisamment obtenu de concessions des syndicats.C’est le même problème à la Gazette».Robert Maxwell était parvenu à réduire les effectifs du quotidien de 2700 à 2100 personnes, mais c’est encore trop.Sur ce point, MM.Péladeau et Black se rencontrent; ce dernier disait mercredi au Globe and Mail que les syndicats du tabloïd new-yorkais devaient se résoudre à une réduction subtantielle des effectifs.Par ailleurs, la papetière Donohue s’avère de plus en plus une épine dans le pied de Québécor, qui en détient 27,5 % des actions et le contrôle.Donohue n’a d’autres choix que de se fusionner avec une grande papetière qui fabrique autre chose que du papier journal.« Il faut que ça se fasse», a déclaré M.Péladeau.Quand au soi-disant scoop tenté par La Presse à l’effet que Donohue négociait une fusion avec Abitibi-Price, il est lout malheureusement faux.« C’est une invention pure et simple », a dit le président de Québécor, PHOTO JACQUES NADEAU Pierre Péladeau écoutait stoïquement les conseils prodigués par son fils Pierre-Karl lors de l’assemblée annuelle de Québécor.EN BREF.Chrysler réduit ses pertes HIGHLAND PARK, Michigan (Reuter) — Chrysler, numéro trois de l’automobile américaine, a réduit considérablement ses pertes au 1er trimestre mais n’a pas réussi, comme ses concurrents, à afficher un bénéfice.Chrysler a annoncé hier une perte de 13 militions $ pour les trois premiers mois de 1992 sur un chiffre d’affaires de 8,19 milliards $.L’année dernière, il avait accusé une perte de 598 millions $ sur un chiffre d’affaires de 5,85 milliards $.« L’industrie commence à monter des signes de reprise, mais pas aussi vite que nous l’aurions aimé », a dit le président Lee Iacocca.« Nous ne sommes pas parvenus à surmonter les coûts de lancement des nouveaux produits », a-t-il précisé.Les économistes tablaient sur une perte de 87 millions $, soit 0,36 cents par action, au 1er trimestre 92.Le Groupe CEI signe avec la Turquie M.MICHEL S.COTÉ, président du Groupe CEI, a annoncé la signature d’un contrat avec le gouvernement de la Turquie pour la fourniture de l'installation d’appareils à rayons X aux aéroports d’Ankara, Istanbul et Izmir.Cet important contrat sera exécuté par Caerocom International Inc.de Laval, une filiale du Groupe CEI, avec la collaboration de Digico Ltée et Novco International Inc., également du Groupe CEI.Caerocom se spécialise depuis plusieurs années dans la conception et la fabrication d’appareils à rayons X de haute qualité, destinés aux marchés florissants de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme.Le projet de la Turquie est le plus récent d’une série de succès sur les marchés étrangers incluant des projets pour l’Arabie Saoudite, l’exposition de Séville et la ligne aérienne Ibéria.SNC-Lavalin modernisera un barrage LA SOCIÉTÉ d’électrolyse et de chimie Alcan Ltée vient d’accorder à la firme SNC-Lavalin un contrat couvrant la première phase des travaux de réfection des installations hydro électriques de Chute-à-Caron, sur le Saguenay, près de la ville d’Arvida, au Québec.Le projet sera réalisé en trois phases et s’étendra sur quelques années.Celte première phase, qui débute immédiatement, comprend les investigations et la réévaluation de l’état des ouvrages.La valeur totale du projet dépendra des1 résultats de cette première phase.Le rapport devrait être remis en décembre 1992.Mis en marche en 1931, le barrage de Chute-à-Caron, d’une capacité de 224 MW, est un des premiers projets hydro électriques du Québec.Il est situé un peu en aval de la centrale d’Alcan, à Isle-Maligne, où SNC-Lavalin poursuit actuellement des travaux de réfection aux principaux barrages, digues et évaeuateurs de crues.Plus de récession dans le Bas-Saint-Laurent RIVIÈRE-DU-LOUP (PC) — Contrairement à l’ensemble du Québec, la région du Bas-Saint-Laurent a surtout vécu sa récession en 1989.En 1991, la région a connu le meilleur taux de création d’emplois de toutes les régions québécoises.« Historiquement, cela n’est jamais arrivé contrairement à la récession de 1981-82 », constate M.Gérald Dubé, économiste à la direction de la planification stratégique de Emploi et immigration Canada à Rimouski meme « si la structure industrielle régionale montre encore de graves déficiences ».La création d’un grand nombre d’emplois à temps partiel dans le secteur des services explique la performance, le secteur manufacturier étant resté à peu près le même et le secteur primaire jouant pour sa part un rôle stabilisateur.CGI : un autre centre de recherche DEGROUPE CGI a inauguré à Québec son deuxième centre de recherche en connectivité doté d'une mission spécifique de portée internationale.Le premier centre a été inauguré à Montréal l’automne dernier et quatre autres centres sont établis à Ottawa, Toronto, Edmonton et Boston.Le centre de Québec procédera au développement et à la validation de solutions informatiques faisant appel aux technologies de réseau les plus évoluées pour les clients de CGI.Un prix international de l’homme d’affaires à Laurent Beaudoin M.LAURENT BEAUDOIN, président du conseil et chef de la direction de Bombardien, a reçu le Prix de l’homme d’affaires international pour le Canada.Ce prix est offert par la Chambre de commerce internationale et le comité consultatif économique et industriel auprès de l’OCDE.Le prix accordé à M.Beaudoin souligne « son leadership remarquable dans l’édification d’une société canadienne d’envergure mondiale qui figure au premier rang dans les domaines du transport aérien, terrestre et récréatif et compte parmi les chefs de file en matière de progrès technologique dans l’industrie du transport».Les autres récipiendaires du prix par les années passées ont été Torn Bata, de Bata Ltd, Alfred Powis, de Noranda, Roland Frazee, de la Banque Royale, David Culver, de Alcan, Roy Megarry, du Globe and Mail, et Camille Dagenais, du Groupe SNC.Le communiqué diffusé hier pour annoncer ce choix mentionne que « l’acceptation de ce prix par Laurent Beaudoin est particulièremenl bienvenue en ces temps où le Canada a besoin de leadership dans l’édification d’entreprises canadiennes concurrentielles sur les marchés pour relever les défis du commerce international.Ce prix met l’accent sur l’importance de la compétitivité comme moyen fondamental d’assurer le maintien d’une qualité de vie élevée pour les Canadiens de toute provenance.M.Bob Gillespie, nouvellement élu président du Secrétariat canadien de la Chambre de commerce internationale et du Comité consultatif économique et industriel auprès de l’OCDE, s’est joint à M.Bill Deeks, récemment élu président du Comité consultatif économique et industriel auprès de l’OCDE à Paris, pour présenter le prix à M.Beaudoin.Dow Jones gagne 25,94 points NEW YORK, (Reuter-PC ) — Les valeurs ont clôturé en nette hausse hier à Wall Street, confortées par la publication de nouvelles données qui vont dans le sens d’une reprise économique.L’indice Dow Jones des valeurs industrielles a pris 25,94 points, soit 0,78%, à 3.359,12.On comptait I.044 valeurs en hausse pour 657 en repli dans un volume global de 209 millions de titres échangés dans la journée.Le volume totallisait 223,16 millions d’actions à 16 h, contre 206,75 millions mercredi.L’indice composé NYSE a gagné 1,72 à 228,30.Par ailleurs, les valeurs étaient généralement à la baisse, hier, à la Bourse de Montréal.L'indice du portefeuille était à la baisse de 4,26 points à 1759,23.Un total de 7 158 153 actions ont été transitées, comparativement à 6 005 794, mercredi.L’indice des banques a chuté de 12,56 à 2012,25, celui des pétrolières de 1,38 à 1173,04, celui des services de II, 10 à 1722,68 et celui des forestières de 4,35 à 2231,98.L’indice des miniè- res a grimpé de 7,55 à 1724,76, tandis que celui des industrielles restait inchangé à 1632,29 L'industrielle la plus active a été Biochem, en hausse de % à 23% $ avec 842 505 actions transigées.CARTES D’AFFAIRES qui a ajouté que cette fusion ne se fera pas nécessairement avec une entreprise québécoise ou canadienne.M.Péladeau a évoqué une relance de l’usine de Matane fermée en septembre dernier.Le président de Donohue, M.Charles-Albert Poissant, a révélé que des négociations avaient cours avec le groupe coréen Shin llo afin de faire un « produit à haute valeur ajoutée».Comme toute médaille a un revers, Donohue, pour ce faire, doit obtenir du gouvernement québécois d’importantes concessions.M.Poissant a indiqué que des négociations « en très haut lieu » se déroulaient actuellement.Donohue n’y va pas avec le dos de la cuillère.Elle réclame rien de moins qu’une réduction de taxes, la transformation de prêts de la Société de développement industriel totalisant quelque 115 millions $ en actions privilégiées et surtout des tarifs d'électricité similaires à ceux consentis aux alumineries, fluctuant selon la rentabilité de l’usine.« Si nous obtenons ces concessions, nous rouvrirons l’usine », a parié M.Poissant.Québécor a dévoilé hier les résultats de son premier trimestre clos le 31 mars qui révèle le maintien des profits du secteur de l’édition (Groupe Québécor), une remarquable performance des activités d’impression (Imprimeries Québécor) et une dégradation marquée de Donohue (Mircor).À ce dernier chapitre, Donohue a drainé 9,9 millions $ du bénéfice d’exploitation du holding alors que la papetière y a contribué pour 10,7 millions $ lors du premier trimestre de l’an dernier.Heureusement, Imprimeries Québécor, qui vient de procéder à une première émission publique d'actions au montant de 236 millions $, a haussé de 50 % son bénéfice d’exploitation qui a atteint 32,8 millions $.Globalement, Québécor a affiché des ventes de 595 millions $ contre 572,8 millions $ à pareille date l’an dernier, tandis que son bénéfice net passait de 2,3 à 5,2 millions $.Un record de faillites Clyde Graham de la Presse canadienne OTTAWA — La série noire des faillites s’est poursuivie en mars, alors qu’un nouveau record a été établi avec la faillite de 7057 entreprises et particuliers incapables de payer leurs dettes.Le ministère des Consommateurs et Sociétés a indiqué hier que ce bilan, qui concerne 5766 consommateurs et 1291 commerçants, est supérieur de 5 % au total des faillites enregistrées en février.Le précédent record — 6896 faillites — remonte à octobre 91.Au cours des trois premiers mois de 1992, 20357 faillites ont été enregistrées.C’est 9 % de plus que les 18 604 survenues pendant la même période en 1991.Les commerces de détail ont été parmi les plus durement touchés par la récession qui a débuté en avril 1990.Pour l’année 91 tout entière, 75 773 faillites ont été recensées, alors que la réorganisation du secteur de la vente au détail et le fardeau de la dette des consommateurs ont obligé les Canadiens à se placer sous la protection fédérale, à l’abri de leurs créanciers.Le député libéral Ronald MacDonald s’est dit choqué par ces statistiques et a déclaré que les faillites semblaient désormais être considérées comme une partie intégrante de l’économie.« On dirait que le gouvernement accepte ça.» Il a reproché au ministre des Consommateurs Pierre Blais de n’avoir pas mené à bien la réforme de la Loi des faillites, pour donner aux entreprises et consommateurs plus d’options au moment de réorganiser leurs finances.Un projet de loi a été déposé aux Communes, mais son étude achoppe sur la question de savoir qui alimentera le fonds destiné à protéger les travailleurs dont l’employeur déclare faillite.i|.Banque Royale : la reprise québécoise dépend de la Constitution d'après la Presse canadienne LES ÉCONOMISTES de la Banquç Royale prévoient que la croissance économique au Québec devrait être « légèrement » supérieure à la moyenne canadienne en 1992 et 1993.Dans la plus récente livraison des prévisions économiques de la Royale qui fait le « tour d'horizon » des provinces, les analystes de la banque estiment que le produit intérieur brut québécois devrait augmenter de 1,5 % cette année et de 4,4 % en 1993 ’ alors que la moyenne canadienne serait respectivement de 1,4 et de 4,3 % pour ces deux années.« Mais ce pronostic est sérieusement menacé par les négociations constitutionnelles en cours, ajoutent-ils aussitôt.L’incertitude entourant l'issue des pourparlers pourrait en effet inquiéter entreprises et particuliers, dont la confiance est déjà précaire, et considérablement nuire aux économies du Québec et du Canada.» De toutes les provinces canadiennes, les économistes de la Royale estiment que c’est la Colombie-Britannique qui tirera le mieux son épingle du jeu, sur le plan économique, grâce aux investissements étrangers et £ ' un regain de vigueur dans les pro-’' duits forestiers.La croissance' moyenne prévue sur 1992-1993 est de 3,7 %, contre une moyenne nationale .de 2,8 %.1 À l’autre bout du spectre, Terre-Neuve ne connaîtrait qu’une crois- ; sance de 1,2 % par année, en raison ' des perspectives peu réjouissantes ‘ entourant le projet Hibernia et les problèmes de la pêche en haute mer.Pour revenir au Québec, les éco- " nomistes de la Royale estiment que le taux de chômage sera de 11,9 % en 1992, pour décliner à 11 % l’an prochain.L’inflation devrait être un peu plus élevée, soit 2,2 % en 1992 et 3,0 % en 1993, en raison de l’extension de la taxe provinciale au secteur des seè- • vices.Dans leur analyse du Québec, les économistes s’attardent au projet Grande-Baleine, se demandant s’il nè pourrait pas y « avoir avantage à l’annulation du projet ».Ils font va- : loir que les coûts de production d’électricité s’élèveraient alors moins rapidement, « ce qui rendrait plus compétitives les entreprises implantées dans la province ».Ils tirent cette conclusion du fait que trois autres complexes hydroélectriques (Sainte-Marguerite, Ashuapmushuan et Haut-Saint-Mau-rice) pourraient être construits à un coût moindre, quoiqu’ils ne procureraient pas autant d’énergie que le; Complexe Grande-Baleine.; r- Par ailleurs; les économistes pré1;: voient que les prix de l’aluminium’-devraient demeurer bas cette année.Ils devraient commencer à se raffermir au cours de 1993.X» Du côté des pâtes et papiers, qui fut le secteur le plus malmené l’an dernier, on prévoit une récupération ¦ au cours des deux prochaines années mais qui demeurera « pénible ».Coup d'oeil boursier Or (New YorK-USS) + 1.50 337.60 Dollar canadien (US Cents) + .25 83.95 TSE-300 MontréaLXXM Dow Jones 3355.56 4- 25.96 3359.12 (PC) ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 STJacques Fa» {514)645 Montréal Québec H2Y 3X2 7874 Tél (514) 98 R 0 B I - wJ ////'///y//'//.AVIS PUBLIC Conseil scolaire de l’île de Montréal AVIS EST DONNÉ, EN CONFORMITÉ AVEC LES DISPOSITIONS CONTENUES AUX ARTICLES 415, 419 ET 392 DE LA LOI SUR L’INSTRUCTION PUBLIQUE (L.R.Q., C.1-13.3), À L’EFFET QUE: — Le comité exécutif entend adopter, lors de sa séance ordinaire du 16 |uin 1992, un règlement concernant les jours et heures des séances ordinaires du comité exécutif pour l'armée 1992-1993 — Le Conseil scolaire entend adopter, lors de sa séance ordinaire du 30 juin 1992, un règlement concernant les jours et heures des séances ordinaires du Conseil pour l'année 1992-1993.Toute personne désirant prendre connaissance de ces projets de règlement peut le faire en se présentant au secrétariat général du Conseil, sis au 500, boul.Crémazie Est, à Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Donné à Montréal, ce 1er mai 1992.La secrétaire générale, Nicole M.Pelletier, avocate A-6 M Le Devoir, vendredi 1er mai 1992 L ACTUALITE INTERNATIONALE Durcissement des tensions politiques en Allemagne La CSCE admet la Bosnie BONN (Reuter) — Les grèves du secteur public allemand ont marqué un léger assouplissement hier, avec la reprise des transport dans certains secteurs, mais les tensions se sont durcies au sein de la coalition gouvernementale.Autobus, tramways et trains ont recommencé à circuler dans les lander de Bavière, du Bade-Wurtemberg et de la Sarre, au quatrième jour de la première grève des services publics allemands depuis 18 ans.Le syndicat des services publics OeTV a cependant annoncé que la grève des transports se poursuivait dans d’autres régions, notamment en Rhénanie du Nord-Westphalie, le land le plus peuplé d’Allemagne.Le mouvement est également maintenu dans l’administration des hôpitaux et la collecte des ordures ménagères et il s’étend encore dans les postes.La grève, entamée il y a quatre jours, dépasse déjà en longueur le dernier arrêt de travail du secteur public, en 1974.Helmut Kohl a lancé hier un appel aux grévistes en leur demandant de ne pas présenter de revendications salariales qui pourraient empêcher la création de nouveaux emplois pour les chômeurs.Dans son message du 1er mai, il explique que les négociateurs sont conscients des intérêts des chômeurs et plus particulièrement de ceux de l’ex-RDA, de même que ceux des personnes qui ont un emploi.« Faire appel à la solidarité ne signifie pas demander un sacrifice salarial aux travailleurs au nom de l’unité allemande (.) Faire des sacrifices, cela signifie (.) abandonner une partie de ce que l’on a déjà.Il n’en est pas question», a-t-il déclaré.t> AMNISTIE ÉL-INTERNATIONALE ™ (514) 766-9766 « La seule question à laquelle il faille apporter une réponse est de savoir s’il est possible, dans l’un des pays les plus riches de la terre, d’abandonner au moins une partie de sa croissance annuelle en terme de revenus pour une période limitée afin de pouvoir mettre plus rapidement les niveaux de vie a égalité », a-t-il ajouté.Le chancelier Kohl a rappelé lundi que l’État ne pouvait pas se permettre d’aller au-delà des 4,8 % d’augmentation proposés pour les salaires du secteur public.Au sein de la coalition au pouvoir, les divisions se font de plus en plus sensibles.Otto Lambsdorf, chef du Parti libéral (FDP), a exprimé des doutes quant à la pérennité de son alliance avec les chrétiens démocrates (CDU) du chancelier Kohl jusqu’en décembre 1994.Les désaccords internes du FDP sur la désignation de Klaus Kinkel à la tête du ministère des Affaires étrangères ont accru les chances de voir se former une grande coalition qui regrouperait le CDU et les sociaux-démocrates du SPD, a-t-il déclaré au quotidien llandelsblaltt.Le chancelier Kohl reste opposé à une telle coalition, « mais nombre de ses collègues au sein de la CDU pensent autrement», a ajouté Otto Lambsdorf.Helmut Kohl a d’ailleurs invité le SPD à l’ouverture rapide de négociations pour tenter de résoudre les problèmes les plus urgents de l’Allemagne, à savoir la hausse des déficits budgétaires liée au coût de l'unification et l’afflux record des demandeurs d’asile.Cependant, le chef du SPD, Bjùrn Engholm a déclaré que son parti n’était pas intéressé par la constitution d'une grande coalition et il a accusé le gouvernement d’aller à la dérive.Il a ajouté que le SPD restait prêt à discuter de problèmes tels que le déficit budgétaire ou l’afflux de demandeurs d’asile, mais à la condition que le gouvernement mette toutes les données sur la table.HELSINKI (AFP) — Le Comité des hauts fonctionnaires (CHF) de la CSCE a joué la témérité en admettant la Bosnie-Herzégovine, et la prudence, en maintenant un statu quo sur la participation de la nouvelle Yougoslavie, hier à Helsinki.La Bosnie-Herzégovine, qui devient ainsi le 52e membre de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, a été admise immédiatement a déclaré Jan Kubis, président du CHF.Elle aura le droit de participier aux travaux dès aujourd’hui, mais toutefois son admission officielle devra être entérinée par le conseil des ministres de la CSCE, qui se tiendra cet été dans la capitale finlandaise, a ajouté M.Kubis.Au cours de la réunion du CHF, la question de la Macédoine a également été évoquée, a précisé Jan Kubis, mais aucun consensus ne s’est dégagé parmi les participants.À propos de la république fédérale de Yougoslavie (RFY), créée le 27 avril dernier par la Serbie et le Montenegro, le CHF de la CSCE a préféré jouer la prudence et l’attentisme.Le Comité des hauts fonctionnaires a décidé de ne pas suspendre la Yougoslavie tout en affirmant que « son statut était ouvert et non dé- NAPLES (AFP) — Sa nouvelle Force navale permanente en Méditerranée (Standing Naval Force Mediterranean — STANAVFORMED) va permettre à l’OTAN de faire face à « toutes les formes d’instabilité » ou de crise qui peuvent apparaître dans la région, a déclaré hier le commandant en chef des forces alliées en Europe, le général américain John Galvin.Il s’exprimait devant la presse à Naples à l’occasion de la formation officielle de cette escadre.En réponse à une question sur la Libye, il s’est refusé à spéculer sur la nature des risques en Méditerranée.« La question de la Libye relève pour l’instant de l’action diplomatique », a-t-il ajouté.cidé ».Pour certains pays membres, la RFY sera considérée comme étant « physiquement présente mais politiquement absente».Une attitude prudente qui satisfait certains États, comme les Douze de la CEE, qui renvoient à la Conférence de Bruxelles sur le Yougoslavie pour le règlement de la question, et la fédération de Russie, mais soulève des objections de la part notamment de l’Autriche et de la Hongrie.Pour M.Jan Kubis, la présence de la Yougoslavie « ne peut pas être une solution concernant la succession » de l’ancienne république socialiste.Par ailleurs, un texte présenté par la CEE, en consultation avec les autres pays membres et stipulant notamment le droit des peuples de l’ancienne République fédérale socialiste de Yougoslavie de déterminer leur avenir, a été approuvé par 50 des 51 membres de la CSCE.Sur le terrain, quinze à 20 personnes ont péri hier à l’aube en Bosnie-Herzégovine lors de l’attaque de deux ponts reliant la république à la Croatie, ont rapporté la police et un hôpital.Des bombes ont explosé à l’aube, peu après l’ouverture au public des deux ouvrages d’art, un pont routier et un pont ferroviaire enjambant la Basée à Naples et chargée de protéger le flanc sud de l’OTAN et la liberté de navigation en Méditerranée, la STANAVFORMED comprendra dans sa première formation huit frégates ou destroyers fournis par l’Italie, la Grèce, la Turquie, l’Allemagne, les États-Unis, l’Espagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne.Elle sera placée pour sa première mission d’entrainement — qui commence demain — sous le commandement d’un officier supérieur turc, le capitaine Lutfu Sancar.Sa composition variera selon les missions et son commandement sera assuré par rotation entre les pays participants.L’Italie, la Grèce, la Turquie et les Pays-Bas ont déjà décidé d’y participer de manière permanente.Save, dans la ville de Brcko.La police a fait état de 15 à 20 morts.Selon l’hôpital de la ville, l’opération, qui n’a pas été revendiquée, a également fait huit blessés.Des images tournées par une équipe de World Television News ont montré des mares de sang et des lambeaux de chair aux abords du pont routier.Radio-Sarajevo a par ailleurs signalé des combats dans plusieurs autres villes.Trois personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à hier par des bombardements à Mostar, dans le sud-ouest de la république.La capitale bosniaque Sarajevo a subi jeudi à l’aube ses pires bombardements depuis le début des combats interethniques il y a deux mois.Deux personnes ont été tuées, a rapporté la police de Sarajevo, qui a accusé les milices serbes d’avoir ouvert le feu depuis les faubourgs.La présidence yougoslave, qui ne représente que les Croates et les musulmans, a exhorté jeudi la Yougoslavie à entamer des “pourparlers intensifs sur les problèmes concernant l’armée du peuple yougoslave”, accusée d’être responsable des bombardements contre Sarajevo, pilonnée depuis une semaine.Conformément aux accords entre l’OTAN et l’Espagne — qui ne fait pas partie de la structure militaire intégrée de l’Alliance — la frégate espagnole qui y participe reste sous commandement national.Jusqu’à présent, l’OTAN ne disposait en Mediterranée que d’une escadre mobilisable sur appel créée en 1969.Celle-ci, de composition similaire à la nouvelle escadre, a patrouillé en Méditerranée pendant toute la crise du Golfe.La STANAVFORMED s’intégre dans le nouveau dispositif militaire, plus léger et plus mobile, défini par l’OTAN depuis la fin de la guerre froide, et plus précisément dans la nouvelle force d’action rapide alliée.Le système islamiste s’impose en Afghanistan KABOUL (Reuter) - Il y a une semaine, peu avant l’entrée triomphale des moujahidin à Kaboul, les femmes habillées à l'occidentale étaient présentes dans les rues.Mais hier, aucune d’entre elles n’était visible.Première manifestation de la logique du nouveau système triomphant qui bannit la mixité, l’alcool et impose aux femmes le port du voile.Deux anciennes femmes ministres, venues voir le nouveau chef d’État, ont été renvoyées chez elles par les gardes à la porte d’entrée du premier ministère où le nouveau chef d’État, Sibghatullah Mojaddedi,'1 vit et travaille.Les gardes leur onl intimé l’ordre' : de rentrer chez elles pour se revêtir ' proprement.L’ancienne ministre de l’Éducation, Masuma Wardak, a dit aux journalistes qu’elle se résigne désormais à porter la shalwa-kameez, la traditionnelle longue robe afghane.« Si nous désirons travailler avec les gens, nous devrions accepter cela », a-t-elle déclaré.L’incident illustre la vitesse par la- .quelle le gouvernement des moudjahidin, qui n’a pris officiellement le pouvoir que depuis deux jours, compte rétablir les valeurs musulmanes.Les communistes pro-soviétiques • ont tenté, depuis le coup d’État de 1978, de convaincre les Afghans de tourner le dos à ces valeurs.Des femmes et des hommes des classes moyennes ont commencé à adopter certains aspects du mode de vie occidental comme le port de vêtement ou la boisson de l’alcool.Leur gouvernement, qui se présentait comme progressiste, avait encouragé les villageois à abandonner les traditions musulmanes en auto- , risant la mixité dans les écoles et les universités., Des moujahidin, parmi les centai- ; nés de milliers qui contrôlent la cité, ont attrapé au seuil d'une maison un cambrioleur chargé de son butin, i Ils l’ont roué de coups avant d’inscrire sur son front un signe l’identi- ; fiant comme voleur.L’OTAN déploie une force dans la Méditerranée mm - 'VtVtfc;» F#*’ HYDRO-QUÉBEC présente le Festival international de piano de Montréal 7 au 14 juin 1992 a Hydro-Québec Au génie d'hier.à la virtuosité d'aujourd'hui.à la promesse de demain.Série INTERNATIONALE 23,00' 18,00' Concert d’ouverture 75,00' 50,00' Série JEUNES INTERPRÈTES 5,00' Série complète-7 récitals et concerts 24.50' Série GRANDS MAFTRES 10,00' Etudiant et 60 ans et + 8,00' Série FORUM 7,00' Etudiant et 60 ans et + 5,50' 14,00' 25,00' Idil Biret, pianiste Vendredi 12 juin.20h.Théâtre Maisonneuve, PDA André Laplante,/)/rrr?/.y re I Lundi 8 juin, 20h, Théâtre Maisonneuve, PDA Fine Arts Lundi 8 juin, String Quartet 20h, Théâtre Maisonneuve, PDA André Laplante i' His conceptions are big-scaled, big-hearted, intensely yet naturally poetic, carried through with a magisterial command.» LONDON DAILY TELEGRAPH Alexis Weissenberg * Idil Bird * Janus/.Olejnic/.ak * Philip Thomson * André Laplante * Evgeny Moguilevsky * Marc Durand * Roberto Bravo * Frederic Chiu * Lilya Zilberstein * Trio l.yrika * Lucille Chung * Sylviane Deferne * Duo Campion-Vachon * Michael Jones et plusieurs autres.Fine Arts String Quartet « Les interprétations sont d’une splendeur à couper le souffle.une intensité ardemment romantique.» REVUE COMPACT '««*> RESEAU FM STEREO ïodtociiHu»#w oHki#1 Idil Biret ».deux mains qui donnent l’illusion d’un orchestre au grand complet.» SÜDDEUTSCHE ZEITUNG, MUNICH INFO-FESTIVAL (514) 866-1648 l’IANOS l’KI SI l( il EN VENTE CHEZ ADMib'b'lOK (514)522-1245 ThéAtr* MaiionnMv* Pl*ced«a Art» Wéaa'vabon» lélépbontquM A ' * Mi 1111 r.a.» lout hdlel rte plu» de 101 NON HO I I I • \(l(.l I MOVJ K| \| HoIki o’f l." "C'ii'i'riiîhir Ht I Kl/l( Ville rlu Montreal (Pholo : Ken Howard) Le Devoir, vendredi 1er mai 1992 ¦ A-7 L ACTUALITE INTERNATIONALE LE MONDE EN BREF Hommage aux victimes de l’holocauste OSWIECIM (Reuter) — Des milliers de jeunes juifs venus du monde entier se sont rassemblés hier à Auschwitz en souvenir des victimes du nazisme.Quelque 5200 enfants venus de 42 pays ont défilé en silence sur trois km, le long de la voie de chemin de fer qui s’arrête à quelques mètres des ruines des chambres a gaz et des fours crématoires dans lesquels ont péri 1,5 million de juifs.« C’est la marche des vivants, des enfants, des petits enfants, des arrières petits enfants de ces innocents dont le seul crime était (.) d’être juif », a déclaré l’organisateur de la manifestation, Abraham llirshsohn.À l’issue du défilé, des dizaines de jeunes ont lu les noms des victimes d’Auschwitz et six torches symbolisant les six millions de juifs extrerminés par l’holocauste ont été allumées devant un mémorial.Il s’agit de la troisième manifestation de ce type organisée à Auschwitz.Trois extrémistes abattus en Turquie ANKARA (Reuter) — La police turque a abattu trois extrémistes de gauche lors d’une fusillade hier à Adana dans le sud de la Turquie, a rapporté la télévision nationale.Deux hommes et une femme, censés appartenir à une organisation de guérilla urbaine, ont fait face à des policiers qui effectuaient une descente dans leur cache, dans un appartement du centre-ville, a ajouté la télévision.Le chef de la police d’Adana, Mete Allan, a déclaré à la télévision que les extrémistes avaient ouvert le feu alors que la police venait de leur demander à plusieurs reprises de se rendre.Ils ont été tués lorsque la police a fait irruption dans l’appartement.Élections à Cuba LA HAVANE (Reuter) — Cuba va adopter un système d’élections législatives à bulletin secret pour créer « le système électoral le plus e», a déchu démocratique au monde », a déclaré hier le président du Parlement cubain, Juan Kscalona.lia cependant exclu tout passage au pluralisme et a clairement déclaré que les opposants au communisme auraient peu de chances d’être élus.« Nous devons trouver le système électoral le plus démocratique au monde, qui puisse être examiné à la loupe », a ajouté Juan Kscalona, lors er d’une conférence de presse.« Notre proposition est de nous ouvrir et d’être flexible sur le plan économique, sans pour autant renoncer au socialisme ou au monopartisme », a-t-il ajouté.L’Assemblée nationale, a-t-il dit, prépare un nouveau code électoral qui permettra à la population d’élire directement ses députés à l’assemblée.Cette réforme a déjà été approuvée en octobre dernier par le Parti communiste alors réuni en congrès.En vertu du système actuel, les députés sont nommés par des assemblées municipales, dont les membres sont directement choisis par la population.L’Iran possède deux ogives nucléaires LONDRES (AFP) — L’Iran possède au moins deux ogives nucléaires provenant du Kazakhstan, selon l’hebdomadaire The European qui 1 cite un rapport confidentiel des services secrets russes à la CIA américaine.Selon ce rapport, précise le journal, ces tetes nucléaires seraient deux de celles qui ont disparu de la base de Semipalatinsk, fermée au début de l’annee par le président Noursoultan Nazarbaev.« Deux des ogives (.) .sont maintenant dans les mains de | Reza Amrollahi, directeur de l’Organisation iranienne pour l’énergie atomique », écrit l’hebdomadaire.« Une troisième ogive disparue de la base n’a pas encore été retrouvée, mais, selon ce rapport, serait quelque part au Proche-Orient ».L’hebdomadaire affirme que, « dans les services secrets européens, particulièrement en Allemagne et en France, on estime que c’est le président Nazarbaev qui a autorisé ce transfert en échange de pétrole ou de devises ».Les ogives en question, poursuit The European citant le rapport, « sont presque certainement d’une puissance de deux à cinq kilolonnes, et peuvent facilement avoir été transportées à bord d’un véhicule ordinaire ».Cette acquisition, conlut-il, « ne donne pas forcément à l’Iran une capacité nucléaire immédiate, car les ogives sont protégés par un code spécial.Mais les Iraniens (.) sont considérés comme capables de démonter les ogives et de les copier.» Aide h l'enfance-Canada Save lhe Children-Canada Arabes et Israéliens divergent sur les résultats de leurs pourparlers d'après Reuter et AFP WASHINGTON — Israël a estimé hier que la cinquième session des pourparlers sur le Proche-Orient avait été un succès, mais les Arabes ont estimé qu’aucun progrès véritable n’avait été accompli.progressé.Nous négocions un transfert d’autorité et non une délégation des tâches », a dit la porte-praole de la délégation palestinienne Mme Ha-nane Ashraoui.ciperont aux commissions de travail aux multilatérales.Pour le porte-parole adjoint israélien Benjamin Netanyahu, cette session qui s’est achevée hier est « la première réunion efficace que nous ayons eue » depuis le début des discussions amorcées à la conférence de Madrid en octobre dernier.À Jérusalem, le Palestinien Fay-çal Husseini a vivement critiqué les pourparlers.« Cela a été la pire session de pourparlers bilatéraux depuis la conférence de Madrid », a-t-il dit à la presse depuis son domicile de Jérusalem-Est.Israël semble avoir engagé une vaste opération de relations publiques pour tenter de convaincre la fraction modérée de l’électorat israélien de voter pour le premier ministre Yitzhak Shamir lors des élections législatives du 23 juin.L’Etat hébreu a proposé la tenue d’élections municipales dans les territoires occupés, pour la première fois depuis 1976.Il a également offert mercredi de restituer immédiatement aux Palestiniens le contrôle du système de santé publique.« Ils viennent avec quelques idées pour montrer qu’ils tentent de nous offrir quelque chose alors qu’en réalité ils ne nous offrent rien », a-t-il ajouté.Mme Ashraoui a indiqué que cette proposition a été transmise lors d’une réunion mercredi de la délégation palestinienne avec le secrétaire d’État adjoint Edward Djere-jian.« Nous avons refusé car nous avons un engagement des États-Unis en tant que co-parrains du process-sus de paix à une participation à part entière des Palestiniens à au moins deux groupes de travail », a-t-elle déclaré.Un porte-parole de l’ambassade d’Israël à Wa Le chef de la délégation syrienne Mouwafak al-Allaf a de son côté déclaré que les discussions bilatérales avec les Israéliens « n’étaient pas beaucoup plus avancées qu’au début du processus de paix » il y a six mois./ashington a déclaré à l’AFP que les chefs de délégation is-raélienns aux négociations bilatérales de paix ont présenté mercredi à M.Djerejian « une proposition susceptible de résoudre le problème de la représentation palestinienne aux multilatérales ».Il s’est refusé à toute précision.Les Palestiniens sont loin de se montrer enthousiastes à l’égard des propositions israéliennes.Ils souhaitent des élections sous contrôle international pour élire un parlement qui puisse gouverner les territoires.« Je ne dirai pas que nous avons Mme Ashraoui, a aussi annoncé que les Palestiniens ont refusé une proposition israélienne transmise par les Américains concernant leur participation aux négociations multilatérales sur la paix au Proche-Orient.Les Israéliens, a-t-elle précisé, ont proposé que les Palestiniens soient intégrés dans les délégations des pays arabes où ils vivent qui parti- Israël est opposé à la participation de Palestiniens de la diaspora aux négociations multilatérales sur les problèmes régionaux au Proche-Orient.Il estime qu’en associant leurs représentants de l’étranger aux multilatérales, les Palestiniens des territoires occupés permettraient à l’OLP de participer au processus de paix et pourraient d’autre part arguer d’un droit au retour des réfugiés palestiniens.Le président de la Sierra Leone renversé CONAKRY (Reuter) — Le président de la Sierra Leone, Joseph Momoh, s’est réfugié hier en Guinée après avoir été renversé par des soldats mutinés à Freetown, a-t-on appris de source autorisée à Conakry, capitale guinéenne.A Freetown, des soldats mutins de la Sierra Leone avaient annoncé dans un message radiodiffusé qu’ils avaient pris le pouvoir et mis en place un Conseil national provisoire de défense.'Poutes les frontières du pays, terrestres, maritimes ou aériennes ont été fermées, a déclaré le chef des mutins, le lieutenant-colonel Yaya Kanu, à la BBC, reçue en Côte d’ivoire.Ce jeune officier d’une trentaine d’années, formé en Grande-Breta- gne, a démenti être impliqué dans le te comr putsch et s’est présenté comme médiateur.De source diplomatique, on souligne qu’il a de fait pris la tête de la mutinerie.Des habitants de la Sierra Leone, joints avant que les communications ne cessent de fonctionner, ont confirmé qu’il était le meneur du putsch.Toutes les communications téléphoniques et telex, difficiles en temps normal, sont désormais impossibles.Mais on ignore si elles ont été coupées.L’armée, la police et les forces de sécurité semblent soutenir le putsch, organisé par des soldats qui tentent depuis 13 mois de repousser une invasion d’opposants venus du Liberia, dans l’est du pays, ont précisé les diplomates.Les troubles avaient débuté mercredi avec l’entrée dans la capitale Freetown d’une cinquantaine de soldats venus du front qui se sont emparés de la présidence et d’une station de radio privée.Les ministres du gouvernement du président Momoh ont été priés de de se présenter à la police pour leur propre sécurité, ont-ils ajouté.Yaya Kanu a précisé que les membres du Conseil seraient rapidement nommés et élaboreraient un programme en vue de la tenue d’élections.Il a ajouté que le Conseil ne négocierait pas avec les partis politiques de la Sierra Leone, car la plupart sont compromis avec le régime de Joseph Momoh.«Je suis favorable au retour au pluralisme, à 150%», a-t-il dit.Joseph Momoh, qui a accepté l’an dernier d’enclencher le processus de démocratisation, a promis des élections libres avant la fin de l’année.Mais aucune date n’a été fixée.Les mutins maîtrisent la situation.Le putsch n’a rencontré aucune résistance, a ajouté Yaya Kanu.Des résidents ont fait état de coups de feu hier dans le camp militaire de Wilberforce, la plus grande base de Freetown.Mais on n’a pas signalé de violence.\ o T.i.: MOYIIUU Q1 I 111 < \ IjlUONHl (>ll\\\\ Klt.lON PI M1KK CM.(.MO \\N((H\IK II I (INDUIS \M.1 I 11 KKI: : MATRE DE VOS RESSOURCES Seule une entreprise qui instaure un climat propice au plein épanouissement de ses ressources humaines peut aspirer à une saine maturité.L’adoption d’une vision globale lors du développement de vos politiques d’encadrement est gage de succès.Mais c’est lorsqu’il s’agira de les appliquer, que l’expertise en droit du travail du cabinet Lavery, de Billy se révélera un véritable appui et vous permettra d’en demeurer maître.LAVERY DE BILLY AVOCATS Montréal Bureau 4000 1, Place Ville Marie Montréal (Québec) H3B 4M4 (514) 871-1522 Québec Bureau 500 925, chemin Saint-Louis Québec (Québec) GIS ICI (418)688-5000 Ottawa 20" étage 45, rue O’Connor Ottawa (Ontario) KIP 1A4 (613) 594-4936 ai Fa ¦ ~JS A-8 B Le Devoir, vendredi 1er mai 1992 ÉDITORIAL Au lieu d’illettrés, des incultes FRAPPÉ d’interdit par un gouvernement conservateur qui ne prisait pas ses avis, le Conseil economique du Canada aura malencontreusement raté sa sortie.A-t-il, en près de trente ans de vie, produit document plus inepte que son excursion de cette semaine dans Les chemins de la compétence, titre de sa recherche sur l’éducation et la formation professionnelle au Canada ?Le communiqué qui l’accompagne annonce triomphalement qu’il est « l’aboutissement de deux années de recherche ».Espérons, pour les deniers publics, au’il s’agissait de recherche à temps très, très partiel, avec des ressources très, très menues.Sinon, il faudra saluer le départ du CEC sans une larme.Seuls ceux qui ne portent qu’une attention distraite à la crise actuelle de la formation seront impressionnés par l’amas de données que le Conseil lançait mardi en pâture aux médias.Les taux tiers-mondistes de décrochage scolaire, la réussite médiocre des étudiants canadiens selon les mesures internationales, l’inadéquation entre l’investissement public et la scolarisation des populations, la performance supérieure des provinces de l’Ouest et les difficultés des provinces de l’Atlantique, tout cela est archi-connu, répété sur tous les tons par les milieux d’éducation depuis au-delà d’une décennie.Le CEC n’a produit absolument aucune recherche originale, il a simplement compilé des indicateurs déjà usés — la plupart datent du milieu des années 80 — et il n’a même pas utilisé les données plus fines et plus récentes que peuvent produire les administrations provinciales.Dont celle du Québec qui est armé de diagnostics supérieurs aux mesures grossières du Conseil.À défaut de recherche inédite, l’étude aurait pu surprendre au chapitre des solutions.Mais c’est la catastrophe.On se situe ici au niveau de la philosophie éducative des Chambres de commerce, lesquelles ont l’excuse de faire de l’analyse bénévole, et la vertu d’avoir précédé le Conseil dans la découverte du continent scolaire aujourd’hui à la mode.La solution du Conseil à tous les maux qui rongent les écoles du Canada ?Un « système cohérent ».Gardons-nous d’entendre par là un système équilibré dans ses programmes et son organisation, dans ses valeurs et dans sa pédagogie.La cohérence, c’est l’asservissement des uns à la commande des autres.L’entrée en matière et la conclusion affirment cette idée-force, qu’il vaut la peine de citer.« La cohérence revêt deux dimensions dans le système actuel : 1) les signaux émis par les employeurs quant aux compétences professionnelles demandées et à la préparation attendue de ceux qui terminent leurs études ; 2) la mesure dans laquelle les élèves, leurs parents et les établissements d’enseignement interprètent correctement ces signaux, et plus particulièrement, la façon dont ils y réagissent.» Autrement dit, la meilleure école est celle qui se plie aux dictats des employeurs.Importée de l’Union soviétique léniniste qui croyait pouvoir développer un plan scolaire accordé aux besoins du Plan économique, cette religion simpliste n’a jamais cessé de trouver preneurs.Ni d’aller se briser sur les réalités d’un marché de l’emploi qui fluctue plus vite que les économistes de pointe On nous propose de diplômer le muscle, plutôt que rintelligence sont capables de le traquer, et où les « employeurs » ne savent définir leurs besoins autrement qu’en termes aussi imprécis que contradictoires.Au rythme où vont les choses, le système scolaire produira un million d’illettrés d’ici dix ans, dit le CEC qui a bien appris sa leçon sur l’analphabétisme fonctionnel.Son remède propose de leur substituer des incultes.Car malgré des professions de foi dans le modèle japonais et allemand ( du dernier chic ), c’est un modèle américain déjà en route pour la casse que nous propose le Conseil économique du Canada, celui du « partenariat employeurs/écoles ».En Allemagne et au Japon, les employeurs ne se mêlent pas de dicter le programme scolaire, mais ils s’engagent à absorber les étudiants en bout de course — très tôt en Allemagne et plutôt tard au Japon — et à leur fournir la formation professionnelle requise par leur emploi.Aux États-Unis, les employeurs ont commencé à envahir les écoles, à les traiter en annexes, à se substituer aux enseignants, à y instituer des systèmes de récompenses, à inculquer leurs valeurs jusque dans les écoles maternelles.Pour un « parrainage » intelligent et largement médiatisé, on en compte dix qui tournent court, ou au désastre.Mais c’est dans cette histoire de charlatans que tombe le Conseil.Tout comme il adorerait la multiplication des « tests », cette autre plaie de l’école américaine qui rend le pédagogue semblable à une calculatrice et le fait disparaître, tout en donnant aux politiciens matière à discours.Voilà ce qui arrive quand on traite d’éducation comme de politique monétaire, un mécanisme de plus dans la régulation de l’économie.Il faut au moins savoir gré au Conseil de nous avoir montré à quoi ressemblerait la réflexion éducative au Canada si on cédait à tous les plaideurs qui ne voient de salut que dans une vaste coordination et planification pan-canadiennes.Tout comme le gouvernement du Canada avec son Initiative prospérité, le Conseil a vite réduit l’éducation à une affaire de compétitivité internationale, dont l’unique indicateur, ou presque, repose sur la performance de l’école dans le domaine des sciences et de la technologie.Lié à la récession et à la lente restructuration des marchés en période de libéralisation des échanges, cet intérêt superficiel des milieux économiques pour l’éducation produira une réfor-mette ou deux, ici et là, du côté de la formation professionnelle.Mais elle ne produira pas une société éduquée.Pour cela, il faudrait que tous ces nouveaux découvreurs de l’école admettent que la fin de l’éducation, c’est la liberté.Pas l’emploi, aussi choquant que cela paraisse.Car la überté, c’est ce qui permettra à l’emploi d’être un travail et non de l’esclavage, de maîtriser l’environnement plutôt que de s’y asservir.Et la liberté passe par la croissance du niveau catastrophique de culture de nos écoles, notamment secondaires, bien avant leur copinage avec des employeurs.Pas un seul discours politicien, ou économique, n’est actuellement crédible pour les véritables éducateurs.Et il en reste.Ils enseignent, ils écrivent, ils gagnent souvent sur la médiocrité, mais ils ne sont pas à la veille de côtoyer le World Competitiveness Report parmi les sources de nos champions de la compétence, de la performance, de l’excellence mesurée à l’aptitude à pilonner vite et bien.Le Canada et le Quebec, dit-on, ont pris du retard en éducation parce que leurs citoyens se croient encore dans une économie de ressources, où le travail manuel n’exige pas de diplômes.Pour corriger la chose, on nous propose de diplômer le muscle, plutôt que rintelligence.Nous voilà bien avancés.LISE BISSONNETTE LETTRES AO DEVOIR Mise au point MONSIEUR MARC-YVAN CÔTÉ, au retour du congé pascal, j'ai pris connaissance d’une lettre datée du 15 avril 1992, parue dans LE DEVOIR du samedi 18 avril et titrée : « Le déménageur céleste ».Cette lettre, signée par Stephen Morgan, m.d., en sa qualité de directeur des Affaires professionnelles de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, était en réponse à un éditorial de M.Jean Francoeur.Le caractère injurieux de certains passages de cette lettre ouverte à votre endroit, monsieur le ministre, lui confère un caractère inacceptable et irresponsable pour l’organisme que je représente.L'expression de nos désaccords avec vos politiques, le cas échéant, a toujours, depuis l'élection du Conseil d'administration que je préside, été manifestée sous le signe du respect mutuel et basée sur une volonté ferme d'établir un climat propice à l’éclosion d’un partenariat efficace avec votre ministère.Cette mise au point publique s'impose, car c’est dans ce meme esprit que nous entendons voir continuer nos échange de points de vue, qu’ils soient sous le signe de l’entente ou, à l’occasion, du désaccord.Robert Marier, m.d.Le président Fédération des médecins spécialistes du Québec Montréal, 30 avril 1992 Ça va faire ! LES SALARIÉS, le mouvement syndical et le milieu populaire s’apprêtent à souligner le 1er mai, Fête internationale des travailleurs et travailleuses.Le thème proposé « lié ! ça va faire » vise à promouvoir la mobilisation face à la crise de l'emploi et à son impact sur la collectivité globale.À l’heure où le capitalisme triomphant impose partout ses façons de faire, le système est aux prises avec une profonde mutation structurelle due aux effets combinés de la croissance démesurée des marchés, de l’avancée technologique sans précédent, ainsi que de la frénésie spéculative du grand capital financier.Dans un tel contexte, les forces laborieuses sonl ravalées au rang de simples exécutantes, dont on dispose sans plus, dès qu'on cesse d'avoir besoin de leurs services.Quand la productivité et la compétitivité sont érigées en valeurs absolues, les facteurs proprement humains font figures de quantité négligeable.Après s’être inféodé le pouvoir politique, les puissances d’argent s’apprêtent à livrer l’assaut décisif aux acquis sociaux pourtant gagnés de haute lutte.En vertu des sacro-saints principes de rationalisation des entreprises et d’efficacité de l’appareil étatique, le chômage massif et la précarisation de l'emploi deviennent des fails de société.L’État québécois exige de ses commis un autre prolongement du gel des salaires, tandis que le législateur jongle avec les moyens de réduire l’accessibilité aux divers programmes sociaux.Quelques faits montrent l’ampleur du gâchis.Au cours de la dernière décennie le nombre des prestataires de l’aide sociale s’est accru du double.Au recensement de 1986, la région de Montréal comptait déjà quelque 63 000 ménages affectant 50% ou plus de leur revenu au paiement du loyer.Toujours à Montréal, on calcule que la moyenne hebdomadaire des emplois perdus en cours d’année atteint le millier et qu’un adulte sur deux est sans travail.L’État doit légiférer afin de favoriser l’émergence d’un nouveau contrat social.Les éléments majeurs de celui-ci comprendraient la création d’emplois stables et bien rémunérés, la prévention du décrochage scolaire, le contrôle effectif des fermetures d’usines et des licenciements collectifs, une vraie politique de formation professionnelle et l'établissement d’un revenu annuel garanti.Voilà les grandes lignes du message que, collectivement, il nous faut crier haut et fort.Pierre Hamel Montréal, 13 avril 1992 L ’Histoire a ses droits JE LIS dans LE DEVOIR la lettre d’Émile Boudreau titrée : L’histoire de Mme Cas-grain, qu'il termine : « mais l’Histoire a ses droits, que diable ».Je dois donc à l’Histoire d'apporter un éclairage plus précis sur cette visite de Mme Casgrain a Murdochville en 1957.Nous étions en grève depuis le 10 mars, elle est venue le dimanche 19 mai rencontrer les dames des grévistes résidentes de Mur-dochville.Ses paroles d’encouragement ont été appréciées.Nous étions d’autant plus honorés de sa visite qu’elle a été la seule personnalité politique à poser ce geste à Murdochville.Les autres n'osaient s’y montrer pour ne pas déplaire à Duplessis qui nous avait assiégés avec un contingent de sa police provinciale.Il faut savoir que nous étions alors en pleine campagne électorale fédérale.Le lundi 10 juin, John Diefenbaker était porté au pouvoir à Ottawa.Elle n’avait donc pas à être invitée, malgré qu’elle a dû l’être.Les Métallos et le PSD ont toujours fait bon ménage.M.Edmond Park était l'orateur invité à notre assemblée LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Roch Côté Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS du lundi précédent.Il était l’adjoint du directeur national.Le lendemain de la visite de Mme Cas-grain, le lundi 20 mai 1957, c’était jour de paie et d'assemblée de tous les grévistes dont la plupart venaient de la côte gaspésienne.Nous avions pour ce jour-là deux orateurs invités, MM.Roland Martel et Lucien Boucher de la CTCC d’Arvida.L’Alcan étant aussi en grève à cette époque.Après Murdochville, Mme Casgrain devait se rendre rencontrer les dames grévistes d’Arvida.Mme Casgrain a-t-elle voulu être à cette assemblée du lundi ?Je n’en ai pas entendu parler dans le temps, mais cela explique peut-être l’incident mentionné par le president de la FTQ, Fernand Daoust, au colloque sur Mme Casgrain à l’UQAM, le 20 mars dernier et qu’il tenait ses informations d'Émile Boudreau présent à Murdochville ce 19 mai 1957.A Murdochville, nous avions gardé un très bon souvenir de Mme Casrain pour sa visite du 19 mai et de Pierre Elliot Trudeau pour sa présence lors de l’émeute du 19 août.Mais avec le temps je les ai vus et revus et j’ai été désenchante, surtout en les voyant tous deux sous le parapluie du NON en 1980.Mais l'Histoire a ses droits comme l’a dit mon ami Émile et j’ajoute : « le diable la fausse auprès de ceux qui n’ont pas bonne mémoire ».Théo Gagné président du syndicat de Murdochville en 1957 l’abos, 21 avril 1992 Nationalisme universaliste JE SUIS POUR un nationalisme ouvert sur le monde.Je suis à la fois un nationaliste et un universaliste ou plus simplement un inter-natio-nalisle.J’espère une interaction accrue entre les nationalistes de ce monde, mais aussi pour une plus grande identification des particularités de celles-ci.Je différencie deux types de nationalisme : l’un à éviter, l’autre à promouvoir.Il y a le nationalisme canaille, le dominateur et l’exelusiviste et il y a le nationalisme défenseur des petits peuples cherchant à protéger, à mettre en valeur les attributs particuliers des différents peuples pour promouvoir la multidimentionalite vitale de l'humanité.Le plus grand des nationalismes est pacifique.Il est pour le renforcement des insti-tul ions internationales mais à la condition qu'elles ne contribuent pas à l’aplatissement des cultures nationales au profit d’une culture dominante.Il faut que l’organisation des Nations-Unies protègent les petits peuples et la diversité de leurs cultures.En fait, si cela était possible, ceux qui pensent comme moi défendraient de toutes leurs capacités ces petites nations qui subissent si ignomineusement le joug de d’autres peuples.Qu’ils soient kurdes, macédoniens, tibétains, basques, baltes, québécois ou autres.Lorsqu’on lèse un de ces peuples, nous ressentons un serrement de coeur, une douleur comme si on blessait notre propre peuple.Alain Raby Saint-Jean-Port-Joli ^Q-OCÂ4 'T/'O/V'^ QpéBec mm: Jean-Robert Sansfaçon Toi t’es qui?DEPUIS le temps qu’on en connaît l’existence, qui d’entre nous a déjà composé l’un des nombreux numéros roses 1-976 ?Personne ?Il doit pourtant y avoir quelqu’un qui s’y frotte, puisque ce service à parfum érotique rapporte quelque 2,9 millions $ par année à Bell Canada, et au moins 10 millions $ aux fournisseurs eux-mêmes.Dans le seul but de vous renseigner, j’ai composé le 1-976 pour vous.Je l’ai même refait à plusieurs reprises en l’espace de quelques heures, de sorte que j’ai dû dépenser une cinquantaine de dollars pour ce travail exténuant.Au premier appel, une machine m’informe que le coût est de 10 $ et me demande de rester en ligne pour connaître mon numéro de code.J’ai raccroché.Si si, allez savoir pourquoi.Je crois que j’ai eu peur.Peut-être de rencontrer encore une fois la femme de ma vie, ou peur de l’aventure ?Une fois l’appareil refroidi, j’ai compris que je venais de gaspiller 10 $ sans même avoir péché.Et mon enquête qui n’avançait pas d’un poil.Bien sûr, j’ai rappelé en me disant que personne ne mangeait les petits garçons pendus au bout d’un fil de téléphone.1-976.Même message, je note mon code personnel et le nouveau numéro qu’il me faut signaler pour entrer en communication avec.Avec qui, avec quoi au juste ?Quelques secondes plus tard, une voix de femme me demande mon nom, question indiscrète et non prévue.Situation oblige, au hasard je réponds : « Sade ».— Comme la chanteuse ?me demande mon interlocutrice, visiblement détentrice d’une licence complète.Confus, je fais : « Non, comme dans Sadisfaction, des Rolling Stones.Elle me trouve drôle, l’affaire est dans le sac.Je rapplique avec un joyeux « comment ça va ?», elle réplique qu’elle a les cheveux noirs à mi-dos et les yeux bleus.« Ce doit être bien de ressembler à une corneille ?».Elle n’a pas compris et me demande de me décrire à mon tour.Je réponds que je ressemble à mon père comme deux gouttes d’eau et que.Clic ! on a coupé.— Allô.allô ! Quelques secondes plus tard, une autre femme : — Qui parle ?— Robin, et toi ?— Tatania.— Tu joues souvent sur cette ligne, Tata.?— Bien sûr, j’aime parler aux gens.— Tu trouves pas qu’à 10 $ les 5 minutes, c’est cher pour faire la conversation ?Le temps filait, sans attendre sa réponse j’ai plongé ; — Qu’est-ce qu’on fait ?— Qu’est-ce que tu veux dire ?— T’es la deuxième en 3 minutes et il ne s’est encore rien passé.— Qu’est-ce que tu fais, toi ?— Je suis dans mon lit, la tête en bas, les pieds collés au mur et je mange de la crème glacée.Oups ! Elle a appuyé sur la touche « 0 » pour se plaindre auprès du préposé de ce qu’un énergumène lui faisait perdre son argent.Mes 5 minutes étaient terminées.COM M E je venais de vivre une expérience de communication érotique exceptionnelle, je n’allais pas abandonner.J’ai donc composé un autre numéro, toujours à 10 $ les 5 minutes, qui me promettait cette fois une conversation excitante avec une professionnelle.Toujours le même cérémonial, prénom, couleurs des sourcils, longueur des bras, grosseur des orteils, le tout récité dans un miaulement à faire peur à toute une petite famille de moufettes.Devant tant d’insipidité, j’ai fait « V/ow ! ».Le temps était venu de faire mon travail.J’ai appris qu’elle avait 19 ans, qu’elle était coiffeuse de son métier et qu’elle bouclait ses fins de mois avec ce petit boulot qui n’exigeait même pas qu’elle sorte de chez elle.J’ai voulu savoir si on la payait bien, elle n’a pas voulu répondre.Toujours la même voix de fillette payée pour exciter les messieurs.Vanessa Paradis et Mitsou.La nymphette ou la maman, c’est gai ! Elle insistait pour dire qu’elle aimait ces conversations érotiques avec les hommes « parce que ça n’engage à rien ».Comme si la distance du téléphone pouvait mettre à l’abri du grand dessèchement.grand dessèchement.Je me suis mis à penser que cette fille devait avoir un amant, un vrai, et que parfois la nuit, il lui arrivait de s’entendre lui parler sur le même ton.Mes cinq minutes n’étaient pas tout à fait écoulées, je devinais ce qu’elle ne me disait pas, j’avais hâte d’en finir.Il existe une trentaine de services 1-976 à Montréal, la plupart spécialisés dans les rencontres à caractère érotique.En créant ce nouveau réseau, il y sept ans, Bell s’attendait à 10 fois plus de revenus provenant surtout de fournisseurs de services financiers, sportifs ou météorologiques.Ça n’a pas fonctionné et devant des résultats pour le moins décevants, qui nuisent meme à son image de grande dame, Bell a demandé au CRTC la possibilité de mettre fin au 976.Demande rejetée malgré les nombreuses plaintes de clients insatisfaits.117 plaintes écrites, l’an dernier, surtout de parents ayant reçu des comptes de téléphone surprises pouvant atteindre 2000 $ par mois.Depuis, Bell peut bloquer le service 1-976 sur demande, moyennant 4 $ de frais supplémentaires par mois.Mais il y a mieux : désormais, si un client refuse de payer, Bell ne s’engage plus à récupérer l’argent au nom de ses fournisseurs.Reste à chacun d’entre eux de s’y prendre comme il le peut.ES LIGNES ROSES sont-elles toutes aussi insignifiantes ?Jusqu’à preuve du contraire, je dirais que oui.Oui, à deux exceptions près : le 1-976-GAIS.Encore une fois, les gais font la preuve qu’en matière d’érotisme, il n’y a pas trente-six chemins qui mènent à Athènes, il n’y en.a qu’un et il est direct.Contrairement aux autres lignes roses où le client peut converser gentiment avec un interlocuteur du sexe opposé, lui-même client ou professionnel, au 976-GAIS on ne fait pas causette.Il n’y a qu’une suite de courts messages laissés par des hommes qui s’offrent pour le jour même, numéro de téléphoné personnel à l’appui.Pourquoi se donner la peine de séduire quand on sait ce qu’on veut et qu’on le veut tout de suite ?L’autre exception, plus surprenante celle-là, on la trouve sur une ligne rose 987 (écoute sans frais).Il s’agit de couples à la recherche d’autres couples pour jouer au papa et à la maman.Je dis « surprenante » non pas parce que j’ignorais l’existence de ces pratiques, mais parce que je les croyais en phase de disparition depuis l’avènement du grand virus.Comment, en effet, peut-on pratiquer un sport d’équipe sans échanges ?À moins que ces amateurs de sensations fortes connaissent quelque recette magique, comme par exemple se laver avec du savon pour être aussitôt protégé des dieux.Sinon, pourquoi cette rengaine : « Couple libertin recherche couple propre, de belle apparence.» ?Le 1-976.si les grosses factures et les petits vides vous font frémir.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.