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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1992-05-27, Collections de BAnQ.

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SOCIETE CAHIER Le Devoir, mercredi 27 mai 1992 ***** Roy Riel Dupuis est pendu! La série « Minutes du patrimoine » a suscité beaucoup de réactions.Évident puisque, tournées « en cinéma » pour la télé, ces « minutes » patriotiques mais non politiques, selon Patrick Watson, nous ont permis de découvrir que Superman est né ici.Et de voir Roy Dupuis se faire pendre en Louis Riel.Page B-3 Le monde selon Boutros-Ghali L’actuelle explosion des nationalismes d’un bout à l’autre de la planète est un corollaire naturel de la mondialisation des échanges dans le monde d’aujourd’hui, dit le secrétaire général des Nations unies, selon qui le principe de Souveraineté doit rester une pierre angulaire de l’organisation internationale contemporaine.Page B-8 Le sang artificiel Les tranfusions sanguines se heurtent à deux problèmes : la contamination et l’incompatiblité des groupes sanguins.Les recherches de Thomas Chang, de l’université McGill, permettront de contourner ces problèmes car les cellules sur lesquelles il travaille serviront de base à la fabrication d’un sang articifiel et universel.Page B-5 Expotec 92: vive la musique! Opéra, classique, symphonique, jazz, nouvel âge, électronique, pop, reggae : des sons qui sonnent, des percussions qui frappent, de l’électricité dans l’air.Voilà la 6e édition de Expotec au Vieux-Port de Montréal, une exposition consacrée à la musique qui s’ouvre aujourd’hui pour se poursuivre jusqu’au 27 septembre.Page B-3 QUI RÉCOLTE LE VENT.Le Québec n’est pas seulement riche en eau.Il détient les trois quarts du potentiel éolien du Canada Louis-Gilles Francoeur AU PAYS des barrages et des castors, le vent n’a jamais été perçu comme une filière énergétique sérieuse.Et pourtant, riche en eau, le Québec est aussi immensément pourvu en énergie éolienne.À lui seul, il détient entre 60 et 80 % du potentiel éolien canadien, quelle que soit la façon dont on le calcule.Une comparaison avec le potentiel des États-Unis, évalué en août dernier par une importante étude du Département de l’Énergie, montre que le Québec pourrait bien abriter entre 10 et 30 % du potentiel éolien de l'Amérique du Nord, ce qui est considérable pour une seule entité géo politique.L’Association canadienne de l’énergie éolienne, qui regroupe industriels, consultants et chercheurs, évalue — selon les coûts de revient et le potentiel technique — le potentiel québécois entre 37 et 150 TWh, ce qui est un peu plus que l’actuelle production hydro électrique qui s’élève en moyenne à 130 TWh, avec une capacité globale de 171 TWh.Le potentiel des États-Unis se situe, avec des contraintes économiques et techniques similaires, aux alentours de 500 TWh.Au moment où s’amorce la conférence de Rio sur l’effet de serre et les séquelles des grands projets énergétiques, l’examen de filières énergétiques aussi sérieuses s’impose.11 faut dépasser la vision stéréotypée qu’on en a souvent.Dans le cas de l’éolien, on n’est plus en face d’une production, plutôt mythique que réelle, avec des engins et des coûts qui relèvent de la fiction.Plusieurs indices incitent, au contraire, à penser que l’éolien constitue une L’éolien constitue une énergie abondante, disponible ici et maintenant, avec en prime la possibilité pour le Québec d’un essor technologique et économique important.énergie abondante, disponible ici et maintenant, avec en prime la possibilité pour le Québec d’un essor technologique et économique important, que le DEVOIR entend examiner de près au cours des prochains jours.L’ampleur du potentiel éolien québécois varie énormément selon les études effectuées dans le passé mais toutes s’accordent pour le qualifier d’immense.Ce potentiel devient rapidement évident quand on réalise que le Québec compte environ 4000 km de côtes, qui reçoivent généralement de face les vents dominants venant de l'Ouest ou du Grand Nord après un voyage de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de kilomètres au-dessus de l’eau.Sans le moindre obstacle.Le Québec ne se distingue aussi par la constance de ses vents.Dans plusieurs de ces régions côtières, on signale des arrêts du vent au cours de deux ou trois mois par année.Et à l’occasion, seulement.Il y a plusieurs régions du Québec où on a mesuré pendant des périodes de 20 à 30 ans des vents de plus de 20-25 km/h pendant plus de 95 à 98% du temps! Lors de son passage à Montréal l’automne dernier, un des auteurs de l’impressionnante étude effectuée Ce que disent les études LA PREMIÈRE étude sur le potentiel éolien québécois remonte à 1977.Elle a été réalisée par deux chercheurs de l’Institut de recherche en électricité (IREQ) d’Hydro-Québec, MM.J.IL VanSant et R.I).McConnell.On y évaluait à plus de 200 000 MW la puissance totale théorique des côtes et des régions internes du Québec, soit environ huit fois l’actuelle production d’électricité de la province, qui oscille en moyenne autour de 25 000 MW d’électricité.L’étude théorique VanSant-Mc-Connell est d’autant plus surprenante qu’elle était basée sur des données d’Environnement Canada, émanant pour la plupart d’aéroports, des endroits choisis en général pour leur calme atmosphérique.Le reste a été extrapolé.À l’opposé, l’évaluation la plus conservatrice apparaît dans un rapport, encore inédit, du ministère fédéral de l’Énergie, des Mines et des Ressources (EMR), qui attribue au Qué-Volr page B-2 : Études aux États-Unis sur le potentiel de ce pays, Dennis Elliot, du groupe Ba-telle PNL, s’est dit «éberlué» (astonished) par le potentiel gigantesque du Québec.Il venait d’en prendre connaissance à partir de la carte divulguée par MM.Templin et Rangi à la communauté scientifique internationale de l’éolien, réunie en congrès à Montréal, et que nous reproduisons ici.Le co-auteur de l’étude américaine, remise en août 1991 au Département de l’Énergie des Etats-Unis, voyait pour le Québec, d’après la carte établie par les services fédéraux canadiens, plutôt « un ordre de grandeur se situant quelque part entre 20 000 et 40 000 MW que dans les 5 000» avec une situation géographique aussi exceptionnelle.Pour ce spécialiste, venu du principal pays producteur d’énergie éolienne dans le monde, cette conclusion est d'autant plus évidente que le Québec compte des milliers de kilomètres dans la gamme de vents moyens d’une vélocité supérieure à sept mètres à la seconde, soit les plus rentables qui soient actuellement.En comparaison, aux États-Unis, l’essentiel du potentiel éolien se situe dans la gamme des six mètres seconde.Même si les États-Unis comptent moins de vents de forte vélocité, « leur potentiel économiquement réalisable d’ici une génération est évalué à 80 000 MW », selon Dale Osborn, le président de US Wind Power.Cette compagnie privée, la seule dont les activités sont totalement intégrées (recherche, fabrication d’éoliennes, production d’énergie et distribution), prospecte actuellement Voir page B-2 : Vent MOYENNE DE LA VITESSE DU VENT km/h période 1967-1976 hauteur : 10m au-dessus du sol Source: Templin-Rangi (Énergie, Mines et Ressources Canada) L’analyse n’est pas valide aux endroits élevés dans les régions montagneuses 4-^4-— La technologie des éoliennes a considérablement progressé ces dernières années.Ces machines sont devenues très efficaces.Hydro saura-t-elle flairer le vent?Louis-Gilles Francoeur La RENTABILITÉ de l’énorme potentiel éolien du Québec dépend moins des contraintes techniques et économiques que de la place que Québec et Hydro-Québec lui feront dans l’arsenal énergétique et économique de la province.Certaines stratégies confinent, en effet, l’éolien à un rôle marginal et à des prix de revient élevés.D’autres, actuellement utilisées ailleurs mais qui nécessiteront pour s’implanter ici une véritable révolution culturelle, ouvrent la porte toute grande aux grands parcs d’éolienne.Ces stratégies reposent essentiellement sur le rattachement des parcs d’éoliennes au réseau : le vent devient ici un moyen d’économiser l’eau des barrages dont on peut, en contrepartie, extirper une puissance accrue en période de pointe, ce qui évite d’autres projets pour faire face à cette demande.Les besoins de pointe seraient d’ailleurs fortement atténués par une production éolienne québécoise car le vent souffle à son plus fort.justement quand les chauffages tirent au maximum sur le réseau! Ce n’est pas seulement en raison de leur caractère novateur ou de la quasi-absence d’impacts environnementaux de la filière éolienne que les provinces comme l’Alberta ou la Saskatchewan — voire l’Ontario qui a 10 fois moins de potentiel éolien que le Québec — accordent ou songent à accorder un avantage comparatif à l’électricité produite par éolienne.C’est parce que, sous la poussée de l’expérience californienne, où se produit 80 % de toute l’énergie éolienne dans le monde, on découvre dans les grands réseaux publics une nouvelle manière de voir cette production, aussi fascinante que méconnue.Au Québec, on en est encore aux stratégies des années 75.Le grand patron de la production au sein d’Hydro-Québec, M.René Boisvert, expliquait récemment au DEVOIR en marge du colloque Grande-Baleine que le coût de l’éolien au Québec était inéluctablement supérieur à celui de l’hydro électricité parce qu’il fallait « chaque fois doubler la puissance des éoliennes par un système diesel ou hydraulique de puissance équivalente, capable de prendre la relève quand le vent tombe».C’est l’approche classique.L’équation ainsi posée, l’éolien sera invariablement perdant puisqu’il vaut mieux rendre permanent son support énergétique! Mais pour plusieurs spécialiste, c’est une façon de voir complètement dépassée.« Il est clair, explique de son côté Per Lundsager, le directeur du Centre d’essais international d’éoliennes de Rislo, au Danemark, que plu- Volr page B-2 : Hydro Le Québec, qui possède les trois quarts des vents de plus de 20 km/h du Canada, reçoit sur son flanc ouest les vents dominants de l’Ouest après une traversée de plus de 1000 kilomètres à travers la Baie d’Hudson.La Baie James, un peu plus au sud, affiche des moyennes légèrement inférieures mais.à quelques kilomètres du réseau de transport provincial.À l’exception du flanc nord de la province, le plus venteux avec la Basse-Côte-Nord, Anticosti et les lies-de-la-Madeleine, le potentiel éolien de la C.aspésie et de la Côte Nord s’avère pour l’instant le plus économique parce qu’il est branché sur le réseau électrique provincial.MUSÉE DE LA CIVILISATION Le Saint Laurent RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 12 juin 1992 PARUTION le 20 juin DANS LE DEVOIR Le Musée de la civilisation de Québec présente à compter du 23 juin une exposition sur le fleuve Saint Laurent à laquelle LE DEVOIR s’associe en publiant un cahier spécial.Le Saint Laurent, attention fragile est une exposition qui veut faire connaître le fleuve et faire prendre conscience de la nécessité de le protéger.Le cahier du DEVOIR oui servira de document d’accompagnement à l’exposition présentera ce géant et son environnement naturel, humain, industriel.On y traitera des principales questions environnementales qui raffectent et des mesures à prendre (ou déjà prises) pour assurer la conservation d’un milieu de vie de qualité pour ses habitants. B-2 M Le Devoir, mercredi 27 mai 1992 TQjVISION « ÉCOLOS : au boulot », lance Brice Lalonde pour mobiliser les Verts.Au-delà du slogan racoleur, s’il faut en croire les reportages au ton apocalyptique dont on nous mitraille à la veille du Sommet de la Terre de Rio, ce cri doit — et rapidement — en être un de véritable ralliement.Nouvelle religion, l’écologie ?En tout cas elle a déjà ses zélés croisés fraîchement convertis, ses grands prêtres et ses officiants prêchant souvent encore dans le désert.Il restera aux fidèles à démêler, dans des odeurs d’encens délétère, ceux qui servent la cause de ceux qui s’en servent pour mousser leur propre cause.Il y a des soifs de pouvoir qui n’hésitent pas à s’abreuver à même les cours d’eau troubles et aux sources les plus polluées.Les problèmes reliés à l’environnement nous concernent tous, ils sont réels, gravissimes et Nord-Sud ( R.-Q.) a consacré une émission spéciale à leurs enjeux planétaires.Comment rendre plus vivable cet univers que nous partageons ?Comment combler le gigantesque écart entre les pays riches et les pays en voie de Rolande Allard-Lacerte «Écolos: au boulot» développement ?Comment sauver les emplois et « civiliser » l'industrialisation ?L’environnement et le développement sont intimement liés, non dissociables et des gens font quotidiennement face à ce dilemme : mourir de faim aujourd’hui ou des effets de la pollution dans 10 ou 15 ans ?Trois reportages-choc, signés par le journaliste Bernard Proulx et le réalisateur Simon Girard, débouchent sur trois constats de faillite écologique.Les images de Mexico étouffe relèvent du cauchemar : l’air ambiant, saturé de fumée aux émanations pestilentielles, est devenu tellement irrespirable qu’il est préférable de garder les enfants (qui souffrent de maladies respiratoires et des yeux) à l’intérieur des maisons.Cela rejoint certaines oeuvres de science-fiction où les colonisateurs du cosmos mettent le pied sur des planètes hostiles en transportant leurs masques à oxygène et « kit » personnel de survie.Cubatao, ville industrielle du Brésil, détient le titre peu enviable de la ville la plus polluée du monde.Une fumée opaque cache le ciel, des odeurs d’ammoniac et autres produits toxiques circulent et les déversements de chlore colorent les cours d’eau.Des enfants y naissent avec de uraves malformations.Malgré toute cette détresse, une timide lutte à la pollution a été amorcée mais piétine, faute de moyens technologiques.Le dernier reportage traite du déboisement en Amazonie.Des grands pans de forêt disparaissent tous les jours et ce déboisement entraîne de lourdes conséquences pour l’écologie du monde entier.C’est, là aussi, pour les petits paysans qui se taillent à la machette, des lopins de terre, une question de survie immédiate.Au cours d’une entrevue avec Maurice Strong, organisateur de la Conférence de Rio, l’animateur de Nord-Sud, Alain Crevier, demande si l’ampleur de l’opération sauvetage — 600 milliards $ par an — ne relève pas de l’utopie.Prêt à miser sur l’utopie, M.Strong dit que les ressources sont disponibles et va jusqu’à suggérer un détournement du budget militaire pour faire la guerre à la pollution.(Rediffusion dimanche, le 31, 20 h R.-Q.) Bonne nouvelle : Nord-Sud revient à l’antenne en septembre prochain.Les dimanches d’Anne-Marie.Aujour’hui Dimanche (R.-C.), habilement menée par Anne-Marie Dussault, impose une halte.Les émissions des trois dernières semaines ont été particulièrement intéressantes : une heure entièrement consacrée à « l’affaire Morin » ; l’entrevue avec Guy Saint-Pierre (plutôt déconcerté quand la journaliste a énuméré les juteuses compensations versées à certaines personnes au moment de la fusion SNC-Lavallin) et enfin celle de Jean Campeau qui affirme que 125 ans de tergiversations, ça suffit : « Il est urgent de déclarer la souveraineté du Québec, après on négociera».Le président de Souveraineté Québec inc.trouve que nous avons ici la fâcheuse propension à ne regarder que nos échecs : « Au cours des derniers cinq ans, les assurances dépôt du Canada ont perdu 3,7 milliards pour éponger les pertes de 15 institutions financières dans le reste du Canada.C’est à peine si on a mentionné cela dans nos journaux ».Les jeudis de Giono Traditionnelles images de la Provence bruissante et bruyante, celle de Giono : la lumière glisse sur les murs ocres des mas, les criquets stridulent, les cloches sonnent et le violoncelle égrène un Prélude de Bach tandis que la respiration rauque et haletante d’un malade est scandée par le bruit des voitures et un accent à couper à la serpette.Le Cycle Giono (jeudi, 20 h, TV5), présente six nouvelles de l’auteur provençal dont toute l’oeuvre est inspirée de sa terre natale.La solitude de la pitié raconte, de façon un peu caricaturale, l’histoire d’une amitié entre deux hommes, le gros et le petit, le premier, malade et l’autre, vaillant, qui descend dans le puits (pas celui de Jean de Florette, celui de monsieur le curé) pour effectuer une réparation périlleuse.Le petit risque sa vie afin d’acheter des médicaments pour le gros.Peines perdues, l’ami va quand même mourir.Ennemonde, la seconde nouvelle (demain, 20 h TV5), adaptation et mise en scène de Claude Santelli, est nettement plus intéressante, ne serait-ce qu’en raison de la présence de Jeanne Moreau la magnifique dans le rôle titre.Une femme forte, dure, assassine son mari qui lui a fait neuf enfants pour vivre avec Clé des coeurs, son amant.Ennemonde va « se jeter dans les péchés ténébreux, parfumés et pleins de broussailles » dans un pays où « le destin se fabrique à la main ».Les possibilités inexploitées de l’énergie éolienne Les éoliennes peuvent se disposer en parc de plusieurs centaines, comme on le voit ici.En gros plan, à gauche, le technicien qui grimpe le long du pilône donne une idée de la dimension de ces machines à capter le vent.?Vent des sites dans la région de Sudbury et en Nouvelle-Écosse.L’évaluation du potentiel québécois réalisée en 1977 par VanSant et McDonnell (voir autre article) identifiait 1,3 million de kilomètres car-rég en régions terrestes, balayées par des vents affichant des moyennes de 16 à 21 km/h (4,5 mètres-seconde et plus), soit les vitesses que Commencent à exploiter de façon rentable les éoliennes de troisième génération.Ces régions venteuses, dont personne ne parle depuis 1977 parce qu’elles sont tellement en deçà de la performance des zones côtières, sont tout à fait comparables à celles qui constituent pourtant l’essentiel du potentiel éolien des États-Unis, soit le centre nord de ce pays, qui donne actuellement naissance avec son pendant canadien des Prairies (Alberta et Saskatchewan) à la naissance de « fermes éoliennes » ( wind farming) par les agriculteurs intéressés à diversifier leurs revenus.Mais le Québec a mieux encore, même si personne n’y touche.Les vrais « gisements » éoliens se trouvent sur les 4000 km de côtes de la province.La même étude évaluait au total à 11 270 km carrés le potentiel côtier de la province car, aux 4000 km des rives, elle ajoutait la surface totale de l’île d’Anticosti, qui pourrait avec ses 7700 km carrés fournir à elle seule 2,7 G Wh par an + Études bec environ 70% des 27 750 MW potentiellement disponibles dans l’ensemble du pays.Les 20000 MW qu’on pourrait ainsi tirer des vents côtiers québécois, selon cette étude, correspondent à la moitié de la consommation canadienne d’électricité.Selon les chiffres cités jusqu’ici dans des conférences scientifiques par les deux auteurs de cette étude, R.J.Templin et R.S.Rangi, montrent qu’on pourrait actuellement tirer 52 700 GWh (gigawatts-heure), soit 11 % de la consommation d’électricité du Canada, en captant l’énergie des seules régions les plus venteuses du Canada.C’est cette étude qui a mis en relief dans la communauté scientifique canadienne depuis deux ans l’incroyable potentiel éolien du Québec, dont la carte (reproduite ici), extraite d’une allocution de M.Templin l’automne dernier, donne une idée magistrale.L’étude Templin-Rangi n’est pas encore sortie qu’elle est contestée car les industriels la trouvent trop.conservatrice.Comme elle base ses prévisions d’exploitation sur une analyse de coûts à 7 cents du kwh, elle finit par conclure qu’à ce prix, on ne peut imaginer produire plus de 4000 MW d’ici 10 ans au Canada.Cela laisserait au Québec environ l’équivalent de l’énergie de Grande-Baleine, soit 3000 MW, à un prix relativement près de celui de ce projet qui pourrait bien connaître des hausses sérieuses d’ici le moment de sa mise en marche, qui est passé de 1998 à 2005 depuis un an.L’éolien, en comparaison, diminue ses coûts d’année en année, dans une proportion supérieure aux hausses qui confrontent l’hydraulique.Pour les industriels canadiens et nord-américains au courant des dernières cartes de vents compilées par les deux gouvernements, le Québec, c’est l’équivalent éolien de l’Arabie Saoudite.L’Association canadienne de l’énergie éolienne (ACEE) estime qu’il est possible, maintenant, de produire au Québec 11 000 MW d’électricité avec l’énergie éolienne à des prix allant de 5,6 cents à 7,4 cents du kWh.Les projets les plus économiques, ceux à 5,6 cents, sont seulement à un cent du kWh de plus que l’hydro-élec-tricité de Grande-Baleine.Si on tenait compte des coûts sociaux et environnementaux des deux filières ériergétiques, l’ACEE estime que l’éolien devance maintenant l’hydraulique et que l’écart va s’accentuer dorénavant en sa faveur.Les régions les plus propices à la par kilomètre sans déranger les chevreuils outre mesure puisqu’avec l’éolien, le territoire conserve sa vocation naturelle.Les côtes québécoises, selon l’étude VanSant de 1977, affichent une vitesse moyenne minimale de 21 km/h ou 6 mètres-seconde, soit le début de la plage la plus rentable actuellement pour la production d’électricité.Les 470 km de rives de la Baie James sont exactement dans cette gamme de vents.La Baie d’Hudson (1180 km) et la rive nord du Saint-Laurent (880 km) pourraient produire davantage avec des vents moyens plus élevée, soit de 22 km/h.On mesure l’importance de ces variations quand on se rappelle que la puissance du vent croit au cube de la vitesse.Les moyennes sont encore plus élevées sur la côte gaspésienne et sur l’île d’Anticosti (24 km/h ou 6,6 m/s), sur la face nord du Québec (29 km/h ou 8 m/s) et aux îles-de-la-Madeleine (31 km ou 8,6 m/s).L’étude VanSant évaluait le potentiel côtier québécois à 23,6 GWh par année alors que l’ACEE l’évalue à 37 TWh, soit 1000 fois plus.Cet écart s’explique principalement de deux façons.L’étude VanSant a été effectuée à une époque où les éoliennes produisaient 100 kWh alors que LACEE base ses calculs sur des éoliennes quatre fois plus puissantes.Ces appareils plus puissants sont eux-mêmes déjà dépassés avec la troisième génération, qui sera disponible dans production d’énergie éolienne au Canada sont la côte du Pacifique, le centre-sud des Prairies, les côtes du Québec, est et ouest, ainsi que plusieurs îles du Grand Nord dans des régions peu-accessibles, du moins pour les producteurs d’électricité qui semblent plus frileux en général que ceux d’Iliberma.Si on tient compte de l’état actuel du marché de l’énergie et des politiques gouvernementales, qui n’obli-, gent pas les autres filières énergétiques à assumer les coûts indirects ou « sociaux » de leur production, le seul potentiel rentable à court terme se résumerait à l’installation d’éoliennes de taille moyenne dans l’une ou l’autre des 400 communautés isolées du Canada, selon l’étude Templin-Rangi.Et dans tous les cas, il faudrait maintenir des diesels sur place pour assurer la relève quand le vent tombe.La rentabilité de l’éolien vient ici du fait qu’on diminue le recours au diesel, une énergie particulièrement chère sous les latitudes nordiques.L’évaluation du potentiel éolien québécois à 11 500 MW, faite par LACEE, se limite, par contre, aux seules côtes québécoises situées à proximité des grands réseaux existants.Elle donnerait des valeurs sensiblement plus élevée si elle tenait compte du potentiel à l’intérieur du territoire.À cette limite de l’étude de l’ACEE il faut ajouter le fait qu’elle utilise un modèle de production à 12 éoliennes produisant 3,6 MW au kilomètre.Pin Californie, par une disposition plus serrée, on tire 8,6 MW au km de vents comparables.Si on retenait un espacement de cinq rotors entre chaque éolienne au lieu des 10 retenus dans le modèle de l’ACCE, les seules côtes reliées au réseau québécois pourraient fournir maintenant plus de 23 000 MW, soit l’équivalent de toutes les turbines hydrauliques de la province.Selon M.Réal Reid, président de LACEE et principal spécialiste d’Ily-dro-Québec en éolien, les industriels sont en désaccord avec l’évaluation des potentiels québécois et canadiens, effectuée par Ottawa, parce que cette étude ne reflète pas la réalité des coûts et la technologie disponible.Les prix, explique M.Reid, ont tellement chuté depuis 20 ans en même temps qu’augmentait la productivité et la fiabilité des appareils que toutes les évaluations faites jusqu’ici doivent être revisées à la hausse car, contrairement aux barrages, chaque site venteux voit augmenter son potentiel énergétique avec les développements technologiques.Un domaine où, comme nous le verrons, les progrès sont majeurs depuis 20 ans.« deux ans et qui pourra tirer de 500 à 750 kWh par appareil avec une fiabilité comparable à une turbine hydraulique.L’ACEE estime que le premier grand parc d’éoliennes, d’une puissance de 8,4 TWh, soit la moitié de l’énergie produite par Grande-Baleine, devrait être implanté sur la rive du Saint-Laurent entre Rivière-du-loup et Gaspé.Selon le président de LACEE, le coût de 1 cent du kilowatt-heure qu’il faudrait débourser en sus du 4,4 de Grande-Baleine serait amplement compensé par l’am- 4 Hydro sieurs autres stratégies sont maintenant possibles, et d’ailleurs si rentables qu’elles arrivent à concurrencer toutes les autres formes d’énergie depuis quelques années.Le rattachement de petits et grands parcs à des réseaux publics est la plus intéressante.Chez nous, on est ainsi arrivé à diminuer en 10 ans, de 1980 à 1990, de quatre fois le coût de la production éolienne et à ramener ainsi le kilowatt-heure (kWh) à 5 cents, ce qui est plus avantageux que les filières polluantes, comme le pétrole ou le nucléaire, même lorsqu’on ne tient pas compte de leurs coûts sociaux cachés, soit la pollution globale, la destruction d’habitats naturels, les coûts de santé, etc.» Réal Reid, le président de l’Association canadienne de l’énergie éolienne (ACEE), est de la race des goélands qui essaient de survivre dans l’univers culturel des « castors » hydro-québécois.Prévoyant l’objection, il rappelé d’entrée de jeu que les éoliennes s’arrêtent parfois.Même dans les régions très venteuses où on a mesuré, par exemple, des vents de plus de 20 km/h pendant plus de 98 % du temps, mesuré sur 20 ou 30 ans.« Ces arrêts, dit-il, posent un problème si une communauté isolée dépend uniquement de quelques éoliennes, surtout si elles sont regroupées au même endroit.Elles tombent en panne ensemble.» En Californie, où on produit actuellement 1600 MW avec des éoliennes, soit la moitié de ce qu’on prévoit tirer de Grande-Baleine, on extrait du vent, en pointe, plus de 800 MW de la seule Altamont Pass, le premier parc en importance au monde.« On s’est rendu compte que bon an, mal an, le réseau d’Altamont, qui est bien dispersé, arrive à produire 140 MW en énergie de base permanente, soit environ le cinquième de la capacité, parce qu’il y a toujours du vent quelque part », explique Gerald Braun, directeur de la compagnie Pacific Gaz& Electric, un géant privé californien d’une taille légèrement supérieure à celle d’Hydro-Québec.Au Québec, la présence de parcs de grande puissance, répartis sur les versants ouest et est de la province, permettrait techniquement à l’éolien de contribuer à la puissance de base du réseau dans une proportion d’un cinquième de la capacité totale, dit-il, d’autant plus que les vents québécois, selon les rares données disponibles, semblent afficher des constances surprenantes à certains endroits.« Mais on ne peut penser obtenir une puissance de base importante qu’à long terme et avec un nombre important d’éoliennes», explique M.pleur des retombées économiques locales « permanentes » et l’entrée du Québec dans le peloton des États producteurs de ces appareils, ce qui ouvrirait d’emblée un intéressant marché d’exportation vers les pays en voie de développement.Si on ajoutait un cent du kWh pour les coût sociaux de l’hydro-électri-cité, comme on le fait dans la majorité des États américains, les deux filières énergétiques afficheraient maintenant un coût de revient comparable ici.La seule étude connue portant sur les coûts sociaux de la Reid.À court terme, le vent, qui est une forme d’énergie solaire stockée dans l’atmosphère où elle se transforme en force cinétique, peut être exploitée, paradoxalement, comme de.la pluie.Les modèles les plus performants actuellement étudiés au Danemark et aux États-Unis pour l’éolien indiquent que le meilleur créneau pour cette énergie consiste à y prendre tout ce que l’on peut pour économiser d’autant l’eau des barrages, le pétrole ou le charbon.Quand le vent fait tourner ces moulins à vent aux formes de plus en plus raffinées et efficaces, le Québec pourrait, en somme, réduire le débit de ses barrages, explique Marci Moore, de Ressource Insight, une filiale de US Wind Power, la firme à l’origine des modèles de gestion les plus performants utilisés actuellement aux États-Unis.Les barrages, ajoute-t-elle, servent alors véritablement de « réservoir d’énergie », un rôle qu’ils joueraient plus fondamentalement une fois jouxtés à des éoliennes.L’eau économisée pourrait alors être exploitée par des turbines additionnelles en période de pointe, réduisant ainsi le recours à de nouveaux ouvrages.En cas de grande pluviosité, le Québec pourrait toujours profiter de cette manne en vendant ses surplus, qui en seraient alors de véritables, attribuables à la nature plutôt qu’à l’imprévoyance des planificateurs de méga-projets.« Le stockage stratégique d’énergie, couplé à une politique musclée dans l’éolien, c’est l’avenir », ajoute Mme Moore non pas sur le ton d’une missionnaire mais avec la simplicité d’une conclusion mathématique.L’intégration de l’énergie éolienne dans les grands réseaux n’est plus un problème, comme ce le fut dans les années 70 alors que la première génération d’éoliennes, activées davantage par la crise du pétrole que par le vent, effrayaient les gestionnaires de réseaux avec leurs fréquences erratiques et leur puissance en dents de scie.Per Lundsager explique que le réseau de son pays absorbe sans problème la production de 2700 éoliennes, qui compte pour 1 % de la puissance du Danemark.Les études du centre de recherche de Rislo démontrent qu’on peut intégrer entre 10 et 15% d’électricité éolienne dans un réseau sans changement majeur, ce qui est devenu depuis un an l’objectif officiel d’ici Lan 2000 de la politique énergétique de ce pays décidé à faire sa part pour appliquer les éventuelles ententes de Rio sur l’effet de serre.Une étude (Weinberg et Al) effec- filière hydro électrique, réalisée auprès de 3,5 millions de consommateurs du nord-ouest américain, établissait à 0,8 cents (US) la hausse de tarif qu’ils auraient accepté de payer pour éviter le harnachement d’une rivière dans leur région.Aucune étude ne s’est attardée à chiffrer, en Europe ou aux États-Unis, les dommages des projets hydro électriques alors qu’on possède des évaluations pour les coûts sociaux cachés, engendrés par l’utilisation des combustibles fossiles et nucléaires pour produire de l’électricité.tuée pour Pacific Gaz & Electric en Californie a confirmé les études danoises : en Californie, on a fixé entre 11 et 15% le seuil d’intégration sans problème de l’éolien au réseau.En période de haute production, l’éolien a souvent fourni jusqu’à 8% de la puissance du réseau de PG&E sans problème.Au Québec, une telle norme permettrait d’intégrer au réseau de 25 000 MW une puissance d’origine éolienne allant de 2500 à 3700 MW avant que le besoin se fasse sentir d’ajouter des équipements spécifiques pour équilibrer le réseau.Le Québec marque d’ailleurs le pas dans le domaine de l’intégration de l’éolienne en réseau avec les recherches en cours à son Institut de recherche appliqué en électricité (IREQ) de Varennes.Les études québécoises portent surtout, cependant, sur le couple éolien-diesel, qui est encore plus critique que l’accouplement parc-réseau.Plusieurs spécialistes estiment que, contraitement aux préjugés courants, l’éolien peut contribuer globalement à « accroître » la stabilité des réseaux électriques qui reposent sur l’hydraulique.En effet, s’il est impossible de prédire la force du vent à un moment précis, il est en revanche possible de déterminer avec plus de précision l’énergie annuelle qu’on peut tirer du vent d’une région parce que les vents sont, en général, plus constants d’une année à l’autre que la pluie.Les relevés québécois sur l’apport hydraulique entre 1943 et 1996, effectués par LACEE, montrent que l’écart entre les années pluvieuses et arides équivaut à 16,6 TWh en moyenne sur une capacité totale de 171 TWh, soit une variabilité de 9,7%.La variabilité moyenne des écarts dans les pluies annuelles peut atteindre, pour une région donnée, jusqu’à 15% au Québec.Or la variabilité du vent, selon cette étude, est moindre : entre 6,8 et 8,2% aux îles-de-la Madeleine et de 5% pour l’ensemble du Québec, selon LACEE.Finalement, l’éolien affiche une autre particularité qui le rend particulièrement intéressant pour le Québec.La courbe de la disponibilité du vent suit, en effet, la demande en énergie avec des sommets durant les moins de janvier, février et mars.L’eau des barrages, au contraire, est à son plus bas durant cette période, ce qui est un moindre mal si on parvient a en stocker suffisamment.Mais cette impératif oblige à noyer de grande surface de territoires, ce qui engendre des coûts environnementaux importants, comme le met en relief le débat sur Grande-Baleine.L’éolien est pour l’instant réduit à Dans le contexte du débat sur Grande-Baleine, on peut imaginer que les usagers autochtones de ce territoire attribueraient un coût social un peu plus élevé à ce territoire que ne le feraient les Blancs du Sud.L’étude de LACEE sur le potentiel québécois base ses coûts de revient sur le récent devis d’Hydro-Québec en vue de la construction d’un petit parc d’éoliennes de 5 MW aux Iles-de-la- M adeleine.Cette étude de l’ACEE évalue à 2400 le nombre d’emplois « permanents » qui seraient crées autour des quatre parcs régionaux d’éoliennes de la Gaspésie, de la Côte-Nord, des baies James et d’Hudson.À son avis» la fabrication des éoliennes au Québec avec des techniques déjà maîtrisées par nos entreprises générerait une activité manufacturière de 13 milliards $ et une autre, de même ampleur, pour la construction avec en moins l’effet de « boom » localisé.Une des caractéristiques de la production éolienne est d’ailleurs de créer plus d’emplois permanents que les autres formes d’énergie, y compris l’hydraulique.Le ratio actuel se situe à environ un emploi permanent par kilomètre, ce qui constituerait une manne économique pour les régions éloignées du Québec et, probablement, le pilier économique des économies amérindiennes et inuite du prochain siècle.un rôle marginal au Québec, soit de diminuer la dépense en diesel dans les communautés isolées, ce qui le rend néanmoins « rentable » du strict point de vue économique.Ed Sheets, le directeur exécutif du North West Power Council, l’organisme régulateur de la demande et de la production des États de l’Oregon, de Washington, de l’Idaho et du Montana, explique que c’est d’abord pour des raisons économiques que les grands producteurs de sa région s’intéressent depuis peu à l’éolien.Les méga-projets comme celui du fleuve Columbia, deux fois la Baie James, ont le défaut de rendre improductif un capital financier qui serait fort utile ailleurs, dit-il.« Il faut environ 10 ans pour mener à terme un grand projet hydro-électrique, poursuit M.Sheet.Quand le projet est terminé, la demande n’est souvent pas ce qu’on avait prévu car personne ne peut prévoir avec précision sur une telle période.On se retrouve, d’autre part, toujours avec une énergie excédentaire, surtout dans le cas des méga-projets hydroélectriques, car ils ne sont pas évolutifs.La production d’un pays ou d’un État augmente ainsi par gros bonds, ce qui est un cauchemar pour le planificateur de la demande.Et cela engendre des coûts cachés importants car le capital investi doit etre remboursé à pleine valeur même si l’énergie produite est excédentaire et souvent vendue à rabais .Il faut désormais miser sur des projets plus petits, plus adaptés à la demande et qui peuvent évoluer avec elles, qu’on peut planifier sur un horizon de deux ou trois ans.» Or c’est le cas des grands parcs d’éoliennes qu’on peut monter en deux ou trois ans.Au Danemark, on est parvenu à construire un parc d’éolienne de 10 MW en cinq jours.« L’intérêt des grands parcs d’éoliennes, explique Marci Moore, c’est ou’on peut les construire de façon évolutive, uniquement si les prévisions des économistes se réalisent, ce qui représente un avantage économique qu’on sous-estime parce qu’il augmente énormément l’efficacité des investissements.Le calcul des coûts par kilowatt installé, qui avantage généralement l’hydraulique, masque en réalité plusieurs avantages économiques de l’éolien, dont il faut tenir compte dans la planification globale et qui changent le coût de revient global des projets.Ainsi, par exemple, non seulement l’éolien est-il la filière la moins dommageable à l’environnement mais c’est aussi la plus riche en retombées économiques locales.Un projet éolien crée plus d’emplois permanents et crée une grappe solide de petites entreprises de niveau technique moyen et de pointe.» 4 CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, mercredi 27 mai 1992 ¦ B-3 CINEMA /chronique Roy Riel Dupuis.Nathalie Petrowski ROY DUPUIS aurait pu être nu sous sa moustache que nous ne l’aurions pas su.Cadré en hyper gros plan sur fond de ciel bleu, il tournait lundi matin, dans les studios Moliflex à Saint-Henri, une minute dans la vie de Louis Riel, la dite minute précédant rien de moins que sa pendaison.Pour cette Minute du Patrimoine, financée par Postes Canada et la Fondation Charles Bronfman, réalisée par Richard Martin et produite par Patrick Watson, le coprésident de Radio-Canada, et par l’animateur Robert Guy Scully, deux accessoires ont suffi : une corde raide se balançant dans le vent et une moustache Robert Guy Scully et Patrick Watson ont réussi à passer la corde au cou du beau Roy Dupuis.L’histoire d’une minute.touffue que le maquilleur mit tout L’avant-midi à appliquer en haut de la célèbre lèvre supérieure.Pourquoi le beau Roy ne s’était-il pas tout simplement fait pousser la moustache relève du plus grand mystère.Chose certaine, cette foutue moustache faillit avoir raison de la production qui poireauta pendant quatre bonnes heures avant que l’accusé ne se pointe sur le plateau pour se faire passer la corde au cou.Pendant une vingtaine de prises, Roy Riel récita la fin du Notre père avant de s’écrouler sur une poche de sable pour l’éternité ou du moins jusqu’à la pause-café.Si cette « minute » consacrée à Louis Riel est une réussite cinématographique, elle passera dans le circuit Cinéplex Odéon cet été en compagnie d’autres « minutes » tournées en cinéma pour la télé avec la mission de nourrir l’imaginaire canadien d’un certain nombre de mythes aussi inexplorés qu’insoupçonnés.Contrairement aux autres 22 « minutes » présentées dans les deux langues et portant autant sur le vote des femmes au Manitoba, sur l’incendie qui faillit détruire Halifax au début du siècle, sur le masque protecteur du gardien de but Jacques Plante, sur la première femme médecin ou sur les découvertes du docteur Penfield, la minute de Louis Riel est un bijou de sobriété.Un seul plan, un seul acteur, aucun mouvement de caméra et à peine un battement de cils de la part du condamné.Reste que les producteurs misent gros sur la minute Louis Riel puisqu’elle amorce le troisième volet d’une série qui est en train, sinon de réécrire l'histoire, du moins d’en proposer une somptueuse lecture médiatique.Lundi matin, Patrick Watson et Robert Guy Scully étaient très nerveux mais aussi très disponibles pour répondre aux questions des •journalistes invités sur le plateau.Kt des questions il y en avait, la plus évidente étant le contexte préréférendaire qui sévit présentement et qui rend tout message publicitaire, fut-il artistique à souhait, un tantinet politique.« J’ai tout fait pour que ces minutes soient complètement apolitiques, soutient Patrick Watson qui est chargé du côté artistique et éditorial du projet depuis son ébauche il y a deux ans.Nous racontons des aventures, nous célébrons certains héros, nous faisons le deuil d’autres, mais surtout nous explorons notre passé commun.Veut, veut pas, le Canada et le Québec ont vécu un passé ensemble, c’est un fait que personne ne peut nier.» Kt le coprésident de Radio-Canada d’ajouter : « Je n’aurais jamais accepté de me lancer dans un projet lié au futur du Canada.Si le Québec et le Canada se séparent, des liens resteront, notre passé commun restera aussi, c’est pour ça que je me sens complètement à l’aise avec ce projet qui est social, humain, mais surtout pas politique.» Quand on visionne la presque vingtaine de minutes déjà réalisées, la plupart par Richard Ciupka, on a envie de donner raison à Patrick Watson.Les héros abondent dans ces super-productions où anglos et Irancos semblent être du même côté quand il s’agit de chasser l’ennemi américain ou de sauver le monde des nazis.Les machos qui s’opposent au vote des femmes ou qui leur interdisent de pratiquer la médecine sont plus souvent qu’autrement de méchants et obtus Anglais.Dans la minute de Louis Riel, la voix hors-champ du juge qui l’a condamné à la pendaison aura, même en français, un accent résolument anglais.De quoi rassurer Serge Turgeon ou quiconque voudrait accuser Patrick Watson ou Robert Guy Scully de faire du révisionisme historique.Il n’en demeure pas moins que cette prestigieuse série tournée en 35mm avec les moyens du long métrage témoigne par sa seule existence de l’étrangeté d’un pays qui connaît mieux l’Histoire des autres que la sienne.Pays qui a besoin de messages publicitaires pour se rassurer sur son identité ou pour découvrir que tous les héros modernes ne s’appellent pas forcément John Wayne et que c’est un p’tit gars du Canada qui a inventé Superman.Le medium est le message, disait ce grand Canadien du nom de Marshall McLuhan.Le message dans ce cas-ci c’est qu’avant de se projeter dans l’avenir, peut-être faudrait-il une fois de plus revenir en arrière.Dernier tango à Pointe-aux-Trembles DEPUIS QUE le petit berger frisé et son mouton ont pris une débarque, voire « une criss de chute en parachute », le Québec n’a plus de mascotte ni de symbole pour célébrer sa fête nationale.Qu’à cela ne tienne ! Le mouton est mort, vive Mitsou, la chanteuse, le sex symbole et maintenant l’actrice de cinéma qui, le 24 juin au soir, fera ses débuts sur grand écran dans le nouvel amphithéâtre extérieur du Vieux-Port devant des milliers de Montréalais.À l’origine, Leolo, de Jean-Claude Lauzon, devait être présenté en plein air dans le même amphithéâtre.Son auteur en décida autrement, jugeant probablement que son film n’était pas pour consommation familiale.Les organisateurs jetèrent leur dévolu sur Coyote, une histoire de premier amour se déroulant en plein hiver sur fond de désolation industrielle avec Miss Mitsou dans son premier rôle aux côtés de Patrick Labbé sous la direction de Richard Ciupka.L’affiche du film annonce déjà ses couleurs.On y découvre une Mitsou à moitié nue s’abandonnant dans les bras de son bien-aimé.Nouvelle danse à Saint-Dilon ou dernier tango à Pointe-aux-Trembles ?Seul le coiffeur de Mitsou le sait.Bonjour les Yankees, bye bye les auteurs LES PLUS BEAUX discours à la defense de la culture québécoise ne sauront y faire.Les chiffres officiels parlent enfin grâce à Ciné-tv-video, un journal électronique diffusé quotidiennent par télécopieur qui vient d’obtenir la permission de publier les recettes au guichet des circuits Cinéplex Odéon et Famous Players.Selon l’éditeur Jean-Pierre Tadros, « c’est la première fois que distributeurs et exploitants de salles acceptent conjointement de rendre publics ces chiffres d’exploitation.» Jusqu’à ce jour, ces chiffres circulaient officieusement.À partir de maintenant, tout le monde aura l’heure juste.Or un premier survol du palmarès indique que l’heure juste est plutôt américaine.Les grands gagnants du week-end sont Lethal Weapon 3 avec des recettes de 209 713 $ et Mien 3 avec 149 450 $.Les dix premiers films du palmarès sont de langue anglaise.La vieille dame qui marchait;vient en 12ème position avec des recettes de 6075 $.Being at home with Claude se maintient à l’affiche depuis 16 semaines avec des recettes de 2341 $ qui le maintiennent de justesse.La postière, de Gilles Carie, est en 38ème position avec de minuscules recettes de 973 $ et Le steak, de Pierre Falardeau et Manon Leriche, est en 45ème position avec des recettes de 493 $.Moralité de ces chiffres : l’avenir est aux gros films d’action américains, scénarisés par des ordinateurs, réalisés par des robots et mettant en scène des ectoplasmes sous couvert d’acteurs.NOS CHOIX TÉLÉ Temps présent Des sans-abri en Suisse ?Ça existe.Documentaire sur les itinérants d’un pays « au-dessus de tout soupçon ».TV5 20 h ?Ex-libris Une floppée d’auteurs autour d’un seul thème, celui de l’enfance brisée : enfants adoptés, enfants criminels et enfants de criminels, enfants des gangs.TV5 21 h b b ?48 hours Une heure sur le sida, et particulièrement sur les efforts faits aux États-Unis pour renseigner les jeunes.CBS 22 h b b b Le chat et la souris Claude Lelouch, on aime ou on aime pas.Mais bon, ce policier tourné en 1975 offre le plaisir d’admirer des monstres sacrés comme Michèle Morgan et Serge Reggiani.Radio-Canada 23 h 05 — Paul Cauchon Uzeb: gros show en perspective! Michel Cusson, guitare, Alain Caron, basse, et Paul Brochu, batterie, soit les membres de la phalange québécoise du jazz-rock qu’est Uzeb, sont les artistes invités par le Festival international de jazz de Montréal pour se produire en plein air le 7 juillet prochain.Les organisateurs estiment qu’environ 50 000 personnes assisteront au « gros » show de cette vaste fête musicale qu’est le Festival de jazz.Serge Truffaut C’EST À UZEB, la machine québécoise du jazz-rock ou fusion, que reviendra le mandat d’égayer les 50 000 personnes qui se masseront sur le site rénové de la Place des Arts le 7 juillet prochain lors de la treizième édition du Festival international de jazz de Montréal.Les organisateurs de cette vaste fête musicale ont indiqué hier en conférence de presse que le violoniste Didier Lockwood, qui connaît bien les membres de Uzeb, et le trompettiste Tiger Okoshi viendront glisser leurs notes, au milieu des milliers d’autres qu’exige ce genre musical, et que déploiera le trio québécois.Qui plus est, Jean St-Jacques, ela-viériste, et Michel Cyr, percussionniste, deux ex-membres de cette formation, participeront à cet événement auquel collaboreront Michel Lemieux et Victor Pilon aux titres d’architectes de l’éclairage et de la décoration.Bien évidemment, pour s’assurer que toutes les personnes présentes aient une bonne visibilité des enjeux musicaux qui s’élaboreront sur la scène, cinq écrans vidéo seront montés ici et là sur le site.Formé du guitariste Michel Cusson, du bassiste Alain Caron et du batteur Paul Brochu, Uzeb, formation aussi populaire au Québec qu’en France ou elle se produit régulièrement depuis une dizaine d’années maintenant, donnera un seul specta- cle cette année.Fait intéressant à signaler aux amateurs de guitare électrique, et notamment de Michel Cusson, la programmation du Festival de cette année propose au moins cinq « gros »m shows où la six cordes sera mise en évidence.Outre Uzeb, on pourra voir et entendre en effet John Scofield qui, de- puis trois ans, participe à autant de sessions d’enregistrements qu’il y a de mois dans l’année; Al Dimeola, qui après avoir pris un long congé de la scène essaye de se refaire un nom; Larry Coryell le « flyé » ; Kg-berto Gismonti, le plus original et le plus profond d’entre eux; Ralph Towner, le plus subtil, et George Benson qui.Bof ! Politique culturelle: Québec serait sur le point de se montrer ferme .Paule des Rivières LA MINISTRE des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert, a réaffirmé hier que le Québec a besoin des pleins pouvoirs en matière culturelle et que le « plein rapatriement s’impose ».Avec les fonds qui y sont accolés.La ministre doit dévoiler le contenu de sa politique le mois prochain.Le document est très attendu.C’est l’aboutissement d’un long processus de consultation en commission parlementaire, lui- même précédé de deux études, une sur le financement des arts et une seconde, menée par Roland Arpin, sur ce que devrait etre la politique culturelle du Québec.Cette politique définira le financement des arts au Québec, question épineuse entre toutes et noeud du mécontentement des créateurs, mais elle encadrera également l’en- semble des facettes du processus de création et de diffusion de l’art.Ainsi que les structures de gestion des budgets culturels et les relations entre les différentes institutions culturelles.Le partage des pouvoirs entre Ottawa et Québec est nécessairement une question-clé.Elle l’est d’autant plus que les pouvoirs culturels sont au coeur des discussions constitutionnelles en cours présentement entre Ottawa et les provinces, et qui doivent conduire à des offres fédérales prochaines.(Récemment, le ministre Joe Clark se disait disposé à accroître la marge de manoeuvre des provinces en matière culturelle, tout en prévenant que les grosses institutions — le Conseil des Arts, Radio-Canada, Téléfilm et l’Office national du Film — resteraient fédérales.Le Parti Québécois a, à maintes reprises, mis en doute la détermination de Mme Frulla-Hébert à vouloir rapatrier les pouvoirs et à rester ferme sur ce point.Les doutes ont jailli à nouveau hier, lorsque la radio de Radio-Canada a annoncé que la ministre évacuerait de son rapport toute question constitutionnelle.Hier en Chambre, Mme Frulla-Hébert a répété que les demandes du Québec incluent « la compétence exclusive sur le territoire du Québec des pouvoirs en matière culturelle ».« Le développement culturel se devrait d’être au Québec »; nous avons la maturité et les infrastructures pour le faire », a-t-elle ajouté.Aux journalistes, Mme Frulla-Hébert n’a rien voulu révéler sur le contenu de son rapport, qui devrait être déposé le mois prochain, mais qui n’est pas, semble-t-il, tout à fait complété et qui doit donc subir les différentes étapes, incluant celle du Con- seil des ministres.La ministre a par ailleurs répondu à une question de l’opposition sur Radio-Canada en disant qu’il ne fallait pas mêler les dossiers des commu-nicationset ceux de la culture.C’est que les discussions sur Radio-Canada appartiennent à son collègue Lawrence Cannon.Ce dernier doit rendre public prochainement son projet de politique sur les communications.Et contrairement au dossier de Mme Frulla-Hébert, celui de M.Cannon est fin prêt.En fait, il repose bien sagement sur le bureau du premier ministre, qui préfère recevoir les offres constitutionnelles avant de dévoiler les intentions québécoises sur Radio-Canada et le secteur de Téléfilm qui touche à la télévision.L’autre partie de Téléfilm qui concerne le film sera peut-être abordé dans le rapport de Mme Frulla-Hébert.Expotec: découvrir l’univers sonore Marie Laurier ON PEUT faire vibrer des tuyaux, des plaques de granit, agiter des cloches, monter ou descendre un escalier où chaque marche devient une note de la gamme, se familiariser avec tous les instruments de musique les plus incongrus ou remplis de mystère.On peut voir le ventre d’un violon, écouter un air d’Aida, comprendre comment fonctionne un instrument à cordes, à vent ou à percussion .Bref, à Expotec 92 qui ouvre aujourd’hui dans le Vieux-Port de Montréal, chaque visiteur peut recréer lui-même son propre univers sonore.D’où l’intérêt de cette exposition tout à fait originale qui plaira à tous, grands et petits et inversement.En tout, une dizaine de zones thématiques nous amènent à voir, entendre et même toucher la musique! Tous les genres de musique y sont, de Piaf à Presley, de Mozart.aux Rolling Stones! À en juger par le public exubérant de la faune journalistique qui ouvrait Expotec hier, avec en prime le film Antarctica présenté au cinéma Imax qui nous amène cette fois dans un autre continent du bout du monde, le plus élevé, le plus sec, le plus venteux et le plus froid de la planète, le pays aussi des icebergs, des phoques, des pingouins et du soleil de minuit, il PHOTO JACQUES GRENIER y avait de quoi faire la fête.Et cette fête commence dès aujourd’hui pour tout le monde et son père, émotion, vibration, interaction expériences tactiles et auditives comprises.Gestes originels KITTIE BRUNEAU Galerie Michel Tétreault Art Contemporain 1192, rue Beaudry Jusqu'au 30 mai 1992 Marie-Michèle Cron TRIBUTAIRE d’un geste spontané immédiatement greffé à l’imaginaire et au vécu, la peinture de Kittie Bruneau se trouve à la croisée de la nature et de la culture dans un creuset mythique où les signes prolifèrent aujourd’hui dans une volubilité étourdissante.Les oeuvres récentes que l'artiste présente à la galerie Michel Tétreault Art Contemporain sont poussées par un souffle tellurique qui bouscule chaque élément dans un maëlstrom chromatique exubérant.On le sait déjà : la peinture de Kittie Bruneau ne reflète pas la grisaille de notre environnement, mais au contraire, une sorte de plaisir intense à cristalliser sur le tableau, les formes enjouées de la vie.Alors que dans les oeuvres précédentes l’oeil discernait des figures proches de la réalité, fleuve, chute d’eau, maison accrochée au firmament, paysage aux forces vives, celui-ci parcourt, dans tous les sens, les pages d’un livre criblé de lettres abstraites où courbes, points, ellipses, joutes verbales papillonnantes, tissent un canevas dense, une écriture nerveuse et dynamique hantée par des couleurs électrisées qui dansent un ballet endiablé.Une chorégraphie de L’automne sur presqu’île où Kittie Bruneau a interprété une saison embrasée par les lumières d’une nature qui exulte de vie avant de s’éteindre dans des traînées de noir qui annoncent les rigueurs hivernales.Avec Vie en noir, des cernes plus sombres encadrent, encerclent des taches qui rebondissent comme une cérémonie oubliée, sur la peau d'un tambour au son lancinant où les palpitations du coeur rythment des notes répétitives.Ailleurs, c’est un plumetis rouge qui annonce le maquillage de la peau ou le coloriage brut d’un masque africain.Cette répétition du signe qui vient brouiller la lecture de l’oeuvre, devient la métaphore d’un texte où l’on cherche parmi la somme d’informations données, la nouvelle qui nous sautera aux yeux.« Ma peinture se lit comme un journal », dit l’artiste.On ressent dans cette production récente, cette nécessité à revenir aux sources premières du dessin, à ces reproductions rupestres qui scarifiaient les parois des grottes comme une archéologie du quotidien.Des traces d’un bestiaire primitif où la genèse du geste de l’artiste renvoie désormais aux origines de l'humanité.Quand la vaste nef fait des victimes Orchestre de Chambre McGill et Société Chorale de Saint-Lambert Dir.Alexander Brott Mercure, Cantate pour une joie sur des poèmes de Gabriel Charpentier, Gail Desmarais (soprano), Gabriel Charpentier (récitant); Rossini, Stabal Mater, Benita Valente et Gail Desmarais (sopranos), John Aler (ténor) et José Garcia (basse).Lundi 25 mai, basilique Notre-Dame.Carol Bergeron DANS LE but de s'associer aux célébrations du 350e anniversaire de la fondation de Montréal, l'Orchestre de Chambre McGill conviait son public à la basilique Notre-Dame, lieu qui lui semblait désigné pour y faire entendre deux oeuvres pour solistes, choeur et orchestre de Pierre Mercure et de Gioacchino Rossini dont 1992 marque également le bicente- naire de la naissance.La présence au programme de la Cantate pour une joie constituait à elle-seule un événement puisque, chef d’oeuvre du musicien montréalais, la partition demeure encore trop peu fréquentée.Lors de sa création, en 1956, elle comptait sept parties chantées par un choeur mixte et une voix de soprano soliste.En 1976, 10 ans après le décès du compositeur, l’auteur des textes, le poète et compositeur Gabriel Charpentier, y ajouta neuf poèmes intercalaires confiés à un récitant.Cette seconde version avait alors servi à une chorégraphie de Brian Macdonald pour les Grands Ballets Canadiens.Dans cette forme augmentée, la Cantate épouse les dimensions imposantes d’une fresque urbaine où s’exaltent l'amour, la mort, la sérénité et la joie.Les textes parlés possèdent une sorte de musique intérieure qui se conjugue harmonieusement à la musique vocale et ins- trumentale de Mercure.Cousine de Poulenc par son lyrisme, cette dernière rappelle encore davantage le souvenir du Stravinski néoclassique.On y perçoit aisément le travail de l’orchestrateur de talent et à cet égard, on s’explique assez mal qu’A-lexander Brott ait omis le piano qui à travers 89 mesures — ce qui n’est pas négligeable — participe activement à la texture sonore de la trame rythmique.Mercure l’associe en outre à la harpe (29 mesures) qui lui fait en quelque sorte pendant (126 mesures).La partie de soprano exige un registre grave assez puissant.Or Gail Desmarais que le programme qualifiait injustement de mezzo-soprano, ne put opposer, notamment dans le premier numéro (Les lions jaunes) suffisamment de puissance à un orchestre qui en avait nettement trop.Ce manque d’équilibre entre les composantes de l’oeuvre (voix soliste, choeur, orchestre et récitant) rendit l’écoute difficile et montra, s’il en était besoin, qu’il est souvent périlleux de vouloir prendre possession de la vaste nef de la basilique.Pour toutes ces raisons et pour d’autres encore, cette lecture de la Cantate pour une joie prit l’allure d’une répétition générale, à l’image de ce qu’il advint du S ta bat Mater de Rossini.De cette imparfaite exécution, on se souviendra tout de même ue les voix du quatuor soliste taient belles: une Benita Valente en grande forme, une Gail Desmarais ravissante — même si sa partie de « second soprano » aurait mieux convenu à une mezzo colorature — un John Aler magnifique — en dépit des cuivres qui cherchèrent toutes les occasions de l’enterrer — un José Garcia très vibrant, bien qu’un peu poussif.Préparée par David Chris-tiani, la Société Chorale de Saint-Lambert apporta une participation exemplaire qui contribua à faire oublier les faiblesses de l'orchestre. B-4 ¦ Le Devoir, mercredi 27 mai 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Far and Away 7 h, 9 h 40 II: Baalc Instinct! h, 9 h 30 III: Lethal Weapon 7 h.9 h 20IV: City ot Joy 7 h 10,9 h 45 BERRI I: (849-3456) — L arme fatale 31 h 45,4 h 30, 7 h 10,9 h 25 II: Les hommes blancs ne savent sauter 1 h 55,4 h 20.7 h, 9 h 15 III: Basic Instinct1 h 30.4 h 15.7 h, 9 h 301V: Les somnambules 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30.9 h 30 V: Beethoven 1 h 30, 3 h 15, 5 h— La pos-tlàre 7 h 15,9 h 30 BONAVENTURE I: (849-3456) - Thunderheart 7 h, 9 h 10 II: My Cousin Vlnny 7 h 10,9 h 20 BROSSARD I: (849-3456) — Les hommes blancs ne savent sauter7 h 05,9 h 25 II: Les somnambules 7 h 15.9 h 10 III: Allen 3 7 h, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1 : (849-3456)- Les hommes blancs ne savent pas sauter 7 h 10,9 h 35 2: Les somnambules 7 h 20.9 h 15 3: Allen 3 7 h 05.9 h 35 4: Basic Instinct 7 h, 9 h 305: The Player 7 h 05, 9 h 30 6: Far and Away 7 h, 9 h 40 CENTRE EATON 1: Mil- Lethal Weapon 312 h 35.3 h 35.6 h 35.9 h 20- 2: Lethal Weapon 312 h 55, 3 h 55.6 h 55, 9 h 40 3: Enclno Man 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 40, 9 h 45 4: Enclno Man 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 40, 9 h 45 5: Le cobaye9 h 25— Beauty and the Beast 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, mer 1 h.3 h, 5 h 6: La belle et la béte 12 h 30,2 h 20,4 h 10,6 h- While Sands 9 h 20 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl (849-3456)- Allens 3 2 h, 7 h, 9 h 302: Ferngully 2 h- Highway 617 h, 9 h 15.jeu.9 h 303: City ol Joy 1 h 35,4 h 15,7 h, 9 h 30 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- Salle 1 : Toto le héros 19 h 30, 21 h 15- Salle 2: La sarraslne 19 h, 21 h CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: - Beethoven 7 h, 9 h-JFK 8 5 2: Arrête où ma mère va tirer 7 h, 9 h 3: 4: Babe le bambino 7 h.9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurent, Mtl (843-6001) — 6e Festival International du film par ordinateur(22 au 30 mal) CINÉMA PARIS: Mtl (875-7284)- Grand Canyon 1 h 45— Shadows and Fog 4 h 15— An Angel at my Table 6 h— Lawrence of Arabia 8 h 45 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1:6361 Trans-Ca-nada (849-3456)- Allen 37 h 15.9 h 40 2: Howards End 8 h 3: Beethoven Basic Instinct IFAMOUS PLAYERS INFO-FILM 866-0111 1 1 HOO A 22MOO 13 ANS ?LA VIEILLE QUI UARCHAITDAHS LAMER PARISIEN *w 480 SteCathenne O.cv 771M 12 50-3 00 *.5 10-7 20-9 30 Tous les soirs 7 00 sam-dim 12 15 2 30 4 40-7 00 AUSSI À L'IMPÉRIAL TROIS-RIVIÈRES O.oprè» ELVIS G PATTON at LE PARTY.STEAK' UN FILM DE PIERRE FA LA RD LA ü ET MANON Lf RICHE PARISIEN »«'» 480 Sl*-Calh«rin« O.W G 115-3 15 , 5 15-7 15 9 15 GAGNANT du CÉSAR G du meilleur acteur - Jacques Dutronc - PARISIEN 480 St»-Calh«rin« O.X (S 7 h, 9 h 304: Far and Away 7 h.9 h 40 5: Allen 37 h, 9 h 30 «: The Player7 h, 9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-Festlval International du cinéma chinois (21 au 31 mai) CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) - Lethal Weapon 3 7 h, 9 h 30 2: Power ot One 6 h 30,9 h 10 CINÉPLEX I: (849-3456) - The Voyager2 h 05, 4 h 20.7 h 05.9 h 25 2: Babe, le bambino 2 h 05, 7 h 05- La postliret h 20.9 h 25 III: Eu-ropa 2 h 15, 4 h 30.7 h.9 h 15 IV: Raise the Red Lantern 2 h, 4 h 30,7 h, 9 h 30 V: Beetho-ven2h 15,4 h 15, 7 h- Sleepwalker9h 20 VI: Basic Instinct 7 h, 9 h 30— Beethoven2 h 15, 4 h 15 VII: Being at Home With Claude2 h 05, 4 h, 7 h 05, 9 h VIII: Allen 32 h 05,4 h 25, 7 h 05, 9 h 25IX: Aujourd'hui peut-être 2 h 10,4 h 10,7 h 10,9 h 10 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- The Player 1 h 45.4 h 20,7 h, 9 h 30 II: Le retour de Howards end2 h, 5 h 15,8 h 30 III: Urga2 h 10, 5 h, 7 h 15,9 h 30 IV: Outre-mer 1 h 30,3 h 25,5 h 35, 7 h 15,9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.René-Lévesque, Mtl (283-8229)— Festival International du cinéma chinois de Montréal (22 au 31 mai) CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Manhattan 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM) - La retour de Howards end 8 h DAUPHIN I: (849-3456) - The Player 7 h, 9 h 30 11 : Tous les matins du monde 7 h 10,9 h 20 CINÉMA DÉCARIE 1 : (849-3456) - Allen 3 7 h 15, 9 h 20 II: Far and Away 7 h, 9 h 30 DORVAL I: (631-8586) -* Lethal Weapon 3 6 h 30,9 h 10 II: Enclno Man7 h 25, 9 h 35 III: Enclno Man 7 h 25.9 h 35IV: While Sands 7 h, 9 h 10 DU PARC 1: (844-9470}- Enclno Man 7 h, 9 h 2: Enclno Man 6 h, 8 h 3: Mambo Kings 7 h, 9 h DU PLATEAU 1: (521-7870)- Les rois du mambo 1 h 15, 3 h 15.5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 2: JFK1 h, 4 h 30,8 h FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1: -White Sands 7 h 05,9 h 25 2: Lethal Weapon 3 6 h 50, 9 h 30 3: Lethal Weapon 3 6 h 50,9 h 30 4: Lethal Weapon 3 6 h 30, 9 h 10— 5; Lethal Weapon 3 6 h 30, 9 h 10— 6: Cutting Edge7 h 10,9 h 30 7: Enclno Man 7 h, 9 h 20 6: Enclno Man 7 h, 9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)-Allens 31 h 30, 4 h.7 h, 9 h 20 2: Allen 3 2 h, 4 h 30, 7 h 20,9 h 40 3: Howards End 2 h, 5 h, 8 h 4: The Player 2 h 15,4 h 40,7 h, 9 h 15 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)-Featlval International du cinéma chinois de Montréal(22 au 31 mai) GREENFIELD I: (671-6129) — Lef/ia/ Weapon 36 h 20, 9 h 2: Lethal Weapon 3 7 h 30,10 h 10 3: Enclno Man 7 h, 9 h 05 IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)— Programme familial: Montagnes de feu et L'Oeuf magique mar au dim.10 h, 13 h, 14 h 30,16 h, 19 h.(relâche sam ) version anglaise: 11 h 30,17 h 30.Événement spécial Les Rolling Slones 20 h 30 (v.o.) 22 h 30 (v.o.) (ven.sam.seul), lun.relâche.IMPÉRIAL: (288-7102)- White Sands 12 h 50.3 h, 4 h 50, 7 h 20,9 h 30, lun.et mer.12 h 50,3 h, 4 h 50 LAVAL : (688-7776) - 1: White Sands 7 h 10,9 h 30 2: Lethal Weapon 3 6 h 40,9 h 20 3: Le cobaye 7 h, 9 h 10 4: Lethal Weapon 3 7 h, 9 h 40 5: Lethal Weapon 3 7 h, 9 h 40 6: Flamme sur glaçai h 10.9 h 20 7: Enclno Man 7 h 10, 9 h 20 8: Enclno Man 7 h 10, 9 h 20 9: Enclno Man 7 h 10, 9 h 2010: Capitaine Crochet 6 h 30, 9 h 10 11 : Cutting Edge 7 h 05, 9 h 20 12: La vieille qui marchait dans la mer 7 h— While Sands 0 b 10 LAVAL 20 00 1: (849-3456)- L'arme fatale! h 20, 9 h 35 2: Basic Instinct ! h.9 h 25 LOEWS l:(861 -7437) - Casablanca 12 h 20, 2 h 35.4 h 50, 7 h 05, 9 h 20 II: Where the Angels Fear to Tread 1 h 30.4 h, 6 h 30.9 h.Ill: Passed Away 12 h 45,3 h, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 25, mer 12 h 45,3 h, 5 h 05, 9 h 25IV: Cutting Edge 12 h 30,2 h 50, 5 h 10, 7 h 20,9 h 30 V: Kafka 12 h 15, 2 h 30.4 h 45,7 h, 9 h 15 OUIMETOSCOPE:(525-8600) — Salle 1: Mauvais sang 19 h— Henry et June 21 h 15— Salle Marche des partenaires 1992 Une- Terre en Commun Mythe Les habitants des pays en développement ne se préoccupent pas beaucoup de l'environnement.Réalité Pour pouvoir survivre, les familles de l'Afrique et de l'Asie doivent connaître leur environnement.Elles doivent savoir comment enrichir le sol, conserver l'eau précieuse, utiliser de diverses façons une seule plante.Ces connaissances se sont accumulées depuis des siècles.Cette année, des millions d'arbres seront plantés par des hommes, des femmes et des enfants des pays en développement.Ces arbres vont aussi nous aider, parce que nous partageons la même terre.Contribuez à la solution.Participez a la Marche des partenaires 1992.Parc Mont-Royal (près du Lac aux Castors), Hh Pour obtenir une trousse du marcheur, composez 1-800-267-2532 Partenaire Principal L* SOCIETE D ASSURANCE-VIE NORWICH UNION Commanditaires Médiatiques: # cbc 6 «.sa LE DEVOIR Une initiative de la Fondation Aga Khan Canada 31 mai 1992 MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.MERCREDI 27 MAI LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE > i CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • boléro (Ravel) • sextuor Souvenirs de Florence op.70 (Tchaikovsky) DEMAIN SOIR, 22:00 • sonates en trios op.2 nos 3 et 6 (Haendel) • concerto pour violon op.35 en ré majeur (Tchaikovsky) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 CINÉMA QUÉBEC 2: Les Ailes de Is colombe 19 h 15— Le secret est dsns la sauce 21 h OUTREMONT: (278-FILM)— PALACE 1: — Lethal Weapon 312 h 15,3 h 15, 6 h 15,9 h II: Enclno Man 12 h 30,2 h 45.5 h, 7 h 25.9 h 35 III: Mississippi Masala 1 h 30,4 h, 6 h 30,9 h 10IV: Exposure 12 h 20, 2 h 35,4 h 50, 7 h 05, 9 h 25 V: Medlterraneo 1 h 35,4 h 05,6 h 35, 9 h 15 VI: Wayne's World!2 h 40,2 h 50, 5 h, 7 h 25,9 h 30 PARADIS I: (354-3110)— Flamme sur glace 7 h— Une lueur dans la null 7 h 05— Grand Canyon 7 h 10— JFK 8 h 50— La main qui berce l'entant 9 h 35— Les mémoires d'un homme 9 h 45 PARISIEN I: (866-3856)- Van Gogh 1 h 15,4 h 45.8 h 15 II: Mississippi Masala 1 h 30,4 h, 6 h 40.9 h 10 III: La vieille qui marchait dans la mer 12 h 50, 3 h, 5 h 10.7 h 20, 9 h 30 IV: Sale comme un ange 12 h 30,2 h 40,4 h 50,7 h, 9 h 20 V: Le steak 1 h 15,3 h 15, 5 h 15, 7 h 15,9 h 15 VI: Las amants du Pontneuf 1 h, 3 h 45,6 h 30, 9 h 10 7: Cheb 1 h 25,3 h 25.5 h 25,7 h 25,9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - Far and Away 1 h 30,4 h 15, 7 h, 9 h 40 II: Whits Man Can't Jump 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 15 III: Basic Instinct! h 30,4 h 15,7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1 : (849-3456) - L 'arms /stale 3 7 h, 9 h 30 2: Basic Instinct 7 h 05,9 h 35 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456)- 1: The Player! h, 9 h 25 2: Ferngully White Men Can't Jump 7 h.9 h 10 3: Howards End 8 h 4: Basic Instinct 7 h 05.9 h 30 S: Far and Away7 h, 9 h 40 8: Allan 37 h 15,9 h 35 7: City oIJoy 7 h 10,9 h 35 QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550) — Life Is Sweet 7 h 15— The Fourth Animation Celebration: The Movie 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) — Lethal Weapon 36 h 45,9 h 2011: Enclno Man! h 15, 9 h 30 III: Lethal Weapon 3 6 h 45,9 h 20IV: Capitaine Crochets h 15,8 h 50 V: La cobaye! h 20,9 h 30 VI: La main qui berce l'enfant 7 h, 9 h 30.CANARDIÉRE: (661-8575)—Arrête ou ma mère va tirer 19 h- White Sands 21 h CINÉMA LIDO: -L'arma fatale 319 h, 21 h 15.lun.13 h, 19 h, 21 h 15— Les somnambules-/L'ange du ring 18 h 45, lun.13 h, 18 h 45-Whlle Sands 19 h, 21 h, lun 13 h, 19 h.21 h-Les hommes blancs ns savent pas sauter 18 h 50, 21 h 05,13 h, 18 h 50, 21 h 05- Basic Instinct 18 h 45,21 h 05, lun.13 h, 18 h 45,21 h 05 LE CLAP:(650-CLAP)— Ombras et brouillard 18 h GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- Capitaine Crochet 6 h 15— La docteur 9 h— L'annonce lait» i Maria 7 h 10, 9 h 20, mer.jeu.1 h10, 3 h 10, 5 h 10—La Wall/a qui marchait dans la mer! h 05,9 h 25— Les amants du Pontneuf 6 h 40,9 h 10— La cobayes h 45.9 h 10— Flamme sur glace 7 h 15, 9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)- L'arme faute 312 h 40,15 h 30,19 h, 21 h 30— Urga 16 h 30,21 h 40— Babe te bambino 13 h 30, 19 h 20— Coeur de tonnerre 13 h 40,16 h 25,19 h 15,21 h 40— Les somnambules 13 h, 15 h, 17 h 15,19 h 20.21 h 20— Les hommes blancs ns savant pas sauter 13 h 40.16 h 30,19 h 30,21 h 50— Far and Away 13 h, 16 h 15,19 h, 21 h 40— Basic Instinct 13 h 10.1 6h, 19 h 15,21 h 45— Allen 313 h 30,16 h 30,19 h 30,21 h 50 LE PARIS: (694-0891 )— PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)— Mon père ce héros ven au mar 7 h 05.9 h 20— White Sands ven.au mar 7 h, 9 h 05 STE-FOY 1: (656-0592)— Lethal Weapon 3 7 h 10, 9 h 45 2: Enclno Man 7 h 20,9 h 20 3: La cobaye 7 h, 9 h 15.SUR SCENE LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)- Slelz â Hills, le 27 mai à 22h 30.— Jo-Jo, le 3 juin à 22h 30.BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar.19h.à 24h„ mer.au ven.17h,30 à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven.à compter de 22h , sam à compter de 21 h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.mar.de 17h.à 19h.— Trio Billy Georgette, sam.de 18h à 21h.30— Le trio de Bernard Primeau, les dim.de 18h 30 à 24h.BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Tous les mercredis, scène ouverte et auditions publiques BOITE A CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul, Vieux-Montréal— Alex Sohier et Dany Pou-liot.le 27 mai à 20h CAFÉ CAMPUS: 3315 Queen-Mary.Montréal (735-1883)— Sylvain Michel chanteur et Yves Brault, batteur, le 27 maiâ2fh.30.CAFÉ VOGUE: 4216 St-Laurent, Montréal (282-7525)— Tous les mercredis, Place Aux Poètes, animatrice Janou Saint-Denis.— Spécial vidéo le 27 mai de 19h.à 22h.CATHÉDRALE MARIE-REINE-DU-MONDE: Vangle boul.René Lévesque et Mansfield (279-7741)— Concert, oeuvres de Mozart, Mendelssohn, Fauré et la Messe en ré majeur de Dvorak.Le Choeur polyphonique de Montréal dirigé par Renée O'Dwyer, à l'orgue, Hélène Dugal, le 27 mai à 20h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PAS-TEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— Midi-musique, Nancy Pelletier, pianiste, oeuvres de Fauré, Mozart, Prokoliev et Schumann, le 27 mai à 12h; concert de jeunes artistes, oeuvres de Denis Schlngh à 20h.CHRIST CHURCH CATHEDRAL: rue Ste-Ca-Iherine, angle Université (843-6577)— Récitals-midi d'été : Peter Stevenson, organiste d'Angleterre.Offerte: ¦ Vive le Roy », André Raison.Fugue sur le .Magnificat », Bach.Préludio: Canto Elegiaco; Pas-sacaglia, Gordon Lawson.Suite Modale, Flor Peelers, le 27 mal à 12h.30.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521 -4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente du théâtre au printemps: .Précis d'histoire générale du théâtre en 114 minutes » du 5 mai au 20 juin, mer.au sam.à 20h.— Le Théâtre de l'Heure anime des ateliers de création avec les artistes de toutes disciplines, du 11 mai au 17 juin, lun.au mer de 10h.à 17h.30— Cabaret-Théâtre, du 15 mai au 20 juin, les ven.sam.à 24h.IMAGES DU FUTUR: rue de la Commune, Montréal (849-1612)— Ouvert tous les jours du 15 mai au 20 sept.92, de 10h.à 23h, dim.21h.(excepté les lun.et mar de mai et sept., ouvert le 6 sept.) LE CIRQUE: 2112 St-Denis.Montréal (987-7658)-Snack'n Jazz tous les lun et mar.à 21 h.avec C.Pa-pasoff et L.Soulier LE CLUB: 4171 St-Denis, Montréal (844-4481)-Gaki (jazz métissé), le 27 mai à 22 h.MUSÉE DU QUÉBEC: 1, ave Wolfe-Monlcalm, Parc des Champs-de-bataille, Québec (418-643-2150)— Sélection de films d’art et de fiction du Festival international du film par ordinateur de Montréal, suivie dé la présentation du film • Masters ot Illusion », le 27 mai à 19h 30.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)- Salle Fred Barry:.Frankenstein » texte et m.en s.de Richard Gohler et Marc Labrèche, â compter du 29 avril i 20h,30 SALLE ÉMILE-LEQAULT: 613 boul.Ste-Crolx, St-Laurent (522-1245)— L'Opéra Comique du Québec présente La Mascotte d'Edmond Audran, les 28-30 mai à 20b SALLE WILFRID-PELLETIER: Place des arts Montréal (842-2112)- Opérette.La Belle Hélène.d'Ottenbach, les 29-30 et 31 mai, 1er.3 et 4 juin à 20h — Nana Mouskouri, les 5 et 6 juin è 20h.et le 7 juin à I6h.— La SOGAM présente le célèbre Ballet Kirov du Théâtre Maryinski, du 10 au 13 juin â 20h.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux Montréal (845-7306)— • Opéra tou » spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, â compter du 7 mars, sam.â 15h., dim.â 13h.et 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— « Blokes » comédie musicale de Bowser and Blue, du 9 avril au 7 juin— < Une pu-celle pour un gorille > de Fernando Arrabal, adaptation et m.en s de Maurice Podbrey (version anglaise), du 16 mai au 7 juin THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique, Montréal (987-1774)— Le Théâtre 1774 présente « L'Affaire Tartuffe, or The Garrison Otticers Rehearse Molière > du 1er au 24 mai, mar.au sam.à 20h, dim.â 15h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: Place des arts, Montréal (842-2112)— La nouvelle création de Carbone 14, « Le Calé des aveugles », conçue et m.en s.par Gilles Maheu, du 18 au 22 août â 20h.30.CENTRE CULTUREL DE BELOEIL: 600 Richelieu, Beloeil (514-467-4504)— « Théo » de Joël da Silva, les 29,30 et 31 mai.CENTRE CULTUREL DU LAC MASSON: 414 boul.Baron Louis-Empain, Ste-Marguerite (514-228-2513)— • Les amuse-gueules » du 23 juin au 6 sept., mar.au jeu.et sam.â 20h., ven.21 h.30, dim.à 19030 MANOIR LA LORRAINE: 450 Béthanie, Lachute (514-562-5256, Mtl 476-1302)- • Les délires de Madame Foucart • du 23 juin au 29 août, mar.au sam.à 20h,30 ROUSSILLON MIRABEL: 1136, boul.Labelle, Blainville (514-430-8950)— ¦ Chômage », le 29 mal.STUDIO-THÉÂTRE DA SILVA: 1155 Morel, Ste-Sophie (514-431-2373)— « Les grands chemins • adaptation de Denis Chouinard du roman de Jean Giono, du 27 juin au 29 août, jeu.au sam.â 20h.3O— Spectacle de marionnettes pour entants < Il était une fois » du 28 juin au 30 août, les dim.à 16h.THÉÂTRE DE LA BUTTE: 2554 Monty, Val-David (819-322-3474)— « La Virée des Pirates », du 26 juin au 5 sept, du mar au sam.— < Bouffe et frisson », du 26 juin au 5 sept, du mar.au sam.THÉÂTRE DES CASCADES: Autoroute 40 ouest jusqu'à Vaudreuil, route 540 direction Toronto, sortie Dorion, route 338 direction Pointe-des-Cascades (514-455-8855)— • Corn Flakes > de Jack Sharkee, m.en s.Denise Filiatrault, du 5 juin au 29 août, mar au ven.à 20h.30, sam à 19h.et 22h.THÉÂTRE LE CHANTECLER: Hôtel Le Chante-cler, sortie 67 de l'autoroute des Laurentides, Ste-Adèle (avant le 1 er juin 489-6519, après le 1 er juin 51 *.-229-3591 )— « Cherchez l’homme » de Jean-Raymond Marcoux, m.en s.Louis Lalande, du 18 juin au 23 août.mar.au dim.à 20h.30 THÉÂTRE CHEZ BRAZEAU: Rang St-Charles, Papineauville— < Un cadavre à l'entracte » de Pierre-Yves Lemieux, m.en s.Serge Paquette, du 25 juin au 8 août, jeu.au sam.à 20h.THÉÂTRE DES ÉRABLES: 870 Montée Laurin.St-Eustache (473-3357)— • J'rève d'ètre vedette » di Ce soir à 20 h, « Monet à Giverny » par Michel Brunette, à l’Auditorium St-Al-bert-le-Grand les dominicains, 2715, chemin de la Côte-Ste-Catherine.Rens, : 332-4126.¦ Ce Groupe Nature et Patrimoine présente deux soirées d’information avec diapositives sur les Iles de Mingan et l’Ile d’Anticosti.Ce soir à 19 h 30, à la Bibliothèque Émile-Nelligan de Laval, 325 rue Cartier.Réserv.au 662-4973.Jeudi soir, 28 mai à 19 h 30, à la salle Archipel du Regroupement des loisirs au Stade olympique.Kntrée libre.Rens.: 681-1303.¦ Ce soir à 19 h 30, l’Association gnostique d’études anthropologiques et culturelles de Montréal présente une conférence gratuite intitulée : « Le Paradis perdu », au 4011 rue Parthenais.Rens.: 596-1201.¦ Ce soir à 20 h, dans le cadre des fêtes du 350e anniversaire de la fondation de Montréal, M.Yves Landry donnera une causerie intitulée : « Les origines culturelles et sociales des Filles du roi », à la salle paroissiale de la Visitation, sous les auspices de la Société pour la conservation du Sault-au-Récollet.La salle se trouve derrière l’église de la Visitation, 1847, boul, Gouin est.Kntrée libre.Rens.: 382-3418.¦ Ce soir à 19 h 45, les Amis de la santé mentale vous invitent à un atelier de discussion avec animateur en français, au 750, ave Dawson à Dorval, Rens.: 636-6885.¦ Ce soir à 19 h, causerie donnée par M.Stephan Sobkowiak sur les façons d’at- 19 juin au 30 août, mer jeu.20h 30, ven.sam à 21 h.THÉÂTRE MONT-AVILA: Chemin Avila, Piedmont (avant le 15 juin 227-1599, après le 15 juin 349-4426)— • Chômage • du 19 juin au 8 sept, mar.au dim.THÉÂTRE LE PATRIOTE: 21 est Prétontalne.* Ste-Agathe (819-326-3655, Mil 861-2244)- .Décroche-mol la lune » du 18 juin au 6 sept., mar.au ven à 20h 30, sam.à 19h et 22h.THÉÂTRE DE STE-ADÊLE: 1069 boul.Ste-Adèle, Ste-Adèle (514-229-7611, Mtl 393-9070)- .Les dix petits nègres » du 13 juin au 22 août, mar.au ven i 20h 30, sam.19h.et 22h.30 THÉÂTRE DE ST-SAUVEUR: 22 rue Claude.St-Sauveur (514-227-8466, Mtl 430-1812)- .Ce soir on danse » à compter du 12 juin, mar au ven.à 20h 30.sam.19h.et 22h.30 tirer les oiseaux et les papillons dans votre jardin, au Centre communautaire Sarto Desnoyers, 1335, chemin Bord du lac à Dorval.Rens.: 633-4000.• ¦ La Fondation des maladies du coeur, Section Laval, recherche des bénévoles dans le cadre de la Fête de la santé du coeur qui se tiendra au Centre de la nature le 31 mai prochain.Rens.: Hélène au Centre de bénévolat, 669-1704.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; a St-llyacinthe, Manège militaire, 2155 rue Laframboise, de 14 h 30 à 20 h 30; au Mont St-Grégoire, Centre récréatif, 45 ave de la Montagne, de 14 h 30 à 20 h 30; à St-Ksprit, sous-sol de l’église St-Esprit, de 15 h 30 à 20 h 30, et à Laval,, sous-sol de l’église St-Norbert, 3155, boul.Cartier ouest, de 14 h 30 à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Ce soir à 20 h, le Comité d’animation culturelle de la Bibliothèque d’Anjou profite de l’exposition présentée au Musée des beaux-arts de Montréal pour faire un ' exposé animé de diapositives sur cette magnifique exposition de Michel Ange, 7500 ave Concourt, à Anjou.Rens.: 352-4533.¦ Ce soir à 19 h, le public est invité à participer à la soirée Jeunes Entreprises qui se tiendra au Centre de ressources en éducation populaire.L’animation de la soirée sera assurée par les artistes ayant suivi le cours Gestion de l’entreprise artistique.Rens.: Francine Hotte au 596-4567. SURVEILLER LE DEVOIR OFFRE D’ABONNEMENT ?Oui je m’abonne au journal Le Devoir 66,45$ 36,05$ 18,78$ Lundi au Samedi (TPS et TVQ incluses) ?52 semaines, ?26 semaines, ?1 3 semaines, 196,45$ 103,66$ 55,76$ Samedi seulement (TPS et TVQ incluses) ?52 semaines, ?26 semaines, ?1 3 semaines, J’inclus mon paiement par: ?Chèque ?Visa ?Mastercard ?American Express No carte:___________________——___________Date d'expiration:- /_________/_____ Signature:_________________________________________________________________________ Voici mon adresse: Nom- ______________________________________________________________________________ Adresse:—,________________________________________________App.:- Ville:____________________________________________________Province:________________ Un® a- P oOf dov^ - Indications particulières pour la livraison:- Poster à: Journal Le Devoir C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal (Québec) H2Y 9Z9 Service à la clientèle: (S14) 844-5738 ou 1-800-463-7559 Code postal:.Tel.(domicile):, Tel.(bureau):.La télévision du mercredi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CI CBFT (R.C.) S2P Montréal 17h30 / Ce soir Marilyn g A communiquer LeTélétoumaig Le Point/météoTsport Cinéma '.Léchai et la souris -Fr.75 Avec Serge Regglani et Michéle Morgan PD WCAXfCBS) Burlington News News g The Golden Girts Davis g Rules Brooklyn g Bridge Jake and the Fatman g 48 Hours g News Dangerous Curves fë-n WPTZ(NBC) Plattsburgh News News Ç Jeopardy I Wheel ol Fortune g Unsolved Mysteries g Seinfeld g Nlghtg Court Quantum Leap g News The Tonight Show rm CBMT(CBC) Montréal Newswatch CBC Newsmagazine À communiquer The National g The Journal News Newhartg Welcome Back.g ŒJÏÏT' Le TVA ?éd.18 lires Jeopardy I L’heure juste Cinéma : Un mond» fou, fou, fou, fou—Am.63 Avec Spencer Tracy et Ethel Merman Allred Hitchcock LeTVAg réseau TVA g sports Das mots pour le dire CV\ CFCF(CTV) ta Montréal Puise p Entertainment Tonight Dinosaurs The Billy Graham Crusade g E.N.G.g Quantum Leap g News g The Arsenlo Hall Show m TV5 (Télé «J Francophone* Feu vert Des chiffres et des lettres Journal deTF1 Vision 5 Temps présent Ex Librls Montagne (22h10) 22h40 / Sant é à la une Journal deFR3 Œ8B4' Passe- Partout Lassie Disney Feu vert International Voyage grandeur.Visa santé g Cinéma : La folle d'araignée — Am.55 Avec Richard Wldmark et Charles Boyer ÜB ffif* Musique vidéo Fax: LTnloplus Vldéoplus: VJ : Marie Plourde Musique vidé 0 Rock en bulle Transit WVNY(ABC) Burlington News News g Star Trek g The Wonder Years g Family Works Doogieg Howser, md Anything g but love Civil Wars g News Nightline Commercial Programs ms 19h/Muchwest Fax Movie / Monterey Pop David Sowle Power 30 rôôï VERMONT ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer .Newshour Q The Nightly Business Julia Child & Company Made in America ?(2e/2) g Germany's Quality Obsession with Tom Peters Cinéma ; The Magic Box —GB.51 Avec Robert Donat et Marla Schell Montréal La roue chanceuse Coup de foudre 24/24 S.0.S, consommation Cinéma : L'Inévitable trahlton —Am.90 Avec Peter Gallagher et Tom O'Brien Le Grand Journal Sports plus plus Sports plus extra Passion plein air Cinéma Æ9l WCFE ^ (PBS) Scholars for Dollars The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshourg Made In America ?(2e/2) g Germany's Quality Obsession with Tom Peters Emmerdale Farm Making Sense of The 60'S Le Devoir, mercredi 27 mai 1992 ¦ B-5 Les cellules du docteur Chang Ce chercheur de McGill a mis au point des cellules artificielles capables de surmonter l'incompatibilité des groupes sanguins A A r PHOTO JACQUES NADEAU Le docteur Thomas Chang, dans son laboratoire de l’université McGill.SCIENCE Charles Lussier collaboration spéciale EN 1957, dans un laboratoire de fortune installé dans la chambre qu’il occupe à l’université McGill, le jeune Thomas Chang, alors étudiant en sciences, met au point la première cellule artificielle contenant de l’hémoglobine et entourée d’une membrane de plastique.Sa découverte reçoit un accueil poli du monde scientifique.Or, à l’époque, le directeur du Département de physiologie de l’université McGill, le docteur Frank Macintosh, décide de le prendre en main en lui offrant une place au laboratoire ainsi qu’un salaire.Les années passent et Thomas Chang décroche son doctorat en physiologie.Sa thèse porte sur les cellules artificielles et il est le premier au monde à mettre au point du sang artificiel.Aujourd’hui, 35 ans plus tard, sa découverte lui a valu d’être nommé officier de l’Ordre du Canada.De quoi s’agit-il exactement?Une cellule artificielle, à l’instar d’une cellule animale ou végétale, a la forme d’une bulle qui renferme tous les éléments essentiels à sa survie.La membrane de la cellule est faite de matière organique (des lipides, des protéines) ou de matière chimique (des polymères) et elle a pour principale caractéristique de laisser pénétrer les substances indispensables à l’équilibre intérieur tout en repoussant les substances toxiques.Par ailleurs, on peut injecter dans une cellule artificielle de l’hémoglobine, des enzymes, des bactéries et des micro-organismes pouvant agir sur les organes du corps humain.Des globules rouges artificiels Il est possible de contrer l’incompatibilité des groupes sanguins causée par la présence d’antigènes sur la membrane des cellules naturelles.Pour ce faire, il suffit de remplacer cette membrane par une membrane artificielle permeable dans laquelle on injecte de l’hémoglobine, substance protéique qui joue un rèle essentiel dans le transport de l'oxygène.Or, l’hémoglobine ainsi « encapsulée » dans une membrane artificielle est éliminée par l’organisme au bout de 48 heures.Pour remédier à cette situation, les membres de l’équipe du docteur Chang du Centre de recherches sur les cellules et organes artificiels en sont arrivés à reconstituer une nouvelle membrane en soudant chimiquement les molécules d’hémoglobine avec des lipoprotéines.Les tests effectués en la- boratoire sont convaincants et les transfusions sanguines pour les êtres humains devraient pouvoir se faire incessamment. v ^isYcosisls ‘ÉVîfci5LLiS.E,K \e RUA ft-a ¦ tyT,/T m Ep|r9 P P A t '.aMa^bÆi S^EÉ P., AME U,S,EMc Le Devoir, mercredi 27 mai 1992 ¦ B-7 Deux initiatives montréalaises Le marché du rock québécois -1 Pascale Pontoreau AU QUÉBEC, sur le petit marché du disque, il existe deux systèmes.Celui des « majors », les Warner, Sony, Virgin, Polygram rivalise avec celui des ligues mineures.Audiogram s’apparente au trust Spectra scène et à son boss Alain Simard, Tacca vient d’arriver caché derrière le sempiternel sourire de Donald K.Donald, Trafic prend de l’ampleur avec ses poulains Daniel Lavoie et Luc de la Rochel-lière et retire ses billes du classement de Radioactivité.Et les autres ?Les autres n’ont d’autres choix que celui de la spécialisation.Mais, pour réussir en bonne intelligence, les chevaux de bataille ne doivent pas porter d’oeillères et la spécialisation peut vivre de ses écarts.Deux constantes cependant, Justin Time qui draine son lot de jazz et blues et Tir Groupé qui a choisi le rock alternatif.Justin Time: quand le jazz est là.DANS quelques mois, la compagnie Justin Time fêtera ses dix ans d'existence.Dix ans marqués par une volonté féroce de plaisir, un choix invariable d’investissement musical.« Bien sûr, ça demeure une business, mais nos préférences passent avant l’aspect financier», raconte Denis Barnabé, le relationniste-homme-à-tout-faire de Justin Time depuis 1989.Quand en 1983, Jim West travaille chez Sam The Recordman, une idée le titille.Il aime le jazz et voudrait diffuser les artistes québécois et ca- nadiens.Qu’à cela ne tienne, la maison de production Fusion 111 voit le jour avec un premier Oliver Jones Live au Biddle, bientôt suivi d’un enregistrement de Ranee Lee, toujours en public mais cette fois du club Le Bijou.Avec son équipe réduite au strict minimum, une dizaine d’employés pour Fusion III et Justin Time réunis, le groupe a trouvé sa voix, la promotion du jazz et du blues local.« Nous avons presque une responsabilité morale envers les musiciens.Au Canada, le marché du jazz est très petit, pour survivre, il faut jouer et produire énormément.C’est ce qui a motivé Jim dès le début.» Bien que les aléas économiques canadiens affectent quelque peu le chiffre d’affaire global de Justin Time, la récession se fait surtout sentir par l’accroissement des délais de paiement des magasins.Les retards n’ont toutefois pas empêché la production de plus ou moins 80 enregistrements depuis la création du groupe.Or, pour une maison de production, le plus gros investissement demeure la réalisation d’enregistrements, pour les dirigeants, tant qu’il est possible de produire des enregistrements, l’état général est positif.Si l’on compte pas mal de vedettes sur l’étiquette montréalaise, Justin Time travaille aussi en distribution sous license de plusieurs compagnies.En 1990, Chet Baker et Dizzy Gillepsie, mais aussi Taj Mahal, le tromboniste Ray Anderson et le pianiste Mc Coy Tyner.Depuis l’an passé, la compagnie élargit ses registres de prédilec-lion.D’une part en s’offrant l’haî-tienne Emeline Michel sous license, d’autre part, en mettant sur pied les compilations de Garolou et d’Astor Piazzolla sous le label Just A Memory.Avec cette diversification, Justin Time compte sortir des grands marchés canadiens sur lesquels elle travaille actuellement.Ainsi, elle désire solidifier ses liens avec les quelques pays d’Europe et le Japon qui la distribue déjà.Elle tente aussi de concrétiser des ententes passées avec Mesa-Blue Moon, la maison de production californienne spécialisée en jazz et avec Capitol qui a déjà sorti quatre enregistrements de Justin Time aux États-unis en 1991.Cette internationalisation du marché n’empêche cependant pas Justin Time d’assurer un développement solide du réseau canadien, en particulier, si Toronto et Vancouver présentent des facilités d’accès, les prairies portent moins d’intérêt au genre musical privilégié.De la même manière, il est difficile de convaincre les petites boutiques en périphérie des métropoles, ce qui demeure l’un des défis de la compagnie.Tir Groupé, les têtes pensantes des sages alternos IL Y A une dizaine d’années, la France, ses musiciens et ses radios interdites de bande MF, pointaient un nez alternatif où flairaient bon les futurs Bérurier noir, Garçons bouchers, V.R.P.et autres Négresses vertes.À la même époque, le label indépendant français Bondage llou-lain commençait à mettre sur le marché des albums de ce registre, pendant que les marginaux américains utilisaient celui de Cargo (San Diego/Chicago) pour s’affirmer dans cette même veine « underground ».Et Montréal dans tout ça ?La métropole québécoise s’est dotée, il y a cinq ans, de sa maison indépendante alternative, communément appelée Tir Groupé, et vivotant sous la houlette de Nicolas Bouchard, employé de Cargo.tiens, tiens! Comme les liens se sont vite tissés, Cargo assure à Tir Groupé son local — petit repaire qui tient plus du réfrigérateur que du salon panoramique, précise la relationnniste — et sa logistique, deux papiers et un crayon.Tir Groupé fait, en retour et gratuitement, la promotion des artistes de Cargo.Un échange de bons procédés en quelque sorte.Deux vocations animent l’équipe de Tir Groupé : « on est une bande de jeunes, on s’fend la gueule » auquel s’ajoute « notre label sera uniquement un label, surtout francophone et prioritairement alternatif.» Tout est dit.Luc-André Vincent, l’avocat branché à l’origine du projet, précisait en 1990 que la compagnie ne forgeait pas un phénomène musical mais qu’elle était plutôt un « trait d’union » entre les groupes et le public qui désire écouter autre chose que du « commercial pseudo-rock ».La réalité est parfois moins rose, et même si le noir sied plutôt mieux aux alternos, Christel Pierron, l’actuelle relationniste de la compagnie ne cache pas son amertume.« Depuis 89, nous fonctionnons un peu mieux grâce aux associations que nous avons avec Lunatik Asylum — organisme qui fournit des studios d’enregistrement et propose de la gestion artistique — en terme de ressources humaine et financière et avec la maison d’édition Onde de choc pour la production de disques.Tout seul nous ne serions rien.Nous existons, mais nous ne possédons aucune structure, aucune base de travail, et probablement aucun désir de s’affirmer réellement hors des griffes de Cargo.» Dans ces conditions, ajoute Christel, il est difficile de survivre, « pas de vision à long terme, encore moins d'ambition ou de suivi », d’autant que les conditions du marché ne sont nécessairement des plus favorables.En particulier, peu de salles sont disponibles pour programmer des spectacles alternatifs comme ceux de Camel Clutch, 3/4 Putains ou Idées Noires.Il y a bien sûr les Fou-founes qui se prêtent volontiers aux performances pittoresques, le récent Hémisphère gauche de la rue Beau-bien, et puis, et puis.pas grand chose.Ce sont dorénavant les concours qui ont pris la relève.Rock Envol s’est éteint, bienvenue FIRM ( Festival international rock de Montréal) et FRIM (Festival rock indépendant de Montréal).Moments privilégiés pour la relève, ces événements jouissent d’un succès public et médiatique croissant qui risque de sortir Tir Groupé — qui a créé en 1988 le FIRM alors connu sous le nom de Because French is Still Beautiful — de l’abîme.La réussite des deux compilations Lâchés housses devrait aussi assurer un répit dans l’épanouissement de la maison.Alors, « petit train ira-t-il loin?» Christel préfère y croire de toutes ses forces ! Photo, AP En plus de ses activités habituelles, Justin Time s’occupe aussi de la distribution sous licence de musiciens de jazz fort connus comme le pianiste McCoy Tyner, en haut à droite et, ci-haut, le légendaire trompettiste Dizzy Gillespie.Parallèlement, des maisons américaines, comme Capitol, assurent la distribution de certaines productions de Justin Time aux États-Unis.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 LES REVUES Un créneau: la musique Odile Tremblay ÇA S’APPELLE L’Écouteuret ça se cueille sans bourse délier dans les magasins de disques et les salles de spectacles.Vague air de famille avec Voir, même format tabloïd, même papier journal, mais L'écouteur se veut moins branché tous azimuths, plus ciblé.Son seul créneau : la musique.Depuis février, les mélomanes de tous poils ont un imprimé juste pour eux.Au Québec, un périodique voué exclusivement à la musique, il n’en existait tout bonnement pas depuis les derniers soubresauts de Québec Rock, Live, Pop Rock et autres publications qui sont nées ont vécu, et sont mortes avec les années 70/80, décennies où le sexe et la drogue faisaient si bon ménage avec le rock and roll.Ces imprimés avaient péri d’avoir ciblé une clientèle trop étroite.l/Ècouteur s’est juré d’éviter cet écueil.De fait, sans avoir fixé l’âge d’une clientèle-cible, il cause de tous genres en un bel esprit démocratique.Classique, jazz, rock, heavy metal, country, et même une étrange catégorie intituée « adulte », terme calque de l’anglais ( contemporary adults ) et fourre-tout dans laquelle sont rangés Adamo, Jean Ferrât, Isabelle Aubret, Alain Barrière, quelques chanteurs de charme.À part ça, on y trouve des chroniques, des analyses de spectacles, des critiques, des entrevues — Luc Plamondon, Marie-Denise Pelletier, les Paparazzi, par exemple.Les annonceurs sont tous reliés à l’industrie musicale.Pas de restaurateurs, ni de compagnies de taxi, mais des salles de spectacles, disquaires, etc.De la musique avant toute chose.L’initiative appartient à Denis Veilleux, 29 ans, ex assistant-gérant dans un magazin de disques.Il déplorait le manque d'information musicale et rêvait de partir son entreprise.« Certains produits ne se vendaient pas parce que les gens ignoraient tout simplement leur existence.» Une période de chômage lui fournit le temps de mettre au point un projet destiné à combler cette lacune.Avec une subvention du programme Les jeunes volontaires et l’aide de collaborateurs amis, il a démarré son Écouteur.Le numéro zéro sortait en février, huit pages destinées à séduire les éventuels annonceurs.Le volume 1 numéro 1 (avril/mai) a suivi, plus substantiel (22 pages), celui de juin/juillet apparaissait sur les comtoirs en fin de semaine dernière.Dès le départ, Denis Veilleux savait très bien ce qu’il voulait : un imprimé gratuit, payé par la publicité, pas trop branchi-branché sur ce dont toute la ville parle.« À l’heure où tous les magazines interviewent Julie Masse qui sort un album, on cherche de notre côté à aborder des sujets différents, à sortir des informations nouvelles.» Pas vraiment de vedettariat à L’Écouteur.Sur la couverture, un dessin plutôt neutre à la place de C 0 U T E U R l’habituel portrait de star des autres publications du genre.« Nous mettons tout le monde sur un pied d’égalité.Charles Dutoit et Renée Martel.» Lutte au snobisme musical.« Pas question de cracher sur le « country » parce qu’on est amateur de «Heavy Metal », précise le chroniqueur rock Daniel Labonté.Sur la dizaine de personnes, collaborateurs et équipe de rédaction de L’Écouteur, pas une fille, « mais ce n’est pas un club privé ni une taverne, m’explique-t-on.On est ouverts à l’arrivée de chroniqueuses.» Avis aux dames.Pour l’heure, le magazine tire à 25 000 et rêve de franchir dès septembre le cap des 45 000, 50 000 en doublant le nombre de pages à 40 ou 60 et en rétribuant les collaborateurs, tous bénévoles.Actuellement, L'Écouteur n’est distribué que chez les disquaires, et dans les salles de spectacles de la métropole, mais bientôt, il multipliera ses points de chute dans les kiosques à journaux, les maisons de la presse, ailleurs.Autre projet : changer d’échelle, sortir du cadre de Montréal, pour gagner Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Drummondville.« On veut devenir « la » référence musicale en ternie de périodique », déclare l’éditeur Denis Veilleux.Rien de moins.PROBLÈME DE DROGUE ?NOUS POUVONS T'AIDER APPELLE: NARCOTIQUES ANONYMES m 514-939-3092 Condominiums à louer VIEUX MONTRÉAL •1000 pi ca , app ménagers, 900 et 950$/moi •1100 pi co .meublé, climotsé, avec garage, 1300$/moa ¦Penthouse, semi-meublé, 1800 pi ca .1600S/rroa JUDITH MASSE.844-3133.ENTREPRISES J.MASSE INC 165 Propriétés à louer A VARENNES.mognifque bungalow.2 éloges, 3 chambres, garage, piscine ! creusée, 985$/mois 652-3959 ou 652-7754 DORVAL, résidentiel, 2 étages, loyer, tapis mur à mur, rue tranquille, arbres matures, app ménagers, semi meubé, 8 mm de marche de la gare, 15 min du centre-ville 636-7421 DORVAL: Face 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Ainsi avons-nous fini par comprendre, en cette fin de siècle, que les rideaux de fer qui séparent nos pays ne sont pas aussi imperméables que l’étaient jadis les barrières de la distance, de la mer, des déserts ou des montagnes que devaient traverser nos ancêtres.L’accélération du progrès technique a rendu obsolètes, ou presque, la plupart des frontières naturelles; souvenons-nous qu’a-près le désastre de l’Amoco-Cadiz, survenu au large de la Bretagne, les nappes de pétrole se sont déplacées jusqu’aux côtes de l’Amérique latine; ou encore que la poussière des charbonnages de l’Europe centrale se répand jusque sur les fjords de Norvège.En un mot, nous devenons tous des voisins et nous avons à comprendre que des droits, comme des devoirs, découlent de ce voisinage.Pourtant, aussi rapide que soit ce mouvement de mondialisation, tout se passe comme si les hommes n’avaient de paix ni de cesse de remplacer les barrières naturelles par d’autres barrières, politiques, économiques, ethniques.Cela est particulièrement vrai, hélas, dans les années que nous vivons.Aux conflits nés de la Guerre froide puis de la décolonisation, qui opposaient des conceptions du monde, ou des nations, succèdent aujourd’hui des guerres civiles, des conflits ethniques, voire tribaux, et des conflits de frontières.Tout à coup, dans le monde, mille murs surgissent, qui le découpent et le déchirent.Bientôt 200 États souverains et peut-être davantage Quelques chiffres encore, si vous le voulez bien.Il n’y avait que 14 États au Congrès de Madrid en 1880; 47 États étaient représentés à la première session de l’Assemblée générale de la Société des Nations en 1920; 50 États ont signé la Charte de San Francisco en 1945; aujourd’hui, 175 États sont membres de l’ONU ; au rythme où nous allons, nous en serons bientôt à 200 États et peut-être davantage.Certes, ce mouvement est en lui-même favorable puisque, depuis 30 ans, il est le fruit heureux de la décolonisation.Mais il n’est pas sûr que tous ces États, pour être parvenus à l’indépendance, soient pour autant parvenus à la liberté — surtout lorsqu’ils sont pauvres.Alors que plusieurs Etats membres représentent des centaines de millions d’êtres humains, nombreux, de plus en plus nombreux, sont ces micro-États qui comptent moins d’un demi-million d’habitants, quelquefois beaucoup moins.Ainsi, Mesdames et Messieurs, force nous est de constater que la mondialisation va de pair avec une multiplication rapide des nationalismes, voire des micro-nationalismes.Pris isolément, l’individu est confronté à un progrès technique si rapide, les communications de toutes sortes s'enchevêtrent si confusément autour de lui que, passé un certain seuil psychologique, il se sent perdu dans un monde qu’il ne déchiffre plus, et finalement, il se sent seul, il a peur de l’autre.Le résultat est qu’il se replie sur le monde qu’il connaît, sur son univers familier, sa tribu, et qu’il « ferme sa porte ».Sociologues et psychologues ont maintes fois relevé ce phénomène, qui n’est contradictoire qu’en apparence.Dans le monde moderne, un, grand nombre d’êtres humains ont aujour- d'hui le réflexe que recommande le proverbe sénégalais : « Quand tu ne sais pas où tu vas, regardes d’où tu viens ».Beaucoup font plus encore que de consulter leurs origines pour s’y ressourcer : ils font marche arrière, se referment et veulent exclure un monde extérieur qu’ils trouvent si étranger, si compliqué.Nous pouvons donc dire, je le crois, que l’opposition du nationalisme et de la mondialisation est en grande partie fausse, que ces deux mouvements s’entretiennent l’un l’autre, chacune des deux tendances poussant l’autre, par réaction, à la surenchère.Elles sont pour ainsi dire, si vous me permettez de prendre le mot dans son sens étymologique grec, sympathiques.Et je crois aussi qu’il y a là une logique dangereuse, une source perpétuelle de conflits infinis.Nous ne le voyons que trop aujourd’hui.Eh bien, je voudrais vous proposer une autre dialectique, qui me semble plus féconde, la dialectique des Nations unies.Au couple nationalisme/mondialisation, opposons le couple nationalités/universalisme, qui donne un début de réponse, me semble-t-il, à la grande question que vous posez.« Ce que chacun peut apporter de meilleur au monde, c’est lui-même », a dit Paul Claudel.Pour entrer en relation avec l’Autre, il faut d’abord être soi-même.C’est pourquoi une saine mondialisation de la vie moderne suppose d’abord des identités solides.Car une mondialisation excessive ou mal comprise pourrait aussi broyer les cultures, les fondre dans une culture uniforme, ce à quoi le monde n’a rien à gagner.Pour communiquer, il faut avoir quelque chose à communiquer; pour engager un dialogue, il faut avoir quelque chose à dire ! La communication, le dialogue comme fin en soi est un non-sens, qui finit même par dé- truire le dialogue.L’identité locale, clé de l’universel À peu de chose près, Socrate et Confucius étaient contemporains l’un de l’autre : auraient-ils porté si loin leurs recherches, seraient-ils devenus aussi universels qu’ils le furent, s’ils avaient succombé aux turpitudes des colloques internationaux ?Kant, pour n’être jamais sorti de sa petite ville de Kô-nigsberg, n’en avait pas moins atteint une dimension universelle — et le même Ibn Khaldum ou Dante, solidement enracinés dans leurs cultures propres, mais ouverts sur le monde des hommes et des peuples.Chaque individu a besoin d’un intermédiaire entre l’univers, qui le dépasse, et sa condition solitaire — ne serait-ce que parce qu’il lui faut une langue de départ pour comprendre et déchiffrer le monde extérieur.Il lui faut des solidarités pratiques, et un ensemble de références culturelles, en un mot un « code d’accès au monde ».C’est à cet ensemble de besoins que répondent les États-nations, lesquelles dépassent les solidarités immédiates de la famille, du clan, du village.Une Nation est un « vouloir vivre » commun qui constitue un premier pas vers l’universel, vers la civilisation de l'universel.Dans le monde d’aujourd’hui, si vous détruisez les Nations, vous n’aurez pas une vaste solidarité universelle, vous aurez des tribus, des liens primaires, ethniques ou religieux, comme en Somalie ou en Yougoslavie; vous aurez aussi des super-États pour les exploiter ou les dominer.Le dépassement des États-nations est donc un thème fort ambigu, voire dangereux pour l’avenir de la planète.L’universalisme, d’ailleurs, a lui-même besoin des États-nations.Ce n’est guère un hasard, si dès le chapitre premier de la Charte des Nations unies, définissant les buts et les principes de l’Organisation que j’ai l’honneur de diriger, les fondateurs proclament leur intention de « développer entre les Nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de Légalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-memes ».Il y a là, je crois, un internationalisme bien ordonné.Que serait la coopération internationale sans les États-nations ?Je voudrais citer ici une phrase de mon prédécesseur, M.Pérez de Cuellar, extraite de son rapport annuel présenté à l’Assemblée générale au mois de septembre dernier : « L'époque actuelle étant marquée par les tendances opposées de la fusion et de la fission, il nous faut constamment revenir aux principes de base, tels que le respect de l’intégrité territoriale et de l'indépendance des États».La Souveraineté, un principe d’égalité Et d’illustrer peu après la valeur d’un autre principe de base de l’organisation universelle, celui de la Souveraineté, que je définirais comme « l’art de rendre égales des puissances inégales ».Sans la souveraineté des États, on risque le chaos; on risque de détruire les instruments mêmes de la coopération internationale.Un monde en ordre est un monde de nations indépendantes, ouvertes les unes aux autres dans le respect de leurs différences et de leurs similitudes.C’est ce que j’ai appelé la logique féconde des nationalités et de l’universalité.Elle suppose évidemment que les États ne soient pas les seuls acteurs de la scène internationale, mais qu’il y ait aussi comme acteurs des organisations régionales ou mondiales, spécialisées ou non gouvernementales, pour fournir des cadres de coo- La Souveraineté, principe de base de l’organisation universelle, c’est « l’art de rendre égales des puissances inégales ».pération et de sécurité collective.(.) Il existe aussi des organismes spécialisés, se chargeant d’organiser la coopération internationale par grands domaines, qui vont de la poste à la santé, du développement à l’énergie atomique.Vous en connaissez certaines, faisant partie de ce qu’il est désormais convenu d’appeler le système des Nations Unies, c’est-à-dire un ensemble d’organisations dont l’ONU coordonne les programmes.Je vais me rendre dans une dizaine de jours à Rio de Janeiro pour la Conférence des Nations unies pour l’Environnement et le Développement dont la préparation, coordonnée depuis Genève par un Canadien, M.Maurice Strong, a duré deux ans et demi.Il s’agira de la première grande bataille que les hommes mèneront ensemble pour l’avenir de notre planète.Je vous invite à suivre de près nos travaux de Rio, qui témoigneront certainement de ce que pourrait être un monde en bon ordre, un monde de nations qui coopèrent pour relever les défis que leur pose la très rapide globalisation des problèmes contemporains.Arrêtons-nous là, quant à la description que je voulais faire d'un monde ordonné, celui de Nations qui sont unies dans différents cadres au service de la paix et de la coopération.Non certes que nous puissions répondre à tous les maux collectifs qu’affronte la planète; ils sont si nombreux ! Mais nous agissons aussi bien que nous le pouvons.Les héros, disait Albert Camus, en font pas ce qu’ils veulent.Ils font ce qu’ils peuvent, tout ce qu’ils peuvent.PHOTO AP Le 2 janvier dernier à San Salvador : on fête l’accord de paix entre le gouver nement et le FMLN.Des accords sans lendemain ?Washington se fiche de l’Amérique centrale Le communisme disparu, les États-Unis ne veulent plus aider cette région éprouvée The New York Times Traduction d’un éditorial publié hier dans le grand quotidien new-yorkais QU’EST-IL arrivé à l’Amérique centrale ?Cette région a aujourd’hui pratiquement disparu de la conscience populaire américaine.Pourtant, il y a quelques années encore, certains voyaient une Grande Vague rouge venue du Sud déferler sur le Texas.Mais le champ de bataille de la Guerre froide est aujourd’hui englouti.À Washington, après une décennie d’interventionnisme, on n’est plus intéressé par ce qui se passe aujourd’hui dans l’isthme centro-amé ricain.Pourtant, le moment est crucial : c’est celui du difficile passage du militarisme à la démocratie.Au Nicaragua, le désespoir guette un gouvernement élu qui tente de désarmer les rebelles contras et de tenir en respect une armée toujours dominée par les sandinistes.Au Salvador, les anciens belligérants, pleins de méfiance, se regardent en chiens de faïence alors que les Nations unies tentent d’appliquer un accord de paix.Au Guatemala, un nouveau président civil tente de mettre fin à la plus longue guerre civile de la région.Les États-Unis devraient-ils s’en préoccuper ?La menace soviétique maintenant disparue, qu’est-ce que ça change, au fond, si ces pays continuent à succomber aux guerres et aux révolutions ?Beaucoup, en réalité.Parce qu’il s’ensuivrait logiquement une vague de réfugiés vers le Nord.La solidarité entre démocraties ne devrait pas être qu’un principe creux.Et les États-Unis ne peuvent en toute conscience abandonner les victimes de guerres qu’ils ont eux-mêmes alimentées.L’administration Reagan avait mené un guerre secrète contre les sandinistes du Nicaragua.Au mépris du Congrès, au risque du scandale et se moquant des lois, la Maison-Blanche avait tout fait pour rendre la vie impossible à un petit pays qui était perçu comme un pion soviétique.Plus flexible, le président Bush a fait sien un plan régional de paix des Nations unies, et appuyé les élections libres de 1990 qui ont installé au pouvoir Violeta Chamorro.Mme Chamorro a appliqué les mesures préconisées par Washington pour mettre fin à Tinriation et remettre sur pied une économie de marché.Mais le coût humain a été terrible.La moitié de la population est au chômage, les usines ne tournent plus et les paysans croupissent dans la misère.À l’encontre de la tradition selon laquelle « le vainqueur empoche tout», Mme Chamorro a tenté une réconciliation avec les sandinistes.Même sans être d’accord avec toutes les politiques de la présidente, la Maison-Blanche ne peut ignorer que la guerre a laissé ce pays aux prises avec la misère et une grande polarisation politique.Malgré cela, Washington se prépare à des coupes radicales dans l'aide de 741 millions de dollars, somme initialement prévue pour le Nicaragua en 1992.La Maison-Blanche invoquera sans aucun doute la dureté de la situation financière, et le fait que tout le monde demande de l’aide.Mais le contraste reste honteux entre la détermination passée face au Nicaragua sandiniste, et l’indifférence actuelle devant un pays en ruine.On peut faire le même reproche à Washington en ce qui concerne le Salvador.F’our bloquer la victoire de la guérilla de gauche, l’administration Reagan avait dépensé 6 milliards de dollars pour appuyer des régimes civils impuissants à stopper une armée brutale.Quand il est apparu clairement que la guerre ne pouvait être gagnée, M.Bush a sagement changé de voie, et donné son appui au plan des Nations unies.S’il est mis en oeuvre jusqu’au bout, ce plan désarmera les rebelles, purgera l’armée et remplacera les fameuses « forces de secu- rité » par une police civile nationale.Ce plan entend aussi garantir le respect des droits de la personne, la réforme agraire et des élections vraiment libres.Mais Washington reste bien tiède face à tous ces développements.Le gouvernement américain doit toujours de l’argent à l’ONU pour les forces de maintien de la paix, mais verse volontiers 65 millions de dollars à l’armée du Salvador, malgré le cessez-le-feu en vigueur.Ceci contredit les exigences de Bush, adressées aux autres pays du monde, selon lesquelles les pays d’une région donnée devraient faire un effort spécial dans les groupes de maintien de la paix de ladite région.Ce qui se passe au Salvador ne sera pas sans effets au Guatemala voisin, où des efforts analogues sont déployés pour mettre fin à la guerre.Le président Jorge Serrano Elias a besoin de l'aide de Washington pour mettre fin à la traditionnelle impunité des militaires.Les progrès sont lents, et les adversaires implacables.Mais la dynamique régionale de paix pourrait essaimer là aussi.Le vrai triomphe de la diplomatie US dans la région, ce serait de maintenir et de développer cette dynamique de paix.Malheureusement, à Washington, ils sont bien peu nombreux à s’en soucier.L équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'Information générale Jean Chartier.Yves d'Avignon, Jean-Denis Lamoureux.Louis-G L'Heureux Bernard Morrier, Laurent Soumis,; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes), à l'Information culturelle Michel Bélair (directeur).Paule DesRiviôres, Marie Laurier, Robert Lévesque.Nathalie Petrowski, Odile Tremblay (Le Plaisir des livres) à l'Information économique Robert Dutrlsac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut.Claude Turcotte, à l'Information politique Josée Boileau.Pierre O'Neill (partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Jocelyne Richer (information générale et parlementaire à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa), Jocelyn Coulon (politique internationale), François Brousseau (éditorialiste politique internationale et responsable de la page Idées et événements), aux aflalres sociales : Paul Cauchon (questions sociales), Caroline Montpetit (enseignement primaire et secondaire), Isabelle Paré (enseignement supérieur), Louis-G Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail), Clément trudel (affaires juridiques), Suzanne Marchand (adjointe A la direction), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis), Danielle Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alane (secrétaire à la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Scott.Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITE Lise Millette (directrice).Jacqueline Avril, Caroline Bourgeois, Brigitte Cloutier, Francine Gingra3.Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Major, Nathalie Thabet (publicitaires), Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes): Johanne Brunet (secrétaire) L’ADMINISTRATION Ni-• cole Carmel (coordonnatrice des services comptables), Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légarô.Raymond I Matte.Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (secrétaire à l'administration), Raymonde Guay (responsable du financement privé) LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Christlanne Benjamin (directrice).Monique Corbeil (adjointe) I Monique L’Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachel Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquotte LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Françoise Blanc I Manon Blanchette.Dominique Charbonnier, Marlène Côté, Françoise Coulombe.France Grenier, Josée Lapointe, Sylvie Laporte Pier-i rette Rousseau, Micheline Ruelland I LE DEVOIR out publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, ruo du Saint Sacrement i Montréal.H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.7743 rue Bourdeau, une division de Imprimeries Québécor Inc , 812 ouest rue Saint-Jacques.Montréal l Agence Presse Canadienne est autorisée é employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par i Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inc .située au 775, bout Lebeau.St-Laurent Envoi do publication Enregistrement no 0858 DénAt i légal Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général (514) 844 3381 , Abonnements (514) 844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published dailv bv i L’Imprimerie Populaire, Limitée.211 ruo St Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is S 439 OO USD Second Clf" - y Champlain, N Y US POSTMASTER send address changes to Insn, P Q Box 1518, Champlain, N Y 12919-1518 Jass Postage paid at
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