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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1992-09-17, Collections de BAnQ.

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SOCIETE CAHIER Le Devoir, jeudi 17 septembre 1992 La difficile naissance de la démocratie en Afrique Au Mali, après l’enthousiasme des débuts, la démocratisation se heurte à la pauvreté et à l’indifférence de la population Louis Lafrance collaboration spéciale TROIS ans après la chute du mur de Berlin, les populations africaines attendent toujours le véritable écroulement des régimes militaires et à parti unique qui ont causé la ruine de l’ensemble du continent.Lors des indépendances au début des années 60, le célèbre agronome René Dumont évaluait que « l’Afrique était mal partie >.À l’aube de l’an 2000, plusieurs se demandent s’il y a eu un véritable départ.Le niveau de vie régresse d’année en année et s’approche de celui de 1960.Et pourtant, à première vue, le vent du changement semble balayer l’ensemble du continent.« L’Afrique est en marche vers la démocratie » est devenu le slogan creux de dirigeants qui s’accrochent à un semblant de légitimité face aux émeutes qui secouent à tour de rôle leurs capitales.L’actuel président du Sénégal et de l’Organisation de l’Unité africaine, Abdou Diouf, reconnaît que la démocratisation subit quelques ratés.Même si le bilan n’est pas entièrement négatif, on commence à évaluer les limites d’une démocratisation souvent imposée par les bailleurs de fonds occidentaux, devenus moins enclins à soutenir des régimes autoritaires, maintenant que la menace du communisme a fait son entrée dans la poubelle de l’Histoire.Par exemple, au Zaïre et au Togo, les présidents généraux refusent toujours d’entériner les conclusions des conférences nationales chargées de paver la voie vers la démocratie.Au Congo, un ancien premier ministre du Parti unique est élu à la présidence.Même la Côte d’ivoire, l’ancien bon élève de l’Occident, adopte un multipartisme de façade qui a conduit à l’arrestation pendant six mois de plusieurs dirigeants de l’opposition.Bref, le processus de démocratisation s’essouffle à l’image d’un continent à genoux, incapable de nourrir ses habitants.L’exemple du Mali Heureusement des pays comme le Bénin et surtout le Mali tranchent avec cet afro-pessimisme dominant.Situé en plein coeur de l’Afrique de l’Ouest, le Mali semble vivre une vraie « success story ».Pour une rare fois, un militaire africain renverse un collègue et respecte son engagement en remettant le pouvoir à des civils.Les premières élections démocratiques se sont déroulées dans le calme, et la rébellion des Touaregs, les hommes bleus du désert, a officiellement pris fin.Les louanges fusent de partout et citent l’exemple malien comme la voie du retour à la dignité pour un continent pillé depuis des siècles par les occidentaux et les élites locales.Pourtant même au Mali, la démocratisation ne suscite pas un enthousiasme fou.Les Maliens en ont plein les bras avec le défi de la survie quotidienne dans ce pays qui est l’un des 10 plus pauvres de la planète.Dans la capitale Bamako, l’effervescence, qui a marqué la chute en mars 91 du dictateur Moussa Traoré, a bel et bien disparu.À peine 20 % des électeurs ont voté lors des élections présidentielles.Au mois de juin dernier, l’intronisation du nouveau président, Alpha Konaré, a été éclipsée par l’ouverture du procès de l’ancien dictateur Traoré.Bamako donnait alors l’impression d’une ville morte.On pouvait noter l’absence de ces taxis déglingués circulant à travers les rues défoncées de la capitale, bordées par les égouts à ciel ouverts.Ces véhicules à bout de souffle qui refusent de mourir à l’exemple de ce continent à la Voir page B-2 : La difficile le ft oil ii'est ff?-7 encôre nWt' ¦ ¦ mm» Extrait du quotidien LE MONDE PHOTO JACQUES NADEAU Peut-on atténuer les réflexes Mgr Michael Fitzgerald, secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.Mgr Michael Fitzgerald travaille au rapprochement entre chrétiens et musulmans Clément Trudel EN INDONÉSIE, où près de 87% de la population adhère à l’islam, la philosophie d’État (pancasila) tend à faire place à quatre autres religions : protestantisme, catholicisme, hindouisme et bouddhisme, tout en favorisant l’unité de l’Indonésie et en prônant la « jusüce sociale pour tous les peuples» de cet archipel.Mgr Michael Fitzgerald, secrétaire depuis 1987 du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux (CPDI), y voit, s’agissant du pays le plus islamisé (150 millions en 1989, sur un total de 902 millions de musulmans dans le monde) un exemple d’ouverture, une étape vers le respect que chaque pays devrait garantir aux croyants de religions minoritaires.« L’Indonésie offre un espace de liberté qu’on n’a pas dans d’autres pays musulmans », glisse Mgr Fizgerald.Cette réalité ne devrait pas faire oublier le litige toujours pendant sur la « 27e province » annexée de force, le Timor oriental, largement chrétien; non plus que la « liste noire » de 17 000 noms, Indonésiens et ressortissants étrangers, que Djakarta a dressée et dont le régime Suharto se sert pour restreindre les déplacements de ceux et celles qu’il perçoit comme hostiles, selon le plus récent rapport d’Amnistie Internationale.La préoccupation du CPDI et de son secrétaire se situe davantage au niveau du dialogue, des ponts à établir, comme l’expliquait brièvement dimanche dernier Mgr Fitzgerald à Second regard (Radio-Canada).Le CPDI n’a pas pour tâche première de réparer les accrocs facilement identifiables à l’esprit de dialogue : persécution des sudis- tes animistes et chrétiens au Soudan où s’applique la charia dans toute sa rigueur; situation des musulmans en Bosnie (la Yougoslavie avait dans sa terminologie une « nationalité » musulmane) qui forment une des cibles de « l’épuration ethnique » menée par les Serbes; ou dans le nord du Nigéria, autour de la ville de Kano, où se produisent de fréquents heurts entre musulmans et chrétiens.Le Nigéria est d’ailleurs le pays d’origine du cardinal Francis Arinse qui préside le CPDI et qui a favorisé la tenue, en 1991, à Ibadan, d’un colloque réunissant musulmans et chrétiens de pays anglophones portant sur la « défense de la vie ».Mgr Fizgerald concède que le panorama n’est pas entièrement réjouissant; qu’il peut se trouver, pour des raisons historiques, des situations qui confinent au dilemme, comme lorsque l’équation se fait presque automatiquement entre Malais et Musulman, mais qu’il n’en reste pas moins que des demandes spécifiques de contacts et de discussions sont parvenues au CPDI de la part de groupes en Jordanie, voire en Libye.Le Vatican, par sa commission Justice et Paix, multiplie les missions en vue de sonder les opinions de leaders musulmans qui, souvent, souhaitent le dialogue sans que nécessairement cette tendance soit vérifiable dans la population dont ils ont la charge politique ou spirituelle.Dans un pays comme la Tunisie, le Concordat que signaient en 1964 le Vatican et le gouvernement Bourguiba était très restrictif sur la « visibilité » de l’Église.ce qui tient peut-être à des bourdes attribuables aux autorités catholiques.On cite ainsi qu'au cours d’un congrès eucharistique tenu dans les années 30, les enfants de choeur étaient Voir page B-2 : Mgr Michael Le « André Surprenant collaboration spéciale QUAND on retourne voir de plus près l’image qui nous reste de la fondation de Montreal, il y a une chose qui crève les yeux : on a peut-être tellement voulu poser ses premiers habitants en pionniers du catholicisme canadien en général (un thème propre au XIXe siècle et à la première moitié du XXe) qu’on a fini par s’accommoder d’explications au fond déjà toutes faites, anachroniques, qui ont défiguré les croyances qui sont véritablement à l’origine de la création de la ville.Cette façon d’envisager l’histoire revenait à rien de moins que supposer à des gens qui ont vécu au XVIIIe siècle une philosophie religieuse d’une toute autre époque, du genre des positions ultramontaines de monseigneur Bourget qui ont abouti à cléricaliser le Québec.Question de corriger les plus gros péchés contre le bon sens historique, l’usage (certainement encore abusif) de termes un peu plus d’époque a finalement servi d’explication tous azimuts.D’abord, le jansénisme : mais si on voit qu’un contemporain comme Les énigmes de l’île Sainte dessein montréaliste » était de nature religieuse; loin de faire le tour de la question, cette évidence crée une foule de petits mystères fort passionnants Biaise Pascal a cru pour sa part à l’hérésie de Jansénius, rien de tel du côté des Montréalistes.Puis, plus récemment, les dévots : ce qui peut, en effet, avoir un certain sens, mais à condition de serrer d’assez près ce que tout cela peut bien vouloir dire.On devra tenir compte, entre autres, du fait que jamais homme ne fit autant sortir Maisonneuve de ses gonds que le pieux sieur de la Barre, qui pavanait, ceinturé d’un chapelet à grand déploiement.Le type eut beau arriver de façon inespérée à la tête d’une compagnie de soldats détachée par la reine en personne, Maisonneuve s’assura personnellement de son expulsion, des que le tartuffe se prit les pattes dans une affaire de moeurs.On constate d’ailleurs que l’antipathie pour ce genre de personnage fut assez grande pour faire mémoire.L’homme, nous dit malicieusement Dollier de Casson (25 ans plus tard), « finit ses jours sous une barre qui était plus pesante que celle de son nom ».Un lecteur voyant Faut-il le rappeler, les idées religieuses sont évolutives, riches et variées comme les autres; elles peuvent même parfois se révéler pas- lÆ 5 JP sablement intrigantes.La remarque est d’autant plus à propos que le projet pour lequel Maisonneuve fut sélectionné, et auquel il donna toute son adhésion en 1640, ne fut pas tout à fait du genre piétonnier et qu’on pourrait être passablement surpris de tout ce qu’on trouvera.L’idée était surgie de la lecture des Relations des Jésuites : celle de 1636 qui contenait une description de l’ile vue de l’extérieur, mais sans doute d’abord celle écrite en 1632 par le Père Paul Lejeune dont l’extraordinaire sincérité avait de quoi, en effet, susciter un prodigieux mouvement de ferveur.On note d’ailleurs que le dessein montréaliste (pour utiliser l’expression de l’époque) rassemble des gens qui ont une particularité commune : ce sont des lecteurs passionnés des dernières nouvelles d’Amérique, fournies annuellement par ces extra- ordinaires reportages écrits sur place, dans le feu de l’action.En outre, le lecteur décisif, Jérôme Le Royer de La Dauversière, était en lui-même passablement exceptionnel : c’était un mystique doué de facultés de vision à distance.La Relation desJésuitçsde 1642 en parle, sans le nommer, comme d’un « grand homme de bien n’ayant jamais vu la Nouvelle-France que devant Dieu ».L’Histoire du Montréal de Dollier de Casson explique même que ses visions étaient si précises qu’« il en disait la beauté et la bonté des terres, la longueur et largeur en différents endroits ».L’effet choc de visions si physiques le persuada qu’il y avait là un dessein de la providence divine.Il en conclut que lui, qui s’était déjà lancé à corps perdu dans d’importantes réalisations de bienfaisance dans la ville angevine de La Flèche, Dieu l’appelait à accomplir une oeuvre d’envergure plus grande encore : se retrouver à l’avant-garde du Plan de la création pour conduire ce qu’il concevait comme le chapitre ultime du rassemblement de l’humanité dans l’Église.« Entreprise sainte et hardie » Ceux qui s’y connaissent un peu en histoire du Moyen-Âge vont d’ailleurs revoir là les perspectives macrohistoriques passablement panoramiques qui avaient un puissant effet sur la politique réelle, par exemple à l’époque de saint Louis.En particulier, on retrouve, présent de façon subliminale dans la petite poignée de textes qui nous sont parvenus de la fondation de Montréal, un vieux motif qui appartient à la conception qu’on se faisait de l’histoire depuis au moins saint Augustin.C’est ce que les historiens actuels nomment, d’après l’expression même que nous livrent les documents médiévaux, la translatio im perii : littéralement, quelque chose comme le déplacement structuré, voulu par Dieu, de la puissance spirituelle de gouverner.Après Jérusalem, c’est Rome qui fut la Ville Sainte; puis, à la suite des conflits entre la papauté et Frédéric II, l’empereur en titre du Saint Empire Chrétien, l’idée s’était plus ou moins installée, surtout en France évidemment, que Paris avait pris la succession.On peut retrouver cela dans un texte fort étonnant, mais malheureusement plutôt négligé, qui remonte à 1643 : Les véritables motifs de messieurs et dames de la Société de No-Volr page B-2 : Les énigme* TOURISME D’AFFAIRES RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 Date de tombée: 9 octobre 1992 PARUTION le 16 octobre DANS LE DEVOIR Le 16 octobre 1992, LE DEVOIR publiera un cahier spécial Tourisme d’affaires.Au sommaire: • Avantages respectifs des grands hôtels et auberges pour la tenue de colloques et congrès • Transport aérien: les classes Affaires de l’avenir • Évolution de la bureautique destinée aux voyageurs d’affaires • Portraits de femmes d’affaires qui voyagent souvent • Trains et clientèle d’affaires: la stratégie d’Amtrak et de Via; la problématique des TGV en Amérique du Nord et au Canada • Voyageurs d’affaires et impôts • Libre échange nord-américain et voyages d’affaires • Tourisme d’affaires à Montréal: principales clientèles et tendances • Stratégie de développement des aéroports de Montréal • Grands congrès internationaux à Montréal et à Québec. B-2 M Le Devoir, jeudi 17 septembre 1992 4 Les énigmes tre-Dame de Montréal.Particulièrement, il s’y ajoute l’idée remarquable que Dieu (en sage architecte) se réservant « le secret, le temps, le lieu et l’effet qu’il tire de l’ordre des siècles », donnait à l’époque des signes considérables qu’on était parvenu à une ère où les effets les plus spectaculaires de son action providentielle se retrouvaient en Nouvelle-France.Sous cet éclairage, on comprend que la mission de Maisonneuve fut d’installer dans Tile de Montréal (« l’île Sainte », écrit le père Barthélémy Vi-mont dans la Relation de 1642) ce qu’on percevait comme la tête de pont de l’accomplissement du dessein de Dieu.Le jésuite qualifie l’entreprise de sainte et hardie.Il s’agissait de créer un lieu de rassemblement pour tous les Indiens qui auraient reçu l’appel final de la part de Dieu, au moment où l’oeuvre de diffusion de la Bonne Nouvelle allait se conclure.Le site devait comporter tout ce qu’il fallait pour les sédentariser, leur apprendre l’agriculture, promouvoir leur connaissance des rudiments de la civilisation française, les évangéliser et les secourir dans le besoin.Énigmes Ces idées donnèrent lieu, en France, à une intrigante chorégraphie de rencontres miraculeuses entre bon nombre de mystiques de pointe.Notre désintérêt collectif pour les questions d’histoire n’a pas jusqu’à présent permis d’y débrouiller grand chose, mais on devine que l’événement est complexe, riche en rebondissements.Le rôle de quelqu’un comme Jean-Jacques Olier, le fondateur des Sulpiciens, a certainement été plus important que ce qu’on lui attribue : récemment, dom Oury a étoffé sa candidature comme auteur des Véritables motifs.Des saints comme Marie Rousseau et Thomas Le Gauffre, pour qui on s’apprêtait à créer un siège épiscopal à Ville-Marie dès les premières années, mériteraient également de retenir beaucoup plus l’attention.Les travaux de Marie-Claire Da-veluy ont un peu déblayé le terrain pour resserrer la chronologie et faire l’histoire de la « Société de Notre-Dame de Montréal pour la conversion des sauvages de la Nouvelle-France », formée quelque part entre 1639 et 1642 (ou 1643, si on est du genre légaliste) pour appuyer la réalisation du projet de Le Royer.Il n’empêche qu’on en est encore à la confondre avec sa filiale plus ou moins réelle, « la Compagnie de messieurs les associés pour la conversion des sauvages de la Nouvelle-France en 111e de Montréal et Terres qui en dépendent », incorporée pour normaliser les questions de propriété sur nie, mais dont on ne voit pas de traces avant 1644.Le destin du projet de Le Royer sur le terrain est, lui aussi, encore assez mal compris.Il explique les choix et comportements de la première décennie de l’histoire de Montréal, mais il fut pourtant d’assez courte durée.Après la création du fort en 1642, il faut attendre le mois de mars 1643 avant d’avoir un véritable démarrage de la sédentarisation des Amérindiens.L’occupation du sol, les premières cultures, la création d’une mission jésuite et de l’Hôtel-Dieu, les baptêmes indiens allèrent assez bon train au cours de la première décennie.Dès l’automne 1651, cependant, il falut reculer.Les colons français quittèrent leur terres et se replièrent dans le fort.On abandonna l’Hôtel-Dieu.Les baptêmes indiens chutèrent.Les seules concessions de cette période sont celles jugées essentielles pour assurer le maintien du groupe français : la commune, deux terres données à deux colons particulièrement courageux pour protéger les arrières de l’hôpital et une autre terre cédée provisoirement à proximité immédiate du fort.Dans la Relation de 1651, on trouve la phrase suivante : « La résidence de Montréal, tandis que la guerre durera avec les Iroquois, servira plutôt aux sauvages d’une retraite passagère que d’un lieu de demeure.» Elle nous signale rien de moins que l’ajournement du projet de Le Royer qui, de fait, ne fut jamais repris.Cet article met fin à la série consacrée à la petite histoire de la fondation de Ville-Marie.L’auteur prépare une édition critique de ces écrits en collaboration avec Marie Surprenant.4 Mgr Michael vêtus en croisés! À rebours, l’imaginaire des Occidentaux n’est-il pas â sa manière nourri et biaisé par la bataille de Poitiers ou par la « défense de Vienne» contre «l’envahissement» musulman?Père blanc britannique, Mgr Fitzgerald a été ordonné évêque en décembre dernier.Il a étudié longuement l’islam et la langue arabe et fut un temps recteur de l’Institut pontifical des sciences arabes, à Rome.Dans un français châtié, il a esquissé samedi dernier, au centre Afrika, à Montréal, les grands traits d’une pensée qui insiste moins sur l’évangélisation que sur la prise de contact avec, notamment, les musulmans.Un humain sur cinq est adepte de l’Islam.Un climat de confiance reste souvent à établir pour que l’on en vienne au dialogue.Ce dialogue peut être de quatre types, selon Mgr Fitzgerald : dialogue de vie, ou « effort conscient pour établir des relations »; dialogue d’action et de collaboration, facilité parfois dans les communautés rurales où cohabitent musulmans et chrétiens, au Zaïre notamment — le cardinal Arinse a déjà cité des exemples d’oeuvres menées en commun par des chrétiens et des musulmans au Pakistan; existent aussi les échanges théologiques ou « dialogue formel », plus ardu, qui devrait être le fait de petits groupes de recherche.Un groupe islamo-chrétien, en Tunisie, a mis cinq ans à discuter du thème de la Révélation avant de publier les actes de ces rencontres sous le titre L’Écriture qui nous questionne.Vient enfin le dialogue spirituel qui «pourrait être plus répandu » mais qui n’en donne pas moins des fruits, comme avec ce groupe chrétien en Algérie qui se réunit deux fois l’an dans un monastère de trappistes pour approfondir telle sourate coranique ou tel passage de la Bible (des autorités musulmanes ont demandé de se joindre à ce groupe qui remonte aux sources de la réflexion et de l’action chrétiennes).Oublié, le fondamentalisme?Non pas, mais l’essentiel de la démarche du CPDI — qui publie son Bulletin en italien, en français et en anglais — est d’atténuer ou de liquider les réflexes de peur ou de défense de certains chrétiens face à l’islam, reli- gion qui demeure « un phénomène mondial et qui continue de se répandre et à avoir des contacts avec le christianisme », mais « le fondamentalisme peut jouer un rôle négatif » et, comme on le voit chez les Palestiniens chrétiens et musulmans, une lutte commune « peut être perturbée par des extrémistes ».Si musulmans et chrétiens arrivent à s’entendre, souligne-t-il, « ce sera une bonne chose pour la paix dans le monde ».Bref, à quiconque soulève la question de la « réciprocité » attendue de la part de musulmans avec lesquels il faudrait dialoguer, Mgr Fitzgerald répète que le climat doit être fait d’émulation plutôt que de maraudage, et que « la réciprocité ne peut pas être un marchandage ».On peut demander sans « forcer » les choses, dit-il en évoquant Jean-Paul II qui, recevant les lettres de créance du nouvel ambassadeur de Turquie, glissait dans ses souhaits les mots : « Que la liberté religieuse soit respectée» par les autorités turques.En sens inverse, cependant, une Constitution comme celle de la République d’Irlande — qui inclut la foi en la Trinité — peut-elle être vue comme un obstacle à ce climat de dialogue avec les non catholiques, demande-t-on à cet évêque féru d’oecuménisme?« Ce qui préoccupe l’Église, c’est le respect de la liberté de religion pour tous les citoyens»; si cela pose problème, en Irlande ou ailleurs, il revient aux citoyens d’amorcer la réflexion et d’exercer les pressions qui s’imposent pour obtenir un changement de constitution.Mgr Michael Fitzgerald a pris soin de ne pas trancher dans le débat autour des écoles confessionnelles.Il refile aux éducateurs la responsabilité de discuter avec les parents et avec les autorités « d’enseignement et de catéchèse » avant de fixer le cadre d’écoles qui pourraient dans certains cas constituer autant de murs qui sépareraient les communautés au lieu de les rapprocher.4 La difficile dérive, où on trouve encore le moyen de sourire, malgré tout.Partout, dans les bureaux, à la porte des commerces, des groupes se forment devant les rares téléviseurs.Devant le palais de la culture transformé en tribunal, des centaines de policiers et de militaires repoussent l’assaut d’une foule déterminée à lyncher l’ancien président-général Traoré.Tout est possible face à ce procès reporté à une date ultérieure.« Les inculpés ne feront pas de cadeaux à personne.La majorité des élites ont trempé dans les magouilles du gouvernement de Traoré.Tu n’avais pas le choix, sinon on t’empêchait de faire des affaires ou d’avoir accès à un bon boulot », affirme un cadre d’une entreprise privée.Cette situation en décourage plus d’un.Charlie Traoré, étudiant en économie, a participé à l’insurrection de mars 91.n a vu plusieurs de ses camarades tomber sous les balles des policiers et des militaires.« Après tous ces morts, il est décevant de voir que les gens se désintéressent du processus démocratique.Il est vrai que 80 % de la population est analphabète.Tout ce qui compte pour les gens, c’est la mise à mort de Moussa Traoré».Une démocratisation artificielle Si à Bamako, l’apparition d’une SPECTACLE Jean Hélène Le Monde KAMPALA — Mutipartisme ou « a-partisme ».La question est débattue avec passion aujourd’hui par une opposition bien décidée à retrouver son droit de cité et par les partisans du président Yoweri Museveni, soucieux de restaurer d’abord l’unité d’un pays que les régimes des présidents ldi Amin Dada et Milton Obote avaient laissé exsangue.Pour l’heure, les partis politiques sont tolérés mais leurs activités restent, en principe, suspendues.S’appuyant sur l’engouement pour le multipartisme des pays étrangers, bailleurs de fonds, le Congrès du peuple ougandais (CPO) et le Parti démocratique (PD), deux partis « historiques », créés avant l’indépendance, font désormais feu de tout bois, multipliant les rassemblements politiques ou les nouveaux bureaux en province, et niant farouchement avoir négocié un accord à l’amiable, en 1986, qui prévoyait la mise en sommeil des mouvements politiques durant la période de transition.Les « faucons » du Comité national excutif, instance dirigeante du régime, ont fini par réagir en demandant l’interdiction pure et simple des partis.Interpelles par le chef de l’État, les députés du Conseil national de résistance (CNR, qui fait office de Parlement) ne les ont pas suivis : ils se sont finalement prononcés, le 11 août, pour une solution né- l’élaboration c?un projet *âe>loi sanctionnant les excès.presse libre et d’une multitude de partis peut donner l’illusion d’un véritable débat démocratique, il suffit de quitter la capitale pour constater le caractère artificiel de cette démocratisation à l’occidentale.Djenné, petite ville perdue à plus de 500 kilomètres de la capitale.Dans le dédale de ruelles, les habitants sont plus enclins à vous parler du passé glorieux de leur ville qui a fondé Tombouctou que du changement de régime politique.Assis sur le perron de sa maison en terre battue, un vieux explique : « Les Marocains sont venus puis les Français, maintenant c’est au tour des démocrates, élections ou pas, ce n’est pas ça qui va retarder l’avance du désert ».Un désert déjà, à moins de 200 kilomètres de la ville.Tap Syr Diagne de la Ligue africaine des droits de l’homme explique que, pour la majorité de la population, le programme politique des candidats n’a guère d’importance.« On vote selon la réputation de l’individu et de sa famille.Ceci explique que plusieurs députés de l’ancien régime à parti unique ont pu se faire élire sous la bannière du parti vainqueur, l’ADEMA, qui pourtant a été à l’origine de la chute de la dictature.» Lors de l’élection d’Alpha Konaré aux plus hautes charges de l’État, 15% de la population de Djenné prendront la peine de se rendre aux urnes.Lors de ce tour historique, à l’ombre de l’imposante mosquée en terre battue, les commerçants drapés de mille couleurs, ces vendeurs de tout et de rien, continuent de vaquer à leurs occupations.Un peu, comme si les anciens remparts érigés au 9e siècle protègaient encore la ville des événements extérieurs.Un avenir incertain Le Mali, comme l’ensemble de l’Afrique, se retrouve sur les rails du changement.Mais, quel est l’avenir pour cette démocratie naissante dans un pays où la situation économique et les exigences du Fonds monétaire international ont contraint les 27 partis officiels à adopter sensiblement le même programme politique ?Certes, les Maliens se sont débarrassés du dictateur Traoré, mais il reste le plus difficile, assurer la réconciliation nationale et le développement économique et politique du pays.Dans un Mali où une partie des rebelles touaregs réclament toujours l’indépendance, où les salaires dérisoires contribuent à l’édification d’une corruption tentaculaire et où, en milieu rural, on vote selon les consignes du chef de famille, la tâche apparait colossale.Sans développement, la démocratie risque de demeurer une vue de l’esprit.Toutefois, le retour en arrière apparaît impensable.Axelle Kabou et Daniel Manguelle sont les chefs de file de cette nouvelle génération d’intellectuels qui affirme que la culture africaine constitue une des principales causes des malheurs actuels du continent.Selon ces auteurs, l’expérience malienne constitue un point positif, parce que la population a remis en question la soumission au pouvoir divin incarné par le chef de l’État La fin de l’aide soviétique et le départ de capitaux étrangers vers l’Europe de lfEst constituent des facteurs déstabilisateurs dans cette partie du monde, de plus en plus ravagée par les guerres civiles et les famines.Charlie, qui termine ses études, ne sait pas non plus que sera son avenir et celui de ses compatriotes.Il est quand même convaincu d’une chose : « Maintenant, nous n’avons plus peur de rien ».OUGANDA Pragmatisme avant multipartisme Le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de sept ans, a fixé à 1994 l’organisation d’élections générales, malgré l’impatience de l’opposition Le système de « non parti > Mais les responsables du CPO semblent décidés à obtenir la légalisation de leurs activités avant la fin de la période de transition.Le chef de l’État, confirmant, en politique comme sur le plan économique, sa réputation de pragmatique, a promis, début septembre, que la transition s’achèverait « en 1994 » par l’adoption d’une nouvelle Constitution, suivie d’élections à bulletins secrets.Les partis d’opposition devront donc patienter encore deux ans avant de soumettre leurs candidats au suffrage des urnes.« Personne, a souligné le chef de l’État, ne prolongera tion, depuis cinq ans, d’environ 20 000 hommes, à qui le gouvernement a promis l’amnistie et une assistance à leur réintégration.Selon les observateurs, les régions du Nord sont aujourd’hui pratiquement pacifiées.La Banque mondiale y a lancé, en juillet un programme de réhabilitation de 70 millions $.Considéré comme l’un des « bons élèves» du Fonds monétaire inter-naional (FMI), l’Ouganda semble soucieux de conserver sa réputation, d’autant plus essentielle au redressement du pays que les recettes des exportations de café ne cessent de diminuer.Une réduction d’un tiers Le commandant Yoweri Museveni lors de son assermentation comme président de l’Ouganda le 36 janvier 1986.le gouvernement intérimaire au-delà de cette date ».Aucun calendrier précis n’a, toutefois, été arrêté.« M.Museveni est arrivé au pouvoir par les armes et il n’a donc aucune légitimité pour mettre en place les nouvelles institutions nationales », martèle M.Kagenda Atwoki, secrétaire à l’information du CPO, qui appelle à la convocation d’une convention interpartis pour discuter de la formation de la prochaine Assemblée constituante.Face à la détermination de l’opposition, le gouvernement défend son système original de « non-parti », le mieux à même, selon lui, de satisfaire « le profond désir de paix des citoyens, fatigués de ces partis qui n’ont réussi qu’à diviser le pays par ethnies ou par religions et a mener le pays à la ruine ».Le schéma électoral mis en place depuis 1986, avec des élections à cinq échelons (du village au Parlement), suscite une participation populaire qui étonne encore les observateurs, alors que l’opposition n’y voit que manipulation.Apparemment sûr de son coup, le président a pris ses adversaires de court en proposant dernièrement l’organisation d’un référendum sur la question du multipartisme.Une proposition que l’opposition, craignant peut-être un vote-sanction, s’est empressée de rejeter.L’autre cheval de bataille des contestataires reste la dénonciation des violations des droits de l’homme, et, en particulier, des exactions commises par les troupes régulières de l’Armée de résistance nationale (ARN) dans les villages du Nord et du Nord-Est, où survit une guérilla marginalisée.Une partie de ces exactions révélées par Amnesty International, a été reconnue, en mai dernier, par le régime : un rapport sévère a été dressé, mettant en cause certains officiers, mais également le ministre d’Êtat chargé de la défense, le major-général Tinye-fuza, concernant notamment l’arrestation « sans preuve suffisante » de 18 opposants, soupçonnés de trahison et finalement relâchés, sous la pression, dit-on, des fournisseurs de l’indispensable aide étrangère.Les derniers succès militaires de l’ARN, qui a tué deux chefs rebelles et forcé un troisième à se réfugier à l’étranger, se sont ajoutés à la reddi- des effectifs de l’armée ainsi que la mise à pied de plusieurs milliers de fonctionnaires ont été annoncées et inclues dans le budget de l’année fiscale 1992-1993.Ce train de réformes, vraisemblablement suggérées par les organismes financiers internationaux, a déjà provoqué le licenciement de quelque 10 000 personnes, dans le secteur public et le secteur privé.« Je n’ai aucun regret quant aux licenciements.Ce pays a besoin de restructurations », a sèchement commenté le chef de l’État.La réhabilitation des « Asians » Autre décision impopulaire: l’indemnisation des Ougandais d’origine indienne — chassés du pays et spoliés de leurs biens par le maréchal ldi Amin Dada, en 1972.« C’est une faute politique ! », s’écrie un commerçant du vieux Kampala, victime « par ricochet » de la réhabilitation des « Asians».Comme beaucoup d’autres de ses collègues, il est aujourd’hui sous le coup d’une procédure d’expulsion.Derrière une rangée délabrée de boutiques « africaines » pointe le dôme crénelé d’un temple hindou en cours de réfection.« Il faut en passer par là, soupire un haut fonctionaire, nous n’avons pas les capacités ou la volonté de nous lancer dans des entreprises d’envergure».Une seule condition a été posée par les autorités aux Ougandais d’origine indienne qui veulent récupérer leurs biens : qu’ils réinvestissent en Ouganda, faute de quoi ils toucheront simplement une compensation.À en juger par le nombre d’immeubles en ravalement dans la capitale, cette politique de « réconciliation » semble couronnée de succès.Le retour des « Asians » permettra-t-il de relancer une machine commerciale passablement grippée ?C’est, en tout cas, ce qu’espèrent les dirigeants de Kampala.Malgré ses bonnes dispositions l’Ouganda attend toujours les investisseurs.Le président Museveni, qui célébrera en janvier prochain le septième anniversaire de son arrivée au pouvoir, n’en finit pas d’éponger le passif de ses prédécesseurs.Aux immenses difficultés économiques s’ajoutent les ravages du sida.On estime à un milliob et demi le nombre des séropositifs, sur une population de 17 millions d’habitants.DONNEZ DÈS AUJOURD'HUI! 3?FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUEBEC AUGMENTEZ VOS CHANCES DE LUTTER CONTRE L'ENNEMI NUMÉR01 440 boul.René-Lévesque Ouest, bureau 1400 Montréal (Québec) H2Z 1V7 Tél.: (514) 871-1551 ou 1-800-361-7650 (Siège social) Téléc.: (514)871-1464 Le Devoir, jeudi 17 septembre 1992 ¦ B-3 CULTURE ET SOCIETE Le Point, c’est mal parti Paule des Rivières PRÉCÉDÉE d’un imposant battage publicitaire, la nouvelle formule de l’émission Le Point, de la Société Radio-Canada, ne décolle pas.Au travail dans son caverneux studio d’un demi-million de dollars, l’animateur Jean-François Lépine a l’air d’un homme seul, et déserté de tous, à des années-lumière de son ancien personnage d’as reporter, qui nous parlait du feu de l’action.Il y a, dans la nouvelle formule de Vémission, une invitation au « zapping » à laquelle les téléspectateurs ont succombé, par dizaines de milliers.Les premiers sondages Nielsen indiquent qu’une moyenne de 350 000 spectateurs ont suivi l’émission depuis son lancement la semaine dernière.C’est 100 000 de moins que la moyenne de l’année dernière, qui avait justifié le changement de format et d’animateurs.Officiellement, on ne panique pas.Jean Pelletier, le rédacteur en chef, ; prend patience : « Rome ne s’est pas l construite en un jour ».[ ; • Pelletier dit qu’aucun changement jjrjajeur n’est envisagé pour le mo-; njènt, « mais nous réévaluons la si- Mais en conversations privées, les radio-canadiens sont moins stoïques que leur rédacteur en chef.« L’émission est partie tout croche », disait, hier, un artisan du Point.Le soir de la première, le 31 août, la panique s’est emparée de l’équipe qui a dû improviser lamentablement.Le rédacteur en chef avait prévu comme pièce de résistance un reportage sur le congrès du Parti libéral qui venait de s’achever à Québec.Or, lorsque le reportage est arrivé, en provenance de Québec, il s’agissait à l’évidence d’un produit « de niveau collégial », nous dit un cadre de Radio-Canada.Le réalisateur affecté n’avait jamais fait de montage.En lieu et place, les téléspectateurs ont eu droit à un bouchon de première classe, sur la passion du baseball d’une famille autochtone de l’Ouest du Canada.Pour une émission qui voulait « se raccrocher plus ue jamais à l’actualité», le coup tait dur.Et le départ, raté.Des sources internes qui ne veulent pas être citées confirment que l’on est déçu et inquiet.L’animateur, Jean-François Lépine, écope pour cet apparent manque d’organisation.Ce dernier n’a pas retourné notre appel hier.Seul animateur désormais de l’émission, M.Lépine est réputé pour la grande qualité de ses reportages.Il a été l’animateur de Enjeux, mais son rôle n’en est pas moins sensiblement différent cette année, d’autant plus qu’il est le seul animateur d’une émission à laquelle deux et même trois visages étaient jusqu’à présent identifiés.Mais M.Pelletier lui-même ne fait pas l’unanimité.Certains s’interrogent sur son style interventionniste.D’autres concluent que le nouveau mandat de l’émission n’est pas clair.Reste un espoir : la bataille référendaire.Elle sera le grand test pour Le Point.Déjà, mardi, l’équipe a inauguré Point de vue, une chronique qui donnera la parole à des personnalités diverses — pas nécessairement des politiciens.Mardi, l’auteur Marie La-berge a expliqué son NON.« Il va de soi que l’on ne passera pas uniquement des NON.Il y aura un équilibre, dit M.Pelletier.Il y a deux jours, nous avons fait un bilan de la Constitution, l’avons épluchée de long en large et nous avons reçu de nombreux appels téléphoniques, les gens voulaient se procurer la vidéo cassette », ajoute-t-il, confiant que le Point deviendra indispensable devant tous les enjeux de la campagne référendaire qui s’amorce.PHOTO RADIO-CANADA Jean-François Lépine n’est sans doute pas le seul reponsable des difficultés de décollage du Point sur lequel la SR( comptait pour redorer le blason de son service d’information.Festival OF FESTIVALS Pauvre présence du Québec auteur tant qu’à faire, puisqu’on s’y perd longtemps dans un récit qui se veut multiple et déconstruit, raconté par plusieurs acteurs du drame avec de fréquents retours en arrière sur les mêmes événements.Formellement, cette structure en flash-back pour différents points de vue est intéressante.Le problème c’est la minceur et l’inutilité des points de vue, la mise en scène du tout, le fonctionnement de l’ensemble.Seulement à la fin le personnage central, incarné par Gildor Roy, apparaît quelque peu palpable à l’analyse.• Dans Requiem pour un beau sans-coeur (le beau titre), Robert Morin brosse le portrait d’un criminel qui s’évade de prison et qui, après une tuerie vengeresse, va se réfugier dans un chalet où il sera finalement abattu par les policiers.Même si Robert Morin annonce en début de générique que ce film n’a aucun rapport avec des événements réels, on devine bien qu’il s’agit des derniers jours du criminel québécois Richard Blass, abattu de 40 balles au ventre par des policiers de la SQ il y a plusieurs années dans un chalet des Laurentides.Blass, ici, s’appelle Régis Savoie et se réfugie sur une île dans un lac en Estrie.Le portrait simpliste qu’en brosse Morin est celui d’un « malade », un type particulièrement dérangé, dont l’intelligence pour réussir ses coups et ses évasions n’apparaît pas ailleurs dans son comportement de timbré, de gros bébé méchant que la caméra de Robert Morin filme avec complaisance.Gildor Roy, dans ce rôle sans subtilité, est aussi décevant que le personnage.On reste au niveau primaire, et le cinéaste semble oublier que le personnage le plus « épais » a ses complexités, ses raffinements psychologiques, et que la mise en scène sert justement à les faire apparaître.On dirait, à peu de niaiserie près, qu’il s’agit (sans la caricature) d’El-vis Gratton dans « Regis le bandit martyr».Le jeu des comédiens est épouvantable, le type qui joue le commissaire Maki est pratiquement inaudible, et je crois que la scène de dispute des parents joués par France Arbour et Jean-Marie de Silva restera dans les annales du ridicule.La seule qualité de ce film de Robert Morin, dont c’est le premier long-métrage après plusieurs vidéos, c’est la volonté de déconstruire le récit d’un thriller et de faire apparaître l’action en différents points de vue, sans égard pour la fin de l’histoire qui nous est d’ailleurs montrée dès le début.Cela est rare dans le cinéma québécois, où habituellement on est très linéaire, mais il est dommage que cette audace narrative soit au service d’une histoire mal foutue, peu nourrie, peu écrite et peu subtile.Gildor Roy donne ce que donne un acteur peu ou mal dirigé.Il esquisse le brouillon d’une interprétation dont on ne verra jamais la copie finale.Tout comme le film, d’ailleurs.Autre présence du Québec à Toronto, mais par le biais d’un film canadien anglais.C’est Robert Lepage à qui Peter Mettler a consacré un film qui tente de recréer à l’écran l’univers des Plaques tectoniques.Peter Mettler est un directeur photo qui a travaillé avec Atom Egoyan et Patricia Rozema.Documentaliste, il a obtenu un prix Norman McLaren en 1982.Pour les productions Rhombus Media Inc., qui ont entre autres produit un film avec Le dortoir de Gilles Maheu, Mettler a suivi la progression du travail de Lepage sur Tectonic Plates au Québec, en Écosse, en France.Son film, qui va en dérouter plusieurs comme tout film expérimental, n’est pas la simple transposition du spectacle de Lepage.C’est son élargissement à l’univers cinématographique.Peter Mettler est allé avec sa caméra aux endroits évoqués par Lepage dans cette fresque sur l’éloignement des continents, c’est-à-dire Venise, New-York, le cimetière du Père-Lachaise à Paris, les lacs d’Écosse.Ce spectacle, dont le work-in-progress s’est étendu sur cinq ans, était une commande faite à Lepage par le festival de Glasgow qui, en 1990, était la capitale culturelle de l’Europe.J’ai vu les Plaques tectoniques dans leurs premières versions de Québec et de Montréal (à la gare Jean-Talon), je n’ai jamais vu la version finale de Glasgow et de Londres, et j’ai toujours été perplexe devant cette matière qui m’apparaît très faible quant au texte, trop dispersée dans son propos, Robert Lepage se perdant en route, à mon avis, dans les labyrinthes de ses métaphores forcées sur l’éloignement des continents géographiques et sentimentaux.Le film de Mettler n’aide pas à s’y retrouver.Cette histoire à la fois compliquée et simpliste, où une étudiante, qui n’ose pas devenir peintre, recherche son professeur d’histoire de l’art qui est devenu une animatrice radio à New-York, alors qu’un pianiste joue Chopin à la Fenice et que l’on apprend qu’un tableau de Delacroix a été découpé en deux, m’échappera toujours.Le film n’éclaire rien, et la mise en images des lieux évoqués enlève la qualité première des Plaques de Lepage, l’invention purement théâtrale, scénique, d’un tour du monde autour d’un piano et de quelques chaises.Le film est beau et déroutant, trop flou pour être juste, et même les adorateurs du film expérimental, et de Lepage, vont s’y ennuyer.Sansle dire, bien sûr.b • L, Robert Lévesque y-111 - - l: ; TORONTO — Jean-Claude Lauzon ;s’est assagi.On ne le reconnaît plus à Toronto où, en guise de seule frasque, ou de concession à son personnage, il a refusé la limo blanche que Ton mettait à sa disposition pour aller présenter Léolo.Résultat : il est arrivé en retard au cinéma et n’est ¦plus star qui veut, il s’est fait engueuler par une spectatrice au sujet de la scène où, dans Léolo, des gamins sodomisent un chat.Le cinéaste, refroidi par l’accueil — et la retenue glaciale par laquelle les Torontois ont accueilli son film — s’en est retourné queue basse.Il y a des années Québec au Festival of Festivals.Des années où le film le plus discuté est signé Lea .Pool (La femme de l'hôtel), Denys Arcand ( Le déclin, Jésus de Montréal), Lauzon (Un zoo la nuit).Mais cette année, malgré que Léolo ait été choisi comme film d’ouverture, on ne sent pas de vague québécoise, pas de cru qui s’impose.Tout le bottin ci- néma de Montréal est passé, de Arcand à Pierre Bourgault, de Roy Dupuis à Roger Frappier, et le représentant du gouvernement québécois à Toronto recevait tout le monde hier au chic Bistro 990, sur Bay Street, mais pour l’engouement on repassera.Les films présentés sont déjà défraîchis, par d’autres festivals, par le temps, comme Being at home with Claude de Jean Beaudin, un film qui vieillit, ou La postière de Carie, ou La sarrasine de Paul Tana, ou le très inégal Montréal vu par duquel seuls Arcand et Lea Pool échappent au naufrage du sextet, ou encore La vie fantôme de Jacques Leduc, un film qui porte ici admirablement son titre en passant inaperçu.Seule primeur (mais pas dans le sens des fruits frais), un film de Robert Morin, Requiem pour un beau sans-coeur, projeté au festival de Toronto trois jours avant sa sortie montréalaise.Un film audacieux mais maladroit, qui aurait eu besoin des services d’un dialoguiste, et d’un « ¦ •• PHOTO PC Lors du gala d’ouverture, Jean-Claude Lauzon a fait une entrée remarquée au bras de la directrice du Festival of festivals, Ilelça Stephenson.Le public : 'torontois devait par la suite réserver un accueil plutôt glacial à Léolo.Sous les ponts de .l’ennui ‘ Concerts Air Canada de l’OSM Dir.Georg Tintner: Schubert, Ouverture * Rosamunde », Mozart, - - trois Contredanses K.609, Deh vieni, non tardar extrait des Nozze di Figaro, ! avec Lyne Fortin (soprano); Joset Strauss, Hirondelles d'Autriche; ¦ Johann Strauss, Valse empereur; Lehar, Meine lippen, sie kussen so hiesse extrait de Giuditta, avec Lyne : Fortin; Suppé, Ouverture « Die schone Galathea », Johann Strauss, O, Habec ; acht, extrait de Der zigeunerbaron, avec Lyne Fortin; Einzungmarsch, '¦ , èxtrait de Der zigeunerbaron; Légende de la forêt viennoise; Czardas, extrait ; ; de Die Fledermaus, avec Lyne Fortin; • * Tfitsch-Tratsch polka, Le Danube ! bleu.En bis: Johann Strauss, I Radetzky-Marsch.Mardi 15 ; septembre, salle Wilfrid-Pelletier.Carol Bergeron SUR UN PAS de « valse improvisation » l’Orchestre Symphonique de Montréal (OSM) entreprenait, mardi soir, sa 59e saison: le directeur artis- tique Charles Dutoit avait choisi de briller par son absence, de nombreuses places vides témoignaient d’une désaffection alarmante du public, et pour ajouter l’outrage à l’offense, les programmes imprimés n’avaient pas trouvé le chemin de la Place des Arts.Mais pourquoi se formaliser de tout cela puisque ce concert de la rentrée avait été placé sous le signe de l’insouciance — l’insouciance de cette musique viennoise qui entraîne les Autrichiens au traditionnel « concert du nouvel an ».C’est d’ailleurs un chef autrichien qui monta sur le podium.Agé de 75 ans Georg Tintner mène encore une carrière active; on se souviendra qu’il occupe depuis 1987 la direction artistique du Symphony Nova Scotia (Halifax), après avoir laissé sa marque en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Angleterre.Dirigeant tout de mémoire, il n’hésita pas à se faire le commentateur anglophone de la première partie de la soirée, tâche aussi délicate qu’imprévue dont il s’acquitta avec humour.Sans doute pour obtenir une meilleure sonorité de la formation réduite avec lequel il travaillait, Tintner disposa les instruments de manière inhabituelle; les premiers violons, les violoncelles et les contrebasses, à gauche du chef, les bois, les cors et la percussion, au centre, les seconds violons, la harpe et les altos, à droite du chef, les cuivres et les timbales, derrière les cordes de gauche, le tout formant un éventail.Il n’est pas certain cependant que cette géométrie inusitée ait produit des miracles sur l’acoustique de la salle Wilfrid-Pelletier.Au contraire, il arriva à maints endroits que la section des premiers violons ne parvint pas à imposer sa présence, plus ou moins écrasée qu’elle était par le poids des trombones et des trompettes.Sans vulgarité et sans aucune exagération — si ce n’est dans la façon de déployer l’orchestre devant lui — Tintner aborda sereinement cette musique légère de Johann Strauss qui, en son temps, suscita l’enthousiasme de Wagner et de Brahms.Question d’âge, de maturité peut- être, il ne force jamais les « tempos »; Valses, marches et polkas rennent le temps de passer, ce qui, la longue, engendre hélas une impression de longueur excessive — à ce point, la célébrissime Valse « An der Schonen, Blauen Donau » op.314 de Strauss laissa couler ses eux danubiennes sous le pont de l’ennui.L’excellent soprano québécois Lyne Fortin chanta Mozart, Lehar et Johann Strauss avec beaucoup de grâce.On pourrait lui reprocher d’ajouter ici et là le geste à la parole, mais on reste charmé par ce qu’elle fait de la musique.Bien sûr, la puissance relative de sa voix ne lui permet pas de s’imposer confortablement — notamment dans le Lehar et les deux Arias de Strauss, Tintner aurait dû placer une sourdine sur l’orchestre.Pur et léger, agréablement viennois, son timbre vocal convient à ravir à ces pages et en particulier au Deh vieni, non tardar, merveilleux chant d’amour que Suzanna destine à Figaro, au quatrième acte des Nozze di Figaro de Mozart.T.-M.parie sur les amitiés littéraires Paule des Rivières CERTAINS l’ont connu le soir, en le parcourant à la lampe de poche, recroquevillé sous les draps ; pour d’autres, c’est un oncle favori qui a tellement vanté les mérites de tel livre que la tentation a été trop forte.Mais tous, n’avons-nous pas un livre, un écrivain favori ?C’est en misant sur cette amitié particulière et toujours unique que Claire Lamarche et Télé-Métropole lancent le concours Lettre à mon écrivain, en invitant les jeunes de moins de 26 ans à écrire une lettre à leur auteur favori.Les 80 meilleures lettres seront réunies au printemps dans un bouquin.L’idée n’est pas nouvelle et, en annonçant hier les détails du concours, Mme Lamarche a brandi le merveilleux livre que Gallimard a publié au printemps dernier, Lettre à l’écrivain qui a changé ma vie.Témoignages passionnés ou aveux timides, les lettres sont toutes de véritables bijoux qui font mentir l’adage voulant que « les jeunes ne lisent pas ».L’initiative française avait également révélé que les jeunes affectionnaient beaucoup les écrivains classiques.Cette préférence des jeunes pour les classiques n’est d’ailleurs pas loin d’être égalée ici où les libraires cons tâtent avec étonnement que « Flaubert et Maupassant sont très en demande, plus que les modernes ».« Je comprends, ajoute M.Rolph Puis, des éditions Lacombe, car Balzac, après tout, c’est pas nul».M.Puis sera l’éditeur du volume, qui sera lancé au Salon du Livre de Québec en avril prochain.Quant à l’Association des libraires, elle entre aussi dans le jeu en accordant un bon de 50 $ aux 80 gagnants, qui pourront ainsi s’acheter quelques livres, deux ou trois.Mme Lamarche ne recevra que les lettres d’un maximum de deux pages, dactylographiées.Un jury, que présidera Mme Dominique De-mers, écrivain et journaliste, choisira les 80 meilleures.Leurs auteurs, s’ils choisissent des écrivains vivants pourraient les rencontrer à l’émission Claire Lamarche.La qualité du français comptera mais il est certain qu’un jeune de 11 ans ne sera pas traité de la même manière que sa grande soeure de 20 ans.Cependant, si l’orthographe et les fautes de grammaire sont à surveiller, une faute d’orthographe ne sera pas nécessairement fatale si celui qui l’a commise écrit une lettre sensible et drôle.Et Mme Lamarche, à quel écrivain voudrait-elle écrir-e ?« À Daniel Pennac, que ma fille de 21 ans m’encourageait à lire et que j’ai trouvé extrordinaire dans Comme un roman », sur les plaisirs et raisons de l’écriture.Les jeunes doivent faire parvenir leur lettre avant le premier décembre, à rémission Claire Lamarche à Télé-Métropole.Déjà, des professeurs ont fait savoir qu’ils intégreraient la rédaction de la lettre à leur cours.Comme quoi tout se récupère.Plaidoyer pour un musée Marie Laurier L’IDÉE est acceptée en principe par les autorités gouvernementales, soit la création d’un Musée des arts du spectacle vivant.À Montréal de préférence.Ce projet déjà fortement encouragé par l’ancien ministre fédéral des Communications Marcel Masse qui le voyait comme un satellite du Musée canadien des civilistions de Hull et meme installé au Monument national, a été entériné en 1991 par son successeur M.Perrin Beatty.C’est même lui qui a consenti une première tranche de 100 000 $ aux fins d’une étude de faisabilité.Ce qui a donné lieu à la mise sur pied d’une société formée de représentants de diverses disciplines artistiques — la musique, la danse, le théâtre, etc.— et présidée par M.Serge Turgeon et à l’embauche de la recherchiste Anne Bérubé, elle-même spécialiste en muséologie et en gestion de collections.De passage au DEVOIR hier, cette dernière nous faisait part des résultats préliminaires de sa quête de renseignements auprès des institutions et des centres d’archives du Canada susceptibles de posséder dans leurs fonds de réserve des oeuvres, des objets représentatifs des arts de la scène et méritant d’être conservés et éventuellement exposés.Cela peut aller de costumes et accessoires de théâtre ou de danse à des partitions de musique, en passant par des archives, des manuscrits, des documents historiques faisant foi de la vitalité des arts de la scène au pays.Mme Bérubé collige présentement les réponses de ses correspondants et elle devrait déposer son rapport vers la fin du mois de janvier prochain, avant d’entreprendre, le cas échéant, une autre étape, celle d’une description détaillée du musée et de son environnement, de son lieu, de l’espace requis, du traitement des collections.Depuis déjà 1980, le critique de théâtre et secrétaire-trésorier de la société Michel Vais s’intéresse et travaille étroitement à ce projet de musée qui « serait le premier et le seul du genre du Canada », et qui pourrait être érigé au coût de 30 millions $, à Montréal, centre le plus actif des arts de la scène, nous précise-t-il.« Il m’apparait tout à fait important de prolonger le goût de la représentation théâtrale, celui du spectacle de danse, de variété ou d’opéra, de l’exécution musicale ou du cirque, de la performance ou de la pièce de la rue.Et cela pour raviver la mémoire des plus intenses manifestations d’art vivant dont nous avons été témoins, observe notre collègue Michel Vais.Un musée des arts du spectacle, c’est le musée rendu vivant par le spectacle.» Car dans l’esprit de ses concepteurs, une institution de ce genre doit refléter en priorité et quasi en exclusivité les arts à l’état brut et qui parlent par eux-mêmes, sans interférence d’aucune sorte d’artifices ou d’équipement technique comme par exemple le cinéma qui exige un écran, la télévision qui nécessite un appareil, etc.Anne Bérubé a envoyé quelque 1 500 questionnaires en vue de l’inventaire des collections déjà existantes un peu partout à travers le Canada.Michel Vais nous fait remarquer que plusieurs sociétés théâtrales, comme le Rideau Vert, le Trident, le TNM ont été victimes d’incendies ces dernières années et que par conséquent de précieuses archives sont disparues.Il se pourrait bien par ailleurs que des personnes aient conservé des objets d’intérêt pour le musée.Anne Bérubé et Michel Vais lancent donc un appel à tous ces collectionneurs qui disposent de ce genre d’objets, fl y a sans doute des greniers bien garnis de costumes, de livres, de documents qui pourraient servir à enrichir un patrimoine qui s’accumule lentement mais sûrement dans cet esprit d’un musée des arts du spectacle vivant.Les personnes ou les organismes qui pourraient fournir des renseignements pertinents à ce projet peuvent communiquer avec Anne Bérubé, Muséoconseil, 480 rue Richelieu, bureau 302, Québec, GIR IKI. B-4 M Le Devoir, jeudi 17 septembre 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Sneakers 7 h, 9 h 25 H: Honeymoon In Vege» 7 h, 9 h III: Single White Female 7 h 10,9 h 20IV: Rapid Fire 1 h 15,9 h 15 BERRI I: (849-3456) - Jeune femme cherche colocataire 1 h 45.4 h 15, 7 h 10, 9 h 30 It L 'esprit de Caki 1 h 40,3 h 30,5 h 20, 7 h 10,9 h III: La mort mua va al bien 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30,9 h 30IV: La côté obecur du coeur 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 V: Tarin Peeka 1 h 40.4 h 15, 7 h, 9 h 30 BONA VENTURE I: (8493456) - BROSSARO I: (8493456) - Ligue en /upona 7 h, 9 h 25 II: Raster i l’écouta 7 h 15- Basic Inetlnci 9 h 25 III: Sneekera 7 h, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 1: (8493456)- Chrta- tophe Colomb 7 h.9 h 30 2: Honeymoon In Vegaa 7 h 30.9 h 35 3: Sneekera 7 h, 9 h 35 4: L'esprtlda Cain 1 h 15,9h 155: IMM7h05.9 h 30 6: Single White Female 7 h 05,9 h 20 CENTRE EATON 1: MD- Enchanted April 12 h 30.2 h 40.4 h 45.7h 05,9IU52: Contenions perverses 12 h 35, 2 h 45,4 h 55, 7 h 15,9 h 30 J: Rapid Fini 12 h 30, 2 h 50.5 h, 7 h 10.9 h 254: Untorghen 12 h 15.3 h, 6 h 15, 9 h S: L'arme fatale 3/Le retour de Batman 1 h 15, 6 h 50, mer 1 h 15 6: Toto le héree 7 h 15, 9 h 20— Freddie F.R.O.7 12 h 25, 2 h 25, 4 h 25, m» mer 12 h 26,4 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl (849 3456)- Sneekera 4 h 45, 7 h 15, 9 h 40 2: Honeymoon In Vegaa 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 3: Single WhHe Fertile i h, 7 h, 9 h 15 a Une co-production Société de U Plice des Ara -SKOtl vingt personnages en quête ( ~ d'une chanteuse conception et mise en K^ne lue plamondon louise forestier 16 septembre au 17 octobre 1992 mardi tu vendredi 20b, samedi 16h30 et 21 h, relâche les dimanches et lundis Theatre du Cafe Reservations téléphoniques.! de la Place 51J &42 2112.Frais de services.^ ,,-oça-; Redevance de t S i*T.PS I sur tout billet de plus de 10S.SPOT HSST" ^ CKATOAM LE DEVOIR CINÉMA FESTIVAL: 35 kUton (8497277)- CINÉMA JEAN-TALON: MH- The Hand that Rocks the CraiMe 7 h 10,9 h 30 CINÉMA LANGEUER 1 : Obsession fatale 7 h 05, 9 h 10 2: Une ligue en jupona 7 h- (MM spéciale 9 h 30 3: Restez à l'écoule 7 h 05, 9 h 05 4: L'esprit de Cain 9 h 15— Contre attaque 7 h 15 5: Wind 7 h, 9 h 25 6: Jeune femme cherche colocataire! h 06,9 h )S CINÉMA OMÉGA 1: - L'anne fatale 3/Le retour de Batman I h 152: Contre attaqua 7 h.9 h 15— 3: Rock'n Nonne 7 h 15— Basic CINEMA QUÉBEC CINÉMA LIDO: —13 au 17 sept.Conleaslona perverses mar au jeu.19 h, 21 h 10— Obsession totale mar.au jeu.19 h.— Jeune femme cherche colocataire 21 h 10— Boomerang mar.au jeu.19 h, 21 h 10— Conbe-arisque mar au jeu.19 h, 21 h 10 LE CLAP: (650-CLAP)— Le secret de Tara 14 h 30,19 h 15— Tarin Peaks 12 h, 16 h 45,21 h 30 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- La monde de coof 7 h, 9 h 15— La petit prince a dit 7 h 10,9 h 25— Jalousie 7 h 15,9 h 15— Un-torglven 6 h 30.9 h 05— Indochlneih 15— Rock 'n Nonne 7 h 20,9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)- 14 au 17sepl-Jeune femme cherche colocataire 13 h 15, 16 h, 19 h, 21 h 30— Basic Instinct 13 h.16 h 10, 19 h, 21 h 40— Contre-attaque 13 h 30.15 h 50, 19 h 25,21 h 35— La mort voua va al bien 13 h 45,16 h 45,19 h 35,21 h 50- Sneakers 12 h 30, 15 h 45,19 h, 21 h 30- L'esprit de Caïn 12 h 45.15 h, 17 h, 19 h 20,21 h 25- Raster i l'écoute 13 h.15 h 30.19 h 10,21 h 20- Obseaalon létale 14 h, 17 h, 19 h 30.21 h 50 PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Christopher Columbue 7 h 10— Stay Tuned 9 h 30— Pet Semetary 2 7 h, 9 h 05 STE-FOY1 : (656-0592)— Confessions perverses 7 h 05,9 h 20— L'arma fatale 3/Le retour de Batman 6 h 45,9 h 15- K2 Ultimate High 7h,9h.pi '«Tk mensonges de paul wheeler traduction de olivier reichenbac Ru 21 septembre au 17 octobre 1992 Cette année, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! IDENTIFIEZ 5 MOTS PASSEPORT TIRAGE LE 30 OCTOBRE 1992 MOTS PASSEPORT DATE DE DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ A CIEL, C P.98,5, LONGUEUR J4H 3Z3 COUPON ORIGINAL GBLlGtljiRf ' LE DEVOIR TÉlfPMONI QUESTION 0 HABILITÉ À COMPLÉTER 90 ?8.5 - cwtik - «ourse et alexia martin et les concepteurs Michel Beaulieu, François Laplante, Alain Roy, Stéphane Roy, Jean Sauvageau.Mardi à samedi 20h.Dimanche I5h.RÉSERVATIONS: 845-7277 MVtXTICHU AmimoK (514)5224245 r II l; \ T n i: Il i: QiAT'sors > \\ i- dix tin*4 Kî-rr.Mnviiu:m.Instinct 9 h 15 4: Chérie l'ai gonflé le bébé 7 h, 9 h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 bout SRaurmt, IM (8436001) - téontréaé OH/Au pays dee borgnes/Trait d’union 20 h.(11 au 17 sept) CINÉMA PARIS: IM (875-7284)- Spotdoood 2 h 30.9 h 30- Taxi Driver t h 30— A League cl their Oaml h CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trare-Ca-nada (849-3456)- Honeymoon tn Vegas 7 h 15,9 h 20 2: A League ot Thstr Oem 7 h, 9 h M 3: Death Becomes Her 7 h, 9 h 15 4: Snap-kers 7 h.9 h 35 5: Wind 7 h, 9 h 30 6: Single White Female 7 h, 9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-Breaklng a Leg 18 h 35— Le btporieir 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke O.(489-5559) -Fermé temporairement CINÉPLEX I: (849-3456) - Universal Solder 3 h, 5 h 15,7 h 15,9 h 30, mar 1 h,3h, 5h 15,7 h 15 9 h 30 2: The Player 3 h 30, 6 h 45,9 h 15, mar.1 h.3 h 30.6 h 45,9 h 15 III: Un Hgue en jupons 3 h30, 7h, 9h25, mar 1 h06,3h30, 7h,9h25IV: Contre attaque 3 h 10.5 h 10.7 h 10.9 h 25, mar 1 h 05.3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 25V: Deaéh Becomes Her 3 h 40,7 h, 9 h 15, mar.1 h OS, 3 h 40, 7 h, 9 h 15 VI: Basic Instinct 3 h 30, 7 h, 9 h 25.mar 1 h 05.3 h 30.7 h.9 h 25 Vil: Proapema Book 3 h 40,6 h 45,9 h 15, m» 1 h, 3 h 40,6h 45, 9 h 15 VIII: Playboys 3 h 20.7 h, 9 h 20.mar i h, 3 h 20.7 h, 9 h 20 IX: CMstophe Colomb 3 h 25.7 h 05,9 h 30, mar 1 h 10,3 h 25.7 h 05.9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)-Sens un cri 1 h 30,3 h 20, 5 h 10, 7 h, 9 h.Il: Le belle histoire) h, 4h 30,8h.lll: L4olo2h,5h, 7 h 15.9 h 30 IV: Le secret de Tms) h 50, 4 h 30.7 h, 9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Bou! René-Lévesque, Mil (283-8229)— Aeh-tam/La mémoire du vent 18 h, 20 h (15 au 19 sept) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Citizen Kane 19 h -La grande llktelon 21 h 15 CRÉMAZ1E: (849FILM) — La crié de la /oie 8 h DAUPHIN I: (849-3456) - La belle histoire 7 h 3011: Léoto!h 10,9 h 20 CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3436) - Sneekera 7 h, 9 h 25 II: Honeymoon In Vegaa 7 h 35,9 h 35 DOAVAL I: (631-8586) - Enchanted April 7 h 10, 9 h 10 II: Conleaslona perverses 6 h 50, 9 h 111: Whispers In the Dwk 6 h 30, 9 h.IV: Rapid Fire 7 h.9 h.DU PARC 1 : (844-9470)— Sister Ad 7 h, 9 h, 2: Whispers In rite Dark 7 h 20,9 h X 3: Untor-glven 6 h 45, 9 h 15 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Confessions perverses 1 h 15, 3 h 15,5 h 15, 7 h 15,9 h 15 2: Indochine 12 h, 3 h, 6 h.9 h.FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1: -Sister Ad 7 h 15,9 h 25, lun.12 h 35.2 h 40.4 h 50, 7 h 15,9 h 25 2: Lethal Weapon 3/Bsbnan Returns 6 h 45- 3: 3 Ninjas 7 h 05.9 h 05 4L-Rampage 6 h 50.9 h 05 5: Whispers In the Dark 7 h 10, 9 h 30 6: Pet Semetary 2 7 h 05,9 h 25 F: Unforghren 6 h 30,9 h 20 K2 Ultimate High 6 h 45,9 h FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (8493456)-Wlnd 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 2: Tarin Peaks Firewalk With Me 4 h, 9 h 15- Death Becomes Her 1 h 45,7 h 10 3: Raising Caki 5 h, 9 h 30— A League of their Own 2 h, 7 h.mer.2 h 4 : El Lado Oscuro Del Coraron 1 h 30,4 h 20.7 h, 9 h 30 30,2 h 30,4 h 30, 7 h, 9 h, 5: Un coeur an hiver 7 h 10, 9 h 20, mar mer 12 h 30.2 h 50,4 h 50, 7 h 10.9 h 20 8: Stay Tuned?h, 9 h 10, m» mer 1 h.3 h.5 h, 7 h, 9 h 10 7: flOC*'n Nom* 7 h 25.9 h 40.mar mer 12 h 40, 3 h, 5 h, 7 h 25, 9 h 40 •: Indochine 6 h, 9 h, mar mer 12 h 10.3 h 10, 6 h 10.9 h K» Whispers ki dm Dark 7 h 10, 9 h 10, mar mer.12 h 20,2 h 30, 4 h 50, 7 h 10,9 h 10 10: Boomerang 6 h 50, 9 h 20- 3 Nkdm mx mer 1 h.3 h.5 h 11: Chérie fai goollé le bébé 7 h 20, 9 h X, mar mer 1 h 20,3 h 20,5 h 20, 7 h 20, 9 h M 12: Pal Sematary 2 7 h 20,9 h X, mar mer 12 h 30,3 h, 5 h 10.7 h 20,9 h 30 LAVAL 2000 1: (849-3456)- Jeune femme cherche rrriocatake 7 h 10,9 h 20 2: La mort voua va si bien T h, 9 h LOEWS 14861-7437) - Enchmded April 1 h 15, 3 h 15,5 h 15, 7 h 15,9 h 15 II: K2 IHUmaée High 12 h 15.2 h 30,4 h 50,7 h 10,9 h 30 III: Whispers In the Dark 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 20,9 h 35 IV: Slater Ad 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 V: Stranger Among Us 12 h 25, 2 h 40.5 h, 7 h 25,9 h 40, mer.12 h 25,2 h 40,9 h 40 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1: Présumé Innocent 19 h — Europe 21 h 30- Stee 2: Lee mole d'avril sont meurtriers 19 h IS— chant Motel, adaptation de Fernando Arrabal, m.en s.Luc Dansereau, du 17 au 20 sept 4 206.30 ARÊNA MAURICE-RiCHARO: 2800 Vrau.Montréal (842-7750)— Le Festival de théâtre des Amériques présente • Les Abides • du Théâtre du SoM, m en s Ariane Mnoudikine, du 2 au 20 sept BAR a SHARP: 4062A SILaurent Montréal-Ray Bonneville, le 17 sept LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (8440882)— Jazz à 22h.30— Twice Bhre, le 17 sept BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 tue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, km.mar.19h.à 24h., mer.au ven.17h 30 à 22h — Le Trio de Charte Btbdte, en permanence du mer.au ven.é compter de 22h , sam.à compter de 21h.30 — Béy Georgette, pianiste/chanteur, km.mar.de 17ti.a 19h — Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21h.30— Le bio de Bernard Primeau, les dim.de 18h.30 à 24h.LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Lindsey Davis et Les Sheiks, les 17-18-19 sept, à 22h 30 CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)-Louise Forestier propose: • Vingt personnages en quête d'une chanteuse >, signé Luc Plamondon, du 16 sept au 17 oct CÉGEP MARIE-VICTORIN: Saké Déséets, 7000 Marie-Victorin, Montréal-Nord (649-8681)— Les Grands Balets canadiens présentent « L'Art du Pas de deux >,db.art Jean Léger, le ven.18 sept CINQUIEME SALLE: PdA, Montreal (842-2112)— • La maison cassée • tragédie de Victor-Lévy Beau-lieu, m.en s.Jean Sahry, du 2 au 26 sept, i 20h., le sam.à 16h.30et21h.CLUB PATRICE: 4171 St-Oenis, Monbéal (844-4481)— Jean Claude Kamerun (basse) reçoit un pianiste tous les soirs à 22h.(sauf dkn.) COLLÈGE JEAN-EUDES: 3535, boul.Rosemont Monbéal (849-8681)— Les Grands BaNets canadiens présentent • L'Art du Pas de deux », dir.art Jean Léger, lesam.19 sept Ubg(21 h OUTREMONT: (278-F1LM)- PALACE V.— Lethal Weapon 3/Batman Returns 1 h 15, 6 h 45.mer jeu.1 h 15 II: Pet Sematary 212 h 10,2 h 30,4 h 50, 7 h 15, 9 h 35 III: Stay Tuned 12 MO, 2 h 45,5 h, 7 h 10,9 h 10 IV: Diggatown 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h 06,9 h 25 V: Christopher Columbus 1 h, 3 h 40.6 h 30.9h 15 VI: Untorghmn 12h M, 3h 15.6h 10,9 h PARADIS I: (3543110)- La retour de Batman 6 h 45— Coyote 7 h - kUbeese de matson 7 h 15- Basic Insrind 9 h - La Oté de la joéa 9 h 15- Fraction de aaconde 9 h 30 PARISIEN I: (8663856)- La vieMe qui marchait dans la mer 12 h 50,3 h, 5 h 10,7 h 20,9 h 2511: Venantes rive gauche 1 h 10,2 h 50.4 h 30.6 h 10,7 h 50,9 h 35 III: Docteur Petiot 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 20 IV: Le petH prince a dk 12 h 30,2 h 45,5 h, 7 h 15,9 h 30 V: Indochine 1 h.4 h 30, 8 h VI: On coeur en hiver 12 h 15, 2 h 35,4 h 55,7 h 15,9 h 35 VH: Un coeur en hiver) h 25,3 h 45,6 h 05,8 h 25 PLACE ALEXIS NIHON 1^849-3456) - Sneaked 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 II: Single White LE CIRQUE: 2112 St-Denis, Montré^ (987-7658)-Snack'n Jazz tous les km et mar i 21h avec C Papasotl el L Souker NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: Sale Fred-Barry, 4353 est Ste-Catherine, Monbéal (253-8974)— < Arrêter le mensonge • de Sam Shepard, m.en s.Jacques Flossi.du 15 sept au 17 oct à 20h.30 RESTO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier, Monbéal (861-0188)— John Mc-Gale en spectacle, les mer.à 20h 30— L’Ensemble de Dave Turner et invités, les jeu.ven.sam.à 20h.30 SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 boul de l'Aven», Laval (667-2040)— Stéphane Rousseau, du 19 au 23 nov — Yvon Deschamps, du 7 au 11 jviv SALLE WILFRID-PELLETIER: PdA.Monbéal (965-2222)— L'Opéra de Montréal présente un opéra en 4 actes de Umberto Giordano • Andrea Chénier », m.en s.Bernard Uzan, les 17-19-23 e! 26 sept à 20h.STUDIO-THÉÂTRE DA SILVA: 1155 rue Morel.Ste-Sophie (514-431-2373)— • Les grands chemins • de Jean-Giono, m.en s Jean-Guy Sabourin, les ven sam.à 20h2O.jusqu'au 19 sept Eaux vives, groupe de soutien moral pour personnes seules, vous invite à une rencontre, le jeudi 24 septembre de 19 h 30 à 22 h, au sous-sol du presbytère St-Vin-cent-de-Paul, sis au 5443, boul.Lévesque est, à Laval.Rens.: Claire au 661-0931.¦ ANO-SEP, association à but non lucratif, regroupe les femmes séparées ou divorcées, une fois par semaine durant 15 semaines.Rens.: 277-9870.Female 1 h 45, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 Ilk Honeymoon m Vegas 1 h 30, 3 h 30.5 h », 7 h 30.9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - Jeune femme cherche colocataire 7 h, 9 h 15 2: L, mort vous va si bien 7 h 15,9 h 20 PtAZA CÔTE DES NEIGES: (8494456)- 1; Raising Cain 7 h 25,9 h 30 2: Honeymoon h Vegas 7 h 20,9 h 20 3: SAngte White Female 7 h.9 h M 4: Deed) Becomes Her 7 h 05, 9 h 25 S: Sneakers 7 h, 9 h 356: Wind7 h 05,9 h407: Howard's E«V8ti LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Ml (274-3550) — Night on Earth 7 h - Atone ter kl s Box 9 h 30 VERSAILLES 1*3567880) - Contassions par- verses 7 h 25, 9 h 30, mar 1 h.3 h 10, 5 h 20.7 h 25,9 h 30 II: Wind 6h 50.9h20, mar 1 h 10.4 h.6 h 50.9 h 20 III: Single WhHe Female! h 20,9h 30, mar 12 h 45,3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h MIV: Pet Sematary 2 7 h 15, 9 h 25, mar.12 h 50.3 h, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 25 V: Rock'n Norme 7 h 10, 9 h 30.mar 12 h 45, 2 h 45, 5 h.7 h 10, 9 h 30, VI: Honeymoon In vegaa 7 h, 9 h 15, mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h 15.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul.Vieux Monbéal (845-7306)- « Opéra tou .spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, à compter du 3 oct, sam et dim.à 15h.THEATRE D’AUJOURD’HUI: 3900 St-Denis.Monbéal (282-3900)— • La leçon d'anatomie » de Latry Tremblay, m.ers René Richard Cyr, du 11 sept au 4 oct, du mar au sam.i 20h, et le dm.à 15h.THEATRE DE QUAPSOUS: 100 est ave des Pire.Monbéal (845-7277)- .Mensonges.de Paul Wheeler, m.en s.Sophie Clément du 21 sept au 17 oct LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec-Le Théâtre du Trident présente » Famde d'artistes » de Kado Kostzer et Alfredo Arias, m.en s Alexandre Hausvater, du 29 sept au 24 oct THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 Si-Jean, Québec (418-694-9631)— Le Théâtre de la Bordée en collaboration avec le Théâtre de la Commune présente ¦ Deux tangos pour toute une vie » de Mane Laberge, m en s.Denise VervAe.du 15 sept au 10 oct.mar.au sam à20h.boul.Cousineau, de 14 h 30 à 20 h 30 Rens.: 937-1941.¦ « La dépendance amoureuse ».Les Belles Soirées de l’Université de Montréal proposent 3 rencontres qui seront animées par Rose-Marie Charest.Ces activités se tiendront les vendredis, 18,25 septembre et 2 octobre, de 19 h 30 à 21 h 30, au Pavillon principal, 2900, boul.Édouard-Montpetit, entrée Z-l.Rens.: 343-6090.SUR SCENE AGORA DE LA DANSE: 840 rue Chômer, Montréal (525-5584)- Mécanique Générale présente Mé- Â SURVEILLER GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Confessions perverses 7 h 10.9 h 20 2: Honeymoon In Vegas 7 h, 9 h 10 3: K2 Ultimate High 9 h 15— Pet Sematary 2! h.IMAX: Vieux Port de Monbéal (4964629)- Arrière-Uca version française: 10 h 30,11 h 30,13 h 20,14 h 15,15 h 10,16 h 05,17 h, 19 h 30,20 h 30, version anglaise: 12 h 25,18 h 30— Lea Rolling Storms 21 h 30 (jusqu'au 13 sept tous les jours) IMPÉRIAL: (288-7102) - Rampage 1 h.3 h, 5 h.7 h 05,9 h 15 LAVAL : (6867776) - 1: Rampage 7 h, 9 h.mar mer 12 h 40, 2 h 50, 4 h 50, 7 h, 9 h.2: Confessions perverses 7 h 20,9 h 20, mar.mer.12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 20 3: K-2 Ultimate High 7 h 20.9 h 40.mar mer.12 h 20.2 h 40.5 h, 7 h 20.9 h 40 4: Enchanted April 7 h.9 h, mar.mer.12 h ESPACE ART ET ESSAI DU BUILDING DANSE: 3755 St-Dominique, Montréal (842-1887)— La Grande Murène de Chine présente L'Odalisque.chorégraphie de Carole Bergeron, du 15 sept, au 4 oct.à 21 h.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Monbéal (271-5381)— Le Théâtre Niveau Parking présente « Un sola dans le jardin • création collective, dans une m.en s.de Michel Nadeau, du 14 sept au 4 oct à 20h , matinées les dim.27 sept, et 4 oct i 15h.IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port, Montré* (846 1612)— Exposition internationale, Art Nouvelles Technologies et Communication, ouvert tous les jours, du 15 mai au 20 sept 92, de 10h.à 23h , dim.jusqu'à 21h.LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (526 2246)— Le strip-tease dans l'âme, spectacle de Louise Portai, du 15 au 26 sept à 20h 30 La Société d’arthrite recherche des bénévoles pour vendre des macarons et des crayons dans divers centres commerciaux de la région de Montréal.Si vous êtes disponibles les 24 et 25 septembre ou les 1er et 2 octobre, appelez au 842-4848.¦ L’Institut d’économie politique Karl Po-lanyi organise un souper-bénéfice, le jeudi 24 septembre à 19 h, avec MM.Kd Broadbent et Jacques Parizeau sur le thème : « La social-démocratie dans les années 1990 », à l’Université Concordia, Pavillon de la nouvelle bibliothèque, 10e étage, 1453 rue Mackay.Réserv.: 848-2580.¦ Concertation femmes, 2005 Victor Doré, local 220 à Montréal, offre aux femmes un service d’informations juridique gratuit.Rens.: 336-3733 ou 333-6629.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h ; à la STCU M, Centre Frontenac, 1612 rue du Havre, de 10 h à 17 h ; à H udson, École St-Thomas, 393 rue Principale, de 15 h à 20 h 30; à Anjou, Centre de transport Anjou, 8150 rue Larrey, de 9 h 15 à 16 h 15, et à St-llubert, 5959.Aujourd’hui à 12 h 30, l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail vous invite à une conférence midi sur le thème : « Les taux de mortalité par accident du travail au Québec » par Michel Rossignol, à la salle 1201 du 505, boul.de Maisonneuve ouest à Montréal.Rens.: 288-1551, poste 205.¦ La Fondation du jardin et du pavillon japonais est heureuse de vous annoncer la tenue d’une importante manifestation culturelle qui aura lieu du 17 septembre au 12 octobre sous le thème : « Le Japon fête Montréal ».Rens.; 872-7954.¦ Aujourd'hui de 12 h à 13 h, le Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la prévention vous invite à une conférence scientifique donnée par Madeleine Poulin sur le theme : « L’interdisciplinarité dans les sciences sociales.Oui, mais comment ?», au 2910 Édouard-Montpetit, #1, salle 101.Rens.: 3466111, poste 4275.¦ Aujourd’hui de midi à 20 h, RAPT, association des victimes de délits sexuels de thérapeutes, vous invite à une journée portes ouvertes, au 4095 chemin de la Côte-des-Neiges, app.2.Rens.: 934-6395.MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.JEUDI 17 SEPTEMBRE Le Centre de bénévolat de la Rive-Sud LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • quintette La truite op.l 14 (Schubert) • symphonie no 1 Classique (Prokofiev) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto brandebourgeois no 5 (J.S.Bach) • symphonie G.511 (Boccherini) • concerto pour violoncelle G.483 (Boccherini) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme a un grand besoin de personnes bénévoles pour combler l’attente de jeunes enfants qui n’ont pas de grands-mères.Rens.: Suzanne Villeneuve au 465-6130.¦ Le Service des sports de l’Université de Montréal vous invite à venir vous inscrire aux activités sportives et récréatives, les 17 et 18 septembre de 18 h, à 19 h 30 et le 29 septembre de 17 h 30 à 19 h.Rens.: 343-6150.Le Centre de bénévolat de Laval recherche des bénévoles-cuisinières dans la préparation de repas qui seront distribués au domicile des personnes malades ou en perte d’autonomie.Rens.: Hélène au 669-1704.Parlimage tiendra les 25,26 et 27 septembre un stage sur « La préparation dé casting » pour comédiens et jeunes réalisateurs.— Un stage sur « La production de télévision et vidéo » les 26,27 et 28 septembre— Stage sur « Le droit d’auteur » le 26 septembre.Inscr.: 288-1400.B SAMSKI organise une fin de semainé de golf, du 24 au 27 septembre, à trois prestigieux clubs de golf de la Nouvelle-Angleterre.Il s’agit de Sugarloaf et de Sa-moset dans l’État du Maine et The Balsams au New Hampshire.Réserv.: 345-F032.La télévision du jeudi soir en mi clin d^oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO ci CBFT (R.C.) Montreal Ce soir Marilyn p Tous pour un Lance et compte III p Raison passion À tout prix Le Télélournaip Le Polm/météo/sport 23h20 / Cinéma: Le cassé -Fr.71 Avec Jean-Paul Belmondo et 0.Sharif rôpi WCAX (CBS) 1 4 J Burlington News Newsp Murphy Brownp Top Cops p Street Stories p Middle Ages p News Silk Stalklngs rë'l WPTZ(NBC) U2J Plattsburgh News New» g Jeopardy! p Wheel of Fortune p Family Ties g Cheers p Night Court p News The Tonight Show p w» CBMT(CBC) «zJ Montréal Newswatch Oegrassi p Junior Hlgn Michael Jackson Cinéma : Lost In The Barrens —Can.90 Avec Nicholas Shields et Evan Adams The National p The Journal News Newhartp Star Trek *0 EST Le TVAp éd.18 lires Jeopardy I Chop-Suey Docteur Doogle Minisérie / Une belle équipe—3e/6 Claire Lamarche AdLib Le TVAp réseau TVA g sports Mongrain de sel «b sest1 Puise p Entertainment Tonight p Cheers p The Cosby Show p E.N.G.g Unsolved Mysteries p Newsp ArsenloP Hall Show TV5 (Tété «tJ Francophone» Carré vert Des chiffre» et de» lettre» Journal deTF1 Vision 5 Nouveaux mondes La chambre des dames La chance aux chansons Carabine FM Journal deFRJ Nouveaux mondes ©aar-» Passe- Partout Tétéservlce Fousp delà pub Questions d'argent en direct Cinéma : L'Insoutenable légèreté de l'être — Am.88 Avec Daniel Day-Lewls et Juliette Binoche Téléservice m s*r Musique vidéo Fax: LTnfoplus Vldéoplus VJ: Marte Plourde Musique vidéo Rock en bulle Unplugged : M.Carey Musique vidéo m BT» News New»p Star Trek p Delta p Room g For Two Hometrontp Primetime Live p News Nlghtllne Married p Wtth.19h / Spotlight / Los Lobos Fai Vkféoflow 54-40 Or Fight 750) VERMONT ETV(PBS) The MacNell/Lehrer Newshourp The Nightly Business Burt Wolf : Eating Well This Old p House Homettme Mystery ! The Dark Angel p Cinéma: The Lindbergh Kidnapping Case ® 1mm La guerre des clans Sonia Benezra Coin de fouore Cinéma : Star Trtk 5 : l'ultime frontière -Am.89 Avec Leonard Nlmoy al Laurence Lucklnbill Le Grand Sports plus Journal (22h45 Sports plus extra Cinéma : Bronco Billy (23h45) g&SS Newton'» Apple p The Nightly Business.The MacNeil/Lehrer Newshourp The American Expérience / Nixon p Emmerdale Farm American Masters p CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, jeudi 17 septembre 1992 ¦ B-5 ARTS VISUELS Les « 6 à 8 » des femmes d’affaires Passeport pour l’art contemporain Marie Laurier Jean Dumont SI VOUS VOULEZ tout savoir: les femmes d’affaires consacrent leurs « 6 à 8 ».à la culture, et plus précisément, à leur initiation aux arts visuels contemporains.En collaboration avec la Commission d’initiative et de développement culturels (CIDEC) de la Ville de Montréal et l'Association des galeries d’art contemporain de Montréal, l’Association des Femmes d’affaires du Québec organise en effet, pour la deuxième année consécutive, une série de visites des galeries d’art contemporain de Montréal.La saison dernière a vu plus d’une centaine de membres de l’Association apprécier les tournées efféctuées dans une dizaine des bonnes galeries de la ville.Le 15 septembre dernier, de 18h à 20 h, la Galerie Art & Arte et Bernard Paquet, l’artiste dont les oeuvres étaient accrochées aux cimaises, accueillaient le premier volet de la saison de cette heureuse initiative, et les organisatrices de l’événement ont profité de l’occasion pour dévoiler le contenu et les particularités du programme 1992-93.Il a été décidé que cette année l’artiste exposé dans la galerie visitée sera présent pour parler lui-même de son travail et répondre aux questions des personnes intéressées.Précisons également que l’Association des Femmes d’affaires du Québec étend aimablement son invitation à la culture autant aux hommes d’affaires qu’à toute personne intéressée à la connaissance des arts visuels.Le programme de la saison comprend les visites suivantes: Galerie Simon Blais, l’ELAAC, la Galerie Jocelyne GobeU, Michel Tétreault Art International, la Galerie Christiane Chassay et la Galerie Graff.En plus de la rencontre avec l’artiste, chaque visite comprendra des exposés sur les techniques des arts visuels, la constitution d’une collection et les avantajges fiscaux qu’elle comporte.Si j’en juge par la réunion de mardi dernier, voilà un excellent moyen de se familiariser avec cet art contemporain trop souvent décrié sans être connu.Renseignements: (514) 845-4281.ICOM : ateliers ouverts À L’OCCASION de la tenue d’ICOM 92 à Québec les artistes de la ville ouvriront leurs portes aux visiteurs durant deux fins de semaines consécutives.Dès demain 18 septembre, de 18h à 21 h, les Céline Allard, Danielle April, Paul Béliveau, Cécile Létourneau, Nicole Malenfant, Lauréat Marois, Marcel Marois, Suzanne Martel, Christian Noreau, pour ne parler que de quelques uns parmi les 80 artistes participants, accueilleront les visiteurs dans l’intimité jalouse de leurs ateliers respectifs.Cet événement, qui fait honneur au dynamisme de la colonie artistique de Québec, est entièrement organisé par les artistes et partiellement financé par eux.Cette année, une artiste se tiendra en permanence à la Bibliothèque Gabrielle Roy pour recevoir les visiteurs et les guider, tandis que la projection en continu de trois diapositives d’oeuvres de chacun des artistes participants François Vincent permettra aux amateurs de choisir le programme de leurs visites.Un événement à ne pas manquer; les artistes quant à eux sont impatients de cette possibilité de montrer leur travail.Informations: Bibliothèque Gabrielle Roy, 350, rue Saint-Joseph est, Québec.Tél: (418) 529-0924.Sculpture en direct L’ATELIER SCULPT est un atelier collectif regroupant des sculpteurs professionnels sur pierre qui s’est donné pour mandat de promouvoir la sculpture et de sensibiliser le public à cette forme d’art.Ses membres ont été, depuis la fondation de l’Atelier en 1980, les initiateurs de nombreux projets en ce sens.Cette année encore, sur le terrain de la Maison Cormier, au coin des rues St-Urbain et Milton, six artistes travailleront en public, jusqu’au 26 septembre, à la réalisation de sculptures monumentales.Cet événement se veut une possibilité d’échange entre les artistes et le grand public, et une occasion pour ce dernier de se familiariser avec des fonctionnements et des techniques qu’il n’a pas souvent l’opportunité de voir mis en oeuvre.Renseignements: (514) 523-0188ou 844-5303.Arts visuels sur la scène C’EST FRANÇOIS VINCENT, un artiste peintre et graveur québécois bien connu, représenté par Michel Tétreault Art International, qui illustre le décor de la pièce de Larry Tremblay, La leçon d'anatomie, présentée au Théâtre d’aujourd’hui jusqu’au 4 octobre prochain.Le mariage des arts visuels et des arts de la scène va, dans cette collaboration, au-delà de la scénographie, puisque Vincent exposera à cette occasion cinq gravures et deux tableaux témoignant de son oeuvre, et que l’auteur du spectacle présentera au public le livre de la piece dans lequel quelques unes des toiles de François Vincent sont illustrées.Une rencontre à ne pas manquer entre la peinture, le théâtre et la littérature.Françoise Sullivan DANS « LA DANSE ET L’ESPOIR », un texte publié dans « Le refus Global », dont elle fut l’une des cosignataires en 1948, Françoise Sullivan écrivait à propos de la danse: «.Un univers est créé, tout un monde respire.Le spectateur assiste à une efflorescence de la vie sous yeux.» .On pourrait en dire autant de ses toiles récentes, exposées malheureusement pour trop peu de temps, à l’Agora de la danse, à l'occasion de sa collaboration à la chorégraphie de « Oeuvres d’alors III » présentées par Danse-Cité (Voir LE DEVOIR du 15 septembre 92).Au fil des oeuvres circulaires, dans lesquelles on retrouve, dans le dédale des collages des morceaux irréguliers de toile, la tentation de la spirale qui a marqué son oeuvre sculptée, on a bien l’impression d’assister à cette même création d’un univers.Depuis la première pièce marquée d’un bref éclat d’or et de rouge et qui ne livre autrement que les ébauches d’une structure, jusqu’à la sixième dans laquelle on reconnaît comme en un monde stabilisé, des images d’oiseaux, de poissons et de cristaux, l’oeuvre passe par toutes les étapes d’un réel fragmenté dont les éléments hésitent entre l’ordre et le désordre.L’exposition n’est ouverte que les jours de représentation, à partir de 19h.L’Agora de la danse, 840, rue Cherrier est.Tél: 525-1500.Un Prix mérité LE COMITÉ de sélection de la Fondation Gershon Iskowitz a décidé que « l’intelligence et les convictions sincères qui se dégagent de l’ensemble de la production d’Irene F.Whittome en font une récipiendaire toute désignée pour le prix Gershon Iskowitz 1992 ».L’artiste montréalaise, née à Vancouver, dont on a pu apprécier les oeuvres dans de nombreuses expositions au Canada et au Québec, notamment au Musée des beaux-arts de Montréal, il y a une dizaine d’année, se mérite donc, avec ce prix créé pour souligner l’apport exceptionnel d’artistes canadiens, une bourse non négligeable de 25 000 dollars.Son nom s’inscrit à la suite de ceux de Denis Juneau, de Louis Comtois, tous deux de Montréal, De General Idea (Toronto et New York), de Gathie Falk, de Jack Shadbolt, tous deux de Vancouver, et d’Arnaud Maggs (Toronto).Félicitations.Un enfant qui jubile Le théâtre de Robert Lepage est fait d’objets hétéroclites, de paroles cosmopolites qui se croisent, de musiques étrangères qui s’unissent.Metteur en scène et comédien, Lepage fait voyager ses images éblouies en Europe comme dans les Amériques.Il est apparu à Paris, en 1989, au Théâtre de Boulogne-Billancourt.Il est passé par Maubeuge, Salzbourg, Londres et s’installe de nouveau ces jours-ci à Paris avec deux spectacles dont il est l’auteur, le Polygraphe et l’Aiguille et l’opium.Plus une trilogie de Shakespeare adaptée par Michel Garneau.L’arrivée de Robert Lepage en France est si attendue que le journal Le Monde publiait hier ce texte de Michel Garneau qui a choisi la forme rythmée de la poésie pour parler de Robert Lepage.Dans la salle où l’on répète les mots et les gestes il y a partout des objets en chemin d’être des déjà décors des projets costumes et des choses rares et quotidiennes qui seront bientôt tout à fait on le voit bien avant que de l’entendre des instruments inventées de musique des instruments de musique inventée des instruments de musiques inventées Robert me guide l’air gourmand vprs les mots les gestes et les chemins d’âme dehors le soleil règne ici dedans une riche pénombre toute la lumière sur la table où l’on étale une première fois les mots et les gestes les femmes et les hommes de théâtre d’abord s’assoient |K>ur faire la lumière à ma grande table souventes fois faite de plusieurs petites tables mises ensemble et qui en sont marquées de coups de mots de phrases et parfois de coeurs gravés eômme des tables de pique-nique grands établis où l’on va travailler l'âir d’aller des misères et des merveilles püpitre des délires dans la gourmandise de l’imaginaire plateau où l’on invente la pire déchirure et la plus dépouillée sérénité et où l’on déchire sereinement l’invention pôur aller plus profond dans la surprise et c’est là d’abord qu’un Robert règne là où les plaisirs de l’intelligence sensuelle font la première lumière (et devrais-je scandaliser le monde je le dirai quand même c'est ce moment du théâtre que par-dessus tout j’aime) ce Robert a l’air d’un enfant qui connaît bien l’art d’avoir l’air d’un enfant sage mais je l’ai vu à l’orée du noir enfant qui jubile d’avoir gagné le droit de s’amuser à part entière il y a dans celle du théâtre la vieille énergie du sacré et le sacré prime dans la plus pure énergie c’est le sacré de l’enfance qu’on voit si clair dans les infiniment variables cérémonies du jeu où la chance de faire du théâtre quand on est grand c’est celle d’être aussi grand que l’enfant qui joue j’ai vu ce Robert jouer sur une scène il avait l’air d'un chat un peu mystérieux et tout plein d’équilibre il guide les femmes et les hommes de théâtres à la table de gourmandise comptoir composite des délires étal usagé de l’imaginaire il guide comme une grande bête bienveillante les femmes et les hommes de théâtres dans quelques instants du fleuve Shakespeare que j’ai navigués d’avance pour leur changer la langue je suis allé à la table de l'intelligence sensuelle et de l'imaginaire gourmand dire un peu comment je trouvais le fleuve et je me suis entendu dire : nous avons perdu notre royaume nous sommes en exil nous habitons une île nous avons ces pouvoirs nous domptons la bête et asservissons l’esprit des fous et les ivrognes nous amusent nous sommes dans le siècle fâchés contre le monde pleins de gens déshonnêtes nous ne croyons plus à l’amour mais celles et ceux qui y croient nous émeuvent nous faisons semblant d’être sages à force d’être vraiment vieux nous nous livrons au jeu de l’imaginaire avec complaisance en nous donnant le beau rôle mais nous le savons que nous sommes faits avec la même affaire que les rêves et que nos petites vies finissent par accoster dans le sommeil sans même laisser un petit brouillard derrière nous nous faisons théâtre pour passer le temps au tamis pour en sentir chaque respir le savourer, l’honorer et le laisser aller dans l’espor de l’amour où à tout le moins celui de l’amitié.— Michel Garneau PHOTO JACQUES NADEAU •US MhAlCUK L’ASTRO-PHYSICIEN Hubert Reeves, la musiologue Maryvonne Ken-dergi, la directrice du DEVOIR Lise Bissonnette, la comédienne Louise Latraverse, le chorégraphe Edouard Lock sont autant de personnalités qui peuvent accompagner les visiteurs à l’exposition des Cent jours au Centre international d’art contemporain de Montréal (CIAC).Et ce ne sont que quelques noms parmi les spécialistes qui accueilleront chaque week-end des groupes de personnes désireuses de se familiariser avec les oeuvres des 22 artistes montréalais qui exposent jusqu’au 31 octobre dans l’aire de l'avenue du Parc.Un programme d’animation mis sur pied par Jean-Jacques Bernier prévoit cinq types de rencon* es et le détenteur d’un passeport imaginé à cette fin peut choisir parmi le thème qui convient à ses goûts et ses intérêts personnels.Ces thèmes traitent de l’art actuel avec les exposants eux-mêmes, entre autres Gilles Mi halcean, Claude Mongrain, Alain Paiement, Brigitte Radecki, Martha Townsend, ainsi qu’avec les directeurs de galerie d’art Christiane Chassay, Brenda Wallace.Ces derniers font un exposé suivi d’une discussion pour ensuite faire la tournée des expositions en compagnie des participants.Le visiteur peut aussi opter pour L’art en actualité en compagnie de spécialistes des sciences physiques et sociales: Jean Létourneux en physique nucléaire, Marc Rioux en robotique, Gilles Sabourin et Claude Lefrançois, ardents défenseurs des droits de l’homme à Amnistie internationale, David Tomas en anthropologie et Yanick Villedieu en génétique.Une exception quant à la date de participation de Hubert Reeves, soit le vendredi 16 octobre à 16 h.Des amateurs et connaisseurs livreront sous forme de témoignage leur passion pour l’art contemporain.Lise Bissonnette faisant partie de cette catégorie, de même que l’avocat Maurice A.Forget, le directeur du CIAC Claude Gosselin, l’ex-pert-conseiller à l’Hôtel des Encans Serge Joyal, la directrice de la revue d’art Parachute Chantal Pontbriand, la vice-présidente du Groupe La Laurentienne Louise Roy.Enfin des guides du CIAC sont disponibles pour des visites commentées des expositions, selon des thè- Une oeuvre de Gilles Mihalcean.mes suggérées dans le programme.Le passeport coûte 20 $ et donne droit à un choix de six rencontres et visites commentées.Individuellement il en coule 7,50 $ par rencontre ou visite commentée, incluant l'entrée aux trois expositions: — Diagonales Montréal caractérisée par ses liens historiques et actuels avec l’Europe ainsi que par sa situation dans le contexte nord-américain; — Expositions personnelles de Dominique Blain, Martin Bruneau, Gilles Mihalcean, Jerry Pethick, Stephen Schofield; L’insoutenable légèreté de l’être Chasse-croisé érotico-amoureux sur fond de Tchécoslovaquie en crise.Daniel-Day Lewis et Juliette Binoche sont magnifiques, les images aussi, le film a été louangé, mais je fais partie de ceux qui considèrent le résultat très réducteur du riche roman de Kundera.(Radio-Québec, 21 h) ?Ad Lib Jean-Pierre Coallier reçoit notre patronne Lise Bissonnette pour son premier roman.(TVA, 22h) — Vues d’ensemble qui regroupe dix artistes ayant marqué la scène montréalaise au cours des dix dernières années.Les différents médias utilisés, films, peintures, installations, vidéodisques, projections visuelles mettent en scène, dans un mouvement circulaire, une vue d’ensemble sur l’histoire et l’actualité du monde.Les passeports sont disponibles à la billetterie des Cent jours, au 3576 avenue du Parc, angle Prince-Arthur.?Tous pour un Pour ceux qui ont manqué la première où, paraît-il, plusieurs problèmes sont survenus, on se reprend ce soir.(Radio-Canada, 19 h 30) ?Raison Passion Après sa brillante prestation de la semaine dernière, Denise Bombardier reçoit Jacques Grand’Maison, qui s’inquiète beaucoup de l’avenir de nos jeunes.(Radio-Canada, 21 h) — Paul Cauchon NOS CHOIX TÉLÉ % Hubei Musées d'ici et d'ailleurs Évaluation d'objets d'art Festival de films sur l'art Conférences Tables rondes Activités spéciales tous les jours Prix de présence et de participation ACTIVITES Le samedi, 19 septembre: • Apportez vos objets d'art, des experts se feront un ploisir de les évaluer pour vous.• Omer Veilleux, mime, présente l'histoire d'une exposition.Le dimanche, 20 septembre: • Le théâtre Biscuit présente «Parade», spectacle de marionnettes.• Un rendez-vous.pour rire avec le Musée international de l'humour.• L'évaluation d'objets d'art continue.Le lundi, 21 septembre: • Apportez vos casse-tête d’oeuvres d’art avec tous leurs morceaux et échangez-les contre de nouveaux.Le mardi, 22 septembre: • La ligue d’impro improvise sur le thème de la muséologie.Le mercredi, 23 septembre: • Vingt peintres sortent pots, toiles et pinceaux et vous en font voir de toutes les couleurs lors de «Peinture en direct».Une vente aux enchères des œuvres suivra.Le jeudi, 24 septembre: • Remise des prix de présence et de participation.Centre des congres de Quebec Du 19 au 24 septembre 1992 LE SALON ICOM Dans i i < admi hi ia XVI’’ Cow i mi N< i (.» ni Mai i du Cl 'NSI II IN 11 MNATIONAI |>l S MUSl I t m Gouvernement du Canada Ministère des Communications Banque Scotia LE DEVOIR CAl'TCL J^Ait Alliance uraourni HEURES D OUVERTURE: 19 SI »UI MHMI 12 H OO A 20 H OO 20 aii 24 i mu Mill il 11 h OO a 20 h OO COUTS D ENTREE: Am h iis 6$ ËnmiANts 4 $ Ami’.01 S MUS» I s 4 $ ('.MOI IMI S 4 $ 12 ANS I I MOINS’ 3 $ En nui i mm n hindi 21 si pu mhhi 1992 B-6 ¦ Le Devoir, jeudi 17 septembre 1992 LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100-199 IMMOBILIER RESIDENTIEL 100-150 Acbat-verte-èchonge 160-199 location 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200-250 Achatventeèchonge 251-299 Location 300-399 MARCHANDISES 400-499 OFFRES D'EMPLOI 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600-699 VÉHICULES LES ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR DU LUNDI AU.VENDREDI DE 8H30 A16H00 Pour placer, modifier ou annuler voire annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édilion du lendemain.Téléphone: 286-1200 Télécopieur: 286*8198 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, H2Y 3S6 Condominiums à louer Téléphonie DÉCÈS \ 1 \ 11 11 LUXUEUX 5 1/2,1 400 p co.menanr*.toit terrosse.garage Porc Angngnon 675 S/moa 366-4037,496-1282 VILLE ST-IAURENT.4 1/2.5 1/2, garage int.psc.ne.jouna.toutoiiem 556-6664 Propriétés à louer AHUNT5IC, cottage.10 oc es, pram, flot, près métra, nvère 5874307,597-5650 MAISON 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Consommera., j 9— Affluent de la Seine.— Enjeu.— Conifère.10— Eau sale.— Blocage.11— Source d’enseignement.— On en fait des pansements, i 12— Bâtiment à rame.Croyance.Solution d'hier 4 5 6 7 0 9 10 II 'LEU L'ukB.ËlPlBE Ubi iIobi c’est pour la vie.LA FONDATION DIANE HÉBERT (514) 965.0333 CET ETE MOI J'AIDE À SAUVER LES PROJETS DOXFAM-QUÉBEC.J'ENVOIE MON 10$ OXPAM QUÉBEC !69, rue Saint-Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1G8 y Le Devoir, jeudi 17 septembre 1992 ¦ B-7 TOURISME Le Brésil, trente ans après À trente ans de distance, Naîm Kattan a trouvé un Brésil où tout inciterait au désespoir si ce n’était de l'indestructible joie de vivre de sa population Nairn Kattan collaboration spéciale EN 1961, j’ai fait un long voyage au Brésil, parcourant le pays de Porto Alegre a Belem, du Sud au Nord.J’étais revenu enthousiaste.Le Brésil était le nouveau géant qui proposait des solutions pacifiques aux problèmes du racisme et du développement.Alors que les États-Unis vivaient des explosions sanglantes au cours desquelles les Noirs mettaient des villes a feu et d’abord leurs propres quartiers, à Rio et à Sao Paulo, les Noirs et les Blancs se côtoyaient même s’ils étaient surtout unis et indistincts dans la pauvreté et la misère des favellas.Le racisme n’était certes pas vaincu mais circonscrit ou tout au moins neutralisé.L’économie était en pleine expansion et les manifestations culturelles foisonnaient dans un mélange inusité d’archaïsme folklorique et de post-modernisme.Je suis retourné au Brésil à plusieurs reprises et, au cours des années, j’ai assisté à la chute de l’espoir, à l’oppression militaire et à la montée de la violence urbaine.Je reviens d’un séjour à Sao Paulo et à Rio où j’étais invité comme conférencier dans le cadre d’un congrès international sur la découverte de l’Amérique : America 92.J’ai retrouvé de vieux amis et j'ai cherché à renouer avec des villes, un pays.Comme site, Rio demeure pour moi l’une des plus belles villes au monde.Entre la mémoire et le rêve, le souvenir et la nostalgie, je cherchais l’esprit qui l’animait et qui, pour moi, tout au long des années est demeuré exemplaire : la gaieté, l’apparente nonchalance, le sentiment d’une joie enveloppante, la passion dans l’érotisme diffus et exalté, qui n’a pas honte de dire son nom.Tous les matins je lisais les quotidiens de Rio et de Sao Paulo.Des pages et des pages sur Collor, le président surpris la main dans le sac et les péripéties de sa future destitution.À la télévision, entre deux téléromans, la même accumulation de détails, tractations de politiciens et manifestations d’étudiants.Pour l’observateur étranger, si intéressé fut-il, cela frisait l’obsession.Il fallait que cet homme parte.Qui allait lui succéder ?Le vice-président Itamar Franco.Qui est-il ?Les opinions varient entre la résignation et le cynisme.Les plus favorables lancent : il est intègre mais médiocre.Une fois le président remplacé, que se passerait-il ?On hausse les épaules.N’ATTENDEZ PAS DE LE LIRE DANS LES JOURNAUX : iHB FONDATION DCS MALADES DU CŒUR DONNEZ DE TOUT COEUR DÈS AUJOURD’HUI! 440, boul.René-Lévesque ouest, Bureau 1400 Montréal, Québec H2Z1V7 (514) 871-1551, 1-800-361-7650, Fax: (514) 871-1464 AUGMENTEZ VOS CHANCES IE LUTTER CONTHE L'ENNEMI NUMÉR01 AU CANADA On n’en sait rien.Je rêve des longues promenades au bord de la plage, à Copacabana et à Ipanema.Je me risque, le coeur battant, le regard en éveil, guettant à tout moment l’agression.On ne cesse de me prévenir.Pas d’appareil photo, pas de cravate, pas de montre.Il faut filer doux, passer inaperçu.Rio, la ville de la danse et de la joie, du rire et du chant s’est transformée en cité assiégée.On chasse les enfants abandonnés des rues luxueuses, mais, affamés, ils reviennent.A côté des villas somptueuses de San Conrado, un bidonville, une favella où les familles s’entassent, où la police ne pénètre pas l’abandonnant à l’autorité des trafiquants de drogues.Les villas sont protégées, surprotégées.On se déplace sous l’ombre tutélaire du gardien et du chauffeur.m «saisit ,3% Rio demeure l’une des plus belles villes du monde.Le long des plages resplendissantes, la promenade à pied est une aventure .Et pourtant, les baigneurs et les joueurs de football sont toujours là.On méprise la pollution tant déclamée et la violence semble réservée aux autres.Plus tard, dans les salons bien abrités, l’on se raconte des histoires d’agressions survenues dans les autobus, dans la rue, en f)lein jour.Personne ne résiste.On a e choix entre la blessure ou l’argent de poche.Il faut en avoir pour ne pas exaspérer l’assaillant.Puis, comme pour se consoler : « C’est partout pareil ».Et Ton vous raconte les mésaventures dont on a été victime à Paris et à New York, à Rome et à Londres.La misère s’appesantit, vous explique-t-on mais c’est l’absence d’espoir qui pousse à la violence.« Nous vivons une guerre civile » me dit un jeune universitaire.« Elle est larvée mais elle est omniprésente ».Collor, me dit-on, n’est différent des autres politiciens que par un degré plus poussé d’avidité.La corruption est partout, endémique.Un homme d’affaires, exhibant des chiffres, m’explique qu’aucune entreprise n’échapperait à la faillite si elle s’avisait de ne pas tricher avec le fisc.« Depuis l’arrivée des Portugais au seizième siècle, on ne cesse de piller ce pays » poursuivit-il.« Tout le monde veut arriver, par n’importe quels moyens et à n importe quel prix ».Quelle alternative ?Quelle est la solution ?Le temps.Il faudrait laisser agir les événements.Le pays est riche.Il abonde en ressources naturelles et en main-d’oeu-vre bon marché.Pourquoi est-il bloqué ?Le cas du Brésil n’est pas unique.On y a essayé la dictature militaire et la démocratie parlementaire.Aucun système, aucun gouvernement ne sont à la hauteur des besoins et des attentes.Entre la démographie galopante, la corruption et le cynisme, on recule le moment du choix.C’est la société qui doit changer.Les riches entassent l’argent, le déposent à l’étranger et il ne reste aux pauvres que le rêve ou la violence.On attend un miracle et Ton a recours à la magie.La loterie clandestine fonctionne à pleine capacité et les sectes, les vendeurs de spiritisme prennent le relais des religions africaines, les rites du candomblé toujours présents rivalisant désormais avec des charlatans aux méthodes plus modernes.Reste surtout la télévision.Omniprésente.Une bonne qui n’a pas d’appareil de télévision dans sa chambre quitte son emploi.J’ai regardé quelques feuilletons.Des histoires de famille.Amour, sexe et argent.Dallas règne souverainement Les vendeurs de rêve font de l’argent.Le petit écran distrait et endort.Puis, à trop voir des hommes au volant de belles voitures, des femmes exhibant leurs bijoux entre une réception et un rendez-vous galant, de beaux meubles et de riches maisons, on se dit : Pourquoi pas moi ?Et Ton sort dans la rue et Ton hurle, l’arme à la main, à ces femmes et à ces hommes fortunés : Donnez.La bonhomie, la joie de vivre de ce peuple sont indestructibles.Dans un dancing populaire, des hommes et des femmes de tous âges évoluent au son d’une musique quasi indistincte de celles de New York et de Montréal.Puis, un air de samba et les corps reprennent leur droit, presque une revanche.On se déchaîne et Ton oublie.La mémoire remonte du fond des années et de lointaines bourgades.Un soir, Silvio Tendler, réalisateur à la télévision d’un téléroman qui ne ressemble en rien aux autres, ceux qui sont fabriqués à la chaîne, m’emmène chez lui et me montre des épisodes de son feuilleton.Les années rebelles.Une reconstitution des années 60.Le documentaire de l’époque alterne avec la fiction.On y parle de la dictature, de l’oppression et de la révolte.Les jeunes manifestants anti-Collor s’y sont reconnus.Us ont marché au rythme de la chanson thème du programme.Tendler est tout fier.Sous sa baguette, la télévision franchit la frontière.Elle n’est plus un simple divertissement.Au beu d’endormir, elle réveille.La boucle est bouclée.On est au seuil d’une ère.Comme sous d’autres deux les nuages sont lourds et on entrevoit des éclaircies.Tout semble bouché.La politique ressemble à une face jouée sur fond de tragédie.C’est l’heure de l’attente.On n’ose pas dire de l’espoir.Désormais la corruption ne passera pas sans opposition.La ( finira peut-etre par s’ins- démocratie finira peut-i taller.AVIS PUBLICS AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 16h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, ré/ 286-1200 Fax 286-8198 VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.11 est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation.La Chambre des huissiers du Québec CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL COUR DU OUBEC, [CHAMBRE CIVILE).NO: 500-02-01
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