Le devoir, 16 novembre 1992, lundi 16 novembre 1992
Vol.LXXXIII — No 266 Neige Détail page io.Montréal, lundi 16 novembre 1992 Toronto 85 cents 65‘+ TPS + TVQ J( / ' RESTAURANT FRANÇAIS 4.1 3487.avenue du Parc 3487, avenue du Parc Montréal 845-2992 Son ambiance Sa cuisine du marché V'." .V.- At» L’ENTREVUE DU LUNDI CLAUDE BLANCHET Le capitaliste de la FTQ Une sorte de saint panni les vilains, d'enfant de coeur en «suit» d’homme d’affaires.Et avec ses manières de Lancelot du Lac purifié, Claude good guy Blanchet serait capable de tout réussir.C’est d’ailleurs ce qu'il a fait.Page 11 Un mathématicien met au point une nouvelle façon d’évaluer les cégeps Son palmarès tient compte des progrès réalisés par les étudiants Isabelle Paré UN MATHÉMATICIEN de l’Université de Montréal a mis au point une nouvelle façon d’évaluer la performance des collèges qui aboutit à un tout autre portrait que le palmarès annuel - et souvent contesté -publié par le magazine L’actualité.Le secret, selon le professeur Paul Bernard, spécialiste en méthodologie à l’Université de Montréal, c’est de tenir compte de l’amélioration des étudiants pendant leur passage au cégep, et pas seulement -comme le fait L’actualité - de leurs résultats finaux.Ce palmarès remanié à la lumière de l’«indice de travail pédago- E'que» de chacun des 21 cégeps de région de Montréal fait, notamment, grimper le cégep Rosemont du 18e rang (L’actualité 92) au 4e rang en sciences humaines, et déclasse certains collèges privés de plusieurs rangs en sciences naturelles.«Grâce à ce calcul, on réalise que certains collèges qui ont des étudiants forts les font peu progresser, alors que d’autres, aux prises avec des clientèles faibles, réussissent à bien les préparer à l’université», soutient le professeur Bernard, dont l’étude sera présentée à la commission parlementaire sur les cégeps au cours des prochaines semaines.Le spécialiste a tenté, à partir des mêmes données brutes utilisées par L’actualité pour établir son palmarès, de calculer la «plus-value» apportée par chacun des collèges à leurs étudiants.Selon le professeur Bernard, l’exercice effectué par le magazine reflétait davantage la qualité des étudiants de chacun des cégeps que la valeur du travail pédagogique accompli par ces institutions.«Ce modèle (L'actualité) a pour défaut d’attribuer un mérite au collège à cause de la réussite de ces étudiants au secondaire.J’ai plutôt tenté de mesurer le progrès que ceux-ci font faire à leurs étudiants compte tenu de leur situation au sortir du secondaire», explique M.Bernard.Ce remaniement des données attribuées à chaque collège mène à des résultats sensiblement différents dans certains cas (voir tableaux).À la lumière de ce palmarès lié à l’«indice de travail pédagogique», aucun des 21 collèges de la région de Montréal ne conserve le même rang, dans le cas du programme de sciences naturelles.Cinq collèges améliorent leur classement de plus de trois rangs, et six sont rétrogra-dés de plus de trois rangs.Voir page 4 : Cégeps 1200 Serbes et Croates quittent Sarajevo.page 9 r Urgences Santé: les techniciens ambulanciers pourraient augmenter leurs moyens de pression page 3 ¦ Labatt a réussi sa percée en Angleterre.page 7 ¦ Des petits gestes pour conserver l’eau.page 2 La situation économique annonce un début de session orageux à Ottawa Maurice Girard de la Presse Canadienne OTTAWA — Le gouvernement et l’Opposition aux Communes pensent d’un commun accord que les quatre prochaines semaines de session du Parlement doivent porter sur une seule et unique priorité, l’économie, mais ils ne s’entendent pas sur les moyens à prendre pour favoriser la relance.Les libéraux de Jean Chrétien souhaitent le dépôt d’un mini-budget et les néo-démocrates d’Audrey McLaughlin l’anbandon du libre-échange avec le Mexique et les États-Unis, mais tout ce que le gouvernement conservateur du premier ministre Brian Mulroney est prêt à leur concéder, c’est possiblement «une déclaration économique».«Je n’appellerais pas cela un mini-budget.Mais, parce que les rémisses contenues au dernier udget ne se sont pas révélées véridiques, nous serons peut-être appelés à faire des rajustements.La décision reste à prendre», a déclaré en fin de semaine à la Presse Canadienne le leader du gouvernement aux Communes, M.Harvey Andre.La session du Parlement qui reprend ce matin risque donc d’être orageuse si on se fie au ton des leaders parlementaires.Un remaniement ministériel reste toujours possible dans la foulée du rejet de l’entente de Charlottetown au référendum du 26 octobre.Le ministre responsable des affaires constitutionnelles, M.Joe Clark, pourrait notamment être appelé à occuper de nouvelles fonctions s’il ne décide pas de mettre purement et simplement un terme à sa carrière politique.Voir page 4: Ottawa V.¦i *£* AH, LA BELLE NEIGE! PHOTO JACQUES NADEAU Plusieurs centimètres de neige sont tombés hier matin sur Montréal, garnissant de blanc les arbres, les corniches des maisons.et toute la montagne.Les enfants en ont profité pour pour faire leurs premiers jeux d’hiver.Mais, en fin de journée, le plus gros de cette belle bordée avait déjà en bonne partie disparu.Ce n’est que partie remise, comme chacun sait.Ça y est! Le Devoir a pendu la crémaillère La présente édition a été produite rue de Bleury, avec un tout nouveau système de production Paul Cauchon LE DEVOIR est publié aujourd’hui à partir de ses nouveaux bureaux du 2050 rue de Bleury dans le centre-ville de Montréal et il est produit sur un tout nouveau système informatique.Cette opération exceptionnelle -déménagement et informatisation-s’est déroulée très rapidement: environ trois mois pour trouver un nouveau lieu, définir de nouveaux be- soins et aménager les locaux, trouver et installer un nouveau système informatique, assurer la formation technique du personnel.Le déménagement en tant que tel a été réalisé dans la nuit de vendredi à samedi alors que dans l’ancienne salle de rédaction de la rue du Saint-Sacrement, où LE DEVOIR était produit depuis vingt ans, une poignée de journalistes terminait pour la dernière fois l’édition du samedi.Il ne s’agit pourtant que d’une étape dans un grand plan de relance du DEVOIR.«Nous voulions introduire la nouvelle technologie cet automne et nous prévoyons proposer au public une nouvelle maquette du journal en janvier», explique la directrice du DEVOIR, Lise Bis-sonnette.Quittant le Vieux-Montréal, où il a logé en quatre lieux différents, pendant 80 ans, LE DEVOIR occupe maintenant le 9e étage de l’immeuble Caron, coin de Bleury et Président-Kennedy: environ 22 500 pieds carrés qui ont été aménagés par une équipe de designers pour loger tous les services du DEVOIR au même étage, alors qu’auparavant ils étaient dispersés dans les quatre étages du petit immeuble de la rue du Saint-Sacrement.«Je crois qu’on pourra ainsi créer une meilleure symbiose entre les différents secteurs du journal», ajoute Mme Bissonnette.Les changements d’adresse entraînent toujours de grands ménages mais dans le cas du DEVOIR l’exercice fut spectaculaire: non seulement avons-nous laissé nos chaises et beaucoup de vieux dos-, siers dans notre ancien immeuble, mais également le système informatique au complet! Car LE DEVOIR en a profité pour se doter d’un système Macintosh tout en s’assurant que les pupitreurs puissent maintenant effectuer la mise en page directement à l’écran.Le lecteur fidèle du DEVOIR a peut-être remarqué des va-Voir page 4 : Le Devoir Personne ne condamne Michel Tremblay Stéphane Baillargeon La nouvelle de la vente des archives littéraires de Michel Tremblay à la Bibliothèque Nationale du Canada (BNC) pour plus de 300 000$ a été reçue ave un certain malaise hier, à la quatrième journée du Salon du livre de Montréal, par ailleurs, de loin la meilleure qu’ait connue l’événement, en terme d’achalandage depuis son inauguration jeudi dernier.Du côté de ces lecteurs venus en très grand nombre, il ne s’est trouvé personne pour condamner fermement la décision du plus célère au-i teur dramatique du Québec.Mais personne n’a vu là non plus une histoire anodine et sans conséquence.Sauf peut-être Michel Tremblay lui-même, qui tentait de minimiser l’importance de son geste.«Tout le monde connaît l’existence de ce fonds depuis six ans, a-t-il dit.Les chercheurs j viennent de partout dans le monde pour le consulter.C’est du meméring de journalistes.Faut avoir vraiment rien à publier pour s’intéresser à ça.» Michel Tremblay a vendu prsque tous ses manuscrits à Ottawa de» puis le milieu des anées 1980.Les derniers papiers ont été versés au Fonds il y a deux ans, année où Tremblay refusait l’Ordre du Canada.«Pour ça, la raison était évidente, c’était six semaines avant l’échéance du lac Meech, dit-il.On voulait me mouiller dans les affaires constitutionnelles.» Pour lui, finalement, le seul vrai problème, c’est que la Bibliothèque nationale du Québec l’ait tout bonnement envoyé promener quand il leur a offert les manuscrits.«Quand la bibliothèque de ton pays refuse tes papiers, tu peux très bien les re-| mettre à ceux qui s’y intéressent.» Pour justifier la somme tout de même rondelette payée pour les documents, Tremblay signale qu’il y avait là des caisses et des caisses de papiers, des milliers de pages noir-! cies de sa main, différentes versions des manuscrits, des lettres person-Volr page 4 : Tremblay Pas de «coup de coeur» et c’est dommage Marie-Michèle Cron FAUTE de place, il n’y a pas de «Coup de coeur» cette année à l’ELAAC, ce petit événement inclus dans les foires précédentes et qui nous informait des nouvelles pratiques artistiques de l’heure, tout en suivant les sélections d’un conservateur éclairé.C’est dommage et je regrette un peu cette coupure, cette brèche qui, en diagonale, venait croiser d’autres sensibilités représentées par les galeries.Mais que cela ne nous empêche pas de prélever dans cette masse d'informations qui nous est donnée, quelques oeuvres qui se voient comme autant de jalons signifiants.Ainsi, si certaines galeries favorisent encore l’accumulation qui entraîne la contamination des pièces entre elles, bien d’autres (la majorité) préfèrent en mettre moins sur les murs qui leur sont alloués et rendent mieux compte ainsi de diverses démarches proposées ici et essentiellement axées sur la peinture et la sculpture.Daniel Villeneuve qui expose à la galerie Madeleine Lacerte surprend: son travail a radicalement changé, l’abstraction géométrique et les couleurs pri-Voir page 4 : ELAAC entrée libre à l’art ÉDUCATION DES ADULTES “ RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514)842-9645 Date de tombée: le 20 novembre 1992 LE DEVOIR LES ADULTES SUR LES BANCS D’ÉCOLE ¦¦¦¦i • Qui sont les adultes qui retournent à l’école?• Quelles sont les conditions d’admissibilité des adultes?• À quel âge est-on adulte dans le monde scolaire?• Que vaut le diplôme secondaire obtenu par les adultes?• Les adultes qui décrochent.Pourquoi?• Quelles sont les performances des adultes recyclés au Québec?• L’alphabétisation : succès ou échec?• Comment finance-t-on l’éducation des adultes et pourquoi le ministère a-t-il réduit ses budgets?Voilà quelques-unes des questions auxquelles le cahier spécial du DEVOIR du samedi 5 décembre tentera de répondre à une époque où, pour beaucoup d’adultes, l’éducation devient une affaire de survie.% CftfthW# I »fckV{a# ft kyyv^4< f ft v.^v# k V.Wfffl »»: 7» •* Pf] t: ; "2 ¦ Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 « Règlement de compte: la SQ arrête quatre suspects Pour conserver l’eau, ce sont les petits gestes qui comptent Danny Year La Sûreté du Québec a arrêté quatre suspects dans l’histoire du règlement de compte de Brossard.Les suspects, quatre hommes âgés de 32, 35, 43 et 48 ans, devraient comparaître ce matin au Palais de justice de Longueuil, a affirmé un porte-parole de la SQ.Deux d’entre eux devraient répondre à des accusations de meurtre.Les deux autres seraient accusés de possession d’armes.C’est au cours de la nuit de samedi à dimanche que la SQ a arrêté ces suspects relativement au 3uadruple meurtre du Hameau es berges, condominium situé jjj sur la rue Saint-Laurent, à Bros-J; sard.;; Lundi dernier, quatre personnes ?: V ont été abattues de plusieurs •' balles à la tête.Parmi elles, Denis : Lemieux, 49 ans, était un trafiquant de drogues notoire.François Leblanc, 31 ans, Catherine Morin, 30 ans, et Nathalie Beauregard, 23 ans, sont les autres victimes de cette tuerie.La SQ a refusé hier d’expliquer les circonstances de l’arrestation des présumés meurtriers.Depuis vendredi, les policiers de la SQ sont venus en aide aux policiers du service municipal de Brossard qui n’avaient pas réussi jusque-là à éclaircir ce règlement de comptes.Au cours de la fin de semaine, une série de perquisitions ont eu lieu: trois fusils mitrailleurs, des silencieux, deux armes de poing et des munitions ont été saisis.Des expertises balistiques seront effectuées sur les armes dans le but de déterminer si celles-ci ont servi à la tuerie.Cette histoire serait reliée au monde de la drogue.En 1986, la Gendarmerie royale du Canada avait arrêté Denis Lemieux.Au terme d’une longue lutte judiciaire, il avait été condamné à 14 ans de prison.Gros trafiquant, M.Lemieux importait jusqu’à 50 kilos de cocaïne annuellement au début des années 80.Toutefois, dès la fin de 1984, la GRC devait procéder à une saisie de quelque dix kilos de cocaïne à l’aéroport de Mirabel.En juillet 1985, la GRC l’avait surpris la main dans le sac à compléter une autre transaction de cocaïne.En novembre 1990, M.Lemieux était libéré.Vite, il a repris ses activités illicites, lesquelles devaient connaître une fin abrupte lundi dernier.L’enquête dans l’affaire de Brossard se poursuit, a tenu à rappeler Gérard Carrier, porte-parole de la SQ.Marie Tison de lu Presse Canadienne WASHINGTON — Ce ne sont pas des mégaprojets comme Grand Canal qui vont régler le problème de la pénurie d’eau.Il faut plutôt regarder du côté des petits projets, de la conservation et même du contrôle de la croissance de la population.C’est ce qu’indique la vice-présidente à la recherche du Worldwatch Institute, Mme Sandra Postel, dans une étude sur la rareté de l’eau parue en fin de semaine.Le Worldwatch Institute est un organisme de recherche basé à Washington qui se spécialise dans les questions environnementales.Mme Postel a affirmé en entrevue que même si on ne parlait plus autant de Grand Canal, ce mégaprojet n’était pas tout à fait mort.Le projet Grand Canal (pour Great Recycling And Northern Development) vise à construire des digues à l’entrée de la Baie James pour en faire un réservoir d’eau douce.Cette eau serait pompée vers les Grands Lacs, puis canalisée en direction de l’Ouest américain, une région qui connaît une pénurie d’eau.C’est au cours des années 30 que l’ingénieur montréalais Thomas Kie-rans, qui réside maintenant à Terre-Neuve a conçu ce prçjet.Dans son livre L'Energie du Nord, paru après son retour à la tête du Parti libéral, M.Robert Bourassa se montre très favorable à cette idée, «une solution qui semble particulièrement intelligente»’.Il écrit que «les revenus tirés des exportations d’eau douce pourraient avoir un effet inestimable sur la progression du produit intérieur brut du Québec et du reste du Canada».Toujours vivant Mme Postel a affirmé que l’appui de M.Bourassa au projet, sa présence actuellement au gouvernement québécois et certaines mentions ici et là lui laissaient croire que le projet était encore vivant, tout au moins encore sur la planche à dessin.«Ils continuent à faire des études sur les impacts environnementaux», a-t-elle affirmé.Cependant, dans son étude, intitulée Last Oasis (La dernière oasis), Mme Postel soutient que les projets comme Grand Canal ne peuvent être viables économiquement sans importantes subventions gouvernementales.«Le jour où les fermiers et les autres bénéficiaires pourront se payer l’eau dispendieuse générée par ces projets et faire des profits est très loin, et pourrait bien ne jamais arriver», écrit-elle.Elle a ajouté en entrevue que le gouvernement des /tats-Unis était justement à essayer de mettre fin à ses subventions aux grand projets hydrologiques, et que le gouvernement canadien semblait suivre la même voie.Dans L’Énergie du Nord, M.Bourassa affirme que les techonologies et le savoir-faire acquis par l’Amérique du Nord en hydrologie pourraient être mis au service des régions du monde où l’eau fait le plus cruellement défaut.Mme Postel a cependant soutenu que la plupart du temps, de petits projets et aes mesures de conservation étaient plus rentables économiquement, et environnementalement, que des mégaprojets.En général, la conservation et les petits projets créent plus d’emplois, a-t-elle ajouté.«Installer des toilettes qui utilisent moins d’eau, renforcer les canaux d’irrigation et recycler l’eau des usines n’a pas le fla-fla et l’attrait politique de la construction d’un énorme barrage», écrit-elle.t : h i f, i • I « • • I 1 11 Les commissaires de la CIDEM WÊÊKm* W 1 Montreal est un milieu énergisant, à l'image de ses entreprises.Pour répondre à leur capacité et à leur volonté d'innover, Montréal met à leur service de véritables alliés: les commissaires de la CIDEM, la Commission d'initiative et de développement économiques de Montréal.Ces commissaires sont des alliés économiques engagés dans la recherche de solutions concrètes, pour vous et votre entreprise.Vous avez un projet de développement, une occasion d'affaires?Votre première démarche, c'est de communiquer avec eux : ils sauront vous épauler.À Montréal, les commissaires de la CIDEM, ça fait partie de votre actif.Pour toute demande de services à caractère économique, téléphonez a l'un des bureaux suivants : Cil)EM - Centre-ville : 872-2773, téléc.: 872-8520 CIDEM - Sud-Ouest : 872-2836, téléc.: 872-9911 CIDEM - Nord : 872-8535, téléc.: 872-9222 CIDEM - Est : 872-2834, téléc.: 872-9909 Ville de Montréal sommes GATT: Européens et Américains se rencontrent à nouveau WASHINGTON (Reuter) - Américains et Européens se retrouvent à partir d’aujourd’hui à Washington pour tenter d’éviter une guerre commerciale transatlantique et de sauver les négociations sur la libéralisation du commerce mondial.De précédentes tentatives de débloquer les pourparlers sur le dossier agricole ont échoué.Mais cette fois-ci, les États-Unis brandissent une menace très concrète: l’imposition le 5 décembre de droits de douanes supplémentaires sur des produits de la Communauté européenne, dont les vins blancs français, d’une valeur de 300 millions de dollars, si certaines subventions agricoles ne sont pas supprimées.«Je pense que nous parviendrons à un accord politique avant la fin de l’année», a déclaré la semaine dernière le commissaire européen aux Relations extérieures, Frans Andriessen.Arthur Dunkel, directeur général du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), qui supervise les discussions entre 108 pays, a dit avoir bon espoir qu’un accord sera signé.«La Communauté semble tout à fait prête à essayer de conclure un accord sur ces difficiles problèmes», a-t-il dit dans une interview à la radio américaine avant de partir pour Washington.Il doit y rencontrer Caria Jlills, représentante spéciale des États-Unis pour le commerce, aujourd’hui et peut-être demain.200 milliards de dollars En compagnie de Ray Mac-Sharry, commissaire européen à l’Agriculture, Frans Andriessen discutera mercredi et jeudi avec Caria Hills et le secrétaire américain à l’Agriculture, Edward Ma-digan.«Certains indices incitent à l’optimisme», a déclaré un expert 3ui suit de près les négociations epuis six ans.Selon des spécialistes, la fin du différend agricole et la conclusion d’un accord global pourraient stimuler le commerce mondial et générer 200 milliards de dollars d’échanges supplémentaires par an.Arthur Dunkel, qui tentera de jouer les médiateurs entre la CEE et les États-Unis, a demandé il y a quelques jours aux responsables de la Commission européenne à Bruxelles de s’entendre sur les subventions agricoles ainsi que sur un accord général avec Washington.En dehors du dossier agricole, les négociations du GATT visent notamment à abaisser les droits de douanes sur les produits manufacturés, à renforcer la protection des licences et droits d’auteurs, à supprimer les quotas d’importation de textiles et les barrières commerciales aux services (banques, assurances, etc.).A Londres, le bureau du premier ministre a déclaré hier que John Major n’avait pas l’intention d’avancer une visite prévue à Washington dans le courant du mois de décembre.Le Sunday Times avait rapporté que John,Major comptait se rendre aux États-Unis avant la date limite du 5 décembre pour aider à la recherche d’un compromis.Mais un porte-parole du 10, Downing Street a expliqué que son emploi du temps ne lui permettait pas devancer sa visite.Gais et lesbiennes: appel à la tolérance MONTREAL (PC) — Le premier Colloque québécois d’études lesbiennes et gaies s’est terminé hier, à Montréal, sur fond d’appel à la tolérance non seulement aux hétérosexuels, mais aussi aux gais et lesbiennes eux-mêmes.Traditionnellement, au Québec du moins, ces deux communautés très différentes ont eu du mal à cohabiter au sein de mêmes organismes, à militer dans les mêmes luttes sociales et à partager les acquis sans se déchirer mutuellement.Le colloque de ce week-end, intitulé «La ville en rose - Lesbiennes et gais à Montréal: histoires, cultures, sociétés», a été organisé par des représentants des deux communautés, et la plupart des interventions de la plénière, hier midi, tendaient à souligner la qualité des ateliers, qui auront attiré en tout près de 700 personnes en trois jours, selon les organisateurs.Hier, une cinquantaine de participants se sont demandé quelle forme pourrait prendre une chaire d’études gaies et lesbiennes dans des universités québécoises.Pour certains, il est essentiel que cette chaire d’études voie le jour pour rassembler les chercheurs et étoffer le corpus.Pour les autres, il vaut mieux «infiltrer» les départements traditionnels - sociologie, anthropologie, psychologie - pour amener ponctuellement une vision gaie et lesbienne dans les travaux de recherche.j ?i Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 ¦ 3 La démission du ministre Peter North Le gouvernement Rae plongé dans l’embarras Suzanne Dansereau de la Presse Canadienne TORONTO (PC) — Le scandale sexuel qui vient d’éclater au sujet de l’ex-ministre ontarien du Tourisme Peter North est une affaire embarrassante pour le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae, qui a toujours soigné son image pro-fémi-niste et son attitude de «rectitude politique».Mais la démission obligatoire et inconditionnelle du ministre prouve bien que ce gouvernement ne tolérera aucun écart de conduite en cette matière, soutient-on au bureau du premier ministre.Peter North, âgé de 32 ans, ministre du Tourisme depuis 1990, a démissionné de son poste vendredi, après une deuxième allégation de «mauvaise conduite sexuelle».Le bureau du premier ministre a reçu une lettre d’une barmaid de Toronto alléguant que M.North lui avait offert un emploi de 45 000 $ après avoir eu des relations sexuelles avec lui.Il aurait retiré son offre après avoir appris que la barmaid était liée au Parti conservateur de l’Ontario.La lettre, adressée à Bob Rae, a été publiée à la une du Toronto Star.«Je suis honteuse.J’ai couché avec lui à plusieurs reprises dans son appartement de Toronto — un appartement payé avec l’argent des contribuables», écrit la dame qui a requis l’anonymat.«Je ne peux vous dire à quel point .j’ai honte d’avoir été associée avec Peter North.Cet homme est un déshonneur pour le gouvernement, pour sa femme et ses enfants».La barmaid soutient également dans cette lettre qu’elle a mis un .terme à sa relation avec M.North lorsque celui-ci lui a fait des «demandes sexuelles déraisonnables».Au Toronto Star, elle a expliqué que le ministre refusait de porter ¦ un condom pendant l’acte sexuel.«Il a continué de me pourchasser au téléphone pendant plusieurs semaines, souvent en état d’ébriété, m’implorant de lui rendre visite ou de l’accompagner dans sa tournée des bars», lit-on daps la lettre.A peine reçue au bureau du premier ministre, la lettre a été transmise à la police provinciale, qui fait enquête.Poursuite «On tente de voir si M.North a abusé de son pouvoir de ministre.Si un ministre offre du travail en échange de faveurs sexuelles, il y a matière à poursuite, c’est du chantage.Mais s’il couche avec une femme et ensuite lui trouve du travail, ça, ce n’est pas de nos oignons», a expliqué, hier, le sergent Bob Guay de la sûreté provinciale de l’Ontario (OPP).C’est la deuxième fois que le ministre North fait l’objet d’une enquête.Et pour la même allégation: sexe et offre d’emploi.La première fois, la femme n’a pas porté plainte, et tout est resté à l’état de rumeur.Marié et père de deux enfants, le ministre North est apparemment fort ébranlé par cette affaire.«J’en ai assez», a-t-il déclaré, vendredi, au journal de sa circonscription, le St-Thomas Times Journal.Il devait passer la fin de semaine à l’abri des médias, seul avec son épouse Deneen.«Nous allons passer un petit peu de temps ensemble, elle et moi».Mais cela n’a pas empêché le Toronto Star de publier, dans son édition du dimanche, les propos anonymes de fonctionnaires du minis- Peter North tère du Tourisme disant que leur patron avait un problème: «Le pouvoir lui a monté à la tête».Cinquième ministre Ce scandale n’est pas le premier à ébranler le gouvernement Rae.C’est la deuxième fois qu’un ministre démissionne à cause d’allégations de nature sexuelle.,En février 1992, le ministre de l’Energie Will Ferguson a démissionné après qu’une ex-pensionnaire de l’école Grandview eut allégué avoir eu des rapports avec lui, voilà près de 20 ans, alors qu’elle était mineure.L’affaire est encore sous enquête.M.North est le cinquième ministre à devoir démissionner depuis l’élection du NPD en septembre 1990.Parmi les autres cas notoires, mentionnons celui de l’ex-ministre Peter Kormos, qui a dû quitter son poste après avoir posé comme pin up —habillé— pour le Toronto Sun.Les pollueurs peu inquiétés OTTAWA (PC) — Malgré une appli- ilgre s lois cation plus stricte des lois au mims-, tère fédéral de l’Environnement au cours des dernières années, les pollueurs reçoivent encore beaucoup plus de lettres d’avertissement que de citations à comparaître.Durant la dernière année fiscale, le ministère a entrepris un nombre record d’enquêtes (186) concernant de présumés pollueurs.Il y en avait eu 98 l’année précédente et 69 en 1989-90, indiquent les statistiques.Le ministère possède maintenant 70 inspecteurs, comparativement à 20 seulement en 1989.Mais le gouvernement continue d’envoyer des avertisements dans la plupart des cas et les condamnations sont relativment rares.Au cours de l’année fiscale 1991- 92, on a émis 97 avertissements et porté 19 accusations, mais il n’y a eu que quatre condamnations.En 1990-91, on a rapporté 10 condamnations et deux en 1989-90.«Nous avons été critiqués pour avoir envoyé trop de lettres d’avertissement», a reconnu, au cours d’une interview, M.Paul Cuillerier, porte-parole du ministère.Le ministère a adopté une politique que M.Cuillerier appelle la «mise en application stratégique», qui consiste à se concentrer sur un pollueur important au lieu de se disperser un peu partout à la fois.Poursuites contre Tioxide Les autorités ministérielles ont porté des accusations, le mois dernier, contre Tioxide Canada et cinq de ses dirigeants pour avoir pullué le fleuve St-Laurent, à la hauteur de Tracy.Cet exemple témoigne de la nouvelle approche musclée adoptée par le ministère.Les techniciens ambulanciers d’Urgences Santé pourraient adopter de nouveaux moyens de pression.Techniciens ambulanciers d’Urgences Santé Des moyens de pression plus radicaux envisagés PHOTO ARCHIVES Danny Year lepil tion d’Urgences Santé de recourir au Conseil des services essentiels, les techniciens ambulanciers de la région de Montréal pourraient décider aujourd’hui d’adopter de nouveaux moyens de pression administratifs au cours des prochains jours.Réuni en assemblée spéciale, le Rassemblement des employés techniciens ambulanciers du Québec (RÉTAQ) pourrait notamment décider de créer un fonds spécial, à même les cotisations des membres, dans le but de payer un salaire à sept ambulanciers suspendus pour des périodes de quatre à huit semaines par la direction d’Urgences Santé.La direction d’Urgences Santé prétend que les sept ambulanciers ont mis en danger la santé de la population en ne répondant pas avec célérité à des affectations en raison, prétend la direction, d’une directive syndicale.Selon cette directive, les techniciens ambulanciers devraient maintenant répondre de façon sélective à des affectations qui leur sont attribuées 15 minutes avant la fin de leur quart de travail.Pour le président du RÉTAQ, Mario Cotton, ces suspensions disciplinaires sont totalement injustifiées.Elles ne concernent en rien le conflit actuel, dit-il.«Depuis un an, Urgences Santé a été incapable de mettre sur pied un système de gestion des appels efficace.Urgences Santé se sert de ses ambulanciers comme bouc émissaire pour masquer son incurie.» Moyens plus radicaux Hier, Pierre Lamarche, président d’Urgences Santé, a réitéré sa menace de recourir au Conseil des services essentiels.«Si l’assemblée spéciale du RÉTAQ devait conduire à l’adoption de moyens de pression plus radicaux, on devra demander au Conseil des services essentiels d’intervenir dans le conflit pour que la santé et la sécurité de nos bénéficiaires soient assurées», a-t-il dit.Demain soir, Urgences Santé pourrait déposer une demande officielle auprès du Conseil.Le président du RÉTAQ s’attend d’ailleurs à ce que son syndicat soit convoqué devant le Conseil des services essentiels cette semaine.«Mais le Conseil ne pourra rien contre, nous», explique le président du RÉTAQ.Selon M.Cotton, le RÉTAQ utilise des moyens de pression qui n’ont aucun impact sur la prestation des services ambulanciers.«Le port du jeans et le fait de coller des autocollants, ce n’est pas bien dangereux.» M.Cotton n’a cependant pas une très bonne opinion du Conseil.«Le Conseil n’est pas un organisme honnête.Il sert de paravent.11 ne règle pas les conflits, il les étire», a dit M.Colton.Le syndicat aimerait amener le gouvernement, Urgences Santé et les 200 propriétaires privés d’ambulances du Québec à négocier une nouvelle convention collective.L’ancienne convention est échue depuis 14 mois.Le RÉTAQ aimerait que soient améliorées les conditions de travail de tous les ambulanciers de la province, notamment les horaires de travail, l’équipement et la formation.Un seul hic, les ambulanciers d’Urgences Santé sont des employés de l’Etat.Et.comme 400 000 employés de l’État, ils sont soumis à Ja loi 37.Parmi ses syndiqués, le RÉTAQ n’a que 1200 employés non soumis à la loi 37.«La situation actuelle est un cul-de-sac», a déjà expliqué Pierre Lamarche, président d’Urgences Santé.CLSC Rosemont: la tension demeure Paul Cauchon La tension demeure vive au CLSC Rosemont de Montréal alors que deux citoyens du quartier contestent l’élection d’un des membres du Conseil d’administration de l’établissement, Mme Gisèle Deslandes.La Commission des affaires sociales entendra aujourd’hui cette requête.L’élection de madame Deslandes, qui a eu lieu au printemps dernier en même temps que les nouvelles , élections dans l’ensemble du réseau, est contestée parce que la Loi 120 prévoit qu’une personne qui oeuvre dans un organisme dispensant des services de santé et des services sociaux n’est pas éligible aux postes des conseils d’administration.Les protestataires font valoir que Mme , Deslandes, dont l’appui au directeur général Michel Bourque est clair, est secrétaire dans une clinique médicale privée.On sait que le CLSC Rosemont a fait la manchette parce que la direction de l’établissement voulait ouvrir une clinique médicale privée au CLSC pour offrir les services médicaux courants avec et sans rendez-vous, après avoir cessé cet été d’offrir lui-même ces services.La semaine dernière le directeur général du CLSC avait fait adopter par son Conseil d’administration une résolution retirant le projet de créer dans les murs du CLSC une clinique privée, tout en admettant que la résolution n’empêcherait aucunement d’ouvrir une clnique privée la porte à côté.Le CLSC prévoit toujours confier ses services médicaux au secteur privé.Mme Deslandes avait déclaré dans Le Journal de Rosemont du 3 novembre dernier que les opposants au projet du CLSC qui gravitaient autour du Comité de vie de quartier «voulaient se faire du capital politique (pour) obtenir des subventions».«Je vais leur tomber dans la face» lançait-elle au journaliste.La Coalition contre les coupures de services médicaux au CLSC Rosemont, qui regroupe les infirmières, les médecins, le personnel CSN du CLSC ainsi que des groupes communautaires du quartier, pilote cette contestation.R0BIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 St-Jacques, Montréal, Québec H2Y 3X2 Fax (514)845-7874 Tél.: (514)98 R-OB-W Jd, ïltlsc Jri Inianqirfel AUTO DIVORCE (en collaboration avec une firme de notaires) Divorce, séparation de corps, convention de rupture et garde d'enfants À L'AMIABLE FAITES-LE VOUS-MÊME À BON PRIX ET SANS DÉLAI Tél.: 671-0804 1-800-667-0505 ^fl/V Nov^^ ¦ m Place Alice-Parizeau •Il r r,m 10 h 30 11 h 30 12 h 30 13 h 30 14 h 30 15 h 45 16 h 00 16 h 45 Loisir Littéraire du Québec présente un atelier d’écriture animé par Madeleine Desjardins Mondia présente les jeux Logix et Architex, animateur Robert Lyons Publications Proteau présente un microdictionnaire Communication-Jeunesse présente des livres québécois sous forme de jeu Francine De Boeck, animation autour de l'illustration Catherine Arnoult, lectrice CONFIDENCES D’ÉCRIVAIN Gilles Archambault s’entretient avec Daniel Sernine Catherine Arnoult, lectrice 1 w m1 %# Daniel Sernine Dinise Bombardier Gilles Archambault Place Alcan / Hydro-Québec 10 h 30 Jeu Le français par coeur proposé par les Dictionnaires Robert 12 h 00 COMME UN GRAND LIVRE OUVERT QUE LISENT NOS VEDETTES?Denise Bombardier reçoit Francine De Boeck, Dominique Demers, Raymond Plante et Daniel Sernine 13 h 00 Charades, devinettes sur la littérature jeunesse, un jeu présenté par Québec/Amérique 14 h 00 ACCT présente Daniel N’Do Otsama, griot africain 16 h 00 Remise du Prix Alvine Belisle.pour la meilleure œuvre de littérature jeunesse au Canada Salon du livre de Montréal 12 au 17 novembre 1992 PLACE B0NAVENTURE 5*U>N fiU MVRIi DE MONTRÉAI.Prix d'entrée (taxes incluses) Adultes: 5 S / Étudiants et aînés: 3 $ le jeudi de 17 h à 22 h / le vendredi de 9 h à 22 h / le samedi de 11 h à 22 h le dimanche de 11 h à 21 h / le lundi de 10 h à 21 h / le mardi de 10 h à 18 h ¦ ^ ¦ Communications ¦ ™ I Canada Hydro Quebec nBnHHHHHnHMannHHH 4 I Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 Déraillement de train en Allemagne Des secouristes se trouvent parmi les débris de deux trains qui se sont heurtés hier matin à Northeim, à 200 km au sud de Hambourg.Un train de passagers, roulant à plus de 110 km/h, a heurté un train de fret qui avait déraillé.L’accident a l'ait dix morts et des douzaines de blessés.Le train de voyageurs faisait la liaison entre Innsbruck, en Autriche et Copenhague, au Danemark.L’économie sera au menu de PAssembleée nationale SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Cégeps En sciences humaines, seulement quatre collèges conservent le même classement au palmarès.Le calcul de l’indice de travail pédagogique fait grimper le cégep Rosemont du 18e rang (L'actualité 92) au 4e rang, alors que le collège Ahuntsic, classé 9e par la magazine, chute au 15e rang.Le collège Brébeuf conserve la première position, Maisonneuve perd un rang, alors que le collège André-Grasset en perd six et passe en lie position.Fait marquant, le cégep de Ahuntsic, classé au 16e rang en sciences naturelles, grimpe au septième rang.Le cégep Lionel-Groulx s’élève du 16e au 7e rang.En contrepartie, le collège Montmorency glisse du 8e au 14e rang.André-Grasset a aussi une moins bonne performance, compte tenu de la qualité des étudiants qu’il accueille.Résultat: le collège chute du 2e au 9e rang.Le cégep Bois-de-Boulogne détrône le collège Brébeuf de la première place, qui lui passe au 3e rang.«Cela vient donc révéler une figure significativement différente de la qualité de la formation collégiale.L'indice met en perspective le véritable travail qu’accomplissent les enseignants et les institutions auprès de leurs clientèles forts diverses-, diagnostique le professeur Bernard.«En fait les données mêmes que fournit l’article de la revue permettent, si elles sont traitées correctement, d’esquisser un portrait beaucoup plus juste de la situation», estime ce dernier.En fait, cet «indice de travail pédagogique» est calculé en divisant l’écart à la moyenne de la cote Z obtenue par chaque collège par la moyenne au secondaire de ses étudiants.Selon le professeur Bernard, cela permet de calculer quelle augmentation de moyenne est obtenue a l’université en fonction de chaque point de plus à la moyenne du secondaire.Toutefois, affirme M.Bernard, la méthode appliquée ne permet pas de calculer le progrès réalisé de façon spécifique pour chaque type d’étudiant, fort ou faible.Il ne permet pas non plus de savoir quelle est la performance des étudiants une fois rendus à l’université.«Cet indice ne calcule que l’apport de ceux qui se rendent jusqu’à l’université.Il manque encore de données pour pouvoir faire un calcul assez détaillé qui servirait vraiment d’outil aux cégeps pour pouvoir améliorer leur travail», estime M.Bernard.Par ailleurs, l’indicateur sur la réussite au collégial demeure pour l’instant un bien piètre instrument de mesure, ajoute le professeur.Cet indice révèle le pourcentage des étudiants qui ont réussi les 3/4 de leurs cours au premier trimestre.A son avis, les examens n’étant pas uniformisés au cégep, cet indice de «réussite» du collégial est trop approximatif pour pouvoir servir de base solide à des comparaisons.?Le Devoir riations dans la mise en page du journal depuis quelques semaines: en octobre on commençait à monter sur le nouveau système la «une» du cahier culturel du samedi, puis graduellement la section internationale, la page sportive, la page «Idées et événements», pour passer au journal complet aujourd’hui.Auparavant différentes équipes avaient procédé à la fabrication de deux numéros zéro lors des deux samedis précédents.Tout le monde travaille d’ar-rache-pied à régler les inévitables problèmes techniques causés par un tel changement mais les artisans du DEVOIR espèrent que leurs lecteurs seront tolérants si des fautes se glissent dans les pages du journal pendant les prochains jours.Vendredi dernier le personnel de Transport Raymond Lacombe commençait en début d’après-midi à emballer et déménager les différents services, en terminant en soirée par la salle de rédaction qui était en opération dès samedi midi.Une équipe de 25 déménageurs a tavaillé toute la nuit avec 5 camions afin de transporter entre 2300 et 2500 caisses, dont au moins 1600 pour le seul centre de documentation.Le responsable du centre, Gilles Paré, a d’ailleurs réalisé des prouesses pour garantir un accès en tout temps aux documents et à la photothèque.«Disons que pour les prochains jours il serait préférable de ne pas avoir à fouiller dans les dossiers des Olympiques de 1976.», prend-il tout de même la peine de signaler.Linda Thériault, ajointe du directeur administratif, a été la grande responsable de la coordination technique de l’opération.Enceinte pour la première fois, elle apprenait à bien gérer son stress.«Pris séparément chaque élément n’est pas si compliqué que ça à régler, dit-elle.Mais le problème c’était de tout régler en même temps afin que le journal sorte demain (lundi) et que tout soit placé lundi matin».«Tout régler», ce sont autant les casiers pour le courrier et les babillards que le nouveau système téléphonique et la sécurité des ordinateurs.Dans les différents bureaux administratifs, vendredi dernier, les plus anciens employés faisaient montre de peu de nostalgie.«On repart en neuf ailleurs» apparaissait comme étant le mot d’ordre général.Tout le monde sait que les défis ne manquent pas, et la directrice du Devoir indiquait d’ailleurs samedi que «le montage financier devant assurer la relance du journal est vraiment dans sa phase finale».?Ottawa Nonobstant la question constitutionnelle autour de laquelle ils ont réussi à faire front commun, libéraux, conservateurs et néo-démocrates promettent par contre d’en découdre sur un projet plus controversé: le libre-échange avec les Etats-Unis et le Mexique, que l’on espère débattre à fond aux prochaines élections fédérales prévues d’ici un an.«Je pense que le gouvernement devrait déposer un mini-budget en établissant de façon précise son projet de relance.Il devrait le faire ouvertement pour que tous les Canadiens puissent l’évaluer», a estimé pour sa part le leader en Chambre du PLC, David Dingwall, dans une interview téléphonique du Cap-Breton, en Nouvelle-Ecosse.Il faudrait qu’Ottawa mette en place une «politique cohérente et complète de sa stratégie économique en insistant sur ses priorités».A l’exemple du NPD, M.Dingwall affirme qu’il est temps que la Chambre parle d’économie.«Après tout, nous n’avons siégé que neuf jours depuis juin», dit-il.A l’autre bout du pays, à Kamloops, en Colombie-Britannique, le leader néo-démocrate en Chambre, Nelson Riis, partage les observations de son collègue libéral et met en garde les conservateurs: «Si le gouvernement se contente de planifier d’importantes réductions d’effectifs, ce ne sera pas suffisant pour stimuler l’économie.Il nous faut de l’action.» Le NPD promet une bataille rangée si Ottawa ne modifie pas sa politique dans le sens de la nouvelle orientation annoncée la semaine dernière par le gouvernement du premier ministre John Major en Grande-Bretagne, qui a fait de la création d’emploi sa priorité.Le NPD suggère qu’Ottawa commence par un vaste programme de réfection des infrastructures routières, comme il en avait été question pendant la campagne référendaire, et qu’il le fasse suivre d’un «programme national pour le milieu des affaires», une sorte d’engagement gouvernemental pour la relance du secteur privé.De plus, indique M.Riis, «nous allons centrer notre attention sur le Traité de libre-échange nord-américain parce qu’il s’agit purement et simplement de la constitution économique de notre pays.Et les Canadiens devraient avoir leur mot à dire sur le sujet aux prochaines élections.» Le leader du gouvernement Harvey Andre se montre disposé à consentir un débat aux Communes d’une «couple de jours» pour discuter d’une éventuelle «déclaration éc-nomique» du ministre des Finances, M.Don Mazankowski.«J’aimerais ue la Chambre puisse discuter ’orientation économique», dit-il dans un entretien à son bureau de la Colline parlementaire.Quant au reste, le Parlement sera appelé à adopter d’ici la mi-décembre des projets de loi toujours inscrits au feuilleton, dont certains ont trait à une facette ou l’autre du programme économique gouvernemental.En plus du projet de loi sur l’immigration.Car, dit M.Andre, «ça commence à être le temps que nous reprenions le contrôle de nos frontières».?EL A AC maires utilisées sur des fonds mouvants, se veut alors une réflexion sur la perception visuelle.L’espace chez Michel de Broin qui est représenté par la galerie Yves Le Roux Art Contemporain dont c’est la première participation à ELAAC, est intrigant: sa vue en perspective sur un intérieur malade aux tons sépias qui rappelle ces vieilles reproductions de planches dans des manuels de médecine, tient à distance le spectateur.Il faut dire que la scène qui se déroule devant nos yeux est.épouvantable.Elle fait penser aux balbutiements de la chirurgie lorsqu’on devait saigner les malades pour les guérir.?Tremblay nelles, des contrats, et même des supports publicitaires d’un peu partout dans le monde.«C’est 30 anées de création, tout ce que j’ai écrit entre 16 et 46 ans et qui a été pu-bliéi et monté sur scène au Québec comme à l’étranger.» Bruno Roy, président de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois, a entièrement endossé l’analyse de Tremblay.Comme beaucoup d’autres, il a surtout tenu à rejeter le blâme du côté politique.«C’est la situation financière de la BNQ elle-même qui est désolante, disait-il au milieu de la salle où se déroulait le brunch annuel de l’UNQ, en marge du Salon.Cela montre bien le peu de place fait au livre et à l’écrivain dans notre société.» Le jeune auteur Louis Hamlin s’est dit mal à l’aise dans ce genre de querelle de chapelles, entre Québec et Ottawa.«La littérature n’a pas de frontières», s’est-il contenté de dire.André Vanasse, qui porte plusieurs chapeaux dans le milieu (auteur, professeur, directeur de collection chez XYZ) a servi un parallèle: «Evidemment, d’un point de vue nationaliste, on peut être chboqué.Mais, quand uan peintre québécois comme Leduc ou Riopelle vend une toile au Musée des beaux-arts d’Ottawa,.qui s’en plaint?» Yves BEauchemin peut-être?«C’est toujours triste que notre patrimoine file à l’étranger, disait hier l’auteur du «Matou».C’est une autre preuve que le gouvernement du Québec doit rapatrier tous les pouvoirs en matière culturelle et se donner les moyens financiers pour réaliser sa politique.» Le fervent nationaliste a été le seul à affirmer clairement sa déception.«De toute façon, moi, je vais préférer donner ou vendre au Québec.Je suis indépendantiste et je vais en tirer les conséquences.» Et le public, dans tout ça?Au stand de la BNQ, étrangement, personne n’a abordé le sujet, selon Réal Boza, agent d’information.Et cela même si Tremblay est un des porte-parole de «La grande collecte» de l’institution, incitant, non sans ironie, à remettre à la BNQ, à l’occasion de son 25e anniversaire, des documents d’intérêt national.Par contre, au kiosque de la Bibliothèque nationale du Canada, on avouait s’être fait poser certaines questions.Surtout qu’un petit concours organisé par la BNC demande aux visiteurs d’identifier trois photos d’auteurs, dont celle de Temblay.André Breton aurait parlé d’un hasard objectif.Les gens avaient grosso modo la même réflexion, c’est beaucoup d’argent, surtout pour un auteur vivant.Autour de Michel Tremblay, qui dédicaçait sans arrêt ses livres au stand Leméac, personne n’a abordé le sujet avec lui.«Les gens ne sont pas mesquins», a-t-il résumé.Les quelques personnes interrogées ailleurs sur le site de a Place Bona-venture ne voulaient pas non plus être méchantes avec le grand dramaturge.A peine quelques-unes se sont dit étonnées que le chantre du Plateau Mont-Royal fasse des affaires d’or André Bellemare de lu Presse Canadienne QUEBEC - Le débat constitutionnel écarté de la première ligne depuis le référendum du 26 octobre, l’économie reprendra enfin la place prioritaire à la reprise des travaux de l’Assemblée nationale le 24 novembre.D’ici là, les deux principales formations politiques poliront leurs armes et arrêteront leur stratégie cette semaine quand les députés du Parti québécois se retrouveront pour la première fois (mardi et mercredi) depuis le référendum et que le conseil des ministres tiendra une réunion de deux jours au Mont Sainte-Anne (jeudi et vendredi).La séance spéciale du conseil des ministres portera principalement, selon un porte-parole du président du Conseil du trésor, sur des moyens de relancer l’économie et de redresser les finances publiques qui, avec un manque à gagner de 500 millions $, sont dans un piteux état.Collaboration du PQ Le ministre de l’Industrie et du Commerce Gérald Tremblay soumettra à ses collègues son idée de convoquer une commission consultative sur la fiscalité et les équilibres budgétaires.Tout indique, selon des sources gouvernementales, que le Cabinet acceptera ce projet de commission consultative où les participants examineraient des ma- avec Ottawa, -il daut parfois parfois avoir le courage de dire non», résumait Charles Cadieux, de Rosemont.L’écrivain Paul Ohl, lui, a dit oui au «Prix du Grand Public», qui couronne le livre le plus apprécié du public.Les lecteurs auront donc préféré son soleil noir aux autres ouvrages en lice, parmi lesquels Les Douze coupa de théâtre de Michel Tremblay, L’Enfant de grand remous de Robert Lalonde.Ohl a dédié le prix aux prolétaires de Bolivie et du Pérou, dont parle son ouvrage et il a promis de remettre le montant de 1000$ rattaché à la récompense à un organisme de charité venant en aide aux démunis de l’Amérique du Sud.nières de favoriser une reprise économique.Le gouvernement avait d’ailleurs pris l’engagement de former une telle commission lors de la dernière ronde des négociations avec les employés de l’Etat.La récession ne cesse de se prolonger au point de causer la perte de plusieurs emplois à la suite de fermetures d’entreprises et d’augmenter le fardeau financier du gouvernement (le nombre des assistés sociaux a atteint le nombre record de 700000 le mois dernier au Québec).Ici et là, des organismes du milieu (Conseil du patronat, Conference Board) avancent des prédictions de progression économique variant entre deux et trois pour cent au Québec en 1993 mais, dans l’immédiat et à l’approche de l’hiver, le gouvernement doit trouver des moyens d’adoucir le mal.A ce chapitre, le premier ministre Bourassa peut au moins compter sur la collaboration de l’Opposition en Chambre pour des projets de relance économique, comme l’a laissé entendre le président du Parti québécois, Jacques Parizeau, pendant la campagne référendaire du mois dernier.Le chef de l’Opposition avait à maintes reprises exprimé le souhait qu’une fois la question constitutionnelle réglée (dans un sens ou dans l’autre), le gouvernement ‘se mette enfin à l’économie’ pour tâcher de redresser la situation.M.Parizeau avait assuré le gouvernement de la coopération de sa formation politique à ce chapitre.Une telle disposition du PQ ne signifie pas que le parti de l’Opposition fera preuve de complaisance envers les ministériels.Bien au contraire.‘Nous sommes bien prêts à collaborer mais, d’un autre côté, on ne se gênera pas pour lui demander des comptes sur l’état, de l’économie, sur son inertie devant la situation’, a indiqué un porte-parole du leader parlementaire du l’Q.Conséquences du Non Qu’on le veuille ou non, cependant, le tableau constitutionnel continue de paraître dans le paysage politique et économique.Plusieurs s’interrogent sur les conséquences du Non qu’une majorité de Canadiens a opposé au projet d’en- tente soumis au référendum du 26 octobre.A Québec, une première retombée négative est apparue la semaine denière quand le ministre fédéral de l’Emploi et de l’Immigration, Bernard Valcourt, a servi une rebuffade à son homologue québécois André Bourbeau.Ce dernier avait manifesté le désir de reprendre les négociations afin de conclure dans les plus brefs délais une entente administrative en matière de formation de la main-d’oeuvre dans le but de mettre en place le fameux ‘guichet unique’ (la disparition du dédoublement de juridiction).Si l’attitude de M.Valcourt présage celle du gouvernement fédéral, le conseil des ministres du Québec devra peut-être réévaluer son approche des grands dossiers.Le premier ministre Bourassa lui-même a déjà émis le souhait, au lendemain du référendum, de reprendre les discussions avec Ottawa afin d’obtenir plus de responsabilités, comme dans le domaine de la main-d’oeuvre.Ces nouvelles responsabilités étaient liées à l’accord de Charlottetown.Les données ne sont plus les mêmes.Remaniement ministériel En ce début de quatrième année de son mandat électoral (il a été réélu le 25 septembre 1989), le gouvernement libéral risque de manquer de souffle.Certains de ses membres les plus influents paraissent fatigués.Michel Pagé a tiré sa révérence après 20 ans de service et on chuchote à Québec que d’autres ministres seraient tentés de l’imiter.Entretemps, M.Bourassa devra peut-être modifier son Cabinet qui n’a pas subi de changement depuis octobre 1990.On peut s’attendre à des nouvelles en ce sens en janvier mais, selon des observateurs, il s’agirait seulement, comme en 1990, de changements d’affectations et probablement l’arrivée d’un nouveau ministre en remplacement dé Michel Pagé.M.Bourassa n’a d’ailleurs jamais osé demander à un de ses ministres de quitter le Cabinet, à moins de circonstances exceptionnelles.Il n’est pas dans son tempérament de heurter ainsi des gens de front.LE DEVOIR LEs$ëï Renseignements (514) 985-3333 Administration (514)985-3333 Avis publics (514) 985-3344 Annonces classées (514)985-3322 Publicité (514) 985-3399 .1-800-363-0305 numéro sans frais de 9 Abonnements les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.(514) 985-3355 Extérieur (sans frais).1-800-463-7559 Service a la clientèle LE DEVOIR 2050 De Bleury, 9e étage Montréal QC H3A 3M9 L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine Claude Beauregard, Sylvain Blanchard Paul Cauchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur, Jean-Denis Lamoureux Louis-Guy L'Heureux, Caroline Montpetit.Bernard Morrier, Isabelle Paré Laurent Soumis, Guy Taillefer, Danny Vear; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): a l'intormation culturelle Michel Bélair (responsable), Yves D'Avignon, Paule DesRivières, Marie Laurier, Robed Lévesque, Odile Tremblay (Le Plaisir des livres), a l’information économique : Gérard Bérubé (responsable), Robed Dutrisac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Toiffauit Claude Turcotte; a l'information internationale Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Sylviane Tramier, Clément Trudei à l'information politique Josée Boileau, Jean Dion, Pierre O'Neill, Gilles Lesage {correspondant partomenlairo et éditorialiste à Québec) Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébed (correspondante parlementaire à Ottawa), à l’information sportive Roland-Yves Carignan, Suzanne Marchand (ad/ointe à la direction), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis), Danielle Cantara.Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire a la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice), Jacqueline Avril, Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Major (publicitaires): Marie-France Turgoon, Micheline Turgeon (maquettistes), France Grenier (secrétaire).L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordinatrice des senrlces comptables), Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (secrétaire a l'administration), Raymonde Guay (responsable du finaricemenl privé).LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTELE Christiane Beniamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachel Leclerc-Venno, Joan-Marc Me Marie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette.Nathalie Tabet LA PRODUCTION Johanne Brunei, Lyndà Di Cesare, Richard DesCormiers, Michael Schneider, Louis Simoneau LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur)! Manon Blanchette, Serge César, Dominique Charbonnier, Marlene Côté, Françoise Coulombe, Josée Lapointe, Sylvie Lapodo, Jean Laurin, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland, Olivier Speciel.LE DEVOIR osi publie pur t Imprimerie Populaire Limitée, société ù responsabilité limitée, dont le siège social osl Bit lié au numéro 2050, rue de Bloury, Montréal H3A 3M9 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, 7743 rue Bourdeau, une division des imprimeries Ouehecor Inc , 612 ouosl me SI Jacques, Montréal L'Agence Presse Canadienne ont autorisée è employer et a diffuser les informations publiées dans le Devon Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupo Ouehecor Inc située au 775, boni Inbeau, M 1 auront Envoi de publication - Enregistrement no 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Ouéboc Téléphone général (514)985-3333 Le Devoir IUSPS 003708) is published daily by ITmprimerio Prmulaire, Limitée.211 rue Si-Sacrement, Montréal.Québec M3Y 1X1 Subscription rate poi yoar is $ 439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain, N Y US POSTMASTER : send address changes lo : Irisa, P O.Box 1518, Champlain, N Y 12919-1518 « ¦ - '!.W WÊm i0BKà Mi toi waiiiji Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 H 5 Le Devoir du sympathico-poussiéreux à la haute technologie Paul Cauchon Après 80 ans d’existence LE DEVOIR déménage pour la quatrième fois, mais ses nouveaux locaux n’ont plus rien à voir avec l’allure «sympathico-poussiéreuse» des pré cédents immeubles.Peinture fraîche, moquette mur à mur, décor épuré, système d’aération dernier cri, vue imprenable sur le mont Royal ou sur le centre-ville, LE DEVOIR gagnera sûrement en efficacité ce qu’il pourrait perdre en folklore! Pour la première fois, le vénérable quotidien quitte le Vieux-Montréal pour s’installer dans le centre-ville, à un jet de pierre de la Place-des-Arts, du Complexe Desjardins, du Spectrum, des grands magasins, des hôtels.LE DEVOIR loge maintenant au 9e étage de l’Immeuble Caron, qui appartient à la compagnie A.Gold and Sons.Lors de la fondation du DEVOIR en janvier 1910, Henri Bourassa avait installé son quotidien au 71-A rue Saint-Jacques, à quelques pieds d’un concurrent, Le Canada.Quatre ans plus tard LE DEVOIR déménageait au 43, rue Saint-Vincent, dans une ancienne maison de prostitution.En s’installant dans ses nouveaux locaux, Henri Bourassa s’était empressé de faire bénir les lieux pour «éloigner du travail quotidien toutes les tentations du passé!» Mais LE DEVOIR sera surtout identifié au 430 est, rue Notre-Dame, où il s’installa en juin 1924 pour n’y repartir qu’en 1972, près d’un demi-siècle plus tara.Cette ancienne manufacture de chaussures de quatre étages verra successivement la fin du règne d’Henri Bourassa et les arrivées des directeurs Georges Pelletier, Gérard Filion et Claude Ryan.Gérard Filion, nommé directeur en 1947, modernisa d’ailleurs les installations, agrandissant les locaux pour occuper l’immeuble au complet.LE DEVOIR y sera imprimé jusqu’en 1966, alors qu’on confiera l’impression à l’imprimerie Dumont.Non seulement L’Imprimerie Populaire Ltée y imprimait LE DEVOIR ainsi que des livres divers, mais on y a même tenu un comptoir de vente où l’on pouvait trouver des radios, des briquets, des rasoirs, une façon comme une autre de garnir les caisses toujours vides du quotidien.En avril 1972, Claude Ryan déménage LE DEVOIR au 211, du Saint-Sacrement, et le chaos parmi les caisses de la do-cumention dura plusieurs mois, semble-t-il.Cette adresse fournira d’ailleurs à la culture québécoise une nouvelle expression, celle du «pape de la rue Saint-Sacrement».C’est aussi sur Saint-Sacrement que LE DEVOIR connut non seulement deux grèves et un changement technologique majeur avec l’arrivée des ordinateurs au début des années 80, mais aussi en mai 1973, le célèbre attentat contre le journaliste Jean-Pierre Charbonneau, qui enquêtait sur les activités du crime organisé et qui reçut la visite d’un tueur à gages en pleine salle de rédaction, fait unique dans les annales du journalisme canadien.Des années plus tard des visiteurs demandaient encore à voir les classeurs disparus dans lesquels les balles s’étaient logées.Mais ce week-end, la majorité des journalistes du DEVOIR ne sont pas nostalgiques: on se retrouve maintenant dans une salle moderne pour assurer l’avenir du quotidien.de la rue Bleury.Et si le changement d’adresse semble spectaculaire pour les amis du DEVOIR, pour le personnel c’est plutôt le changement informatique qui bouleverse le plus les habitudes.LE DEVOIR devient aujourd’hui le premier journal montréalais à être produit sur Macintosh.Et il rapatrie maintenant dans ses locaux les fonctions de photo-composition-montage alors que les pupitreurs pourront maintenant voir sur écran la page complète sur laquelle ils travaillent.Cette opération complexe a été menée en un temps record.LE DEVOIR a engagé en juillet un consortium de consultants formé de Robert McDougall et Aimé Dallaire, qui ont implanté le nouveau système.Une firme spécialisée, Graphor, a effectué la formation du personnel en deux mois alors que les journalistes, pupitreurs, clavistes, cadres - qui pour la plupart n’avaient jamais travaillé sur un Mac - continuaient à effectuer leur travail régulier tout en suivant des cours le matin.LE DEVOIR compte maintenant une quarantaine de postes de travail pour les journalistes et la direction, des Macintosh LCII qui utilisent pour le traitement de texte un logiciel de base de données News Edit, fabriqué par une compagnie de Ann Arbor, au Michigan, BaseView.«C’est un logiciel très récent et nous sommes parmi les premiers à en bénéficier, explique Aimé Dallaire.Quant à l’ordinateur choisi, il est relativement puissant pour le traitement de texte.Nous ne voulons pas être obligés de le remplacer d’ici deux ans.» Les pupitreurs effectuent la mise en page sur des Macintosh CI, certains postes de travail étant dotés d’un Quadra 700.La mise en page est assurée par le logiciel QuarkXpress et le système est réparti sur trois serveurs, des Quadra 950, «l’ap.' par Apple», ajoute Aimé Dallaire.Le système permet maintenant au pupitreur d’obtenir un accès direct aux photos en les voyant à l’écran pour effectuer ses choix.Le pupitreur monte sa page au complet sur écran en voyant le résultat au fur et à mesure, alors qu’au-paravant il effectuait un traitement des textes avant de les faire parvenir à l’atelier, où ils étaient montés sur papier.Samedi, alors que les journalistes déballaient leurs boîtes dans leurs nouveaux locaux et que tout le monde commençait à préparer des textes pour l’édition d’aujourd’hui, un pupitreur s’exclamait entre deux sandwiches: «C’est le Nintendo des journalistes!» appareil le plus puissant actuellement mis sur le marché ir Api D’abord installé sur la rue Saint-Vincent, dans le Vieux-Montréal, LE DEVOIR a ensuite occupé le 430 est de la rue Notre-Dame (à gauche) de juin 1924 jusqu’en 1972.Au centre, le bureau de Claude Ryan.dans l’édifice de la rue Notre-Dame.Le journal devait déménager une fois de plus, au 211 de la rue Saint-Sacrement (à droite).Le grand luxe, croyait-on à l'époque, même s’il arrivait parfois qu’on doive travailler à la lumière de la chandelle. 6 M Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 LES SPORTS -Patrick Roy impuissant devant les f i Les Sénateurs et le Lightning, deux équipes d’expansion Deux poids, deux mesures «La différence, c’est Chris Kontos» PHOTO AP Borg, en entrevue exclusive à la télévision suisse .Flyers H ,BON.LE CANADIEN a subi un premier échec en 13 matchs, un tout premier au Forum, et Patrick •=< Roy ne parvient pas à battre les -c : Flyers de Philadelphie.Ce n’est pas la fin du monde et c’est justement ce *, que Jacques Demers avait à dire à r»t .ses joueurs en ce dimanche de nei-., ge, qui ressemblait enfin à une journée de hockey.n «Je leur ai tout simplement dit .qu’on avait passé cinq ou six se-3-maines sans perdre et que j’étais v, .très fier d’eux, mais que le hockey .3 .est très fragile et qu’on ne peut pas se permettre de faire la même chose o contre les Bruins de Boston.quoiqu’on n’a pas si mal fait samedi».> -Pemers a aussi relevé que ses », joueurs étaient «montés trop haut».r,.\ Les grands rivaux de Boston sont probablement le meilleur remède .pour motiver le Canadien à retrou-n ver tout de suite le chemin de la vic-y .toire.D’autant plus, comme l’a si-; .gnalé l’entraîneur, qu’on a beau avoir disputé 12 matchs sans connaître la défaite, on ne s’est pas .éloigné pour la peine des Nordiques.Borg avoue avoir pris de la cocaïne Bruce Cheadle de la Canadian Press A mi-chemin de la troisième période d’un match que les Sénateurs d’Ottawa ont perdu 3-1 face aux Maple Leafs de Toronto la semaine dernière, l’annonceur a informé les amateurs du Civic Centre que le Lightning de Tampa Bay menait 5-0 devant les Rangers à New York.La foule d’Ottawa a applaudi poliment avant de retomber dans un silence songeur.Le Lightning de Tampa Bay et les Sénateurs d’Ottawa offrent un contraste frappant pour deux équipes d’expansion alors qu’on approche du premier quart de la saison.Après 18 matchs, le Lightning comptait huit victoires, huit défaites et deux matchs nuis.L’équipe a marqué 68 buts et n’est qu’à un point du premier rang de la division Norris.Les Sénateurs revendiquaient pour leur part une seule victoire et un match nul lors de leurs 16 premiers matches.Ils dominent la ligue avec le plus faible total du buts marqués (36) et ils accusent 23 points de retard sur les meneurs de la division Adams.«Nous devons gagner tous nos matchs contre les équipes d’expansion», a expliqué l’entraîneur des Leafs Pat Burns lundi soir, avant d’ajouter, «je peux toutefois vous dire que nous ne remporterons pas tous nos matchs contre Tampa Bay.» Si l’équipe maintient son rythme, le Lightning pourrait compléter la saison avec 74 points, ce qui surpasserait le record d’une formation de l’expansion (73) établi par les Flyers de Philadelphie en 1967-68.À l’époque, la saison comptait 10 matchs de moins mais les Flyers avaient l’avantage d’évoluer dans une division composée exclusivement de club de l’expansion.Avant les matchs de la fin de semaine, le Lightning avait accumulé plus de points que Buffalo, Edmonton, Hartford, les Islanders de New York, Ottawa, Philadelphie, Saint-Louis, San José, Washington et Winnipeg.«Je suis surpris de leur fiche», mentionne Mario Lemieux des Penguins en parlant de Tampa Bay.«Regardez San José l’an dernier et Ottawa cette année.» Les Sénateurs ont présentement un rythme qui pourrait leur procurer 17 points au terme de la saison de 84 matchs, effaçant le record de médiocrité pour une équipe de l’expansion (21 points) appartenant aux Capitals de Washington en 1974-75.«Tout le monde compare le Lightning et les Sénateurs, mais c’est injuste», a raconté l’attaquant du Canadien Mike Keane à la suite d’une victoire de 4-3 aux dépens de Tampa Bay.«Les Sénateurs misent sur des jeunes et des joueurs des ligues mi- neures.Le Lightning compte seulement des joueurs du calibre de la Ligue nationale.» Les alignements des deux formations reflètent la vision de leur directeur général respectif.Avec un budget restreint et menottés par les règlements du repêchage de l’expansion de la LNH, Phil Esposito et Mel Bridgman ont emprunté des voies différentes même si les deux équipes ont sensiblement la même masse salariale.Esposito a concentré son attention sur des joueurs ayant l’expérience de la LNH et des joueurs autonomes, sachant très bien bien qu’il lui fallait un produit de qualité pour gagner les amateurs de Floride.Bridgman s’est tourné vers les jeunes et les joueurs de caractère pour les Sénateurs, oubliant un ingrédient vital: un marqueur naturel.Comme le vétéran des Sénateurs Doug Smail l’a souligné récemment: «La différence, c’est Chris Kontos.» Kontos, un joueur autonome, a marqué 16 buts pour Tampa Bay.Sylvain Turgeon, un marqueur de 40 buts à deux reprises et le principal attaquant d’Ottawa au repêchage de l’expansion, a été limité à cinq buts.Difficile à dire si Bridgman commence à sentir la soupe chaude.Chose certaine, le patron des Sénateurs envisage un voyage en Russie et il parle soudainement d’obtenir le premier choix de l’équipe au repêchage amateur, Alexei Yashin.V, %«r PHOTO JACQUES NADEAU Suzanne Laberge, professeur au département d'éducation physique de l’Université de Montréal, vient de jeter un regard neuf sur les vieilles croyances au sujet des femmes et du sport, dans une étude récente.«Le complexe de Jane Fonda» Les femmes de milieux aisés font davantage de sport STOCKHOLM (AP) — Bjom Borg re-~ ‘connaît avoir consommé de la cocaïne, dans une entrevue que diffusait la télévision suédoise ce week-end.' t «J’ai essayé la cocaïne, mais je ne suis pas un cocaïnomane.Je ne J prends pas de drogue, et je ne suis .pas un trafiquant», dit-il au cours de l cette interview d’une heure.Le tennisman, âgé de 36 ans, j- avait démenti à plusieurs reprises 1 par le passé avoir pris de la cocaïne, j, En 1990, il avait gagné un procès !; contre le mensuel suédois Z, qui ï savait publié une interview de son an-j tienne amie Jannike Bjorling.Elle ; affirmait que Borg avait pris plu-L .sieurs fois de la cocaïne depuis leur f rencontre en 1984, et lui en avait !¦ proposé.U - ¦ Borg avait dénoncé ces «fausses ! -allégations».En 1992, l’ancien cham-' .pion affirmait qu’il «haissait» la j drogue.J «Je hais ce qu’elle fait aux jeunes j.et je n’y toucherai jamais.» Il précise dans son interview à la , TV suédoise avoir consommé de la ^ cocaïne il y a longtemps, lorsqu’il fréquentait Jannike.Ces révélations faisaient la «une» des journaux suédois samedi après-midi.y «Je suis pratiquement fauché», dit j aussi Borg.Il a remporté cinq titres consécutifs à Wimbledon entre 1976 et 1980, gagné six fois à Roland-Garros et obtenu j* 51 autres titres.On estime que ses i gains atteignaient au moins 75 mil-] lions $ US au moment de son départ ; ; en retraite en 1983.Il s’était reconverti dans les affaires, mais son ancien ! associé a porté plainte pour rupture de contrat et lui demande 80 mil-lions$.Richard Smith collaboration spéciale LES FEMMES sur le marché du travail pratiquent-elles plus d’activités physiques et sportives que celles au foyer?Non, si on croit que les femmes sur le marché du travail ont moins de temps libre et que le «double travail» que constitue l’emploi et les travaux domestiques épuise leur énergie, limitant ainsi leur accès aux loisirs, Oui, si on présume que les femmes sur le marché du travail sont plus indépendantes et que leur revenu personnel leur permet de déléguer certaines tâches domestiques et leur procure des ressources financières rendant plus accessibles les activités de loisirs, et notamment les activités physiques et sportives.L’on pourrait cependant argumenter que les «femmes au foyer» peuvent plus facilement gérer leur temps et leurs activités; inversement, les ressources financières moindres de ces dernières, leur isolement et leur plus grande dépendance envers le bon vouloir de leur conjoint constitueraient au contraire pour elles une barrière à la pratique d’activités physiques et sportives.plétée par Suzanne Laberge, professeur au département d’éducation physique de l’Université de Montréal, vient jeter de la lumière sur cet imbroglio de croyances communes.Résultat inattendu, sa recherche annonce qu’il n’y a en général pas de différences significatives entre les pratiques d’activités physiques et sportives entre les femmes sur le marché du travail et celles au foyer.En fait, ce serait la «sportivité» du conjoint qui est le facteur déterminant de celle des femmes.La recherche de Mme Laberge a porté sur un échantillon aléatoire del80 femmes francophones âgées de 19 à 70 ans de la région de Montréal, dont aucune n’était athlète ou étudiante à temps plein.La moitié de ces femmes était sur le marché du travail et l’autre «au foyer», chaque moitié étant divisé à parts égales entre celles ayant des enfants à la maison ou non.Les quatre groupes de 45 femmes étaient réparties également en cinq niveaux socio-économiques, allant d’un revenu annuel de 9999 $ et moins, à 35 000 $ et plus (leur propre revenu si elles étaient sur le marché du travail, sinon celui de leur conjoint).Chaque femme avaient répondu à un questionnaire comprenant 108 questions semi-ouvertes regroupées selon quatre thèmes: la pratique d’activités physiques et sportives, certaines opinions et perceptions concernants divers comportements corporels, différentes pratiques de consommation culturelle et de loisir, et quelques renseignements socio-démographiques.Les résultats indiquent peu de différence significative en général entre les femmes sur le marché du travail et celles au foyer.Le facteur ayant l’impact le plus prononcé était plutôt la sportivité du conjoint.«Ceci ne signifie pas pour autant qu’elles pratiquent leur activité avec leur conjoint comme adversaire ou partenaire sportif», dit Mme Laberge.«En effet, plusieurs femmes ont mentionné qu’elles accompagnent leur conjoint aux divers lieux de pratique, mais qu’elles s’adonnent à leur activité de façon individuelle ou avec des amies, les activités du conjoint étant souvent différentes.» Par exemple, des répondantes disaient qu’elles allaient nager pendant que leur mari jouait au hockey ou au racquetball.L’étude a aussi montré que les femmes de classes socio-économiques plus élevées ont tendance à pratiquer plus d’activités physiques et de sport que celles des classes moins favorisées, quoique pas nécessairement pour leur plaisir et leur santé, mais pour se conformer à une norme de beauté physique.«C’est le complexe de Jane Fonda», déclare Mme Laberge.Les enfants sont souvent un facteur incitatif à pratiquer du sport chez les femmes de classes moyennes, qui les accompagnent dans leurs activités sportives.«Elles font cela pour être avec eux, pour avoir des activités en famille», affirme Mme Lepage.Les femmes de classes socio-économiques défavorisées vont aussi suivre leur conjoint ou leurs enfants mais sans y participer, disant qu’elles sont plutôt des «sportives d’estrade», qui en profitent pour sortir de la maison et «voir du monde».Bon nombre de ces femmes sont peu attirées par les activités physiques de mise en forme, et plusieurs mentionnent même «la crainte de faire rire d’elles».«Se percevant peu conformes aux normes corporelles dominantes, elles se sentent gênées de participer à des activités physiques où le corps est mis en évidence», explique Mme Laberge.«C’est le rejet de l’inaccessible.» Une recherche récemment corn- ATTE NTION Veuillez noter que depuis le 15 novembre 1992 nous occupons de nouveaux locaux.2050 De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 | Général: 985-3333 Rédaction : 985-3360 Publicité : 985-3399 Service à la clientèle : 985-3355 Publicité: 985-3390 Annonces classées : 985-3322 Annonces classées : 985-3340 Avis publics : 985-3344 Avis publics : 985-3340 Affaires de moeurs Gilles Marcotte LJindustrie du sport professionnel excelle depuis tou-' jours à occulter les comportements moins exemplaires de ses mercenaires opulents.De temps à autre une bagarre dans un bar, des histoires de dope, d’agression sexuelle, échappent au contrôle des préfets et se mettent tout à coup à éclater.De plus en plus depuis quelques temps.L’ancien champion boxeur Myke Tyson incarcéré pour viol, John Kordic mort d’un coktail de stéroïdes et de cocaïne, le crac du tennis Bjom Borg qui confesse avoir frayé avec la blanche poudre, Magic Johnson dont les prousses bien connues en dehors du terrain l’ont finalement mené au sida et en ont fait le grand lépreux du sport professionnel.Et depuis une semaine, le hockeyeur Dan Quinn des North Stars du Minnesota, joueur des Penguins de Pittsburgh et bon copain de Mario Lemieux, qui se trouve pris dans une histoire de viol.Une jeune femme, 19 ans , a applelé la police de Bloomington mardi dernier et elle a porté plainte, alléguant qu’à la suite de libations avec quelques joueurs des Penguins et des North Stars rencontrés dans un restaurant, elle avait été violée par Quinn dans une chambre de l’hotel Marriott où étaient descendus les Penguins.ur le coup l’histoire a mérité à peine un peu plus qu’un entrefilet.Un fait divers parmi d’autres.C’est le surlendemain, quand de source fiable il a été révélé que Mario Lemieux s’était trouvé en compagnie d’une autre femme sur les lieux du délit, que l’affaire s’est mise à crépiter sur les fils des agences de presse.Comme l’étincelle sur la mèche.Soudain ce n’était plus qu’un un joueur plus ou moins marginal, un plombier comme on dit, qui était impliqué, mais c’est le grand tuyau qui fuyait.Lemieux, le numéro un du hockey professionnel, père pour la première fois le printemps prochain, qui se fait pincer comme un pee-wee dans une histoire à sensations.Aucune accusation n’a été portée contre le grand Mario, personne ne songe encore à le traiter de criminel, mais quoiqu’il advienne de la plainte portée par la jeune Américaine et du procès embarrassant qui pourrait s’ensuivre, l’athlète, si adulé, de loin le mieux rémunéré du hockey professionnel, s’est pour le moins mis dans de beaux draps.Six pieds et six pouces, doté de toutes façons d’une autorité intrinsèque en raison de son statut de superstar, et témoin d’un viol sans intervenir, si évidemment il y a bel et bien eu viol tel qu’allégué par la présumée victime, qui risque incidemment, évidemment, ae se faire dire qu’elle n’avait tout simplement pas d’affaire à prendre un coup avec des «inconnus» et à les accompagner dans une chambre d’hôtel.Le surlendemain de cette gaffe les Penguins se sont fait rosser 8-0 à Détroit.Mario Lemieux, qui était loin ce soir-là d’avoir l’air de l’homme qui domine sans équivoque son sport depuis le début de la sasion, a été blessé, au talon, dit-on, et il ne s’est pas présenté au troisième engagement.Durs moments pour Mario.Les athlètes professionnels, considérés comme des privilégiés de la société en raison des gros sous et du prestige, jouissent de moins en moins du privilège de l’immunité, médiatique entre autres.Ainsi, quelques comportements moins catholiques de certains athlètes dont on peut s’imaginer qu’ils ne sont pas des modèles de vertu plus que quiconque, hormis peut-être Mère Théresa, Jean-Paul II et quelques autres citoyens moins fameux qui font de la sainteté leur dur métier, se trouvent de moins en moins occultés.DJautres informations sur cette histoire sont vraisemblablement à préyoir dans les jours qui viennent.A Pittsburgh présentement, on se demande comment faire pour minimiser l’impact négatif que pourrait avoir cette histoire.Qui sait, peut-être songe-t-on à consulter Bill Clinton lui-même sur la question.Chose tout à fait plausible en tous cas, des hommes, peut-être même des femmes, s’activent dans quelque officine à Pittsburgh et discutent à savoir comment tirer Mario de ce faux pas.C’est ce qu’on appelle des experts en gestion de crise.Si tant il est, ils ont un gros contrat sur les bras.Affaire de moeurs à suivre.EN BREF.Steffi Graf s’impose à Philadelphie PHILADELPHIE (Reuter) — Steffi Graf a remporté hier à Philadelphie son quatrième tournoi consécutif en battant Arantxa Sanchez-Vicario.L’Allemande, tête de série numéro un, est venue à bout de l’Espagnole (no 3) en trois manches de 6-3,3-6 et 6-1, en finale de ce tournoi féminin doté d’un enjeu de 350 000 dollars.Ce tournoi est le huitième remporté par la numéro deux mondiale en 1992, dont Wimbledon, contre neuf pour la Yougoslave Monica Seles, parmi lesquels les trois autres tournois du grand Chelem, l’Open d’Australie, Roland-Garros et Flushing Meadows.Monica Seles pour le triplé NEW YORK (AP) — Monica Seles sera la grande favorite du Masters qui débute aujourd’hui au Madison Square Garden de New York avec à l’affiche les 16 meilleures joueuses au monde.La numéro 1 mondiale née dans l’ex-Yougoslavie, qui a une nouvelle fois tout gagné cette saison à l’exception de Wimbledon, va tenter de couronner ce parcours sans faute d’un troisième titre consécutif à New York.Malgré le renoncement à ses cris guturaux qui ponctuaient ses frappes de bûcheronne, la gauchère de 18 ans n’a rien perdu de sa hargne légendaire.Elle a remporté neuf victoires cette saison, dont deux nouveaux titres consécutifs à l’Open d’Australie et FUS Open, engrangeant aussi une troisième victoire d’affilée à Roland Garros.Bowe ne veut pas attendre son argent LAS VEGAS (Reuter) — Le nouveau champion du monde des poids lourds, Riddick Bowe, entend bien toucher sans attendre l’argent qui lui est dû à l’issue de son combat victorieux contre Evander Holyfield, vendredi.Selon un avocat du manager de Bowe, en raison d’un conflit entre les trois principales fédérations de boxe, la Commission athlétique de l’Etat du Nevada retient un chèque de 3 millions de dollars, sur les près de sept millions de dollars dus au champion.HOCKEY Ligue nationale Vendredi Hartford 2, Buffalo 8 Ottawa 0, Tampa Bay 1 Washington 0, New Jersey 3 Pittsburgh 0, Detroit 8 Samedi NY Rangers 3, Québec 6 Philadelphie 4, Montréal 3 (p) Chicago 2, Minnesota 2 Toronto 4, Boston 1 Detroit 2, Hartford 0 New Jersey 4, Washington 3 (p) Buffalo 5, NY Islanders 7 LIGUE NATIONALE Conférence Prince de Galles Section Charles Adam MONTRÉAL Pi g P n bp bc pis 18 12 4 2 82 58 26 QUÉBEC 18 9 5 4 84 69 22 BOSTON 15 9 4 2 67 52 20 BUFFALO 17 8 7 2 90 69 18 HARTFORD 17 3 13 1 42 75 7 OTTAWA 17 1 15 Section Patrick 1 36 89 3 PITTSBURGH.19 12 4 3 87 69 27 NY RANGERS.18 9 7 2 67 65 20 NEW JERSEY 17 10 7 0 60 60 20 WASHINGTON 18 7 10 1 58 60 15 NY ISLANDERS.17 7 9 1 63 66 15 PHILADELPHIE 17 6 8 3 Conférence Campbell Section Norris 68 73 15 TORONTO 16 9 5 2 54 46 20 DETROIT 18 10 8 0 72 61 20 TAMPA BAY 20 9 9 2 72 64 20 CHICAGO 18 8 7 3 62 56 19 MINNESOTA 17 8 7 2 54 58 18 SAINT-LOUIS .18 6 10 Section Smythe 2 61 75 14 CALGARY 20 12 G 2 86 68 26 LOS ANGELES 18 12 4 2 89 64 26 VANCOUVER 17 9 6 2 72 55 20 EDMONTON 18 6 9 3 56 72 15 WINNIPEG 18 5 12 1 60 76 11 SAN JOSE 18 3 14 1 50 93 7 Calgary 5, Tampa Bay 3 Winnipeg 2, Saint-Louis 4 Edmonton 2, Los Angeles 6 Vancouver 5, San Jose 2 Hier Ottawa à Philadelphie Minnesota à Chicago Aujourd'hui Boston à Montréal, 19h40(TVA) Saint-Louis à Toronto Los Angeles à Vancouver Les meneurs B P Pts Lemieux, Pit 22 28 50 Kurri, LA 13 26 39 LaFontaine, Buf 11 29 40 Stevens.Pit 14 19 33 Robitaille, LA 16 16 32 Andreychuk, But 16 14 30 Sakic, Qué 15 15 30 Recchi, Phi 11 18 29 Sundin.Qué 14 13 27 Sandstrom, LA.11 16 27 Roberts, Cal 10 17 27 Gilmour, Tor 9 18 27 Selanne, Win 14 12 26 Savard, Mtl 7 19 26 Fleury, Cal 9 16 25 Muller, Mtl 5 19 24 Lebeau, Mtl 8 15 23 Nolan, Qué 11 9 20 Bellows, Mtl 11 8 19 Ricci, Qué 8 11 19 Duchesne, Qué.5 14 19 Kovalenko, Qué.7 11 18 Keane, Mil 4 13 17 Damphousse, Mil 4 11 15 Young, Qué 7 6 13 ECONOMIE Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie date heure lieu FC A International 16-11 10 h 00 Montréal Triton Canada Resources 16-11 10 h 00 Calgary Altex Resources 17-11 15 h 00 Calgary Fletcher Challenge 17-11 14 h 00 Vancouver Mispec Resources 17-11 10 h 00 Saint.John Denn’or 18-11 13 h 30 Rouyn Dexleigh 19-11 16 h 00 Montréal Foster’s Brewing Group 19-11 15 h 00 Melbourne Eurus Resources 20-11 09 h 30 Vancouver Hydra Exploration 20-11 10 h 00 Toronto Premier Cdn 20-11 10 h 00 Montréal RETRAIT DE LA COTE BRL Enterprises Symbole : BRL Valeurs : actions ordinaires.Modalités : les actions ordinaires de la société seront retirées de la cote de la Bourse de Montréal à la fermeture des affaires le 26 novembre 1992, à la demande de la société.Sony Symbole : SNE Valeurs : reçu de dépôt américain de la société américaine.Modalités : les reçus seront retirés de la cote de la Bourse de Montréal à la fermeture des affaires le 26 novembre 1992, à la demande de la société.PROGRAMME DE VENTE POUR ACTIONNAIRES DE PETITS LOTS Banque Royale du Canada Symbole : RY Valeurs : actions ordinaires.Modalités : tout actionnaire qui détient moins de cent (100) actions ordinaires de la banque au 26 octobre 1992 peut participer au programme.Les actionnaires qui détiennent moins de 100 actions ordinaires de la banque peuvent les vendre à la valeur au marché sans encourir de commissions de courtage.La banque paiera toutes les commissions de courtage et les frais administratifs imputables, mais si les actions sont détenues par une société de fiducie, un courtier ou une banque, les actionnaires assument eux-mêmes tous les frais qui pourraient être exigés par leur courtier, banque ou société de fiducie.Date d’expiration du programme : 30 novembre 1992.PRIVILEGE DE RACHAT AU GRÉ DU DÉTENTEUR Union Gas Symbole : UNG.PR.G Valeurs : actions privilégiées de catégorie B, rachetables au gré de la société et du porteur, à dividende cumulatif de 8%, série 6.Modalités : les porteurs des actions susmentionnées ont le droit d’exiger de la société qu’elle rachète, le 1er janvier 1993, la totalité ou une partie de leurs actions privilégiées, au prix de 20 $ l’action plus les dividendes accumulés et courus.Date de rachat : 1er janvier 1992.Manufacturers Life Capital Symbole : MLC.PR.A Valeurs : actions privilégiées de premier rang, série A, 7,25%.Modalités : espèces — 25 $ plus les dividendes accumulés et non versés pour chaque action rachetée au gré du détenteur.Date d'échéance : 1er décembre 1992.Date de paiement: 31 décembre 1992.REÇUS DE VERSEMENT Canadian Occidental Petroleum Symbole : CXY.R Valeurs : reçus de versement.Modalités : les reçus de versement de Canadian Occidental Petroleum pour lesquels le premier versement a déjà été payé, donne droit au détenteur enregistré de devenir propriétaire d’une (1) action ordinaire de la société moyennant le paiement complet du versement final.Le paiement du second et dernier versement, au montant de 14 $ par action ordinaire, accompagné du certificat de reçu de versement doivent être reçus par Compagnie Trust Royal le ou avant le 31 décembre 1992 à 13h.OFFRE D’ACHAT Nova-Cogesco Symbole : NCG Valeurs : actions ordinaires.Résultats : 8 593 475 actions ordinaires de la société ont été déposées en vertu de l’offre d'achat faite par NCG Acquisition.En conséquence, NCG Acquisition prendra livraison et paiera 3 300 000 actions ordinaires de Nova-Cogesco au pro rata.DIVIDENDE Canfor Symbole : CFP Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la société a déclaré un dividende en actions sur ses actions ordinaires.L’équivalent en espèces est de 25 cents.Date de clôture des registres : 15 décembre 1992.Date de paiement : 31 décembre 1992.Trustco Desjardins Symbole : TDJ Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la société susmentionnée, sauf avis contraire, ne versera plus de dividende sur le titre cité en rubrique à compter de la date normale du versement du dividende en décembre.Welwood of Canada Symbole : WLW Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la société susmentionnée a déclaré un dividende en actions sur ses actions ordinaires.L’équivalent en espèces est de 5 cents Date de clôture des registres : 4 décembre 2002.Date de paiement : 30 décembre 1992.Doman Industries Symboles : (DOM.A et DOM.B) Valeurs : actions catégorie A et actions catégorie B série 2.Modalités : la sociét a déclaré un dividence en actions sur les actions susmentionnées.Le taux est de 0.01 action de catégorie B de Doman Industries pour chaque action de catégorie A ou de catégorie B détenue, ce qui équivaut à 65 cents calculés d’après un prix de 6,50 $ par action de catégorie B.REMBOURSEMENT TOTAL BC Gas Valeurs : 10,125% série A, 30 novembre 1997.Date de remboursement : 2 décembre 1992.RÉCLAMATIONS Laidlaw Symboles : (LDM.A et LDM.B) Valeurs : actions de catégorie A et actions de catégorie B.Modalités : un règlement de recours collectif et d'une audition de toutes les personnes physiques ou morales qui se sont portées acquéreurs d’actions ordinaires de catégorie A ou B du 11 janvier au 14 mars 1992 inclusivement.Seules les personnes qui ont acheté des titres de Laidlaw durant cette période, ou leurs représentants, ont le droit de déposer une preuve de réclamation.Toutes les réclamations doivent être présentées par les personnes qui se sont portées acquéreures de droits de propriétaires véritables des actions ordinaires de catégorie A ou B du 11 janvier au 14 mars 1992 inclusivement ou par leurs représentants.Les preuves de réclamation doivent être livrées avant le 1er décembre prochain; sinon, il est possible qu’elles soient refusées et que les personnes visées ne reçoivent pas de paiement par suite de règlement.Los renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de toi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bulletin d'inlormation.pourrait s'avérer incomplet.Ces renseignements sont fournis par Tassé Tassé & Associés, Limitée Labatt a réussi sa percée en Angleterre La Canadian Lager est la neuvième bière en popularité parmi 300 marque^ Stephen Ward de la Presse Canadienne ESHER, Angleterre — Lorsque les dirigeants de Labatt mirent les pieds en Grande-Bretagne, il y a cinq ans, ils constatèrent que les chauffeurs de taxi ne connaissaient absolument pas leur compagnie: certains croyaient même qu’ils étaient représentants d’un fabricant de valises de France.Aujourd’hui, le nom Labatt se retrouve sur beaucoup de portières de ces mêmes taxis.Le nom figure également sur les panneaux publicitaires des stades de soccer et dans les publicités télévisées et il est omniprésent sur les vêtements et la voiture du héros des courses automobile de Grande-Bretagne, Nigel Man sel.La Canadian Lager de Labatt est la neuvième bière la plus populaire du Royaume-Uni, où on compte pas moins de 300 marques différentes.En Italie, les marques Moretti et Sans Souci, également de Labatt, figurent parmi les plus populaires du pays et reçoivent l’aval des vedettes du rock.Ces têtes de pont au Royaume-Uni et en Italie ne sont pas nécessairement synonymes de conquête financière.En Grande-Bretagne, la récession, les guerres de prix, les ventes à rabais des concurrents et la concurrence hostile de certaines brasseries ont créé des difficultés aux plus petits.«Nous prévoyons atteindre la rentabilité l’année prochaine, ce qui est très encourageant», affirme Bruce Peer, directeur de Labatt en Europe, lors d’une interview de son bureau d’Esher, au sud de Londres.«La récession nous a fait mal au cours de la dernière année, au Royaume-Uni, mais nous nous sommes très rapidement ajustés.» Vous devez agir rapidement lorsque les cinq plus grandes brasseries britanniques — qui possèdent la grande majorité des pubs de la région londonienne, le coeur du commerce de la bière en Grande-Bretagne — désirent vous évincer.Malgré les tentatives du gouvernement pour déréglementer l’industrie brassicole, les géants tels Bass et Whitbread sont toujours propriétaires de milliers de pubs et peuvent nuire aux concurrents en abaissant leurs prix de gros.Même si la réglementation oblige les pubs appartenant à des brasseurs à offrir une «bière invitée» — le produit d’un autre concurrent — cette dernière bière est souvent écoulée du coin le plus reculé et le plus sombre du bar.Labatt est solidement établie dans le nord de l’Angleterre, mais la compagnie doit se battre constam- TOURISME D’AFFAIRES Les règles d’entreprises régissant les voyages d’affaires sont moins répandues qu’on le pense ment pour obtenir que sa bière soit distribuée dans la région londonienne et le sud du pays.Plus tôt, cette année, Labatt a formé un joint-venture pour acheter une série de pubs et pour vendre sa bière dans 2000 pubs déjà établis et administrés par la firme Pubmaster de Londres.L’accord permettrait de porter de 7500 à 10 000 le nombre de débits offrant des produits Labatt.Jusqu’à maintenant, le duo Labatt-Pubmaster a acheté environ 75 nouveaux pubs.«Nous sommes actuellement plongés dans une importante guerre des prix entre les brasseurs du Royaume-Uni, admet M.Peer, directeur de Labatt en Europe.11 est très très difficile pour nous d’être concurrentiels.Nous devrons traverser cette période en évitant les mauvais coups autant que possible.» De nombreux obstacles se présentent face à ceux qui tentent de s’infiltrer dans le nouveau marché commun de l’Europe des Douze, même si la Communauté européenne admet se diriger vers un marché commun toujours plus ouvert.«En Allemagne, des réglementations limitent la liberté de distribution de la bière et la réglementation sur l’empaquetage et est très contraignante», affirme Bruce Peer.Il existe également des taxes restrictives sur la bière, dans certains pays producteurs de vin, notamment la France.«La récession nous a fait mal au cours de la dernière année au Royaume-Uni, mais nous nous sommes très rapidement ajustés.» Vous devez agir rapidement lorsque les cinq plus grandes brasseries britanniques — qui possèdent la grande majorité des pubs de la région londonienne — le coeur du commerce de la bière en Grande-Bretagne — désirent vous évincer.Malgré les tentatives du gouvernement pour déréglementer l’indus- trie brassicole, les géants tels Bass et Whitbread sont toujours propriétaires de milliers de pubs et peuvent nuire aux concurrents en abaissant leurs prix de gros.«Il est amusant de rappeler aue certains, ici, ont accusé les Canadiens faisant affaires en Europe de se livrer à des pratiques commerciales restrictives, soutient M.Peer.Pourquoi n’étudient-ils pas les pratiques de certains brasseurs européens?» Malgré les problèmes rencontrés, la part de marché de Labatt en Europe est en croissance.La brasserie emploie 500 personnes, en majorité en Italie, dans ses brasseries de Bologne et d’Udine, dans le nord-est du pays, et dans une petite usine près de Naples, dans le sud.La compagnie a produit deux millions d hectolitres de bière, en Europe, l’an dernier, soit% de plus que l’année précédente.Au niveau mondiale, le volume des ventes de Labatt s’établit à plus de onze millions d’hectolitres, dont plus de huit millions au Canada.Sa bière se vend également en Irlande et dans environ vingt autres pays.En Grande-Bretagne, où les brasseries locales fabriquent la bière Labatt sous surveillance d’une équipe de techniciens canadiens, la compare possède 3% du marché.En Italie, ses ventes ont augmenté de 21% depuis un an et représentent âu-jourd’hui 9% du marché de la bière.M.Peer affirme que la stratégie européenne de Labatt a donné les résultats escomptés et qu’il n’est pas question de se retirer de ce marché.«Nous allons renforcer notre tête de pont en Grande-Bretagne et en Italie et nous établir en terrain solide l’an prochain puis nous pro-gressrons.» Quel est le prochain objectif?M.Peer sourit en tendant l’index en direction d’une large carte géographique de l’Allemagne épinglé sur un mur de son bureau.Normand Cazelais Les dépenses liées aux voyages d’affaires pèsent lourdement dans les budgets de beaucoup d’entreprises.Pourtant, en dépit des sommes en jeu et des économies souvent considérables qui pourraient être réalisées, moins de la moitié des entreprises canadiennes (45% en fait) possèdent un règlement régissant ces voyages.L’expérience a par ailleurs démontré que des règles claires et bien appliquées entraînent des réductions de coûts à tous les échelons sans pour autant diminuer l’efficacité des déplacements et le rendement des affaires.Selon une enquête menée voici quelques années par American Express («Les voyages d’affaires au Canada»), la plupart des dirigeants d’entreprises reconnaissent volontiers les avantages que peuvent apporter de telles règles dûment écrites.Mais rares sont ceux qui ont effectivement pris les mesures conséquentes.Et, même lorsqu’elles existent, le processus de vérification tient rarement compte de l’évolution des voyages d’affaires: à peine Les firmes étrangères rentables pour Washington WASHINGTON (AFP) - La présidence de Bill Clinton compte percevoir 45 milliards $ US d’impôts en quatre ans auprès des filiales américaines des firmes étrangères en appliquant plus strictement la législation existante, a réaffirmé vendredi Robert Shapiro, proche conseiller du futur président, rejetant ainsi les doutes émis ces derniers jours par de nombreux experts.La proposition du président élu de faire payer davantage les eptre- Erises étrangères opérant aux Etats-Inis était un bon argument électoral, mais sa portée financière sera limitée, ont affirmé des analystes, selon qui le fisc pourra récupérer au plus 10 à 15 milliards $ US.«Nos analyses les plus poussées montrent qu’une estimation de 45 milliards est réaliste», a déclaré M.Shapiro.Il a ajouté qu’il ne s’attendait pas à des mesures de rétorsion des pays dans lesquels opèrent les sociétés américaines.55% des entreprises les revisent d’année en année.Pour savoir quelle importance une entreprise accorde à une meilleure gestion des frais de déplacement, il suffit de regarder qui est responsable de l’élaboration et de l’application de ces règles.Quand c’est un vice-président, voire le président, le contrôle des frais de déplacement et de représentation comptent parmi les principales priorités.On constate également que ce ne sont pas tous les mêmes domaines qui sont couverts.Viennent en tête de liste les voyages en avion, puis les locations de voitures et les directives de dépenses journalières.Les entreprises ayant de telles règles profitent régulièrement de tarifs spéciaux: 77% bénéficient de remises à l’hôtel et 80% ont droit à des rabais pour la location de voiture.American Express concluait son enquête en émettant quelques recommandations: • Il importe de bien cerner le champ d’application des règles en question et d’en identifier les responsables; • Il faut faire la juste part entre le confort du voyageur et la gestion et la rentabilité des voyages d’affaires; • Un document écrit, définissant les principes et lignes directrices, s’impose; • Il faut communiquer et, si possible, expliquer les nouvelles règles à tout le personnel; en accordant un soin particulier à mettre sur pied les rouages nécessaires.RELAIS D'AFFAIRES RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAÎSTRES HÔTELIERS ESTRIE / NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY: Plein air et gastronomie dans un décor d’autrefois.Çn relais pour les gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer.Forfait conférence incluant 3 repas, 2 pauses-café, frais de service 140.00$ p.p.occ.simple/par jour ou 110$ p.p.occ.dble/ par jour.Pour renseignements: Tél.: (819) 842-2451 Fax: (819) 842-2907 LAURENTIDES / SAINTE-ADÈLE HOTEL L’EAU A LA BOUCHE: Ste-Adèle, un bouquet pour fleurir vos vacances.Confort, calme, détente et tout le service auquel vous vous attendez.26 chambres luxueuses.Salons aménagés pour réunions.Le restaurant vous servira une fine cuisine du marché.Classé 4 fourchettes et 5 fleurs de lys.Demandez nos forfaits.Tél.sans frais de Mtl:514-227-1416 ou 229-2991.Fax 229-7573 MONTEREGIE / SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS : Richelieu.Une hôstellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu où le personnel n'a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2231 Bond des ventes automobiles US DETROIT (AFP) — Les ventes aux Etats-Unis des automobiles assemblées par les dix constructeurs nord-américains, ont fait un bond de 21,6% au début novembre par rapport à la même période en 1991.Toutefois ces performances se comparent à un niveau de ventes très faible un an auparavant, ont souligné les analystes.NOUVELLE MAZDA 626 CRONOS 1993 EN ÉQUIPEMENT DE SÉRIE • Moteur 4 cylindres 16 soupapes DACT 2 litres à injection électronique multipoint • Boîte manuelle 5 rapports à surmultipliée • Direction à crémaillère à assistance variable en fonction du régime • Serrure de portière conducteur éclairée • Sièges baquets avant inclinables avec appui-tête et support des cuisses réglables • Colonne de direction inclinable • Coussin gonflable pour conducteur • Radio AM-FM stéréo à lecteur de cassettes à inversion auto et commandes logiques, montre, code antivol, six haut-parleurs et antenne en diversité.• Antenne électrique • Portières arrières à sécurité enfants 16,395$ * • Suspension entièrement indépendente • Télécommande d’ouverture du coffre et du volet d'essence • Dégivreur de lunette arrière à minuterie • ET PLUS ENCORE ! • Transport, préparation et taxes en sus.637-1153 2895 Notre-Dame Lachine (coin 29e ave.) GARAGE RECOMMANDÉ 1 8 ¦ Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Paris ne veut pas faire souffrir le peuple irakien MANAMA (AFP) - Le ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas a estimé hier à Manama qu’il fallait «prendre en compte les souffrances du peuple irakien», soulignant toutefois que toute normalisation de la situation dans ce pays passe par l’application des sanctions de l’ONU.M.Dumas, en visite à Bahrein dans le cadre d’une tournée dans le Golfe, a déclaré lors d’une conférence de presse que les autorités de Bahrein et lui-même étaient «tombés d’accord pour considérer qu’il faudra bien que la situation de l’Irak se normalise un jour, et que ce jour peut être plus proche si les conditions sont réunies».Mais, «entre-temps, il faut bien savoir prendre en compte les souffrances du peuple irakien», a-t-il ajouté, en insistant sur le fait que Bagdad doit appliquer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, prises après l’invasion du Koweit en août 1990, et «que plus vite ces résolutions trouveront leur application, plus vite la situation pourra se normaliser».«Le fait que j’ai souhaité, comme la partie bahreinie, que soit pris en compte le sort du peuple irakien et qu’intervienne un jour la normalisation des relations avec l’Irak, implique que ce moment n’est malheureusement pas arrivé et que toute levée des mesures discriminatoires prises à l’encontre de l’Irak ne peut se justifier que dans la mesure où les résolutions auront reçu leur pleine application», a-t-il précisé en réponse à une question.Pour le ministre français, il «dépend en grande partie des dirigeants irakiens que cela puisse se réaliser».Comme on lui demandait d’autre part si la France estimait que la normalisation des relations de la communauté internationale avec l’Irak passait par le départ du président Saddam Hussein, M.Dumas s’est borné à répondre que le sort de ce dernier n’était «pas son problème».Au cours des conversations de M.Dumas à Manama, certains dirigeants bahreinis ont souligné, selon des sources informées, qu’il existait dans le monde arabe une orientation en faveur d’un allègement des souffrances du peuple irakien et ont jugé que celui-ci avait assez souffert.Le ministre des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Moubarak al-Khalifa, a pour sa part exprimé l’espoir, après un entretien avec M.Dumas, qu’il pourrait être «mis fin aussi rapidement que possible à cette tragédie», tout en insistant sur la nécessité de l’application par Bagdad des résolutions de l’ONU.100 000 Allemands défendent le droit d’asile dans les rues de Bonn BONN (Reuter) — Plus de 100 000 personnes ont manifesté samedi à Bonn pour la préservation de la clause constitutionnelle garantissant le droit d’asile pour les étrangers, cibles d’attaques presque quotidiennes de l’extreme droite.Il ne s’agit que de la dernière en date de plusieurs manifestations accusant le gouvernement de vouloir céder aux pressions des extrémistes en s’apprêtant à modifier la constitution, très libérale à l’égard des immigrés.Selon les organisateurs, plus de 150 000 personnes se sont massées dans le parc du Hofgarten pour entendre les orateurs condamner le racisme et écouter des chansons engagées.La police a, pour sa part, estimé la foule à 100 000 personnes.Les policiers étaient en alerte pour prévenir d’éventuels débordements de quelque 2000 militants d’extrême gauche mais aucun incident n’a été signalé.Il y a une semaine, environ 300 anarchistes avaient troublé une manifestation anti-raciste de 350 000 personnes à Berlin en lançant des oeufs sur les dirigeants allemands, dont le président Richard von Weiz-saecker et le chancelier Helmut Kohl.Deux cent mille manifestants anti-racistes ont ensuite défilé dans l’ensemble du pays lundi, jour anniversaire de la «Nuit de Cristal», pogrom nazi en 1938.Si le rassemblement de Berlin a été organisé sous l’égide du président von Weizsaecker, celui de samedi à Bonn l’a été par un bloc de gauche rassemblant les Verts, des organisations de défense des droits de l’homme et des groupes de défense des réfugiés hostiles aux principaux partis du pays.«Les réfugiés sont en danger, pas dangereux», «Arrêtez la construction du IVe Reich», pouvait-on lire sur les banderoles.Beaucoup de Turcs, qui forment la plus grande communauté étrangère d’Allemagne, étaient venus manifester.Pour Moustafa Perik, 36 ans, venu en Allemagne avec ses parents en 1970, la xénophobie a considérablement empiré au cours de l’année passée en raison de l’aggravation du chômage et du nombre de sans-abri, conséquences de la récession et de l’unification allemande.Les intervenants, parmi lesquels Beate Klarsfeld, militante anti-nazie basée à Paris, ont dénoncé les «compromissions» du gouvernement Kohl, notamment l’expulsion d’un groupe de Roumains dont la demande d’asile a été rejetée.«Expulser de force des tziganes de Roumanie est le pire crime commis ici depuis le régime nazi.Le XXe siècle a été marqué par les nazis.Faisons tout notre possible pour faire de l’Allemagne un pays généreux et humain au XXIe siècle», a déclaré Beate Klarsfeld.Les manifestants ont aussi demandé au Parti social-démocrate (SPD) de ne pas se rallier à la position du gouvernement lors d’une réunion aujourd’hui.Les voix du SPD sont nécessaires pour atteindre au Parlement la majorité des deux tiers nécessaire à la modification de la Loi fondamentale de 1949.Susanne Miller, historienne, a déclaré qu’elle avait survécu à l’Holocauste parce qu’elle avait obtenu le droit d’asile dans un autre pays.«Des centaines de milliers de personnes n’ont pas obtenu d’asile et elles sont mortes.Si on nous demande pourquoi l’Allemagne doit avoir une responsabilité spéciale aujourd’hui en matière d’asile, la réponse se trouve dans notre Histoire», a-t-elle dit.Un influent sénateur américain appelle l’Occident à aider Eltsine WASHINGTON (AFP) — Un des sénateurs américains les plus influents a averti hier que sans un programme d’aide à Boris Elstine l’Occident pourrait faire face dans le futur à une menace aussi grande que le nazisme.Le président de la commission des forces armées du Sénat, Sam Nunn, sénateur démocrate de la Géorgie a estimé que les réformes démocratiques et la marche de la Russie vers une économie de marché était «en grand danger».Son nom est souvent évoqué par la presse comme un candidat pour le poste de secrétaire d’Etat ou secrétaire à la Défense dans l’équipe de Bill Clinton.Il a estimé, sur la chaîne de télévision CBS, que le complexe militaro-industriel qui a vu les commandes de l’armée russe réduites de 20% au cours des dernières années constituait une menace pour le président russe Boris Elstine., M.Nunn a critiqué les Etats-Unis et les pays occidentaux en général pour avoir fourni plus d’aide au régime communiste de Mikhaïl Gorbatchev qu’à la démocratie naissante sous Boris Elstine.«Allons-nous répéter l’histoire», s’est-il interrogé en dressant un parallèle entre le peu d’empressement de l’Europe à soutenir la Répu- blique de Weimar dont la faiblesse a laissé le champ libre à la montée du nazisme.«Sommes-nous sur le point de voir sombrer une possibilité d’avoir une démocratie et une économie de marché dans l’ancienne URSS parce que l’Occident est trop absorbé par ses propres problèmes», a poursuivi le sénateur Nunn.' Il a estimé que les pays ocçiden-taux, et en premier lieu les Etats-Unis, engagés dans des réductions de leurs budgets militaires avaient tout intérêt à ne pas laisser un régime totalitaire reprendre le dessus en Russie pour éviter d’avoir à dépenser des milliards de dollars pour «corriger leur inaction».Le sénateur Nunn a appelé l’Allemagne et le Japon à accroître leur aide à la Russie et aux anciennes républiques soviétiques en dépit des problèmes ou des différends avec Moscou que ces deux pays peuvent avoir.Il a souligné que les questions des réfugiés de l’Europe centrale ou d’ajustement à la réunificaiton sont graves pour l’Allemagne mais que le retour d’un régime communiste à Moscou serait encore plus périlleux.De même, a-t-il estimé, les Japonais qui demandent que la Russie leur rende les îles Kouriles occupées depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale auront plus de difficultés à obtenir gain de cause si «Elstine est mis à la porte et remplacé par un régime nationaliste et militaire».Il a proposé pour faire face à ce défi une large «mobilisation» notamment des organismes économiques comme le Groupe des Sept pays les plus industrialisés (G7) ou encore le Fonds monétaire international (FMI).Il a suggéré la création d’un poste de «coordinateur» pour suivre ce qui se passe dans l’ex-URSS.Dans le domaine purement militaire il a souhaité d’avantage d’échanges entre les armées russe et américaine et également une aide plus grande à la reconversion civile de l’industrie militaire de l’ex-URSS.Récemment la Russie s’est lancée dans un vaste programme d’exportation de matériels militaires de tout type.Moscou a notamment vendus deux sous-marins à l’Iran en justifiant cette transaction qui a inquiété Washington par son besoin de devises.Cette vente a rapporté 600 millions de dollars à Moscou soit plus que le plan d’aide décidé par le G7 lors de sa dernière conférence à Tokyo sur l’aide internationale à la CEI Lettre de Moscou Révolte de femmes Une révolte des femmes a actuellement lieu en Russie: elles s’insurgent contre les épouvantables conditions matérielles de la vie.en refusant de donner la vie.Depuis deux ans, le nombre de décès a dépassé largement le nombre de naissances.Le dernier chiffre officiel de 1990 indiquait 6,5 de naissances pour 1000.Depuis, il n’a continué que de baisser.Déjà du temps du communisme, la femme soviétique était, en dépit de l’idéologie, bien plus exploitée que tous les pauvres travailleurs capitalistes sur le sort de qui s’apitoyait constamment la presse soviétique.Elle travaillait à plein temps, passait plusieurs heures par jour à faire la queue, s’occupait pratiquement seule des enfants, et avait de la chance si son mari n’était pas un saoûlard, ou sur le point de la plaquer sans l’intention de payer la pension alimentaire.Rien n’a changé à tout cela, à part le fait que son salaire ne suffit plus que pour acheter les premières nécessités de la vie.Elle continue à se marier tôt.Le premier enfant est déjà très souvent en route: une femme de 25 ans est une vraie «vieille» dans une maternité russe.Si elle n’a que très rarement un autre enfant, c’est, parce que sa première expérience d’accouchement a été épouvantable, ou parce que, tout simplement, elle n’a pas les moyens de s’offrir un tel luxe.Une poussette d’enfant coûte ces jours-ci 3000 roubles, l’équivalent de deux-tiers d’un salaire mensuel moyen, une paire de collants d’enfants, 100 roubles.En 1991, 55 femmes sur 100 000 sont mortes çn couches, deux fois plus qu’aux Etats-Unis.Au même moment, le taux de mortalité infantile était de 18 pour 1000, infiniment plus que dans n’importe quel pays développé.Un nouveau-né sur cinq souffrait d’une maladie congénitale.Une journaliste a récemment décrit les circonstances de son accouchement dans un quotidien moscovite.«En arrivant, en plein milieu de la nuit, on m’a donné une chemise déchirée trois fois ma taille et un réveil-matin, pour que je surveille moi-même la fréquence des contractions.Personne n’est revenu pendant très très longtemps, je sanglotais, je criais pour moi-même.Je ne savais plus qui j’étais, où j’étais, quand tout à coup, j’entends la voix de l’infirmière: «Viens vite, sinon tu vas accoucher dans le couloir!» Elle me tirqit vers la salle d’accouchement.A peine allongée, j’ai entendu la voix du médecin: «Que des bonnes femmes, que des bonnes femmes.» C’est ainsi que j’ai su que j’avais une fille.» L’enfant est enlevé de suite à la mère pour au moins deux heures.Même pendant les jours qui suivent, elle ne le voit que pour l’allaiter.Les pères graissent la pâlie pour avoir les nouvelles de la naissance et faire passer des paquets.Pour le reste, ils guettent sous les fenêtres de l’hôpital, et montent dans les arbres pour apercevoir de loin leur bébé collé contre la vitre quelques étages plus haut.Les conditions hygiéniques dans la maternité sont souvent désastreuses: au moins six femmes par chambre, pas de draps propres, une toilette pour Véra Murray tout l’étage, pas de douche, souvent pas d’eau chaude.La mère doit repasser elle-même les couches.Un bébé qui n’a pas at-trappé une infection à la maternité passe pour un miraculeux.Au mois d’octobre a eu lieu à Moscou un événement d’une grande importance symbolique pour les femmes russes.Des médecins américains, parrainés par un groupe féministe de New York, ont procédé à insérer dans le bras de 15 femmes les capsules anti-conceptionnelles Nortplant.«Cinq ans sans avortement, je ne crois pas ma chance!», a CQnfié à un reporter une des élues.A 25 ans, elle avait déjà eu six avortements, et connaissait des femmes qui en avaient subi 10, 15 et même 20! Dans ce pays où le sexe et la sexualité ont été pendant très longtemps des sujets tabou, même la contraception a pris un air de chose défendue.Mais pas l’avortement, qui continue à être le premier et souvent le seul moyen de contraception.Dépendant des statistiques, on en fait annuellement de neuf à 18 millions, contre 1,5 million aux Etats-Unis! Des interventions souvent pratiquées à plusieurs par pièce et aussi souvent sans anesthésie.La différence fondamentale entre l’Amérique du Nord et la Russie: tandis que là-bas, on se bat pour garder le droit à l’avortement, ici, il s’agit d’obtenir à ce que les femmes aient un autre choix que l’avortement.LES ANNONCES CLASSEES 985-3344 100-199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL DU LUNDI AU VENDREDI 100-150 Achat-vente-échange DE 8H30À 16H00 160-199 Location Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL téléphonez avant 14h30 200-250 Achat-vente-échange 251-299 location pour l'édition du lendemain.300-399 MARCHANDISES Téléphone: 985"3344 400-499 OFFRES D'EMPLOI Télécopieur: 985"3340 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES Pour placer votre annonce par la poste: 600-699 VÉHICULES C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, H2Y 3S6 101 Propriétés à vendre A AHUNTSIC • MONTRÉAL A PRIX ÉVAL MUNIC.« 15% Poor vente rapide Pas d'agent Split 4 rvveaux, 8 * 11/2 s /Pains idéal proies-lior, Grand terrain paysage, clôturé Prox tous les services et parcs 381-7532.BOPD DU RICHELIEU Maison de rêve ô St-Roch Beaucoup d extra Moins de 176 000$ Fout voir'677-0644 CDU coin Van Home et/égaré 15 pièces, pas de dépôts Pour profession-nets au bureaux 342-5205 CENTRE-VILLE.RUE WOLFE.Codage rénové 3 c c .cour arriéré.3 c c .cour arrière avec slat 139 000$ 528-6832 rèo OORVAL SUD cottoge dé'acr-é rénové.3 charpies a caterer près /des d'accès pres centres d aero's Secteur rout de gamme 290Clovefdole 595-/159 GREENFIELD PARK t/ieu/) grande mai son t-ès grand terrain.17 000 » P' ca.2 toyefs.pc- re creusée 4056837 Agent STE-JULIE ./ve-j» cott 9 sectes» près* ge /pees 3CC0pico hoMab'es,ga rage tout équipé 186000$ 649 4364 VMONT spit 66 s chambres.2 ; pair -, gprpge s/sol.piscine creusée, extra 06 093$ nég, trarisfert 659-1779,944-7978 103 Condominiums Co-propriétés CENTRE-V1LIE Vend 4 / gdrage.» er-moc//rce.alarme.foyer 922 2% 103 Condominiums Co-propriétés CONDO 31/2.tout fourni, frais peint, prés du lac des Sables.Ste-Agathe Appelez Lous Jour 739-1406.sot 721-3698 D0I1 VENDRE avart 1993 Près marché Atwater, devant espace vert, édifice 1986.2 terrasses.5 1/2 90 000$ 819-346-5561 ILE DES SOEURS grand 31/2.de luxe.Dcxd de l'eau, sdarium magrvfque vue.Deoucouo dèxtra 142000S 762 2809, 332-6936 LOFT LE COLONIALE 125 PC .5 fenêtres 6' / 8' ch.s/dèau avec P/tourb 2 pi unique dans voûte, piaf 12' terrasse sur 'c! 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ministre Yitzhak Shamir pour se consacrer au «rétablissement» du Likoud.Cette formation traverse une grave crise interne, notamment financière, depuis son échec aux législatives du 23 juillet devant les travaillistes dirigés par l’actuel premier ministre Yitzhak Rabin.M.Sharon, qui n’avait aucune chance d’être élu à la succession de M.Shamir, selon des sources proches de cette formation, a présenté sa candidature à un poste de secrétaire général qui serait à créer.M.Sharon, 64 ans, est hostile à la poursuite des négociations israélo-arabes.Il s’était consacré au cours des huit dernières années au développement de la colonisation juive dans les territoires occupés.Les trois principaux candidats en lice sont MM.Benyamin Netanyahu, la figure montante du Likoud, Benyamin Begin, le fils de Menahem Begin, et David Lévy, ancien ministre des Affaires étrangères.L’ONU se félicite de l’attitude de l’Irak BAGDAD (AFP) —Le chef de la 15e mission nucléaire de l’ONU en Irak s’est félicité hier du traitement que les autorités de Bagdad avaient réservé jusqu’à présent aux 32 experts lors de leur séjour dans le pays.«Je dois dire que notre équipe n’a pas du tout été harcelée.Les experts ont pu se rendre librement là où ils voulaient», a déclaré à la Presse à Bagdad M.Dimitri erricos.La mission, arrivée dimanche dernier en Irak, doit repartir mercredi matin.Selon l’atomiste grec, les experts ont pu «sortir de l’hôtel, aller dans des restaurants sans faire l’objet de vexations».«Je ne peux absolument fias me plaindre» de l’attitude des rakiens, a-t-il poursuivi.Le chef de la précédente mission de l’ONU en Irak, M.Nikita Smidowitch, avait fait état de tracasseries: les chambres n’avaient pas été nettoyées pendant plusieurs jours, une ampoule électrique avait été jetée sur des experts et plusieurs inspecteurs avaient reçu des menaces de mort écrites.M.Perricos a toutefois ajouté que l’Irak n’avait toujours pas l’intention de fournir à l’ONU une liste de ses fournisseurs étrangers en matière nucléaire.«Il n’y a aucune indication que les Irakiens vont nous fournir ces informations», a-t-il dit, ajoutant toutefois que «personne ne peut savoir ce qui pourrait se passer d’ici la fin» de la mission.«Les informations sur son réseau d’approvisionnement sont très importantes», a-t-il à nouveau souligné.M.Perricos a enfin indiqué que les experts achevaient leurs dernières tâches d’inspection avant leur départ.Ils ont été hier sur différents sites pour des prélèvements d’eau et ont inspecté d’autres installations.Athènes déplore l’intransigeance de M.Denktash ATHÈNES (AFP) —Le gouvernement grec a déploré hier l’attitude «intransigeante» du leader chypriote turc Rauf Denktash, «confirmée une fois de plus» lors de la dernière série de négociations sur la question chypriote à New York, selon un communiqué officiel publié à Athènes.Dans ce document diffusé «pour condamner la proclamation unilatérale» il y neuf ans - le 15 novembre 1983 - par M.Denktash de la «RTCN» (la République turque de Chypre du Nord, reconnue uniquement par Ankara), le gouvernement héllénique «exprime sa tristesse devant l’attitude négative et intransigeante de la partie turque».La Grèce réaffirme son «entier soutien au gouvernement chypriote et aux efforts qu’il déploie dans le cadre de l’ONU en vue d’une solution juste et viable du problème de Chypre», poursuit ce texte.Pour le gouvernement grec, une telle «solution doit être fondée sur les résolutions de l’ONU, y compris la dernière résolution 774 du Conseil de sécurité» et doit «sauvegarder les libertés essentielles et les droits de l’homme de tous les Chypriotes, grecs et turcs sans distinction», conclut le communiqué.Le premier ministre grec Constantin Mitsotakis, qui a quitté hier , Athènes pour se rendre aux États-Unis en vue de rencontrer le président George Bush et inaugurer une exposition d’art grec classique, doit s’entretenir aujourd’hui à New York avec le secrétaire général des Nations-Unis, M.Boutros Boutros Ghali, qui préside les pourparlers directs entre M.Denktash et le président de Chypre, Georges Vassiliou, a-t-on appris de source autorisée grecque.lueurs entretiens seront centrés, selon cette source, sur le problème de Chypre.1200 Serbes et Croates quittent Sarajevo SARAJEVO (AFP) - Environ 700 Serbes et 500 Croates ont quitté Sarajevo hier en convois séparés sous l’escorte des Casques bleus, qui avaient jusqu’alors refusé de prêter leur concours à ce type d’opérations.Des listes avaient été dressées au préalable, et seuls des femmes, des enfants et des vieillards non-musulmans semblaient avoir été autorisés à partir.Un accord était intervenu entre les belligérants pour que le convoi serbe sorte le premier de la ville - ce qui fut fait vers 15h - et que les bus utilisés reviennent participer à l’évacuation de 850 Croates.Mais à la nuit tombée, peu avant 17h, les bus n’étaient pas revenus et 500 Croates se sont entassés dans une demi-douzaine de bus disponibles.Ils se sont dirigés vers le village serbe d’Ilidza aux portes de la capitale bosniaque assiégée, en espérant gagner Kiseljak en zone croate.Un seul véhicule blindé de la FORPRONU accompagnait le convoi, selon des témoins.En début de semaine, la Force de protection des Nations unies avait refusé son concours à une évacuation massive de 6000 habitants organisée par la Croix-Rouge et qui a largement échoué.Sa mission, soulignait la FORPRONU.était d’aider la ville à survivre et non de la vider.Le porte-parole de la FORPRONU à Sarajevo, Adnan Abdel-Razek, avait même comparé l’évacuation projetée de 2000 Serbes à un «nettoyage ethnique», les assiégeants insistant pour obtenir le départ de leurs coreligionnaires.Un porte-parole de l’état-major de la FORPRONU, le colonel Barry Frewer, a indiqué hier à l’AFP que les Casques bleus avaient exceptionnellement accepté d’escorter ces convois sur des critères «humanitaires» et parce toutes les parties étaient d’accord pour que l’opération ait lieu.«A l’avenir, nous conti- nuerons à examiner ce genre de demandes au cas par cas», a-t-il ajouté.Après de très longues heures d’attente et d'anxiété des familles serbes devant la gare dévastée de Sarajevo, le convoi de huit autobus affrétés par la Croix-Rouge s’est ébranlé vers 15h en direction de l’aéroport, à destination de la position serbe de Lukavica sur les hauteurs entourant la ville.Quatre véhicules de la FORPRONU l’accompagnaient.Peu avant le départ, derrière la vitre d’un autobus, Goran, un garçonnet de six ans qui partait rejoindre sa mère hors de la ville, essayait de consoler son père en larmes.Celui-ci ne pouvait quitter Sarajevo et il avait cousu dans la chemise de son fils une liasse de dollars, toutes ses économies.Pendant ce temps, à un kilomètre à peine de là, 850 Croates rassemblés dans une cour d’école atten- daient leur tour, assis sur leurs bagages, avec une anxiété croissante.Selon le responsable de l’évacuation croate.Pavao Raguz, les assiégeants ont exigé que les Serbes partent en premier pour que les Croates puissent aussi passer leurs lignes en direction de Kiseljak.Aux termes de cet accord, les bus utilisés pour sortir le premier groupe de la ville devaient revenir aussitôt pour chercher le second.Mais vers 17h, alors que la nuit tombait, les bus n'étaient pas revenus et quelque 500 Croates ont décidé de tenter leur chance à bord des bus disponibles.Les 350 autres sont rentrés chez eux ou se sont installés pour la nuit dans l’école, avec l’intention de former un nouveau convoi aujourd'hui.Selon un responsable de la Croix-Rouge de Sarajevo, le convoi de dimanche porte à plus de mille le nombre de Serbes qui auront quitté Sarajevo de cette façon cette semai- ne, mais environ 1500 autres attendent leur tour.Samedi, un convoi organisé par la communauté juive avait permis le départ de plus de 400 personnes, en majorité croates ou serbes.Par ailleurs, des équipés d’observateurs canadiens et français de la FORPRONU seront déployées aujourd’hui en plusieurs points de la Bosnie occidentale, selon un accord conclu hier entre le commandant de la Force pour la Bosnie, le général Philippe Morillon, et le commandant les forces serbes, le général Ratko Mladic.Selon l’agence yougoslave Tanjug, citant des sources serbes bosniaques, une équipe d’observateurs canadiens gagnera aujourd’hui Bo-sanska Gradiska (nord-ouest) pour une mission d’observation dans la région de Jajce (centre), Kupres, Grahovo, Glamoc et Bosanski Petro-vac (sud-ouest), contrôlée par les forces serbes.PHOTO AP Le président égyptien, Hosni Moubarak, s'est adressé aux journalistes hier au Caire après un entretien avec le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres, à droite.M.Moubarak a déclaré que le fossé entre Israéliens et Palestiniens pouvait être comblé.Peres ne veut pas discuter d’un Etat palestinien pour l’instant LE CAIRE (Reuter) — Israël ne se penchera sur la demande des Palestiniens de discuter de l’indépendance des territoires occupés qu’après conclusion d’un accord sur l’autonomie actuellement en discussion à Washington, a déclaré hier le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres.«Chaque chose en son temps», a-t-il dit après des entretiens au Caire avec le président égyptien Hosni Moubarak et son ministre des Affaires étrangères Amr Moussa, dans l’espoir de relancer les pourparlers sur la paix au Proche-Orient.Shimon Peres a déclaré à la presse que son pays avait fait le maximum pour rendre possible une période transitoire de cinq ans pendant laquelle les Palestiniens bénéficieraient d’une certaine autonomie en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.«En même temps (.) cette proposition faite aux Palestiniens vise à trouver une solution provisoire qui ne correspond pas à une indépendance complète», a-t-il souligné.Les pourparlers de paix engagés il y a un an à Madrid entre Israël et ses adversaires arabes sont actuellement dans l’impasse.Palestiniens et Israéliens ne s’entendent toujours pas sur les termes mêmes de la négociation.Les Palestiniens veulent qu’Israël s’engage à retirer ses forces de Cisjordanie et de la bande de Gaza pour que l’autonomie puisse déboucher à terme sur une véritable indépendance, perspective jugée inacceptable par Israël.L’État hébreu pour sa part insiste pour ne discuter que des détails d’un statut d’autonomie valable cinq ans.Ni Hosni Moubarak ni Shimon Peres n’ont fourni de détails sur le contenu de leurs entretiens.Le raïs égyptien a invité le chef de la diplomatie israélienne au Caire après trois jours d’entretiens entre son gouvernement et le président de l’OLP, Yasser Arafat.«Les possibilités existent.Le problème est un problème de temps et de négociations mais, si Dieu le veut, le fossé sera comblé», a déclaré Hosni Moubarak après deux heures d’entretiens avec son invité au palais présidentiel.Shimon Peres a par ailleurs réaffirmé que son pays était prêt à se retirer du plateau du Golan, pris à la Syrie en 1967.«Les lignes sur lesquelles nous nous retirerons sont sujettes à négociations», a-t-il souligné.Israël souhaite engager un dialogue direct avec le président syrien Hafez al-Assad, comme il avait négocié directement avec le président Anouar Sadate après sa visite historique à Jérusalem en 1977, deux ans avant la signature du traité de paix israélo-égyptien, a précisé Shimon Peres.Selon des diplomates, l’Égypte et la France ont essayé de convaincre la Syrie et Israël de se rencontrer à un niveau plus élevé qu’actuelle-ment à Washington.Le président Moubarak se rend dans quelques jours en France pour rencontrer le président François Mitterrand, qui se rendra ensuite en Israël et en Jordanie.Shimon Peres a remercié «l'Egypte pour ses efforts visant à combler le fossé entre la délégation palestinienne et la nôtre».Selon des diplomates, l’Égypte encourage les Palestiniens à se contenter de discuter avec Israël de la période transitoire de cinq ans, sans exiger dès maintenant de l’État hébreu des promesses sur leur statut définitif.Le président égyptien a souligné samedi devant le Parlement qu’il était trop tôt pour désespérer d’un processus de paix nécessairement long et difficile.«La route n’est pas barrée.La route est ouverte.S’il y a des obstacles, ils seront écartés et nous parviendrons à la paix», a-t-il dit à la presse dimanche.L’attitude égyptienne semble avoir convaincu Yasser Arafat, qui était arrivé cette semaine au Caire en accusant Israël de chercher à torpiller les pourparlers de paix.Avant de repartir vendredi, le chef de l’OLP a déclaré n’avoir pas demandé aux Égyptiens de soumettre des propositions précises à Shimon Peres mais avoir discuté de certaines idées visant à «créer une base constructive pour faire avancer le processus de paix».L’OLP, considérée par Israël comme une organisation terroriste vouée à sa destruction, ne participe pas directement aux négociations mais les délégués palestiniens suivent malgré tout sa ligne de conduite.Roman s’inquiète de la situation en Roumanie PARIS (AFP) — L’ancien premier ministre roumain Petre Roman a exprimé hier, dans une interview à l’AFP, la crainte d’un «glissement du pouvoir vers le totalitarisme» en Roumanie, «un danger qui existe compte tenu des conditions politiques actuelles».Venu à Paris à l’occasion de la parution de son autobiographie, «Le devoir de liberté» , M.Roman déplore que le président Ion Ilies-cu, qui «n’a jamais été rien d’autre qu’un perestroïkiste attardé», n’ait pas su opérer une véritable transition vers la démocratie et qu’il ait au contraire «bloqué» les «réformes structurelles» entreprises par les réformateurs.L’ancien premier ministre a rappelé qu’après les élections du 27 septembre, qui n’avaient pas dégagé de majorité parlementaire claire, il avait proposé, sans succès, une formule de «gouvernement de consensus sur un pro- gramme de continuation des réformes», mais à la condition que «le gouvernement ne soit pas simplement celui qui prend les coups» et que «tous les cerveaux du pouvoir politique» soient engagés également.Ces «cerveaux», précise-t-il, sont les services d’information (SRI - successeurs de l’ex-Securi-tate), la Cour suprême, la télévision, le Parquet général, la commission nationale de l’audiovisuel, toutes instances dont la «neutralité politique» est «fondamentale pour la société roumaine si l’on veut une démocratisation».Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjour! Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme L’ECOMOG prépare son offensive au Liberia MONROVIA (Reuter) — Un navire de guerre nigérian a pilonné hier les positions rebelles autour de Monrovia, la capitale du Liberia, qui a connu ses plus violents combats depuis une semaine.De source militaire, on estime que la force d’interposition constituée par sept pays d’Afrique de l’Ouest (ECOMOG) pourrait lancer une offensive de grande envergure aujourd’hui contre le Front national patriotique du Liberia (FNPL) de Charles Taylor.Le général Samuel Victor Malu, commandant de l’ECOMOG, s’est toutefois refusé à donner une date, mais il a précisé que ses forces étaient prêtes à contraindre les rebelles au désarmement et au cantonnement comme le veut leur mission.«L’ECOMOG lancera son offensive à une date ultérieure», a-t-il dit lors d’une conférence de presse inopinée à Monrovia.Charles Taylor a commenté avec défi le renforcement militaire de ses ennemis.«Le Nigeria ne remportera pas de victoire militaire ici (.) Nous les combattrons jusqu’au dernier et nous en avons déjà tué 2000», a-t-il dit sur les ondes de la radio du FNPL.«Nous ne voulions pas cette guerre», a-t-il ajouté, «mais nous combattrons».Des tirs d’artillerie et d’armes légères ont été entendus tout au long de la nuit de samedi à hier.Les tirs nourris et l’intervention de la marine nigériane ont semblé indiquer que la résistance du FNPL est acharnée.De source proche de l’ECOMOG, on a appris que la force de maintien de la paix avait décidé de retarder son offensive pour permettre le débarquement de matériel nigérian supplémentaire.Selon des experts militaires, une offensive contre Charles Taylor, qui contrôle l’essentiel du territoire libérien à l’exception de Monrovia, pourrait comprendre une attaque depuis la Sierra Leone et la Guinée.Ces deux pays participent à l’ECOMOG et Freetown constitue la base aiTière des troupes nigérianes.C’est aussi de la capitale sierra-léonaise que partent les avions nigérians qui bombardent depuis le mois dernier les rebelles du FNPL.Une attaque depuis la Guinée permettrait a’atteindre rapidement le QG de Charles Taylor, dans le comté de Nimba.Les derniers combats autour de Monrovia ont éclaté samedi à minuit lorsque le FNPL a tenté de déborder les lignes de l’ECOMOC.près de Caldwell Base, considérée par l’ECOMOG comme une position vitale contrôlant l’accès au centre-ville.Les chefs de la force multinationale semblent avoir sous-estimé la combativité des rebelles.«Ils envoient des vagues d’adolescents dans des attaques suicides», a-t-on déclaré de source proche de l’ECOMOG.«Jamais jusqu’ici nous n’avions été confrontés à ce type de combat».Les chefs de l’ECOMOG, dont les quelque 15000 hommes défendent Monrovia depuis le début de Poffen» sive rebelle le 15 octobre, ont interdit les lignes de front aux journalistes pour trois jours à partir de dimanche.L’ECOMOG, au sein de laquelle le Nigeria dispose du plus fort contingent, a renforcé ses effectifs et équipements ces derniers jours, avec notamment des armes lourdes et des chars.Les Panaméens rejettent la réforme de la constitution PANAMA (Reuter) — Les Panaméens ont rejeté hier à une large majorité une réforme de la ronstitu-tion lors d’un référendum largement assimilé à un plébiscite.D’après les premières projections, à partir de 11% des bureaux de vote, 59% des électeurs ont rejeté les 58 réformes constitutionnelles proposées essentiellement par le Parti Arnulfista au pouvoir et l’opposition démocrate-chrétienne, et 37% les ont approuvées.Tout autre vote était considéré comme nul par le tribunal électoral, qui a fait état d’un taux d’abstention de l’ordre de 63% pour un corps électoral de 1,4 million de personnes.Les autorités électorales n’ont pas observé d’irrégularités graves durant ce scrutin national, le pre- mier depuis la chute du dictateur Manuel Noriega en 1989.Peu intéressés par l’objet du scrutin lui-meme, les Panaméens ont plutôt semblé exprimer un vote de protestation à l’égard du régime du président Guillermo Endara, à qui il est reproché un taux de chômage à deux chiffres, une forte hausse de la criminalité et plus généralement de n’avoir pas répondu aux aspirations qui ont suivi l’invasion américaine.«Un NON est une censure morale et politique de ce gouvernement qui n’a rien fait pour répondre aux aspirations du pays», a dit une électrice.Au contraire de ce qu’a affirmé la presse locale, Guillermo Endara a déclaré que le rejet de la réforme de la constitution n’affaiblirait en rien t son gouvernement.0 lotoquebec R E S U LTATS o - q u é b e GAGNANTS LOTS Tirage du 92-11-14 2678 30 37 Numéro complémentaire: 47, 6/6 1 2648145,30$ 5/6+ 6 132407,20$ 5/6 316 2011,20$ 4/6 20 121 60,50$ 3/6 366 233 10,00$ Vente totales : 19 909 1 57,00$ Prochain gros lot (approx.) 2 300 OOO.OOS Prochain tirage: 92-11-18 1 5 10 303542 Numéro complémentaire: _3J_ Tirage du 92-11-14 MISE-TOT 1 27 33 34 GAGNANTS LOT 73 684,90$ GAGNANTS LOTS 6/6 01 000 000,00$ 5/6+ 3 9 754,90$ 5/6 71 275,00$ 4/6 2 377 38,30$ 3/6 33 003 5,00$ Ventes totales 1 126 071,00$ Gros lot à chaque tirage 1 000 000,00 $ Egjjtra.Tirage du 92-1 1-14 NUMÉROS 978824 7 88 2 4 88 2 4 8 2 4 2 4 4 LOTS 100 000S 1 000 $ 250 $ 50 $ 10 S 2 S T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.I MM 10 Le Devoir, lundi 16 nove.nbre 1992 AVIS PUBLICS VENTES JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en aroent comptant ou cheque visé.3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation.La Chambre des huissiers du Québec Avis est par les présentes donné que I contrat en date ou 23 octobre 1992 par lequel les Carrosseries d'Automobiles Sports Internationales NDG liée o transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures a la Banque de Montréal à titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal le 5 novembre 1992 sous le numéro 4557285.Banque de Montréal, le 10 novembre 1992.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC DIS TRICT DE LONGUEUR, COUR DU QUEBEC, NO: 505-27004401 911 ŒPER CEPTEUR DES AMENDES, Parte demon deresse, vs- MARC MURRAY, Partie défenderesse le 27iéme jour de novembre 1992, à lOhOO, au 1639, CAUXA LAVALLEE, STE-JUUE, Oc, district de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: MARC MURRAY, saisis en cette cause, consistant en: 1 Automobile Honda Civic DX rouge plaque GJX 109 série JHMED3447MS8Ô2723 el occ , 1 vidéo VHS Sanyo (Wireless 10 Key Remote) et occ , 1 télévision Sanyo KV19672R et occ, I lecteur de disque compoct Fisher HAD813 et occ, 1 lot de 67 disques compoct assorts et occ, 1 magnétoscope cassette Hitachi *DS30A et occ, ET DIVERS AUTRES ITEM., Conditions: ARÇENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE Information LOUISE ROUSSEAU, huissier, (514)461-3340.MAURICE GAUCHER & ASSOCIÉS, HUISSIERS, 1505 Place de l'Hôtel de ville, S.106, St-Bruno, Québec, ,3V 5Y6 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR SUPERIEURE, NO: 700 05-001322 928 GENERAL MOTORS ACCEPTANCE CORPORATION DU CANADA LTÉE, Partie demanderesse, -vs- MICHEL MALO & GESTION MICHEL MALO LTÉE, Parte défenderesse Le 26iéme jour de novembre 1992, q 14H00, au 43 CHEMIN DE LA BOULEE, LAC SUPÉRIEUR, P.QC, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: MICHEL MALO & GESTION MICHEL MALO LTÉE, saisis en cette couse, consistant en: 1 four micro-ondes, I bahut 3 portes; I t.v.couleur 28', I système de son 4 meuble oudio, 1 causeuse, 1 armoire en bois, I table.Conditions: ARGENT COMPTANT et/oy CHEQUE VISÉ.Information: ANDRÉ GUINDON, huissier, (514)682-192), MM: 328-1122.BOISVERT, POUUOT 4 ASSOCIÉS, HUISSIERS, 1515 Boul.Chomedey, # S OI, laval, Qc, H3V 3Y7.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE ST-HYACINTHE, COUR MUNICIPALE DE BElOEIl, NO 91B 009800/91B-009656 VILLE DE BELOEIL, Partie demanderesse, -vs-MARTIN ORSALI (02/02/701, Partie défenderesse Le 27ième jour de novembre 1992, à lOhOO, au 66, RICHEUEU, ST BASILE LE GRAND, Qc, district de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de MARTIN ORSAU, saisis en cette cause, consistant en: 1 Automobile Buiclt Régal noire, palque TXY 375 avec rodio AM PM stéréo cassette KE 1550 et acc Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information GUY GAUCHER, huissier, 15141461-3340 MAURI CE GAUCHER 4 ASSOCIES, HUISSIERS 1505 Place de l'Hôtel de ville, S 106.St-Bruno, Québec, J3V5Y6.MARIE GWENDELYN JUDITH GOULET AVIS est donné que Marie Gwendelyn Judith Goulet, étudiante, domiciliée et résidant au 5010 de la rue de Lanaudiére opp 2, à Montréal, district de Montréal, H2J 3RI, s'adressera ou Ministre de la Justice pour obtenir un certificat de changement de nom en celui de: MARIE GWENDELYN JUDITH LAGA CE MONTREAL, le 2 novembre 1992 POIRIER, MURRAY, BOUGIE 4 BAILLARGEON _______Procureurs de la requérante AVIS DE DEMANDE DE rownimriN PRENEZ AVIS que 2961-5424 QUÉBEC INC.une compagnie légalement constituée en vertu de (a Loi sur les compagnies, Québec et ayant son siège social à Montréal, province de Québec, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission d'obtenir sa dissolution DATÉ à Montréal, ce 23e jour de septembre 1992.McCarthy TETRAULT Les procureurs de la compagnie.Appel d offres Ville de Montréal Service des travaux publica Des soumissions seront reçues, avant 14h aux dates ci-après énoncées, au Service du greffe de la Ville Montréal, 275, rue Notre-Dame est, bureau 15, Montréal (Québec), H2Y 1A6 pour: SOUMISSION Date d'ouverture 25 novembre 1992 # 7960 Reconstruction d'un égout combiné et d'une conduite d'eau secondaire, là où requis, dans la 60e Avenue.Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d'offres, contre un dépôt non remboursable en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Service des finances de la Ville de Montréal en s'adressant au 700, rue St-Antoine est, à compter du 16 novembre 1992.SOUMISSION Dépôt 46,44$ (soumission simple)T.T.C.# 7960 Module voirie et circulation Bureau 1.440 (872-3280 et 3282) Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de l'Hôtel-de-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Le greffier de la Ville Léon Laberge Hôtel de Ville Montréal, le 16 novembre 1992 æ B APE Construction d'une voie d'accès au secteur nord de Trois-Rivières Audience publique (lre partie) Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) donne avis que l'audience publique sur le projet de la ville de Trois-Rivières de construire une voie d'accès au secteur nord de T rois-Rivières débutera à Trois-Rivières à compter du 23 novembre 1992.Toutes les séances d'information, qui constituent la première partie de l'audience sont publiques.Une audience en deux parties L'audience publique se déroulera en deux parties: la première partie - réservée à l'information sur le projet - permettra aux requérants de présenter les motifs de leur demande d'audience publique, au promoteur d'exposer son projet et de répondre aux questions du public et de la Commission Cette première partie fournit aux participants l'occasion de parfaire leur connaissance du projet et d'approfondir certains points traités dans l'étude d'impact environnemental et par conséquent, de mieux préparer leur intervention pour la deuxième partie.La deuxième partie - réservée à l'audition des mémoires et des opinions - aura lieu au moins 21 jours après la fin de la première partie Les dates et les lieux de la deuxième partie seront communiqués ultérieurement La Commission remettra au ministre de l'Environnement un rapport qui rendra compte de ses constatations et de l'analyse qu'elle aura faite du projet, le 23 mars 1993.Ce rapport servira à éclairer la décision du Conseil des ministres qui pourra accepter intégralement le projet, imposer certaines conditions à sa réalisation, ou le refuser.Coordonnées de l'audience Sous-sol de l'église Sainte-Marguerite 1325, rue Brébeuf Trois -Rivières (Québec) Les séances auront lieu à compter du 23 novembre à 19 h.Disponibilité de l'information Conformément a la Loi sur la qualité de l'environnement, ce projet a fait l'objet d'une étude d'impact Elle peut être consultée aux locaux du BAPE à Québec et à Montréal et aux endroits suivants Bibliothèque municipale de Trois-Rivières Ouest 6061, chemin Sainte-Marguerite Trois-Rivières Ouest (Québec) Bibliothèque municipale de Trois-Rivières 1225, place de l'Hôtel de Ville Trois-Rivières (Québec) En région, la documentation relative au projet reste disponible jusqu'à la fin du mandat de la Commission.A Québec et à Montréal, elle demeure disponible même après cette date Pour obtenir d'autres renseignements, veuillez vous adresser a madame Monique Lajoie, en composant le (418) 528-0772 ou, sans frais, le 1 800 463-4732 Le Secrétaire du BAPE, ALAIN PÉPIN Gouvernement du Québec Bureau d'audiences publiques sur l’environnement Québec AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi Publication du mardi: Réservations avant 16H00 le vendredi Pierrette Rousseau Tél 985-3344 Fax 985-3340 AVIS PRENEZ AVIS que la compagnie BOUTIQUE VOILE AU VENT (1985) INC., corporation constituée en vertu de la porte IA de la Loi sur les compagnies (Québec), demandera sous peu à l'Inspecteur général des institutions linoncières la permission de procéder à sa dissolution volontaire.SIGNÉ à Montréal, le 12 novembre 1992.BÉLANGER, SAUVÉ Procureurs de la compagnie INVESTISSEMENTS McKEOWN INC.McKEOWN INVESTMENTS INC PRENEZ AVIS que lo compagnie INVESTISSEMENTS McKEOWN INC./McKEOWN INVESTMENTS INC demandera à l'Inspecteur Général des institutions financières, la permission de se dissoudre.Montréal, le 10 novembre 1992.CERINI, SA1MON 4 REYNOLDS Les procureurs de la compagnie.AVIS est donné, conlormemen! à l'Article 1571(d) du Code Civil du Bas Canada, que AVALON HOSIERY UMITED/BONNE-TERIE AVALON LIMITÉE par 'Cession Générale de Créances aux Livres -Chiébec' exécuté le 11 avril 1984 et enregistré à Montréal tous le numéro 3464263, a cédé et transporté toutes dettes, comptes 6 recevoir, demandes et 'choses in action', présents ou futurs, à LA BANQUE DE NOUVELLE ECOSSE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LONGUEUR.COUR DU QUEBEC Chambre de la Jeunesse ORDONNANCE DE SIGNIFICATION PAR AVIS PUBUC Artklai 138, 139 A 813 C.p.c.NO 505-43 000139-921 A: Madame Jacynthe CHAREST, adresse inconnue.Considérant la demande formulée par requête en date du 6 novembre 1992, lo Cour ordonne à l'intimée Jacvnlhe Chores!, de comparaître au Greffe ae l'adoption.Ch.1.01, Cour du Québec, Chambre de la Jeunesse, 1111, Jacques-Cartier est, Longueuil, dons un dèfai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance afin de prendre possession d'une copie d'une declaration d'adoptabilité concernant l'enfant Marie Josione Stéphanie Chores! née à Sorel, Québec, Canada le 5 mai 1988, copie de ladite déclaration o été laissée à son intention ou Greffe dudit Tribunol.A défaut par l'intimée de ce faire, le Tribunal pourra procéder dons l'instance sans outre avis.HELENE DESJARIAIS, greffier-adjoint.Avis public Service du greffe Règlement d'emprunt du règlement d'emprunt n'excédant pas 498 623,97 $, relative aux tra- Avis public est donné que le Conseil vaux prévus au point 4.2 de l'an- municipal, à sa séance du 16 dé- nexe A dudit règlement, complétant cembre 1991, a adopté le règlement suivant: ainsi l'approbation du règlement.Règlement 9008 - Règlement autorisant un emprunt de 4 578 266,33 $ Hôtel de Ville pour dépenses en capital.Ce règlement a été approuvé par le Montréel, le 12 novembre 1992 ministre des Affaires municipales le Lion Leberge 9 novembre 1992 pour cette partie Greffier de la Ville Q Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 14 h heure de Montréal CAS.23137.F le mardi 1" décembre 1992 IMPRESSION DE CARTES GÉOGRAPHIQUES, GRANDS-FORMATS.(33" X 44"-39" X 55") Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 000 { Prix du document : 25 ) (taxes incluses) CAS.23151 -F le mardi 8 décembre 1992 FOURNITURE DE 25 390 000 FEUILLES DE PAPIER À REPRODUCTION POUR DUPLICATEURS Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 000 ) Prix du document : 25 ) (taxes incluses) CMQ.23227.F le mardi 8 décembre 1992 FOURNITURE ET FABRICATION DE MATÉRIAUX TEL QUE: PORTES, CLOISONS ATTÉNUATEURS SONORES ETC.CENTRALE BEAUMONT Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 000 ) Prix du document : 25 ) (taxes incluses) CTB.24919.A le mardi 8 décembre 1992 Poste Madawaska Comté de Kamouraska-Témiscouata INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 50 000 S Prix du document : 25 $ (taxes incluses) CTL23056.F le mardi 8 décembre 1992 FOURNITURE D'ASSEMBLAGE DE PINCES DE SUSPENSION Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 30 000 $ Prix du document : 25 ) (taxes incluses) Le document d’appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h à l’endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC Vice-présidence Approvisionnement et Services Service Achats et Contrats (Équipements) 855, rue Sainte-Catherine est, 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements : (514) 840-4903 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à Tordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous (orme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d’obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'ollres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numérode téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'ollres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service intérimaire Achats et Contrats Robert Chabot Nous avons un mandat da 129627 Canada Inc.Min da recevoir laa soumtsstons pour diipotf dt* actif suivants : Amaubtamant al AquÇamant (20 000 * 10 H h m itaE LA METEO Accu-Weather® prévisions météorologiques^ jusqu'à midi, le 16 novembre ^ y compris laa haute* et basses ^ P*" PfMdt 0MWCOMpés S#S «M nvega* nufttti ED ES S3 .13 ?0 température* pour les ville* Edmonton ¦V-4| Fradartclwf?2M17V Halifax /i f ** ni John Montréal" 1/4 Thunder Bay Sa un Sttftlsrt* a Nsw York ¦s -H Washington 6/1 29/17.l 4 f San Francisco [ 17/10 U WwwMu 30720 Pho*nlx M/13 Situation générale: Des chutes de neige dispersées sont prévues pour l'ensemble de la province.Elles seront toutefois plus fréquentes dans l'est du Québec.Mardi, une faible dépression passera au sud du Québec ce qui donnera un peu de neige sur les régions du sud-ouest.Ailleurs, on attend un ciel variable avec quelques chutes de neige Isolées.MONTRÉAL Nuageux avec éclaircies et 40% de probabilités de chutes de neige en après-midi.Min.: -7.Max.: +1.Mardi: Un peu de neige.Min,: -4.Max.: +2.LEVER DU SOLEIL 6 h 51 COUCHER 16 h 25 QUEBEC Abitibi-Témiscamingue Nuageux avec éclaircies et 40% de probabilités de chutes de neige Min -15 Max.-6.Mardi.Ciel variable.Min.: -10 Max -5.Réservoirs Cabonga et Gouin:Nuageux avec éclaircies.40% de probabilités de chutes de neige Min -15.Max.: -6.Mardi: Ciel variable Min -12.Max.-5.Pontiac, Gatineau et Lièvre.Laurentides: Nuageux avec éclaircies et 40 % de probabilités de chutes de neige surtout en après-midi.Min -10 Max -4 Mardi Ciel variable avec 30% de probabilités de chutes de neige Mm : -7 Max 0 Ottawa.Hull, Cornwall Nuageux avec éclaircies et 40% de probabilités de chutes de neige en après-midi Min.: -7 Max >1.Mardi: Un peu de neige Min -4 Max +2.Trois-Rivières, Drummondville.Québec, Beauce, Charlevoix et Rivière-du-Loup: Nuageux avec éclaircies avec 40% de probabilité de neige Min.: -6 Max.: 0.Vents de 15 à 30 km/h le matin Mardi Ciel variable Min.: -6 Max : +1.L'Estrie: Nuageux avec éclaircies Neige surtout en après-midi Mm.-7.Max : 0 Mardi: Nuageux.Un peu de neige en après-midi Mm - 4.Max >2.Lac-St-Jean et Saguenay: Ciel variable ce matin.Nuageux avec éclaircies.Neige par la suite.Mm -10.Max.: -3.Mardi Ciel variable.Mm.-8 Max - 2.La Tuque et réserve faunique des Laurentides: Nuageux avec éclaircies et 40% de probabilités de chutes de neige.Min -14 Max -2.Mardi Ciel variable Min : -9 Max : -3.Rimouski, Matapédia, Ste-Anne-des-Monts et parc de la Gaspésie Nuageux avec 70% de probabilités de chutes de neige Min 6 Max -1 Vents de 20 à 40 km/h Mardi Nuageux avec 40% de probabilités de chutes de neige le matin.Ciel variable par la suite Min.: -5.Max : 0 Gaspô et parc Forillon Neige passagère Accumulation de 5 cm.Mm -6.Max près de moins 1 Vents de 20 à 40 km/h cet après-midi Mardi Nuageux avec éclaircies et 60% do probabilités de chutes de neige Min.: -6.Max.: 0.Baie-Comeau et Sept-llos Nuageux avec éclaircies et 30% de probabilités de chutes de neige Mm -6 Max.: 0.Vents de 15 à 30 km/h cet après-midi.Mardi Ciel variable et 40% de probabilités de chutes de neige Min.: -7.Max : 0 Basse Côte-Nord et Anticosti Nuageux avec éclair cies et 30% de probabilités de chutes de neige.Min -5' Max 0 Vents do 15 à 30 km/h Mardi Ciel variable Min -5 Max 0 PERDRE UN ÊTRE CHER C'EST DIFFICILE.PERDRE L'ESPOIR C'EST INTOLÉRABLE.L'Association du diabète du Québec investit la totalité des dons «In Mémoriam» dans la recherche.NE LAISSEZ PAS FONDRE VOS DERNIERS ESPOIRS! Association du diabète du Québec Inc.1160, rue Panet Montréal (Québec) H2L 2YZ SOC IETE Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 L’ENTREVUE DU LUNDI ^ * CLAUDE BLANCHET! Le capitaliste de la FTQ Pierre Racine collaboration spéciale Il a un petit air preppy-blanc-comme-neige à la Bill Clinton.Une sorte de saint parmi les vilains, d’enfant de coeur en «suit» d’homme d’affaires.Et avec ses manières de Lancelot du Lac purifié, Claude good guy Blanchet serait capable de tout réussir.C’est d’ailleurs ce qu’il a fait.Une espèce de spécialité chez lui.Etudiant à l’Université Laval en administration, ce bcbg avant la lettre possédait déjà trois stations d’essence et «de l’argent plein les poches».Claude Blanchet, président du Fonds de Solidarité de la FTQ, donne toujours l’impression de laver plus blanc, de faire mieux, et les doigts dans le nez.On dirait 3u’il a les chromosomes du bollé et u petit veinard collés à la figure.Avant même que ses professeurs d’université ne lui apprennent comment faire du fric, il avait déjà réussi.A 29 ans, alors que les autres en sont à leur première job, il est déjà indépendant de fortune.Du Walt Disney.Social-démocrate dans Pâme, Claude Blanchet affirme que la création d,u Fonds de solidarité de la FTQ fut un de ses cjoups de coeur.Homme de résultat et d’une nature profondément effacée, c’est un type qui préfère les additions à la communication, mais qui a ses élans intérieurs, ses bouffées de chaleur politiques.Social démocrate dans l’âme, la création du Fonds de Solidarité fut l’un de ses grands côups de coeur.«Quand j’ai vu que los gens de la FTQ étaient prêts à s’embarquer dans un projet qui proposait aux travailleurs de se mettre ensemble et de s’occuper de la création, et du maintien de leurs emplois, j’ai trouvé ça admirable.C’était les premiers qui posaient un geste comme ça.C’est ce qui m’a le plus motivé.J’avais 2 longueurs d'avance.J’avais déjà géré du capital de risque et j’avais la confiance dè Jean-Guy Frenette, de la FTQ.C’était un peu une folie.ce n’était pas évident au départ.Une centrale syndicale qui va gérer du capital, les gens pensaient que ça ferait un flop.On a structuré notre affaire et on a fait la démonstration que maintenir des emplois permanents, c’était possible, que la formation économique des travailleurs, ce n’est pas une utopie.» w «L’ennemi est ailleurs» «Je suis satisfait du changement que cela a contribué à apporter au Québec.En tant que collectivité, nous avons appris à nous parler, à se mettre à table ensemble, les syndicats, les travailleurs, les patrons, a se dire «si on veut développer nos affaires, l’ennemi est ailleurs, il n’est pas à l’intérieur de nos organisations.Il faut travailler coude à coude.» C’est l’élément le plus important, le plus porteur que le Fonds de Solidarité a contribué à créer, sa plus belle marque de com- pËg>f; PHOTO JACQUES NADEAU Claude Blanchet: «En tant que collectivité, nous avons appris à nous parler, à se mettre à table ensemble» merce.La contribution du Fonds a aussi été très importante dans la formation économique des travailleurs qui ont compris qu’on doit tous n’avoir qu’un but commun: améliorer la richesse collective.On est parti de zéro et après 9 ans, c’est 23 000 emplois qu’on a aidé à maintenir ou a créer, c’est 600 millions $ d’avoir qui en fait une des institutions financières les plus importantes au Québec.Le Fonds investit en fait 50% du capital de développement qui se crée au Québec.Alors que le Québec était justement le parent pauvre dans ce secteur, maintenant c’est ici que ça se passe.Evidemment on en a eu des mauvais cas: 8, 9, 10 entreprises qui ont fait faillite.Mais dans le capital de risque, c’est la moyenne au bâton qui compte.Si on est trop conservateur, on fait pas notre job de plus value des emplois et du capital.La moyenne de tout ca c’est un rende- ment de 6, 6,5%.Avec le crédit d’impôt, c’est très intéressant.» Très joli tout ça, mais cela n’empêche pas le Québec de s’enliser actuellement dans les affres d’une économie môribonde.«En effet, rétorque Claude Blanchet, le constat n’est pas très réjouissant: on a 13% de chômage, environ 11% d’assistés sociaux aptes au travail.En fait on frôle les 800 000 personnes qui voudraient travailler et qui ne trouvent rien.«En plus on a des gouvernements surendettés.Qu’est-ce qu’on va faire avec ça?Bien sûr il faut prioritairement remettre les gens au travail.Mais comment?Jusqu’à date on a épousé le système nord américain qui est celui de la libre entreprise; cest un système qui dit «on n a pas à s’en faire, les meilleurs vont finir par émerger».C’est le système adopté aux Etats Unis, au Japon, en Allemagne.Mais ce modèle de société ce n’est pas que je veux avoir.Ce qu’il faut, c’est épouser le système en vigueur dans des pays comme l’Autriche et la Suède où on établit, en concertation avec tous les intervenants, les priorités qu’il faut se donner.En Autriche les dirigeants se rencontrent pour fixer les balises de l’inflation, pour établir les niveaux de taxation et des prix.C’est ce genre de formule qui fait qu’un pays comme la Suède connaît un faible taux de chômage; les gens des entreprises se concertent et se disent, par exemple, «on va aller faire un plein d’emplois».C’est cette concertation sociale qui fait que la Suède, un tout petit pays somme toute, compte plus de 50 multinationales et connaît un des plus haut plus haut PIB per capita.Ce sont tous ces petits pays qui connaissent les meilleures performances.Si on Îierpétue nos patterns «normaux», e Québec et le Canada vont creuser leur tombe.Bien sûr, on a fait un bout de chemin, il y a des amorces en vue d’un développement de nos propres créneaux, comme dans le secteur de la biotechnologie, mais il faut aller beaucoup plus loin de façon à s’accaparer des pans entiers de l’économie.» «Le reste du Canada n’a pas le même langage que nous.Pourquoi ne nous donne-t-on pas les outils pour développer nos affaires?» «Pendant ce temps-là, constate Claude Blanchet, nos gouverne- ments perdent du temps à se demander comment intervenir dans le terrain de l’autre.Il y a une énorme perte d’énergie sur ce plan là et tant qu’on ne prendra pas une décision collective à cet égard, on va perpétuer le problème.Le reste du Canada n’a pas le même langage que nous.Pourquoi ne nous donne-t-on pas les outils pour développer nos affaires?Les politiciens ont pas encore compris ça.Gérald Tremblay, lui c’est un gars de concertation qui a compris les véritables enjeux mais, pauvre Gérald, il est obligé d’appuyer un premier ministre.Mais il le sait qu’on doit se prendre en main.Le Forum de l’emploi, c’est un bel exemple de concertation.Qualité Québec aussi.Au Québec, on a l’habitude de faire ça.C’est ce mouvement qu’il faut amplifier.Si on continue dans ce sens, j’ai beaucoup d’espoir qu’on va finir par arriver à quelque chose.» S m PHOTO JACQUES NADEAU • ”7» ï De la «gazoline» au Fonds de solidarité Pierre Racine collaboration spéciale Les débuts du «capitaliste de la FTQ» sont modestes.Fils d’un barbier, qui fut tour à tour restaurateur du coin et propriétaire d’une station service, Claude Blanchet cultive très tôt le pif.C’est put-être l’odeur mêlé des patates frites et de l’essence, qui embauma son enfance, qui lui apprend à sentir la bonne affaire.«Un jour, mon père s’est ouvert un petit restaurant dans l’ancien chalet que nous avions sur la rive sud du fleuve.C’est comme ça que j’ai été initié au monde des affaires.Puis il a ouvert une station d’essence.On était sur un coin très passant.Le matin je servais de la «gazoline».Le soir, i’étudiais et.je servais de la «gazoline».Tous mes livres de cégep et d’univerçité, c’est comme ça que je les ai lu.A 16 ans, j’ai commencé à mettre sur pied mes petites entreprises.Quand j’ai fini mes études, j’avais trois stations service.Cela a réveillé en moi l’esprit de concurrence.J’ai compris que je voulais aller en administration.» Et faire de l’argent.D’ailleurs il ne s’en cache pas.«J’ai vu mes parents travailler toute leur vie 16 heures par jour, 7 jours par semaine, et se ramasser avec un petit pécule à la fin.Je me suis dit ««je ne veux pas faire ça.J’ai voulu régler ça dès le début : je me suis donné 5 ans.Quand j’ai quitté Campeau corporation, j’étais indépendant de fortune.» Une petite histoire de petit gars qui est parti de rien et qui a travaillé fort, fort.et qui a réalisé son Quebec dream.Ça fyit roman-jeunesse de la Courte Echelle, petit-gars-parfait-pas-de-défauts.«C’est ce que j’étais! Mais par la force des choses.Je ne pouvais pas être malcomode, je n’avais pas le temps.J’ai n’ai pas connu une jeunesse comme les autres.Je n’ai pas joué au hockey, ni au football, ni au baseball.J’avais un frère très malade, qui souffrait de plusieurs incapacités.Ça rendait les choses difficiles à gérer.Il ne fallait pas faire des choses qui aurait pu le rabaisser.Alors je n’ai rien fait, sauf travailler.» Deux personnages Chez Claude Blanchet, il y a deux personnages : le gars à pognon, et le social-démocrate.Le gars à pognon est né de la machine Campeau corporation, filiale de Power corporation.C’est son époaue je-fais-de-l’ar-gent-et-j’aime-ça.Il vient à peine de terminer sa maîtrise.«Du jour au lendemain, je me ramasse avec 7, 8 vice-présidents et 160 millions d’actif.J’étais assistant au président en entrant mais - surprise! - je n’ai pas vu Robert Campeau une seule fois pendant les premiers huit mois.Campeau, c’était une entreprise bâtie sur cette fierté de cana-diens-français qui ont réussi chez les Anglais.Il n’y en avait pas un ui avait un diplôme.C’était tous es self-made men.J’étais une bête rare là-dedans.J’ai beaucoup appris de Robert Campeau.» Après avoir beaucoup «appris», notamment qu’il avait assez d’argent pour ne plus être obligé de travailler, Claude Blanchet endosse, en 1978, le manteau du social-démocrate.C’est avec ce manteau de social-démocrate qu’il se promène encore aujourd’hui.Un manteau qu’il doit en partie à Pauline Marois, sa femme, qui le pousse dans la direction de l’implication sociale.L’occasion se présente lors de la crise de l’information qui a lieu dans l’Outaouais dans les années 70 et qui provoque la mise à pied de nombreux travailleurs de ce secteur.Cet événement, qui provoque la naissance de la Coopérative de télévision de l’Ou-taouais, à la tête de laquelle se trouve Claude Blanchet, forgera la pensée d’un homme qui troque désormais la notion de profit personnel pour celle de profit collectif.« Le PQ, qui était alors au pouvoir, avait lancé l’idée de mettre sur pied une coopérative qui aurait pour but de développer le mouvement coopératif dans la perspective d’une meilleure prise en charge du développement économique des travailleurs.Je me suis retrouvé avec un conseil d’administration de 11 personnes, à la tête d’une boîte où tout restait à inventer: la Société de développement coopératif.Entre-temps il y a un gars, Louis Laberge, qui mijotait depuis un bout de temps une façon de sauver des emplois.On se ramasse au sommet de 81 en pleine crise économique.Louis lance à la table: «Pourquoi on ferait pas un pot ensemble».Son idée n’est pas reprise comme telle, mais les gens se disaient quand le bâtiment va, tout va.Moi, j’écoutais ça, je ne connaissais personne à la FTQ.Pauline, ui était près du pouvoir, m’a alors it que le gouvernement cherchait des gens compétents en gestion de capital immobilier.C’est comme ça que j’ai donné un coup de main à la mise sur pied de Corvée Habitation.De fil en aiguille Jean-Guy Frenette, de la FTQ,.ma demandé au printemps 83 de faire une présentation à la Centrale pour voir si on ne pouvait pas créer une organisation oui investirait dans l’économie pour développer des entreprises.À la fin de ma présentation, il y a un petit qui se lève dans la salle, Louis Laberge, et qui dit «On peut enregistrer l’idée», le Fonds de Solidarité était né.» 12 ¦ Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE: 849-3456) - Dracula 7 h, 9 h 25- Passenger 57 7 h.9 h 50— Traces ot Red 7 h 10.9 h 15— Under Sieges 9 h 05— Consenting Adults 7 h 05 BERRI : (849-3456) — Baisers mortels i Palm Beach 1 h 30.3 h 30.5 h 30, 7 h 30, 9 h 1 30— L'homme de ma vie 4 h, 7 h 10, 9 h 15— Héros 1 h 45, 7 h.9 h 20— Spectre malétique 1 h 40.3 h 40.5 h 40.7 h 40.9 h 30-Passager 571 h 30, 3 h 30.5 h 30.7 h 15-Le côté obscur du coeur 1 h 30.4 h 15, 9 h 15.BROSSARD : (849-3456) — Baisers mortels à Palm Beach 7 h, 9 h 20— Les escrocs 7 h.— Dr Giggles 9 h 30— Héros 7 h, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL : (849-3456) - Les , escrocs 7 h 15— Dr Giggles 9 h 45— Baisers mortels à Palm Beach 7 h 05.9 h 25— Héros 7 h.9 h 30— A River Runs Through It 7 h 05, 9 h 35— Sofie 8 h 05— Dracula 7 h, 9 h 35 ., CENTRE EATON : Mil - Under Siege 12 h 10, 2 h 20.4 h 30.6 h 50.9 h 05 — Adultes consentants 12 h 25, 2 h 35.4 h 45.7 h 05,9 ¦ h 20 — Hellraiser 3 ven au mar 1 h.3 h.5 h, .7 h, 9 h 20 — 1492 mer jeu 2 h.5 h 15, 8 h 30 .—.Jeu de puissance ven au mar 12 h 20,2 h 30, 4 h 40— Des souris et des hommes ven.au mar.6 h 55.9 h 15, mer.jeu.12 h 10.2 h 25,4 .h 40.7 h 10, 9 h 15— I.P.5 1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h — Les enragés 12 h 30.2 h 40.4 h 55, 7 h , 05, 9 h 10.CINÉMA ÉGYPTIEN : (849-3456) — Dracula 4 h 30, 7 h.9 h 35— Johnny Stecchino 5 h 30, 7 h 30.9 h 35— Sofie 5 h 15.8 h 30 CINÉMA JEAN-TALON : Mtl - The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10, 9 h 30, sam .dim 12 h 30, 2 h 50.5 h, 7 h 10.9 h 30 CINÉMA LANGELIER: Mtl — M.Baseball 7 h 05— Dr Giggles 9 h 15— Cuirassé en péril 7 h 05.9 h 05— Héros 7 h, 9 h 20— Spectre maléfique 7 h 05.9 h 05— Baisers mortels à Palm Beach 7 h 10, 9 h 15— Passager 57 .7 h.8 h 50 CiNÉMA NOUVEL ÉLYSÉE : (288-1857) -La fenêtre lun.mar.9 h., mer.jeu.5 h.— Freud Leaving lun.mar.3 h.7 h., mer.jeu.3 h.9 h — Les meilleures intentions 1 h 30, 5 h, 8 h 30— Nuit et jour lun.mar.1 h, 5 h., mer.jeu.1 h, 7 h.CINÉMA OMÉGA : Hellraiser 3 7 h 30.9 h 30 — Monsieur Baseball 7 h — 1492 9 h.— Jeu de puissance 7 h 15.9 h 30— Cuirassé en péril 7 h 10,9 h 30.CINÉMA PARALLÈLE : (843-6001) — La femme de l’épicier 15 h, 18 h.21 h CINÉMA DE PARIS: (875-7284) — The Tune 2 h 30, 9 h 45— The Playboys 4 h 30 — 35 Up 7 h.CINÉMA POINTE-CLAIRE : (849-3456) -Dracula 7 h, 9 h 40— Dracula 7 h.9 h 40— Mr.Baseball 7 h 15, 9 h 40— A River Runs Through « 7 h.9 h 30— Sneakers 7 h, 9 h 35— Traces of Red 7 h 10.9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE : (842-9768) — mar The Magnificent seven 18 h 35— La bête de foire 20 h 35 CINÉMA V: (489-5559) — Fermé temporairement.CINÉPLEX: (849-3456) — Sur la terre comme au ciel 3 h, 5 h, 7 h 10, 9 h 10— Man Bites Dog 3 h.5 h, 7 h 10, 9 h 10— Les escrocs 3 h 35, 7 h, 9 h 25— Waterland 3 h 05, 5 h 05.7 h 05, 9 h 05— Dr Giggles 5 h 10.9 h 25— A Night and the City 3 h, 7 h 10— Husbands and Wives 3 h 30, 7 h, 9 h 15— The Last of the Mohicans 3 h 05.5 h 10.7 h 15.9 h 20— The Best Intentions 4 h 30, 8 h — Cuirassé en péril 3 h 15.5 h 20, 7 h 25,9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) - Le voleur d’enfant 2 h, 5 h, 7 h 20.9 h 40 — Sofie 1 h 45, 5 h 30.8 h 45— La belle histoire 1 h 30, 5 h, 8 h 30— Après l'amour 2 h, 5 h 10, 7 h 20.9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU : (283-8229) — Image et nation gai et lesbienne 12 au 22 nov.CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878) — Dust 19 h — Le grand jeu 20 h 45 CRÉMAZIE: (849-FILM)— Betty 7 h 05, 9 h 10 DAUPHIN: (849-3456) — Les meilleures Intentions 8 h.— Capitaine Fracasse 7 h, 9 h 30 DÉCARIE: (849-3456) — Under Sieges 7 h 30.9 h 30— Glengarry Glen Ross 7 h, 9 h 10 DORVAL: (631-8586) — Dracula 6 h 30, 9 h 10— Jennifer Eight 6 h 30, 9 h 15— Mighty Duck 7 h — Consenting Adults 9 h 10 — Under Siege 7 h, 9 h 20 DU PARC: (844-9470) — Passenger 57 7 h 15, 9 h 10— 1492 6 h 15, 9 h.— Consenting Adults7h 10,9 h 15 Cinéma Libre présente EN PROLONGATION! MANUFACTURING CONSENT: Noam Chomsky and the Media de Peter Wintonick et Mark Adibar AU CINÉMA PARALLÈLE, 3682 BOUL ST-LAURENT 16 novembre lundi à 15hOO, I8h00 et 21hOO DU PLATEAU: (521-7870) — Bladerunner 12 h, 2 h 15, 5 h, 7 h 15,9 h 30— Cuirassé en péril 1 h 15,3 h 15, 5 h 15,7 h 15,9 h 15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: — Of Mice and Men ven.au mar.6 h 30 — 1492 ven.au mar 9 h 05— School Ties Of Mice and Men 6 h 30.9 h— School Ties 7 h 15, 9 h 35— Le zèbre 7 h 10, 9 h 25 — Malcolm X mer.jeu.8 h 15— Passenger 57 7 h, 9 h — Under Siege 6 h 50, 9 h 10— Mighty Ducks 7 h 15, 9 h 30— Hellraiser 3 7 h 10.9 h 25— Consenting Adults 7 h, 9 h 15 FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) — A River Runs Through 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 20 — Traces of Red 1 h 25,3 h 25,5 h 25, 7 h 30.9 h 35— Hero 1 h 45,4 h 15, 7 h, 9 h 20— Glengarry Glen Ross 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 10 GOETHE INSTITUT: (499-0159) — Image et nation : Festival international du cinéma gai et lesbienne de Montréal GREENFIELD: (671-6129) — Passenger 57 7 h.9 h 10— Jennifer Height 6 h 15, 9 h— Adultes consentants 6 h 50,9 h 05 IMAX: (496-4629) — En direct de Tesoace Le grand canyon version française 10 h.sauf le sam.13 h 30,15 h 15,17 h, 19 h.version anglaise 11 h 45, 20 h 45 — Les Rolling Stones ven.sam.22 h 30.IMPÉRIAL: (288-7102) — 1492 ven.au mar.12 h 45, 3 h 30, 6 h 15, 9 h — Malcolm X mer.jeu.12 h 30.4 h 15,8 h 15.(FAMOUS PLAYERS i un film de Jean-Jacques Beinelx _____________ 30-4 00-6 30-9 00 M! CENTRE EATON 705 SI» C*1He»ine O "W O IMP C’EST ARRIVE @1! PRÈS DE CHEZ VOUS PARISIEN «J'” 480 St» CalH»"n» O 1 10-3.15 5 20^25- AU CENTRE-VILLE AVEC S.-T.ANGLAIS TU CK Pivert PARISIEN “«»* 480 SI» Catherin» O I CfF 12 302 404 50 7 1Q-920 un film de IOSIANB JOSIAJ BALA.S lest Bolivie uiremer.» 13 ANS + If fP PARISIEN “i»» I CENTRE LAVAL 480 SI» Catherin» O W I 1600 l» torfcow W ' I 12 40 2 50 5 05 7 15 9 30 T ou» «s vxs 7 20 9 40 D'après le roman d'Alexandre Jardin SI IMP 2 43 ?45 5 00 7 05 9 10 Tou» i«t so-r» ?10 9 25 Tou* i* loot 7 tO-9 ?0 Tout to*»t 7 009 20 RtfrainïïjQgQ [QZEIIHBbJ LES ENRAGES !S V.0.RE8ERV0IR ***** DOGS AVEC S.-T.FRANÇAIS CENTRE EATON 70S Si» Catherin» O ?' PALACE 698 St» Catherin» O W 12 30 2 40-4 55 7 05 9 10 v.oan^aise 12 30 2 35 4 50 7 20 9 40 6e MOIS INDOCHINE PARISIEN •«!!•« 480 SI» Catherin» O W L'amant PARISIEN 480 SI» Catherine O W • 2 152 254 40 7 10925 mn Tout 41 soft 7 209 X version o.anglaise !?miDOLBY STEREÔll v.f.de — THE LOVER ’4*W+ CENTRE LAVAL 1600 le Corbusier * Tou* >•• tort 7 009 10 LOEWS V, 1 Me Calfr f .rr ' W Il 101 204 367 00*20 LAVAL: (688-7776) -Passenger 57 7 h 10.9 h 20— L amant 7 h.9 h 10— Under Siege 7 h 20.9 h 40— Collège d’élite ven au mar 7 h.9 h 10— Malcolm X mer.jeu 8 h 15— Jennifer Height 6 h 50.9 h 25— Hellraiser 3 7 h 20.9 h 30— 1492 6 h 10, 9 h 10- Le zèbre 7 h, 9 h 20— Adultes consentants 7 h 10.9 h 30— Hellraiser 3 7 h 20.9 h 40— Consenting Adults 9 h 15— Jeu de puissance 7 h 15— Ma vie est un enfer 7 h 20, 9 h 40 LAVAL 2000: (849-3456) — Passager 57 7 h 25, 9 h 10— Spectre maléfique 7 h 15.9 h 20 LOEW S: (861-74371— The Lover 12 h 10, 2 h 20, 4 h 35, 7 h, 9 h 20 — Mistress 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45.7 h 05.9 h 30— Jennifer Height 12 h 45, 3 h 30.6 h 15.9 h — Of Mice and Men 12 h 05.2 h 35, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 40, ieu.12 h 05.2 h 35.5 h 05, 9 h 40— School Ties 12 h 15.2 h 30.4 h 45, 7 h 05, 9 h 30.OUIMETOSCOPE: (525-8600) — Salle 1 De sable et de sang 19 h.— Une nuit sur terre 21 h — Salle 2: Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant 19 h 15 —Antonio das Mortes 21 h 30 PALACE: Passenger 5712 h 25, 2 h 20.4 h 30 7 h.9 h 05— Under Siege 12 h 40.2 H 50, 5 h 10.7 h 25.9 h 40— Consenting Adults 12 h 10, 2 h 20.4 h 40.7 h 05, 9 h 20— Mighty Ducks 12 h 15, 2 h 25, 4 H 40.6 h 50.9 h— Hellraiser 3 12 h 50, 2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 30— Reservoir Dogs 12 h 30.2 h 35,4 h 50, 7 h 20,9 h 40 PARADIS: (354-3110) — Rock’N Nonne 6 h 45 — Une ligue en jupons 6 h 55 — Jeune femme cherche colocataire 7 h.— Obsession fatale 8 h 35 — L ’esprit de Cain 9 h 10 — La mort vous va si bien 9 h 25 PARISIEN : (866-3856) — C’est arrivé près de chez vous 1 h 10,3 h 15, 5 h 20, 7 h 25.9 h 30— Indochine 1 h, 4 h 30.8 h — Un coeur en hiver 12 h 30, 2 h 40 4 h 50.7 h 10.9 h 20— Le zèbre 12 h 45, 2 h 45, 5 h, 7 h 05, 9 h 10— Ma vie est un enfer 12 h 40, 2 h 50, 5 h 05.7 h 15.9 h 30— L ’amant 12 h 15.2 h 25, 4 h40.7h10.9h25— 14922 h, 5 h 30, 8 h 30 PLACE ALEXIS NIHON: (849-3456) — Sneakers 1 h 45.4 h 15, 7 h.9 h 30— Dracula 1 h 30, 4 h 15.7 h, 9 h 30— Candyman 2 h.4 h 30.7 h, 9 h 15 PLACE LONGUEUIL: (849-3456) — Spectre maléfique 7 h, 9 h 15— Passager 57 7 h 15, 9 h 25 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456) — Traces of Red 7 h 10, 9 h 25— Husbands and Wives 7 h 05, 9 h 20— Mr Saturday Night 7 h 10.9 h 30— A River Runs Through It 7 h.9 h 35— Dracula 7 h, 9 h 40— Passenger 57 7 h 15.9 h 15-— Sneakers 7 h 05.9 h 30 RIALTO: (274-3550) — Prospero’s Books 7 h — Simple Men 9 h 30 VERSAILLES: (353-7880) — L’amant 7 h 20, 9 h 30— Adultes cons en tanls 7 h 10, 9 h 20— Collège d'élite 7 h 10— Jeu de puissance 9 h 25— Hellraiser 3 7 h 15, 9 h 15— Le zèbre 7 h 10,9 h 20— 1492 6 h 15,9 h 10 CINÉMA QUÉBEC CINEMA LIDO: Le spectre maléfique lun.13 h, 19 h, 21 h 10, mar.au jeu.19 h, 21 h 10— Célibataires lun.13 h, 19 h, 21 h 10, mar.au jeu.19 h, 21 h 10— Coeur de cowboy lun.13 h, 19 h, mar.au jeu.19 h.— Les escrocs 21 h 10— Passager 57 lun.13 h, 19 h, 21 h 10, mar.au jeu.19 h, 21 h 10— Héros lun.13 h, 18 h 45.mar.au jeu.18 h 45— Dr Giggles 21 h 10 LE CLAP: (650-CLAP) — La belle histoire 14 h, 20 h.— Bladerunner 15 h, 19 h 15 GALERIES CAPITALE: (628-2455) — Passager 57 7 h 10.9 h 10— L’amant 7 h 10.9 h 25— Le zèbre 7 h 20.9 h 20— Un coeur en hiver 7 h 05, 9 h 25— Jeu de puissance 7 h 05, 9 h 15-14926 h 15,9 h 10 PLACE CHAREST: (529-9745) - Héros 13 h, 16 h, 19 h, 21 h 30 — Dr Giggles 12 h 50.19 h 05— Le voleur d’enfant 14 h, 16 h 45, 19 h 15, 21 h 45— Les escrocs 12 h 30,15 h 15,19 h, 21 h 45— Le dernier des mohicans 13 h 30.16 h 30,19 h 20, 21 h 50— Baiser mortel à Palm Beach 13 h 15, 15 h 45, 19 h 20, 21 h 40— Cuirassé en péril 15 h 40, 21 h 15— Passager 5712 h 30,14 h 50,17 h 05,19 h 25, 21 h 20— Le spectre maléfique 12 h 45.15 h, 17 h 15,19 h 4(L 21 h 50 STE-FOY: (656-0592) — Malcolm X mer jeu.8 h 15— Rock’N Nonne ven.au mar.7 h 10— Hellraiser 3 ven.au mar.9 h 15.mer.jeu.7 h 10, 9 h 15— Adultes consentants 7 h 05.9 h 15- 14928 h.SUR SCENE LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882) — Gilles Bernier, les 18-19 nov.à 22h,30.BOITE À CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul, Montréal - Alex Sohier et Alain Pelletier, les 19-20-21 nov.à 20h.— Les Deux Pierrots: Le groupe L’Une et Gr.Magazine, les 20-21 nov.à 20h.CAFÉ CAMPUS: 3315 Chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259) — Lundi Juste Pour Rire, le 16 nov.à 20h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112) - “Avant la retraite- de Thomas Bern-hard.m.en s.Alexandre Hausvaler, du 28 oct.au 12 déc., mar, au ven.20h., sam.16h,30 et 21 h.CENTRE INTERCULTUREL STRATHEARN: 3680 Jeanne-Mance, Montréal (527-7726) — La symphonie synthétique présentée par le Moulin à Musique, texte de Jean Régnier, dir.musicale Jean-Luc Ethier, m.en s.Valérie Gasse, du 13 au 21 nov., les ven.à 20h., sam.dim.à 15h.30, mer.jeu.à 13h.30 CLUB PATRICE: 4171 St-Denis, Montréal (844-4481) - Jean-Claude Kamerun, basse, reçoit un pianiste, du lun.au sam.à 22h.THE DOME THEATRE: 3990 ouest Notre-Dame, Montréal (931-5000) — Le Département de théâtre du Collège Dawson présente «As You Like lt» de Shakespeare, m en s.Victor Knight, les 16-17 nov.à 19h.30, du 18 au 21 nov.et du 26 au 29 nov.à 20h., matinées les 18-20-26 nov.à 12h.30 ÉCOLE F.A.C.E: 3449 Université, Montréal — Scènes d’opéra d’après Shakespeare, dir.Dixie Neill, le 16 nov.à 19h.30 ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191) — “Il n’y a plus rien» texte et m.en s.de Robert Gravel, du 17 nov.au 5 déc., mar.au sam.à 20h.30 LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246) - Le Théâtre de la Manufacture présente “Cabaret Neiges Noires» de J.F.Caron, D.Champagne, J.F: Messier et P.Rafie, à compter du 19 nov., lun.au sam.à 20h.30 MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal — Le Trio Con Fuoco, le 16 nov.à 20h.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211) - Le Théâtre du Gros Mécano présente »Jo et Gaïa, la terre» texte et m.en s.Reynald Robinson, du 7 au 22 nov., les sam.et dim.à 15h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974) - Salle Fred-Barry: Créations Méchants Boris présente “Spectres» texte de Jean Gau-dreau, m, en s.Alex Veilleux, du 19 nov.au 19 déc.— Salle Denise-Pelletier: “Nuits blanches» de Jean-Frédéric Messier, production de Momentum, du 26 au 29 nov.et du 3 au 5 déc.SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Montréal-Choeur de cuivres de McGill, dir.Dennis Miller, oeuvres de Dukas, Gabrieli et Holmes, le 16 nov.à20h.THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI: 3900 St-Denis, Montréal (282-3900)— “La terre est trop courte, Violette Leduc» du 13 nov.au 6 déc , mar.au sam.à 20h., dim.à 15h.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306) - «Opéra fou» spectacle de marionnetfes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, à compter du 3 oct., sam.et dim.à 15h THÉÂTRE CENTAUR: 453 rue St-François-Xavier, Montréal (288-1229) - «The Glass Menagerie» de Tennessee Williams, du 29 oct.au 13 déc En collaboration avec LE DEVOIR MOULIN MUSIQUE présente un spectacle musical pour tes jeunes de 1 3 AU NOVEMBRE verKJrrxiij ij er zu j zun CENTRE INTERCULTUREL Samedis 14 et 21 n 15:30li _ _ _ Dimanche 15 à 15:301; STRATHEARN Mercredi 1H et jeudi 19 a 13:30h 3680, JEANNE-MANCE Réservations (514) 527-7726 *., La télévision du lundi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO B C8FT IR.C.) Montreal Ce soir Marilyn g Taquinons la planète! Jamis deux sans loi g La loi de Los Angeles Le léléjournal g Le Point / météo / sport 23 h 35 /Second regard 3D WCAX (CBS) Burlington News News g Murphy g Brown Evening g Shade Hearts g Atire Murphy g Brown Love & g War Northern Exposure g News Sweating Bullets 3] WPTZ (NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy! g Wheel of Fortune g The Fresh Prince.g Blossom g Cinéma: A child lost forever -Am.92 Avec Beverly et Will Patton.News The Tonight Show g B CBMT(CBC) Montréal 17 h 30/Newswatch Road g Movies The g Odyssey The Fresh Prince.g Northwood News g Man Alive g Lite: The Program g Witness: g On admission impossible Star Trek EE CFTM (TVA) Montreal La TVA P éd.1B hres Jeopardy I Franc parler Hockey: les Bruins vs le Canadien Benny Hill Le TVA g éd.réseau TVA g sports Mongraln de sel KB CFCF(CTV) Montréal Puise Ç Entertainment Tonight g The g Simpsons Unsolved Mysteries g Cinéma: Turner t Hooch - Am 89 Avec Tom Hanks et Mare Winningham News g Arsenio g Hall Show m TV5 (Télé Francophones Scully rencontre Des chiffres el des lettres Journal de TF1 Vision S Nord-Sud Bas les masques Télé- tourisme Dossiers Les grands détectives Journal de France 3 m CIVM (R.-Q.) Montréal Passe- Partout Téléservice Omni g Science Points de vue : g L'année qui.Nord-Sud Q L'observateur Sur la Colline Téléservice Consommaction g M Musique Plus Musique vidéo Fax: L'Infopius Rock Velours VJ: Juliette Powell Musique vidéo Rock an bulle Musique vidéo m.WVNY(ABC) Burlington News News g Star Strek : The Next Generation g FBI: Untold Stories g American Detective g Football: Les Bills de Buffalo vs les Dolphins de Miami Married g with Children m Much Music 19 h/Spotlight/Great White • Fax MTV Video Music Awards (M ETV(PBS) Vermont The MacNeil-Lehrer Newshour g The Nightly Business.Alan Bean: Art 0H.Space Age g Elizabeth R: A Year in the Life ol the Queen.Cinéma: Hedda-G-B 75 Avec Glenda Jackson et Jennie Lynden (H TQS Montréal La guerre des clans Sonia Benezra Coup de foudre Cinéma: De quoi/'me mile.-Am 89 Avec Kirstle Alley ef John Travolta.Murphy Brown Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Cinéma : ® WCFE (PBS) Plattsburgh ITN World News The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshour g All Creatures Great and Small Masterpiece Theatre: g The Secret Agent Great Performances g Easlenders Bradshaw g on Homecoming Gardiennes Clément Trudel DANS une salle à manger, une grand-mère montagnaise joue au bingo avec des jeunes.Une clinquante radio transmet un country en montagnais.Ciel, où sont donc passées les traditions?C’est bien la question que pose le vidéo Monta-gnaises de parole, coproduit par Vidéo Femmes et le Conseil des Attika-meks et des Montagnais.On y laisse causer sur tout (argent, sexualité, contraception, hommes, éducation, alcool, drogues, etc.) des femmes de neuf communautés montagnaises du Québec couvrant trois générations.De Schefferville à Mingan! A-t-on idée de couronner une sage et ancienne Montagnaise, Adeline Ashini, «reine du carnaval» et de lui demander d’esquisser quelques jerks de rock?Mme Ashini, qui interprète une berceuse montagnaise tandis que défilent en mortaise de superbes visages d’enfants, est mise à contribution pour jauger l’impact des changements notés ou appréhendés chez les Montagnais.Son verdict va suivant les sujets, du découragement (sur la langue et la religion) à l’amusement complice (quand il lui faut parler des hommes) que certaines trouvent somme toute «utile».Ce film qui germait depuis 1984 dans la tête de Rolande Rock nous met en contact avec des femmes au parler franc.Telle Montagnaise vivant avec un Blanc dont elle a eu deux enfants, a pour objectif de fai- SUR SCENE THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277) - «Nez à nez» spectacle conçu et écrit par Benoit Brière et Stéphane Jacques, du 23 nov.au 19 déc.THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Longueuil (670-1616) - Le Carré-Théâtre présente «Kushapatschikan ou la lente tremblante» de Gilbert Dupuis, m.en s.Alain Fournier, du 30 oct.au 21 nov., mar.au sam.à 20h.LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec - Salle Oclave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente «Florence» de Marcel Dubé, de la survie re choisir à ses enfants «le meilleur des deux» cultures.Une Montagnaise de Mingan apporte beaucoup de nuances et de doigté à parler d’égalité des sexes, de respect mutuel, d’avortement, de séparation, de préoccupations envers les générations à venir.Le tout nous est servi avec des scènes mémorables de poudrerie ou d’eaux tumultueuses en contraste avec les intérieurs modernes.La vie dans la nature, elle existe: les tentes paraissent parfois trop blanches ou pas suffisamment étanches (pourquoi les coiffer de polyéthylène), les mots traditionnels apprêtés en plein air le sont, le plus souvent par des Montagnais d'âge d’or.Risque de disparaître?Ce sentiment est présent chez certaines de ces femmes de parole mais quoi qu’il advienne, elles saisissent que malgré les emprunts, les abandons, les métissages, c’est sur elles que reposent la survie et la fierté de tout un peuple qui voit se métamorphoser son milieu sans toujours avoir prise sur les leviers de changement.Le lancement de ce vidéo a lieu le mardi, 17 novembre, à la Bibliothèque centrale Gabrielle-Roy à Québec.Il coïncide avec la publication d’une étude de 100 pages Montagnaises de parole, abondamment illustrée et qui constitue selon le Conseil des Attikameks et des Montagnais, une sorte de bouteille à la mer que lancent ces femmes à propos des bouleversements vécus.Une reconquête d’identité est possible, laisse-t-on entendre.m.en s.Janine Sutto, du 10 nov.au 5 déc., mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183) - Le Théâtre Repère présente «Monsieur Bolduc» de Richard Fréchette, m.en s.Jacques Lessard, du 24 nov.au 12 déc., mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE L’île: Hull - «Fleurs d’acier» de Robert Harling, m.en s.Hedwige Herbiet, du 21 oct.au 28 nov.- Espace René-Provost: Le Théâtre Dérives Urbaines présente «Les étals et empires de la lune» de Cyrano de Bergerac, m.en s.J.P.Tabet, du 28 oct.au 21 nov.A SURVEILLER Ce soir, à 19h,30, le Centre d’étude St-Ger-main vous convie à une conférence intitulée «Découvrir sa véritable identité spirituelle» au CLSC Lajeunesse.7378 rue Lajeunesse, Montréal.Rens.: 274-4346.¦ Aujourd’hui à 11 h.45, l’Association des femmes d’affaires du Québec (AFAQ) reçoit le juge Andrée Rulfo lors d’un déjeuner-causerie qui se tiendra à l’Hôtel Inter-Continental, 360 St-Antoine ouest, Montréal.Rens.: Josée Gagnon 845-4281.¦ Conférence de M.Bruno Fortin, psychologue el auteur de «Vivre pleinement malgré la maladie» le mer.25 nov.à 20h., à l'auditorium du Collège Édouard-Montpetit, 150 est de Gentilly, Longueuil.Billets en vente au 670-1616.¦ Info-Femme vous convie à une conférence de Mme Linda Morin sur le thème: «Comprendre la sexualité masculine» le 18 nov.à 19h.— Jeudi le 3 déc.journée nationale contre la violence laite aux femmes, à 11 h.30 — Vendredi le 18 déc.à 11h.30, brunch de Noël.Inscr: 355-4529.¦ Semaine de retraite avec le père André-Marie Syrard sous le thème: «Vivre l'Avent avec Marie, du 27 au 29 nov., au Couvent St-Jacques, 122 rue St-Jacques, à St-Jacques de Montcalm (près de Joliette) réserv: (514-839-7717).¦ Conférence de M, Daniel Chabot, psychologue et auteur du livre «La sagesse du plaisir» le 18 nov.à 19h.30, au Centre 630, 630 ouest rue Sherbrooke, Montréal Inscr: 629-9950.Détour Nature offre un Noël inoubliable en ski de randonnée au coeur des Alpes françaises, suisses et italiennes.Le séjour a lieu du 19 au 30 déc.Une soirée d’information a lieu, ce soir à 19h., au 150 rue Villeray, Montréal.Rens.: 271-6046.¦ Le Centre de bénévolat de la Rive-Sud cherche des transporteurs bilingues pour venir en aide aux personnes âgées qui désirent faire leurs emplettes et se rendre à leurs rendez-vous médicaux, etc.Rens.: 465-6130.¦ 20e anniversaire du Renouveau charismatique de Montréal et 7e Congrès diocésain, à l'Oratoire St-Joseph, le 21 nov.de 9h.à 21h., conférenciers invités: Père Laurent Fabre, s j., de la Communauté charismatique du cherpin neuf de Lyon, France et Mme Christiane H.Cloutier-Dupuis, adjointe au Répondant diocésain de Montréal, Rens.: 353-3038, ¦ FERA, Fondation en relation d'aide est un organisme qui vient en aide aux personnes ayant des dépendances aux drogues, alcool, etc.Rens.: 926-3578.¦ La Chambre de commerce de Laval vous convie à un séminaire de formation sur le thème: Le nouveau code civil et la vente au détail, le mer.25 nov, de 8h.à 10h., au Centre des congrès Palace, 1717 bout.Le Corbusier, Laval.Réserv,: Silvy Boulanger au 682-5255 ¦ Le Comité d'anima tion culturelle de la bibliothèque d'Anjou reçoit Dominique Boisjoli, peintre, le 18 nov.à 19h,30, au 7500 Concourt, Anjou.Rens : 352-4440, Mme Rolande Coderre, directrice générale de l’École de musique Vincent d’Indy, lance un appel aux anciens élèves intéressés à participer à une journée de festivités dans le cadre du 60e anniversaire , le 21 nov.à 13h.30, au 628 chemin de la Côte-Sle-Calherine, Outremont.Rens.: 735-5261 poste 46.¦ SAMSKI offre un programme de ski de tond qui s'adresse à tous, du débutant à l'expert.Il s'agit d’un forfait de 7 samedis ou 7 dimanches (au choix) en janv.et lév, 93, dans les destinations suivantes: Laurentides, Estrie, Montéré-gie, Vermont.Rens.et réserv.: 345-0032.LEUCAN, organisme à but non lucratif qui oeuvre pour le bien-être des enfants atteints de leucémie, a besoin de bénévoles pour agir à titre de représentants dans les kiosques lors des campagnes de linancement ou de la tenue de congrès, colloques, etc.Une soirée d'information aura lieu le ven.20 nov.Rens.: 731 -3696.¦ Le Centre d’action SIDA Montréal (femmes) offre des sessions de groupe pour les femmes atteintes du VIH-SIDA, ainsi que pour les amis(es) el la famille.Rens : Barbara ou Kathryn au 954-0170.MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.LUNDI 16NOVF.MRRF.KB# LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 • symphonie concertante op.84 (Haydn) • ouvertures de différents opéras (Mozart) • polka de W.R.(Rachmaninov) DEMAIN SOIR, 22:00 • symphonie no 40 (Mozart) • Fantaisie pour un gentilhomme (Rodrigo) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 21 CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 MUSIQUE / chronique Le quatuor Stamitz de Prague L’OSQ recrute 6000 abonnés Marie Laurier L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE de Québec vient d’atteindre son objectif de recruter 6000 abonnés à la suite d’une vaste campagne de sensibilisation auprès du public.Cette stratégie de marketing mise en place en 1990 fut axée sur l’orchestre, les concerts de saison et la politique des bas prix en abonnement.Pour marquer le 90e anniversaire de l’OSQ en 1992-1993,le nouveau chef Pascal Verrot a conçu une programmation dans les goûts des mélomanes de la Vieille Capitale, ce qui a eu pour effet de doubler le nombre des abonnés qui est passé à 6000, soit une augmentation de 77% en quatre ans.Hommage q Pierre Péladeau LA SOCIETE philharmonique de Montréal souligne sa 35e saison en présentant un concert en hommage à Pierre Péladeau Péladeau qui a contribué un millions à la construction du centre qui porte son nom et qui abrite la nouvelle salle de 873 places, la salle Pierre-Mercure.Le concert aura lieu le lundi 23 novembre à 20h et Miklos Takacs dirigera l’orchestre.Des oeuvres de Beethoven et de Dvorak sont au programme et les solistes sont Pierre Jasmin, pianiste, Colette Boky, soprano, Joseph Rouleau, basse ainsi que la violoniste Denise Lupien.Des musiciens et des choristes de I Musici et de l’Orchestre Métropolitain se joindront au choeur de 1TJQAM et à l’orchestre.Timothy Hutchins LE FLUTISTE Timothy Hutchins et la pianiste Janet Creaser Hutchins intrepréteront les oeuvres de Bach, de Mozart, de Jacques Hétu et de plusieurs autres compositeurs le dimanche 22 novembre à la salle Red-path.Saint-Saëns L’ORCHESTRE des jeunes de Montréal (OJM) donnera un concert tout Saint-Saëns le dimanche 29 novembre à 16h à l’église Saint-Jean-Baptiste.Les 58 musiciens, tous âgés entre 18 et 25 ans seront accompagnés par le Choeur polyphonique pour l’oeuvre principale , «L’Oratorio de No”el» de Camille Saint-Sa”ens.L’organiste Jacques Boucher et la violoniste Anne Robert joueront aussi des oeuvres du compositeur français.L’OJM donnera deux autres concerts le samedi 13 mars 1993 et le samedi 8 mai à la salle Claude-Champagne.Renseignements: 965-7745.De Prague LE QUATUOR Stamitz ainsi nommé en l’honneur d’une célèbre famille de musiciens tchèques est l’invité ce soir de Pro Musica à la salle Maisonneuve de la PdA.Le musicologue Daniel Leduc commente les oeuvres au programme -Dvorak, Haydn et Smetana - avant le concert à 18h30 au Café de la Place.Baroque et classicisme OSM • LE VIOLONISTE Salvatore Accardo fait ses débuts comme chef d’or- .chestre demain et mercredi, 17 et 18 ‘Novembre dans la série Baroque et • Classicisme è la basililque Notre- .Dame è 19h30.Des oeuvres de Rossini, Viotti et Mozart.PHOTO CHRISTIAN STEINER Salvafore Accardo Roméo et Juliette à l’OdM EN PARALLELE à «Roméo et Juliette» de Gounod, la prochaine production de l’Opéra de Montréal, du 21 novembre au 5 décembre, l’OdM présentera, un soir seulement, le 4 décembre, la version concert «I Ca-puleti e i Montecchi», de Bellini.Cet événement marque le retour dans le rôle de Giuletta du soprano Hélène Fortin et les débuts à l’OdM de Judith Forst dans celui de Roméo (interprété par un mezzo-so- .prano dans la version de Bellini).A la suite de ce concert, l’OdM accueillera Mme Forst et Joseph Rouleau au Panthéon canadien de l’art lyrique.Créé en novembre 1991, le Panthéon a pour but de rendre hommage aux artistes canadiens, qu’ils soient chanteurs, metteurs en scène ou chefs d’orchestre.Louis Quilico fut le premier à mériter cet honneur.L’opéra se met à table L’EXPOSITION l’Opéra se met à table au profit de la Guilde de l’OdM sera inaugurée le 24 novembre à la salle Tudor du magasin Ogilvy.Plusieurs personnalités créeront des décorations de table inspirées d’opéras célèbres: Mila Mulroney, Jacqueline Desmarais, Marie-Josée Drouin, Diana Soviero, Manon et Catherine Vennat, etc.Les billets sont en vente au coût de 40$ et l’exposition dure jusqu’au 28 novembre.Réservations: 985-2259.Prpmîpr IVT L’ORCHESTRE de chambre McGill sous la direction de Boris Brott présentera le premier «Messie» de cette saison à la cathédrale Christ Church le lundi 30 novembre à 20h.Cette oeuvre sera interprétée dans sa version originale par les chanteurs de la cathédrale sous la direction de Gerald Wheeler.Les solistes seront Shari Saunders, soprano, Daniel Taylor, alto, Benjamin Butterfield, ténor et Eric Oland, basse.Le «Messie» a été écrit en 25 jours et la première eut lieu le 23 avril 1743 à Dublin sous la direction du compositeur lui-même.L’année suivante à Londres, ce fut l’occasion de la tradition de l’Hallelujah.Le roi George II fut tellement touché qu’il se leva spontanément, suivi en cela par tout l’auditoire.Un geste qui se perpétue depuis ce temps.Arts-Québec LA SAISON de l’ensemble choral Arts-Québec comprend les concerts suivants: le samedi 28 novembre à l’église Saint-Germain d’Outre-mont, le samedi 27 mars à l’église Saint-Pierre-Apôtre, le samedi 15 mai à la salle Pollack, enfin le 24 juin pour la Saint-Jean.Renseignements: 481-0965.Mario Duchemin LE PIANISTE Mario Duchemin poursuit sa tournée de concerts et il sera è la Place des Arts demain soir et à New York en décembre.Il interprète des oeuvres de Chopin et de Liszt.En février 1993, il sera le soliste du programme Mozart en compagnie de l’Ensemble instrumental de Grenoble qui en sera à sa première tournée nord-américaine.Par la suite, Mario Duchemin s’envolera vers l’Europe pour des concerts à Budapest, à Prague et à Grenoble.Premier prix du Conservatoire de musique de Montréal, lauréat en 1979 du Concours OSM, Mario Duchemin a aussi enregistré trois disques sur étiquette Amplitude.Musique de chambre DEUX concerts de musique de chambre le même soir, soit le jeudi 19 novembre: celui de I Musici à la salle Pierre-Mercure et Yuli Turovsky ajustement inscrit une oeuvre de Mercure au programme, avec son invité le violoniste canadien Victor Schultz.Quant à l’Orchestre de chambre de Montréal, dirigé par Wanda Kaluzny, il présente un concert Boccherini, Feldman, Mozart et Janacek ce même jeudi è 20h à l’église Erskine & American.La soliste invitée: Andrée Lehoux, basson.L’art brut et les autres Jean Dumont De l’acquiescement au septicis-me, du ravissement au rejet, de la surprise à l’intérêt poli, on peut facilement déceller dans les attitudes des milliers de visiteurs défilant cette année encore devant les oeuvres exposées à l’ELAAC, toute la gamme des réactions suscitées par la culture et leurs expressions socialement admises.Partout, sauf dans l’espace réservé à la Fondation pour l’art thérapeutique et l’art brut du Québec.Là, devant les oeuvres exposées par les malades et ex-malades mentaux de l’Hôpital Louis-H.Lafontaine, chaque visiteur, tous jugements et fausses prétentions suspendus, semble soudain n’être livré à nul autre qu’à lui-même.La collaboration entre la Fondation québécoise des maladies mentales et l’Association des galeries d’art contemporain de Montréal date de 1989 et de la mise en place d’un premier atelier-pilote d’art thérapeutique à l’Hôpital Louis-H.Lafontaine.Suite au succès inespéré de l’entreprise, un second atelier fut mis à la disposition des bénéficiaires, à Pointe-aux-Trembles, et une organisation particulière, la Fondation d'art thérapeutique et d’art brut du Québec, fut créée, avec la collaboration de la Fondation-mère, pour se vouer exclusivement à la mise en place et au maintien d’ateliers de création en arts visuels au bénéfice des personnes souffrant, ou ayant souffert de troubles psychiatriques.Cette nouvelle instance est dirigée par Lorraine Palardy, galeriste bien connue de Montréal, assistée entre autres de Suzanne Hamel et Skyler Lake.La Fondation s’est aussi fixé pour but de sensibiliser la population à l’importance des arts visuels dans la thérapie, de constituer une collection des travaux réalisés dans les ateliers et d’en assurer la diffusion et, à plus long terme, de mettre en place dans l’Est de Montréal, un musée d’art brut et d’art thérapeutique.Ce qui retient le visiteur d’ELAAC 92 devant les étroites cimaises de l’espace de la Fondation chargées de signes pour beaucoup inconnus, ce qui m’a personnellement occupé l’esprit depuis l’exposition organisée par la Fondation à la Maison de la culture Frontenac en mai dernier (Voir LE DEVOIR du 27 mai 92) et m’a fait revenir de nombreuses fois ces derniers jours dans leur espace, est un double fait presque paradoxal.Le fait d’une part, que devant ces oeuvres étranges, chacun de nous se sent pourtant profondément concerné, comme si, mis à nus, nous découvrions au coeur de nous-mêmes une complicité effrayante, dans le même temps que nous sentons monter des tréfonds de notre nuit l’inquiétude d’une possible folie.Et le fait d’autre part, que s’agitent à la surface de nous-mêmes toutes les images et les clichés de la culture et du savoir aussi bien sur ce qu’est la folie, que sur ce que sont les arts et la culture.Et cette agitation vient buter sur les mots et les concepts.Art thérapeutique d’abord, difficile à accepter, alors que thérapie par l’art semble acceptable.Ail brut ensuite.«Qu’y a-t-il de brut dans cet art?», demandait Jules Arbee dans un récent article de la revue ETC Montréal.Un art entièrement a-culturé est-il possible?Il semble qu’aussi loin qu’on veuille se tenir des codes, des limitations, des prisons de la culture on ne fasse que reconstruire d’autres murs et d’autres exclusions.Les tenants de l’art brut ont bâti celui-ci «contre» l’art des artistes.Pourquoi?Pourquoi toujours fragmenter le monde?.Que penser devant ces oeuvres dont nous n’aurons jamais les clés, qui ne seront toujours pour nous qu’un présent inéluctable, et pour l artiste qui les a réalisées le risejue immense de l’avenir inconnu?Devant le Bull et le Plymouth 49, de Gaston Martin, étonnants courts-circuits entre deux temps de Las-caux.Devant l'Autoportrait de Romain Peuvion, l’insupportable Isolation de Jean Lisette, la Libération de Louise Cotton.Et combien d’autres?Butant sur la notion bien connue •de la folie comme limite de l’oeuvre» j’ai pensé un instant qu’il me faudrait, pour aborder ces productions, bouleverser la définition de l’art que je suis obligé de me donner pour sauvegarder la cohérence, et oui est basée sur la coexistence et la dépendance du faire et de la pensée.C’était prendre le risque de la facilité et de la compassion; et celui de la getthoïsation.J’ai pris le problème par l’autre bout, décidé de continuer à parler d’oeuvres, et entrepris la tâche immense de transformer ma perception culturelle.de la folie.11 est temps, disait Deleuze, d’arrêter de parler de la folie et d’aller voir de l’autre côté, et d’être chacun un peu fou.11 est temps en effet de rendre les murs poreux.Qui peut affirmer qu’il n'y a pas l’ombre d’une pensée dans les oeuvres proposées par les patients de Louis-H.Lafontaine.Qui peut affirmer qu’il n’y a pas l’ombre d'une folie dans ce texte qui s’écrit?.entrée libre à l’art THÉÂTRE L’homme qui ne se tait Wolf Biermann En spectacle lundi le 16 novembre, 20 heures, Place des arts, 5e salle Diane-Monique Daviau C’EST AVEC les Montréalais que Wolf Biermann, le chansonnier allemand le plus connu et celui qui aura été aussi le plus marquant, fêtera ces jours-ci ses 56 ans.Invité par l’Institut Goethe, Biermann séjournera à Montréal dans le cadre du Salon du livre et donnera lundi, le 16 novembre, le lendemain de son anniversaire, un grand concert à la Place des arts.Placé sous la devise qui sert de titre à son plus récent ouvrage dont la traduction française vient de paraître aux éditions de l’aube.Seul celui qui change peut rester fidèle à lui même, ce concert représente une chance unique d’entendre quelques-unes des chansons les plus fortes, les plus engagées politiquement qu’on ait écrites en allemand depuis 40 ans.Né à Hambourg en 1936 dans une famille juive et communiste, Wolf Biermann apprend très jeune qu’il ne sert absolument à rien de se taire.En 1953 — il avait à peine 16 ans et demi — par fidélité à son père mort à Auschwitz, il choisit de s’installer en Allemagne de l’Est.Il y fera jusqu’en 1976 une carrière tout à fait remarquable.Pourtant, les obstacles ne manquent pas sur son chemin: il rafistole un théâtre qu’on ferme avant la première, il écrit des poèmes qui ne sont pas publiés qu’à l’Ouest, il lui est interdit de se produire en spectacle et de sortir de la RDA, il enregistre ses premiers disques clandestinement — une voix, une guitare et des textes-chocs — dans son petit deux-pièces de Berlin-Est, et malgré tout Biermann devient rapidement une des figures les plus connues d’Allemagne, et ce, des deux côtés du Mur.Même si en 1974 déjà on suggère fortement au trouble-fête de quitter la RDA.Biermann ne cesse d’exprimer sa volonté de continuer à vivre dans ce pays vis-à-vis duquel il a une relation de «solidarité critique».En novembre 1976, événement en branle-bas de combat, on réussit à l’Ouest à faire venir le chansonnier pour donner une série de concerts en RFA.L’itinéraire prévoit Cologne, Bochum, Stuttgart, Munich et Hambourg.Mais trois jours après le premier concert à Cologne — il y aura donc 16 ans le 16 novembre — la RDA retire à Biermann sa nationalité et l’«expulse», c’est-à-dire lui interdit le retour au pays.Il se réinstalle alors dans sa ville natale pendant qu’un peu partout dans le monde des manifestations de solidarité ont lieu pour protester contre l’expulsion de Biermann.Authenticité Il y a dans les chansons que Biermann écrit depuis le début des années 60 quelque chose qu’on ne peut désigner d’un autre mot que celui-ci: authenticité.Certaines chansons sont dures, crues, provocantes, d’une ironie cinglante, d’autres sont drôles, ou immensément tristes, mais toutes, d’une façon ou d’une autre, nous remuent sans ménagement, parce que Biermann, dans pas I cette langue bien particulière qç’il maîtrise à merveille, arrive à redonner aux mots et aux expressions même les plus galvaudés leur s^ns premier — et une vigueur étonnân-te, souvent déconcertante.Politiques, poétiques, les textes sqnt soutenus par une musique et tçie voix vibrantes, capables de douceur autant que de puissance.Ceux qui auraient envie d’apjjri-voiser un peu les idées de Biermaiin avant d’assister au concert poir-raient lire, outre son dernier ouvfa-ge mentionné plus haut, deux des rares textes de l’auteur disponibjes en français: La barrière de barbelés (col 1.10/18).Le premier livre Jde Biermann qu’on a publié à l’Ouâst en 1965, ou Moi aussi, j’ai été à’,la Stasi (éditions de l’aube, coll.«Regards croisés», traduction d’un texte ue Biermann a publié en mai 1^90 ans l’hebdomadaire Dei Zeit.; Les autres, ceux qui connaissent déjà Wolf Biermann ou qui ont envie de tenter l’aventure de la découverte totale, n’ont qu’à plongfer.L’émotion est garantie, les questions aussi.: Du minimalisme insipide au mémorable » 4 Carol Bergeron Société de Musique Contemporaine du Québec (SMCQ) Québec-Canada avec l’Ensemble Arraymusic, dir.Michael J.Baker: Longton, Arraymusic miniature (1991); Parkinson, Desires are already memories (1991);Ku-charzyk, All thumbs (1991); Smith, Diagonal Forms (1991); Butterfield, Arrangement of morden (1992); Hand, Palimpsest (nature morte) (1991); Baker, Red brick (1991); Tenney, Three new seeds (1991); Komo-rous, Dame’s Rocket (1991); Gonne-ville, Alonetogetherall (1992).Jeudi 12'novembre, salle Pierre-Mercure.Kagel, biennale 92 du NEM: Dres-sur (1976-77) Julien Grégoire, François Gauthier et Vincent Dhavernas (percussions), Denis Marleau (direction de jeu); Phantasiestück (1987-88), le NEM, dir.Mauricio Kagel; Die stüc-ke der Windrose (1985-91), le NEM, dir.Mauricio Kagel.Vendredi 13, Cinquième salle de la Place des Arts.A travers les différentes manifestations déTévénement Kagel qui prirent fin samedi soir dernier, se glissa, l’espace d’un concert, un rendez-vous de la SMCQ qui attira ceux qui voulaient entendre l’ensemble instrumental torontois Arraymusic.Intitulé Québec-Canada, le programme rassemblait neuf compositeurs canadiens oeuvrant à Toronto ou à Victoria et un collègue montréalais, Michel Gonneville dont l’oeuvre Alonetogetherall — titre on ne peut plus symbolique — était une, commande du groupe visiteur.À l’exception des pièces récentes de Gonneville et Christopher Butterfield, les huit autres avaient été créées en 1991 par Arraymusic qui fêtait alors le 20e anniversaire de sa fondation.Bien qu’au cours des ans l’ensemble n’a pas toujours emprunté la même géométrie instrumentale, celle d’aujourd’hui comprend un piano, des percussions, une clarinette, une trompette et une contrebasse — avec cela, certains feraient du jazz, d’autres se produiraient dans quelque kiosque à musique.à musique légère, bien entendu.Contraints par le choix imposé des instruments, piégés par la formule du concert, les compositeurs se sentirent de toute évidence inconfortables.D’une façon quasi unanime, ils adoptèrent la même démarche «minimaliste»: un «minimalisme» affligeant de la pensée, s’imposant comme une vertu cardinale.Voilà peut-être aussi où mène la peur de provoquer, de déranger, de perturber la quiétude paresseuse de ces auditeurs qui ne veulent plus être dérangés.Ne retiendrait-on que les pièces de Rudolf Komorous et de Michel Gonneville, qu’il faudrait dire que l’insignifiance de la première — au demeurant, tout à fait représentative de la qualité des huit autres — fit paraître mieux la seconde.Et même là, appauvrie par des allusions «jaz-zifiantes» et ses effets de «crescendo» sans grand intérêt, la substance musicale sembla plutôt mince.Le dernier programme Kagel fut par contre un moment exceptionnel de création musicale que tous les compositeurs de la veille auraient eu avantage à entendre, à voir aussi NOS CHOIX TÉLÉ Hoekey Rivalité classique: les Bruins visitent le Canadien.(TVA, 19 h 30) Alan Bean: Art off this earth Plusieurs astronautes qui ont participé à la conquête spatiale dans les années 60 et 70 sont devenus mystiques, religieux, ou encore engagés socialement.Alan Bean est devenu peintre et ses tableaux illustrent son expérience.(PBS33, 19 h 30) L’année qui change la vie Un documentaire (excellent parait-il) de Suzanne Guy sur la première année d’école et les changements psychologiques et sociaux vécus par les enfants.(Radio-Québec, 20 h) Jamais deux sans toi Je le signale pour les fans, ce dont je ne suis pas (ce qui semble être une exception!) (Radio-Canada, 20 h) Paul Cauchon et, surtout, à méditer.À certains égards «postmoderne», à d’autres influencé par l’esthétique «pop art» (dans ses tendances européennes), le langage «kagélien» atteint néanmoins une dimension universelle.D’autant que le «message» emprunte, de manière indissociable, la double voie de la théâtralité et de la musicalité.Dressur (Dressage) «jeux du cirque et de la vie encadrés par ceux de la musique», peut-on lire dans le programme, contient une substance qui échappe cependant à une description réductrice.Car au-delà de l’idée de «dressage», d’assujettissement, ou des rapports ludiques de la percussion et des percussionnistes, se profile l’idée de la conquête du rythme: celui qui mène la danse (au flamenco, par exemple), comme celui qui véhicule une certaine forme de communication entre les êtres (on pense au tam tam de la brousse).L’exécution mérita à ses trois interprètes percussionnistes de chaleureux applaudissements du public.«Y a-t-il quelque chose à (ne pas) comprendre?» se demande Robert Léonard (l’auteur des notes de programme).C’est peut-être dans cette interrogation que réside une grande partie de la richesse du «théâtre instrumental» de Kagel.Ce qui se p&s-se sur le plateau interpelle l’audi-teur-spectateur à des degrés divêrs où l’émotion n’est jamais absente.! Dans Phantasiestück où les solistes et l’ensemble instrumental Accompagnateur sont séparés par pn écran, la musique illustre, «visualise», quelques données de la comnîu-nication: entre les instrumentistes qui ne se voient pas, entre eux et les spectateurs qui ne voient que les solistes, entre ce que les uns et fes autres perçoivent par la vue, l’ouïe ou l’intuition.Plus musicales qpe théâtrales — bien que surgissent des images reliées à la danse flu Moyen-Orient, de l’Argentine bu d’ailleurs — les trois pages Ostén, Südosten, Nordosten, coiffées Hu titre poétique La rose des vents, Appartiennent à ce Kagel séducteur, tout à fait capable d’écrire une n|u-sique d’une sensualité palpable.! À ce concert mémorable, Maurifcio Kagel dirigea lui-même les musiciens du NEM avec une rigueur qui rappelle celle d’un Boulez, mais avec un sens de l’humour qu’il ne partage avec personne.Partagez l’esprit.À NOËL, FAITES CADEAU DU PHANTOM.TfePHANTUM ot fhêOPERÀ A N l> K I YV I I O Y D VI I J» I» I H mit t* ttèmt II A R I D I’ H I N C I REPRISE POUR UN TEMPS LIMITE! À PARTIR DU 16 DÉCEMBRE 1992 ÉVI TEZ LES DÉCEPTIONS.RÉSERVEZ AUJOURD'HUI! r> Théâtre Maisonneuve, u u Place des Arts, Montréal RIMRVT/l NI SOI RI I AVI < Il PHANTOM (514) 790-2222 Billets également en vente au guichet de l.i Place des Arts et aux guichets Ticket Master (situés dans certains magasins de la Baie) (¦roups (20 et plus) téléphone/: (S 14) 874-9153 au Québec; (416) 925-7466 en dehors du Québec Réserve/ une place de choix grâce à r Avant-prcmiérc de American l’xpress.Compose/ le (514) 790-0300.| Vmion originale! Kn anglais as et des * S 1 14 ¦ Le Devoir, lundi 16 novembre 1992 EDITORIAL LE SILENCIEUX Ne tirez pas sur les Allemands Pour un second week-end consécutif, des milliers d’Allemands viennent de défiler dans les rues contre l’extrême-droite, en faveur de l’accueil aux réfugiés et contre les pouvoirs politiques qui s’apprêtent à légiférer pour restreindre le droit d’asile, exceptionnellement généreux en Allemagne.Le dilemme des Allemands est le suivant: si l’on resserre les procédures d’entrée au pays, n'a-t-on pas l’air de céder aux sirènes de l’extrême-droite qui hurle «les étrangers dehors»?Mais si l'on n’agit pas pour endiguer le phénomène, n’est-il pas appelé à s’étendre d'une façon désordonnée, et à alimenter en conséquence les tendances politiques morbides justement dénoncées par la rue ces derniers jours?Ce dilemme n’est pas seulement allemand.De plus en plus, il concerne toute l’Europe et, au-delà, le monde développé dans son ensemble.Depuis la chute du Mur de Berlin et l’ouverture des frontières d’Est en Ouest de l’Europe, les demandes d’asile politique en Allemagne se chiffrent par centaines de milliers.L’afflux est tel que, pour le seul mois d'octobre 1992, on a compté 60 000 nouveaux arrivants à ce titre, soit environ 2000 par jour! Il n’y a aucun pays au monde qui puisse absorber sans tensions un flux immigrant aussi formidable.À l'heure de la guerre en Bosnie, plaie purulente, conflit sans solution qui pointe un doigt accusateur sur tout le Vieux Continent, les contradictions éclatent entre le criant appel à l’action humanitaire et la capacité objective d’absorption des sociétés riches face au drame qui se déroule à leurs pieds.Ce n’est pas par la contagion guerrière que le conflit des Balkans menace la sécurité européenne.C’est par le problème sans cesse croissant des réfugiés qu’il chasse de leur foyer.On s’émeut à bon droit devant telle initiative qui permettra à un millier de petits Bosniaques de passer un hiver au chaud dans des familles françaises, hors de portée des bombes.Mais l’action humanitaire est aussi un spectacle destiné, au-delà du baume appliqué sur quelques destins individuels, à donner bonne conscience au «pays donneur» et de la bonne matière aux médias.Car les actions les plus visibles ne sont pas toujours les plus efficientes.La France, dont les porte-voix à la Bernard Kouchner sont toujours aux premières loges des forums internationaux sur le droit humani- taire, est loin d’être le pays le plus généreux, dans les faits, face au drame de l’ex-Yougoslavie.Eu égard à sa population, la petite Suède, par exemple, a fait beaucoup plus, avec plusieurs dizaines de milliers de réfugiés déjà accueillis.On est loin des 500 réfugiés dont il est question pour le Canada.À cet égard, l’opinion publique internationale est aujourd’hui d’une sévérité un peu injuste contre l’Allemagne.Ce pays est aujourd’hui, et de loin, le plus ouvert du continent, et peut-être du monde, à l’égard des réfugiés de toutes sortes, vrais ou faux, politiques ou économiques.Résultat des crimes commis par ses dirigeants il y a un demi-siècle et de la juste mauvaise conscience qui s’en est suivi, ce pays s’est doté de la constitution la plus généreuse qui soit au chapitre du droit d’asile.Dans la presse étrangère, on lit aujourd’hui force dénonciations et avertissements contre «le retour des fantômes» qui reviendraient hanter l’ancien l’ennemi de la Seconde Guerre mondiale.Vers une approche plus globale du problème des réfugiés Les actions délirantes des néo-nazis de Rostock et de Hoyerswerda, la troublante complaisance d’une partie de la population locale à leur égard, la multiplication des violences contre les immigrés et demandeurs d’asile résidant en Allemagne, ont certes quelque chose d'inquiétant.Que le débat sur la limitation du droit d’asile, au Bundestag allemand, survienne dans ce contexte, voilà qui est embarrassant.Mais il serait exagéré de conclure à une vague de xénophobie et de fermeture qui emporterait aujourd’hui toute l’Allemagne.Les Allemands sont pour une très grande part révulsés eux-mêmes par les actions d’une minorité agissante qui attise les angoisses du petit peuple de l’Est économiquement déçu par la réunification, non éduqué à la cohabitation avec les immigrés, et ne comprenant pas qu'un demandeur de statut de réfugié, avec sa famille, puisse parfois toucher davantage qu’un chômeur autochtone en fin de période.Comme en témoignent les manifestations massives des deux derniers weekends, il existe aussi une Allemagne vigilante, inquiète et mobilisée contre ces tendances morbides.La partie n’est certes pas terminée, et les dérives sont toujours possibles.Mais les forces démocratiques peuvent toujours l’emporter si l’on sait équilibrer le coeur et la raison, le devoir d’aider les vrais damnés et le droit inaliénable de contrôler son territoire, et si on ne laisse pas les Allemands faire, seuls, face à la musique comme c’est pratiquement le cas actuellement.Une approche continentale s’impose.Selon le Financial Times londonien, de nombreux pays européens travaillent actuellement, plus ou moins dans le secret et totalement en marge des instances de la CEE, à établir des normes plus serrées, applicables à l’ensemble du Vieux Continent, pour endiguer le flot.L’un des objectifs de ce groupe de travail est de retourner, d’une façon stricte, aux termes de la Convention de Genève de 1951 qui définissent le réfugié sur une base individuelle, et requièrent que le demandeur de droit d’asile puisse faire la preuve qu’il ferait pesonnellement l’objet de persécutions s’il devait rentrer chez lui.Ce projet de résolution affirme aussi que toute personne craignant un violation de ses droits devrait être activement encouragée à rester chez elle et à chercher de l’appui auprès des organismes locaux et régionaux de protection des droits de la personne.On ne peut nier que l’exceptionnelle générosité du droit allemand — prestations sociales et logement automatiquement acquis sur simple dépôt d’une demande et garantis jusqu'à la décision qui peut attendre des mois, voire des années — attire aux frontières quantité de gens qui n’ont manifestement aucun droit à l’asile politique.La vraie générosité doit faire aussi la part au calcul des moyens et aux choix entre ce qu’on peut faire et ce qu’on ne peut pas faire.Elle doit élargir la réflexion et voir plus large.Ce qui veut dire, en l’occurrence: dépasser l’aproche strictement nationale, partager équitablement le fardeau, définir la véritable «urgence» d’une façon rigoureuse, aller aider sur place les damnés de la Terre, aux sources des problèmes, plutôt que de les importer sans les régler.FRANÇOIS BROÜSSEACJ LETTRES Aü DEVOIR Médecins et délits sexuels L'ASSOCIATION des victimes de délits sexuels de thérapeutes (RAPT) n'accepte pas qu'un médecin qui a été radié en Ontario puisse être capable de continuer à exercer au Québec (LE DEVOIR, 9 novembre 1992).J'avoue qu'à première vue une telle situation peut paraître troublante et plus particulièrement lorsque l'offense en est une d’abus sexuel d’une patiente.Un tel comportement est, de toute évidence, condamnable et inacceptable.Pourtant, si ce médecin détient toujours son permis d'exercice, ceci est attribuable aux dispositions des lois qui nous gouvernent.Voici les faits.Ce médecin a commencé à exercer au Québec en 1967 et a toujours maintenu son permis en vigueur.Nous n'avons jamais reçu une plainte à son sujet.Il a été radié par le Collège des médecins et chirurgiens de l'Ontario en 1991.Nous n'en avons pas été informés.Il a appelé de la sentence.Selon les règles de la justice applicables à tout citoyen, il est innocent tant qu'un jugement final le trouvant coupable n'aura pas été rendu.Même en présence d'une décision finale de radiation en Ontario, la Corporation professionnelle des médecins du Québec ne pourra utiliser ce jugement pour traduire ce médecin devant le Comité de discipline.La loi actuelle ne le permet pas.Nous avions ce pouvoir avant 1974.Le législateur nous l'a enlevé.Nous sommes encore obligés de reprendre la cause de «A- à «Z».L’enquête ue nous menons actuellement a pour but e recueillir tous les faits relatifs à la filainte portée en Ontario et plus particu-ièrement de retracer la plaignante afin d'obtenir sa collaboration.Nous dressons un dossier nouveau sans avoir reçu de plainte formelle.Une fois tous les renseignements recueillis, nous pourrons porter une accusation contre ce médecin devant le Comité de discipline qui entendra la cause.Il est impossible d'en prévoir la durée.Retenons cependant que la cause de l'Ontario a débuté en 1989 et que les actes reprochés remontent à 1979 et 1980.Le processus est long.C'est vrai.C’est ainsi que fonctionne la justice.Ce n'est pas la Corporation des médecins qui fait les lois.Elle les applique.Les mêmes personnes, qui vantent les mérites de la Charte canadienne des droits et libertés et de la Charte québécoise qui garantissent les libertés fondamentales et les droits des individus, se demandent comment il se fait que nous n’ayons pas retiré immédiatement le permis cfexercice de ce médecin.La réponse est simple.La loi ne nous le permet pas.Pouvoir le faire serait d'ailleurs dangereux et antidémocratique.Le président de l'Office des professions, qui est avocat, devrait le savoir.Son ingérence dans cette affaire est carrément indécente et abusive.Son interprétation de la loi est erronée.Quel jeu joue-tril?La procédure légale que je viens de décrire sommairement s'applique à tout médecin qui détient un permis d'exercice.Dans le cas d un médecin qui sollicite un permis, elle différé.Comme le médecin doit déclarer obligatoirement tout ce qui se rapporte au statut qui lui a été octroyé dans le ou les endroits où il a déjà exercé, le permis peut être refusé d’emblée s'il a été condamné dans une autre juridiction.Il est donc totalement incorrect et excessif de penser que le Québec pourrait être le refuge de telles personnes.Le public doit savoir que nous remplissons bien nos obligations.La qualité de la médecine québécoise est bien connue.Le Québec doit en être fier.Si monsieur Jean-François Lépine, à l'émission Le Point du 29 octobre, s'était comporté correctement et m'avait laissé la chance de m'exprimer, j'aurais pu faire état de ce que je viens d'écrire.Quand les journalistes commenceront-ils à examiner leur conduite et à se discipliner?Il y a des limites à pouvoir dire et écrire impunément n'importe quoi.Augustin Roy, MD Président et Secrétaire général Corporation professionnelle des médecins du Québec Montréal, 11 novembre 1992 Le cirage des philosophes MONSIEUR GAÉTAN DAOUST, votre article paru dans LE DEVOIR du 7 novembre m’a fait grand bien.Vous dénoncez un virage de notre université qui m'angoisse.Le «nec plus ultra» en matière de recherche, c'est la commandite par surcroît subventionnée.Si par bonheur le résultat obtenu est quantifiable, pour peu que la différence entre deux groupes de sujets soit statistiquement "significative» alors, là monsieur, vous avez vos lettres de noblesse dans l'institution.On s'incline et vous avez la paix.Comme des dizaines de mes collègues, mon champs d'action et de recherche dans cette université est le déve- Sement de l ame humaine, de sa quête berté de penser, de sentir, d'être.Plus précisément, c’est la formation de ceux qui ont en mains 1 éducation de l'esprit et du LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice: LISE BISSON METTE Rédacteur en chef Bernard Descôteaux Directeur délégué à l’information André Leclerc Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur Directeur de l’information Benoit Aubin Directeurs adjoints de l’information Pierre Cayouette, Roch Côté Guy Deshaies Directeur des publications spéciales Pierre Beaulieu FAIS CE QUE DOIS coeur de nos enfants qui me passionne.Et j’ai encore la conviction profonde que c'est avec leur personne davantage qu'avec l'accumulation de leurs crédits dans les disciplines que les enseignants laissent leur empreinte sur nos petits.C’est avec leur liberté d'être qu'ils forment des êtres libres, c'est avec leur culture qu'ils éveillent l'esprit des jeunes à la culture de l'humanité, c'est avec leur créativité qu'ils forment des décideurs créateurs.Et pourquoi pas, éventuellement, des recteurs libres, cultivés et créateurs.Comme bien d’autres dans le secteur des sciences humaines, je cherche à comprendre les mécanismes qui font qu'un enseignant insufflera une passion, sa passion, aux enfants qui lui sont confiés.Je travaille sans filet, sans la sécurité des statistiques, sans les balises des méthodes quantitatives, et je prétends faire de la recherche.J'ai souvent le sentiment de travailler dans la pure clandestinité.En périodes d'humiliation, il m'arrive de rêver du jour où je pourrai comptabiliser des mécanismes de défense, où en isoler trois de plus (comme les gènes) afin d’expliquer pourquoi on en arrive avec autant de foi à prétendre que seul ce qui est publié existe, que seules les données objectives génèrent un réel progrès, que seuls les résultats communiqués dans les conférences internationales ont un statut.Ces jours-là, je me méprise, parce que ma seule ambition est d’avoir la paix, ou de me sentir une place reconnue dans cette communauté universitaire que par ailleurs j'aime profondément.Moi je travaille à la main, dans mon bureau, sans subvention, sans commandite.Bref, je n’existe pas, et je serais «sanc-tionnable» aux dires de ceux qui sont venus dans notre département jeter un oeil sur ce gui s'y fait ou ne s'y fait pas, c'est selon 1 oeil.Bien sûr ces -bouboumacoutes» du savoir n'ont pas vu l'inquantifiable, il n'ont donc pas vu grand chose.Une compréhension de plus en plus fine des mécanismes de l ame numaine est non seulement utile pour notre société, mais je risquerais même de dire rentable.Quant à mesurer cette rentabilité, je ne sais pas le faire, et je ne «dois» pas le faire.Ce serait perdre l'esprit même de ma recherche.Et je dois prévenir monsieur le recteur que ma recherche ne sera jamais «en parfaite osmose avec l'entreprise».C'est parfois contre elle que j'aurai le devoir de travailler.Nous sommes des dizaines à nous taire, à travailler dans l'ombre, à soutenir humblement, timidement, que nous explorons nous aussi un champs d'étude utile pour notre société: le geste et lame de l'éducateur.C’est presqu'en nous excusant que nous déclarons de quoi nos journées sont faites.Merci, monsieur Daoust, de m'avoir permis de sortir du silence et du mépris.Edith Fournier Ph.D Professeur titulaire Département de Psycho-pédagogie et aandragogie Faculté des Sciences de l'Éducation Université de Montréal Outremont, 9 novembre 1992 Des mots, des mots C’est du Shakespeare.Par où l’on voit qu’il est le plus grand écrivain de tous les temps.‘«il L’homme a inventé la parole.Hélas! il n’y est pour rien dans le silence.?Si les «placoteux» tenaient leur journal, ils n’auraient rien à dire.' .?Qui dit aujourd’hui «inévitable»?On préfère passer par «incontournable».?Qui dit «accord»?On lui préfère «consensus».Bientôt, on ne saura plus se servir des mots de tous les jours.Les humains, entre eux, n’ont jamais tant communiqué; par contre, ils n’ont jamais si peu communié._ ?«Que sert à l’homme de gagner l’univers.?» A cette interrogation, je préfère celle-ci, plus actuelle: «L’homme sert à quoi?» Les psychologues expliquent tout, mais après coup.Je serais porté à croire cju’ils ne leur manquent qu’une chose: 1 imagination.?Je n’ai jamais dit mes quatre vérités à quiconque.Il m’arrivera d’en dire une, pour me rendre compte que c’est une er- reur de jugement.Manque de maturité.- Elle est grande la part de susceptibilité qui entre dans ce que nous sommes «notre fierté nationale».?Les spécialités sont à peu près toutes des sociétés secrètes.?Vous avez peur de votre ombre?.La solution: Ne sortez que lorsqu’il fait nuit noire.?Pouvoir.- Drogue qui engendra l’accoutumance et s’accroît à l’usage.?Les inconsolables aiment leurs chagrins.Certains en ont même la vanité et l’avarice.?Nos gouvernants ne savent où ils vont.Ce qui m’inquiète, c’est qu’ils nous y emmènent.?Sans les snobs, la vie des arts serait constamment assujettie aux soins intensifs.?Combien de gens, un beau matin, ont voulu changer de vie et se sont contentés de changer leurs meubles de place.Albert Brie Jeffrey Simpson Se réinventer ou disparaître Les journaux ont dernièrement fait la nouvelle tout autant qu’ils véhiculaient des nouvelles.Au Canada tout comme dans l’ensemble de l’Amérique, les journaux vivent une période de transition.La récession les a atteints durement.Il en va de même pour la télévision.Dans ce phénomène de transition se retrouvent aussi ces couples où les deux travaillent, cette société qui valorise de plus en plus la télévision ainsi qu’un système d’éducation qui n’apprend pas aux jeunes à lire.Partout les éditeurs se font dire que les gens n’ont pas de temps pour lire; ils s’échinent à rendre plus attrayantes leurs publications, ce qui mène à présenter plus de photos, des articles plus courts, des manchettes plus imposantes et beaucoup plus de chroniques.La semaine dernière, le réputé Los Angeles Times faisait savoir qu’il licenciait 550 de ses employés.Pour justifier l’arrêt de son édition destinée à San Diego, les administrateurs invoquent les difficultés économiques qui assaillent le sud de la Californie.A Pittsburgh, les deux quotidiens de cette ville sont muets depuis plus de six mois en raison d’un dur conflit de relations de travail.L’un des deux principaux journaux de Dallas a dû fermer au début de 1992.A Québec, les journalistes du Soleil.font grève contre la politique de la direction.Le groupe Hollinger, dirigé par Conrad Black, est propriétaire du Solei-let entend réduire le personnel.Il y a quelque temps, la Gazette a menacé de faire des mises à pied si les syndicats ne réduisaient pas certaines de leurs demandes.Même LE DEVOIR déménage dans un nouvel immeuble et projette des changements de contenu dans le but d’attirer de nouveaux lecteurs.En dehors du Québec, les remous atteignent aussi les quotidiens.En une semaine, les trois principales chaînes de journaux au Canada ont été secouées par des changements.Le plus spectaculaire de ces changements affecte les journaux Sou-tham depuis que Conrad Black a annoncé avoir acquis presque le quart des actions de Southam détenues à ce jour par le Toronto Star.Comme magnat de presse, Black est très connu au Québec, son organisation possédant entre autres Le Soleil et Le Droit, d’Ottawa.Dans le reste du pays toutefois, Black ne contrôle que des publications à très faible tirage.Le public en général connaît bien Black pour la fréquence de ses commentaires publics sur l’actualité et pour son adhésion fervente à des vues aroitistes (au nombre de ses idoles, l’on trouve Margaret Thatcher, Henry Kissinger et Napoléon).Cet homme d’affaires est prompt à intenter des poursuites quand un article lui déplaît.Il possède un vaste réseau de publications qui comprennent le Daily Telegraph (Londres), le Jerusalem Post (Israël), une chaîne de journaux australiens et, au Canada, le magazine Saturday Night.Quand il acquiert des parts dans les journaux, Black ne se satisfait pas d'une position minoritaire.Il achète pour exercer le contrôle.Ce n’est donc qu’une question de temps avant qu’il ne contrôle la chaîne Southam oui comprend, entre autres, la Gazette, \Ottawa Citizen et des journaux publiés à Vancouver, à Calgary, à Edmonton, à Windsor, à Kingston et dans d’autres villes.Southam est de fait la chaîne qui exerce le plus d’influence au Canada an-ais, mais c’est une société qui a perdu leaucoup d’argent ces derniers temps.Bien que Southam s’efforce de maintenir la qualité journalistique, la plupart des maillons de cette chaîne sont médiocres.D' meilleur demeure la Gazette, les autres se signalant par une profession de qualité qui excède les performances.Black ne chérit pas la médiocrité.De Southam, il attendra une meilleure efficacité en rapport avec les coûts, dans certains cas il insistera sur l’amélioration de la qualité dans certains journaux.Une autre onde de choc a atteint le Toronto Star, quotidien qui a le plus fort tirage au Canada.Touché durement par la récession, le Star annonçait la semaine dernière plus de 100 mises à pied et, dans une geste d’autoprotection, la fermeture de ses bureaux de Montréal et de New York! E Nous qui ne vivons pas au Québec sommes habitués à l’indifférence des journaux québécois vis-à-vis du reste du Canada.La preuve en est l’absence de correspondant permanent de ces quotidiens à Toronto.Les journaux sérieux du Canada anglais ont toujours eu un correspondant à Montréal.Pour ne pas être injuste, on doit mentionner que le Star a toujours à son service le très estimable Robert McKenzie à Québec - c’est le doyen des chroniqueurs et des commentateurs anglophones en poste à Québec.Même le Toronto Sun a défrayé la chronique.Ce journal a été fondé par uatre personnes, après la disparition u Toronto Telcgranv, il s’agissait du remier tabloïd paraissant dans une vil-e importante du Canada anglophone.Les sceptiques ont dit ne pas croire à sa réussite.Le Sun est devenu une source appréciable de profits, avec son mélange de chroniqueurs, de politique se situant à droite, de sexe (modérément) de sport et de crime (quoique à un niveau pas aussi élevé que dans le Journal de Montréal).Après plusieurs années de réussite financière, le Sun s’est vu frapper durement par la récession.Le résultat fut que les représentants de Maclean-Hun-ter siégeant au conseil d’administration du Toronto Sun ont mis fin à l’engagement du flamboyant président et fondateur Doug Creighton.Ce départ entraîne des réductions de personnel et d’autres types de compressions.Toronto est la seule grande ville anglophone en Amérique du Nord à bénéficier de trois quotidiens importants: le Star, le Sun et le Globe and Mail.Ces trois titres ont souffert de la récession.Le Star a par exemple investi 440 millions de dollars dans un nouvel équipement et veut changer en profondeur sa toilette.Le Globe and Mail a procédé il y a trois ans à des changements d’importance, après le congédiement bruyant de Norman Webster, maintenant directeur de la Gazette et considéré comme faisant partie du club des quatre ou cinq journalistes du plus haut calibre au Canada.(Dans ce cas, ce que Toronto a perdu s’est transformé en gain pour Montréal.Parfois la fuite des cerveaux joue en sens inverse pour la communauté anglophone de Montréal).L li orsque LE DEVOIR aura un nouveau visage à présenter aux lecteurs québécois, il ne fera que suivre le courant contemporain au Canada et en Amérique du Nord.Les journaux perdent de l’argent et des lecteurs.Au cours des deux dernières décennies, des douzaines de journaux réputés ont fermé leurs portes en Amérique du Nord — qui se souvient du Montreal Stgr?A moins qu’ils ne réussissent à se réinventer, plusieurs journaux vont disparaître.Partout au Canada, la lutte va dans ce sens-là.Le combat se poursuit en cette ère de la télévision, de l’analphabétisme et des décrocheurs scolaires.i
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