Le devoir, 5 décembre 1992, Supplément 1
iEDiiJ(mtr.r(0]vir)FsrA>niiiT?fiRs â mm if âą v ! t , kĂźĂiSlĂ WĂȘM >HOTO JACQUES GRENIER IâĂŒt «« caJiLerspéçlaL J.1 Š r.lt: 'msĂąm mMUMU ;r4 |p6;i;:3|a aprr*3 SĂĂĂ i L:~.>ĂŻĂŻi |l MontrĂ©al, samedi^ecembrĂ«M 992' t.Š - "^rsr SI-'- 1 ._âą âą â â LE CAPITAL*^ DĂȘ Ă0X6ff]oN yot^ CĂ©gep du Vieux MontrĂ©al [=Nl TĂ©lĂ©phone: (514) 982-3401 2 B Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 cahier spĂ©cial Ăducation des adultes Le QuĂ©bec traĂźne toujours de la patte PHOTO JACQUES GRENIER y***'* Emplois Jobs Catherine Lafrance Les donnĂ©es du dernier recensement fĂ©dĂ©ral nâĂ©tant pas encore disponibles pour fin de compilation, câest au recensement de 1986 quâil faut se reporter pour analyser lâĂ©tat de la scolarisation des QuĂ©bĂ©cois adultes.A prime abord, ce qui frappe, câest le retard que semble accuser le QuĂ©bec par rapport aux autres provinces.Le QuĂ©bec compte plus d.âun million dâadultes qui nâont pas atteint la 9e annĂ©es et plus dâun million qui ont Ă©tudiĂ© au secondaire sans obtenir de certificat dâĂ©tudes secondaires, deux cent mille de plus que ceux qui obtiennent ce certificat.Robert Maheu, directeur des Ă©tudes dĂ©mographiques et Ă©conomiques du ministĂšre de lâĂ©ducation fait remarquer quâau pays, plus on va vers lâouest, plus les adultes sont scolarisĂ©s.Câest une question de marchĂ© du travail, une question dâemploi.Le QuĂ©bec a exploitĂ©, Ă travers son histoire, des secteurs de travail qui demandaient moins de main dâoeuvre qualifiĂ©e, le textile, par exemple.«Aujourdâhui, dit-il, on dirait que la tradition est restĂ©e.» Le QuĂ©bec compte plus d'un million d'adultes qui n'ont pas complĂ©tĂ© une neuviĂšme annĂ©e et a le taux de diplĂŽmĂ©s le plus faible Depuis la RĂ©volution tranquille, des efforts importants ont UQAM actuelle Etudes en andragogie Famille de lâĂ©ducation Š Certificat de premier cycle pour formateur-trice-s d'adultes en milieu scolaire Ce programme vise Ă offrir une formation psychopĂ©dagogique (programme menant au permis dâenseignement), avec accent sur la problĂ©matique de lâĂ©ducation aux adultes, aux formateur-trice-s dâadultes oeuvrant dans les commissions scolaires.Š Certificat de premier cycle pour instructeur-trice-s en milieu de travail Ce programme vise Ă munir lâinstructeur-trice de moyens efficaces pour une meilleure planification de la formation, lâĂ©laboration de programmes et lâĂ©valuation des compĂ©tences.Š Certificat de premier cycle en intervention Ă©ducative en milieu familial et communautaire Ce programme vise le dĂ©veloppement des compĂ©tences en Ă©laboration de plans de services et de plans dâintervention chez les candidat-e-s oeuvrant auprĂšs de personnes handicapĂ©es ou de personnes prĂ©sentant une mĂ©sadaptation socio-affective.Ă©tĂ© faits pour faciliter lâĂ©ducation des adultes.Les inscriptions aux programmes dâĂ©ducation des adultes ont augmentĂ© significativement, mais, des trois provinces qui ont le taux de diplĂŽmĂ©s le plus faible, le QuĂ©bec se place en tĂȘte de liste, lâAlberta suit, avec la Colombie-Britannique, alors que le Nouveau-Brunswick se retrouve au premier rang des taux de diplĂŽmĂ©s .« Mais ces ratios sont plus ou moins reprĂ©sentatifs puisque la qualitĂ© de lâĂ©ducation ainsi que le taux de difficultĂ© dâobtention des diplĂŽmes peuvent varier selon les provinces.On peut quand mĂȘme dire que la population de lâOntario, par exemple, est nettement plus scolarisĂ©e que celle du QuĂ©bec», dit M.Maheu.Les adultes se trouvent dans trois niveaux dâĂ©tudes, dont deux trĂšs distincts avec des besoins distincts et surtout des raisons trĂšs particuliĂšres pour aller chercher une formation complĂ©mentaire.Le niveau secondaire est le plus diversifiĂ©.On y retrouve trois catĂ©gories-type dâĂ©tudiants adultes: les jeunes de plus de 16 ans, dĂ©cro-cheurs en majoritĂ©, qui reviennent sous la coupole de lâĂ©ducation des adultes, puisque la loi sur lâinstruction publique les a dĂ©crĂ©tĂ©s adultes dĂšs quâils ont 16 ans.Selon Robert Bisaillon, prĂ©sident du Conseil supĂ©rieur de lâĂ©ducation, ce qui caractĂ©rise ces Ă©tudiants câest leur manque ce motivation dans la plupart des cas.La deuxiĂšme catĂ©gorie, issue du milieu urbain regroupe surtout des femmes peu instruites et en chĂŽmage , beaucoup dâimmigrants, en gĂ©nĂ©ral des adultes dĂ©munis et sous-scolarisĂ©s.Le retour aux Ă©tudes, pour ces adultes reprĂ©sente une longue et difficile ascension vers lâalphabĂ©tisation, trĂšs souvent, ou le retour Ă la case dĂ©part sur le marchĂ© du travail duquel ils ont pu ĂȘtre exclus pendant longtemps pour diffĂ©rentes raisons.Enfin, la troisiĂšme catĂ©gorie est celle des travailleurs non qualifiĂ©s, sous-scolarisĂ©s Ă©galement, souvent dĂ©munis aussi, qui viennent chercher au secondaire un minimum dâinstruction, par obligation, pour tenter de conserver un emploi dont on peut supposer quâil est souvent prĂ©caire ou appelĂ© Ă disparaĂźtre dans les prochaines annĂ©es, balayĂ© par les nouvelles technologies.Les adultes frĂ©quentent Ă©galement le cegep pour aller y chercher essentiellement du perfectionnement professionnel.Il est intĂ©ressant de noter que la façon dâĂ©tudier de ces adultes au collĂ©gial sâinscrit dans la lignĂ©e du recyclage typique; les Ă©tudiants adultes viennent prendre des cours et non chercher un diplĂŽme.Il ne sâinscrivent pas nĂ©cessairement non plus Ă un programme.A lâuniversitĂ© câest sensiblement la mĂȘme chose; programmes courts ou temps partiel.Au QuĂ©bec, le niveau dâĂ©tudes des femmes dĂ©pend de leur milieu dâorigine.Les communautĂ©s portugaises et allemandes, par exemple, qui comptent Ă peu prĂšs le mĂȘme nombre dâindividus vivant au QuĂ©bec, ont un profil trĂšs diffĂ©rent.LĂ oĂč 55 Portugaises de 35 Ă 44 ans ont Ă©tudiĂ© Ă lâuniversitĂ© en obtenant un diplĂŽme, 290 Allemandes du mĂȘme Ăąge ont atteint le mĂȘme niveau d'Ă©tudes et obtenu le mĂȘme diplĂŽme.Parmi les membres de la communautĂ© arabe vivant au QuĂ©bec, câest le groupe des femmes de 25-34 ans qui semble le plus intĂ©ressĂ© par les Ă©tudes universitaires.Les hommes sont trĂšs scolarisĂ©s comparativement aux communautĂ©s de mĂȘme importance.Chez les QuĂ©bĂ©cois de langue française, comme chez les QuĂ©bĂ©cois de langue anglaise, hommes ou femmes, ce sont les 25-44 ans qui sont les plus scolarisĂ©s Š Certificat de premier cycle d'Ă©ducation personnalisĂ©e pour les aĂźnĂ©-e-s Ce programme vise l'intĂ©gration Ă l'universitĂ© des personnes de plus de cinquante ans dĂ©sireuses d'associer Ă leur expĂ©rience personnelle et professionnelle des apprentissages nouveaux.Ces programmes admettent des Ă©tudiant-e-s Ă la session d'automne et Ă la session dâhiver.Renseignements : famille de lâĂ©ducation, 1301, rue Sherbrooke Est, local L-1110, MontrĂ©al (QuĂ©bec), tĂ©l.: (514) 987-4760, ou registrariat, 870, boul.de Maisonneuve Est, local T-3600, MontrĂ©al (QuĂ©bec), tĂ©l.: (514) 987-3121 UniversitĂ© du QuĂ©bec Ă MontrĂ©al PROGRAMME D'INFORMATIQUE ET DE LANGUES DU YMCA I.'informatique Ă la portĂ©e de tous ! l es langues imc affaire rentable ! INFORMATIQUE Dactylo sur ordinateur L'informatique pour les vrais dĂ©butants ConnaĂźtre l'IBM PC Lotus 123 DOS et Windows WordPerfect 5.! Ateliers sur ta microĂ©dition DBase IV-h Windows en une semaine LANGUES Anglais Français Espagnol Allemand Italien Grec Portugais Japonais YMCA CENTRE-VILLE 1450.rue Stanley (MĂ©tro Peel) 849-8393 postes 712 et 732 DĂ©but de session : 11 janvier Inscription : IS.16.17 dĂ©cembre 4.5.6.7,8janvier entre I2h-I4h et entre 16h-)8h YMCA HOCHELAGA MAISONNEUVE 4567, Hochetaga (MĂ©tro Viau) 255-4651 cahier spĂ©cial Education des adultes Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 Š 3 La formation aux adultes a connu des jours meilleurs Claire Harvey et AndrĂ© PichĂ© v Aune Ă©poque oĂč les besoins en Ă©ducation se font pressants, le service dâĂ©ducation aux adultes ne connaĂźt pas ses meilleurs jours.Victime de compressions budgĂ©taires, il nâest pas en mesure de rĂ©pondre adĂ©quatement aux besoins dâune clientĂšle de plus en plus nombreuse Ă faire le pied de grue aux portes de ses centres de formation.Selon Jean Bertrand, coordonnateur du secteur des adultes Ă la Commission des Ă©coles catholiques de MontrĂ©al (CECM), la clientĂšle des centres de formation sâest grandement diversifiĂ©e au cours des derniĂšres annĂ©es.En effet, lâarrivĂ©e massive dâimmigrants non-spĂ©cialisĂ©s a rendu plus que nĂ©cessaires la francisation et lâalphabĂ©tisation de ces al-lophones.De plus, en 1985, lorsque le ministĂšre de lâEducation du QuĂ©bec (MEQ) a introduit «lâenveloppe ouverte», le ministĂšre provincial de la Main-dâoeuvre et de la SĂ©curitĂ© du revenu et de la Formation professionnelle (MMSRFP) a, quant Ă lui, dĂ©bloquĂ© des sommes pour que les prestataires de la sĂ©curitĂ© du revenu puisse accĂ©der Ă lâemploi.«La formation et le recyclage de la main-dâoeuvre ont aussi provoquĂ© une augmentation notable dâadultes dans ce secteur de lâĂ©ducation», mentionne M.Bertrand.Par ailleurs, 1989, marque «lâharmonisation de lâĂąge des clientĂšles jeunes et adultes dans les formations gĂ©nĂ©rales et professionnelle.«Cette mesure qui sâimposait pour le secteur professionnel a empirĂ© le dĂ©crochage dâĂ©lĂšves en formation gĂ©nĂ©rale dans le secteur des jeunes», prĂ©cise le coordonnateur.Et les dĂ©cro-cheurs ont envahi la formation gĂ©nĂ©rale pour adultes, brisant encore une fois lâĂ©quilibre de ce secteur.En outre, lâarticle 2 de la Loi sur lâinstruction publique contient une zone ombragĂ©e.«En effet, dit M.Bertrand, tous ont droit aux services Ă©ducatifs pour adultes.Toutefois, lâaccessibilitĂ© Ă ces mĂȘmes services vient de dis- paraĂźtre puisquâelle est conditionnelle Ă lâoffre des commissions scolaires.Celles-ci ne sont justement plus en mesure de le faire Ă cause des restrictions budgĂ©taires.» Le premier juillet 1992 marque un changement de cap.Le MEQ ferme lâenveloppe budgĂ©taire de la formation aux adultes juste au moment oĂč les besoins de la clientĂšle sont les plus urgents, les laissant sur le carreau au niveau des ressources, de lâaccessibilitĂ©, de la pĂ©dagogie et de lâĂ©quipement.Câest la situation Ă laquelle les administrations doivent faire dĂ©sormais face.Les rĂ©sultats sont plus encourageants sur le terrain.Le centre dâalphabĂ©tisation Lartigue Ă MontrĂ©al a bien sĂ»r souffert des coupures budgĂ©taires.Lâenveloppe fermĂ©e a provoquĂ© lâabolition deux groupes.«La journĂ©e de lâinscription, des individus sont arrivĂ©s Ă 6 heures au centre pour sâassurer une place.Du jamais vu, explique Mme Denise Desmarchais,, directrice de l'Ă©tablissement.A part quelques exceptions, lâintĂ©rĂȘt est rĂ©el chez les 325 Ă©lĂšves dont lâĂąge varie de 17 Ă 78 ans».Aujourdâhui rien ne laisse transparaĂźtre cette situation dâalarme.Formateurs et Ă©lĂšves sont Ă la tĂąche.«Parce que lâenseignement est magistral, entre autres, nous nâavons pas de problĂšme de discipline, dĂ©clare Mme Desmarchais.Ainsi, lâindividu qui retarderait la dictĂ©e par manque de ponctualitĂ© serait rappellĂ© Ă lâordre par les autres».Les centres dâalphabĂ©tisation font beaucoup plus que dâoffrir cette formation.«Nous mettons lâaccent sur lâaccueil puisque câest Ă partir de lâinscription que nous pouvons sĂ©curiser notre clientĂšle.Lâentrevue est donc trĂšs importante.Une fois cette Ă©tape franchie, nous privilĂ©gions la valorisation et la responsabilisation de lâadulte au fil des 2 000 heures de ce processus dâalphabĂ©tisation», explique une enseignante.La notion de rĂ©ussite est trĂšs relative et lâabandon nâest pas associĂ© Ă lâĂ©chec.Une question Ă rĂ©gler dans le pays dâorigine, un problĂšme de garderie, plusieurs raisons empĂȘchent quelquâun de poursuivre sa formation.«Parfois, nous leur suggĂ©rons dâabandon- /a compĂ©tence qu'on connaĂźt l'arbre CollĂšge de Bois-de-Boulogne /- ortu*reu/fuuAhoiu.?>âą ner momentanĂ©ment plutĂŽt que dâĂ©roder les 2000 heures du processus dâalphabĂ©tisation.En effet, le ministĂšre nâadmet pas la poursuite dâune formation gĂ©nĂ©rale ou professionnelle passĂ© ce nombre dâheures», prĂ©cise Mme Martienne St-Laurent-Forest, adjointe au centre.Sauf le diplĂŽme de dernier niveau qui donne une entrĂ©e au cours secondaire sans autre Ă©valuation, celui-ci nâa pas de valeur intrinsĂšque.Les objectifs sont plus Ă©levĂ©s en enseignement gĂ©nĂ©ral aux adultes.Mme MichĂšle Du Berger, adjointe Ă lâĂ©cole Sainte-Croix Ă MontrĂ©al dĂ©clare: «Certains viennent pour apprendre, rompre leur solitude et en Ă©prouvent une Ă©norme fiertĂ©.En majoritĂ©, les Ă©lĂšves veulent obtenir un diplĂŽme de secondaire V ou les prĂ©-requis pour sâinscrire en formation professionnelle.» Cette clientĂšle a souvent des responsabilitĂ©s familiales.«Ils ont Ă©normĂ©ment de courage et de dĂ©termination, explique Jacqueline Boivin, enseignante en mathĂ©matique.Certains effectuent tout le rattrapage du premier et deuxiĂšme cycle en 18 mois.Ceux-ci fournissent un effort soutenu et sont Ă©normĂ©ment motivĂ©s.Des facteurs externes liĂ©s Ă leur condition sociale constituent les principales causes dâabandon pour ces individus souvent dĂ©favorisĂ©s.» La trajectoire est sinueuse avant dâarriver Ă lâĂ©ducation des adultes.«Jâai quittĂ© lâĂ©cole aprĂšs mon secondre III en 1980, raconte Martine, 44 ans.Jâai dĂ» recommencer en secondaire I.Cette fois-ci, jâai bien lâintention dâobtenir mon diplĂŽme, dâaccĂ©der en formation professionnelle et devenir infirmiĂšre auxilliaire.» «Ma situation est totalement diffĂ©rente, explique Line, mĂšre dâun enfant de cinq ans.Je dĂ©sirais me rendre aux Ă©tudes universitaires et je vais devoir renoncer Ă ce projet.Je nâaurai pas le temps de complĂ©ter mon secondaire V dans les limites accordĂ©es Les besoins sont de plus en plus variĂ©s de l'alphabĂ©tisation Ă la francisation des allophones Ă lâheure des compressions budgĂ©taires par le MEQ Ă cause de mes obligations familiales.» Contrairement Ă la formation gĂ©nĂ©rale, lâenseignement professionnel est la porte dâaccĂšs directe Ă lâemploi.«Nous rĂ©pondons aux besoins spĂ©cifiques de lâindustrie, explique M.Robert Goyer, directeur du Service de lâĂ©ducation des adultes et du Service de la formation professionnelle Ă la Commission scolaire Sault-Saint-Louis.Ce secteur de formation sâest beaucoup amĂ©liorĂ©.Le renouvellement des Ă©quipements, lâĂ©tablissement de meilleurs critĂšres dâadmission et un personnel mieux qualifiĂ© en ont haussĂ© la qualitĂ©.» «Nous formons des ouvriers qualifiĂ©s capables de fournir les services de base», prĂ©cise M.Yves Grenier, directeur au MĂ©tiers de lâautomobile.«Les Ă©tudiants sont admis en fonction de leur intĂ©rĂȘts et de leurs capacitĂ©s, signale Mme Normande Lacombe, directrice au Centre de commerce et secrĂ©tariat Stella Maris.AprĂšs avoir connu une pĂ©riode plus faste, les centres dâĂ©ducation aux adultes se sont vus imposer un plafond alors que les besoins sont grandissants.Ce dĂ©callage entre lâoffre et la demande ne devrait pourtant pas exister compte tenu des allophones, dâune main-dâoeuvre non-spĂ©cialisĂ©e et des bĂ©nĂ©ficiaires de programmes sociaux qui devraient avoir accĂšs Ă lâinstruction.COLLEGE MONTMORENCY LE CĂGEP «r " QUI GRANDIT AVEC SON MILIEU.-UN COLLĂGE ENRACINĂ DANS SON MILIEU â UN ENSEIGNEMENT DE QUALITĂ -UN PERSONNEL HAUTEMENT QUALIFIĂ -UNE VIE ĂTUDIANTE RICHE ET DYNAMIQUE -DES TAUX DE PLACEMENT EXCEPTIONNELS -DE LâĂQUIPEMENT MODERNE Ă LâĂRE DE LA TECHNOLOGIE, LE COLLĂGE MONTMORENCY MISE SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE, AVEC SES QUINZE PROGRAMMES.LE COLLĂGE MONTMORENCY.UN AVANT-GOĂT DE LâAVENIR! Âź COI.I.KGK MONTMORENCY Š47Ă, boulevard de l'Avenir Iaval, QuĂ©bec IHN MI9 (51-4) Mrt-SlOO TĂ©lĂ©copieur (SI-») .336-0835 4 Š Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 cahier spĂ©cial Ăducation des adultes Que vaut le diplĂŽme dĂ©cernĂ© aux adultes?Ă &im >&*ftS***j .'t Š 'K'% JVTm JosĂ©e Lapointe Les adultes qui entreprennent des Ă©tudes au niveau secondaire ont-ils besoin dâun maximum de cours obligatoires pour que leur diplĂŽme ait de la valeur ?Sans prĂ©tendre accorder des diplĂŽmes Ă rabais, le ministĂšre de lâĂducation pourrait revoir en profondeur sa proposition dâimposer une sĂ©rie de nouvelles exigences Ă lâintĂ©rieur de la grille-horaire du secteur adulte.Actuellement, seuls les cours de langue maternelle et seconde sont obligatoires pour les adultes 3ui veulent obtenir un diplĂŽme âĂ©tudes secondaires (DES).Mais le projet de rĂ©gime pĂ©dagogique de lâenseignement gĂ©nĂ©ral et professionnel des adultes, qui normalement devrait ĂȘtre mis en application le 1er juillet 1994, ajoute des cours obligatoires en chimie, en physique, en mathĂ©matiques et en histoire selon les niveaux.«Le plan de lâex-ministre PagĂ© pour lâenseignement secondaire secteur jeune prĂ©voit une diminution des cours obligatoires.Il faudra que lâĂ©ducation des adultes sâajuste elle aussi et quâelle sâassouplisse au lieu dâĂȘtre plus exi- feante», estime Elizabeth Main-a, de la Table des rĂ©pondants de lâĂ©ducation des adultes des commissions scolaires.«Le ministĂšre de lâĂducation a essayĂ© de calquer la grille-horaire des adultes sur lâactuelle grille des jeunes alors que les finalitĂ©s pour les uns et pour les autres ne sont pas les mĂȘmes», soutient Bernard VallĂ©e, de lâInstitut canadien de lâĂ©ducation des adultes (ICEA).«Câest vrai que le menu disciplinaire qui a Ă©tĂ© proposĂ© est la voie royale qui mĂšne Ă lâenseignement collĂ©gial, admet Marc Goulet, responsable de prpjet de rĂ©gime au ministĂšre de lâĂduca- Le ministĂre nâoctroie pas de diplĂŽme Ă rabais aux adultes mais le diplĂŽme nâest pas toujours pris au sĂ©rieux et les adultes lâutilisent surtout comme prĂ©-requis Ă des Ă©tudes plus avancĂ©es.tion.Nous voulions donner des chances Ă©gales aux adultes qui dĂ©sirent y accĂ©der.» Mais la nouvelle grille-horaire [jrĂ©sentĂ©e est loin dâavoir fait âunanimitĂ© parmi la centaine de groupes et commissions scolaires consultĂ©s par le ministĂšre.«Les adultes qui entrent au secondaire savent ce quâils veulent beaucoup plus que les jeunes, estime Elizabeth Mainka.Laissons-leur la possibilitĂ© de dĂ©terminer leur propre profil de formation.» Par ailleurs, une minoritĂ© dâadultes utilisent le DES obtenu «L\ FORMATION DI S \l»l LU S \L DOIT 1*1.1 S I I Kl.(Il L.NSLIGNLMLNI COI.I.LOI \l LM II Kl Ml M \ I»\K I, M \IS 1)1 \ LM K l NI SOI RCL 1)1 PROMOTION Il l)L KLNOl M II I Ml M < (>l l.l< IMS \I*\KI IN III Kl.» «Il est nĂ©cessaire pour les deux secteurs de l'enseignement collĂ©gial de s'harmoniser et de partager leurs ressources selon un modĂšle souple.C'est la seule approche susceptible de relancer lâĂ©ducation des adultes, domaine nĂ©gligĂ© de lâenseignement collĂ©gial, qui pourrait bien dans un proche avenir ĂȘtre lui-mĂȘme catalyseur de l'enseignement rĂ©gulier, voire mĂȘme le dĂ©passer.Câest lui qui, bientĂŽt, devra satisfaire lâensemble dâune population, plus scolarisĂ©e, soumise Ă la pression de la complexitĂ© du dĂ©veloppement technologique.» Extrait du mĂ©moire de la FAC prĂ©sentĂ© Ă la Commission parlementaire sur l'Ă©ducation.FĂDĂRATION AUTONOME DU COLLĂGIAL 1067 rue St-Denis, MontrĂ©al, H2X 3J3 TĂ©l.: (514) 848-9977 -TĂ©lĂ©copieur : (514) 848-0166 comme porte dâentrĂ©e pour des Ă©tudes post-secondaires.«Moins de 10%», confirme Bernard VallĂ©e.Pour lâimmense majoritĂ© de ces adultes, donc, le diplĂŽme sert surtout de prĂ©-requis pour le secteur professionnel, ou bien il reprĂ©sente une fin en soi.Bernard VallĂ©e ne croit pas quâune grille unique et rigide soit la meilleure solution pour rehausser la valeur du DES pour adultes.«Peut-ĂȘtre cependant que câest ce que voulait le ministĂšre», avance-t-il.Marc Goulet assure quant Ă lui que le MEQ a conscience que la majoritĂ© des adultes nâa effectivement pas besoin de tant de cours obligatoires.«Nous allons tenter un compromis pour permettre aux adultes qui ne dĂ©sirent pas nĂ©cessairement entrer au cĂ©gep de jouir dâun profil dâĂ©tudes personnel», affirme-t-il.Pour Elizabeth Mainka, la grille-horaire proposĂ©e est rĂ©duc- trice et ne tient pas compte des cheminements complĂštement diffĂ©rents des adultes qui retournent Ă lâĂ©cole.«Si lâadulte qui sâinscrit au secondaire a la trĂšs ferme intention dâaccĂ©der au cĂ©gep par la suite, il prendra les cours en consĂ©quence, croit-elle.Mais ce seront des cours optionnels disponibles, et non des cours obligatoires pour tout le monde.» Le diplĂŽme dâĂ©tudes secondaire serait davantage pris au sĂ©rieux si on offrait un Ă©ventail de cheminements aux adultes qui lâoptien-nent, estime Bernard VallĂ©e.Ces diffĂ©rents cours, bien entendu, devraient tous avoir le mĂȘme poids et ĂȘtre donnĂ©s avec la mĂȘme rigueur.M.VallĂ©e a conscience que vu les budgets rĂ©duits, les commissions scolaires risquent de laisser tomber plusieurs cours optionnels.«Câest sĂ»r quâun cheminement basĂ© sur le choix peut ĂȘtre trĂšs hypothĂ©quĂ© si on nâa pas les Une fĂ©dĂ©ration dâenseignantes et dâenseignants de cĂ©gep dans LA CENTRALE DE LâENSEIGNEMENT FĂ©dĂ©ration des enseignantes et enseignants de CEGEP (CEQ) moyens nĂ©cessaires pour assurer ce choix», convient-il.Ce nâest pas un mais bien deux rĂ©gimes distincts que le ministĂšre de lâĂducation propose, un pour le secteur gĂ©nĂ©ral et un pour le secteur professionnel.«Le secteur professionnel a un fonctionnement plus global et est dĂ©jĂ frĂ©quentĂ© par des jeunes de plus de 16 ans, donc adultes selon la loi de lâinstruction publique», constate Marc Goulet.Lors de la consultation, seuls les organismes et commissions scolaires qui se sont sentis concernĂ©s par cet aspect ont Ă©mis des commentaires.La majoritĂ© sâest prononcĂ©e en dĂ©faveur de cette proposition.Elizabeth Mainka croit que le ministĂšre ira quand mĂȘme de lâavant.«Nous voyons bien que câest pour donner de meilleures chances de rĂ©ussite aux adultes dans le secteur professionnel,«dit-elle, mais il ne faut pas que ça se fasse au dĂ©triment des particularitĂ©s de ceux-ci.â Selon Bernard VallĂ©e, les clientĂšles du professionnel et du gĂ©nĂ©ral ne sont de toute façon pas aussi diffĂ©rentes quâelles en ont lâair.«Dans le cas des adultes, il faut prendre un approche clientĂšle et non une approche programme, mais ajoute-t-il, cette mesure de deux rĂ©gimes sĂ©parĂ©s est davantage inappropriĂ©e quâinacceptable.Le ministĂšre continue dans sa logique dâharmonisation avec le secteur professionnel jeune», constate-t-il.DĂ©jĂ , on voit que les deux projets de rĂ©gimes nâont pas les mĂȘmes prioritĂ©s: la reconnaissance des acquis est beaucoup plus dĂ©veloppĂ©e au professionnel, alors quâau gĂ©nĂ©ral on met sur pied des programmes dâinsertion socio-professionnelle qui seraient pourtant nĂ©cessaires pour la clientĂšle du professionnel.Le projet de rĂ©gime rĂ©colte lâapprobation lorsquâil Ă©numĂšre une sĂ©rie de services complĂ©mentaires disponibles pour les adultes et non liĂ©s Ă la formation acadĂ©mique, tels des services sociaux et de garderie, des services de conseiller et dâorientation.Elizabeth Mainka applaudit ces mesures qui permettront peut-ĂȘtre aux adultes de se sentir plus encadrĂ©s pendant leur cheminement scolaire.Bernard VallĂ©e considĂšre ces propositions comme une nette amĂ©lioration, mais, lĂ encore, la question des enveloppes budgĂ©taires le tracasse.«Câest bien beau cette volontĂ© de crĂ©er des services, mais si on ne donne pas plus dâargent aux commissions scolaires, ça demeure un voeu pieux.» La situation est Ă peu prĂšs semblable en Ă©ducation populaire.Le ministĂšre rĂ©itĂšre sa volontĂ© de voir les commissions scolaires participer Ă lâĂ©ducation populaire dâune maniĂšre structurĂ©e.Mais depuis un an, plus aucun budget nâest dĂ©bloquĂ© Ă ce chapitre.Il y a dix ans, cette enveloppe contenait 10 millions.«Les cours dâĂ©ducation populaire ne sont pas crĂ©ditĂ©s et nâont aucune sanction officielle, explique Bernard VallĂ©e.Mais câest une filiĂšre qui a toujour permis Ă de nombreux adultes de se rĂ©insĂ©rer dans le systĂšme scolaire.Si le ministĂšre reconnait cet apport, pourquoi a-t-il coupĂ© les vivres ?» cahier spĂ©cial Ăducation des adultes Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 Š 5 Quâest-ce qui fait courir les adultes vers les cĂ©geps ?Surtout les changements technologiques et les besoins de recyclage Diane PrĂ©court La comparaison des donnĂ©es dâaujourdâhui avec celles des premiĂšres annĂ©es dâexistence des cĂ©geps alors quâon ne comptait que quelques milliers dâĂ©tudiants adultes, montre une croissance impressionnante du secteur de lâĂ©ducation des adultes.Mais quâest-ce qui fait donc courir les adultes vers lâĂ©cole?Entre 1981 et 1985, le nombre de personnes inscrites Ă des cours crĂ©ditĂ©s au secteur de lâĂ©ducation des adultes a connu une augmentation de 23,3 %, Ă 70 450, oĂč il sâest toutefois stabilitĂ© par la suite, entre autres Ă cause du transfert progressif des fonds vers la formation sur mesure.Mais si lâon disposait de lâensemble des statistiques incluant la formation non crĂ©ditĂ©e - que les collĂšges ne sont pas tenus de transmettre au ministĂšre-, on verrait probablement que lâeffectif global du secteur aaulte a continuĂ© de croĂźtre depuis 1985.Ces informations sont contenues dans le Rapport sur lâĂ©tat et les besoins de lâenseignement collĂ©gial publiĂ© en mars 1991 par le Conseil des collĂšges du QuĂ©bec: LâĂ©ducation des adultes dans les cĂ©geps.Lâabsence de donnĂ©es statistiques en formation sur mesure est inversement proportionnelle Ă lâimpact de cette derniĂšre chez les clientĂšles adultes.Selon Claudine Audet du Conseil des collĂšges, qui a participĂ© Ă la recherche et Ă la rĂ©daction de la publication gouvernementale, le dĂ©veloppement des cours non crĂ©ditĂ©s constitue lâun des changements majeurs au cours des derniĂšres annĂ©es dans lâĂ©ducation des adultes, qui avait notamment connu un dĂ©veloppement rapide entre 1985 et 1989 dans la foulĂ©e de lâaccord Canada-QuĂ©bec.Selon M.Daniel Campeau, de la Direction gĂ©nĂ©rale de lâĂ©ducation des adultes au ministĂšre de lâEnseignement supĂ©rieur et de la Science, plus de 7300 entreprises et autres organismes (hĂŽpitaux, municipalitĂ©s, etc.) ont Ă©tĂ© le lieu de 84 000 inscriptions pour des activitĂ©s de formation collĂ©giale en service aux entreprises en 1990-91, Ă 90 % des activitĂ©s non reconnues; alors que 209 883 individus (jeunes et adultes, temps plein et temps partiel) Ă©taient inscrits aux activitĂ©s de formation crĂ©ditĂ©es offertes par les cĂ©geps Ă la session dâautomne 1990-91 .Ainsi, les besoins pressants des entreprises ont accaparĂ© une bonne partie des ressources de formation collĂ©giale.«Le poids politique de la clientĂšle institutionnelle, dit-il, est sans doute plus inposant que celui de la clientĂšle individuelle.» Bien quâils soient majoritairement concentrĂ©s dans les dĂ©partements dâĂ©ducation des adultes, la prĂ©sence des adultes dans le secteur rĂ©gulier a Ă©galement connu une nette progression: 33,6 % selon le document du Conseil, passant de 7083 Ă 9465 personnes inscrites entre 1985 et 1989, en prenant comme seuil les gens de 25 ans et plus.Et contrairement Ă lâĂ©ducation des adultes, ceux du secteur rĂ©gulier inscrits au DiplĂŽme dâĂ©tudes collĂ©giales (DEC) Ă©tudient majoritairement Ă temps complet.Mais Ă quoi attribue-t-on cet engouement des adultes pour retrouver les bancs de lâĂ©cole?«La transformation de lâorganisation du travail et les changements technologiques, bien sĂ»r, ont créé des besoins de formation plus pointue et de recyclage en rĂ©ponse Ă des attentes trĂšs immĂ©diates, explique M.Campeau.Mais il y a aussi la rĂ©cession qui favorise une ruĂ©e vers les programmes dâaide au perfectionnement, dans le cas des gens licenciĂ©s par exemple.» Des enquĂȘtes effectuĂ©es par le Conseil supĂ©rieur de lâĂ©ducation avaient rapportĂ© il y a quelques annĂ©es que la majoritĂ© des personnes suivant des cours Ă lâĂ©ducation des adultes au QuĂ©bec Ă©taient dĂ©jĂ actives sur le marchĂ© du travail.Ainsi, on y retrouve en ordre dĂ©croissant des personnes en em-loi, en chĂŽmage et non dĂ©nom-rĂ©es dans la population dite active.Lâun des facteurs dĂ©terminants de ce trait de la clientĂšle provient de ce que la formation des adultes est surtout financĂ©e par des programmes de main-dâoeuvre sâadressant Ă des populations bien dĂ©terminĂ©es.Il y a peu dâĂ©tudes approfondies du phĂ©nomĂšne.On sait toutefois que la population des jeunes en gĂ©nĂ©ral diminue -mĂȘme si elle augmente actuellement dans les cĂ©geps - et que la population active de lâan 2000 est dĂ©jĂ Ă 75 % sur le marchĂ© du travail: dâoĂč lâampleur que prennent le perfectionnement et le recyclage.Mais lâaugmentation de la prĂ©sence des adultes Ă lâĂ©cole nâest pas une situation propre Ă lâenseignement collĂ©gial: le cĂ©gep se rangerait en troisiĂšme place dans le systĂšme public dâĂ©ducation quant Ă la frĂ©quentation des adultes, aprĂšs le secondaire et lâuniversitĂ©.Il sâagit plutĂŽt dâune tendance gĂ©nĂ©ralisĂ©e touchant lâensemble des organismes de formation.«En fait, tout le contexte de lâĂ©ducation des adultes sâest profondĂ©ment transformĂ©, estime Claudine Audet.Et si beaucoup dâefforts ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© consentis, il y a encore du travail Ă faire notamment en ce qui a trait Ă la concejtation entre les ministĂšres de lâĂducation et de la Main-dâoeuvre concernant les programmes destinĂ©s aux adultes.» Aussi, une panoplie de possibilitĂ©s de formation sont maintenant disponibles dans les secteurs de lâĂ©ducation aux adultes des cĂ©geps.Cependant, lâĂ©tendue rĂ©elle de lâoffre est plus limitĂ©e que ne le laissent croire les listes officielles de cours et de programmes, estime le Conseil.«La formation vĂ©ritablement offerte et dispensĂ©e est largement dictĂ©e par les prioritĂ©s et les rĂšgles du financement, rĂšgles qui ne laissent pas beaucoup de marge de manoeuvre aux Ă©tablissements.» Pendant que la formation sur mesure dans les cĂ©geps sâest dĂ©veloppĂ©e Ă un rythme sans prĂ©cĂ©dent au cours des derniĂšres annĂ©es, lâaccĂšs Ă certains types dâenseignement standardisĂ© comme la formation gĂ©nĂ©rale ou le DEC technique, semble sâĂȘtre resserrĂ©.Et «lâaccĂšs Ă la formation est rendu plus difficile par le fait que peu de ponts sont Ă©tablis entre les types de formation et peu de services dâinformation, dâorientation et de reconnaissance des acquis sont disponibles», lit-on dans le document du Conseil des collĂšges.Ainsi, ce dernier considĂšre que les cĂ©geps doivent inclure dans leur mission des services de qualitĂ© aux adultes en tant quâindivi-dus, aux entreprises et aux diverses organisations du milieu en mettant un accent non Ă©quivoque sur la formation qualifiante, câest-Ă -dire «une formation fondamentale, une formation intĂ©grĂ©e et qui dĂ©bouche sur une sanction formelle des Ă©tudes».PHOTO JACQUES NADFEAU y Formation en chimie au cĂ©gep Ahuntsic coars ola samedi SESSION HIVER 1993 Cours d'arts plastiques pour enfants et adultes -10 cours de 2 heures.CoĂ»t: 75$ par enfant.-10 cours de 2 h30.CoĂ»t: 95$ par adulte, matĂ©riaux inclus DĂ©but des cours: le 16 janvier 1993 Inscription: par tĂ©lĂ©phone, le 13 dĂ©cembre1992, de 9h Ă 12h au 987-3579 ou 987-3453.UniversitĂ© du QuĂ©bec Ă MontrĂ©al FAITES CARRIĂRE EN BUREAUTIQUE 85 ans dâexpĂ©rience âą Amorcer une carriĂšre?âą AmĂ©liorer sa compĂ©tence?âą Retourner aux Ă©tudes?âą Obtenir un emploi?Quel que soit votre objectif, faites-nous confiance! UUJL 3 US 5 jrrr âThe Mother Houseâ CollĂšge de SecrĂ©tariat NOTRE-DAME TĂ©l.: (514) 935-2531 2330, rue Sherbrooke Ouest, MontrĂ©al H3H 1G8 âą SPRINT âą Aide financiĂšre âą CEC âą DEC MĂ©tro Atwater 6 B Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 cahier spĂ©cial Education des adultes Choisir REUSSIR , wĂŠmm, Ă v#Wy.:' U1IĂ571E© Le retour sur les bancs dâĂ©cole: une condition dâemploi remportent la palme de la popularitĂ© avec 51,8%.En fait, au cĂ©gep, par exemple, plus le programme est long, moins il attire: 13,8% des Ă©tudiants adultes se sont inscrits Ă des DEC, 11,3% Ă des DEC techniques, 23,1% aux diffĂ©rents certificats ou attestations dâĂ©tudes collĂ©giales.Signe des temps (difficiles) Ă©galement: la migration des Ă©tudiants adultes vers les Ă©tudes Ă temps partiel.En 1980, plus de 18 000 adultes Ă©taient inscrits aux Ă©tudes Ă temps plein, contre 43 500 Ă temps partiel.En 1991, les adultes appartenant Ă la premiĂšre catĂ©gorie ne sont plus que 8833 et les Ă©tudiants Ă temps partiel sont maintenant au nombre de 66 500 DiffĂ©rence de milieux: chez les francophones en gĂ©nĂ©ral, les hommes Ă©tudient plus que les femmes alors que lâĂ©cart est presque inexistant pour les anglophones.En 1989-1990, la proportion chez les francophones Ă©tait de 106 000 hommes pour 84 000 femmes aux Ă©tudes pendant que les hommes et les femmes de langue anglaise Ă©taient nez Ă nez, avec 11 000 Ă©tudiants, toujours pour la mĂȘme pĂ©riode.La clientĂšle fĂ©minine compte pour 45% des effectifs, et ces femmes sont aussi inscrites en majoritĂ© en formation gĂ©nĂ©rale.Si le passĂ© est garant du prĂ©sent, lâavenir, en calculs statistiques, est aussi souvent garant de lâavenir; câest donc en tenant compte des facteurs de croissance de la frĂ©quentation universitaire observĂ©e au cours des derniĂšres annĂ©es, quâon a pu prĂ©voir les frĂ©quentations futures de nos institutions scolaires.Une croissance de 0,2% par annĂ©e, est prĂ©vue pour 1992 Ă 1997, tandis que pour la pĂ©riode 1997 Ă 2002 on attend 0,1% et enfin on fjrĂ©voit une croissance nulle pour es annĂ©es suivantes.Ces chiffres sâexpliquent en tenant compte du facteur dĂ©mographique qui devrait venir presque annuler la hausse de la frĂ©quence prĂ©vue dâici 15 ans.Beaucoup dâĂ©tudiants opteront pour des institutions situĂ©es davantage en pĂ©riphĂ©rie des grands centres urbains, en rĂ©gion, donc, ce qui expliquera la hausse des taux de frĂ©quentation de certains Ă©tablissements, par rapport Ă une baisse prĂ©vue dans dans certaines autres institutions situĂ©es celles-lĂ Ă MontrĂ©al ou Ă QuĂ©bec.Les grandes universitĂ©s de MontrĂ©al, comme McGill, Concordia, ou lâuniversitĂ© de MontrĂ©al devraient voir le nombre de leurs Ă©tudiants baisser dâici 2004, lâUQUAM, quand Ă elle, devrait faire bonne figure en maintenant bon an, mal an, ses quelques 22 000 Ă©tudiants Ă temps complet.Catherine Lafrance De plus en plus de QuĂ©bĂ©cois adultes retournent sur les bancs dâĂ©cole, cĂ©dant ou mĂȘme craquant sous la pression exercĂ©e insidieusement par le marchĂ© du travail en gĂ©nĂ©ral et par les employeurs en particulier, pour qui un niveau Ă©levĂ© de scolarisation est devenu un prĂ©requis, indĂ©pendamment, souvent, des exigences de lâemploi demandĂ©.Les Ă©tudiants adultes, version fin de siĂšcle, ont troquĂ© le traditionnel masque de lâambition contre le visage de la peur.Ce nâest plus pour faire bonne figure auprĂšs de lâemployeur ou pour Ă©pater la galerie quâils retournent en classe; câest, pour les plus chanceux, dans le but de conserver leur emploi; sinon, pour les autres, dans le but dâen trouver un.Si la tendance se maintient, ce seront les programmes les moins longs, suivis loin des centres urbains, dans beaucoup de cas et Ă un niveau dâĂ©tude de plus en plus Ă©levĂ©, qui attireront dĂ©sormais ces nouveaux Ă©tudiants.Au QuĂ©bec, gĂ©nĂ©ralement, le nombre dâinscriptions aux programmes dâĂ©ducation des adultes a augmentĂ© de façon significative, si on en croit les chiffres fournis par les deux ministĂšres dont relĂšvent lâĂ©ducation, soit le ministĂšre de lâĂducation et celui de lâEnseignement supĂ©rieur et de la science.Les Ă©tudiants adultes sont partout; secondaire, prĂ©-secondaire, collĂ©gial et universitĂ©.En quatre ans, de 1988 Ă 1992, les inscriptions aux programmes dâalphabĂ©tisation sont passĂ©es dâenviron 15 000 Ă 31 000.Durant la mĂȘme pĂ©riode, les inscriptions aux programmes dâinsertion Ă la vie com- La grande motivation du retour Ă l'Ă©cole pour la plupart des adultees c'est la nĂ©cessitĂ© de trouver un emploi ou mĂȘme de conserver celui qu'on a.1991-92.La formation professionnelle bat de lâaile puisque de 124 000 inscriptions en 1987-88, elle ne compte plus que 97 000 inscrits quat re ans plus tard.La clientĂšle principalement visĂ©e demeure celle qui est sur le point dâobtenir un diplĂŽme dâĂ©tudes secondaires.Entre tous les groupes dâĂąge, câest celui des 16-34 ans qui compte le plus grand nombre de consommateurs de programmes dâĂ©ducation des adultes de niveau secondaire et prĂ©-secondaire dans le rĂ©seau des Ă©coles publiques et privĂ©es de 80 commissions scolaires.En 1990 ils Ă©taient plus de 146 000 de ce groupe dâĂąge Ă sâinscrire Ă des programmes dâĂ©ducation des adultes.LâĂąge moyen de lâĂ©tudiant adulte qui sâinscrit Ă un programme de niveau secondaire est de 30 ans.En tout et pour tout, le nombre dâadultes ayant suivi des cours de niveau secondaire ou prĂ©-secondaire a plus que doublĂ© depuis 1982, passant de 101 000 Ă 213 000.De 1980 Ă 1991, lâeffectif total inscrit au service dâenseignement aux adultes de niveau collĂ©gial et universitaire a connu une augmentation de 20,7%).Ce sont les inscriptions hors programmes qui Pour connaĂźtre nos dates et nos heures d'inscription, consultez notre brochure ou composez: 596-5000.munautaire sont passĂ©es dâenviron 2000 Ă seulement 3000.Pas de progrĂšs, donc, dans ce secteur, pas plus que dans celuil de lâapprentissage des langues secondes, secteur dâĂ©tude qui connaĂźt une nette baisse dâintĂ©rĂȘt, alors que les adultes qui sâinscrivaient Ă ces programmes en 1987-88 Ă©taient au nombre de 20 000 pour passer Ă 11 000 en 1992.Ces chiffres por- tent Ă croire que les secteurs «payants», pour la clientĂšle Ă qui s'adressent ces formations, sont ceux qui permettent le plus rapidement possible dâĂȘtre Ă©ligible Ă un emploi En revanche, au niveau du secondaire, la formation gĂ©nĂ©rale tient le haut du pavĂ© de la progression avec 65 000 inscriptions en 1987-88 et plus de 87 000 en Education des adultes Session de janvier C'est le temps de penser Ă s'inscrire Ă l'Ă©ducation des adultes : alphabĂ©tisation, formation gĂ©nĂ©rale et professionnelle, français langue seconde, activitĂ©s de dĂ©veloppement personnel et social, Ă©ducation populaire.MATHĂMATIQUES cours, orientation, counselling pour difficultĂ©s de toute nature, Ă tous niveaux par les Services Universitaires de Consultation en Apprentissage et Enseignement des MathĂ©matiques 488 6654 cahier spĂ©cial Education des adultes Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 Š 7 + Le rĂȘve brisĂ© dix ans plus tard Catherine Lafrance Le prĂ©sident du Conseil supĂ©rieur de lâĂ©ducation, Robert Bisaillon, dĂ©plore le peu de cas quâon ait fait des prĂ©occupations sociales du rapport de la commission dâĂ©tude sur la formation des adultes, la commission Jean, pourtant considĂ©rĂ©e, par le milieu, comme une rĂ©fĂ©rence incontournable, la Bible du monde de lâĂ©ducation des adultes.«Le rapport de la Commission, paru en 1982, est arrivĂ© en pleine rĂ©cession, dit-il.Dix ans plus tard, empĂȘtrĂ©s encore une fois dans les mĂ©andres des difficultĂ©s Ă©conomiques que nous traversons, les ministĂšres concernĂ©s par lâĂ©ducation des adultes, aprĂšs avoir ouvert des enveloppes budgĂ©taires, sâempressent aujourdâhui de les refermer, tournant la page sur le rĂȘve de madame MichĂšle Jean.» Le conseil supĂ©rieur de lâĂ©ducation a publiĂ© en janvier dernier un avis destinĂ© au ministre de lâEducation et qui fait le bilan de lâĂ©ducation des adultes dix ans aprĂšs le rapport de la Commission Jean.La prĂ©sidente de la Commission, selon Robert Bisaillon et son Ă©quipe, avait fait le voeu de garantir aux adultes, sans distinction dâĂąge, de sexe ou de nationalitĂ©, la possibilitĂ© dâaccĂ©der Ă lâĂ©ducation, câest-Ă -dire la possibilitĂ© pour chaque adulte de se dĂ©velopper sur les plans personnel et social.LĂ oĂč le bĂąt blesse, câest quâau-jourdTtui, dans un contexte de rĂ©cession, de mondialisation de lâĂ©conomie, avecJâĂ©volution rapide des technologies, la barre est haute.Les exigences sont trĂšs Ă©levĂ©s dans un marchĂ© du travail saturĂ©, oĂč, forcĂ©ment, la concurrence est forte.La Commission recommandait que les objectifs gĂ©nĂ©raux de la formation de base soient la maĂźtrise des langages, la crĂ©ativi- tĂ©, lâinitiative et le dĂ©veloppement du sens critique, et, de façon particuliĂšre, plusieurs choses, dont lâoccupation des loisirs, etc.Maintenant, la plupart des adultes qui retournent aux Ă©tudes le font par nĂ©cessitĂ©; pour conserver ou retrouver un emploi, ou encore pour se recycler et se perfectionner, souvent Ă la demande expresse de leur employeur.En bref, 64% des adultes qui retournent aux Ă©tudes le font par obligation, pour des raisons de survie sur le marchĂ© du travail (un sur deux seulement vise un diplĂŽme quel quâil soit) et non pas, comme le souhaitaient les membres de la Commission Jean, pour sâenrichir sur le plan personnel.Mme MichĂšle Jean, maintenait en poste au secrĂ©tariat dâEtat, en Ă©prouve qelques regrets.«Les gouvernements, dit-elle, se sont enfermĂ©s dans un carcan rigide et acadĂ©mique qui laisse peu de place aux acquis personnels.Le rapport de la commission prĂ©conisait plutĂŽt un systĂšme souple, qui nâinvalidait pas lâĂ©xpĂ©rience personnelle comme le travail communautaire ou autres connaissances qui ne viennent pas nĂ©cessairement dâune formation acadĂ©mique.» Quoiquâil en soit, Mme Jean considĂšre quâil sâest fait beaucoup de choses dans le domaine de lâĂ©ducation des adultes depuis dix ans, notamment en formation professionnelle.«Le QuĂ©bec a pris de lâavance et se place mĂȘme tout-Ă -fait Ă âavant-garde, dit-elle, en crĂ©ant une SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement de la main-dâoeuvre.» Une plus grande participation financiĂšre des milieux patronaux serait tout de mĂȘme souhaitable, selon la prĂ©sidente de la dĂ©funte commission, pour Ă©tablir un partenariat en Ă©ducation des adultes entre le monde des institutions scolaires et celui du travail.' Mme MichĂšle Jean «Les employeurs, dit-elle, devraient ĂȘtre davantage responsables des ressources humaines, devraient voir davantage Ă la formation de leur personnel, lâencourager et lui donner les moyens dâĂ©tudier».On traĂźne de la patte comparĂ© Ă dâautres pays comme les Etats-Unis, la France, les Pays-Bas, par exemple, oĂč un certain partenariat est pratiquĂ©.Il faut donner aux entreprises les moyens de former leur personnel avec une taxe sur la masse salariale, par exemple, comme suggĂ©rĂ© dans le rapport de la Commis-_ sion, mais il y a dâautres façons,â certains incitatifs fiscaux, etc».Au sujet du financement, le Conseil supĂ©rieur souhaiterait que les institutions disposent de plus dâargent, pour mettre sur pieds des systĂšmes adaptĂ©s aux modes dâĂ©tude des adultes.Alors que la clientĂšle adulte des Ă©tablissements publics dâĂ©ducation est soit Ă©gale, soit supĂ©rieure en nombre Ă la population des jeunes, on enferme ces adultes dans un modĂšle conçu pour les jeunes.LâĂ©ducation des adultes a un modĂšle unique; celui de lâĂ©cole Š LâĂ©ducation des adultes, câest une clientĂšle particuliĂšre aux besoins spĂ©cifiques.LâĂ©ducation des adultes, est un monde pluriel quâil faut singulariser.El CEQ LâĂ©ducation des adultes, câest un personnel compĂ©tent aux rĂ©ponses multiples.traditionnelle telle que proposĂ©e aux Ă©tudiants rĂ©guliers qui la frĂ©quentent.Elle est peu adaptĂ©e aux exigences et au mode de vie des Ă©tudiants adultes.«LâĂ©ducation des adultes est calquĂ©e sur le modĂšle des plus jeunes.Pourtant, les adultes ont en gĂ©nĂ©ral un niveau de motivation supĂ©rieur et, Ă©videmment, des besoins diffĂ©rents» dit Robert Bisaillon La durĂ©e de la formation dans lâĂ©ducation des adultes est la mĂȘme que celle des plus jeunes, sauf que les adultes sâinscrivent moins Ă des programmes qui donnent des diplĂŽmes.Il nâexiste pas non plus, selon Robert Bisaillon, de lien entre les politiques dâemploi, le dĂ©veloppement de la main-dâoeuvre et de formation et lâassurance chĂŽmage ou lâassistance sociale.«Depuis la rĂ©forme de lâassurance chĂŽmage, dit-il, on renvoie les individus aux mesures de dernier recours, Ă lâaide sociale, et ensuite seulement on les retourne aux Ă©tudes.Les politiques de formation sont nĂ©buleuses.Au gouvernement fĂ©dĂ©ral, on coupe dans lâassurance-chĂŽmage pendant quâau gouvernement provincial, on dit aux individus: soyez employables le plus vite possible.Tout ceci ne cadre pas du tout avec les objectifs de la Commission de 1982.» Selon le bilan du conseil supĂ©rieur de lâĂ©ducation, un des pro- blĂšmes du financement est le manque dâintĂ©rĂȘt des entreprises dans la formation professionnelle.«Les employeurs ne veulent pas payer, ils se dĂ©sistent, ils ont peur quâune fois formĂ©s, les employĂ©s partiront vers dâautres emplois peut-ĂȘtre mieux rĂ©munĂ©rĂ©s», y lit-on.Pendant ce temps, cependant, une formation personnelle de niveau Ă©levĂ© est presque devenue nĂ©cessaire pour se maintenir en vie sur le marchĂ© de lâemploi, ce qui revient Ă dire que la responsabilitĂ© et le financement de lâĂ©ducation retombent sur les principaux intĂ©ressĂ©s, les adultes qui ont besoin dâĂ©ducation et qui, souvent, doivent en faire les frais.En clair, le rapport du conseil supĂ©rieur de lâĂ©ducation demande aux gouvernement et aux ministĂšres concernĂ©s, de faire plus de place en gĂ©nĂ©ral Ă la formation personnelle et de donner aux adultes les moyens concrets de rĂ©aliser cette formation, Une meilleure adaptation des modĂšles dâĂ©ducation est essentielle selon Robert Bisaillon, qui se demande pourquoi, au fait, un DEC en Ă©ducation des adulte dure obligatoirement trois ans.Le Conseil demande quâon accorde davantage de pouvoir dâinitiative aux institutions et enfin, quâon revoie complĂštement tout le systĂšme de financement de lâĂ©ducation des adultes.Un premier Choix: la compĂ©tence La compĂ©tence en formation prend racines lorsqu'une maison d'Ă©ducation sait s'adapter aux besoins des entreprises et de la sociĂ©tĂ©.Depuis 20 ans, le CollĂšge de Bois-de-Boulogne fait de la formation sur mesure dans les organisations.En 1991, prĂšs de 170 entreprises, chefs de file de l'Ă©conomie quĂ©bĂ©coise ont fait affaire avec nous.Nos services: Aide-conseil Analyse de besoins de formation DĂ©veloppement de matĂ©riel de formation DĂ©veloppement et animation de session deformation Ătablissement de plans de formation Ăvaluation du personnel Pour nous rejoindre: Service de lâĂducation des adultes CollĂšge de Bois-de-Boulogne TĂ©lĂ©phone: 332-3000, poste 313 TĂ©lĂ©copieur: 332-3235 CollĂšge de Bois-de-Boulogne /
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