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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraßt pour la premiÚre fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

DĂšs ses dĂ©buts, Le Devoir se veut patriotique et indĂ©pendant. RĂ©solument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopĂ©ratif. De tout temps, il dĂ©fendra la place de la langue française et sera des dĂ©bats sur la position constitutionnelle du QuĂ©bec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure trÚs en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grùce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siÚgent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de mĂȘme acheminĂ©e dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui Ă  l'organisation de l'agriculture quĂ©bĂ©coise. Il ne pĂ©nĂ©trera que tardivement, mais sĂ»rement, le lectorat de la zone mĂ©tropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révÚle une phase plutÎt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigĂ© par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fĂ©dĂ©raliste pendant la plus grande partie des annĂ©es 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siÚcle, sous la gouverne de Bernard DescÎteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siÚcle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • MontrĂ©al :Le devoir,1910-
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-12-05, Collections de BAnQ.

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iEDiiJ(mtr.r(0]vir)FsrA>niiiT?fiRs — mm if ‱ v ! t , küËiSlÉ WĂȘM >HOTO JACQUES GRENIER Iâ€”ĂŒt «« caJiLerspéçlaL J.1 Š r.lt: 'msĂąm mMUMU ;r4 |p6;i;:3|a aprr*3 SÏÏÆ i L:~.>ĂŻĂŻi |l MontrĂ©al, samedi^ecembrĂ«M 992' t.Š - "^rsr SI-'- 1 ._‱ ‱ — — LE CAPITAL*^ DĂȘ Ç0X6ff]oN yot^ CĂ©gep du Vieux MontrĂ©al [=Nl TĂ©lĂ©phone: (514) 982-3401 2 B Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 cahier spĂ©cial Éducation des adultes Le QuĂ©bec traĂźne toujours de la patte PHOTO JACQUES GRENIER y***'* Emplois Jobs Catherine Lafrance Les donnĂ©es du dernier recensement fĂ©dĂ©ral n’étant pas encore disponibles pour fin de compilation, c’est au recensement de 1986 qu’il faut se reporter pour analyser l’état de la scolarisation des QuĂ©bĂ©cois adultes.A prime abord, ce qui frappe, c’est le retard que semble accuser le QuĂ©bec par rapport aux autres provinces.Le QuĂ©bec compte plus d.’un million d’adultes qui n’ont pas atteint la 9e annĂ©es et plus d’un million qui ont Ă©tudiĂ© au secondaire sans obtenir de certificat d’études secondaires, deux cent mille de plus que ceux qui obtiennent ce certificat.Robert Maheu, directeur des Ă©tudes dĂ©mographiques et Ă©conomiques du ministĂšre de l’éducation fait remarquer qu’au pays, plus on va vers l’ouest, plus les adultes sont scolarisĂ©s.C’est une question de marchĂ© du travail, une question d’emploi.Le QuĂ©bec a exploitĂ©, Ă  travers son histoire, des secteurs de travail qui demandaient moins de main d’oeuvre qualifiĂ©e, le textile, par exemple.«Aujourd’hui, dit-il, on dirait que la tradition est restĂ©e.» Le QuĂ©bec compte plus d'un million d'adultes qui n'ont pas complĂ©tĂ© une neuviĂšme annĂ©e et a le taux de diplĂŽmĂ©s le plus faible Depuis la RĂ©volution tranquille, des efforts importants ont UQAM actuelle Etudes en andragogie Famille de l’éducation Š Certificat de premier cycle pour formateur-trice-s d'adultes en milieu scolaire Ce programme vise Ă  offrir une formation psychopĂ©dagogique (programme menant au permis d’enseignement), avec accent sur la problĂ©matique de l’éducation aux adultes, aux formateur-trice-s d’adultes oeuvrant dans les commissions scolaires.Š Certificat de premier cycle pour instructeur-trice-s en milieu de travail Ce programme vise Ă  munir l’instructeur-trice de moyens efficaces pour une meilleure planification de la formation, l’élaboration de programmes et l’évaluation des compĂ©tences.Š Certificat de premier cycle en intervention Ă©ducative en milieu familial et communautaire Ce programme vise le dĂ©veloppement des compĂ©tences en Ă©laboration de plans de services et de plans d’intervention chez les candidat-e-s oeuvrant auprĂšs de personnes handicapĂ©es ou de personnes prĂ©sentant une mĂ©sadaptation socio-affective.Ă©tĂ© faits pour faciliter l’éducation des adultes.Les inscriptions aux programmes d’éducation des adultes ont augmentĂ© significativement, mais, des trois provinces qui ont le taux de diplĂŽmĂ©s le plus faible, le QuĂ©bec se place en tĂȘte de liste, l’Alberta suit, avec la Colombie-Britannique, alors que le Nouveau-Brunswick se retrouve au premier rang des taux de diplĂŽmĂ©s .« Mais ces ratios sont plus ou moins reprĂ©sentatifs puisque la qualitĂ© de l’éducation ainsi que le taux de difficultĂ© d’obtention des diplĂŽmes peuvent varier selon les provinces.On peut quand mĂȘme dire que la population de l’Ontario, par exemple, est nettement plus scolarisĂ©e que celle du QuĂ©bec», dit M.Maheu.Les adultes se trouvent dans trois niveaux d’études, dont deux trĂšs distincts avec des besoins distincts et surtout des raisons trĂšs particuliĂšres pour aller chercher une formation complĂ©mentaire.Le niveau secondaire est le plus diversifiĂ©.On y retrouve trois catĂ©gories-type d’étudiants adultes: les jeunes de plus de 16 ans, dĂ©cro-cheurs en majoritĂ©, qui reviennent sous la coupole de l’éducation des adultes, puisque la loi sur l’instruction publique les a dĂ©crĂ©tĂ©s adultes dĂšs qu’ils ont 16 ans.Selon Robert Bisaillon, prĂ©sident du Conseil supĂ©rieur de l’éducation, ce qui caractĂ©rise ces Ă©tudiants c’est leur manque ce motivation dans la plupart des cas.La deuxiĂšme catĂ©gorie, issue du milieu urbain regroupe surtout des femmes peu instruites et en chĂŽmage , beaucoup d’immigrants, en gĂ©nĂ©ral des adultes dĂ©munis et sous-scolarisĂ©s.Le retour aux Ă©tudes, pour ces adultes reprĂ©sente une longue et difficile ascension vers l’alphabĂ©tisation, trĂšs souvent, ou le retour Ă  la case dĂ©part sur le marchĂ© du travail duquel ils ont pu ĂȘtre exclus pendant longtemps pour diffĂ©rentes raisons.Enfin, la troisiĂšme catĂ©gorie est celle des travailleurs non qualifiĂ©s, sous-scolarisĂ©s Ă©galement, souvent dĂ©munis aussi, qui viennent chercher au secondaire un minimum d’instruction, par obligation, pour tenter de conserver un emploi dont on peut supposer qu’il est souvent prĂ©caire ou appelĂ© Ă  disparaĂźtre dans les prochaines annĂ©es, balayĂ© par les nouvelles technologies.Les adultes frĂ©quentent Ă©galement le cegep pour aller y chercher essentiellement du perfectionnement professionnel.Il est intĂ©ressant de noter que la façon d’étudier de ces adultes au collĂ©gial s’inscrit dans la lignĂ©e du recyclage typique; les Ă©tudiants adultes viennent prendre des cours et non chercher un diplĂŽme.Il ne s’inscrivent pas nĂ©cessairement non plus Ă  un programme.A l’universitĂ© c’est sensiblement la mĂȘme chose; programmes courts ou temps partiel.Au QuĂ©bec, le niveau d’études des femmes dĂ©pend de leur milieu d’origine.Les communautĂ©s portugaises et allemandes, par exemple, qui comptent Ă  peu prĂšs le mĂȘme nombre d’individus vivant au QuĂ©bec, ont un profil trĂšs diffĂ©rent.LĂ  oĂč 55 Portugaises de 35 Ă  44 ans ont Ă©tudiĂ© Ă  l’universitĂ© en obtenant un diplĂŽme, 290 Allemandes du mĂȘme Ăąge ont atteint le mĂȘme niveau d'Ă©tudes et obtenu le mĂȘme diplĂŽme.Parmi les membres de la communautĂ© arabe vivant au QuĂ©bec, c’est le groupe des femmes de 25-34 ans qui semble le plus intĂ©ressĂ© par les Ă©tudes universitaires.Les hommes sont trĂšs scolarisĂ©s comparativement aux communautĂ©s de mĂȘme importance.Chez les QuĂ©bĂ©cois de langue française, comme chez les QuĂ©bĂ©cois de langue anglaise, hommes ou femmes, ce sont les 25-44 ans qui sont les plus scolarisĂ©s Š Certificat de premier cycle d'Ă©ducation personnalisĂ©e pour les aĂźnĂ©-e-s Ce programme vise l'intĂ©gration Ă  l'universitĂ© des personnes de plus de cinquante ans dĂ©sireuses d'associer Ă  leur expĂ©rience personnelle et professionnelle des apprentissages nouveaux.Ces programmes admettent des Ă©tudiant-e-s Ă  la session d'automne et Ă  la session d’hiver.Renseignements : famille de l’éducation, 1301, rue Sherbrooke Est, local L-1110, MontrĂ©al (QuĂ©bec), tĂ©l.: (514) 987-4760, ou registrariat, 870, boul.de Maisonneuve Est, local T-3600, MontrĂ©al (QuĂ©bec), tĂ©l.: (514) 987-3121 UniversitĂ© du QuĂ©bec Ă  MontrĂ©al PROGRAMME D'INFORMATIQUE ET DE LANGUES DU YMCA I.'informatique Ă  la portĂ©e de tous ! l es langues imc affaire rentable ! INFORMATIQUE Dactylo sur ordinateur L'informatique pour les vrais dĂ©butants ConnaĂźtre l'IBM PC Lotus 123 DOS et Windows WordPerfect 5.! Ateliers sur ta microĂ©dition DBase IV-h Windows en une semaine LANGUES Anglais Français Espagnol Allemand Italien Grec Portugais Japonais YMCA CENTRE-VILLE 1450.rue Stanley (MĂ©tro Peel) 849-8393 postes 712 et 732 DĂ©but de session : 11 janvier Inscription : IS.16.17 dĂ©cembre 4.5.6.7,8janvier entre I2h-I4h et entre 16h-)8h YMCA HOCHELAGA MAISONNEUVE 4567, Hochetaga (MĂ©tro Viau) 255-4651 cahier spĂ©cial Education des adultes Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 Š 3 La formation aux adultes a connu des jours meilleurs Claire Harvey et AndrĂ© PichĂ© v Aune Ă©poque oĂč les besoins en Ă©ducation se font pressants, le service d’éducation aux adultes ne connaĂźt pas ses meilleurs jours.Victime de compressions budgĂ©taires, il n’est pas en mesure de rĂ©pondre adĂ©quatement aux besoins d’une clientĂšle de plus en plus nombreuse Ă  faire le pied de grue aux portes de ses centres de formation.Selon Jean Bertrand, coordonnateur du secteur des adultes Ă  la Commission des Ă©coles catholiques de MontrĂ©al (CECM), la clientĂšle des centres de formation s’est grandement diversifiĂ©e au cours des derniĂšres annĂ©es.En effet, l’arrivĂ©e massive d’immigrants non-spĂ©cialisĂ©s a rendu plus que nĂ©cessaires la francisation et l’alphabĂ©tisation de ces al-lophones.De plus, en 1985, lorsque le ministĂšre de l’Education du QuĂ©bec (MEQ) a introduit «l’enveloppe ouverte», le ministĂšre provincial de la Main-d’oeuvre et de la SĂ©curitĂ© du revenu et de la Formation professionnelle (MMSRFP) a, quant Ă  lui, dĂ©bloquĂ© des sommes pour que les prestataires de la sĂ©curitĂ© du revenu puisse accĂ©der Ă  l’emploi.«La formation et le recyclage de la main-d’oeuvre ont aussi provoquĂ© une augmentation notable d’adultes dans ce secteur de l’éducation», mentionne M.Bertrand.Par ailleurs, 1989, marque «l’harmonisation de l’ñge des clientĂšles jeunes et adultes dans les formations gĂ©nĂ©rales et professionnelle.«Cette mesure qui s’imposait pour le secteur professionnel a empirĂ© le dĂ©crochage d’élĂšves en formation gĂ©nĂ©rale dans le secteur des jeunes», prĂ©cise le coordonnateur.Et les dĂ©cro-cheurs ont envahi la formation gĂ©nĂ©rale pour adultes, brisant encore une fois l’équilibre de ce secteur.En outre, l’article 2 de la Loi sur l’instruction publique contient une zone ombragĂ©e.«En effet, dit M.Bertrand, tous ont droit aux services Ă©ducatifs pour adultes.Toutefois, l’accessibilitĂ© Ă  ces mĂȘmes services vient de dis- paraĂźtre puisqu’elle est conditionnelle Ă  l’offre des commissions scolaires.Celles-ci ne sont justement plus en mesure de le faire Ă  cause des restrictions budgĂ©taires.» Le premier juillet 1992 marque un changement de cap.Le MEQ ferme l’enveloppe budgĂ©taire de la formation aux adultes juste au moment oĂč les besoins de la clientĂšle sont les plus urgents, les laissant sur le carreau au niveau des ressources, de l’accessibilitĂ©, de la pĂ©dagogie et de l’équipement.C’est la situation Ă  laquelle les administrations doivent faire dĂ©sormais face.Les rĂ©sultats sont plus encourageants sur le terrain.Le centre d’alphabĂ©tisation Lartigue Ă  MontrĂ©al a bien sĂ»r souffert des coupures budgĂ©taires.L’enveloppe fermĂ©e a provoquĂ© l’abolition deux groupes.«La journĂ©e de l’inscription, des individus sont arrivĂ©s Ă  6 heures au centre pour s’assurer une place.Du jamais vu, explique Mme Denise Desmarchais,, directrice de l'Ă©tablissement.A part quelques exceptions, l’intĂ©rĂȘt est rĂ©el chez les 325 Ă©lĂšves dont l’ñge varie de 17 Ă  78 ans».Aujourd’hui rien ne laisse transparaĂźtre cette situation d’alarme.Formateurs et Ă©lĂšves sont Ă  la tĂąche.«Parce que l’enseignement est magistral, entre autres, nous n’avons pas de problĂšme de discipline, dĂ©clare Mme Desmarchais.Ainsi, l’individu qui retarderait la dictĂ©e par manque de ponctualitĂ© serait rappellĂ© Ă  l’ordre par les autres».Les centres d’alphabĂ©tisation font beaucoup plus que d’offrir cette formation.«Nous mettons l’accent sur l’accueil puisque c’est Ă  partir de l’inscription que nous pouvons sĂ©curiser notre clientĂšle.L’entrevue est donc trĂšs importante.Une fois cette Ă©tape franchie, nous privilĂ©gions la valorisation et la responsabilisation de l’adulte au fil des 2 000 heures de ce processus d’alphabĂ©tisation», explique une enseignante.La notion de rĂ©ussite est trĂšs relative et l’abandon n’est pas associĂ© Ă  l’échec.Une question Ă  rĂ©gler dans le pays d’origine, un problĂšme de garderie, plusieurs raisons empĂȘchent quelqu’un de poursuivre sa formation.«Parfois, nous leur suggĂ©rons d’abandon- /a compĂ©tence qu'on connaĂźt l'arbre CollĂšge de Bois-de-Boulogne /- ortu*reu/fuuAhoiu.?>‱ ner momentanĂ©ment plutĂŽt que d’éroder les 2000 heures du processus d’alphabĂ©tisation.En effet, le ministĂšre n’admet pas la poursuite d’une formation gĂ©nĂ©rale ou professionnelle passĂ© ce nombre d’heures», prĂ©cise Mme Martienne St-Laurent-Forest, adjointe au centre.Sauf le diplĂŽme de dernier niveau qui donne une entrĂ©e au cours secondaire sans autre Ă©valuation, celui-ci n’a pas de valeur intrinsĂšque.Les objectifs sont plus Ă©levĂ©s en enseignement gĂ©nĂ©ral aux adultes.Mme MichĂšle Du Berger, adjointe Ă  l’école Sainte-Croix Ă  MontrĂ©al dĂ©clare: «Certains viennent pour apprendre, rompre leur solitude et en Ă©prouvent une Ă©norme fiertĂ©.En majoritĂ©, les Ă©lĂšves veulent obtenir un diplĂŽme de secondaire V ou les prĂ©-requis pour s’inscrire en formation professionnelle.» Cette clientĂšle a souvent des responsabilitĂ©s familiales.«Ils ont Ă©normĂ©ment de courage et de dĂ©termination, explique Jacqueline Boivin, enseignante en mathĂ©matique.Certains effectuent tout le rattrapage du premier et deuxiĂšme cycle en 18 mois.Ceux-ci fournissent un effort soutenu et sont Ă©normĂ©ment motivĂ©s.Des facteurs externes liĂ©s Ă  leur condition sociale constituent les principales causes d’abandon pour ces individus souvent dĂ©favorisĂ©s.» La trajectoire est sinueuse avant d’arriver Ă  l’éducation des adultes.«J’ai quittĂ© l’école aprĂšs mon secondre III en 1980, raconte Martine, 44 ans.J’ai dĂ» recommencer en secondaire I.Cette fois-ci, j’ai bien l’intention d’obtenir mon diplĂŽme, d’accĂ©der en formation professionnelle et devenir infirmiĂšre auxilliaire.» «Ma situation est totalement diffĂ©rente, explique Line, mĂšre d’un enfant de cinq ans.Je dĂ©sirais me rendre aux Ă©tudes universitaires et je vais devoir renoncer Ă  ce projet.Je n’aurai pas le temps de complĂ©ter mon secondaire V dans les limites accordĂ©es Les besoins sont de plus en plus variĂ©s de l'alphabĂ©tisation Ă  la francisation des allophones Ă  l’heure des compressions budgĂ©taires par le MEQ Ă  cause de mes obligations familiales.» Contrairement Ă  la formation gĂ©nĂ©rale, l’enseignement professionnel est la porte d’accĂšs directe Ă  l’emploi.«Nous rĂ©pondons aux besoins spĂ©cifiques de l’industrie, explique M.Robert Goyer, directeur du Service de l’éducation des adultes et du Service de la formation professionnelle Ă  la Commission scolaire Sault-Saint-Louis.Ce secteur de formation s’est beaucoup amĂ©liorĂ©.Le renouvellement des Ă©quipements, l’établissement de meilleurs critĂšres d’admission et un personnel mieux qualifiĂ© en ont haussĂ© la qualitĂ©.» «Nous formons des ouvriers qualifiĂ©s capables de fournir les services de base», prĂ©cise M.Yves Grenier, directeur au MĂ©tiers de l’automobile.«Les Ă©tudiants sont admis en fonction de leur intĂ©rĂȘts et de leurs capacitĂ©s, signale Mme Normande Lacombe, directrice au Centre de commerce et secrĂ©tariat Stella Maris.AprĂšs avoir connu une pĂ©riode plus faste, les centres d’éducation aux adultes se sont vus imposer un plafond alors que les besoins sont grandissants.Ce dĂ©callage entre l’offre et la demande ne devrait pourtant pas exister compte tenu des allophones, d’une main-d’oeuvre non-spĂ©cialisĂ©e et des bĂ©nĂ©ficiaires de programmes sociaux qui devraient avoir accĂšs Ă  l’instruction.COLLEGE MONTMORENCY LE CÉGEP «r " QUI GRANDIT AVEC SON MILIEU.-UN COLLÈGE ENRACINÉ DANS SON MILIEU — UN ENSEIGNEMENT DE QUALITÉ -UN PERSONNEL HAUTEMENT QUALIFIÉ -UNE VIE ÉTUDIANTE RICHE ET DYNAMIQUE -DES TAUX DE PLACEMENT EXCEPTIONNELS -DE L’ÉQUIPEMENT MODERNE À L’ÈRE DE LA TECHNOLOGIE, LE COLLÈGE MONTMORENCY MISE SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE, AVEC SES QUINZE PROGRAMMES.LE COLLÈGE MONTMORENCY.UN AVANT-GOÛT DE L’AVENIR! Âź COI.I.KGK MONTMORENCY Š47Ç, boulevard de l'Avenir Iaval, QuĂ©bec IHN MI9 (51-4) Mrt-SlOO TĂ©lĂ©copieur (SI-») .336-0835 4 Š Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 cahier spĂ©cial Éducation des adultes Que vaut le diplĂŽme dĂ©cernĂ© aux adultes?Ă &im >&*ftS***j .'t Š 'K'% JVTm JosĂ©e Lapointe Les adultes qui entreprennent des Ă©tudes au niveau secondaire ont-ils besoin d’un maximum de cours obligatoires pour que leur diplĂŽme ait de la valeur ?Sans prĂ©tendre accorder des diplĂŽmes Ă  rabais, le ministĂšre de l’Éducation pourrait revoir en profondeur sa proposition d’imposer une sĂ©rie de nouvelles exigences Ă  l’intĂ©rieur de la grille-horaire du secteur adulte.Actuellement, seuls les cours de langue maternelle et seconde sont obligatoires pour les adultes 3ui veulent obtenir un diplĂŽme ’études secondaires (DES).Mais le projet de rĂ©gime pĂ©dagogique de l’enseignement gĂ©nĂ©ral et professionnel des adultes, qui normalement devrait ĂȘtre mis en application le 1er juillet 1994, ajoute des cours obligatoires en chimie, en physique, en mathĂ©matiques et en histoire selon les niveaux.«Le plan de l’ex-ministre PagĂ© pour l’enseignement secondaire secteur jeune prĂ©voit une diminution des cours obligatoires.Il faudra que l’éducation des adultes s’ajuste elle aussi et qu’elle s’assouplisse au lieu d’ĂȘtre plus exi- feante», estime Elizabeth Main-a, de la Table des rĂ©pondants de l’éducation des adultes des commissions scolaires.«Le ministĂšre de l’Éducation a essayĂ© de calquer la grille-horaire des adultes sur l’actuelle grille des jeunes alors que les finalitĂ©s pour les uns et pour les autres ne sont pas les mĂȘmes», soutient Bernard VallĂ©e, de l’Institut canadien de l’éducation des adultes (ICEA).«C’est vrai que le menu disciplinaire qui a Ă©tĂ© proposĂ© est la voie royale qui mĂšne Ă  l’enseignement collĂ©gial, admet Marc Goulet, responsable de prpjet de rĂ©gime au ministĂšre de l’Éduca- Le ministÈre n’octroie pas de diplĂŽme Ă  rabais aux adultes mais le diplĂŽme n’est pas toujours pris au sĂ©rieux et les adultes l’utilisent surtout comme prĂ©-requis Ă  des Ă©tudes plus avancĂ©es.tion.Nous voulions donner des chances Ă©gales aux adultes qui dĂ©sirent y accĂ©der.» Mais la nouvelle grille-horaire [jrĂ©sentĂ©e est loin d’avoir fait ’unanimitĂ© parmi la centaine de groupes et commissions scolaires consultĂ©s par le ministĂšre.«Les adultes qui entrent au secondaire savent ce qu’ils veulent beaucoup plus que les jeunes, estime Elizabeth Mainka.Laissons-leur la possibilitĂ© de dĂ©terminer leur propre profil de formation.» Par ailleurs, une minoritĂ© d’adultes utilisent le DES obtenu «L\ FORMATION DI S \l»l LU S \L DOIT 1*1.1 S I I Kl.(Il L.NSLIGNLMLNI COI.I.LOI \l LM II Kl Ml M \ I»\K I, M \IS 1)1 \ LM K l NI SOI RCL 1)1 PROMOTION Il l)L KLNOl M II I Ml M < (>l l.l< IMS \I*\KI IN III Kl.» «Il est nĂ©cessaire pour les deux secteurs de l'enseignement collĂ©gial de s'harmoniser et de partager leurs ressources selon un modĂšle souple.C'est la seule approche susceptible de relancer l’éducation des adultes, domaine nĂ©gligĂ© de l’enseignement collĂ©gial, qui pourrait bien dans un proche avenir ĂȘtre lui-mĂȘme catalyseur de l'enseignement rĂ©gulier, voire mĂȘme le dĂ©passer.C’est lui qui, bientĂŽt, devra satisfaire l’ensemble d’une population, plus scolarisĂ©e, soumise Ă  la pression de la complexitĂ© du dĂ©veloppement technologique.» Extrait du mĂ©moire de la FAC prĂ©sentĂ© Ă  la Commission parlementaire sur l'Ă©ducation.FÉDÉRATION AUTONOME DU COLLÉGIAL 1067 rue St-Denis, MontrĂ©al, H2X 3J3 TĂ©l.: (514) 848-9977 -TĂ©lĂ©copieur : (514) 848-0166 comme porte d’entrĂ©e pour des Ă©tudes post-secondaires.«Moins de 10%», confirme Bernard VallĂ©e.Pour l’immense majoritĂ© de ces adultes, donc, le diplĂŽme sert surtout de prĂ©-requis pour le secteur professionnel, ou bien il reprĂ©sente une fin en soi.Bernard VallĂ©e ne croit pas qu’une grille unique et rigide soit la meilleure solution pour rehausser la valeur du DES pour adultes.«Peut-ĂȘtre cependant que c’est ce que voulait le ministĂšre», avance-t-il.Marc Goulet assure quant Ă  lui que le MEQ a conscience que la majoritĂ© des adultes n’a effectivement pas besoin de tant de cours obligatoires.«Nous allons tenter un compromis pour permettre aux adultes qui ne dĂ©sirent pas nĂ©cessairement entrer au cĂ©gep de jouir d’un profil d’études personnel», affirme-t-il.Pour Elizabeth Mainka, la grille-horaire proposĂ©e est rĂ©duc- trice et ne tient pas compte des cheminements complĂštement diffĂ©rents des adultes qui retournent Ă  l’école.«Si l’adulte qui s’inscrit au secondaire a la trĂšs ferme intention d’accĂ©der au cĂ©gep par la suite, il prendra les cours en consĂ©quence, croit-elle.Mais ce seront des cours optionnels disponibles, et non des cours obligatoires pour tout le monde.» Le diplĂŽme d’études secondaire serait davantage pris au sĂ©rieux si on offrait un Ă©ventail de cheminements aux adultes qui l’optien-nent, estime Bernard VallĂ©e.Ces diffĂ©rents cours, bien entendu, devraient tous avoir le mĂȘme poids et ĂȘtre donnĂ©s avec la mĂȘme rigueur.M.VallĂ©e a conscience que vu les budgets rĂ©duits, les commissions scolaires risquent de laisser tomber plusieurs cours optionnels.«C’est sĂ»r qu’un cheminement basĂ© sur le choix peut ĂȘtre trĂšs hypothĂ©quĂ© si on n’a pas les Une fĂ©dĂ©ration d’enseignantes et d’enseignants de cĂ©gep dans LA CENTRALE DE L’ENSEIGNEMENT FĂ©dĂ©ration des enseignantes et enseignants de CEGEP (CEQ) moyens nĂ©cessaires pour assurer ce choix», convient-il.Ce n’est pas un mais bien deux rĂ©gimes distincts que le ministĂšre de l’Éducation propose, un pour le secteur gĂ©nĂ©ral et un pour le secteur professionnel.«Le secteur professionnel a un fonctionnement plus global et est dĂ©jĂ  frĂ©quentĂ© par des jeunes de plus de 16 ans, donc adultes selon la loi de l’instruction publique», constate Marc Goulet.Lors de la consultation, seuls les organismes et commissions scolaires qui se sont sentis concernĂ©s par cet aspect ont Ă©mis des commentaires.La majoritĂ© s’est prononcĂ©e en dĂ©faveur de cette proposition.Elizabeth Mainka croit que le ministĂšre ira quand mĂȘme de l’avant.«Nous voyons bien que c’est pour donner de meilleures chances de rĂ©ussite aux adultes dans le secteur professionnel,«dit-elle, mais il ne faut pas que ça se fasse au dĂ©triment des particularitĂ©s de ceux-ci.” Selon Bernard VallĂ©e, les clientĂšles du professionnel et du gĂ©nĂ©ral ne sont de toute façon pas aussi diffĂ©rentes qu’elles en ont l’air.«Dans le cas des adultes, il faut prendre un approche clientĂšle et non une approche programme, mais ajoute-t-il, cette mesure de deux rĂ©gimes sĂ©parĂ©s est davantage inappropriĂ©e qu’inacceptable.Le ministĂšre continue dans sa logique d’harmonisation avec le secteur professionnel jeune», constate-t-il.DĂ©jĂ , on voit que les deux projets de rĂ©gimes n’ont pas les mĂȘmes prioritĂ©s: la reconnaissance des acquis est beaucoup plus dĂ©veloppĂ©e au professionnel, alors qu’au gĂ©nĂ©ral on met sur pied des programmes d’insertion socio-professionnelle qui seraient pourtant nĂ©cessaires pour la clientĂšle du professionnel.Le projet de rĂ©gime rĂ©colte l’approbation lorsqu’il Ă©numĂšre une sĂ©rie de services complĂ©mentaires disponibles pour les adultes et non liĂ©s Ă  la formation acadĂ©mique, tels des services sociaux et de garderie, des services de conseiller et d’orientation.Elizabeth Mainka applaudit ces mesures qui permettront peut-ĂȘtre aux adultes de se sentir plus encadrĂ©s pendant leur cheminement scolaire.Bernard VallĂ©e considĂšre ces propositions comme une nette amĂ©lioration, mais, lĂ  encore, la question des enveloppes budgĂ©taires le tracasse.«C’est bien beau cette volontĂ© de crĂ©er des services, mais si on ne donne pas plus d’argent aux commissions scolaires, ça demeure un voeu pieux.» La situation est Ă  peu prĂšs semblable en Ă©ducation populaire.Le ministĂšre rĂ©itĂšre sa volontĂ© de voir les commissions scolaires participer Ă  l’éducation populaire d’une maniĂšre structurĂ©e.Mais depuis un an, plus aucun budget n’est dĂ©bloquĂ© Ă  ce chapitre.Il y a dix ans, cette enveloppe contenait 10 millions.«Les cours d’éducation populaire ne sont pas crĂ©ditĂ©s et n’ont aucune sanction officielle, explique Bernard VallĂ©e.Mais c’est une filiĂšre qui a toujour permis Ă  de nombreux adultes de se rĂ©insĂ©rer dans le systĂšme scolaire.Si le ministĂšre reconnait cet apport, pourquoi a-t-il coupĂ© les vivres ?» cahier spĂ©cial Éducation des adultes Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 Š 5 Qu’est-ce qui fait courir les adultes vers les cĂ©geps ?Surtout les changements technologiques et les besoins de recyclage Diane PrĂ©court La comparaison des donnĂ©es d’aujourd’hui avec celles des premiĂšres annĂ©es d’existence des cĂ©geps alors qu’on ne comptait que quelques milliers d’étudiants adultes, montre une croissance impressionnante du secteur de l’éducation des adultes.Mais qu’est-ce qui fait donc courir les adultes vers l’école?Entre 1981 et 1985, le nombre de personnes inscrites Ă  des cours crĂ©ditĂ©s au secteur de l’éducation des adultes a connu une augmentation de 23,3 %, Ă  70 450, oĂč il s’est toutefois stabilitĂ© par la suite, entre autres Ă  cause du transfert progressif des fonds vers la formation sur mesure.Mais si l’on disposait de l’ensemble des statistiques incluant la formation non crĂ©ditĂ©e - que les collĂšges ne sont pas tenus de transmettre au ministĂšre-, on verrait probablement que l’effectif global du secteur aaulte a continuĂ© de croĂźtre depuis 1985.Ces informations sont contenues dans le Rapport sur l’état et les besoins de l’enseignement collĂ©gial publiĂ© en mars 1991 par le Conseil des collĂšges du QuĂ©bec: L’éducation des adultes dans les cĂ©geps.L’absence de donnĂ©es statistiques en formation sur mesure est inversement proportionnelle Ă  l’impact de cette derniĂšre chez les clientĂšles adultes.Selon Claudine Audet du Conseil des collĂšges, qui a participĂ© Ă  la recherche et Ă  la rĂ©daction de la publication gouvernementale, le dĂ©veloppement des cours non crĂ©ditĂ©s constitue l’un des changements majeurs au cours des derniĂšres annĂ©es dans l’éducation des adultes, qui avait notamment connu un dĂ©veloppement rapide entre 1985 et 1989 dans la foulĂ©e de l’accord Canada-QuĂ©bec.Selon M.Daniel Campeau, de la Direction gĂ©nĂ©rale de l’éducation des adultes au ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Science, plus de 7300 entreprises et autres organismes (hĂŽpitaux, municipalitĂ©s, etc.) ont Ă©tĂ© le lieu de 84 000 inscriptions pour des activitĂ©s de formation collĂ©giale en service aux entreprises en 1990-91, Ă  90 % des activitĂ©s non reconnues; alors que 209 883 individus (jeunes et adultes, temps plein et temps partiel) Ă©taient inscrits aux activitĂ©s de formation crĂ©ditĂ©es offertes par les cĂ©geps Ă  la session d’automne 1990-91 .Ainsi, les besoins pressants des entreprises ont accaparĂ© une bonne partie des ressources de formation collĂ©giale.«Le poids politique de la clientĂšle institutionnelle, dit-il, est sans doute plus inposant que celui de la clientĂšle individuelle.» Bien qu’ils soient majoritairement concentrĂ©s dans les dĂ©partements d’éducation des adultes, la prĂ©sence des adultes dans le secteur rĂ©gulier a Ă©galement connu une nette progression: 33,6 % selon le document du Conseil, passant de 7083 Ă  9465 personnes inscrites entre 1985 et 1989, en prenant comme seuil les gens de 25 ans et plus.Et contrairement Ă  l’éducation des adultes, ceux du secteur rĂ©gulier inscrits au DiplĂŽme d’études collĂ©giales (DEC) Ă©tudient majoritairement Ă  temps complet.Mais Ă  quoi attribue-t-on cet engouement des adultes pour retrouver les bancs de l’école?«La transformation de l’organisation du travail et les changements technologiques, bien sĂ»r, ont créé des besoins de formation plus pointue et de recyclage en rĂ©ponse Ă  des attentes trĂšs immĂ©diates, explique M.Campeau.Mais il y a aussi la rĂ©cession qui favorise une ruĂ©e vers les programmes d’aide au perfectionnement, dans le cas des gens licenciĂ©s par exemple.» Des enquĂȘtes effectuĂ©es par le Conseil supĂ©rieur de l’éducation avaient rapportĂ© il y a quelques annĂ©es que la majoritĂ© des personnes suivant des cours Ă  l’éducation des adultes au QuĂ©bec Ă©taient dĂ©jĂ  actives sur le marchĂ© du travail.Ainsi, on y retrouve en ordre dĂ©croissant des personnes en em-loi, en chĂŽmage et non dĂ©nom-rĂ©es dans la population dite active.L’un des facteurs dĂ©terminants de ce trait de la clientĂšle provient de ce que la formation des adultes est surtout financĂ©e par des programmes de main-d’oeuvre s’adressant Ă  des populations bien dĂ©terminĂ©es.Il y a peu d’études approfondies du phĂ©nomĂšne.On sait toutefois que la population des jeunes en gĂ©nĂ©ral diminue -mĂȘme si elle augmente actuellement dans les cĂ©geps - et que la population active de l’an 2000 est dĂ©jĂ  Ă  75 % sur le marchĂ© du travail: d’oĂč l’ampleur que prennent le perfectionnement et le recyclage.Mais l’augmentation de la prĂ©sence des adultes Ă  l’école n’est pas une situation propre Ă  l’enseignement collĂ©gial: le cĂ©gep se rangerait en troisiĂšme place dans le systĂšme public d’éducation quant Ă  la frĂ©quentation des adultes, aprĂšs le secondaire et l’universitĂ©.Il s’agit plutĂŽt d’une tendance gĂ©nĂ©ralisĂ©e touchant l’ensemble des organismes de formation.«En fait, tout le contexte de l’éducation des adultes s’est profondĂ©ment transformĂ©, estime Claudine Audet.Et si beaucoup d’efforts ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© consentis, il y a encore du travail Ă  faire notamment en ce qui a trait Ă  la concejtation entre les ministĂšres de l’Éducation et de la Main-d’oeuvre concernant les programmes destinĂ©s aux adultes.» Aussi, une panoplie de possibilitĂ©s de formation sont maintenant disponibles dans les secteurs de l’éducation aux adultes des cĂ©geps.Cependant, l’étendue rĂ©elle de l’offre est plus limitĂ©e que ne le laissent croire les listes officielles de cours et de programmes, estime le Conseil.«La formation vĂ©ritablement offerte et dispensĂ©e est largement dictĂ©e par les prioritĂ©s et les rĂšgles du financement, rĂšgles qui ne laissent pas beaucoup de marge de manoeuvre aux Ă©tablissements.» Pendant que la formation sur mesure dans les cĂ©geps s’est dĂ©veloppĂ©e Ă  un rythme sans prĂ©cĂ©dent au cours des derniĂšres annĂ©es, l’accĂšs Ă  certains types d’enseignement standardisĂ© comme la formation gĂ©nĂ©rale ou le DEC technique, semble s’ĂȘtre resserrĂ©.Et «l’accĂšs Ă  la formation est rendu plus difficile par le fait que peu de ponts sont Ă©tablis entre les types de formation et peu de services d’information, d’orientation et de reconnaissance des acquis sont disponibles», lit-on dans le document du Conseil des collĂšges.Ainsi, ce dernier considĂšre que les cĂ©geps doivent inclure dans leur mission des services de qualitĂ© aux adultes en tant qu’indivi-dus, aux entreprises et aux diverses organisations du milieu en mettant un accent non Ă©quivoque sur la formation qualifiante, c’est-Ă -dire «une formation fondamentale, une formation intĂ©grĂ©e et qui dĂ©bouche sur une sanction formelle des Ă©tudes».PHOTO JACQUES NADFEAU y Formation en chimie au cĂ©gep Ahuntsic coars ola samedi SESSION HIVER 1993 Cours d'arts plastiques pour enfants et adultes -10 cours de 2 heures.CoĂ»t: 75$ par enfant.-10 cours de 2 h30.CoĂ»t: 95$ par adulte, matĂ©riaux inclus DĂ©but des cours: le 16 janvier 1993 Inscription: par tĂ©lĂ©phone, le 13 dĂ©cembre1992, de 9h Ă  12h au 987-3579 ou 987-3453.UniversitĂ© du QuĂ©bec Ă  MontrĂ©al FAITES CARRIÈRE EN BUREAUTIQUE 85 ans d’expĂ©rience ‱ Amorcer une carriĂšre?‱ AmĂ©liorer sa compĂ©tence?‱ Retourner aux Ă©tudes?‱ Obtenir un emploi?Quel que soit votre objectif, faites-nous confiance! UUJL 3 US 5 jrrr “The Mother House” CollĂšge de SecrĂ©tariat NOTRE-DAME TĂ©l.: (514) 935-2531 2330, rue Sherbrooke Ouest, MontrĂ©al H3H 1G8 ‱ SPRINT ‱ Aide financiĂšre ‱ CEC ‱ DEC MĂ©tro Atwater 6 B Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 cahier spĂ©cial Education des adultes Choisir REUSSIR , wĂŠmm, Û v#Wy.:' U1IÏ571E© Le retour sur les bancs d’école: une condition d’emploi remportent la palme de la popularitĂ© avec 51,8%.En fait, au cĂ©gep, par exemple, plus le programme est long, moins il attire: 13,8% des Ă©tudiants adultes se sont inscrits Ă  des DEC, 11,3% Ă  des DEC techniques, 23,1% aux diffĂ©rents certificats ou attestations d’études collĂ©giales.Signe des temps (difficiles) Ă©galement: la migration des Ă©tudiants adultes vers les Ă©tudes Ă  temps partiel.En 1980, plus de 18 000 adultes Ă©taient inscrits aux Ă©tudes Ă  temps plein, contre 43 500 Ă  temps partiel.En 1991, les adultes appartenant Ă  la premiĂšre catĂ©gorie ne sont plus que 8833 et les Ă©tudiants Ă  temps partiel sont maintenant au nombre de 66 500 DiffĂ©rence de milieux: chez les francophones en gĂ©nĂ©ral, les hommes Ă©tudient plus que les femmes alors que l’écart est presque inexistant pour les anglophones.En 1989-1990, la proportion chez les francophones Ă©tait de 106 000 hommes pour 84 000 femmes aux Ă©tudes pendant que les hommes et les femmes de langue anglaise Ă©taient nez Ă  nez, avec 11 000 Ă©tudiants, toujours pour la mĂȘme pĂ©riode.La clientĂšle fĂ©minine compte pour 45% des effectifs, et ces femmes sont aussi inscrites en majoritĂ© en formation gĂ©nĂ©rale.Si le passĂ© est garant du prĂ©sent, l’avenir, en calculs statistiques, est aussi souvent garant de l’avenir; c’est donc en tenant compte des facteurs de croissance de la frĂ©quentation universitaire observĂ©e au cours des derniĂšres annĂ©es, qu’on a pu prĂ©voir les frĂ©quentations futures de nos institutions scolaires.Une croissance de 0,2% par annĂ©e, est prĂ©vue pour 1992 Ă  1997, tandis que pour la pĂ©riode 1997 Ă  2002 on attend 0,1% et enfin on fjrĂ©voit une croissance nulle pour es annĂ©es suivantes.Ces chiffres s’expliquent en tenant compte du facteur dĂ©mographique qui devrait venir presque annuler la hausse de la frĂ©quence prĂ©vue d’ici 15 ans.Beaucoup d’étudiants opteront pour des institutions situĂ©es davantage en pĂ©riphĂ©rie des grands centres urbains, en rĂ©gion, donc, ce qui expliquera la hausse des taux de frĂ©quentation de certains Ă©tablissements, par rapport Ă  une baisse prĂ©vue dans dans certaines autres institutions situĂ©es celles-lĂ  Ă  MontrĂ©al ou Ă  QuĂ©bec.Les grandes universitĂ©s de MontrĂ©al, comme McGill, Concordia, ou l’universitĂ© de MontrĂ©al devraient voir le nombre de leurs Ă©tudiants baisser d’ici 2004, l’UQUAM, quand Ă  elle, devrait faire bonne figure en maintenant bon an, mal an, ses quelques 22 000 Ă©tudiants Ă  temps complet.Catherine Lafrance De plus en plus de QuĂ©bĂ©cois adultes retournent sur les bancs d’école, cĂ©dant ou mĂȘme craquant sous la pression exercĂ©e insidieusement par le marchĂ© du travail en gĂ©nĂ©ral et par les employeurs en particulier, pour qui un niveau Ă©levĂ© de scolarisation est devenu un prĂ©requis, indĂ©pendamment, souvent, des exigences de l’emploi demandĂ©.Les Ă©tudiants adultes, version fin de siĂšcle, ont troquĂ© le traditionnel masque de l’ambition contre le visage de la peur.Ce n’est plus pour faire bonne figure auprĂšs de l’employeur ou pour Ă©pater la galerie qu’ils retournent en classe; c’est, pour les plus chanceux, dans le but de conserver leur emploi; sinon, pour les autres, dans le but d’en trouver un.Si la tendance se maintient, ce seront les programmes les moins longs, suivis loin des centres urbains, dans beaucoup de cas et Ă  un niveau d’étude de plus en plus Ă©levĂ©, qui attireront dĂ©sormais ces nouveaux Ă©tudiants.Au QuĂ©bec, gĂ©nĂ©ralement, le nombre d’inscriptions aux programmes d’éducation des adultes a augmentĂ© de façon significative, si on en croit les chiffres fournis par les deux ministĂšres dont relĂšvent l’éducation, soit le ministĂšre de l’Éducation et celui de l’Enseignement supĂ©rieur et de la science.Les Ă©tudiants adultes sont partout; secondaire, prĂ©-secondaire, collĂ©gial et universitĂ©.En quatre ans, de 1988 Ă  1992, les inscriptions aux programmes d’alphabĂ©tisation sont passĂ©es d’environ 15 000 Ă  31 000.Durant la mĂȘme pĂ©riode, les inscriptions aux programmes d’insertion Ă  la vie com- La grande motivation du retour Ă  l'Ă©cole pour la plupart des adultees c'est la nĂ©cessitĂ© de trouver un emploi ou mĂȘme de conserver celui qu'on a.1991-92.La formation professionnelle bat de l’aile puisque de 124 000 inscriptions en 1987-88, elle ne compte plus que 97 000 inscrits quat re ans plus tard.La clientĂšle principalement visĂ©e demeure celle qui est sur le point d’obtenir un diplĂŽme d’études secondaires.Entre tous les groupes d’ñge, c’est celui des 16-34 ans qui compte le plus grand nombre de consommateurs de programmes d’éducation des adultes de niveau secondaire et prĂ©-secondaire dans le rĂ©seau des Ă©coles publiques et privĂ©es de 80 commissions scolaires.En 1990 ils Ă©taient plus de 146 000 de ce groupe d’ñge Ă  s’inscrire Ă  des programmes d’éducation des adultes.L’ñge moyen de l’étudiant adulte qui s’inscrit Ă  un programme de niveau secondaire est de 30 ans.En tout et pour tout, le nombre d’adultes ayant suivi des cours de niveau secondaire ou prĂ©-secondaire a plus que doublĂ© depuis 1982, passant de 101 000 Ă  213 000.De 1980 Ă  1991, l’effectif total inscrit au service d’enseignement aux adultes de niveau collĂ©gial et universitaire a connu une augmentation de 20,7%).Ce sont les inscriptions hors programmes qui Pour connaĂźtre nos dates et nos heures d'inscription, consultez notre brochure ou composez: 596-5000.munautaire sont passĂ©es d’environ 2000 Ă  seulement 3000.Pas de progrĂšs, donc, dans ce secteur, pas plus que dans celuil de l’apprentissage des langues secondes, secteur d’étude qui connaĂźt une nette baisse d’intĂ©rĂȘt, alors que les adultes qui s’inscrivaient Ă  ces programmes en 1987-88 Ă©taient au nombre de 20 000 pour passer Ă  11 000 en 1992.Ces chiffres por- tent Ă  croire que les secteurs «payants», pour la clientĂšle Ă  qui s'adressent ces formations, sont ceux qui permettent le plus rapidement possible d’ĂȘtre Ă©ligible Ă  un emploi En revanche, au niveau du secondaire, la formation gĂ©nĂ©rale tient le haut du pavĂ© de la progression avec 65 000 inscriptions en 1987-88 et plus de 87 000 en Education des adultes Session de janvier C'est le temps de penser Ă  s'inscrire Ă  l'Ă©ducation des adultes : alphabĂ©tisation, formation gĂ©nĂ©rale et professionnelle, français langue seconde, activitĂ©s de dĂ©veloppement personnel et social, Ă©ducation populaire.MATHÉMATIQUES cours, orientation, counselling pour difficultĂ©s de toute nature, Ă  tous niveaux par les Services Universitaires de Consultation en Apprentissage et Enseignement des MathĂ©matiques 488 6654 cahier spĂ©cial Education des adultes Le Devoir, samedi 5 dĂ©cembre 1992 Š 7 + Le rĂȘve brisĂ© dix ans plus tard Catherine Lafrance Le prĂ©sident du Conseil supĂ©rieur de l’éducation, Robert Bisaillon, dĂ©plore le peu de cas qu’on ait fait des prĂ©occupations sociales du rapport de la commission d’étude sur la formation des adultes, la commission Jean, pourtant considĂ©rĂ©e, par le milieu, comme une rĂ©fĂ©rence incontournable, la Bible du monde de l’éducation des adultes.«Le rapport de la Commission, paru en 1982, est arrivĂ© en pleine rĂ©cession, dit-il.Dix ans plus tard, empĂȘtrĂ©s encore une fois dans les mĂ©andres des difficultĂ©s Ă©conomiques que nous traversons, les ministĂšres concernĂ©s par l’éducation des adultes, aprĂšs avoir ouvert des enveloppes budgĂ©taires, s’empressent aujourd’hui de les refermer, tournant la page sur le rĂȘve de madame MichĂšle Jean.» Le conseil supĂ©rieur de l’éducation a publiĂ© en janvier dernier un avis destinĂ© au ministre de l’Education et qui fait le bilan de l’éducation des adultes dix ans aprĂšs le rapport de la Commission Jean.La prĂ©sidente de la Commission, selon Robert Bisaillon et son Ă©quipe, avait fait le voeu de garantir aux adultes, sans distinction d’ñge, de sexe ou de nationalitĂ©, la possibilitĂ© d’accĂ©der Ă  l’éducation, c’est-Ă -dire la possibilitĂ© pour chaque adulte de se dĂ©velopper sur les plans personnel et social.LĂ  oĂč le bĂąt blesse, c’est qu’au-jourdTtui, dans un contexte de rĂ©cession, de mondialisation de l’économie, avecJ’évolution rapide des technologies, la barre est haute.Les exigences sont trĂšs Ă©levĂ©s dans un marchĂ© du travail saturĂ©, oĂč, forcĂ©ment, la concurrence est forte.La Commission recommandait que les objectifs gĂ©nĂ©raux de la formation de base soient la maĂźtrise des langages, la crĂ©ativi- tĂ©, l’initiative et le dĂ©veloppement du sens critique, et, de façon particuliĂšre, plusieurs choses, dont l’occupation des loisirs, etc.Maintenant, la plupart des adultes qui retournent aux Ă©tudes le font par nĂ©cessitĂ©; pour conserver ou retrouver un emploi, ou encore pour se recycler et se perfectionner, souvent Ă  la demande expresse de leur employeur.En bref, 64% des adultes qui retournent aux Ă©tudes le font par obligation, pour des raisons de survie sur le marchĂ© du travail (un sur deux seulement vise un diplĂŽme quel qu’il soit) et non pas, comme le souhaitaient les membres de la Commission Jean, pour s’enrichir sur le plan personnel.Mme MichĂšle Jean, maintenait en poste au secrĂ©tariat d’Etat, en Ă©prouve qelques regrets.«Les gouvernements, dit-elle, se sont enfermĂ©s dans un carcan rigide et acadĂ©mique qui laisse peu de place aux acquis personnels.Le rapport de la commission prĂ©conisait plutĂŽt un systĂšme souple, qui n’invalidait pas l’éxpĂ©rience personnelle comme le travail communautaire ou autres connaissances qui ne viennent pas nĂ©cessairement d’une formation acadĂ©mique.» Quoiqu’il en soit, Mme Jean considĂšre qu’il s’est fait beaucoup de choses dans le domaine de l’éducation des adultes depuis dix ans, notamment en formation professionnelle.«Le QuĂ©bec a pris de l’avance et se place mĂȘme tout-Ă -fait Ă  ’avant-garde, dit-elle, en crĂ©ant une SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement de la main-d’oeuvre.» Une plus grande participation financiĂšre des milieux patronaux serait tout de mĂȘme souhaitable, selon la prĂ©sidente de la dĂ©funte commission, pour Ă©tablir un partenariat en Ă©ducation des adultes entre le monde des institutions scolaires et celui du travail.' Mme MichĂšle Jean «Les employeurs, dit-elle, devraient ĂȘtre davantage responsables des ressources humaines, devraient voir davantage Ă  la formation de leur personnel, l’encourager et lui donner les moyens d’étudier».On traĂźne de la patte comparĂ© Ă  d’autres pays comme les Etats-Unis, la France, les Pays-Bas, par exemple, oĂč un certain partenariat est pratiquĂ©.Il faut donner aux entreprises les moyens de former leur personnel avec une taxe sur la masse salariale, par exemple, comme suggĂ©rĂ© dans le rapport de la Commis-_ sion, mais il y a d’autres façons,’ certains incitatifs fiscaux, etc».Au sujet du financement, le Conseil supĂ©rieur souhaiterait que les institutions disposent de plus d’argent, pour mettre sur pieds des systĂšmes adaptĂ©s aux modes d’étude des adultes.Alors que la clientĂšle adulte des Ă©tablissements publics d’éducation est soit Ă©gale, soit supĂ©rieure en nombre Ă  la population des jeunes, on enferme ces adultes dans un modĂšle conçu pour les jeunes.L’éducation des adultes a un modĂšle unique; celui de l’école Š L’éducation des adultes, c’est une clientĂšle particuliĂšre aux besoins spĂ©cifiques.L’éducation des adultes, est un monde pluriel qu’il faut singulariser.El CEQ L’éducation des adultes, c’est un personnel compĂ©tent aux rĂ©ponses multiples.traditionnelle telle que proposĂ©e aux Ă©tudiants rĂ©guliers qui la frĂ©quentent.Elle est peu adaptĂ©e aux exigences et au mode de vie des Ă©tudiants adultes.«L’éducation des adultes est calquĂ©e sur le modĂšle des plus jeunes.Pourtant, les adultes ont en gĂ©nĂ©ral un niveau de motivation supĂ©rieur et, Ă©videmment, des besoins diffĂ©rents» dit Robert Bisaillon La durĂ©e de la formation dans l’éducation des adultes est la mĂȘme que celle des plus jeunes, sauf que les adultes s’inscrivent moins Ă  des programmes qui donnent des diplĂŽmes.Il n’existe pas non plus, selon Robert Bisaillon, de lien entre les politiques d’emploi, le dĂ©veloppement de la main-d’oeuvre et de formation et l’assurance chĂŽmage ou l’assistance sociale.«Depuis la rĂ©forme de l’assurance chĂŽmage, dit-il, on renvoie les individus aux mesures de dernier recours, Ă  l’aide sociale, et ensuite seulement on les retourne aux Ă©tudes.Les politiques de formation sont nĂ©buleuses.Au gouvernement fĂ©dĂ©ral, on coupe dans l’assurance-chĂŽmage pendant qu’au gouvernement provincial, on dit aux individus: soyez employables le plus vite possible.Tout ceci ne cadre pas du tout avec les objectifs de la Commission de 1982.» Selon le bilan du conseil supĂ©rieur de l’éducation, un des pro- blĂšmes du financement est le manque d’intĂ©rĂȘt des entreprises dans la formation professionnelle.«Les employeurs ne veulent pas payer, ils se dĂ©sistent, ils ont peur qu’une fois formĂ©s, les employĂ©s partiront vers d’autres emplois peut-ĂȘtre mieux rĂ©munĂ©rĂ©s», y lit-on.Pendant ce temps, cependant, une formation personnelle de niveau Ă©levĂ© est presque devenue nĂ©cessaire pour se maintenir en vie sur le marchĂ© de l’emploi, ce qui revient Ă  dire que la responsabilitĂ© et le financement de l’éducation retombent sur les principaux intĂ©ressĂ©s, les adultes qui ont besoin d’éducation et qui, souvent, doivent en faire les frais.En clair, le rapport du conseil supĂ©rieur de l’éducation demande aux gouvernement et aux ministĂšres concernĂ©s, de faire plus de place en gĂ©nĂ©ral Ă  la formation personnelle et de donner aux adultes les moyens concrets de rĂ©aliser cette formation, Une meilleure adaptation des modĂšles d’éducation est essentielle selon Robert Bisaillon, qui se demande pourquoi, au fait, un DEC en Ă©ducation des adulte dure obligatoirement trois ans.Le Conseil demande qu’on accorde davantage de pouvoir d’initiative aux institutions et enfin, qu’on revoie complĂštement tout le systĂšme de financement de l’éducation des adultes.Un premier Choix: la compĂ©tence La compĂ©tence en formation prend racines lorsqu'une maison d'Ă©ducation sait s'adapter aux besoins des entreprises et de la sociĂ©tĂ©.Depuis 20 ans, le CollĂšge de Bois-de-Boulogne fait de la formation sur mesure dans les organisations.En 1991, prĂšs de 170 entreprises, chefs de file de l'Ă©conomie quĂ©bĂ©coise ont fait affaire avec nous.Nos services: Aide-conseil Analyse de besoins de formation DĂ©veloppement de matĂ©riel de formation DĂ©veloppement et animation de session deformation Établissement de plans de formation Évaluation du personnel Pour nous rejoindre: Service de l’Éducation des adultes CollĂšge de Bois-de-Boulogne TĂ©lĂ©phone: 332-3000, poste 313 TĂ©lĂ©copieur: 332-3235 CollĂšge de Bois-de-Boulogne /
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