Le devoir, 14 décembre 1992, Page(s) complémentaire(s)
RESTAURANT FRANÇAIS 3487.avenue du l’arc Montreal 8ft5-2»!»2 Son ambiance Sa cuisine du marché Toronto 85 cents 65e + TPS + TVQ Montréal, lundi 14 décembre 1992 Vol.LXXXIII — No 290 Ensoleillé.Max : 2 Détail page 4.L’opération de secours se met en place lentement en Somalie Un premier avion canadien est parti hier soir d’après AFP et PC MOGADISCIO — Les forces américaines qui participent en Somalie à l’opération humanitaire «Rendre l’espoir» ont entamé hier leur déploiement en dehors de Mogadiscio.Ils ont pris le contrôle de la base aérienne de Bali Dogle, à 100 km à l’ouest de la capitale somalienne.Pendant ce temps, près d’une centaine de parachutistes canadiens du Régiment aéroporté quittaient hier soir la base de Petawawa, en Ontario, pour participer à l’action humanitaire des Nations unies en Somalie.Ils font partie de la tête d’un contingent d’environ 1000 soldats, 3ui devraient assurer la sécurité e l’aéroport de Bali Dogle.Les premiers parachutistes canadiens vont prendre la relève des Marines américains dès leur arrivée demain matin.Les Canadiens, qui ont quitté la base des Forces armées de Trenton à bord de trois avions Hercules, transportent des fusils, des mitrailleuses et des lance-missiles.Ils disposeront aussi de deux véhi- cules blindés.Le reste du contingent canadien se rendra en Somalie après Noël.Les avions militaires canadiens ont déjà livré plus de 4,5 millions de kilos d’aide humanitaire à la Somalie depuis septembre.Dans la journée de dimanche, une centaine d’hommes de la 10e Mountain Division d’infanterie légère, en tenue camouflée, ont été convoyés par des avions C-141 Starlifter, qui ont également apporté des équipements, dont des véhicules tout-ter-Voir page 4 : Somalie PHOTO A mesure que la situation se normalise en Somalie, les convois de vivres arrivent aux populations sinistrées.Ci-dessus un marine américain regarde un enfant du quartier historique de Mogadiscio s’alimenter d’un bol de riz.Environ 30 000 militaires américains participent à l’opération humanitaire.L’ENTREVUE DU LUNDI CHARLES TAYLOR Nouveau récipiendaire du prix Léon-Gérin, Charles Taylor, professeur de philosophie et de politique à l’université McGill, est un de nos plus éminents intellectuels.Moitié francophone et moitié anglophone, comme il se définit lui-même, ü a beaucoup contnbué à la vie de la Cité.Jean Pichette l’a rencontre.Psae 11 Les Montagnais de la Côte-Nord ont vite appris à faire leur publicité Daniel Tremblay collaboration spéciale LA COALITION Nitassinan (notre territoire), un groupe d’une trentaine de Montagnais traditionnalistes, barre depuis deux jours une route donnant accès à la réserve de Malio-ténam dans la région de Sept-îles, afin de protester contre une injonction leur ordonnant de cesser toute action sur la réserve.Mais cette action de revendica- tion se double aussi d’une maîtrise nouvellement acquise des moyens de porter sa cause devant les médias internationaux.L’injonction provisoire contre laquelle on proteste avait été émise la semaine dernière à la demande du chef du conseil de bandq de L’Ashay-Malioténam, M.Elie-Jacques Jourdain, pour contrer les velléités sécessionnistes de la communauté de Malioténam.Sans aucune surprise, la coalition Monsieur s’est marié Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau s’est remarié samedi en toute discrétion à Sainte-Agathe, dans les Laurentides.On le voit ici en compagnie de la mariée, Lise Lapointe.En toute discrétion, oui.sauf que notre photographe, Jacques Nadeau y était.À voir en page 10.Le bilan désabusé de Claude Castonguay Le monde douillet d’Ottawa est détaché de la vie réelle Le mot de la fin de session: Catherine Leconte ALORS QU’IL vient de renoncer à son siège de sénateur, Claude Castonguay dresse un bilan désabusé de son passage à Ottawa, de la capacité réelle des politiciens de gouverner contre le pouvoir du mandarinat fédéral et de trouver, dans le cocon douillet de la capitale, des solutions aux problèmes et aux contradictions internes du pays.Invité hier à l’émission de Radio-Canada «Aujourd’hui dimanche», M.Castonguay a confié que «Ottawa est une ville très spéciale» où l’on a l’impression de vivre «dans un autre monde».Un monde qui, «malgré tout ce que l’on dit sur les coupures», reste «passablement à l’abri de la récession, de la concurrence, et qui est détaché de la vie réelle dans une assez large mesure».Les politiciens reprennent contact avec la population quand ils retournent dans leurs circonscriptions, mais «le fonctionnarisme fédéral est bien installé et vit encore confortablement et passablement à l’abri des conséquences de la réces- -1- Caroline Montpetit DES CONSEILLERS pédagogiques des commissions scolaires du Québec se placent en conflit d’intérêts en recommandant aux directeurs d’écoles secondaires des grammaires scolaires qu’ils ont eux-même rédigées.Par ailleurs, des conseillers pédagogiques et des professeurs, embauchas à contrat par le ministère de l’Éducation, jouissent présentement, sans contrainte, du privilège de la connaissance des futurs programmes scolaires, pour procéder à la rédaction des manuels scolaires qui seront imposés à l’ensemble des élèves du Québec.Le tout a cours sans que l’ensemble des commissions scolaires, ou le ministère de l’Éducation, ne soient soumis à un code d’éthique ou de déontologie généralisé réglementant le commerce du livre scolaire.C’est du moins ce que dénonce Claude Castonguay Jacques David, professeur de français à la commission scolaire Sault-Saint-Louis, dans un ouvrage intitulé L’écriture, une passion à éveiller, qui viçnt d’être publié aux éditions de l’Étoile polaire.Dans son ouvrage, qui recommande qu’une enquête soit faite sur le commerce du manuel scolaire au Québec, M.David fait état Jacques David demande qu 'une enquête ait lieu sur le commerce du manuel scolaire au Québec d’un trafic d’influence sévissant dans le cadre de recommandations et de choix de livres scolaires, notamment au plan des grammaires, à l’usage des élèves du secondaire.L’auteur, qui a lui-même écrit une grammaire intitulée Le Code grammatical, approuvée par le sion.Leur emploi est protégé, les budgets sont là.Résultat: «Le fonctionnarisme fédéral a encore des moyens énormes et ne sent pas vraiment, comme on peut le sentir dans une ville comme Montréal, toutes les conséquences désastreuses de la récession que nous vivons.Et ça a évidemment un effet sur les politiques et les programmes, parce que le fonctionnarisme à Ottawa est extrêmement fort.» M.Castonguay a découvert à Ottawa que les ministres sont «énormément dépendants» des fonctionnaires et que la petite équipe politique qu’ils amènent avec eux dans leur ministère , chef de cabinet en tête, «a très peu de poids face aux sous-ministres et à tout le personnel des ministères.Si le ministre veut aller trop à l’encontre de ses fonctionnaires, ils ont bien des moyens de régler le problème.» Pendant ce temps, les citoyens ordinaires, qui «sont vraiment perplexes quant à l’avenir» et «sont préoccupés par des questions comme celles de l’emploi et de l’écono-Voir page 4 : Castonguay ministère, mentionne des cas d’ouvrages suggérés au programme de français, écrits par un conseiller pédagogique travaillant dans cette même commission scolaire, ou participant au comité de sélection chargé de faire des recommandations aux directeurs d’école quant aux ouvrages suggérés au programme.À titre d’exemple, M.David cite le cas d’une conseillère pédagogique responsable du comité de sélection des grammaires à la commission scolaire Sault-Saint-Louis, Mme Francine Noiseux, qui plaçait sur la liste des deux ouvrages recommandés aux directeurs d’écoles, en 1989, le Code 001, destiné aux élèves de 1ère secondaire, ouvrage à la rédaction duquel ladite conseillère avait participé.«L’auteur du Code 001, Yvon Bellemare, est conseiller pédagogique à la commission scolaires des Mille-Iles, ajoute M.David.Or, au début de son livre, M.Bellemare adresse des remerciements à Mme Francine Noiseux, ainsi Voir page 4 : Manuels Jean Dion de notre bureau d'Ottawa VENDREDI dernier, Germain Blanchard avait débarqué à Ottawa avec la foi qui soulève les montagnes et une pile de communiqués soulignant la victoire historique du peuple acadien.Il avait annoncé une conférence de presse pour 13h30.Trois heures plus tard, il prenait enfin la parole devant les journalistes, mais les communiqués sont demeurés dans sa valise et la foi, elle, a été sérieusement mise à l’épreuve.Tout l’après-midi durant, M.Blanchard, le président de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick, avait en effet vu trois députés indépendants faire une obstruction systématique et parvenir à empêcher l’adoption d’une motion Îjrévoyant la reconnaissance de ’égalité des deux communautés linguistiques de cette province.«On sablera le champagne une autre fois», a dit M.Blanchard, d’un ton de dépit qui pourrait servir à caractériser cette brève (20 jours) session parlementaire qui a pris Fin vendredi: on avait juré de ne parler que d’économie, tous les jours on n’a parlé que d’économie, on s’est entre-déchiré sur l’économie, et les travaux des Communes sont venus s’échouer dans la controverse sur-la Constitution.Ce dépit, le leader acadien n’était certainement pas le seul à le ressentir.A l’occasion de ce petit intermède post-référendaire et pré-électoral, il était légitime d’espérer que quelqu’un fasse preuve d’originalité, suggère de nouvelles pistes, propose des moyens concrets de relance d’une économie dans le marasme.Mais aux vieux maux n’est venu aucun nouveau remède.Le gouvernement, pas très persuasif, a tenté de démontrer que les choses vont mieux, que la récession est terminée (encore), qu’il fait ce qu’il peut dans les circonstances et qu’il le fait bien.L’opposition, de son côté, a fait la preuve malgré elle que les solutions de rechange à l’équipe en place ne sont guère reluisantes.La réalité, c’est que tout le monde à Ottawa paraît morose.Les conservateurs fatigués gèrent à la petite semaine, sans trop donner l’impression de savoir où ils s’en vont, conscients qu’il leur faut résoudre la quadrature du cercle: faire plus avec moins.Libéraux et néo-démocrates se plaignent de l’inertie du gouvernement, mais ne savent trop que répondre lorsque celui-ci leur renvoie la balle et demande à connaître leurs propres propositions.Néanmoins, si les perspectives ne sont pas plus réjouissantes qu’elles l’étaient il y a un mois, le Parlement a poursuivi sa routine et lancé plusieurs ballons qui feront l’objet de Voir page 4 : Dépit Un auteur dénonce les conflits d’intérêts dans le choix des manuels scolaires Des conseillers pédagogiques recommandent à leur employeur des grammaires et des manuels dont ils sont les auteurs * # on /ré a/ tJ!Û St-foie/f JSS-//22 4 / a y a / //// h/ûfiv/e //û ones/ SS/-777Û yloâçt/ât/ / / ffÛJ rhm//t t/e Ch mi// 46S-/99S f/ectroff/çve TOSHIBA VHS-HQ (M122) • Programmable • Télécommandé • Affichage des fondions à l'écran rég 2991 Moniteur stereo ,C-;i • Télécommande • Résolution 600 lignes • Fonctions affichées i l'écran • Sortie entrée audio/ridéo • Cibloséledeur intégré Était '99f \HSHQ HIFI STÉRÉO h
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