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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-02-20, Collections de BAnQ.

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Vol.LE DEVOIR L X XXIV - No 4 2 M O N T R É A L .LES S A M E D I LES ARTS Rien ne sert de trop rire.PAGE C-l MONTRÉAL Ville demande à Ottawa de payer ses taxes PAGE A-3 ?2 0 / DI M A N (' IIE 2 1 F É V II 1ER I 0 H » LIVRES Harlequin L’empire rose bonbon PAGE D-l ô C A HIERS- I .:i « S TPS + TVQ H L'ÉCONOMIE Greenspan appuie la PAGE B-1 PERSPECTIVES L’an 1 du NPD Le programme néo-démocrate repose sur une série de troublants actes de foi Chantal Hébert Dans un monde idéal, le NPD fédéral n’aurait pas eu besoin d’une analyse économique indépendante pour soutenir les alléchantes équations qu’il a soumises aux Canadiens cette semaine sous forme de son programme économique.Il aurait pu, à la place, montrer du doigt son laboratoire de l'Ontario pour faire la démonstration du succès de certaines de ses recettes.En réalité, évidemment, c’est tout le contraire qui se produit.Ces temps-ci, un Bob Rae pénitent multiplie les actes de contrition à saveur conservatrice.Le conseil des ministres y est au régime minceur tout comme les assistés sociaux.Les services publics de l’Ontario seront sous peu assortis de péages.Tout cela, en prévision du dépôt prochain d’un budget qui tracera à grands coups de crayon rouge l’état désastreux des finances publiques ontariennes.En attendant, Queen’s Park a mjs presque toutes ses thèses sur l’Etat-providence au rancart ou peut-être encore en a-t-il cédé une partie, à rabais, au grand frère fédéral.Car on a presque envie de dire qu’il suffisait d’y penser en lisant ce qui sera sans doute classé un jour comme «le budget de Tan 1» dans les archives du NPD.Ainsi, sous une administration néo-démocrate, tous les programmes sociaux sont préservés intacts, on leur ajoute même un programme national de garde d’enfants, tandis que la TPS disparaît sans laisser de traces.Le chômage, entre-temps, fond comme neige au soleil et l’Etat investit à coups de milliards dans l’entreprise sans que la dette des gouvernements ne s’alourdisse.Trop beau pour être vrai le programe néo-démocrate qu’a pourtant cautionné à coups de savants tableaux la firme INFORMETRICA ?Guère davantage sans doute que les prévisions budgétaires que produit chaque année le gouvernement conservateur à Ottawa pour montrer que la réduction du déficit et la prospérité attendent le contribuable au tournant de la prochaine augmentation des impôts ou encore de l’élection suivante.Rien n’empêche que le programme néo-démocrate repose sur une série de troublants actes de foi à commencer par celui que le Canada est une oasis dont le climat économique est complètement contrôlé par ses gouvernements.Pour se donner les coudées franches en matière de développement économique, le NPD promet ainsi de résilier le traité canado-américain de libre-échange et de ne pas signer T ALENA.Mais le parti d’Audrey McLaughlin ne soutient pas que le Canada puisse se passer complètement d’accords commerciaux.A la place, il mise sur les bons sentiments du principal partenaire du Canada qui aura l’amabilité non seulement d’accueillir sans broncher l'abrogation unilatérale de traités mais qui n’attendra qu’un appel d’Ottawa pour lui négocier des accords plus avantageux modelés sur le Pacte de l’automobile.Pour financer ses programmes sans accroître la dette, le NPD calcule également qu’au cours des six prochaines années, les taux d’intérêt auront la discrétion de se maintenir à leur bas niveau actuel ou encore mieux de diminuer davantage.C’est à ce seul prix que le trou laissé béant par l’élimination de la TPS, une opération qui serait complète au bout de cinq ans, sera à peu près comblé.Pourtant, à regarder la trajectoire en montagnes russes du loyer de l’argent depuis 15 ans, bien brave qui parierait son hypothèque sur les taux de Tan 2000.Pour s’assurer que les taux ne recommenceront pas à grimper, le NPD est disposé à laisser diminuer la valeur du dollar.Mais même si une dévaluation de la monnaie canadienne est susceptible de faire augmenter le prix des produits importés qui circulent au pays, le NPD ne crajnt pas de flambée inflationniste.A la queue des sondages d’un bout à l’autre du pays, le NPD a jugé que le risque de mettre son programme sur la place publique des mois avant une élection en valait la chandelle.Par la même occasion, il a également voulu déranger le Parti libéral de Jean Chrétien qui semble entendre se laisser porter au pouvoir par la vague anti-Mulroney plutôt que par le courant de politiques sérieuses.Mais ce qui dérange finalement le plus, c’est que le NPD, tout comme le Parti libéral d'ailleurs, semble convaincu que la meilleure façon d’utiliser l’énergie du Canada à l'aube du XXIe siècle, c’est à tenter de reculer l’horloge sur une décennie d’administration conservatrice plutôt qu’à regarder en avant.Comme si, en remettant les anciens meubles à leur place dans le salon, on ne s’apercevrait plus que le plafond menace de tomber.Le NDP semble convaincu que la meilleure solution pour i le Canada, c’est de tenter de reculer l’horloge.Les Actualités .A2 Amenda culturel.C10 Annonce* dusséesBlO Les Arts.Cl Avis public.H8 Économie.RI Éditorial.A10 INDE X Idées .Ail Livres .1)1 I* Monde .A7 Montreal Mots croisés.,B8 Politique ,.A5 Les Sports.,.B12 Météo Passages nuageux.Max.: -12 Détails en B10 "¦fwÜ PHOTO C’est un premier ministre presque exubérant qui a répondu aux questions de la presse hier après-midi.Finie la valse, il court! Frais comme «tout un bouquet de roses», Mulroney se dit prêt pour la bataille électorale Cote d’alerte à l’aviation civile Rien ne va plus dans le transport aérien.Air Canada a annoncé hier soir les pires résultats financiers de son histoire.L’action d’Ottawa devient urgente.GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Air Canada a annoncé hier les pires pertes de son histoire, Nationair se débat avec l’énergie du désespoir pour sauver sa peau et Canadien International brandit le spectre de sa disparition.L’aviation civile au pays a atteint un tel degré de décrépitude qu’il est urgent qu’Otta-wa annonce ses couleurs.«La restructuration de l’ensemble de l’industrie est inévitable, insiste Denis Couture, porte-parole d’Air Canada.In solution de Canadien, qui préconise un retour à la réglementation dans l’industrie, n’est qu’un cataplasme posé sur une jambe de bois.Le Canada ne peut assurer la survie de deux tnuisporteurs nationaux.Re-réglemen-ter l’industrie pour permettre à deux canards boiteux de survivre n’est qu’une façon de retarder l’inévitable, au risque d’aggraver le problème et d’échapper le contrôle de l’aviation civile au pays aux mains des Américains.» Air Canada souffre.Le plus grand transporteur au pays a annoncé, hier, les pires résultats financiers de son histoire, une perte de 454 millionsS (6,13$ par action) CHANTAL HÉBERT DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA S’il subsistait encore des doutes à savoir si Brian Mulroney mènera ses troupes en campagne électorale, peut-être même plus tôt que tard, ils ont été largement dissipés hier.Dans un premier temps, le premier ministre a profité d’un rare échange avec la presse parlementaire pour exprimer sa hâte d’affronter Jean Chrétien en campagne électorale.Se décrivant comme «frais comme un bouquet complet» ces temps-ci, Brian Mulroney a longuement insisté sur son désir de mettre les libéraux sur la sellette lors de la prochaine campagne.Ensuite, il a fixé la date la plus tardive possible, soit le 25 octobre prochain, pour tenir des élections partielles dans deux circonscriptions actuellement vacantes, celle de Shefford au Québec et celle de Malpèque à l'Ile-du-Prince-Edouard.Ce choix d’une date lointaine laisse prévoir que ces élections complémentaires n’auront jamais lieu et que le Canada tout entier ira aux urnes avant cette date.D’ailleurs, c’est un premier ministre presque exubé- rant qui a eu hier midi avec des journalistes son premier échange depuis le début-janvier.«Les affaires vont très bien, a-t-il lancé en expliquant que c’est la comparaison avec ses adversaires qui le réjouissait autant.Jusque-là, le premier ministre avait soigneusement évité tout contact direct avec la presse parlementaire, alimentant presque délibérément les rumeurs voulant qu’il soit en réflexion sur son propre avenir politique.Mais hier, Brian Mulroney faisait plutôt des détours pour montrer son empressement à faire campagne contre Jean Chrétien, laissant entendre que, sans égard à l’avance écrasante des libéraux dans la faveur populaire, il avait confiance de reprendre le dessus.«Je ne soupçonne M.Chrétien de strictement rien: pas de politiques, pas de prises de position, pas de principes politiques, rien, a-t-il lancé.Il va être obligé de s’expliquer.Ça fait son temps ces affaires-là, mais à la fin de la journée, les Canadiens et les Québécois vont exiger des réponses précises, pas des politiques farfelues.» L’échéancier choisi par M.Mulroney pour la tenue de partielles concorde avec les calculs d’un chef qui reste VOIR PAGE A-12 : MULRONEY VOIR PAGE A-12 : AVIATION Air Canada a annoncé hier des pertes de 454 millionsS poour l’année 1992.Cela s’ajoute aux 218 millions$ de déficit enregistrés l’année précédente.UÉtat au régime et bonjour les tarifs! Daniel Johnson est convaincu d’avoir l’appui du public MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le ministre Daniel Johnson sort de la consultation sur le financement des services publics convaincu d’avoir l’appui du peuple pour dégraisser l’Etat québécois et imposer, dans les secteurs non essentiels, diverses tarifications.• Il conclut que la population désire que l’État «maintienne sa générosité» envers les clientèles vulnérables, qu’il «remotive ses employés», mais qu'il «centre son action sur l’essentiel et le nécessaire, et que l’utile et le superflu soient largués».«Ce que j’ai découvert, c’est que si on pose des gestes préçis pour améliorer la performance de l’État et nous en tenir aux activités essentielles sans augmenter les impôts, les gens vont embarquer», a-t-il déclaré hier au cours d’un point de presse.L’opposition dénonce pour sa part la vision réductrice du gouvernement, lui reproche de négliger l’impact des finances fédérales sur les siennes et de balayer sous le tapis un peu vite l’examen souhaité par plusieurs organisations du régime fiscal qui engendre le marché noir.Les députés Pauline Marois, Jacques Léonard et Jean Filion accusent le gouvernement de ne proposer aux citoyens que de se «replier sur nous-mêmes, de gratter les fonds de tiroirs pour équilibrer la comptabilité», sans inviter le peuple, en retour de ces efforts, à relever un défi enlevant, ni faire miroiter un avenir meilleur.Des mémoires présentés à la Commission du budget et de l’administration, le président du Conseil du Trésor conclut que la «conscience des difficultés» financières de l'État est «profonde et répandue».E( en conséquence, «les gens ont constaté que l’État ne peut pas être partout».L’opposition dénonce le peu de vision et la politique de repli sur soi du gouvernement 11 comprend qu’on demande au gouvernement de commencer par «améliorer ce qu’on a», de «faire le ménage, de contrôler davantage, de remotiver nos employés, de déréglementer, de privatiser et d'alléger le poids de l’État».11 pense que la population est prête, une fois consenties ces améliorations, à être mise à contribution soit par la réduction de services, soit par la tarification, mais à la condition que deux principes soient respectés: ¦ «fixer des priorités qui remettent le moins possible en cause les programmes sociaux», dit-il; que les clientèles vulnérables, «on continue à s’en occuper de la façon la plus généreuse que nos moyens nous le permettent»; ¦ «s’assurer que, pour les contributions qu’on devra faire, tout le monde ait le sentiment d’avoir contribué».Aux yeux du ministre, «ce qui est implicite dans ce double souhait de maintenir la générosité et de faire une contribution, c’est que des frais à l’usager soient envisagés pour que les services publics soient consommés de façon plus rationnelle», dit-il.Il précise que dans les «activités vitales», comme les services de santé, ces tarifs peuvent être davantage de Tordre du «signal», relever de la VOIR PAGE A-12 : L’ÉTAT k Daniel Johnson passant devant des manifestants syndicaux, au mois d’avril dernier.Le peuple est d’accord, selon lui, pour dégraisser l’État mais qu’en disent les premiers intéressés?PHOTO ARCHIVES A 2 L K DEVOIR.I.E S S A M E I) 2 0 / 1) I M A X C HE 2 1 F É V R 1ER I !l !» A FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES AU QUÉBEC IL Y A15PARTIS^ POLIWUESEUI REGLE.Le Directeur général des élections du Québec a pour fonction de veiller à l’application de la Loi électorale.Il fait connaître par la présente la liste des partis politiques autorisés en date du 18 février 1993.PARTI POLITIQUE CHEF REPRÉSENTANTE OU REPRÉSENTANT OFFICIEL m MOUVEMENT SOCIALISTE Germain Gauvin Christiane Sibillotte ¦ NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC Lucie Jobin John Penner ¦ PARTI CITRON/ LEMON PARTY Denis Patenaude Chantal Loriston m PARTI COMMUNISTE DU QUÉBEC Ginette Gauthier Jacques Hardy ¦ PARTI CRÉDIT SOCIAL UNI (QUÉBEC)/ UNITED SOCIAL CREDIT Jean-Paul Poulin Lise Poulin U PARTI DES TRAVAILLEURS DU QUÉBEC Gérard Lachance Gilles Bourque ¦ PARTI ÉGALITÉ/ EQUALITY PARTY Robert M.Libman Paul Garber ¦ PARTI L’ÉTOILE D’OR SOCIAL DÉMOCRATIQUE Normand Perron Yvan Linteau ¦ PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC/ QUÉBEC LIBERAL PARTY Robert Bourassa Nathalie Bernier ¦ PARTI MARXISTE-LÉNINISTE DU QUÉBEC Christiane Robidoux Serge Lafortune ¦ PARTI POPULAIRE DU QUÉBEC/ POPULAR PARTY OF QUÉBEC Léonce Boulanger Cora Boulanger U PARTI POUR LA RÉPUBLIQUE DU CANADA (QUÉBEC)/ PARTY FOR THE COMMONWEALTH OF CANADA (QUÉBEC) Gilles Gervais Claude Brosseau U PARTI QUÉBÉCOIS Jacques Parizeau Rita Dionne-Marsolais ¦ PARTI VERT DU QUÉBEC Jean Ouimet Pierre P.Quesnel ¦ RENAISSANCE Raymond Martin Martin Lamontagne ET IL Y A SES REGLES A SUIVRE: Voici les principales règles applicables aux contributions.Selon la Loi électorale, seul un électeur peut verser, à même ses propres biens, une contribution à des fins politiques.Les personnes morales, comme les compagnies, les corporations et les syndicats, ne peuvent en aucun temps contribuer aux caisses des partis ou des candidats.Chaque fois que vous faites un don en argent, que vous rendez des services ou fournissez des biens à titre gratuit à un parti, une association de comté ou un candidat, vous faites une contribution.Il existe cependant des exceptions qui sont prévues dans la loi.Le représentant officiel ou la personne qu’il désigne à cette fin sont les seules personnes qui peuvent recueillir vos contributions.Elles ont l’obligation de vous délivrer un reçu pour toute contribution.Vous pouvez déduire de votre impôt autrement payable à Revenu Québec une somme égale à 50% de vos premiers 280 $ de contribution.Au cours d’une même année, vous ne pouvez verser plus de 3 000 S à chacun des partis ou candidats indépendants.Vous pouvez verser votre contribution en argent comptant si le montant est de 200 $ ou moins.Vous devez faire un chèque pour une somme de plus de 200 S.Pour plus d'information, vous pouvez communiquer avec: Le Centre de renseignements Directeur général des élections du Québec Édifice René-Lévesque 3460, rue de La Pérade Sainte-Foy (Québec) G1X3Y5 ou composer pour la région de Québec: 528-0422 à l’extérieur de Québec (sans frais) : 1 -800-461 -0422 LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Piern-F Côté, C.R LES ACTUALITES ENVIRONNEMENT Pourquoi ne pas taxer les nuisances écologiques?Des groupes environnementaux croient que l'on pourrait ainsi abolir la TVQ sur plusieurs produits NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Des groupes de défense de l’environnement proposent l’instauration d’une nouvelle taxe sur les nuisances écologiques (TNE), qui permettrait d’abolir l’actuelle taxe de vente sur bon nombre de produits non nuisibles à l’environnement.Dans un mémoire présenté cette semaine devant la commission parlementaire sur le financement des services publics, l’Union québécoise pour la conservation de la faune (UQCF) et le Groupe de recherche appliquée en macroécologie (GRAME) ont mis de l’avant un projet de réforme en profondeur de la fiscalité québécoise.Les porte-parole étaient Yves Guérard, pour le GRAME, et Christian Simard, pour l’Union.La taxe sur les nuisances écologiques pourrait par exemple se traduire par des taxes additionnelles sur l’essence, des frais d’immatriculation proportionnels au rendement énergétique des véhicules ou une taxe de 1,00$ par jour sur les espaces de stationnement.Toutes ces mesures ont plusieurs effets sur l’utilisation des véhicules personnels qui est réduite en faveur du transport en commun.Les groupes écologistes signalent qu’on réduit ainsi de beaucoup les émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère.Il y a 37 pour cent des émissions au Québec attribuables au transport, contre 31 pour cent en Ontario, 28 pour cent au Canada et 24 pour cent aux Etats-Unis.De plus, la mesure vise à combattre l’étalement urbain puisque les gens préfèrent alors habiter les centres-villes plutôt que de s’installer dans des banlieues éloignées.Les écologistes soutiennent qu’il y a nécessité de s’attaquer à ‘la trilogie du gaspillage: auto-bungalow-ban-lieue’.Le document des deux groupes signale que le coût élevé de la dispersion urbaine peut facilement être calculé au niveau du transport scolaire.Une famille montréalaise avec deux enfants d’âge scolaire coûtait en 1986 la somme de 130$ en transport scolaire.Mais si cette famille déménageait à Repentigny (banlieue est de Montréal), le coût grimpait à 600$.On signale aussi une étude austra- lienne selon laquelle une famille installée en banlieue de Melbourne coûte 35000$ de plus en infrastructures publiques que si elle s’était installée en ville.Parmi les autres suggestions mises de l’avant par l’Union québécoise pour la conservation de la fau: ne et le GRAME, on note une taxe de 3 pour cent sur les pesticides, dont le produit financerait des méthodes alternatives de lutte phytosanitaire.On propose aussi que les sites d’enfouissement et les incinérateurs soient obligés d’intégrer dans leurs prix les coûts de réhabilitation.Des taxes élevées sur les carburants peuvent avoir des impacts sur la compétitivité internationale d’un pays, reconnaissent les écologistes! ‘Mais jamais la communauté internationale n’a été si favorable à cette mesure’, signalent-ils en faisant la liste des pays qui l’envisagent ou l’ont mis en pratique: Allemagne, Suisse, Scandinavie.Ces taxes doivent être progessives - pour permettre l’adaptation de ceux qu’elles frappent -, planifiées à long terme, ordonnées, et publicisées longtemps d’avance.ÉDUCATION La CS du Goéland y va fort pour la formation en industrie ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE A la commission scolaire du Goéland, du côté de Brassard et La-Prairie, où quelque 700 personnes reçoivent à temps plein ou partiel de la formation professionelle, on multiplie les missions à l’étranger pour en savoir plus long sur la formation en industrie.Le dernier déplacement s’est fait en décembre dernier.Une délégation comprenant cinq personnes de cette commission scolaire s’est rendue en Allemagne pour visiter des entreprises du secteur de l’automobile où se fait de la formation professionnelle.Il y a un an, la commission scolaire du Goéland a soumis au gouvernement québécois un projet d’école de l’automobile prônant que la formation se fasse majoritairement en entreprise.Pour ce voyage de deux semaines, le directeur du service de la formation professionnelle, Jean-Robert Ethier, y était accompagné non seulement de son adjoint André Jalbert mais également du directeur général de la commission scolaire Normand Lapointe, du président du conseil des commissaires Gilles Daoust et de Jacques Perreault président de l’exécutif.Ira voyage a fait l’objet d’une résolution du conseil des commissaires, tel que requis, a expliqué M.Ethier.Ce dernier n’a cependant pas voulu dévoiler le montant des dépenses encourues.Deux membres de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) étaient du voyage, soit la présidente Diane Drouin et le responsable de la formation professionnelle Berthier Dolbec.Selon les informations recueillies auprès de la fédération, la commission scolaire du Goéland a défrayé l’ensemble des dépenses de Mme Drouin et de M.Dolbec pour le transport, l’hébergement et le service d’interprètes, soit 8000$ pour les deux.Ce montant devrait être facturé à la fédération, selon un porte-parole de la Fédération.Son service de la comptabilité n’avait encore rien reçu, hier, toutefois.Interrogé sur l’ampleur de la délégation provenant de la cçmmission scolaire du Goéland, M.Ethier a expliqué hier qu’il voulait ‘sortir des sentiers battus pour rechercher une formation professionnelle de qualité.«Je l’ai d’abord fait avec les professeurs spécialisés dans le domaine.Ensuite, j’ai décidé d’associer le corps politique de ma commission scolaire à une démarche totalement différente de ce qu’on a vécu dans les 100, dernières années.» M.Ethier a voulu la présence de la FCSQ ‘pour commencer à faire réfléchir l’ensemble des commissions scolaires au Québec sur le fait qu’on ne se fait pas du bien en voulant sauver à tout prix un système de formation professionnelle non adapté.«Mon objectif était d’ouvir les mentalités, les orientations et les horizons de la Fédération des commissions scoaires du Québec», a-t-il soutenu.Cette mission en Allemagne ne constituait pas le premier déplacement à l’étranger pour l’équipe de la formation professionnelle de la com- mission scolaire du Goéland.Le mois précèdent, en novembre 1992, MM.Ethier et Jalbert s’étaient rendus en Afrique centrale, au Cameroun plus précisément.Une entreprise financière qui a olé tenu un contrat là-bas de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) souhaitait profiter de l'expertise en formation professionelle dans l’entreprise, telle que développée à la commission scolaire du Goéland, pour assure» la formation de travailleurs darts une fabrique de peinture, notant ment.«Çe projet s’autofinance», a dit M.Ethier.En octobre 1992, deux membres du personnel de M.Ethier s’étaient rendus à Vancouver pour participer à une rencontre organisée par l’Association canadienne de la formation professionejle.En 1991, MM.Ethier et Jalbert ainsi qu’un professeur sont allés à Hong Kong; à une rencontre internationale où des représentants de plusieurs pays exposaient la démarche retenue en formation professionnelle en relation avec les entreprises.De leur côté, des .fonctionnaires du ministère de l’Education ont participé à une mission organisée par l’Association des cadres des collègues, en juin dernier, en Belgique, en Allemagne et en France pour vérifier la place donnée dans ces pays aux entreprises dans la formation professionnelle.Il y a un an et demi, se tenait à Montréal un symposium Allemagne-Québec, toujours sur la formation professionnelle.TRAVAIL La FTQ réclame le maintien de la loi sur les décrets LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Craignant que le gouvernement ne cède aux pressions en vue d’abolir les décrets de convention collective, la FTQ insiste pour qu’ils soient maintenus.Ces 33 décrets tiennent lieu de conventions collectives pour 146 000 ouvriers oeuvrant dans des industries et services comme le vêtement, le meuble, le cuir, la coiffure, la fenestration, l’entretien ménager et les agences de sécurité.Un comité interministériel a été constitué, ces derniers mois, dans le but d’examiner la Loi sur les décrets.Trois avenues sont considérées: l’abolition de la loi, son maintien ou son adaptation.Ce comité vient tout juste de produire un document de réflexion qu’il vient d’adresser aux intéressés.Ceux-ci sont invités à y répondre d’ici le 12 mars, pour éventuellement participer à des audiences, en avril, à Québec et Montréal.Le secrétaire général de la FTQ, M.Clément Godbout, exige le maintien de ces décrets, malgré les pressions de certains em- ployeurs qui veulent les voir abolir.Dans une lettre qu’il a fait parvenir au comité interministériel, M.Godbout réitère toute l’importance que la FTQ accorde à la sauvegarde de cette loi sur les décrets, qui protège des bas salariés et leur accorde un minimum de protection.«La FTQ n’acceptera jamais l’abolition de la loi.» Souvent, dans ces secteurs, la main-d’oeuvre est majoritairement féminine, sous-payée et composée de représentants des communautés culturelles.Les travailleurs sont souvent plus âgés et moins scolarisés que la moyenne.Dans le secteur du cuir, la rémunération horaire moyenne était de 8,29$ en juillet 1992; dans l'habillement: 9,34$; dans le meuble: 10,27$.La FTQ craint que si ces travailleurs ne sont plus protégés par les décrets, ils se retrouveront au salaire minimum.La concurrence effrénée qui sévit entre les milliers de petits employeurs les oblige à soumissionner à des prix très bas pour décrocher les sous-contrats, et ce seront les ouvriers qui écoperont, craint la FTQ.«Nous sommes profondément convaincus que l’abolition des dé- crets consacrerait le triomphe de la loi de la jungle et que les conditions de travail feraient les frais d’une concurrence déloyale», écrit le secrétaire général de la FTQ dans sa lettre au sous-ministre adjoint du Travail, qui préside le comité interministériel.M.Godbout souligne que plusieurs souhaiteraient même des améliorations à la loi, des amendements qui rendraient la loi plus opérante, plus efficace et moins lourde au point de vue administratif.Les employeurs, eux, font va; loir en leur faveur des arguments comme le contexte de libre-échange avec le Mexique, de même que la nécessité de demeurer compétitifs pour décrocher les sous-contrats.Ils soutiennent aussi que la Irai sur les normes minimales de travail prévoit déjà une protection pour les ouvriers.Ira FTQ réplique que le régime des décrets «n’a pas éliminé la concurrence, mais l’a civilisée» et a permis de maintenir des conditions de travail décentes.i, Le régime des décrets dé conventions collectives date de 1934 et n'a jamais été modifié. LE DEVOIR.LES SAMEDI 20 D 1 M A X C II E 2 l F É V R 1ER I !» !» 3 A :t MONTREAL Montréal prie Ottawa de payer ses taxes La Ville craint que le gel des tenants lieux de taxes déstabilise son budget 1993 MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — La Ville de Montréal demande au gouvernement fédéral de payer ses taxes afin de ne pas déstabiliser son budget 1993.«La Ville de Montréal demande au gouvernement fédéral de ne pas déstabiliser un exercice budgétaire municipal et de reconnaître l’intégrité du budget 1993», précise une lettre du comité exécutif aux ministres et à tous les députés de la région métropolitaine.Montréal rappelle aux élus fédéraux que, conformément à sa charte, le budget de l’année en cours a été adopté en novembre 1992.La quote-part due par le fédéral à Montréal est passée de 8 à 13 millions$ de 1992 à 1993.Le gel des tenants lieux de taxes décrété le 2 décembre dernier par le ministre des Finances, Don Ma-zankowski, soustrait donc 5 millionsS au budget actuel de la métropole.L’administration du maire Jean Doré souligne aussi que «le gouvernement fédéral n’a jamais accepté de payer la taxe d’affaires à Montréal alors qu’il y consentait dans les faits pour toutes les municipalités canadiennes ayant déjà intégré leur taxe d’affaires à une surtaxe sur le non résidentiel».Montréal demande également au gouvernement fédéral «de faire preuve d’équité et de justice dans l’administration de son programme de subventions aux municipalités par un traitement cohérent des factures de surtaxe sur le non résidentiel que lui soumettent les municipalités canadiennes".La Fédération canadienne des municipalités (FCM) a récemment dénoncé la décision du gouvernement fédéral de geler les tenants lieux de taxes au niveau de 1992.Le premier ministre Brian Mulroney a indiqué hier aux Communes que son gouvernement apporterait des précisions dans ce dossier au cours des prochains jours.Par ailleurs, la FCM proposera bientôt une nouvelle méthode de taxation des édifices fédéraux dans le but de dégeler les fonds traditionnellement versés par le fédéral aux administrations municipales, a indiqué un porte-parole de la fédération.Ce comité, formé de fonctionnaires fédéraux et municipaux, tentera d'établir un point d’équilibre entre les modes de taxation commercial et résidentiel.Un taux médian serait ensuite applicable aux édifices gouvernementaux et ceux qui sont la propriété d’agences gouvernementales.Ce comité sera créé d’ici quelques jours, a précisé M.Daniel McGregor, analyste principal à la FCM.«Ce comité doit explorer comment on pourrait lever le gel sur les tenants de taxes que le gouvernement fédéral paie aux Villes depuis 1949», a déclaré M.McGregor à la Presse canadienne.Le gel des taxes payables par le fédéral aux villes du Canada représente des des pertes totales de 80 millionsS pour les administrations municipales au cours des années 1993 et 1994, estime la FCM.«Au cours des deux dernières années, les subventions en remplacement de taxes ont augmenté de 30%; nous ne pouvons certainement pas soutenir ce rythme alors que nous essayons d’endiguer les dépenses gouvernementales sur tous les plans», a répliqué aux Communes le ministre des Finances, Don Mazan-kowski.Depuis 1987, a-t-il rappelé, les tenants lieux de taxes du fédéral versés aux municipalités sont passés de 215 millions$ à 424 millionsS.«Les paiements de transfert sont gelés à 424 millionsS», a-t-il tranché.11 appuie toutefois la révision du système de taxation des édifices fédéraux proposée par la FCM.Les édifices appartenent au gouvernement fédéral et aux sociétés de la Couronne sont considérés comme des édifices commerciaux et tombent sous le coup d’une taxation plus élevée, explique M.McGregor.«C’est l’une des causes de l’augmentation importante des taxes fédérales et du gel ordonné par le gouvernement», dit-il.¦v; t p *•¦«¦> V 1' * i M* T- 'ttL- Deux millions du fédéral pour l’est de Montréal PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Le gouvernement fédéral a annoncé hier des investissements de près de 2 millions$ dans l’est de Montréal.Dans le cadre du Programme de relance industrielle pour l’est de Montréal (PRIEM), Ottawa versera 1 839 406$ à huit entreprises de la circonscription d’Anjou-Rivière-dés-Prairies.Ces contributions fédérales permettront de créer 87 emplois dans ce secteur de Montréal particulièrement affecté par la récession.La réalisation de ces projets entraînera des investissements de plus de 7 millions$.Le ministre responsable de la région de Montréal et député d’Anjou-Riviè-re-des-Prai-ries, Jean Cor-beil, a soutenu hier que le programme fédéral de re- Jean Corbeil !ar}ce indus- trielle avait per-riiis de créer ou maintenir 4300 emplois dans l’est de Montréal.Le programme du Bureau fédéral de développement régional prévoit des investissements de 42 millionsS en quatre ans.La principale subvention ira à une entreprise spécialisée dans la fabrication d’instruments médicaux.Aes-clepios endoscopie chirurgicale recevra 653 000$ pour mettre sur pied un établissement où seront fabriqués des instruments servant à la chirurgie laparoscopique ou endoscopique.Le projet permettra la création de 20 nouveaux emplois.Pour sa part, une nouvelle entreprise vouée à fabrication de brosses et de balais, Nurolex Inc., a reçu 560 000$ d’Ottawa.Le projet créera 30 emplois.Le gouvernement fédéral estime que cette nouvelle production comblera en partie les besoins du marché canadien.Jusqu’à ce jour, les balais et brosses vendus au Canada provenaient surtout du Mexique, de l’Italie et du Brésil.PHOTO JACQUES NADEAU Gérald Dauphinais connaît bien le marché Atwater.Sa famille y vend des denrées depuis trois générations.Le marché des marchés n'est pas encore conclu PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Les carottes ne sont pas tout à fait cuites.La Ville de Montréal n’a pas encore cédé la gestion de ses marchés publics à l’Union des producteurs agricoles (UPA), même si les pourparlers en ce sens progressent.«La Ville négocie avec la l’UPA depuis un bon moment, mais il n’y a rien de conclu», a dit hier Mme Jocelyne-Ann Campbell, porte-parole de l’administration municipale.Montréal entend céder la gestion des marchés Jean-Talon, Atwater, Saint-Jacques et Maisonneuve à une coopérative de marchands et producteurs formée par l’UPA.Le principal négociateur de l'UPA, M.Jean-Guy Brais, déplore la lenteur des pourparlers avec la Ville.«Nous devions avoir des séances de négociations mercredi et hier.Mais elles ont été reportées.Les fonctionnaires avaient autre chose à faire», a dit M.Brais.Les négociations entre la Ville et l’UPA ont débuté il y a plus de deux ans.Elles ont été entreprises sous la direction de l’ex-président de la Commission d'initiative et de développement économique de Montréal (CIDEM), M.Pierre Ypperciel.Montréal restera propriétaire des marchés.Les producteurs les loueront.« Nous souhaitons un bail de 20 ans», a précisé M.Brais.Les marchés publics de Montréal enregistrent un volume d’affaires annuel de 50 millions$.«La marge de profit demeure toutefois très mince, soit 1,496», ajoute le négociateur de l’UPA.Jeudi, le conseiller indépendant du district Saint-Edouard, M.Pierre Goyer, avait contesté la décision de la Ville de Montréal.M.Goyer aurait souhaité que les corporations locales de développement économique soient impliquées dans l'affaire.Il craignait de voir une nouvelle bureaucratie remplacer l’ancienne.Les propos du conseiller ont piqué le négociateur de l’UPA.«M.Goyer comprend mal le dossier.L’UPA ne sera que le vecteur.Les boutiquiers indépendants du Marché Atwater et les revendeurs du Marché Jean-Talon feront partie de notre coopérative», a dit M.Brais.Pour les consommateurs, le transfert de la gestion des marchés à l’UPA ne changera presque rien.Les futurs locataires promettent toutefois quelques améliorations.Ils entendent apporter des améliorations au chapitre du stationnement.Ils promettent également d’améliorer la surveillance et l’inspection.Montréal veut revoir son système d’évaluation foncière RÉCITAL DE GALA ÉVÉNEMENT UNIQUE ! SOYEZ-Y ! PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Le président de la Commission de l’administration et des finances de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), M.Michel Lemay, estime que le système d’évaluation foncière n’est «ni stupide, ni cauchemardesque, bien que le cadre légal dans lequel il prend place crée un terrain hautement fertile à l’industrie de la contestation».Dans une entrevue au quotidien The Gazette, le maire Jean Doré avait déclaré cette semaine que le système actuel d’évaluation, de par le nombre de contestations qu'il engendre, est «stupide» et qu'il s’avère un «cauchemar».Le président de la CUM, M.Michel Hamelin, s’est montré ouvert à des améliorations.«L’important, c’est que nous ayons un système équitable.Je crois que nous possédons le meilleur des systèmes imparfaits.Nous sommes quand même ouverts à des améliorations».Le Bureau de révision de l’évaluation foncière a reçu en 1992 plus de 57 728 plaintes.De ce nombre, 41 169 provenaient de la Communauté urbaine de Montréal.Le nombre croissant de contestations paralyse la machine administrative.De sorte que le traitement des plaintes nécessite plusieurs mois, voire des années.Entre 50 et 60% des propriétaires qui contestent voient l’évaluation de leurs immeubles baisser.Le maire Doré s’est dit irrité de voir la Ville payer les intérêts.Rien qu'en frais d’avocats pour défendre son rôle, la CUM dépense pour sa part entre 1,5 et 1,75 million$ par année.Sur le territoire de la CUM, l'évaluation foncière des immeubles est établie selon la valeur du marché.L’année 1993 est la deuxième année d'un rôle foncier triennal.Le maire Jean Doré a laissé entendre cette semaine que Montréal et la CUM cherchaient à instaurer un nouveau système d’évaluation.Peut-être pourrait-il s’agir d'un système tenant compte du taux d’inflation, a-t-il dit.«Nous faisons le tour des modèles en vigueur dans les autres pays et dans les autres villes», a dit hier M.Michel Lemay.Si tout va bien, des audiences publiques sur la réforme du système d’évaluation foncière [jouiraient avoir lieu dès ce printemps.Entre-temps, la fiscalité montréalaise continue de déclencher les passions.Hier, le président de l’Association des propriétaires de bâtiments commerciaux, M.Peter Sergakis, a exigé la tenue d’audiences publiques sur l'imposition de la nouvelle surtaxe sur les immeubles non résidentiels.Ivo Pogorelich, pianiste Lundi 22 mars 1993 à 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts Evénement bénéfice présenté par le Festival international de piano de Montréal et l'Association québécoise de l'Epilepsie sous la présidence d'honneur de M.André Bérard, président du conseil et chef de la direction de la Banque Nationale du Canada Billets de gala : 125 $ avec reçu de 100 $ pour usage fiscal en vente au F.I.P.M.: (514) 866-2662 et à l'A.Q.E.: (514) 342-6877 Autres billets : 15 $, 25 $ et 40 $ (taxes en sus) en vente aux guichets de la Place des Arts (514) 842-2112 Au programme : D.Scarlatti : Douze sonates Brahms : Capriccio, opus 76 no 1 ; Intermezzo, opus 118 no 2 Liszt : Sonate en si mineur AnOOATKM OU4IICCW» i Festival international de piano de Montréal Au génie d’hier., à la virtuosité d’aujourd’hui à la promesse de demain cfb Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Résrvations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1,25 S ( r laxos) sur tout billot do plus de 10S.Où est Jean Lapierre?Le président des cols bleus de Montréal a mystérieusement disparu LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Le président du syndicat des cols bleus de Montréal, M.Jean Lapierre, ne répond plus.Après la publication hier par un quotidien de Montréal d’une directive interne à ses membres, le chef syndical a mystérieusement disparu.Selon Le Journal de Montréal, le président du local 301 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) aurait invité ses membres à «s’asseoir sur le statu quo de (la) convention actuelle», à «dépister tout comité de productivité ou de qualité ou encore de relations de travail», et à mettre fin à «toute collaboration pouvant entraîner économies ou gains» pour la Ville de Montréal.La divulgation de cette directive émise au début du mois en a laissé plus d’un pantois.Hier, le bureau de M.Lapierre ignorait où se trouvait le chef négociateur; son téléphone cellulaire demeurait même muet.On se souviendra qu’à la mi-décembre, la Ville de Montréal avait proposé à ses 13 000 employés, dont ses 4060 cols bleus, l’établissement d’un nouveau contrat social à l’occasion du renouvellement des conventions collectives.La Ville souhaitait revoir les règles de gestion de la main-d’oeuvre et de l’organisation du travail, remettre en question certaines d’entre elles, rechercher l’efficacité des services à moindre coût et assouplir certains articles des conventions collectives.En échange, la Ville s’engageait à maintenir la sécurité d’emploi des employés permanents, à favoriser la formation et la promotion de son personnel, à créer des comités bipartites sur la productivité et à aménager le temps de travail en tentant de concilier les besoins des employés et ceux de la population.Bien que la Ville n’ait pas formellement déposé ses offres, la présidente du comité exécutif de Montréal, Mme Léa Cousineau, avait clairement indiqué qu’il ne fallait pas s’attendre à une augmentation salariale en 1993.Hier, le chef négociateur de la Ville, M.Michel Brousseau, a «déploré» la directive syndicale.«Elle ne reflète pas le climat à la table de négociation lors de notre rencontre d’hier (jeudi)», a-t-il ajouté.Lors de la dernière ronde de négociations, en 1991,les négociateurs syndicaux ont obtenu la réduction de la semaine de travail de 40 à 37,5 heures sans diminution de salaires.Toutefois, le syndicat avait donné son accord à la création d’un comité conjoint sur la productivité qui fut présidé par le professeur Michel Grant, du département des sciences administratives de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Au début de décembre, constatant l’impasse des discussions, le professeur Grant a déposé un rapport personnel proposant notamment, la semaine de 37,5 heures, mais répartie sur quatre jours, avec des exceptions pour les salariés affectés au déneigement et les semaines avec des congés fériés.Selon M.Michel Brousseau, la directive syndicale contrevient à l’esprit de la dernière convention.Menace de grève à l'Opéra Les solistes et choristes de l’Opéra de Montréal menacent de faire la grève et ainsi de paralyser le prochain spectacle de l'Opéra, dont la première doit avoir lieu le 27, dans une semaine.Il s’agit de Luciade Lamermoor.Les artistes affiliés à l’Union des artistes ont voté jeudi en faveur de la grève dans une proportion de 96%.Après une année de négociation, ils ont perdu espoir d’en arriver à un règlement rapide.Les salaires font problème ainsi que certaines contraintes imposées aux nouveaux solistes et choristes, forcés de renoncer à des privilèges obtenus avant leur arrivée à l’Opéra.Les syndiqués estiment que le directeur général de l’Opéra de Montréal, M.Bernard Uzan, manifeste un «manque de respect» qui les exaspère.Avis public Ville de Montréal Commission permanente de l'environnement et des travaux publics Le mardi 23 février 1993 à 9 h 30 Salle du Conseil, 275 rue Notre-Dame Est THÈME : Délibérations et adoption des recommandations sur les initiatives environnementales effectuées dans le cadre des achats municipaux.La documentation relative à ce projet est disponible à la Division des commissions et comités du Conseil, 85, rue Notre-Dane Est, Bureau Ft-200, au numéro 872-6820.Les personnes désirant participer aux audiences publiques peuvent s'inscrire en se présentant 30 minutes avant le début de cette assemblée.Hôtel de Ville Montréal, le 2 février 1993 Léon Laberge Greffier de la Ville L K I) E V OIK.I.E S S A M EDI 2 0 I) I M A X CHE 21 FEVRIER 19 9 3 A 4 * LES AC HALITE'S * Les vins d’appellation dans les dépanneurs mais à condition d'être embouteillés ici MICHELVENNE DE NOTRE BUREAU DE Q U E B E C Si le gouvernement du Québec est tenté d’autoriser la vente de vins d’appellation contrôlée dans les dépanneurs, qu’il le fasse, mais à condition d’exiger que ces vins aient été embouteillés au Québec.C’est la solution intermédiaire que suggère l’un des plus importants négociants privés québécois, M.Jean-Denis Côté, du groupe Paul-Masson.Selon M.Côté, cette solution plaira aux petits détaillants, qui réclament la possibilité d’élargir la gamme des vins disponibles dans leurs commerces, sans nuire à l'industrie vinicole d’ici et ses 4000 emplois directs et indirects.C’est ainsi que réagit M.Côté à la nouvelle publiée par LE DEVOIR mercredi selon laquelle, sous l’impulsion de députés libéraux suite à une demande déposée par l’Associa- tion des détaillants en alimentation, le ministre de l’Industrie et du Commerce réfléchit à l’opportunité d’autoriser la vente de vin embouteillé à l’étranger à l’épicerie.Les négociants québécois (ce qui inclut la SAQ) sont les seuls, en vertu d’une exception au GA'IT, à pouvoir vendre des vins à l’épicerie.Ils doivent toutefois se limiter aux vins de table.Pourtant, ces négociants importent et vendent dans les succursales de la SAQ des vins d’appellation contrôlée, des vins de cépage et des vins de pays.M.Côté recommande de modifier le règlement pour que non seulement les vins de table, mais ceux d’autres catégories, puissent aussi être vendus au dépanneur, à condition de préserver ce privilège poulies vins embouteillés au Québec et commercialisés sous une marque québécoise.Quelque 70% du prix d’une bou- teille de vin correspond à la valeur ajoutée québécoise, explique le président du groupe Paul-Masson, qui commercialise une centaine de marques.C’est-à-dire que 70% du prix payé reste dims les poches de Québécois.Si on autorise la vente au dépanneur et à l’épicerie (où s’écoule 40% du vin vendu au Québec) de vins embouteillés à l’étranger, une bonne partie de ce pécule s’envole vers les pays d’origine de ces vins.Ixi solution de M.Côté se heurte toutefois aux exigences du GATT, l’accord qui régit le commerce international.En vertu du GATT, les produits importés doivent être traités sur le même pied.Mais trois provinces canadiennes, dont le Québec, ont obtenu une clause grand-père qui reconnaît comme un droit acquis celui de vendre des vins embouteillés ici au dépanneur, même si ce privilège n’est pas étendu aux vins embou- teillés ailleurs.Cette clause est interprétée de manière restrictive.On pense à Québec que l’exception n’est valable que tant que les règles du jeu, la réglementation, ne changent pas.Or, pour mettre de l’avant la solution de M.Côté, il faut modifier le règlement en vigueur.Il y a un risque que des pays étrangers contestent alors la légitimité de l’exception dont bénéficient les négociants québécois.Qu’ils portent plainte et, s’ils ont gain de cause, obtiennent le droit de vendre du vin embouteillé chez eux dans nos dépanneurs.Ce qui reviendrait à la situation que M.Côté veut éviter.Ce dernier pense toutefois que le risque est calculé.Il estime en effet que les négociants étrangers, qui sont aussi ses fournisseurs, auraient peu d’intérêt à s’aventurer dans un tel processus de contestation.En outre, dit-il, ceux qui contestent n’ont qu’une chance sur deux de gagner.Les radiations ionisantes inquiètent L» UIS-GILLES ERANCOEUR LE DEVOIR Trop d’indices pointent en direction d’un lien entre les champs électriques et magnétiques pour qu’Hydro-Québec n’amorce pas, dès maintenant, un programme de construction de ses lignes de transport et de distribution loin des habitations humaines.D’autre part, Québec doit absolument se doter d’une expertise scientifique indépendante d'Hydro-Qué-bec pour se faire conseiller sur la marche à suivre dans ce dossier pour, notamment, déterminer le contenu d’une loi-cadre sur les radiations ionisantes.Telles sont les deux recommandations centrales du mémoire du Mouvement contre la pollution électro-Inagnétique qui sera présenté au cours des prochaines semaines devant la commission parlementaire de l’économie et du travail.Cette commission est chargée d’examiner le plan de développement d'Hydro-Québec et, notamment, ses nouvelles propositions tarifaires.Selon la porte-parole de cet organisme, Mme Monique Deslauriers, •«l’effet des basses fréquences de 50-60 Hertz sur les organismes vivants constitue l'une des principales incertitudes concernant le développement futur d’Hydro-Québec.» : Pour le Mouvement contre la pollution électromagnétique, une des fa-bettes du problème tient au fait •qu’«En dehors des études que finance Hydro-Québèc ou Hydro-Ontario, il n’existe presque pas de recherche au pays.Ces sociétés canalisent donc l’essentiel de l’information disponible vers le public.» L’inertie des corps publics, québécois et canadiens, et celle des médias d’information apparaît d’autant plus inacceptable a c,e mouvement qu'en Europe et aux Etats-Unis, des PHOTO ARCHIVES Le Mouvement contre la pollution électromagnétique croit que Hydro-Québec devrait se pencher plus sérieusement sur le danger des radiations ionisantes.chercheurs ont découvert de nouveaux liens entre certains types de cancers et les radiations ionisantes.Et les gouvernements de plusieurs pays ont commencé à adopter des lois pour amorcer le contrôle de la situation.Une étude publiée le 30 septembre 1992 par l’Institut de médecine environnementale de Karolinska, à Stockholm, a indiqué que sur un échantillon d’un demi-million de personnes vivant a proximité de lignes à haute tension, on avait relevé 142 cas de cancers, dont 39 leucénies et 33 tumeurs du cerveau: deux fois, en somme, le taux d’une population normale.Le Mouvement contre la pollution électromagnétique estime que c’est la première fois qu’une étude épidémiologique établit une relation de cause à effet aussi claire dans ce domaine, d’autant plus quelle offrait de sérieuses garanties pour éliminer d’autres facteurs comme la pollution.D’autres études, recensées en 1990 par le Centre hospitalier de l’Université Laval, pointent aussi dans la même direction.Selon cette revue de la littérature scientifique, la tendance générale serait la suivante: un excès de leucémie a été noté dans six études sur sept et un excès de mélanomes, dans quatre études sur six.Hydro-Québec et d’autres distributeurs d’électricité européens et nord-américains sont en train d’effectuer des études sur cette question.Mais pour le Mouvement contre la pollution électromagnétique, les indices sont suffisamment nombreux pour que le Québec adopte dès maintenant une approche préventive dans ce domaine.Taxes foncières Ville de Montréal Message à tous les contribuables de Montréal Taxes foncières municipales Modifications aux dates d'échéance La Ville de Montréal perçoit désormais ses taxes foncières un mois plus tôt que par les années passées.Les dates d'échéance sont maintenant fixées au 1er mars (premier versement) et au 1er juin (second versement).Service des finances Le 13 février 1993 Service à la clientèle (514)872-2305 Il est donc important de noter que le premier versement, ou le paiement total, si la taxe est inférieure à 300 $, doit être fait au plus tard le 1er mars 1993 afin d'éviter les intérêts et les pénalités.Il est recommandé de faire ces paiements dans une banque ou une caisse populaire.PHOTO ARCHIVÉS Il serait possible de produire de l'électricité au Québec pour moins de 0,05$ le kWh selon l'Association canadienne de l'énergie éolienne.Hydro sous-estimerait: le potentiel éolien i LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Hydro-Québec sous-eslime le rendement possible de la filière éolienne au Québec et surestime délibérément le coût de l’électricité qu’elle pourrait produire au profit de son réseau principal.Telles sont les accusations que porte l’Association canadienne de l’énergie éolienne dans le mémoire qu’elle déposera au cours des prochaines semaines devant la commission parlementaire chargée d’étudier les plans de développement et de financement d’Hydro-Québec.Selon ce mémoire, dont LE DEVOIR a obtenu copie, il est possible de produire de l’électricité avec des éoliennes au Québec à moins de 5 cents du kWh, et non pas, comme l’affirme Hydro-Québec dans son mémoire, à 8,5 cents du kWh.Les Danois, commente le mémoire, peuvent produire des kWh éoliens à 5 cents dans des conditions de vent bien inférieures à celles du Québec.Ainsi, si on utilisait au Québec des éoliennes Bonus identiques à celles d’un parc danois bien fonctionnel, chacune produirait 2 GWh par an aux Iles-de-la-Madeleine, 1,36 GWh à Cap-Chat et 0,94 GWh sur la Côte-Nord.Au Danemark, elles produisent, compte tenu des vents plus faibles, 1,09 GWh par an en mer et 0,69 GWh sur la côte danoise, soit là où le coût de revient est évalué officiellement à 5 cents du kWli (évaluation 1990).Le mémoire des industriels du vent s’en prend de front à la thèse hydro-québécoise selon laquelle l’éolien n’est rentable que lorsqu’on l’intègre à un réseau de production thermique, généralement du diesel.Hydro réserve en effet les éoliennes aux régions et réseaux isolés parce quelles peuvent y faire économiser du carburant.«Serait-ce que le carburant économisé dans un réservoir, lit-on dans le mémoire, vaut quelque chose et que l’eau (qu’on économiserait) dans un réservoir (du réseau principal) ne vaut rien?Serait-ce qu’Hydro-Qué; bec ne sait pas gérer l’eau quelle re; lient dans ses réservoirs?» Four cette association, qui se basé sur l’expérience américaine dans ce domaine, l’éolien et l’hydraulique sont des «alliés naturels».Selolj l’ACEE, le «détournement d’une rivière éolienne dans un réservoir hydraulique» a été sous-évalué jusqu’ici parce qu’Hydro-Québec a utilisé comme base de calcul des installa: fions non conçues pour travailler eii tandem.Même le calcul des retombéqs économiques de la filière éolienne, tel que calculé par Hydro-Québeé (huis son plan de développement, se1 rait basé sur des chiffres peu fiables.L’ACEE conteste notamment qu’on produirait 7 emplois par million$ investi dans l’éolien.Il faut plutôt parler, à son avis, de 16,8 emplois paf million$.Hydro, selon l’ACEE, a fàif un choix sélectif de données: à sort taux de 7 emplois par million$, l’éôj lien aurait un coût de revient de 2,74 cents du kWh, ce qui est moins cher que l’hydraulique (3,5 à 4,6 cents dü kWh)., L’ACEE demande donc à Qué; bec d’obliger Hydro-Québec à ef' fectuer un relevé systématique et rigoureux du «gisement éolien>) québécois en commençant par leé régions côtières reliées au réseau: Elle demande d’autre part une étu; de crédible pour évaluer la contribution potentielle de cette filière énergétique au réseau principal à la lumière des expérience^ d’ailleurs et en tenant compte aussi de la fiabilité des approvisionnements énergétiques.L’ACEE demande enfin au gouvernement de faire démarrer une étude de faisabilité pour évaluer les économies d’échelle que réaliserait Hydro-Québec avec un projet de grande envergure de 50 à 500 MW.Qu'est-ce qu'un ¦ lu ’ « .«°** C'est une disquette laser de 3" qui contient jusqu'à 100 000 pages de text et d'illustrations.Parmi les titres disponibles: Dictionnaires - Traductions Recettes • Chronologies - Jeux éducatif: Qu'est-ce qu'un lecteur livre électronique C'est un appareil de la grosseur d'un livre de poche qui reproduit les textes et les illlustrations sur un écran et qui comporte un clavier pour chercher des informations.Et où donc trouve-t-on toutes ces nouveautés/^ Chez Dumoulin, bien entendu.SPEC LE DEVOIR.LES SA M EDI 2 O I) 1 M A X C 11 E 2 I F E V R I E R 1 !l 9 3 A 5 POLITIQUE Des jeunes péquistes contestent leur comité MICHEL VENNE DE’NOTRE bureau de QUEBEC Un groupe de militants péquistes âgés de moins de 30 ans, tous présidents d’associations de comté dans la région de Montréal, s’oppose aux propositions du Comité national des jeunes pour la création d’une structure parallèle pour les jeunes à l’intérieur du Parti québécois.Dans une lettre dont LE DEVOIR a obtenu copie, ils invitent plutôt leurs copartisans à s’intégrer apx structures régulières du parti, comme eux-mêmes l’ont fait, s’ils veulent occuper la place et exercer l’influence qu’ils réclament.«En militant au profit d’une structure parallèle, arguent les signataires, les jeunes prendront une place parallèle, n’iront pas dans les comtés, ne s’y feront pas connaître et ne pourront participer aux divers débats concernant la réalité sûcio-politique avec l’ensemble des membres de leur comté d’origine».«Vous voulez brasser les structures.Bien! Mais comment le fe-rèz-vous puisque vous en serez absents?Les structures nationales du parti, les comtés, les régions, écrivent-ils, ont besoin de la relève, de l’énergie et de l’enthousiasme que nous incarnons».Les signataires de la lettre sont cinq présidents de comtés de la région de Montréal (Outremont, Sàinte-Marie-Saint-Jaeques, Pointeaux-Trembles, Laurier-Dorion, Gouin) et le président de la région Montréal-Centre, M.Patrice Ba-chand.Ils sont tous âgés de moins de 30 ans.Ils réagissent ainsi aux propositions faites par le Comité national des jeunes et son président Christian Picard, qui seront débattues le week-end prochain à Lévis lors du Grand rassemblement des jeunes du Parti québécois.Le comité propose, outre d’obtenir un ou des sièges réservés à chacune des instances du parti, la réorganisation du CNJ comme une structure à peu près parallèle às la structure régulière du parti: des instances locales, régionales et nationales qui élisent leur président, etc.Comme au Parti libéral du Québec.L’un des signataires de la lettre, le président du PQ du comté d’Ou-tremont, M.Bruno Viens, a fait valoir hier au DEVOIR que les structures avaient fait leurs preuves: «les jeunes ont élu leur président; les vieux l’ont démis».Dans leur lettre, ces six jeunes reprochent au CNJ de vouloir «les avantages du militantisme» (budgets, structures adaptées et confortables), mais de «refuser le travail de terrain, dans les comtés, concernant le financement, le re-cruteqient et l’organisation électorale.A notre avis, c’est là et nulle part ailleurs, la meilleure école».En rendant publiques les propositions du CNJ mardi, M.Picard avait souhaité que les jeunes péquistes ne soient pas considérés que comme de «bons poseurs de pancartes» lors de campagnes électorales.Il ajoutait que si le parti refuse de donner aux jeunes la place qu’ils réclament, «il faudra en conclure que le parti ne semble pas vouloir être alimenté par de nouvelles idées» Robert Bourassa se mouille Québec (PC) — Le premier ministre Robert Bourassa è’est remis, hier, à son activité physique préférée en nageant quelques longueurs de piscine avant de rentrer aujourd’hui à Montréal.C’est ce qu’a fait savoir sa porte-parole, Sylvie Godin, en réaffirmant que M.Bourassa tentera d’éviter les représentants de la presse à son arrivée à l’aéroport de Dorval en provenance de Washington.«Je pense que c’est mieux ainsi, a expliqué Mme Godin, et de toute façon, il sera toujours possible de le voir lors d’une apparition publique qui pourrait avoir lieu au cours de la semaine prochaine avant qu’il ne retourne au National Institute of Health pour sa deuxième série de traitements.» M.Bourassa a quitté le Qué- Québec songe à créer une super-régie des jeux Québec (PC) — Ix> ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, son collègue de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Yvon Picotte, et d’autres membres du gouvernement envisagent la possibilité de mettre sur pied un super-organisme englobant la Régie des |>ermis d’alcool, la Régie des loteries et courses et celle qui verra à la surveillance des futurs casinos au Québec.Par ailleurs, la Commission des .courses, qui fait présentement l’objet d’une deuxième enquête de la part du vérificateur général, sera de toute évidence abolie et ses activités seront reprises par le nouvel organisme.Interrogé sur cette éventualité, le ministre Picotte a confirmé qu’il travaillait, en compagnie de M.Ryan, sur un projet visant à «fusionner la Commission des courses à d’autres organismes».M.Picotte a précisé que c’est l'ouverture prochaine de deux casinos au Québec — un dans Charlevoix et l’autre à Montréal —• qui a forcé cet examen de l’ensemble des activités reliées au jeu, aux courses et aux permis et débits d’alcool.«Je pense, a soutenu le ministre, qu’on peut jumeler les organismes de jeux.» Un jeune libéral passe au PQ Philippe Giguère, un ancien membre de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec et militant des libéraux pour le NON lors de la dernière campagne référendaire, a décidé de passer au Parti québécois.Giguère, 23 ans, un partisan de Mario Dumont devenu souverainiste après l'entente de Charlottetown, dit être resté fidèle au rapport Allaire, qui fait mention de la souveraineté du Québec comme alternative à un échec du renouvellement du fédéralisme.Qualifiant le PLQ de «méprisant à l’endroit des jeunes», il a dit avoir trouvé dans le PQ «un parti ouvert aux souverainistes modérés, même si on n’est pas d’accord avec l'ensemble du programme».Beatty rejette l'idée d'une loi pour contrer la violence à la télévision Le ministre admet toutefois que la situation a dépassé les limites bec le 6 février pour y subir un traitement quotidien à l’interluki-ne-2 et, depuis, il a été impossible de le voir.Son dernier traitement lui a été administré samedi dernier.Il a quitté sa chambre d’hôpital pour l’hôtel mardi et il y est retourné quotidiennement jusqu’à hier poyr des examens de contrôle.A moins d’avis contraire et à la suite d’un entretien prévu avec son médecin traitant, le Dr Steven Rosenberg, M.Bourassa doit retourner au NIH jeudi ou vendredi prochain.Entre-temps, il continuera à récupérer à sa résidence d'Outremont.Selon Mme Godin, il n'y a encore rien de prévu à l’agenda du premier ministre, sinon qu’il s’entretiendra chez lui en tête-à-tête avec ses principaux collaborateurs.M.Picotte a d’ailleurs déclaré qu’il était tout à fait vendu à cette idée, alors qu’au ministère de la Sécurité publique, hier, le porte-parole du ministre Ryan a affirmé que le dossier fait l’objet d’une étude sérieuse.«Cette possibilité n’est pas exclue, a confié M.Picotte, mais moi, je pense qu’il devrait se faire un ménage de fond en comble là-dedans.» Déjà, en décembre, un décret gouvernemental a fait passer la responsabilité de la Régie des loteries et courses du ministère des Finances de Gérard D.Levesque à celui de la Sécurité publique de M.Ryan.Présentement, des fonctionnaires travaillent effectivement à la rédaction d’une ébauche d’un projet de loi qui, une fois adopté, concrétiserait la création de ce super-organisme que le gouvernement souhaiterait opérationnel dès septembre.Si le principe de cette fusion d’organismes est finalement retenue par M.Ryan et le conseil des ministres au cours des prochaines semaines, le projet de loi sera déposé d’ici au 1er juin pour qu’il soit discuté et adopté avant le congé parlementaire d’été.PAULE DES RIVIERES LE DEVOIR Le ministre fédéral des Communications, M.Perrin Beatty, croit que son gouvernement devrait «faire davantage» pour contrer la violence à la télévision qui, croit-il «a atteint et dépassé les limites raisonnables»._ Mais il rejette l’idée d’une loi pour in-' terdire certaines émissions.Dans une allocution prononcée hier à Toronto, dans le cadre d'une conférence sur la violence organisée par l’Institut C.M.Hincks, M.Beatty a plutôt souhaité que le gouvernement fédéral retire ses annonces des émissions à contenu violent, optant plutôt pour «les émissions qui respectent davantage les valeurs que nous voulons transmettre à nos enfants».Ottawa est le troisième annonceur en importance au pays.M.Beatty appuie la création d’un groupe de travail qui élaborerait un système de classification des émis- sions télédiffusées.Le groupe aurait également un rôle de sensibilisation auprès des annonceurs.Enfin, le ministre crée un prix, le Prix télévisuel Virginie-Larivière, qui soulignera, annuelle-•ment, les efforts d’une personne ou d’une société pour promouvoir des émissions jeunesse non violentes.Les commentaires du ministre surviennent après que le n .„ Conseil de la radio- 1 emn Beatty diffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) eut indiqué qu’il préparait une réglementation pour le printemps.Après aussi que i’Association canadienne des radio- diffuseurs, qui regroupe les télés privées, eut proposé au CRTC d’éliminer la violence avant 21 h.M.Beatty n’est donc ni le premier à parler de ce sujet ni ie plus audacieux puisque ces suggestions sont plus générales que celles exprimées au cours des dernières semaines.Ses propos confirment cependant qu’il favorise une certaine intervention dans ce domaine.Ils confirment également qu'il s’agit là d’un sujet politiquement chaud.Les 1,3 million de signatures recueillies par la petite Virginie Larivière ne laisse aucun doute sur l’appui d’une bonne partie de la population à une limitation de la violence à la télévision.Le président du CRTC, M.Keith Spicer, a également pris la parole hier, confirmant que son organisme préparait un code anti-violence.M.Spicer n’est jxis un adepte d'une loi ou d'un autre type de mesure coercitive, même s’il n’ignore pas qu’un «nombre impressionnant de Canadiens» réclament une telle mesure.«Les solutions d’ordre juridique vont carrément à l'encontre de la liberté artistique et probablement même de la Charte des droits et libertés».Aussi, «elles peuvent être contre-productives car un règlement anti-violence persuaderait probablement un grande nombre de personnes que tout a été réglé», croit le président du CRTC.MM.Spicer et Beatty ont tous deux déclaré que les liens entre la violence dans la société et la violence à la télévision ne font plus de doute.Le CPQ revient à la charge avec ses positions linguistiques traditionnelles JEAN DION LE DEVOIR Affichage bilingue à l’intérieur et à l’extérieur des commerces, accès à l’école anglaise des enfants d'immigrants provenant de pays anglophones, maintien de la francisation facultative pour les entreprises de moins de 50 employés: le Conseil du patronat du Québec (CPQ) est revenu à la charge dans le dossier linguistique en réitérant sa position traditionnelle.C’est dans une lettre adressée au président du Conseil de la langue française, Pierre-Etienne Laporte — chargé de soumettre prochainement des recommandations au ministre Claude Ryan —, que le CPQ fait connaître son avis sur trois grands aspects du débat sur la langue.La lettre a été rendue publique hier.Le CPQ se fait particulièrement virulent en matière d'affichage, considérant que la loi 178 «brime les droits linguistiques de certains groupes de la société québécoise».Cette loi, dont le maintien est conditionnel au renouvellement par Québec, en décembre prochain, de la clause «nonobstant», «a transmis un message d’intolérance qui n’est pas à l'image de la société québécoise, au contraire très accueillante, écrit le CPQ.Nous croyons de plus que cette intolérance (.) ne favorise pas la promotion de la langue française: l’intransigeance et la coercition ne sont jamais les meilleurs outils de relations publiques que l'on puisse utiliser.» Ajoutant qu’un récent sondage CROP a démontré que les Québécois sont majoritairement favorables à une telle position, le Conseil réitère son aj> pui à l’affichage bilingue, à condition que «le français soit prédominant».En matière de langue d’enseignement, le CPQ fait sienne la recommandation principale du rapport Chambers, à l’effet que l’école anglaise soit désormais accessible aux enfants immigrants qui ont étudié en anglais ou dont la langue du pays d’origine des parents est l’anglais.«Nous croyons encore là que ce serait simplement faire preuve d’ouverture d’esprit à l’égard de la communauté anglophone (.), d’autant que le réseau scolaire anglophone au Québec a connu une baisse majeure de sa clientèle au cours des 20 dernières années, soit de 57%», lit-on dans la lettre.Pour le CPQ, «l'apport de la communauté anglophone à la vie sociale, culturelle et économique du Québec n’est plus à démontrer».A cet égard, l'injection de «sang neuf» dans le réseau scolaire de langue anglaise permettrait au Québec de se montrer «généreux, accueillant, positif, tout en manifestant un esprit d’ouverture à l’égard du monde entier».Cette mesure, ajoute-t-on, ne pénaliserait pas les francophones ni ne mettrait en danger l’avenir du français puisqu'il n'ouvrirait l’école anglaise qu’à 10 000 élèves.Enfin, en matière de langue de travail, le CPQ est d’avis que, s’«il ne faut pas revenir en qrrière» sur la politique de francisation des grandes entreprises, celles de 50 employés et moins devraient continuer d’y être soustraites.«Même si nous sommes tout à fait favorables à une plus grande utilisation du français dans les entreprises de cette taille, c’est par l’encouragement, la motivation, la concertation que l’on doit y arriver, non par la concertation.Ces entreprises ont besoin de flexibilité et non de dirigisme», écrit le Conseil.FONDATION QUEBECOISE DES MALADIES MENTALES * B! 31 La Fondation québécoise des maladies mentales rend un hommage particulier aux compagnies pharmaceutiques qui l’ont appuyé financièrement lors de l’inauguration du “Centre de recherche Fernand-Seguin", important centre de recherche en santé mentale affilié à l’Hôpital Louis-H.Lafontaine et à l’Université de Montréal.Cet immeuble dont les coûts globaux sont de l’ordre de près de 4 000 000$ a été construit grâce à la contribution de 2 750 000$ des donateurs de la Fondation, de l'apport de 1 000 000$ du Ministère de la Santé et des Services Sociaux et de l’appui financier de l’Hôpital Louis-H.Lafontaine.?Eli Lilly Canada Inc.M.David K.Turner, gérant national des ventes, Dr Yves Lamontagne, président de la Fondation québécoise des maladies mentales, Dr Stephen Bondak, directeur médical et M.Patrice St-Jean, gérant de district, lors de la remise du chèque.Rhône Poulenc ?Rorer Canada Inc.M.Robert Beardsley, président-directeur général et Dr Jean Bourgouin avec Dr Lamontagne à l'occasion du versement du don.?Sandoz Canada Inc.Dr Yves Lamontagne reçoit des mains de M.Hans Mader, vice-président marketing et ventes, le don de Sandoz.CENTRE DE RECHERCHE 4 Marion Merrell Dow ?M.Jean-Paul Marsan, directeur des affaires corporatives remettant la participation financière de Marion Merrell Dow à l)r Lamontagne.En plus de ces quatre importantes contributions, la Fondation québécoise des maladies mentales tient également à souligner le précieux apport des compagnies pharmaceutiques suivantes: Ciba Geigy Dyes, Hoffmann - La Roche Limitée ICN Canada et Pfizer Canada À eux cl à tous ceux qui ont permis lu réalisation de ce grand projet Merci! m LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL annonce ses prochaines activités : Le jeudi 25 février 1993 déjeuner-causerie (midi) Avec la collaboration de la Société du Centre de conférences internationales de Montréal Madame LOUISE FRÉCHETTE Ambassadeur et représentant permanent du Canada auprès de l’ONU Thème : Analyse des événements i actuels et récents aux Nations unies Hôtel Le Quatre Saisons ?Le mardi 2 mars 1993 déjeuner-causerie (midi) Monsieur Youri Louzhkov Maire de Moscou Thème: Les relations Moscou/Montréal Hôtel Le Quatre Saisons ?Le mardi 9 mars 1993 déjeuner-causerie (midi) Monsieur PIERRE THÉBERGE Directeur, Musée des beaux-arts de Montréal Thème : Le Musée des beaux-arts de Montréal comme intervenant sur la scène internationale Hôtel Delta ?Le mardi 23 mars 1993 déjeuner-causerie (midi) avec la collaboration de la Société de développement international Desjardins Monsieur PAUL A.POPIEL Economiste financier senior, Banque Mondiale Thème : La situation et le développement des systèmes financiers en Afrique Hôtel Le Quatre Saisons ?Le jeudi 1er avril 1993 déjeuner-causerie (midi) Monsieur PIERRE JEANNIOT Directeur général de l'IATA Thème : L’IATA, ses défis, ses objectifs, ses relations avec la Ville de Montréal Hôtel Le Quatre Saisons ?Le mardi 13 avril 1993 déjeuner-causerie (midi) Monsieur BERNARD BONIN Sous-gouverneur de la Banque du Canada Thème : Politique monétaire et intégration internationale Hôtel Le Quatre Saisons ?Le jeudi 22 avril 1993 déjeuner-causerie (midi).Monsieur ROLAND DORÉ Directeur de l'Agence spaciale canadienne Thème : Le Canada à l'heure de la mondialisation de l'ère spatiale Hôtel Le Quatre Saisons ?Sur réservation seulement Membre CORIM : 40 S Non-membre : 50 S Téléphone : (514) 523-7520 Télécopieur : (514) 523-5910 I.K I) K V 0 I R , I.E S S A M K I) I 2 (I I) I M A X (' Il E 2 1 F É V R I E R I !) il R A 6 H Û H 1 i t H t ¦ H y y y Centre de lecture rapide Lire de 3 à 7 fois plus vite avec CLR • COURS DE LECTURE RAPIDE STRUCTURÉE * • > Globalisation, perception et vitesse > Compréhension et mémorisation >¦ Attention, concentration et identification > Structuration et méthodologie .> Relaxation physique, détente mentale > Gestion de ses lectures et visualisation LAVAL MONTREAL 4 Hôtel des Le Centre 630 oyc ^ Gouverneurs Dates: vendredi 12 mars 19 h 00 à 22 h 00 Dates: vendredi 2 avril 19 h 00 à 22 h 00 samedi 13 mars 9 h 30 à 17 h 00 samedi 3 avril 9 h 30 à 17 h 00 dimanche 14 mars 9 h 30 à 17 h 00 dimanche 4 avril 9 h 30 à 17 h 00 Durée: 5 modules de 3 heures Durée: 5 modules de 3 heures Lieu: 2225, autoroute des Laurentides Lieu: 630, rue Sherbrooke ouest Salon Paiement B suite 200, salle H Laval Montréal (sortie 10 près de l’autoroute 440) (métro McGill) Coût: 230 $ (taxes incluses) Coût: 230 $ (taxes incluses) Nombre: 10 à 16 participants Nombre: 10 à 16 participants * Cours s’adressant plus spécialement aux cadres et professionnels • ACTIVITES COMPLEMENTAIRES • La vision et ses problèmes selon une approche holistique Conférence: 3 heures Guy Duchemin Rendez-vous avec nos mémoires Séminaire: 6 heures Guillemette Isnard L'apprentissage accéléré Séminaire: 12 heures Christian Drapeau Éliminez vos problèmes visuels en améliorant la mise à foyer de la lumière dans l’œil, la mobilité, la centration, la coordination et la perception de vos yeux.Apprivoisez vos mémoires par vos sens, votre émotivité et votre cerveau; passez d’une mémoire “intellectuelle” à une sensibilité intuitive; établissez un lien réel entre vos connaissances acquises et vos certitudes intuitives, à partir du rapport entre votre cerveau et vos mémoires.Éveillez et utilisez tout votre potentiel intellectuel; augmentez de 2 à 4 fois votre vitesse d’apprentissage grâce à la respiration synchronisée, la visualisation, la relaxation, la musique, la prise de notes imagée (Mindmapping), la mnémotechnique, etc.Optométriste diplômé de l’Université de Montréal, Guy Duchemin s’est engagé, dès le début de sa pratique, dans la voie de la rééducation visuo-motrice, ce qui en fait l’un des pionniers dans ce domaine au Québec.Il est auteur du livre Vaincre la myopie paru aux éditions Vision sans frontières.Neurobiologiste, auteur et chercheur, Guillemette Isnard propose un programme sur mesure de consultations, séminaires, conférences, auprès d’une clientèle privée et institutionnelle.Elle est auteur de deux livres: La mémoire vivante et L'enfant et sa mémoire, une histoire d’amour.Diplômé en neurophysiologie de l'Université McGill, Christian Drapeau est membre de la «Suggestive Accelerated Learning and Teaching Society».Il travaille comme conseiller pédagogique et enseigne également le yoga et la méditation.Il est auteur d'un livre à paraître sur la santé par les approches naturelles.L’apprentissage accéléré (12 heures) Samedi 27 février et dimanche 28 février 1993 9 h 30 à 17 h 200 $ (taxes incluses) Rendez-vous avec nos mémoires (6 heures) Dimanche 25 avril 1993 9 h 30 à 17 h 100 $ (taxes incluses) La vision et ses problèmes selon une approche holistique (3 heures) Dimanche 23 mai 1993 13 h 30 à 16 h 30 30 $ (taxes incluses) Les activités complémentaires auront lieu au Centre 630,630 rue Sherbrooke Ouest, suite 200, Montréal (Métro McGill) Nombre de participants par groupe: 18 Centre de lecture rapide (C.L.R.) inc.Pour informations: Centre de lecture rapide C.P.904, suce.N.D.G Montréal (Québec) M.Raymond-Louis Laquerre H4A 3S3 tél.: (514) 484-9962 L E I) E V DIB, LES S A M EDI 2 0 1) I M A X (' Il E 2 I E E V R 1ER I !> !> 3 EN BREF ?BOUTROS-GHALI: LES MUSULMANS VISENT LES CASQUES BLEUS Nations Unies (Reuter) — Le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali a accusé hier les lorces gouvernementales bosniaques d’avoir délibérément tiré sur les casques bleus français au cours d’une attaque où l’un d’entre eux a trouvé la mort le 11 février dernier.Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, le secrétaire général déclare qu’une enquête de la FORPRONU démontre «sans l’ombre d’un doute» que l’offensive a été menée par les forces bosniaques et qu’elle a été «délibérément dirigée» contre les soldats français.Le Conseil de sécurité a demandé à son président, Ahmed Snoussi, de convoquer l’ambassadeur de Bosnie à l’ONU pour lui faire part d’une protestation officielle.L’ambassadeur français aux Nations unies, Jean-Bernard Mérimée, a déclaré a la presse: «C’est une affaire très sérieuse.Ils ont visé et pilonné systématiquement et très méchamment et ce n’est pas le premier incident.» Il a déclaré que les forces françaises avaient déjà été prises pour cible en septembre et la semaine dernière.Dans ce dernier cas, la responsabilité de l’assaut n’a pu être établie.Douze soldats français sont morts dans l’ex-Yougoslavie depuis le début du conlfit.L’ambassadeur bosniaque Muhamed Sacirbey a dit qu’une enquête serait ouverte.-4- RECHERCHES MACABRES AU LARGE D’HAÏTI Port-au-Prince (Reuter) — Cinq vedettes des garde-côtes américains, un navire haïtien et un avion américain ont repris leurs recherches hier à l’aube pour tenter de retrouver des survivants du Neptune, un ferry de 45 mètres de long qui a chaviré mardi soir peu après minuit.Des dizaines de cadavres ont été repêchés par les embarcations participant aux recherches après le naufrage où les autorités redoutent un bilan de plusieurs centaines de morts.Selon les autorités, il y avait entre 800 et 2000 personnes à bord.Plus de 100 cadavres ont été ramenés à terre et d’autres corps ont été portés jusqu’aux rivages par les courants.Du ciel, on peut distinguer des dizaines de corps flottant sur l’eau au milieu d’une nappe de carburant.-4- DÉMISSIONS EN CHAÎNE DE MINISTRES ITALIENS Rome (Reuter) — Après la démission il y a dix jours du ministre de la justice Claudio Martelli, deux autres ministres ont cjuitté hier le gouvernement du président du Conseil italien Giuliano Amato, lx' ministre des Finances Giovanni Goria, accusé de corruption, et le ministre de la Santé Francesco de Lorenzo, soupçonné de manipulation électorale, ont abandonné leurs fonctions.Le socialiste Giuliano Amato s’était pourtant juré que son gouvernement ne démissionnerait pas et avait brandi le spectre du chaos politique en cas de législatives anticipées.-?- LA RÉSISTANCE À TIMOR REFUSE DE SE RENDRE Lisbonne (AFP) — Le nouveau chef de la guérilla de Timor oriental, Ma’huno Bulerek Karathayano, refuse de se rendre aux autorités indonésiennes et préconise un référendum pour l’ancienne colonie portugaise occupée militairement par Djakarta en 1975.Le Portugal est toujours considéré comme une puissance administrative du territoire.Dans une lettre adressée aux journalistes portugais, Ma’huno reconnaît «la faiblesse actuelle des opérations militaires» de la résistance mais affirme qu’il existe «un appui populaire à la cause de l’indépendance» dans le territoire.-?- DES MÉDICAMENTS POUR CUBA Paris (AFP) — L’organisation humanitaire Médecins du Monde (MDM), en association avec plusieurs autres organisations dont France-libertés, a fait un don à Cuba de 9 tonnes de médicaments financé par la CEE, a annoncé hier un représentant de MDM.C’est la première fois qu’une organisation humanitaire réalise un projet d’aide d’urgence financé par la CEE à Cuba, a précisé Christian Raggioli, représentant de MDM.Cette aide, pour laquelle la CEE a versé 250 000 écus (environ 1,4 million de francs soit 250 000$), est constituée de lait maternisé, de médicaments, de matériel d’hémodialyse destiné aux insuffisants rénaux et d’insuline pour les diabétiques, deux catégories de malades particulièrement menacés par les pénuries en médicaments et en équipement médical que connaît Cuba, a-t-il ajouté.-?- WALESA APPUIE LES MINEURS EN GRÈVE Varsovie (Reuter) — Ixs mineurs de Solidarité en grève ont remporté hier une bataille contre le parlement polonais, le gouvernement et le président Lech Walesa s’étant rangés à leurs cotés.Des milliers de mineurs de Silésie avaient entamé une grève de 24 heures jeudi pour contraindre le Parlement à rejeter un projet d’augmentation des impôts.Ix mouvement s’est terminé hier matin.Ixch Walesa a déclaré qu’il userait de ses prérogatives constitutionnelles pour bloquer la loi de finances 1993 à moins que le Sénat ne rejette la proposition fiscale.Ix Sénat s’est exécuté dans les heures qui ont suivi et il est peu probable que la Diète qui doit à son tour se prononcer, contredise la décision sénatoriale.-?- ESCOBAR PRÊT À SE RENDRE Medellin (AFP) — Ix fils du chef du Cartel de Medellin toujours en fuite, Pablo Escobar, le jeune Juan Pablo, 17 ans, a déclaré hier devant des journalistes à Medellin que son père avait l’intention de se rendre à nouveau a la justice colombienne.Quelques heures auparavant il avait été empêché, avec sa soeur, Manuela, 9 ans et quatre cousins accompagnés de deux parents de monter à bord d’un avion a destination de Miami à l’aéroport de Rionegro, près de Medellin.“Mon père est tout à fait disposé à se rendre», a dit Juan Pablo Escobar ajoutant que «celui qui n'est pas disposé à ce qu’il se rende, c’est le gouvernement».A 7 ?Le Devoir ?- LE MOPE Après l’escarmouche mortelle impliquant des soldats canadiens L’inquiétude monte en Somalie La situation se détériore dans le nord du pays, avertit l’ONU Inquiétude en Somalie, au lendemain de l’incident sanglant impliquant des Casques bleus canadiens.Les responsables sur place des Nations unies ont peur que la situation ne se détériore dans le nord du pays.Pendant ce temps, le général turc Civk Bir a été nommé à la direction de la nouvelle mission de l’ONU (ONUSOM-2).Le général américain Thomas Montgomery est nommé au poste de commandiuit adjoint tandis que le général canadien James Cox devient le numéro trois de l’opération, qui devrait commencer prochainement à prendre le relais de la force multinationale déployée dans le pays.lire aussi, ci-desous, le premier reportage de notre envoyé spécial.l’HOÏO Al* •/ O O L’arrivée des troupes canadiennes à Belet Huen, fin décembre.Mogadiscio (Reuter)— Les Nations unies ont fait part hier de leurs inquiétudes après les heurts en Somalie entre soldats canadiens et émeutiers.«Nous disposons d’informations selon lesquelles la situation n’est pas très sûre et se détériore à Belet Huen et au nord du pays.C’est une source d’inquiétude», a déclaré à la presse le porte-parole de l'ONU en Somalie, Farouk Mawlawi.Il a ajouté que deux Somaliens armés avaient été tués jeudi près d’Afgoi, une ville de l’ouest du pays, par des membres de la force multinationale.Des soldats canadiens avaient abattu un Somalien et blessé trois autres personnes au cours d'une émeute mercredi à Belet Huen, à 300 km au nord de Mogadiscio.Cet incident, l’un des plus graves survenus depuis l'arrivée de la force multinationale en décembre, s’est produit lors d’une manifestation de plus de 300 habitants qui accusaient le commandement canadien local de ne pas les traiter équitablement.Farouk Mawlawi a expliqué que les troupes étrangères n’avaient actuellement aucun moyen de ramener le calme dans cette région car elles n’y sont pas suffisamment nombreuses.L’ONU, qui doit remplacer les Américains bientôt, veut déployer l’ONUSOM-2 dans tout le pays — y compris la région séparatiste du Somaliland dans le Nord — pour désarmer les bandes et rétablir la sécurité.Ix commandant des forces canadiennes en Somalie, le colonel Serge Labbé, avait accusé jeudi un chef de guerre local connu sous le nom de «colonel Omar» d’avoir fomenté ces émeutes.«Cela a été organisé et déclenché par le colonel Omar, qui a payé les manifestants pour être agressifs», a-t-il dit.Far ailleurs, le commandement américain a déclaré hier avoir découvert six missiles sol-air de fabrication soviétique et des lanceurs dans la capitale.«Ixs six missiles n’étaient plus en état de fonctionner mais leurs ogives conventionnelles contenaient encore des explosifs.Nous allons les dé-truire», a dit un porte-parole militaire, le colonel Fred Feck.11 a ajouté qu'un contingent italien avait saisi dans la journée un stock d’armes — dont un missile anti-char et des roquettes — dans le nord-est de Mogadiscio.Malgré ces tensions, les opérations de secours se sont poursuivies dans l’ensemble du pays.Dans un communiqué diffusé à Nairobi, le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM) a annoncé que des hélicoptères américains avaient livré 40 tonnes de blé à la localité de Garba Harre, dans le centre du pays, où 3(XX) réfugiés somaliens sont rentrés du Kenya.Veillée d’armes et lunettes volées à Mogadiscio JOCELYN COUPON ENVOYÉ SPÉCIAL Mogadiscio — Dans la nuit de jeudi à vendredi, tout était calme autour de l’aéroport de la capitale, où pendant les jours précédents, des combats avaient pourtant fait rage entre factions rivales.Ixs soldats canadiens, quanfà eux, ont passé des nuits agitées, serrés contre leurs armes.Selon certaines informations, plusieurs clans qui contrôlent la capitale se livrent à des affrontements sporadiques et les commandants de la Force multinationale tentent de négocier des cessez-le-feu et le désarmement de certaines frictions.Les Somaliens sont exubérants.Un peu trop d'ailleurs.Plusieurs soldats canadiens et américains se font voler leurs lunettes pendant qu’ils ont les mains sur le volant de leur voiture ou qu’ils tiennent leur fusil.«Ixs Somaliens sont rapides, dit un sergent.Ils s’agrippent en groupe après la jeep ou le camion et l’un d’eux nous arrache les lunettes.Ils vont les vendre.» Ils vendent les lunettes des soldats pour de la nourriture.Toute la ville a non seulement été détruite par les combats, mais littéralement vidée de tout ce qui pouvait être vendu: meubles, fils électriques, ampoules, toilettes, etc.Même les aimes sont vendues après avoir été démontées.Les Somaliens vendent le matériel aux chefs de guerre ou à (les trafiquants qui se rendent ensuite en Ethiopie ou au Kenya.Les soldats canadiens déployés sur l’aéroport de Mogadiscio font partie du Groupe de bataille du Régiment aéroporté du Canada, une unité militaire d’élite.Les 859 soldats du régiment sont arrivés à la mi-décembre pour être immédiatement envoyés à Belet Huen, une ville située à environ 330 kilomètres de Mogadiscio.Chaque jour, les soldats s’occupent de décharger des tonnes de vivres, de médicaments et de matériel qui arrivent par avions Hercules de Nairobi où l’année canadienne dispose d’un hangar.Les autorités locales coopèrent L’aide internationale arrive au Kenya pour ensuite être acheminée vers la Somalie par avions et par bateaux.Flusieurs ONG canadiennes comptent sur les avions canadiens pour faire parvenir leur matériel dans ce pays ravagé par la guerre civile.Claudette Naud, d’Oxfam-Québec, est basée à Nairobi où elle coordonne le programme de cette organisation en Somalie.Infirmière et vétéran des programmes de coopération en Afrique, Mme Naud s’assure que l’antenne d'Oxfam-Québec à Belet Huen, reçoit les médicaments destinés à sauver les troupeaux de chameaux, de vaches, de chèvres et moutons de cette ré-gion.«Li coopération avec les autorités locales est totale, dit Mme Naud.Malgré cela, on aimerait bien que tout notre matériel arrive plus vite à Belet Huen.» C’est pour l’instant impossible.Le Canada dispose de trois avions Hercules et la priorité dans la distribution de l’aide est accordée au matériel et à la nourriture destinée au centre et au sud du pays.SÉNÉGAL Abdou Diouf n’est pas assuré de l’emporter Tous les candidats à la présidence promettent la lune Quelque 2,5 millions de Sénégalais sont appelés à voter, dimanche 21 février, pour désigner leur président Après trois semaines d’une campagne électorale décevante, le premier tour de scrutin s’annonce serré.Le président sortant, M.Abdou Diouf, à la tête du pays depuis douze ans, est de plus en plus contesté.MARIE-PIERRE SUBTIL LE MONDE Dakar — Ixs paysans sénégalais n’ont pas la télévision, mais qu’importe! Ix candidat Iba Der Thiam a promis à chacun, en cas de victoire, «une diligence comme dans les films» en plus d’un réfrigérateur, d'un matelas en mousse et d’une armoire.L’anecdote prêterait à sourire si elle ne résumait pas, poussé à l’outrance, l’essentiel du discours-programme des huit candidats à l’élection présidentielle.Comme les autres, le président sortant, M.Abdou Diouf (Farti socialiste), promet la lune: un taux d’alphabétisation de 90% en l’an 2000 (à ce jour, seulement 27% des adultes sont alphabétisés), une croissance annuelle «de 6%, et si possible de 8% à 10%» (officiellement le taux a été de 3% en 1992; il est en réalité inférieur à 1%), la création de 20 000 emplois chaque année pour les jeunes (soit le nombre des emplois perdus entre janvier 1981, date de son arrivée au pouvoir, et janvier 1989).Jamais les Sénégalais n’avaient connu une telle surenchère dans la démagogie et une telle débauche de moyens.Fendant les trois semaines de campagne, les candidats ont sillonné le pays en rameutant les foules.«Il y a à manger, des tam-tams et de la danse, qui ne viendrait pas?», .note un journaliste sénégalais.A Dakar, quelques intellectuels font circuler une pétition appelant à la paix le temps de l’élection.C’est dire l’angoisse de certains Sénégalais, qui craignent que l’affaire tourne mal.Car, pour la première fois, les jeux ne sont pas faits d’avance.Si de nombreux observateurs donnent M.Diouf gagnant, la question demeure de savoir s'il y aura, ou non, un second tour le 7 mars.Ixs candidats d’opposition ont convaincu leurs partisans que le président sortant ne peut pas l’emporter dès dimanche.Selon certains, une victoire de M.Diouf au premier tour pourrait donc provoquer une flambée de violence.En revanche, s'il y avait un deuxième tour, la compétition serait serrée.L'éternel challenger de M.Diouf, Me Abdou-laye Wade, a fait la preuve, durant sa campagne, du soutien que les villes continuent de lui apporter, malgré son passage PHOTO AFP Des gardes de sécurité tentaient ainsi, hier à Dakar, de contenir une foule partisane lors d’un rassemblement du Farti démocratique, formation d’opposition.de dix-huit mois dans un gouvernement de M.Diouf.Chacun garde en mémoire les incidents qui avaient marqué l’élection de 1988 — M.Diouf l’avait emporté avec 73% des suffrages, contre 26% à Me Wade.Le jour même du scrutin, à l'annonce des premiers résultats partiels, des émeutes avaient éclaté à Dakar.Me Wade arrêté le lendemain, les violences avaient continué de plus belle.Une élection véritablement démocratique Pour les jeunes manifestants d’alors, la victoire de M.Diouf ne s’expliquait que par la fraude.L'expérience a servi de leçon.Dimanche, pour la première fois, les Sénégalais voteront dans des conditions véritablement démocratiques, à la suite de l’élaboration, par l’ensemble des partis, d'un nouveau code électoral.Grande innovation: le passage par l’isoloir devient obligatoire.Ibrahim, serveur de restaurant, a «toujours voté Diouf» et il continuera.Ses motivations s’arrêtent là.Le conservatisme des Sénégalais est le meilleur atout du président sortant.Il en a d’autres: la division de, l’opposition, le contrôle de l’appareil d’Etat et son image d’«homme de paix».Pour autant, il ne dispose iras chez lui de l’aura dont il peut se targuer à l’étranger.Ses compatriotes lui reprochent d’ailleurs d'en faire plus à l'extérieur qu’à l'intérieur.Devenu président en 1981 (à la suite de la démission de M.Léopold Sedar Sen-ghor) élu en 1983, réélu en 1988, M.Diouf brigue, à l’âge de 57 ans, un dernier mandat, le prochain président étant élu pour sept ans (au lieu de cinq ans jusqu'à présent) non renouvelables.En cas (le victoire, M.Diouf aura, en l’an 2000, dirigé le pays pendant vingt et un ans.A mi-parcours, le bilan est loin detre satisfaisant: le conflit casamançais n'a pas été résolu et, surtout, le pays s’est enfoncé dans une crise économique sans précédent.La sécheresse n’explique pas to,ut: laxisme, corruption, inertie de l’État.L’an dernier, les bailleurs de fonds, excédés par les pesanteurs sénégalaises, n’ont pas renouvelé leur programme d’ajustement structurel.Choyées par l’étranger — par tête d’habitant, le Sénégal reçoit plus de quatre fois l’aide moyenne attribuée aux pays d’Afrique noire — notamment par la France, qui a longtemps vanté le «modèle sénégalais», les autorités se sont laissées vivre, sans entreprendre de véritables réformes.Chaque année, le marché de l’emploi «s’enrichit» de 70 (XX) nouveaux arrivants.Ix secteur informel prend de plus en plus d’importance.Les villes enflent, le phénomène migratoire prend de l’ampleur, et plus seulement à destination de la France, mais aussi de l’Amérique du Nord et de l’Italie.Pendant la campagne électorale, tous les candidats ont tenté de séduire la jeunesse.Mais, en privé, chacun reconnaît que les élections ne résoudront rien; en cas de victoire de M.Diouf des débordements sont à craindre; en cas d’échec, le gagnant, quel qu’il soit, ne pourra satisfaire les attentes.Seulement 2,5 millions de Sénégalais — pour 7 millions d’habitants — se sont inscrits sur les listes électorales alors que le droit de vote est passé de 21 à 18 ans.Or la participation n’est généralement pas élevée (moins de 50% en 1988).Guère plus du septième de la population devrait donc participer au scrutin.C’est dire le décalage entre la scène politique et la société sénégalaise.Le fossé a toujours existé mais la paupérisation l’a accentué.«J’ai toujours voté Diouf, mais cette fois je vote Wade», lance un chauffeur de taxi.«Il n’a pas donné le n’digueul», ajoute-t-il en montrant d’un signe de tête, l’autocollant à l’effigie de l’un des deux grands califes du pays, ornant son tableau de bord.Le «n’digueul» c’est la consigne.Lors des précédents scrutins des «califes» des deux grandes confréries musulmanes (mourides et tidjanes) avaient appelé leurs disciplines à voter pour M.Diouf.La population étant à 90% musulmane, leur silence risque, cette année, de coûter cher au président sortant.Four ne pas semer de troubles au sein de leurs dynasties respectives et prouver que le monde politique a plus besoin d’eux qu’ils n’ont besoin de lui, les grands califes ont laissé leurs fidèles libres de leur choix.Or, comme le note le chercheur Donald Cruise O’Brien dans la revue Politique africaine, «si les leaders des confréries ne sont pas capables d’,offrir le soutien de leurs disciples à l’Etat, comme cela semble être le cas actuellement, alors la réussite exemplaire de la stabilité relative du Sénégal pourrait bien tirer à sa fin». LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 O / DI M A X C 11 E 21 FÉVRIER 1 9 9 S A 8 LE MONDE ENTREVUE L’Arménie entre l’espoir et l’amertume Le président du parlement d’Erevan souhaite que le Canada fasse pression pour que cessent les hostilités dans le Haut-Karabakh CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Malgré les conditions très dures que connaissent les Arméniens depuis quatre ans qu’ils sont soumis à un blocus, «ils ne sont pas déprimés, mais ils ont raison d’être amers lorsque des puissances font passer les préoccupations politiques avant l’aide humanitaire», estime le secrétaire du Parlement d’Erevan, M.Va-razdat Avoyan.Le peuple, ajoute-t-il, savait qu’en optant pour l’indépendance, il ne choisissait pas une voie facile.Avait qu’il ne soit trop tard, plaide M.Avoyan, de passage à nos bureaux hier, il faut que des pays démocratiques comme le Canada fassent pression sur les pays voisins (la Turquie notamment, «qui n’a pas respecté son engagement de neutralité», et l’Azerbaïdjan, avec qui l’Arménie est en guerre) pour qu’intervienne un cessez-le-feu immédiat et que soit levé le blocus.Ottawa pourrait aussi, selon ce membre du Ramgavar (Parti démocratique, opposition) contribuer matériellement à soulager les rigueurs de l’hiver caucasien (sevrée de gaz, l’Arménie n’a pratiquement plus de source d’énergie).Le gouvernement canadien pourrait utilement épauler les efforts de la communauté arménienne du Canada en affrétant un avion pour expédier les secours qui continuent qui continuent de s’entasser dans des entrepôts ici et dont une partie des stocks pourrait servir à enrayer les épidémies que l’on craint lors du dégel.Un prêt de 17 millions de la Banque mondiale Le Canada et l’Arménie ont mis sur pied des commissions favorisant les contacts entre les élus des deux pays «et mes interlocuteurs à Ottawa ont semblé très positifs, désireux de faire quelque chose pour venir en aide à l’Arménie».Varazdat Avoyan rentre de Washington où il a finalisé un accord avec la Banque mondiale (prêt de 17 millions US, remboursable en 17 ans à 7 1/2% en vue notamment de réorganiser les douanes et les institutions financières, et pour la formation des chômeurs).Ce pays de 3,4 millions d’habitants «qui compte des minorités dont il garantit la langue et la culture» n’est pas en guerre contre les Azéris, mais il ne saurait se désintéresser du sort des Arméniens majoritaires au Haut-Karabakh et dont il importe de respecter la liberté et les droits.«Nous n’avons aucune prétention sur le territoire de l’Azerbaïdjan», mais «il se trouve qu’historiquement et politiquement nous avons été entourés de gens ayant une culture, une langue PHOTO JACQUES NADEAU Varazdat Avoyan et une religion autres».Ce député de l’opposition n’en pense pas moins que le gouvernement en place à Erevan - il a remplacé un gouvernement qu’a limogé le président - «peut arriver cà des réformes économiques radicales» parce qu’il s’appuie sur une formation plus homogène, celle du Mouvement national arménien.La nostalgiedu soviétisme La contestation qui ne cesse de se manifester à l’endroit du président Levon Ter Petrossian, élu au suffrage universel en octobre 1991, fait partie de la réalité quotidienne.Trente millle personnes personnes ont des cours du samedi SESSION PRINTEMPS 1993 Cours d'arts plastiques pour enfants et adultes -10 cours de 2 heures.Coût: 75$ par enfant.- 10 cours de 2 h30.Coût: 95$ par adulte, matériaux inclus Début des cours: le 17 avril 1993 Inscription: par téléphone, le 14 mars 1993, de 9h à 12h au 987-3579 ou 987-3453.m Université du Québec à Montréal ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55.St-Jacques.Montréal, QC H2Y 3X2 Fax (514)845-7874 Tél.: (514)98 R*OB*l*C Jla maUïLie de î intancjii'tei d’ailleurs manifesté avant-hier à Erevan, réclamant le départ du président.Parfois, confie-t-il, «certains de mes compatriotes sont nostalgiques d’une époque où, sous le régime socialiste, régnaient paix et sécurité».Une telle attitude pourrait mettre notre démocratie en danger.mais les observateurs de la BM ont noté l’effort fait pour «consolider le secteur privé».Ce premier prêt de 17 millions pourrait peut-être en entraîner d’autres, «quoiqu’il n’est pas bon de s’endetter» en se fiant à l’excès à l’aide étrangère.L’entrevue s’est déroulée en arménien, par le truchement d’un traducteur.11 y fut notamment question de «l’internationalisme» propre aux Arméniens, ce qui n’empêche pas ce peuple de revendiquer la sauvegarde de «sa religion, de sa langue et de sa culture», enclavé qu’il est dans des pays musulmans et compte tenu de ce que Moscou pense toujours - malgré l’effondrement de l’URSS - que le Caucase doit demeurer sous son influence.Comment expliquer l’absence de règlement politique?M.Avoyan ra]> pelle que Ter Petrossian a établi le calendrier de démarches qui mèneraient à «s’asseoir à table pour négocier», mais que l’Azerbaïdjan est portée à réagir «de façon très brutale» dès qu’il s’agit de discuter du Haut-Karabakh.Reste l’espoir que dans une instance comme le Parlement européen, on puisse trouver un jour une solution au conflit qui perdure.L’Iran a bien essayé de servir d’intermédiaire, mais cela, n’a pas eu de résultats positifs.In Géorgie, autre pays voisin, est aux prises avec des conflits • interethniques aigus.M.Avoyan est âgé de 45 ans.Avant de briguer un poste politique, en 1990, il exerçait le métier de journaliste.11 se dit persuadé que, malgré les appréhensions qu’inspire la situation actuelle, «l’Arménie est et demeurera sur la voie de la démocratie».A Y A TOUS NOS ABONNES Dans le but d’améliorer la qualité de notre Service à la clientèle, nos bureaux seront ouverts, à compter du lundi 22 février, dès 7h30 le matin.LE DEVOIR SERVICE À LA CLIENTÈLE 1-514-985-3355 1-800-463-7559 HEURES D’OUVERTURE Lundi au vendredi De 7h30à 16h30 LE DEVOIR BV — * "V COLLEGE UtCOLLEGE Coii;23992 2X40 n universitaire rant le D.E.C.en ânes - /\I IJ) Cl IClil CS Études pré-universitaires, personnalisées Petites classes - contexte rie vie multi-culturel Facile d’accès (deux pas-du métro Villa Maria) Pour informations appel 1er : 486-5533 ou écrire à Centennial College 3641, av.Prud’homme Montréal, Qc H4A 2X9 H Hôpital Sainte-Justine Pour l'amour des enfants HÔPITAL SAINTE-JUSTINE 3175, Côte-Sainte-Çatherine Montréal (Québec) H3T 1C5 Séance publique d’information La population desservie par l'Hôpital Sainte-Justine est invitée à assister à la séance publique d'information annuelle le mardi 23 mars 1993 19 h 30 salle Marcelle-Lacoste de l’Hôpital Sainte-Justine On pourra participer à des ateliers composés des membres du conseil d'administration, des directeurs et des représentants d'associations de parents travaillant en collaboration avec l'hôpital.Les participants discuteront des attentes de la clientèle et des moyens de les satisfaire Le public désirant assister à cette séance d'information est cordialement invité.Bienvenue à tous ! RUSSIE Eltsine veut la tête de Khasboulatov Le ton monte et le niveau du débat descend en Russie.Les deux principaux acteurs de la scène politique russe s'accusent mutuellement de tendances totalitaires.Pendant que le speaker du Parlement Rouslan Khasboulatov se livre à une charge à fond de train contre la présidence russe, le bureau Boris Eltsine appelle à la destitution de M.Khasboulatov, accusant le Parlement de «manquer de crédibilité».nier s’abstienne de toute polémique en public pendant qu’il négociait avec le président.Eltsine et Khasboulatov ont accepté mardi de rechercher un accord constitutionnel sur la division des pouvoirs entre l’exécutif et le lé-gislatif et de mettre un terme à la lutte pour le pouvoir qui menace de paralyser la vie politique russe.L’alter ego de Boris Eltsine D’APRES AFP ET REUTER Moscou — Boris Eltsine a exhorté hier les députés à se méfier des «ambitions personnelles» du président du Parlement de Russie Roùslan Khasboulatov, qui a qualifié de «médiocre» le compromis que Jui proposait la veille le chef de l’Etat.Non content d’ironiser sur les «médiocres» propositions d’accord constitutionnel défendues par Boris Eltsine jeudi soir à la télévision, M.Khasboulatov est allé jusqu’à dénoncer le£ «pouvoirs excessifs» du chef de l’État.«Il faut corriger ces excès, car ils ont une influence totalement négative sur la situation politique en Russie», a ajouté M.Khasboulatov, qui s’exprimait devant un parterre de responsables des administrations locales russes à Novossibirsk (Sibérie).Quant au porte-parole du président Eltsine, il a carrément réclamé le départ de M.Khasboulatov, estimant qu’il est impossible de négocier avec le président du Congrès des députés du peuple.Le porte-parole, Vyacheslav Kostikov, accuse Khasboulatov de rechercher la confrontation, de réduire à néant toute possibilité de dialogue avec Eltsine et de subordonner les intérêts nationaux à ses ambitions personnelles.«Il est clair que R.I.Khasboulatov se discrédite de plus en plus en tant que partenaire dans les négociations, en tant qu’homme politique avec lequel la Russie peut parler», ajoute la déclaration du porte-parole présidentiel.Kostikov accuse encore Khasboulatov de ne pas avoir respecté un accord tacite qui voulait que ce der- Les députés rencontrés dans les couloirs du Parlement russe sont de fait de plus en plus nombreux à faire remarquer que la polémique avec Boris Eltsine a fait de M.Khasboulatov l’«alter ego» d’un président élu au suffrage universel.Dans son discours de Novossibirsk, M.Khasboulatov s’est fait le porte-parole du Congrès tout-puissant.et a rappelé que le président, le Soviet suprême et le gouvernement étaient «soumis à l’organe supérieur du pouvoir», à savoir le Parlement qu’il dirige.Une fois cette précaution prise, M.Khasboulatov est allé un peu plus loin dans ses critiques contre Boris Eltsine.Il a rejeté en bloc le référendum «simpliste» du président, convoqué le 11 avril pour départager l’exécutif et le législatif, et a relancé son idée — inacceptable pour Boris Eltsine — d’élections présidentielle et législative anticipées en 1994.Le chef du Parlement, qui mardi dernier avait conclu un «gentleman’s agreement» avec Boris Eltsine laissant dix jours aux deux parties pour préparer un armistice dans leur lutte pour le pouvoir, a même exprimé des doutes sur le «rôle de sauveur messianique» d’un éventuel accord constitutionnel.A F K I Q l) E DU S U D Accord tripartite pour la reprise des pourparlers L’ANC confiant de remporter d’éventuelles élections Le Cap (Reuter) — Le gouvernement sud-africain, le Congrès national africain (ANC) et le parti zoulou Inkatha sont parvenus à un accord hier poyr reprendre les pourparlers sur la démocratisation suspendus depuis mai dernier.Le chef des négociateurs du gouvernement, Roelf Meyer, a précisé dans un communiqué qu’une réunion de deux jours prévue à partir du 5 mars permettrait la reprise des négociations avec l’ensemble des partenaires avant la fin du mois.Il s’agira de la première rencontre entre les trois principaux acteurs de la vie politique nationale depuis l’échec de la Convention pour une Afrique du Sud démocratique (Codesa) en mai 1991 pour des divergences sur le pouvoir des provinces.Roelf Meyer a obtenu l’accord des dirigeants de l’Inkatha après trois jours de discussions mais ils ont demandé à consulter leur parti.«C’est une demande raisonnable», a dit le négociateur gouvernemental en précisant que l’ANC avait accepté la date du 5 mars pour les nouveaux pourparlers.Le gouvernement et l’ANC ET (]e ses CentRe pORMATΰN MusicAlE UcNNolofi'E^ A ppli9uE;ES Pour te renseigner, adresse-toi à Gilles Fortin, conseiller pédagogique Tél.(819) 478-4671 G3 D.E.C.2 AiNs D.E.C.î ANS Musîque MUSÎQUF populAÎRF 500.02 (pRFUNiVERSilAitît) 5 51.02 hscitipiioN au SIMM avani Ii I,r Mars D.P.E.C.1 an A.E.C.1 AN TFtltNiQUFS (Ie Techniques cIe SONOItiSAliON CONCEpiiON FI d'ENREÇiSTREMENT SONORE ASSÎSTÉE pAK MUSÎCaI 551.71 ORCÜNAIEUR 901.24 hsc itipiioN au SIMM iNSCRÎpliON AU Cl(,lp AVANI If 11 ", MARS AVANI II |,H AVItil UlN CENTRE (IE foRMATÎON SUR MESURE FoKMAlioiN (Its MAÎIHFS I N IkUJIO HA|)i(lt^ MusicAlr (30 h) PlttitC tiONNHVU fNI FIN TtAUlVIOIN j L—J A// ( I ?It) ( Ml l(S iMINsils (lispINSi's IN lÎN (Il M MAIN! (iMAÎ II julfl) Ins< ûipiioN au ( i (,» |> avani Ii 11Avnil s’étaient mis d’accord la semaine dernière sur le partage du pouvoir dans la nouvelle Afrique du Sud.Mais ils avaient donné des interprétations contradictoires du compromis auquel ils étaient arrivés.L’ANC a proposé jeudi des élections d’ici un an et la formation d’un gouvernement d’union nationale comprenant les partis ayant obtenu plus de 5% des suffrages au scrutin.Il a ajouté que les décisions devraient être prises à la majorité et non par consensus comme le suggère le gouvernement blanc.L’ANC a prédit hier qu’il recueillerait la majorité des suffrages aux premières élections multiraciales d’Afrique du Sud, prévues d’ici l’année prochaine, et a appelé la communauté internationale à soutenir financièrement sa campagne.Contre le partage du pouvoir Oliver Tambo, président d’honneur de l’ANC, a prononcé le discours d’ouverture de la conférence internationale anti-apartheid, qui réunit 35 nations à Johannesburg, au nom de Nelson Mandela, mis au repos sur ordre de ses médecins pour surmenage.Ix1 chef de l’ANC a toutefois désobéi à ses médecins cette semaine pour participer à une réunion du Comité exécutif national de son mouvement qui a approuvé la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale pour une durée limitée mais rejeté tout partage du pouvoir.«L’ANC, le mouvement national de libération du peuple d’Afrique du Sud, apparaîtra comme la principale force politique du pays à l’issue dé ces élections», a dit M.Tambo.Mais l’ANC dit avoir besoin d’aide.Dans une brochure remise à l’assistance, Nelson Mandela écrit: «Le coût de la bataille pour ces élections sur une base juste el équitable est loin d’être gratuit et pourrait dépasser 130 millions de rand (43 millions de dollars).La tâche est immense».«Tant que l’ANC n’aura pas acquis les ressources nécessaires pour financer une campagne d’une1 telle ampleur, il ne sera pas en mesure de lutter sur une base équitable».«Dans les 12 prochains mois et peut-être, espérons-le, avant la fin de cette année, le peuple d’Afrique du Sud participera à une élection historique et décisive qui marquera une rupture avec le passé», a expliqué Oliver Tambo. E I) E V (Il K , L E S S A M E I» I 2 (I I M A X l II E I F E V R I E R !l it a A 1) Pour la libération d’Aung San Suu Kyi Les Nobel demandent la mise au ban de Rangoon Pékin s’insurge contre la présence du dalaï-lama et l’appel à l’embargo sur les armes L( Chine s est élevee contre la campagne des Prix Nobel de la Paix en faveur de leur collègue, lauréate en 91, Mme Aung San Suu Kyi, en residence surveillée au Myanmar (Birmanie).Ce dernier pays ayant refusé l’accès à son territoire, la réunion des Prix Nobel se déroule en Thaïlande.La Chine critique l’octroi d’un visa par la Thaïlande au chef spirituel tibétain, le dalaï-lama.Pékin, qui fournit à Rangoon l’essentiel de ses armements, n’apprécie pas davantage l’appel à un embargo sur les ventes d’armes au Myanmar, lancé par les Prix Nobel.Ces derniers ont également recommandé que Rangoon perde son siège à l’ONU.ARNAUD DU BUS C O L L AB ORATION S P É CIA L E Chiang Mai — La scène est quasi surréaliste.Dans une grande hutte au toit de feuilles, le révérend sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix pour son combat contre 1,’apartheid, harangue une foule de Karens, une des minorités ethniques de Birmanie.Très vite Desmond 1 utu retrouve le ton de ses appels vibrants de Johannesbourg et les Karens du camp de réfugiés de Mae La, sur la frontière entre la 'lliaïlande et la Birmanie, se prennent peu à peu à sc)n discours.«Je veux que vous répétiez après moi: nous serons libres!».Les Karens reprennent la phrase avec enthousiasme, séduits par l’énergie de l’homme qui s’agite à la tribune.La campagne des sept Prix Nobel de la paix, organisée par le Centre international pour les droits de la personne et pour le développement de la démocratie, basé à Montréal et présidé par M.Edward Broadbent, a été riche en moments d’émotion.Les lauréats étaient venus lancer un appel à la libération inconditionnelle et immédiate du Prix Nobel de la paix 1991, Aung San Suu Kyi, cette femme de Birmanie dont la frêle beauté n’a d’égale que la puissance de caractère^ «Elle est une personne très forte.Sa foi bouddhiste montre que sa compassion et sa douceur sont immenses.En Occident nous avons été profondément inspirés par son sacri-lice pour la démocratie en Birmanie.Elle est une lumière pour le monde et un exemple pour toutes les femmes», a déclaré Mairead Maguire, la pacifiste irlandaise, Prix Nobel de la paix en 1976.Jamais autant de Prix Nobel de la paix ne s’étaient mobilisés pour une cause.Iæs personnalités exceptionnelles qui participaient à la mission, comme le révérend Desmond Tutu, le dalaï-lama ou encore l’ancien président du Costa Rica Oscar Arias, ont donné une ampleur considérable à la campagne.M.Broadbent présent sur ZAÏRE Des sanctions pour déloger le dictateur Washington (Reuter) — Des responsables américains, français et belges discutent des moyens d’instaurer la démocratie au Zaïre et (le déloger le président Mobutu Sese Seko du pouvoir, a déclaré hier Joe Snyder, porte-parole du département d’Etat américain.Il a cependant refuser de confirmer un article du New York Times selon lequçl un document du département d’Etat décrit la situation du Zaïre comme aussi explosive que celles de «la Somalie et du Libéria réunies».L’article ajoute que le le document, daté du 11 février, préconise la saisie de biens appartenant au président Mobutu, dont un avion, un bateau et plusieurs maisons, pour «lui adresser un message de fermeté».le New York Times ajoute que Washington, Paris et Bruxelles envisagent des sanctions pour renverser le chef de l’Etat zaïrois, que Bill Clinton appuiera sans résetves.Joe Snyder a confirmé que le document avait été remis à une centaine de personnes mais a refusé d’en révéler le contenu.«Nous sommes en consultation ayec les responsables belges et français afin d’explorer des voies pour encourager une transition pacifique vers la démocratie au Zaïre», a-t-il dit.¦ «Nous sommes actuellement en brain de décider lesquelles de ces idées sont pratiques et nous nous consultons pour savoir lesquelles peuvent etre appliquées conjointement avec nos alliés et d’autres pays.» Des centaines de personnes ont trouvé la mort depuis le début du mois au cours d’émeutes au, Zaïre.U' président Mobutu récuse Etienne Tshisekedi, le premier ministre de transition, qu’il accuse d’être à l'origine des troubles.«Nous réitérons notre appel au président Mobutu pour qu’il remette lp pouvoir effectif au gouvernement de transition et pour qu’il cesse de «opposer à ses efforts pour mettre î» chaotique.i nsee monde i Il faut une nouvelle génération pour sortir le Zaïre de l’impasse KAN Y U R H I T.TCHIKA Éditeur du magazine «Transatlantique», l’auteur a publié «Comment sortir le Zaïre de la faillite?» —J lus d’un an après les émeutes de septembre P 1991, le Zaïre est encore une fois la risée du inonde.Des militaires payés par des billets démonétisés par le gouvernement n’ont rien trouvé d’autre que de piller les magasins et ====J d’extorquer les citoyens pour se venger, exprimer leur mécontentement.Quelle logique! Au lieu de s’attaquer à leur chef et à son gouvernement dont le conflit paralyse le pays, ils se sont rabattus sur les plus faibles: le peuple.Les milk taires zaïrois ont-ils donc oublié que le régime actuel est issu d’un coup d’Etat?L’assassinat de l’ambassadeur français serait-il pré-! médité par une classe politique qui veut faire arbitrer ses conflits intérieurs par une intervention étrangère?Le Zaïre actuel a peine à créer les conditions d’une véritable démocratisation, notamment le renouvellement de sa classe politique.Après le rétablissement du multipartisme, la classe politique qui dirige le Zaïre depuis le renversement du gouvernement Lumumba en septembre I960 par le premier coup d’Etat de Mobutu, se précipita pour occuper tout l’espace de l’opposition et du pouvoir.Des partis politiques poussèrent comme des champignons et formèrent des alliances tantôt avec le président tantôt contre lui en fonction de certains intérêts matériels.Aucun d’entre eux n’a un programme d’action,' même pas l’Union pour la Démocratie et le progrès social (UDPS) qui a pourtant une dizaine d’années d’existence.Leur objectif principal est le pouvoir pour le pouvoir, ce qui fait craindre au peuple que les soi-disant té-; nors de l’opposition ne cherchent que le départ de Mobutu pour récupérer son régime.Leur problème réside dans le fait qu’étant presque’ tous des créatures de Mobutu, ils ont des comptes perJ' sonnels à régler avec lui et ce dernier connaît tout sur-eux et n’a nullement peur d’eux comme le démontre lé.bras de fer permanent entre le régime et l'opposition > organisée qui a même presque raté l’organisation de Ja, Conférence nationale qu’elle avait toujours réclamée.C’est depuis bientôt trois ans que le Zaïre vit sous le, régime d’une période de transition chaotique.On a longtemps cru que la Conférence nationale allait réorganiser les choses.Force est de constater qu’elle a ' donné naissance à plus de problèmes qu’elle n’en a ré-' -f~| solus.T Le président Mobutu travaille sous un régime transitoire, son mandat s’étant terminé il y a un peu plus dç,, deux ans.Il a donc très peu de légitimité.Le gouvernement de Tshisckedi prétend détenir sa légitimité de la Conférence nationale.C’est juridiquement soutenable mais on peut à juste' titre se demander comment un organe composé dev personnes non élues peut politiquement s’emparer dç.j la souveraineté nationale.T En plus, pour être légitime, un gouvernement doit être effectif.Ce qui n’est pas le cas du gouvernement zaïrois acflJ tuel qui, après avpir engagé une bataille contre le pré**1 sident Mobutu, n’est pas capable de la mener à sa furet demande une intervention étrangère.Tshisckedi.n’est même pas capable de protéger ses frères du Kasai'.,',j Actuellement au Zaïre, on ,j‘ est devant un cas de blocage institutionnel.Il est temps que le seul souverain, le peuple, puisse trancher par voie d’élections générales avant la fin de l’année.Pour éviter les fraudes de la part du président et du gouvernement, on pourrait demander que les élections soient organisées en présence des observateurs des pays alliés du Zaire.Le Zaïre est la >t patrie de Mobutu et de Tshisekedi, mais aussi du prophète Simon Kimbangu et de Patrice Lumumba.Au moment où les Etats- Unis, première puissance mondiale, viennent de renou- ! veler leur personnel politique en élisant Bill Clinton président plus jeune, il est normal que la génération de l’indépendance, arrivée au pouvoir avant la trentaine et, ayant mis le Zaïr,e en faillite, puisse laisser la conduite,, des affaires de l’Etat à une nouvelle génération, au cou- ' rant des méthodes de gestion d’un Etat moderne et éprise de nationalisme.Ainsi, pourra-t-on rappeler au monde que le Zaïre est la patrie de Mobutu et de Tshisekedi mais aussi du prophète Simon Kimbangu et de Patrice Lumumba.,,, L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes : à l’Information générale et métropolitaine : Claude Beauregard, Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur, Louis-Guy L’Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Mortier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer, Danny Vear; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)-, à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Roland-Yves Carignan, Paule Des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay (Le Plaisir des livres)-, à l’information économique : Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale : François Brousseau (éditorialiste et responsable), Jocelyn Coulon, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l'information politique : Josée Boileau, Jean Dion, Pierre O’Neill, Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa)-, Serge Chapleau (caricaturiste); à l’information sportive : Yves d'Avignon; Suzanne Marchand (adjointe à la direction), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis), Danielle Cantara, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction).LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur)-, Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Jacqueline Avril, Brigitte Cloutier, Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, LiseMajor (publicitaires); Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes); Gloria Taillon (secrétaire).L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l'administration), Raymonde Guay (responsable du financement privé).LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIÉNTELE Christianne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe), Nathalie Thabet (responsable du marché institutionnel), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachelle Leclerc-Venne, Jean-Marc SteMarie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette.LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production), Johanne Brunet, Lynda Di Cesare, Richard DesCormiers.Michael Schneider, Louis Simoneau.LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams /superviseur), Manon Blanchette, Serge César, Dominique Charbonnier.Marlène Côté, Josée Lapointe, Sylvie Laporte.Jean Laurin, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland.— A 12 L K I) K V 0 I R .I.K S S A M EDI 20 / 1)1 M A X (’ Il E 21 K E V R I E R I !) !» :ï -* LE DEVOIR -—- ACTUALITES Une course à -35 degrés AVIATION Des analyses divergentes t PHOTO AP ANDRE NADEAU, de Sainte-Mélanie, au Québec, enlève le har- * ¦¦¦ nais de son chien Otso après avoir remporté une course à chiens de 250 milles.On le voit ici à son arrivée à Fort Kent, dans le Maine, à 3h47 dans la nuit de jeudi à vendredi.Il a dû braver une température de -35 degrés celsius.Il avait un attelage de chiens sibériens Husky.Il s’est classé premier de huit équipes après une course de 54 heures et 28 minutes.SUITE DE ;A PAGE 1 pour l’exercice 1992 clos le 31 décembre est venue s’ajouter à celle de 218 millionsS (2,94$ l’action) encaissée l’année précédente.La détérioration prononcée est survenue malgré des revenus stationnaires entre les deux exercices, à 3,6 milliardsS.La récession et, surtout, la concurrence féroce que se livrent les deux transporteurs nationaux ont eu leur effet.Canadien, pour sa part, devrait annoncer ses résultats de l’exercice dans une semaine ou deux.Ils ne seront pas roses non plus.Après neuf mois, PWA société-mère de Canadien, a affiché une perte avant postes extraordinaires de 105,6 millionsS venue gonfler le déficit de 162 millionsS enregistré en 1991.Faible consolation au cours du dernier trimestre, aidé par l’entente conditionnelle conclue avec American Airlines, le transporteur de l’Ouest a pu abaisser de 800 000 à 600 000$ par jour le rythme auquel il accumulait les pertes.Afin de redonner un nouveau souffle à l’industrie, Rhys Eyton écarte (sans l’exclure) le scénario de fusion débattu par Air Canada pour insister plutôt sur une intervention du gouvernement central.Pour le président du conseil de Canadien, le problème actuel découle davantage de l’état de surcapacité dans l’industrie que de la présence de deux transporteurs nationaux.Lors de son passage, jeudi, devant le comité permanent des Transports, il a exhorté le gouvernement à forcer une réduction des capacités.«Si le contexte actuel persiste, les deux transporteurs seront décimés», a-t-il fait valoir.Air Canada ne procède pas à la même analyse.«Il n’est pas réaliste de demander un contrôle de la capacité des deux transporteurs sans revenir à un contrôle des tarifs, a souligné Denis Couture.Et si le gouvernement nous imposait une réduction, disons, de 20% de la capacité, quelles seraient ses exigences face aux autres transporteurs?Serait-il prêt à accepter une réduction de 20% (7000) des employés?» Air Canada n’en démord pas et s’en tient à la formule d'un seul transporteur.Pour lui, Canadien vit sur du temps emprunté.«Sans l’aide gouvernementale, il aurait fermé ses portes.En octobre dernier, nous leur avons proposé la fusion, une solution qui ne nécessitait aucun recours aux fonds publics.Comme la dette des deux transporteurs, une fois fusionnée, aurait été trop lourde à supporter, nous avons demandé à Canadien de négocier avec ses créanciers.» C’est exactement ce qu’ils font aujourd’hui avec American Airlines, après avoir reçu 130 millionsS de fonds publics, a fait observer Denis Couture Chez Nationair, on se bat également avec l’énergie du désespoir.Le plus important transporteur au Québec, le troisième au pays, accumule les déboires ces-temps-ci, attisés par une situation financière précaire qui a conduit à un appel au secours lancé aux gouvernements, fédéral et québécois.Nationair a dû régler rapidement une poursuite de 220 000$ logée par un fournisseur, Cathay Pacific Catering Services, pour factures impayées.Le transporteur a également confirmé devoir une somme de 4 millionsS à Revenu Canada, et de 3 millionsS en frais d’atterrissage impayés auprès de Trans- port Canada.Nationair a, ensuite, confirmé une créance non respectée de 1,1 millions US auprès de l’Association du transport aérien international (ATAD.un non-respect qui a forcé l’association à suspendre son service de compensation offert à Nationair.«Mais Nationair demeure toujours un des 250 membres de l’ATAI», s’est empressé d’ajouter Terry Denny, porte-parole de l’association.Cette suspension implique que Nationair devra pourvoir à sa propre comptabilité intercompagnies aériennes tant que la situation auprès de l’ATAI ne sera pas régularisée.«Ce n’est pas une situation anormale, a insisté Teiry Denny, qui a voulu corriger certaines imprécisions véhiculées par les médias.À chaque année, entre 4 et 5% de nos membres se retrouvent, un jour ou l’autre, en situation de défaut temporaire, pour une question de fluctuations des devises ou autres.Et avec l’état lamentable de la santé financière des transporteurs aériens, il ne faut pas se surprendre de voir de telles dérogations se produi-re.» Chez Nationair, on promet de corriger la situation rapidement.Les difficultés financières que connaît le transporteur sont qualifiées de «temporaires».Daniel-Yves Durand, vice-président, Communications, a précisé que le transporteur avait conclu avec des locateurs d’appareils une entente de rééchelonnement des versements sur des engagements de 15 millionsS.Nationair négocie également une injection d’argent frais de 20 millionsS et multiplie les pourparlers avec les fournisseurs pour convertir, à long terme, des engagements de court terme.Dans la foulée, Nationair entend s’inspirer de l’aide gouvernementale de 130 millionsS offerte par les gouvernements, fédéral et provinciaux, à Canadien International pour demander à Ottawa un rééchelonnement des 7 millionsS dus et des garanties de prêt.Une démarche a été entreprise au provincial, Nationair s’appuyant cette fois sur les 3000 emplois directs et indirects qu’il contribue à créer.«Novembre et décembre ont été deux mois difficiles.Nous avons présenté un plan de redressement financier et le ministre des Transports Jean Corbeil s’est montré favorable, ouvert, tolérant, mais prudent», a enchaîné Henrica Sniecinski, directeur de projet, en l’absence de Daniel-Yves Durand.M.Durand a passé toute la journée d’hier derrière les portes closes d’une salle de négociation.C’est que le ministre Corbeil a imposé, entre autres conditions à une aide éventuelle, que Nationair travaille sur une résolution du conflit qui l’oppose à ses quelques 450 agents de bord.«Est-ce que le rapport de force du syndicat s’en trouve renforcé?Je ne saurais le dire.Toutefois, les trois autres syndicats de l’entreprise ont annoncé leur intention de contribuer à une solution au lock-out», a précisé M.Sniecinski.Les agents de bord de Nationair, en lock-out depuis 15 mois, ont accepté les recommandations du médiateur spécial portant sur des augmentations salariales moyennes de l’ordre de 33,7% sur trois ans.Ces recommandations furent vivement décriées par l’employeur, qui a soulevé son manque de souplesse financière et son incapacité à absorber une telle progression de sa masse salariale.MULRONEY Des élections avant l’automne L’atmosphère n’est plus la même à la Maison-Blanche Washington (AP) — La Maison-Blanche, depuis le départ de George et Barbara Bush, a connu un changement notable d’atmosphère: finis les petits-enfants, les chiens et la cuisine française.Place aux amis de Chelsea, aux chats et adieu la gastronomie! Après le style plutôt mondain des Reagan, l’atmosphère plus bourgeoise et familiale imprimée par les Bush, les Clinton semblent ne pas devoir renoncer à leur mode de vie typique d’une famille américaine aisée, dont les deux parents travaillent.Mais, reconnaît l’attachée de presse de Hillary Rodham Clinton, Lisa Caputo, même si ce style de vie est «parfois un peu plus informel», les .Clinton «restent très respectueux de la tradition».La famille aime particulièrement, après le diner qui a lieu vers 19h30 ou 20h — et durant lequel ils se servent eux-mêmes — recevoir des amis.«Ils adorent avoir des amis chez eux.se réunir autour d’une table à bavarder, en mangeant un morceau», raconte Ann Stock, l’une des employées de la Maison-Blanche — qui, par ailleurs, peuvent désormais porter des pantalons.Dans les appartements privés des Clinton, un réfrigérateur est toujours garni de fruits et de tout ce qu'on peut désirer pour calmer une petite faim.Comme la plupart des Américains, les Clinton adorent grignoter des choses très peu diététiques.En plus, poursuit Ann Stock, «comme leur fille sera bientôt ado-lescente.les activités de la Maison- Une oeuvre de Daniel Dumont Au bas de notre page À Voir, hier, nous donnions la paternité de l’illustration marquant les 25 ans des Belles-soeun à Vittorio.C’était une erreur.L’affiche est plutôt d’un jeune illustrateur du nom de Daniel Dumont.Nos excuses a M.Dumont PHOTO AP Parmi les nouvelles vedettes de la Maison-Blanche: le chat de Chelsea Blanche seront beaucoup plus tournées vers la famille et les jeunes qu’auparavant».Le 27 février prochain, une fête devrait avoir lieu pour les 13 ans de Chelsea.Ce ne sera pas la première: la fille du président a déjà réuni quelques dizaines d'amis de sa nouvelle école a la Maison-Blanche.De leur côté, Bill et Hillary Clinton ont fermement l'intention de s’intéresser a la vie de l’école privée de Chelsea et d’assister aux réunions des parents d’élèves.LE DEVOIR est publié par Le Devoir Inc., société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 2050, rue de Bleury, Montréal.H3A 3M9.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, 7743 rue Bourdeau, une division des imprimeries Québécor Inc., 612 ouest rue St-Jacques, Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans le Devoir.U-Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.située au 775, bout lebeau, St-Laurent.Envoi de publication - Enregistrement no 0858.Depot légal : Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone générai : (514) 985-3333.Le Devoir (USPS - 003708) is published daily by Le Devoir Inc.2050 De Bleury, 9e étage, Montréal, Québec H3A 3M9.Subscription rate per year is $ 439.00 USD.Second Class Postage paid at Champlain, N.Y.L'S POSTMASTER : send address changes to : insa, P.Q.Box 1518, Champlain.N.Y.12919-1518.DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec SUITE DE LA PAGE 1 en selle.Quand une circonscription fédérale devient vacante en cours de mandat, la loi donne en effet un maximum de six mois au premier ministre pour fixer la date d’un vote.Mais il n’est tenu à aucun autre échéancier.De telle sorte que si Brian Mulroney avait voulu, il aurait pu disposer de ces partielles dès le mois d’avril.Ça n'aurait pas été la première fois qu’un ou des comtés auraient élu un député seulement pour quelques mois.En 1988, il y avait ainsi eu une élection partielle dans Lac-St-Jean en juin et une élection générale en octobre.Si Brian Mulroney avait été enclin à démissionner sous peu, il aurait pu en procédant rapidement débarrasser l’horizon de son successeur de la corvée d’élections partielles imminentes.En plus, rien n’obligeait le premier ministre à fixer maintenant la date de l’élection dans Malpèque.Il aurait pu se contenter de régler le cas de Shef-ford.Car, si la circonscription de Shefford est sans député depuis que Jean La-pierre, du Bloc québécois, a quitté la politique active l’été dernier, celle de Malpèque est devenue vacante beaucoup plus récemment.La députée Catherine Callbeck l’a quittée lorsqu’elle a été élue à la direction du Parti libéral de sa province et quelle est devenue premier ministre de l’île-du-Prince-Edouard le mois dernier.L’ETAT Des gains de productivité SUITE DE LA PAGE 1 «symbolique».Cependant, «dans le cas d’activités commerciales ou quasi commerciales, j’ai senti que les gens sont disposés à payer le prix du marché: pour une publication, un permis, pour avoir le droit ou le privilège de séjour dans une réserve faunique ou exercer des sports ou des loisirs», donne-t-il en exemple.Comme «la réalité s’applique à tout le monde», il répète que les syndiqués du secteur public devront faire leur part.«On n’a pas les moyens de distribuer un enrichissement qui n’existe pas.Nos employés le savent.» Il recherche de leur part ce qu’il appelle «des gains de productivité» et promet de leur retourner sous la forme d’une rémunération ce qu’il sera posr sible d’économiser par une productivité accrue.Les résultats de cette consultation ne seront pas forcément visibles dès cette année dans le budget (en mai) et les prévisions de dépenses (fin mars) .Cependant, M.Johnson compte «pouvoir annoncer aux crédits, et le ministre des Finances au budget je présume, les voies qu’on va emprunter, les décisions qu’on peut prendre tout de suite, pour que ça ait des effets plus tard.» Les députés péquistes conviennent pour leur part que «l’état des finances publiques est grave et requiert une action urgente».Mais, dit M.Léonard en conférence de presse, pour ce faire, il faut «un projet de société, une vision d’avenir et il faut solidariser les Québécois».M.Léonard, et Mme Marois après lui, ont évoqué à cet égard le discours du président américain Bill Clinton dans lequel il annonce des hausses d’impôt et des réductions de services tout en réussissant à «mobiliser les Américains», parce qu’il leur propose, en retour de cet effort, «un défi, un avenir meilleur».Ce que Québec, aux yeux des péquistes, n’a pas réussi à faire durant cette commission.Au contraire, dit M.Léonard, le gouvernement a désolidarisé des groupes de la société en les montant les uns contre les autres.Le Devoir ~* RENSEIGNEMENTS (514) 985-3333 ADMINISTRATION (514) 985-3333 AVIS PUBLICS (514)985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3399 1-800-363-0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE les BUREAUX DU DEVOIR LE DEVOIR SONT OUVERTS 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE DU LUNDI AU VENDREDI MONTRÉAL (QUÉBEC) H3A 3M9 DE 9H00 A 16H30 Les péquistes reprochent en outre au gouvernement d’avoir pris le problème par un seul bout de la lorgnette, le petit: les dépenses québécoises.Il a à peine effleuré l’effet de la dette fédérale, de la diminution des transferts fédéraux et n’a pas discuté du coût des chevauchements de programmes entre Québec et Ottawa.Il a d’autre part balayé sous le tapis les problèmes reliés aux revenus, dit Jean Filion.M.Filion signale que plusieurs organsisations ont montré du doigt des problèmes reliés à la fiscalité qui engendrent le travail au noir, la contrebande, l’évasion fiscale, tous des problèmes qui font perdre des millions à l’État.\ LE DEVOIR 985-3399 CROISIERE COSTARICA 2 semaines incluant: avion et hôtel il partir de I ÎOO $.occupation double Pendant une semaine, larguez les amarres pour les Iles Vierges à bord du luxueux SEASPIRIT, (exclusivement gai) à partir de I 475 $.Occupation double, vol non-indu».PARIS Vol aller / retour à partir de 342 $.huei incluiez O N S'AFFICHE POUR HOMMES Pour les bonnes adresses celles à l'abri des regards indiscrets, celles où le service est courtois, celles sans préjugés, demandez notre agent spécialisé Permis du Québec en voyages masculins.Pour tous les voyages, féminins, masculins ou mixtes, contactez le (514) 521-2155 Voyages Exception-L 1211) St-Catherine est, MTL.
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