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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-03-26, Collections de BAnQ.

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Vol.1.XXXIV, n O 71 T V y / T o r o n I o 8 î> o LE DEVOIR PERSPECTIVES Vrai dégel ou faux printemps?Comme on s’y attendait, Kim Campbell s’est officiellement lancée hier dans la course à la succession de Brian Mulroney.Elle a annoncée une volonté de changer la façon dont on fait la politique.À ce propos, son passé n’est pas nécessairement garant de l’avenir.Chantal Hébert Prévisible, le lancement à Vancouver de Kim Campbell à la direction du Parti conservateur fédéral n’en était pas moins un événement qu’on a suivi hier dans toutes les officines politiques du pays.D’Halifax à Victoria, les petits écrans ont été mis à contribution pour voir en direct la diva qui doit, dans un premier temps, enlever haut la main le leadership conservateur et ensuite sauver in extremis les conservateurs d’une mort électorale presque certaine.C'est que voilà maintenant des semaines que des vétérans de la politique prédisent que du moment où Kim Campbell ouvrira la bouche, ses actions, qui cotent très haut, commenceront à chuter.Finalement, ce n’est pas encore hier qu’on a su si Kim Campbell augure un vrai dégel ou un faux printemps politique.L’événement s’est déroulé comme sur du papier à musique.et a à peine effleuré la surface.Même à cela, il n’était pas complètement dénué de fraîcheur.Habitués aux politiciens qui vous débitent un texte à toute allure, les Canadiens ont ainsi eu droit à une demi-heure d’improvisation contrôlée.Seul symptôme visible de sa nervosité, la candidate-vedette de la course conservatrice enfle cpc pire en a presque oublié de présenter aous, ses, airs ges collègues de la Colombie-Bri- d’intellectuelle tannique après avoir fait le tour de ’ ceux du Québec et de l’Ontario.une féroce danseuse de saloon.Kim Campbell semble égale-.• T’hu- Si les cowboys albertains l’apprécient, apprend-on, l’intellectuelle froide et ment vouée à réhabiliter mour, grand absent des rendez-vous politiques canadiens ces temps-ci.Dans sa bouche, le Canada est désormais doté de «deux sexes fondateurs».’aPl c’est parce que «sous ses airs d’i posée se cache une féroce danseuse de saloon.» Cette apparente légèreté ne cache pas encore une redoutable machine.A la toute dernière minute, racon-te-t-on, les communiqués de presse annonçant l’événement d’hier ont dû être refaits du début à la fin.Ils n’ont pas trouvé le chemin de tous les bureaux de la presse parlementaire.Mais elle dissimule à peine de très lourds appuis.A Vancouver, Kim Campbell a levé le voile sur la structure de son organisation.Elle a retenu les ministres Gilles Loiselle et Perrin Beatty pour les idées, et Shirley Martin et Pierre Blais pour l’organisation.Au même moment, dans une grande salle d’hôtel à Ottawa, 300 autres admirateurs assistaient par le biais de la télévision à l’événement.Sous prétexte de regarder ensemble le lancement télévisé, le camp Campbell avait convié ceux de ses partisans qui n’avaient pu se rendre à l’autre bout du pays.Et on avait invité la presse à venir compter les têtes pour qu’on constate de visu que la candidate a fait des ravages dans le caucus conservateur.La conférence de presse qui a suivi le lancement officiel a été plus à pic.Sous le feu des questions, Kim Campbell a concédé qu’elle partage «quelques idées» avec Brian Mulroney.«Je n’ai aucun désir de prendre mes distances à l’égard de politiques que j’ai participé à mettre en place», a-t-elle affirmé.Mais, pour se distinguer, elle invoque presque du même souffle «son sens unique de faire les choses.» «J’aspire à devenir chef, pas dictateur», a-t-elle d’ailleurs lancé.Par moment, Kim Campbell tient tellement à dire qu’elle se rend compte que les gouvernements existent pour les gens ordinaires qu’on a un peu l’impression qu’elle se pince pour se rappeler cette élémentaire réalité.Du lancement se dégageait également le vague sentiment qu’aucune recette à la mode ne sera laissée pour compte d’ici le 13 juin.A témoin, le terme «partenariat», cher aux faiseurs de consensus québécois qui s’est retrouvé dans la bouche de la ministre.Ou encore, en anglais, l’annonce quelle prône les politiques de l’»inclusion», terme emprunté au meilleur vocabulaire de sa collègue du N PD Audrey McLaughlin et qui veut dire, dans la langue de Shakespeare, la même chose que «partenariat» au Québec.«Je veux changer la façon dont les gens pensent à la politique dans ce pays en changeant la façon dont nous pratiquons la politique», a finalement résumé Kim Campbell pour expliquer pourquoi elle veut devenir,premier ministre.A cet égard, disent ses critiques, elle n'a jusqu’à présent pas toujours pratiqué ce qu elle prêche.Par exemple, lors des dernières élections provinciales en Colombie-Britannique, la ministre fédérale a distribué des subventions à droite et à gauche selon les règles politiques les plus traditionnelles.Depuis 1988 dans la capitale fédérale, fait-on valoir, elle a rarement marché hors du rang qu’impose la discipline de parti.S'il faut en croire Kim Campbell, les choses seront différentes quand ce sera elle qui donnera le pas.INDEX Les Actualités.A2 Éditorial A8 Agenda culturel .B7 Idées A9 Annonces ckNsécs.JM Le Monde., B3 ÀVoir B10 Montréal A3 Météo Avis publics.,.B2 Plaisirs B1 Ensoleillé.Culture ,.B8 Politique Max.: 12.Économie .AG Les Sports., Détails en B4 M U N T 11 K A 1.I.K V K X I) Il E 1)1 2 I* M A 11 S I !) 9 3 t> '> e - T l’S + CULTURE 111 If IPf liHl MONTRÉAL POLITIQUE L'homme laid: une Laval entre dans le La souveraineté farce bizarre «concours de structures» JL > 1 selon Bouchard PAGE B-9 HBhKHKb L.TIS1".M PAGE A-5 Les «Anglais» donnent une bonne note au PQ Sa politique sur les droits des anglophones est bien accueillie JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR / Evolution, révolution, ouverture et cheminement.La majorité des leaders de la communauté anglophone n’avaient que ces mots en bouche hier pour qualifier le rapport du Groupe de travail du Parti québécois sur les anglophones dans un Québec souverain, rendu public un peu plus tôt dans la journée.«La philosophie du rapport est bonne», a déclaré la chancelière de l’Université McGill Gretta Chambers, reprenant des commentaires entendus partout.Le rapport déposé par le groupe de travail péquiste présente 12 recommandations qui seraient mises en oeuvre pour protéger les droits des anglophones dans un Québec souverain.La Constitution québécoise garantirait nommément le droit de s’exprimer en anglais à l'Assemblée nationale et devant les tribunaux, de même que le droit à un réseau anglophone d’enseignement.Les services de santé en anglais, tels qu’ils sont actuellement prévus à la loi 120, seraient maintenus; un programme d’accès à l’égalité pour les anglophones dans la fonction publique serait instauré; une attention particulière serait accordée à la qualité du français enseigné dans les écoles anglaises; et la radio et la télévision d’Etat d’un Qué- bec souverain offriraient une programmation en anglais.Enfin, un Conseil consultatif serait mis en place pour conseiller le gouvernement sur toute question relative au développement de la communauté anglophone, et une Commission permanente interétatique Canada-Québec veillerait aux droits linguistiques des minorités de chacun de ces pays.Au terme de près d’un an et demi de travaux, le groupe de travail n’était toutefois toujours pas en mesure, hier, de présenter sa recommandation sur la langue d’affichage.VOIR PAGE A-10 : PQ Ça y est! La course est bien partie PHOTO PRESSE CANADIENNE mfm mm, smM H I KIM CAMPBELL, plus personne n’en doutait, est devenue officiellement candidate hier à la succession de Brian Mulroney.Son premier exercice officiel devant la presse nationale réunie à Vancouver s’est passé sans anicroche.Nos informations en page A-4.Les employés de Nationair exigent une enquête GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Le Syndical canadien de la fonction publique a déposé hier une demande d’enquête auprès de l’Inspecteur général des institutions financières sur les allégations de malversations impliquant Nationair.LE DEVOIR révélait dans son édition d’hier que Nationair avait omis de verser aux institutions financières les prélèvements à la source destinés aux régimes d’assurance et d'épargne des employés, à l’instar des 8 mil-lions$ dus en taxes et impôts aux deux paliers gouvernementaux.Il s’agissait d’un manquement grave au rôle de fiduciaire dévolu à Nationair dans les circonstances.Ces allégations (relatives au détournement de fonds appartenant à ses employés) ont été démenties avec vigueur par VOIR PAGE A-10 : NATIONAIR La Cour suprême étend les droits liés à l’union de fait MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les travaux domestiques et le soin des enfants peuvent être considérés comme une contribution à l’enrichissement d’un conjoint, même dans une union de fait, et peuvent donner droit à un dédommagement, a statué la Cour suprême du Canada dans une cause touchant un couple de la Colombie-Britannique.Le jugement, rédigé par la juge Beverly McLachlin, vient étendre aux unions de fait ce qui, depuis quelques années, était reconnu dans le cadre d’un mariage.Ce n’est pas parce que les services ménagers et le soin des enfants sont effectués de plein gré et offerts par amour et affection qu’une personne n’a pas droit d’être indemnisée au moment d’une rupture, note la juge.«La notion que les services d’entretien ménager et de soin des enfants ne méritent pas d’être reconnus par les tribunaux omet de reconnaitre que ces services sont fort VOIR PAGE A-10 : UNION Le Mexique se découvre un allié: le Québec John Ciaccia reçoit à Mexico un accueil sans précédent BRIGITTE MORISSETTE CORRESPONDANTE A MEXICO Mexico — Après 12 ans d’un patient travail de fourmi, la Délégation générale du Québec à Mexico vient de recevoir ce que l’on serait tenté d’appeler sa reconnaissance officielle.Le lendemain de son arrivée à Mexico, le ministre des Affaires internationales, M.John Ciaccia, rencontrait le président de la République mexicaine à sa résidence officielle de Los Pinos.Cet honneur lui avait été refusé au cours de ses deux précédents voyages.Dans un vibrant discours — comme savent pratiquer les présidents mexicains avec leurs hôtes étrangers —, M.Carlos Salinas de Gortari vantait les atouts de la latinité, aussi nordique soit-elle! Plusieurs de la trentaine d’hommes d’affaires accompagnant le ministre — nouvelle cour des rois modernes — ont cru saisir dans les propos du président un appel au Québec pour se constituer en une sorte de nouveau pont de l'américanité latine.Voilà donc le président mexicain et son ministre préféré, M.Donaldo Colosio, sécréta ri o du Développement social, accueillant les Québécois avec ce John Ciaccia Carlos Salinas SÏWE langage complice que l’on pratique entre cousins d’une même culture.C'est exactement le langage qu’a choisi la Délégation du Québec à Mexico pour la confection d’une page publicitaire que l’on a vu apparaître pour la deuxième fois cette semaine dans la presse mexicaine.«Los Latinos del Norte, Québec-Mexico, de comitn acuerdo».On peut lire un peu plus bas que «le Québec est une société moderne et un partenaire ouvert sur le monde; que le Québec est le partenaire des États-Unis et que la conclusion prochaine du Traité de libre-échange stimulera le partenariat entre hommes d’affaires mexicains et québécois».I>a page publicitaire ajoute que le Québec est reconnu mondialement pour l’avant-gardisme de ses services en télécommunications, aéronautique, produits forestiers, etc.L’accueil réservé par le gouvernement mexicain au ministre des Affaires internationales du Québec contraste vivement avec les débuts modestes de la DGQ à Mexico, en 1980.Le gouvernement mexicain d’alors était fort réticent à ouvrir les bras au gouvernement d’une province canadienne qui réclamait ouvertement son indépendance.Le Mexique ne voulait ni déplaire à son nouvel allié, le Canada — encore trudeauiste — ni soulever des sentiments autonomistes dans ses propres rangs.Il faut dire aussi que le vent a tourné à Ottawa.La présence de l’ambassadeur David Windfield du Canada auprès du ministre Ciaccia et du délégué général VOIR PAGE A-10 : MEXIQUE Le président mexicain a vanté les atouts de la latinité, aussi nordique soit-elle. A 2 E N BREF ?CINQ ANS DE PRISON POUR UN NÉO-NAZI Toronto (PC) — Un juge courroucé par les agissements des néo-nazis a causé toute une surprise, mercredi, en condamnant un individu à cinq ans de pénitencier pour avoir attaqué un autre homme à coups d’épée - trois ans de plus que ce que la Couronne réclamait.Le juge Derek Hogg, de la division provinciale de la Cour de l’Ontario, était visiblement déterminé à faire un exemple.«Pendant la Deuxième Guerre mondiale, nous avons combattu le nazisme et plusieurs personnes ont donné leur vie pour défendre leur pays, a affirmé le magistrat en prononçant sa sentence.Le message va se rendre aux néo-nazis et aux partisans de la suprématie de la race blanche, ils vont apprendre que vous irez en prison pour longtemps.» L’accusé Lech Choinski venait d’être reconnu cou- Kible d’agression entraînant des essures, de méfait et de possession d’une arme dangereuse.LES CANADIENS RECYCLENT PLUS Ottawa (PC) — Les ménages canadiens semblent avoir adopté l’habitude de trier leurs déchets dans le but de les recycler, a annoncé hier Statistique Canada.En 1991, environ 86% des ménages ont indiqué qu’ils utilisaient les diverses installations de recyclage auxquelles ils ont accès.C’est à Toronto que l’on observe le plus haut taux d’utilisation: 98%.Le recyclage est un des cinq grands thèmes qu’aborde Perspectives sur l’environnement 1993 — Etudes et statistiques, nouvelle publication de Statistique Canada.Cette publication se penche sur des questions d’actualité dans le domaine de l’environnement et est fondée sur les résultats d’enquêtes et d’études récemment menées.GABRIELLE BERTRAND QUITTE LA POLITIQUE Cowansville (PC) — Mme Gabrielle Bertrand tire sa révérence et quitte la vie politique.Député de la circonscription de Brome-Missisquoi depuis 1984, Mme Bertrand a annoncé sa décision lors d’une conférence de presse, hier, à son bureau de Cowansville avant de se diriger vers Magog où elle rencontrait à nouveau les médias locaux.Cette décision de Mme Bertrand n’est pas une surprise.Peu avant les Fêtes, elle avait indiqué qu’elle amorçait une période de réflexion quant a son avenir politique et plusieurs s’attendaient a ce qu’elle se retire.«Avant d’entrer en politique, j’ai mûrement réfléchi, c’est la meme chose aujourd’hui au moment où je décide de quitter la scène politique.Je crois qu’il est temps de laisser la place a quelqu’un d’autre qui saura relever les défis que comporte le rôle d’un député», a expliqué Mme Bertrand.LEFCM OBTIENT UN DÉGEL PARTIEL Ottawa — La Fédération canadienne des municipalités récupérera cette année une partie des taxes municipales dues par le fédéral, a indiqué nier à Ottawa la présidente de la FCM, Margaret Delisle.«C’est presque un engagement solide», a-t-elle déclaré à sa sortie d'une rencontre avec le ministre des Travaux publics, Elmer MacKay.En décembre dernier, le fédéral a plafonné à 424 millionsS pour les deux prochaines années les taxes qu’il paie aux municipalités.Ce gel fera perdre Globalement 80 millionsS à une foule 'administrations municipales au cours des exercices financiers 1993 et 1994, soutient la FCM.Ri S U L T A T S t o - q u é b e c Tirage du 93-03-24 9 15 25 27 28 41 46 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 6/6 O 2 230 110,00 $ 5/6+ 2 334 516,50 $ 5/6 258 2 074,50 $ 4/6 15 669 64,40 $ 3/6 303 524 10,00 $ Vente totales : 16 656 578,00 $ Prochain gros lot (approx.): 10 000 000,00 $ Prochain tirage: 93-03-27 El Tirage du ira, 93-03-24 NUMÉROS LOTS 840509 100 000$ 40509 1 000 $ 0509 250 $ 509 50 $ 09 10 $ 9 2 $ LE I) E V t) I R .LE VE X 1) R E I) I 2 0 M A H S 19 9 3 LES ACTUALITÉS Le triomphe de la banlieue Pointe-Claire au premier rang du palmarès des villes du magazine L’actualité LAURENT SOUMIS LE DEVOIR La ville de Pointe-Claire, en banlieue de la métropole, triomphe au palmarès de la qualité de vie dans les 50 plus grandes municipalités du Québec dressé dans la dernière livraison du magazine L’actualité.Conduite durant six mois sous la direction de Jacques Desbiens, économiste, ingénieur et professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi, l’enquête classe les trois villes les plus populeuses de la province, Montréal, Québec et Laval, aux 18e, 19e et 29e rangs des municipalités québécoises.Etabli à partir de 92 indicateurs sur l’administration municipale, l’économie, les loisirs et les services communautaires, le palmarès consacre le succès des villes de banlieue ou situées en périphérie des grandes agglomérations.Des dix premières villes au classement, neuf appartiennent à cette catégorie.Outre Pointe-Claire, ce sont, dans l’ordre, Hull, Saint-Jean, Saint- Laurent, Sainte-Foy, Côte-Saint-Luc, Brassard et Saint-Bruno.Seule exception au coeur de la ville et en région, Outremont et Rouyn se glissent aux 4e et 6e rang.Beauport, Sept-Iles, Charlesbourg, Cap-de-la-Madeleine et Mascouche forment la queue du peloton des 50 municipalités.La publication de ce palmarès, à quelques jours du congrès annuel de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), a provoqué hier des réactions fort différentes selon, bien sûr, le positionnement de chaque administration.A Montréal, par exemple, une porte-parole du maire Jean Doré a indiqué que l’hôtel de ville se donnait quelques jours pour analyser les résultats de l’enquête.Dix-huitième au classement général, la ville se retrouve au 38e rang pour l’efficacité de son administration, au 22e pour ses loisirs, au 13e pour la santé de ses indicateurs économiques, mais au 4e pour la prestation des services communautaires.Pointe-Claire déclasse toutes ses concurrentes grâce en particulier à son exceUent pointage en loisirs.«L’aménagement du parc industriel nous a assuré des revenus réguliers qui nous ont permis de faire des réserves pour les réinvestir en services», déclarait hier le conseiller Marcel Legault, porte-parole de là municipalité.La ville de Saint-Bruno remporte la palme dans la catégorie de l’efficacité administrative évaluée à partir du taux global de taxation, des coûts unitaires, de la qualité des services et de la satisfaction des citoyens.Elle compte le plus haut taux de satisfaction des contribuables (97%).Selon Mme Francine Laçasse, porte-parole, cette performance s’explique par la mise sur pied il y a 13 ans de la Commission consultative sur les finances formée d’élus et citoyens bénévoles.Avec une volonté de réduire sa dette, Saint-Bruno s’est dotée d’une véritable politique fiscale qui vise à limiter au minimum le fardeau fiscal, à main- tenir l’équité entre groupes et générations de contribuables, et une évolution graduelle des dépenses, d’expliquer Mme Laçasse.Dans cette catégorie, la Ville de Québec termine 50e du groupe, en raison notamment du coût de ses services par habitant Deuxième au classement général, Hull supplante ses consoeurs pour la bonne forme de ses indicateurs économiques.Les variables considérées sont l’évaluation foncière, la croissance démographique, la densité de la population, le niveau d’emploi, le taux de chômage, le taux d’activité et le nombre de chambres d’hôtels «Très fier du résultat», le maire de Hull, M.Yves Ducharme, soulignait hier l’impact économique positif de la fonction publique fédérale, mais il semblait davantage fier de sa seconde place au classement général.«On a toujours vécu ici avec nos moyens en fonction des besoins des citoyens et en collaboration avec notre fonction publique», affirmait le maire qui soulignera l’événement au- Les propriétaires croient que les assistés sociaux bénéficient d’un privilège abusif LE DEVOIR Les prestataires de l’aide sociale qui ne paient pas leur loyer «bénéficient d’un privilège abusif» parce que leurs droits ne sont compensés par aucune obligation, soutient l’Association des propriétaires du Québec (APQ).«La Charte des droits et libertés de la personne du Québec prescrit Su’il est discriminatoire de refuser e louer un logement en se basant sur le statut social.Mais d’un autre côté, aucun recours n’est possible pour le propriétaire contre le locataire, bénéficiaire de l’aide sociale, qui lui fait perdre plusieurs mois de loyer», a fait valoir hier le président de l’APQ, Jacques Couture.M.Couture précise qu’«il n’est pas question de mettre tous les prestataires dans le même bateau, mais bien de permettre aux propriétaires d’obtenir des jugements de saisie, auelle que soit la source de revenu u locataire».Selon l’APQ, l’impossibilité actuelle de saisir une portion des prestations «apparaît juste et équitable».Mais, ajoute-t-il, alors que l’aide sociale doit servir à subvenir aux besoins essentiels (nourriture, habitation), «une minorité importante de ces bénéficiaires n’utilise pas les revenus qu’elle reçoit à bon escient, c’est-à-dire au paiement des loyers.L’heure est venue pour les fautifs d’être sanctionnés.» L’APQ, qui regroupe 4000 propriétaires de la région de Montréal, demande donc au ministre André Bourbeau de permettre qu’avec l’autorisation du locataire-bénéficiaire, le gouvernement puisse verser directement au proprio le montant du loyer.On sait que le ministre a constitué un comité ministériel pour étudier la question du non-paiement des loyers par les assistés sociaux.Le procès Fabrikant ajourné pour trois semaines PRESSE CANADIENNE Les audiences ont été ajournées pour trois semaines, hier, à Montréal, au procès de l’ex-profes-seur Valery Fabrikant, de l’Université Concordia.D’ici là, l’accusé devra subir des examens psychiatriques à la demande du président du tribunal, le juge Fraser Martin, de la Cour supérieure.Le 13 avril prochain, les 11 membres du jury seront appelés à se prononcer sur la santé mentale de Valery Fabrikant, qui est accusé des meurtres de quatre de ses collègues.Plus tôt hier, des proches et parents des quatre professeurs tués en juillet dernier ont dû témoigner sur l’identité des victimes.Cette procédure a été rendue nécessaire parce que l’accusé ne reconnaissait pas l’authenticité des photographies prises sur la scène du crime, le jour du drame.Ainsi, les fils de Michael Hogben et Matthew Douglass, ont tour à tour juré que les cadavres apparaissant sur les photos étaient bien ceux de leur père.La fin du Ramadan.à Brossard PHOTO PRESSE CANADIENNE CETTE jeune musulmane de Brossard n’a pas attendu le signal du minaret pour mettre fin au Ramadan et sortir de la prostration dans laquelle sont plongées ses consoeurs.La stricte observance de la religion musulmane exige que les hommes et les femmes prient séparément.Une tradition respectée sans doute par les quelque 70 000 musulmans de la région de Montréal.Barrage SM-3 Environnementalistes et saumoniers émettent des opinions contraires LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Pendant que les grands groupes environnementaux commençaient à questionner le bien-fondé du barrage SM-3, sur la rivière Sainte-Marguerite près de Sept-Iles, les deux grandes associations de saumoniers, du Québec et de l’Est nord-américain, donnaient leur aval au détournement de deux affluents de la Moisie, mais sous réserves et conditions.Les grands organismes environnementaux s’étaient en effet donné rendez-vous hier à Québec où le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) s’est décidé à tenir audience, ce qui permettra aux moins nantis, sauf en bénévolat, de venir exprimer leurs vues sur ce projet.Ce dernier a été/ort applaudi dans la région de Sept-Iles, sauf par les Montagnais qui vont y perdre d’autres territoires ancestraux sans compensation.La Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), qui s’opposait au projet en 1989, a changé son T V A, le réseau des tirages L«s modalité! d’ancaliiamant das billots gagnant! paraissant au varso das blllats.¦n cas da disparité antra catta lista ai la lista offklalla, catta darnléra a priorité.Économisez jusqu'à 40$ par année Calfeutrez vos portes et fenêtres.rrnl ICOKIIX) 333-KILO a fusil d’épaule.Les études d’Hydro-Québec l’ont convaincue qu’un «débit réservé» pourrait protéger la rivière Moisie et son incroyable population de saumons, qui égale celle de toutes les rivières gaspésiennes.Pour augmenter la puissance des turbines de SM-3, Hydro-Québec veut emprunter l’eau de deux rivières qui se jetaient depuis des millénaires dans la Moitié, le bassin voisin.Mais la société d’Etat se dit prête à retourner une partie des eaux détournées, en été ou à d’autres moments de l’année, lorsque surviendront les périodes de sécheresse.Les diminutions de débit, dommageables aux saumons, seraient ainsi neutralisées.La FQSA estime cependant qu’Hy-dro-Québec ne peut décider seule des besoins du saumon.Elle suggère la création d’un organisme décisionnel, créé à partir d’un contrat privé avec Hydro-Québec.Cet organisme, où siégeraient plusieurs ministères et la FQSA serait responsable du suivi de la rivière et pourrait ordonner soit des études, soit des mesures correctrices.Un précédent du genre a déjà été posé dans le dossier de Grondines où Hydro-Québec avait signé un contrat avec des citoyens, qui ne faisaient pas confiance au pouvoir et à la volonté de contrôle du gouvernement quant au suivi du dossier.Le programme de suivi environnemental, suggéré par la FQSA, ressemble à plusieurs points de vue au Programme de développement économique du saumon que cette fédération a entrepris avec la collaboration de plusieurs organismes, qui se retrouveraient ainsi aux deux places.La FQSA travaille d’ailleurs dans ce pro gramme gouvernemental avec les consultants privés d’Hydro-Québec en matière de saumons, la firme Shooner.Quant à la Fédération du saumon atlantique, qui regroupe les associations de tout l’Est nord-américain, elle est beaucoup plus circonspecte à l’endroit du projet d’Hydro-Québec.Cet organisme, qui regroupe les principaux experts du continent sur le saumon, va d’ailleurs jusqu’à dire qu'«en raison d’une base de données incertaines, nous croyons qu’HydroQubec va procéder (sur la Ste-Marguerite) à une vaste expérience environnementale sans contrôle».Cette fédération ne se déclare d’ailleurs pas favorable au projet: cynique, elle le juge inévitable tout en affirmant qu’efle «préférerait de beaucoup que le projet n’ait pas lieu» même si son affiliée québécoise, la FQSA y donne finalement son aval.La Fédération atlantique estime qu’Hydro-Québec n’a même pas évalué avec précision la population de la rivière, que la portée de ses études aurait dû s’étendre à d’autres espèces, voire à tout cet écosystème.Elle suggère de lancer des études dès ce printemps, dont les données permettraient une gestion de long terme du cours d’eau en créant des termes de référence incontestables et complets sur l’état du cours d’eau avant l'expérience des aménagement prévus.Quant à Greenpeace et au Conseil régional de l'environnement de la région de Québec, ils se sont attardés à montrer comment on pourrait éviter de produire de nouveaux mégawatts par des mesures d’économies d’énergie beaucoup plus élaborées.Le conseil régional a reproché à la commission du BAPE d’avoir joué le jeu du promoteur en tenant une audience incomplète où les questions fondamentales, comme sa justification, n’ont pas été abordées en profondeur et avec tous les pouvoirs dévolus à cet organisme d’enquête.jourdTiui par une grande fête des employés.En matière de loisirs, Pointe-Claire l’emporte à nouveau pour le nombre de sièges de cinéma, de spectacles, de librairies, de bibliothèques, de patinoires et de piscines.Un titre que lui ravit Verdun pour ses services communautaires, à partir d’indicateurs sur la santé, l’éducation, la sécurité et l'environnement.«On a une situation géographique exceptionnelle, des installations de qualité, des citoyens qui ont un senti-• ment d’appartenance et la volonté de s’impliquer», résumait hier Michel Racicot, directeur des services communautaires.: Dernière au classement pour son administration, ses loisirs et ses services communautaires, la ville de Mascouche n’était guère loquace hier.Le système téléphonique était en panne une bonne partie de la joùmée.Et peu après 16h30, un répondeur téléphonique indiquait: «Désolé, l’hôtel de ville est fermé».Ottawa devra payer des compensations pour l’embauche de sous-traitants Ottawa (PC) — La décision du gouvernement conservateur de confier, en 1987, les tâches d’un groupe d’employés de Revenu Canada à des sous-traitants du secteur privé, pour économiser, pourrait finir par lui coûter des millions de dollars en compensations.La Cour suprême du Canada a statué hier que le gouvernement n’q pas respecté la politique sur les mises à pied qu’il avait lui-même né^ gociée avec les syndicats de la fonction publique.Dans un jugement unanime, la Cour a reconnu la validité de la dé: cision de la Commission des relations de travail dans la fonction publique selon laquelle le gouvernement avait eu tort d’octroyer par contrat à une firme privée les tâches de plus de 270 commis au traitement de données en 1987 et 9 1988.Une fois effectué le transfert au secteur privé, les commis à l’emploi de la section des douanes et accises du ministère du Revenu ont été mis à pied, dans le cadre d’un plan quinquennal de réduction des coûts annoncé en 1985.Le plan visait à réduire de 15 000 le nombre d’employés de la fonction publique.Le syndicat des commis avait à l’époque déposé un grief en affirmant que ces mises à pied étaient illégales en vertu des conditions d’une politique négociée sur les ajustements aux effectifs.La Commission des relations du travail et la Cour fédérale d’appel lui avaient toutes deux donné aussi raison.La Cour suprême a jugé que la Commission avait juridiction pour entendre la cause et que sa décision était raisonnable.Satisfait, le président de l’Alliance canadienne de la fonction publique, Daryl Bean, a déclaré que le syndicat s’efforcerait de retracer les employés qui se sont éparpillés après leur licenciement en 1987.Certains se sont trouvé un autré emploi dans la fonction publique, d’autres ont été embauchés par l’employeur privé chargé du travail qu’ils effectuaient auparavant, ou ailleurs, et d’autres encore ont dû se rabattre sur l’assurance-chômage.M.Bean a déclaré que la corn1 pensation due aux employés tou1 chés par le jugement reste à déterminer, mais «qu’après réflexion, on peut, sans trop craindre de se tromper, parler de millions de dollars.»; Il n’a pas été possible d’obtenir les commentaires du président du Conseil du Trésor, Gilles Loiselle, et les fonctionnaires de son ministère ont dit qu’ils n’avaient pas encore analysé le jugement de 40 pages.Selon M.Bean, tout employé affecté qui souhaite retourner dans la fonction publique pourra probablement le faire, «avec tout le salaire et les avantages sociaux auxquels il avait droit depuis 1987».Le juge1 ment s’appliquera aussi, a-t-il dit, à une centaine d’autres employés qui ont perdu leur emploi, dans d’autres branches de la fonction publique.Le juge Peter Cory, qui a rédigé le jugement, a souligné qu’en vertu du contrat de sous-traitance, les nouveaux employés du secteur privé «étaient engagés dans exactement le même travail, au même endroit, avec le même équipement et en respectant les mêmes instructions» que les employés de la Fonction publique.Le gouvernement a omis de respecter son obligation de protéger les emplois de ses employés à temps plein, a stipulé le magistrat; ¦ Ce jugement ne signifie pas que le gouvernement ne pourra transférer des emplois au secteur privé à l’avenir, seulement qu’il doit sè conformer à la politique sur les mises à pied qu’il a conclue avec les syndicats de la fonction publique. L E I) E V OIK, I.E V E N D R EDI 2 ti M A II S I !l !l A a 3 LE DEVOIR r i i! MONTREAL Audiences sur l’avenir de Montréal Laval entre dans le «concours de structures» i 1 1 Marc-Yvan Côté PAUL CAUCHON LE DEVOIR T : a ville de Laval se lance elle aussi dans le «concours JL/ de structures» en proposant la création d'un Conseil des maires du Grand Montréal, une structure souple, sans pouvoir de dépenser ni pouvoir de taxation, aux mandats bien précis.Le Groupe de travail sur Montréal et sa région, présidé par Claude Pichette, devra arbitrer sérieusement les propositions de créations d’organismes qui veulent tous sauver la région montréalaise de son déclin.Car la proposition lavalloise s’ajoute aux propositions déjà diffusées d'un Conseil métropolitain formé de plusieurs agents socio-économiques, d’une Agence régionale de concertation proposée par le maire Jean Doré et composée de représentants d’élus municipaux et provinciaux dq la région, ou encore d’une Communauté urbaine de la Rive-Sud proposée par le maire Ferland, de Lon-gueuil.-Pour l’administration lavalloise, ce Conseil des maires serait formé des maires des 136 municipalités de la ré- A Ile de Montréal , Les salles d’urgence sont malades MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L,a situation dans les salles d’urgence s’est détériorée dans plusieurs hôpitaux de l’île de Montréal depuis 1990, alors qu’on observe une amélioration générale à la grandeur du Québec.Ce sont les hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et Hôtel-Dieu de Montréal qui arrivent en tête des 10 établissements où la situation s’est le plus détériorée en deux ans, révèle le rapport du Groupe tactique d’inter-veption (GTI) mis sur pied par le ministre de la Santé et rendu public hier.En fait, huit de ces 10 hôpitaux sont situés sur l’île de Montréal.Le GTI relève 12 autres hôpitaux où la situation s’est relativement détériorée, six qui vivent un statu quo acceptable et 31 (sur les 59 visités) où la,situation s’est améliorée.L’Hôtel-Dieu arrive en tête des hôpitaux où le nombre de patients qui séjournent à l’urgence plus de 48 heures est le plus élevé, avec 4000 pour l’année 1992, soit 16 en moyenne quotidienne.11 est suivi de la Cité de la santé (15 par jour), Sacré-Coeur et Général Juif (14), Lakeshore (13), Charles-Le-moyne (12).Maisonneuve-Rosemont arrive 7e (10), mais c’est l’hôpital où la situation s’est le plus détériorée en deux ans, le nombre de séjours à l’urgence de plus de 48 heures ayant bondi de 700 en 1990 à 2500 en 1992, un saut de 1800.C’est en revanche le Général Juif qui arrive en tête pour le nombre de patients sur une civière dans les corridors avec 7900 pour l’année, soit 32 par jour en moyenne, suivi de Sacré-Coeur (20), Maisonneuve-Rosemont (18), Hôtel-Dieu (17), Notre Dame (17), Saint-Luc et Institut de cardiologie (14).Encore une fois, c’est à Maisonneuve-Rosemont que la situation s’est le plus détériorée, le nombre de patients en corridor ayant bondi de 870 en 1990 à 4600 en 1992, une explosion de 3700.Le GTI, présidé par le Dr Michel Tétreault, a proposé au ministre, qui les a endossés, divers moyens pour inciter les hôpitaux fautifs à régler leurs problèmes.Au nombre de ces moyens figurent des punitions pures et simples dont le gel partiel du budget de fonc-tignnement de l’hôpital ou encore l'impossibilité pour çet, hôpital d’être désigné comme un centre hospitalier universitaire (CHU) ou comme institut s’il n’atteint pas les objectifs à l’urgence.En conférence de presse, le ministre a indiqué que de telles mesures seraient appliquées avec discernement.U signale par exemple l’impact sur Maisonneuve-Ro-sètnont de la croissance de la clientèle dans l’est de Montréal.Le ministère a reconnu que l’hôpital subissait une pression indue et lui a octroyé 84 lits de plus.Mais ces lits ne seront pas disponibles avant un an.«Nous devrons avoir une certaine tolérance».La clientèle augmente, l’attente diminue De 1990 à 1992, le nombre de patients dans les corridors a diminué de 7% à l’échelle du Québec et le nombre de séjours de plus de 48 heures a chuté de 26%.Le ministre y voit une amélioration tangible.D’autant plus que la clientèle à l’urgence a augmenté de 4,5% pour l’ensemble du Québec dans la même périodes objectifs fixés par le GTI sont de diminuer à moins de 4% en 1993-94 le nombre de patients qui restent sur une civière à l’urgence pour plus de 48 heures et, de diminuer de 10% le nombre de patients qui séjournent sur une civière dans les corridors de l’urgence., Pour améliorer la situation, le GTI insiste sur deux moyens: augmenter le nombre de chirurgies d’un jour, ce qui évite d’utiliser des lits qui peuvent être disponibles pour les cas d’urgence, et de réduire la durée des séjours, pour que les lits se libèrent plus rapidement.Le GTI observe que le nombre de chirurgies d’un jour n’a progressé que de 5% sur la période.Le recours à ce genre d’intervention est de 80% supérieur en Ontario.Quant à la durée des séjours, elle demeure beaucoup plus longue au Québec que partout en Amérique du Nord.Pourtant, l’encombrement de l'urgence a tendance a diminuer avec la diminution de la durée de séjour en médecine: Dans six des hôpitaux où la situation s’est le plus améliorée à Montréal, la durée de séjour a diminué de 9%.Tandis que la durée a augmenté de 9% dans cinq des hôpitaux où elle s'est dégradée dans la même région.gion, qui composeraient l’assemblée générale, et d’un comité de direction de 17 maires: les maires de Montréal, de Laval et de Longueuil, un maire désigné par la conférence des maires de banlieue de Montréal, un autre désigné par la Conférence des maires de la Rive-Sud, un par la nouvelle conférence de la Rive-Nord, et les préfets des MRC de la région.Ce Conseil devrait élaborer une vision commune de l’avenir de la région, et s’occuperait essentiellement de promotion économique, de tourisme, de transport et de fiscalité municipale.En présentant hier son mémoire devant le groupe de travail, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a pris de sérieuses distances par rapport aux propositions de la ville de Montréal.Ainsi le maire de la deuxième plus grande ville au Québec veut bien prôner la concertation, mais il veut qu’on cesse d’accuser l’étalement urbain de tous les maux.Il fait valoir qu’il faut reconnaître la légitimité des municipalités locales et leurs aspirations, qu’il faut accepter que les activités soient décentralisées, et qu’il faut exiger que le gouvernement prenne ses responsabilités, c’est-à-dire qu’il cesse de refiler aux municipalités de nouveaux champs de compétence, ou qu’il leur donne accès à des sources de financement qui permettraient d’assumer des responsabilités nouvelles.«Le véritable enjeu est économique», fait-il valoir, et c’est en réalisant pour le Québec une véritable stratégie économique que la région de Montréal pourra redevenir une plaque tournante dans l’économie.Le maire de Laval se refuse à porter un jugement sur l’administration de Montréal, mais dans le débat actuel, il se demande tout de même: «Sommes-nous en train de discuter des problèmes financiers de Montréal ou de l’avenir de notre région?» M.Vaillancourt déclare également qu’il n'y a aucun intérêt régional à ce que Laval ou la Rive-Sud fassent partie de la CUM, et qu’il n'y a aucun intérêt régional à augmenter le fardeau fiscal de Laval et des autres villes.Se préoccupant d’abord de développement économique et de transport, le maire de Ltval ajoute qu’il s’oj> pose au concept d’agence régionale prôné par Montréal, et il défend la région administrative de Laval, qui «favorise une prise en charge responsible et dynamique des différents milieux qu'elle englobe.» De la même façon, M.Vaillancourt doute de la proposition montréalaise de doter la région d’un ministre responsable à Québec, se demandant si cela ne fait pas double emploi avec l’actuel Comité ministériel permanent de développement du Grand Montréal.M.Vaillancourt presse d’ailleurs Montréal de donner son appui à un véritable plan de transport régional, histoire de favoriser vers son centre tous les modes de transport.Laval estime également que les municipalités devraient être compensées pour les services rendus ailleurs par le gouvernement — on pense au transport scolaire et adapté, aux services policiers.«La force d'attraction de l’espace métropolitain tient de plus en plus à la région et de moins en moins à la ville-centre», de lancer le maire Vaillancourt, alors que le maire Doré tente d'approfondir son concept de ville-centre.500 étudiants manifestent m H PHOTO JACQUES NADEAU ENVIRON 500 étudiants de différents cégeps se sont réunis, hier, au Square Berri pour protester contre certains pans de la réforme collégiale que prévoit dévoiler la ministre Lucienne Robillard le mois prochain.La cohorte d’étudiants, venus des cégeps Maisonneuve, Rosemont et de Granby — en grève pour la journée —, s’est rendue jusqu’à la place Jacques-Cartier devant les bureaux du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science.Les touristes ont injecté 1,2 milliard$ dans l’économie régionale JEAN DION LE DEVOIR En 1992, les touristes en visite dans le Grand Montréal ont contribué à injecter pas moins de 1,2 milliards dans l’économie régionale, révèle la toute première étude exhaustive jamais réalisée sur les retombées réelles de l’industrie touristique.Le rapport, préparé en collaboration avec l’Institut canadien de recherche sur le tourisme, a été rendu public hier par l’Office des congrès et du tourisme du Grand Montréal (OCTGM).Il répertorie et analyse le volume et le type de dépenses des visiteurs, les emplois et les salaires reliés à l’industrie, les investissements dans les hôtels et attractions touristiques, de même que les revenus fiscaux des trois paliers de gouvernement.On constate ainsi que les touristes de passage dans la région métropolitaine ont dépensé l’an dernier plus de 1 milliards, «des investissements dont les banlieues profitent aussi, même si elles ne participent pas toutes directement à l’effort de promotion», a rappelé l’un des directeurs de l’OCTGM, Pierre Bellerose.Dans la seule région montréalaise, le tourisme a fourni de l’emploi à plus de 31000 personnes en 1992, pour une masse salariale glo- bale de 645 millionsS.Dans le reste de la province, l’industrie touristique a maintenu 5000 emplois, pour 140 jnillions$ en salaires.Selon l’étude, l’Etat a aussi profité de la manne touristique.Les municipalités du Grand Montréal ont ainsi perçu plus de 68 millionsS en taxes, pendant que Québec récoltait 204 millionsS et Ottawa, 170 millionsS.Par ailleurs, une enquête tenue auprès des visiteurs eux-mêmes a révélé qu’une très grande majorité sont repartis satisfaits de leur séjour en terre montréalaise.La plupart ont d’ailleurs fait part de leur intention de recommander à leurs amis de venir chez nous.En contrepartie, une signalisation déficiente a été identifiée comme principal élément négatif.L’OCTGM a promis que la situation serait corrigée à temps pour la saison estivale.Le calcul de ces retombées économiques a été effectué à l’aide d’un modèle assez sophistiqué, le Tourism Economie Assessment Model (TEAM).Les responsables de l’OCTGM ont précisé que l’objectif de l’étude consistait à obtenir des repères solides pour mesurer les analyses futures produites par des participants à l’industrie ou des investisseurs.La recherche permettra en outre d’évaluer la croissance de l’industrie et de prévoir les nouvelles tendances en matière de tourisme.Le compostage ferait engraisser la facture de gestion des déchets LOUIS-GILLES FRANCOEUR 1.E DEVOIR En détournant 18 (XX) toiuies de déchets de son éventuel incinérateur vers la filière du compostage, la Régie intermunicipale de gestion des déchets sur Pile de Montréal (RIGD1M) «augmentera légèrement» ses coûts globaux en raison de ses contrats avec Foster Wheeler et Hydro-Québec.C’est ce qu’a déclaré hier au DEVOIR le directeur général de la RIG-D1M, M.Guy Racine, en marge des travaux du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour évaluer le projet d’incinérateur et de recyclage des déchets des 26 villes voisines de Montréal.Li régie avait prévu initialement de traiter à son complexe de l’Est quelque 49 000 tonnes de déchets organiques provenant principalement des activités d’émondage et de cueillette des feuilles ou du gazon.Elle vient de modifier ce projet de deux façons.D’abord, elle entend situer dans l’ouest de la métropole l’ensemble de ses activités de compostage car «les municipalités de l’ouest de l’île doivent apporter leur contribution quant aux infrastructures de traitement de déchets».D’autre part, elle ajoute 18 000 tonnes de «déchets verts» aux 49 000 déjà vouées au compostage.Ces déchets proviendront essentiellement des grands magasins d’alimentation qui jettent des quantités considérables de légumes et de fruits.te directeur de la régie reconnaît cependant- que cette initiative sera «essentiellement bonne jxntr l’environnement et la qualité du compost», mais ne réduira pas la facture de l’incinération pour autant.En effet, le contrat passé avec Foster Wheeler ne prévoit aucune baisse des coûts fixes si on diminue, par des mesures comme le compostage, le gargantuesque menu de l’incinérateur, qui doit en principe se situer à 350 000 tonnes de déchets par année, tes coûts variables seront cependant quelque peu réduits.Mais ce faible gain sera annulé par la perte de revenus, encourue par la baisse des ventes d’électricité à Hydro-Québec.L’incinérateur de la régie sera en effet couplé à des turbines qui transformeront sa chaleur en électricité.M.Racine a d’autre part reconnu qu’une autre augmentation pourrait survenir si les citoyens devaient traiter avec leurs composteurs domestiques moins que les 29 (XX) tonnes prévues de déchets «verts».L’expérience en cours dans la région de Toronto, où les composteurs domestiques se comptent par dizaines de milliers, a engendre* un phénomène imprévu qui a refroidi l’ardeur bucolique et environnementale de plusieurs.En effet, la Ix>pulation de rats a sensiblement augmenté avec l’apparition de cette nourriture.M.Racine estime toutefois qu’une campagne de sensibilisation peut régler le problème car les appareils n’attirent pas les rats s’ils sont bien fermés et réservés aux végétaux.D’autre part, la RIGDIM et Environnement Ginada ont interprété fort différemment les données du Plan vert d’Ottawa, un débat lancé par un citoyen qui voulait savoir si la régie avait basé ses prévisions sur la baisse de 50% du volume de déchets prévue d’ici l’an 2000 par l’ensemble des gouvernements sujjérieurs.te régie a soutenu qu’elle respectera le Plan vert cru-, par la récupération et le recyclage, elle n’aura alors à éliminer (via son incinérateur) que 350 (XX) tonnes, soit la moitié de la production annuelle de déchets sur son territoire, te porte-parole d’Environnement Canada a pour sa part soutenu que les mesures prises en amont, comme la diminution des emballages, la standardisation des contenants, les consignes, etc., allaient réduire de 50% la quantité de déchets produits! Il n’y aurait dès lors que 350 000 tonnes de déchets à traiter, ce qui ne laisserait à l’incinérateur qu’une maigre pitance de 175 000 tonnes.OfflEZ -(joui uns kuaiion Jizz [a FAMILLE DUFOUR HÔTEL VALDES NEIGES" Mont Ste-Anne, Beaupré (418) 827-5711 Skiez le printemps (2N/3J) incluant: 1 souper, 1 coucher, 2 petits-déjeuners, un billet de ski de 2 jours consécutifs, le service de navette entre l’hôtel et les remontées et piscine intérieure A partir de par pers.occ.dble jusqu'au 1 mai 93 AUBERGE LA NCNORONDC Baie St-Paul (418) 435-5505 FORFAIT SKI ENVOÛTANT (2N/3J) incluant: 2 soupers, 2 couchers, 2 petits-déjeuners, un billet de ski au Massif (2 jours) et les facilités, dont la piscine intérieure 4 CQ$ par pers.occ.dble * jusqu’au 9 avril 93 A partir de cKxITerres Isle aux Coudres (418)438-2711 FORFAIT «RANDONNÉE EN TRAÎNEAU À CHIENS (2N/3J) incluant: 2 soupers, 2 couchers, 2 petits-déjeuners, une randonnée en traîneau à chiens d'une durée de 20 min.et les facilités dont la piscine intérieure À partir de 4 C 4 $ par pers.occ.dble ¦ ^ ¦ jusqu'au 11 avril 93 .MOTEL LAPfNDON Vieux-Québec (418) 692-2480 «NOUVELLEMENT RÉNOVÉ- CHAMBRE À partir de 0050$ par pers.occ.dble jusqu’au 30 avril 93 RENSEIGNEMENTS ET RESERVATIONS: 1 (800) 463-5250 ou, de Montréal (514) 861-2821 I.K I) E V 0 i R .I.E V E X I) R EDI 2 H M A H S I !) !) 3 A 4 ?LE DEVOIR ?POLITIQUE «Je n’ai absolument aucun scrupule à exprimer des positions distinctes, et je ne cherche pas à donner des coups de pied dans les tibias de qui que ce soit.», a expliqué Kim Campbell devant un millier de partisans réunis à l’Hôtel Vancouver.Campbell dévoile son «secret» «Je diffère de Brian Mulroney par plusieurs aspects» MICHAEL BERNARD PRESSE CANADIENNE Vancouver — Le secret probablement le plus mal gardé de l’histoire politique canadienne a définitivement été éventé, hier, avec la confirmation officielle de la candidature de Kim Campbell à la direction du Parti conservateur.«Je suis ici aujourd’hui pour annoncer que je serai candidate au leadership», a dit Mme Campbell, qui était accompagnée de plusieurs députés conservateurs, devant un miliier de partisans réunis à l’Hôtel Vancouver.Ce faisant, Mme Campbell mettait fin à des semaines de rumeurs qui la donnaient officieusement favorite depuis que le premier ministre Brian Mulroney a annoncé, le 24 février, son intention de se retirer.Mme Campbell, qui s’est exprimée en français et en anglais, a affirmé qu’elle ne s’engageait pas seulement dans une campagne au leadership mais entendait «changer la façon dont nous faisons la politique dans ce pays».«Au cours des dernières semaines, j’ai reçu l’appui, les encouragements et les conseils d’un extraordinaire éventail de Canadiens de tout le pays.» L’avance dont elle jouissait a d’ailleurs semblé dissuader des candidats en puissance, comme le ministre des Communications, Perrin Beatty, qui assistait au lancement officiel de la campagne de Mme Campbell en vue du congrès à la direction, qui aura lieu au mois de juin, à Ottawa.Au cours de la conférence de presse qui a succédé à son allocution, Mme Campbell a dû se colleter à deux des questions qui la poursuivront vraisemblablement pendant toute sa campagne: sa décision, à titre de ministre de la Défense, de consacrer 5,8 milliards$ à l’achat d’hélicoptères militaires, et sa capacité de convaincre la population qu’elle incarne un changement réel par rapport à M.Mulroney.«Je diffère de Brian Mulroney par plusieurs aspects, du fait de ma génération, du fait de mes origines, dé mon sexe, de mon passé.Je n'ai absolument aucun scrupule à exprimer des positions distinctes, et je'ne cherche pas à donner des coups de pied dans les tibias de qui que ce soit.» Au sujet de l’achat des hélicoptères, une dépense que l’opposition considère inutile à l’ère «po^t-Guerre froide», Mme Campbell a réitéré son intention d’aller de l’avant avec ce projet.Elle a soutenu qu’elle ne reviendrait pas sur les politiques ou les priorités quelle a contribué à établir, «quelles soient populaires ou pas».Comme à son habitude, elle a saupoudré son discours de courtes remarques mordantes, ironisant même à ses propres dépens.«J’avais peur d’être perçue comme une candidate avec de la substance niais pas de charisme.» Tentant d’expliquer ce qui lui avait valu autant d’appuis de la part de cnservateurs de tout le pays, elle a lancé: «C’est parce qu’ils savent que derrière cette façade arrogante, intellectuelle et urbaine bat le coeur d’une amateure de danses en lignes du Texas.» Mme Campbell souhaite devenir premier ministre pour rapprocher le gouvernement des simples citoyens.«Ce n’est pas parce que je veux vivre au 24 Sussex Drive: il paraît que le toit coule.» Rappelant son séjour à la tête du ministère de la Justice, Mme Campbell a soutenu que son objectif «a toujours été d’assurer que chaque Canadien se considère comme un Canadien de première classe».Elle est le cinquième député à annoncer sa candidature à la direction du Parti conservateur.Les autres candidats sont le ministre de l’Environnement, Jean Charest, et les députés Garth Turner, Patrick Boyer et Jim Edwards.LA COl/RSE AU LEADERSHIP ____i—-A______ CONSERVATEUR Charest propose son code d’éthique Ottawa (PC) — Dans une lettre au président du Parti conservateur, l’un des candidats à la direction du parti, Jean Charest, vient de prendre l’engagement de s’abstenir «d’attaques personnelles ou de tactiques de dénigrement» contre ses adversaires, de ne pas se servir de ses ressources comme ministre de l’Environnement pour aider sa campagne électorale, et de rendre publique toute contribution de plus de 100$.M.Charest rappelle à M.Gerry St.Germain que la Commission royaie sur la réforme électorale a conclu que le désenchantement des gens devant la politique est en partie causé par la façon dont les principaux partis ont conduit leurs affaires intérieures, bien souvent dans le secret et de manière non démocratique.La semaine dernière, le candidat Patrick Boyer, de Toronto, a lui aussi publié son code d’éthique, interdisant l’alcool dans ses bureaux de campagne et refusant d’accorder des reçus d’impôt pour les dons reçus.Les candidats conservateurs se sont engagés à ne pas se critiquer l’un l’autre et à ne pas dénigrer la politique du parti.Le parti a d’ailleurs décrété que toutes les contributions de plus de 250$ devaient être rendues pubiiques.La limite des dépenses de 900 000$ ne comprend pas les frais de voyage des membres de l’équipe des candidats ou les salaires de plus de 75 000$.Les services aux élèves seront affectés par les compressions, affirment les commissions scolaires CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Aide sociale Les gouvernements peuvent déduire à la source les montants versés en trop Ottawa (PC) — Le gouvernement du Manitoba est en droit de déduire des chèques de bien-être social les sommes versées en trop aux bénéficiaires, a statué hier la Cour suprême du Canada.Ce jugement partagé (5-4) de la plus haute cour de justice au pays signifie que les provinces ne seront pas tenues de modifier leurs règlements sur l’aide sociale pour se conformer à la réglementation fédérale en la matière, qui prévoit qu’un gouvernement provincial qui refuse de s’y plier peut se voir priver de milliards de dollars en paiements de transferts.«Les déductions permettant de recouvrer des paiements en trop ne contreviennent pas au Régime d’assistance publique du Canada ou à l’entente intervenue entre le Manitoba et le gouvernement fédéral», a écrit le juge John Sopinka dans son jugement.De telles retenues sont faites sur à peu près 10% des chèques d’aide sociale de bénéficiaires résidant au Manitoba.La plupart des provinces ont une politique similaire à celle du Manitoba.La décision de la Cour suprême représente un revers pour M.Robert James Finlay, qui avait reçu plus de 1000$ en paiements versés en trop durant les années 70 et qui a vu cette somme être déduite de ses chèques subséquents pendant 37 mois.> Entre 6$ et 8,43$ étaient retenus sur ses chèques d’aide sociale mensuels.M.Finlay affirmait que ces retenues contrevenaient aux règlements du Régime d’assistance publique du Canada, en vertu duquel ie gouvernement fédéral et les provinces partagent les coûts de l’aide sociale.Deux cours inférieures avaient retenu ses arguments.7 milliards de dollars par année En vertu du Régime d’assistance publique, les provinces doivent pourvoir aux besoins de base des bénéficiaires de l’aide sociale, soit la nourriture, les vêtements, l’habitation et les transports.Le gouvernement fédéral verse aux provinces et aux territoires environ 7 milliards$ par année pour ce programme.Le juge Sopinka est d’accord pour dire que le régime de bien-être social doit pourvoir aux besoins de base des bénéficiaires, mais il ajoute que cela ne signifie pas que chaque versement mensuel doit couvrir ces besoins de base.Exiger des bénéficiaires qu’ils remboursent les paiements excédentaires n’est pas incompatible avec l’objectif de pourvoir à leurs besoins de base, a ajouté M.Sopinka, notant par ailleurs que les prélèvements ainsi effectués sur les chèques mensuels de bien-être social sont si peu élevés qu’ils ne peuvent être cause d’inconfort pour les bénéficiaires.Les juges dissidents ont pour leur part estimé que les paiements en trop ne devraient être recouvrés qu’en cas d’erreur ou de fraude.La Fédération des commissions scolaires du Québec affirme que les compressions budgétaires imposées par Québec dans le secteur de l’éducation affecteront inévitablement les services directs aux élèves.C’est ce que la présidente de la FCSQ, Mme Diane Drouin, accompagnée du président de l’Associatioon des écoles protestantes du Québec, M.Peter Riordon, a fait valoir hier en conférence de presse.Selon Mme Drouin, les compressions de 100 mil-lions$ annoncées par le président du Conseil du Trésor du Québec, bien qu'eîles visent au premier chef les services administratifs, auront aussi des conséquences sur le plan de 42 millions pour la réussitq scolaire, reconduit cette année par la ministre de l’Éducation du Québec, Mme Lucienne Robillard.Ainsi, dit-elle, l’embauche d’orthopédagogues et de psychologues, l’achat de dictionnaires, de grammaires, de didacticiels, le fonctionnement des bibliothèques, les services de la formation professionnelle et les activités parascolaires pourraient s’en ressentir.Selon la présidente de la Fédération, il est possible que ces restrictions forcent la réouverture des conventions collectives des employés des commissions scolaires.MAURICE (il RA RD PRESSE CANADIENNE Québec — Les dirigeants de deux grands groupes financiers québécois, Bombardier et Power Corporation, ont fourni presque la moitié des contributions individuelles faites pour le camp du OUI au référendum d’octobre sur l’entente de Chariottetown, révèle le Sommaire des rapports de dépenses réglementées publié hier par le directeur général des élections du Québec.I>a famille de l’homme d’affaires Paul Desmarais a fourni à elle seule plus du tiers des contributions individuelles versées en espèces sonnantes et trébuchantes aux partisans fédéralistes du premier ministre Robert Bourassa.lous résidant à la même adresse à Westmount, André, l'rance, Hélène, Jacqueline, Omise, Paul, Paul-Guy et Sophie Desmarais ont donné 3000$ chacun, pour un total de 24 000$.Chez Bombardier, le président Oiurent Beaudoin ainsi que André et Jeannine Bombardier ont eux aussi versé le maximum i>ermis par la loi électorale ci offert collectivement 9000$ au camp du OUI, En somme, ces 11 personnes associées à Power Corporation et à Bombardier ont contribué jusqu’à hauteur de 45% des 66 960$ recueillis chez les particuliers favorables a l’entente de Charlottetown.Par contre, comme pour le référendum de 1980, les «La demande du gouvernement du Québec d’obtenir un gain de 1% sur les salaires des employés, en augmentant la productivité est à peu près irréalisable», a-t-elle dit.«Par ailleurs, le gouvernement du Québec nous a demandé de retrancher 5% des ‘autres coûts’.On inclut là-dedans l’entretien immobilier, le matériel didactique, certains frais de déplacements, la réparation des livres, les services de micro-informatique.», a ajouté la présidente.A l’heure actuelle, 82% du budget de 5 milliards des commissions scolaires est directement investi dans les salaires des employés, eux-mêmes régis par des conventions collectives.Parmi les autres dépenses incompressibles des commissions scolaires, Mme Drouin cite le ratio professeur-élèves, également inclus dans les conventions collectives, les comptes d’Hydro-Québec.etc «Est-ce qu’il va falloir fermer des écoles?» a-t-elle lancé.Selon le président de l’Association des cadres scolaires, M.Paul Ixibrecque, les compressions empêcheront «les administrations locales d’apporter des solutions adaptées aux besoins de leur miiieu respectif».«Le gouvernement vient donc de nous lancer un message clair, a fait savoir l’associaiton par voie de partisans souverainistes ont battu leurs adversaires au plan des contributions individuelles, réussissant à amasser presque trois fois plus d’argent que les fédéralistes (184 511$).En 1980, l’écart était encore plus criant: les fédéralistes n'avaient recueilli que 11 572$ contre 305 118$ pour les souverainistes.En conférence de presse, M.Pierre-E.Côté s’est contenté de souligner la «générosité» des grandes familles québécoises, ajoutant que l’affaire pourrait être étudiée plus attentivement s’il y avait apparence de violation de la loi.Pour sa part, le ministre libéral Marc-Yvan Côté ne s’en montrait nullement étonné.«Ça ne me surprend pas.Di famille Desmarais est une grosse famille fédéraliste.Elle l’a toujours très nettement démontré en 1980 comme au référendum d’octobre dernier.» «C’est seulement prévisible», a déclaré à l’Assemblée nationale le ministre Côté en rappelant que les «difficultés» de financement du camp du OUI se sont reflétées «un peu dans le résultat du référendum lui-même».Dans l’ensemble, note le directeur des élections, les Québécois se seront montrés plus avares de leurs sous en 1992 qu’en 1980.Les particuliers ont donné 65 219$ de moins qu'en 1980, soit 251 471$ contre 326 690$ il y a 12 ans.Quant au déroulement même du scrutin, M.Pierre-E.Côté avance qu’il pourrait presque servir d’exemple tant communiqué: l’éducation n’est pas sa priorité.Manquant de vision, il refuse de considérer l’éducation comme étant une nécessité absolue si l’on veut assurer l’avenir du Québec».Selon l’ACSQ, la décision du gouvernement «est d’autant plus paradoxale quelle arrive au moment où celui-ci parle de responsabilisation du milieu scolaire et de décentralisation».«A ce moment-ci, les acteurs du réseau scolaire sont en droit de se demander s’ils n’ont pas été bernés», a conclu le président de l’ACSQ.De son côté, la présidente de l’Association des professeurs des écoles protestantes, Mme Jan Langelier, a qualifié de «tout à fait inacceptables», les propositions budgétaires de M.Johnson.«Elles font preuve d’un manque de compréhension de la réalité dans l’éducation», a-t-elle dit, faisant valoir par ailleurs que le secteur de l’éducation avait déjà été durement touché par les coupures budgétaires, au cours des dix dernières années.Alors que la Fédération des commissions scolaires et l’Association des commissions scolaires protestantes du Québec somment toutes deux le gouvernement de retirer ses propositions de compressions, l’APEP a convoqué une réunion d’urgence de son conseil d’administration «afin de formuler une réponse au gouvernement».au niveau de la collaboration des députés fédéraux que du comportement de certaines institutions comme Radio-Canada.«Il y a eu une attitude de sagesse de vouloir agir dans le respect des exigences de la loi québécoise», observe-t-il.N’empêche que du côté du financement, il reste 67 dossiers a régler sur 105 cas litigieux; 35 dossiers sur 80 touchant au déroulement même du scrutin.Di plainte contre la Banque Royale n’a jamais été déposée puisque l’institution bancaire n’a pas diffusé au Québec son rapport litigieux sur les répercussions financières de la souveraineté, qu’elle a d’ailleurs renié par la suite.Quant a Canadair, qui a distribué des dépliants favorables au camp du OUI dans ses ateliers, le cas reste à 1 étude.«On croit pouvoir, d’ici quelques mois, avoir une idée comment régler les dossiers litigieux à partir de trois critères: infraction manifeste à la loi, les chances de gagner et le cote exemplaire», a dit un Pierre-F.Côté on ne peut plus prudent.Au total, le référendum de 1992 aura coûté 47 101 800$, ,ce qui comprend 4,8 millions$ versés directement par I Etat aux deux camps.Compte tenu de l’inflation «ît de 1 obligation de tenir un recensement, le bureau du directeur des élections opine que les coûts pourraient «sensiblement» si* 1 comparer au référendum de 1980, dont la note totale frisait les 30 mi!lions$.La moitié des contributions individuelles au OUI fournies par Bombardier et Power 1.K I) E V 0 1 H .L E V E X I» R EDI 2 (i M A II S I il il 3 POLITIQUE La souveraineté, ce n’est pas le paradis Lucien Bouchard n'est pas certain que le OUI remporterait le référendum s'il avait lieu aujourd'hui PIERRE O’NEILL LE DEVOIR S y il y avait aujourd’hui un référendum sur la souveraineté, il n’est pas certain que le OUI l’emporterait.Et le lendemain de l’accession à la souveraineté, ce ne sera pas nécessairement le paradis pour les Québécois.Deux affirmations que le chef du Bloc québécois a laissé tomber hier devant quelques centaines d’étudiants en science politique de l’Université de Montréal.A son jeune auditoire, d’emblée souverainiste, Lucien Bouchard a lancé un appel à la mobilisation: «Il faut créer les conditions dans lesquelles le référendum passera.Parce que peut-être qu’il ne passerait pas aujourd’hui.Mais veux, veux pas, il y a et il y aura toujours au Québec plus ou moins 50% de gens qui veulent la souveraineté.Un de ces jours, on va y arriver, parce que c’est dans la nature des choses».Au premier plan des conditions essentielles à la victoire référendaire, M.Bouchard voit la présence du Bloc à Ottawa, avec une cinquantai- ne de députés qui vont faire leur entrée à la Chambre des communes en se proclamant les envoyés des souverainistes québécois.«Il faut empêcher la possibilité que le Québec continue à vivre dans l'ambiguïté.Il faut absolument qu’on brise le concept de la double légitimité.Quand le Canada anglais va voir arriver les députés souverainistes à la Chambre des communes, ce sera le réveil, le déchirement du voile».Un peu plus loin dans son exposé, Lucien Bouchard a eu ce moment de franchise, en admettant que la souveraineté ne fera pas du Québec un paradis sans nuages.Mais cette souveraineté, fait-il valoir, éliminera toutes les chicanes stériles, concentrera les énergies et donnera aux Québécois tous les pouvoirs, tous les moyens de régler tous les problèmes économiques et sociaux qui affligent leur société.Maintes fois applaudi, le chef du Bloc québécois a sollicité la contribution des jeunes, particulièrement des étudiants, pour aider à créer un nouvel état d’esprit au sein de la société québécoise, une nouvelle mentalité, un nouvel enthousiasme.«Ça prend de l’espoir pour une société et il n’y en a pas «Veux, veux pas, il y a et il y aura toujours au Québec plus ou moins 50% de gens qui veulent la souveraineté.» présentement».Entre-temps, Lucien Bouchard ne se fait pas d’illusions, en ce qu’il s’attend à une campagne électorale musclée, à des attaques impitoyables contre le Bloc.«Ils vont tout faire contre nous.On n’a pas un adversaire, on en a trois.Tout ce qui grouille et frétille, tout ce qui existe au niveau politique fédéral sera contre nous».La période de questions prévue dans ce genre de débat-midi a été écourtée, principalement parce que l’exposé du chef politique n’en finissait plus de finir.Chaque question lui inspire une longue intervention, une façon de Lucien Bouchard: «Ut souveraineté éliminera toutes les chicanes stériles».faire qui le fait ressembler de plus en plus à l’ancien premier ministre TPS: Ottawa et Québec resserrent leur poigne MICHEL HEBERT PRESSE CANADIENNE Ottawa — Voulant resserrer sa poigne sur les entreprises et les commerçants du Québec, le fédéral projette d’intégrer la perception de l'impôt et de la TPS, ont indiqué hier à Ottawa de hauts fonctionnaires de Revenu Canada.«Québec examine notre proposition, et éventuellement nous prendrons des mesures pour harmoniser nos systèmes de perception», a déclaré M.Jean Guèvremont, responsable fédéral de la perception de la TPS au Les hélicoptères pas conçus pour survoler l’océan Arctique Ottawa (PC) — Les hélicoptères que le Canada entend acheter pour détecter la présence de sous-marins étrangers dans ses eaux n’ont pas été conçus pour opérer dans l’océan Arctique, a reconnu hier le gouvernement en Chambre.«La seule façon de surveiller la portion canadienne de l’océan Arctique serait d’acheter des sous-marins nucléaires», a déclaré le leader du gouvernement en Chambre, Har-vie Andre, en réponse à des questions provenant des banquettes de l’opposition libérale au sujet de l’achat par le Canada de 50 hélicoptères EH-101.Ces hélicoptères, produits par un consortium italo-britannique au coût de 6 milliards$, remplaceront les vieux Sea King et labrador de l’armée canadienne.La plupart des EH-101 seront stationnés sur des bâtiments de guerre, mais 15 d’entre eux serviront à des opérations de recherche et de sauvetage.Selon la marine canadienne, il n’y a aucun moyen de détecter la présence de sous-marins à travers les glaces.ROBIC ! ) AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55, St-Jacques.Montréal, QC H2Y 3X2 Fax: (514) 845-7874 Tél.: (514) 98 R-0*B-l-C Jla maltiiie dei intanqibCei Québec.M.Guèvremont est aussi coprésident du comité fédéral-provincial chargé de la simplification de la perception de la TPS au Québec.Des comités régionaux sont aussi à pied d’oeuvre dans ce dossier, a précisé le sous-ministre du Revenu, Pierre Gra-velle.L’annonce mercredi par le ministre québécois Daniel Johnson d’ajouter 24 millions$ à la perception de la TPS au Québec ne serait pas étrangère à ce projet.Revenu Québec perçoit déjà la TPS fédérale moyennant une compensation monétaire.Mais cette perception n’est pas intégrée au prélèvement des impôts sur les revenus des entreprises et des commerces.Pas moins de 120 modifications seront bientôt apportées à la Loi sur les produits et services.Elles porteront notamment sur la production d’une déclaration annuelle de paiement de la TPS; entreprises et commerces font actuellement des déclarations trimestrielles.Le Québec demande des déclarations mensuelles mais pourrait opter pour la méthode fédérale de perception.La formule étudiée par Ottawa et Québec permettrait aux commerçants et aux entreprises de produire une déclaration unique incluant leur déclaration d’impôt fédéral et de TPS.A cet effet, ont indiqué hier les hauts fonctionnaires, les bases de données fédérales et provinciales relatives à la perception de l’impôt seront utilisées comme rampe de lancement de ce projet d’intégration.«Il y a une excellente synergie entre la Loi de l’impôt et la Loi sur la TPS», a soutenu le sous-ministre de Revenu Canada, Pierre Gravelle.QUÉBEC ***** Père Georges-Henri Levesque.President d’honneur de la campagne -Appel d’urgence- pour les régufies du Ruanda.Dons par carte de crédit acceptés Dons téléphoniques acceptés : (514) 866-1773 Envoyer vos dons à OXFAM-Québec : 169, rue Saint-Paul Est Montréal (Québec) II2Y ICiH Repé Lévesque.A l’issue de ces échanges avec les étudiants, les journalistes ont eu droit à quelques expressions d’indignation de M.Bouchard, furieux d’avoir été qualifié de traître par le ministre conservateur Jean Charest.«Ce sont les mêmes qui nous ont refilé Charlottetown, des gens qui ont fait une alliance avec Jean Chrétien autour du rapport Charest, qui diluait Meech.Il faut que je me retienne pour ne pas dire ce que j’en pense».Quant au contrôle que les pé-quistes semblent exercer sur le choix des candidats du Bloc québécois, Lucien Bouchard refuse d’y voir une pratique généralisée.Il reconnaît uniquement pour l’instant le cas du comté de Verchères, où le député péquiste François Beaulne a tout mis en ouvre pour battre son ami.Une attitude qu’il réprouve sévèrement.«M.Loubier est un homme d’une grande compétence, très près de moi, qui m’a aidé à traverser le désert».Le chef du Bloc retient que le député du PQ n’a pas fait preuve d’une très grande ouverture d’esprit, mais il soutient qu’il n’v a pas de partie de bras de fer entre les deux familles souverainistes et que les rapports avec M.Parizeau sont marqués du signe de la cordialité.avis de demande d'un permis d'alcool Régie des permis d’alcool du Québec perrr responsable de la délivrance des permis de fabrication de boissons alcooliques et d’entrepôt et du contrôle des activités des détenteurs de permis.Toute personne, société ou groupement visé dans l’article 60 du Code de procédure peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis cl-après énumérée, dans les 15 Jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, Intervenir en faveur dans les 30 |ours de cette publication.Cette opposition ou Intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envol au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée A : La Régie des permis d'alcool du Québec.1, rue Notre-Dame Est.suite 9,200, Montréal (Québec).H2Y 1B6.Nom et adresse Nature de la du requérant demande Endroit d'exploitation Brasserie Entrepôt de Chicoutimi fruit Broubec Inc.bière Canada liée 33, rue Winder Distrlboue enr.C.P.34 772, boul.Lennoxville Barrette J1M1L5 Chicoutimi (Québec) G7J3Z7 Norfrult inc.Distrlboue enr.61, route 169 Metabetchouan (Qué.) Lac Saint-Jean Ouest G0W2A0 Le Président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat Toute personne, société ou groupement visé dans l'art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis cl-aprês énumérée, dans les 15 |ours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 |ours de cette publication.Cette opposition ou Intervention doit être adressée à: La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec.H2Y1B6 Nom et adresse Nature de la du requérant demande Endroit d'exploitation 2790637 CANADA Permis INC.Jillys 6900 boul.Décarie Local 115-115A Montréal Dossier : 962-399 6900 boul.Décarie Local 115-115A Montréal HUNGARIA SOCIAL CLUB INCORPORATED Hungaria Social Club Incorporated 3483, Boul.St-Laurent Montréal Dossier: 1019-934 MARCHÉ AUX PUCES DES GRANDES PRAIRIES INC.Marché aux Puces des Grandes Prairies Inc.6363, boul.des Grandes Prairies St-Léonard Dossier : 856-658 Changement permanent d'endroit d'exploitation d'un Club Addition de spectacles dans 1 Bar Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre (suite à cession) 6363, boul.des Grandes Prairies St-Léonard 2733-8227 QUÉBEC INC.Resto-Café Caribou 5195.boul.St-Laurent Montréal Dossier : 759-886 135405 CANADA Permis 1200 rue INC.additionnel St-Hubert Restaurant 1 Restaurant Montréal L'Exception pour vendre 1200 rue St-Hubert sur terrasse Montréal (suite à Dossier : 461-848 cession) OUELLET, Anne- 2 Restaurants 1393, boul.Marie pour René-Lévesque Restaurant Le vendre dont 1 Est Gap 1393, boul.René- sur terrasse Montréal Lévesque Est Montréal Dossier : 479-634 MARIEN, Michel 1 Restaurant 3342, Grande Restaurant Chez pour vendre Allée Sol 3342, Grande Allée St-Hubert Dossier : 1020-643 St-Hubert 2955-7543 1 Restaurant 415, ave.QUÉBEC INC.pour vendre Mont-Royal Est Monsieur Falalel 30, PI.Jasmin Candiac Dossier : 1020-924 Montréal KRYSTYNA 1 Restaurant 3807, St-Denis JANUSZ, DANUTA pour vendre Montréal BABURIC sur terrasse Restaurant (Demande Pâtisserie Cristlne amendée) 3807, St-Denis Montréal Dossier : 1019-132 THEVENET, t Restaurant 1463,rue Maurice K.pour vendre Metcalfe Bar/Restaurant avec danse, Montréal Madhatter spectacles et 5765, rue Paré Mont-Royal Dossier : 188-870 films HYSZKO, Tracy 1 Restaurant 5573, Ave.Restaurant Le pour vendre du Parc Spot-Rouge 5573, Ave du Parc Montréal Dossier: 1015-718 sur terrasse Montréal 2960-6589 Permis 414, rue QUÉBEC INC.additionnel Dollard Cues & Blues 1 Bar sur Lasalle 414.rue Dollard Lasalle Dossier : 994-293 terrasse 2435-3195 1 Restaurant 1286, Jean- QUÉBEC INC.pour vendre Talon Est Resto Memphis Montréal 1286, Jean Talon Est Montréal Dossier : 1021-161 3086-9739 QUÉBEC INC.3086-9739 Québec Inc.426, rue Lafleur Lasalle Dossier : 1021-203 2853-8007 QUÉBEC INC.Pizzeria Ramona Enr.5726, rue Hochelaga Montréal Dossier : 644-450 426,rue Labeur Lasalle Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat Québec n ci ci ci Kuonomisoz jusqu'à.2(>\\ sur 1rs prix
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