Le devoir, 26 mars 1993, Page(s) complémentaire(s)
J LE DEVOIR Vol.I.XXXIV, il o 71 M o X T I?É A I.I.K V K N I) H EDI 2 (i M A II S I «I il :i (î ô c + T 1’ S + T V Q / T o r o n l o 8 5 c PERSPECTIVES Vrai dégel ou faux printemps?Comme on s’y attendait, Kim Campbell s’est officiellement lancée hier dans la course à la succession de Brian Mulroney.Elle a annoncé sa volonté de changer la façon dont se fiait la politique au Canada.À ce propos, son passé n’est pas nécessairement garant de l’avenir.Chantal Hébert Prévisible, le lancement à Vancouver de Kim Campbell à la direction du Parti conservateur fédéral n’en était pas moins un événement qu’on a suivi hier dans toutes les officines politiques du pays.D’Halifax à Victoria, les petits écrans ont été mis à contribution pour voir en direct la diva qui doit, dans un premier temps, enlever haut la main le leadership conservateur et ensuite sauver in extremis les conservateurs d’une mort électorale presque certaine.C’est que voilà maintenant des semaines que des vétérans de la politique prédisent que du moment où Kim Campbell ouvrira la bouche, ses actions, qui cotent très haut, commenceront à chuter.Finalement, ce n’est pas encore hier qu’on a su si Kim Campbell augure un vrai dégel ou un faux printemps politique.L’événement s’est déroulé comme sur du papier à musique.et a à peine effleuré la surface.Même à cela, il n’était pas complètement dénué de Sous ses airs d’intellectuelle, une féroce danseuse de saloon.fraîcheur.Habitués aux politiciens qui vous débitent un texte à toute allure, les Canadiens ont ainsi eu droit à une demi-heure d’improvisation contrôlée.Seul symptôme visible de sa nervosité, la candidate-vedette de la course conservatrice en a presque oublié de présenter ses collègues de la Colombie-Britannique après avoir fait le tour de ceux du Québec et de l’Ontario.Kim Campbell semble également vouée à réhabiliter l’humour, grand absent des rendez-vous politiques canadiens ces temps-ci.Dans sa bouche, le Canada est désormais doté de «deux sexes fondateurs».Si les cowboys albertains l’apprécient, apprend-on, c’est parce que «sous ses airs d’intellectuelle froide et posée se cache une féroce danseuse de saloon.» Cette apparente légèreté ne cache pas encore une redoutable machine.A la toute dernière minute, raconte-t-on, les communiqués de presse annonçant l’événement d’hier ont dû être refaits du début à la fin.Ils n’ont pas trouvé le chemin de tous les bureaux de la presse parlementaire.Mais elle dissimule à peine de très lourds appuis.A Vancouver, Kim Campbell a levé le voile sur la structure de son organisation.Elle a retenu les ministres Gilles Loiselle et Perrin Beatty pour les idées, et Shirley Martin et Pierre Blais pour l’organisation.Au même moment, dans une grande salle d’hôtel à Ottawa, 300 autres admirateurs assistaient par le biais de la télévision à l’événement.Sous prétexte de regarder ensemble le lancement télévisé, le camp Campbell avait convié ceux de ses partisans qui n’avaient pu se rendre à l’autre bout du pays.Et on avait invité la presse à venir compter les têtes pour qu’on constate de visu que la candidate a fait des ravages dans le caucus conservateur.Di conférence de presse qui a suivi le lancement officiel a été plus à pic.Sous le feu des questions, Kim Campbell a concédé qu’elle partage «quelques idées» avec Brian Mulroney.«Je n’ai aucun désir de prendre mes distances à l’égard de politiques que j’ai participé à mettre en place», a-t-elle affirmé.Mais, pour se distinguer, elle invoque presque du même souffle «son sens unique de faire les choses.» «J’aspire à devenir chef, pas dictateur», a-t-elle d’ailleurs lancé.Par moment, Kim Campbell tient tellement à dire qu’elle se rend compte que les gouvernements existent pour les gens ordinaires qu’on a un peu l’impression qu’elle se pince pour se rappeler cette élémentaire réalité.Du lancement se dégageait également le vague sentiment qu’aucune recette à la mode ne sera laissée pour compte d’ici le 13 juin.A témoin, le terme «partenariat», cher aux faiseurs de consensus québécois qui s’est retrouvé dans la bouche de la ministre.Ou encore, en anglais, l’annonce qu’elle prône les politiques de l’»inclusion», terme emprunté au meilleur vocabulaire de sa collègue du NPD Audrey McLaughlin et qui veut dire, dans la langue de Shakespeare, la même chose que «partenariat» au Québec.«Je veux changer la façon dont les gens pensent à la politique dans ce pays en changeant la façon dont nous pratiquons la politique», a finalement résumé Kim Campbell pour expliquer pourquoi elle veut devenir premier ministre.À cet égard, disent ses critiques, elle n’a jusqu’à présent pas toujours pratiqué ce qu’elle prêche.Far exemple, lors des dernières élections provinciales en Colombie-Britannique, la ministre fédérale a distribué des subventions à droite et à gauche selon les règles politiques les plus traditionnelles.Depuis 1988 dans la capitale fédérale, fait-on valoir, elle a rarement marché hoi's du rang qu’impose la discipline de parti.S’il faut en croire Kim Campbell, les choses seront différentes quand ce sera elle qui donnera le pas.Les Actualités .A2 1 W 1) li A Éditorial .A8 Agenda culturel .B7 Idées , ,.A9 Annonces dasBéesJW Le Monde B3 ÀVoir B10 Montréal A3 Météo Avis publics B2 Plaisirs B1 Ensoleillé.Culture B8 Politique .A4 Max.: 12.Économie Ati Les Sports., B6 Détails en B4 CULTURE L’homme laid: une farce bizarre PAGE B-9 MONTRÉAL Laval entre dans le «concours de structures» PAGE A-3 POLITIQUE La souveraineté selon Lucien Bouchard PAGE A-5 Les «Anglais» donnent une bonne note au PQ Sa politique sur les droits des anglophones est bien accueillie JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR / Evolution, révolution, ouverture et cheminement.La majorité des leaders de la communauté anglophone n’avaient que ces mots en bouche hier pour qualifier le rapport du Groupe de travail du Parti québécois sur les anglophones dans un Québec souverain, rendu public un peu plus tôt dans la journée.«La philosophie du rapport est bonne», a déclaré la chancelière de l’Université McGill Gretta Chambers, reprenant des commentaires entendus partout.Le rapport déposé par le groupe de travail péquiste présente 12 recommandations qui seraient mises en oeuvre pour protéger les droits des anglophones dans un Québec souverain.La Constitution québécoise garantirait nommément le droit de s’exprimer en anglais à l’Assemblée nationale et devant les tribunaux, de même que le droit à un réseau anglophone d’enseignement.Les services de santé en anglais, tels qu’ils sont actuellement prévus à la loi 120, seraient maintenus; un programme d’accès à l’égalité pour les anglophones dans la fonction publique serait instauré; une attention particulière serait accordée à la qualité du français enseigné dans les écoles anglaises; et la radio et la télévision d’Etat d’un Qué- bec souverain offriraient une programmation en anglais.Enfin, un Conseil consultatif serait mis en place pour conseiller le gouvernement sur toute question relative au développement de la communauté anglophone, et une Commission permanente interétatique Canada-Québec veillerait aux droits linguistiques des minorités de chacun de ces pays.Au tenue de près d’un an et demi de travaux, le grou-e de travail n’était toutefois toujours pas en mesure, ier, de présenter sa recommandation sur la langue d’affichage.VOIR PAGE A-H) : PQ Ça y est! La course est bien engagée PHOTO PRESSE CANADIENNE ¦ MMk ¦ ¦ W *1*4 .kH- KIM CAMPBELL, plus personne n'en doutait, est devenue officiellement candidate hier à la succession de Brian Mulroney.Son premier exercice devant la presse nationale réunie à Vancouver s’est passé sans anicroche.Nos informations en page A-4.Les employés de Nationair exigent une enquête GÉRARD BÉRIIBÉ LE DEVOIR Le Syndicat canadien de la fonction publique a déposé hier une demande d’enquête auprès de l’Inspecteur général des institutions financières sur les allégations de malversations impliquant Nationair.LE DEVOIR révélait dans son édition d’hier que Nationair avait omis de verser aux institutions financières les prélèvements à la source destinés aux régimes d’assurance et d’épargne des employés, à l’instar des 8 mil-lions$ dus en taxes et impôts aux deux paliers gouvernementaux.Il s’agissait d’un manquement grave au rôle de fiduciaire dévolu à Nationair dans les circonstances.Ces allégations (relatives au détournement de fonds appartenant à ses employés) ont été démenties avec vigueur par VOIR PAGE A-10 : NATIONAIR La Cour suprême étend les droits liés à Punion de fait MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les travaux domestiques et le soin des enfants peuvent être considérés comme une contribution à l’enrichissement d’un conjoint, même dans une union de fait, et peuvent donner droit à un dédommagement, a statué la Cour suprême du Canada dans une cause touchant un couple de la Colombie-Britannique.Le jugement, rédigé par la juge Beverly McLachlin, vient étendre aux unions de fait ce qui, depuis quelques années, était reconnu dans le cadre d’un mariage.Ce n’est pas parce que les services ménagers et le soin des enfants sont effectués de plein gré et offerts par amour et affection qu’une personne n’a pas droit d’être indemnisée au moment d’une rupture, note la juge.«I^i notion que les services d’entretien ménager et de soin des enfants ne méritent pas d’être reconnus par les tribunaux omet de reconnaître que ces services sont fort VOIR PAGE A-10 : UNION Le Mexique se découvre un allié: le Québec John Ciaccia est reçu à Mexico avec tous les honneurs BRIGITTE MORISSETTE CORRESPONDANTE À MEXICO Mexico — Après 12 ans d’un patient travail de fourmi, la Délégation générale du Québec à Mexico vient de recevoir ce que l’on serait tenté d’appeler sa reconnaissance officielle.Le lendemain de son arrivée à Mexico, le ministre des Affaires internationales, M.John Ciaccia, rencontrait le président de la République mexicaine à sa résidence officielle de Los Pinos.Cet honneur lui avait été refusé au cours de ses deux précédents voyages.Dans un vibrant discours — comme savent pratiquer les présidents mexicains avec leurs hôtes étrangers —, M.Carlos Salinas de Gortari vantait les atouts de la latinité, aussi nordique soit-elle! Plusieurs de la trentaine d’hommes d’affaires accompagnant le ministre — nouvelle cour des rois modernes — ont cm saisir dans les propos du président un appel au Québec pour se constituer en une sorte de nouveau pont de i’américanité latine.Voilà donc le président mexicain et son ministre préféré, M.Donaldo Colosio, secrctario du Développement social, accueillant les Québécois avec ce John Ciaccia Carlos Salinas t r.| langage complice que l’on pratique entre cousins d’une même culture.C’est exactement le langage qu’a choisi la Délégation du Québec à Mexico pour la confection d’une page publicitaire que l’on a vu apparaître pour la deuxième fois cette semaine dans la presse mexicaine.«Los iMtinos del Norte, Québec-Mexico, de cotnun acucrdo».On peut lire un peu plus bas que «le Québec est une société moderne et un partenaire ouvert sur le monde; que le Québec est le partenaire des États-Unis et que la conclusion prochaine du Traité de libre-échange stimulera le partenariat entre hommes d’affaires mexicains et québécois».la page publicitaire ajoute que le Québec est reconnu mondialement pour l’avant-gardisme de ses services en télécommunications, aéronautique, produits forestiers, etc.L’accueil réservé par le gouvernement mexicain au ministre des Affaires internationales du Québec contraste vivement avec les débuts modestes de la DGQ à Mexico, en 1980.Le gouvernement mexicain d’alors était fort réticent à ouvrir les bras au gouvernement d’une province canadienne qui réclamait ouvertement son indépendance.Le Mexique ne voulait ni déplaire à son nouvel allié, le Canada — encore trudeauiste — ni soulever des sentiments autonomistes dans ses propres rangs.Il faut dire aussi que le vent a tourné à Ottawa.La présence de l’ambassadeur David Windfield du Canada auprès du ministre Ciaccia et du délégué général VOIR PAGE A-10 : MEXIQUE Le président mexicain a vanté les atouts de la latinité, aussi nordique soit-elle.* L e y I- I'- H K V OIK, I.E V K X I) l< K I) I 2 (i M A H S 1 {) il 3 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Les sujets litigieux sont évités Le rouge sort gagnant au casino SUITE DE LA PAGE 1 Les membres du groupe sont intéressés par l’idée de permettre l’affichage bilingue pour les petits commerces, mais vu les implications juridiques et constitutionnelles de l’affaire, ils ont soumis la question au constitutionnaliste Henri Brun dont on n’attend pas de réponse avant au moins deux mois.Autre sujet litigieux évité: le statut bilingue des villes.Le sujet n’est pas du tout traité dans le rapport, alors qu’on y trouve des dispositions sur le statut bilingue des établissements de santé, qui serait à jamais protégé même si éventuellement leur clientèle devenait majoritairement francophone.La présidente du groupe, la députée Jeanne Blackburn, n’a eu de cesse de le répéter: toutes ces propositions doivent être comprises dans le cadre d’un Québec souverain, «parce que c’est la responsabilité du parti qui présente cette option de dire ce qu’elle fera pour protéger les droits de sa minorité», une façon de voir que les nationalistes francophones trouvent eux aussi légitime sans pour autant endosser le rapport.Les anglophones interviewés hier avaient pour leur part d’importantes réserves sur les mesures spécifiques annoncées par le PQ et ils se distançaient carrément de la prémisse de base sur la souveraineté.Mais ils ont spontanément salué la démarche entreprise.t «La grande valeur de ce rapport, c’est qu’il témoigne d’un changement important au niveau de l’attitude du Parti québécois.Le langage employé est positif et constructif», a souligné le président d’Alliance Québec, Robert Keaton.Même le député libéral Russell Williams se disait heureux de cette transformation.«Ce n’est pas avec ce rapport que le Parti québécois va obtenir l’appui des anglophones parce que la barrière de la souveraineté demeure.Mais si je conçois ce document dans un esprit de justice sociale, il y a vraiment une ouverture.«Et j’en suis d’autant plus heureux que le PQ y appuie plusieurs choses que le Parti libéral fait déjà et que les péquistes critiquaient il n’y a pas si longtemps», a noté ironiquement le député de Nelligan.Le député et ancien chef du Parti Égalité Robert Lib-man se disait aussi rassuré de voir que le Parti québécois était disposé à garantir des droits aux anglophones.«Le problème c’est que le statu quo, ce n’est pas suffisant pour nous permettre de nous développer», a-t-il cependant critiqué.Va pour nous garantir des écoles anglaises, mais qui les peuplera si tout ressourcement nous est interdit chez les immigrants?ont souligné Robert Libman, Robert Keaton et Gretta Chambers.Cette dernière s’est toutefois empressée d’ajouter que la position du PQ, à cet égard, n’était pas pire que celle du reste du Québec.Un porte-parole anglophone était toutefois franchement mécontent.Le nouveau chef du Parti Égalité, Keith Henderson, a trouvé les recommandations «timides, mesquines et “conservatrices”».«On conserve, on conserve.Mais ce n'est pas de ça dont les anglophones ont besoin, c’est d’une solution plus généreuse.Il n’y a ni gain ni cadeau dans ce rapport.On s’en tient à des droits qui sont déjà protégés actuellement par la Charte canadienne.En plus, c’est inouï, on ne dit rien sur l’affichage! «Et comme les anglophones n’accepteront jamais la souveraineté, ce rapport n’est pas acceptable du tout», a conclu M.Henderson.Le rapport du groupe doit maintenant être débattu dans les instances régionales et de comtés en vue du congrès national d’orientation du PQ l’automne prochain.Les sept membres du groupe, les Jeanne Blackburn, Rita Dionne-Marsolais, Michel Bourdon, David Payne, Heniy Milner, Robert Dole et Michel Gaulin, estiment par ailleurs que d’ici la souveraineté du Québec, il n’y a aucune raison de rouvrir le débat de la langue au Québec comme le ministre Claude Ryan s’apprête à le faire.«On a autant besoin d’un débat sur la langue que d’un mal de dents», a lancé le député Bourdon.Les membres appuieront donc la résolution qui sera présentée au congrès national du parti la fin de semaine prochaine demandant qu’au cours de cette rencontre, «le Parti québécois s’abstienne de tout débat sur la langue, compte tenu que la priorité doit être accordée à l’économie québécoise».DANNY V E A R LE DEVOIR La majorité des firmes professionnelles qui ont obtenu les contrats d’aménagement du casino au Palais de la civilisation de l’île Notre-Dame soutiennent financièrement le Parti libéral du Québec.De 1989 à 1991, sept de ces dix firmes ont versé ensemble une somme dq 37 675$ à la caisse du parti au pouvoir.Un exemple?A eux seuls, trois associés de Jo-doin, Lamarre, Pratte, l’une des firmes choisies pour les travaux d’architecture du casino, ont remis une somme totale de 13 030$ à la caisse du PLQ de 1989 à 1991.Comment expliquer que la majorité des firmes professionnelles qui ont été choisies pour l’aménagement du casino de Montréal aient contribué au financement du PLQ?«Je prends la question en note.Je vais chercher une réponse», a répondu Jean-Pierre Roy, porte-parole de Loto-Québec, au DEVOIR qui devra attendre aujourd’hui pour des explications.Responsable du dossier, Loto-Québec a confié le soin de choisir les firmes professionnelles responsables des travaux du casino à la Société immobilière du Québec (SIQ).Conformément à son mandat, la SIQ a suivi la procédure établie d’appels d’offres, affirme Pierre-Louis Dufresne, porte-parole de la SIQ.«C’est bien possible que des firmes qui ont cotisé au PLQ aient été choisies.Mais c’est un hasard.On ne marche plus comme sous l’ancien ministère de la Voirie.On a des règles», dit M.Dufresne.L’aménagement du casino devrait coûter quelque 95 millions$.La planification et la gérance du projet et des travaux de construction ont été octroyées à un consortium de deux firmes d’ingénierie.Depuis quelque temps, ces deux firmes, Candérel et Concordia, ont commencé la sélection des firmes qui obtiendront les sous-contrats dans le cadre des travaux du casino.Petit contributeur, un administrateur de Candérel a versé un montant de 150$ à la caisse du PLQ en 1991, selon les listes des rapports financiers de la Direction du fi- nancement des partis politiques pour les années 1989 à 1991.Un consortium de trois firmes, Pageau, Morel et Associés, Liboiron, Roy, Caron et Associés et Icogec Inc., a .obtenu le contrat des travaux de mécanique et d'électricité au casino.Les trois firmes ont remis des montants au PLQ.En 1991, le président d’Icogec et une de ses proches ont versé 5000$ à la caisse du parti au pouvoir.Chez Pageau, Morel et Associés, le président et le vice-président ont versé 10 500$ au PLQ de 1989 à 1991.En trois ans, les administrateurs de Liboiron, Roy, Caron et Associés ont financé le PLQ pour une somme de 6115$.Les travaux en électricité et en mécanique du stationnement souterrain du casino ont été octroyés à un consortium de deux firmes: Pageau, Morel et Associés et Liboiron, Roy, Caron et Associés.La réalisation de la structure du bâtiment a été accordée à la firme Pasquin, St-Jean et Associés.En deux ans, son président a donné 2980$ au PLQ.L’architecture du nouveau casino a été confiée à un consortium de trois entreprises Jodoin, Lamarre, Pratte et Associés, le Groupe Arcop et Provencher, Roy et Associés.Outre les contributions de 13 030$ des administrateurs de Jodoin, Lamarre, Pratte et Associés entre 1989 à 1991, les deux associés de Provencher, Roy ont versé un petit 400$ à la caisse du PLQ en 1990 et 1991.Le groupe Arcop n’a rien versé au PLQ, selon les listes des contributions aux partis politiques des trois dernières années.IxJ firme d’ingénieurs Nicolet, Chartrand, Knoll Liée a obtenu deux contrats: elle est responsable des travaux de génie civil et de structure pour le prolongement du pont de la Concorde.Elle est également responsable des travaux de génie civil pour le stationnement souterrain du casino.Les administrateurs de cette firme n’ont pas contribué à la caisse du PLQ, selon les rapports 1989 à 1991 des contributions aux partis politiques.Aucun des administrateurs de ces firmes n’a contribué au financement du Parti québécois au cours de la même période, selon les rapports de la direction du financement des partis politiques.MEXIQUE Une volonté commune NATIONAIR Versements en dernière minute SUITE DE LA PAGE 1 le président de Nationair, Robert Obadia.M.Obadia a cependant confirmé avoir versé hier, mais seulement après la parution de l’article, les prélèvements des déductions à la source qu’on rapportait manquantes.«Le montant total déduit de la dernière paie des employés (vendredi dernier), soit 6722,97$, a été versé aujourd’hui (hier) dans les comptes appropriés», peut-on lire dans un communiqué laconique diffusé par le transporteur.Cette réponse s’inscrivait en réaction à une information voulant que Nationair ait détourné l’argent de ses employés.«Nationair a effectué tous les paiements concernant le fonds de pension facultatif et les achats d’obligations d’épargne du Canada des employés», poursuit le communiqué, sans préciser ce qu’il advenait des primes d’assurance-maladie collective.Pour Henrick Sniecinsky, vice-président, Marketing, de Nationair, l’article du DEVOIR découle d’une réunion tenue mercredi entre les dirigeants, les employés et les fiduciaires de l’entreprise, une réunion au cours de laquelle «la question, «que peut-il théoriquement se produire si et si», a été soulevée et tout le monde a sauté aux conclusions», a-t-il déclaré à la Canadian Press.Chez les institutions financières, soumises au respect de la confidentialité enveloppant toute relation d’affaires, on a voulu rajuster le tir.A la Sun Life, dépositaire du régime enregistré d’épargne-retraite d’une trentaine des employés de Nationair, Liette Bertrand, directrice des Affaires publiques, confirme que Nationair est en règle.«Ils effectuent leurs versements à la fin de chaque mois et, au moment où l’on se parle, toqt est en règle.» A la Standard Life, l’institution émettrice des régimes d’assurance, on tient à préciser qu’il existe deux contrats distincts.«Le premier contrat, portant sur l’assurance-vie et invalidité à long terme, est toujours en vigueur au moment où je vous parle», a affirmé la porte-parole France Desjardins.Quant au deuxième régime, appelé Services administratifs seulement et qui porte sur l’assurance dentaire, médicaments et autres, «je ne peux vous en parler».Plus tard, Mme Desjardins confirmera à la Presse canadienne qu’un «avis routinier de retard de paiement avait bel et bien été envoyé à Nationair il y a quelques semaines».En après-midi, la porte-parole de Stan- dard Life confirmera que le «dossier avec Nationair était maintenant réglé».Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), représentant quelque 650 agents de bord et employés au sol de Nationair, a, en guise de réaction à l'article, déposé une demande d’enquête auprès de l’Inspecteur général des institutions financières.«Le syndicat entreprend cette démarche dans un but essentiellement préventif, estimant qu’il est de sa responsabilité de veiller à ce que les sommes prélevées chez les membres soient utilisées aux fins pour lesquelles elles sont destinées», déclare dans un bref communiqué Louis Cauchy, permanent syndical du SCFP.I>e représentant du syndic Richter et Associés, Yves Vincent, assurera le suivi et fera enquête.«Selon les renseignements obtenus auprès des dirigeants de l’entreprise, Nationair aurait acquitté ses engagements.Ils ont reconnu l’existence d’arrérages concernant la couverture de l’assu-rance-maladie, mais les sommes ont été versées selon les ententes conclues, me dit-on.» M.Vincent a observé un problème au niveau du compte de banque, «mais cela s’est réglé hier (mercredi)».Nationair tente d’acculer six grossistes à la faillite SUITE DE LA PAGE 1 Gérard Latulippe n’a soulevé aucune vague dans les rangs québécois.Le message paraît donc avoir été entendu de part et d’autre.Il reste maintenant à passer de la promesse aux actes.Ce qui paraît déjà bien engagé.Les entreprises québécoises exportant au Mexique ont signé des nouveaux contrats pour une valeur de 150 millions de dollars au cours de la dernière année.Il en faudra toutefois bien davantage pour combler le déficit du Québec dans ses relations commerciales avec le Mexique — nos importations avec ce pays ayant atteint, en 1992, 528 millions et nos exportations 180 millions à peine.Une volonté commune Comme signale le ministre Ciaccia: «En installant une délégation générale à Mexico, le Québec a pris les devants en comparaison des autres provinces canadiennes.Nous avons toujours cru qu’un certain voisinage culturel pouvait renforcer nos liens économiques et financiers.» La voie Nord-Sud est donc à nouveau ouverte, renforcée par une égale volonté politique tant du côté mexicain que québécois.On voit même M.Ciaccia faire l’éloge de la culture et de ses échanges, débordant le discours strictement business de plusieurs de ses confrères.Les déclarations de foi dans le traité de libre-échange à trois, exprimées avec vigueur par le ministre Ciaccia, ne sont pas étrangères à ce rapprochement spectaculaire Québec-Mexique.C’est grâce à son entrée dans le concert du libre-échange nord-américain que le président mexicain a pu construire sa crédibilité, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.L’élection d’un président démocrate à Washington, et, surtout, l’obligation de négocier deux accords parallèles touchant le talon d’Achille mexicain — l’environnement et les conditions de travail — sèment l’inquiétude quant à une issue prochaine du traité.L’enthousiasme du ministre des Affaires internationales pour ce nouveau courant Nord-Sud paraît s’être communiqué aux hommes d’affaires québécois déjà solidement engagés au Mexique, tout comme à leurs partenaires mexicains.C’est ainsi que s’est constitué un Conseil des affaires Québec-Mexique, présidé par l’homme de Bombardier à Mexico, M.Miguel Yoldi Marin.Ce conseil est un peu le pendant de la Chambre de commerce Canada-Mexique créée il y a une dizaine d’années.Voilà un organisme qui pourra aider les Québécois à se sentir plus à l’aise dans un pays qui leur demeure mystérieux à bien des égards.Un pays où, comme le faisait remarquer récemment le gouverneur du puissant État de Nuevo Leon, «avant de faire des affaires, il convient d’abord de devenir amis.» Les success stories de sociétés québécoises au Mexique se multiplient.Et le ministre Ciaccia, faisant jouer ses ascendances italiennes, sait lui aussi convaincre.La visite du ministre des Affaires internationales du Québec n’a pas été exempte de quelques gaffes: comme celle d’annoncer dans un élégant déjeuner du ministère des Affaires étrangères, présidé par le ministre Solatia, que le Québec offre au Mexique son aide pour améliorer son niyeau de vie.Un État de 8 millions d’habitants offrant son aide à un pays de 85 millions d’habitants, avec lequel il entretient un important déficit commercial, a toujours intérêt de mettre une sourdine à ses propos, au risque de passer pour la souris se prenant pour l’éléphant! La réaction de plusieurs convives québécois à la sortie a permis tout au moins de constater que ces hommes d’affaires savaient parfois calmer leur impatience pour mieux comprendre certaines vibrations du vieil orgueuil national mexicain.Un sentiment qui, tout compte fait, n'est pas loin de ressembler à celui du Québec, certains soirs de fierté nationale blessée.UNION Unanimité des juges En dernière heure il a été permis d’apprendre que Nationair a menacé, par voie de télécopieur, six des plus importants grossistes de l’industrie du voyage de ne pas transporter leurs passagers en fin de semaine.Une conférence de presse à ce sujet se tient aujourd’hui à lOh, convoquée par les six grossistes qui soupçonnent le président de Nationair, Robert Obadia, de vouloir les «en- traîner délibérément dans sa faillite éventuelle».Aux prises avec une chute des ventes de l’ordre de 50% depuis un mois, Tours Mont-Royal/Jet Vacances, Nolitour, Vacances Exosol, Mirabel Tours, Sol-Vac et Vacances Nord-Sud, représentant ensemble 65% de l’industrie du vol nolisé au Québec, feront front commun contre cette tentative de Nationair, qui leur # Economisez jusqu'à 70$ par année Installez une pomme de douche à débit réduit.ICOKIIjO SUITE DE LA PAGE 1 réclamerait un dû qu'ils contestent.I-e montant des sommes réclamées n’a pas été précisé.DONNEZ- m DES AiLES Société Pour Les Enfants Handicapés Du Québec 2300 ouest, boulevard René-Lévesque, Montréal (Québec) H3H 2R5 Tél.: (514) 937-6171 utiles non seulement pour la famille, mais pour l’autre conjoint», écrit Mme Mclxtchlin.«En outre, celte notion est préjudiciable en ce qu’elle dévalue systématiquement les contributions que les femmes apportent généralement aux finances de la famille.Elle contribue au phénomène de la féminisation de la pauvreté», poursuit-elle.Lorsque vient le temps de juger de l’intérêt d’une personne dans une propriété, les travaux ménagers doivent être calculés au même titre que toutes les autres contributions, indique Mme McLachlin.La question que la Cour doit se poser, note la juge, est de savoir si ces travaux ont permis à quelqu’un de s’enrichir, si la personne qui a offert ses services s’en est trouvée appauvrie et si cet échange était le fmit d’une entente contractuelle.Dans le cas de Mme Catherine Peter et de M.William Beblow, la Cour a jugé que M.Beblow s’était enrichi et que Mme Peter y avait perdu au change sans y avoir consenti dans une entente formelle.Mme Peter et M.Beblow ont vécu en union de fait pendant 12 ans.Durant cette période, Mme Peter s’est occupée des travaux domestiques et de l’éducation des enfants des deux familles réunies, sans être payée [jour ses services.M.Beblow, un travailleur de la construction qui devait souvent s’absenter, pourvoyait aux principaux besoins financiers du ménage et a acheté la maison occupée par le couple.Mme Peter, de son côté, s’occupait du potager, des plates-bandes de fleurs, des arbustes, de la peinture.Bref, elle voyait à l’entretien et à l’amélioration de la propriété.Au fil des ans, M.Beblow a fini de Iiayer la maison et a acheté une caravane flottante et une fourgonnette.Sa conjointe, de son côté, a acquis un terrain avec l’argent gagné à l’extérieur du foyer.Au moment de la séparation, le juge de première instance a estimé que la contribution de Mme Peter avait été assez importante pour que celle-ci conserve la résidence familiale d’une valeur d’environ 23 000$.M.Beblow en a appelé devant la Cour d’appel de Colombie-Britannique et a eu gain de cause.Mais hier, la Cour suprême en a décidé autrement et a donné raison à Mme Peter.Elle reprend ainsi possession de la maison et ses frais juridiques seront payés par M.Beblow.Cette décision a fait l’unanimité des sept juges qui ont entendu la cause.Certains avaient toutefois des avis différents sur quelques points de droit exprimés par Mme McLa-chlin.Pour améliorer la condition des personnes atteintes d'un cancer et leurs proches.2075, ru© de Champlain Montréal (Québec) I-I2L 2T1 Tél.: (514) 527-2194 Fondation québécoise du cancer EXTRAS L I G I O N LE DEVOIR Le Cahier h X 'I R A du DEVOIR sur la religion fait le point sur la situation des femmes dans l’Église ?Débat sur l'ordination des femmes ?Les femmes dans l'Église catholique ?Les mouvements féministes dans l'Église catholique du Québec ?Les cadres supérieurs féminins dans l'Église catholique ?Les femmes responsables de paroisses ?Portraits de théologiennes ?Portraits de pionnières ?Le pouvoir épiscopal des femmes ?Relecture féministe de la Bible ?Les femmes chez les Anglicans, l'Église unie du Canada, les Presbytériens, les Juifs, les Musulmans, les Amérindiens ?Le forum oecuménique des femmes chrétiennes d'Europe L'égalité des femmes dans les diocèses ?Les évêques américains et le sexisme dans l'Église Date de tombée: le 31 mars 1993 P a rution: le 8 avril 1993 ( J L K |) K V 0 I R .I.E V E X I> R K l> I 1 (i M A It S I !* ü ;i B 5 LE MONDE E N BREF ?TÔKES, «UN TRAITRE» Bucarest (Reuter) — Le Parti de l’Unité nationale roumaine (ultranationaliste) a l’intention de poursuivre en justice pour trahison le père Laszlo Tôkes, membre en vue de la minorité hongroise dont la persécution par le régime de Nicolae Ceusescu avait déclenché la révolution anticommuniste en décembre 1989.«L’évêque Laszlo Tôkes est un traître, une personne déloyale qui a porté un préjudice moral à la Roumanie», a déclaré hier Comel Brahas, porte-parole du Parti de l’unité nationale.Le mois dernier, Laszlo Tôkes a accusé le gouvernement de ne |>as répondre aux revendications des 1,6 million de Hongrois de souche vivant en Roumanie.Il a dit craindre une «purification ethnique» à l’encontre des Hongrois de souche.«Nous ne pouvons pas tolérer cela.Nous réunissons de nouvelles preuves contre Tôkes pour le traduire en justice», a affirmé Brahas.VIOLENCES AU CAMEROUN Yaoundé (AFP) — Deux personnes ont été tuées par balles et 16 autres grièvement blessées hier à Bamenda, capitale provinciale du nord-ouest du Cameroun, à la suite d'affrontements entre les forces de l’ordre et des militants de l’opposition, a annoncé la radio nationale.Selon des sources médicales à Bamenda, le nombre des victimes pourrait être plus important.Cette ville, considérée comme le fief de l’opposition, avait été placée sous le régime de l’état d'urgence après les incidents qui avaient marqué la proclamation du résultat de l'élection présidentielle d’octobre dernier.Ce scrutin, remporté selon la Cour suprême par le président sortant Paul Biya, est contesté par l’opposition qui estime que la fraude a empêché son leader, M.John Fru Ndi, d’être élu.VOITURE PIEGEE PRES DU PALAIS Tokyo (AFP) — Une voiture piégée a explosé hier soir au centre de Tokyo, près du palais Akasaka où le pre-mier ministre japonais Kiichi Miyazawa était l’hôte d’un banquet en l’honneur du premier ministre vietnamien Vo Van Kiet, a annoncé la police.Trois roquettes ont été tirées de la voiture avant que celle-ci n’explose, selon des informations de presse.Un porte-parole de la police de Tokyo a précisé que l’explosion avait eu lieu dans le quajrtier de Wakaba, une zone située juste au nord du palais; Selon ces mêmes informations, cette attaque aurait été tnenée par des extrémistes opposés à la famille impérial^ japonaise, plutôt que par des personnes opposées au Vietnam.L'attaque est survenue à 18h35 locales, environ |25 minutes avant le début du banquet offert par M.Miyazawa à son hôte vietnamien.«SORTEZ!» A DIT LA REINE Londres (Reuter) — L’homme qui s’était illustré en juillet 1982 en faisant irruption dans la chambre à coucher d’Elizabeth II a déclaré hier que cette dernière n’aVait eu qu’un mot : «Sortez!» Contrairement à ce qu'âvait écrit la presse britannique au moment des faits, Miohael Fagan n’a eu aucune conversation digne de ce nom avec la reine d’Angleterre.Dans une interview à la radio, il a raconté qu’il était sous le choc de son récent divorce lorsqu’il a décidé d’escalader les murs de Buckingham Palace.Il s’est hissé jusqu’à une fenêtre ouverte en escaladant une gouttière.Une fois à l’intérieur, il a erré dank les galeries avant de faire irruption dans la chambre royale.La reine a alors bondi hors de son lit pour se pré-cipi er dans le couloir.Iü police, appelée à la rescousse, étai immédiatement intervenue pour arrêter l’intrus.Fag an n’en était pas à son premier essai, puisqu’un mois plu; tôt il s’était déjà introduit dans le Palais royal et en étai ressorti sans encombre après avoir vidé les bou-teil ;s de vin du secrétaire particulier du prince Charles.SYMBOLES PROSCRITS A BUDAPEST Bu< apest (AFP) — Les symboles communistes (faucilles et r larteaux, étoiles à cinq branches) seront interdits en Hongrie au même titre que les croix gammées et les crofcc fléchées, en vertu d’un projet de loi approuvé hier parla Commission des lois du parlement hongrois.Selon ce texte visant à amender le code pénal, «les personnes qui auront diffusé, utilisé ou arboré en public» ces «symboles extrémistes» seront passibles d'une peine allant d’ujie amende à un an de prison ferme.La représentation de ces symboles sera uniquement autorisée pour des motifs p’information, d’éducation ou artistiques, note le projet qui sera prochainement présenté au parlement.U1 Parti socialiste hongrois (ex-communiste) s’était élevé devant l’«amalgame» fait entre les symboles communistes et fascistes, alors que, selon les socialistes, la faucille et le matteau ou l’étoile rouge font partie du patrimoine historique du mouvement ouvrier international.Comment les Slovaques ont été largués Les citoyens des deux nations sont irrités par l'imprévoyance de leurs dirigeants FRANÇOIS ZDANOWICZ COLLABORATION SPÉCIALE A Tous vous demandez si les Allemands " V ont trop d'influence chez nous?C’est justement pour démentir ces rumeurs que nous vous avons invités», déclarait en février dernier le premier ministre tchèque Vaclav Klaus à un groupe d’hommes d'affaires canadiens en visite dans la toute nouvelle République tchèque, appelée aussi «Tchéquie» ou Moravie-Bohême.La délégation, conduite par le ministre canadien du Revenu Otto Jelinek (d’origine tchèque lui-même et traducteur attitré) était de passage à Prague et à Bratislava pour prendre le pouls des deux nouveaux Etats nés du partage de la défunte Tchécoslovaquie.Alors que les frontières commencent à disparaître un peu partout en Europe occidentale, en vertu des Accords de Maastricht, une nouvelle frontière de 200 km de long est apparue un peu plus à l’Est.La partition effective de la Tchécoslovaquie, entrée en vigueur le 1er janvier, a entraîné tout un processus,fort compliqué de partage des avoirs de l’État défunt.Depuis sept mois, tout ce qui pouvait être divisé l’a été, incluant les chemins de fer, l’équipement de l'équipe nationale de hockey, l’année, les instruments de l’orchestre présidentiel, les détenus dans les prisons, le tout dans une proportion de deux pour un en faveur de la plus grande — et plus riche — République tchèque.Le sort de certains avoirs porte à controverse, comme les 7,5 tonnes d’or slovaque que Prague refuse de transférer à Bratislava, alléguant que cet or provient de la confiscation dps biens des juifs slovaques envoyés à Auschwitz par l’État slovaque fantoche du curé Tiso, allié de l’Allemagne nazie en 1939-1945.La question de l’Allemagne reste dans tous les esprits, quand on pense à la rapidité avec laquelle les investisseurs allemands se sont précipités sur la si prometteuse République tchèque.Les investissements teutons supplantent de loin leurs concurrents avec 39,9% du total en 1992, contre seulement 21,1% pour les USA en deuxième position, bien que la part de ces derniers et de la France augmente rapidement.Une visite «familiale» à Prague et à Bratislava Quand aux investisseurs canadiens, il se traînent à la queue, si l’on excepte le cas de l’émigré tchèque Tomas Bata, roi de la chaussure de Toronto, qui vient de reprendre possession de la l’usine familiale, confisquée par les communistes après 1945.Une visite s’imposait donc, et Otto Jelinek et sa délégation ne se sont pas faits prier.Lors de la somptueuse réception donnée en l’honneur des invités au Prague château de Hradcany, siège du gouvernement tchèque, le ton de la refuse conversation oscillait entre les affaires et l’histoire, qui n’est ici jamais toujours très loin.Un adjoint du premier mi-nistre Klaus expliquait ainsi les li-de ceder 7,5 mites de la présumée germanophilie ,, tchèque — phénomène plutôt récent tonnes d or d’après lui — et basé avant tout sur ' Rr ri 1 des cons'dérations économiques: a Bratislava.«Sachez par exemple que l’Église catholique n’a jamais eu ici une influence dominante, comme en Pologne, parce quelle était associée aux Allemands ou aux Autrichiens.» Il n’empêche que les déclarations de M.Klaus concernant les nouvelles allégeances de son pays contiennent bien des ambiguïtés.D’emblée, il ne cache pas son objectif principal: «Cap à l’Ouest», vers la CEE, sans s'embarrasser du lest centre-européen: «Nous pensons que tout accord de coopération économique régionale en dehors de la CEE ne pourrait que retarder notre entrée dans le Marché commun», déclarait-il à ses invités canadiens du Hradcany.Pourtant, c’est le même Klaus qui confirmait, le 1er mars dernier, que la partie tchèque maintiendrait les engagements, pris par la Tchécoslovaquie, de faire partie du groupe de coopération économique d’Europe centrale, le fameux «Triangle de Vysegrad» cher au président tchèque Vaclav Havel.En Slovaquie, le «tour du propriétaire» des visiteurs canadiens s'est fait, pour ainsi dire, à la sauvette.Pas de réception grandiose, comme au Hradcany.Il est vrai À l'image des républiques qu'ils dirigent, Vaclav Klaus (à gauche) et Vladimir Meciar sont des premiers ministres fort différents.que Bratislava ne possède pas encore tous les attributs officiels dont dispose Prague.A première vue, c’est toujours le même pays, même si certaines différences apparaissent.Comme la propension, ici, à afficher plus volontiers ses symboles nationaux qu’à Prague.Ou le niveau de pollution, bien plus bas en Slovaquie qu’en «Tchéquie» (les autorités de la ville tchèque d’Olomouc ont ainsi recommandé en février dernier à leurs administrés de ne plus ouvrir les fenêtres pour aérer leurs demeures!).La Slovaquie dispose d’un atout touristique indubitable dans son patrimoine naturel.iÏANKOVKAST/ÇTNfüAN CESKOSIQyftISKÉ STO C ES KO jfOVif N S KŸCI 1961 9 0(il .93 Couronne tchécoslovaque des temps révolus.Prague a pris de court Bratislava en procédant à une séparation monétaire hâtive.Mais les chiffres parlent malgré tout: 10% de chômage, contre seulement 3% du côté tchèque, un PIB per capita de 22% moindre que celui de son nouveau voisin, un paysage industriel dominé par des grosses usines périmées surtout spécialisées dans l’armement, etc.D’après le consul tchèque à Montréal, M.Novy, ce sont les difficultés de gérer, et surtout de privatiser, cet héritage de l’industrie lourde socialiste dominant l’économie slovaque qui ont précipité la partition de la Tchécoslovaquie.A l’inverse des ultra-réformistes de droite au pouvoir à Prague, les Slovaques ont choisi à leur tête le social-démocrate Vladimir Meciar qui poursuit une politique de réformes au ralenti, stipulant que la politique de privatisation à tout crin appliquée par Klaus serait ruineuse pour la Slovaquie.Une séparation contre la volonté populaire La «décommunisation» des institutions publiques préconisée par les Pragois Klaus et Havel a aussi été rejetée par M.Meciar, au nom de la «réconciliation nationale».Le fait que de nombreux ex-dignitaires du Parti communiste figurent parmi les dirigeants slovaques a beaucoup contribué à refroidir les relations avec Prague, tout comme l’adoption de lois au caractère fortement nationaliste et «socialisant» (propriété publique des ressources naturelles, droit au travail, etc.).Ajoutons-y la montée des revendications autonomistes, encouragées par la promesse des émigrés du Congrès mondial slovaque (basé,à Toronto) de pomper des millions de dollars dans un État slovaque indépendant.La scénario de la scission de l’État fédéral s’est réalisé dans des circonstances obscures, auxquelles peu de citoyens ordinaires ont vraiment compris quelque cho- se.En octobre encore, les sondages montraient que la majorité des habitants de chacune des deux républiques était en faveur du maintien de celle-ci.Aucun référendum sur la question n'a été organisé, ce qui était contraire à la Constitution du pays.Les Slovaques revenaient déjà sur leurs positions indépendantistes, proposant même, avec la complicité de l’opposition tchèque, la création d'une Union des deux «républiques indépendantes», jusqu’à l'entrée dans la CEE des deux pays.Projet rejeté par la coalition gouvernementale tchèque qui, depuis plusieurs mois, travaillait déjà au démontage des structures de l’Etat fédéral.Vaclav Klaus, qui parlait de la nécessité pour les Tchèques de se délester de «la queue slovaque», s’appuyait sur l’argument selon lequel «puisque les Slovaques s’opposent à l’application des réformes communes il n'y a pas de raison de continuer sur la même voie».Est-ce là un motif suffisant pour diviser un pays?Ce qu’on oublie souvent, c’est que Tchèques et Slovaques n’ont que 74 ans d'histoire commune, et que la création de la Tchécoslovaquie n’était à l'origine qu’un arrangement tactique (conçu au Congrès de Cleveland en 1915) destiné avant tout à prévenir tout risque de «revanche» des perdants de la guerre de 14-18, les Allemands et les Austro-Hongrois.Au-delà, les routes des deux nations diffèrent radicalement.Deux nations distinctes La République tchèque actuelle se réclame directement de l’ancien Royaume de Bohème qui, jusqu’à son annexion par les Autrichiens au XVI siècle, était un des États les plus riches et les plus développés d’Europe.Même sous domination autrichienne, elle continua a prospérer, devenant le centre industriel de l’Empire des Habsbourg, doté de ses propres structures publiques, y compris de son Université.La Slovaquie, en revanche, n’a pratiquement jamais çxisté comme Etat indépendant.Dès le Haut Moyen-Age, ses terres ont été conquises par les Hongrois qui ne se sont jamais vraiment appliqués à les développer, sauf pour leur potentiel agricole.Jusqu’en 1914, l’enseignement du slovaque était interdit dans les écoles et aucune forme d’autonomie locale réelle n'existait.En Slovaquie, les bourgeois des villes et les propriétaires terriens étaient en grande partie hongrois (d’après certains, 35% des habitants de la ville de Ko- Prague sice parlent hongrois à la maison).““ Le sceau ancien de la capitale, Bra- préparait tislava, porte toujours le nom lion- H F grois de la ville, Poszony, en sou- la séparation venir du temps ou les rois de Hongrie venaient s’y faire couronner.en catimini Trois mois se sont maintenant écoulés depuis la division de la alors que Tchécoslovaquie, et les frictions u « , s’accumulent de plus en plus.Bratislava Tput comme le dissolution de , , ., l’Etat central, la fin de l’union mo- tablait encore nétaire entre les deux pays a été i préparée d’avance par Prague, ce sur ,d qui a été critiqué par de nom- confédération, breux Slovaques comme une «politique de fait accompli».I-e 2 février dernier, soit deux semaines après avoir démenti une rupture proche de l'union monétaire, le ministre tchèque des Finances Ivan Kocarnik annonçait que «tout est prêt pour le changement de monnaie» et que les Tchèques devaient se dépêcher, avant le 8 février, d’aller échanger leurs couronnes (monnaie locale) contre des nouveaux billets estampillés.en Allemagne.Parmi eux, plusieurs représentants de l'intelligentsia slovaque, comme l’ancien premier ministre fédéral Marian Calfa, inquiets du chômage dans leur pays, mais aussi, selon la presse tchèque, des tendances «autoritaires» de l’équipe Meciar.Ix' spectre d’une chute de 20% du commerce entre les deux pays et de files interminables de camions bloquant les routes aux frontières se profile également.Les Tchèques, et encore plus les Slovaques, sont maintenant de plus en plus irrités par l’imprévoyance de leurs élus respectifs qui n’ont visiblement pas préparé tous les détails du «Divorce de Velours» de janvier dernier, et se demandent qui vraiment en profitera.Le grand ras-le-bol de la terreur | De Dublin à Addis Abeba, des femmes réclament la paix i Une mère de famille réunit 2000 Irlandais pour dire: «Ça suffit!- Belfast (Reuter) — La liste des morts s’allonge dans la guerre sauvage qui oppose extrémistes catholiques et protestants en Irlande et déborde régulièrement sur le sol anglais.Des extrémistes protestants ont abattu quatre ouvriers catholiques et en ont grièvement blessé un cinquième hier matin à Castlerock, en Ulster.L’attentat a été revendiqué par les Comlxittants de la liberté de l’Ulster, qui a prévenu qu’il allait intensifier ses actions contre les militiuiLs catholiques.Les extrémistes protestants ont déjà commencé à multiplier leurs attaques contre des membres du Sinn Fein, l’aile politique de l'IRA qui lutte contre la présence britannique en Irlande du Nord.Par ailleurs, les deux bombes dissimulées samedi par l'IRA dans un centre commercial de Warrington, en Angleterre,ont fait une deuxième victime, un enfant de 12 ans,qui est mort hier à l’hôpital.TÉyiblin (AFP)— Symbole d’une JL/spectaculaire condamnation en Irlande de l’attentat de Warrington, 2000 Dublinois se sont joints à un nieeting impromptu pour la paix en Ulster, pari improbable d’une mère de famille pour dire la répulsion de la «jnajorité silencieuse» irlandaise pour les méthodes de l'IRA Heureux et comme surpris de se n trouver si nombreux, des étudiants, d .'s retraités, des familles entières é aient venus pour dire et s’entendre d re que «l’Armée Républicaine Irlan-d lise n’a pas tué au nom de l’Irlande» u i enfant de quatre ans et un adolescent de douze ans dans l’attentat de samedi, qui a aussi fait 46 blessés à Warrington (nord de (Angleterre).; Tous n’avaient d’yeux que pour Su- san McHugh, son doux visage, ses yeux bleus et son culot.Deux jours plus tôt, cette «ménagère ordinaire avec deux enfants, un emprunt à rembourser et un chat», comme elle se décrit, avait sauté sur l’antenne ouverte aux auditeurs par RTE, la radio irlandaise, pour débattre de l’attentat.«Il est temps pour nous, la majorité silencieuse, mais la grande majorité, de dire: ça suffit», et Susan, sans autre publicité, avait appelé à un meeting spontané de «gens ordinaires» dans un amphithéâtre du prestigieux Trinity College au centre de Dublin.Politiciens s’abstenir.Plusieurs centaines de personnes ne purent rentrer mercredi soir et se contentèrent de quelques mots prononcés à l’extérieur par «l’organisatri- ce».Des mots «doux à entendre», a expliqué un retraité, des mots acclamés comme la délivrance d’un soupçon trop longtemps porté: «Je veux dire au monde que l’IRA n’a pas tué en notre nom».Mains tremblantes, bégayant, au bord clés larmes ou au contraire trop sûrs d’eux, plus d’une trentaine d’orateurs ont, jusque tard dans la soirée, exprimé avec des mots simples leur sympathie pour les victimes de l’IRA, leur ras-le-bol de la violence en Ulster, leur agacement devant l’échec des politiciens et pour certains, leur autocritique.Avec candeur souvent, avec lucidité parfois, comme lorsqu’une jeune inter-venante a appelé les Irlandais, à commencer par elle-même, à abandonner et dénoncer le discours ambivalent sur ses «grands et courageux (ils et filles» de l’Irlande que sont les membres de l’IRA, ou comme telle autre qui a appelé à dénoncer à la «Garda» (police irlandaise), toute information ou soupçon sur ses caches d’armes, ses fabriques d'explosifs dont, «nous le savons très bien», l’IRA dispose en République d'Irlande.Les participants se faisaient peu d'illusions sur leurs chances d'influencer le conflit nord-irlandais «LTR\ n’a pas tué au nom de l'Irlande.» (3000 morts en 24 ans, 23 depuis le début de l’année) ou la stratégie de l'IRA.Mais à la limite ils s’en souciaient peu et voulaient poursuivre leur effort.Des centaines de bouquets collectés à Dublin hier seront envoyésaujourd’hui aux obsèques du petit Jonathan Bail à Warrington, avec un livre de condoléances de plus de 10 (XK) signatures d’habitants de Dublin.Réaction ponctuelle à une victime de trop ou embryon d’un mouvement irlandais pour la paix en Ulster à l’instar des années 70, Susan McHugh, les yeux clignant devant les caméras auxquelles elle devra désormais s’habituer, avouait «ne pas trop savoir encore ce qui en sortira».Elle entendait simplement et entend pour quelques temps encore, pousser le cri de colère d’une mère contre les vies inutilement tordues «pour une guerre qui de toutes façons finira bien un jour».«Et s’il y a pendant encore cent ans des raisons de protester, il faudra protester pendant cent ans», concluait un sexagénaire venu avec son fils de 30 ans et son petit-fils de quelques mois, et que la seule présence de trois générations rendait optimiste sur la pérennité de ce inouve-ment-ci ou de n’importe quel autre, pour la paix.Des Somaliennes jeûneront si les chefs de factions ne s'entendent pas Addis Abeba (AFP) — Les femmes somaliennes, présentes à la conférence de réconciliation nationale d’Addis Abeba, ont menacé hier les chefs de factions d’entamer une grève de la faim, s’ils ne parviennent pas à un accord sur un régime de transition en Somalie.Leur ultimatum devait entrer en vigueur hier soir, a indiqué Farouk Mawlawi, porte-parole de l’opération des Nations unies en Somalie (ONUSOM), qui organise la conférence de réconciliation.Selon M.Mawlawi, les femmes somaliennes ont fait part de leur intention d’entamer le jeûne de protestation au représentant spécial adjoint de l’ONU, M.Iansana Kouya-te.Cette «révolte des femmes» intervient alors qu’ont été déçus hier les espoirs de voir la conférence aboutir sur un accord signé par les 15 chefs de factions somaliens, sur la formation d'un conseil national et d’administrations régionales en Somalie.La conférence de réconciliation ouverte le 15 mars et qui devait au départ prendre fin samedi dernier, a ainsi une nouvelle fois été prolongée pour une période indéterminée.M.Mawlawi a indiqué que plusieurs factions somaliennes avaient encore demandé hier des amendements au projet conclu mercredi par le comité politique des factions, chargé de concevoir des mécanismes de transition dans; la Somalie privée de tout appareil d’État.Ce projet avait fait l’objet d’un consensus de tous les représentants des factions au sein du comité politique.On s’attendait à ce qu'un accord sur sa base puisse être signé par les chefs de factions dans la soirée de mercredi et une cérémonie avait été prévue pour laquelle la participation du président éthiopien Meles Zenawi avait été annoncée.Ce dernier avait joué de toute son autorité pour amener les factions somaliennes à dépasser leurs divergences sur la transition en Somalie, en recevant leurs chefs mardi.La cérémonie avait toutefois dû être annulée au dernier moment mercredi soir.M.Mawlawi s’est excusé hier au nom de M.Kouyate pour ce contretemps, et il a qualifié d’«extrême-ment constructifs» les efforts du président éthiopien. / I, E I) E V OIH, I, K V K X I) l< EDI 2 (i M A H S I !) !) 3- - -» LE DEVOIR ?- LES SPORTS Lemieux contre le Canadien et les Nordiques Une formalité, la restructuration de la LNH devra être approuvée par les deux tiers des gouverneurs FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Les Penguins de Pittsburgh et Mario Lemieux se retrouveront dans la division Adams la saison prochaine si le projet de retructuration proposé par la Ligue nationale est approuvé par les deux tiers des gouverneurs du circuit.C’est ce qu’annonçait un quotidien de Toronto dans son édition de jeudi.Il s’agit en fait d’une formalité puisqu’un comité spécial formé de 11 gouverneurs a déjà entériné le projet.L’arrivée des nouvelles concessions de Miami et Anaheim inciterait également les propriétaires à modifier le format des séries éliminatoires.Selon le projet soumis à l’approbation des gouverneurs, les principaux changements sont les suivants: — Pittsburgh passera de la division Patrick à la division Adams, laquelle aura sept équipes.— Tampa Bay passera de la division Norris à la division Patrick, et la nouvelle équipe de Miami ira dans la Patrick.La division sera ainsi composée de sept équipes et créera une rivalité entre les deux clubs de la Floride.— Winnipeg sera transféré de la division Smythe à la division Norris, laquelle aura toujours six équipes.— La nouvelle concession d’Ana-heim jouera dans la division Smythe, qui comptera six équipes.Une rivalité entre les trois équipes californiennes d'Anaheim, Los Angeles et San José sera ainsi créée.— Les équipes de l’association Prince de Galles affronteront les clubs de leur division à cinq reprises, les sept autres formations de l’association quatre fois, et les équipes de l’autre association deux fois chacune pour un total de 82 matchs.— Les équipes de l’association Campbell affronteront les clubs de leur division à six reprises, les six autres formations de l’association quatre fois, et les équipes de l’autre association deux fois chacune pour un total de 82 rencontres.— Chaque équipe livrera ses 83e et 84e matchs sur un site neutre à l’intérieur de sa division pour un total de 84 rencontres.— Les séries opposeront le no 1 au no 8 de chaque association, le no 2 au no 7, etc.Les champions de division obtiendront d’office les deux premières positions sans égard au nombre de points.Souhait du Canadien Tous ces changements vont dans le sens du Canadien même si le directeur général Serge Savard a refusé de commenter le projet à la demande du commissaire Gary Bettman.Depuis près de 10 ans maintenant, le Canadien fait campagne pour que le format des séries soit changé.Le voeu de Savard est finalement exaucé.Par contre, le premier tour éliminatoire ne serait guère modifié cette année si les changements avaient eu lieu en début de saison.Si la saison s’était terminée mercredi, le Canadien serait en effet opposé aux Sabres de Buffalo, et les Nordiques de Québec aux Bruins de Boston.La dernière chance Le Québécois Mark Griffin entreprendra la saison dans le AA RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE West Palm Beach — «J’essaie de faire l’équipe.» Pour Mark Gnffin, c’est l’année de vérité et il le sait.Hier, il a dit sa façon de penser à l’arbitre après une troisième prise sur appel.Le lancer du gaucher de l’organisation des Braves a frôlé le coin intérieur du marbre.Irrité, l’arbitre lui a répondu méchamment de s’élancer Il participait hier à un match de la catégorie A contre les Braves d'Atlanta sur un des terrains adjacents au Stade municipal.A sa présence précédente, il avait obtenu un simple sur un court-et-frappe bien exécuté.Il est inscrit sur la liste de Harrisburg, une filiale de calibre AA.Griffin, de Sainte-Foy, est sur la corde raide.Il a déjà 24 ans et il n'a pas joué l’an dernier en raison d’une opération au coude.«Pour moi, c’est une grosse année, reconnaît-il.Mes chances se font de plus en plus minces.Idéalement, il faudrait que je connaisse une saison comme celle que j’avais eu à Vero Beach.» «Comme j’ai manqué une saison, il m’a fallu un peu de temps pour retrouver ma coordination mais ça va mieux maintenant.«Mon coude est rétabli.Je ne ressens aucune douleur.» Cette année, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! IDENTIFIEZ 5 MOTS PASSEPORT TIRAGE LE 31 MARS 1993 MOTS PASSEPORT DATE DE DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À: CIEL-ESPAGNE, C P.98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 NOM PRÉNOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL TÉIÉPHONE COUPON ORIGINAL OBLIGATOIRE PHOTOCOPIE REFUSÉE QUESTION D HABILETÉ À COMPLÉTER 90 ?8.5 - LE DEVOIR BA IBB RUA MM visit&vrs Canadien 0, Bruins 2 Totale domination GUY ROBILLARD Boston (PC) - Les Bruins ont remporté hier, contre le Canadien, une huitième victoire en neuf matches par le score de 2-0, le même que la veille à Buffalo.Ils ont limité le Canadien à 13 tirs au filet, dont un à la troisième période, qui devait être en fait un dégagement.Ils se sont ainsi approchés à trois points du premier rang de la division Adams et ils ont toujours un match en main sur le Canadien, qui a perdu six de ses 10 derniers matches.Assisterons-nous à la répétition de ce qu’on a vu il y a un an quand le Canadien s’était écroulé en fin de saison et avait poursuivi sa chute dans les séries?Il faudra que les nouveaux-venus, Gary Leeman, transformé en homme invisible, et Rob Ramage, qui n’a rien cassé à ses trois premiers matches, apportent une plus grande contribution.L’absence d’un attaquant dominant à la Adam Oates se fait aussi sentir.Oates a participé aux deux buts des Bruins à la première période en plus d’étourdir les défenseurs du Canadien à quelques reprises.Il a marqué le premier but, son 43e, et préparé le 23e de Steve Leach en avantage numérique.Patrick Roy n’a rien à se reprocher, mais l’inertie de ses coéquipiers a rendu la tâche facile à Andy Moog pour remporter sa 10e victoire consécutive.Il a réservé son meilleur arrêt à Brian Bellows à la deuxième période, en levant la jambière lorsqu’il était étendu sur la patinoire.Les Bruins ont maintenant trois points d’avance sur les Nordiques, qui ont un match de plus à disputer cependant, et la possibilité que les deux grands rivaux du Québec doivent s’affronter dès la première ronde devient tout à fait réaliste.SOMMAIRE Montréal 0, Boston 2 Première période 1.Boston.Oates 43 (Leach.Kvartalnov) 9:26 2.Boston, Leach 23 (Oates, Bourque) 12:51 (an) Pénalités — Haller Mtl, Roberts Bos 2:37, Ewen Mtl, Kimble Bos 10:46, Hill Mtl 12:00, Murray Bos 14:35.Deuxième période Aucun but.Pénalités — Damphousse Mtl 1:51, Ramage Mtl, Leach Bos 3:28, Hill Mtl, Leach Bos 10:09.Troisième période Aucun but.Pénalités — Haller Mtl, Leach Bos 4:16, Odelein Mtl, Leach Bos 6:27, Savard Mtl 18:23.Tirs au but Montréal 5 7 1 — 13 Boston 16 8 4 — 28 Gardiens — Montréal: Roy (P,30-20-5): Boston: Moog (G,30-13-3).Avantages numériques — Montréal: 0-1 ; Boston: 1-3.Arbitre — Paul Stewart.Juges de lignes — Ron Asselstine, Bob Hodges.Assistance —14,448.Descentes masculine et féminine en Coupe du monde Champions sans descendre m.to»™.92/93 fis PHOTPAFP Les trois lauréates de la Coupe du monde de descente.Au centre, la jeune Allemande Katja Seizinger est entourée de sa compatriote Regina Haeusl et de la Canadienne Kerrin Lee-Gartijer (à droite).A are, Suède (AFP) — Le Suisse Franz Heinzer et la jeune Allemande Katja Seizinger, 20 ans, ont remporté la Coupe du monde de descente sans avoir disputé la dernière épreuve de vitesse, jeudi à Aare.Un vent violent soufflant en rafales à plus de 110 kmh, un ciel couvert et des chutes de neige intermittentes entraînant une mauvaise visibilité ont en effet contraint les organisateurs à annuler les deux épreuves.Heinzer a donc été déclaré vainqueur dans la spécialité, signant ainsi son troisième titre mondial consécutif dans cette discipline.Avec une avance de cent points sur le Norvégien Atle Skaardal, l’ancien champion du monde était de toute façon pratiquement assuré de la victoire finale.Chez les dames, cette annulation n’a rien changé en ce qui concerne la Coupe du monde de descente: Seizinger, confortablement installée à la première place avec 281 points d’avance sur l’Autrichienne Regina Haeusl, était certaine de l’emporter.LIGUE NATIONALE HIER »> Montréal 0, Boston 2 ;jvj Tampa Bay 3, Ottawa 2 (p) «>• Washington 5, Islanders 2 r San José 2, Philadelphie 5 Vl; New Jersey 3, Pittsburgh 4 Toronto 3, Minnesota 3 Buffalo 6, Chicago 4 1 ' U Mercredi Montréal 6 Hartford 5 (P) Boston 2 Buffalo 0 Philadelphie 5 Rangers 4 Saint Louis 4 Calgary 2 Los Angeles 2 Vancouver 6 Ce soir Chicago à Rangers Saint Louis à Winnipeg Los Angeles à Edmonton Calgary à Vancouver • ‘ ,,J; Demain New Jersey à Washington Pittsburgh à Boston Philadelphie à Québec San José à Islanders C9IT Detroit à Tampa Bay Hartford au Minnesota n 3 r Ottawa à Montréal Toronto à Edmonton • 1 t ,o-: LIGUE NATIONALE ri ?, - Conférence Prince-de-Galles Section Adams Pl 0 P n bp bc ptS x-Montréal 76 45 25 6 308 251 96 x-Boston 75 43 25 7 294 252 93 x-Québec 74 40 24 10 309 267 90 x-Buftalo 74 36 28 10 311 262 82 Hartford 72 21 46 5 244 322 4703 Ottawa 73 9 60 4 177 345 22 1 '¦ Section Patrick Pittsburgh 74 47 21 6 308 238 100 Washington 73 38 28 7 297 256 63.New Jersey 74 36 32 6 270 262 78 Rangers 73 33 29 11 281 268 77.Islanders 73 34 33 6 293 263 74 — Philadelphie 73 28 34 11.279 291 69 Conférence Clarence-Campbell Section Norris Detroit 77 41 27 9 330 257 91 Chicago 74 40 24 10 250 208 •90* r • Toronto 74 39 25 10 261 215 88 .Saint Louis 75 35 31 9 253 246 78.: Minnesota 75 33 32 10 250 264 78 Tampa Bay 75 22 48 5 219 286 Section Smythe .ttsaa x-Vancouver 74 39 26 9 303 239 CO O.x-Calgary 73 36 27 10 278 249 82 :: Los Angeles 73 34 32 7 296 303 .7.5» * i Winnipeg 74 33 35 6 275 285 72 .Edmonton 75 25 42 8 217 295 58 San José 75 10 63 2 197 369 22’ 1 x-Assurés d'une place dans les séries.• tiivm LES MENEURS Parties d'hier non comprises Canadien b P pis b LaFontaine, But 48 86 134 Muller .36 Lemieux, Pit.52 77 129 Damphousse.35 Yzerman.Det.53 70 123 Bellows .37 .42 81 123 .30 Gilmour, Tor.29 85 114 Keane .15 Mogilny, Bu* .71 42 113 Savard .15 Selanne, Win.67 44 111 Dionne .17 Turgeon.Isl .46 65 111 Desjardins .13 Robitaille.LA.54 53 107 Nordiques Recchi.Phi 46 61 107 b Stevens, Pii .52 46 100 Sundin .39 Bure, Van .55 42 97 Sakic .45 Sundin.Qui.39 58 97 Duschesne .19 Hull.StL .50 45 95 Ricci .24 Saklc.Qui .45 50 95 Nolan .33 Janney, StL.19 75 94 Kovalenko .23 Roenick, Chi.40 53 93 Young .24 Juneau, Bos .28 65 93 Rucrnsky .17 P pis' ¦ 55 91 ¦ 56 91 : 46 83' ' 49 , 78 / 43 58- 33 ,48 Of 26 .4?50 '95' ' 58 f77.t .48 .72.36 69 36 ,59, (, g 27 51 27 i44l 13 -U m c:C i* S EN BREF ?Grand Prix du Brésil i l 3 r tbfIT ( t i ,tn TIRAGE AU SORT Santiago (AFP) — Le tirage au sort de la rencontre Chili-Canada, comptant pour le barrage pour le maintien dans le groupe 1 de la zone américai-ne de la Coupe Davis de tennis, qui se disputera d’aujourd’hui à dimanche à Santiago du Chili a donné les affrontements suivants: aujourd’hui, Sergio Cortès contre Sébastien Lareau et Marcelo Rios face à Andrew Sznajder; demain, le double opposera Sergio Cortes/Marcelo Rios à Martin Laurendeau/Bryan Gietko; dimanche, Rios face à Lareau et Cortès contre Sznajder.-?- MUNI REFUSE Edmonton (PC) — Le défenseur Craig Muni, que les Blackhawks de Chicago ont acquis, lundi, des Oilers d’Edmonton en retour de Mike Hudson, refuse pour le moment de se présenter à sa nouvelle équipe.Avant de rejoindre les Hawks, Muni exigerait un dédommagement afin de combler des pertes de revenus provenant de sources extérieures au hockey.Hier, les Blackhawks accueillaient les Sabres de Buffalo et ils comptaient sur Muni.Chicago n’a plus que six défenseurs depuis que Frank Kucera s’est blessé à l’aine.GREEN POURSUIVI Ix‘ propriétaire des North Stars du Minnesota, Norm Green, est formellement poursuivi pour harcèlement sexuel par une ancienne employée.La plaignante prétend que Green la forçait à se maquiller pour le travail et qu’il faisait fréquemment des remarques sur sa façon de se vêtir.Toujours selon la plaignante, Green donnait souvent des baisers aux employés féminins et en réclamait un en retour: il ordonnait quelles embrassent les étudiants d’écoles secondaires en visite au Met Center et demandait qu’on l’embrasse lors de la journée nationale des patrons.-?- DÉPISTEURS FLORIDIENS La nouvelle formation de Miami dans la LNH a annoncé la nomination de Dennis Patterson au poste de dépisteur en chef.Patterson remplissait les mêmes fonctions avec les North Stars du Minnesota depuis trois ans.Miami a également embauché Ron Harris à titre de dépisteur.Harris travaillait au bureau central de dépistage de la Ligue nationale.Il a déjà fait partie de l’organisation des Nordiques.Le Devoir -?- RENSEIGNEMENTS (514) 985-3333 ADMINISTRATION (514) 985-3333 AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3399 1 800 363 0305 SERVICE A IA CLIENTÈLE Le Devoir 2050, RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE MONTREAL (QUÉBEC) H3A 3M9 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE9H00 A 16H30 Prost attendu de pied ferme 5 mu Sao Paulo, Brésil (Reuter) — Ayrton Senna attend Alain Prost de pied ferme dimanche sur ses terres, au Brésil, pour le deuxième Grand Prix de Formule un de la saison.Le Brésilien de McLaren tient à prendre sa revanche sur le Grand Prix d’Afrique du Sud, qu’il avait terminé le 14 mars derrière le Français, vainqueur après un an d’absence.Mais il sait aussi mieux que personne que le circuit d’Interlagos est un des parcours fétiches de Prost.Le Français, qui a 45 victoires en Grand Prix à son actif, a remporté six fois sur 12 le Grand Prix de Sao Paulo, la dernière au volant d’une Ferrari en 1990.Autant dire que le duel entre les deux triples champions du monde s’annonce encore une fois haletant.«Interlagos est un de mes circuits favoris», avertit Prost.«Je pense que le week-end sera beaucoup plus facile pour moi que Kyalami.J’ai prouvé là-bas que j’étais bien préparé et que l’écurie me soutenait à 100%.C’est très agréable de se sentir bien avec son équipe, c’est quelque chose que je n’avais pas ressenti depuis très longtemps.» «Cela vous donne beaucoup de confiance, vous rend plus agressif et plus motivé.C’est comme si j’avais 20 chevaux de plus dans le moteur.» Prost apparaît comme le favori numéro un dans le baquet de sa Williams-Renault FW15C.Doté dun moteur V10, Williams possède toujours un avantage de puissance sur la McLaren de Senna, équipée d’un V8 Ford.Iigier et Sauber outsiders Dans l’ombre des deux stars de la Fl, les deux équipiers de Williams et Mcl^tren, le Britannique Damon Hill et l’Américain Michael Andretti, espéreront faire mieux qu'en Afrique du Sud, où ils avaient du abandonner en début de course.Mais comme à Kyalami, les deux écuries reines des circuits devront garder un oeil vigilant sur le jeune Allemand Michael Schumacher et son coéquipier italien Ric-cardo Patrese.Les deux pilotes de Benetton n’ont pu marquer de points à Kyalami mais cette contre-performance semble tout ce qu’il y a d’exceptionnel.En outsiders, l’écurie française Ligier, dont le pilote britannique Mark Blundell a décroché une encourageante troisième place en Afrique du Sud.I'M IM :.r.i ,1,1 t I ¦ E 3 t'V) V 1 : i oi 1 tei S3 sn i fl » ;»i.i jiD -UM hf| i O*' tu r,\ ri '• ç; 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